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#17 Nov.2009

Le

patrimoine

immobilier des

universités ENQuÊte

Enquête sur les nombreux biens des facs parisiennes.

FACOSPHèRE Vers un nouveau blocage en 2010 ?

Rencontre avec une revue érotique étudiante

Culture

Rétrospective Fellini au Jeu de Paume

BD

« Etudiant, un métier d’avenir »

par le collectif Bulle d’Ox

www.contrepoint.info

Gratuit. Ne peut être vendu. Ne pas jeter sur la voie publique.

Interview


concours

étudiants sur le th è me : Renseignements : service culturel du crous de paris 01 40 51 37 01 / 01 40 51 37 03 www.crous-paris.fr

bande dessinée nouvelle film court photo Dates de clôture Nouvelle : 16 mars 2010 Bande dessinée, photo, film court : 15 mai 2010 À l’initiative des CROUS de Besançon, Orléans – Tours, Clermont-Ferrand et Lille. Règlements et bulletins d'inscription disponibles sur le site web de votre CROUS et du CNOUS (www.cnous.fr - www.culture.cnous.fr) et dans les services culturels des CROUS.


éDITO

Derniers emménagements, premières rencontres, premiers exposés et premières découvertes… Ca y est, la reprise est bien là. Alors que nous goûtons à ce rythme si particulier qu’est celui du monde étudiant mêlant cours, travail personnel, petits jobs et grandes soirées, Contrepoint s’arrête ce mois-ci sur le lieu de vos études. Et vous détaille les nombreuses surprises du patrimoine de nos universités. Petit coup d’œil également de la rédaction sur les syndicats universitaires… Histoire d’anticiper sur ce qu’ils vont nous proposer cette année ! Contrepoint fait aussi d’autres découvertes ce mois-ci. Nos amis d’Universiterre nous expliquent qu’on recyclait depuis – 3000 avant JC. D’autres nous font découvrir les carrières souterraines de Paris. Et Quentin Girard, fraîchement sorti de Science Po, nous présente sa nouvelle revue érotique étudiante, L’imparfaite. Du cul, de l’histoire et de l’actu, un vrai magazine pour les étudiants finalement !

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Vers un nouveau blocage en 2010 ?

p.10

Histoire d’ordure !

p.11

par l’association Universiterre.

Surprise !

p.12

Etre étudiant cataphile à Paris

p.14

Quentin Girard, étudiant et co-fondateur du magazine «L’Imparfaite».

p.16

Bardot et ses «années d’insouciance». Viva Fellini !

p.18

Le Touch’Rugby : allez touch’er de l’ovale.

p.20

La bande dessinée du mois

p.21

par l’association Bulle d’Ox.

Quel artiste se cache en toi ?

p.22

Contrepoint remercie ses partenaires :

PORTRAIT

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Imprimeur : CHEVILLON imprimeur - 26 boulevard Kennedy - B.P. 136, 89110 SENS CEDEX / Dépôt légal : La Presse 2.0 / ISSN n°2102-0582 / Siret : 510 697 766 00010 / Tirage : 10 000 exemplaires

ENVIRONNEMENT

Le mystère de l’immobilier universitaire.

Rédacteurs : Amanda Breuer, Lilia Blaise, Adeline Farge, Guillaume Feret, Suzelle Gaube, Fanny Griessmer, Quentin Legouy, Thomas Mossino, Alice Owieczka, Ulysses Saloff-Coste

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Couverture : Bâtiment François Rabelais de l’université Paris-Est Marne la vallée • Photographe : Volubilitas

ENQUÊTE

Retrouvez bons plans et infos du mois à venir.

Directeur de la publication : Thomas Mossino • Rédacteur en chef : Jean-Michel Onillon • Rédactrice en chef adjointe : Fanny Griessmer • Secrétaires de rédaction : Thibault Appell, Pierre Gastineau

ACTUS

Direction artistique originale : Rémi Chauvin, Delphine Fouquet • Direction artistique numéro : Florian Adam, Rémi Chauvin (La Mèche & l’Adam) • Photographe : Robert Sorano

SOMMAIRE

Jean-Michel Onillon


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•Plan de voyage. Du 19 au 22 novembre de 9 heures 30 à 18 heures Comme tous les ans, le salon de L’Etudiant pose ses valises pendant quatre jours dans le pavillon 7 du Parc des expositions de la Porte de Versailles. Vous pourrez y rencontrer les représentants de tous les établissements d’enseignement supérieur ainsi que des professionnels de l’orientation qui vous aideront à trouver votre chemin dans le dédale des formations. Plus d’informations sur le www.letudiant.fr

FACOSPHèRE

e. •Coup de pouc à 20 heures e br m ve no 23 Le scène, sculpteur, acteur, metteur en r, eu ns da es êt Vous teur, réalisateur, re, musicien, chan int pe e, ph ra og phot … Et vous êtes us êtes un artiste vo ef, Br … te his grap us n’avez que attendez pas, vo étudiant ! Alors n’ re à l’appel à mbre pour répond jusqu’au 23 nove nisée par la Ville ga & Demain. Or Ici l va sti Fe du t proje al artistique e édition du festiv ièm pt se tte ce , ris de Pa oduction, des moyens de pr étudiant vous offre un espace de et communication une campagne de un ns e trentaine 18 mars 2010 da diffusion du 4 au capitale. Plus prestigieux de la de lieux culturels ain.paris.fr r le www.icietdem d’informations su

•Un budget qui pousse au cri. Le 13 novembre à 10 heures Les syndicats des enseignants de l’enseignement supérieur appellent à man ifester devant l’Assemblée Nationale pour prot ester contre le projet de budget 2010 qui doit y être voté. Selon eux, celui-ci « ne permet pas de réso rber le retard abyssal de l’enseignement sup érieur français  » et particulièrement la précarité de beaucoup de jeunes enseignants-chercheurs employés en CDD. De plus, l’UNEF se joint à la CGT, la CFDT, le FSU et l’Unsa pour réclamer le rétablissement des postes supprimés en 200 9 et un plan pluriannuel de recrutement.

Edito réalisé par Guillaume Feret

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•De la Fantaisie à la Sorbonne. Le 19 novembre à 20 heures Musique en Sorb onne est de reto ur pour une nouv saison symphon elle ique. Une saison qui s’ouvre avec Fantaisie de Ludw ig van Beethove n, interprétée par l’Orchestre et Chœur de Paris-S orbonne à la cathédrale Saint Louis des Invalid es . Calendrier des concerts et réserva tions sur le www.musique-e n-sorbonne.org

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•UniversiTerre, association cultu relle sur l’écologie vous propose une projection de «Age of stupid», un film-documentaire de Franny Armstrong. « 2055, le monde est dévasté par les changements climatiques. Un historien se penche sur ce qui a conduit à la catastro phe. L’occasion de revenir sur notre époque tiraillée entre bonne volonté et difficulté à change r ses habitudes. Une fiction fondée sur des port raits bien réels…  » Rendez-vous Jeudi 26 novembr e à 19h00 à la Maison des initiatives étudiantes, 50, rue des Tournelles à Paris (Métro Chemin vert ou Bastille). Contact : universiterre@gmail.co m

