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RÉGION AQUITAINE

RÉGION LIMOUSIN

RÉGION POITOU-CHARENTES

2015

RAPPORT DÉVELOPPEMENT DURABLE


SOMMAIRE GÉNÉRAL Editorial du Président .......................................................................................................... 3 Synthèse de la situation 2015 ............................................................................................. 4 Aquitaine ................................................................................................................................. 5 Limousin .................................................................................................................................. 8 Poitou-Charentes ................................................................................................................ 10 Préambule .......................................................................................................................... 12 1 - LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ......................................................... Aquitaine .............................................................................................................................. Limousin ............................................................................................................................... Poitou-Charentes ...............................................................................................................

19 24 31 34

2 - LA PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ, DES MILIEUX ET DES RESSOURCES ................................................................................. Aquitaine .............................................................................................................................. Limousin ............................................................................................................................... Poitou-Charentes ...............................................................................................................

49 54 62 66

3 - LA COHÉSION SOCIALE ET LA SOLIDARITÉ ENTRE LES TERRITOIRES ET LES GÉNÉRATIONS ........................................................................................................ 79 Aquitaine .............................................................................................................................. 84 Limousin ............................................................................................................................... 93 Poitou-Charentes ............................................................................................................. 100 4 - L'ÉPANOUISSEMENT DE TOUS LES ÊTRES HUMAINS .................................................... Aquitaine ............................................................................................................................ Limousin ............................................................................................................................. Poitou-Charentes .............................................................................................................

115 120 134 139

5 - UNE DYNAMIQUE DE DÉVELOPPEMENT SUIVANT DES MODES DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION RESPONSABLES .................. Aquitaine ............................................................................................................................ Limousin ............................................................................................................................. Poitou-Charentes .............................................................................................................

151 156 165 169

6 - ELÉMENTS DÉTERMINANTS DE MÉTHODE ..................................................................... 183 Aquitaine ............................................................................................................................ 187 Limousin ............................................................................................................................. 190 Poitou-Charentes ............................................................................................................... 191 Annexes .................................................................................................................................... Liste des indicateurs (Aquitaine) ........................................................................................... Liste des référents (Aquitaine) .............................................................................................. Lexique .....................................................................................................................................

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ÉDITO

L

’année 2015 confirme la place des 3 ex-Régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes comme institutions incontournables en matière de développement durable. Dans tous leurs domaines d’intervention — faciliter les mobilités sur les territoires, améliorer le cadre de vie des lycéens et des apprentis, porter un dynamisme économique et culturel unique en France, sans jamais négliger d’accompagner ceux qui traversent des passes difficiles — nos Régions ont montré leur exigence et leur volonté de s'engager au service de tous leurs habitants.

Alain Rousset

Président de la Région Nouvelle-Aquitaine

Energies renouvelables, mobilité décarbonée, habitat durable, chimie verte, développement de produits biosourcés : ces sujets, vecteurs d’activité et d’innovation, constituent des enjeux incontournables, tant pour les entreprises que pour l’institution régionale. Agissant aujourd’hui sur le grand territoire de la Nouvelle-Aquitaine, le Conseil régional soutient les mutations du tissu économique au profit d’un développement plus durable. Je tiens à souligner que nos Régions n’auraient pu mener à bien ces missions essentielles sans le sens du service public de tous leurs agents, et sans l’efficacité d’administrations qui ont su s’adapter et se moderniser. Ce rapport de développement durable retrace l’ensemble de nos réalisations de l’année 2015. Beaucoup a été fait. La Nouvelle-Aquitaine doit poursuivre l’effort, avec volontarisme, pour protéger l’environnement et la qualité de vie des habitants de notre grande région. Ce rapport, qui souligne des actions concrètes, est un encouragement à poursuivre le travail vers un monde plus juste et durable.

Alain Rousset

Édito // Rapport développement durable 2016

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SYNTHÈSE DE LA SITUATION 2015............................. L’année 2015 a été marquée, pour chaque ex-Région, par l’organisation de groupes de travail transversaux inter-sites pour établir un état des lieux des politiques, du fonctionnement et de l’organisation de chaque ex-Région et co-construire les perspectives fondatrices des voies de mutualisation ou de création de politiques et de modalités organisationnelles à venir propres à la nouvelle Région.

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.................................................................. ................................................................. AQUITAINE Au terme de la mise en œuvre du Défi Aquitaine Climat, cette démarche a fait l’objet d’une évaluation, afin de contribuer à d’élaboration des orientations stratégiques à venir, dans le cadre de la grande Région. Après la publication de l’étude sur les impacts du changement climatique en Aquitaine, pilotée par Hervé Le Treut, la nouvelle Région poursuit son soutien à l’approfondissement des connaissances des incidences du changement climatique sur son territoire et au comité scientifique Acclima Terra. Ce groupe d’experts scientifiques permanent se veut indépendant et a vocation d’apporter aux acteurs du territoire les connaissances nécessaires à leur stratégie d’adaptation au changement climatique. La politique conduite jusqu’en 2015 sur le territoire aquitain, cible des secteurs émetteurs de GES, tels que le secteur des transports et celui du bâtiment. La collectivité poursuit à ce titre la maîtrise des consommations de son propre patrimoine, avec le Plan pour l’amélioration de la performance énergétique du patrimoine des lycées (–27,75% d’émissions de CO2 entre 2004 et 2015). Elle soutient les acteurs, notamment au travers du dispositif éco-chèques logement et du programme Reno'Aqt, pour le secteur du bâtiment, et encourage la réduction des consommations énergétiques et de la dépendance aux énergies fossiles des entreprises et des collectivités. Parallèlement, elle concourt à la structuration des filières industrielles de production et d’exploitation des énergies renouvelables, en particulier au financement des projets et filières décarbonés (bois, photovoltaïque, méthanisation, etc.). La production d’énergies renouvelables soutenues par la Région en 2015 est de 81 134 MWh. Enfin, la Région intègre des modalités de fonctionnement responsables, telles que le renouvellement de son parc automobile avec des véhicules propres et le développement de systèmes de visioconférences. Dans un contexte de pressions anthropiques croissantes, la collectivité régionale contribue à la préservation de la diversité du patrimoine écologique et à la maîtrise de l’exploitation des ressources naturelles du territoire aquitain. Elle met en œuvre un

accompagnement des actions en faveur des continuités écologiques, 9 territoires ayant été accompagnés en 2015 par l'Assistance Continuités Ecologiques (ACE) dans le cadre d’une expérimentation, ainsi qu’une gouvernance dont témoigne la première année d’activité de l'Agence Régionale pour la Biodiversité (créée le 20 juin 2014), visant l’animation des acteurs et l’aide à la décision. Elle mène une politique littorale volontariste et pionnière par la mise en œuvre d’un programme de gestion littorale et rétrolittorale en partenariat avec le conservatoire du littoral et l’ONF et par sa participation à une politique partenariale d’observation de la côte en soutenant l’action de l’Observatoire de la Côte Aquitaine, centre et réseau d'experts pour la gestion du trait de côte et des risques côtiers. Elle favorise les initiatives d’intégration économique et sectorielle, notamment au travers de son dispositif plan-plage de maîtrise et d'encadrement de la sécurité, de la préservation de l'environnement et de la canalisation des flux dans une optique de déplacements doux. À ce titre, elle a produit un référentiel d'innovation "Aménagement Durable des stations". Ses politiques d’accompagnement des exploitations agricoles, telles que les dispositifs AREA ou la démarche d’aquaculture durable AQUAREA, concourent à la modernisation des exploitations et à l’intégration des exigences environnementales et de développement durable à ce secteur d’activités. La politique en faveur de la cohésion sociale et de la solidarité entre les territoires et les générations se décline selon plusieurs axes. En matière de développement territorial, la collectivité contribue en particulier au développement équilibré des territoires par la mise en œuvre suite à la refonte de sa politique en 2014, d’un contrat territorial unique, ou par l’appui à l’insertion par l’activité économique. 71 subventions ont été octroyées au titre des dispositifs du PARIE aux SIAE (Structures d’Insertion par l’Activité Economique) d’Aquitaine en 2015. Elle aide également les agriculteurs à accéder au foncier (en 2015, elle a permis l’installation de 14 agriculteurs au titre du Fonds de garantie régional à l’installation). Afin de développer une mobilité durable pour faciliter la communication, elle modernise les gares, (57% des 155 points d’arrêt Ter Aquitaine ont été modernisés

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entre 2002 et 2015) et aménage des pôles d’échanges multimodaux (depuis 2002, 13 pôles d’échanges ont été aménagés autour de grandes gares ou de gares Ter). En vue de maintenir et développer des services accessibles à tous et adaptés aux nouveaux besoins pour une amélioration de la qualité de vie de la population, la collectivité cible notamment le maintien à domicile des personnes âgées et le développement de nouvelles technologies, qui s’inscrivent dans la stratégie nationale et régionale de la santé (cas des projets DomCare et DomAssist). Elle soutient par ailleurs le déploiement du numérique avec la création de 34 tiers-lieux aidés depuis 2012 et développe une politique responsable de gestion foncière de l’habitat et du logement, par exemple au travers du soutien au tissu associatif engagé dans la politique de la ville via le dispositif « Contrat Unique d’Insertion » (41 CUI soutenus en 2015). Enfin, la collectivité met en place des partenariats favorables à la promotion de l’égalité professionnelle femmes/hommes. Ainsi, à la suite de l’appel à projet visant à promouvoir la mixité dans les métiers et l'égalité dans le travail entre les femmes et les hommes paru en novembre 2015, 16 projets au titre de la lutte contre les discriminations dans l'emploi et la formation sont en cours de mise en oeuvre. Au titre de cette finalité, notamment dans le cadre de la gestion de son personnel, la collectivité intègre des structures de l’IAE dans la gestion du remplacement des agents techniciens et ouvriers de service (TOS) des lycées aquitains. La Région concourt à l’épanouissement de tous les êtres humains par la poursuite d’une politique de formation efficace, favorisant l'accès à l'emploi et répondant aux besoins en compétences des entreprises régionales, au travers de la mise en œuvre du Programme Régional de Formation et du développement des compétences des salariés au service de la croissance verte (en 2015, le nombre de parcours de formation « verdis » a été multiplié par 3,5 depuis 2012). Elle renforce le dispositif d’entrée des travailleurs handicapés en formation professionnelle (en 2015, 11,6%, contre 9% en 2014, des stagiaires du programme régional de formation avaient une reconnaissance travailleurs handicapés), et poursuit sa politique « nouvelle chance », avec notamment la réalisation en 2015, de 12 chantiers qualification nouvelle chance. Elle contribue également à cette finalité en enrayant l'isolement social et en améliorant les conditions de vie des populations les plus fragiles (Coups d’ pouce, par exemple, avec 33 199 jeunes aidés en 2015, Pass Santé pour les jeunes des missions locales, avec en 2015 une progression de plus de 7% par rapport à 2014). Elle garantit une mobilité choisie pour tous, en particulier via le dispositif de tarification sociale des transports collectifs Sésame et par une démarche d’interopérabilité billettique (carte Modalis de nouvelle génération).

Enfin, elle favorise l'accès de tous les Aquitains à une culture émancipatrice, par exemple avec le Festival des lycéens et apprentis (FDLA), qui a regroupé en 2015 sur 2 jours, 2 088 jeunes lycéens et apprentis et 300 accompagnateurs, et elle facilite les conditions d’accès au sport pour le plus grand nombre, tout en recentrant son appui sur les manifestations d'intérêt régional. En termes de responsabilité sociétale, elle poursuit ses interventions en faveur de la protection de ses salariés et projette de mettre en place des groupes de travail thématiques à l’issue de l’enquête sur les risques psychosociaux. L’amélioration des conditions de travail se poursuit via le renforcement de l’expérimentation du télétravail au sein de ses services, ouverte en 2015 à 25 agents supplémentaires. La stratégie régionale en faveur de la croissance verte et de l’innovation est fondée sur quatre axes favorables à une dynamique de développement selon de modes de production et de consommation responsables. La Région encourage le développement d’activités et d’initiatives économiques responsables afin de stimuler la compétitivité des entreprises, notamment dans le domaine du tourisme (éco-labellisation des hébergements touristiques, plan régional des saisonniers, transports doux, etc.). Elle a adopté en mars 2015 une délibération relative aux "Eco et Socio responsabilités des aides régionales", qui a pour objet de doter la Région d'un cadre permettant d'intégrer les critères économiques, sociaux et environnementaux dans ses interventions en faveur de ses bénéficiaires (associations, collectivités ou entreprises). Les dispositions issues de cette délibération permettent notamment l’élaboration de grilles d’analyse des dossiers instruits à l’aune de ces critères d’"éco-socioresponsabilités". Elle soutient le développement de politiques d'achat dans une logique d'éco-socio-responsabilité, notamment en favorisant l’introduction de produits bio, locaux et de qualité dans les restaurants des lycées. Au titre de sa politique d’économie circulaire, deux projets phares ont été initiés en 2015, le Réseau d'Economie Circulaire et d'Innovation dans les Territoires Aquitains (RECITA) et le Programme National des Synergies Interentreprises (PNSI). Le programme Economie Circulaire Transition Energétique Aquitaine (ECTEA) permet de financer des projets d'énergies renouvelables, d'animation, d'état des lieux, et en matière de renforcement de l’efficacité énergétique des entreprises de production, la collectivité met en œuvre un appel à projet lancé en 2014 qui vise à terme à l’échelle du nouveau territoire régional, une diminution de l’ordre de 5% de la consommation énergétique du secteur industriel. La collectivité a mis en place à partir de 2015, une politique économique et de gestion durable de l'océan (économie bleue).

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Elle poursuit le déploiement de la nouvelle politique d’économie sociale et solidaire associée à l’innovation sociale. A ce titre, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé en 2015, afin de repérer les initiatives socialement innovantes en Aquitaine selon trois formes, de produits ou de services, organisationnelles ou territoriales du fait de nouveaux modes de coopérations d'acteurs. Enfin, elle favorise la constitution de compétences dans les technologies « propres » par la recherche et le transfert de tech¬nologie, par exemple via la constitution du Centre AGROTEC de Ressources Technologiques (CRT) pour le secteur agroalimentaire spécialisé sur les fruits et légumes, ou au travers du programme de recherche interdisciplinaire, PHYTOCOTE, qui porte sur l’usage des pesticides dans les agrosystèmes. La Région intègre progressivement à ses modalités d’intervention et à son fonctionnement les principes de développement durable relevant des cinq éléments déterminants de méthode du développement durable. En matière de participation de la population et des acteurs, elle assure la concertation sur le territoire et avec les services, comme en témoignent la participation en 2015 de plus d'une cinquantaine de personnes (bénéficiaires, partenaires, pôles opérationnels et fonctionnels) au projet de prise en compte concrète des principes horizontaux (égalité femmes/hommes, lutte contre les discriminations et développement durable) dans les projets cofinancés par les fonds européens (FEDER/FSE), en vue de mesurer la contribution de ce programme à ces trois principes, ou aussi, la participation à l’invitation de la Région d’un panel d’Aquitains au débat citoyen planétaire préparatoire à la COP21. Afin d’assurer l’appropriation, la mise en œuvre et d’identifier les voies d’amélioration nécessaires au sujet des politiques territoriales qu’elle porte, la collectivité instaure des actions de concertation (comités de ligne pour les usagers du Ter) ou de sensibilisation diversifiées en direction du grand public (Joli mois de l’Europe). Elle mobilise aussi les acteurs économiques au travers d’initiatives d’échanges (plan d'action global en faveur de la filière pâtisserie artisanale). La participation des agents à l’élaboration de politiques transversales et à l’intégration du développement durable aux politiques sectorielles, est aussi sollicitée, notamment dans le cadre de la mission transversalité issue du projet d’administration Cordouan ou du réseau des référents développement durable. Pour fonder son action sur une organisation du pilotage efficiente et adaptée, la Région met en place un pilotage fort de ses politiques territoriales dans un objectif de développement durable. Ainsi, le comité régional Trame Verte et Bleue, co-piloté par la Région et

l'Etat, s'est réuni plusieurs fois afin de donner son avis durant les différentes phases d'élaboration du Schéma régional de cohérence écologique approuvé en 2015. Le pilotage transversal de l’ensemble des projets, autour de l’émergence de la stratégie d’adaptation au changement climatique se poursuit et certaines politiques répondent à une logique intrinsèque de transversalité, telles que celles relatives à l’agriculture biologique, dont le pilotage est assuré par un comité régional Bio, ou à la politique « mer-littoral », avec en particulier l’existence d’une Convention sur la gestion de la forêt dunaire. Elle développe progressivement des méthodes de travail transversales, structurées, et des outils qui favorisent les mutualisations de compétences ainsi que le traitement synergique des politiques régionales. A ce titre, dans le prolongement du projet d’administration Cordouan, un groupe de travail interne a produit un guide méthodologique afin de permettre à l'avenir de co-construire les diagnostics de territoire de façon transversale entre les services de la Région concernés ainsi qu'avec les acteurs territoriaux. Afin de poursuivre l’amélioration de sa démarche d’évaluation des politiques territoriales, la collectivité poursuit la généralisation et l’approfondissement d'une culture de l'évaluation en interne et avec ses partenaires extérieurs au travers de l’action de la Commission d’évaluation des politiques publiques. Enfin la collectivité inscrit son action dans une stratégie d’amélioration continue et contribue à cette fin à un partage accru des connaissances entre les différents acteurs régionaux. Dans le cadre de l’évaluation de ses politiques au regard du développement durable, elle est parvenue à l’issue d’une réflexion sur la méthodologie d’analyse financière à proposer des orientations pour compléter utilement l’évaluation extra-financière qui nourrit le rapport annuel en la matière et va poursuivre ses efforts pour approfondir cette méthode et progressivement l’appliquer à la nouvelle Région. En interne, elle a intégré à partir de 2015 des éléments relatifs à l’évaluation en matière de développement durable au sein du rapport annuel d’activité et grâce à la mise en œuvre du dispositif d’intégration des principes horizontaux pour une prise en compte concrète de ces principes dans les projets cofinancés par les fonds européens, la collectivité va réactiver ses actions de sensibilisation/formation des agents et des référents DD en matière de développement durable.

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................................................................. LIMOUSIN Le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie (SRCAE) du Limousin, approuvé en 2013, avait fixé des objectifs régionaux aux horizons 2020 et 2050 en matière de maîtrise de l'énergie, de développement des énergies renouvelables, de réduction de la pollution atmosphérique et des gaz à effets de serre. Pour faire face aux enjeux liés au changement climatique, la Région Limousin s’est depuis attachée à la réalisation d'un bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES) ainsi qu’à un Plan Climat Energie Régional (PCER) adopté en 2015.

qualité privilégiée. La Région s’est engagée en 2015 à préserver ce bon état des milieux naturels. Un engagement qui s’est traduit notamment au travers du volet « transition énergétique » du CPER (Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020) qui présente un engagement fort en matière de préservation des ressources naturelles et de la biodiversité. La Région a aussi adopté le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE), plan stratégique composé de 57 actions permettant d’accompagner les acteurs dans la préservation de la biodiversité du territoire limousin.

La Région a engagé une nouvelle phase du plan d’efficacité énergétique des bâtiments publics concernant la réhabilitation et la construction. Cette recherche d’efficacité énergétique s’est aussi traduite dans les différentes opérations de rénovation du patrimoine et des équipements des lycées. Afin de développer les transports collectifs elle a mis en service une nouvelle gamme tarifaire plus avantageuses pour les usagers des Ter.

Afin d’optimiser la gestion durable des ressources naturelles, la Région a œuvré à la création de trois Réserves Naturelles Régionales. Elle a conforté sa politique de préservation de la ressource eau et milieux aquatique en contractualisant avec les structures porteuses d’outils de gestion multithématiques de l’eau. Afin d’encourager une gestion durable de la forêt, elle a soutenu l’opération Programmée d’Amélioration Foncière et Environnementale (OPAFE) du Parc naturel régional de Millevaches et favorisé le regroupement des chantiers forestiers. Elle a accompagné les initiatives conduites dans les domaines de l’éducation à l’environnement et au patrimoine naturel.

Territoire rural, le Limousin est fortement impacté par des gaz à effets de serre liés à l’agriculture. Pour les réduire, la Région promeut de nouvelles pratiques agricoles. Les MAEC Bovins (Mesures AgroEnvironnementales et Climatiques pour la finition des bovins en autonomie alimentaire dans les zones herbagères) s’inscrivent dans cette stratégie tout comme le plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE) 2015-2020. La collectivité promeut par ailleurs le développement et l’utilisation de sources d’énergies renouvelables et locales en soutenant le développement de la méthanisation en Limousin.

La Région œuvre en faveur de la cohésion sociale et de la solidarité entre les territoires et les générations. En 2015, elle a ainsi renforcé son engagement en matière d’inclusion sociale en signant des Contrats de cohésion territoriale avec des 10 pays, quatre agglomérations et les deux Parcs Naturels Régionaux. Elle a revisité sa politique en matière de coopération décentralisée ciblant davantage ses actions sur les dimensions du développement économique, de la mobilité des apprenants et du développement durable.

Région rurale dotée d’une grande variété de milieux naturels, le Limousin jouit d’un environnement d’une

La Région a favorisé la prise en compte du développement durable dans les entreprises. Elle s’est

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engagé pour assurer à tous les conditions d’accès aux ressources de la société de l’information, à développer l’accessibilité au territoire, à conforter ses politiques en faveur de la solidarité et de la proximité. Afin de permettre l’épanouissement de tous les êtres humains, la Région a développé des politiques novatrices en matière de formation et de lutte contre la précarité. Elle a mis en œuvre le nouveau schéma régional des formations sanitaires et sociales qui donne la priorité au bien vivre ensemble et au bien vieillir en Limousin. Elle a signé avec l’université de Limoges le quatrième Contrat d’objectifs et de moyens qui vise notamment à améliorer le bien-être des étudiants. Elle a continué à promouvoir l’égalité femmes/hommes au travers d’un nouveau plan d’actions. Elle poursuit dans la voie d’une politique de formation efficace favorisant l’accès à l’emploi et améliorant les conditions de vie des populations les plus fragiles. Soucieuse de promouvoir un mode de développement basé sur le respect des hommes et de l’environnement, la Région s’est évertuée en 2015 à encourager et favoriser des modes de production et de consommation prenant en compte ces impératifs. Elle apporte ainsi un soutien important au développement de l’agriculture biologique. Elle a mis en place une charte « festivals et développement durable ». Elle a par ailleurs mis en place une expérimentation dans les lycées visant en matière de restauration à réduire le gaspillage alimentaire, valoriser les déchets et améliorer l’offre alimentaire. Parallèlement à ces actions menées en faveur des territoires, la Région a mis en œuvre en interne des actions s’inscrivant dans les finalités du développement durable : formation, prévention des risques, égalité femmes/hommes, dialogue social, développement des compétences … Enfin, convaincue qu’une politique de développement durable ne se résume pas aux actions mises en œuvre, la Région s’est évertuée mettre en place une gouvernance de ses politiques articulée autour :  d’une démarche : la concertation et la participation de la population,  d’une méthode : un pilotage et un suivi des programmes,  d’une finalité : une évaluation et des propositions.

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................................................................. POITOU-CHARENTES Depuis de nombreuses années, au titre de la lutte contre le changement climatique, la Région a engagé d'importantes actions en faveur des économies d'énergie, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Elle intervient dans les domaines essentiels tels que :  la rénovation énergétique des bâtiments et tout particulièrement des logements sociaux,  la maîtrise de l'énergie et le développement des énergies renouvelables auprès des particuliers, entreprises et collectivités notamment dans le cadre du Fonds Régional d'Excellence Environnementale PoitouCharentes : soutiens à l'implantation d'hydroliènes, au photovoltaïque, à l'intensification du développement de la méthanisation et au bois énergie,  la mobilité durable à travers ses programmes de rénovation des gares, de modernisation du parc ferroviaire et des infrastructures mais également à travers la proposition de nouveaux services à la mobilité. Parallèlement, la Région poursuit son action, lancée en 2014, de développement des territoires à énergie positive dont l'objectif est d'accompagner des territoires pilotes dans la transition énergétique. Dans le cadre de la politique énergétique dans les lycées, avec le même objectif de faire face aux enjeux en matière de lutte contre le changement climatique, la Région intègre dans ses décisions relatives au patrimoine régional des critères environnementaux : utilisation de matériaux biosourcés et exigences de performances énergétiques allant au-delà des réglementations en vigueur. Pourvue d'un patrimoine et de ressources naturels remarquables, la Région, dans un contexte de changement climatique, œuvre également à la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources sur son territoire. En matière de préservation des espèces et des espaces naturels, elle apporte tout particulièrement ses soutiens :

 aux actions « conservatoires », pour notamment des actions d'aménagement et de gestion de sites patrimoniaux, terrestres et littoraux,  à la valorisation du patrimoine naturel : faune, flore, habitat, gestion durable des zones humides qui caractérisent Poitou-Charentes  à l'animation de la charte Terre saine « Votre commune sans pesticides », outil à disposition des communes pour les accompagner vers une gestion des espaces publics sans pesticides. De même, la Région agit pour la reconquête de la ressource en eau et pour la préservation des milieux aquatiques dans le cadre des programmes « ReSources », et « Rivières ». Enfin, la Région fait de l'agriculture durable sa première priorité ; elle a fait le choix d'orienter plus du tiers du budget du Programme de Développement Rural en faveur de l'encouragement aux changements de pratiques agricoles pour diminuer les pressions sur l'environnement. À travers ses politiques, la Région agit pour la cohésion sociale, la solidarité entre les territoires et les générations. Afin de renforcer ses actions en termes d’innovation sociale, d'insertion et d'économie responsable, elle a mis en place des outils visant d'une part au développement de la finance participative et solidaire, à l'incitation à l'entrepreneuriat collectif et social, et d'autre part à la lutte contre l'exclusion sociale ; une action expérimentale « territoire zéro chômeur de longue durée » est notamment menée sur le territoire de Mauléon en Deux-Sèvres. La Région se mobilise également pour la création d'emploi dans le milieu associatif grâce à son dispositif « Emplois tremplins associatifs ». Elle accompagne par ailleurs les jeunes dans leur insertion sociale à travers le service civique et en leur facilitant l'accès à un logement par le dispositif de caution régionale. La Région porte également une attention particulière à la fonction parentale en mettant en place une plateforme « Allo parents Poitou-Charentes » mais également aux seniors en leur permettant un accès informatique dans

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le cadre du Plan Régional d’équipement Informatique des Associations de personnes âgées. Par ailleurs, dans le cadre de l' « Agenda 22 » du PoitouCharentes, la Région a inscrit dans l'ensemble de ses actions la prise en compte du handicap. Elle garantit également la cohésion sociale dans la poursuite de l'expérimentation de la Plateforme d'accès à la mobilité, dans son accompagnement financier des associations caritatives et dans l'aide à l'octroi d'un prêt pour les particuliers exclus du système bancaire classique. Enfin, des politiques de solidarité territoriale sont également conduites au titre des Contrats Régionaux de Développement Durable et dans le cadre des coopérations décentralisées. La Région reste attentive à l’épanouissement des êtres humains. A ce titre, avec pour objectif un égal accès à la formation et à l'éducation, elle a mis en œuvre un certain nombre de dispositifs afin d'assurer l'accès à la qualification des publics les plus fragiles. Ainsi le Service Public Régional de Formation professionnel permet d'ouvrir l'accès à la qualification à ceux qui sont exclus des systèmes classiques de formation par l'absence de sélection sur les prérequis. Parallèlement, elle a mis en place un dispositif « engagement première chance » pour accompagner les jeunes vers les contrats en alternance. Une seconde antenne « école de la deuxième chance » a par ailleurs été ouverte en 2015 sur le territoire régional. En matière d'apprentissage, l'évolution de l'offre de formation a été poursuivie au moyen notamment de l'ouverture de 406 nouvelles places. Les aides aux apprentis constituent des leviers importants pour leur permettre de faire face aux frais induits par l'alternance (indemnité de transport, aide au premier équipement professionnel…). Dans le domaine de l'éducation, la Région mobilise l'ensemble de ses leviers d'action en faveur de la réussite éducative de tous les jeunes à travers de nombreuses aides aux familles (chéquier jeunes, fonds social régional…). Parallèlement, elle encourage les jeunes à la mobilité internationale en soutenant des séjours à l'étranger sous la forme de séjour d'études ou de stage en entreprise. La Région facilite dans le même temps l'accès à l'enseignement supérieur scientifique et favorise la réussite des étudiants. Elle a notamment mis en place le dispositif « Pass'en sup » pour relever chez les élèves l'ambition de poursuite d'études supérieures. En termes de transport, le Région a pour objectif de

rendre les services accessibles au plus grand nombre. À cet effet, elle propose des abonnements et cartes de réduction : abonnement Ter, carte avantage emploi, cartes jeunes... Au titre de ses politiques culturelle et sportive, la Région mène des actions avec le même objectif d'accès au plus grand nombre. Elle développe notamment des actions visant à la vulgarisation de l'accès à l'art et à la culture au sein des lycées. Dans le domaine du sport identifié comme vecteur de bonne santé, elle a tout particulièrement engagé des actions afin de développer et inciter à la pratique d'activités sportives adaptées, régulières et raisonnables. Enfin, la Région favorise par ses actions des modes de production et de consommation responsables. Elle accompagne les entreprises vers la conversion écologique et sociale de l'économie pour une plus grande compétitivité. Elle a fait de la croissance verte l'une de ses priorités. Dans ce cadre, elle soutient et développe la recherche et l'innovation à travers divers aides et structures (Agence Régionale de l'Innovation -ARI-, Institut de la chimie verte, Centres Régionaux d'Innovation et de Transfert de Technologies -CRITT-, Pôle des Eco Industries). La Région et ses partenaires, ont déployé en 2015 une stratégie régionale de l'économie circulaire. Elle a également lancé un dispositif intitulé « Usine du Futur », destiné à accompagner des PME et d’ETI régionales dans leurs démarches d’amélioration d’outils, d’organisation industrielle et de compétitivité. Dans le cadre de sa politique d'aides aux filières, la Région a notamment développé un plan filière bois pour la période 2015-2016 ; le bois permettant de concilier harmonieusement le développement économique et la préservation de l'environnement. Elle accompagne également tout particulièrement les filières énergies, plastique et agro-alimentaires dans leurs projets. L'Économie Sociale et Solidaire, très présente sur le territoire, est également au cœur des priorités régionales. Le second salon national qui s'est déroulé à Niort a accueilli environ 3 000 visiteurs et 150 structures exposantes. Enfin, elle apporte son soutien aux projets de développement des Structures de l'Insertion par l'Activité Économique et des lieux collaboratifs, proposant de nouvelles façons de travailler en conciliant mieux activité professionnelle et environnement de proximité.

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PRÉAMBULE......................................

12 Préambule // Rapport développement durable 2016


.................................................................. UN RAPPORT DE DEVELOPPEMENT DURABLE... POUR QUOI FAIRE ? Avec la promulgation des lois Grenelle 1 et 2, l’Etat français s’est engagé de manière opérationnelle dans une nouvelle étape en faveur du développement durable. Couplées à la Stratégie Nationale de Développement Durable d’alors, elles ont défini les orientations prioritaires de la politique française. Celles-ci sont désormais liées à nouvelle Stratégie Nationale de Transition Ecologique vers un Développement Durable (SNTEDD) pour la période 2015-2020. Un des éléments instaurés par le Grenelle 2 pour les collectivités est notamment l’obligation de rédiger un rapport :

Ce document doit faire un bilan des politiques, programmes et actions conduits par la Région, au titre du développement durable, dans ses politiques territoriales et en interne, dans le fonctionnement de la collectivité. Au-delà d’un simple état de l’Art, le rapport analyse les processus et méthodes mis en œuvre dans l’élaboration, la mise en place et l’évaluation de ces actions, programmes et politiques. Ces informations permettent de légitimer les politiques publiques et de faire émerger des axes d’améliorations qui vont orienter les politiques à venir. A cette fin, ce document est présenté lors des débats d’orientation budgétaire.

« L’article 255 de la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement prescrit aux collectivités territoriales et aux EPCI de plus de 50 000 habitants d’élaborer un rapport sur leur situation en matière de développement durable. »

Le rapport doit être construit selon les cinq finalités et les cinq éléments de méthode décrit par le « cadre de référence pour les projets territoriaux de développement durable » publié par le Commissariat Général au Développement Durable.

(Décret n° 2011-687 du 17 juin 2011 relatif au rapport sur la situation en matière de développement durable dans les collectivités territoriales)

Les cinq finalités

Les cinq éléments de méthode

1 | Lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère

1| P  articipation des acteurs

2| P  réservation de la biodiversité, des milieux et des ressources

2 | Organisation du pilotage

3| C  ohésion sociale, solidarité entre les territoires et les générations

3 | Transversalité de l’approche

4| É  panouissement de tous les êtres humains

4 | Dispositif d’évaluation partagé

5| D  éveloppement économique suivant des modes de production et de consommation responsables

5 | Stratégie d’amélioration continue

Préambule // Rapport développement durable 2016 13


Le développement durable, une définition Le concept de développement durable renvoie à autant de définitions qu’il y a d’acteurs dans ce domaine, mais celle qui fait référence dans la plupart des documents officiels est proposée par Gro Harlem Brundtland dans son rapport « Notre Avenir à tous » (1987) commandé par l’ONU et qui servit de base pour la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement Humain de Rio en 1992 : « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. » Adoptés à l’unanimité lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2015, les 17 Objectifs de développement durable (ODD) définissent une vision universelle du développement pour les peuples, la planète, la prospérité, la paix et les partenariats.

Ils visent à opérer d’ici 2030 (agenda 2030, convergence du programme Action 21 adopté à la conférence de Rio sur l’environnement et le développement en 1992 et des Objectifs du Millénaire pour le développement adoptés en 2000) une transformation du monde en éradiquant la pauvreté et en assurant sa transition vers un développement durable (économique, social et environnemental) dans tous les pays, y compris les pays développés, en luttant contre les inégalités et l’injustice et contre le changement climatique (« transformer les vies tout en préservant la planète »).

Il s’agit d’objectifs ambitieux, visant à poursuivre et achever l’éradication de la pauvreté amorcée par la mise en œuvre des OMD, définir des « planchers individuels » constitués d’un ensemble de droits et de services à visée inclusive, établir des « plafonds collectifs » prenant en considération dans chaque domaine des limites imposées par la planète et la capacité des technologies disponibles à les faire reculer et à créer des emplois, sauvegarder l’environnement et combattre les causes du dérèglement climatique. Il s’agira également de renforcer les capacités de mise en œuvre et de développer des institutions efficaces, redevables et ouvertes sur lesquelles le caractère transversal de ces problématiques de développement durable aura des incidences en termes organisationnel et de formes de responsabilité nouvelles. À cette ambition mobilisatrice, mais pour autant non dénuée de certaines critiques sur sa faisabilité ou sur les présupposés qui la fondent, doivent être associées des politiques effectives pour atteindre chaque objectif, assorties des financements correspondants et d’indicateurs pour en évaluer les résultats. Les 2 à 3 trillions de dollars relatifs à l’estimation des besoins financiers liés à l’agenda 2030, vont nécessiter la mobilisation de financements innovants, à la fois en termes de sources et de mécanismes, en raison des limites de l’aide publique traditionnelle et du fait que l’épargne ne s’oriente pas spontanément vers des projets de développement durable inscrits dans le long terme et dont le rendement social est élevé mais le rendement privé faible et incertain. Afin d’évaluer les résultats de la mise en œuvre de ces objectifs, le caractère quantifiable des cibles associées doit être assuré et va nécessiter l’acquisition d’une nouvelle « connaissance statistique », partagée et uniformisée. Ceci représente en soi une ambition très importante, au regard des difficultés liées à la mobilisation des données et à la mise en place de standards communs entre Etats. La question des indicateurs est à l’agenda des Nations Unies de l’année 2016. Celles-ci vont jouer un rôle clé dans la mise en place d’un cadre d’évaluation commun à l’ensemble des pays de la planète, qui repose sur un système de rapportage annuel, sous l’égide du secrétaire général des Nations unies, basé sur des indicateurs et des données statistiques nationales. Ce cadre de référence va permettre aux gouvernements de suivre et d’évaluer les politiques publiques à l’aune des trois dimensions du développement durable, ainsi que leurs interrelations. Chaque objectif est décliné en cibles (169 cibles en tout), assorties de 230 indicateurs. Chaque cible représente un futur souhaitable tel que défini par l’ODD correspondant et implique des

14 Préambule // Rapport développement durable 2016


L’ÉCOLOGIE, L’ÉCONOMIE ET LE SOCIAL... LES TROIS PILIERS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Légende du schéma On retrouve ici les trois piliers du développement durable : l’écologie, l’économie et le social dont le croisement des trois cercles donne le développement durable représenté par un triangle vert. La culture peut englober ces trois dimensions et se trouve donc aussi placée au centre. Le tout fonctionne grâce à la gouvernance qui entoure le schéma. Par rapport à ces composants principaux, sont également figurés dans des rectangles de couleur, les 5 finalités et les cinq éléments de méthodes du cadre de référence. Chaque finalité et élément de méthode est représenté par un pictogramme qui sera repris tout au long de ce rapport. Enfin, deux flèches représentent les échelles d’espace et de temps dans lesquelles se met en place le développement durable : agir du local au global et du global au local avec un souci d’équité entre les générations. Ont été intégrées les traductions de la démarche aux niveaux local et global, à travers l’agenda 21 local et les Objectifs de développement durable constitutifs de l’Agenda 2030, ainsi que sa prise en compte à l’échelle française au travers de la stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable 2015-2020.

Préambule // Rapport développement durable 2016 15


engagements de la part de chaque pays. Ceux-ci, dès lors qu’ils ont été signés par les Etats (c’est le cas pour la France), devront se traduire dans les stratégies nationales dès 2016, ce qui nécessitera la réalisation d’exercices de prospective et d’analyse des écarts à la cible avec la participation amont de la société civile. La France s’est portée volontaire en décembre 2015 pour présenter un rapport sur sa démarche nationale lors du Forum Politique de Haut Niveau des Nations unies qui se tiendra à New York du 11 au 20 juillet 2016. L’expertise d’une quinzaine de scientifiques et spécialistes, l’apport des parties prenantes (ONG, entreprises, syndicats, associations…) consultées en juin 2016, une concertation avec les territoires et une consultation des citoyens sur internet, contribueront à l’élaboration de ce premier rapport.

Le développement durable dans son acception la plus communément partagée, est représenté sous la forme de trois cercles d’importance égale, représentant les trois piliers que sont l’économie, le social et l’environnement, entourés par un cercle qui symbolise la gouvernance, élément fondamental de mise en pratique de ce concept, comme traduit dans le schéma qui suit. À ce schéma général, certaines représentations rajoutent d’autres piliers dont les plus fréquents sont la culture (représenté sur le schéma sous la forme d’un triangle rose concernant les trois éléments principaux) et l’éthique.

COMMENT LIRE LE RAPPORT ? Avertissement Ce rapport porte sur l’exercice 2015, dernière année d’existence des 3 ex-Régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. Pour cette édition de nature transitoire avant l’édition d’un rapport relatif à la nouvelle Région pour l’édition concernant l’exercice 2016, le parti retenu a été de conserver le type de présentation du précédent rapport relatif à la Région Aquitaine. Ce choix permet une restitution homogène de l’évaluation des politiques au regard du développement durable dans un contexte de fusion, tout en adaptant l’architecture du rapport à une présentation autonome des politiques et fonctionnement de chaque ex-entité. Ainsi, outre l’éditorial du Président et les éléments communs présentés dans le préambule, les éléments de contexte ouvrant chaque chapitre et permettant la mise en perspective d’éléments internationaux, européens ou nationaux avec la situation du territoire de la nouvelle Région sont également traités de manière uniforme.

de chaque action pour les parties relatives à l’Aquitaine, a été laissée à la libre appréciation des deux autres sites.

Rappel du contenu des chapitres Chaque chapitre présente, dans un premier temps, une analyse sous l’angle développement durable de l’action régionale à travers ses politiques territoriales, selon une structure identique d’un chapitre à l’autre. Puis, on retrouve l’examen des actions de l’institution, pour l’intégration du développement durable dans son fonctionnement interne. Afin de permettre une lecture simplifiée, les axes d’amélioration relatifs aux politiques territoriales et au fonctionnement de l’institution se situent en regard en fin de chapitre.

Chaque chapitre comporte le même canevas de présentation pour les trois ex-entités régionales, en dehors des éléments d’analyse financière propres à la Région Aquitaine et des tableaux « degré d’intensité DD », dont l’intégration quasi-systématique au regard

16 Préambule // Rapport développement durable 2016


Le tableau « degré d’intensité DD » Le Guide du Commissariat Général au Développement Durable "Premiers éléments méthodologiques pour l’élaboration du rapport sur la situation en matière de développement durable à l’usage des collectivités territoriales et EPCI à fiscalité propre de plus de 50 000 habitants" publié en juin 2012 préconise « une analyse transversale » en s’interrogeant sur la prise en compte des différentes finalités du développement durable dans les politiques mises en place, au regard des impacts potentiels ou avérés que celles-ci peuvent avoir par rapport à chacune de ces finalités. Afin de modéliser cette prise en compte par action, l'exercice d'évaluation des politiques régionales en matière de développement durable comporte désormais une analyse de ce type, si possible pour chaque action, programme ou politique considéré.

OUI si prise en compte de la finalité dans une proportion majoritaire de l’action (> 50%) (par son contenu, ses modalités de mise en oeuvre ou éventuellement son montant). NON si prise en compte nulle ou non pertinente. Partielle si prise en compte inférieure ou égale à 50% : permet de traduire une prise en compte débutante ou partielle du DD dans l’action (uniquement pour une action d’un coût ≥ 100 000 €). Il permet aussi d’appréhender les impacts potentiels ou avérés de ces politiques sur chaque finalité :

positif : +

|

négatif : -

|

neutre : /

Le mode de représentation retenu consiste en un tableau intitulé "Degré d'intensité au regard du développement durable" et permet de visualiser le degré de transversalité de chaque action :

Degré d’intensité DD

50%

Prise en compte

OUI

NON

NON

PARTIELLE

OUI

Impact

+

-

/

+

+

Exemple Le tableau ci-dessus présente une action qui prend en compte les finalités 1 et 5 (lutte contre le changement climatique et production/consommation responsables) et partiellement la finalité 4 (épanouissement de tous les êtres humains) sur lesquelles elle a des impacts positifs. Cela signifie que les efforts par rapport à ces finalités portent leurs fruits et sont à maintenir. Cependant, elle comporte des impacts négatifs sur F2 (préservation de la biodiversité) et elle ne la prend pas en compte. Cela signifie qu’une réflexion doit être engagée afin que cette action intègre mieux la finalité 2 à son contenu ou sa mise en oeuvre. La prise en compte de la finalité 3 peut aussi être un point d’amélioration mais ne constitue pas une urgence étant donné que les impacts sur celle-ci sont neutres. Ce tableau permet de traduire le niveau d’intégration des finalités du développement durable aux politiques menées, indiquant la maturité de réflexion sur leurs impacts potentiels en termes de développement durable sur toutes les finalités.

Préambule // Rapport développement durable 2016 17


LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE....

18 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


1

.................................................................. FinalitĂŠ

Lutte contre le changement climatique // Rapport dĂŠveloppement durable 2016 19


LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE.... Le 7e Objectif de Développement durable vise à garantir l’égalité d’accès à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable. Le 13e Objectif de Développement durable vise à lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. Le maintien d’un système énergétique basé sur les énergies fossiles n’est pas compatible avec la stabilisation du climat sur Terre (plus de 80% des émissions mondiales de CO2 sont dus à la combustion des énergies fossiles, ce qui représente approximativement 80% de l’augmentation de la capacité de réchauffement de l’atmosphère terrestre), et sans investissement suffisant dans les infrastructures énergétiques, 500 millions de personnes devraient encore subir la précarité énergétique d’ici 2040 (liens avec ODD 1 et 5) (source Agence internationale de l’énergie, AIE). La transformation des systèmes techniques, organisationnels et professionnels vers une nouvelle organisation de l’énergie en faveur des renouvelables, de l’efficacité et de la sobriété énergétiques, participe de solutions communes pour une gestion de la planète. Elle appelle ainsi à de nouveaux modes de coopération entre les hommes, les territoires, les sociétés. L'ONU a réuni le 22 avril 2016 à New York 150 Etats lors de la cérémonie officielle de signature de l'Accord de Paris adopté en décembre 2015 lors de la COP21 (21e Conférence des parties), par 55 parties représentant 55% des émissions. Les enjeux qu’il impose à l’humanité sont de parvenir, dans la seconde moitié du siècle, à un monde qui absorbe autant de carbone qu’il en émet. Pour la décennie à venir, il prévoit de ne pas augmenter la température de plus de

2°C, ce qui suppose, de la part de tous les pays, un effort de réduction d’au moins 860MTeqCO2 par an d’ici à 2050, soit une diminution supplémentaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30% par rapport aux engagements pour 2030 adoptés préalablement à la conférence de Paris. Ces engagements devront de plus être revus à la hausse tous les 5 ans. À noter que les acteurs non étatiques, en particulier les territoires (à l’image du Cities Climate Leadership Groupe), exercent une pression constante sur les négociations entre Etats L’Union européenne, responsable de près de 12% des émissions mondiales, devra, en lien avec les États-Unis et la Chine, aller au-delà de son objectif de réduction de 40% de ses émissions de 1990 à 2030, ce qui suppose qu’elle crée un véritable signal-prix carbone dans son économie, et envisager la création d’une taxe carbone européenne. En France, la réduction de 19% des émissions de GES depuis 1990 provient essentiellement du secteur industriel, en partie due à la crise de 2008, et de la production d’énergie, en particulier de la production d’électricité quasiment décarbonée. À partir de maintenant les efforts de réduction des émissions devront porter sur les secteurs à forte inertie, tels que ceux du transport, du résidentiel/tertiaire et de l’agriculture, et dépendront d’orientations telles que le choix du mix électrique, la taxation du carbone, les transformations des modes de vie.

