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Exigences utilisateur pour l’e-apprentissage sur le lieu de travail

LightBite

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne. Cette publication n’engage que son auteur et la Commission n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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Table des matières

Introduction

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Structure de ce document

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LightBites

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Outils et infrastructure

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Investissement en termes de temps

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Équipe dirigeante

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Autres remarques

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Conclusion

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Introduction Comme décrit dans d’autres documents, ce projet a pour objet la mise en pratique des connaissances et de former sur le tas. La formation qui peut être mise en pratique par exemple dans les usines, se former aux procédures, machines standard, etc. La formation est en principe courte (elle ne s’étale pas sur plusieurs jours ou plus). La personne suit (ou peut suivre) la formation dans le cadre de son travail afin de pouvoir reprendre le travail par la suite. Nous appellerons cette unité de formation LightBite. Le projet a pour but de trouver ce qui est nécessaire pour rendre la formation en ligne au travail efficace et mettre en place et décrire un exemple de boîte à outils pour y parvenir. Même si les besoins de l’utilisateur sont souvent utilisés pour les exigences relatives à l’interface utilisateur et les fonctions d’un logiciel, il est utilisé ici pour décrire les exigences des deux utilisateurs finaux comme installateurs des systèmes pour faciliter la formation sur le lieu de travail. Ces exigences utilisateur sont le résultat des conclusions de la recherche effectuée avec l’aide des participants sur le terrain. La recherche a été effectuée avec les cadres du secteur et des ouvriers. Nous avons réalisé des entretiens avec des personnes de plusieurs disciplines. Ces entretiens nous ont permis de définir un résumé des exigences qu’une panoplie d’outils (appelée ci-après boîte à outils) doit remplir pour faciliter le travail sur le lieu de travail. Pour démarrer rapidement, l’utilisation du concept LightBite et les outils nécessaires, nous avons créé un exemple de boîte à outils avec au moins les fonctions nécessaires mises en place et quelques autres. Ce document décrit ce que la boîte à outils permet de faire et les fonctions qui sont toujours nécessaires ou souhaitables. Après avoir lu ce document, vous devriez vous faire une idée des fonctions importantes selon l’opinion moyenne des personnes présentes sur le terrain que nous avons interrogées et les fonctions que l’on peut s’attendre à trouver dans une boîte à outils. Vous êtes bien évidemment libre de remplacer certains outils par d’autres qui ont votre préférence, la boîte actuelle est une simple preuve de concept.

Structure de ce document Au cours des entretiens, les personnes interrogées ont soumis un grand nombre de conditions à remplir afin de pouvoir introduire la formation en ligne au travail. Nous nous efforcerons, dans le cadre du projet « My Knowledgebox at Work », d’incorporer le plus grand nombre possible de ces conditions. Si nous n’étions pas en mesure d’intégrer une condition quelconque, nous en fournirions les motifs. Nous avons divisé les résultats dans des catégories ci-dessous pour ces conditions : • • • • •

LightBites Outils et infrastructure Investissement en termes de temps Equipes dirigeante Autres remarques