IV. Gospel à Paris •Jazz, Blues et à 21 heures Le 24 novembre résonnera dans Nouvelle-Orléans la de La musique de La Sorbonne ithéâtre Richelieu le célèbre amph e de Jazz de Paris mbre. L’ensembl y dd ce mardi 24 nove de The Bu a en compagnie et Sorbonne y jouer outre atlantique d’ nu un groupe ve s pe ou gr DiColette Band, s un de quelques années s ion at m or devenu en à peine . Plus d’inf e jazz parisienne nd ba phares de la scèn tte dydicole pace.com/thebud sur le www.mys

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e. e Civiqu n Servic e t e je u m ro le p nt se t validé il Etudia n o iv it C rs t ra u a v ri nta énate ui de •Le Volo re, les s ivique q rvice C 7 octob e 2 u pour i S rd u a a d’ici pe Le m nouve le a u e n a o e ti v a lati durée d e N de loi re . D’une ssemblé A in l’ e a d h r c a s une té p ier pro être vo us les je ès janv to d s à n re o u ti le plica 25 he cessib une ap endant erait ac p s in r il e e , s g a is ng l au mo lant s’e 6 à 24 t généra , ans vou d’intérê n 6 1 io demnité s n e ’i is d plus tivité. L c s une m e n is ll a a o d c m e ain ble n ou par sem terait sta fondatio n ois, res ciation, m o r s uis en fi a s q a p c e s d’un euro des a 0 n 5 o r 6 ti u a o n d p o li nvir tuler ne va fixée à e urs pos ierait d’u jo t c u fi e to é s n ri z é uve e Pa nt b l’étudia vous po a Ville d L là . i e e c d v ’i ti s D c e n oa ice. campag être rétr de serv i devrait cé leurs n lo is.fr et r la la a t , n .p E o w le VC le ww autres, r u e s tr s n n e tio c, ’informa Animafa t. Plus d n e m te recru c.net. .animafa le www

tobre, au diante, Mercredi 28 oc •MCE, Ma Chaîne Etu Magloire, it croiser Max Campo, VIP Room, on pouva ient là pour n d’autres… Tous éta Pierre Mathieu et bie F. MCE, nouveau bébé du PA célébrer l’arrivée du x lycéens ptême, proposera au c’est son nom de ba grammes pro de s trois heure et étudiants français tation et ien l’or à ils s facs, conse quotidiens : actualité de issions ém s de ssi nnelle, mais au à l’insertion professio avec ies sér s de , ps le reste du tem de divertissement. Et n, d’U e ain xic me n teurs, la versio entre autres, chers lec la «  e fair en rs, teu de ses fonda Dos, Tres  ! L’ambition de es air rsit ive run d’échanges inte première plate-forme ous sur le faire un avis, rendez-v s France  ». Pour vou cetv.fr w.m ww 3 (Orange) et sur canal 93 (Free) ou 19

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Le mystère de l’immobilier universitaire • Le patrimoine des universités parisiennes, une question taboue ? Peut-être pas. Elle reste cependant floue, sans doute pour occulter un patrimoine immobilier considérable, éclaté et fortement dégradé. Paris n’a cessé d’attirer les étudiants et de rayonner au niveau international. Selon un rapport sénatorial datant de 2003 : « Paris et la région Île-de-France concentrent en effet, sur un territoire qui ne représente que 2  % de l’espace national, 550  000  étudiants  » soit «  22  % de l’ensemble universitaire national  ». Cette prédominance parisienne s’explique par sa richesse historique et la qualité de son enseignement. Or, victimes de leurs succès, les facultés parisiennes n’ont jamais pu appliquer un plan de développement structuré.

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Les universités se sont donc implantées de manière anarchique dans la région, voire en province, ou même à l’étranger, et ont cumulé de nombreux dons immobiliers sans chercher systématiquement à les exploiter. Le résultat est sans appel : le patrimoine des universités parisiennes est extrêmement morcelé (Voir le tableau ci-contre). Une difficile réorganisation des sites universitaires franciliens Dès la fin des années soixante, afin de désengorger et sécuriser Paris après les émeutes de Mai 68, une première vague francilienne de délocalisation crée des centres universitaires en banlieue. Plus récemment, l’accroissement du nombre d’étudiants (de 300 000 à 2 millions en quelques décennies) et l’adaptation aux nouveaux modes d’enseignements (réduction de la taille des amphithéâtres, multiplication des salles de travaux dirigés...) ont poussé les universités parisiennes à s’agrandir et à se moderniser. Autant de facteurs qui les défavorisent. Ces dernières sont confrontées aux problèmes d’immobiliers, plus généralement représentés sous forme d’une énorme taxe foncière. Elles sont également gênées par le label «historique» de certains de leurs établissements, qui les empêche de les moderniser rapidement. Conséquence : une accentuation de l’éclatement de ces facultés oblige beaucoup d’étudiants à effectuer de longs et nombreux déplacements, alors que beaucoup vivent en banlieue. Il va de soit que ce facteur précarise la vie estudiantine parisienne. La seconde vague de délocalisation des universités, le plan Université 2000 (U2000) initié en 1992, a pour ambition de réorganiser les universités franciliennes. Le bilan reste cependant fort mitigé dans la capitale : l’offre de places en résidences étudiantes reste insuffisante, le logement étudiant trop cher, les places de bibliothèque trop peu nombreuses, les temps de transport trop longs... Jean-Paul Huchon, déjà président du conseil régional d’Île-de-France à l’époque, révèle : « Paris ne fut hélas une priorité pour personne, ni pour l’État, ni pour la région, ni pour la ville ». Ayant conscience de la nécessité de moderniser les locaux et du délaissement de la capitale, un troisième plan, centré sur l’aménagement universitaire, est appliqué dès 1998 : le plan Université du 3e Millénaire (U3M). De nombreux chantiers sont ouverts : construction pour la vie étudiante (dont restauration et logements), regroupement plus cohérent des activités des universités présentes sur de trop nombreux sites, opération d’aménagement d’envergure sur la ZAC Paris Rive gauche et bien d’autres.


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De Paris à l’île de Bréhat Aujourd’hui ni le plan U2000 ni U3M n’ont permis aux universités parisiennes de se rénover complètement. La complexité administrative de ces établissements est mise en cause. De nombreux sites sont encore qualifiés de « vétustes » et ne sont toujours pas conformes aux règles de sécurité, notamment d’incendie. Les locaux de Tolbiac (Paris I) et de Clignancourt (Paris IV) sont les premiers visés. Ce dernier a, par exemple, été le foyer d’un début d’incendie dans la nuit du 21 au 22 octobre, lié apparemment à un problème dans la salle de chaufferie. Un autre exemple de bâtiment universitaire dangereux est le très controversé campus de Jussieu, où de l’amiante a été détectée en 1994. Il a cependant fallu attendre 1997 pour commencer le désamiantage. Douze ans plus tard, le chantier a pris du retard et Paris VI n’est désamiantée qu’aux deux tiers. Le dossier restructuration et désamiantage de ce site doit, selon la ministre Valérie Pécresse, prendre fin courant 2013. Les universités parisiennes gardent cependant dans leurs manches un sacré atout : la diversité de leur patrimoine immobilier. En effet, en France, 80 % des moyens immobiliers des organismes de recherche sont aux mains des universités. Et les Parisiennes sont les plus comblées. Concrètement, les universités parisiennes possèdent soixante-trois appartements dans les beaux quartiers de la capitale, ainsi que le domaine de Ferrières en Seine-et-Marne, une forêt et des vignes. Paris VI possède de son côté, des vignes à Banyuls, ainsi que la corderie royale et l’ancienne station zoologique russe à Villefranche-sur-Mer. Ces biens immobiliers peuvent parfois être au service de la vie étudiante. Les maisons de l’île de Bréhat, du poète Edmond Haraucourt, en sont un bon exemple puisque qu’elles accueillent gratuitement des étudiants de la Cité Internationale Universitaire en été. Mais aucune de ces activités n’est assez « rentable » pour payer l’entretien de l’ensemble du patrimoine et beaucoup sont laissés en ruine... La complexité du patrimoine immobilier parisien est telle que beaucoup s’interrogent de l’impact de la Loi Relative aux libertés et aux responsabilités des Universités (LRU). Si tous les plans nationaux de rénovation des universités n’ont pas abouti, le transfert de propriété prévu par la LRU doit laisser de nouvelles marges de manœuvre aux universités. Les présidents d’université ont donc désormais la main. • Amanda Breuer et Alice Owieczka