20 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


1

.................................................................. Finalité

Source : France Stratégie | Avril 2016

En France, la loi Transition Energétique définit de nombreux objectifs ciblés, notamment en matière de réduction de moitié de la consommation finale d’énergie à 2050. La loi cible plusieurs axes d’actions, tels que la sobriété énergétique dans les bâtiments et les logements, les transports propres, un objectif zéro gaspillage, le développement des énergies renouvelables, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) au travers de la stratégie nationale bascarbone (SNBC). Elle consacre le rôle moteur des collectivités régionales dans les politiques territoriales de transition énergétique et d'économie circulaire, en particulier en leur octroyant un rôle de chef de file au travers de l’élaboration des différents schémas (SRADDET, SRCAE, Schéma régional de l’inter-modalité, etc.).

développement de projets dans les énergies renouvelables ou la performance énergétique. Cette conférence a été l’occasion de souligner la nécessité d’une réorientation significative vers les territoires de la fiscalité écologique sur les déchets, l'énergie et le climat. AMORCE (réseau d'acteurs locaux spécialisés dans les politiques énergieclimat et la gestion territoriale des déchets) a rappelé à cet égard l’importance pour la mise en œuvre des objectifs ambitieux des différents schémas et plans, de débattre de la question de l'affectation aux collectivités territoriales en charge des politiques locales de transition énergétique et d'économie circulaire, de la fiscalité.

La 4e conférence environnementale d’avril 2016 a permis l’annonce de la prochaine mise en place d’obligations vertes (green bonds), pour permettre notamment aux Régions de trouver des financements nécessaires au Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 21


1

LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

OBJECTIFS Aquitaine

En 2015, la collectivité s’est attachée à :

Au terme de la mise en œuvre du Défi Aquitaine Climat, démarche visant à l’intégration de l’enjeu de lutte contre le changement climatique à l’ensemble des politiques régionales, une évaluation de cette démarche a eu lieu en 2015, afin d’élaborer les orientations stratégiques des politiques régionales en matière de lutte contre le changement climatique et d’adaptation à celui-ci sur les prochaines années, dans un contexte de fusion des ex-Régions Aquitaine, Poitou-Charentes et Limousin.

 intégrer à l’ensemble des politiques les objectifs de lutte contre le changement climatique et d’adaptation aux conséquences de celui-ci,  intégrer à l’ensemble des politiques la prise en compte de la lutte contre le changement climatique,  développer des énergies renouvelables comme priorité régionale.

Le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (SRCAE) d’Aquitaine, adopté le 15 novembre 2012 fixe les objectifs suivants :  une réduction de 28,5% des consommations énergétiques finales d’ici 2020 par rapport à celles de 2008,  une production des énergies renouvelables équivalente à 25,4% de la consommation énergétique finale en 2020,  une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020 par rapport à celles de 1990,  une réduction des émissions de polluants atmosphériques, notamment les oxydes d’azote et les particules en suspension. L’Aquitaine se positionne ainsi sur une trajectoire devant permettre d’atteindre une division par 4 des émissions de GES d’ici 2050, par rapport à celles enregistrées en 1990. Elle a fixé depuis les objectifs à l’horizon 2030 :  32% d'énergies renouvelables,  30% d'émissions de CO2 en moins,  améliorer de 30% l’efficacité énergétique.

Limousin Les enjeux liés à la lutte contre le réchauffement climatique ont été identifiés de manière exhaustive par la Région Limousin et pris en compte dans ses politiques et dispositifs depuis de nombreuses années. Le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie (SRCAE) du Limousin, approuvé en 2013, a ainsi fixé les objectifs régionaux aux horizons 2020 et 2050 en matière de maîtrise de l'énergie, de développement des énergies renouvelables, de réduction de la pollution atmosphérique et GES et d'adaptation au changement climatique. Il a identifié cinq niveaux de vulnérabilité pour le Limousin :  la ressource en eau sujette à risque du fait de l’augmentation des périodes de sécheresse et de canicule ;  l’agriculture particulièrement menacée du fait d’une modification des rythmes de précipitation et de l’occurrence des phénomènes extrêmes ;  la forêt touchée par une modification des températures et des précipitations ;  la fragilisation de la santé des habitants du fait d’une occurrence plus élevée des phénomènes extrêmes, la recrudescence des phénomènes allergiques et l’apparition de nouvelles maladies ;  la biodiversité, les espaces animales et végétales menacées.

22 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


Le SRCAE a favorisé la transversalité des politiques mis en œuvre par la Région en prenant en compte les enjeux Climat-Air-Energie dans tous les domaines pertinents. Conformément aux lois Grenelle, la Région s’est depuis attachée à la réalisation d' un bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES) ainsi qu’à un Plan climat énergie régional (PCER), tous deux validés en 2015.

Poitou-Charentes Pour faire face aux enjeux du réchauffement climatique, la Région a engagé des actions ambitieuses en faveur des économies d'énergie, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables dans le cadre de sa priorité d'excellence environnementale. Aussi, en 2015, elle a poursuivi ses efforts en faveur de la transition énergétique, et ce en anticipation et en cohérence avec les objectifs de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte. La Région a souhaité amplifier la maîtrise de l'énergie dans les logements sociaux notamment et les bâtiments publics, accélérer le développement des filières de production d'énergie d'origine renouvelable et encourager la diffusion de l'économie circulaire au niveau régional. En outre, dans le cadre de la COP 21, la Région et ses partenaires ont organisé 30 forums participatifs territorialisés afin de mobiliser les énergies collectives. Plus de 1 500 personnes ont participé à ces débats apportant leur réflexion à la contribution générale. Par ailleurs, elle s'est donnée pour objectif, dans le cadre du schéma régional de la mobilité durable, d'intervenir de manière coordonnée avec les autres Autorités Organisatrices de Transports. Cette orientation a été complétée en 2015 par la conclusion d’un volet ambitieux du CPER 2015-2020 relatif à la mobilité multimodale. Les actions conduites en 2015 ont décliné les objectifs fixés dans la politique régionale, qu'il s'agisse des politiques de transport et de mobilité ou des engagements de la Région pour l'équipement du territoire en infrastructures adaptées.

Eclairage budgétaire de la Région Aquitaine La Région a engagé en 2015 près de 339 M€ pour la Lutte contre le changement climatique (soit une augmentation de plus de 19% par rapport à 2014), ce qui représente quasiment 21% du budget régional. 91% de ce budget sont consacrés aux TER et TGV (307 M€), et plus généralement aux contributions d’exploitation et des compensations tarifaires sociales nationales de la SNCF (145 M€). La part du budget contribuant à cette finalité, hors TER et TGV, qui représente 2%, soit au total 32 M€, est en nette baisse par rapport à 2014. Cela s’explique notamment par le fait que certaines lignes de programme concernant la construction dans les lycées jusque-là fléchées sur la finalité 1, le sont dorénavant sur le critère 6 « Toutes finalités », critère qui est apparu pour l’évaluation financière de l’exercice 2014. Ces démarches qualité dans les lycées répondent de façon équitable à l’ensemble des finalités du développement durable, ce qui justifie l’évolution de l’attribution de ces montants.

Répartition du budget des politiques territoriales contribuant à la finalité 1 (hors TER et TGV et hors construction dans les lycées)

La part du budget contribuant au critère 6 « Toutes finalités » représente en 2015, 90 M€, contre 57 M€ en 2014. La hausse s’explique par de nouvelles lignes fléchées sur ce critère, précédemment fléchées sur la finalité 1. On constate au sein des lignes de programme des baisses de montant par rapport à l’année dernière, notamment dues au fait que certains plans pluriannuels d’investissements touchent à leur fin.

Répartition du budget contribuant à toutes les finalités (Direction de la maîtrise d'ouvrage, constructions dans les lycées principalement)

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 23


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Intégrer à l’ensemble des politiques les objectifs de lutte contre le changement climatique et d’adaptation aux conséquences de celui-ci Depuis décembre 2011, l'engagement de la Région sur les thématiques énergétiques et climatiques s’est traduit dans le cadre de la démarche Défi Aquitaine Climat. À l’issue de trois ans de mise en œuvre, ce plan d’action a fait l’objet en 2015 d’une évaluation globale pilotée par l’Inspection Générale des Services. Celle-ci doit permettre de définir des orientations stratégiques pour le lancement d’un nouveau plan climat dans le cadre de la fusion des Régions Aquitaine, PoitouCharentes et Limousin. L’Observation Régional de l’Energie et du Changement Climatique (ORECCA), mis en place en 2011, apporte au territoire Aquitain les données factuelles en termes d’évolution de la production d’énergies issues des renouvelables ayant peu ou pas d’impact sur le changement climatique, la réduction de l’utilisation des énergies fossiles impactantes sur le climat et les émissions associées à leurs usages. Par ailleurs, à la suite de la parution en 2013 du rapport Prévoir pour agir : les impacts du changement climatique en Aquitaine dirigé par Hervé Le Treut, afin de diffuser l’information auprès des acteurs des territoires, un cycle de conférences a été initié à partir de 2014. En 2015, deux conférences thématiques ont été organisées à l’Hôtel de Région, l’une sur l’eau qui a réuni 103 participants et l’autre sur les estuaires et le domaine côtiers qui a réuni 200 participants. De plus, dans la continuité de ce rapport, le comité scientifique régional sur le changement climatique, nommé AcclimaTerra, a été constitué. Comité pluridisciplinaire présidé par Hervé Le Treut, AcclimaTerra réuni 21 scientifiques académiques appartenant aux différents organes de recherche de la région ALPC. AcclimaTerra a vocation à apporter aux acteurs du territoire des connaissances scientifiquement validées sur le changement climatique à l’échelle ALPC, nécessaires à la mise en place de leur stratégie d’adaptation au changement climatique.

AQUITAINE

En 2015 à l’occasion de la COP 21, les Régions Aquitaine, Limousin, et Poitou-Charentes ont partagé un stand commun à l’évènement « Solutions COP 21 » qui s’est tenu au Grand Palais à Paris du 4 au 10 décembre, où été présentées les actions locales dont la démarche scientifique du rapport Prévoir pour agir : les impacts du changement climatique en Aquitaine. En parallèle, Cap Sciences (33) a développé, avec le soutien de la Région, une exposition immersive et ludique, fondée sur ce même rapport et permettant aux jeunes et aux adultes de mieux comprendre le changement climatique et ses conséquences locales. À l’occasion de la COP 21, cette exposition « Climat 360, ça bouge autour de vous », était disponible en accès libre dans le hall de l’Hôtel de Région durant le mois de décembre. L’exposition dispose d’un format itinérant et pourra être exposée dans d’autres villes en 2016.

Intégration à l’ensemble des politiques de la prise en compte de la lutte contre le changement climatique // PERFORMANCE ÉNERGETIQUE DES BÂTIMENTS Dans le cadre de l’élaboration du Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE), l’état des lieux énergétique a mis en évidence la part du secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire) dans le bilan énergétique régional, comme étant le premier secteur consommateur d’énergie (42% de la consommation totale). Le dispositif éco-chèques logement en Aquitaine lancé en 2013, vise à améliorer la performance énergétique des maisons individuelles avec condition de ressources (travaux d'isolation et ventilation). Les travaux doivent être réalisés par des artisans formés FEEBAT (Formation aux Economies d'Energie dans le Bâtiment). Ce dispositif permet aux particuliers de bénéficier de l’expertise des Espaces Infos Energie. Répartis sur l’ensemble du territoire, les 23 Conseillers Info Energie d’Aquitaine assurent une information pour le grand public gratuite, neutre et indépendante, sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

24 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


Le Conseil régional souhaite, au travers de ce dispositif d’aide accessible au plus grand nombre, contribuer à la lutte contre la précarité énergétique et améliorer les conditions sanitaires des logements concernés. // LA PERFORMANCE ÉNERGETIQUE DANS LES LYCÉES, UN MODÈLE D’INTÉGRATION D’UNE DÉMARCHE ENVIRONNEMENTALE À L’ENSEMBLE DES OPÉRATIONS DE CONSTRUCTION ET DE RÉNOVATION La Région met en œuvre une démarche environnementale globale pour chaque opération de travaux quelle que soit sa taille. Dans ce cadre, la réduction des consommations énergétiques et le développement des énergies renouvelables pour la production thermique constitue une préoccupation permanente. La démarche Haute Qualité Environnementale (HQE) est mise en œuvre pour les constructions neuves, pour toutes les autres opérations, sont appliquées les prescriptions du Guide environnemental. En complément des opérations globales de restructuration et de rénovation du patrimoine qui peuvent comporter un volet « performance énergétique, le Programme « Maîtrise de l’énergie » est spécifiquement dédié à des opérations visant la résorption de « points noirs » énergétique et au développement des énergies renouvelables. Les actions à réaliser font l'objet d'une hiérarchisation sur la base de plusieurs critères :  gains en énergie finale (ratio kWhef/€ investi),  gains en CO2 (ratio kgCO2/€ investi),  temps de retour sur investissement. Le Plan régional pour l’amélioration de la Performance énergétique du patrimoine des lycées publics d’Aquitaine, voté par le Conseil régional le 28 Mars 2011, illustre les modalités de mise en œuvre du programme Maitrise de l’énergie et comporte deux volets :  amélioration de la performance énergétique du patrimoine,  substitution énergétique et développement des énergies renouvelables. Les Autorisations de Programme votées au titre de 2015, soit 3,6 M€, ont été engagées en totalité en faveur de projets, déjà engagés ou nouveaux, à très forte réponse énergétique et carbonée, afin de contribuer à la baisse des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre.

En 2015, l'analyse prospective relative aux modalités à mettre en œuvre afin de continuer à s'inscrire dans la perspective de l'atteinte du Facteur 4 (diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050) a été achevée. En 2008, la collectivité avait pris l’engagement de réduire de 20% les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre, dans le patrimoine régional des EPLE à l’horizon 2015 par rapport à 2004. La réalisation du bilan énergétique et des émissions de gaz à effet de serre annuel a démontré la prise en compte de cet objectif au fil des années. En 2015, cet objectif a été largement dépassé pour les émissions de gaz à effet de serre avec une réduction de 27,7% et atteint pour les consommations énergétiques, avec une réduction de 20,4%. Pour assurer la gestion énergétique des bâtiments des Etablissement Publics Locaux d'Enseignement, ceux-ci sont équipés d'un dispositif d'instrumentation (compteurs d'énergies, compteurs d'eau, enregistreurs de température, capteurs, etc.) relié à une Gestion Technique Centralisée (GTC). En 2015, un travail particulier a été mené pour développer les sous-comptages électriques par usage et leur traduction dans les fiches de suivi mensuelles fournies par les exploitants. Une réflexion a été engagée dans le but de définir un nouvel outil qui, tout en conservant les fonctionnalités actuelles d'ECOWEB (outil de gestion des paramètres environnementaux dans les lycées, piloté directement par la Région) pourrait permettre de tirer profit des données de gestion du patrimoine existants dans les autres progiciels mis en œuvre par la Région (PROGOS, ABYLA, ELYRE notamment).

ECOWEB Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

OUI

OUI

NON

NON

OUI

Impact

+

+

/

/

+

F1 et F2 pour la politique de limitation des impacts environnementaux, F5 pour une plus grande écoresponsabilité dans la gestion des lycées.

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 25


Les données collectées via les exploitants des installations énergétiques permettent l'établissement du bilan annuel des consommations énergétiques et des émissions de CO² et font l'objet d'une analyse particulièrement poussée pour produire les indicateurs recherchés. Le gain financier sur la facture énergétique des lycées est issu d’une part, du gain résultant des travaux menés pour réduire les consommations énergétiques et d’autre part, du « gain marché », lié au renouvellement des marchés d’exploitation des installations énergétiques. L’estimation du « gain travaux » résulte de la comparaison d’une situation théorique où rien n’aurait été fait pour maîtriser les dépenses énergétiques avec la situation réelle qui tient compte de fait du travail réalisé.

Estimation des gains en millions d’euros dus aux actions de maîtrise des dépenses énergétiques mises en œuvre dans les lycées aquitains depuis 2006

Bilan annuel des consommations énergétiques et des émissions de CO² des lycées Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

OUI

OUI

NON

NON

OUI

Impact

+

+

/

/

+

Cette politique vise à limiter les impacts environnementaux (F1 et F2) et à apporter une plus grande éco-responsabilité dans la gestion des lycées (F5).

Depuis près de 15 ans, la Région est engagée dans une démarche d’amélioration continue des performances environnementales de son patrimoine des lycées en agissant sur la qualité des opérations de construction et de rénovation. Pour le neuf, elle met en œuvre la démarche Haute Qualité Environnementale (HQE®). Pour la rénovation, le Guide environnemental, outil prescriptif et adapté à l'usage, sert de support à l'intégration des prescriptions environnementales régionales dans les opérations. Il prescrit les exigences du niveau BBC rénovation pour chaque intervention énergétique. En 2015, le Guide environnemental a fait l'objet d'une nouvelle version pour intégrer les nouvelles exigences de performance des prescriptions concernées par les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE), entrées en vigueur le 1er janvier 2015.

Gain cumulé en millions d’euros dus aux actions de maîtrise des dépenses énergétiques mises en œuvre dans les lycées aquitains entre 2007 et 2015

Guide sur la limitation des impacts environnementaux des lycées Degré d’intensité DD

80 %

Prise en compte

OUI

OUI

NON

OUI

OUI

Impact

+

+

/

+

+

Quasiment toutes les finalités sont concernées par cette action : F1 et F2 pour la politique de limitation des impacts environnementaux, F4 car cela concerne les lycées donc la formation, F5 pour une plus grande éco-responsabilité dans la construction et la rénovation. La finalité 3 n’est cependant pas prise en compte.

26 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


Evolution 2004 - 2015 des émissions de CO2 dans les lycées

2004

2015

soit une baisse de

LYCÉE

27,75 %

LYCÉE

RÉSULTAT ATTEINT

19,5 kgCO2/m²

26,30 kgCO2/m²

Evolution 2004 - 2015 des consommations énergétiques trentenaires (1) Energie primaire (2)

Energie finale (3)

2004 177,3 kWhep/m²

2004 2014 soit 131,99 kWhef/m² 105,05 kWhef/m²

2015 145,21 kWhep/m²

soit

- 18,10 %

dont consommations thermiques trentenaires entre 2007 et 2014 Energie primaire

- 21,07 %

Energie finale

- 20,41 % RÉSULTAT ATTEINT

- 21,76 %

dont consommations électriques trentenaires (hors production de chaleur) entre 2007 et 2014 (4) Energie primaire

- 4,63 %

Energie finale

- 4,62 %

Energies renouvelables Energies renouvelables sur la partie thermique

5,99 %

(bois, géothermie, aérothermie, solaire thermique)

Energies renouvelables sur la totalité de l’énergie consommée

(avec l’électricité qui a inclus 19,5 % d’énergies renouvelables dans son mix 2014)

9,47 %

-----------------(1) 

consommations énergétiques trentenaires : calculées à partir de l’indicateur du climat réellement subi et l’indicateur du climat de référence (période trentenaire) (2)  énergie primaire (ep) : extraite de la nature (chute d’eau, bois, gaz, pétrole, uranium, etc.) (3)  énergie finale (ef) : obtenue après conversion, utilisée et comptée (gaz, fioul et réseau de chaleur : ep = ef ; électricité : ep = ef x 2,58 ; bois : ep = ef x 0,6) (4)  poste difficile à maîtriser en raison de la multiplication des usages, notamment informatiques et bureautiques

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 27


Le développement des énergies renouvelables comme priorité régionale Priorité politique, la structuration des filières industrielles de production et d’exploitation des énergies renouvelables (solaire, éolien, énergies marines, filière bois, méthanisation) se traduit à travers deux objectifs :  l’aide au financement des projets et filières décarbonées,  la réduction des consommations énergétiques et de la dépendance aux énergies fossiles des entreprises et des collectivités. // FILIÈRES DÉCARBONÉES & ÉNERGIES RENOUVELABLES La collectivité soutient le développement de la production issue d’énergies renouvelables, solaire, énergies marines, méthanisation, biomasse (1ère énergie renouvelable d’Aquitaine). L’Aquitaine est un territoire favorable au développement du photovoltaïque tant pour les installations au sol que pour les installations en toitures soutenues par la Région. Le dispositif d’aide pour le PV en autoconsommation a renouvelé l’approche de l’offre et de la demande sur un bâtiment ou une activité. Le nombre et la qualité des dossiers démontrent la faisabilité et la maturité de la technologie photovoltaïque pour un usage en autoconsommation. Le solaire thermique en collectif reste en retrait malgré le soutien régional. Le recours au bois énergie notamment en milieu rural trouve sa place malgré la concurrence des solutions fossiles, l’aide régionale permettant de franchir le cap décisionnel. Méthanisation La méthanisation fait l’objet d’une politique d’accompagnement volontariste car outre la production d’une énergie « verte », elle permet de répondre à des enjeux majeurs pour la Région : réduction des émissions de gaz à effet de serre, gestion et valorisation des effluents et déchets agricoles et agro-alimentaires et pérennités des exploitations agricoles. Cette filière, bien que vertueuse d’un point de vue environnemental, doit faire face à de nombreux freins. C’est pourquoi, depuis 2011, la Région et l’ADEME ont mis au point un dispositif visant à soutenir et accompagner la filière méthanisation (METHAQTION).

En 2015, grâce à ce dispositif, une vingtaine de porteurs de projets ont bénéficié d’un accompagnement technique et organisationnel et 2 projets ont bénéficié d’une aide à l’investissement en Gironde et en Dordogne. Ces deux projets ont la particularité d’être les premiers projets de type « injection » dans leurs départements respectifs : le gaz vert annuellement produit (2 400 000 m3) sera injecté sur le réseau de distribution de gaz naturel, représentant la consommation annuelle de gaz d’environ 3 500 foyers. Une étude de gisement et de potentiel de développement de la méthanisation en Aquitaine a également été conduite en 2015. Elle a permis d’évaluer la ressource organique du territoire, et plus précisément, les ressources mobilisables pour la méthanisation à l’horizon 2030, soit 4 300 000 tonnes brutes par an. Valorisé en injection, le biométhane pourrait couvrir 11% de la consommation de gaz naturel en Aquitaine (source : ORECCA). Photovoltaïque en Autoconsommation Le Conseil régional soutient depuis plus de 10 ans la filière photovoltaïque (Exosun, Fonroche, Valorem…). La baisse récurrente et inévitable du tarif de rachat de l’électricité produite par du solaire photovoltaïque nécessite une mutation de la filière industrielle. Ainsi pour accompagner cette évolution, le Conseil régional d’Aquitaine a lancé en 2013 le premier appel à projets photovoltaïque en autoconsommation. Il a permis de soutenir :  37 opérations,  r eprésentant une puissance installée totale de 4,9 MWc,  produisant globalement plus de 4,6 GWh annuels autoconsommés à hauteur de 88% en moyenne et couvrant 30% des besoins électriques moyens annuels. Le prix du kWh produit par l'installation photovoltaïque lissé sur 25 ans (durée de garantie des matériels) varie de 6,72 c€/kWh à 13,75 c€/kWh selon la nature de l'installation (peu éloignés des tarifs EDF, variant quant à eux de 4,72 c€/kWh en tarif vert à 8,48 en tarif bleu hors taxes). Les investissements relevant de ces installations s'élèvent à 7 M€ sur 2 ans soutenus par la Région à hauteur de 1,8 M€ soit près de 26% d'aide moyenne par projet. En 2015, le Conseil régional a lancé un programme de suivi des installations en partenariat avec les gestionnaires de réseau électrique (ErDF et RTE).

28 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


Énergies marines renouvelables La nouvelle Région s’étend désormais sur un territoire comportant 720 km de côtes : une géographie favorable, qui représente un véritable gisement en termes d’énergies. Au-delà de l’importante production d’électricité d’origine renouvelable, les énergies marines génèreront à moyen terme des retombées économiques significatives. Avec l’identification d’un gisement de production estimé à 1700 MW (presque l’équivalent de deux réacteurs nucléaires), elle est désormais investie pour la mise en place d’une véritable filière industrielle dans ce domaine. À Bordeaux, un programme d’essais est en cours autour d’hydroliennes fluviales. Ces turbines destinées à exploiter l’énergie des courants seront implantées sous le Pont de Pierre fin 2016. Le site d’essai SEENEOH (Site expérimental estuarien national pour l’essai et l’optimisation d’hydroliennes) dispose de trois emplacements. Unique en France, il permettra aux industriels d’analyser le comportement de leurs machines en conditions réelles, et de procéder aux certifications environnementales. La puissance d’une hydrolienne fluviale est comprise entre 15 et 100 kW, ce qui en fait un outil dédié à des usages ciblés, cantonné à l’alimentation de sites restreints. L’émergence des énergies marines renouvelables représente une réelle opportunité de créer et de structurer une nouvelle filière économique. Les emplois concernent des secteurs diversifiés, d’ingénierie, de recherche, de maintenance, avec à la clé l’émergence de compétences spécialisées. À partir de 2025, le nombre d’emplois générés par le secteur de l’éolien offshore, par exemple, pourrait dépasser celui du secteur éolien terrestre. Pour le territoire, son littoral porte une triple promesse d’innovation, de transition énergétique et de création d’emplois.

Gaz carbonique évité (en tonne équivalent CO2) cumulé depuis 2012 découlant de la mise en place d'installations énergétiques utilisant des énergies renouvelables, soutenues par la Région en substitution à l’utilisation d'énergies fossiles sur une année considérée. Ces valeurs sont déterminées chaque année par les puissances installées, le nombre d'installations et les productions d'énergies (thermique et électrique) l'année considérée. Dans le cadre des objectifs du SRCAE de -30% d'émissions de CO2 en 2020 (année de référence 1990), il faut cumuler des données annuelles. Remarque: la politique de soutien aux EnR portée par la Région permet d'avoir connaissance de ces éléments, sur lesquels la conjoncture économique peut avoir également une incidence via l'évolution à la hausse ou à la baisse de ces valeurs.

Soutien à la production d’énergies renouvelables Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

OUI

OUI

OUI

NON

NON

Impact

+

+

+

/

/

Cette politique vise l’accès à l’énergie sur tout le territoire (F3) par l’utilisation des énergies renouvelables dont les effets sur le changement climatique restent faibles (F1) ainsi que les impacts possibles sur la biodiversité (F2).

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 29


Production d’énergies renouvelables soutenues par la Région cumulée depuis 2011 (en MWh)

L'indicateur reprend la production pour l'ensemble des projets d'énergies renouvelables qui ont été financés par la Région (méthanisation, bois énergie, photovoltaïque, géothermie). Les chiffres antérieurs à 2011 sont difficilement mobilisables. La croissance entre 2011 et 2012 s'explique essentiellement par les projets biomasse (méthanisation et bois-énergie). Le développement des EnR se poursuit en 2015 sur la tendance moyenne observée les six dernières années.

30 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et lutter contre la précarité énergétique // LE BILAN DES GAZ À EFFETS DE SERRE Le bilan des Gaz à Effet de Serre dresse un état des lieux de l’ensemble des émissions de GES associées aux activités du territoire mais mesure aussi les GES émis par la collectivité régionale. Pour l’ensemble du territoire régional, les émissions de GES sont évaluées à 9 173 850 tonnes équivalent CO2. Les émissions directes s’élèvent à 7,2 millions de tonnes équivalent CO2, auxquelles s’ajoutent les émissions dites « indirectes » (alimentation, construction et matériaux entrants). Le principal poste d’émissions est l’agriculture avec plus de 3 931 900 tonnes équivalent CO2, soit 43% du total. L’impact carbone ici est majoritairement associé à des émissions hors énergie du fait de la digestion des animaux, et plus particulièrement de l’élevage bovin. Le second poste d’émissions correspond aux déplacements de personnes. Le secteur résidentiel (9%) est le troisième poste d’émissions. Ces émissions sont imputables aux besoins énergétiques des 437 000 logements composant le territoire du Limousin. Suivent ensuite les secteurs de l’industrie, du transport de marchandises et du tertiaire. Ces trois secteurs représentent des émissions annuelles évaluées à plus de 1 269 250 tonnes équivalent CO2, soit 14% du portrait régional. Les émissions dites indirectes ne sont pas directement issues des activités du territoire. Il s’agit des biens et matériaux consommés sur le territoire mais produits à l’extérieur. C’est le cas d’une majorité de biens consommés par les habitants du Limousin et pour les activités de construction et de voirie. Au total, ces émissions représentent 22% du portrait régional, soit 1 982 700 tonnes équivalent CO2.

LIMOUSIN

// LE PLAN CLIMAT ÉNERGIE AIR RÉGIONAL Suite à l’adoption du Schéma Régional Climat Air Energie Limousin (SRCAE) en 2013, la Région a engagé l’élaboration de son Plan Climat Energie Air Régional (PCEAR). En réponse aux objectifs régionaux définis dans le SRCAE, ce plan défini un plan d’actions opérationnel à court et moyen terme faisant de l’institution régionale un exemple en matière de limitation des émissions de GES et des consommations énergétiques ainsi que pour le développement des énergies renouvelables. Après une phase de concertation à laquelle ont participé près de 80 personnes d’horizon très différent (associations, consulaires, agents de la collectivité, …) la Région a adopté en novembre 2015 son PCEAR composé de 24 actions prioritaires autour de 3 axes :  la Région animatrice de la transition énergétique de son territoire (coordination, observation, suivi, amélioration de la qualité de l’air, adaptation au changement climatique…),  la Région opératrice de politiques ambitieuses (économie verte et économie circulaire, mobilité…),  la Région acteur exemplaire (efficacité énergétique des lycées, consommation responsable). Ce plan climat porte les ambitions et les opportunités du territoire limousin à l’échelle de la grande Région en matière de transition énergétique.

Le plan climat énergie air régional Degré d’intensité DD

80 %

Prise en compte

OUI

OUI

PARTIELLE

PARTIELLE

OUI

Impact

+

+

/

/

+

Les émissions de l’ensemble du Patrimoine et des activités du Conseil régional du Limousin (le bâti avec les 43 lycées, les déplacements des agents, les parcs voitures et informatique …) s’élèvent pour leur part à environ 52 925 tonnes équivalent CO2.

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 31


// EN 2015, LA REGION A AMPLIFIE SON ACTION EN FAVEUR DE L’EFFICACITE ENERGETIQUE DES BATIMENTS Le Schéma Régional Climat Air Energie a démontré que le secteur du bâtiment est le premier consommateur d’énergie sur le territoire Limousin. Ainsi le résidentiel et le tertiaire représente plus de 44% des consommations d’énergie du territoire. Afin de relever ce défi majeur de la transition énergétique, la Région Limousin a amplifié son action en faveur de l’efficacité énergétique. C’est ainsi qu’en 2015 elle a engagé une nouvelle phase du plan d’efficacité énergétique des bâtiments publics en lançant en février deux appels à projets : l’un en faveur de la réhabilitation énergétique, l’autre en faveur de la construction. Ainsi ce sont près de 40 collectivités locales qui ont déposé au 30 septembre des dossiers éligibles à ces appels à projets, montrant leur engagement dans la lutte contre le changement climatique.

Favoriser les transports collectifs // UNE NOUVELLE GAMME TARIFAIRE POUR FAVORISER LE TRANSPORT FERROVIAIRE Aujourd’hui, près de 75% des distances parcourues en Limousin sont réalisées en voiture individuelle. Afin de favoriser le transport collectif et d’attirer de nouveaux usagers dans les trains TER, la région Limousin a développé en 2015 une nouvelle gamme tarifaire adaptée à diverses catégories de voyageurs. En service depuis mai 2015 cette nouvelle grille est accessible à tous.

Promouvoir le développement et l’utilisation de sources d’énergies renouvelables et locales // L’ACCOMPAGNEMENT DES PORTEURS DE PROJETS DE MÉTHANISATION À travers la convention signée le 12 décembre 2014, l’Etat, la Région et l’ADEME affirmaient leur volonté de donner à la méthanisation une place importante en tant que mode de production d’énergie renouvelable offrant au monde agricole et aux collectivités une technologie adaptée aux traitements des déchets organiques. Dans le cadre de ce partenariat et de son instance de gouvernance, le comité régional méthanisation, a réalisé et diffusé un guide pratique du porteur de projet pour le développement de la méthanisation en Limousin. Il s’agit d’accompagner les porteurs de projet dans leurs différentes démarches administratives et réglementaires en amont de l’installation d’une unité de méthanisation. Ce guide très pratique doit permettre de répondre aux divers questionnements que doit se poser tout porteur d’un tel projet. Il s’agit, ainsi d’accompagner le développement de la méthanisation de manière efficace et pérenne.

Une nouvelle gamme tarifaire pour favoriser le transport ferroviaire Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

PARTIELLE

NON

OUI

OUI

PARTIELLE

Impact

+

/

+

+

+

32 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


Promouvoir de nouvelles pratiques agricoles

// LE PLAN DE COMPÉTITIVITÉ ET D’ADAPTATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES (PCAE) 2015-2020

// LES MAEC BOVINS (mesures agro-environnementales et climatiques pour la finition des bovins en autonomie alimentaire dans les zones herbagères)

Le PCAE établit un mode d’intervention global pour accompagner les investissements des exploitations agricoles de façon adaptée aux réalités de chaque région.

Les Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC) constituent l’un des outils majeurs du second pilier de la Politique Agricole Commune (PAC). Bénéficiant de fonds FEADER gérés par la Région, il accompagne le changement de pratiques agricoles afin de répondre aux pressions environnementales identifiées sur le territoire, et pour maintenir les pratiques agricoles favorables là où il existe un risque de disparition ou d’évolution vers des pratiques moins vertueuses.

Les enjeux identifiés pour le Limousin (préservation de la compétitivité des filières agricoles et de leur potentiel de production, diversification des productions agricoles, installation, transmission et valorisation des ressources locales) s’inscrivent dans le développement durable du territoire.

La MAEC pour la finition des bovins en autonomie alimentaire dans les zones herbagères permet de considérer l’exploitation agricole comme un système ce qui implique d’intégrer simultanément les dimensions biologiques, agronomiques, physiques et socio-économiques afin de répondre aux multiples enjeux auxquelles elle fait face. Cette mesure permet d’encourager :  le maintien et/ou le développement de l’autonomie fourragère ses systèmes d’élevage ou de polycultureélevage : la valorisation de l’herbe dans l’alimentation du troupeau, la réduction des intrants, la limitation des phénomènes érosifs et de lessivage des intrants, séquestration du carbone  la gestion agro-écologique des prairies et pâturages permanents. Mise en œuvre à partir de la campagne 2015, environ 350 agriculteurs du Limousin se sont déjà engagés dans cette mesure pour 5 années.

Les MAEC bovins

Ce dispositif a été décliné entre les investissements individuels des exploitations et les investissements collectifs des CUMA (Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole). Les objectifs identifiés sont :  f avoriser le franchissement de cap par les exploitations agricoles,  augmenter la valeur ajoutée sur le territoire à partir des ressources et des productions locales,  accompagner les mises aux normes des bâtiments d’élevage,  encourager les opérations collectives et les nouvelles formes d’organisation du travail,  mettre en place des pratiques répondant au principe de l'agro-écologie. Ces objectifs sont traduits dans une grille de critères de sélection qui mettent l’accent sur certaines démarches d’organisation du travail, de mise en place de pratiques respectueuses de l’environnement, de maîtrise de l’énergie, d’amélioration de la valeur ajoutée par le développement des circuits courts et de modes de production axés sur la qualité (labels, agriculture biologique). 443 dossiers s’inscrivant dans cette démarche ont ainsi été accompagnés en 2015 (350 exploitations agricoles et 93 CUMA) représentant un engagement global d’un peu plus de 20 M€ de crédits publics (État, Région, Départements, Agences de l’eau, FEADER qui cofinance à hauteur de 63%).

Degré d’intensité DD

80 %

Prise en compte

OUI

OUI

PARTIELLE

PARTIELLE

OUI

Impact

+

+

/

/

+

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 33


Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE) 2015-2020 Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

PARTIELLE

PARTIELLE

PARTIELLE

PARTIELLE

PARTIELLE

Impact

+

+

/

+

+

POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE POITOU-CHARENTES Le bâtiment durable économe en énergie Afin de réduire les émissions de GES du secteur résidentiel, la Région encourage l'efficacité énergétique des logements neufs et des bâtiments existants. Des dispositifs financiers incitatifs sont proposés aux acteurs publics et privés. La Région se montre aussi exemplaire dans ses domaines de compétences propres, comme les lycées. // L'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE DU LOGEMENT SOCIAL La Région a décidé, dès 2005, de soutenir les acteurs du logement social avec des objectifs ambitieux de performance énergétique, tant dans le neuf que dans l'existant. Elle a accordé en 2015 un soutien à 228 logements réhabilités et 213 logements neufs à énergie passive labellisés « Effinergie + », poursuivant ainsi sa politique pour un habitat économe en énergie avec des charges locatives acceptables pour les résidents, dans un contexte de réduction du pouvoir d'achat et de précarisation. Fin 2015, le bilan général en nombre de logements, montant de subventions régionales, coûts des travaux et économies d'énergies réalisées est le suivant :

Logements aidés au 31/12/2015

Montant Région au 31/12/2015

Investissement total

GWh économisées chaque année

1 706 logements neufs THPE

3,3 M€

193 M€

3,8 GWh/an

272 M€

13,21 GWh/an

2 078 logements neufs BBC 178 logements Bois BBC

1,4 M€

23 M€

1,06 GWh/an

424 logements Effinergie+

1,9 M€

61 M€

1,86 GWh/an

10,3 M€

174 M€

51,6 GWh/an

4 985 logements réhabilités

Évolution de l'exigence régionale pour le niveau d'efficacité énergétique  de 2007 à 2010, labellisation THPE (Très Haute Performance Énergétique soit 20% de moins que la Réglementation Thermique nationale RT 2005), d  e 2010 à 2013, labellisation BBC Effinergie (Bâtiment Basse Consommation), correspondant à une consommation énergétique inférieure à 50 kWh/ m²/an pour l'ensemble des 5 usages réglementaires, en anticipation de la future RT 2012 (applicable au 1er janvier 2013),  depuis 2012, labellisation Effinergie + correspondant à une consommation énergétique inférieure de 20% aux exigences de la RT 2012,  r éhabilitation à haute performance énergétique du parc locatif social existant, avec des gains énergétiques attendus d'au minimum 90 kWh/m²/an.

34 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


La réhabilitation des 4 985 logements sociaux soutenue par la Région est particulièrement efficace en matière d'économies d'énergie réalisées : l’économie de chauffage pour les locataires est estimée à 2 M€ chaque année. // LE MICRO CRÉDIT ÉNERGIE VERTE Le micro-crédit régional « énergie verte » à 0% est un prêt d'une durée de 6 à 60 mois dont les intérêts sont pris en charge par la Région Poitou-Charentes. En 2015, 85 foyers ont bénéficié de ce dispositif, ce qui correspond à une bonification de prêts de 37 911 € pour près de 1 M€ de travaux de maîtrise d'énergie et d'énergies renouvelables. 70% de ces travaux concernent la maîtrise de l'énergie. Ainsi, depuis 2012, seconde génération du dispositif, ce sont 907 foyers qui ont été soutenus correspondant à plus de 9 M€ de travaux. // « ISOLATION 10 000 TOITURES » Ce dispositif a permis de soutenir au total 19 701 foyers pour la réalisation de travaux d'isolation de toitures, combles habitables ou perdus et de toitures-terrasses. Spécifiquement en 2015, 11 874 foyers ont été aidés à hauteur de 15 M€, générant un montant total de travaux d'isolation de 22 M€ pour 1 028 583 m² de toitures. Le bonus pour l'utilisation d'éco-matériaux comme la ouate de cellulose, la fibre de bois ou la laine de chanvre a été attribué à 2 813 opérations. // LA POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE DANS LES LYCÉES Par une délibération de juin 2015, les trois anciennes régions ont souhaité relever le défi de la transition énergétique et de l’adaptation au changement climatique en se fixant les objectifs suivant : u  ne amélioration de 20 à 30% de l’efficacité énergétique, u  ne augmentation de 32 à 55% de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie, u  ne diminution de 20 à 30% des émissions de gaz à effet de serre.

d’atteindre ces objectifs, des opérations portant sur la rénovation énergétique, la suppression du fioul et la mise en place d’énergie renouvelable ont été planifiées sur le patrimoine des lycées. En effet, depuis 2005, une démarche de qualité environnementale est intégrée dans l’ensemble des travaux de réhabilitation ou de construction réalisés dans les lycées en s’appuyant sur le Cahier des prescriptions environnementales et techniques du maître d’ouvrage. Ce cahier a fait l’objet d’un travail d’harmonisation entre les trois ex-régions et est devenu « Le guide de Construction et de Rénovation durable des bâtiments ». Il permet de garantir une démarche de qualité environnementale pour chaque opération de travaux quelle que soit sa taille, de réussir la transition énergétique dans les EPLE et de développer le recours aux éco-matériaux. Un programme de maîtrise des consommations est également en place dans les lycées et Établissements Régionaux d’Enseignement Adapté publics de PoitouCharentes. Outre le suivi des consommations, tous les lycées ont fait l'objet d'audits énergétiques approfondis. Une mission d'assistance auprès des établissements permet la mise en place de contrats performants pour la maintenance. Consommation énergétique dans les lycées en 2014

Consommation en Gwhep en 2014 Évolution 2013/ 2014

Données réelles

Données corrigées en fonction de la rigueur climatique

183

204

-13 %

-3 %

35 installations solaires photovoltaïques sont en place dans les lycées dont 1 nouvelle en 2015. 13 autres installations sont en cours de projet (dont les CFA) et deux projets de raccordements à des réseaux de chaleur ont été actés. À fin 2015, la Région a acquis 215 GWh cumac au titre des certificats d’économie d’énergie. Ces certificats représenteraient une recette d’environ 387 000 €.

Ces objectifs sont dans la continuité de ceux votés en 2012 dans le cadre du Plan Climat Energie Territorial. Afin

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 35


Les énergies renouvelables pour une autonomie énergétique des territoires // EN 2015, LA REGION A AMPLIFIE SON ACTION EN FAVEUR DE L’EFFICACITE ENERGETIQUE DES BATIMENTS Depuis 2004, 176,9 M€ ont été engagés dans le cadre du Fonds Régional d'Excellence Environnementale Poitou-Charentes (FREE) pour encourager la maîtrise de l'énergie et le développement des énergies renouvelables. Ce fonds est financé à hauteur de 37 % par la Région, 27 % par l'ADEME et 36 % par les fonds européens (FEDER). Il a été complété par le Fonds Régional de Développement des Éco-Industries et des Véhicules Électriques (FDREIDVE) créé en 2011. Sur cette période, 13 245 particuliers, 2 122 collectivités, 1 609 entreprises et 466 associations ont été aidés. Le bilan est le suivant :  pour la production d’énergies renouvelables :  3 056 chaudières bois d'une puissance totale de 272,7 MW, 7  045 installations solaires thermiques représentant 51 719 m² de capteurs, 2  174 générateurs photovoltaïques d'une puissance totale de 50 MWc,  1 03 micro-éoliennes d'une puissance totale de près de 347 kW.  pour l'information et l'éducation :  13 espaces info énergie répartis sur le territoire régional en partenariat avec l'ADEME,  385 projets d’établissements scolaires ciblés sur l'Excellence environnementale,

 pour les transports propres et l'électromobilité, l'acquisition de :  1 123 véhicules électriques, dont 304 en 2015,  782 vélos à assistance électrique dont 289 pour des particuliers en situation de handicap,  353 scooters électriques,  et l'implantation de 1 400 points de charges,  pour les entreprises : 2  87 certifications ISO14 001 (management environnemental) pour plus de 33 000 salariés, 3  7 structures de tourisme reconnues par l'écolabel européen - 28 hébergements en dur et 9 campings,  pour la réduction des GES :  5 Contrats Locaux Initiatives Climat,  1 03 Bilans Carbone. En 2015, la Région a continué à encourager les installations de production individuelles et collectives d'énergies renouvelables à partir du bois, du rayonnement solaire et du vent. Pour continuer à répondre aux exigences de la rénovation énergétique et permettre aux familles de réaliser des économies sur leur facture, la Région a créé en 2015, l’Agence Régionale pour les Travaux d'Économie d'Énergie (ARTÉÉ) en mobilisant des acteurs publics et privés de l’énergie, de la construction et du développement durable. ARTÉÉ est un interlocuteur privilégié pour les particuliers qui s’engagent dans des travaux de rénovation énergétique en mettant à leur disposition : des prestations de services et de conseil technique ; un accompagnement personnalisé ; des solutions pour financer leurs projets.

36 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


// L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE D'ORIGINE RENOUVELABLE Les énergies marines renouvelables Le Plan Régional de développement des Énergies Marines, adopté en 2012, vise à soutenir les actions de recherche et développement, accélérer l'émergence de projets technologiques matures, lancer un Appel à Manifestation d'Intérêt, encourager les modules de formation, favoriser la mise en œuvre de dispositifs de production d'énergie marine dans un cadre de concertation élargie, faciliter le développement des projets dans le cadre de coopérations trans-régionales. Un réseau des acteurs des énergies marines et fluviales de Poitou-Charentes est consolidé au sein du Pôle des Eco-Industries. La Région a lancé en 2014 un plan de soutien à l'implantation de 40 hydroliennes de petite puissance qui peuvent être installées dans des zones fluviales ou estuariennes et dont la technologie est aujourd’hui disponible. En 2015, la Région a soutenu 9 hydroliennes pour une puissance cumulée supérieure à 13 kW. 2 installations ont été réalisées sur la Vienne pour le pays Châtelleraudais.

Le solaire photovoltaïque Le soutien de la Région au photovoltaïque a permis de voir le développement en 2015 de 40 projets d’installation en auto-consommation accompagnés à hauteur de 624 855 € pour une puissance totale de 1 788 kWc. De plus, afin d'encourager et de faciliter le plan de financement des projets, la Région a initié un partenariat bancaire visant à offrir une garantie bancaire de la Région, à hauteur de 50 % d'un prêt maximum de 5 M€. En 2015, la Région a octroyé 4 garanties bancaires pour un total de 7,6 M€ d'emprunt sur des projets photovoltaïques de moyenne puissance. La puissance cumulée de ces projets s'élève à 7 295 kWc. L'éolien Le Schéma Régional Éolien, adopté en 2012, fixe un objectif de développement de 1 800 MW à l’horizon 2020. La situation de l’éolien en 2015 se caractérise par une puissance installée de 514 MW et des projets en cours d’instruction pour 600 MW.

