Page 1


concours

étudiants sur le th è me :

Renseignements : service culturel du crous de paris 01 40 51 37 01 / 01 40 51 37 03 www.crous-paris.fr

bande dessinée nouvelle film court photo Dates de clôture Nouvelle : 16 mars 2010 Bande dessinée, photo, film court : 15 mai 2010 À l’initiative des CROUS de Besançon, Orléans – Tours, Clermont-Ferrand et Lille. Règlements et bulletins d'inscription disponibles sur le site web de votre CROUS et du CNOUS (www.cnous.fr - www.culture.cnous.fr) et dans les services culturels des CROUS. pub contrepoint MIE octobre 2009.pdf 29/09/2009 19:12:18

A Bastille, 1000m² pour les projets des étudiants A la Maison des initiatives étudiantes, vous trouverez gratuitement toutes les C

M

J

CM

MJ

CJ

CMJ

N

ressources pour mener à bien vos projets : des salles de réunion et de répétition, une galerie d'exposition, des bureaux associatifs, des moyens informatiques et surtout des conseils personnalisés pour réussir vos projets, rechercher des partenaires et des financements... 50, rue des Tournelles 75003 Paris www.mie.paris.fr - mie@paris.fr - 01 49 96 65 30


CONTREPOINT # 16

EDITO / P째3


P°4 / ACTUS

La Cité Internationale Universitaire de Paris héberge le Service d’Accueil des Etudiants Etrangers de 8 heures 30 à 16 heures 30. 17, boulevard Jourdan. 75014 Paris. RER B et T2, station Cité Universitaire.

Jusqu’au 11 décembre 2009, accueil aide au logement, de 10 heures à 18 heures au Crous de Paris. 33, avenue Georges Bernanos. 75005 Paris.Rer B, station Port-royal.

Jusqu’au 31 octobre 2009, de 10 heures à 18 heures, Exposition Cellula au Collège des Bernardins. 20, rue de Poissy. 75005 Paris. Métro Maubert Mutualité.

17 octobre 2009 de 10 heures à 18 heures, salon Studyrama des formations et carrières internationales à la Cité Internationale Universitaire de Paris.

Le 15 Octobre 2009 à partir de 22 heures au «Gibus», le festival Emergenza. 18, rue du Faubourg du Temple. 75011 Paris. Métro République. www.gibus.fr www.emergenza.net

Le 13 octobre 2009, de 11 heures à 13 heures, La Sorbonne fête la Semaine du Goût et reçoit le chef cuisinier doublement étoilé au guide Michelin Gérard Cagna qui cuisinera pour vous et devant vous une de ses spécialités. Salle du « Club des enseignants », place de la Sorbonne. 75005 Paris. Métro Cluny-La Sorbonne. Pour plus d’informations : www.legout.com / 01 40 46 17 46

Pour s’y rendre : 39, rue Georges Bernanos. 75005 Paris. RER B, station PortRoyal.

Pour plus d’informations : 0 810 708 780

Créateurs de Destin. Vous avez commencé la fac depuis quinze jours et vous en avez déjà plein le dos… Vous venez d’être diplômé et vous ne trouvez pas de boulot… Vous ne supportez pas l’autorité d’un patron, trop souvent sur votre dos… Une solution : créer votre propre boîte. CréaJeunes vous propose une aide gratuite et personnalisée tout au long du processus de création de votre entreprise : formations, suivi et subventions. Un programme de l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique qui est ouvert à tous les jeunes de 18 à 30 ans, porteurs de projets de petites entreprises de tous secteurs.

« Engagez vous qu’ils disaient ! » Autre nouveauté de cette rentrée dans certaines universités parisiennes, l’UE libre « Engagement étudiant », grâce auquel vous avez la possibilité de valider 3 ECTS. Si vous être bénévole dans une association, que vous exercer du tutorat au sein de votre université ou encore que vous menez un projet personnel en parallèle de vos études et que vous y consacrez au moins 30 heures sur un semestre, il vous suffit de vous rendre au bureau de votre UFR qui vous fournira une charte, à compléter et à faire signer par votre directeur d’études. En fin de semestre, pour valider vos crédits, vous devrez rédiger un rapport de synthèse qui sera suivi d’un entretien avec l’un de vos enseignants.

10/ 2009 Le Resto U, « c’est bien, c’est pas cher ! » mais ça ne vous fait pas faire d’économie le week-end… Faux ! Dans le 5ème, Bullier vous accueille quand tous les autres RU sont fermés, tous les soirs, le week-end et durant les vacances. A deux pas des universités et des bibliothèques, vous pourrez y déguster des spaghettis à volonté le samedi midi et un brunch le dimanche de 10 heures 30 à 14 heures. Le tout pour 2,85 euros bien sûr !

ACTUS

CONTREPOINT # 16


Et

en

bi

r

w ,w

. w

www.etudiantdeparis.fr www.enseignementsup-recherche.gouv.fr ! www.capcampus.com fo .in www.letudiant.fr t in www.radiocampusparis.org po www.telesorbonne.com re t n www.studyrama.com co

Bon ok, la vie étudiante, on sait qu’elle existe. Mais on ne sait jamais où regarder pour obtenir de vrais infos ! Petites adresses des sites utiles pour mieux s’y retrouver.

Pour tout savoir de l’Université Numérique : www.universitenumerique-paris-idf.fr www.etudiant.gouv.fr www.etudiantdeparis.fr www.universites-numeriques.fr

Vous vous sentez perdu, seul, au milieu des allées de votre bibliothèque… Vous ne savez pas laquelle des dizaines de bibliothèques parisiennes est la plus adaptée à vos recherches… Alors allez faire un tour dans la Ruedesfacs.fr. Ce site lancé en mai dernier vous propose un service de question-réponse à distance ouvert à tous les étudiants. Philosophie, littérature, langues, sciences humaines et économiques, médecine, … vous pouvez poser toutes vos questions aux bibliothécaires parisiennes qui vous répondront par e-mail dans les 72 heures ou en temps réel par chat du lundi au vendredi de 13 heures à 19 heures.