• Les universités parisiennes possèdent soixante-trois appartements dans les beaux quartiers de la capitale. • De nombreux sites sont encore qualifiés de « vétustes » et ne sont toujours pas conformes aux règles de sécurité.

• La Sorbonne, historique université parisienne en perpétuelle rénovation

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• Située au 12 rue de l’Ecole de Médecine, l’université Paris V Descartes est l’un des plus beaux bâtiments universitaires parisiens.


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Que pensez-vous des locaux de votre université ? • Xavier Bartholin, étudiant à Clignancourt (Paris IV) – L2 Histoire « Lorsque je suis arrivé, je pensais qu’on serait à la Sorbonne, puis j’ai appris que les cours auraient lieu dans une annexe à Clignancourt. Je n’étais pas vraiment déçu mais comme c’est situé en périphérie de Paris, ce n’est pas facile d’accès et c’est dommage d’être éloigné. Les amphis sont assez vétustes, par exemple, le plafond est tenu par un filet ; c’est assez décevant par rapport au fait d’être à la Sorbonne. Le quartier n’est pas super chaleureux et la bibliothèque est en dehors du centre. Mais comme les locaux sont petits, ce qui est bien, c’est qu’on peut se retrouver entre nous. » • Mélanie Crozier, étudiante à Descartes (Paris V) – L1 Pharmacie «  Je trouve que l’extérieur rend très bien. Par contre, les locaux de première année sont très mal entretenus. Globalement, on peut dire que c’est assez sombre. Heureusement que j’aime bien la fac, mais quand on sort du lycée, on se sent un peu perdu. Heureusement qu’on est bien placé par rapport à l’environnement. Les locaux sont historiques et je pense que c’est une chance pour nous, mais il faudrait qu’ils entretiennent davantage les locaux. »

• Olivia Percival, étudiante Erasmus à Panthéon Sorbonne (Paris I) – M1 de droit européen « Les bâtiments ne sont pas très modernes, mais j’aime aussi que l’université soit ancienne. Les locaux sont très attrayants mais les amphis ne sont pas très bien ventilés. ça fait deux mois que j’étudie et par rapport à mon université (NDLR : à Londres), il y a moins de moyens. Par exemple, il n’y a pas de prise pour les ordinateurs. C’est très joli, mais le plus important c’est l’ambiance qui se dégage. Les amphis sont appréciables. C’est impressionant mais c’est un peu démodé. ça à l’air très bien de l’extérieur mais ce n’est pas très pratique quand on y est. » • Steven Lahoud et Tom Dufor, étudiants à Jussieu (Paris VI) – L2 de Biologie «  La première année, on étudiait à l’Atrium qui est un nouveau bâtiment très bien fait. Il y a des aménagements pour les handicapés, des escalators, des ascenseurs. Ca fait un «technologique», ce qui va bien avec la science. C’est un peu vétuste, ça sent vraiment le vieux. On se demande s’il n’y a pas de l’amiante. Il y a des amphis mal équipés qu’il faut améliorer. C’est ce qu’ils sont en train de faire, mais maintenant comme on est dans d’autres locaux, on a plus le temps d’aller d’une salle à une autre. Mais ce n’est pas si mal, il y a des espaces verts et spacieux. De toute façon,  il y a toujours pire ailleurs.  » • Xavier, étudiant à Descartes (Paris V) – L1 de Médecine « Je suis satisfait, les locaux sont agréables. Les amphis ne sont pas récents, mais ils sont adaptés pour qu’on suive les cours. C’est technologique, les cours peuvent être suivis en rediffusion par internet. Les classes sont également bien équipées : il y a des vidéos projecteurs pour chaque classe. Par rapport à ma première année, les locaux sont beaucoup mieux. On a changé de site et l’ambiance est conviviale. Les locaux sont bien entretenus mais c’est parce qu’il s’agit d’une fac parisienne réputée. » • Kalan, étudiant à Assas (Paris II) – L2 d’économie «  Ceux de Vaugirard sont très spacieux et éclairés. L’amphi dans lequel on étudie est très bien. La fac est en travaux, ils ont refait le sous-sol et la bibliothèque. Tout est en travaux. La qualité du son dans les amphis est minable. Au fond, on n’entend rien mais les salles ne sont pas si mal et c’est toujours mieux qu’auparavant. Les toilettes sont bien, et adaptés pour les handicapés. Mais il faudrait que les travaux aillent plus vite. C’est mitigé dans l’ensemble : c’est neuf mais pas pratique pour les étudiants.  »

• Propos recueillis par Quentin Legouy

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Marne-la-Vallée Paris-Est, benjamine des facs 18 ans d’existence pour la benjamine des universités parisiennes, l’université de Marne-la-Vallée, qui rompt avec la centralisation historique et urbaine de ses aînées. Face aux objectifs du plan Université 2000, cette université sans patrimoine a joué sur la modernité et le dynamisme pour se hisser au rang des facultés intra muros. Une fac à la campagne Arrivé à la station RER, deux constats s’imposent à l’étudiant parisien : 30 minutes de trajet pour se rendre à Marne-la Vallée depuis le centre de Paris et surtout, l’éparpillement des lieux. Certes l’Université de Marne-la-Vallée a des locaux modernes et grands, seulement ils sont disséminés un peu partout entre Marne-la-Vallée et Noisy-le-Champs. Un coup d’œil sur le plan d’accès sur le site suffit pour nous perdre, on ne sait pas à quelle station descendre. Les bâtiments sont répartis sur trois sites  : la cité Descartes à Champs-surMarne, le site de Serris-Val d’Europe et le site de Meaux. Pour certains habitants de Seine-et-Marne, le choix s’est d’ailleurs fait par rapport à la distance. Pauline, vingt ans, étudiante dans une université parisienne mais habitant la Ferté-sous-Jouarre en Seine et Marne a préféré aller sur Paris plutôt qu’à l’Université de Marne-la-Vallée car la distance était finalement la même. Les déplacements «  intra banlieue  » sont souvent longs et pénibles. Elle devait en effet prendre plusieurs bus pour 50 minutes de trajet afin d’accéder aux locaux de l’université. Pauline a donc préféré un pied-à-terre et des études à Paris même. Elle cite ses amis de lycée qui, pour une grand part, ont choisi cette université. Leurs retours sont loin d’être négatifs. L’isolement a des avantages puisque la vie étudiante repose sur une plus grande proximité. Les propositions de petits boulots sont plus nombreuses et centralisées sur la zone de l’université. Alors qu’à Paris, les étudiants ont souvent du mal à trouver un job proche de leur lieu d’études. •