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 37


// LA VALORISATION THERMIQUE DE LA BIOMASSE Le développement de la méthanisation Le Plan régional de développement de la méthanisation, adopté en 2013, vise à intensifier la production d'énergie issue de la méthanisation de la biomasse sur l'ensemble du Poitou-Charentes. Il s'appuie sur plus de 63 projets, de taille variable et à des stades d'avancement divers. 9 sites sont en fonctionnement correspondant à 5,5 MW électrique auxquels s’ajoutent 7 installations de cogénération fonctionnant au biogaz sur décharges d’ordures ménagères. Les 43 sites les plus avancés en étude représentent 15 MW électrique de puissance potentielle. Le bois énergie En 2015, 731 équipements de chauffage au bois ont été soutenus (particuliers : 95 %, entreprises : 1 % et collectivités : 4 %). Depuis 2000, 3 343 chaufferies ont été financées et 270 MW installées pour un équivalent de plus de 106 000 tonnes de CO2 évitées dans l’atmosphère.

Le changement climatique dans les territoires En 2014, la Région a initié le programme « Territoires à énergie positive (TEPOS) Poitou-Charentes » en partenariat avec l'ADEME. Il s'agit d'encourager des démarches territoriales de planification énergétique et la mise en œuvre d'un système énergétique local avec des actions concrètes. Ces démarches concernent les besoins énergétiques locaux, la production d'énergie pour satisfaire ces besoins, les activités intermédiaires de transport-stockage-distribution et de gestion des réseaux énergétiques (électricité, gaz, chaleur), et la démocratie locale afin de permettre une appropriation des questions et des choix énergétiques par les habitants et les acteurs économiques du territoire. 5 territoires lauréats ont été sélectionnés.

véhicule électrique en autopartage, aides en faveur de l'électromobilité, promotion de la pratique du vélo, etc. L'ensemble de ces actions a été formalisé dans le cadre du Schéma Régional de la Mobilité Durable, adopté en décembre 2012 et dans le plan vélo, adopté en janvier 2012. Ce schéma régional a pour objectifs, d'assurer un maillage du territoire, de coordonner les offres de transport, de déployer un système d'information multimodale, d'adapter et harmoniser les tarifications, en coordination avec les Autorités Organisatrices des Transports. En 2015, un volet ambitieux du Contrat de Plan État-Région 2015-2020 complète ces orientations // LE DÉVELOPPEMENT DU TER La Région a assis son action sur le développement du réseau TER, en augmentant l’offre de transport ferroviaire (+75,5% depuis 2002) et la variété des offres tarifaires (cartes de réduction, pass mobilité à 1€ pour les salariés, pass loisirs, carte jeunes, etc.). Les points clés de cette politique concernent :  un vaste programme de modernisation de l'ensemble du parc ferroviaire régional achevé en 2015,  une modernisation des infrastructures ferroviaires,  un programme de rénovation des gares en recherchant un maillage du territoire par un ensemble de pôles d'échanges multimodaux,  une politique de communication portée par la Région. Si ces actions ont permis un quasi doublement du trafic sur la période de 2002 à 2012, une baisse est observée sur les 3 derniers exercices. A l’instar du trafic global, le trafic associé aux principales tarifications régionales, est en léger recul en 2015. Le nombre d’abonnés TER passe de 3 351 en 2014 à 3 325 en 2015. Le TER bénéficie d'un engagement régional fort puisque plus de 1 016 M€ ont été programmés depuis 2004 afin de développer l’attractivité de l’offre ferroviaire.

Développer une mobilité durable multimodale en s'appuyant sur l’attractivité du TER et la cohérence entre les moyens de transport La Région déploie progressivement depuis plusieurs années un ensemble de services à la mobilité permettant de nouvelles pratiques de déplacement plus citoyennes, plus respectueuses de l'environnement et moins onéreuses : TER, information sur les offres de transport publics, covoiturage, développement du

Transports ferroviaires budget prévisionnel (en M€) 2004 2010

2011

2012

2013

2014

2015

TOTAL 2004 2015

678

60

65

67

73

73

1 016

38 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015*

Offre ferroviaire en milliers km train

2 376

2 485

2 614

2 724

2 904

2 945

3 157

3 205

3 581

3 584

3 709

3 713

Fréquentation en milliers voyageurs km

107 980

117 022

130 315

136 451

159 215

159 684

157 262

174 330

205 774

203 593

202 354

198 868

* estimation

En 2015, la Région a agi en outre pour la mobilité quotidienne :  les TER desservent désormais la gare du Futuroscope. La mise en place d’aménagements d’intermodalité, notamment pour le vélo, a été réalisée par Grand Poitiers et le Conseil Départemental,  la finalisation des projets d’ouverture pour fin 2016, de deux nouveaux arrêts à Aigrefeuille-le-Thou et La Jarrie,  un important travail a été réalisé afin de produire le service annuel 2017 TER en cohérence avec les offres nationales. Le renforcement des lignes interrégionales a été acté dans le cadre de la nouvelle Région Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes comme action prioritaire. // LES NOUVEAUX SERVICES À LA MOBILITÉ La raréfaction et le renchérissement des énergies fossiles, les émissions croissantes de polluants atmosphériques conjugués à la problématique de la précarité énergétique, montrent l'urgence d'une nouvelle organisation de la mobilité au sein des territoires. Dans le cadre du Schéma Régional de la Mobilité Durable, des actions prioritaires ont émergé, comme la nécessité de mettre en place un système d'information englobant plusieurs modes de transports ou de promouvoir le covoiturage. Ces actions ont été poursuivies en 2015 :

 après la réalisation du site « Covoiturage PoitouCharentes », l'ADEME et la Région ont financé des projets à différentes échelles territoriales notamment des aires de covoiturage (financement régional dans le cadre des Contrats Régionaux de Développement Durable). L'appel à projets concernant le transport à la demande a permis d’offrir une réponse aux besoins de mobilité d’habitants des zones rurales. Le soutien de 5 initiatives assure un maillage de territoires ruraux et remédie ainsi à l’absence ou à l’insuffisance de l’offre en transport collectif en milieu rural. Le développement du vélo a également bénéficié du soutien de la Région en accompagnant de grands itinéraires cyclables comme l'« Eurovéloroute 3 », la « Scandibérique » qui va du Nord de l'Europe à Saint-Jacques de Compostelle ou encore la V43, la « Vélofrancette » qui traverse le Val du Thouet et le Marais poitevin, reliant à vélo, La Loire à la « Vélodyssée » qui longe le littoral charentais. Inaugurée en novembre 2015, la liaison cyclable entre l’abbaye de Fontevraud et le Center Parcs du Nord de la Vienne, est le fruit de la collaboration entre la Région des Pays de la Loire et les territoires concernés.

 le partenariat avec les collectivités pour le site d’information multimodal « commentJV » (TER, bus urbains, interurbains, etc.) a été élargi ; depuis août 2015, près de 3 000 visites du site et plus de 35 000 recherches d’itinéraire chaque mois, soit 5 fois plus qu’en 2014. Par ailleurs, le projet Geovélo permettant la prise en compte de la cyclabilité des vélos dans le calculateur d’itinéraire a reçu le prix de l'Innovation dans le cadre des Grands Prix des Régions,

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 39


// LES TRANSPORTS MARITIMES ET LE FRÊT FERROVIAIRE Le Port de La Rochelle a enregistré un trafic record de 9,8 millions de tonnes, +4,3% par rapport à 2014. Sur les cinq dernières années, l'évolution du trafic portuaire est de 16,3%. Dans un contexte national de baisse significative du fret ferroviaire, les entreprises ferroviaires (OFP Atlantique et Fret SNCF) intervenant pour le pré-acheminement et le post-acheminement des marchandises sur le port de La Rochelle affichent de très bons résultats avec près de 1,7 million de tonnes acheminées par voies ferroviaires (+30%). La plate-forme rail-route « Niort-Terminal » s'articulant autour du site structurant de Niort Saint-Florent a été inaugurée à l’automne 2015. Connectée à plusieurs zones d’activités complémentaires, cette plate-forme multi-sites offre une excellente accessibilité ferroviaire et routière ainsi que d’importantes surfaces foncières équipées. La Région a soutenu ce projet à hauteur de 500 000 €.

ACTION PHARE

AQUITAINE

Plan Réno’Aqt Depuis mars 2014, le Conseil régional d’Aquitaine a mis place le dispositif Reno’Aqt, qui vise à favoriser et accompagner les particuliers et les communes rurales dans le lancement de travaux de rénovation énergétique sur leur patrimoine consacré à l’habitat. En 2015, une caisse d’avance pour les travaux de rénovation énergétique a été créée, financée par la Région pour un montant de 1 million d’euros. Une convention de partenariat a été signée en janvier 2015 pour la gestion de la caisse avec la SACICAP (Société Anonyme Coopérative d'Intérêt Collectif pour l'Accession à la Propriété) de la Gironde, pour une durée de trois ans. Le prestataire SOLIHA a été choisi par des maires et des artisans comme opérateur chargé de l’animation. L’objectif d’ici 2018 est d’atteindre les 400 chantiers de rénovation énergétique (dont 40 en 2016) et de sensibiliser 1 500 artisans.

Réno’Aqt Degré d’intensité DD

90 %

Prise en compte

OUI

PARTIELLE

OUI

OUI

OUI

Impact

+

/

+

+

+

40 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


ACTION PHARE

LIMOUSIN

Dispositif Energie Habitat+ Au-delà du tertiaire, avec la mise en place du dispositif Energie Habitat + en février 2015, la Région a souhaité renforcer ses aides à la réhabilitation énergétique des logements privés. Le dispositif Energie Habitat + permettait de toucher d’avantage de ménages limousins, en facilitant le montage des projets et leur financement au travers d’une avance sur subvention. Le dispositif Energie Habitat + permettait de diminuer les dépenses des particuliers en matière d’énergie et de contribuer à lutter contre la précarité énergétique. Il permet par ailleurs de générer de nouveaux marchés pour les entreprises locales du bâtiment. Ainsi en 2015, 1 231 diagnostics thermiques ont été financés (430 850 €) et 561 ménages ont bénéficié d’une aide aux travaux (2 249 011 €).

ACTION PHARE Réception du chantier du lycée Jean-Marie Bouloux de Montmorillon (86) Il s’agit d’un des premiers projets avec un objectif fort en termes d'utilisation de matériaux bio-sourcés et d'atteinte du Bepos.

Dispositif Energie Habitat+ Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

OUI

NON

PARTIELLE

PARTIELLE

PARTIELLE

Impact

+

/

+

+

+

POITOU-CHARENTES Au-delà de la phase conception, la phase chantier revêt une importance cruciale pour la bonne mise en œuvre des matériaux. Ce chantier a donc fait l'objet d'un test de perméabilité à l'air afin de vérifier l'atteinte de l'objectif fixé à 0.9 m3/h.m².

La construction de cet externat de 600 m² composé d'un pôle enseignement et d'un pôle informatique a fait l'objet d'une démarche de qualité environnementale à toutes les phases du projet. Deux axes forts ont été mis en avant : l'utilisation de matériaux biosourcés avec par exemple la mise en place d'isolant à base de laine de chanvre/lin/coton et l'atteinte de l'objectif Bepos avec la mise en place de 162 m² de panneaux photovoltaïque permettant de compenser les consommations de ce bâtiment.

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 41


Début du processus de labellisation Bepos du CFA 17 Seul projet où une démarche de labellisation a été engagée auprès d'un certificateur depuis Kyoto avec un objectif à atteindre de niveau 3 du label bio-sourcé (36 kg/m² de matériaux bio-sourcés).

Ce projet s'inscrivant dans un cadre ambitieux, la Région a fait le choix d'engager un processus de labellisation. Celle-ci portera sur l'atteinte de l'objectif Bepos (vérification de la phase conception et chantier). Cet objectif sera atteint grâce à une conception de bâtiment très économe en énergie et par la mise en place de 1 500 m² de panneaux photovoltaïque.

La construction de ce bâtiment de 22 000 m² fait également l'objet d'une démarche de qualité environnementale. Ce projet a la particularité d'être implanté sur la zone Bas Carbone Atlantech de Lagord (17) qui fixe également des objectifs ambitieux en termes de construction, de performance énergétique et d'impact environnemental. À titre d'exemple, l'utilisation du gaz naturel est proscrite, ce bâtiment sera donc chauffé à partir d'une chaufferie bois granulé.

FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Objectifs Afin de réduire son propre impact sur le changement climatique, la Région veille à limiter ses émissions de gaz à effet de serre, notamment dans la gestion de son patrimoine et des transports (déplacements professionnels et mobilité de ses agents), mais également dans ses achats, son parc informatique, la restauration, la communication et la gestion des ressources humaines. Au titre du Défi Aquitaine Climat (DAC), elle s’est fixé des objectifs ambitieux de réduction de ses émissions carbonées avec une économie potentielle estimée à 2 857 tonnes équivalentes de C02. L’évaluation de cette démarche permettra de faire le bilan des résultats atteints en la matière.

Actions mises en place en interne // AMÉLIORER L’EMPREINTE ENVIRONNEMENTALE DES AGENTS DU CONSEIL RÉGIONAL La collectivité met en place des dispositions de nature à réduire les déplacements d’une part, et leurs impacts en termes d’émissions de GES d’autre part.

AQUITAINE

En 2015, le parc véhicule se compose de 143 véhicules : 117 véhicules légers et 26 véhicules utilitaires. Par rapport à 2014, le kilométrage total est en augmentation de 4.9% avec 2 400 820 km parcouru dont 1 291 310 km parcouru par le pool (+9.53%). Cette augmentation de kilométrage est principalement due aux déplacements réalisés en Poitou-Charentes et Limousin (254 réservations pour les véhicules du pool). Les émissions totales de CO2 (hors véhicules utilitaires) se montent à 233,87 tonnes (+2.9%). Le taux moyen de CO2, étant de 105.37 g/km, est en baisse de 3.7%. Dans le cadre du renouvellement du parc véhicule, depuis février 2015, les 37 véhicules diesel en location longue durée ont été remplacés par :  6 véhicules hybrides essence/électriques,  24 véhicules essence pour le pool,  7 véhicules hybrides essence/diesel pour les chauffeurs. Concernant les déplacements en train des agents, des élus, des membres du CESER, ainsi que les personnalités extérieures, on constate en 2015 une diminution de la quantité d’émissions de CO2 par rapport à 2014 : -2,64%.

42 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


Prestataire

Emissions de GES en eq. CO2 en kg

FRAM

61 329

Afin de limiter les déplacements de ses agents, la Région a développé des équipements de visioconférence sur les années précédentes. Ceux-ci n’ont pas connu d’évolution particulière en 2015. Cependant, à partir de septembre 2015, on constate une importante augmentation de l’usage des salles et des systèmes de visioconférence, en raison de la préparation de la fusion des trois Régions. De plus, la Région a investi dans de l’équipement bureautique (webcams et hautparleurs) en prévision de nouvelles installations qui auront lieu en 2016.

// DÉFINIR UNE POLITIQUE D’ACHATS RESPONSABLE POUR L’INSTITUTION En 2015, la collectivité a poursuivi sa politique d’achats responsables au moyen de l’intégration de clauses environnementales et d'identification des dossiers à fort potentiel environnemental, en particulier tels que les marchés de location de véhicules. La Région a poursuivi ses démarches engagées pour l’homogénéisation du parc informatique, notamment sur les matériels d’édition (imprimantes et copieurs multifonctions), qui ont permis de réduire les stocks de consommable. Cette démarche d’homogénéisation est également menée sur les ordinateurs, et plus globalement sur les matériels d’infrastructure.

FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ

LIMOUSIN

Actions mises en place en interne // RÉDUIRE LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DU PATRIMOINE IMMOBILIER En 2015, la prise en compte des enjeux environnementaux s’est traduite dans les différentes opérations de rénovation du patrimoine et des équipements des lycées. Acteur exemplaire de la transition énergétique, la Région s’est ainsi engagée à rénover 20% des surfaces de son patrimoine immobilier afin de réduire les consommations énergétiques, d’en améliorer les performances et d’accroître significativement la part des énergies renouvelables dans le mix-énergétique. Par ailleurs, un important programme de remplacement des menuiseries des lycées (3,6 M€) a été réalisé dans le cadre du programme Initiative pour la Croissance et l’Emploi en Limousin (Ircelim), contribuant à l’amélioration du confort et à la réduction des consommations énergétiques.

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 43


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ POITOU-CHARENTES Actions mises en place en interne // PLAN DE DÉPLACEMENT DE L'ÉTABLISSEMENT Dans le cadre du Plan de Déplacement de l'Établissement, la Région encourage chaque agent régional à utiliser des modes de transport respectueux de l’environnement et à moduler son comportement quant à l’utilisation de la voiture sur le trajet travail-domicile. Afin de favoriser le développement de nouvelles formes de mobilité, la collectivité permet depuis 2014 à chaque salarié de pouvoir accéder à un service d'auto-partage de voitures électriques. En 2015, près de 42 000 km ont été parcourus permettant un gain carbone de 3 tonnes de CO2. Auto-partage  1 40 agents adhérents, 50 utilisateurs réguliers du service d'auto-partage Région Lib,  41 664 km parcourus,  la moitié des utilisations en domicile travail,  3 tonnes de CO2 économisées, p  lus de 200 réservations par mois, 7  4 295 € versés à Région Lib pour l'utilisation des Mia par les salariés de la Région. Déplacements professionnels en véhicules électriques 2  0 858 km parcourus,  1 ,5 tonne CO2 économisée. // ACHATS RESPONSABLES La politique d’achats de la Région s'inscrit dans une démarche opérationnelle de développement durable pour une commande publique plus performante. La mise en application de la Charte de la Commande Publique Responsable, adoptée en 2014, a permis de renforcer les démarches d'achat responsable, et de donner aux marchés une plus forte valeur environnementale et sociale. La Région étudie à tous les niveaux les possibilités de réaliser un achat responsable, de la détermination

des besoins jusqu'au suivi du marché, en passant par la rédaction des pièces du marché et l'analyse des offres des candidats. Les leviers offerts par le code des marchés publics sont utilisés en introduisant des exigences environnementales à deux niveaux :  les produits ou matériels achetés par la Région doivent comporter des écolabels officiels ou équivalents, une consommation électrique faible, des matériaux recyclés, des matériaux bio-sourcés, l'interdiction de métaux lourds…  les titulaires des marchés doivent justifier au cours du marché de la bonne exécution des exigences environnementales comme la limitation des suremballages, la récupération des palettes, le tri sélectif, la collecte et le recyclage de certains consommables comme les cartouches d'imprimante. Souhaitant favoriser également l'accès des structures de l’Économie Sociale et Solidaire à la commande publique, la Région a continué d'orienter des petits achats vers les structures du secteur protégé, "Entreprises Adaptées", "Établissements et services d'aide par le travail" (nettoyage des vêtements de travail, stockage d'objets promotionnels) et de "l'Insertion par l'activité économique". Ces dépenses contribuent à la réalisation de l'obligation d'emploi de personnels en situation de handicap. // RÉHABILITATION DES BÂTIMENTS Par ailleurs, les opérations de réhabilitation des bâtiments incluent les exigences pour la mise en œuvre d'un management environnemental (haute qualité environnementale HQE, réglementation thermique 2012…). Ces travaux intègrent également la mise en œuvre de produits bio sourcés. Diminuer l'impact environnemental passe par une bonne maîtrise de l'énergie ; le remplacement, à l'échelle d'un bâtiment, de convecteurs énergivores par des radiateurs plus performants a débuté en 2015 et sera déployé à l'ensemble des bâtiments, ainsi que la pose de compteurs d'énergies visant à réduire les consommations électriques.

44 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


// PARC AUTOMOBILES La Région a fait le choix, en fin d'année 2014, de faire évoluer son parc automobile par un choix de motorisation essence ou hybride (impact moindre sur la santé et les émissions de gaz à effet de serre agissant sur les changements climatiques).

Pour les déplacements sur Poitiers et Grand Poitiers, 7 voitures et 7 vélos électriques sont à disposition des agents pour leurs déplacements professionnels. Désormais, la Région privilégie l’achat de véhicules de petites cylindrées plus économes et moins polluants.

À ce jour, les véhicules de tourisme de motorisation essence représentent 43% du parc automobile du site de Poitiers et 4 véhicules hybrides ont été achetés fin 2015. Les véhicules du parc de motorisation diesel sont progressivement remplacés par une motorisation essence pour une conversion totale du parc à l’horizon 2018 (hors véhicules utilitaires).

AXES D’AMÉLIORATION Politiques sur le territoire Le Conseil régional poursuit son action en matière de lutte et d’adaptation au changement climatique dans une perspective d’amélioration continue : e  n poursuivant sa politique d’aide au développement des filières EnR. À ce titre, la Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes a créé le 11 avril 2016 un fonds d’investissement pour les énergies renouvelables, TERRA ENERGIES. Premier outil financier de cette nouvelle Région, il concrétise ses engagements initiaux en faveur de la transition énergétique. L’objectif de la SAS Terra Energies est de soutenir les projets d’énergies renouvelables au travers de la prise de participation en fonds propre. Avec un capital de 8.2 M€ à la création, la Région va soutenir plus de 120 M€ d’investissement en 4 ans. Il s’agit du premier fonds d’investissement associant un volet financement participatif avec une participation en co-investissement de plate-forme de financement participatif. Il permet d’investir en fonds propres dans tout projet d’EnR de 2 à 20-25 millions € d’investissement total (solaire, éolien, méthanisation), pour tout type de porteur de projet. Le fonds n’intervient pas en-dessous de 100-150 000 € d’apports, en minoritaire avec un taux d’intervention maximum de 30% des fonds propres, sous forme d'action, de

AQUITAINE compte courant d’associé ou d'obligation, pour un TRI investisseur cible de 6-8%. Sa structuration repose sur une société SAS dont le capital est composé :  à 49% du Conseil régional qui détient une minorité de blocage  à 51% d’acteurs privés : - banques de territoire comme le Crédit agricole, la Banque populaire, le Crédit coopératif, ou la Caisse des dépôts et consignations, - Cadran (développeur), - Poitou-Charentes Énergies Renouvelables (développeur), - SEM Sergies (Société d’économie mixte locale de la Vienne), - WiSeed (plateforme de financement participatif).  en confortant ses dispositifs d’aide (cf. Réno’Aqt par exemple) en faveur de la réduction de la précarité énergétique et de l’amélioration des performances énergétiques du bâti (social, privé, collectif, individuel).  en poursuivant la mise en œuvre du Plan de performance énergétique des lycées pour améliorer la performance énergétique intrinsèque des bâtiments des lycées et développer le recours aux énergies renouvelables, afin de générer des réductions durables des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre.

Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016 45


Pour rester dans la trajectoire d'atteinte du Facteur 4 à l'horizon 2050, ces efforts sur le bâti ont été complétés en 2015 par des modes d'exploitation et d'usages des bâtiments plus économes. À travers la réalisation de l’évaluation du Défi Aquitaine Climat, il prépare les orientations stratégiques de sa politique à venir dans un contexte de fusion des trois Régions Aquitaine, Poitou-Charentes et Limousin. Le résultat de l’évaluation du DAC a mis en évidence plusieurs points concernant des améliorations futures. Celle-ci a mis en évidence :  un défaut dans la conception, l'organisation, la gouvernance et, en conséquence, dans la mise en œuvre de la démarche DAC,  une articulation faible avec le SRCAE, étant conçu comme un catalogue d’actions opérationnels, sans véritable hiérarchisation ni priorisation sur des objectifs stratégiques. Centré sur les politiques internes à la Région, il a été moins tourné vers les territoires que le plan climat précédent,  un bilan de la mise en œuvre hétérogène, en deçà des objectifs poursuivis, qui s’explique également par le contexte de crise marqué. Les résultats de l'évaluation portent principalement sur la gouvernance et l’organisation du DAC et vont servir à l’élaboration du prochain PCAET (Plan climat air énergie territorial) dans le cadre du SRCAE ALPC. Le conseil permanent de la transition énergétique, qui doit être mis en place dans le cadre de la nouvelle Région, va s’appuyer sur les recommandations de cette évaluation.

Fonctionnement de la collectivité Par ailleurs, compte tenu des réorganisations dans les services survenues ces dernières années, il se trouve que le poste dédié à la réalisation de la démarche environnementale interne (SME, bilan carbone annuel, etc.) n’a pu être reconduit. Une note ministérielle en date du 11 mai 2016 revient sur les principales modifications apportées à la réglementation sur les bilans d'émission de gaz à effet de serre (GES) par la loi relative à la transition énergétique. Pour l'Etat et les collectivités territoriales, la périodicité de réalisation du BEGES est maintenue à trois ans, permettant une "articulation aisée avec les SRCAE (schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie) et les PCAET (plans climat-air-énergie territoriaux) qui doivent être renouvelés tous les six ans". Il est à noter que ces textes instituent une procédure de sanction dans l'objectif d'inciter entreprises et collectivités à réaliser leur bilan aux échéances prévues (amende d'un montant pouvant aller jusqu'à 1500 €). L'exercice de cette compétence s'appuie sur les informations collectées sur la plate-forme informatique mise en place et administrée par l'Ademe sur laquelle les obligés doivent transmettre leurs bilans. Afin de permettre à la collectivité de répondre d’une part à ses obligations réglementaires (Bilan carbone), d’autre part à ses exigences en termes d’exemplarité environnementale, il est nécessaire d’envisager la réactivation de ces missions dans le cadre de la collectivité élargie aux sites Poitou-Charentes et Limousin.

46 Lutte contre le changement climatique // Rapport développement durable 2016


Lutte contre le changement climatique // Rapport dĂŠveloppement durable 2016 47


PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ, DES MILIEUX ET DES RESSOURCES...................

48 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


2

.................................................................. Finalité

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 49


PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ, DES MILIEUX ET DES RESSOURCES........ Le 14e Objectif de Développement durable vise à conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines. Le 15e Objectif de Développement durable vise à assurer la conservation, la restauration et l’utilisation durable des écosystèmes terrestres et arrêter la dégradation des terres et la désertification. Le 6e Objectif de Développement durable : outre les objectifs de protection de la ressource, de restauration de la qualité, de préservation des écosystèmes, en particulier des zones humides, cet objectif cible d’ici à 2030, la mise en œuvre d’une gestion intégrée des ressources en eau à tous les niveaux, y compris au moyen de la coopération transfrontière.

La ministre de l’écologie a annoncé que la France se positionnerait pour accueillir la conférence des parties de 2020 qui tirera le bilan des objectifs fixés à Nagoya en 2010.

parlementaires, en particulier sur la question de l’interdiction ou non de l’usage de produits phytopharmaceutiques contenant des substances néonicotinoïdes. L’ONB (observatoire national de la biodiversité) fait état dans son bilan thématique sur la biodiversité publié en 2016 de deux indicateurs sur la biodiversité des sols métropolitains en micro-organismes et constate que l’une des pressions principales sur cette biodiversité des sols reste l’utilisation de produits phytosanitaires, dont la consommation poursuit son augmentation : +12% depuis la période de référence 2009-2011.

Alors que le bilan 2016 de l'état de la biodiversité en France réalisé par l’observatoire national de la biodiversité (ONB) fait état notamment, de près de 67 000 ha par an en moyenne détruits par artificialisation entre 2006 et 2014, et qu’environ un tiers des terres agricoles européennes est actuellement utilisé pour produire de la nourriture qui sera jetée (source : Programme des Nations unies pour l'environnement, PNUE), le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a fait l’objet de discussions

De plus, parmi l’artificialisation des sols en France métropolitaine, les sols de très bonne qualité agronomique représentent environ 35% des surfaces agricoles artificialisées entre 2000 et 2006 (source CORINE Land Cover). Pour dix régions, parmi lesquelles l’Aquitaine, cette artificialisation porte entre un tiers et un peu moins de deux tiers des cas sur les sols ayant les meilleures potentialités agronomiques, alors qu’en Limousin, Picardie et Poitou-Charentes, les sols de moindre qualité agronomique sont les plus concernés. L’artificialisation des sols de

La 13e conférence des parties à la convention sur la diversité biologique, qui se déroulera à Cancún (Mexique) du 4 au 17 décembre 2016, portera sur l'intégration de la biodiversité à travers et au sein des secteurs économiques tels que l'agriculture, la foresterie, les activités de pêche et de tourisme pour le maintien des populations et de leurs moyens de subsistance.

50 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


2

................................................................... Finalité

grande valeur agronomique est irréversible. À l’origine de l’imperméabilisation des sols, elle génère de nombreux impacts sur l’environnement : ruissellement et érosion (inondation, coulées de boue, transfert de polluants vers les cours d’eau), déstockage rapide de carbone sur sol nu et fragmentation des habitats naturels.

des agriculteurs mais aussi de préserver la qualité de l’eau, des sols et la biodiversité. Le plan national Écophyto 2018 vise à diviser par deux, en 10 ans si possible, la quantité de pesticides émis au niveau national.

Parallèlement aux discussions sur ce projet de loi, lors de la 4e conférence environnementale en avril 2016, un accompagnement des collectivités a été envisagé pour les aider à lutter contre l'artificialisation des sols, grâce à la mise en place des nouveaux schémas de coopération intercommunale et le projet de valoriser les territoires dits "à nature positive" et présentant "un bilan positif de consommation des sols". Dans le cadre du Partenariat Français pour l’Eau (PFE), plate-forme française d’échanges et de réflexion qui contribue à mettre l’eau à l’ordre du jour de l’agenda politique mondial, la France, organisatrice du 6e Forum Mondial de l’Eau (Marseille mars 2012), lors duquel des engagements concrets et réalistes ont émergé pour faire face aux défis de l’eau, s’est impliquée dans ce processus au travers de 121 engagements. Parmi ceux-ci, l’un d’eux concerne la réduction des pollutions d’origine agricole. L’ONEMA (Office national de l’eau et des milieux aquatiques) consacrera près de 300 millions € à des actions de réduction en France de l’usage des produits phytosanitaires d’ici 2018 en complément du renforcement par les Agences de l’eau de leur soutien à des projets territorialisés menés par les acteurs agricoles. Réduire l’utilisation des pesticides doit permettre de garantir la santé des consommateurs et

Loi ENE, dite Grenelle 2, portant engagement national pour l’environnement

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 51


2

PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ, DES MILIEUX ET DES RESSOURCES

OBJECTIFS Aquitaine

Limousin

Afin de préserver la diversité et la richesse du patrimoine naturel et géologique et de maîtriser l’exploitation des ressources naturelles du territoire aquitain, la politique régionale est fondée sur les axes prioritaires suivants :

Région rurale dotée d’une grande variété de milieux naturels (forêts, prairies, cours d’eau…), le Limousin jouit d’un environnement d’une qualité privilégiée. En 2009, 78% de la surface limousine était constituée d’espaces naturels ou quasi-naturels (surfaces agricoles en herbes, landes et friches, bois et forêts, zones humides). L’état de conservation de ces milieux est jugé relativement bon. Toutefois, certaines pratiques plutôt isolées génèrent ponctuellement une érosion de la biodiversité (usage de traitement phytosanitaire, mauvaise gestion des étangs, abandon de l’entretien des zones difficiles, etc.).

 la préservation et la valorisation des espaces naturels (ordinaires et remarquables) (trame verte et bleue, dispositif Aquitaine nature, etc.), dans un contexte de pressions foncières et climatiques (mitage, étalement urbain et impacts du changement climatique) ;  la protection et valorisation, et la gestion des risques du littoral (programme de gestion littorale et rétrolittorale et Conservatoire du Littoral, par exemple)  la politique de l’eau (outils de gestion)  la gouvernance pour une coordination des politiques publiques en matière de biodiversité (Agence régionale de la biodiversité) ;  l’intégration économique et sectorielle des problématiques, en particulier au travers de l’encouragement de pratiques touristiques durables (aménagement durable des stations et des territoires touristiques du littoral aquitain) et de productions agricoles durables (dispositif d’aquaculture Aquarea, par exemple)  l’éducation en direction des acteurs et des citoyens

L’enjeu pour la région est de préserver ce bon état des milieux naturels.

La Région soutient de plus les actions de protection des ressources naturelles dans le cadre de sa politique de coopération décentralisée (cas du bassin versant de Limbé, Nord d’Haïti).

-----------------(1) 

Les « milieux naturels d’Aquitaine » sont notamment constitués de la forêt des Landes de Gascogne, des milieux dunaires et rocheux de la côte atlantique, des milieux ouverts, des coteaux calcaires, de l’estuaire de la Gironde, du bassin d’Arcachon, du massif pyrénéen, de la Garonne et de la Dordogne, de l’Adour et de ses nombreux affluents, des étangs, lacs, lagunes et tourbières (source : http://patrimoine-naturel.aquitaine.fr).

52 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


Eclairage budgétaire de la Région Aquitaine La préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources a bénéficié en 2015 d’un investissement de 20M€, ce qui représente 1,3% du budget de la Région, alors qu’il était de 1,6% en 2014. L’essentiel de cette enveloppe (35 %) a été consacré à l’agriculture respectueuse de l’environnement, budget qui a augmenté de 0,5M€ entre 2014 et 2015, ainsi qu’à la préservation du patrimoine naturel régional qui représente 20% de ce budget.

Poitou-Charentes Dans le domaine de la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources, la préoccupation première porte sur la ressource en eau, les zones humides et les paysages. De très nombreuses actions sont menées également pour préserver la diversité biologique et la qualité du patrimoine naturel de la région, pour développer une production agricole durable ainsi que pour valoriser collectivement les massifs forestiers et améliorer des pratiques de gestion des espaces boisés. Ces actions contribuent au développement économique durable régional.

Répartition du budget des politiques territoriales contribuant à la finalité 2

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 53


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE

AQUITAINE

Préserver et valoriser les espaces naturels // DES DISPOSITIFS À LA MESURE DES SITES NATURELS DE LA REGION Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE), dont l’élaboration a débuté en 2011, a vocation à définir la Trame Verte et Bleue (TVB) régionale via un diagnostic des continuités écologiques, un atlas cartographique et une définition des enjeux régionaux. Il a été approuvé par délibération de la séance plénière du Conseil régional le 19/10/15 et par arrêté du Préfet de Région du 24/12/15. La première action résultant de la mise en œuvre du SRCE est la création d'une assistance aux collectivités locales, Assistance Continuités Ecologiques, pour la définition des TVB dans le cadre de l'élaboration de leurs documents d'urbanisme. Les porteurs de projet de Schéma de Cohérence territoriale et de Plan Local d’Urbanisme intercommunal peuvent ainsi bénéficier d’une assistance dans la définition de leurs trames vertes et bleues, aux différentes étapes de l’élaboration du SCoT ou du PLUi. La phase expérimentale 2014-2015 de l'Assistance Continuités Écologiques (ACE) est achevée. 9 territoires ont été accompagnés en 2015 :  le SCoT du Bergeracois (24),  le SCoT du Born (40),  le SCoT de l'Armagnac (40),  le SCoT de Haute Gironde (33),  le PLUi de la CdC Isle Vern Salembre (24),  le PLUi Pays du Riberacois (24),  le PLUi Dronne et Belle (24),  le PLUi du Josbaig (64),  le PLUi de la CdC du Bazadais et CdC Sud Gironde (33).

Trame verte et bleue Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

OUI

OUI

NON

OUI

NON

Impact

+

+

/

+

/

La trame verte et bleue permet de préserver les continuités écologiques qui comprennent des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques. Elle répond en priorité à la finalité 2, mais participe également à la conservation de zones naturelles participant à la lutte contre le changement climatique (F1) (atténuation des pics de chaleur, captation du carbone…), et à l’épanouissement des êtres humains (F4) en pérennisant des espaces favorables à la santé et à la détente.

Le dispositif Aquitaine Nature comprend :  le Contrat Aquitaine Nature (CAN) qui offre un soutien de 3 ans auprès des gestionnaires d'espaces naturels remarquables sur le territoire aquitain en fixant des objectifs en termes de préservation, valorisation et d’animation.  le Réseau Aquitaine Nature, qui fédère les gestionnaires et partenaires de la nature autour d'actions de communication communes, d'échanges d'expériences, et de mutualisation de compétences. Des outils de communication et une animation de réseau ont ainsi été mis en place. Les Journées Aquitaine Nature permettent de sensibiliser les Aquitains à la richesse du patrimoine naturel du territoire grâce aux animations gratuites proposées par les gestionnaires. En 2015, 17 CAN ont été reconduits pour la période 2015-2017. Des actions ont été réalisées pour le Réseau, notamment une 2ème rencontre technique sur l'accessibilité et l'organisation des Journées Aquitaine Nature ayant proposé 100 animations sur 50 sites en mai 2015.

54 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


Dispositif Aquitaine Nature

Parcs naturels régionaux

Degré d’intensité DD

Degré d’intensité DD

60 %

100 %

Prise en compte

OUI

OUI

NON

OUI

NON

Prise en compte

OUI

OUI

OUI

OUI

OUI

Impact

+

+

/

+

/

Impact

+

+

+

+

+

Le dispositif Aquitaine Nature permet l’accès des Aquitains à la nature, la sensibilisation à son fonctionnement et sa nécessaire préservation.

En 2015, la politique régionale en matière de parcs naturels régionaux s’est traduite par :

l'action des Parcs, soutenue par la Région, permet une meilleure cohésion sociale et une cohérence territoriale pour une prise en compte des enjeux environnementaux dans le développement local, et pour l'accompagnement de modes de production et de consommation responsable. Elle participe à l’épanouissement de tous les êtres humains et concourt à la lutte contre le changement climatique.

 la poursuite de la mise en œuvre de la charte 20102022 du PNR Périgord Limousin : nombreuses actions programmées visant à préserver la biodiversité, favoriser la valorisation des ressources locales, lutter contre le changement climatique, renforcer les liens sociaux  la deuxième année de mise en œuvre de la Charte 20142026 du PNR Landes de Gascogne. De nombreuses actions ont été réalisées : préservation de la grue cendrée et valorisation touristique, observatoire photographique du paysage, inventaire des airiaux, travaux sur l'urbanisme durable, animation numérique du territoire... L'écomusée de Marquèze et la Maison de la Nature du Bassin d'Arcachon ont également participé au rayonnement du PNR  la finalisation du projet de création d'un PNR en Médoc : finalisation de la Charte, en concertation avec les acteurs concernés (groupes de travail, coordination par le Pays Médoc) et approbation de la Charte par l'Assemblée plénière de la Région en octobre 2015.

Parcs naturels régionaux en 2015 Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 55


Le statut de Réserve Naturelle Régionale permet de protéger via une réglementation et une gestion conservatoire un site naturel d'intérêt écologique fort et menacé. La Région est autorité de classement (compétence propre). 3 RNR existent sur le territoire aquitain, 2 au Pays basque et 1 créée en juillet 2015 pour protéger un patrimoine géologique d'intérêt majeur, la RNR géologique des carrières de Tercis-les-Bains (40). 4 projets de RNR sont actuellement en cours. La politique de la Région Aquitaine concernant les RNR est en cours d’harmonisation à l’échelle de la nouvelle Région.

Protéger et valoriser le littoral // PROGRAMME DE GESTION LITTORALE ET RETROLITTORALE (CONSERVATOIRE DU LITTORAL, ONF) L’Aquitaine a été la première région française à avoir un partenariat avec le Conservatoire du littoral, via une convention renouvelée (2014-2020). Elle apporte un appui à la coordination des 35 sites aquitains gérés par des organismes publics ou privés, ainsi qu’un appui à la recherche de financement et prévoit une communication commune. Elle a également signé une convention avec l’Office National des Forêts pour la gestion multifonctionnelle de la forêt dunaire pour 2014-2016 sur l'ensemble du linéaire (200 km environ). La signalétique ONF/Région est présente sur toutes les forêts littorales.

// L’OBSERVATOIRE DE LA CÔTE AQUITAINE L’Observatoire de la Côte Aquitaine est un centre et réseau d'experts pour la gestion du trait de côte. Il offre à la fois un accompagnement technique et scientifique et constitue un outil de communication et de formation à la gestion des risques côtiers. Enfin, il participe aux politiques de gestion littorale. Ce réseau régional est unique en France. Tous les dossiers de financements littoraux sont soumis à expertise de l'OCA. Le partenariat (CPER) a été renouvelé pour la période 2015-2020 entre la Région, l'Etat, les Départements côtiers, le SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon), l'ONF (Office National des Forêts) et le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières). L'observatoire entreprend un programme complémentaire à son action annuelle de connaissance du phénomène d'érosion et à ses missions d'expertise. Il est décliné en plusieurs actions :  étude des impacts du changement climatique sur l'évolution du trait de côte,  coordination des compétences scientifiques en matière d'érosion,  lancement d'un projet "communication", réalisable à compter de mi-2016, afin de diffuser des informations validées sur l'érosion régionale.

Observatoire de la Côte Aquitaine Degré d’intensité DD

Programme de gestion littorale et rétrolittorale Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

OUI

OUI

NON

NON

NON

Impact

+

+

/

+

/

60 %

Prise en compte

OUI

OUI

OUI

NON

NON

Impact

+

+

+

/

/

L'OCA étudie et prévoit l'évolution de la côte (F2), dans une perspective de programmes d'accompagnement des changements climatiques (F1). Il prend en considération les risques de submersion dans des zones habitées et contribue ainsi à la finalité 3.

La gestion multifonctionnelle des forêts prend en compte les finalités 1 et 2. Cela peut avoir un impact positif sur la finalité 4, par l’usage récréatif des forêts.

56 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


Taux d'érosion annuels moyens TX en m/an sur les côtes sableuses girondine et landaise

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 57


Politique de l’eau Dans un contexte de raréfaction de la ressource et d’accroissement des pressions qui s’exercent sur l’eau, une gestion rigoureuse est nécessaire. Les outils de gestion de l’eau comportent une catégorie d’outils opérationnels de gouvernance de l’eau (contrats de rivière ou de bassin) et une catégorie d’outils de gestion des usages à l’échelle de bassins versants, Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE). En 2015, 18 SAGE et 9 contrats de rivière ont été conclus. On note l’émergence du SAGE Vézère Corrèze (Région ALPC), Dordogne Atlantique et Adour Aval.

Outils de gestion de l’eau

L'ARBA a mis en œuvre son premier programme d'actions après le recrutement de son équipe en début d'année :  élaboration d'un annuaire des acteurs et actions en faveur de la biodiversité,  1ère contribution sur l'état de la biodiversité terrestre et à une Stratégie régionale de la Biodiversité sur le patrimoine naturel, la biodiversité et les regards d’acteurs aquitains  2 rendez-vous de la biodiversité,  un séminaire en octobre sur la biodiversité et sur le changement climatique. La Région a également poursuivi son soutien aux observatoires faune sauvage et flore-habitats naturels.

Agence régionale de la biodiversité

Degré d’intensité DD

Degré d’intensité DD

20 %

40 %

Prise en compte

NON

OUI

NON

NON

NON

Prise en compte

OUI

OUI

NON

NON

NON

Impact

/

+

/

/

/

Impact

+

+

+

+

/

Devenir un chef de file en matière de biodiversité La Région porte des actions globales en faveur de la biodiversité :  mise en œuvre de la convention de partenariat avec l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (comité français),  partenariat avec l'Agence Régionale de la Biodiversité (ARB) en Aquitaine, créée en 2014 à l'initiative de la Région, a  ccompagnement des observatoires sur la biodiversité (faune, flore). En 2015, la Région a soutenu 2 projets structurants portés par le comité français de l'UICN :

Accompagner les acteurs pour assurer l’intégration des enjeux de la biodiversité et de la gestion des ressources Afin de garantir la pérennité des équilibres écologiques du territoire aquitain, la Région cherche à concilier développement économique et préservation des ressources, des milieux naturels et de la biodiversité à travers des actions de sensibilisation et d’accompagnement des acteurs et du grand public vers des pratiques plus responsables. // EDUQUER LES ACTEURS À L'ENVIRONNEMENT L’éducation à l’environnement pour un Développement Durable (EEDD), offre les clés de la compréhension pour adopter un comportement plus éco-responsable.

 les solutions fondées sur la nature face aux changements climatiques  et les initiatives innovantes des collectivités en faveur de la biodiversité.

58 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


La Région Aquitaine souhaite ancrer une culture régionale de l’EEDD en s’appuyant sur le savoir-faire de la filière associative tête de réseau autour d’un plan concerté et organisé selon 3 axes :  maintenir et resserrer le lien entre le public et son patrimoine naturel afin de conserver un patrimoine naturel aquitain riche et diversifié,  former des citoyens acteurs, responsables, respectueux et solidaires afin de réduire les comportements préjudiciables à l’environnement ou gaspillant les ressources,  diversifier l’offre d’animation, afin de diffuser une culture de l’environnement et du développement durable auprès d’un large public de toute génération (scolaires, notamment les lycéens, les professionnels, les touristes, les personnes souffrant d’un handicap et les personnes en difficultés sociales). Une quinzaine d’associations têtes de réseau sont accompagnées par an :  pour près de 130 actions EEDD en 2015, sur les thèmes de la biodiversité, la préservation des milieux naturels (zone humide, rivière, littoral, estuaire), la connaissance des enjeux du développement durable, la réduction des nuisances, l’adaptation au changement climatique, les relations entre la santé, l’environnement et une meilleure qualité de vie. Un appel à projets en faveur des petites associations a permis d'accompagner certaines structures qui ne bénéficiaient jusqu'alors pas d'aide régionale, soit 8 projets en 2015. Environ 120 000 personnes sont sensibilisées par an par l’intermédiaire de ce dispositif.

Éducation à l’environnement pour un développement durable Degré d’intensité DD

100 %

Prise en compte

OUI

OUI

OUI

OUI

OUI

Impact

+

+

+

+

+

Le but premier de cette politique est la sensibilisation à l’environnement mais les actions qui en découlent peuvent avoir des impacts positifs sur l’ensemble des finalités, en particulier les finalités 3 (activités intergénérationnelles, cohésion sociale), 4 (accès à la connaissance) et 5 (sensibilisation aux pratiques écoresponsables).

// ACCOMPAGNER LES ACTEURS DANS L’INTÉGRATION DE LA PRÉSERVATION DU PATRIMOINE NATUREL À LEURS ACTIVITÉS Intégration à leurs activités de la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles Le dispositif plan-plage permet de maîtriser et d'encadrer :  la sécurité,  la préservation de l'environnement : respect de l'environnement immédiat (dune, forêt de protection), conservation de la biodiversité, interdiction de la circulation, stabilisation de la dune, évolution du trait de côte…  et la canalisation des flux dans une optique de déplacements doux. La formalisation d'un plan-plage se traduit par une étude préalable à la réalisation d'investissements. En 2015, 576 349 € d’investissements, dont 149 222 € de participation régionale, ont été programmés au Cap de l'Homy (Lit-et-Mixe, 40) ainsi que deux études préalables destinées aux aménagements durables de la plage lacustre de Sainte-Eulalie-en-Born (40), et des treize sites surveillés de la Communauté de Communes des Lacs Médocains (33).