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LightBites La première question à se poser est : Qu’est-ce qu’un module LightBite ? Un module LightBite est un petit module de formation qui résout instantanément le problème du salarié, actualise les principales tâches des salariés/organisation ou évite les problèmes à l’avenir, un petit module de formation dure (pourrait durer) 2 à 5 minutes et comporte l’utilisation de TIC. Nous avons répertorié ci-dessous les remarques enregistrées en gras. Nous avons inséré des commentaires sur chacune d’elles afin de montrer comment la remarque est traitée dans la boîte à outils et/ou le projet. • Nombre limité de modules LightBite de haute qualité (plutôt qu’un grand nombre de modules LightBites de qualité médiocre) : Cela signifie que les gens souhaitent que les modules LightBites disponibles soient soumis à un contrôle qualité. Si avec le temps le nombre de LightBites d’essai, d’évaluation ou obsolètes dans le système est trop important, les utilisateurs en pâtiraient. Une personne chargée du contrôle capable de supprimer des modules qui n’ont plus aucune utilité doit être désignée. Nous avons créé une fonction de suppression pour supprimer les LightBites de l’environnement de création et de formation. • Un module LightBite doit être synthétique : En d’autres mots, la formation ne doit pas être longue. Nous avons estimé sa durée à 1 à 5 minutes, mais nous donnons la possibilité de la faire plus longue. C’est juste un exemple. Le logiciel n’impose pas que le module soit bref, car ce paramètre est difficile à définir puisqu’il dépend de l’apprentissage et de la modalité réelle utilisée. • Utiliser des jeux didactiques comme le jeu de l’oie : Ce projet n’avait pour objet de fournir une grande variété de formes didactiques. Pour mettre l’accent sur la simplicité du module LightBite et sa création, nous avons fait le choix de réduire le nombre de formes au strict minimum. • Les LightBites devraient pouvoir (se) rechercher et (se) récupérer : Nous avons mis en place un référentiel de modules LightBites. Les utilisateurs peuvent ainsi rechercher un terme ou une code spécifique pour trouver les modules LightBites dont ils ont besoin. • Possibilité de réutiliser les modules LightBite (le retour sur investissement doit être positif) : Lorsqu’un module LightBite est créé, il est possible de réutiliser le module comme modèle pour les nouveaux LightBites et de réutiliser les supports (images, multimédia) dans d’autres modules. Nous avons offert cette possibilité. Nous avons même permis de faire référence à d’autres supports sans copier les supports téléchargés. • Développement rapide (réduction du temps et des coûts), utilisation intuitive : Nous l’avons répété 4 fois, c’est donc important. Nous avons utilisé un outil de création qui regroupe des supports de la Toile ou des fichiers téléchargés avec des bouts de texte pour créer une page Web ou une série de pages Web qui forment les instructions. Nous avons commencé avec un outil qui a été conçu à l’origine pour maintenir vos portefeuilles en ligne personnels. Le design en témoigne en partie. Nous espérons qu’en intégrant le logiciel à la boîte à outils, l’utilisateur le considèrera comme un outil LightBite car les étapes à suivre sont globalement les mêmes. Nous avons fourni un manuel pour éviter les confusions.

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• Utiliser différentes interfaces et s’assurer que toutes les langues sont correctes, le rendre aussi intuitif que possible. Cela comporte deux conditions : faire en sorte que l’outil soit multilingue et que l’interface utilisateur soit intuitive. Pour ce faire, nous avons prévu le nombre le plus faible possible de fonctions de l’interface pour l’utilisateur moyen. C’est-à-dire : Rechercher et trouver des modules LightBites devrait aller de soi. Les modules LightBites sont recherchés en saisissant un code court unique que l’on utilise avec des sites très populaires comme You Tube. De plus : Nous avons séparé (et masqué) des fonctions qui ne sont visibles que pour les auteurs/utilisateurs connectés et visiteurs du site. Il y a trois principales sections : un environnement d’apprentissage, un environnement de création et un environnement d’administration (où les auteurs peuvent vérifier ce qu’ils ont créé). En séparant ces environnements, nous espérions éviter que l’interface utilisateur soit encombrée de fonctionnalités. • Modules disponibles via Internet, l’intranet, le LMS, le SAP, etc. du système de l’organisation : Cité 5 fois. Il est possible de créer un lien vers un module LightBite. Nous avons fait en sorte que : chaque module LightBite soit accessible à partir d’une seule adresse URL. La boîte à outils est actuellement installée sur un serveur web, il est donc accessible sur Internet, mais il est également possible d’installer la boîte à outils sur d’autres serveurs web ou sur l’Intranet tant que la configuration remplit les exigences système de la boîte à outils. Pour y parvenir, nous avons essayé de limiter les exigences. Un serveur Apache standard (pour être plus précis : un serveur LAMP. –Voir le guide d’installation pour plus de détails) avec une base de données et des servlets Java et peuvent s’exécuter sur un serveur à bas coût. La connexion aux systèmes de gestion des formations, SAP ou d’autres systèmes, ne rentre pas dans le cadre de ce projet, mais nous avons mis en place une interface d’application claire pour communiquer entre la boîte à outils et les autres systèmes. Nous n’avons mis en place que quelques protocoles pour communiquer. De nouveaux protocoles pourront être développés à l’avenir. • Modules compatibles avec le système OTRS (Open Ticket Request System) : Mentionné une fois. L’idée est que les modules LightBites créés puissent être liés ou être déterminés par les besoins d’information du terrain. Nous n’avons pas étudié la question, mais il serait souhaitable d’avoir un outil d’administration pour enregistrer les besoins d’information et les lier aux modules, une fois ceux-ci développés. • Modules compatibles avec la certification ISO : Rien n’est décidé concernant le type de certification ISO, mais nous reconnaissons la nécessité de produire des supports réutilisables après la première création. Comme le cœur des modules LightBite est un bout de texte html avec d’autres fichiers qui peuvent être téléchargés au format ZIP, tout est conforme aux nombreux autres outils, ce qui permet la migration des LightBites. • Modules LightBites compatibles avec l’outil RH PeopleSoft : Cette condition est trop spécifique pour l’appliquer dans ce projet. Les utilisateurs de PeopleSoft pourraient bien entendu travailler avec un lien vers un module LightBite. • Objection à l’open source : Mentionné deux fois. Comme ce projet n’a pas pour objet de développer un logiciel utilisé à des fins commerciales, nous considérons cette condition comme superflue. • Open source : refus de payer des droits de licence : Mentionné deux fois. Le logiciel qui sera développé à l’issue du projet sera en Open Source et gratuit. Nous considérons donc cette condition comme remplie.