Outil d’intégration professionnelle, facteur de réussite dans vos études, le Certificat Informatique et Internet (C2i) atteste de vos compétences en bureautique et en recherche d’informations, ainsi que de votre aptitude à communiquer, à informer et à travailler de manière collaborative. Il prouve aussi votre connaissance de vos droits et devoirs dans la pratique d’Internet. Le C2i niveau 1 s’obtient au cours de la Licence, généralement en L1, à l’issue de deux épreuves : pratique sur machine et théorique sous la forme d’un QCM. Le niveau 2, plus spécialisé (enseignement, droit, santé, …) se prépare en master. Plus d’informations : http://c2i.education.fr

Cartes étudiantes multiservice, WIFI sur les campus, Espace Numérique de travail,… Depuis deux ans, dans le cadre du plan « France numérique 2012 », les universités parisiennes se parent de nouveaux atours. La rentrée 2009 nous offre son lot de nouveautés :

Entrée : 4 euro pour les étudiants de Paris IV / 5 euro pour les autres étudiants.

Seven Spirits : 7 rue Sainte-Hélène (M° Porte d’Italie /Noctiliens N15, N22, N135)

Concerts à partir de 21h : SAM, Quinsigamond, ... Soirée DJ à partir de 1h

Car Les Sorbonnales, histoire d’être une vraie journée étudiante, auront également leur soirée. Celle-ci aura lieu au Seven Spirits (Métro Porte D’Italie) où se produiront jeunes artistes et DJ.

Les Sorbonnales (Paris IV) Le 24 octobre prochain, rendezvous à Paris-Sorbonne pour les premières « Sorbonnales ». Au programme de cette fête étudiante, un rallye en journée avec pas moins de vingt équipes représentant les différents UFR qui s’affronteront autour de douze épreuves culturelles et sportives. A la clé, un trophée, et une entrée gratuite à la soirée étudiante !

« La soirée où tout est gratuit et à volonté toute la nuit ! » La promesse est belle et (presque) réelle. Pour 25 euros, ou 15 euros avec le « pass » téléchargeable sur le www.sortircool.com, vous pourrez étancher votre soif quelque soit son ampleur dans un des plus grands clubs de la capitale, le Plaza Madeleine. Le tout en scrutant les poignets des étudiant(e)s : si le bracelet est vert, la voie est libre. S’il est rouge, c’est une rue sans place pour se garer. Et s’il est bleu ? « Surprise… ! ».

www.louvre.fr www.centrepompidou.fr www.operadeparis.fr www.musee-orsay.fr

La culture à petit prix. C’est ce que promettent aux étudiants les plus grandes enseignes parisiennes. Le Louvre, l’Opéra National de Paris, le Centre Pompidou et le musée d’Orsay renouvellent cette année leurs offres étudiantes. Dans tous les cas, le principe est le même : après vous être acquitté d’une cotisation de 10 à 50 euros pour l’année, vous obtiendrez un « pass » qui vous donnera droit à des entrées gratuites et à des réductions pouvant aller jusqu’à 70%.

Un jeudi soir comme les autres. Après deux ans de succès, l’After Work 7-1 revient pour une troisième saison tous les jeudis de 19 heures à 1 heures à la discothèque Le Saint. Tenue correcte exigée pour « le premier et l’unique after work étudiant à Paris » qui vous promet « une ambiance unique », « d’innombrables amitiés et plus si affinités ». L’entrée est à 7 euros sur présentation du « pass » téléchargeable sur le www.afterworketudiant.com et vous donnera droit à l’open-bar de Champagne jusqu’à 21 heures.

Ni carte bleue, ni carte vitale ! Le prix des cigarettes a augmenté et vous voulez arrêter… La grippe A débarque dans votre fac et ça vous fait flipper… Votre petite copine vous a quitté et vous déprimez… Prenez vite rendezvous au service de médecine préventive des étudiants de votre université. Aide psychologique, dépistage dentaire, certificats, vaccination, dépistage, bilan de santé, conseils nutritifs ; tous ces services vous y seront proposés gratuitement. Chaque université dispose de son propre service de médecine préventive dans l’un des hôpitaux à proximité. Pour savoir où vous adresser, consultez le site internet ou le service de la vie étudiante de votre université.

CONTREPOINT # 16

ACTUS / P°5


CONTREPOINT #16

Rentrée 2009 : la désertion des amphis ? LES VACANCES SONT FINIES. A l’heure où les étudiants prennent ou reprennent le chemin de la faculté, la question de l’attraction de l’université française se pose plus que jamais. Une nouvelle année de tensions exacerbées au sein des facultés ajoutée à une baisse somme toute relative des inscriptions suffit pour interroger la santé du modèle universitaire français. Fin juillet, l’Union Nationale des Etudiants Français (UNEF) annonce 20% d’inscriptions en moins pour l’université au niveau national. Il n’en fallait pas moins pour montrer du doigt le mouvement des enseignants, chercheurs du printemps dernier et de l’accuser de décourager les étudiants à poursuivre des études supérieures en faculté. Au même moment, le gouvernement annonce des chiffres d’inscriptions en baisse d’après les vœux des élèves de terminale d’Île de France. Les choix d’études supérieures des néo-bacheliers ont-ils été influencés par les dernières mobilisations des universités? En 2006 déjà, on relevait 5 000 inscriptions de moins suite aux mouvements anti-CPE et anti-LRU. Pour les Instituts Universitaires de Technologie (IUT) frappés de plein fouet par la contestation, le constat s’avère du même ordre. Selon Gilles Broussaud, vice président de l’Association des directeurs d’IUT, « les inscriptions sont en nette baisse cette année ». Pour l’UNEF, le problème est ailleurs. Le tout nouveau système Admission post-bac, petit frère de Ravel, est mis sur le banc des accusés. Parce qu’il ne reçoit qu’une seule et unique liste de vœux, toutes filières confondues, la faculté se retrouve ainsi en concurrence directe avec classes préparatoires, écoles, BTS et IUT.

La crise de l’enseignement Le discours défaitiste sur l’enseignement connaît un nouveau regain. On « donne » le bac, les diplômes ne valent plus rien, les profs et les cours sont mauvais, les perspectives d’emplois faibles, les élèves français sont médiocres par rapport aux élèves européens... La crise de l’université et de l’enseignement de manière plus générale ne peut en effet qu’inquiéter les étudiants surtout quand le mouvement s’étend au professorat.Or l’université à la française demeure à ce jour l’incarnation la plus réussie de l’égalité des chances. Les filières d’excellence, dites sélectives, restent aujourd’hui fermées malgré le mouvement d’ouverture initié ces dernières années à coup de mesures répondant de la discrimination positive. On critique et remet en cause l’université, mais finalement qu’a-t-on trouvé de mieux jusqu’à maintenant ? Valérie Pécresse, lors du discours de rentrée 2009, a présenté une université qui « avance », qui a réussi à enrayer la baisse d’inscriptions (stabilisée à 0,5% cette année) et qui bénéficie de moyens « inédits » grâce à une augmentation des crédits de l’ordre de 20%. De belles promesses ? Fanny Griessmer

2005/2006

2006/2007

2007/2008 2008/2009 Nombre d’étudiants en France à la rentrée 2007 : 2228188 Prévision 2008 : 2 213057 (-0,7%)

Source : Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche

P°6 / ENQUÊTE


CONTREPOINT #16

Avez-vous toujours confiance en l’université ?