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 59


En 2014, une étude "innovante" visant à définir des projets d'aménagement durable des stations et des territoires touristiques du littoral aquitain, portée par le GIP Littoral aquitain, a été accompagnée par la Région à hauteur de 84 000 €. Le GIP Littoral aquitain a également lancé en 2014 un appel à projet "Aménagement durable des stations et des territoires touristiques du littoral aquitain", pour transmettre cette vision de l'aménagement et du fonctionnement des stations à l'horizon n+30 ans. Achevée en 2015, cette étude a abouti à la définition de trois plansguide, véritables outils d'aide à la décision stratégique de chaque collectivité. Des actions opérationnelles en découleront dès 2016.

Depuis 2015, au travers de ce dispositif sont poursuivis les enjeux tels que la modernisation des bâtiments d'élevage, l'amélioration de la qualité sanitaire des exploitations, la gestion des effluents, la réduction des pollutions et l'optimisation de la consommation des intrants, la gestion économe et maîtrisée de la ressource en eau, l'amélioration de la performance énergétique sur l'exploitation et la production d'énergies.

Parallèlement, la production du référentiel d'innovation "Aménagement Durable des stations", répond aux attentes opérationnelles des élus du littoral aquitain.

Elle s’adresse à toutes les exploitations d’Aquitaine quel que soit leur type de production : élevage, polyculture-élevage, viticulture, arboriculture, maraîchage, grandes cultures, etc. Elle permet de reconnaître et de valoriser les efforts des agriculteurs aquitains en matière d’environnement au travers d’un référentiel constitué de 10 mesures à respecter relatives aux enjeux liés à la fertilisation, la biosécurité, les produits phytosanitaires, les effluents végétaux, la biodiversité, l’énergie et l’eau.

Dispositif Plan-Plage Degré d’intensité DD

90 %

Prise en compte

OUI

Impact

+

OUI

+

PARTIELLE

+

OUI

+

OUI

+

Cette politique de valorisation maîtrisée du littoral concerne toutes les finalités, dont en majorité la finalité 1 (lutte contre le changement climatique), la finalité 2 (préservation de la biodiversité) et la finalité 4 (épanouissement de tous les êtres humains).

La certification environnementale AREA (Agriculture Respectueuse de l’Environnement en Aquitaine) a été reconnue officiellement en 2012 par le Ministère de l’Agriculture comme certification environnementale de deuxième niveau dans le cadre de la loi Grenelle 2.

Intitulé de l’indicateur

2011

2012

2013

2014

2015

Nombre d’exploitations certifiées AREA

85

222

589

1 037

1 692

Politique AREA Degré d’intensité DD

60 %

Préservation de l’environnement via des pratiques agricoles responsables L'objectif du programme AREA (AREA-PMBE et AREAPVE) (Agriculture Respectueuse de l’Environnement en Aquitaine - programme de modernisation des bâtiments d’élevage et Plan Végétal pour l’Environnement) est de soutenir les investissements permettant de mieux répondre aux exigences environnementales et de conduire à une production durable respectueuse de l'environnement dans les secteurs végétal, animal et énergie.

Prise en compte

OUI

OUI

NON

NON

OUI

Impact

+

+

/

/

+

Les pratiques promues par la politique régionale AREA limitent l’utilisation d’intrants chimiques et permettent un mode de production durable.

60 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


La Région et le GDSAA (groupement de défense sanitaire aquacole d'Aquitaine) travaillent ensemble dans le cadre des orientations et des stratégies développées par la filière aquacole aquitaine à travers la démarche d’aquaculture durable AQUAREA, action phare pour faire évoluer les pratiques dans le secteur de l'aquaculture. Les principaux objectifs retenus visent à :  améliorer les connaissances sur l’état sanitaire des poissons espèces halieutiques,  favoriser la prise en compte de la biodiversité par les élevages aquacoles,  étudier l’impact des piscicultures sur la qualité des eaux et identifier les risques qu’elles encourent, en lien avec les pollutions accidentelles du bassin versant,  accompagner les efforts des pisciculteurs dans leur démarche de développement durable. En 2015, 77 piscicultures ont été certifiées et auditées. Cette action est reconduite pour 2016 et fera appel à des fonds européens du FEAMP.

Préservation de l’environnement via le soutien à la filière biologique La politique régionale en faveur de l’agriculture biologique s’articule autour des axes suivants :  un soutien aux agriculteurs au travers d’aides à la certification, de chèques conseil, d’aides aux investissements,  la structuration de la filière au travers des organisations professionnelles et par le biais de projets « Amont/Aval »,  la promotion des produits, centrée sur la marque régionale « bio Sud-ouest France » et sur la viticulture Bio. En 2015, une évaluation de la politique régionale en faveur de l'Agriculture Biologique a été menée. Les conclusions ont montré que globalement la politique de la Région Aquitaine était efficace, et ne faisait pas doublon avec d'autres dispositifs nationaux existants. Les chèques conseil techniques visant à accompagner les agriculteurs au cours de leur conversion ont été jugés particulièrement utilises par les agriculteurs et le cabinet conseil. Au vu des résultats de l'évaluation, l'action va s'élargir à la nouvelle Région. Intitulé de l’indicateur

2011

2012

2013

2014

2015

Nombre d’exploitations certifiées Bio

2 161

2 300

2 377

2 428

2 499

Surface (bio + conversion) en ha

57 240

60 977

60 367

63 665

71 368

En 2015, la progression du nombre d’exploitations certifiées Bio est de +3% par rapport à 2014 et celle des surfaces concernées est de 12,1%.

Dispositif AQUAREA

Soutien à l’agriculture biologique

Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte Impact

Degré d’intensité DD OUI

+

OUI

+

NON

/

NON

/

OUI

60 %

+

Prise en compte

OUI

OUI

NON

NON

OUI

Impact

+

+

/

/

+

Cette politique cherche à promouvoir une pisciculture plus respectueuse de l’environnement (F1 et F2) et ainsi, à définir un mode de production durable (F5).

Les pratiques de l’agriculture biologique génèrent moins d’émissions de gaz à effet de serre (cultures de légumineuses, gestion des prairies permanentes, non utilisation d’intrants chimiques, etc.) et constituent un mode de production responsable.

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 61


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Assurer les continuités écologiques

LIMOUSIN

// LE SCHÉMA RÉGIONAL DE COHÉRENCE ÉCOLOGIQUE

// LE VOLET « TRANSITION ÉNERGÉTIQUE » DU CPER Le Contrat de plan Etat-Région 2015-2020, validé en avril 2015, présente un engagement fort en matière de préservation des ressources naturelles et de la biodiversité. Le CPER accompagnera notamment la restauration de la continuité écologique sur les cours d’eau, la lutte contre l’artificialisation des sols, la protection de la biodiversité et le soutien des acteurs locaux majeurs dans leurs actions en faveur de la biodiversité. Figurent notamment parmi les actions soutenues : d  es contrats territoriaux « Eau et milieux aquatiques » comprenant des travaux de restauration du bon état hydro-morphologique des cours d’eau.  la mise en défense des berges pour éviter l’abreuvement direct dans les cours d’eau.  la lutte contre les pollutions diffuses et l’amélioration des pratiques agricoles.  la protection de la ressource en eau en intervenant sur les aires d’alimentation des captages prioritaires ou sensibles.  la reconquête des zones humides.

Après plus de 2 ans de travaux et de concertation avec l’ensemble des acteurs ayant un rôle dans le maintien et la préservation de la biodiversité (agriculteurs, sylviculteurs, associations naturalistes, usagers de la nature…), le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) limousin a été adopté fin 2015. Véritable outil d’aménagement du territoire, le SRCE a identifié les réservoirs de biodiversité (2 651 Km² et 9 589 km de cours d'eau) et continuités écologiques à l’échelle régionale afin de participer à leur préservation, à leur gestion et à la remise en bon état des milieux nécessaires à leur fonctionnement, tout en prenant en compte les activités humaines. Les continuités écologiques qui doivent ainsi être préservées ou remises en état sont constituées de réservoirs de biodiversité reliés les uns aux autres par des corridors écologiques. Le plan d’actions stratégique composé de 57 actions doit permettre d’accompagner les acteurs dans la préservation de la biodiversité ordinaire du territoire limousin.

Volet Transition énergétique du CPER Degré d’intensité DD

Schéma Régional de Cohérence Écologique

40 %

Prise en compte

PARTIELLE

OUI

NON

NON

PARTIELLE

Impact

+

+

/

/

+

Degré d’intensité DD

70 %

Prise en compte

OUI

OUI

PARTIELLE

PARTIELLE

PARTIELLE

Impact

+

+

+

+

+

62 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


Optimiser la gestion durable des ressources naturelles // LA POLITIQUE EAU ET MILIEUX AQUATIQUES La politique régionale dans le domaine de l’eau et des milieux aquatiques privilégie la contractualisation avec les structures porteuses d’outils de gestion multithématiques de l’eau. En effet, les enjeux de l’application de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) implique de mobiliser efficacement les moyens, notamment autour des programmes de restauration des cours d’eau. La contractualisation des programmes d’actions permet de mieux les encadrer pour optimiser le suivi technique et financier. En outre, elle permet d’assurer une cohérence des politiques publiques dans le domaine de l’eau. Ces contrats constituent un engagement entre tous les partenaires nationaux, visant à mettre en œuvre un programme de mesures ambitieux sur un territoire cohérent (bassin versant), destiné à lever différents facteurs limitant l’atteinte du bon état écologique défini par la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE). Ainsi, la Région Limousin avait déjà contractualisé avec 9 territoires (1 sur le bassin Adour Garonne et 8 sur le bassin Loire Bretagne). En 2015, ce sont 3 nouveaux contrats qui ont été validés (Valoine, Vienne Moyenne pour le bassin Loire Bretagne et Haute Dronne pour le Bassin Adour Garonne) pour un engagement prévisionnel de participation de la Région sur 5 ans de près de 4.1 M€ et des travaux réalisés à hauteur de près de 20 M€ sur la période 2015 – 2019.

// REGROUPEMENT DES CHANTIERS FORESTIERS Présente sur plus du tiers des surfaces, la forêt constitue un atout majeur pour une région rurale comme le Limousin. En plus des aménités environnementales procurées (biodiversité, stockage du carbone, protection des sols, épuration de l’eau…), elle permet d’alimenter une filière aval de transformation forte de 7 900 salariés, 1 500 non-salariés et de nombreux emplois indirects, Au-delà de cette contribution à l’emploi régional, les entreprises de la filière participent également à l’animation et à la vitalité des territoires ruraux. Toutefois, l’efficacité économique se heurte à certaines caractéristiques de la ressource et de sa mobilisation et notamment, bute sur des obstacles structurels : le morcellement de la forêt limousine, privée à 94% et répartie entre 150 000 propriétaires. Un programme a été mis en place qui consiste à développer des actions de regroupement de parcelles forestières qui permettront, dans le respect de la gestion durable, tout à la fois :  de mobiliser des volumes de bois supplémentaires que les pratiques habituelles (coupe rase) parce qu’elles ne correspondent pas aux attentes de certains propriétaires, ne permettraient pas de mobiliser.  d’améliorer à terme, la qualité des peuplements (notamment feuillus) ainsi traités en augmentant la production future de produits de meilleures qualités.  d’intégrer les propriétaires concernés dans le circuit économique.  de contribuer à promouvoir l’activité forestière au sein de la société.

La politique eau et milieux aquatiques Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

PARTIELLE

OUI

NON

NON

OUI

Impact

+

+

/

/

+

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 63


Les opérations mises en œuvre dans le cadre de ce programme reposent sur la complémentarité entre :  l’animation mise en œuvre par les deux animatrices salariées de l’ADELI [association à caractère interprofessionnel, qui regroupe sylviculteurs, coopératives et exploitants forestiers, ainsi que les entreprises (scierie, industries de la trituration…) utilisatrices des produits issus des travaux mis en œuvre (bois énergie, bois de trituration, rondins pour palettes, piquets…)].  les aides financières régionales pour inciter les propriétaires à adopter les itinéraires sylvicoles à promouvoir dans le cadre d’un regroupement de chantier. L’aide financière accordée a pour objectif d’inciter les propriétaires de petites et moyennes parcelles (moins de 4 ha) à se rapprocher de leurs voisins en vue de constituer un chantier de surface suffisante pour assurer la réalisation d’améliorations sylvicoles dans des conditions économiques convenables. En 2015, 160 propriétaires pour 48 regroupements ont été aidés pour un montant total de 134 885€.

Regroupement des chantiers forestiers Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

PARTIELLE

OUI

NON

NON

OUI

Impact

+

+

/

/

+

// OPÉRATION PROGRAMMÉE D’AMÉLIORATION FONCIÈRE ET ENVIRONNEMENTALE (OPAFE) DU PARC NATUREL RÉGIONAL DE MILLEVACHES EN LIMOUSIN La forêt représente plus de 50% de l’espace du PNR de Millevaches en Limousin. Elle est en pleine mutation, notamment en raison de l’évolution des marchés (bois énergie), des pratiques sylvicoles, des changements climatiques…

C’est pourquoi, le PNR et ses partenaires œuvrent au développement d’une sylviculture soucieuse de la pérennisation de la ressource, de sa valorisation et de la qualité de l’environnement. Ainsi, le Parc anime dans le cadre de son contrat de cohésion territoriale 2015-2017, un dispositif spécifique : « l’Opération programmée d’amélioration foncière et environnementale » (OPAFE), pour lequel la Région a mobilisé une enveloppe de 90 000 € afin accompagner des aménagements forestiers portant sur :  le renouvellement de futaies résineuses par régénération naturelle (alternative à la plantation),  l’irrégularisation de peuplements forestiers (diversité des âges, diamètres et essences),  l’amélioration des peuplements feuillus et de pins (gestion et enrichissement des peuplements),  le reboisement diversifié de coupes rases résineuses (préparation des parcelles et plantation d’au moins 3 essences différentes dont une essence dite « d’accompagnement » à forte valeur écologique et paysagère). En 2015, 22 dossiers ont été instruits par le Parc, pour environ 82 ha de forêt, générant 91 000 € de travaux et 43 000 € de subvention. Entre 10 et 15% de la surface de forêt reboisée annuellement sur le territoire du Parc bénéficie de l’OPAFE. Ce dispositif contribue ainsi de manière substantielle aux objectifs de conciliation entre sylviculture et préservation d’un environnement de qualité, pérennité du massif forestier, préservation de secteurs riches en biodiversité, prise en compte des changements climatiques dans la gestion forestière et implication et sensibilisation des acteurs locaux à la sylviculture durable.

Opération programmée d’amélioration foncière et environnementale (OPAFE) du PNR de Millevaches en Limousin Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

PARTIELLE

OUI

NON

NON

OUI

Impact

+

+

/

/

+

64 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


Sensibiliser les acteurs économiques et la population // LES JOURNÉES DU PARC NATUREL RÉGIONAL PÉRIGORD LIMOUSIN Du 25 septembre au 11 octobre 2015, le Parc Naturel Régional Périgord-Limousin a rassemblé plus de 3 000 personnes lors des Journées du Parc, sur tout le territoire. Les objectifs de cette « quinzaine du Parc » étaient de :  Faire connaître le territoire,  Partager le projet de territoire,  Toucher les habitants du Parc et des alentours,  Valoriser les acteurs locaux,  Créer un évènement participatif. Cette manifestation était également l’occasion de mettre en lumière le projet de développement durable porté par le Parc, au travers de sa charte et de s’adresser directement aux habitants sur le long terme. Les Journées du Parc se composaient d’évènements de différents formats (sorties nature, conférence, concert, ciné-débat, journée familiale etc.), répartis sur 2 semaines afin que chaque habitant ait toujours un évènement proche de chez lui. Cela s’est traduit par :

// DES CONVENTIONS PLURIANNUELLES D’OBJECTIFS AVEC LES ASSOCIATIONS NATURALISTES ET D’ÉDUCATION À L’ENVIRONNEMENT DE NIVEAU RÉGIONAL Dans les domaines de l’éducation à l’environnement et du patrimoine naturel, le soutien financier de la Région se traduit depuis de très nombreuses années par des subventions annuelles de natures diverses attribuées aux associations régionales. Afin d’assurer une meilleure lisibilité politique de l’action régionale et une meilleure cohérence des actions associatives, le conseil régional a décidé d’élaborer des Conventions Pluriannuelles d’Objectifs de trois ans (2015-2017), qui permettent de traduire le partenariat et de préciser les relations entre la Région et les structures bénéficiaires, représentatives dans leur domaine de compétences et dont le volume d’activités et l’ancienneté du partenariat avec la Région sont suffisants. C’est ainsi que 8 conventions ont été formalisées en 2015. Dans ce cadre, la Région soutient financièrement les programmes d'actions qui ont été discutés avec les associations.

 12 animations nature,  6 conférences / temps échanges,  4 évènements culturels,  3 films,  2 autres animations,  1 grande journée finale. Près de 1 300 personnes ont participé aux évènements de la quinzaine – et environ 2 000 personnes à la journée du 11 octobre. L’opération a mobilisé de nombreux partenaires et ce sont 35 associations et 13 collectivités qui ont contribué au succès de la manifestation. La Région a de son côté, apporté un appui technique et financier dans le cadre du contrat de cohésion territoriale 2015-2017 signé avec le Parc. Une aide de 20 200 € a ainsi été attribuée au Parc par la Région Limousin, complété par un financement de 16 800 € de la Région Aquitaine.

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 65


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE POITOU-CHARENTES La préservation des espèces et espaces naturels En 2015, la finalisation du Schéma Régional de Cohérence Écologique Poitou-Charentes, déclinaison de la Trame Verte et Bleue, s’est traduite par son adoption en octobre. Ces travaux ont permis la définition des enjeux régionaux en matière de continuité écologique, la définition des réservoirs de biodiversité et des corridors biologiques ainsi que la rédaction d'un plan d'action stratégique. La Région a veillé tout au long de cette démarche à associer un maximum d'acteurs du territoire pour construire un document partagé. À la suite de ces travaux pour concrétiser son action, la Région a voté un nouveau Plan Régional 2015-2020 - la Trame Verte et Bleue - en faveur de la reconquête de la biodiversité en Poitou-Charentes. Le premier volet de ce plan, à destination des communes, a vu l’engagement, en 2015, de 72 d’entre elles. Au titre du deuxième volet concernant les continuités aquatiques, 72 dossiers ont été soutenus. Elle a poursuivi parallèlement, le Plan Régional pour la Biodiversité 2010-2015 dans sa dernière année, en engageant plus de 2,4 M€ en 2015. Il est a noté, que 2015 correspond à la première année d’engagement du Contrat de Plan Etat-Région pour lequel les affectations ont porté sur les programmes d’actions des structures pour l’année 2015 et 2016. Ces affectations permettaient d’assurer la continuité des opérations dans le cadre de la nouvelle Région. // LE SOUTIEN AUX ACTIONS « CONSERVATOIRES » La Région a délivré, conjointement avec l’État, l’agrément régional au Conservatoire Régional des Espaces Naturels Poitou-Charentes reconnaissant ainsi ses actions en faveur du patrimoine naturel.

En 2015, l’aide accordée au conservatoire lui permet de gérer 9 838 hectares répartis sur 127 sites en Poitou-Charentes, le situant au 3e rang national des Conservatoires en nombre d'hectares gérés. En 2015, il a acquis 37 hectares. Ce résultat est le fruit d’un soutien constant de la Région pour des actions exemplaires d’aménagement et de gestion des sites patrimoniaux, terrestres et littoraux. La Région a par ailleurs apporté son soutien à la conservation d'espèces à forte valeur patrimoniale avec des actions exemplaires tel que le programme de conservation du Vision d’Europe et particulièrement de l'Outarde Canepetière pour laquelle le territoire de Poitou-Charentes reste le dernier lieu de sa présence à l’état sauvage. // LE SOUTIEN AUX ACTIONS DE VALORISATION DU PATRIMOINE NATUREL La Région a conforté par son soutien, les initiatives des réseaux régionaux naturalistes pour la connaissance du patrimoine naturel (faune, flore, habitats), l'information et la sensibilisation des publics et le développement de la protection, la gestion et la valorisation des milieux naturels, avec notamment :  l'appui au Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel (RPAPN) animé par l'Observatoire Régional de l'Environnement (ORE) qui regroupe 46 signataires et permet l'organisation du Système d'information sur la biodiversité en Poitou-Charentes qui donne accès à plusieurs millions de données,  le soutien aux associations environnementales au sein de la Fédération Poitou-Charentes Nature, qui engagent de multiples actions sur la connaissance et la valorisation du patrimoine naturel en région. La Région a également soutenu les actions des Fédérations Départementales de la Chasse et la Faune Sauvage pour la plantation de haies de maillages et de jachères pour la faune sauvage.

66 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


En 2015, elle a poursuivi son engagement en faveur de la gestion durable des zones humides qui caractérisent le territoire de Poitou-Charentes et constituent des ensembles patrimoniaux fragiles. Son intervention s'est structurée autour : d  e l’accompagnement des travaux de restauration du canal de Broue et de 14 opérations de restauration de mares, d  u soutien au syndicat mixte du Marais poitevin d’une vingtaine d’actions. Le label de « Parc naturel régional », retrouvé depuis mai 2014, a permis de réaffirmer les ambitions en termes d'excellence environnementale sur ce territoire emblématique et identitaire de PoitouCharentes. d  u soutien au Forum des Marais Atlantiques dans son rôle de Pôle-relais national des Zones Humides et de maître d’œuvre pour les communes dans l’identification des zones humides de leur territoire. Au travers des différentes politiques régionales pour la reconquête des paysages, menées depuis 2004, plus de 2,5 millions d’arbres et arbustes ont été plantés. Par ailleurs, la mise en œuvre du Plan régional d’aide à la création et au développement de jardins potagers collectifs 2011-2015 a permis l’accompagnement de 58 projets au bénéfice de plus de 900 familles sur cette période. Dans le cadre du Plan Régional de Réduction des Pesticides, et avec le double objectif de préservation de la biodiversité et de protection de la santé et des ressources naturelles, la Région a poursuivi l'animation du programme « Terre saine », tout particulièrement sur les secteurs à enjeux pour l'eau, comme les Bassins d’alimentation de Captage engagés dans le programme Re-Sources. Le nombre de communes est en constante augmentation ; 34 nouvelles communes ont adhéré à la charte en 2015, alors que celles déjà engagées dans cette démarche, franchissent progressivement les échelons vers le « Zéro pesticides ». Elles ont répondu présentes aux 5 journées techniques organisées par la Région afin de partager leurs préoccupations dans la gestion de leurs espaces.

L'éducation à l'environnement et au développement durable La Région a développé des partenariats pour l’éducation à l’environnement et au développement durable, avec les principaux acteurs de terrains régionaux ; l'objectif est d'une part, une plus grande implication associative et citoyenne, et d'autre part, une mobilisation sur les priorités affichées par la Région en termes d'excellence environnementale, de démarche participative et de gouvernance partagée. Depuis 2008, elle a ainsi soutenu 343 actions pour un montant total de 9,3 M€ dont plus de 2 M€ au titre de l’année 2015 concernant 7 structures pour la mise en œuvre de leurs actions. Les animations assurées à travers le Naturalibus, les jours de formation dispensés par l'Institut de Formation et de Recherche en Éducation à l'Environnement (IFREE) et les connexions sur le site web de l'Observatoire Régional de l'Environnement (ORE) témoignent du vif intérêt porté par les publics.

Les emplois dans l'environnement La Région se mobilise en faveur de l'accès à l'emploi pour tous et de l'insertion par l'activité économique des personnes en difficultés ou en situation de handicap. Le dispositif des Emplois Tremplin Environnement (ETE) s'est inscrit dans cette volonté en soutenant les actions en lien avec le secteur de l'environnement, de l'économie solidaire et de l'éducation à l'environnement. Au 1er janvier 2015, les Structures d’Insertion par l’Activité Economique bénéficient d’un nouveau dispositif d’aides régionales qui se substitue à celui des ETE. En 2015, la 3ème génération des ETE n’a pas été renouvelée, un dispositif transitoire portant sur une seule année -et non 3 comme précédemment- a permis d'accompagner 6 projets mobilisant 65 personnes.

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 67


L'eau : un bien précieux à préserver

En 2015, la Région a soutenu :

La politique régionale de l’eau est menée en associant l'ensemble des acteurs du territoire, en particulier au travers des Conférences Régionales de l’Eau. Depuis 2009, la Région s'est engagée financièrement pour la réalisation des 3 principaux programmes : « ReSources », « Réduction des pesticides avec la charte Terre saine » et « Rivières ».

 72 opérations pour l'amélioration de la qualité des rivières et la diversification des habitats et la continuité écologique aquatique, poursuivant ainsi la restauration des fonctionnalités hydromorphologiques et écologiques des rivières,  36 postes de Techniciens Médiateurs de Rivières (TMR), participant à la gestion de près de 5 000 km de cours d'eau en Poitou-Charentes.

// L'ÉCONOMIE DE LA RESSOURCE EN EAU Même si les conditions climatiques restent plutôt favorables depuis plusieurs hivers pour reconstituer les ressources en eau, sa gestion demeure un sujet de préoccupation et d'actualité en Poitou-Charentes. En 2015, une réflexion sur la modernisation du réseau piézométrique régional a été conduite et a abouti à un redéploiement des points pour couvrir des secteurs orphelins des points de mesure répartis dans les quatre départements de la région, passant de 117 à 120. Le réseau piézométrique Poitou-Charentes ainsi reconfiguré reste un outil régional de connaissance et de partage de l’information sur les eaux souterraines. // L'AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DE L'EAU BRUTE En Poitou-Charentes, le programme « Re-Sources » a été mis en place afin d’agir pour une eau potable naturellement de qualité. La nouvelle convention régionale Re-Sources a été signée pour la période 2015-2020. Elle réunit les structures administratives, techniques, financières et les organisations professionnelles agricoles de la région autour du même objectif : reconquérir la qualité de l'eau brute prélevée pour l'alimentation en eau potable. À ce jour, 78 captages alimentant plus d’un million d’habitants sont engagés dans cette démarche. En 2015, 375 000 € ont été engagés sur ce programme concernant 52 opérations. // LA PRESERVATION DES MILIEUX AQUATIQUES L’adoption du plan 2015-2020 en faveur de la reconquête de la biodiversité, la Trame Verte et Bleue, a permis, après la déclinaison d’un premier volet à l’adresse des communes, de réviser le règlement de la politique de gestion des rivières et proposer un deuxième volet en faveur des « continuités aquatiques et milieux humides ».

En 2015, l'Observatoire Régional des plantes exotiques ENVahissantes des écosystèmes Aquatiques (ORENVA), outil développé à l'initiative de la Région par l'Observatoire Régional de l'Environnement (ORE) et le Forum des Marais Atlantiques (FMA), a confirmé son rôle de guide dans les choix tactiques pour la gestion annuelle et pluriannuelle de la jussie. L'accompagnement du Groupement des Fédérations de Poitou-Charentes pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques a été renouvelé en 2015 à hauteur de 165 000 €. Le soutien régional permet à ce groupement de poursuivre les expertises sur les ressources piscicoles, la réhabilitation de frayères, les actions d'information et de vigilance sur les assecs des cours d'eau. Il génère un important investissement bénévole pour la surveillance du niveau des ruisseaux et rivières de la région.

L'agriculture durable L'année 2015 marque l'approbation par la Commission européenne du Programme de Développement Rural (PDR) Poitou-Charentes 2014-2020. Dotée d'une enveloppe de 403 M€ de FEADER, la Région a choisi de mettre la priorité sur l'agriculture et la sylviculture durables (154 M€), la compétitivité et le maintien de l'élevage (136 M€), le renouvellement des générations (30 M€), le transfert de connaissance et l'innovation (12 M€), les circuits courts et la qualité (7 M€). La mise en œuvre opérationnelle du PDR, débutée dès l'automne, enregistre un fort engouement des agriculteurs pour la mise en place de mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) et la conversion en agriculture biologique.

68 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


// LE PLAN POUR LA COMPÉTITIVITÉ ET L’ADAPTATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES (PCAE)

devrait permettre d’obtenir rapidement des résultats probants sur l’amélioration de la qualité de l’eau et de la biodiversité sur le territoire de Poitou-Charentes.

En 2015, l’État et la Région ont lancé le PCAE qui regroupe l'ensemble des aides disponibles pour soutenir les investissements physiques dans les exploitations agricoles ; ce plan se substitue aux règlements régionaux antérieurs d'aide aux investissements.

De plus, 150 exploitations ont bénéficié d’un soutien pour des investissements permettant la réduction des pollutions en productions végétales (matériel alternatif à l’usage des pesticides etc.) pour un montant total d’1 M€.

La Région a fait le choix d’encourager particulièrement l'émergence de projets d’investissements vertueux d'un point de vue environnemental en donnant la priorité aux projets portés par des agriculteurs biologiques, aux projets prévoyant l’utilisation de matériaux bio-sourcés, favorisant l’autonomie alimentaire ou le Non-OGM.. En 2015, 220 exploitations ont été accompagnées pour une aide régionale de plus d’1,5 M€. // DES PRATIQUES AGRICOLES RESPECTUEUSES DE L'ENVIRONNEMENT Avec 28 % du budget du PDR (151 M€) alloué aux changements de pratiques agricoles pour diminuer les pressions sur l’environnement, l’agriculture durable est une priorité pour le territoire Poitou-Charentes. La Région figure parmi les trois Régions de France ayant consacré l’enveloppe la plus importante à l’agro-environnement. Près de 95 M€ ont été affectés dès 2015 (soit 63 % du budget) ce qui représente 2 350 exploitations dont 1 000 exploitations d’élevage qui se sont engagées dans des dispositifs agro-environnementaux et climatiques. Ces chiffres, qui sont encore à confirmer, représentent 148 000 hectares de terres sous contrat en Poitou-Charentes. Cette très bonne dynamique de contractualisation

Par ailleurs, dans la continuité des années précédentes, les réseaux d’agriculture durable du territoire de Poitou-Charentes (réseau InPACT, réseau CREGENE et REXCAP, etc…) ainsi que les structures de recherche et développement travaillant sur des pratiques agroenvironnementales innovantes (INRA, Chambre Régionale d’Agriculture, …) ont aussi été soutenus par la Région en 2015 ; ceci à hauteur de 1,63 M€. // L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE L’agriculture biologique connaît un fort taux de croissance (+25 % en surfaces) grâce au soutien renforcé de la Région. En Poitou-Charentes, une enveloppe conséquente de 47 M€ a été attribuée aux agriculteurs afin de soutenir ceux qui convertissent leur système mais également ceux qui ont franchi le pas depuis plus longtemps. En 2015, plus de 10 000 hectares supplémentaires ont été convertis en bio. En complément, plus d’une centaine d’exploitations en bio ont été accompagnées dans leurs investissements pour l’achat d’outils de production ou de transformation. Parallèlement, la Région est intervenue à hauteur de 700 000 € pour le soutien au Réseau Bio de PoitouCharentes.

Évolution du nombre d'exploitations et des surfaces en mode de production biologique

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 69


La pêche et les cultures marines La Région amplifie son action de développement en faveur de la pêche artisanale et du secteur aquacole suite à l’approbation du Programme Opérationnel du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP), le 3 décembre 2015. En tant, qu’Autorité de gestion déléguée pour les mesures régionales, elle gère une enveloppe FEAMP d’environ 16 M€. Les projets visés concernent 15 « mesures » ou « domaines » et des démarches territorialisées soutenant les filières de la pêche et de la culture marine. Le principe de développement durable mis en œuvre, contribue à la préservation des ressources halieutiques et à la protection de l’environnement terrestre et portuaire (qualité de l’eau, gestion des déchets, économie d’énergie) ainsi que des paysages (marais). Il favorise également la cohésion sociale par la diversification des activités de ces filières maritimes (ex : Pescatourisme …). D’autre part, une forte attention est portée à la modernisation des ports à travers l’élaboration d’un Plan Régional d’Organisation et d’Equipements des Ports de Pêche. Ce dispositif est co-construit avec les partenaires de la Région, les professionnels et les habitants.

La forêt et l’agro-foresterie La forêt et la présence de l'arbre hors forêt, sont essentielles au maintien des paysages et de la biodiversité du territoire régional. Dans son PDR, la Région lui a accordé une place significative par l’octroi d’une enveloppe d’un montant de 3,45 M€ et la mise en œuvre de 8 mesures permettant de répondre aux besoins des acteurs de la sylviculture. En 2015, la Région a soutenu des actions destinées à la mise en œuvre de ces mesures qui seront lancées en 2016.

70 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


ACTION PHARE Aménagement durable du bassin versant de Limbé (Haïti) Dans le cadre du programme de coopération décentralisée entre la Région Aquitaine et plusieurs communes du département Nord d’Haïti, les ONG Agrisud International et Etc Terra ont lancé en 2014 un projet sur trois ans dont l’objectif est d’aménager et de valoriser durablement le bassin versant de Limbé, en tenant compte du développement des filières agricoles et de la protection des ressources naturelles. Les résultats attendus sont :  le renforcement et l’amélioration des systèmes de production de 600 familles de producteurs par l’adoption de pratiques agricoles performantes respectueuses de l’environnement et apportant une valeur ajoutée à leur production (autoconsommation, vente).

AQUITAINE  l’élaboration de 4 plans d’aménagement prioritaires du bassin versant de Limbé avec les 4 mairies qui le composent, plans mis en œuvre à travers 16 unités d’aménagements locaux. 400 ha d’espaces agricoles ont été sécurisés au profit des familles et permettent de limiter les émissions de gaz à effets de serre (GES) et de séquestrer du carbone. 156 000 arbres et 528 000 boutures d’herbacées ont été plantés sur 400 ha de parcelles.  l’évaluation de l’empreinte environnementale du projet et de son potentiel d’atténuation du changement climatique à court et moyen termes.  l’élaboration des modèles de déploiement du projet à large échelle et l’identification des conditions de réplication.

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 71


ACTION PHARE Création de 3 Réserves Naturelles Régionales Le Limousin depuis fin 2015 dispose de 3 Réserves Naturelles Régionales (RNR) :  La Haute Vallée de la Vézère : étangs, landes et tourbières autour de Chabannes et des Oussines (Corrèze),  Le réseau de landes atlantiques du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin (Haute-Vienne),  Les Sauvages (Haute-Vienne). Grâce à cet outil réglementaire ces sites naturels présentant un intérêt fort pour la faune, la flore, le patrimoine géologique vont pouvoir être préservés. En effet, ces RNR ont trois vocations principales :  protéger les espaces naturels, tout en maintenant les activités locales engagées sur ces sites,  valoriser le patrimoine naturel régional en tant qu’outil de lutte contre la banalisation de l’environnement naturel,  répondre à une demande sociale en matière de connaissances, de découverte d’espaces naturels de qualité, d’écotourisme et d’éducation à l’environnement. Elles offrent ainsi un lieu de sensibilisation à la protection de la biodiversité, sauf exceptions éventuelles pouvant tenir à la fragilité extrême de certains sites ou à la volonté de certains propriétaires.

LIMOUSIN Ce sont ainsi 3 sites emblématiques de l’environnement limousin qui vont être gérés avec les forces vives locales.

Création de 3 Réserves Naturelles Régionales Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

PARTIELLE

OUI

NON

PARTIELLE

PARTIELLE

Impact

+

+

/

+

+

72 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


ACTION PHARE Classement d'un site en Réserve Naturelle Régionale La Région Poitou-Charentes s'est dotée de l'outil Réserve Naturelle Régionale (RNR) en prenant la compétence et en adoptant un règlement d'intervention en janvier 2010.

POITOU-CHARENTES La faune est également très riche. Plus de 500 espèces ont déjà été inventoriées dans seulement 8 groupes étudiés. 108 oiseaux, 15 mammifères, 13 amphibiens ou reptiles, 46 papillons de jour, 215 papillons de nuit, 31 libellules, 31 orthoptères et 47 coléoptères. Parmi ces groupes (hors oiseaux), 40 espèces présentent un statut patrimonial national, parfois très élevé.

En 2015, la Région a classé sa 3e RNR : le bocage des Antonins (79). Cette RNR regroupe sur une petite surface une diversité de milieux représentatifs du bocage, désormais rare en Gâtine : étang pauvre en matière organique, prairies de fauche plus ou moins humides ou de pâturage extensif, haies et boisements pluri-centenaires, sources et mares... Pas moins de 320 plantes ont été répertoriées, dont 21 ont un statut patrimonial reconnu. 14 espèces sont inscrites dans la liste rouge régionale du fait de leur rareté.

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 73


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ

AQUITAINE

Objectifs L’institution régionale porte une attention particulière à la réduction de ses consommations d’eau et d’énergie.

Consommation d’eau annuelle moyenne des bâtiments de la collectivité (hors lycée) en m3

Actions mises en place en interne La consommation d’eau en 2015 pour les bâtiments de la Région s’élève à 7 517 m³. On note une diminution par rapport à 2014 et 2013. Le remplacement de la tour aéro-réfrigérante courant 2015 par une tour de type adiabatique devrait permettre une amélioration des consommations de l’hôtel de Région. De plus, le remplacement des robinets des lavabos des sanitaires par des modèles à détection doit également permettre de limiter la consommation malgré une augmentation du nombre d'agents dans ce bâtiment. En termes de ratio par an et par agent, les consommations d’eau enregistrées sont les suivantes :

Consommations d’eau enregistrées par an et par agent

Bâtiments Ratio par an et par agent en mᶟ

Hôtel de Région

Croix des Fontaines

Jean Jaurès

10 m3ᶟ

5 m3ᶟ

4,3 m3ᶟ

Pour les consommations d'eau de l'Hôtel de Région, la consommation d'eau chaude du restaurant (environ 2m3 par jour) a été enlevée, mais il n’est pas possible de compter la consommation d'eau froide (préparation, boisson), ainsi que de séparer la consommation des sanitaires pour le public, ce qui explique le chiffre très élevé de ce bâtiment.

74 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Actions mises en place en interne // ZÉRO PESTICIDE SUR LE DOMAINE RÉGIONAL En 2013, le Président de région, confirmant les engagements en matière de développement durable, signait la charte "Zéro pesticide sur le domaine régional". Cette charte constitue un document de référence pour les interventions d’entretien des espaces verts (terrains

AXES D’AMÉLIORATION Politiques sur le territoire La Région Aquitaine va poursuivre sa politique de préservation des équilibres écologiques et de protection de la biodiversité dans le cadre du regroupement avec Limousin et Poitou-Charentes sur le territoire de la grande Région : a  u travers de l’accompagnement à la prise en compte du SRCE au sein des schémas de cohérence territoriale (avec l’accompagnement par l'ACE, prévu en 2016, de 8 nouveaux territoires) et de l'élaboration initiée d'un Règlement d'intervention. en cohérence avec les politiques régionales Poitou-Charentes et Limousin. p  ar la poursuite des Contrats Aquitaine Nature 20152017, et l’étude de faisabilité pour l’extension du dispositif « Aquitaine Nature » sur le territoire régional. p  ar la poursuite en 2016 de la procédure de création du PNR en Médoc. p  ar la réflexion et l’élaboration d’une Stratégie Régionale pour la Biodiversité à l’échelle de la grande Région. Une simplification de l’organisation régionale des acteurs de la biodiversité est souhaitée (rapprochement, voire fusion de l’ARBA et de l’Observatoire Régional de l’Environnement de Poitou-Charentes), ainsi que le lancement d'un "GIEC" Biodiversité.

LIMOUSIN

de sport, abords des établissements…) du patrimoine régional par les Equipes Régionales d'Intervention (ERI) et les agents des lycées. Par cette démarche concrète, la Région affirme son fort attachement aux enjeux et principes essentiels de santé publique, de biodiversité, de citoyenneté et de responsabilité vis-à-vis des jeunes actuellement scolarisés dans les lycées, mais aussi pour les générations d’élèves à venir. Cette charte est aujourd’hui appliquée dans tous ces établissements.

AQUITAINE Afin de poursuivre les avancées en matière d’intégration des enjeux de biodiversité et de protection des ressources naturelles aux activités des acteurs aquitains, la Région encourage :  la poursuite des démarches d'aménagements innovants et responsables des stations littorales au titre du PlanPlage, notamment avec des actions opérationnelles envisagées dès 2016. Celles-ci découlent de l’étude "Aménagement durable des stations et des territoires touristiques du littoral aquitain", achevée en 2015 et qui a abouti à la définition de trois plans-guide, outils d'aide à la décision stratégique de chaque collectivité.  la reconduction envisagée en 2016 de la démarche d’aquaculture durable AQUAREA, action phare pour faire évoluer les pratiques dans le secteur de l'aquaculture  la poursuite du développement de la politique régionale en faveur de l'Agriculture Biologique, qui compte tenu des résultats favorables de l'évaluation, va être élargie à la nouvelle Région.

Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 75


Fonctionnement de la collectivité La Région entend poursuivre ses efforts de réduction de consommation d’eau et d’énergie dans ses bâtiments. Cependant, la mobilisation de certaines données constitue encore un frein au développement d’une observation de l’évolution des consommations de fluides, en particulier au calcul d’un ratio agent afin de déterminer la consommation moyenne d’eau/agent/an.

76 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016


Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources // Rapport développement durable 2016 77


COHÉSION SOCIALE ET SOLIDARITÉ ENTRE LES TERRITOIRES ET LES GÉNÉRATIONS...................

78 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


3

.................................................................. Finalité

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 79


COHÉSION SOCIALE ET SOLIDARITÉ ENTRE LES TERRITOIRES ET LES GÉNÉRATIONS............................. La dimension sociale du développement durable repose sur trois axes : l’accessibilité aux biens et services, la constitution des capacités, et l’équité intra et intergénérationnelle. Le 1er Objectif de Développement Durable vise l’élimination de la pauvreté partout dans le monde à l’horizon 2030 (liens avec ODD 2, 3, 4, 10 et 16). Le 5e Objectif de Développement Durable vise à atteindre l’égalité des sexes et l’autonomie des femmes dans le monde. Au cours des 20 dernières années, plusieurs panels internationaux d'experts ont été créés afin de produire un état des lieux des connaissances scientifiques sur plusieurs sujets de préoccupation pour le futur de notre planète : le changement climatique, la biodiversité, la pollution chimique, la sécurité alimentaire, la prolifération nucléaire... En 2015, le comité scientifique du PIPS (Panel International pour le Progrès Social), soutenu par 300 chercheurs internationaux sous présidence d’Amartya Sen (Prix Nobel, université Harvard, EtatsUnis), s’est réuni pour la première fois. Toutes les disciplines sont convoquées, notamment l'histoire, l'économie, la sociologie, la science politique, le droit, l'anthropologie, l'étude de la science et de la technologie, la philosophie. Partant du constat que le monde contemporain est en manque d’alternatives face à une intensification rapide des crises économiques, sociales, politiques, environnementales, mais aussi culturelles et morales, ce groupe de chercheurs a pour objectif la rédaction d’un rapport sur les initiatives que peuvent prendre les institutions et acteurs politiques et sociaux pour l'épanouissement de sociétés meilleures et plus justes dans les décennies à venir. Le rapport, Manifeste pour le Progrès Social, sera diffusé en 2016.

En France, la réalité de la fracture territoriale est désormaisbiendocumentée.Elleestmultiforme, interrégionale, interdépartementale, entre grandes et petites villes, entre urbain et rural, au sein des agglomérations voire des quartiers… Or, l’inégalité et la pauvreté, selon qu’elles sont approchées sous un angle social ou spatial, sont de nature très différente (cf. travaux de Laurent Davezies dans Inégalités économiques, inégalités sociales Cahiers français n° 351. Les inégalités en France : une réalité). Selon l’INSEE, dans "Une pauvreté très présente dans les villes-centres des grands pôles urbains" - Insee première n° 1552 - juin 2015, sur le taux de pauvreté en France (part de la population dont le niveau de vie est en-deçà du seuil de pauvreté”, fixé à 60% du niveau de vie médian), 77% de la population pauvre réside dans les 230 grandes aides urbaines de métropole, dont 65% dans les grands pôles urbains et 20% dans l’aire urbaine de Paris. L’INSEE constate de plus l’impact de la fusion des régions, qui produit un effet lissant trompeur sur les taux de pauvreté : « les taux de pauvreté seront modifiés par des effets de moyenne, notamment lorsque les regroupements portent sur des régions aux niveaux de vie et à la pauvreté assez différents. Ainsi l’Alsace (niveau de vie médian élevé et taux de pauvreté faible) sera associée à la

80 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


3

................................................................... Finalité

Champagne-Ardenne et à la Lorraine (taux de pauvreté plus élevé que la moyenne et niveaux de vie un peu inférieurs). Or selon les données 2012, la fusion des trois régions conduirait à un taux de pauvreté et un niveau de vie médian très proches de la moyenne métropolitaine ». D’autres chercheurs, tels que Christophe Guilluy, géographe, considèrent que "le modèle métropolitain délaisse toute une France périphérique. " Il souligne que les récentes réformes territoriales mises en œuvre, en particulier la loi de modernisation de l'action publique territoriale et affirmation des métropoles (MAPTAM), traduisent de la part de l’Etat la " reconnaissance qu’il n’y a pas de modèle territorial absolu, tant les logiques diffèrent selon qu’on les envisage à partir de la question économique, sociale ou culturelle. Dans le premier cas, l’injonction de dynamiser les métropoles pour en faire des territoires compétitifs (ndlr : au niveau mondial) paraît pertinente. Sur le plan social toutefois, la fracture entre France métropolitaine et périphérique inquiète…" Dans le rapport "Requalifier les campagnes urbaines de France : Une stratégie pour la gestion des franges et des territoires périurbains" édité en septembre 2015, Pierre Narring et ses co-auteurs, indique que "la requalification des espaces périurbains est une cause d’intérêt national qui s’inscrit nécessairement dans la construction des villes et territoires durables".

d’Eloi Laurent (cf. Vers l’égalité des territoires, dynamiques, mesures, politiques, conduit par Eloi Laurent, 2013), ont permis de mettre en évidence les liens entre les inégalités sociales et les inégalités environnementales et invitent à les traiter ensemble et à instaurer un système d’observation et de mobilisation des acteurs et des outils opérationnels (intégration des questions d’équité environnementale aux études d’impact des plans, programmes, projets, etc.) sur l’environnement pour mettre en évidence les effets redistributifs des décisions politiques en la matière. Ils préconisent aussi la construction d’indicateurs de risques pertinents et une analyse des relations entre exposition, défaveur sociale et évènements sanitaires. Dans l’étude Insee Analyses AquitaineLimousin-Poitou-Charentes n°2 - janvier 2016, l’INSEE souligne qu’en région ALPC, "les habitants vivant dans des espaces densément peuplés, fortement urbanisés et touristiques, sont proches des principaux services de la vie courante (- de 4 min.). Les territoires ruraux, plus ou moins enclavés, et certains espaces périurbains, davantage isolés, doivent faire face à de fortes difficultés d’accès. Dans ces territoires, le temps d’accès est doublé par rapport à celui des communes plus denses."