Un pôle de référence La grandeur des locaux est un véritable atout puisque l’université possède le plus grand centre site de recherche et de formation de l’Est parisien. La diversité des enseignements (120 formations diplômantes) aussi bien scientifiques que littéraires font aussi partie des avantages. Victorien, étudiant à l’université se dit « très satisfait des cours, du niveau des professeurs ». Ils sont en effectif réduit ce qui change par rapport aux universités parisiennes. On peut aussi mettre en valeur l’ouverture de l’université sur l’international. Beaucoup d’étudiants étrangers sont présents sur le campus. Victorien, en licence anglais-espagnol, est ainsi parti en Espagne avec Erasmus, et repart encore cette année en Allemagne. L’université a une bibliothèque avec un catalogue numérique accessible en ligne, ainsi qu’un centre scientifique qui lui est propre, le Polytechnicum de l’Est Parisien. Le site propose de nombreux services en ligne tels que les vidéos des colloques récents et les actualités culturelles de Marne-la-Vallée. •

Au milieu de nulle part Pourtant, sa localisation rend sceptiques quelques-uns. Constance, étudiante en Langues Etrangères Appliquées en témoigne : « Ce que je changerais c’est le campus en entier... C’est un campus très triste avec aucune animation autour. Là je peux comparer avec Paris, où il y a des bars, des restaurants pour tous les budgets, des musées, des activités culturelles… tout pour que les étudiants s’épanouissent. Si j’avais l’opportunité d’aller à Paris, je ne sais pas si j’irais. Disons que la ville me tente beaucoup pour l’ambiance générale, mais le rythme et le temps de trajet me fatigueraient certainement. » Si l’université de Marne-la-Vallée est attractive et favorise une vision plus moderne de l’université, elle souffre de ne pas être assez connue. Beaucoup d’étudiants parisiens ne savent même pas qu’il existe une université à Marne-la-Vallée. Les a priori sur le prestige des universités parisiennes demeurent, comme le confirment les doutes de Constance : « Je ne peux pas dire si l’université MLV vaut une université parisienne car je n’ai que l’expérience de la première. Comme je ne suis pas encore sortie de la fac, je ne peux même pas dire quelle est sa renommée. Je ne pense pas qu’elle soit très connue, ou alors ça dépend des diplômes. » Une plus grande renommée de cette jeune faculté se fera certainement avec le temps, avec les réformes universitaires en cours et à venir. Il faudra également compter sur le développement de meilleurs transports de proximité pour donner une véritable assise locale à cette université.• • Lilia blaise • Crédits photos: Robert Soriano

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Mobilisations : une reprise en douceur ?

• L’année dernière a été marquée par des mobilisations d’une ampleur inégale. Aujourd’hui essoufflé … mais pas démonté ! «enseignants racailles pour la racaille, c’est ça qui va s’appliquer !» lance Anne-Lise, une intervenante lors de l’assemblée générale des professeurs de Paris IV, mercredi 21 octobre. Comment relancer un mouvement fort ? Voilà le défi que souhaitent relever enseignants et étudiants mobilisés qui peinent toujours à se faire entendre du gouvernement. Progressivement, des réunions et autres assemblées générales se mettent en place, bien que ces dernières ne réunissent que quelques personnes. Malgré tout, ces enseignants et étudiants s’accordent à dire que les mouvements reprendront massivement. Pour preuve, le taux de syndicalisation à l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) «n’a jamais été aussi fort» selon Anabelle Janodet de l’UNEF. Ramzig Keucheyan, professeur de sociologie à Paris IV, modère la reprise d’une mobilisation, et souligne : « il est peu probable que les mouvements reprennent dès le premier semestre ». Tout comme l’UNEF, la plupart des membres de la communauté universitaire parie davantage sur des mobilisations locales qui viseront à réclamer plus de fonds pour les UFR et un plus grand nombre de professeurs.

Ci-dessous : manifestation du 26 février 2009 à Paris.

La peur d’un nouveau blocus Depuis l’année dernière, les mobilisés gardent un goût amer. En effet, rien n’a été obtenu. Certains sont farouchement opposés à d’éventuels blocus et préfèrent se consacrer à leurs études. Agnès, étudiante en première année de LEA à Paris III témoigne: « Je suis contre le blocus total, cela a moins d’impact maintenant et on ne peut pas étudier ». Cependant, la rentrée universitaire est loin d’être aussi « sereine » que ne le proclame la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. « Je crains que Valérie Pécresse ne soit déçue. On appelle le gouvernement à plus de vigilance », rétorque Thierry Astuc, secrétaire national de la SNE-SUP. Ainsi, face à la constance du gouvernement, les mobilisés sont contraints de revoir leurs actions. « L’année dernière nous étions dans la réaction et la dénonciation face aux dangers des réformes. Nous n’avions pas montré que nous étions porteurs de projets. Il est donc nécessaire que la communauté définisse un contre-projet gouvernemental » constate Isabelle This Saint-Jean, présidente du collectif Sauvons la Recherche. « Arnaques, mensonges et escroqueries » En effet, faute de moyens, ce collectif tire la sonnette d’alarme contre d’éventuelles détériorations des formations. Autre motif de contestation, et non des moindres, le budget 2010 qualifié par la SNE-SUP comme « opaque et injuste ». Et la présidente de Sauvons la recherche de renchérir : « Quand on analyse les déclarations de Valérie Pécresse, il est question d’arnaques, de mensonges et d’escroqueries. Les statistiques permettent au gouvernement de camoufler la réalité ». Du côté des étudiants, les protestations vont bon train également. Annabelle Janodet, de l’UNEF, le confirme : « Les jeunes sont toujours confrontés à une grande précarité et à une pénurie de logements. En période de rentrée universitaire, la colère est importante. Suite aux décisions prises par le gouvernement, on constate une augmentation des frais d’inscription». Des moyens se mettent donc peu à peu en place pour développer des mouvements voulus efficaces. Dans cette optique, une journée nationale de mobilisation se tiendra à Paris le 17 novembre. Alors que Valérie Pécresse déclare vouloir « faire de Paris la plus belle métropole universitaire du monde », de nombreux syndicats sont unanimes : « elle souhaite une université prestigieuse alors qu’en même temps, elle massacre l’institution universitaire ». • Pour se remémorer la mobilisation de l’année précédente, petit retour sur l’actu avec Contrepoint et Télésorbonne : http://tinyurl.com/yeukpph

