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#18 Déc.2009

LE

SALAIRE DE VOS

PROFS ENQuÊte

Enquête sur le revenu des enseignants de l’enseignement supérieur

FACOSPHèRE Le classement de Shanghai

Bertrand Monthubert, secrétaire national du PS

Culture

Sourya, le nouveau top de la pop

SPORT

Le Kin ball, un sport géant

www.contrepoint.info

Gratuit. Ne peut être vendu. Ne pas jeter sur la voie publique.

Interview


www.lmde.tv la première web télé étudiante

Connectez-vous !

Avis à tous les réalisateurs ! Le festival Silence, on court ! revient pour sa 3e édition.

Proposez vos films sur

www.silenceoncourt.fr Silence, on court ! c’est 3 jours de projections, une salle de 900 places, un jury de professionnels et plus de 2 000€ de prix. Un événement organisé par l’envolée bleue en partenariat avec les affaires culturelles de l’Université de Nanterre - Paris X et La locs.


éDITO

Plutôt vacances ou partiels ?

Le classement de Shanghai.

p.10

Au solaire, Citoyens.

p.11

par l’association Universiterre

Surprise !

p.12

 Le «Cellograph», nouvel espace de créations urbain.

p.14

INTERVIEW

Bertrand Monthubert, secrétaire national du PS

p.16

CULTURE

Sourya, le top de la pop !

p.18

Le Kin-Ball, un sport made by Gulliver.

p.20

L’excitation à l’approche de Noël

p.21

ZOOM

SPORT BD

par l’association Bulle d’Ox

JEUX

Pour quel type de vacances de fin d’année es-tu fais ?

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Contrepoint remercie ses partenaires :

PORTRAIT

p.06 Imprimeur : CHEVILLON imprimeur - 26 boulevard Kennedy - B.P. 136, 89110 SENS CEDEX / Dépôt légal : La Presse 2.0 / ISSN n°2102-0582 / Tirage : 10 000 exemplaires

ENVIRONNEMENT

Le salaire de vos profs.

Couverture : Prof, personnage emprunté au film Blanche Neige et les Sept Nains • Photographe : La Mèche & l’Adam

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Direction artistique : Florian Adam, Rémi Chauvin (La Mèche & l’Adam) •Photographe : Robert Soriano

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Retrouvez bons plans et infos du mois à venir.

Rédacteurs : Lilia Blaise, Jacques Bury , Adeline Farge, Coraline Lamour, Ariane Lecointre, Thomas Mossino, Alice Owieczka

ACTUS

Directeur de la publication : Thomas Mossino • Rédacteur en chef : Jean-Michel Onillon • Secrétaires de rédaction : Thibault Appell, Pierre Gastineau

SOMMAIRE

Ca y est, c’est parti ! Les partiels sont à nos portes. Beaucoup d’entre-nous commencent à stresser, d’autres sont déjà passés du côté obscur de la force des révisions pendant que les derniers continuent à s’enivrer comme si de rien n’était. Heureusement, les vacances arrivent et avec elles une nouvelle année. 2010, année de revalorisation salariale pour nos enseignants ? D’ici-là, nous nous sommes plongés dans leur complexe rémunération, entre primes, statuts et précarité… L’un d’eux, Bertrand Monthubert, secrétaire national du PS à l’enseignement supérieur et à la recherche à répondu à nos questions. Et nous donne sa vision de l’université et de la place de la France dans le classement de Shanghai. Un classement dont la dernière mouture est sorti le 4 novembre dernier et que nous tentons de mieux comprendre dans ce numéro. A découvrir également ce mois-ci un groupe de musique, Sourya, un sport, le Kin-ball, et plein d’idées cadeaux ! Joyeux Noël, ou Bonne année ! Jean-Michel Onillon


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www.co

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• Dix mois de bourses au lieu de neuf ? Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche souhaite améliorer le systè me des bourses. Aujourd’hui, il s’avère qu’une année universitaire s’étale de septembre à juin. Or, les étudiants boursiers ne perçoivent que neuf mois de bour ses. Un groupe de travail dirigé par Patrick Hetzel, direc teur général pour l’enseignement supérieur et l’inse rtion professionnelle (DGESIP) aura pour mission d’éta blir l’état des lieux sur la réalité de la durée d’une anné e universitaire. Les universités auront ainsi la poss ibilité de tout mettre en œuvre pour répondre aux critères établis dans le cahier des charges et permettre à leurs étudiants d’obtenir un mois de bourse supp lémentaire.

Edito réalisé par Lilia Blaise, Jacques Bury & Coraline Lamour

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édition t durable sixième ppemen lo e v é d n rganise la o o ti e ra sur le rn é a , n • Gé durable Val de M t pement Paris XII p é it lo e rs v e m é iv e ent e L’un ration d environn é l’ n r é e G rv e ours icipants, le, prés du conc sponsab . Les part  » re s re té ili tu b fu Mo réfléchir érations thème «  doivent r les gén ), s u e o n p n s o e urc 4 pers eront de les resso (jusqu’à i favoris e u q ip u s q e é u en nt à la techniq seuls ou arantissa tions ou g lu o ts s n , e s duit oncours déplacem aux pro l  ». Le c es de ia c o rm s fo re s lle tout type t équilib «  nouve 5 et de itoriale e + rr c te a b n s. à io és nt primé de bac fois coh iers sero tudiants s é s o x d u a rs ars rt meilleu le 31 m est ouve Les trois ossiers . d ts s n e e d m se remise d’établis tions et s inscrip e d re tu Clô site : 2010. ns sur le m formatio n ’i d s ond2.co lu P generati

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nts x étudia sent au s re rk té 19 o n rtir de e afterw ques s’i si, à pa iscothè •La foli in d A e . la d rk s sur de en plu afterwo ancher De plus soirées h é s d e e s d s t soirée de nou dédien plus, la permis et leur e D t s . r » e u e o s hé il nou lème p « branc un prob heures, c ol » ou u o t a h e c s s s e « old risienne inuit, plu musiqu nuits pa rs de m u s e to ll n fo le aux a ous les termine ain. A n à la lendem le t li u heures sortir d s! dès 19 e é ir o 71 rn s a i le h es ac le jeud e pour les étud orbonn xemple S e r la a e p d -vous x pas Rendez t, à deu Le Sain e u q è discoth nt ! rk étudia afterwo

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école ».

le site car ils « considèr[ent] que l’avenir de l’internet c’est la vidéo ». Il est notamment possible d’y trouver des «  conférences et événements organisés par [l’]

•Les grandes universités débarquent sur Youtube Youtube lance une chaîne vidéo dédiée aux grandes universités de sept pays : France, Italie, Israël, PaysBas, Russie, Espagne, Royaume-Uni. L’école de commerce HEC, par exemple, a créé une chaîne sur