À ces inégalités sociales et spatiales, déjà complexes à approcher, s’ajoutent des inégalités environnementales (précarité énergétique, inégalité d’exposition aux sources de pollution aux nuisancesetauxrisques,santéenvironnementale, inégalités d’accès aux aménités offertes par les espaces verts et/ou naturels, etc.). Les travaux

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 81


3

COHÉSION SOCIALE ET SOLIDARITÉ ENTRE LES TERRITOIRES ET LES GÉNÉRATIONS

OBJECTIFS Aquitaine

Limousin

Soucieuse d’anticiper et de limiter les effets induits négatifs des mutations économiques, politiques et sociales, la Région Aquitaine renforce ses dispositifs d’accompagnement des territoires et développe des mesures de préservation des liens sociaux pour assurer la cohésion sociale et territoriale. Cette politique se décline en particulier selon les axes suivants :

La concentration urbaine a accentué la désertification des campagnes. Pour faire face à ce phénomène, la Région met en place des politiques visant à préserver les activités et renforcer le lien social dans les zones rurales. Du fait d’une répartition territoriale inégale des professionnels de santé, la Région participe ainsi à la mise en place de maisons de santé pluridisciplinaires pour assurer l’accessibilité, la coordination, la continuité et la permanence des soins. Le SRDE 2 (Schéma Régional de Développement Economique) majore les aides économiques pour les entreprises situées dans les zones les plus rurales. Le dispositif DCT (Démarches Collectives Territorialisées) favorise le maintien et le développement du tissu artisanal et commercial de proximité. La Région contribué par ailleurs au désenclavement routier, ferroviaire ou numérique des zones les plus défavorisées.

 assurer un développement territorial favorable à la cohésion du territoire et au rapprochement des productions économiques et des bassins de consommation, en particulier dans le domaine agricole, tout en luttant contre les inégalités (politique d’appui à l’insertion économique),  favoriser les conditions d’une mobilité responsable pour développer les échanges entre les territoires et pérenniser les conditions d’un dynamisme territorial ,  garantir les conditions d’une bonne qualité de vie en répondant aux nouveaux besoins et en assurant l’accessibilité pour tous à des services adaptés, en particulier en termes de logements, de santé durable et de déploiement du numérique,  promouvoir l’égalité professionnelle femmes-hommes.

82 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


Eclairage budgétaire de la Région Aquitaine La Région consacre un montant de 97M€ aux politiques contribuant à la cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations, ce qui représente 6% de son budget, contre 6,9% en 2014. Cette légère baisse peut s’expliquer par le fait que de nombreuses actions étaient programmées dans le cadre du CPER 2007-2013, elles sont donc réalisées et terminées en 2015. L’élaboration du CPER 2015-2020 et des programmes opérationnels européens s’est achevée sur l’année 2015.

Poitou-Charentes Les principes du développement durable, d'équité et de solidarité guident les grands projets et l'ensemble des politiques sectorielles de la Région ainsi que ses outils financiers d'intervention en faveur des particuliers et des territoires.

Au sein de cette enveloppe, les plus grosses dépenses concernent la tarification des TER pour 12M€, l’urbanisme et les logements (logement des jeunes/parc public/parc privé, politique de la ville et foncière, etc.) pour 7,9M€ et l’insertion par l’économie (politique de l’ESS, aide à l’insertion des jeunes, aide à l’emploi associatif, etc.) à hauteur de 8M€.

Concrètement, par ses actions, la Région :  œuvre pour l'innovation sociale, l'insertion et l'économie responsable,  s'attache à promouvoir la vie associative,  confirme son engagement auprès des plus démunis,  concourt à l'égalité d'accès à la prévention et aux soins sur l'ensemble du territoire régional,  contribue à une plus grande solidarité territoriale à travers les CRDD et la coopération décentralisée.

Répartition du budget des politiques territoriales contribuant à la finalité 3

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 83


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE La cohésion sociale et territoriale et la solidarité passent par un ensemble de politiques d’organisation, de développement et d’accompagnement des acteurs des territoires. Elles s’organisent ainsi autour d’axes, tels que :  développement territorial,  développement d’une mobilité durable pour faciliter la communication,  maintien et développement de services accessibles à tous et adaptés aux nouveaux besoins pour une amélioration de la qualité de vie  développement d’une politique responsable de gestion foncière de l’habitat et du logement, en particulier en direction de publics cibles tels que les jeunes et les étudiants  mise en place de partenariats favorables à la promotion de l’égalité professionnelle femmes/ hommes.

Assurer la cohésion du territoire par le développement territorial // CONTRIBUER AU DÉVELOPPEMENT ÉQUILIBRÉ DES TERRITOIRES PAR L’APPUI À L’INSERTION PAR L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Au titre de la cohésion sociale et de la solidarité entre les territoires et les générations, le Conseil régional investit depuis plusieurs années dans le développement local, en s’appuyant sur les contrats d’accompagnement des projets territoriaux et le Plan d’Appui Régional à l’Insertion Économique (PARIE). Un soutien particulier est apporté à la recherche à travers le Schéma Régional de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (SRESRI). En 2015, 71 subventions ont été octroyées au titre des dispositifs du PARIE aux SIAE (Structures d’Insertion par l’Activité Economique) d’Aquitaine. 50 ont concerné des crédits d’investissement et 21 des crédits de fonctionnement et ont représenté un budget global de 1 404 0142€.

AQUITAINE

 7 structures ont été accompagnées pour un démarrage d'activité.  4 structures ont été accompagnées pour un soutien conjoncturel lié à des difficultés de fonctionnement.  7 collectifs de structures de l'IAE ont été accompagnés dans la coordination de leur plan de formation mutualisé en lien avec l'abondement de la direction de la formation professionnelle continue pour la prise en charge des coûts pédagogiques de formation.

Plan d’appui régional à l’insertion économique (PARIE) Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

OUI

Impact

/

/

+

+

+

Cette action centrée sur l’insertion concerne automatiquement la finalité 3, mais aussi 4 puisqu’elle touche des populations en difficulté vis-à-vis du marché de l’emploi. Elle touche aussi la finalité 5 puisqu’elle promeut une commande publique responsable.

// MAINTENIR DES TERRES AGRICOLES AU PLUS PRÈS DES BASSINS DE CONSOMMATION Le dispositif d’aide aux agriculteurs pour l’accès au foncier a été instauré en 2008. Il apporte une aide aux agriculteurs cédant leur exploitation pour faciliter la transmission en faveur de nouveaux agriculteurs, et propose des dispositifs de stockage temporaire de propriétés agricoles et de financement relais du foncier pour favoriser l’installation des agriculteurs. En 2015, avec une aide de 379 890€, la Région a permis l’installation de 14 agriculteurs au titre du Fonds de garantie régional à l’installation.

84 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


Ce chantier d’envergure européenne a permis de recruter 200 personnes localement et d’employer jusqu’à 8500 personnes au pic d’activité avec des retombées économiques très importantes : plus de 690 M€ de dépenses de sous-traitance et fournitures pour la Région ALPC.

Dispositif d’accès au foncier Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

NON

OUI

Impact

/

/

+

+

+

Un observatoire a été créé pour analyser pendant 10 ans les impacts et les retombées économiques de la LGV et le concessionnaire a mis en place la fondation LISEA Biodiversité et LISEA Carbone qui financent des projets portés par les territoires.

F1 : Aucun impact F2 : Le dispositif d’accès au foncier pour les nouveaux agriculteurs ne prend pas en compte la préservation de la biodiversité des milieux et des ressources naturelles mais ne présente pas d’impact négatif. F3 : Ce dispositif remplit pleinement les critères de cohésion sociale et de solidarité entre les territoires et les générations car il permet la transmission du patrimoine agricole et culturel d’un «ancien» vers un jeune agriculteur qui s’installe. F4 : Il ne tient pas compte de l’ensemble des êtres humains mais participe à l’épanouissement des agriculteurs aquitains concernés. F5 : Ce dispositif entraîne une réelle dynamique sur les modes de production et de consommation responsables par le maintien d’une filière locale et de la SAU (surface agricole utile).

Faciliter la communication par le développement d’une mobilité durable // LA POURSUITE DU PROJET DE LGV TOURSBORDEAUX ET DE LA MODERNISATION DES PÔLES DES TRANSPORTS Le plus gros chantier de travaux publics en Europe qui se déroule sur 6 départements et 113 communes, concédé à LISEA en 2011, est presque achevé. La phase de travaux de terrassements et de génie civil est terminée depuis mi 2015. Les travaux d’équipements ferroviaires sont en cours. La mise en place du ballast et la pose des longs rails soudés est terminée. La mise sous tension de la ligne est prévue de juin à septembre 2016, suivi des essais statiques puis dynamiques au 2ème semestre 2016.

Travaux de la LGV Tours-Bordeaux Degré d’intensité DD

80 %

Prise en compte

OUI

OUI

OUI

OUI

NON

Impact

+

-

+

+

/

La Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique s’inscrit dans un schéma global d’aménagement du territoire issu des décisions du Grenelle de l’Environnement. Elle aura un impact positif sur les émissions de gaz à effet de serre par les gains liés au report modal en faveur du ferroviaire (en provenance des transports routiers et aériens).Elle répond donc à la finalité 1 pour sa contribution à la Lutte contre le changement climatique, mais également aux finalités 3 et 4 car elle permet de renforcer les liens entre territoires et permet l’accès à une mobilité choisie en diversifiant l’offre de transport. Malgré un impact négatif sur la finalité 2, la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources, celle-là est prise en compte dans la mise en œuvre du projet. En effet, les lois Grenelle imposent la mise en œuvre de mesures compensatoires réglementaires dans une logique ERC : Eviter, Réduire et Compenser. De plus, LISEA met en œuvre des actions supplémentaires sur le territoire des communes concernées par la LGV. D’une part, des actions sur la performance énergétique des bâtiments, l’éco-mobilité et la transition énergétique du monde Agricole grâce à sa fondation LISEA Carbone. D’autre part, des actions sur les inventaires du patrimoine naturel afin d’améliorer l’état des connaissances, la restauration et la préservation d’espaces naturels, puis, la sensibilisation des acteurs locaux, par le biais de sa fondation LISEA Biodiversité.

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 85


Depuis 2002, la Région, en tant qu’Autorité Organisatrice des Transports régionaux, s’investit fortement en faveur de la modernisation des gares et de l’aménagement de pôles d’échanges, afin d’offrir les meilleures conditions d’accueil et d’intermodalité aux voyageurs, et de renforcer l’attractivité des modes alternatifs à la voiture. Il existe en Aquitaine 155 points d’arrêt Ter Aquitaine, dont 59 gares et 96 haltes, ainsi que 12 grandes gares. La modernisation et la mise en accessibilité des gares et haltes Ter Aquitaine E  n 2015, la modernisation et la mise en accessibilité des gares et haltes Ter Aquitaine s’est poursuivie à un rythme soutenu. 3 gares et haltes modernisées (bâtiments voyageurs, abords ou quais) ont été livrées, Gazinet-Cestas (33), Le Teich (33) et Gironde-sur-Dropt (33), et 6 chantiers de modernisation d’arrêts ont été lancés (Aiguillon (47), Beautiran (33), Gujan-Mestras (33), La Hume (33), Langon (33), La Teste (33)). E  ntre 2002 et 2015, 57% des 155 points d’arrêt Ter Aquitaine ont été modernisés grâce à l’action de la Région, pour un engagement régional d’environ 33 millions d’euros. E  n 2016, la Région poursuivra son action en faveur de la modernisation des gares et haltes Ter Aquitaine : 7 gares devraient être livrées et 3 chantiers seront lancés. En outre, 4 nouvelles haltes seront créées dans le cadre de la réouverture de la ligne Oloron-Bedous. D  ans le cadre de la mise en œuvre du Schéma Directeur Régional d’Accessibilité, adopté en 2009, puis du Schéma d’Accessibilité Programmée (Sd’AP) des transports régionaux aquitains, adopté en 2015, la Région est particulièrement attentive à la mise en accessibilité des gares : tous les bâtiments voyageurs modernisés répondent ainsi aux normes en faveur des personnes en situation de handicap. La Région s’investit également en faveur de la mise en accessibilité des quais des gares, concentrant son action sur les gares prioritaires au Sd’AP selon les critères définis par décret. Le territoire aquitain compte ainsi 15 arrêts ferroviaires prioritaires, parmi lesquels 5 sont déjà accessibles, et 10 sont à rendre accessibles.

Pôles d’échanges autour des grandes gares p  articipation à l’aménagement du pôle de la gare de Bordeaux, livré en 2011. Aujourd’hui, afin de répondre aux enjeux découlant de la mise en service de la LGV Tours-Bordeaux en 2017, la Région s’implique significativement dans le projet de restructuration de la gare et d’extension coté Belcier. a  ccompagnement de la réalisation des pôles d’échanges des gares d’Agen et Dax, livrés en 2014, et de Mont-deMarsan, livré en 2015. p  articipation aux projets de pôles d’échanges des gares de Bayonne, Pau et Périgueux. Pôles d’échanges autour des gares et haltes Ter Aquitaine c  oordination du projet de pôle d’échanges de Parempuyre (33), inauguré en 2013. a  ccompagnement du projet de pôle de Biganos (33), première gare Ter Aquitaine en termes de fréquentation (avec Pessac), qui sera inauguré en 2016. En 2016, sera également livrée la première étape du pôle d’échanges de Cenon, et les travaux du pôle de la gare de Marcheprime seront lancés.  s outien au projet de pôle d’échanges de Pessac Alouette (33), en vue d’optimiser les échanges entre le Ter et le réseau de tramway de l’agglomération bordelaise (ligne B prolongée en 2015). p  ar ailleurs, la Région prend une part active aux projets de pôles d’échanges des gares de Marmande, Tonneins, Arcachon, Gujan-Mestras et La Teste.

Modernisation des gares et aménagement des pôles d’échanges Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

OUI

NON

OUI

OUI

NON

Impact

+

/

+

+

/

L’aménagement de pôles d’échanges multimodaux Depuis 2002, la Région a pris part à l’aménagement de 13 pôles d’échanges autour de grandes gares ou de gares Ter, pour un investissement régional d’environ 33 M€.

86 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


Trafic ferroviaire régional en milliers de voyageurskm (nb de voyageurs x nb de km parcourus)

Sous la maitrise d’ouvrage de la MSP BORDEAUX BAGATELLE, avec l’association SANTE VIE MERIGNAC, le projet DomCare vise à répondre aux enjeux du maintien à domicile de patients atteints de pathologies lourdes chroniques, de patients instables qui nécessitent un suivi médical adapté, évitant les hospitalisations qui ne sont pas toujours pertinentes et peuvent créer des anxiétés. DomCare propose ainsi l’intervention de deux équipes au domicile :

La valeur définitive pour 2015 est de 592 085 voyageurs-kilomètres, ce qui représente une baisse de fréquentation de -2,79% par rapport à 2014, dans la continuité de celle de 2014 par rapport à 2013, ainsi que celle de 2013 par rapport à 2012, alors que le trafic de voyageurs était en croissance continue jusqu'alors (+65,5% de 2002 à 2012). Cette diminution est liée aux très nombreux travaux sur l'ensemble du réseau, particulièrement dans le sud, qui ont dégradé les plans de transport, dans un contexte économique défavorable à la multiplication des déplacements de type privé-loisirs et de concurrence due au développement du covoiturage.

Maintenir les services et améliorer la qualité de vie // UNE POLITIQUE D’ACCÈS À LA SANTÉ DURABLE Depuis 3 ans, la Mission Santé Durable poursuit son objectif de soutien à l'innovation en matière de santé et à l'expérimentation de nouvelles approches de la santé, tant sur le plan clinique que sur les modèles institutionnels. Elle sollicite un riche éventail de compétences régionales (développement économique, recherche, jeunesse, relations internationales, aménagement du territoire) et s'inscrit dans la transversalité des actions.

 la première équipe d’urgence nuit est centrée sur la personne dépendante, sécurisant son retour au domicile dans la nuit avec le binôme infirmier/aidesoignant. L’idée est de permettre un relais soignant, ne se substituant aucunement aux intervenants potentiels du territoire,  une seconde équipe de soutien au domicile est centrée sur l’aidant, dont l’approche psycho-sociale permet à la personne dépendante de continuer à être moteur, en le soutenant dans ses démarches. Deux évaluations ont été réalisées par la société IIDRE en partenariat avec la Maison de Santé Protestante de Bagatelle, par le biais du relais de l’Ajoncière et par SYMBIO SYSTEM. Ces évaluations proposent des technologies qui permettent la sécurisation du relais ou du domicile, l’étude comportementale du patient (porte d’entrée avec détection d’ouverture, de présence, de chute, au niveau de la température…), une interface sécurisée d’accès aux informations pour les intervenants et le maintien des capacités dans la vie quotidienne par la domotique pilotée par le téléviseur et sa télécommande. Issue de huit années de recherche, DomAssist, la plateforme d’assistance pour séniors développée par Phoenix de l’INRIA, contribue à soutenir l’autonomie domiciliaire et à améliorer le bien-être à domicile des personnes âgées. 93,30% des personnes impliquées dans l’étude l’ont jugé satisfaisante à très satisfaisante, avec un sentiment de sécurité renforcé (100%).

Face aux défis en matière de santé liés aux ruptures épidémiologiques, démographiques, territoriales et économiques, à titre d’exemple, le maintien à domicile des personnes âgées et le développement de nouvelles technologies s’inscrivent dans la stratégie nationale et régionale de la santé.

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 87


L’équipe a réalisé une analyse à grande échelle des besoins des séniors et trois domaines clés du maintien à domicile ont été relevés :  le lien social grâce à une tablette (service de courriels simplifiés, application d’appel en visio-conférence, applications de loisirs personnalisées…) ,  le soutien aux activités du quotidien (surveillance de la réalisation d’activités, rappel de rendez-vous, bilan des activités réalisées dans la journée…) ,  la protection de la personne et du domicile par des capteurs et lampes (disposition d’un chemin lumineux, alerte à un aidant en cas de situation inhabituelle ou préoccupante…). Cette plateforme a été testée dans le sud Gironde auprès de 1000 patients sur la région Aquitaine Limousin Poitou Charentes : 500 séniors en sont équipés et 500 séniors non-équipés.

Politiques de la Mission santé durable

// LE DEPLOIEMENT DU NUMERIQUE EN REPONSE AUX NOUVEAUX BESOINS DES TERRITOIRES Depuis 2012, avec un soutien régional total de 1,22 M€, l’Aquitaine a aidé à la création de 34 tiers-lieux. En 2015, on note :  la progression du nombre de tiers-lieux aidés, en parallèle à celle du nombre global de tiers-lieux (c’est-à-dire y compris ceux qui ne sont pas aidés par elle, notamment en hyper-centre d’agglomération),  le succès des initiatives publiques/privées et privées. Les initiatives 100% publiques marquent le pas, mais rencontrent certaines difficultés à mobiliser des utilisateurs au quotidien en raison, notamment d’une animation non adaptée,  un modèle économique régi par des communautés d’utilisateurs fonctionnant sur les principes de coproduction, de partage, d’open source et de gratuité. Le travail se conçoit désormais en réseau, par une agrégation ponctuelle de compétences se formant et se reformant selon les projets.

Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

PARTIELLE

Impact

/

/

+

+

+

88 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


Les tiers-lieux Degré d’intensité DD

70 %

Tiers-lieux ouverts en Aquitaine http://coop.tierslieux.net/espace-ouverts/

Prise en compte

OUI

NON

OUI

PARTIELLE

OUI

Impact

+

/

+

+

+

F1 : Lutte contre le changement climatique en raison de la limitation des déplacements des ‘coworkers’ et partiellement/potentiellement sur l’optimisation de l’allocation de la surface des espaces de travail. F2 : Le développement des tiers-lieux n’a pas d’influence sur les milieux et les ressources naturelles. F3 : Le développement des tiers-lieux participe fortement à la cohésion sociale et territoriale par un renforcement des partenariats entre professionnels, mais également par un développement économique mieux réparti et décentralisé sur les territoires. F4 : Les tiers-lieux contribuent partiellement à l’épanouissement des êtres humains. En effet, les bénéficiaires voient leurs cadre de vie et qualité de vie au travail s’améliorer. F5 : Le fonctionnement intrinsèque des tiers-lieux participe à un développement responsable des modes de consommation, par le partage des espaces de travail, mais également des modes de productions, par le renforcement des partenariats et des échanges collaboratifs entre les professionnels d’un même territoire.

(sources : typologie établie par le CRA sur la base de données INSEE (RP 2010, RFL 2007-2010, ACOSS 2008-2012). Fond de plan : IGN GeoFla®)

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 89


// UNE POLITIQUE ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE DE GESTION FONCIÈRE DE L’HABITAT ET DU LOGEMENT Afin de répondre à l’ensemble des enjeux liés à l’implantation de l’habitat et des différentes activités économiques et sociales, la Région a lancé en 2011 un observatoire du foncier et de l’habitat. Elle a également initié la construction d’une véritable politique régionale foncière visant à un aménagement raisonné du territoire aquitain, limitant les consommations excessives d’espaces ruraux et encourageant la production ou la réhabilitation d’un habitat de qualité en centre bourg et en milieu urbain. En 2015, pour les mêmes raisons, elle s’engage à participer à l’élaboration des Scot de son territoire. Les Schémas de Cohérence Territoriaux (Scot) dessinent l’avenir du territoire régional. La Région ambitionne donc de prendre pleinement ses responsabilités de Personne Publique Associée et d’émettre des avis sur ces documents pluridisciplinaires et intégrateurs : transport, infrastructures numériques, économie, équipement, habitat, foncier, patrimoine naturel et bâti… Pour ce faire, un groupe de travail interne transversal a été mis en place afin que les avis de la Région intègrent ces différentes compétences. Par ailleurs, l’élaboration des Scots pourra s’enrichir des éléments d’observation mis à disposition par l’Observatoire des espaces Naturels, Agricoles, Forestiers et Urbanisés (NAFU). Cet observatoire co-présidé par l’Etat et la Région a mis en ligne en 2015 un site internet dédié (http:// observatoire-nafu.fr/) donnant accès gratuitement sous forme cartographique ou statistique à des données telles que :

Le Club des Observatoires du Foncier et de l’Habitat en Aquitaine a connu, cette année encore, un vif succès avec deux sujets d’actualité :  la conquête du bien logement  et la transparence des marchés fonciers. Depuis sa création en 2011 et après 7 rencontres, le Club se positionne dans un rôle d’animation et de mise en réseau des acteurs du Foncier et de l’Habitat. Le travail transversal, partenarial et collaboratif y participe à la montée en compétences des acteurs du territoire. Dans le cadre de l'Observatoire NAFU, la Région coordonne la réalisation d'une cartographie de l'occupation du sol réalisée par photo interprétation.

Observatoire du foncier et de l’habitat Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

NON

OUI

Impact

/

/

+

/

+

Cet observatoire contribue à la définition de politiques permettant de régulier ou pallier les tensions sur les prix du foncier et donc concourt à la finalité 3. De plus, cet observatoire contribue à la finalité 5 car il contribue à la consommation limitée des espaces fonciers pour la politique urbaine.

 la cartographie d’occupation des sols sur le territoire aquitain, millésimes 2000 et 2009,  des données relatives aux mutations foncières et notamment les prix moyens des maisons et des appartements entre 2009 et 2014. Ces données, issues de la base « Demande de Valeurs Foncières », matérialisent les avancées de la Région sur ce sujet novateur. Les travaux de l’Aquitaine sont désormais une référence reconnue à l'échelle nationale et régionale.

90 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


Le soutien aux Contrats Uniques d'Insertion est poursuivi dans le cadre du nouveau règlement d'intervention de la Politique de la Ville voté le 15 décembre 2014. Il s'agit pour la Région de soutenir le tissu associatif engagé dans la politique de la ville en appui du dispositif « Contrat Unique d’Insertion » (CUI) qui permet aux structures de bénéficier d’une aide à la prise en charge d’un poste en CUI. Cette aide représentant 50% sur le reste à charge de la rémunération brute porte également sur la prise en charge d’un volet formation pour le salarié. L’objectif est à la fois de donner des moyens structurels supplémentaires aux associations et de favoriser la qualification ou la professionnalisation des salariés associatifs de la politique de la ville. En 2015, 41 CUI ont été financés pour un montant de 114 539 €.

Fin 2015, la Région est intervenue à hauteur de 1,350 M€ pour la réhabilitation des bâtiments E et F du Village 3 sur le domaine universitaire de Bordeaux. Cette opération est inscrite dans le cadre du CPER 2015-2020 qui prévoit :  la réhabilitation de 1 000 logements sur le Campus Talence-Pessac-Gradignan (33),  la reconstruction de 500 logements, sur le Campus Talence-Pessac-Gradignan (33),  la production en neuf de 1 920 logements sur la Métropole bordelaise et 80 logements sur la côte basque. 750 logements sur 1 000 ont donc été financés dans le cadre de la réhabilitation du CPER 2015-2020.

Requalification des logements étudiants

Soutien aux Contrats Uniques d’Insertion

Degré d’intensité DD

Degré d’intensité DD

60 %

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

La Région Aquitaine joue un rôle prépondérant sur la question du logement étudiant en Aquitaine et a encouragé la production et la requalification de l’offre, qui a considérablement rattrapé la forte carence en la matière sur son territoire. Le bilan du CPER 2007-2013 a ainsi permis la requalification de 2 284 places pour un investissement global de 13,815 M€ (ndlr : le chiffre de 2797 indiqué dans le rapport de l’an dernier tient compte de la réhabilitation anticipée en 2014 de 450 logements relevant du CPER 2015/2020) :

Prise en compte

OUI

NON

OUI

OUI

NON

Impact

+

/

+

+

/

Toutes les opérations feront l’objet d’une démarche de construction économe en énergie. Les programmes neufs visent une très haute performance énergétique ou du BBC, respectant la RT 2012. Les opérations de réhabilitation bénéficieront d’un traitement HQE et celles d’acquisitionamélioration s’aligneront sur du BBC rénovation.

Intitulé de l’indicateur

unité

2012

2013

2014

2015

Investissement régional annuel dédié à la requalification des cités universitaires

K€

620,4

2305

3785

1350

 1 480 places en réhabilitation, soit 6,440 M€ d’investissement ;  804 places en reconstruction, soit 7,375 M€ d’investissement.

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 91


Investissement régional dédié à la requalification des cités universitaires en milliers d'euros cumulé depuis 2012 622 778 618 363

70 60 50 487 726

40 30

562 742

609 073

376 294

En 2015, 6 manifestations ont été soutenues par la Région :  la journée du 6 mars 2015,  le printemps des filles à l'université de Bordeaux le 2 avril,  la manifestation sur le sport et les femmes en mai,  la table ronde sur les discriminations en juin,  la semaine de l'égalité professionnelle et de l'insertion en octobre.

20 10 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 ©Communication interne du Conseil régional d’Aquitaine

0 x 10 000

La laïcité : principe d’émancipation des femmes

La baisse entre 2014 et 2015 est due à la fin de programmation du CPER 2017-2016. Une hausse est à prévoir ces prochaines années avec la programmation du CPER 2015-2020.

Table ronde en présence de

Nicole Caligaris Henri Pena-Ruiz Danièle Sallenave

animée par

Promouvoir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes Dans le cadre d'une convention cadre signée en 2014 entre le Rectorat et la Région Aquitaine, un appel à projets visant à promouvoir la mixité dans les métiers et l'égalité dans le travail entre les femmes et les hommes a été lancé. il a permis la mise en place de 16 projets au titre de la Lutte contre les Discriminations dans l’emploi et la formation pour un budget total de 154 882 euros. Cet AAP est passé à la Commission permanente de novembre 2015 et s’inscrit dans une démarche sur 2016.

Véronique Brocard

Vendredi 6 mars 2015 à 9 h 30 Hôtel de Région • Bordeaux

plus d’infos

aquitaine.fr

Olympe de Gouges (1748-1793)

INVITATION

Journée internationale des droits des femmes

Les 16 projets au titre de la lutte contre les discriminations dans l'emploi et la formation sont orientés vers des axes de progrès :  renforcer l’implication des publics, dans la construction des actions,  accroitre les actions en direction des entreprises notamment en développant la sensibilisation entre « pairs » (d’entreprises à entreprises) et la notion « d’ambassadeurs de l’égalité », au sein même des entreprises,  améliorer la sensibilisation et la diffusion des actions, notamment auprès des jeunes, à l’aide des ressources numériques (Internet, réseaux sociaux, mobile…),  développer la coopération inter-acteurs (issus du monde économique, institutionnel et associatif),  s’appuyer sur les outils déjà développés par les autres acteurs sur ce domaine.

92 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Garantir l’équité territoriale // LES CONTRATS DE COHÉSION TERRITORIALE En 2015, la Région a renforcé son engagement en matière d’inclusion sociale en signant des Contrats de Cohésion Territoriale (CCT) avec des 10 pays, 4 agglomérations (Limoges, Brive, Guéret et Tulle) et les deux Parcs Naturels Régionaux (Millevaches et Périgord-Limousin). Elaborés en concertation étroite avec les acteurs des territoires, ces contrats répondent à trois objectifs : favoriser le développement du tous les territoires du Limousin, œuvrer pour la cohésion et l’équité territoriale, susciter et promouvoir les dynamiques locales. Articulés autour de quatre piliers (initiatives locales, aménagement territorial, innovation et urbain), ils recouvrent les champs d’intervention des trois principales compétences de la Région, l’aménagement du territoire, la formation, le développement économique et l’emploi. Des domaines d’intervention ont cependant été priorisés répondant notamment aux enjeux du développement durable :  le numérique avec le soutien au développement des infrastructures et des usages,  la culture et le patrimoine pour permettre l’accès à la culture du plus grand nombre et préserver le patrimoine,  la santé avec le soutien aux projets de maisons de santé pluridisciplinaires,  le sport autour du développement des sports de pleine nature,  la maîtrise de l’énergie en accompagnant le développement de démarches stratégiques territoriales,  la mobilité et les transports en développant l’intermodalité,  l’économie sociale et solidaire,  le développement forestier, outil d’aménagement de l’espace,  le développement des circuits de proximité en favorisant l’émergence d’expérimentations.

LIMOUSIN

Scindés en deux périodes contractuelles successives, 2015-2017 et 2018-2020, ces contrats territoriaux prévoient une clause de revoyure à mi-parcours afin de tenir compte de l’émergence de projets nouveaux en fonction des réalités locales.

Les contrats de cohésion territoriale Degré d’intensité DD

70 %

Prise en compte

PARTIELLE

PARTIELLE

OUI

OUI

PARTIELLE

Impact

/

/

+

+

+

Contribuer à l’épanouissement par la culture et le sport // LA CHARTE DE DÉVELOPPEMENT DES SPORTS DE NATURE EN LIMOUSIN En concordance avec les nouvelles aspirations des pratiquants en matière de loisirs, de santé et de bien-être, les sports de nature sont une véritable opportunité pour les territoires ruraux pour maintenir les populations et d’attirer de nouveaux publics. En ce sens, la Charte de développement des sports de nature en Limousin 2014 - 2020 a été signée en mai 2015 à l’initiative de la Région avec l’Etat, le CROS et le Département de la Corrèze, pour impulser la structuration et le développement territorial des sports de nature. La finalité d’une « station sports nature » vise à ce que les acteurs d’un territoire (prestataires d’activités, intercommunalités, offices de tourisme…) s’organisent pour proposer un service de proximité tous publics par des activités sportives fédérales, éducatives, socioéducatives et de loisirs, des lieux de pratiques diversifiés « eau – terre – air »,

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 93


un accueil commun ouvert tout au long de l’année et la valorisation des ressources locales environnementales, culturelles, économiques.

Cette démarche pour laquelle la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) est engagée aux côtés de la Région a pour objectifs:

Aujourd’hui, cette dynamique se concrétise par un réseau de 8 stations sport nature structurées et de 6 émergentes. Les activités des 8 stations sport nature structurées concernent pour les deux tiers, les pratiques fédérales, éducatives et socioéducatives des jeunes issus du territoire de la station. Le tiers restant à des activités de loisirs qui sont essentielles pour assurer la pérennité financière de la structure. Souhait d’une politique volontariste de la Région Limousin, des dispositifs financiers ont été mis en place pour soutenir les programmes d’investissement des stations sport nature. D’une part, le Plan de Développement Rural FEADER (mesures « offre de services » et « LEADER ») et la contrepartie régionale se réfèrent à la démarche de station sport nature pour encadrer l’éligibilité des projets. D’autre part, l’appel à projets « pôle de pleine nature » du Programme Opérationnel FEDER Massif Central vise à constituer un réseau interrégional de pôles favorisant l’attractivité de cette destination.

 une recherche d’ouverture aux publics les plus larges possibles (scolaires, établissements de santé, projets intergénérationnels, monde du travail…), et de décloisonnement des lieux culturels et des disciplines artistiques, contribuant ainsi à l’éducation artistique et culturelle tout au long de la vie,  une présence artistique professionnelle confortée et une réflexion pour l’optimisation des emplois culturels sur le territoire,  un travail de réseau entre les acteurs-opérateurs culturels et les structures culturelles du territoire, mais également avec d’autres structures non artistiques et culturelles (entreprises, associations sportives, établissements de santé…),  une implication des structures culturelles d’envergure régionale implantées ou non sur le territoire PACT avec un programme d’activités cohérent et concerté entre les différentes structures porteuses de projets culturels.

La charte de développement des sports de nature en Limousin Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

PARTIELLE

PARTIELLE

PARTIELLE

PARTIELLE

Impact

/

+

/

+

+

// LE PACT (PROJET ARTISTIQUE ET CULTUREL DE TERRITOIRE) La politique culturelle territoriale mise en œuvre sur le territoire limousin dans le cadre de la nouvelle génération des contrats de cohésion territoriale prend en compte des principes de développement durable en accompagnant des démarches de projets contribuant à favoriser la cohésion sociale, le maintien de l’emploi et l’épanouissement humain.

Une animation culturelle de proximité confiée à une personne compétente et motivée est nécessaire pour permettre la mise en œuvre d’un projet de territoire cohérent, ouvert et accessible, émanant du territoire. Trois territoires - les Pays du Haut Limousin, de Combraille en Marche et le Parc Naturel Millevaches en Limousin - ont signé avec la Région et la DRAC une convention pour la mise en œuvre d’un Projet Artistique et Culturel de Territoire- PACT, contribuant ainsi à dynamiser leurs territoires par la culture et en adoptant des principes liés au développement durable.

Le PACT (Projet Artistique et Culturel de Territoire) Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

PARTIELLE

Impact

/

/

+

+

+

Le dispositif intitulé Projet Artistique et Culturel de Territoire (PACT) est proposé aux territoires qui considèrent que la culture est un levier incontournable pour leur développement global et leur attractivité et qui s’engagent dans une démarche affirmée et volontariste.

94 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


Assurer les conditions d’accès aux ressources de la société de l’information // LA FIBRE DURABLE POUR TOUS Les réseaux à très haut débit, en particulier ceux à base de fibres optiques, sont de manière directe et indirecte plus respectueux de l’environnement : ces nouveaux réseaux s’appuient sur des technologies très performantes, peu fragiles et surtout évolutives, qui autorisent toujours plus de services, d’applications numériques et d’objets connectés. Ainsi, les réseaux à large bande favorisent la diminution des déplacements, des équipements et la baisse de consommation d’énergie. Dans quelques années, le très haut débit aura réduit significativement l’empreinte carbone de l’ensemble de l’économie numérique... Depuis 2013, la Région Limousin et les autres membres du syndicat mixte, ont confié au syndicat Mixte DORSAL la réalisation du Schéma Directeur Territorial d’Aménagement Numérique. Plus de 100 000 prises FTTH (la fibre jusqu’au domicile) seront construites à horizon 2020 et en 2015, les premiers chantiers de la réalisation de sept plaques FTTH ont été lancés.

Le plus souvent le fruit d’une dynamique collective locale, ils participent également à la réduction des déplacements et des dépenses chez certains professionnels, mais aussi, à l’inclusion sociale (par l’outil numérique) de nombreux publics écartés de la société d’information. Quels que soient les objectifs recherchés, les « tiers lieux » se définissent par la mutualisation d’espaces et de ressources (humaines et matérielles), mais aussi par les notions d’entraide, d’animation et de réseau. À la croisée de ses politiques territoriales, de ses politiques d’accueil et du numérique, la Région est convaincue des nombreux enjeux liés au développement et à l’animation de « tiers lieux » en Limousin. Elle a lancé en 2015 un Appel à Manifestation d’Intérêt en direction des territoires pour le développement de lieux de proximité. Après une année d’accompagnement sur le terrain des porteurs de projets, une quinzaine d’entredeux pourront être mis en œuvre sur 2016 et 2017. L’Etat, l’Union européenne et la Région assureront des aides financières sur plusieurs années (5 ans maxi), pouvant aller jusqu’à 80% du coût des projets.

Les tiers-lieux La fibre durable pour tous

Degré d’intensité DD

60 %

Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

Prise en compte

PARTIELLE

NON

OUI

OUI

PARTIELLE

Impact

/

/

+

+

+

// LES TIERS-LIEUX Les tiers-lieux sont des endroits de vie tournés vers la production d’innovations, le partage de l’expérience, la cohésion sociale, ou la médiation. Sans être le lieu de travail, ni le domicile, ces espaces partagés et animés sont les outils modernes du renforcement du tissu économique en milieu rural et de l’attractivité des territoires.

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 95


Développer l’accessibilité du territoire

// SCHÉMA D’ACCESSIBILITÉ POUR LE TRANSPORT FERROVIAIRE

// LES PÔLES MULTIMODAUX Parce que l’intermodalité est nécessaire dans un territoire à dominante rurale, la Région Limousin favorise les liaisons entre les différents modes de transport à travers la réalisation de pôles d’échanges et la mise en œuvre de la centrale de mobilité en Limousin (Mobilimousin). En 2015 la Région a inauguré à Brive le dernier en date de ces pôles multimodaux. Il est le septième en date après la Souterraine, Aubusson, Bellac, Uzerche, Egletons, Tulle.

Conformément à l’ordonnance du 26 septembre 2014 relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées et ses décrets d’application, la Région Limousin a élaboré en 2015 un Schéma DirecteurAgenda d’Accessibilité programmée (SDA-Ap) pour poursuivre ses efforts de mise en accessibilité de ses réseaux de transports. Le SDA-Ap concerne deux volets transports : le ferroviaire et le routier. D’une durée maximale de 9 ans pour le transport ferroviaire (le réseau TER) et de 6 ans pour le transport interurbains (autocars régionaux), le SDA-Ap contient :  l’identification de points d’arrêts prioritaires (PAp) à la mise en accessibilité (7 ferroviaires : La Souterraine, Guéret, Ussel, Saint-Yrieix, Saint-Junien, Bellac, Le Dorat ; cinquante routiers),  les partenaires potentiels participant à la mise en accessibilité,  les engagements financiers des partenaires,  la programmation des aménagements dans les délais impartis,  les mesures de formation du personnel en contact avec le public en situation de handicap,  Les mesures d’information aux usagers mises en œuvre par l’exploitant,  les modalités de suivi et d’actualisation du schéma. Afin de fixer les modalités de participations financière et technique de la Région Limousin et d’accompagner les collectivités engagées dans ces opérations, un règlement d’intervention similaire à celui de la Région Aquitaine a été adopté. En parallèle, l’Etat a été désigné chef de file pour élaborer le SDA-Ap national. En Limousin, il concerne 2 gares d’envergure nationale : Limoges-Bénédictins et Brive.

Les pôles multimodaux Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

PARTIELLE

NON

OUI

PARTIELLE

PARTIELLE

Impact

/

/

+

+

+

Schéma d’accessibilité pour le transport ferroviaire Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

96 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


Favoriser la proximité

// MAISONS DE SANTÉ PLURIDISCIPLINAIRES

// TÉLÉMÉDECINE

Dans le cadre de sa politique en matière de santé, la Région a choisi, depuis 2007, d’être un des principaux partenaires dans la réflexion, la création et le financement des Maisons de Santé Pluridisciplinaires (MSP centrale avec ou sans antenne, un réseau territorialisé de proximité composé de petites unités ou MSP adossée à un centre hospitalier). De par le partenariat avec l’ARS et l’inscription des projets dans les conventions territoriales, la Région mène une véritable politique d’aménagement sanitaire du territoire, en évitant les petits projets isolés d’échelle communale, sans réflexion territoriale.

En réduisant les différentes contraintes liées à l’éloignement géographique, aux manques d’effectifs, aux hospitalisations non programmées, au déplacement et au transport, la e-santé et la télémédecine permettent de moderniser et mutualiser des outils, mais aussi, de faciliter la prise en charge à distance d’un patient par un certain nombre de professionnels de santé par les TIC. Grâce à une meilleure prise en charge des patients quel que soit le lieu où ils résident, la télémédecine concourt au développement durable en respectant ses trois dimensions : économique, environnementale et sociale. La dimension sociale étant particulièrement la plus importante dans le domaine de la médecine, elle inclut à la fois santé, esprit collaboratif et diversité culturelle. C’est justement dans cet esprit de solidarité que la mise en application de la télémédecine dans le cadre du développement durable prend le plus d’ampleur et trouve sa véritable efficacité. En participant activement à la construction et à la mise en œuvre du plan régional de télémédecine, conduit par l’ARS, la Région a accompagné financièrement plusieurs projets de télémédecine en 2015. Elle a également initié l’étude d’un dispositif d’appel à projet sur la « e-santé » dans le cadre d’une gouvernance partagée avec l’ARS et avec l’appui de maîtres d’œuvre public et privé locaux, le GCS Epsilim et le GIP Autonom’ Lab.

La Région apporte un soutien à la fois technique et financier aux porteurs de projet. La Région a apporté pour la période 2007-2015 un soutien financier à hauteur de 2,1 M€ de fonds régionaux et 2,5 M€ de fonds européens FEADER. En 2015, le territoire comptait vingt maisons de santé pluridisciplinaires opérationnelles et une vingtaine de projets en cours. La Commission Régionale d’Examen des projets de Santé (CREPS) s’est réunie au mois de novembre afin de rendre son avis sur les dossiers présentés par les professionnels de santé et les élus. Les cinq projets présentés, répartis sur les trois départements, ont reçu un avis favorable permettant le lancement de l’opération. Les politiques en matière de santé et plus particulièrement pour les Maisons de Santé Pluridisciplinaires sont en cours d’harmonisation afin de répondre au mieux aux besoins des territoires.

Télémédecine Maisons de santé pluridisciplinaires

Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte Impact

Degré d’intensité DD NON

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40 %

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Prise en compte

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Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 97


// 10 ANS DE « MAISONS DE LA RÉGION » Les Maisons de la Région en Corrèze et en Creuse, ouvertes depuis juin 2005, sont des outils de proximité renforçant la présence de la collectivité sur les territoires en lien avec les services de la Région. Elles participent à une meilleure indentification de la collectivité et de ses compétences sur ces territoires ruraux. Depuis plus de 10 ans, leur activité s’est toujours adaptée aux évolutions des politiques régionales. Les Maisons de Région ont été un relais essentiel de l’évolution importante du paysage territorial, constituant un lien entre le terrain et l’exécutif régional, avec une structuration adaptée. Si elles demeurent un lieu d’information du public sur les compétences de la Région et les différents dispositifs d’aides régionales, elles sont aussi pour les usagers et partenaires un relais permanent pour une écoute de terrain, et une aide au montage de dossiers. A travers l’organisation de rencontres d’informations, en liaison avec les services en direction du public sur des thèmes particuliers, la participation à des comités de pilotage locaux, l’instruction de dossiers, la gestion des prestations du Comité des Œuvres Sociales, la participation à des salons ou forum, les Maisons de Région sont un outil de transversalité. Elles accueillent également des permanences d’agents du siège, des réunions de travail des services de la Région, et des rendez-vous d’élus régionaux. Le bilan des 10 ans de fonctionnement des Maisons de la Région témoignent de la pertinence de cet outil de proximité.

// UNE CHAIRE « PRÉVENTION DE LA PERTE D’AUTONOMIE DES PERSONNES SUR LEUR LIEU DE VIE » En 2015, la Région a participé au financement (pour un montant de 600 k€) de 3 nouvelles chaires de la Fondation Partenariale de l’Université de Limoges. L’une d’entre, intitulée « Prévention de la perte d’autonomie des personnes sur leur lieu de vie », porte sur des thématiques au cœur des enjeux de développement durable. La rupture d’autonomie représente en effet des enjeux humains, sanitaires, médico-sociaux et économiques majeurs. Elle résulte d’une inadéquation entre les activités que la personne doit ou désire réaliser et ses possibilités du fait de son état de santé et de son environnement. Agir sur ces deux composantes permet d’envisager le développement d’actions de prévention. Compte tenu de ces enjeux sociétaux, la chaire s’investit dans la résolution de problématiques pour le maintien de l’autonomie via une approche multidisciplinaire alliant des recherches de pointe dans différents domaines tels que la santé, les technologies, le droit et la sémiotique. La spécificité de cette chaire, qu’a choisi de soutenir la Région, réside dans la volonté d’évaluer les sujets en situation de vie réelle, à domicile, dans le but de prévenir la rupture d’autonomie.