Crédit : Contrepoint

Contrepoint est allé sur le terrain, pour connaître votre sentiment avant la rentrée. Cinq personnes, acteurs de la vie étudiante, ont partagé leur avis sur la question de l’autonomie des universités, ainsi que leurs attentes et leurs déceptions éventuelles.

Pauline, étudiante en lettres et cinéma à Paris III, 3ème année NON : « Personnellement, je suis contre la grève à la rentrée, car malgré tous les efforts faits par les étudiants grévistes, les cours sacrifiés, on n’a toujours rien, donc je trouve ça injuste. Si on ne peut rien obtenir, autant étudier du coup. C’est le privé dans le public ! Si le financement était fait par des entreprises, j’aurais peur que ces gens prennent des décisions au sein de l’université, ce serait très dangereux ! »

Pierre-Anne, Attaché Territorial d’Enseignement et de Recherche à l’Université de Nantes . OUI : « En Droit en tout cas pour ce que j’en connais. C’est une bonne formation je pense. En terme de culture, de rigueur intellectuelle surtout et bien sûr de débouchés ». « J’ai également confiance dans les statuts et les moyens alloués à l’université. ». Jacques, secrétaire d’une équipe d’accueil à Paris IV à l’UFR langues françaises

SCEPTIQUE : « Le coût est élevé, et le ministère n’a pas les moyens pour l’entretien des locaux et tout ce que cela implique. Par conséquent, il faut des moyens adaptés aux besoins d’une université. Je trouve qu’il y a vraiment un manque de concertation entre les différentes instances. »

Jules, étudiant en droit à ASSAS, 1ère année NON : « Pour moi l’autonomie des universités est déjà quasiment appliquée dans ASSAS ou les autres […] La liberté d’entrée dans les universités est déjà une période révolue de mon point de vue. Je n’ai pas beaucoup d’attentes en ce qui concerne ma prochaine vie étudiante. » Romain, étudiant en histoire à Paris IV, 3ème année NON : « Les universités ont de plus en plus de mal à trouver les budgets, les rentrées vont en augmentant, la situation va en s’empirant. L’autonomie des universités c’est une politique de privatisation qui a pour but de casser la liberté de la fac. C’est un lieu de formation des esprits, d’avis, et non pas une école d’ingénieur. La tradition est révolue ! » Alice Owieczka ENQUÊTE / P°7


CONTREPOINT #16

Certains ne regrettent pas l’université... la preuve par deux, avec Louise et Arnaud

Arnaud Enfin un étudiant qui ne regrette pas d’avoir choisi l’université ! Originaire de Dreux, Arnaud commence ses études supérieures sur Paris par un BTS en communication des entreprises à Sup de Pub. Une expérience qui ne l’a pas laissé de marbre : « Tu payais surtout le nom de l’école mais tu n’apprenais pas grand choses… Les apports théoriques étaient inexistants et les apports pratiques étaient dépassés ». Las de cette expérience, notre amateur de photographie et de nouvelles technologies se tourne donc vers l’université et opte pour une licence en Information Communication à Paris III Sorbonne-Nouvelle. « Je voulais quelque chose de plus théorique. Quelque chose qui me soit vraiment utile pour plus tard ! » Alors qu’il s’apprête à intégrer un Master 2 professionnel à l’université Paris VIII, l’intéressé ne regrette pas son choix. Il estime même que sa formation est un atout dans l’entreprise : « Notre culture nous permet de nous démarquer d’étudiants originaires d’écoles qui vont être trop spécialisés ».Reste que l’année dernière, Arnaud a connu une forte mobilisation de son université ( un semestre entier ! )qui l’a empêché de suivre les cours. « Personnellement ça m’a servi pour mon mémoire. On n’a que très peu de cours et on avait surtout du travail personnel donc ça a été avantageux ». De la mauvaise image de l’université, Arnaud reste finalement pragmatique, « L’université jouit d’une véritable histoire. Et ce n’est pas une mobilisation ou un gouvernement qui vont la changer ».

Arnaud Constant Louise Entre excitation et doute, Louise débute cette année une première année de Droit à Paris I Panthéon Sorbonne. Pour cette jeune bachelière, l’université « est une chance, avec des enseignements de qualité, des professeurs de renom. Je suis sûre d’apprendre des choses ». Et pourtant, Louise se tourne vers une formation bien loin de ses projets professionnels : « Plus tard, je voudrais faire plutôt de la communication, de la pub ou de l’évènementiel ». Parisienne depuis toujours, Louise concède n’avoir pas suffisamment travaillé au cours de sa première et terminale. Malgré tout, lorsqu’il a fallu réfléchir à son orientation, ses professeurs l’ont invité à postuler à différents BTS en Communication, la meilleure formation selon eux... « Et de mettre à la fin la fac comme ça au moins j’étais sûre d’avoir quelque chose » ! A défaut de place à Paris III en Communication, ce sera donc le Droit pour cette passionnée de théâtre. Le plus angoissant ? « Les profs disent qu’il ne faut pas être là par défaut ! » Et si Louise pense que le Droit va l’intéresser, elle redoute quelque peu les différences entre lycée et université. Parmi celles-ci, Le faible nombre d’heures de cours, l’organisation de son temps libre pour étudier et le fait d’être « lâchée » dans un amphithéâtre, au milieu de plusieurs centaines d’étudiants. Même si finalement elle y trouve certains avantages : « C’est sympa, je retrouve des têtes de primaires, de mon premier lycée ! ».