•La vil le de P aris lan Mis en ce le d place d ébat ch epuis le ez les é créé pa 18 nov tudiants r la ville embre d e dernier, Paris à de disc « Etudia uter et destina particip nts de tion de L’insert Paris s étudia er à dif ion pro le Con fé nts. Via re ntes pis fession seil » e leur sit les étu te st un o n s e d ll e, il es e des e réflex diants util t possib sont in io je n u p n discus ro e s diplô le pour vités à posées sion, le m e . d u é é x s b , attre. P s objec premie précis tifs visé lutôt q r gran doiven u s e d p d a th e r t être d ce proje èm e s se résu Guillot, élibéré ur leq t sont c m er à adjoint es au uel un sim lairs : le au mair sein du ple foru Pour l’ s réflexio e de Pa C instant, o m de nseil, p n s ri fi s x . ées su les avis uis rem choisi r un th ises en sont p sachan èm e artagés m ai 2 0 t que énorm s 10 à D l’ ur cett insertio ément idier e initia n profe d e tive. «  jeunes ssionn sceptiq Le pre elle de aujourd ue » dé mier th s jeune ’hui, se clare a èm e e VII. D’a s est u u p le rès pre m st bien e utres c n n prob t le côté mière im o m lème q me Anto d p « Il y a é re b a ssion A ui touc t u ine, étu n déjà de p eu sim ïda, étu he diant à bonnes plifié m diante profess Paris V propos e laiss en phy ionnell III, salu itions d e s iq e u e m e-chim nt au c ais aus ans la ex… » ie à Pa ontraire si des rubriqu ri s l’ p a e ro s d p p ébat, p ect part osition Le poin as seu icipatif  s sur la t fort d lement : façon d e ce pro sur l’in les cap e je mieux t est do sertion tivent. R tr o n u c e v b e s te aujo r un sta ien d’ê bonnes urd’hu tre cen ge par réactio i à savo tré sur ns ont ir On esp le q s p u é a e tudiants r exem lles sero ère do ple déjà nt les re et des nc que un effe eu lieu thèmes tombée le Con t sur le sur le th seil, bie qui s exact fu n è tu de c et m e de lancé, r de la décem outil. D l’insert c bre). D o v ie n ti n é e ion pro uera sa tudiante ’ici là, v Pour p fession route e ous av parisie lus d’in n t e e n z q ll n e u ju e . e les d squ’au (proch fos : htt ébats a aine ré mois d p://leco uront union e mai p nseil.e du Con our pa tudiantd rticiper seil le eparis.f 16 à l’aven r et sur ture. www.c ontrep oint.info

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Le salaire de nos profs • Réalité mal connue ou sujet tabou, la question des rémunérations des enseignants reste souvent sans réponse. Le débat sur la formation des maîtres relance la polémique sur la valorisation des diplômes par le salaire. «  Aujourd’hui, la fonction enseignante n’est pas reconnue et elle n’est pas valorisée. Moi, je souhaite une meilleure rémunération, dès l’année prochaine, des meilleurs enseignants à l’université selon leur engagement pédagogique  ». Voilà ce à quoi s’engageait Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, au « Grand rendez-vous » Europe 1-Le Parisien/Aujourd’hui en France. C’était le 19 octobre 2008 et quelques mois plus tard, le milieu universitaire luttait contre le passage en force de la réforme de l’évaluation des enseignants. Mais qui sont ces « meilleurs enseignants » ? L’avancement en échelons est automatique, tandis que le passage d’une classe à l’autre se fait sur dossier : l’enseignant peut le présenter soit devant le Conseil National des Universités, soit devant le Conseil d’Administration de son université. Probablement ces chercheurs émérites, qui dispensent soit 128 heures de cours par an, soit 192 heures de TD, soit encore 228 heures de TP. Leur activité principale reste la recherche. Cette occupation chronophage se double de tâches administratives, de conseil aux étudiants, de tutorat, de définition du contenu des programmes… Ces enseignants peuvent progresser au cours de leur carrière, selon des « classes », qui comprennent à chaque fois un certain nombre d’«  échelons  ». L’avancement en échelons est automatique, tandis que le passage d’une classe à l’autre se fait par choix. Ainsi, le salaire d’un professeur augmente en fonction de son grade. La réforme des universités propose un « plan carrière », qui réduit le temps passé dans chaque échelon. Ainsi, l’ancienneté exigée pour passer d’un échelon à l’autre se trouve réduite, rendant possible une augmentation plus rapide du salaire (entre 243 euros et 514 euros brut par mois).

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Or, « ce que rejettent les universitaires, ce n’est pas le fait d’être évalués, c’est la façon dont le nouveau décret envisage de le faire » selon Vincent Jouve, professeur de littérature, sur le site d’information Bakchich. Le professeur poursuit son explication  : «  la recherche d’un universitaire sera évaluée tous les quatre ans par ses pairs à travers une instance nationale indépendante (le CNU) ; mais le président de l’université où officie l’enseignant ne sera pas tenu de suivre l’avis du CNU. Chaque président décidera, seul, de favoriser ou non la recherche d’un enseignant en fonction de critères locaux ». Cette évaluation a pour but de déterminer ces bons enseignant-chercheurs – aussi bien attachés à leurs élèves qu’à leurs recherches – qui méritent une prime « d’excellence » allant de 3 500 à 15 000 euros par an ! M. Jouve s’insurge contre la décision du ministère. Pour lui comme pour beaucoup d’enseignants-chercheurs, la nouvelle méthode d’évaluation risque de faire du salaire un outil de chantage. Les enseignants-chercheurs – professeurs ou maîtres de conférences – sont relativement « sous-payés » selon la journaliste MarieEstelle Pech dans un article du Figaro (12/02/2009). Un professeur d’université gagne en début de carrière 2 888 euros par mois, salaire qui est quasi doublé (5 798 euros) lorsqu’il part à la retraite. Quant au maître de conférences qui commence sa carrière à 1764 euros net par mois, il peut terminer à 4 229 euros. Ceci sans compter les indemnités et bonifications d’anciennetés notamment (qui permettent d’obtenir une meilleure retraite) selon les chiffres du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Et les enseignants tout court… Les chercheurs représentent 60,1% des professeurs de fac, alors qui sont les 39,9% restant  ? Une minorité non concernée par les augmentations de salaires, non-évalués, que sont les professeurs agrégés (PRAG), les professeurs certifiés (PRCE) et les vacataires. Les PRAG et les PCRE sont des enseignants du secondaire, ils représentent 16,1% du corps enseignant des universités. Ils ne font pas de recherche, mais peuvent dispenser 384 heures de cours par an. Souvent relégués aux seconds rôles, certains se disent méprisés par les éminences du corps professoral. Quoiqu’il arrive, ces «  purs enseignants  » sont moins bien payés que les chercheurs, entre 1 423 et 3 615 euros par an pour les PRAG. Les vacataires se chargent de faire les (nombreux !) cours restants. Ils ont un emploi pour le moins précaire : payés entre 20 et 40 euros nets par heure, ces profs n’ont pas le droit aux indemnités de chômage, n’ont pas de congés payés, leur salaire est reversé à la fin du semestre et non du mois. Jusqu’à maintenant, ces heures permettaient aux enseignants du supérieur d’arrondir les fins de mois,