Une chaire « Prévention de la perte d’autonomie des personnes sur leur lieu de vie » Degré d’intensité DD

40 %

10 ans de « Maisons de la Région » Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

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98 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


// LES 10 ANS DU CONSEIL RÉGIONAL DES JEUNES Élu et installé pour la première fois en 2005, le Conseil régional des jeunes, instance de consultation et de participation des jeunes à la vie publique de la Région a fêté ses 10 ans d’existence en 2015. Il avait connu une évolution notable l’année précédente avec la mise en place d’un forum citoyen, large instance de consultation représentative de la jeunesse du Limousin, regroupant jusqu’à 200 jeunes de 15-21 ans issus des lycées, CFA, établissements d’enseignement supérieur et missions locales de la région. Ce forum a été consulté fin mai 2015 sur le projet de CPER 20142020 et en juin par le CESER sur la réforme territoriale. Le Conseil régional des jeunes, instance permanente de 30 membres désignés au sein du Forum citoyen est une instance consultative, mais également représentative et initiatrice de projets. Dans le cadre des missions de représentation, des conseillers régionaux jeunes ont participé aux travaux du Réseau Régional des Jeunes de l’ARE où le Limousin était la seule région française représentée, d’autres ont siégé au Comité Jeune de l’Association Nationale des Conseils d’Enfants et de Jeunes (ANACEJ). L’année 2015 a permis à la Région de consulter les jeunes sur les thèmes liés à la jeunesse et à l’avenir de la Région en leur donnant les moyens (formations, séminaires,…) de réussir leurs missions. Les services étaient sollicités pour associer en tant que de besoins les jeunes à l’élaboration des dispositifs. Les membres du CRJ, représentant les jeunes du Limousin au sein d’instances régionales, nationales, européennes et internationale ont régulièrement participé à des rencontres et réunions de travail pour exprimer la parole de la jeunesse.

Développer les coopérations à l’international // DES PARTENARIATS STRATÉGIQUES Parce que c’est un enjeu majeur pour le Limousin, la Région s’est engagée de longue date dans une politique active d’ouverture à l’international. Elle est ainsi inscrite dans des réseaux européens généralistes (Association des Régions d’Europe, Association Française du Conseil des Communes et Régions d’Europe) ou thématiques (le Réseau Rur@ct, ERRIN…). Elle accompagne l’implication et les initiatives d’associations locales. Elle a également mis en place des outils dans le domaine économique (Plan Régional à l’Internationalisation des Entreprises, Limousin International), éducatif (aide à la mobilité régionale) et culturel (partenariat avec l’Institut français). Elle mène enfin une politique active de coopération décentralisée depuis plus de 20 ans au travers de partenariats stratégiques de région à région (ou équivalent) qui s’inscrivent dans la durée et peuvent concerner plusieurs domaines de compétence. Cette politique a fait l’objet d’une évaluation dont les conclusions ont conduit en 2015 la Région a mieux cibler ses priorités et ses orientations. Il a ainsi été décidé de donner la priorité à des partenariats stratégiques (Allemagne, Russie, Burkina Faso) tout en procédant à un rééquilibrage géographique en prenant davantage en considération les continents américain, asiatique et africain. Les actions seront également ciblées davantage sur les dimensions du développement économique, de la mobilité des apprenants et du développement durable, notamment à travers la promotion des activités et des formes de production respectant l’environnement, le soutien au développement des énergies renouvelables et à la transition écologique.

Des partenariats stratégiques Degré d’intensité DD

70 %

Prise en compte

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Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 99


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE POITOU-CHARENTES Les politiques de cohésion sociale et de solidarité entre les générations // L’ACTION COLLECTIVE EN FAVEUR DE L'INNOVATION SOCIALE, L'INSERTION ET L'ÉCONOMIE RESPONSABLE La Région a renforcé la cohésion sociale et économique par de nouveaux dispositifs innovants et participatifs. L'encouragement de l’économie collaborative et la finance solidaire En matière d'innovation sociale et d'économie responsable, l'année 2014 a été celle du lancement de la 1ère plate-forme régionale de financement participatif « jadopteunprojet.com ». Cette plateforme de financement participatif sous forme de dons a poursuivi ses activités en 2015 grâce notamment à une aide régionale de 25 000 € pour valoriser et accompagner dans leur collecte tous les projets créatifs et innovants à forte valeur sociétale. Cette plate-forme est portée par l'Association pour le Développement de la Finance Participative en PoitouCharentes (ADEFIP), qui rassemble les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire de Poitou-Charentes. L’action de la Région vise au développement de la finance Participative et solidaire en soutenant :  l'Association pour le Développement de la Finance Participative en Poitou-Charentes (ADEFIP) et sa plate-forme de financement. En 2015, 33 projets ont été déposés sur cette plate-forme dont 15 ont réussi leur collecte (ex : coopérative d’éco-constructeurs, création de restaurant, projet agricole…),  les CIGALES pour développer l'information, la mobilisation et la formation à l'épargne solidaire. En 2015, 35 CIGALES ont aidé des projets à hauteur de 65 600 euros. 7 CIGALES ont été créées cette même année,  la Semaine de la finance solidaire (du 2 au 9 novembre 2015) portée par FINANSOL et pour laquelle 19 actions ont été référencées sur l'ensemble du territoire Poitou-Charentes (dont 3 à l'échelle de la nouvelle Région).

L’incitation à l'entrepreneuriat collectif et social La Région soutient les structures qui accompagnent les porteurs de projet vers la création/reprise d'entreprise et l'emploi. Il existe aujourd'hui un réseau de 4 couveuses ou Coopératives d'Activités et d'Emploi (CAE) qui accompagnent environ 200 porteurs de projets. Alter'Incub, incubateur régional dédié aux projets innovants issus de l'économie sociale et solidaire est porté par l'Union Régionale des Sociétés Coopératives et Participatives. L'objectif est de répondre à des préoccupations d'intérêt collectif. En 2015, l’incubateur régional a accompagné 2 projets de coopérative d’activité et d’emploi : l’un spécialisé dans l’agriculture et l’autre spécialisé dans les métiers de la culture. Ainsi, en juillet 2015, est née la première coopérative d'activité et d'emploi du grand sud-ouest, « Consortium coopérative » spécialisée dans les métiers artistiques et culturels. Elle s’adresse aux entrepreneurs des filières artistiques, culturelles et créatives (spectacle vivant, arts visuels, audiovisuel, création numérique) et à tous les professionnels ou personnes en phase de le devenir (artistes plasticiens, écrivains, photographes, comédiens, graphistes, etc.). Elle est un outil de gestion administrative et comptable permettant aux entrepreneurs de se consacrer pleinement au développement de leur activité. Enfin, la Région continue de valoriser les structures qui organisent des modules de sensibilisation, formation, éducation en lien avec les thématiques variées de l'Economie Sociale et Solidaire dans le cadre de l'«Académie Poitou-Charentes de l’Économie Alternative ». Lutter contre l’exclusion et accompagner l’insertion La Région soutient le recrutement des jeunes, des femmes, des seniors et des personnes sans expérience et/ou sans qualification et participe ainsi à la lutte contre le chômage et l'exclusion sociale. Son action 2015 vise à soutenir l'emploi dans le cadre des dispositifs régionaux en faveur des jeunes diplômés, des personnes peu ou pas qualifiées accompagnées par les GEIQ BTP

100 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


et industrie, ou en reconversion professionnelle et à accompagner le recrutement du premier salarié dans les entreprises artisanales, des personnes en emploi partagé via les Groupements d'Employeurs (GE), des seniors et des demandeurs d'emploi de plus de 25 ans en contrat de professionnalisation. En 2015, ces dispositifs ont concerné 362 salariés. En 2015, la Région, en partenariat avec l'État et la Caisse des Dépôts, a financé 47 Prêts d'Honneur « Entrepreneuriat Féminin » pour un montant de 347 000 €. Initiative Poitou- Charentes aide les femmes qui sollicitent ce Fonds abondé par la Région à hauteur de 200 000 €. Enfin, la Région accompagne l’action expérimentale «Territoire zéro chômeur de longue durée » sur le territoire de Mauléon (79) qui vise à créer des emplois en CDI afin de pourvoir des besoins sur le territoire non ou mal couverts dans les domaines suivants : environnement, lien social et personnes vieillissantes, services à la collectivité, services aux entreprises. Ces activités ne devront pas rentrer en concurrence avec les entreprises du secteur marchand. Cette expérimentation prévue pour 5 ans va être menée au niveau national sur 10 territoires au total. La Région est intervenue à hauteur de 80 000 €. L’innovation sociale La Région s'est mobilisée en 2015 autour de l'innovation sociale en lançant un Appel à Manifestation d'Intérêt pour fédérer les acteurs dans un réseau régional informel et en lançant un appel à projets pour accompagner les initiatives locales. À ce titre, 4 projets innovants ont été soutenus parmi lesquels le projet WellcomHome situé dans la Vienne, plateforme collaborative pour valoriser et essaimer les initiatives positives, projet soutenu au titre du dispositif incubateur innovation sociale. Par cette action, la Région a réaffirmé son soutien à l'innovation sociale et initié une réflexion collective sur sa structuration ainsi que sur ses apports pour les entreprises, les associations et les territoires.

qualifiés, en emploi d'avenir, en particulier dans les zones urbaines ou rurales les plus marquées par le chômage. Pour atteindre l’objectif fixé à 4 000 jeunes recrutés, la Région a engagé des partenariats avec 8 têtes de réseaux associatifs et 11 groupements d'employeurs, en charge de mobiliser leurs adhérents et de recruter près de 600 jeunes. Cet objectif a été atteint puisque ce sont 666 emplois d’avenir qui ont été conclus dans le cadre de ces conventions. 51% de ces jeunes ont été recrutés pour une durée de 3 ans et 10% en contrat à durée indéterminée, selon une répartition équilibrée entre les 4 départements. Afin de favoriser le développement de compétences individuelles, d'encourager l'engagement et les coopérations locales au service du maintien de la vie associative, des formations gratuites pour les bénévoles des associations ont été mises en place. En 2015, le programme de formation a été enrichi par des formations de sensibilisation et de mobilisation à la citoyenneté. L'objectif global de former 1 200 bénévoles a été atteint. Ces formations de 1 à 3 jours, organisées sur l'ensemble du territoire régional, ont concerné « la gestion et le fonctionnement des associations », « le développement de compétences techniques » et « les priorités régionales, l'actualité et la société ». // L'ACCOMPAGNEMENT DES ÂGES DE LA VIE En 2015, la Région s'est attachée à mettre en œuvre une démarche participative pour l'engagement des jeunes, le plan parentalité et a poursuivi ses actions à l'attention des seniors. L'engagement et l'accompagnement des jeunes Le service civique est l'occasion pour des jeunes d'exercer une mission d'intérêt général, notamment dans les domaines de l'environnement ou encore du lien social. Depuis sa création en 2010 et grâce au volontarisme de la Région, plus de 4 000 jeunes se sont engagés.

// LA MOBILISATION POUR L'EMPLOI AU CŒUR DU TISSU ASSOCIATIF Les « Emplois Tremplins Associatifs » sont réservés aux associations souhaitant créer un emploi pour le développement de leurs activités. En 2015, 64 emplois ont été soutenus. Ces emplois se situent essentiellement dans le secteur sportif (52%), puis dans le domaine du lien social et de la culture. Le tissu associatif s'est également mobilisé pour le recrutement de jeunes de 16 à 25 ans, peu ou pas

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 101


Initiée en 2014 et poursuivie en 2015, la Région a développé une démarche participative sur le thème de l’engagement des jeunes dans l’espace public qui s’est appuyée sur :  le Stand « Moi jeune & engagé », lors du Salon de l’économie sociale et solidaire, qui a accueilli une trentaine de jeunes venus débattre et échanger avec élus et décideurs de la France,  la remise d’un prix aux jeunes de l’association CapSud (Poitiers – 86) pour un film réalisé avec des jeunes espagnols et portugais,  un « Débat-Spectacle » en présence de la réalisatrice et auteure Marie-Monique Robin qui a donné un éclairage fort et sensible aux propos des jeunes, ainsi qu'une véritable reconnaissance à leur démarche. L'accès au logement est également une priorité afin d'aider les jeunes dans leur insertion sociale. En 2015, la Région a renouvelé son soutien à l'Union Régionale pour l'Habitat des Jeunes (URHAJ) permettant ainsi de contribuer à l’animation du réseau des adhérents de l’URHAJ, de développer l'offre de logements en direction des jeunes, de favoriser l'information des jeunes sur le logement et de leur faciliter l'accès à un logement grâce au dispositif de caution régionale. L'accompagnement de la Région au Centre Régional d'Information pour les Jeunes (CRIJ PoitouCharentes) a permis la diffusion en 2015 sur les sites d'informations des jeunes (ij-poitou-charentes.org et jeunes.poitou-charentes.fr), d'annonces de « jobs », d'informations sur le logement, ainsi que des articles sur des thématiques variées. Développer l'accompagnement à la fonction parentale La Région poursuit la mise en place du Plan Parentalité destiné à faciliter l’exercice du rôle de parent essentiel dans la construction des jeunes et dans le développement des liens intergénérationnels. En 2015, 17 conférences ont été organisées sur le thème de la parentalité. Par ailleurs, l'expérimentation de la plate-forme « Allo Parents Poitou-Charentes » a été reconduite : trois associations de médiation familiale y mettent à disposition 16 professionnels (médiateurs familiaux, psychologues cliniciennes, juristes, conseillères en économie sociale et familiale, assistantes sociales, conseillères conjugales…), pour répondre aux parents qui rencontrent des difficultés avec leur enfant. Cette plate-forme permet de répondre aux questions sur les difficultés relationnelles, le comportement de l'enfant, la scolarisation et/ou l'orientation ou encore les conséquences liées à la séparation des parents.

Favoriser l'accès à l'information des aînés La cohésion sociale passe aussi par l'attention portée aux aînés afin qu'ils restent en contact avec l'évolution de la société. Le Plan Régional d'Équipement Informatique des Associations de personnes âgées (PREIA) permet aux seniors d'accéder à l'outil informatique et aux services associés. En 2015, 8 associations se sont vues attribuer du matériel, et depuis 2009, plus de 270 associations ont bénéficié de matériels pour 39 000 adhérents. // LA LUTTE CONTRE LES EXCLUSIONS L'intégration des personnes en situation de handicap En juin 2015, la Région a actualisé « l’Agenda 22 du Poitou-Charentes ». Elle a renforcé son action dans la prise en compte du handicap dans sa diversité, dans l'ensemble de ses politiques et ses partenariats :  effort de mise en accessibilité des équipements régionaux avec l'adoption de l'Agenda d'accessibilité Programmée (Ad'AP) « Grand patrimoine » et du Schéma régional d'Accessibilité – Agenda d'Accessibilité Programmée (SDA-Ad'AP) des transports régionaux,  rôle incitatif de la Région auprès des acteurs culturels vers plus d'ouverture aux publics en situation de handicap (systématisation de l'engagement des structures de diffusion du spectacle vivant, multiplication des actions lors de festivals),  concours régional « Handicaps et Réussites » qui valorise des initiatives portées par les partenaires,  Plan régional Sport Handicap adopté en février 2014, qui a permis la mise en œuvre d'actions spécifiques (création de sections sportives, animation d'atelier, colloque autour du handicap…),  Nuits Romanes : en tant qu'organisateur, la Région a renforcé les dispositions facilitant l'accès de tous aux événementiels culturels. En conséquence, en Poitou-Charentes, le taux d’emploi des personnes en situation de handicap est de 9.56%, soit bien supérieur au taux légal national. La solidarité vers les plus démunis La Région confirme son engagement auprès des plus démunis : plate-forme régionale d'accès à la mobilité, développement du microcrédit Poitou-Charentes, accès à des produits frais de qualité aux bénéficiaires de l'aide alimentaire. La plate-forme régionale d'accès à la mobilité (PRAM) permet d'organiser auprès du public, des collectivités locales et des entreprises, des dons de véhicules sur le territoire régional pour les vendre à prix réduits aux

102 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


personnes en situation de précarité sur prescription sociale. Cette opération vise à limiter les coûts de réparation sur les véhicules d'occasion pour les personnes ayant de faibles revenus et permet aussi de préserver l'environnement contre les réparations « sauvages ». Le micro-crédit Poitou-Charentes est un prêt pour les particuliers de la région, exclus du système bancaire classique, qui souhaitent concrétiser un projet de vie ou faire face à un accident de la vie. La Région coordonne 36 partenaires conventionnés (établissements prêteurs, organismes d'accompagnement, associations et CCAS). L’action de la Région consiste à garantir un prêt à taux zéro. Par ailleurs, la Région s’est mobilisée aux côtés des associations caritatives : Banques alimentaires, Restaurants du cœur, Secours populaire, Secours catholique. Plus de 120 000 personnes en grande détresse ont été soutenues dans près de 400 points d’accueil. // L'ACCES A TOUS A UN SERVICE DE SANTE DE QUALITE ET DE PROXIMITE, ET LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION MEDICALE La santé est l'un des services publics auquel la population est la plus attachée. La Région a poursuivi, en 2015, son engagement en faveur de la lutte contre la désertification médicale, paramédicale et odontologique (médecine dentaire) en soutenant la création de 13 projets de maisons ou pôles de santé. Ainsi, depuis 2006, 69 pôles et maisons de santé ont ouvert. Par ailleurs, la Région a soutenu pour la première fois un centre de santé dans le quartier des 3 Cités à Poitiers. Ce centre assure, dans le respect du libre choix de l'usager, des activités de soins sans hébergement et participe à des actions de santé publique, de prévention, d'éducation pour la santé et à des actions sociales dans des quartiers prioritaires.

Les politiques de solidarité entre les territoires

La politique de solidarité territoriale est conduite essentiellement à travers 3 grands programmes :  l'aide aux collectivités de moins de 10 000 habitants par le Fonds Régional d'Intervention Local (FRIL),  le soutien au développement des territoires par les Contrats Régionaux de Développement Durable (CRDD),  le soutien à des opérations de lutte contre le changement climatique à l'international par la coopération décentralisée. // LE FONDS RÉGIONAL D'INTERVENTION LOCALE (FRIL) Le Fonds Régional d'Intervention Locale a été mobilisé en 2015 pour 211 projets d'excellence environnementale, à hauteur de 3,75 M€ pour un investissement total de 33,6 M€. Ceux-ci concernent des réfections de toitures, des installations de chaudières bois, des plantations d'arbres lors d’aménagement de bourg ou encore des travaux d'isolation de bâtiments. En termes de cohésion sociale, parmi les 852 subventions octroyées au titre du FRIL, 264 concernent l’accessibilité des personnes en situation de handicap pour un montant de travaux de 48,4 M€ et de subventions à hauteur de 7,5 M€. Sur la période 2006 à 2015, un total de plus de 16 M€ a été investi pour l’accessibilité des personnes en situation de handicap. En termes d’emploi, sachant que 150 000 € de travaux permettent le maintien ou la création de 3 à 5 emplois en moyenne, ce fonds a également permis le maintien ou la création de près de 2 320 emplois sur l'année 2015 dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.

Afin d'appuyer l'égal accès aux services hospitaliers publics, la Région a soutenu 4 projets développés dans les centres hospitaliers publics, à raison d’un projet par département, afin d’améliorer l’accès aux soins sur le territoire picto-charentais.

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 103


// LES CONTRATS REGIONAUX DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (CRDD) ET LES OPÉRATIONS DE RÉNOVATION URBAINE Dans le cadre de la politique régionale de contractualisation avec les territoires (Pays, Agglomérations, Communautés de communes), tous les projets présentés sont analysés par la Région au regard des priorités transversales régionales, au premier rang desquelles l'excellence environnementale.

Au Vietnam, la coopération avec la province de ThuaThien-huê, a permis de poursuivre les actions du programme PRODETOUR en faveur du tourisme solidaire et de l’amélioration de la médiation des patrimoines dans la Province de Huê autour de 3 axes de travail :  la formation,  la valorisation du patrimoine,  la création de circuits écotouristiques et solidaires.

Ce principe est reconduit dans le cadre des Contrats Régionaux de Développement Durable 2014-2016. L'engagement des nouveaux CRDD s'est accéléré au cours de l'année 2015. Trois fois plus de projets ont été soutenus par rapport à l'année précédente. Cet effort a principalement porté sur les priorités régionales et l'investissement. En 2015, en matière d’environnement, 10 projets ont été soutenus sur le thème « Energie et Mobilité durable » pour plus de 580 000 € et 30 projets ont été retenus sur le thème « Biodiversité, eau et paysages » pour près de 1,2 M€. Près de 9 M€ ont été injectés dans l’économie régionale à raison de 369 projets dans le volet « Emploi-Economie » des CRDD et plus de 1 000 Bourses Régionale Désir d’entreprendre ont été attribuées à des porteurs de projets. Dans le domaine social, 192 projets s’inscrivent dans « les services à la population » et « l’amélioration du cadre de vie ». 633 manifestations locales ont été soutenues dont près de 70 % dans le secteur culturel. // LES COOPÉRATIONS DÉCENTRALISÉES ET LES OPÉRATIONS DE CO-DÉVELOPPEMENT Les années 2014 et 2015 ont été marquées par de profonds changements dans l’organisation territoriale du Sénégal. Un nouvel accord de coopération a été signé en novembre 2015 avec les 3 nouveaux conseils départementaux, correspondant à l’ancienne région administrative de Fatick. Il permet, entre autre, de relancer le programme pour le développement des énergies renouvelables (PRODER), avec un focus particulier sur les domaines de la gestion des ressources naturelles et de l’aménagement participatif des forêts, l’appui au développement de la filière foyers améliorés et l’électrification rurale.

104 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


ACTION PHARE

AQUITAINE

Une nouvelle politique contractuelle renforçant le soutien aux territoires les plus fragiles À la suite de la refonte de la politique régionale territoriale votée le 20 octobre 2014, 23 territoires de projet ont souhaité s'inscrire dans le processus d'établissement d'un contrat territorial unique. Le 19 octobre 2015, le Conseil régional a approuvé les orientations stratégiques présentées par chacun des 23 territoires pour la période 2015-2020. L'année 2015 a permis d'amorcer la mise en œuvre de cette nouvelle politique contractuelle. En complément et en approfondissement des politiques sectorielles, elle vise à renforcer la cohésion sociale et territoriale, en particulier dans le domaine de l'économie, de la formation et de l'accès à l'emploi. Elle concentre les moyens sur les territoires repérés comme étant les plus fragiles sur un plan socioéconomique.

Contrats de Pays et d’agglomérations

Ainsi, la Région propose aux 23 territoires de projet candidats la signature d'un contrat de territoire unique, qui intègre plusieurs composantes selon leur profil : un contrat de programmation mobilisant le droit commun régional, un contrat de cohésion et de développement territorial (CCDT) pour les territoires les plus fragiles, ouvrant droit à des aides supplémentaires, et un contrat aquitain de développement de l'emploi territorial (CADET) en faveur des territoires en situation de mutation économique majeure. Les contrats territoriaux ont vocation à établir un programme d'actions négocié portant désormais sur une période pluriannuelle 2015-2020. Ils sont cohérents avec les candidatures au programme Leader pour lequel la Région est dorénavant Autorité de gestion. Suite à l'élargissement du périmètre régional, une réflexion est lancée visant à une homogénéisation des politiques contractuelles en ALPC avec, pour principe, un soutien prioritaire aux territoires les plus fragiles.

Fragilité des territoires (EPCI) en termes de revenu des ménages, d’emploi et marché du travail, de démographie et de niveau de formation

Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

PARTIELLE

PARTIELLE

OUI

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Impact

+

+

+

+

+

Les Contrats de programmation et les Contrats de cohésion et de développement territorial concernent différents projets sur des champs très variés. En termes de prise en compte des finalités du développement durable, c'est une action générale qui est transversale, cette prise en compte variant selon les projets. Il est ainsi difficile de définir dans sa globalité si toutes les finalités sont concernées. C'est pourquoi on considère que seules les finalités 3 et 4 qui apparaissent clairement dans la définition des Contrats, sont prises en compte. En revanche, il est important de noter tous les potentiels impacts positifs que peuvent avoir les différents projets.

Légendes

Handicaps à l’échelle des EPCI 2014 de 3 à 4 handicaps (territoires fragiles) (68) de 0 à 2 handicaps (63) Intercommunalité et Pays 2014 Cub (hors champ d’analyse) Communauté d’agglomération Communauté de communes Pays

(sources : typologie établie par le CRA sur la base de données INSEE (RP 2010, RFL 2007-2010, ACOSS 2008-2012). Fond de plan : IGN GeoFla®)

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 105


ACTION PHARE Logements intergénérationnels Le nouvel appel à projets « Construction et réhabilitation de logements à vocation intergénérationnelle en Limousin » piloté par la Région s’inscrit dans la continuité de l’appel à projets « Construction de logements intergénérationnels innovants » lancé en 2014 dans le cadre de l’initiative pour la Croissance et l’Emploi (IRCELIM). Par le biais de ces dispositifs, la Région souhaite accompagner l’anticipation des besoins des futurs séniors, créer de nouveaux modes d’habitat solidaires et aussi soutenir la filière « Economie du bien vieillir » en Limousin. Cet appel à projets a pour but de mettre en place de nouveaux modes d’habitat visant volontairement à mixer les générations, accroitre et renforcer la solidarité et la création de liens entre générations via l’élaboration d’espaces favorisant les échanges.

ACTION PHARE L’aide alimentaire en circuit court Dans le cadre du plan local d'aide alimentaire, la Région s’engage aux côtés des associations caritatives. Elle contribue depuis 2012, aux côtés de l'Association Nationale de Développement de Épiceries Solidaires (ANDES), au programme Uniterres qui soutient 47 producteurs en difficulté grâce au développement de l'approvisionnement des épiceries sociales et solidaires en produits frais de qualité et cultivés localement par des agriculteurs en difficulté. Parallèlement, afin d'améliorer les habitudes alimentaires favorables à la santé tout en tissant du lien social, des animations sont organisées autour d'ateliers cuisine, de tables de producteurs et de visites d'exploitation.

LIMOUSIN Les projets devront s’inscrire dans une démarche de construction et de réhabilitions de logements exemplaires, intégrant les notions de performance énergétique, de maîtrise du foncier et l’utilisation de matériaux biosourcés.

Logements intergénérationnels Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

PARTIELLE

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Impact

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POITOU-CHARENTES Dans le cadre des CRDD, à titre d’exemples, la Région a soutenu  le programme d’animation et de communication de la plateforme de la rénovation énergétique du Pays des Six Vallées, ayant pour ambition de créer une dynamique territoriale autour de l’enjeu de la rénovation énergétique, en sensibilisant tous les administrés sur la nécessité à réaliser des travaux d'économie d'énergie, en les informant sur l'accompagnement mis en place sur le territoire et en les encourageant à engager des travaux, u  ne opération de protection et de valorisation de l’ancienne carrière de la Marbrière d’Ardin, ancienne carrière de Gâtine portée par le Conservatoire Régional d’Espaces Naturels de Poitou-Charentes. Les objectifs de ce projet sont de préserver le patrimoine géologique et écologique de la carrière et d’en assurer son aménagement et sa mise en valeur pédagogique, dans le cadre du réseau régional de sites d’intérêts géologiques et géomorphologiques.

106 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Objectifs Le Conseil régional intègre la prise en compte de critères de cohésion sociale et de solidarité dans son fonctionnement quotidien selon une stratégie déclinée selon les axes suivants :  promouvoir une gestion équitable et durable des femmes et des hommes qui travaillent au sein de la collectivité ;  intégrer et accompagner ses collaborateurs en situation de handicap ;  intégrer des clauses d’insertion dans ses marchés publics.  intégration des structures de l'IAE dans la gestion des agents des lycées aquitains.

Actions mises en place en interne // LA GESTION ÉQUITABLE ET DURABLE DES FEMMES ET DES HOMMES QUI TRAVAILLENT POUR LE CONSEIL RÉGIONAL

Taux de féminisation par catégorie d’emploi

AQUITAINE

La Région Aquitaine a signé une convention avec le FIPHFP pour développer sa politique en faveur de ses agents en situation de handicap, au travers de la mise en œuvre d’un plan d’actions en concertation avec le Fonds et établi dans un cadre partenarial fort (organisations syndicales, agents en situation de handicap…). Validée à l’unanimité par le comité régional du FIPHFP le 18 novembre 2013, la présente convention porte sur les années 2014 à 2016, avec pour objectif d’atteindre un taux d’emploi de personnes en situation de handicap de 7,24% au 31 décembre 2016. Elle permettra :  de poursuivre et de dynamiser ses actions en faveur du personnel en situation de handicap ou en restriction d’aptitude (ex. : aménagements et adaptations de poste, aides individuelles [prothèses auditives, interprétariat en LSF...])  de développer le recrutement de travailleurs handicapés  de soutenir des actions d’information et de sensibilisation pour l’ensemble du personnel de la Région dans le but de faire évoluer les représentations sur le handicap. Intitulé de l’indicateur

2012

Pourcentage d’agents en 6,02 % situation de handicap

2013

2014

2015

6,31 %

6,85 %

7,17 %

La tendance est à la hausse continue de cet indicateur depuis plusieurs années consécutives. Ceci traduit l’effort soutenu de la collectivité en matière de politique d’intégration de personnes handicapées à ses effectifs.

// L’INTÉGRATION DE CLAUSES D’INSERTION DANS LES MARCHÉS PUBLICS DE LA RÉGION

Après une légère diminution sur les trois dernières années, on constate une hausse en 2015 qui concerne les trois catégories.

Dans le cadre de sa politique de marchés publics, la Région poursuit le travail d'intégration de clauses sociales et d'identification des dossiers à fort potentiel. Exemple de marché : Dispositif de gestion du CV anonyme (art.14 clause d’exécution sociale) Extraits : « Le candidat précisera les modalités mises en place pour l’insertion des publics prioritaires conformément au CCP : le Conseil régional, conformément à l’article 14 du code des marchés publics, a décidé d’inscrire dans le présent marché une clause sociale pour l’embauche de publics prioritaires.

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 107


Le prestataire doit contribuer à faire acquérir ou améliorer la qualification et l’accès à l’emploi de ces publics en vue d’une insertion professionnelle durable. La proposition devra intégrer un volume d’heures de main d’œuvre égal à 20% de la prestation. » L’entreprise peut choisir les modalités de réalisation de la clause :  embauche directe et accompagnement de personnes en difficultés d’insertion,  mise à disposition de personnel par la structure d’insertion,  utilisation de salariés dans le cadre d’un groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification,  recours à la co-traitance ou à la sous-traitance avec une entreprise d’insertion ou une autre structure d’insertion par l’activité économique. Une offre qui ne satisferait pas cette condition sera irrecevable pour non-conformité au cahier des charges. // L'INTÉGRATION DES STRUCTURE DE L’IAE DANS LA GESTION DU REMPLACEMENT DES AGENTS DES LYCÉES AQUITAINS Depuis 2013, les Associations Intermédiaires (AI) demandent à la Région d’affirmer plus fortement son soutien politique à l’Insertion par l’Activité Economique (IAE) en mettant en corrélation ses politiques de gestion des lycées et de soutien à l’Economie sociale et solidaire (ESS). La sollicitation portait sur l’intégration des structures de l’IAE dans la gestion du remplacement des agents techniciens et ouvriers de service (TOS) des lycées aquitains, sur le modèle de ce qui se fait en Gironde et dans le Lot-Et-Garonne. La première expérimentation de mise à disposition de la Région se déroule au sein du Lycée Stendhal d’Aiguillon (premier employeur de la commune), en proximité géographique d’une Association Intermédiaire, seule compétente, par convention passée avec la DIRECCTE (Etat). L’AI se nomme l’AIPC et emploie 177 personnes en insertion, dont 80 % de femmes. Le lycée connaît des problématiques d’absence de longue durée, parfois difficile à couvrir. Il est situé en zone rurale de revitalisation. Cette première année d’expérimentation couvre la période scolaire 2015/2016.

Convention tripartite signée entre la Région, le lycée et l’AI C  oût forfaitaire de 16,60 €/heure (par comparaison le recrutement contractuel représente un coût horaire brut chargé de 16,57€). P  rofil d’agent d’entretien polyvalent au service général : connaissance des protocoles de nettoyage, de l’utilisation des autos-laveuses, de la méthode HACCP. 8  heures de travail en continu exigées. P  lacement en priorité des absences de moins de 15 jours, sans limitation dans la convention. Dispositif complémentaire au recrutement contractuel L  e lycée peut recourir à l’Association Intermédiaire en cas de courtes missions ou d’absence de solutions parmi les personnes embauchées habituellement. L’Association Intermédiaire constitue dans ce cas-là une solution réactive et complémentaire. L  e lycée oriente les personnes qu’il embauche habituellement vers l’Association Intermédiaire. Cela constitue dans ce cas-là une solution en faveur du parcours professionnel de la personne en lui proposant d’autres missions, des formations adaptées ainsi qu’un accompagnement socio-professionnel individualisé. Avantages à recourir à une Association Intermédiaire M  oyen complémentaire de remplacement des agents techniques des lycées qui permet de ne plus recourir à Pôle Emploi, qui évite les lenteurs et lourdeurs administratives liés aux recrutements contractuels, car l’AI, en tant qu’employeur, gère la relation à Pôle emploi, le contrat de travail, les congés payés et les arrêts maladie. L  es Associations Intermédiaires proposent un vivier de personnes adaptées et formées aux missions, et constituent une ouverture vers l’emploi pour les agents contractuels, sans porter préjudice au droit de stagiairisations/intégrations à la Région.

Intégration des structures de l’IAE dans la gestion du remplacement des agents des lycées Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

Par la promotion de l’insertion professionnelle sur le territoire aquitain, cette politique répond aux finalités 3 et 4.

108 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Actions mises en place en interne // ASSURER LE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES ET DE L’EMPLOYABILITÉ L’accès à l’emploi titulaire La loi n°2012-347 du 12 mars 2012 relative à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique a permis à des agents non titulaires d’accéder au statut de fonctionnaire territorial. Ces agents publics, affectés sur postes permanents, bénéficiant d’un CDD d’au moins quatre ans ou d’un CDI à la date du 13 mars 2011, ont pu prétendre à être stagiairisés, puis titularisés à la suite d’une sélection professionnelle. Dès 2014, la Région Limousin a ouvert la totalité des postes concernés par la loi du 12 mars 2012 sans appliquer un étalement du dispositif sur plusieurs années, et ceci de façon à ce que tous les agents concernés par puissent accéder à ces sélections. Dans ce cadre, la Région Limousin a décidé d’en confier l’organisation au Centre Départemental de Gestion de la Haute-Vienne. Conformément aux dispositions réglementaires, les candidats ont été auditionnés par une commission d’évaluation professionnelle chargée de dresser les listes des agents déclarés aptes à être intégrés. Ainsi, 80 agents contractuels de la Région Limousin ont pu bénéficier d’une stagiairisation suivi d’une titularisation : 22 agents en 2014 et 2 en 2015. La reconnaissance de l’expérience professionnelle En 2009, la Région Limousin a décidé de mettre en place un dispositif spécifique de reconnaissance de l’expérience professionnelle en direction de ses agents. Cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, a pour objectif de permettre aux agents de faire reconnaître toutes les compétences qu’ils ont pu acquérir lors de leurs expériences professionnelles afin de les faire bénéficier d’un déroulement de carrière.

LIMOUSIN

La mise en œuvre de ce dispositif a été confiée à l’AFPA, qui a organisé des épreuves pratiques et des mises en situation professionnelle tout d’abord dans les spécialités suivantes : cuisine, installations électriques sanitaires et thermiques, agencement/revêtement, espaces verts et installations sportives, lingerie et magasinage. Puis, en 2014, ce sont les agents qui occupent des fonctions d’accueil qui ont pu bénéficier de ce dispositif. Cette démarche a été étendue en 2015 aux agents d’entretien, qui, jusque-là, ne pouvaient pas prétendre à un déroulement de carrière sur le grade d’adjoint technique principal de 2ème classe. Cette REPA s’adresse à tous les agents, non diplômés, remplissant les conditions d’ancienneté pour pouvoir prétendre à un changement de grade. La Direction des Ressources Humaines de la Région Limousin a proposé à tous les agents promouvables de s’inscrire dans cette démarche. Création d’un répertoire des métiers Fin 2010, la Région Limousin a décidé de mettre en place une « Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences » (GPEC) notamment pour préparer les agents aux évolutions de leur métier. L’objectif principal de cette démarche était de répondre, à effectif constant, aux métiers actuels et futurs, tout en améliorant la qualité du service public. En effet, une meilleure lisibilité sur les métiers apporte aux agents la possibilité de valoriser leurs compétences dans des perspectives de mobilité ou d’évolution de leur carrière. De même, une meilleure identification du lien missions/ compétences permet au personnel d’encadrement d’assurer un accompagnement prospectif plus efficace. Dans ce cadre, la Région Limousin a souhaité se doter d’un outil supplémentaire de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences en élaborant son propre répertoire des métiers pour tenir compte des spécificités des métiers exercés au sein de l’Institution Régionale. Ce document achevé en 2015, est le fruit d’un important travail collaboratif et d’une démarche participative réunissant tous les acteurs de la collectivité : la direction générale, la direction des ressources humaines, l’encadrement, l’ensemble du personnel régional, ainsi que les représentants du personnel.

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 109


Les 51 métiers identifiés ont donné lieu à l’élaboration de ce répertoire des métiers qui tient compte des compétences nécessaires à l’exercice de chacun d’eux. Ce document est consultable sous l’intranet et a été mis à la disposition de chaque agent. // FAVORISER L’ÉQUILIBRE VIE PROFESSIONNELLE /VIE PRIVÉE Don de jours de congé En janvier 2015, la Région Limousin a mis en place un dispositif de « don de jours de congés pour un agent ayant un enfant gravement malade ». Grâce à ce dispositif chaque agent de la collectivité, sous certaines conditions, peut faire don de jours de congés au profit de collègues ayant un enfant gravement malade. Ce don est anonyme et sans contrepartie, et permet à l’agent bénéficiaire du don d’être rémunéré pendant cette période. L’agent bénéficiaire préserve son anonymat. Pour pouvoir bénéficier de ces jours, l’agent doit fournir un certificat médical détaillé, établi par le médecin chargé de suivre l’enfant et attestant de la gravité de la maladie, du handicap ou de l’accident. // LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS Mise en accessibilité des lycées publics La mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite des bâtiments recevant du public, en application de la loi de 2005, constitue une priorité régionale. En déposant, à l’automne 2015, auprès de l’Etat une demande d’approbation de son Agenda d'accessibilité programmée (AdAP), la Région s’est donnée comme ambition de rendre accessible, d’ici 9 ans, l’ensemble des bâtiments des lycées publics. Elle a prévu d’y consacrer 5 M€ par an, soit 20% du budget annuellement affecté aux travaux dans les lycées. La mise en œuvre de cette accessibilité constituera un des axes forts du futur programme pluriannuel d’investissement dans les lycées.

110 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ POITOU-CHARENTES Actions mises en place en interne // LE FACTEUR HUMAIN AU CŒUR DE LA RÉGION Une politique de recrutement équitable En tant que recruteur, la Région s'est engagée dans la lutte contre les discriminations. À cet effet, elle continue de développer son plan d'égalité d'accès aux emplois publics. À ce titre, elle a effectué 121 recrutements extérieurs, dont 73 pourvus par des femmes et 48 par des hommes, contre respectivement 45 et 27 en 2014. Ainsi, les effectifs de la collectivité se composent de 1 541 femmes et 1 100 hommes.

Avec 26 445 heures de formation, l’année 2015 marque une augmentation de 9% par rapport à l’année précédente. Le nombre d’agents formés, soit 1 343 agents, croît de 13 % ; la part des personnels de catégorie C augmente de 24 % du fait des formations consacrées à la lutte contre l’illettrisme (en particulier pour les emplois d’avenir). Des actions de formation liées à la méthodologie et à la conduite de projet ont été proposées aux agents. Une action spécifique (d’une durée de 4 jours) a d’ailleurs été négociée pour la direction de la construction. 25 agents ont été formés dans ce cadre.

Recrutement de personnes en situation de handicap convention FIPHFP Au cours de l’année 2015, la collectivité a recruté 5 agents en situation de handicap, comptabilisés comme bénéficiaires de la reconnaissance de travailleur handicapé dans la déclaration annuelle auprès du FIPHFP :

// U  NE POLITIQUE D’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

 quatre d’entre eux (3 hommes et 1 femme) ont fait l’objet d’un recrutement direct sur poste publié (sans concours) dans un cadre d’emplois de catégorie C ; ils ont été placés en position de stagiaires de la fonction publique territoriale pour un an, u  n agent féminin a été recruté en contrat d’apprentissage.

En 2015, les marchés de la Région ont permis de générer et de rendre accessibles 10 000 heures de travail au public en insertion au bénéfice de 300 personnes. La Région a par ailleurs contractualisé avec un chantier d’insertion à hauteur de 20 000 heures par an, prenant pour support d’activité le nettoyage des locaux.

La formation tout au long de la vie, un investissement renouvelé Du fait de la fusion des Régions, la collectivité a fait le choix de négocier des actions de formation dans le cadre d’une convention partenariale avec le CNFPT en s’appuyant sur les demandes recensées lors de l’entretien annuel.

Au-delà de ces prestations, la Région a maintenu, en 2015, cet engagement en faveur de l'insertion et de l'économie solidaire par :

Au-delà des clauses environnementales, la Région intègre dans ses marchés des clauses sociales favorisant le travail avec des structures d'insertion ou d'aides aux travailleurs en situation de handicap.

Cette convention s’articule autour de 3 axes stratégiques forts :

 la mise en place d'un chantier d'insertion, pour assurer les déménagements des équipes dans le cadre de la réorganisation des services,  des marchés de nettoyage de vêtements de travail confiés à des Établissements et Service d'Aide par le Travail (ESAT).

 accompagner et anticiper les changements (évolution des services, des missions…),  valoriser les métiers,  évaluer les formations en lien avec l’évolution professionnelle des agents.

Ainsi, en 2015, 220 agents ont bénéficié d'un réaménagement de postes dans le cadre de la réorganisation des services (déménagements/réagencements) et 34 jours de personnels d'insertion ont été consacrés à des opérations de manutentions.

Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 111


AXES D’AMÉLIORATION

AQUITAINE

Politiques sur le territoire

Fonctionnement de la collectivité

Afin d’améliorer encore la cohésion sociale et territoriale sur le territoire régional, tout autant qu’à l’international, le Conseil régional poursuit le renforcement de ses dispositifs d’accompagnement des territoires ainsi que le développement des mesures de préservation des liens sociaux, de lutte contre les inégalités (en particulier entre les femmes et les hommes) et d’accès aux services essentiels ou répondant à de nouveaux besoins.

Le Conseil régional poursuit le renforcement de sa politique de fonctionnement interne en matière d’égalité des agents de la collectivité, notamment sur le champ de l’embauche et de la reconnaissance de personnel en situation de handicap, dont le nombre progresse avec pour objectif d’atteindre un taux d’emploi de personnes en situation de handicap de 7,24% au 31 décembre 2016 dans le cadre de la nouvelle Région.

En particulier, en matière de santé durable, le succès de DomAssist, plateforme d’assistance pour séniors destinée à soutenir l’autonomie domiciliaire et à améliorer le bien-être à domicile des personnes âgées, crée une forte dynamique chez les chercheurs et les partenaires du projet pour passer à l’étape supérieure en réalisant un déploiement à grande échelle de la plateforme.

Il poursuit avec détermination l’intégration de clauses d’insertion dans ses marchés publics pour encourager un meilleur équilibre social sur le territoire.

La Région contribue activement à la progression du nombre de tiers-lieux aidés, avec une prépondérance des initiatives publiques/privées et privées, les initiatives 100% publiques rencontrant de relatives difficultés à mobiliser des utilisateurs au quotidien en raison notamment d’une animation non adaptée.

En matière de soutien politique à l’Insertion par l’Activité Economique (IAE) par une mise en corrélation des politiques de gestion des lycées et de soutien à l’Economie sociale et solidaire (ESS), les résultats très positifs de l’expérimentation menée sur le lycée d’Aiguillon encouragent la collectivité à aller plus loin dans cette 2e année d’existence du projet et à consolider son effort de mise à disposition d’agents via des Associations Intermédiaires. La finalité est de mettre en adéquation au mieux les besoins de la collectivité et les politiques d’actions régionales. Avant de proposer une généralisation du projet, il est envisagé d’étendre celui-ci à 4 établissements supplémentaires, volontaires dans la démarche et rencontrant des problématiques de remplacement similaires.

Dans le cadre de la politique régionale foncière initiée, visant à un aménagement raisonné du territoire aquitain, la Région s’engage via la mise en place en 2015 d’un groupe de travail interne transversal, à participer à l’élaboration des SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) de son territoire et à émettre des avis sur ces documents pluridisciplinaires et intégrateurs (transport, infrastructures numériques, économie, équipement, habitat, foncier, patrimoine naturel et bâti, etc.). Les éléments d’observation mis à disposition gratuitement (notamment grâce à la mise en ligne en 2015 du site internet dédié http://observatoire-nafu.fr/) par l’Observatoire des espaces Naturels, Agricoles, Forestiers et Urbanisés (NAFU) viendront enrichir l’élaboration des SCoT.

Ces clauses d’insertion, doublées environnementales, contribuent à préoccupations de responsabilité l’institution régionale.

des clauses intégrer les sociétale à

Concernant la modernisation et la mise en accessibilité des gares et haltes TER, conformément à la loi, la Région vise à garantir, d’ici à 2024, l’accès aux arrêts régionaux prioritaires aux personnes handicapées, soit grâce à la mise en accessibilité des infrastructures, soit grâce à un service d’accompagnement.

112 Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016


Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations // Rapport développement durable 2016 113


ÉPANOUISSEMENT DE TOUS LES ÊTRES HUMAINS.......