© Taimaz Szirnikssino

Adeline Farge et Alice Owieczka

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•L’interloque : des ordures et des hommes Réutiliser pour créer du beau et des emplois, c’est ce que propose l’association L’interloque du XVIII° arrondissement. Une manière de redonner un visage humain à la gestion des déchets souvent réservée aux grands groupes industriels. Permettre à un quartier de maîtriser ses déchets, c’est le but premier de L’interloque selon son fondateur, Giancarlo Pinna. Invités à apporter leurs produits en fin de vie, les habitants peuvent suivre en direct le destin de leurs objets de la collecte à la réutilisation. Téléphones portables, imprimantes et ordinateurs arrivent en masse. « Freddo » récupère les composants intacts pour réparer ce qui peut l’être. Meubles, vaisselles et livres sont également de la partie. Après la case atelier, on revend le tout à bas prix dans la boutique de l’association. Le beau n’est pas oublié. La galerie Eugène Poubelle expose des œuvres issues des collectes. Des artisans originaux créent des meubles et objets de déco avec des palettes, des composants électroniques ou de vieux pneus. Des techniques de « récup’ » souvent venues des pays du Sud comme le Sénégal pour les valises en vieux emballages ou le Maroc pour le tressage de pneus. Dans le cadre de la Semaine européenne de réduction des déchets, l’Interloque propose u ne exposition des œuvres d’Ambroise Monod du 21 au 28 novembre 2009• Espace Eugène Poubelle, galerie d’art et d’artisanat de récupération 8 rue de Trétaigne - 75018 Paris

Histoire d’ordures ! •Les ordures par Français ont augmenté en poids de 4% depuis 2007. Seuls 50% des ordures ménagères étaient recyclés en 2008. Les techniques pour recycler le verre, le papier et 300 plastiques sont pourtant déjà au point. Pourquoi jette-t-on autant ? La question est plus culturelle que technique…

ENVI ronn ement

Ordures des villes, ordures des champs Les décharges apparaissent avec les premières villes (-4000 -3000 avant JC). L’accumulation de poteries ébréchées mises à la poubelle signale aux archéologues un centre urbain. La mode est née et avec elle, le gaspillage. Le commerce développe les industries polluantes. Au Moyen Age, les tanneries vident des produits toxiques dans les rivières. Les ordures ne sont pas ramassées et forment des tas sur la voie publique. A Paris, le labyrinthe du Jardin des plantes est situé sur un ancien monticule d’ordures ! Cependant, beaucoup de déchets de l’époque peuvent être réutilisés. Des agriculteurs viennent régulièrement se servir dans les rues. Les vieux chiffons sont collectés pour faire du papier et les os de la colle. A la fin du XIX° siècle, la chimie fait d’énormes progrès. Les fertilisants sont désormais artificiels. Le papier est produit à partir du bois. L’hygiénisme fait adopter des poubelles fermées et le tout-à-l’égout, ce qui empêche la récupération. La première époque du recyclage est terminée.

Ordures et dépendances L’ouverture du premier supermarché en 1959 sonne le glas de la vente en vrac sur les marchés. Les fruits et légumes sont calibrés, les biscornus vont droit à la benne. La date de péremption pousse à jeter préventivement. Le suremballage gagne, pour attirer l’attention du client au milieu des rayons uniformes. Le pétrole bon marché permet de populariser les objets jetables et le packaging en plastique. On enterre les déchets ou on les incinère. A la marge, des artistes s’intéressent à la récupération, plus par anticonformisme que par écologie. Après Picasso - 1968 aidant - d’autres se lancent dans le recyclage esthétique. Ambroise Monod, fils de Théodore Monod, inaugure le Récup’art, un mouvement d’art brut à partir de vieilles ferrailles. Le message est peu entendu, seuls les chocs pétroliers et la crise économique des 1980’s relancent la chasse anti-gaspi. Une nouvelle civilisation du recyclage ? A partir du Sommet de la Terre de Rio (1992), les politiques changent. En France, le tri sélectif fait une timide apparition pour le verre et le carton. Les entreprises qui vendent un produit emballé paient désormais une contribution – le Point vert. L’argent collecté aide les communes à se lancer dans le recyclage. Les décharges à ciel ouvert deviennent hors-la-loi. Début 2000, l’opinion publique change. Le tri occupe la première place des gestes pour l’environnement. Depuis 2006, les ordinateurs, téléphones portables et lampes peuvent être recyclés. Dans le Nord-Pas-de-Calais se créent les premières ressourceries, des associations de quartier qui récupèrent pour créer de l’emploi. La culture du gaspillage connaîtrait-elle un déclin ? Alors que les emballages diminuent et sont de mieux en mieux recyclés, les « gadgets » électroniques d’une durée de vie de plus en plus courte envahissent nos poubelles.•

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Reliez les points et découvrez le visage de notre «Guest-star» du mois

•Des points, un visage, et un objet pour la caricature du mois ! Attention un point peut servir plusieurs fois... Petit indice : ce n’est pas le roi de la pop... mais il a une attitude très princière !

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Etre étudiant cataphile à Paris. • Carrières souterraines, catacombes, universités, étudiants… Le rapprochement entre ces termes ne paraît pas évident et pourtant, au-delà du phénomène de mode que les carrières souterraines ont connu ces dernières années, certains étudiants, passionnés par le patrimoine et l’histoire de ces galeries souterraines parisiennes, nous font découvrir, dans le respect, la connaissance et la maîtrise des lieux, cet endroit insolite qui se cache dans les bas fond de la ville de Paris.•

• Ci dessus : à plus de 20 mètres de profondeur, le réseau des carrières souterraines s’étend sur environ 300 kilomètres..

• Ci contre : les carrières datent du XVIIIème siècle. Elles ont survécu au temps mais sont marquées par l’histoire.

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• Ci contre : les dégradations des murs sont malheureusement nombreuses. Sur certains le travail artistique amène une autre dimension au lieu.

• Ci dessus : plié en deux, les pieds dans l’eau, dans la pénombre, il faut être sérieusement préparé pour partir à la découverte de ce patrimoine. • Ci dessous : des passionnés se retrouvent dans des lieux de passage. Ils échangent leurs expériences des souterrains.

• N.B : la fréquentation de ces carrières est interdite par un arrêté préfectoral du 2 novembre 1955, et punie d’une amende de 35 euros. Contrepoint remercie tout particulièrement Aladin.

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A SciencesPo, on est comme tout le monde, on parle de cul ! L’érotisme, une nouvelle matière enseignée à Sciences Po ? Pas encore. Pourtant plusieurs de ses étudiants, et parmi eux Quentin Girard, ont fondé la revue «L’Imparfaite». L’intéressé nous explique comment est né ce projet résolument coquin.

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•Contrepoint : Comment vous est venue l’idée d’une revue érotique ? Quentin Girard : C’est une bonne question… Un ami, étudiant à Sciences Po, m’appelle et me dit : « j’ai un projet à te proposer ». Je lui réponds : « j’espère que c’est indécent »… Il s’agissait d’une revue érotique. Nous nous sommes vite rendus compte qu’on pouvait faire quelque chose de bien. J’étais en dernière année à Sciences Po, la plupart d’entre nous a fini nos études, il restait pour certains un an. Nous voulions avant de partir faire quelque chose qui n’avait jamais été fait auparavant. Nous étions tous de masters différents, certains en sociologie, d’autres en communication ou bien encore en histoire, moi en journalisme. On avait tous envie de parler de sexualité et de se poser des questions. Ça nous amusait plus de faire une revue érotique que de lancer une revue géopolitique. C*Pourquoi ce nom « l’imparfaite » ? Q.G*C’est joli, non ? (sourire) Il s’est imposé à nous… C*L’imparfaite, c’est étrange car si l’on regarde les modèles qui posent, leurs corps sont loin d’être imparfaits… Q.G*Aucune sélection n’a été faite. Si on regarde bien, tous les modèles ne sont pas canons. C’est sévère de dire qu’il n’y a que des gens parfaits qui posent. « L’imparfaite » c’est parce qu’on a tous que 22 ou 23 ans, et aussi bien dans les techniques photos que dans les textes, même si on est content de nous, on peut faire évidemment mieux. Notamment dans les prochains numéros. Mais c’est bien. Ce titre donne un côté mystérieux…

In ter view C*S’agit-il d’une revue unique ?