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mais l’heure supplémentaire est payée 150 euros dans les lycées et les BTS, ce qui fait évidemment une sacrée différence. Les autres enseignants sont les Attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER) et les moniteurs des centres d’initiation à l’enseignement supérieur (CIES). Ces jeunes doctorants viennent grossir les rangs des enseignants-chercheurs, afin de mieux connaître la profession à laquelle ils se destinent. Il s’agit dans ces deux cas d’un contrat à durée déterminée d’un an renouvelable une fois. Les ATER enseignent à temps plein et sont payés 1693,85 euros nets par mois plus une prime annuelle de l’ordre de 1 200 euros par an (montants du salaire et de la prime en brut). Les CIES donnent des cours à temps partiel, ils bénéficient d’une allocation de recherche, à laquelle s’ajoute un revenu mensuel de 355,40 euros brut par mois. Primes : des bonus plus ou moins bien acceptés Il existe différentes primes qui permettent à nos profs d’arrondir leur fin de mois. Elles sont au nombre de cinq (cf. encart). La prime d’excellence scientifique, anciennement prime d’encadrement doctoral, est attribuée aux enseignants-chercheurs, aux chargés et directeurs de recherche. Cette prime récompense une activité scientifique jugée élevée mais également les activités d’encadrement doctoral. Afin de bénéficier de cette nouvelle prime mise en place par Mme Pécresse, les enseignants-chercheurs et chercheurs doivent enseigner 42 heures de cours ou 64 heures de TD. Cette prime varie de 3 500 euros à 25 000 euros pour les lauréats d’une distinction scientifique de niveau international. Elle est cependant contestée au sein du milieu universitaire, notamment par Didier

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Chatenay, directeur de recherche en physique du CNRS qui a écrit à sa direction pour refuser a priori ce prix.« Je suis par principe opposé à l’existence d’un quelconque système de primes », a déclaré ce membre du Collectif Sauvons la Recherche. Il préférerait une revalorisation du salaire des autres personnels. Les syndicats de la recherche sont du même avis. Ils condamnent « un système qui exacerbe la compétition et l’individualisme au détriment du collectif » et qui « masque la faiblesse des rémunérations des personnels de la recherche publique  ». L’entourage de Mme Pécresse justifie cette évolution arguant que depuis quelques années les chercheurs se plaignaient de gagner moins que leurs collègues professeurs. En effet, l’ancienne prime récompensait l’encadrement doctoral et de recherche. « Nous avons donc voulu rétablir l’équilibre entre les deux catégories. Si certains n’en veulent pas, c’est leur problème... » ont déclaré des proches de la ministre. L’objectif est de verser cette prime à 20% des enseignants d’ici à 2011. Par ailleurs, les enseignants-chercheurs touchent également des droits d’auteur lorsqu’ils publient des articles ou des ouvrages, en accord en accord avec le droit de la propriété intellectuelle. Certains améliorent aussi leurs revenus lors de missions de conseils ou d’expertise, liées à leurs recherches. Signalons enfin le rapport de l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique), rendu au ministre de l’Enseignement Supérieur le 20 février dernier. Ce texte préconisait une augmentation des salaires des chercheurs, afin d’éviter la fuite des cerveaux, vers les États-Unis notamment. La question reste donc aujourd’hui ouverte  : Comment changer la donne des salaires ? • Coraline Lamour & Ariane Lecointre •

Les primes des enseignants chercheurs • Prime de recherche et d’enseignement supérieur Elle est attribuée à tous les enseignants-chercheurs en activité dans un établissement d’enseignement supérieur. Montant annuel  : 1  176  euros pour l’année universitaire 20032004. • Prime d’encadrement doctoral et de recherche Elle est accordée sur décision ministérielle, sur l’avis d’un groupe d’experts, si l’enseignant-chercheur s’engage à mener pendant quatre ans une activité particulière en matière de formation à la recherche et par la recherche. Montant annuel  : entre 3  359  euros et 6  343  euros selon les statuts. • Prime de charges administratives ou d’administration (si l’enseignant-chercheur exerce des fonctions administratives au sein de l’établissement) Montant annuel moyen (variable selon la nature des fonctions exercées) : 2 019 euros. • Prime de responsabilités pédagogiques (si l’enseignant-chercheur exerce des fonctions pédagogiques spécifiques autres que d’enseignement en présence d’étudiants) Montant variable selon la nature des fonctions exercées : de 456 à 3 530 euros.

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La rémunération des enseignants dans le monde • Le cas particulier du Zimbabwe Les enseignants sont entrés en grève en février 2009 afin d’obtenir une revalorisation de leur salaire. Au Zimbabwe, un professeur gagne 170 euros par mois. Un article tiré du site de la BBC relate la situation catastrophique de ces salariés qui sont parfois obligés de laisser leur classe sans surveillance pour vendre des bonbons dans la cour de récréation, espérant ainsi arrondir leur fin de mois. Corruption dans le Caucase Russe Un professeur en fin de carrière ne gagne que 190 euros. Les places d’universités sont donc à vendre 7000 $ et les étudiants versent 88 euros au professeur pour passer dans la classe supérieure ! Corruption ambiante et rémunération des professeurs ne font pas bon ménage : il va sans dire que les étudiants sont les victimes d’un tel système. Au États-Unis : des professeurs pas si bien payés que ça ! Le coût total d’une année universitaire aux États-Unis s’élève, selon l’université choisie et les coûts de la vie dans sa localité, à un minimum de 20 000 dollars et jusqu’à 45 000 dollars voire plus. Les salaires des enseignants ne sont pas les mêmes d’une université à l’autre, mais d’après une moyenne, ils varient entre 2 200 et 5 700 euros. •


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Que pensez-vous du salaire de nos profs ? • Youenn - L1 Histoire «Ma cousine, professeur agrégé au lycée, gagne 1 500 euros par mois après cinq années d’étude. Ce salaire n’est pas suffisant. Pourtant, j’imagine que les enseignants-chercheurs gagnent plus. Comme dans toutes professions, il existe des inégalités de salaires. Mais ne faudrait-il pas davantage parler d’inégalité de reconnaissance? Pourtant, si les professeurs d’université revendiquent une augmentation de salaire, cela doit cacher une réalité. Il s’agit d’un métier difficile d’accès et qui demande beaucoup de rigueur.»

• Maxime et Alix - L1 sociologie «D’après ce qu’on entend, on peut estimer que les enseignants-chercheurs ne gagnent pas assez. Il existe malgré tout une grosse différence de traitement entre les professeurs du secondaire et ceux du supérieur qui gagnent plus. Ces derniers transmettent un capital de savoir plus important et, à la différence des professeurs du secondaire, ce sont des doctorants. Pourtant, les étudiants qui se destinent aux métiers de l’enseignement ne veulent pas être professeur pour gagner beaucoup. Sinon, ils s’orienteraient vers des professions comme médecin ou avocat.»

• Julien - M1 Information-Communication «Si le salaire des professeurs est compris entre 2 500 et 3 500 euros par mois, la rémunération est justifiée. Je pense qu’en tant que chercheurs et responsables de Master, leur salaire est juste. Mais au- delà, c’est pas normal. Bien que tout dépende des enseignants, je pense que les professeurs d’universités sont correctement payés par rapport à d’autres métiers.»

• Gwendoline - Master 1 Droit privé et Sciences criminelles spé profession judiciaire «Je suis incapable de dire si les professeurs gagnent trop ou pas assez. Pour faire valoir ces rémunérations, il faut prendre en compte le cursus du professeur. Après, il est certain que les vacataires sont sous-payés. Je pense que ce salaire est comme dans tout métier un critère. Mais le plus important reste de faire ce que l’on aime. Si on travaille pour gagner 5 000 euros et qu’on est pas content de son métier, où est l’intérêt ?»