P°8 / ENQUÊTE

Louise Martin


CONTREPOINT #16

Check-up sur les Campus : quoi de neuf docteur ? Les inscriptions y sont légèrement en hausse, mais vu le nombre total d’étudiants, cette hausse n’est pas vraiment significative. On peut quand même y voir les premières réponses à la volonté du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de dynamiser les prépas afin de les rendre plus attractives, plus en phase avec les étudiants d’aujourd’hui. « Les écoles sont trop chères et je ne vis plus chez mes parents, c’est la misère ! Il n’y a qu’en fac que je peux suivre les cours et bosser à côté. » Pas faux, le nombre d’étudiants qui galèrent pour avoir un logement et étudier en même temps est important. Cette année, on recense 2 642 logements étudiants construits et 5 373 rénovés. Dont 66 logements seulement rénovés sur Paris… Autant dire que c’est très peu pour nos chers 2 230 700 étudiants. Pourtant, même dans les écoles, les inscriptions sont en hausse : commerce, art, architecture & Co enregistrent 1,8% d’augmentation. Dans son dossier de presse, le ministère de l’enseignement supérieur parle d’un « rapprochement entre universités, grandes écoles et organismes de recherche » visant à dynamiser et à « mettre en cohérence les différents dispositifs ». Et donc, à rendre plus lisible les formations et offres de recherche proposées. Dans les couloirs un peu moins bondés, je prends le temps de discuter avec Aliça pour qui l’université est un moyen de partir étudier ailleurs et de rencontrer Crédit : Contrepoint de nouvelles personnes : « La fac c’est international : maintenant, je connais des italiens, des américains, des français... et je suis espagnole ! » Nos jeunes aiment donc la diversité : de plus en plus d’étudiants étrangers viennent en effet étudier chez nous. Même si nous, petits français, avons encore du mal à partir (bientôt un article sur www.contrepoint.info).

Glissée parmi les universitaires, je mène l’enquête, moi, petite étudiante curieuse et rédactrice de votre journal. Et ma mission ce mois-ci, comprendre :

Pourquoi les inscriptions en faculté se stabilisentelles cette année ?

Martin Vidberg http://vidberg.blog.lemonde.fr

On se souvient des semaines de grève nationale contre les réformes balancées à tout va par Pécresse et Darcos, du foutoir des partiels et des soirées à refaire le monde. On y criait à l’abandon de l’Université pour la rentrée 2009-2010, et pourtant... Non ! Les 1 251 700 étudiants sont là, à courir dans les couloirs des universités, cherchant l’emploi du temps idéal. J’observe, j’interroge et, entre deux portes, on me répond « Les prépas c’est trop la merde, trop de pression, trop de boulot, pas de vie. On est jeune, on veut profiter, pas s’étouffer. » Ouais, bon… Les prépas sont sélectives et demandent un effort certain, mais est-ce tout ? Sur les 2 230 700 étudiants attendus cette année, environ 82 000 se dirigent vers les classes préparatoires.

Les étudiants osent donc plus se diriger vers les prépas et écoles, qui tentent de s’approcher au mieux de leurs attentes. Les bacheliers font sûrement aussi face à une réalité qui les conduit plus à se diriger vers des formations plus spécifiques pour leur entrée dans la vie active. Mais si les campus universitaires restent plus attractifs (6 étudiants sur 10 vont en faculté), cela s’explique sans doute par la possibilité qu’ils offrent de jongler entre études et engagement, boulot, et tout autre centre d’intérêt que peut avoir notre jeunesse. L’université, malgré ses lacunes et ses intempéries, reste donc votre (notre) façon préférée d’étudier. Et puis, plus il y a de jeunes à la fac, plus il y a de monde dans les rues pour protester contre les réformes et autres blagues ministérielles. Sauvés ? Et puis, plus il y a de jeunes à la fac, plus il y a de monde dans les rues pour protester contre les réformes et autres blagues ministérielles. Sauvés ? Leila Dijoux

ENQUÊTE / P°9


CONTREPOINT # 16

FACO SPHERE Quand la tour Zamansky se refait une beauté…

La cité U d’Antony derrière les parpaings.

En ce 11 septembre, une tour, qui elle n’a pas été détruite malgré la volonté de certains, fait parler d’elle. Ce n’est pas d’une nouvelle action terroriste dont il s’agit, mais de la rénovation de la

La Résidence Universitaire d’Antony (RUA), inaugurée en 1956, possède jusqu’ici la plus grande capacité d’accueil en Europe avec 2100 places. Pourtant, vétuste, indésirable, son avenir s’écrit en pointillés avec la destruction annoncée de 20% de ses chambres.

conserver le symbole de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC). Cinq années durant lesquelles aléas politiques et administratifs se aux travaux de réhabilitation, a créé quelques tensions. Certains entendaient raser la tour, puis la reconstruire, ce qui était moins coûteux à l’arrivée : « Cela coûtait moins cher de démolir que de réhabiliter », a observé M. Zulberty, directeur général de l’Établissement Public du Campus de Jussieu (EPCJ ou EPA Jussieu). Cependant, ce projet était inapplicable à cause des normes de sécurité, qui auraient beaucoup trop perturbé la vie du campus. Certains entendaient raser la tour, puis la reconstruire, ce qui était moins coûteux à l’arrivée : « Cela coûtait moins cher de démolir que de réhabiliter », a observé M. Zulberty, directeur général de l’Établissement Public du Campus de Jussieu (EPCJ ou EPA Jussieu). Cependant, ce projet était inapplicable à cause des normes de sécurité, qui auraient beaucoup trop perturbé la vie du campus. Les travaux devraient durer, et ce jusqu’en 2015, certains parlent même de 2016 (Le Figaro, 24 juin 2009), ce qui handicape les chercheurs : les laboratoires sont délocalisés mais leurs cours maintenus à Jussieu même.

Le projet de l’architecte Thierry Van de Wyngaert était de mener au mieux le concept d’une « tour en mouvement », convoité par André Malraux et l’architecte Édouard Albert. Le but étant de créer des jeux de lumière, pour que d’un endroit à un autre, la tour n’ai pas le même aspect. Si la date de l’inauguration de la tour reste incertaine (probablement le 8 octobre), on peut déjà palper l’enthousiasme de simples travaux, un symbole : « Une volonté de maintenir les sciences au cœur de Paris de sa nouvelle tour ! Alice Owieczka LA TOUR ZAMANSKY EN CHIFFRE

-24 étages -95 mètres (88 en 1970)