Q.G*Non. Il y aura d’autres numéros. Celui-ci est le numéro zéro. Au début nous pensions faire un numéro unique, un beau numéro et puis au revoir. Mais nous avons tellement eu de bons retours, et de propositions d’étudiants qui veulent travailler avec nous, que nous avons décidé de poursuivre l’aventure. On a acquis une expérience incroyable, cela nous a demandé tellement de travail entre la rédaction, établir des partenariats, trouver un imprimeur, l’administratif…L’important c’est de garder l’envie et le plaisir ! C*La Sexualité, un thème qui intéresse les gens… N’est-ce pas un peu racoleur ?

Q.G*Si on regarde bien, qui parle de sexualité aujourd’hui ? Les magazines de santé c’est chiant. Les féminins c’est « les 10 façons de choper, les 10 façons d’embrasser, les 10 façons de casser ». Les masculins, c’est toujours « les 10 meufs les plus bonnes de l’année ». Têtu, intéressant, mais il s’adresse exclusivement à la communauté homosexuelle. Au final, même si le sujet est un peu racoleur, il est à la fois intéressant pour nous et pour les autres. C’est un sujet où il y a encore beaucoup de choses à dire, des terrains d’analyse et de reportage… Si on est racoleur sur des sujets passionnants, alors pas de problème ! C*En terme de contenu que peut on y trouver ?

Q.G*Il y a de la photographie, une grande partie sociologique notamment une enquête sur la sexualité des élèves de Sciences Po, de nombreux reportages notamment sur les soirées fétichistes et les derniers cinémas porno, des tribunes « Pourquoi j’aime » face à « Pourquoi je n’aime pas le porno », une interview de Maitresse Nikita, présidente du STRASS, syndicat des prostituées, une étude-test sur l’effet du visionnage de vidéos de «  U Porn  »… Nous voulions ouvrir le sujet à tous, c’est donc très éclectique. Le contenu est riche. Sur tous les sujets, nous avons voulu apporter des réponses, c’est la liberté de ton qui prédomine, il y a même de la poésie ! (Sourire) C*N’avez-vous pas peur de vous essouffler en passant sur une parution récurrente ? Q.G*C‘est comme le sport, des sujets sur la sexualité, il y en a tous les jours. On a eu de bons retours de gens très intéressés. Ils prendront autant de plaisir

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la prochaine fois, j’en suis sûr ! Cinquante personnes ont collaboré à ce numéro, donc cinquante personnes qui se posent des questions, et pas forcément les mêmes. Au final ça donne pas mal de réponses si bien que ça permet de toucher pas mal de monde. Après, est-ce qu’on va faire des sondages, demander quels sujets les lecteurs voudraient voir traiter… Pourquoi pas ? C*Avez-vous d’ores et déjà des idées de sujets pour le prochain numéro ? Q.G*Nous avons pas mal d’idées et de nombreuses propositions. Après je ne peux pas m’avancer parce qu’entre les idées qu’on avait au départ sur le numéro qui vient de sortir, et ce qui a été fait au final, il y a un monde… Si j’annonce dès maintenant des sujets, et que finalement ils ne sont pas dans le prochain numéro, il y aura des déçus ! C*Comment faire pour se procurer ce numéro zéro aujourd’hui ? Q.G*Le numéro est en vente sur lepassagedudesir.com, mais aussi à la librairie La Hune située à Saint Germain des prés, et au magasin Le bouclard dans le Marais, et sans doute dans d’autres librairies si elles veulent nous distribuer, qu’elles nous envoient un mail, il ne faut pas hésiter ! C*Au niveau des photos, comment avez-vous recruté les modèles (ndlr : ils posent nus ou à demi nus) ?

nI re t w eiv

Q.G*Ce sont tous des étudiants et étudiantes de SciencesPo, les photographes également. Au départ, il s’agissait d’amis ou amis d’amis. Je pense que ce sera plus évident par la suite parce que l’on reçoit régulièrement des mails de personnes qui désirent poser. Au début, on trouvait beaucoup plus facilement des filles même si au final dans la revue c’est 50/50 entre filles et garçons. Alors estce que les filles assument d’avantage leur corps, je ne sais pas… Etrangement c’est une revue qui plaît plus aux filles. Je pense qu’il y a beaucoup de garçons qui s’attendaient à une revue devant laquelle ils pouvaient se masturber en la regardant… Mais les photos sont avant tout artistiques.

© Quentin Girard

C*Revendiquez-vous le statut de « revue sérieuse » ?

Q.G*Il y a zéro tabou. Les articles sont aussi bien écrits que s’ils avaient été faits par des spécialistes de l’érotisme ou de la sexualité. Nous sommes sérieux dans la mesure où la revue est bien faite. Ce n’est pas sérieux dans le sens où le sujet nous amuse, et amuse aussi. On ne voulait pas faire dans le trash, ou quelque chose du genre « bite-cul-caca ». C’était rigolo il y a cinquante ans. Depuis, tout le monde l’a fait et on veut essayer de réfléchir différemment. C*Vous avez pour slogan « informer, analyser, titiller.. »

Q.G*On a un peu abandonné ce slogan. On voulait une revue culturelle sur le sexe. Là où nous sommes provocateurs c’est dans la liberté de ton ! Certains aiment une revue pour pervers de toute obédience, d’autres « du cul, du cul, du cul » c’est un peu un mélange de tout ça. Tout dépend de quel pied je me lève le matin ! (rires)

« Si on est racoleur sur des sujets passionnants, alors pas de problème ! »

C*C’est assez surprenant pour des étudiants de sciences Po de se pencher sur un sujet tel que la sexualité, non ?

Q.G*80% des étudiants à Sciences Po font un retour positif, 20% non. 10%, qui correspond la frange religieuse, ne veulent même pas le prendre dans les mains. D’autres viennent nous voir, les yeux ronds, pour nous demander l’intérêt du projet : « - A quoi ça sert ? - C’est quoi le but ? - Moi ça ne m’intéresse pas ». La sexualité c’est quand même une part importante de la personne et de notre société. Etudier le sujet est un moyen d’étudier la société dans laquelle nous sommes au même titre que l’économie ou la politique, et pour nous d’informer. Ce n’est pas plus illogique que ce soit fait à Sciences Po. Cela aurait pu être tout fait tout aussi bien à la Sorbonne ou ailleurs. On est comme tout le monde, on parle de cul.• Interview réalisée par Fanny Griessmer

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CUlTU RE Bardot et ses «années d’insouciance»