• Eléonore - L1 Philosophie et Arielle - L1 Lettres modernes «A l’université, les professeurs ne gagnent ni trop ni pas assez. Les enseignants du secondaire, eux, méritent davantage. Bien qu’on puisse justifier cette différence de traitement par la recherche personnelle et le travail supplémentaire à fournir, elle n’est pas normale. Il est plus difficile d’être professeur dans le secondaire notamment en raison du rapport avec les élèves. Alors qu’à la fac, les enseignants se consacrent à ce à quoi ils se sont destinés. Avec la conjoncture actuelle, le salaire du professeur, peu élevé mais stable, peut être un critère pour exercer ce métier.» • Propos recueillis par Adeline Farge • Photos : Romain Clerc

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Le point de vue des enseignants • Mise sur la place publique, la rémunération des professeurs reste une question sensible. Mais qu’en pensent les principaux intéressés ? Contrepoint est allé à la rencontre de deux enseignants aux parcours différents. « La rémunération des professeurs est trop faible, comparée à celle d’autres fonctionnaires ou même à celle d’un ingénieur de niveau bac + 4 ». Cette déclaration émane de Jean-Marc Civardi, Maître de conférence en littérature française à l’université de Versailles SaintQuentin en Yvelines. Tour à tour remplaçant au collège, remplaçant volontaire au lycée, puis PRAG (professeur agrégé) pendant dix ans, il a connu divers régimes salariaux. Georges Molinié semble être du même avis. L’actuel président de la Sorbonne-Paris IV, professeur de langue française, déclare ainsi que « le salaire à qualification égale n’est pas très valorisant pour les intellectuels », ajoutant cependant que « ce n’est pas un problème pour [lui] ». Dans les deux cas, le constat est le même : les professeurs sont sous-payés par rapport à leur niveau d’études et à leur qualification. Si tous deux insistent sur le fait que le salaire n’était pas une motivation première pour exercer ce métier, ils soulignent aussi la difficulté des concours. M. Civardi est catégorique  : «  Ce n’est pas assez dit, mais tous les concours d’enseignement, même le Capes, sous-évalué à mes yeux, sont difficiles ». M. Molinié aborde le sujet par l’exemple des lettres : « Les écoles et les concours sont limités en nombre de places ». La formation est longue et ne garantit pas toujours l’accès au poste souhaité. M. Civardi affirme lui que « parfois, la situation est même scandaleuse : par manque de postes, un professeur docteur en physique nucléaire peut se retrouver à enseigner au collège ! »

Georges Molinié, président de l’université Paris IV La Sorbonne.© photo : droits réservés

Promotions, primes : de l’importance de l’évaluation M. Molinié attache une grande importance à cette question : « Il y a toujours eu un système d’évaluation. Le discours selon lequel l’expertise serait une nouveauté dans ce domaine est un mensonge absolu du ministère ». Et M. Civardi de confirmer : « Un chercheur est tout le temps évalué. Cela ne me dérange pas. Mais le problème est de savoir qui évalue ! » Car tout le problème est là. Pour les promotions comme pour les primes, plusieurs instances interviennent. Le président de la Sorbonne souligne que «  pour les primes d’excellence scientifique, c’est l’université qui décide. Auparavant, le ministère mettait en place des commissions particulières qui établissaient des listes de personnes primables. Maintenant, ces commissions ont juste un rôle de conseil  : l’université n’est pas obligée de les suivre dans leurs choix ». En ce qui concerne les promotions, c’est-à-dire le fait pour un enseignant de passer à un grade supérieur, l’ancien système perdure. La responsabilité revient pour l’instant soit au Conseil national des universités (CNU), soit au Conseil d’administration de l’université. Comme l’explique M. Molinié, « le CNU est composé de deux corps : des enseignants élus par l’ensemble du corps professoral, à parité par catégorie - professeurs, maîtres de conférence - et par section disciplinaire - histoire, littérature, langues anciennes -, et des enseignants nommés par le ministère  ». Le problème se situe selon lui dans l’aspect proportionnel du système  : «  Jusqu’à quel point le ministère peut-il se mêler du travail scientifique ? ». Le ministère intervient en réalité presque à chaque opération. Les conséquences de la réforme  : vers de nouveaux plans de carrière ? Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche vante les mérites des nouveaux plans de carrière, notamment la plus grande rapidité pour les professeurs de passer d’un échelon à un autre. Pour les PRAG et les ATER (attachés temporaires d’enseignement et de recherche), ce système de progression à l’intérieur des grades relève de l’université, comme le dit M. Civardi : « C’est le supérieur hiérarchique, le directeur d’U.F.R., qui note les enseignants de son département. Le système de blocage - un enseignant ne peut pas être rétrogradé, mais ne peut pas non plus progresser trop rapidement - permet d’éviter et le favoritisme et le règlement de compte ». Pour les maîtres de conférence et les professeurs, il n’existe pas de système de notation. «  On progresse à l’ancienneté  », affirme M. Civardi. M. Molinié reconnaît « que le ministère a pris un certain nombre de mesures qui sont un véritable accélérateur de carrière, notamment pour les maîtres de conférence débutants ». Avant de préciser que ces dernières s’effectuent « dans un contexte général moins reluisant : il y a moins de budget, et moins de personnel pour une plus grande part de travail sans augmentation de salaire. » Dans le cadre des réformes actuelles, la question de la rémunération des professeurs reste donc un des points sensibles du débat.  Jacques Bury •

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Le classement de Shanghai face à ses critiques

• Journalistes, étudiants, enseignants-chercheurs, tous attendaient impatiemment la sortie officielle de l’édition 2009 du classement de Shanghai, distinguant les meilleures universités mondiales. Pourtant, les critiques persistent à son encontre. Symbole de prestige pour la communauté universitaire, le classement de Shanghai établit le palmarès des 500 meilleures universités mondiales. Et pour la première fois depuis sa création en 2003, une université française a été retenue dans son Top 40. Il s’agit de l’université Pierre et Marie Curie (Paris VI), gagnant deux places par rapport à 2008. Trois autres établissements parisiens réussissent à se hisser dans le Top 100 : Paris-Sud (paris XI), Paris V (Descartes) et l’ENS Paris. Bien que ce classement ne rende pas justice aux institutions universitaires françaises, 23 établissements de l’hexagone réussissent à s’imposer dans le top 500, permettant à la France de terminer 5ème des nations. Toutefois, le top 10 des universités mondiales reste inchangé par rapport à 2008. Les trois premières marches du podium sont donc occupées par les universités de Harvard, Stanford et Berkeley, Cambridge arrivant en 4ème position. Les américaines détiennent donc 17 des 20 premières places. L’unique nouveauté pour cette édition est la publication d’un classement spécifique aux cinq grandes disciplines: chimie, physique, mathématiques, informatique et éco-gestion. Un palmarès controversé Outil au service de la mobilité des étudiants et des enseignants, sans oublier élément de communication externe pour les

L’UPMC, première université française selon le classement de Shanghai. © photo : Volublitas