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.................................................................. Finalité

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 115


ÉPANOUISSEMENT DE TOUS LES ÊTRES HUMAINS...... Le 4e Objectif de Développement Durable vise à garantir une éducation de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous (liens avec ODD 8 et 10). Depuis plusieurs années, et notamment depuis 2009, avec la parution du "Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social", présidée par J. Stiglitz, de nombreux travaux de recherche appliquée dans les divers domaines des sciences économiques et sociales se préoccupent de la question de la mesure du bien-être humain. En effet, les indicateurs classiques, tels que le PIB, ont perdu de leur pertinence. En se limitant aux seuls aspects monétaires et à la production de biens et services marchands plutôt qu’aux revenus, il ne rend pas compte du bien-être, ni de la soutenabilité environnementale du développement. Sa croissance ralentie depuis la fin des trente glorieuses, ne peut constituer un objectif en soi. La création d’indicateurs de bien-être implique de cerner les véritables déterminants de la prospérité humaine, ce qui rend cette notion extrêmement complexe. Le bien-être est en effet multidimensionnel. Les travaux menés jusquelà s’attachent pour certains à l’approcher de façon « objective » en mobilisant des indicateurs témoins des différentes dimensions qui le composent et traduisant la satisfaction de besoins (alimentation, logement, etc.). D’autres proposent une approche « subjective », fondée sur les réponses que fournissent les individus lorsqu’on les interroge sur la perception de leur niveau de bien-être. La mesure du bien-être d’un territoire, quelle que soit l’échelle, peut aider les décideurs à orienter l’intervention publique. Pour exemple, en juin 2003, le Conseil régional de l’ex Nord-

Pas-de-Calais a lancé le projet "Indicateurs 21" qui visait à mettre au point de nouveaux indicateurs de richesse et de développement humain, complémentaires du PIB. La déclinaison infrarégionale de l’IDH (Indice de développement humain) - l’IDH-4 – a mis en évidence une forte opposition entre deux zones géographiques au sein de ce territoire, qui a orienté des politiques différenciées. Cet indicateur est utilisé comme outil de pilotage des politiques publiques ou des stratégies publiques de développement (suivi d’un SCOT, attribution d’aides aux territoires…). En France, deux évènements notables ont contribué à promouvoir des avancées dans la prise en compte du bien-être et sa mesure. Le premier est le colloque "le bien-être territorial en France, de la mesure à l’action, pour une société plus durable", organisé par le Commissariat Général du Développement Durable et l’Observatoire français des conjonctures économiques du 20 février 2015. Son ambition était de présenter les derniers travaux de recherche menés par les institutions internationales, nationales et territoriales sur le bien-être territorial en France, pour progresser dans la mise en œuvre effective de nouvelles pratiques reliant indicateurs et politiques publiques au service d’un changement de modèle plus durable. Le second évènement est le forum sur le bienêtre territorial en France du 4 février 2016 organisé par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. Mettant l’accent sur la participation, ce colloque était l’occasion de dialoguer entre élus et universitaires sur

116 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


4

.................................................................. Finalité

l’intégration du bien-être territorial dans la conduite des politiques publiques et sa mesure. La mise en œuvre progressive de l’intégration d’objectifs de satisfaction du bien-être aux politiques publiques ou d’une meilleure prise en compte des conditions favorisant le bien-être des populations, se traduit sur les territoires au travers de plusieurs dispositions. La loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale, par exemple, a permis un nouveau transfert de compétences aux Régions pour en faire de véritables autorités organisatrices en matière de formation professionnelle. Ces compétences renforcées s'exercent dans un cadre renouvelé, avec la création du Service public régional de la formation professionnelle (SPRFP) et du Service public régional de l'orientation (SPRO), ainsi que d'un nouvel outil de programmation : le contrat de plan régional de développement des formations et de l'orientation professionnelles (CPRDFOP). En 2016, après avoir pris la pleine compétence en matière de formation pour la lutte contre l’illettrisme, le plan « 500 000 formations » supplémentaires pour les demandeurs d’emploi, plan massif de 500 000 actions de formation supplémentaires (cela revient à doubler le nombre de formations au bénéfice des personnes en recherche d’emploi) a entamé sa déclinaison régionale. En Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, la convention a été signée le 25 mars 2016 par le président de la Région, le préfet de la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, préfet de la Gironde, et par les co-présidents du Comité Paritaire Interprofessionnel Régional pour l’Emploi et la Formation professionnelle (COPAREF). Par ailleurs, afin de concourir à une politique de bien-être au travail, le Ministère de la Fonction Publique a élaboré une série d’indicateurs

de diagnostic des risques psycho-sociaux au travail. Il s’agit d’une liste non exhaustive d’indicateurs susceptibles d’être mis en place dans le cadre des plans locaux de prévention des risques psychosociaux, à des fins de diagnostic et de suivi. Chaque chef de service, chef d’établissement ou autorité territoriale peut choisir, après consultation des instances de concertation locales, les indicateurs qui lui semblent les plus adéquats au regard des spécificités et des enjeux propres à la structure au sein de laquelle il exerce sa responsabilité.

Source : Développement durable : la révolution des nouveaux indicateurs, ARF, janvier 2012

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 117


4

ÉPANOUISSEMENT DE TOUS LES ÊTRES HUMAINS

OBJECTIFS Aquitaine

Limousin

Afin de permettre l’épanouissement de tous les êtres humains, la politique de la Région s’articule sur cinq objectifs :

Afin de permettre l’épanouissement de tous les êtres humains, la Région développe des politiques novatrices en matière de formation, de lutte contre la précarité, de mobilité, d’accès à la culture et aux sports. Elle offre ainsi des formations initiales par voie scolaire ou par apprentissage accessibles à tous, diversifiées, adaptées aux besoins des individus et en adéquation avec le marché de l’emploi. Elle a inscrit la formation professionnelle continue dans une approche globale de « formation tout au long de la vie ». La Région va même au-delà de ses compétences obligatoires en soutenant activement la formation des salariés, notamment les moins qualifiés, favorisant la prise en compte du développement durable dans les entreprises.

 développer une politique de formation efficace afin de favoriser l'accès à l'emploi et de répondre aux besoins en compétences des entreprises régionales,  lutter contre la précarité afin d'enrayer l'isolement social et d'améliorer les conditions de vie des populations les plus fragiles,  favoriser les conditions d’une mobilité choisie,  permettre l'accès de tous les Aquitains à une culture émancipatrice,  permettre l'accès au sport pour le plus grand nombre.

La lutte contre la précarité afin d'enrayer l'isolement social et d'améliorer les conditions de vie des populations les plus fragiles traverse l’ensemble de ses politiques. Plusieurs dispositifs ont été mis en place ces dernières (lutte contre la précarité énergétique, P’ass jeunes, tarification TER spécifique pour les demandeurs d’emploi…). La Région s’est également engagée dans un plan d’égalité femmes/hommes sur le territoire mais également au sein de l’institution. Pour favoriser l’accès de tous à une culture émancipatrice la Région soutient plus de 400 bénéficiaires dans les domaines du spectacle vivant, des arts plastiques, du cinéma, de l’édition et du patrimoine. Elle a par ailleurs fortement contribué à l’armature culturelle du Limousin en subventionnant la réalisation d’équipements de proximité. De la même manière, la Région soutient et développe très activement les équipements sportifs ainsi que les acteurs du secteur, notamment grâce aux aides apportées aux fédérations sportives (comités, clubs et ligues).

118 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


Eclairage budgétaire de la Région Aquitaine En 2015, 25,16% du budget de la Région (soit 407 M€) ont été attribués à des actions en faveur de l’épanouissement de tous les êtres humains. Ce budget concerne notamment la formation professionnelle (78M€), l’apprentissage (70M€), les formations sanitaires (48M€) et la culture (78M€).

Poitou-Charentes L'ambition de l'excellence environnementale conduit la Région à soutenir le développement des compétences des jeunes de Poitou-Charentes, l’attractivité des universités et la compétitivité des entreprises. Pour un développement économique et social harmonieux, la Région mise sur les synergies entre l'éducation, la formation, la recherche et le monde économique.

On constate une hausse du budget attribué à la finalité 4. Le budget consacré à la formation professionnelle et à l’apprentissage a augmenté, ainsi que celui consacré à la culture. Cette hausse concernant la culture est notamment due à l’investissement régional pour la MECA (Maison de l’Economie Créative et de la Culture en Aquitaine) (hausse de plus de 50M€ par rapport à l’année dernière). Concernant les politiques territoriales, le budget de la Région pour 2015 contribuant à l’épanouissement de tous les êtres humains se répartit ainsi :

L'accès à la mobilité et les conditions d'exercice de la mobilité constituent des facteurs de différenciation sociale et territoriale importants. Le Schéma Régional de la Mobilité Durable s'est fixé pour objectif de réduire les inégalités existantes dans une logique de valorisation de l'ensemble de la population et du territoire régional. Ainsi, la Région a mis en place un tarif préférentiel et harmonisé pour les jeunes et les publics fragilisés (personnes en insertion ou en recherche d'emploi). De même, dans le domaine culturel et sportif, la collectivité mène une politique volontariste en développant et valorisant des initiatives sur tous les territoires afin d'en faciliter l'accès au plus grand nombre.

Répartition du budget des politiques territoriales contribuant à la finalité 4

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 119


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Promouvoir une politique de formation afin de favoriser l'accès à l'emploi et de répondre aux besoins en compétences des entreprises régionales La Région a développé plusieurs actions de formation en faveur de l’accès à l’emploi en 2015 via :  la mise en œuvre du Programme Régional de Formation au service de la croissance verte en Aquitaine pour développer les compétences des demandeurs d’emploi,  le renforcement du dispositif d’entrée des travailleurs handicapés en formation professionnelle,  la poursuite de la politique régionale « nouvelle chance »,  le développement du revenu social de formation pour les demandeurs d’emploi non indemnisés,  une activation de financements individualisés ou collectifs de formation pour le maintien et le développement de l’emploi,  la poursuite du dispositif d’appui à la Validation des Acquis et de l’Expérience (VAE) pour les salariés les plus vulnérables. // UN PROGRAMME RÉGIONAL DE FORMATION AU SERVICE DE LA CROISSANCE VERTE EN AQUITAINE Le Programme régional de formation (PRF) vise l'élévation du niveau de qualification des Aquitains et l'insertion professionnelle. Les achats de formation professionnelle pour les jeunes et adultes demandeurs d'emploi, compétence de droit commun de la Région, intègrent les enjeux de développement durable. Ainsi, ce secteur constitue un vecteur d'évolution, permettant le « verdissement » des compétences pour tous les secteurs d'activités. En 2015, sur 17 972 parcours de formation financés dans le cadre du programme régional de formation PRF, 7 816 parcours qualifiants étaient « verdis » soit par une sensibilisation au développement durable, soit par ajout de compétences environnement, soit sur des compétences spécifiques liées à la transition énergétique.

AQUITAINE

Intitulé de l’indicateur

2012

2013

2014

2015

Parcours de formation « verdis » / parcours de formation (en %)

12,45

30,34

44

43,5

En 2015, le nombre de parcours de formation « verdis » a été multiplié par 3,5 depuis 2012. On constate depuis 2014 une stabilité du pourcentage de parcours de formation « verdis » par rapport au total des parcours de formation.

Formation au service de la croissance verte Degré d’intensité DD

30 %

Prise en compte

NON

NON

PARTIELLE

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

Le PRF correspond essentiellement à la finalité 4 car c’est la formation qui est au centre de cette politique, avec une coloration croissance verte. F3 partiellement sur le volet promotion sociale.

2012

2013

2014

2015

Actions

340

352

321

340

Nombre parcours croissance verte

2 028

5 597

7 290

7 816

Nombre parcours autres

14 252

12 848

9 304

10 156

Nombre parcours total

16 280

18 445

16 594

17 972

120 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


Part de parcours consacrés à la croissance verte sur le total des parcours soutenus par la Région Aquitaine

Dans un contexte de hausse du nombre de formations, on constate que le nombre de parcours croissance verte soutenus continue de croître.

// FAVORISER L’ENTRÉE DES TRAVAILLEURS HANDICAPÉS EN FORMATION PROFESSIONNELLE (SCHÉMA RÉGIONAL POUR LA FORMATION DES PERSONNES HANDICAPÉES - SRFPH) Le Schéma régional pour la formation des Personnes handicapées (SRFPH) a pour objet de développer et d’optimiser l'accueil des personnes handicapées dans des dispositifs de formation de droit commun. La Région est partenaire avec l'Etat et l'AGEFIPH pour améliorer, adapter les compétences de ces cibles pour une meilleure insertion professionnelle. En 2015, 11,6% (contre 9% en 2014) des stagiaires du programme régional de formation avaient une reconnaissance travailleurs handicapés, soit 2015 stagiaires sur 17 363. Leur proportion était plus forte sur les formations infra-qualifiantes (13,5%) que sur les actions qualifiantes (9% des stagiaires). Un financement régional individuel a permis à 338 travailleurs handicapés de suivre un parcours de formation (soit 18,2% du total des aides individuelles régionales de formation).

Schéma régional pour la formation des personnes handicapées (SRFPH) Degré d’intensité DD

30 %

Prise en compte

NON

NON

PARTIELLE

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

Le but de cette action est d’améliorer l’accès pour tous à la formation, ce qui fait partie intégrante de la finalité 4. Cette action s’inscrit aussi sur la finalité 3 Cohésion sociale et solidarité en favorisant l’insertion des travailleurs handicapés dans le champ professionnel.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 121


// LA POLITIQUE RÉGIONALE « NOUVELLE CHANCE » Le dispositif « Nouvelle Chance » associe en 2015 trois actions pour amener les jeunes en grande difficulté sociale et professionnelle vers la qualification et l’emploi :  actions « nouvelle chance » de préparation à la qualification et à l’emploi,  chantiers Formation Qualification Nouvelle Chance,  nouvelle chance par l’alternance. Dans le cadre de Chantiers formations qualifications « Nouvelle Chance », l'action portée par une collectivité territoriale permet de réaliser une production, service d'utilité publique, et de donner un 1er niveau de qualification à des personnes en difficulté d'insertion. En 2015, pour exemple, 16 stagiaires ont été formés dans le domaine des espaces verts/entretien des espaces verts à Latresne (33) afin d'obtenir soit le Brevet Professionnel Agricole option Travaux d’Aménagements Paysagers (NIVEAU V) soit le Brevet Professionnel option Aménagement Paysager (NIVEAU IV). Au total 12 chantiers qualification nouvelle chance ont été réalisés avec 171 parcours stagiaires en Aquitaine. Ils intègrent pour la plupart une dimension développement durable dans le parcours formation.

// OCTROYER UN REVENU SOCIAL DE FORMATION POUR LES DEMANDEURS D’EMPLOI NON INDEMNISÉS Le revenu social de formation (RSF) développé à partir de 2009 et financé par la Région via l’Agence des Services de Paiement (ASP) pendant la durée de la formation professionnelle, contribue à la sécurisation du parcours de formation des stagiaires non indemnisés par Pôle Emploi. En 2015, 16 840 (12 188 en 2014) stagiaires ont été rémunérés pour un montant global de 38 800 000 €.

Le revenu social de formation Degré d’intensité DD

30 %

Prise en compte

NON

NON

PARTIELLE

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

Le revenu social de formation sécurise le parcours des stagiaires en formation. Il contribue à assurer une qualité de vie pour un meilleur épanouissement.

En 2015, il y a eu 25 004 jeunes accueillis (1er accueil), 60 746 jeunes suivis par les Missions locales en Aquitaine.

Accompagnement renforcé « Nouvelle Chance » Degré d’intensité DD

20 %

Prise en compte

NON

NON

NON

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

122 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


Intitulé de l’indicateur

2012

2013

2014

2015

Montant des contributions de la collectivité pour des actions visant l’épanouissement des individus (formation professionnelle)

93 301 K€

95 301 K€

97 675 K€

105 863 K€

Nombre de stagiaires ayant participé à une formation financée par la Région Aquitaine

20 000

20 061

20 446

21 900

Nombre de jeunes de - 26 ans entrés en formation professionnelle PRF Aquitaine

8 795

8 475

8 487

8 122

Nombre de stagiaires ayant participé à une formation financée par la Région Aquitaine

Nombre de jeunes de - 26 ans entrés en formation professionnelle PRF Aquitaine

Montant des contributions de la collectivité pour des actions visant l’épanouissement des individus La masse budgétaire indiquée prend en compte :  PRF actions structurelles  PRF actions subventionnées  Rémunération des stagiaires  PRF formation au bénéfice des salariés

 Dispositif d’appui VAE  PRF actions individualisées  PRF bilans jeunes

Nombre de stagiaires ayant participé à une formation financée par la Région Aquitaine Les formations font l'objet d'évaluation et une enquête suivi stagiaires permet de mesurer les résultats en termes d'insertion. En 2015, le nombre de jeunes entrés en formation est en augmentation par rapport à 2014. Les chiffres sont en hausse depuis plusieurs années, mais il s’agit de l’augmentation la plus importante depuis 2012. Pour 2015, le nombre global de stagiaires en recherche d'emploi bénéficiant du concours de la Région est d'environ 21 900 (PRF, Aides Individuelles pour la formation, subventions formations).

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 123


Nombre de jeunes moins de 26 ans entrés en formation professionnelle PRF Aquitaine La Région souhaite garantir sur l’ensemble du territoire l’accès aux droits pour tous dans le domaine de la formation. Le public jeune de 16 à moins de 26 ans sans qualification est particulièrement ciblé dans les politiques de formation professionnelle. L’élévation du niveau des Aquitains et leur insertion professionnelle est une finalité du Programme régional de formation. La formation des jeunes Aquitains sortis sans qualification du système scolaire reste une priorité. La légère baisse (-4%) des effectifs publics jeunes entrés en formation proposée par la Région de 2014 à 2015 peut être argumentée par la mise en place de mesures nouvelles pour le public jeune dont :  la garantie jeune en Gironde et dans le Landes ;  l’IEJ : Initiative pour l'emploi des jeunes sur tous les départements Ces dispositifs augmentent les choix dans l’ensemble de ces mesures souvent mises en place par la Mission locale, principal orientateur et prescripteur des publics jeunes sur nos actions de formation, ou les autres collectivités.

// ACTIVER DES FINANCEMENTS INDIVIDUALISÉS OU COLLECTIFS DE FORMATION POUR LE MAINTIEN ET LE DÉVELOPPEMENT DE L’EMPLOI Le Schéma régional d'accompagnement des mutations économiques 2012-2014 (adopté le 26 mars 2012) vise à relever le défi de l'emploi et de la compétitivité en adaptant les compétences des salariés aux besoins des entreprises (ouvriers, employés, de bas niveaux de qualification, le plus souvent exposés aux risques de sous-activité, voire de perte d'emploi). Il se traduit par l’activation de financements individualisés ou collectifs de formation pour l'adaptation des compétences aux besoins des entreprises. Cette politique est renforcée par la création en décembre 2013 du Fonds d'Actions et d'Innovation Régional pour l'Emploi en Aquitaine (FAIRE) pour :  soutenir la performance des entreprises,  favoriser la continuité professionnelle des actifs,  ancrer les compétences dans le territoire,  soutenir l'innovation pour l'accès à l'emploi. En 2015, 10 255 salariés ont été formés avec le concours de la Région dans 2 089 entreprises. Les 25 actions cofinancées par la Région ont permis à 459 demandeurs d'emploi de faire une préparation opérationnelle à l'emploi. Ces financements sont venus complétés les fonds des OPCA (Organismes paritaires collecteurs agréés), du FPSPP (fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels) et autres aides publiques ou privées. En 2015, le budget régional était de 3 280 283,47 € pour l’accompagnement à la formation des salariés, et 1 252 978€ pour les demandeurs d’emploi dans le cadre du FAIRE.

Fonds d’action et d’innovation régional pour l’emploi en Aquitaine Degré d’intensité DD

30 %

Prise en compte

NON

NON

PARTIELLE

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

Le fait de bénéficier d’une formation relève essentiellement de la finalité 4 et contribue partiellement à la finalité 3, en améliorant l’adaptation des compétences aux besoins des entreprises.

124 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


La Région poursuit la mise en œuvre du Dispositif d’appui à la Validation des Acquis et de l’expérience pour les demandeurs d'emploi et les salariés les moins qualifiés. L'accord cadre établi entre l'Etat, le Conseil Régional et les partenaires sociaux vise à développer la VAE et à améliorer les parcours. Il se traduit par des points d'accès gratuit à l'information pour tout public, soit 42 points d'accueils sur le territoire aquitain (7 en Dordogne, 8 en Gironde, 8 dans les Landes, 9 Lot et Garonne, 10 Pyrénées Atlantiques). Toute personne, quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, justifiant de 3 années d'expérience en rapport avec la certification visée, peut prétendre à la VAE. C'est aussi un élément constitutif fondamental de la formation tout au long de la vie. En 2015, 6 474 personnes ont été reçues pour un conseil VAE, dont 3147 en conseil personnel individualisé et 3327 en information collective. Intitulé de l’indicateur

2011

2012

2013

2014

2015

Nombre de conseils VAE

3 122

2 972

2 605

3 143

3 147

Validation des acquis de l’expérience (VAE) Degré d’intensité DD

20 %

Prise en compte

NON

NON

NON

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

Le dispositif d’accompagnement sur la validation des acquis et de l’expérience concourt à la démarche formation tout au long de la vie et contribue à une reconnaissance professionnelle pour un épanouissement personnel.

Lutter contre la précarité afin d'enrayer l'isolement social et d'améliorer les conditions de vie des populations les plus fragiles Pour lutter contre la précarité, la Région vise à garantir à tous les Aquitains les mêmes chances de réussite et de conditions de vie acceptables. En 2015, elle a poursuivi des actions permettant d’avancer dans cet objectif, notamment au travers des dispositifs suivants. Le dispositif Coups d’Pouce pour aider les familles des nouveaux lycéens se présente depuis 2001, sous forme d'une aide de 90€ à 615€ versée aux familles pour la première année dans le second cycle du second degré. Toutes les familles ayant un enfant entrant au lycée (général et technologique ou professionnel) sont concernées. Cette aide se présente sous forme de trois mesures spécifiques et cumulables permettant de renforcer l’égalité des chances pour tous et notamment les familles défavorisées.  une aide à l’acquisition des manuels scolaires : Coups d’Pouce Scolarité  une aide à l’équipement professionnel : Coups d’Pouce Pro  une aide à la mobilité : Coups d’Pouce Mobilité L'achat d'outillage et d'équipements en lycées professionnels ou technologiques représente un surcoût sensible par rapport aux frais engagés par les élèves de même niveau entrant dans des filières de formation générale ou tertiaire.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 125


La Région entend ainsi agir en faveur de l'ensemble des élèves de ces spécialités en valorisant ou en encourageant ce type de formations professionnelles et technologiques, notamment en faveur des filières industrielles qui constituent un axe fort de la politique régionale en matière de formation. À travers ces aides, la Région apporte son soutien à la réussite scolaire de tous les jeunes lycéens d’Aquitaine. En 2015, 33 199 jeunes ont été aidés pour un montant de 5 219 565 €.

// AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE DES AQUITAINS Intitulé de l’indicateur

2012

2013

2014

2015

Nombre de Pass Santé

8 500

9 000

13 925

15 000

Avec le Pass Santé, la Région accompagne les jeunes des missions locales vers un bilan de santé. L’orientation des jeunes en insertion vers les bilans de santé des 6 CPAM d’Aquitaine a fortement progressé.

Degré d’intensité DD

Depuis 5 ans, le réseau des professionnels de santé (CPAM, mutualité française Aquitaine, association de santé IREPS) et des institutionnels (ARS, Région Aquitaine), en lien avec l’association régionale des missions locales s’est mobilisé de façon croissante et coordonnée (comité de pilotage, financement spécifique Région et ARS) afin d’orienter au mieux les jeunes (accès aux bilans de santé et aux soins, accès à l’information et aux droits).

Prise en compte

NON

NON

PARTIELLE

OUI

NON

À cela, il faut ajouter l’accompagnement à la mise en place dans les 23 missions locales d’Aquitaine d’un point relais santé (animateur dédié et formé).

Impact

/

/

+

+

/

Dispositif Coups d’Pouce

30 %

F3 : cette aide versée permet aux jeunes générations d’envisager la poursuite de leurs études plus confortablement. F4 : cette participation financière vise à faciliter l’accès à l’éducation et à permettre aux élèves dont les parents sont en difficultés financières de poursuivre leurs études.

En 2015, le nombre de Pass Santé a progressé de plus de 7% par rapport à 2014, année où il avait déjà augmenté de plus de 30% par rapport à 2013.

// ISOLEMENT SOCIAL En 2015 la Région prend la pleine compétence des formations aux savoirs de base et de la lutte contre l’illettrisme dans le cadre du Plan régional de prévention et de lutte contre l'illettrisme en Aquitaine. À travers la mise en place du plan régional de prévention et de lutte contre l’illettrisme en Aquitaine signé en 2013, elle finance des formations dénommées "compétences clés" sur la communication en langue française, culture mathématique, numérique, sciences et technologie, communication langue étrangère, apprendre à apprendre. En 2015, 4 290 parcours de formation en « compétences clés », savoirs de base (2 615 en 2014 - 2 470 en 2013 - 2 425 en 2012) ont été accessibles aux demandeurs d'emploi. Le volume global des heures de formation est de 900 heures (691 600 heures en 2014).

126 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


// FAVORISER LE DÉPART EN VACANCES DES POPULATIONS FRAGILES Nombre de parcours de formation en "compétences clés"

Dans le cadre de sa politique sociale du tourisme, la Région a poursuivi et consolidé en 2015 sa politique d'aide aux départs en vacances du plus grand nombre d'aquitains avec notamment deux appels à projets régionalisés en direction des publics les plus fragiles, à savoir les familles, les jeunes et les personnes en situation de handicap :

Le nombre de parcours de formation en « compétences clés » a augmenté de plus de 60% par rapport à 2014. Cela s’explique par le fait que la Région ait pris la pleine compétence de ce domaine en 2015, elle met donc en place de nombreuses formations supplémentaires.

Plan régional de prévention et de lutte contre l’illettrisme Degré d’intensité DD

30 %

Prise en compte

NON

NON

PARTIELLE

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

Dans le cadre d’une politique régionale pour la formation tout au long de la vie, la lutte contre l’illettrisme favorise le développement des êtres humains, leur insertion sociale professionnelle et leur épanouissement.

 l'appel à projet Vacances Familiales animé par une personne dédiée de l'Association Vacances Ouvertes, association nationale d'intérêt général agréée par le ministère de la Jeunesse et des Sports et membre de l'Union Nationale des Associations de Tourisme (UNAT). En 2015, ce dispositif a permis à 1461 (1238 en 2014) personnes dont 726 enfants, soit 384 familles, de partir en vacances sur la période estivale. L'Association a accompagné 39 structures sociales et solidaires d'Aquitaine et a mobilisé près de 80 000 € de financements ANCV (l’Agence Nationale pour les Chèques Vacances) d'aides aux départs en vacances. La Région a soutenu ce dispositif à hauteur de 55 000 €.  l'appel à projets Sac Ados Aquitaine : mis en œuvre depuis 2006 ce dispositif, qui s’inscrit dans un contexte d’évolution des pratiques touristiques des jeunes tant dans leurs mobilités (co-voiturage, vélo, train TER...) que dans leurs choix d'hébergements (couchsurfing, Airbnb...), favorise l'accès de ce public aux richesses de leur région, de la France et de l'Europe tout en permettant l'apprentissage de l'autonomie, la mobilité et la responsabilité dans le cadre d'un projet de vacances autonomes. Il offre la possibilité de cumuler un premier départ en France pour les 16-22 ans, puis un deuxième en Europe pour les 18-25 ans. En 2015, 95 structures jeunesse et organismes éducatifs étaient partenaires, 91 projets ont été soutenus financièrement par le Conseil régional et ont permis à 345 jeunes aquitains de partir pour la première fois en vacances autonomes. 41 des 91 projets soutenus par la Région concernaient des destinations européennes.

F3 partiellement

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 127


En matière de soutien à la programmation de chantiers solidaires valorisant le patrimoine bâti et environnemental de la région, avec les chantiers internationaux de jeunes bénévoles, le programme d'actions de 85 associations a été retenu en 2015 pour un montant global de subvention de 116 896 €. 595 jeunes bénévoles ont participé à 58 chantiers de valorisation du patrimoine en Aquitaine.

Dispositif Sac’Ados Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

PARTIELLE

OUI

PARTIELLE

Impact

/

/

+

+

+

Cette action a un impact sur trois finalités sur cinq, la 3, 4 et 5, de par sa dimension sociale. Néanmoins, l’enjeu de cette action est de favoriser l’accès aux vacances pour tous, visant à l’épanouissement de tous les êtres humains pour une meilleure cohésion sociale et territoriale. Une sensibilisation à un mode de consommation responsable est un des points de l’accompagnement à approfondir auprès de ces publics fragiles. F3 et F5 partiellement.

Favoriser les conditions d’une mobilité choisie La Région poursuit une politique facilitant les choix de mobilité de la population, en particulier en veillant à la satisfaction des usagers des transports en commun. // MOBILITÉ DURABLE  Mettre en place des aides au niveau de la tarification des transports collectifs à travers le dispositif Sésame Le dispositif de tarification sociale Sésame, mis en place en 1999 et étendu à la gratuité au 1er septembre 2005, vise à favoriser la mobilité des demandeurs d’emploi et à permettre l’accès aux transports collectifs aux personnes les plus démunies en Aquitaine, quels que soient leurs motifs de déplacements. Il propose un chéquier de 24 voyages gratuits par an valable sur les réseaux Ter Aquitaine et routier régional.

Il s’adresse aux :  demandeurs d’un premier emploi de moins de 26 ans sans ressources, non étudiants, en projet d’insertion dans les missions locales ou permanences, accueil, information, orientation (PAIO), d  emandeur d’emploi percevant une allocation d’assurance ou d'assistance chômage inférieure à 80% du SMIC Brut en vigueur,  personnes attributaires du RSA socle ou socle majoré (à l’exclusion du RSA activité), p  ersonnes attributaires de l’allocation adulte handicapé, p  ersonnes attributaires de l’une des autres prestations dites “minima sociaux” (à savoir : l’allocation de veuvage, le minimum vieillesse ou l’allocation de solidarité aux personnes âgées, le minimum de la pension invalidité). La Région Aquitaine décide et finance la tarification sociale régionale Sésame. Les Départements, disposant de compétences directes en matière sociale, ont été chargés, par convention avec la Région de délivrer les cartes et chéquiers Sésame aux bénéficiaires en ayant, au préalable, vérifié les droits d’attribution. La Région leur verse une compensation financière. 16 979 aquitains ont ainsi bénéficié du dispositif Sésame en 2015, en légère diminution par rapport à 2014 (-2,75%). La Région verse à la SNCF une compensation forfaitaire Sésame, d’un montant prévisionnel de 2 290 291,08 € en 2015.

Dispositif Sésame Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

OUI

NON

OUI

OUI

NON

Impact

+

/

+

+

/

128 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


 Améliorer la satisfaction des usagers des transports en commun Depuis 2012, la Région Aquitaine exprime en continu une forte exigence auprès de la SNCF pour une amélioration de la qualité de service. Le plan de progrès est suivi mois par mois par la Région dans un objectif d'actions continues. En 2015, la Région a connu une mauvaise qualité de production du Ter Aquitaine, liée, entre autres, aux nombreux travaux en Aquitaine et notamment en gare de Bordeaux-Saint-Jean, aux retards de livraison des rames Régiolis et Régio2N, ainsi qu’aux difficultés d’exploitation des rames X73 500. Ce contexte a fortement affecté la circulation des trains. Malgré la mise en place par la SNCF d’un plan d’urgence à partir de septembre 2015, demandé par la Région pour redresser la production, le taux de ponctualité de 2015, à hauteur de 87,4%, a baissé de 1,5 point par rapport à 2014. La Région a également demandé à SNCF Mobilités de se mobiliser pour améliorer l’information aux voyageurs, notamment en situation perturbée. Le Plan de progrès vise également à accélérer le déploiement de systèmes d’information dynamique. Les deux lignes du Ter Aquitaine, Bordeaux–Le Verdon et Dax-Bayonne ont ainsi été équipées en 2015 d’écrans d’information voyageurs dynamique, dans le cadre d’une démarche pluriannuelle de déploiement.

Nouveaux matériels ferroviaires Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

OUI

PARTIELLE

OUI

PARTIELLE

NON

Impact

+

+

+

+

/

En vue de la réouverture de la ligne ferroviaire internationale entre Pau et Canfranc en Espagne, pour y développer le fret ferroviaire transpyrénéen et le trafic voyageurs transfrontalier, les travaux entre OloronSainte-Marie et Bedous, commencés en septembre 2014, se sont poursuivis et fin 2015, tous les ouvrages d’art ont été achevés et les rails posés sur 15 km. La Région, qui finance 100% des travaux, a mandaté 41,8 M€ en 2015. Le coût total de l’opération est estimé à 102 M€. Communication – événementiel Une visite des travaux le 21 août 2015, en présence du Président de Région et du Ministre régional des transports de l’Aragon, a constitué un événement médiatique en Aquitaine et en Aragon. Les media ont produit de nombreux reportages et articles à chaque étape majeure

Depuis 2009 et 2010 la collectivité s’est engagée dans un programme de renouvellement du matériel roulant à hauteur de 370 M€ (financé entièrement par la Région). Les réceptions des rames n’ont pas accusé de nouveaux retards, bien que les livraisons soient en décalage d’un an par rapport aux calendriers de livraison initiaux. La satisfaction est au rendez-vous, tant du côté des usagers, qui voyagent dans des rames neuves, que du côté de l’exploitant SNCF qui profite d’un matériel "bien né".

Etudier la remise en circulation du Ter Oloron-Bedous Degré d’intensité DD

80 %

Prise en compte

OUI

OUI

OUI

OUI

NON

Impact

+

-

+

+

/

Les mises au point des logiciels des rames ont certes légèrement perturbé la disponibilité des rames durant quelques semaines, mais au bénéfice d’une amélioration technique indéniable. Chaque nouvelle version logicielle apporte un réel bond qualitatif et permet de corriger les défauts de jeunesse.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 129


 Offrir des services favorisant une mobilité durable La Région favorise la mise en place de dispositifs visant à faciliter les déplacements multimodaux et améliorer la lisibilité des tarifications. Afin de renforcer l’attractivité du Ter Aquitaine auprès des jeunes, la Région Aquitaine a lancé 3 nouveaux tarifs pérennes en 2015 :  le tarif Sprin’Ter, réservé aux moins de 28 ans et distribué exclusivement via le site Ter Aquitaine à raison de 1000 billets maximum par mois, au prix de 7 € ou 12 € selon la distance parcourue (palier à 150 km). Ce tarif constitue une réelle alternative au covoiturage pour les déplacements moyennes et longues distances des jeunes aquitains, notamment sur les liaisons Bordeaux - Bayonne / Dax. À fin 2015, 2 432 billets ont été vendus.  le tarif groupes scolaires, permettant aux classes de primaires, collèges et lycées d’emprunter le Ter Aquitaine en bénéficiant d’une procédure de réservation simplifiée et d’un prix attractif : de 100 € à 200 € l’aller-retour dans la journée, pour un groupe de 30 élèves et 3 accompagnants.  le tarif loisirs scolaires, dédiés aux abonnés scolaires du Ter Aquitaine, offrant 50% de réduction les mercredis, samedis, dimanches et jours fériés, et tous les jours lors des vacances scolaires de la zone (hors période estivale). Tarifications promotionnelles  Forfaits Océans et Bordeaux : en 2015, la Région Aquitaine a réitéré les Forfaits Océans et Découverte Bordeaux (lancé en 2014 avec succès), permettant de se rendre sur les plages du bassin d’Arcachon, du Médoc et de la côte basque en Ter Aquitaine à prix préférentiel, ou de visiter Bordeaux sur la journée depuis le Nord de l’Aquitaine. L’édition 2015 a été véritablement plébiscitée avec 33 239 billets vendus, notamment vers Bordeaux et Arcachon, soit une hausse de 72% par rapport à 2014.  Fest’Ter : la tarification Fest’Ter mise en place par la Région Aquitaine permet de se rendre en Ter Aquitaine à certains festivals musicaux labellisés par la Région dans le cadre le dispositif Aquitaine en Scène, en bénéficiant d’un tarif préférentiel. Afin de renforcer la lisibilité de ses tarifs, la Région Aquitaine a remplacé la réduction de 50% pratiquée jusqu’ici par une gamme de prix forfaitaires s’échelonnant de

10 € à 40 € en version solo et de 30 € à 60 € en version mini-groupe (jusqu’à 5 personnes). L’édition 2015, qui portait sur 3 festivals aquitains (Garorock, Musicalarue, Reggae Sun Ska) ainsi que sur le festival FreeMusic à Montendre dans le cadre d’un accord de réciprocité avec la Région Poitou-Charentes, a vu sa fréquentation progresser d’environ 40% par rapport à 2014 avec 2500 usagers estimés, en lien avec l’apparition de la version mini-groupe.  Forfaits Découverte : la Région Aquitaine a étendu en 2015 les Forfaits Découverte en versions solo et minigroupe à l’ensemble des petites vacances scolaires de février, Pâques, Toussaint et Noel. 6 949 billets ont été vendus dont 1 023 en version mini-groupe, pour une fréquentation totale estimée à environ 9 500 usagers, contre 2 835 en 2014 (Toussaint et Noel uniquement).  Pass Dégus’Ter : dans le cadre du développement de l’usage du Ter Aquitaine pour des motifs loisirs et tourisme, la Région Aquitaine a lancé le tarif Dégus’Ter en 2015, en partenariat avec la Commune de LudonMédoc. Cette offre complète et innovante comprend un trajet aller-retour en Ter Aquitaine entre Bordeaux et Ludon, la visite - dégustation des Châteaux médocains Paloumey et d’Agassac ainsi qu’un piquenique au château Paloumey, les transferts étant assurés par une navette routière. Pour cette première année d’expérimentation, 22 Pass ont été vendus. Démarche billettique interopérable La carte sans contact Modalis permet aux usagers des réseaux Ter Aquitaine (depuis 2004) et TransGironde (depuis 2005) de circuler sur le réseau TBM de Bordeaux Métropole avec un seul support en bénéficiant d’abonnements combinés avantageux, facilitant ainsi le report modal et la mobilité durable. Afin d’étendre le concept Modalis à l’ensemble de l’Aquitaine, la Région pilote depuis 2010 une démarche d’interopérabilité billettique regroupant 21 AOT (Autorités Organisatrices de Transports). L’objectif est de rendre progressivement compatibles les systèmes billettiques des réseaux partenaires, en vue de la mise en place d’un support commun, la carte Modalis de nouvelle génération. Celle-ci pourra héberger de nouveaux titres intermodaux et multimodaux combinant divers modes de transport (Ter, car, bus, tramway, vélo…), ainsi que les titres propres à chaque réseau.

130 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


Suite à la livraison de la base documentaire définissant l’ensemble des conditions fonctionnelles, organisationnelles et techniques nécessaires à la mise en œuvre de l’interopérabilité billettique fin 2014, les partenaires ont validé en 2015 la nouvelle signature graphique de Modalis marquée par un nouveau logo et visuel, dans le cadre d’une charte graphique et de communication élaborée sous le pilotage de la Région.

Faciliter les déplacements multimodaux et améliorer la lisibilité des tarifications Degré d’intensité DD

80 %

Prise en compte

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Permettre l'accès de tous les Aquitains à une culture émancipatrice La collectivité régionale développe des politiques favorisant l’accès à une culture pour tous les publics et la diversité de l’offre culturelle sur son territoire. Le site Aquitaine Cultures Connectées est dédié à l'innovation numérique dans le secteur culturel. Il valorise les productions numériques, les acteurs innovants et les collections numérisées culturelles d'Aquitaine. Il est produit par la Direction de la Culture et du Patrimoine de la Région Aquitaine dans le cadre du soutien au développement de l’économie créative sur le territoire.

Reflet du champ d’intervention et d’intérêt de la Région Aquitaine pour le secteur du numérique culturel, le site propose une découverte des cultures de la région et de ses nouvelles formes narratives et expériences interactives numériques via quatre entrées principales :  exploration numérique : des productions numériques créatives sur les cultures d’Aquitaine,  collections numérisées : les fonds patrimoniaux numériques des établissements culturels aquitains,  initiatives innovantes : des lieux, des créations et des acteurs de l’innovation culturelle aquitaine,  créative Box : des infos de veille et des ressources pratiques autour de la culture & du numérique. Le site propose de plus des billets d’actualités et la diffusion d’une newsletter, une offre éditoriale quotidienne complétée par les réseaux sociaux. Il propose une publication régulière de nouveaux contenus (actualités, nouvelles fiches Exploration numérique et Initiatives innovantes …) L’objectif est de faire découvrir les cultures aquitaines via le numérique (à travers des bases documentaires numérisées ou des créations éditoriales originales), mais aussi de présenter des projets innovants exemplaires en région et une veille sur ces thématiques.

Mission développement numérique et culturel Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

PARTIELLE

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Impact

+

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Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 131


Le Festival des lycéens et apprentis (FDLA), implanté au Rocher de Palmer (Cenon, 33) a regroupé en 2015 sur 2 jours, 2088 jeunes lycéens et apprentis (300 accompagnateurs). Il répond aux objectifs suivants :  mettre à disposition des outils professionnels qui offrent aux lycéens l'opportunité d'exprimer leurs potentialités et diversités,  sensibiliser les jeunes à la pratique artistique grâce à des journées de regroupement et d'éducation artistique en amont du festival. 220 projets sont programmés sur les deux jours de festival dans 15 domaines : musique, théâtre, danse, sciences, débats, bénévolats, arts visuels, photographie, accueil des délégations internationales, vidéo, écriture/ slam, mode, centre de presse, match d'improvisation. 29 journées d’accompagnement/regroupement sont programmées en amont du festival.

Permettre l'accès au sport pour le plus grand nombre La politique de soutien au sport régional regroupe 3 dispositifs :  le soutien aux têtes de réseaux du sport régional (ligues et comités). L'aide au sport fédéral, d'un montant d'1,240 M€ en 2015, s'effectue dans un cadre partenarial avec près de 90 ligues sur la base d'un échange partenarial permanent avec le CROS (Comité Régional Olympique et Sportif) qui fédère l'ensemble de ces acteurs sportifs,  le soutien à la construction d'équipements sportifs d'intérêt régional et mis à disposition des lycéens et apprentis (3 139 566 € pour 16 opérations en 2015),  le soutien aux manifestations sportives (326 manifestations pour un total de 900 000€ en 2015), des événements internationaux mais aussi de grandes manifestations pour tous.

Soutien au sport

Festival des lycéens et des apprentis Degré d’intensité DD

Degré d’intensité DD

40 %

50 %

Prise en compte Impact

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Prise en compte

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132 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


Nombre de manifestations sportives soutenues par la Région

On constate une légère diminution par rapport à 2014 du nombre de manifestations sportives soutenues par la Région. Cependant, le budget prévu à cet effet a augmenté (900 000€ euros en 2015 contre 816 000€ en 2014). Cela s’explique par la volonté de la Région de recentrer les aides régionales sur les manifestations d'intérêt régional et ainsi d’éviter l’éparpillement sur des petites manifestations.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 133


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Transmettre les savoir-faire // SCHÉMA RÉGIONAL DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES L’année 2015 a permis la mise en œuvre des premières actions du Schéma régional des formations aux métiers du social, de la santé et du médico-social en Limousin 2015-2020. Ont ainsi été déclinées les grandes orientations de cette stratégie autour de la qualité et de l’innovation de l'offre de formation, de l'accompagnement des apprenants, de la connaissance des besoins en compétences sanitaires et sociales… Illustration de la mise en œuvre de cette ambition régionale, l’élargissement du champ d’application des bourses sur critères sociaux a constitué une mesure emblématique avec le passage de 500 à 700 bénéficiaires parmi les étudiants et élèves en formation sanitaire ou sociale. L’effort régional s’élève à plus de 1,86 M€ pour l’année 2015-2016 avec un montant moyen de bourse à 2 548 €. Dix ans après la création du dispositif des bourses régionales sur critères sociaux, la collectivité a choisi de créer trois échelons supplémentaires, à compter de la rentrée 2015, en plus des cinq déjà existants afin de répondre à la diversité des situations sociales des apprenants. La sortie de la 1re promotion de diplômés en ergothérapie de l’Institut Limousin de Formation aux Métiers de la Réadaptation (ILFOMER) a constitué un autre fait remarquable. En juillet 2015, le Diplôme d’Etat d’ergothérapeute a ainsi été remis à 26 étudiants, en 3ème et dernière année de formation à l’ILFOMER, en présence de représentants de l’université de Limoges, du Conseil régional, de l’ARS, de la DRJSCS et du CHU. Les compétences de ces nouveaux diplômés constituent des réponses aux enjeux du bien vivre ensemble et du bien vieillir. L’ergothérapeute intervient en faveur de personnes souffrant d'un handicap ou d’une altération de leurs capacités afin qu’elles retrouvent l'autonomie nécessaire aux activités de la vie quotidienne, familiale et sociale. Après un diagnostic, ce professionnel de la santé peut en effet proposer des solutions sur mesure, dont des appareillages techniques, des aides humaines ou animalières.

LIMOUSIN

Schéma régional des formations sanitaires et sociales Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

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// UN CAMPUS DES MÉTIERS ET DES QUALIFICATIONS Depuis janvier 2015, deux Campus des Métiers et Qualifications sont labellisés en Limousin :  le campus du Génie civil et des infrastructures intelligentes, porté par le Lycée Pierre Caraminot d’Égletons  le campus de la Construction durable et de l’écoréhabilitation, porté par le Lycée des Métiers du Bâtiment de Felletin. Ces deux Campus ont vocation à valoriser l’enseignement professionnel, à renforcer les coopérations entre le système éducatif et le monde économique au service de l’insertion professionnelle. Ils associent, au sein d’un partenariat renforcé autour d’une filière, des organismes de formation initiale et continue, des entreprises, des laboratoires de recherche. Le projet du Campus de la Construction durable et de l’éco-réhabilitation couvre les activités de la construction liés à l’habitat, avec une orientation forte autour du marché de la réhabilitation. Le cœur du projet porte sur la préservation et la transmission de savoirfaire anciens, dans la perspective du marché émergent de l’éco-réhabilitation de l’habitat. Dans cette optique, le Campus a fait une place privilégiée aux matériaux écologiques et bio-sourcés (chanvre, laine de mouton, ouate de cellulose, paille, terre) tout en proposant des techniques de mise en œuvre innovantes et adaptées aux besoins des entreprises locales. Le Campus du Génie civil et des infrastructures intelligentes se développe également dans une approche de développement durable et d’innovation technologique.