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Outils et infrastructure • Objets légers, temps de téléchargement limité : Le LightBite ne peut être top volumineux pour assurer un téléchargement rapide. Comme mentionné précédemment, nous n’imposons aucune restriction aux auteurs concernant la taille. Nous mentionnons une erreur si un module LightBite est d’une taille supérieure à 1 Mo et les paramètres de l’outil sont tels que cette restriction soit appliquée, mais pour le moment nous avons pas intégré ces contrôles. Bien sûr, un seuil bas dépend des éléments utilisés dans le module : si vous utilisez des gros fichiers Flash, le téléchargement sera lent. Nous faisons tout notre possible pour le rendre aussi léger possible. En tenant compte des types d’éléments que nous utilisons. • Utilisation d’éléments répétitifs : Cela dépend de la manière dont vous créez votre LightBite. Si vous utilisez l’outil de création, les bases consistent à assembler des petits éléments comme des images, du texte de vidéo, etc. dans un LightBite. Ces éléments (ce que l’on appelle des preuves) sont stockés dans l’outil de création et peuvent être réutilisés la prochaine fois que vous créez un LightBite. Des éléments plus complexes qui combinent des éléments ne sont pas pris en charge et doivent être recommencés à chaque fois. Il est bien sûr possible d’utiliser un ancien module LightBite comme point de départ pour en créer un nouveau et l’enregistrer différemment. À titre d’exemple, on pourrait inclure une image sur la gauche. • Utilisation de modèles et de listes de contrôle : Les supports pédagogiques/instructions suivent souvent un type de schéma obéissant à une approche didactique. Il peut y avoir des listes de contrôle pour appliquer des règles de bonne pratique. Par exemple : il est recommandé d’avoir un élément test ou interactif après un élément de lecture pour inciter l’apprenant à la relire ou à entamer une réflexion afin de lui en faciliter la mémorisation. Nous avons réfléchi à l’approche pédagogique et à la méthodologie dans le cadre du projet, mais nous ne les avons pas intégrées à l’outil. Il existe plusieurs manières d’enseigner selon les préférences et les points de vue et nous ne voulons pas que l’outil applique une décision. La philosophie est d’en garantir la simplicité : proposer des médias et du texte comme supports et certains petits tests à choix multiple (avec un retour immédiat). Pour démarrer, nous fournissons deux modèles pour le style de présentation du module LightBite. Il peut être souhaitable d’avoir un module LightBite principal comme point de départ. Cet élément n’existe pas encore. Nous avons néanmoins créé quelques exemples de module LightBites qui sont téléchargés et prêt à être visionnés. • Contenu attractif : grande variété d’éléments audio, d’images, de vidéos, de textes, etc. : Mentionné deux fois. Nous avons donné la possibilité de mélanger différents formats et le multimédia dans un format. Certains formats ne sont pas pris en charge car il en existe trop. Nous souhaiterions à l’avenir utiliser une bibliothèque de plugiciels pour la conversion de différents formats média vers un ensemble plus limité de formats pris en charge, car il est quasiment impossible d’avoir un lecteur qui les prend tous en charge. • Diffusion sur écran pour certaines compétences TIC, sites web avec des captures d’écran : Un manuel utilisateur expliquera comment naviguer dans l’outil et contiendra des captures d’écran pour visualiser l’interface utilisateur et faire en sorte que les utilisateurs acquièrent rapidement les différentes compétences TIC. Il convient de présenter ce manuel dans la boîte à outils. • Utilisation de clips audio et vidéo (plutôt que d’un coaching) : Le référentiel comprendra un lecteur audio et vidéo intégré. Nous avons inclus cette option dans l’outil de création. L’affichage de clips audio ou vidéo est une procédure en trois étapes : téléchargement vers le stockage (via l’interface LightBite interface), afficher les propriétés de l’élément produit contenant la vidéo et utiliser le code d’intégration affiché dans l’outil de création.