• Alors que Brigitte Bardot souffle ses soixante-quinze bougies, l’exposition « Les années d’insouciance » nous plonge dans la vie de cette icône intemporelle qui influença la société d’après guerre et scandalisa l’opinion. Tel un ouragan, BB déferla en 1956 sur une société étouffée dans ses traditions, bousculant sur son passage les codes de la morale. Photographies, Unes de presse et documentaires illustrent les épisodes les plus marquants de sa vie : son enfance, sa vie à la Madrague de St Tropez, ses pas au cinéma et dans la chanson, sans oublier ses amours passionnels et son combat en faveur des animaux. Jeune fille de bonne famille se rêvant danseuse classique, BB deviendra à son corps défendant une star planétaire grâce à une carrière riche de quarante films et quatre-vingt chansons. Souvent comparée à Marylin Monroe, cette mascotte de Elle inspira les plus grands. Quelques portraits et clichés légendaires signés Robert Doisneau, Andy Warhol et David Mach en témoignent. Côté cinéma, celle qui fit ses débuts par un rôle secondaire au côté de Bourvil dans « Le trou normand », donna la réplique aux plus illustres : Jean Gabin, Jeanne Moreau et Jean Marais en tête. A deux pas, un air bien connu et une Harley rappellent à notre mémoire que Serge Gainsbourg lui écrivit plusieurs chansons dont «Je t’aime moi non plus» et «Harley Davidson». « Et BB libéra la femme » Alors que les actrices incarnaient un idéal de beauté froide, Bardot fut selon Alertty, « une artiste qui changea les canons de la beauté ». A partir du film « Et dieu créa la femme » de Roger Vadim, dont elle fut la muse et qui la révéla au grand public en 1956, ce sex-symbol incarna la liberté de la femme et la révolution sexuelle. A un monde artistique sans tapage, BB imposa ses scandales. Par sa sensualité, elle représenta également un idéal de beauté pour toute une jeunesse et son style révolutionna le monde de la mode. Cette femme qui plaisait à tous les hommes fut une amoureuse inconditionnelle de l’amour. Après Roger Vadim, nombreux furent ses partenaires de cinéma à devenir ses amants. Les photos volés de Brigitte aux côtés de beaux étalons laissent rêveuses. On perçoit alors que son sex-appeal révolutionna la vision du désir. Et on comprend à présent que les spectateurs des années 50 et 60 fantasmèrent sur ce corps sulfureux. A l’heure où les tabous faisaient rages et où les femmes étaient enserrées à la taille, BB affola la censure et illustra le péché absolu : la libération des corps. Mais à travers ces photos volés on devine aisément que ce fut son destin qui s’imposa à elle. Fuyant les mondanités, ses faits et gestes furent scrutés et déformés par la presse faisant d’elle l’une des femmes les plus photographiés. Cette cohorte de paparazzi eurent raison de sa passion pour le cinéma en 1973. La fin de ce voyage dans un passé si moderne se termine sur l’unique amour de sa vie: les animaux. Et pourtant cette exposition laisse une question en suspend : la vie de la BB nationale fut-elle si exemplaire ? • « Les années d’insouciance » Espace Landowski, Boulogne-Billancourt. Jusqu’au 31 janvier 2010. Tarif étudiant 8 euros. Adeline Farge

© Ministère de la culture - Médiathèque du Patrimoine/Sam Lévin/dist.RMN Création : Bimbographik - Photo : Sam Lévin

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Viva Fellini !

• Du 20 octobre au 17 janvier se tient au Musée du jeu de paume l’exposition Fellini, la Grande Parade, à l’occasion des cinquante ans de son film, La Dolce Vita (1960). A travers des photos mais aussi des vidéos et bien sûr de la musique, ce n’est pas seulement Fellini que l’on redécouvre mais aussi une Italie, celle du cinéaste. La « Grande Parade » est ce spectacle populaire d’où Fellini tire son inspiration, les gens de la rue :des prostituées aux poissonnières, et les paparazzo. Ce spectacle est présent dans tout l’univers fellinien de la parodie des ecclésiastiques aux parades fascistes. On est d’ailleurs hilares devant une scène de défilé de tenues d’églises dans Fellini Roma (1972). L’exposition est basée sur ce festival de couleurs, de rires et de grottesque. Le spectateur est sans cesse sollicité par l’image ou le son, de manière à être totalement immergé dans le monde de Fellini. L’exposition, divisée en trois grandes parties « La culture populaire », « Fellini à l’œuvre » et « La cité des femmes » est accessible aussi bien aux fans qu’aux non cinéphiles. C’est bien un univers particulier que s’est attaché à recréer le commissaire de l’exposition (Sam Stourdzé). L’entrée et la sortie rouges donnent d’ailleurs plus l’impression d’être dans une salle de spectacle que dans un musée. Fellini fut d’abord caricaturiste pour des journaux et dessinateur. D’où la joie de découvrir les dessins et les croquis du cinéaste. Cette entrée en matière a de quoi déconcerter tout novice tant les liens entre son cinéma et ses caricatures sont ténus. Le cinéaste le dit lui-même : « Au début de chacun de mes films je passe la plus grande partie de mon temps à une table à gribouiller des seins et des nichons, c’est ma manière de commencer mon film, à travers des gribouillages ». Ces gribouillages, on les retrouve dans ces personnages burlesques qui peuplent tous ses films, que ce soient les femmes obèses, symboles maternels et sexuels, ou encore les personnages de cirque comme le forain ambulant à la force surhumaine, Zampano, que l’on retrouve dans La Strada (1954). Au fil des photos de tournages, de la biographie de l’artiste et de ses évolutions cinématographiques, les transformations de l’Italie et du cinéma sont perceptibles. De bout en bout, on accompagne cette vie carnavalesque ponctuée de photos inédites sur les tournages et des news du temps. Il critique ainsi le début d’une main basse du pouvoir sur la télévision dans le film Ginger et Fred (1985), ou s’interroge sur son propre art dans 8 ½ (1963).

© Rêve du 1er avril 1975, Livre des Rêves, dessin de Federico Fellini

L’Italie, Fellini la voit comme ce grand ensemble touché par le miracle économique et par le miracle tout court. C’est d’un miracle que s’inspire la scène de médiatisation dans La Dolce Vita (1960), où des enfants prétendent avoir vu la vierge. Fellini le dit lui-même :»Le lieu du miracle est devenu un théâtre d’illusion relayé en direct imposé des médias ». La surmédiatisation, la presse people sont ainsi exploités pour devenir des éléments du film et servent de contexte aux fictions. Fellini visionnaire, Fellini dessinateur, Fellini rêveur, ces multiples facettes du cinéaste enrichissent la diversité de l’exposition. Elles donnent l’impression que le spectacle continue dans chacune des salles. Fellini tantôt magicien, tantôt à l’image de ses clowns, ne cesse de dévoiler nouveaux tours et nouvelles farces. On finit ce spectacle dans un rêve à proprement parler puisque ce sont les cahiers des rêves du cinéaste qui clôturent l’exposition. La frontière entre illusion et réalité est brisée, l’univers du cinéaste devient plus intime mais toujours dans la dérision : Les rêves de Fellini sont ponctués de grosses femmes aux énormes fesses alternant avec des rencontres comme Pasolini ou Mastroianni. Si le mystère de ce génie persiste, une fois le rideau tombé et la musique de Nino Rota achevée, le spectacle et l’euphorie demeurent…• Lilia Blaise

© Jeu de Paume

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Le Touch rugby : allez Touch’er de l’ovale !