P°10 / FACOSPHÈRE

-480 employés administratifs -37,7 millions d’euros pour la rénovation

Le “kyste” d’Antony (selon l’expression de son ancien maire Patrick Devedjian) voit sa situation menacée. Les plans d’urbanisme successifs semblent considérer la RUA comme quantité négligeable depuis la construction de l’autoroute A86 (Années 1970), ou la fermeture et l’abandon du bâtiment B, remplacé par une préfecture. Aujourd’hui, des riverains parlent d’un jardin, des responsables évoquent la possibilité d’accueillir le Tribunal de Grande Instance de Paris... L’hypothèse la plus probable consiste en la construction d’une avenue. Alors que durant des années, la mairie tenta infructueusement de racheter la propriété en vue d’une destruction partielle, il fallut attendre 2004 et un amendement à la Loi sur les libertés et responsabilités locales pour observer un basculement. Initié par M. Devedjian (alors ministre), il permet par son article 66 à une communauté d’agglomération de devenir gratuitement propriétaire d’une RU. C’est ainsi que la communauté des Hauts-de-Bièvre obtenu les terrains de la RUA. Les ouvertures murées, le bâtiment C est à son tour condamné. Il est situé sur un “emplacement réservé” par le Plan Local d’Urbanisme de 2008. Quelques ouvriers entassent encore des parpaings contre les portes; l’un d’eux laisse entendre qu’une destruction est imminente. A l’heure actuelle, aucune concertation concernant une réhabilitation n’a été menée, malgré l’engagement symbolique de la Région à hauteur de 2 millions d’euros. Cet été, la trentaine d’étudiants installés au bâtiment C ont été mis dehors ou déplacés. Certains se seraient vu mettre à la porte malgré le paiement de leur loyer. Selon de CROUS de Versailles, certains d’entre eux n’entraient plus dans le cadre d’un accueil en RU, le reste ayant été relogé dans d’autres bâtiments. Jean-Baptiste Prévost, président de l’UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) conteste cette version tout en déclarant que l’essentiel du problème concerne la destruction de 500 places avec la bénédiction de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Cette destruction annoncée complique encore le chantier problématique du logement étudiant francilien. Thibault Appell


Hulot au cinéma : un défi titanesque.

CONTREPOINT # 16

UN NII VERSI S SI TERRE T Nicolas Hulot rejoint le petit monde des lanceurs d’alerte écolo sur grand écran avec Le Syndrome de Titanic (sortie le 7 octobre), peinture du décalage de notre progrès avec les réalités sociales et écologiques de la planète. LA MAISON BRÛLE, ON NE FAIT RIEN ?

montre pas la beauté de la nature mais, sans catastrophisme, la démesure absurde d’une société qui menace sa propre existence. Sur fond de musique électronique avec images en accéléré, nous voici entraînés dans le monde à la fois familier et étrange des foules attendant les soldes, des bidonvilles de Lagos (Nigéria) et du gaspillage énergétique ordinaire des grandes villes. La sensation de perte de repère évoquée par l’animateur vedette est là sous nos yeux, nous la vivons avec lui. Plus qu’une crise écologique, c’est la crise existentielle d’une humanité qui a confondu les moyens technologiques avec le sens de sa vie sur Terre. Hulot reconnaît que le problème est systémique car lié à la société de consommation, là où Home (Yann ArthusBertrand, 2009) dénonce la destruction du « miracle de la vie ». Les belles images de la Terre vue d’en haut donnent l’impression idyllique d’un « parfait équilibre sur les comportements et mécanismes destructeurs à combattre ?

: Nicolas Hulot. Celui-ci partage avec nous ses interrogations personnelles – quels compromis suis-je capable de faire ? – et les raisons de sa conversion écologique. De même, cancer du poumon…

TROP BEAU POUR ÊTRE HONNÊTE ?

écologique de la société ? Comment dépasser l’âge industriel qui – comme le montrait avec autant de justesse que de Hulot, Artus-Bertrand et Al Gore, l’accent sur les solutions individuelles (les choix de consommation...) ignore malheureusement la responsabilité de certains piliers du système productiviste. Or, la publicité n’incite-t-elle pas à la consommation (accidents nucléaires...) ?

prix ? Les intérêts capitalistes sont non seulement incompatibles avec une remise en question du système consumériste, mais tout à fait compatibles avec un monde ravagé par le changement climatique, comme le montrait déjà en 1973 permet une critique franche dans un avenir proche, on se demandera pourquoi nous n’avons pas réagi quand il était encore temps. Luke Haywood

UNIVERSITERRE/ P°11


CONTREPOINT # 16

Reliez les points et découvrez le visage de notre « Guest-star » du mois.

0

-18

CARICATURE / P°12


CONTREPOINT # 16 CONTREPOINT # 16

Petit indice : Cet homme revient une nouvelle fois devant les tribunaux. La réponse sur www.contrepoint.info CARICATURE / P°13


La «Bonne Graine» de Jeudi Noir. C’est aux 14 passages de la bonne graine, à Paris, que le collectif Jeudi Noir a élu domicile depuis le 22 août 2009. Ils sont une quarantaine à rythmer le bâtiment aux sons des travaux, des emménagements et des diverses activités cœur de Bastille, de quoi faire pâlir Valérie Pécresse qui détruit 550 chambres à la cité universitaire d’Anthony et qui en construit que 66 dans Paris intra-muros. Il y a actuellement 300 000 étudiants à Paris pour 4000 chambres de type Crous.

P°14/ ZOOM

-


En haut à gauche : Ambiance décontracté entre l’installation d’un lavabo et deux bières. En haut à droite : Cours de slam «exquis» le vendredi soir. Au milieu à gauche : Belle appartement avec cuisine refait à neuf ! squat de Jeudi Noir En bas à droite : Lila habite le bâtiment depuis plusieurs semaines, elle dispose d’une chambre individuelle avec « salle d’eau » et électricité…

P°15 / ZOOM


De l’UMP à Jeudi Noir

CONTREPOINT # 16

Contrepoint a rencontré le député UMP Etienne Pinte, soutien politique de Jeudi noir. L’occasion de revenir sur les actions de ce collectif, la question du logement mais également sur la situation actuelle des universités françaises.

Vos propos et votre soutien peuvent dénoter par rapport à votre lien avec la majorité. Comment vivez-vous le fait d’être un élu de l’UMP, d’avoir même rendu un rapport en 2008 à Mr Fillon et en même temps de soutenir ceux qui sont et se battent contre la gestion de cette crise du logement par le gouvernement ? Dans cette crise, que ce soit pour les étudiants, les sans logis,

rattraper, un retard qui remonte à trente ans ! Ce qui est très frustrant aujourd’hui, c’est que le retard accumulé est tel qu’on ne peut le rattraper rapidement et que la crise n’arrange pas les choses.