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• Apprentissage mixte : mélange de cours en classe et formation en ligne : Il appartient aux entreprises de l’organiser. Ce n’est pas prévu dans la boîte à outils. • Souplesse en ce qui concerne la création de son propre matériel, refus de produits préfabriqués : L’outil de création autorisera une souplesse maximale pour composer des supports. La seule chose qui est figée sera le style disponible pour la présentation tout entière (extraits de texte pouvant être stylisés). Les utilisateurs plus avancés peuvent bien sûr adapter le style. • PowerPoint avec fonction vocale (Brise, Adobe Connect) : Nous n’avons pas encore étudié la question. Les utilisateurs peuvent bien sûr télécharger un fichier PowerPoint vers le système, permettre aux utilisateurs de le télécharger et le lire en local, mais dans ce cas, l’utilisation de la boîte à outils ne procure aucun avantage réel. • Programmes de traduction en appui de la communication avec des clients étrangers (description des produits dans la salle de détente) : L’idée est d’avoir un matériel du genre option de traduction pour publier dans différents pays. Nous n’avons pas inclus d’outil de traduction dans la boîte à outils. Si l’on souhaite créer des modules LightBites dans plusieurs langues, il existe des outils pour le faire. Nous ne l’avons pas jugé nécessaire, mais il pourrait être pratique d’avoir un plugiciel de traduction. • Système de versions autorisant un suivi aisé des connaissances. Nous ne pouvons pas revenir en arrière : le fait de modifier LightBite écrasera ce que vous aviez. L’implémentation de la gestion des versions dans le système excédait le temps de développement disponible. • Possibilité de fournir le contenu de formation par e-mail : Nous dispensons le contenu de formation sous forme de page HTML à visionner en ligne : le module LightBite. S’il s’avère nécessaire d’afficher le module LightBite hors connexion, le module peut être téléchargé (par les auteurs) et envoyé par e-mail sous forme de fichier ZIP. • compatible SCORM (modèles de leçon) : Mentionné trois fois. Nous n’avons pas inclus d’outils pour créer Scorm, mais comme il est très utilisé et cette exigence est apparue, nous avons intégré un lecteur Scorm. Comme pour le multimédia, un code intégré sera élaboré de manière à pouvoir l’intégrer dans un module dans l’outil de création. • Open source : L’outil sera publié en open source. • Système de feed-back et d’évaluation en classe : Il ne rentre pas dans le cadre de ce projet. • Listes de contrôle, procédures, prix et FAQ accessibles à partir d’appareils mobiles : Il ne rentre pas dans le cadre de ce projet. • Le système doit être simple, convivial et pratique : Nous avons fait en sorte que l’interface utilisateur soit la plus simple possible. Nous avons limité les fonctions au strict minimum pour un outil Web basé sur ces exigences utilisateur. Parmi les fonctions intégrées, on trouve : le téléchargement, la recherche, l’envoi et la création de supports. Nous avons travaillé sur la lecture/l’affichage des supports et il est possible de créer et de conserver des comptes et des identifiants. L’outil LightBite est traduit dans les principales langues pour ce projet : anglais, néerlandais, français, bulgare et grec. Les autres langues disponibles sont l’allemand et l’espagnol. • Nécessité de fournir, par exemple, une base de données avec FAQ accessible : Si la société possède un stockage pour conserver les paires de question/réponse qui peuvent être synchronisées avec le portable du salarié, cela peut être très pratique. Nous n’avons pas mis en place cette fonction, mais on peut maintenir un élément dans l’outil de création qui liste les paires question-réponse, –ou créer un module LightBite par paire qui peut être facilement trouvé lorsque des clés sont indiquées dans la description. Cela s’apparente à une foire aux questions dans laquelle il est possible de trouver toutes les questions les plus posées à partir de quelques mots. Il existe des options pour créer un module question-réponse, même si aucun élément de contenu n’est intégré à l’environnement de création.