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universités, le classement de Shanghai fait l’objet de nombreuses critiques. Premier élément contesté : sa méthodologie, fondée sur le quantifiable et le chiffrage. En effet, ce palmarès s’appuie exclusivement sur des critères de performances liés à la recherche et non à la formation. A savoir, le nombre d’étudiants ou d’enseignants nobélisés ou médaillés Fields, d’articles publiés dans les revues de recherche comme Nature ou Science. Compte tenu de ces préoccupations concernant uniquement les sciences dures, les disciplines littéraires se trouvent reléguées aux oubliettes. De plus, de nombreux chercheurs dénoncent des comparaisons entre des systèmes éducatifs profondément différents, favorisant de fait les universités américaines. Par exemple, la France est désavantagée dans le comptage des publications en raison de la dispersion de son ensemble universitaire en 85 universités et grandes écoles. Sans oublier que ses publications ne sont pas réalisées uniquement dans l’enceinte des universités mais peuvent être le fruit d’organismes tels que le CNRS. Malgré toutes ces contestations on ne peut nier l’impact de ce classement sur les prises de décision et stratégies politiques. En mettant le doigt sur les difficultés de nos universités, le classement a incité à la mise en place des réformes sur l’autonomie des universités et le regroupement des institutions. Soucieuse de démontrer la qualité des formations européennes dévalorisées par ce classement international, Valérie Pécresse préconise, elle, la création d’un classement sous forme d’une « cartographie par discipline », à l’échelle de l’Europe. Adeline Farge •


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Le solaire participatif séduit aussi à l’université • Portés par le développement des initiatives citoyennes en matière de renouvelables, des étudiants de Leipzig ont pris conscience du potentiel que représentaient les bâtiments universitaires. Face à un Etat qui traîne à investir, ils ont eu l’idée de proposer aux individus liés à l’université (étudiants, parents, profs...) d’investir eux-mêmes dans des panneaux solaires. Cela à travers un prêt géré par l’équivalent du CROUS (organisme co-géré de services aux étudiants) qui en a garanti le remboursement à taux fixe. Au vu de ce succès, d’autres étudiants ont entrepris des projets similaires dans 15 autres universités allemandes. En France, de nombreux projets mobilisant l’investissement citoyen se développent un peu partout (www.photovoltaique. info). Mais pas encore sur les facs ! Et si, au lieu de demander des investissements à des universités en mal de financement, on créait nos propres initiatives ? A Paris, le groupe Solaire Citoyen ( http://solairecitoyen. wordpress.com) cherche à monter un tel projet de financement collectif de panneaux photovoltaïques. Avis aux intéressés ! Solaire citoyen a besoin de tous ceux qui ont un goût pour l’organisation de projet – et veulent faire la quête aux souscripteurs ! Contact : solairecitoyen@riseup.net •

© photo : La Mèche & L’Adam

Au Solaire, Citoyens

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• La production de l’électricité renouvelable est à la portée de tous depuis que le gouvernement en a favorisé les conditions. Les exemples de projets ne manquent pas - encore faut-il s’organiser pour profiter de cette occasion à l’heure de l’urgence climatique.

L’énergie sur la voie des renouvelables Combattre le changement climatique sans tomber dans les déchets et dangers du nucléaire – voilà la raison de l’engouement mondial pour les énergies renouvelables. Compter sur les fournisseurs traditionnels c’est oublier que le développement des renouvelables entraîne une réduction des marges de leurs centrales fossiles et nucléaires. Il faut donc encourager l’investissement d’autres acteurs. Cela suppose de créer les conditions favorables pour l’investissement dans les renouvelables. Pour cela rien de plus simple que d’obliger les fournisseurs d’électricité à racheter en priorité l’électricité des renouvelables à un prix attractif. Ces deux piliers – achat et prix attractif garantis - constituent le principe fondateur du modèle de « tarif d’achat obligatoire ». Pionnier en la matière, le gouvernement socialiste-Verts allemand l’a instauré en 2000 ; résultat : un développement des renouvelables dépassant toutes les prédictions (passant de 6% à 15% de l’électricité en 2008). En France, l’énergie renouvelable ne représente que 6% de l’électricité consommée.

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Etant donné le cadre règlementaire favorable – depuis 2002 EDF aussi doit racheter le courant issu de l’énergie solaire à un prix intéressant fixé par la loi, pendant vingt ans – les renouvelables devraient trouver facilement ses investisseurs, comme c’est le cas outre-Rhin.

En Allemagne, tout le monde s’y met Alors que les éoliennes sont généralement construites par des grands groupes, le photovoltaïque allemand provient notamment de mouvements citoyens – et ça rapporte ! Des particuliers rassemblent le capital nécessaire pour acheter des panneaux solaires et remboursent leurs souscriptions par la vente d’électricité – l’achat à bon prix étant garanti juridiquement. La logique ici est donc de produire de l’électricité qui alimente le réseau plutôt que de compter sur les individus éclairés (5% en Allemagne) qui sont passés à un fournisseur d’électricité verte (comme Enercoop en France). Si la mesure politique d’obligation d’achat a été copiée par 47 Etats (entre autres la France !) c’est aussi que, contrairement aux crédits d’impôts et subventions directes, elle ne pèse pas sur le budget de l’Etat ! Répercuté sur les consommateurs, le soutien des renouvelables ne pèse que 3% de la facture d’électricité. Nathanaëlle Boutboul et Luke Haywood •


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Reliez les points et découvrez le visage de notre «Guest-star» du mois

• Des points, un visage, et un objet pour la caricature du mois ! Attention un point peut servir plusieurs fois... Petit indice : Elle propose pour 20 centimes une protection aux étudiants, mais elle ne les protège pas pour autant ! •

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Le « Cellograff », nouvel espace de création urbain. • Kanos et Astro un duo d’artistes du 95, amis de longue date, liés au fil des années par la même passion : le graff. Dix ans de créations communes ont donné lieu à un grand collectif : Occasion D’ être Vue (O.D.V), qui a créé, entre autre, le concept du « Cellograff ». En comparaison avec le graff des murs, le « Cellograff » donne le choix aux artistes de créer leurs propres espaces, de respecter la vie urbaine et « de rester en accord avec la ville » comme nous le précise Kanos. Une sorte de symbiose entre l’art et l’environnement urbain. Le support qu’ils utilisent est un simple cellophane, qu’ils tendent entre deux supports( poteaux, arbres...) et qui fait donc office de toile. Le coté éphémère de leurs œuvres s’inscrit donc parfaitement dans la lignée de l’art de rue qu’est le graff. Ces fresques sont le reflet des valeurs de ce duo, nous y retrouvons un équilibre entre leurs différents styles. Kanos avec une composition plus centrée dans l’illustration et le concret et Astro, plus dans une composition calligraphique avec des formes abstraites. •

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• Plus d’info sur www.ikanographik.com et sur www.télésorbonne.com rubrique émission ! •

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Université : le PS retrouve des idées Depuis un an, Bertrand Monthubert, professeur d’université à Toulouse, est secrétaire national du Parti Socialiste à l’enseignement supérieur et à la recherche. Engagé depuis de nombreuses années, ce mathématicien de 39 ans a également été président du mouvement « Sauvons la recherche »