« Est-ce que vous pouvez nous expliquer

quand, et comment, vous avez été amené à soutenir Jeudi Noir ? Ca c’est passé au moment, en 2008, où le Premier ministre François l’hébergement d’urgence. Une de nos amies (Karima Delli, ndlr) qui connaissait bien Jeudi Noir, et les étudiants qui animaient ce mouvement m’a demandé d’aller leur rendre visite dans un immeuble qu’ils occupaient rue de la Banque. C’était il y a un an demi, c’était ma première rencontre avec les jeunes de Jeudi Noir.

Et à l’époque, en les rencontrant, qu’elle a été votre réaction face à leur méthode ? Puisque vous leur apportez votre soutien, mais qu’à l’inverse ils appliquent des méthodes qui ne sont pas dans la légalité. Ce qui m’a beaucoup frappé c’est que j’ai pu toucher du doigt cette anomalie, pour ne pas dire ce scandale, que constituent des immeubles vides, publics ou privés, depuis des années. Quand il y a une crise du logement, une crise des résidences universitaires et du logement étudiant, et que vous voyez des immeubles vides, j’estime que ça devient une urgence sociale en quelque sorte de tirer la sonnette d’alarme. Je comprends parfaitement leur démarche de se dire : et bien si au bout de quelques années ces immeubles restent vides, et donc nous squattons, nous occupons ces immeubles. Cela permet de dénoncer ces situations, de faire bouger les pouvoirs publics, le gouvernement, les parlementaires etc...pour les alerter sur cette problématique du logement des étudiants.

Et pourtant des solutions existent, vous les notifiez justement dans votre rapport. Pourquoi est-ce que ça n’avance pas plus vite ? Qu’est-ce qui pourrait être fait, qu’est-ce que le gouvernement notamment pourrait faire pour agir rapidement et résoudre un certain nombre de problèmes ? Il y a le gouvernement d’une part, me semble-t-il, et puis il y a d’autres acteurs du logement, du logement social, et du logement pour les étudiants en particulier. En ce qui concerne le gouvernement, depuis trois ans, il faut quand même reconnaître qu’il y a eu un effort important en matière de réhabilitation et de construction, En région Ile de France et dans les zones tendues en particulier, le foncier est très cher ! Ce n’est pas évident, d’acquérir du foncier, du bâtiment bâti pour y construire, y réaliser du logement pour les étudiants. Quand il y a pénurie, les loyers « ». Et même si aujourd’hui il y a un certain tassement, à cause de la crise économique, il n’en reste pas moins que beaucoup de ses loyers sont trop coûteux pour les étudiants. Même si il y a l’aide au logement, la revalorisation des bourses, Je pense que dans les cinq ans qui viennent, s’il y a une véritable volonté politique au niveau gouvernemental, et je sais qu’elle existe, on devrait pouvoir s’en sortir. Mais à côté de l’Etat, à côté du gouvernement, il y a les autres partenaires du logement, que sont les bailleurs sociaux, les associations, les collectivités locales. La volonté politique des élus locaux est déterminante en matière de construction. Rien ne peut se faire sans eux. Quand j’étais maire de Versailles, j’ai créé des petites résidences

Comment pensez-vous que vont évoluer vos relations avec Jeudi Noir ? Est-ce que vous pensez continuer à les aider ?

avec des studios pour les étudiants. Et on a réalisé une de ces résidences !D’autres sont encore dans les cartons parce que par malheur même quand il y a volonté politique, il y a beaucoup d’obstacles fon-

Ils savent qu’ils peuvent compter sur moi. Chaque fois qu’ils auront des

Versailles, qui est actuellement devant le tribunal administratif, car il y a un recours de voisins qui ne souhaitaient pas avoir une résidence universitaire ; même je dirais relativement modeste !

P°16 / INTERVIEW


CONTREPOINT # 16

Et que pensez-vous de la polémique qui a eu lieu à Antony avec la fermeture cet été d’un bâtiment de plusieurs centaines de chambres ? Marie-Jo Erhard-Weil de l’association « Les amis de la résidence universitaire d’Antony » tente notamment de dénoncer la volonté de Monsieur Devedjian de diminuer la capacité de la plus grande cité universitaire d’Europe qu’il considère comme un « kyste ubain ». Là, pour le coup, nous pouvons nous interroger sur la volonté d’agir des pouvoirs locaux ? A ce sujet là, j’ai demandé à cette dame, qui est la Présidente de l’association des amis de la résidence universitaire d’Antony, ainsi qu’ au président de l’UNEF qui est venu me voir lui aussi, de m’envoyer les éléments me permettant d’interroger Valérie Pécresse pour savoir exactement quelle est la situation, qu’est-ce qui s’est passé, qu’est-ce qu’on envisage de faire, ... De façon à ce que dans un premier temps je puisse baliser le terrain, pour savoir où je mets les pieds ! Pour connaître les thèses des uns et des autres. Mais c’est vrai qu’il ne me paraît pas normal que lorsque l’on détruit des logements pour les étudiants, préalablement on ne reconstruise pas autant que ce qu’on envisage de détruire. Ca pour moi c’est une règle fondamentale.

Ce mois-ci, nous publions une enquête intitulée « Avez-vous toujours confiance en l’université ? » Vous-même, croyezvous encore en l’université ? pose pas le problème de leur crédibilité. L’université sur le territoire de ma circonscription Versailles Saint Quentin a une bonne réputation universités étrangères. D’autres sont plus à la traîne. Beaucoup de nos universités ont des atouts et je pense que la réforme initiée par Valérie Pécresse en matière de gouvernance permettra a beaucoup d’entreelles d’atteindre une taille critique mieux adaptée à la concurrence internationale, de développer des points d’excellence. Je suis frappé de constater combien de jeunes aujourd’hui vont faire leurs études ou une partie d’entre elles à l’étranger. Cela oblige nos universités à constamment s’adapter.

je n’adhère pas du tout à cette idée « qu’il ne fait pas bon être jeune aujourd’hui.