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• Bibliothèque en ligne avec des supports dans le domaine de la géologie, l’industrie minière, la production de sables et kaolin : Il s’agit d’une exigence de contenu très spécifique. Comme la boîte à outils n’est soumise à aucune restriction en termes de contenu, c’est possible et il appartient à l’utilisateur de le faire. • Plate-forme en ligne pour l’autoformation des salariés concernant leurs droits du travail et syndicaux, pour des consultations en ligne des salariés du département RH, des formations sur la sécurité au travail et la protection de l’environnement. Créez vos propres modules LightBites : Je souhaiterais mettre l’accent sur un certain nombre d’éléments. Primo, l’outil doit être en ligne ; secundo, les utilisateurs peuvent se former eux-mêmes et les utilisateurs peuvent créer leurs propres LightBites. Le reste de la remarque concerne davantage le contenu. Les utilisateurs ont la possibilité de s’inscrire eux-mêmes pour créer de nouveaux LightBites. Il n’y a aucune hiérarchie quant aux personnes autorisées à créer ou rejeter des LightBites. Tous les utilisateurs inscrits peuvent créer des LightBites et conserver et supprimer leurs propres supports. Nous offrons la possibilité d’envoyer un e-mail à un réviseur dans l’outil de création. Cela peut être une personne en charge du contrôle qualité des modules dans le système. Notez que cette option n’est pas non plus obligatoire. Nous n’avons toujours pas de méthodologie nous permettant d’évaluer le niveau de connaissance acquis ou le niveau de mise en pratique des nouvelles connaissances sur le lieu de travail : La boîte à outils n’inclut pas de recommandations concernant le contenu acquis ou pour évaluer la manière dont le support pédagogique est assimilé et appliqué. Cela dépend bien trop du contexte. Comme nous reconnaissons l’importance de structurer la culture de formation informelle, nous pensons que les conseils sont essentiels au succès de la mise en place de formations au travail pour l’organisation. Comme cela dépend du contexte, nous n’avons pas créé de modules d’évaluation dans la boîte à outils. • Fonctions de base en raison d’un manque d’autonomie des apprenants : Comme le salarié n’a aucun moyen d’apprendre par ses propres moyens, sa carrière ne décolle pas ou peu. En fournissant un outil qui est suffisamment convivial pour donner l’autonomie aux apprenants, ils peuvent prendre le contrôle de leur formation. Ils dépendent toujours des supports de formation mis à leur disposition. Nous pensons que la philosophie consistant à disposer de modules LightBites, – en mettant l’accent sur la légèreté, – permet d’introduire des connaissances dans des formations courtes et sont faciles à consommer, ce qui renforce l’autonomie dans l’apprentissage. • Informations limitées en raison du manque de connaissances et d’expérience des salariés dans l’utilisation des outils de formation en ligne : Les utilisateurs ne doivent pas être inondés d’informations pour apprendre à se servir de l’outil. Comme nous ne fournissons aucun mécanisme de suivi, le système est très ouvert avec un seul point de focalisation : un site Web où ils peuvent rechercher et visionner des supports autant de fois qu’ils le souhaitent, comme ils le feraient avec un moteur de recherche ou un site très populaire comme YouTube. •

Investissement en termes de temps • La continuité des opérations ne peut pas être mise en péril : Mentionné trois fois. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons adopté la philosophie consistant à avoir des modules LightBites courts. Il faut donc peu de temps pour les créer et les consommer, ce qui permet d’utiliser l’outil sur le lieu de travail. • Maximum de 30 minutes de formation par semaine (en contexte informel) : Le choix incombe à l’institut où le logiciel est utilisé, et fait allusion au fait que l’investissement dans la formation est par nature court.