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•Contrepoint : Le classement de Shanghai est récemment sorti. Outre les différentes critiques qu’on peut formuler à son encontre, ce classement ne révèle-t-il pas un certain décrochage de la France en matière de recherche ? Bertrand Monthubert : Ecoutez, ce classement, comme vous le dites, on peut lui faire beaucoup de critiques et de fait, il ne mesure pas le décrochage de la France dans la recherche. Ce qui est clair c’est qu’on décroche en termes de financement de la recherche. Les rapports officiels montrent qu’on est passé entre 2002 et 2008 de 2,23% du PIB à 2,02% du PIB. C’est-à-dire qu’aujourd’hui on est loin derrière la moyenne de l’OCDE. Cela dit, on se rend compte que la France résiste très bien. On a eu un classement – que l’on peut aussi critiquer – qui montre que le CNRS est le premier organisme au niveau international au niveau de la production scientifique. Et finalement, la France réussit l’exploit d’être bien placée en termes du nombre de publication – elle est sixième – malgré le fait qu’on ait un financement qui ne soit pas à la hauteur. C*Et pensez-vous qu’il faudrait mieux valoriser la recherche avec un nouveau classement, comme Valérie Pécresse l’a proposé ? B.M*Franchement, il faut se poser la question de l’utilité de ces classements. Les classements servent, ou peuvent servir pour des gens qui ne connaissent absolument pas le milieu, pour se faire une idée. Mais ils ont énormément de défauts. On peut essayer de donner un certain nombre d’indicateurs. Et avec une batterie d’indicateur avoir une idée de la qualité scientifique de notre pays. Mais il faut être dans la subtilité parce qu’un pays peut avoir certaines forces dans certaines disciplines et des faiblesses dans d’autres. Si on regarde par exemple en France, les mathématiques sont clairement une force. Il y a d’autres secteurs où on est nettement plus faible. Donc, le fait de faire des classements, c’est-à-dire de tout mélanger, est quelque chose qui rend finalement extrêmement mal compte de la situation. D’ailleurs, le vice-président de l’université de Shanghai disait lui-même que ce classement, dans le cadre de la France et de l’Allemagne, n’apportait pas réellement d’informations pertinentes et que, pour ces pays là, il savait quels étaient les universités ou les laboratoires qui étaient intéressants dans tel ou tel domaine. Donc, finalement ce classement c’est un gadget. Il ne sert pas à grand-chose.

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C*Et en même temps, un nouveau classement pourrait permettre de mieux valoriser l’université. Ne pensez-vous pas que ces dernières années l’université a une image de plus en plus mauvaise ? B.M*Vous avez complètement raison. Cela fait quelques années que l’université a malheureusement une image mauvaise. Maintenant, il y a une qualité dans beaucoup de secteurs de la recherche française. Une qualité qui est connue et reconnue. Ce que je crois surtout, c’est que la méfiance qui existe vis-à-vis de l’université est essentiellement une construction politique pour essayer de lui imposer des réformes. C*Dans une note sur le CNRS, vous écrivez « Pour le Parti Socialiste, une autre politique de recherche est nécessaire, et une réorientation du budget 2010 indispensable, comme nous l’avons proposé récemment. » Quelle politique ? Et quelles réorientations ? B.M*Premier axe, il faut que nous sortions d’une logique qui est totalement destructrice, et condamnée comme telle, qui est une logique de mise en concurrence de tous. Les enseignants chercheurs sont en concurrence les uns contre les autres. On met les laboratoires en concurrence les uns contre les autres, les universités les unes contre les autres. Tout cela est une logique extrêmement pernicieuse qui va à l’encontre du fonctionnement propre de la recherche. J’expliquai sur mon blog, dans un billet intitulé « La recherche, individuel ou collectif ? », que l’activité de recherche est une activité collective. Et, le fait de mettre en place des financements fondés sur la concurrence va à l’encontre des besoins même de la recherche. Ça occasionne aussi la montée du secret. Il faut casser

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cette logique là, qui est une logique destructrice, et lui substituer une logique de coopération. Le deuxième axe de réforme, c’est qu’il faut impérativement redonner de l’autonomie aux acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche. C* Et donc la loi LRU ? B.M*Justement non, parce que la loi LRU n’est pas du tout une loi d’autonomie. Il faut l’abroger et la remplacer par une loi qui redonne de l’autonomie aux acteurs alors qu’ils en ont été fortement privés, en particulier les chercheurs. Il est légitime que le pouvoir politique fixe les grandes orientations mais ce sont ensuite les chercheurs qui doivent les mettre en musique et définir une politique scientifique pour satisfaire ces grandes orientations. Or aujourd’hui, ce sont les pressions politiques ou industrielles qui gouvernent de plus en plus l’activité des chercheurs. C*Mais, le président d’université n’est-il pas le représentant des enseignants chercheurs de son université ? B.M*Mais, comment voulez-vous que dans une université qui compte 2500 personnels, éventuellement tous secteurs disciplinaires confondus, le président soit réellement le représentant de tous les enseignants chercheurs ? Ce n’est pas le cas. Ca ne peut pas être le cas. Il y a une confusion dans la loi LRU entre des fonctions de gestion et des fonctions scientifiques. L’autonomie, ce serait de dire : vous avez de l’argent qui vous est donné pour quatre ans, vous l’utiliser pour faire votre recherche scientifique. Au bout de quatre ans, vous êtes évalués, et en fonction de vos résultats, on vous redonne de l’argent, ou plus, ou moins, en fonction de vos résultats d’évaluation. Aujourd’hui on a tout le contraire.

© photo : Droits réservés

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C*La fondation d’Harvard dispose actuellement de 24 milliard de dollars, 32 avant la crise. Cela ne vous plairait-il pas d’avoir un tel fond pour votre université ?

B.M*Le problème c’est que comme vous dites : 32 avant la crise et 24 après… Je ne sais pas si vous avez noté mais les universités américaines sont aujourd’hui en grande crise. il y en a même qui ont été au bord de la faillite. Donc je ne suis pas sûr que ce soit un fonctionnement qui soit réaliste et idéal pour la France. De plus, quand on parle d’Harvard, on ne parle pas des universités américaines qui sont de niveau extrêmement faible et qui offrent une formation médiocre. La France a une chance, celle d’offrir sur tout le territoire une formation de qualité. Ce n’est pas le cas des universités américaines où les différences des niveaux de formation sont énormes. Il y a donc là un choix politique. Est-ce que l’on veut se concentrer sur quelques universités qui vont offrir une très bonne formation et tant pis pour le reste ? Ou bien est-ce que l’on essaie d’avoir une qualité de formation qui soit bonne sur tout le territoire  ? Ce qui ne nous empêche pas d’avoir une excellente qualité de formation dans un certain nombre de lieux. On a d’excellents laboratoires et des gens viennent du monde entier pour venir y travailler ou y étudier. Donc je crois vraiment qu’il faut faire attention à regarder un modèle étranger dans toute sa complexité. C* Dernière question, nous publions ce mois-ci une enquête sur le salaire des profs à l’université. Vous Monsieur Monthubert, combien gagnez-vous ? B.M*Je gagne 3100 euros net.

C* Et quel est votre opinion sur la situation actuelle du revenu des enseignants à l’université ?

B.M*Il y a une vraie difficulté sur les salaires de début de carrière, qui sont trop bas. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, quelqu’un qui se présente à un poste de maître de conférences souvent ne peut pas prendre un appartement sans demander, soit à ses parents, soit à des collègues, de se porter caution. C’est quand même une situation qui est problématique et les jeunes ont vraiment des difficultés. Interview réalisée par Jean-Michel Onillon

« Il faut impérativement redonner de l’autonomie aux acteurs de l’enseignement et de la recherche. » 17


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CUlTU RE La culture à petits prix

Le calme avant la tempête

• Contrairement aux idées reçues, se cultiver à Paris pour une modique somme de 0 à 5 euros ne relève pas de l’exploit. Outre les musées nationaux, à portée de portefeuille pour les étudiants depuis avril, de nombreuses organisations proposent des « bons plans » très intéressants !