Etienne Pinte

» »

Plus largement, si on ajoute à cela le taux de chômage chez les jeunes ainsi qu’une crise de confiance dans les universités . On dirait qu’il ne fait pas bon être jeune en ce moment ... (Il sourit) Non je n’adhère pas du tout à cette idée qu’il ne fait pas bon être jeune aujourd’hui. On a tous été jeune, vous êtes jeunes, je l’ai été! J’ai moi-même résidé dans la résidence universitaire du boulevard Jourdan à l’époque ! C’est vrai que les conditions sont peut-être jeunes travailleurs. Il est évident qu’à l’époque de ce qu’on appelle les trtente glorieuses, on pouvait faire des études relativement facilement, on pouvait trouver du travail facilement, c’était quasiment le plein emploi. Aujourd’hui, d’abord et c’est une bonne chose, il y a beaucoup plus de jeunes qui font des études. Donc forcément a-ton pris la mesure, de cette montée en puissance ? Celle-ci remonte en fait au début des années soixante au moment où, si ma mémoire est bonne, on est passé à la scolarité obligatoire de quatorze à seize ans. Et ensuite forcément, les jeunes ont pu entrer au lycée, faire des études supérieures, des études universitaires. Mais on ne s’est peutnous mêmes. On n’a pas su assez accompagner ce mouvement en bourses, en aides au logement, en résidences universitaires. chances, une autre qualité de vie qu’autrefois : ils ont accès beaucoup plus d’informations, aux nouvelles technologies, voyagent beaucoup

INTERVIEW / P°17


CONTREPOINT # 16

Pratique du Ramadan / vie étudiante: une question de choix ?

Savez-vous comment est vécu le Ramadan pour un étudiant musulman ? Malika, une étudiante de confession musulmane, nous fait découvrir la pratique du jeûne et sa conciliation avec la vie d’étudiante. Malika, étudiante en Master 1 de Droit européen, musulmane de 22 ans, fait cette année le Ramadan. Le Ramadan est un mois de jeûne pour les musulmans, imposé par Dieu dans le Coran. Il a lieu le neuvième mois de l’année lunaire, mois où, selon l’Islam, tous les Livres sacrés (Les livres d’Abraham, la Torah, la Bible et le Coran) sont descendus sur Terre. Il correspond au cinquième pilier de l’Islam avec l’aumône (zakât), la prière (assalat), la profession de foi (chahada) et le pèlerinage à la Mecque (haj). Les piliers de l’Islam sont les cinq grands principes

LE JEÛNE AU QUOTIDIEN. Malika nous explique que tout musulman pratiquant le Ramadan ne peut ni manger, ni boire, ni fumer, ni avoir de relation sexuelle de l’aube au crépuscule durant tout ce mois. En effet, le Ramadan est un temps de spiritualité pendant

seulement l’accomplir cinq fois par jour comme à l’accoutumée mais aussi de manière plus intensive en se recueillant la nuit. Quand il y a impossibilité de les faire la journée, elles peuvent être reportées pendant les moments libres. Quand arrive le crépuscule, tous les musulmans peuvent commencer à manger, et ce, jusqu’à l’aube. En général, ils boivent un grand verre de lait fermenté ou de l’eau, avec des dattes. Puis, ils continuent en prenant de la soupe, des bricks, du pain fait maison, du couscous ou d’autres plats traditionnels. Cela n’est pas le cas de Malika. Loin de sa famille la semaine, elle ne peut cuisiner tous ces plats toute seule ce qui ne l’aide pas beaucoup dans son jeûne. Pour cela, elle a décidé avec des amis musulmans de se rassembler certains soirs pour manger ensemble. C’est justement cette solidarité entre amis de même confession qui l’a poussée et soutenue à faire le Ramadan. Malika mange trois fois dans la nuit : une fois à la rupture du jeune, une deuxième fois deux ou trois "Loin de ce cliché, d'instants privilégiés entre amis de même confession".

Réalisé par Simon

Naouri

LA CONCILIATION AVEC LES ÉTUDES. Cette cadence n’est pas facile à assumer tous les jours, surtout quand le Ramadan tombe en même temps que la rentrée universitaire. Cette année, celleci ne coïncide pas avec le Ramadan. Mais quand cela est le cas, il est certes possible d’étudier, mais la fatigue et le manque de concentration se font sentir. Quand il s’agit de faire un job d’été, cela est moins éprouvant mais tout dépend du travail effectué. En ce moment, Malika s’occupe d’inscription universitaire, ce qui n’est pas trop fatigant mais il lui est déjà arrivé d’être vendeuse ce qui oblige à parler toute la journée et provoque la sensation de soif. Cependant, certaines dispenses sont accordées par le Coran pour les femmes ayant leurs règles au moment du jeûne. Celles-ci doivent le rompre et rattraperont les jours non jeûnés après le Ramadan. Il en est de même pour les personnes suivant un traitement médical, celles-ci payent en contrepartie l’équivalent d’un pain qu’elles donnent à un pauvre. Face à la réaction de certains disant « je ne pourrais pas jeûner », elle répond qu’au-delà de la sensation de faim que le jeûne engendre, cela procure un sentiment de bien-être. « Tu te sens plus proche de toi-même, plus proche de Dieu, tu te sens plus spirituel car éloigné des choses matérielles. » Suzelle Gaube

P°18 / CULTURE


CONTREPOINT # 16

« Droit dans les yeux » : Une vision étonnante du monde sous les flashs des reporters. L’exposition « Droit dans les yeux » met en lumière des témoignages de reporters de tous les continents. Dans ce court voyage, le visiteur est invité à s’interroger sur le sens de nos sociétés actuelles à travers ses dictatures, ! A l’heure où la mort du photojournalisme est redoutée, des hommes continuent de braver tous les dangers et à risquer leurs vies dans l’exercice de leurs métiers. Cette exposition, « droit dans les yeux », au travers de 80 clichés pris aux quatre coins du monde, nous invite à une lecture inédite et surprenante du monde tel nous obligent à regarder la réalité du monde en face. Réalité qui peut à la fois être dramatique ou à l’opposé pleine de légéreté. Comme le dit le reporter Paolo Pellegrin, «on photographie pour ne pas qu’on puisse dire qu’on ne savait pas ». Ainsi, chacun à leurs manières, par leurs photos qui constituent des preuves, ces reporters, dont l’œil est ce que sont les mots à l’écrivain, nous plongent dans la réalité du monde actuel sans ménagement. La richesse de cette exposition réside dans la pluralité des messages envoyés et des sujets photographiés. Pourtant, au travers de ces clichés, un mot revient sans cesse celui de liberté.

Abbas

Poveda

A MILLE LIEUX DES CLICHÉS. La première découverte est celle de Cathleen Naundorf. Son « fantasme de mode » nous envoie dans le monde des grands couturiers. Par le jeu des couleurs, ses portraits se rapprochent davantage de la peinture que des photos de Elle ou de Vogue. Ainsi, elle témoigne de cet univers dans un style surprenant en ôtant à ces photos l’aspect glamour attendu. Ces photos d’un monde très

Adeline Farge

Musée d’Orsay James Ensor Du 20 octobre 2009 au 4 février 2010

Titien, Tintoret et Véronèse... Rivalités à Venise Du 17 septembre 2009 au 04 janvier 2010 Musée du Louvre

Renoir au XXe siècle Du 23 septembre 2009 au 4 janvier 2010 Galeries du Grand Palais

Crookers au Social Club le 16 octobre prochain !

par exemple des américains de The Virgins le 26 octobre au Bataclan ! La merveilleuse voix de Melody Gardot sera à nouveau dans une salle parisienne le 13 novembre prochain, et à l’Olympia cette fois ! A ne pas manquer.