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Équipe dirigeante Les exigences suivantes sont très importantes, mais elles doivent être remplies par l’équipe de direction. Elles portent sur la culture mise en place dans l’entreprise et le soutien nécessaire. Nous récapitulons ces exigences ici car elles sont le résultat des entretiens. • Le directeur du département des ressources humaines doit prendre part activement à la mise en place des modules LightBites dans l’entreprise : Le directeur RH peut affecter à un ou deux dirigeants le développement des modules LightBites et la collecte des supports, organiser une formation courte sur la façon de travailler avec la boîte à outils (nous pensons que la boîte à outils est déjà très intuitive, mais il peut être souhaitable de lancer la machine). • En collaboration avec les organisations leader pour concevoir des modules spécialisés afin de remplir le contenu approprié : La boîte à outils contient un moteur de stockage (un référentiel) et ce référentiel spécial est capable de coopérer avec d’autres boîtes à outils pour partager le contenu. Il est donc possible de créer un réseau de boîtes à outils formant le vivier de modules LightBites utiles pour cette communauté. • Le budget de l’entreprise doit inclure la stimulation financière pour inciter les salariés à améliorer leurs qualifications. • Introduction d’un système de suivi du déroulement de l’apprentissage : Nous n’avons pas mis en place de système pour le suivi du déroulement de la formation. Un système de suivi devrait être adopté par l’entreprise. Certains LMS combinés avec un moteur de test pourraient apporter une solution. Le LMS pourrait contenir des liens vers le module LightBite en ligne créé dans la boîte à outils avec un petit test pour déterminer si le salarié a bien compris ce sur quoi le module portait. L’intégration d’un outil LMS ne rentrait pas dans le cadre du projet, mais pourrait très bien y être intégré à l’avenir. • Besoin d’instaurer une culture de l’e-learning : Le terme e-learning prête à confusion. La culture doit favoriser le partage des connaissances au sein de l’entreprise et en divisant la formation en petites unités, il est possible d’acquérir ou de rechercher des connaissances sans nuire au travail quotidien qui doit être également effectué. • Introduire plus de technologies au sein de l’organisation : Il n’est pas forcément nécessaire d’ajouter des technologies autres qu’un navigateur actualisé et une connexion Internet. Il est possible de travailler avec des portables ou avec un ordinateur sur le lieu de travail. Ils doivent bien sûr être mis à disposition. • Promouvoir l’apprentissage personnalisé : l’utilisateur doit pouvoir suivre la formation à son propre rythme : C’est principalement une question de gestion. Le salarié peut visionner le module LightBite autant de fois qu’il le souhaite, chez lui ou hors connexion (en téléchargeant le module) et aucune contrainte de temps n’est intégrée. L’utilisateur peut suivre la formation à son propre rythme. • Renforcer l’autonomie d’apprentissage : l’apprenant doit pouvoir déterminer ce qu’il souhaite apprendre, quand et où : Un apprenant dépend bien sûr du support qui est mis à sa disposition, mais cela mis à part, il est en mesure de se former seul. • Renforcer la sensibilisation aux opportunités offertes par l’e-learning : Le meilleur moyen pour les utilisateurs de commencer à utiliser une boîte à outils pour tirer le meilleur des possibilités offertes par l’e-learning est de voir quelques exemples de la manière dont l’investissement consistant à consommer des modules leur simplifie le travail tout en leur faisant passer un bon moment. Il appartient à la direction de proposer des modules de ce type et d’assurer une certaine continuité dans le développement et l’utilisation des LightBites.