• On prépare doucement Noël, alors pour cela, quelques conseils cadeaux, bons plans et soirées ...

Concert Radio Classique organise toute l’année des concerts à la Maison de Radio-France (RER C Kennedy) pour pas un centime. Les amateurs de classique et de jazz ou les néophytes apprécieront ce face-à-face avec d’excellents musiciens. Il faut être sur place une demi-heure avant l’événement pour être sûr d’entrer. Assistez à tout prix en ce moment, le mercredi à 19h, aux concerts « Génération Jeunes interprètes » ! Renseignements sur concerts.radiofrance.fr

Au pied de la tour Eiffel, vous avez tous les soirs jusqu’au 31 décembre pour venir admirer la dame de fer se déchaîner de mille feux à l’occasion de ses 120 ans (une fois toutes les heures de 20h à 23h). Un peu plus loin vers Haussmann, les vitrines des grands magasins vous feront revivre vos rêves d’enfants les plus fous. Avec leurs 777 408 mètres carré, non seulement vous êtes sûrs de trouver le bon cadeau, mais en plus, en vous enfonçant dans ces labyrinthes, vous allez vous perdre un peu pour laisser place au foie gras, c’est tout «benèf» !

Spectacles Le Kiosque jeunes (de 13 à 30 ans) de la ville de Paris offre ou propose à tarif préférentiel des places de théâtre, spectacle, danse ou concerts. Par exemple, les deux places pour n’importe quelle pièce jouée au théâtre des Blancs Manteaux sont à 17 euros. Il faut se rendre d ans un des Kiosques Jeunes (au Marais, au Champ de Mars ou à la Goutte d’Or). Les invitations ne sont pas signalées sur le site. Renseignements sur www.jeunes.paris.fr

Allez un petit effort pour les cadeaux cette année, on personnalise. D’après une étude Deloitte, les français préfèrent à 42% recevoir de l’argent. Pour remédier à ça, voici quelques idées sur le site : www. super_insolite.com, avec le sac K7 vous allez faire sensation dans la rue, ainsi qu’avec l’alarme clés, les gants pour fumeur, le papier toilette SUDOKU et plus encore ! Une vraie caverne d’Ali Baba à des prix raisonnables.

Cinéma Pourquoi devoir payer une place de ciné 10 euros sur les Champs quand on peut assister aux dernières sorties pour moins de 5 euros ? Toutes les places du Gaumont Gobelins (XIII° arrondissement) sont à 3,90 euros pour les moins de 26 ans, quelque soit le jour, la séance et le film ! L’UGC, à trois numéros du Gaumont, propose les mêmes prix aux mêmes conditions !

Et pour finir l’année en beauté ; «New year in Paris version 2» vous propose une soirée étudiante le 31 décembre au prix de 20 euros + 2 consos (avec prévente, ou 25 euros +1 conso sur place) à l’espace Moncassin à 21h30. Pour réserver ou plus d’infos, contactez Aurélia Kain au 06 67 64 99 12. Vous avez le choix aussi avec une soirée clubbing «Furie», au Social Club, 20 euros en prévente ou 25 euros sur place. Maintenant vous ne pourrez plus dire que vous n’étiez pas au courant, alors let’s get the party started, et joyeuses fêtes de fin d’année !

Projection-débat Le 21 janvier 2010, si vous avez un penchant pour l’économie et la solidarité cette séance est faite pour vous ! Autour du thème des monnaies et de l’économie sociale et solidaire, Animafac et la Communauté de la Harpe vous proposent deux films « L’open source economy » et « La double face de la monnaie ». La soirée se terminera autour d’un débat. Rendez-vous à la Maison des Initiatives Etudiantes, au 50, rue des tournelles à 18h. Renseignements sur www.animafac.net

Alice Owieczka •

Ariane Lecointre •

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Sourya, une nouvelle pop parisienne • Ce mois-ci, nous sommes allés à la rencontre d’un groupe parisien « dans le vent », comme disaient vos parents. Ils s’appellent Sourya, leur album déchire et ils excitent les filles (enfin !). Rencontre avec Sourya (le chanteur), Julien (clavier) et Arnaud (batterie) autour d’un demi. C : Sourya avant Sourya, c’était quoi ? Comment vous êtes vous rencontrés? Julien : Sourya et Rudy sont cousins. Sou (Sourya, ndlr) et moi on s’est rencontré dans un train de nuit en allant voir un concert de Radiohead. On a bu entre les wagons, ensemble, parce qu’il n’y avait personne d’autre qui voulait boire  ! Et Arnaud, on était pote avec lui avant qu’il ne rejoigne le groupe. C : Quelles étaient vos influences ? Qu’est-ce qui vous a construit musicalement ?

C : Et maintenant que cet album est sorti, qu’est-ce que vous avez de prévu ? Une incroyable tournée ? Grandes salles ou petits bars ? Arnaud : En fait, sur scène, l’idée c’était de réadapter les titres. Ils seront joués de manière beaucoup plus électronique. On est plus dans un registre dance floor même si on joue aussi les balades du disque. La tournée commence fin janvier. Il y aura pas mal de dates en provinces dans des salles assez grandes. En fait, la formation qu’on a nous permet de jouer aussi dans des salles plus petites. On descend bientôt au Truskel par exemple, un bar dans lequel on va souvent. Et la prochaine date parisienne ce sera au Point Ephémère pour les dix ans d’A Nous Paris. Après on a un show case à la Fnac Montparnasse le 22 janvier prochain. Et puis on reviendra peut-être pour le Bataclan ou l’Olympia, on ne sait pas encore… (Là tout le monde se marre.) C : Et sinon, Sourya et le succès, qu’est-ce que ça donne ?

Sourya : Moi au début j’ai voulu faire de la musique pour avoir des meufs ! Mais ça n’a pas marché parce qu’il y a un facteur physique aussi qui joue ! (Sourires) Et donc du coup j’ai essayé de faire de la musique pour faire avancer un petit peu le schmilblick ! C’est-à-dire écrire des chansons avec un petit truc en plus, voilà… Les influences ça va être justement ce genre de groupes ou d’artistes qui vont dans ce sens là, c’est-à-dire Radiohead, Gonzales, Portishead, … Julien : Björk, … Sourya : Blur aussi ! C : Et votre album, Dawdlewalk, comment l’avez-vous construit ? Julien : Sou écrivait les chansons lui-même, plutôt acoustiques, qu’il composait à la guitare ou au piano. Ensuite on les retravaille… A la sortie, certaines sont plutôt acoustiques, d’autres plus pop… Sourya : Mais il y a quand même une certaine homogénéité dans cet album. On aurait pu aller plus loin dans l’électro. On ne l’a pas fait, et c’était vraiment un choix. Parce qu’on voulait que ce premier album fasse vraiment ressortir les chansons.