Droit dans les yeux, galerie Polka, 12 rue Saint-Gilles, 75003 Paris, Jusqu’au 7 novembre. Entrée libre.

Cette dernière est organisée par le MoMA, le Museum of Modern Art de N.Y. La rentrée, c’est aussi le moment de retourner s’enfermer dans les salles de

DES VISIONS DISSEMBLABLES. De son côté, Mickael Bougouin apporte un témoignage sur la jeunesse iranienne, «la génération K», celle de Khomeyni. Pour retranscrire leur quotidien, il fait le choix de laisser de coté le tragique. Comme il le dit lui même, il est à «contre courant du photojournalisme qui dénonce et revendique une image optimiste de l’humanité». Pour symbole de la transgression au régime des Mollahs, il privilégie l’univers des plages de la mer Caspienne, lieu de joie par excellence, au prix de lourdes sanctions. A cette insouciance, s’oppose le carnet de guerre de Paolo Pellegrin qui fournit une documentation sur les drames contemporains. Ce dernier ne ménage en rien son spectateur et l’expose à des images de désolation et de destruction en guise de témoignage des effets de la guerre et la pauvreté dans les sociétés actuelles. A des kilomètres de ces crises actuelles, Steven Siewert nous transporte dans l’univers intemporel, kitsch et bariolé des nostalgiques d’Elvis et Johny Cash.

Paolo Pellegrin

Nous y voilà, c’est la rentrée ! Et avec elle, reviennent les imposantes expositions parisiennes qu’il ne faut (nous dit-on chaque année)absolument pas rater. Ainsi cet automne, vous pourrez découvrir ou redécouvrir le travail de « Renoir au XXe siècle » au Grand Palais, ou bien vous pencher sur le travail des peintres vénitiens du XVIe siècle ; c’est au Louvre dans l’exposition intitulée « Titien, Tintoret et Véronèse... Rivalités à Venise ». Plus originale mais tout aussi inté-

Abbas. Là, au travers de ces clichés, regroupés sous le nom «Iran les visages de la liberté», il est question d’instants de vie quotidienne, de liberté volés, d’éclat de rires et d’insouciance arrachés à prix fort. Ce travail d’investigation est à contre-courant de la vision habituelle de cette population marquée par les guerres et l’autorité du régime des Mollahs. Le reporter a fait le choix de laisser de côté le sombre pour ne conserver que la joie même éphémère. De même, cette photographie d’une femme voilée prend un sens différent sous son appareil. A la soumission, Abbas nous renvoie la vision de femmes libres et élégantes où le tchador n’enlève rien à la beauté féminine.

CULTURE / P°19


CONTREPOINT # 16

IIntroduction au FFSU Boudé par les médias français, le sport universitaire bleu-blanc-rouge jouit pourtant d’un bon classement. 5ème rang mondial lors des championnats du monde de 2008, 7ème aux Universiades d’hiver 2009 et 13ème aux Universiades d’été 2009, la France n’a pas à rougir de ses venus de 121 pays. Et pourtant, le sport universitaire demeure très discret dans l’hexagone. gros plan sur la fédération française du sport universitaire (ffsu).

Fondée en 1978, la FFSU a pour vocation de promouvoir et d’organiser la pratique de la compétition sportive amateur pour les étudiants des établissements d’enseignement supérieur. Forte aujourd’hui d’environ 8.000 licenciés, le nombre ne cesse d’augmenter d’année en année, elle organise les compétitions à toutes les échelles et selon tous les niveaux. Ainsi, il existe des championnats nationaux pour les grandes écoles comme l’ESCP ou HEC, les académies universitaires, à Paris I,II,IV,V,VI,VII, Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (Staps) qui forment les professionnels du secteur sport puisse s’amuser, concourir et se surpasser. En 2008, pour la première fois, le nombre d’inscription dans les grandes écoles a dépassé celui des universités. On note que beaucoup s’inscrivent dans les sports collectifs. Au niveau international, la FFSU via la Fédération International du Sport Universitaire (FISU) organise chaque année des championnats d’Europe, les années paires des Championnats du Monde Universitaire et les années impaires des Universiades d’hiver et d’été. Le succès grandissant du sport universitaire débouche sur la multiplication des tournois. Comme par exemple, la création du premier tournois universitaire français de Bridge, qui débutera le 11 octobre 2009 à Saint-Cloud, le jeune tournois international de Tennis le «Master’U BNP Paribas» crée en 2006 ou encore le championnat international de Savate (boxe française) à Rappelons qu’ Alain Bernard, champion olympique du 100m nage libre (NL), vice-champion olympique du relais 4x100m NL et 3e du 50m NL aux JO de Pékin 2008, est médaillé d’or sur le relais 4x100m NL à l’Universiade d’Izmir 2005.Bons jeux ! Amanda Breuer

P°20 / SPORT

Joseph melin


CONTREPOINT # 16

Chaque mois retrouvez une bande-dessinée réalisée par un étudiant membre de l'association de BD "Bulle d'Ox". Ce mois-ci, BD / P°21


CONTREPOINT # 16

fanny griessmer

7

3

6

5

2

1

7

8

3 5

6

2

1

3

2 9

7

4

9 1

9

8

4 4

3 6

5

2

5

5

2

8

3

2

6 9 3

8

5

3

9

2 7

8

6

5

3

5

4

4

7

4

3 9 2

8

9

4

6

7

3

6 5 8 1

3

1

1

9 7

5 7

9

4 7

5 4

4

8 9

6 6

7

6 2

7

9 6 1

2 8

6

2 4

4 8

1

9

9

5

4

8

7

2

9

4

6 8

6

P째22 / JEUX

9 3

3

1

2

6 1 3

4

5

9

7

7

8

3 8

9

2 1

3

5

5

1 5

7

4

6 3

1 8

5 1

8

2

7

2

3 5


Les partenaires de Contrepoint :


organisé par la :

Le festivaL artistique étudiant est organisé en partenariat avec Les universités de paris et Les centres d’animation de La viLLe de paris.

Contrepoint n°16  

Numéro de rentrée

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you