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• Maintenir les connaissances et l’expérience au sein de l’organisation : L’organisation accumule davantage de connaissances que vous n’imaginez. Ce ne sont pas tant les cours et les diplômes, mais aussi les connaissances qu’un nouveau salarié acquiert auprès de ses collègues dans les deux premières semaines. Ces connaissances sont trop simples pour être présentées dans un cours et souvent négligées car elles vont de soi pour les salariés. Mais ces connaissances cachées mises à part, il existe des connaissances et/ou une expérience pour lesquelles un salarié compte toujours sur la même personne ou groupe de personnes. Il est bien sûr important de ne pas dépendre entièrement de certains salariés, car ils peuvent quitter l’entreprise ou ne pas être disponibles pour quelque raison que ce soit. En couchant les connaissances sur papier, il est possible de les conserver pour l’organisation.

Autres remarques • My Knowledgebox at work doit être un outil de création rapide : Nous fournissons un système pour créer rapidement des LightBites. • Il est essentiel que les supports de formation soient fournis dans la langue de l’apprenant : Nous ne pouvons proposer qu’un nombre limité de langues. Pour le cadre d’apprentissage, nous avons créé un mécanisme linguistique permettant de regrouper toutes les traductions dans l’interface utilisateur dans un seul fichier par langue. La traduction dans une autre langue peut être effectuée en traduisant ce fichier de définitions. Pour l’outil de création, ce mécanisme n’est pas disponible, nous limitons l’outil à l’anglais. Nous espérons et escomptons que les personnes qui créent des modules LightBites maîtrisent suffisamment l’anglais pour pouvoir utiliser l’outil efficacement. Nous avons fait en sorte de simplifier l’anglais utilisé dans l’outil de création et nous avons créé un manuel utilisateur qui est disponible dans les différentes langues du projet, à savoir le néerlandais, le français, l’anglais, le grec et le bulgare. Nous pensons que ces deux mesures permettent de surmonter la plupart des barrières linguistiques. Après avoir utilisé l’outil de création deux fois, les concepts utilisés dans l’outil seront suffisamment clairs pour créer facilement un module.

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Conclusion Ce document a fourni une description claire des exigences utilisateur pour que l’e-learning soit possible sur le lieu de travail, et soit un succès. Nous avons fondé les exigences sur les entretiens que nous avons réalisés, en demandant aux personnes de nous faire part des critères qui étaient à leurs yeux importants. Nous avons annoté toutes les remarques avec les résultats escomptés du projet. Nous pensons que pour qu’une boîte à outils (peut-être celle-là) soit utilisée avec succès afin de faciliter l’elearning au travail, les X exigences qui se détachent sont

Il doit y avoir un outil en ligne facile pour rechercher et visionner des contenus de formation (de préférence en open source).

La formation doit être courte et la création d’un module LightBite simple ne doit pas prendre trop de temps.

Une culture du partage doit être instaurée (créée).

La boîte à outils que nous avons créée remplit la plupart des exigences et peut être considérée comme une preuve de concept. D’autres outils pourraient être utilisés pour parvenir à un effet similaire, mais cela exigerait de travailler sur l’intégration des outils contenus dans la panoplie d’outils, un travail qui a été effectué par le groupe chargé du projet. La panoplie d’outils se compose au moins d’un environnement (référentiel) de stockage (et de récupération), un environnement de création et un environnement d’apprentissage. En concevant un ensemble d’outils en ligne, les outils peuvent être largement appliqués dans différentes organisations sans dépendre d’un environnement de système d’exploitation. La boîte à outils peut être utilisée via le site Web de la boîte à outils, être installée de façon autonome ou même être installée plusieurs fois à différents emplacements pour constituer un réseau de boîtes à outils partageant leurs modules LightBites. Il appartient à l’organisation de choisir le scénario qui lui convient.

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LightBite LightBite Partenaires impliqué :

RayCom Et avec le soutien de :

Coordonné par : Belgian Network for Open and Digital Learning Kongostraat 7 9000 Gand info@be-odl.org Pour obtenir plus d’informations sur ce projet, consultez :

www.LightBite-project.net

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Exigences utilisateur pour l’e-apprentissage sur le lieu de travail  

Ce document vous donnera un overview des exigences que nous avons capté pendant une trentaine d'interviews qualitative et comment nous l'avo...

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