Arnaud : Et bah il n’y a pas de succès encore ! (Sourires) Sourya : Il n’y a pas de succès ! Au lieu de commander des pintes on commande des demis, au lieu de s’acheter une caisse on s’achète des scooters d’occaz’ ! Arnaud : Au lieu d’avoir Esprit on a Contrepoint ! Sourya : Non, plus sérieusement il y a un succès d’estime parce que depuis la sortie de l’album on n’a eu pratiquement que des bonnes critiques ! Ca porte un peu au melon (sourire) mais ça rassure en fait, de savoir qu’il y a des gens qui aiment ce que tu fais. Julien : C’est surtout cool parce qu’après on nous paie des verres gratos ! (Contrepoint n’a pas payé pour eux ce soir-là) C : Et les filles ? Arnaud : Oui, aussi ! A ce sujet, j’ai eu vent d’un concert du Social Club où certaines personnes se sont fait prendre en photo toute la soirée (concert donné le 18 novembre dernier, ndlr). Ca fait parti du truc, c’est plutôt cool ! Interview réalisée par Jean-Michel Onillon •

Dawdlewalk, premier album de SOURYA, est paru chez Massive Central. Retrouvez les en concert le 17 décembre au Point Ephémère pour 2 euros seulement, aux côtés de Soulist, Structure Moderne, Scratch Massive et Sporto Kantès (dj set). Et pour les découvrir sur internet : www.myspace.com/sourya

© photo : Sourya

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Le Kin-Ball, un sport made by Gulliver.

Les règles du jeu Le jeu a lieu sur un terrain de 21 mètres sur 21 (la moitié d’un terrain de hand-ball). L’équipe attaquante prend le ballon, ses trois joueurs doivent le tenir avec n’importe quelle partie du corps pour que le quatrième co-équipier le lance avec les mains et ainsi de suite. L’équipe qui doit rattraper le ballon est désignée par celle le lançant en criant « omnikin » suivi de la couleur de l’équipe concurrente choisie. A chaque fois que le ballon tombe au sol, un point revient à chaque équipe adverse. La partie dure trois fois sept minutes, en présence de deux arbitres.

• Faire du sport avec un ballon géant : ça vous tente ? N’esquissez pas de sourire moqueur, cela existe bien. Le Kin-Ball a été inventé en 1986 par un professeur de sport québécois, Mario Demers. Mais ils sont fous nos cousins ?! A vrai dire, pas tant que ça : juste un p’tit grain… d’originalité ! Imaginez un ballon de baudruche d’1 mètre 20 de diamètre, pesant 800 grammes, que trois équipes de quatre joueurs se lancent, dans le but de ne pas le faire tomber au sol. Dans une interview publiée sur le site internet de la Fédération Internationale de Kin-Ball, Mario Demers explique : « Abstraitement, j’ai imaginé trois mains géantes se lançant une balle dans une enceinte de spectateurs emballés. Les trois mains ont pris la forme de trois équipes et les doigts des mains, des joueurs. » La philosophie de ce sport, selon Ronan Langlo, Président de Kin-Ball Association Rennes (K’BAR), la philosophie de ce sport est d’allier fair-play et participation de tous les joueurs. Cela est permis par la présence de trois équipes, « deux équipes tendant à creuser l’écart entre les joueurs les plus performants et les autres » soutient Mario Demers.

A l’origine des étudiants… Le Kin-Ball a été importé en France en 2001 par un groupe d’étudiant qui l’a découvert au Québec. Ils l’ont développé en créant la première association de Kin-Ball à Angers. Un championnat de France de Kin-Ball est organisé annuellement et une Coupe de France le sera d’ici l’année prochaine. Ce sport commence à se diffuser dans le monde et en particulier en Europe. En effet, la sixième Coupe du monde de Kin-Ball, qui a eue lieu au Canada en octobre dernier, a réuni, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la France, la Suisse ainsi que le Japon et le Canada. L’équipe féminine française est arrivée vicechampionne du monde ! Sport naissant, il compte 200 licenciés en France et est généralement pratiqué par des jeunes comme le montre la composition du K’BAR (un tiers d’étudiants). Une association à Paris a été créée mais sa pratique n’est pas effective faute de salle. Que cela ne vous empêche pas de vous préparer pour la Coupe du monde, au Japon, en 2011 ! Suzelle Gaube •

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• Réalisée par Delfina D’Eona (http://delfinadeona.monassoc.com), membre de Bulle D’Ox (http://bulledox.monassoc.com) 21

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Pour quel type de vacances de fin d’années es-tu fais ?

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• Quizz réalisé par Pierre Gastineau et Jean-Michel Onillon

• C’est les vacances de noël ! Tu rentres :

• Ta boisson à Noël :

• Ton budget cadeau à Noël :

• Chez toi, qui fait le pèrenoël ?

• Le plus tôt possible, parce que tes grands parents seront là !

• La gnôle de papy.

• Illimité. Pour les siens, rien n’est trop beau !

• C’est toi, une fois que t’as bien bu !

• Le 24 au matin… Parce que la soirée d’hier était immanquable !

• La tisane de tantine, au coin du feu.

• Est limité vu le peu qu’il te reste…

• Ton papy. C’est la tradition depuis quarante ans.

• Tu rentres pas… T’as trop de taf !

• Tu bois pas… T’as trop de taf !

• Tu fais pas de cadeau… T’as trop de taf !

• Pas de père-noël… T’as trop de taf !

• Entre Noël et le nouvel an, que fais-tu ?

• Comment prépares-tu ton nouvel an ?

• Il est minuit… Bonne année 2010 !

• Tes bonnes résolutions pour l’année 2010 :

• Tu profites de ta famille et c’est trop bien !

• Tu testes chaque jour un nouveau cocktail.

• Bonne année papa  ! Bonne année maman !

• Réussir à être sur la liste du Baron

• Tu enquilles les soirées avec tes potes

• Oncle Hubert s’occupe de tout !

• T’as gerbé deux fois… Tout le monde t’évite.

• Essayer de voir un peu plus ta sœur, tu sens que tu lui manques

• Tu bosses… T’as trop de taf !

• Tu ne prépares rien… T’as trop de taf !

• Pas de «  bonne année  » qui tienne… T’as trop de taf !

• T’as pas compris  ? T’as trop de taf !!!

• Vacances « teuf » : Tu penses vivre la vie à fond. Tu fais sans doute parti de l’équipe de Contrepoint. Notre conseil pour 2010  : Attention à ta santé ! Et va plutôt au discount que chez le caviste…•

Vacances « Famille » : Pour toi, rien de plus précieux que le cocon familial. Et quelles rigolades entre frères et sœurs ! Notre conseil pour 2010  : Pense quand même à couper le cordon… T’as plus cinq ans ! •

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Vacances « Révisions » Félicitations  ! Tu fais parti de ceux qui vont certainement réussir le plus vite ! Et à ce rythme, ton dur labeur ne sera sans doute plus qu’un lointain souvenir. Notre conseil pour 2010 : De temps en temps, mets quand même un peu de whisky dans ton café…•

• En partant des chiffres inscrits, remplissez la grille de manière à ce que chaque ligne, chaque colonne et chaque carré de 3 par 3 contiennent une seule fois tous les chiffres de 1 à 9. • Solutions précédentes :

Sudoku, par Olivier RAVET: http://olravet.free.fr

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concours

étudiants sur le th è me : Renseignements : service culturel du crous de paris 01 40 51 37 01 / 01 40 51 37 03 www.crous-paris.fr

bande dessinée nouvelle film court photo Dates de clôture Nouvelle : 16 mars 2010 Bande dessinée, photo, film court : 15 mai 2010 À l’initiative des CROUS de Besançon, Orléans – Tours, Clermont-Ferrand et Lille. Règlements et bulletins d'inscription disponibles sur le site web de votre CROUS et du CNOUS (www.cnous.fr - www.culture.cnous.fr) et dans les services culturels des CROUS.


Contrepoint n°18  

Quel est le salaire des profs ?

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