•Connaissez-vous le Touch rugby ? Méfiez-vous des apparences et des idées reçues... Originaire d’Australie et de Nouvelle-Zélande, il est arrivé en Europe dans la fin des années 90 et se développe à vitesse grand V en France depuis 2007. Vous pensez peut-être au rugby à quinze… En effet, il y a certains éléments en commun mais de grandes différences les séparent, selon Erick Acker, président de la Fédération Française de Touch. Comme au rugby, le Touch se joue avec un ballon ovale, mais de plus petite taille, et la progression du ballon ne peut se faire que par des passes en arrière. Le grand point de divergence avec le rugby est que tout contact avec l’adversaire est interdit, il s’agit d’un sport d’évitement. Cela se concrétise par l’absence de plaquage ou de mêlées qui font la renommée du rugby, sport de contact. Issu du rugby à treize, le Touch rugby se joue à six. L’objectif est de marquer des essais par une progression vers la ligne d’essai. Le défenseur doit toucher le porteur du ballon pour arrêter le jeu. L’équipe attaquante a droit à six touchés pour effectuer un essai. Si aucun essai n’est marqué, alors le ballon revient à l’équipe adverse. Le Touch demande donc de la rapidité et un effort de course permanent. Il est aussi un jeu d’adresse puisque le ballon ne doit pas tomber au sol sous peine de sanction, ce qui importe peu au rugby.

© www.touchrugby.at

Un sport amateur accessible à tous Bien que le Touch soit parfois utilisé par les rugbymen comme entraînement, il est en réalité destiné aux amateurs. C’est un jeu composé de règles simples, sans brutalité, accessible à tous, pratiqué aussi bien par des hommes que par des femmes. C’est d’ailleurs l’un des rares sports qui autorise une mixité des genres dans sa pratique. En France, on compte un millier de licenciés et des milliers de pratiquants contre 700 000 licenciés en Australie ou 350 000 en Nouvelle-Zélande. La pratique du Touch rencontre chez nous un franc succès auprès des entreprises. Il fait d’ailleurs partie de la Fédération Française du Sport en Entreprise (FFSE). Le Touch a aussi sa place dans les écoles primaires et au collège, dans lesquels il est parfois enseigné. Et les étudiants dans tout ça ? Peut-être bientôt reconnu comme sport universitaire, le Touch se rapproche des étudiants. TR 91 a organisé des tournois avec les étudiants en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) de la fac d’Orsay (Paris XI). Ceux-ci n’ont pas donné suite. Cependant, le développement de ce sport se fait sentir par la création de club de Touch en France, notamment à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, où un club étudiant de Touch s’est récemment formé. En effet, ce sport a tout pour plaire aux étudiants, comme nous le confie Sophie, 25 ans, membre de TR 91 : « c’est un jeu collectif, mixte, qui permet de se défouler sans se blesser, grâce auquel la rencontre de jeunes internationaux est habituelle au regard de l’origine de ce sport ». Emmanuel, 24 ans, joueur de rugby et pratiquant le Touch depuis quelques mois a tout de suite était séduit par ce sport. L’intensité de l’effort au niveau cardio et la rapidité de jeu lui ont particulièrement plu. Le petit hic reste donc l’infrastructure. En effet, les clubs de Touch en Ile-de-France comme TR 91 ou le Free Touch club ne proposent de jouer qu’en région parisienne. Cependant, cela n’empêche pas de le pratiquer entre amis dans un parc, alors pourquoi pas vous ? • Pour plus d’informations sur le Touch, rendez-vous sur le site www. touchrugby91.com Suzelle Gaube

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• Réalisé par des membres du collectif BULLE D’Ox. Association «Bulle d’Ox» : http://bulledox.monassoc.com

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Quel artiste se cache en toi ?

(*) γνῶθι σεαυτόν :

«connais toi toi même» en grec ancien. Cette inscription était marquée sur un des frontons du temple de Delphes.

•Pour toi, aller voir l’exposition « Deadline » au Musée d’Art Moderne, c’est : a) Trop mortel (c’est le cas de le dire). 0 pt

•Ecouter Muse à Bercy le 17 novembre 2009, c’est :

•1881 c’est :

•Leonardo te fait tout de suite penser à :

a) Pas imaginable. Je préfère encore taffer ce soir-là. 0 pt b) Déjà prévu depuis un an. 1 pt

a) La date de naissance de Michael Jackson. 3 pts

a) Ce dessin animé : les Tortues Ninja ! 1 pt

b) La date de naissance de Pablo Picasso. 0 pt

b) Cet acteur à qui t’as envoyé ta petite culotte ou tes mensurations. 3 pts

c) Encore pire que de demander en mariage ta gardienne. 3 pts

c) Une bonne soirée d’éclate entre potes. 1 pt

c) Le nombre d’ex que t’as. 3 pts

c) Ce gars qui fait pleurer le moindre japonais qui voit une de ses peintures. 0 pt

•Quand tu veux te changer les idées : a) Tu chats avec cette nana/ce beau gosse que tu trouves vraiment craquant(e). 3 pts b) Tu mets à fond ton dernier morceau de rock préféré! 1 pt c) Tu te jettes sur la première feuille venue pour dessiner, écrire ou griffonner une idée. 0 pt

• Ta devise préférée est…

•Quand tu es dans un des meilleurs restaurants au monde : a) Tu te goinfres le plus rapidement possible. 3 pts

• Le meilleur moment de ta vie, c’était :

b) La super occaz’ pour draguer des étudiant(e)s en beaux-arts.. 1 pt

a) γνῶθι σεαυτόν (*) 0 pt

b) Le dollar (c’est bon pour le deal). 3 pts c) Recopié une partition. 1 pt

•Tu a moins de 5 points : Comme l’écrivait La Bruyère, tu fais partie de ces « hommes rares, exquis, qui brillent par leur vertu, et dont les qualités éminentes jettent un éclat prodigieux ». Tu es l’Artiste absolu(e) au Génie sans limite.•

b) T’es particulièrement marqué par la déco et l’accueil qui t’es réservé. 1 pt c) Les plat sont une création unique à tes yeux. 0 pt

•Tu as entre 5 et 10 points : Tu es sensible aux belles choses et tu t’entoures d’amis qui partagent les mêmes goûts que toi. Tu étais peutêtre musicien(ne) ou poète(sse) dans une vie antérieure.•

a) La Symphonie No. 25 en G mineur de Mozart jouée rien que pour toi. 0 pt b) Cette nuit, celle d’avant, tu ne te souviens même plus de son prénom... 3 pts c) Ton premier grand amour. 0 pt

•Tu as entre 11 et 30 points : T’aimes avant tout vivre de manière la plus cool possible. Tu es un artiste du farniente et des bons moments entre potes. On n’a qu’une vie quoi !•

Sudoku • En partant des chiffres inscrits, remplissez la grille de manière à ce que chaque ligne, chaque colonne et chaque carré de 3 par 3 contiennent une seule fois tous les chiffres de 1 à 9. •

Sudoku, par Olivier RAVET: http://olravet.free.fr

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organisé par la :

LE FESTIVAL ARTISTIQUE ÉTUDIANT EST ORGANISÉ EN PARTENARIAT AVEC LES UNIVERSITÉS DE PARIS ET LES CENTRES D’ANIMATION DE LA VILLE DE PARIS.

Contrepoint n°17  

Le patrimoine immobilier des universités

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