134 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


Sur le plan économique, chaque Campus doit permettre de former les professionnels de demain, d’adapter les compétences des personnels en poste, et de favoriser la réinsertion professionnelle des demandeurs d’emploi. La convergence des deux Campus autour de la thématique de la construction intelligente est structurante pour le Limousin. Par la lisibilité qu’apporte la labellisation, les Campus sont un levier supplémentaire de la relation économie-formation. Par leur approche innovante (numérique, réseaux communicants…), ils modernisent des secteurs traditionnels reconnus en région.

Dans les formations du Transport, les stagiaires sont formés à l’éco-conduite. Dans le secteur de l’aide à la personne, ils sont sensibilisés à la gestion des déchets, à l’origine et à la qualité des produits ménagers utilisés. Les moyens pédagogiques différent selon les organismes prestataires, mais sont parfois innovants comme par exemple la rédaction, par les stagiaires, d’une « charte Développement Durable » applicable tout au long de la formation.

Sensibilisation au développement durable dans les formations à l’attention des demandeurs d’emploi Degré d’intensité DD

60 %

Un campus des métiers et des qualifications Degré d’intensité DD

70 %

Prise en compte

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PARTIELLE

Impact

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// SENSIBILISATION AU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LES FORMATIONS À L’ATTENTION DES DEMANDEURS D’EMPLOI L’ensemble des marchés régionaux de formations qualifiantes exigent la mise en œuvre par les prestataires d’un module dédié au développement durable adapté au secteur d’activité considéré. Cette mesure a été confirmée dans le dernier marché sur l’offre de formations professionnelles qualifiantes portant sur la période 2015-2018. Les organismes de formation doivent y consacrer entre une demi-journée et une journée en moyenne, abordant les principes généraux du développement durable, les démarches à adopter dans la vie quotidienne, avant de se concentrer sur les pratiques durables propres au métier exercé. Les éco-gestes dans le domaine du BTP, par exemple, permettent de limiter les émissions de poussière, de préserver l’eau des sols, de veiller à l’emploi de matériels et matériaux réutilisables, de réduire les consommations d’énergie, de gérer les déchets de chantier.

Prise en compte

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Offrir aux apprenants les meilleures conditions d’accueil, de formation et de de vie // HÉBERGEMENT ET RESTAURATION En mettant la formation professionnelle au cœur de ses politiques publiques, la Région entend offrir à l’ensemble des habitants du territoire, l’égalité d’accès à la formation et ce, dans un double souci de justice sociale et d’efficacité économique. Dans ce cadre, la Région s’engage dans la lutte contre toutes les formes de discrimination, afin que tous bénéficient des mêmes chances de réussite :  en assurant à tous les demandeurs d’emploi la construction d’un parcours de formation individualisé,  en favorisant l’accès à la formation par l’adaptation des modalités d’accueil, principalement l’hébergement.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 135


Pour de nombreux apprenants, la sécurisation de leur parcours passe par un hébergement à proximité du lieu de formation. C’est pourquoi, depuis septembre 2015, une convention entre la Région et l’AFPA permet aux stagiaires de la formation professionnelle résidant à plus de 40 km ou à plus d’une heure (en transport en commun) de leur lieu de formation de bénéficier d’un hébergement à titre gratuit, le temps de leur formation. Complémentairement, la personne hébergée a accès à un espace repas aménagé ou à un service de restauration lui permettant de dîner pour un coût inférieur à 4€, le petit déjeuner étant gratuit. Ce service est disponible sur les cinq sites d’hébergement de l’AFPA (Guéret, Egletons, Brive et deux à Limoges). Par ailleurs, l’ensemble des marchés du Programme Régional de Formation exige des prestataires de formation, la possibilité pour les stagiaires de déjeuner pour un coût maximal de 4€. Ces différentes dispositions sont bien souvent déterminantes dans le choix des demandeurs d’emploi à accepter d’entrer en formation.

Hébergement et restauration Degré d’intensité DD

Ces cellules ont pour objectif de soutenir les apprentis afin d’éviter les ruptures de contrat, de les aider à obtenir leur diplôme en leur permettant de mieux se consacrer à leur formation. Par ailleurs, les projets d’éducation citoyenne développés par les centres de formation sont aussi au cœur de ce premier axe qualité. Certains CFA accompagnent la mobilité européenne de leurs apprentis, proposent des voyages culturels ou font intervenir des professionnels de la prévention santé, routière ou environnementale pour sensibiliser les jeunes. Ainsi en 2015, sur les 14,5 M€ versés aux CFA 1,7 M€ étaient consacrés au financement d’actions qualité visant à améliorer la qualité globale des parcours de formation en apprentissage.

Qualité des parcours en apprentissage Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

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Impact

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+

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// AMÉLIORER LE BIEN-ÊTRE DES ÉTUDIANTS

50 %

Prise en compte

PARTIELLE

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Impact

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// QUALITÉ DES PARCOURS EN APPRENTISSAGE Au travers de la Charte qualité et de la Convention quinquennale, la Région incite les Centres de Formation d’Apprentis (CFA) à engager des actions qualité, en participant à leur financement. Ainsi, de nombreuses actions en lien avec l’axe 1 de la Charte, « le respect de la personne », sont soutenues par la Région. Pour exemple, une dizaine de CFA ont mis en place en leur sein une « cellule d’écoute » pour accueillir, écouter, orienter et accompagner les apprentis qui rencontrent des difficultés personnelles (financières, logement, mobilité, addiction …).

Adopté en mars 2015, le Schéma Régional de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a donné lieu, en juin, à la signature d’un nouveau Contrat d’Objectifs et de Moyens liant l’université de Limoges et la Région sur la période 2015-2020. Mobilisant une enveloppe régionale de 36 millions d’euros, ce 4e COM est porteur de trois grands objectifs pour les 6 années à venir :  encourager et valoriser la recherche en tant qu’accélérateur économique et social de territoire ; o  ptimiser les financements publics Etat/Région/Europe ;  promouvoir l’université et renforcer son attractivité.

136 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


Il comporte 3 axes majeurs dont le premier vise à « Offrir aux étudiants les moyens d’une intégration sociale et professionnelle réussie ». La volonté régionale d’améliorer le bien-être des étudiants était déjà présente dans les deux précédents COM. Sur cette nouvelle période, le 4ème COM permet de reconduire des actions telles que l’aide aux étudiants en situation de handicap, l’aide alimentaire ou celle à la Maison Médicale. Concernant le dispositif des bourses au mérite (3000 €/an), son périmètre a été étendu à toutes les formations. Par ailleurs, la diffusion de la culture scientifique, développée par la Région bien avant qu’elle ne devienne une compétence régionale, occupe désormais une place prépondérante par un soutien d’environ 70 k€/an. L’entreprenariat étudiant est aussi plus fortement soutenu par ce nouveau COM qui accompagne le fonctionnement de la Maison de l’Entreprenariat et lui permet de gagner en compétences avec la mise en place d’unités d’enseignement à l’attention des étudiants entrepreneurs.

Chaque jeune concerné bénéficie de 40 heures de soutien sur l’année scolaire. Près de 35 jeunes sont suivis annuellement et le taux de rupture est très faible. Les diplômes préparés sont essentiellement des CAP, Bac Pro et des Brevets professionnels. Entre 65 et 70% des jeunes réussissent leur examen. Par ailleurs, la Région assure le financement d’un CFA spécialisé, le CSFA Lauthonie à Sainte-Fortunade (Corrèze) qui accueille chaque année, dans différentes filières (aménagement paysager, alimentation métiers de bouche, bâtiment, …), une vingtaine de jeunes adultes handicapés ou de jeunes en échec d’insertion dans les CFA.

Accompagnement des apprentis en situation de handicap Degré d’intensité DD

40 %

Améliorer le bien-être des étudiants Degré d’intensité DD

Prise en compte

NON

NON

OUI

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Impact

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40 %

Prise en compte

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Impact

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Favoriser l’accès à la formation et à l’emploi des personnes en difficulté // ACCOMPAGNEMENT DES APPRENTIS EN SITUATION DE HANDICAP En 2015, la Région, au travers de différentes aides, a poursuivi son soutien aux apprentis dans un objectif d’égalité des chances. Depuis plus de 15 ans, elle accompagne les apprentis en situation de handicap en finançant un dispositif de suivi et d’accompagnement renforcé mis en place par l’Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés de la Haute-Vienne (APAJH 87). Son action vise à soutenir les apprentis reconnus travailleurs handicapés tout au long de leur formation, afin de les aider à s’intégrer et à s’affirmer dans l’entreprise ainsi que dans le CFA.

Promouvoir l’égalité femmes/hommes // MISE EN ŒUVRE DE LA CHARTE EUROPÉENNE En signant en 2009 la Charte Européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, la Région s’engageait à favoriser cette prise en compte dans ses politiques. Cet engagement effectif depuis cette date s’est poursuivi en 2015 avec la mise en œuvre d’un certain nombre d’actions nouvelles :  organisation de sessions de formation par le Comité Régional Olympique et Sportif du Limousin (CROS) sur les trois départements, pour les femmes souhaitant prendre des responsabilités dans le mouvement sportif,  acquisition de l’exposition itinérante « Tous les métiers sont mixtes »,  signature du deuxième plan d’actions régional pour l’entrepreneuriat des femmes, é  dition d’un guide méthodologique permettant d’intégrer les femmes et les hommes dans les pratiques d’accompagnement à la création d’entreprise,  signature de la convention « Territoire d’excellence ».

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 137


Par ailleurs, la Région a signée avec l’Etat en juin 2015 la convention cadre « Territoires d’excellence » en présence de Mme Boistard, secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Un partenariat a été mis en œuvre autour de deux axes :  réaliser l’égalité professionnelle dans les PME-TPE par une effectivité du droit,  développer la mixité des filières de formation et des métiers.

Mise en œuvre de la charte européenne Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

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+

+

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// PLAN D’ACTION POUR L’ENTREPRENEURIAT DES FEMMES Partant du constat que les femmes ne représentent que 30% des créateurs d'entreprises, qu'une seule entreprise innovante sur dix est dirigée par une femme et que cette situation n'a quasiment pas évolué depuis les dix dernières années, le gouvernement s'est donné pour objectif de passer de 30% à 40% de femmes entrepreneures en 2017. En Limousin, les femmes représentaient, en 2014, 38% des créateurs, ce qui est nettement supérieur à la moyenne nationale qui est de 30%. La Région Limousin avait signé en 2013 avec l'Etat et la Caisse des Dépôts un plan d'actions pour l'entrepreneuriat des Femmes. Ce plan comprenait un certain nombre d’actions visant à soutenir et promouvoir la création et la reprise d’entreprises par des femmes. Il s’est terminé au 31 décembre 2015 et son bilan s’est avéré très positif. Tous les partenaires se sont investis dans les actions communes, beaucoup se sont formés aux stéréotypes de genre et se sont engagés à faire évoluer leurs pratiques au sein de leurs structures.

Ce succès a conduit tous les partenaires, dont la Région à signer en 2015 un nouvel accord en faveur de l’entreprenariat des femmes, articulé autour de 3 axes et une douzaine d’actions: c  ommuniquer et valoriser l’entrepreneuriat des femmes : suivi statistique de l’évolution des données concernant l’entrepreneuriat des femmes, diffusion sur internet d'informations spécifiques à l'entrepreneuriat féminin, participations à des salons et évènements sur la création d’entreprises, communication et sensibilisation pour le public scolaire et étudiants, organisation d’un concours régional dédié aux femmes créatrices.  développer l’accès aux dispositifs de droit commun pour les acteurs de terrain : sensibiliser les réseaux et acteurs généralistes aux spécificités de la création d’entreprise par des femmes, sensibiliser les banques.  créer ou développer une offre de service spécifique pour les femmes : subventionner et accompagner les projets de création / reprise d'entreprise par des femmes dans les zones rurales et dans les quartiers prioritaires de Limoges, Guéret et Brive, développer le « marrainage », mettre en place des solutions pour faciliter la conciliation des temps de vie, sensibiliser à la création d’entreprise dans les domaines du numérique et du digital, encourager et financer la reprise/transmission par les femmes.

Plan d’action pour l’entrepreneuriat des femmes Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

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Impact

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138 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE POITOU-CHARENTES Des formations à finalité environnementale Le développement des formations initiales et continues portant sur le développement durable est au centre de l'action de la Région : le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles 2011-2015 fait de la croissance verte une opportunité majeure en matière d'emploi et de formation. À la rentrée 2015, 88 formations initiales et continues certifiantes, allant du CAP au Master, ont été recensées dans les domaines de la « croissance verte » : agriculture durable et biologique, maîtrise de l'énergie, énergies renouvelables, gestion et traitement des déchets, métiers de l'eau, conseil, management, sécurité et génie de l'environnement, éco-construction, paysages et milieux naturels, transports et mobilité durable. Ces formations sont réparties sur l’ensemble du territoire dans près de 190 sections. Le schéma directeur régional « PRAXIBAT » que la Région, l'ADEME et l'Éducation nationale ont mis en œuvre à partir de 2012 propose des actions pratiques spécifiques sur le bâtiment durable, la performance énergétique et les énergies renouvelables. 13 plateformes ont été mises en place dans 7 établissements (4 lycées et 3 CFA), sur la base d'une dotation du Fonds Régional d''Excellence Environnementale (FREE) mobilisant des Fonds de l’ADEME et du Conseil régional pour le financement des plateaux techniques et la formation de formateurs. Ces actions de formation ont été dispensées en 2014 et ont concerné près de 40 formateurs en tant que personnes ressources habilitées. Ces plateformes sont aujourd'hui opérationnelles et sont prêtes à organiser des sessions de formation au profit des salariés et des artisans dans plusieurs domaines : enveloppe du bâtiment, renouvellement de l'air, éclairage et boisénergie. Une convention de partenariat entre l’ARFAB (centre de formation des artisans du bâtiment) et le réseau des GRETA a été mise en œuvre en 2015 et permet d’organiser des sessions de formation auprès des salariés notamment dans les petites entreprises. Des rapprochements entre les formations Praxibat et le module FeeBat Renove sont également en cours d’exploration.

La formation continue permet de soutenir la qualification des actifs. Elle les prépare à exercer leur métier en tenant compte de l'évolution des techniques de production plus respectueuses de l'environnement. En 2015, dans le cadre du Service Public Régional de Formation (SPRF), l'offre régionale comprenait une douzaine de formations relevant essentiellement de trois secteurs : l'agriculture (travaux paysagers, utilisation de chevaux attelés, travaux forestiers, etc.), le bâtiment (installateur thermique et sanitaire-option énergies renouvelables, technicien de maintenance en climatisation, constructeur bois, etc.) et enfin les industries du recyclage. Au total, en 2015, 210 personnes sont entrées dans une formation ayant trait spécifiquement à l'excellence environnementale et à la « croissance verte ». À cet effet, la Région intègre dans ses commandes de formation les principes du développement durable : un module « conduite économique » dans la formation aux permis poids lourds, un soutien aux habilitations de type désamiantage, etc. Les politiques publiques de l'apprentissage sont structurées pour permettre aux jeunes de maîtriser les nouveaux métiers de l'économie verte. Fin 2015, la Région recense 1 018 apprentis en formation dans les filières de l’excellence environnementale. Trois nouvelles formations ont été ouvertes en 2015 (Baccalauréat TISEC, CS Tourisme Vert, et Licence professionnelle Procédés de développement et valorisation). Bien que les effectifs aient doublé entre 2003 et 2014 et le nombre de sections multiplié par 5, la rentrée 2015 a enregistré une baisse de 10% des effectifs due à l’installation d’une offre de formation pour partie renouvelée.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 139


Un égal accès à la formation et à l'éducation

réussir ces jeunes au baccalauréat et les engager dans une poursuite d’études supérieures.

// DES FORMATIONS QUALIFIANTES ET DES FORMATIONS CENTRÉES SUR DES PUBLICS CIBLÉS

Le protocole d’accord entre la Région et Pôle Emploi pour 2015-2018 prévoit notamment des aides individuelles à la formation accordées aux demandeurs d’emploi sous certaines conditions : 111 projets ont été financés dans ce cadre sur les 6 derniers mois de l’année 2015.

L'accès à la qualification des demandeurs d'emploi est depuis de nombreuses années la préoccupation majeure de la Région. En 2015, 12 359 stagiaires ont participé à des actions de formation. Cette offre à la formation qualifiante a représenté 62% des places de formation financées par la Région. 2011

2012

2013

2014

stag.

%

stag.

%

stag.

%

stag.

%

Qualification

5 709

56%

5 157

85%

7 698

76%

7 688

81%

Prom. sociale

2 819

28%

307

5%

832

8%

942

Prép. qualifi.

1 648

16%

623

10%

1 614

16%

TOTAL

10 176

100%

6 087

100%

10 144

100%

Par ailleurs, par souci d’équité, la Région fait bénéficier les étudiants des formations sanitaires et sociales d’un système de bourses équivalent à celui que gère l’Etat pour les autres étudiants 2015 de l’enseignement supérieur. En 2015, 758 stag. % étudiants ont été soutenus dans ce cadre. 7 633

62%

10%

4 075

33%

902

9%

651

5%

9 532

100%

12 359

100%

Le SPRF permet à ceux qui sont exclus des systèmes classiques de formation de préparer une qualification pour trouver leur place sur le marché de l'emploi : ce sont 3 129 stagiaires qui ont été accueillis dans ce cadre contre 2 546 en 2014. En plus des formations déjà inscrites dans le cadre du Programme régional de formation (PRF), la Région a lancé en 2013 un plan exceptionnel de qualification pour 1 000 demandeurs d'emploi par an, d'un montant de 3,4 M€. Fin 2015, plus de 1 445 entrées en formation étaient enregistrées. Ce plan s’achèvera courant 2016. Par ailleurs, elle a mis en œuvre un dispositif Engagement Première Chance, dont l'objectif est de faciliter l'accès à l'emploi des jeunes sortis sans qualification du système scolaire, en acquérant une certification professionnelle. Dans ce cadre, 546 stagiaires ont été inscrits. Déjà implantée à Châtellerault, l’École de la Deuxième chance a ouvert en 2015, une seconde antenne à Niort ; l’objectif étant d’accueillir en année pleine 120 stagiaires sur les deux sites. Ces écoles ont respectivement accueilli 86 et 15 jeunes, ces derniers ayant débuté leur parcours en novembre 2015. En septembre 2015, la Région a accompagné l’ouverture d’un micro-lycée à Saint Maixent. Ainsi ce sont 29 jeunes (de 18 à 25 ans) qui y sont accueillis en classes de seconde et première. Ces jeunes sont généralement en échec ou en rupture, parfois depuis plusieurs années. Deux objectifs sont poursuivis : faire

Ainsi, au total, dans le cadre des différents dispositifs régionaux d’appui aux personnes engagées dans un parcours de formation, 4 066 stagiaires ont bénéficié d’une rémunération.

// DES SOUTIENS À L’APPRENTISSAGE Dans le domaine de l’apprentissage, la Région a fait évoluer l’offre de formation à la rentrée 2015 en ouvrant 35 nouvelles formations correspondant à 406 places afin de répondre aux besoins des entreprises. Pour la rentrée 2016, elle a autorisé en 2015, l’ouverture de 56 nouvelles formations dont 24 ouvertes en mixité de publics apprenti/scolaire ou de parcours, correspondant à 774 places de formation. L’ouverture de formations par la voie de l’apprentissage dans le supérieur constitue également un axe fort de développement afin de proposer des filières de formation par apprentissage complètes. Ouvertures de places de formations nouvelles (par année et par niveau) Niveaux de 2010 2011 formation

2012 2013 2014 2015 2016

Niveau I

45

40

83

44

0

79

59

Niveau II

34

12

174

24

106

45

84

Niveau III

91

206

169

205

46

74

299

Niveau IV

317

211

111

105

169

90

171

Niveau V

48

131

66

151

66

118

161

Total

535

600

603

529

387

406

774

La Région aide également les apprentis et leur famille à faire face aux frais induits par l'alternance en leur accordant des soutiens financiers spécifiques. Ainsi, en 2015, elle leur a attribué 2,7 M€ pour lever les freins financiers liés à leur mobilité.

140 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


// ACCOMPAGNEMENT DES JEUNES PAR LES MISSIONS LOCALES La Région a maintenu en 2015 son appui aux 14 missions locales du territoire, à hauteur de près de 2,5 M€. Près de 33 000 jeunes ont été informés et conseillés par les missions locales en 2015. 4 039 jeunes ont pu intégrer un parcours de qualification en 2015, par la voie de la formation professionnelle continue, de l’apprentissage ou de retour en formation initiale scolaire. Plus de 1 500 jeunes ont bénéficié d’un Accompagnement au choix professionnel pour déterminer leur orientation. Les missions locales ont organisé, avec l’appui des services de la Région, 33 Espaces régionaux d’information sur les métiers et les formations, dont 8 pour la promotion de l’alternance et 13 « Réussis ta rentrée ». 2 missions locales se sont inscrites dans la politique de développement de l’apprentissage impulsée par la Région. 8 missions locales ont initié avec l’appui de la Région la mise en place d’un espace régional d’orientation dans le cadre du Service public régional de l’orientation. // UN ACCOMPAGNEMENT RÉGIONAL POUR FAVORISER LA RÉUSSITE DES LYCÉENS ET DES ÉTUDIANTS Poursuivant sa volonté de favoriser l'égalité des chances en créant les conditions d'une éducation de qualité, et faisant de l'insertion professionnelle une priorité régionale, la Région, en 2015, au travers de ses divers dispositifs est intervenue notamment à hauteur de :  4 M€ en faveur de plus de 57 000 bénéficiaires du chéquier régional jeunes,  1,4 M€ versés aux EPLE dans le cadre du fonds social régional,  1,4 M€ pour le premier équipement professionnel,  5 M€ au bénéfice de 4 511 jeunes dans le cadre de l'aide au permis B.

Par ailleurs, pour un enseignement supérieur de qualité, diversifié et favorisant la réussite du plus grand nombre, la Région a soutenu en 2015, 104 étudiants engagés dans des filières scientifiques essentielles pour l'avenir de l'économie française. À travers la mise en œuvre du dispositif Pass’ en sup, la Région s’implique à favoriser la poursuite d’études des lycéens : périodes d’immersion dans les universités, tutorat étudiant, réunions d’information aux familles… Les actions définies par les 22 établissements impliqués ont concerné plus de 1 500 lycéens volontaires de classes de premières. // DES SOUTIENS AUX PROJETS DE MOBILITÉ INTERNATIONALE Convaincue que la formation et l'expérience ne peuvent que s'enrichir à la faveur d'un séjour à l'étranger, la Région soutient les jeunes dans leur projet de mobilité depuis plus de 20 ans. Elle accompagne et apporte son aide financière aux lycéens, étudiants et apprentis inscrits dans un établissement de formation régional ainsi qu'aux jeunes demandeurs d'emploi domiciliés en région. Ces séjours peuvent prendre la forme d'un séjour d'études ou d'un stage en entreprise pouvant varier de 2 semaines à 6 mois ou davantage. En 2015, ce sont 3 500 jeunes qui en ont bénéficié.

Des transports pour tous Le voyageur est au centre des politiques de développement du TER dans le cadre du Schéma régional de la mobilité durable. Il s’agit en particulier de rendre les services accessibles au plus grand nombre en proposant des cartes de réduction : la Carte jeunes pour les 16-25 ans (8 900 ventes réalisées), la Carte avantage emploi pour les demandeurs d'emploi (1 550 ventes), le Pass loisirs pour les familles (6 000 cartes vendues).

Dans le même objectif, la Région soutient également les voyages éducatifs et contribue au développement des activités physiques des élèves : ce sont respectivement 33 982 élèves qui ont été concernés pour une intervention régionale de 2,4 M€ et 34 200 licenciés à l'UNSS. Parallèlement, l’aide régionale aux projets de réussite éducative a permis l’accompagnement de 637 projets concernant plus de 89 000 élèves. Un budget de 1,13 M€ y a été consacré.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 141


Par ailleurs, la gratuité du transport pour l'accompagnateur d'une personne en situation de handicap titulaire d'une carte d'invalidité permet d'offrir un service adapté aux voyageurs en situation de handicap. Ce dispositif a donné lieu en 2015 à près de 500 voyages. Enfin, les opérations de promotion du TER ont également rencontré la faveur du public, avec la vente de 850 forfaits à 10€ l'aller-retour et à la création de trains spéciaux pour rentrer des grands événements la nuit (les Francofolies et le Grand Pavois à La Rochelle, Free Music à Montendre, le feu d'artifice de Royan...). En 2015, les accords de réciprocité mis en place avec la Région Aquitaine pour différents festivals ont été reconduits (Free Music, Garorock à Marmande, Reggae Sun Ska à Bordeaux et Musicalarue à Luxey).

Un accès à la culture et au sport au plus grand nombre La Région Poitou-Charentes a poursuivi en 2015 ses priorités à l’accès de tous à la culture et notamment des jeunes, ainsi qu’au maillage du territoire et particulièrement aux projets développés en milieu rural. À titre d'exemple, dans le cadre des Nuits Romanes, des efforts particuliers sont apportés pour l’accessibilité et le confort des personnes en situation de handicap. Afin de mieux accompagner les femmes artistes, la Région a également mis en œuvre une mesure visant l’égalité professionnelle dans le cadre de son nouveau dispositif de soutien aux compagnies conventionnées. Le rôle essentiel que la Région accorde à l'éducation artistique et culturelle des jeunes et le rôle des lycées dans l'animation et le développement culturel des territoires, se sont concrétisés par la mise en place de diverses actions :

Par ailleurs, le Ticket Culture, inclus dans le Chéquier régional jeune, a pour objectif de favoriser l'accès des jeunes (lycéens, jeunes en second cycle - CAP, BEP, Bac Pro, apprentis et jeunes de 15-20 ans scolarisés en Instituts médicaux éducatifs et Instituts médicaux professionnels) aux formations dispensées par les établissements d’enseignement artistique spécialisés en Poitou-Charentes, en allégeant de 25 € le montant de leur adhésion et/ou des frais d'inscription. En ouvrant de nouvelles structures, le nombre de jeunes accédant à ces formations est passé de 679 bénéficiaires et 57 établissements agréés en 2014 à 1 120 bénéficiaires et 104 établissements agréés en 2015. Dans le cadre de sa politique sportive, la Région a poursuivi son accompagnement en 2015, de l’ensemble des initiatives permettant à la population d’accéder à une pratique physique et/ou sportive, convaincue de son apport en termes de mieux vivre ensemble. Elle a notamment soutenu 269 personnes en situation de handicap dans le cadre du dispositif Pass’Handisport. Parallèlement, convaincue que les activités sportives représentent un enjeu de santé publique évident pour l’ensemble de la population, elle a soutenu, en 2015, 40 actions dans le cadre de l’appel à projets « sport santé bien-être » et 12 actions dans le cadre du règlement accompagnement des activités physiques et sportives pour l’amélioration de la santé. À noter également que la Région est la première collectivité à mettre en œuvre le sport sur ordonnance à l’échelle d’un territoire régional. Enfin, à travers le Ticket Sport, près de 15 000 jeunes ont été incités à la pratique sportive (jeunes scolarisés dans un établissement d'enseignement de la région en seconde, première et terminale générales et technologiques mais également jeunes en second cycle - CAP, BEP, Bac Pro - apprentis, jeunes de la tranche d'âge 15-20 ans scolarisés en Instituts médicaux éducatifs et Instituts médicaux professionnels).

 les résidences d’artistes dans les lycées : elles ont permis à plus de 2 000 lycéens, et plus de 1 300 autres publics, de profiter de la présence d’artistes dans leur établissement et sur le territoire et de travailler avec eux,  le soutien régional aux projets d’éducation artistique et culturel : 75 projets ont été accompagnés en 2015, visant la pratique artistique de 12 140 lycéens,  l’organisation de fêtes lycéennes dont l’objectif est de valoriser les talents des lycéens, a réuni plus de 3 200 lycéens et adultes spectateurs et 490 lycéens artistes venant de 74 établissements pour 208 projets présentés.

142 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


ACTION PHARE

AQUITAINE

Des formations d'orientation professionnelle avec une sensibilisation au développement durable

possibilités d'insertion professionnelle tout en permettant une diversification des choix en matière de secteurs d’activités et de métiers.

La Région est le chef de file du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie. Elle finance des formations d'orientation professionnelle ciblant les publics jeunes sans emploi, et autres demandeurs d'emploi. Les formations plateforme d'orientation professionnelle permettent aux publics demandeurs d'emploi de construire un projet professionnel et d’accéder à une qualification ou directement à un emploi. La validation du projet professionnel tient compte de la réalité économique et des

Pour l'appel d'offres 2015, le cahier des charges des formations orientation professionnelle précise l'intégration d'un module de sensibilisation au développement durable et à la citoyenneté dans tous les parcours d'orientation. En 2015, la commande de 5040 parcours d'orientation professionnelle intègre pour tous les stagiaires un module sur la sensibilisation au développement durable et à la citoyenneté.

ACTION PHARE Accès à la formation des personnes qui en ont le plus besoin La Région a mobilisé spécifiquement des moyens en faveur des publics les moins qualifiés et les plus éloignés de l’emploi en 2015. Cette année a en effet été la première de mise en œuvre de compétences régionales renforcées puisque, conformément à la loi du 5 mars 2014, la Région a désormais la charge du financement de la rémunération et de l’accès à la formation des personnes handicapées. Près de 700 personnes en situation de handicap ont pu suivre un parcours de formation, dont plus d’une sur deux sur des formations ouvrant droit à rémunération. La Région a également la charge du financement et de l’organisation de la formation professionnelle des « personnes placées sous-main de justice ». La Région a assuré la continuité de l’offre de formation pour les maisons d’arrêt de Limoges, Tulle et Guéret. 164 personnes sont entrées sur une des actions de formation dont 54 sur des actions qualifiantes (agent de restauration à Limoges et peintre en bâtiment à Tulle). Par ailleurs, l’année 2015 a vu la construction d’une nouvelle offre de services visant l’accès à la qualification ou à l’insertion professionnelle des personnes les plus

LIMOUSIN éloignées de l’emploi. Au sein de ce bouquet de services « Portail Service Public Formation », le demandeur d’emploi, orienté par les prescripteurs habituels (Pôle Emploi, missions locales…), a désormais un interlocuteur unique, garant de la continuité de son parcours. La multiplicité des dispositifs existants précédemment constituait un ensemble moins lisible pour les prescripteurs comme pour les usagers. Dès janvier 2016, le bénéficiaire se verra proposer, en fonction de ses besoins, un programme personnalisé de formation de premier niveau, élaboré à partir d’une panoplie d’outils (aide à la définition de projet professionnel ou de formation, découverte des métiers, acquisition de savoirs de base, lutte contre l’illettrisme, pré-qualification, accompagnement VAE…).

Accès à la formation des personnes qui en ont le plus besoin Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 143


ACTION PHARE Dispositif SARAH La réussite des parcours de formation et l'insertion professionnelle des jeunes apprentis en situation de handicap ou en difficultés sociales constituent une priorité de la Région. La Région co-finance depuis plusieurs années le Service d'appui régional à l'apprentissage des handicapés (SARAH). En 2014-2015, les conseillers en insertion professionnelle des 19 cellules d'appui réparties sur tout le territoire régional ont ainsi accompagné dans leur parcours de formation 391 apprentis dont 195 reconnus travailleurs handicapés. Parmi ces 391 apprentis, 254 ont été suivis tout au long de l'année, dont 182 travailleurs handicapés ; 94% étaient inscrits dans une formation de niveau V. 66% des candidats convoqués à un examen ont accédé à une certification.

Moderniser et rendre accessibles les gares et pôles d’échanges

POITOU-CHARENTES L’accompagnement des apprentis en difficulté 25 conseillers tuteurs en insertion (CTI) accompagnent les apprentis rencontrant des difficultés au cours de leur formation. Ils interviennent dans une soixantaine d'établissements de formation par apprentissage et apportent informations et conseils à l'ensemble des jeunes (aides régionales, législation de l'apprentissage). Ils reçoivent si besoin les apprentis repérés en difficulté, avec les équipes pédagogiques, pour au mieux prévenir et, lorsque nécessaire, accompagner d'éventuelles ruptures du contrat d'apprentissage (entretiens individuels, médiations entre le jeune, l'entreprise, l'établissement, la famille). En 2014/2015, 5 380 jeunes ont été accueillis par un(e) CTI. 782 ruptures ont été portées à leur connaissance. Parmi les suites positives identifiées : la signature d'un nouveau contrat d'apprentissage, la réorientation vers une autre formation, l'entrée dans un emploi durable, le retour en formation scolaire.

Le nouveau cadre réglementaire a conduit la Région à adopter un schéma régional d'accessibilité – Agenda d'Accessibilité Programmée des services régionaux de transport (SDA-Ad'AP). Ce schéma adopté en 2015 comporte une analyse des actions nécessaires à la mise en accessibilité de ce service et prévoit les modalités et la programmation de la réalisation de ces actions ainsi que le financement correspondant pour 7 gares ou arrêts dits régionaux considérés comme prioritaires : Saintes, Jonzac, Saint Savinien, Ruffec, Chasseneuil-sur-Bonnieure, Ruelle et Bressuire.

144 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Objectifs Afin de favoriser l’épanouissement de tous en interne et de participer au bien-être de ses salariés, la Région poursuit les objectifs stratégiques suivants :  protéger la santé de ses agents,  améliorer les conditions de travail,  développer une politique équitable et transparente de la gestion des ressources humaines,  renforcer le dispositif de formation continue à destination des agents.

Actions mises en place en interne // PROTÉGER LA SANTÉ DES AGENTS DU CONSEIL RÉGIONAL En 2015, l’institution régionale a approfondi ses interventions en vue de favoriser la protection de ses salariés au travers de différentes actions :  contribution au Comité d’Hygiène, de Sécurité, et des Conditions de Travail dans les limites du cadre d'expertise du psychologue du travail sur les thématiques concernées par le lien conditions de travail/santé psychique des agents,  contribution à la mise en œuvre du Comité de Prévention des Situations à Risques (CPRS) en tant qu’émanation du CHSCT. Il a pour objet d'organiser la prévention secondaire des risques psychosociaux en offrant un cadre au dialogue social en vue d'examiner une situation à risques identifiée par un ou plusieurs membres du comité (professionnels de la santé au travail, de la protection sociale, représentants désignés de l'administration et des organisations syndicales siégeant en CHSCT). 2 réunions ont eu lieu en 2015.  Qualité de Vie au Travail : contribution à la mise en place de l’enquête sur les risques psychosociaux auprès des agents territoriaux (siège et EPLE) conformément à l'accord-cadre relatif à la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique (signé le 20/10/13). Poursuite de cette action par une contribution à la suite donnée (projet de groupes de travail sur des thématiques émanant de l'enquête et liées aux conditions de travail).

AQUITAINE

 poursuite du dispositif de permanence d'écoute et d'accompagnement pour les agents du siège et des EPLE : 754 entretiens individuels (soit une augmentation de 21,8 % par rapport à 2014), 14 entretiens collectifs (idem exercice 2014), afin d'améliorer la qualité des échanges pour une meilleure implication dans les conditions de travail des agents territoriaux affectés dans les établissements.

Bien-être des salariés Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

// AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL Afin de répondre à son projet d’amélioration des conditions de travail, de réduction des risques psychosociaux et de contribution à la diminution des émissions de gaz à effet de serre (avec le Défi Aquitaine Climat), la Région Aquitaine a lancé en 2013 une expérimentation de télétravail au sein de ses propres services. Cette action, conduite initialement du 1er décembre 2013 au 1er décembre 2014 pour 20 agents retenus sur candidatures pour une ou deux journées de télétravail par semaine, a fait l'objet d'un suivi-évaluation. Son bilan positif pour 2013/2014, a permis l’ouverture de l’expérimentation de télétravail à 25 nouveaux agents volontaires en 2015. L’expérimentation se poursuit dans l’attente de la parution des décrets d’application.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 145


Renforcer le dispositif de formation continue à destination des agents Intitulé de l’indicateur

Formation des agents

Nombre de jours de formation continue par agent

Degré d’intensité DD

20 %

Prise en compte

NON

NON

NON

OUI

NON

Impact

/

/

+

+

/

// GARANTIR LE DROIT À LA FORMATION Le plan de formation de la Région, complété par la charte de la formation des personnels de la Région Limousin, prévoit les différentes possibilités de formation ouvertes aux agents de la Région qui se répartissent selon les 4 modalités suivantes :  les formations obligatoires prévues par les statuts particuliers ;  le droit individuel à la formation et les formations de perfectionnement qui permettent l’adaptation au poste de travail par le suivi d’actions de formation continue ;  une évolution de carrière en bénéficiant du temps nécessaire au suivi des préparations aux concours et examens professionnels de la Fonction Publique ;  les formations personnelles motivées par un projet d’épanouissement et/ou de reconversion professionnelle de l’agent. Du 1er janvier au 31 décembre 2015, 887 agents de la Région Limousin sont partis au moins une fois en formation, tests de préparations concours ou formation personnelle.

2,05

2,48

1,95

3,44

En 2015 deux agents ont eu une formation à l’utilisation des produits phytosanitaires, 4 agents ont été formés à la conduite de projet (3 agents formés sur 3 jours + 1 agent sur 1 jour), et 12 agents ont participé à une formation retraite sur 3 à 4 jours. Par rapport à 2014, le nombre de jours de formation continue par agent a augmenté de 76%.

FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Actions mises en place en interne

2012 2013 2014 2015

LIMOUSIN

Ils ont ainsi suivi 4275 jours de formation (dont 1212 jours de formations organisées en intra) :  au titre des stages d’adaptation à l’emploi, 3803 jours :  728 jours suivis au titre des formations statutaires obligatoires (formation d’intégration, de professionnalisation au 1er emploi, de prise de poste à responsabilité, et de professionnalisation tout au long de la carrière),  3  075 jours consacrés à la formation de perfectionnement et au Droit Individuel à la Formation (DIF).  386 jours de tests d’accès, de préparations aux concours et aux examens professionnels ont été programmés et suivis par 83 agents (parmi lesquels 5 agents ont suivi une préparation de concours par correspondance au CNED (équivalent à 36 jours de formation)  en ce qui concerne la formation personnelle, 109 agents ont suivi 86 jours de formation :  5 agents dans le cadre d’une validation des acquis de l’expérience (VAE) ;  96 agents engagés dans le dispositif de reconnaissance de l’expérience professionnelle pour un avancement de grade (REPA) mis en place par la Région ;  8 agents inscrits dans le cadre d’une démarche de bilan de compétences.

146 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


// AGIR POUR L’ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES

Des sessions de sensibilisation en direction des agente-s des lycées ont démarré ainsi qu’une campagne de communication interne sur la mixité des métiers.

Prévention des risques psycho-sociaux Le DUERP (document unique d’évolution des risques professionnels) qui regroupe l’ensemble des risques auxquels les agents du siège sont confrontés a fait l’objet d’un réexamen qui a débuté en juin 2013. Durant près de deux ans, l’ingénieur hygiène et sécurité ainsi que le médecin de prévention ont mené des entretiens collectifs afin de recenser les risques auxquels les agents des différents services étaient soumis. Si la plupart avaient été déjà bien identifiés, ces entretiens ont surtout permis d’aborder et d’évaluer une problématique nouvelle, la question des risques psycho-sociaux. Toutes les étapes de la procédure ont été validée par un groupe projet composé des représentants du personnel titulaire du CHSCT de l’ingénieur Hygiène et Sécurité et des représentants de l’administration. Ce DUERP intégrant les risque psycho-sociaux a finalement été présenté et validé au CHSCT du 30 juin 2015.

// PRÉVENIR ET RÉDUIRE LES RISQUES DE SANTÉ/SÉCURITÉ ET GARANTIR DE MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL

En parallèle, la prise en compte des risques professionnels des agents des lycées s’est faite à travers les DUERP des établissements.

Des equipements plus adaptés pour les agents des lycées Dans le cadre de l’amélioration continue des conditions de travail des agents début 2015, la Région a décidé en 2015 d’acquérir des vêtements de travail et des équipements de protection individuelle (EPI) pour les agents des lycées et de certains services au siège. À cette occasion, les agents ont été destinataires d’un courrier les informant de leurs obligations en matière de port des « EPI » lié à leur activité professionnelle. Les premières commandes ont concerné les vêtements destinés à l’entretien, à la cuisine, la maintenance technique, les chaussures de sécurité et autres équipements de protection divers. D’autres équipements plus spécifiques, liées à des prescriptions médicales du médecin de prévention ou à l’évolution des équipements de protection, devraient suivre.

// ASSURER LE DIALOGUE SOCIAL

Un matériel de nettoyage plus performant Le marché de matériels de nettoyage pour les agents de la Région a été renouvelé début 2015 pour une durée de 4 ans. L’objectif est d’équiper les agents des services d’entretien du siège et des établissements scolaires en matériel plus adapté et plus performant, tant au niveau de gros (auto laveuse, mono brosse,…), ou plus petits matériels (aspirateurs, chariots, nettoyeurs vapeurs).

 présentation des travaux de l’Assistance de maîtrise d’œuvre, commandée dans le cadre de la fusion,  état des lieux « ressources humaines » des 3 collectivités Aquitaine Limousin Poitou-Charentes,  risques psycho-sociaux et l’accompagnement des agents au changement.

La prise en compte de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le fonctionnement de la Région s’est poursuivie en 2015 avec la diffusion d’un Plan d’actions interne pour l’égalité professionnelle. Ce plan d’actions comprend trois volets :  développer une culture de l’égalité en interne par des actions de sensibilisation, de formation et de communication auprès des élu-e-s et des agent-e-s,  intégrer l’égalité entre les femmes et les hommes dans les pratiques ressources humaines,  prendre en compte la parentalité pour faciliter l’articulation des temps de vie.

Ce nouveau matériel devrait apporter un confort certain aux agents dans la réalisation de leurs missions et permet de diminuer significativement les gestes répétitifs et contraignants pouvant être une source de TMS (troubles musculo-squelettiques).

Conformément à ses engagements, la Région Limousin a décidé de créer, au cours du premier semestre 2015, un Comité de dialogue social chargé de communiquer sur la réforme territoriale. La composition de ce comité initialement constitué des Représentants du Personnel siégeant au Comité Technique et de Représentants de l’Administration, a été complétée par des agents qui sont portés volontaires issus soit des services du siège, soit des lycées ou des agences de la collectivité ainsi que par les délégués du personnel des trois agences (CRT, AVEC, LIMEX). Cette instance s’est réunie quatre fois au cours du dernier semestre 2015. Lors de ces différentes réunions, les principaux sujets suivants ont été abordés :

Chacun des agents a pu s’exprimer librement sur l’évolution de la Région Limousin dans la Grande Région.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 147


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ POITOU-CHARENTES Actions mises en place en interne // UN ACCOMPAGNEMENT ATTENTIF POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL Le service accompagnement prévention s'adresse à l'ensemble des agents de la collectivité qui rencontrent des difficultés dans le cadre de leur emploi et vise à améliorer les conditions individuelles et collectives de travail. En 2015, 369 agents ont été accompagnés par ce service, générant plus de 770 entretiens. Le réseau d'assistance sociale a assuré plus de 180 rendez-vous avec des agents de la Région. De plus, dans un contexte difficile de pénurie de médecins du travail, plus de 1 000 visites ont eu lieu en 2015.

La collectivité a également consacré plus de 300 000 € aux mesures de maintien dans l'emploi des collaborateurs en situation de handicap ou de restrictions médicales telles que l'achat de matériel adapté, de formations spécifiques, de prestations de traduction en langue des signes… Enfin, pour apporter des solutions concrètes en matière de prévention des risques professionnels et pour améliorer les conditions de travail, une analyse a été réalisée dans deux établissements dont le taux d'absentéisme était significatif. Cette analyse visait à appréhender l'ensemble des facteurs inhérents à l'activité qu'il s'agisse de l'organisation, du contexte structurel, des matériels à disposition…

Par ailleurs, des aides financières non remboursables sous forme de secours et des prêts sociaux, en complément du micro-crédit Poitou-Charentes, ont été accordées à 80 agents ayant à faire face à un accident de la vie.

148 Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016


AXES D’AMÉLIORATION Politiques sur le territoire Dispositifs de formation afin de favoriser l'accès à l'emploi et de répondre aux besoins en compétences des entreprises régionales p  oursuite et renforcement du développement des compétences verdies par un achat de formation intégrant les problématiques énergie / climat  s outien au développement des chantiers qualifications nouvelle chance en 2016 et consolidation des partenariats Conseils Départementaux et autres collectivités p  oursuite et renforcement des dispositifs de formation des personnes handicapées, et des formations en compétences clés pour les publics fragiles, à l’échelle de la grande Région Lutte contre la précarité afin d'enrayer l'isolement social et d'améliorer les conditions de vie des populations les plus fragiles e  n 2016, l'extension de l’opération ‘Sac A dos’ sera examinée dans le cadre de la fusion de la Région ALPC e  n 2016, à la suite de l’expérimentation modérée de ce dispositif en 2015, seront mis en œuvre des chantiers internationaux de jeunes bénévoles dans le cadre du programme EUSKADI. Offre de services favorisant une mobilité durable p  oursuite du plan de progrès pour l’amélioration de la qualité de service de la SNCF. p  oursuite des aides au niveau de la tarification avec le dispositif Sésame et l’amélioration des tarifs pérennes et promotionnels e  n termes d’intermodalité, la Région a lancé en 2015 les évolutions techniques (logicielles et équipements billettiques) nécessaires à la mise en œuvre de la carte Modalis de nouvelle génération sur le réseau Ter Aquitaine, en vue du lancement du titre Modalis Ter+Idélis, en partenariat avec le Syndicat Mixte des Transports Urbains de Pau Porte des Pyrénées. A noter que le SMTU PPP n’a pu mettre en œuvre les évolutions correspondantes sur le réseau Idélis, repoussant ainsi le lancement du titre tout public mensuel à l’horizon 2017.

AQUITAINE Permettre l'accès de tous les Aquitains à une culture émancipatrice  r econduction en 2016 du Festival des lycéens et apprentis sur le site Aquitaine selon les mêmes modalités ; l’extension du festival à la grande Région est à prévoir pour l’année 2017 d  ans la continuité des années précédentes, le Site Cultures Aquitaine Connectée a pour objectif, en 2016, de proposer une offre variée et qualitative sur le sujet. Ces contenus pourront engendrer une augmentation de l’audience du site, de ses abonnés à la newsletter et de ses réseaux sociaux associés.

Fonctionnement de la collectivité La politique d’accompagnement du bien-être des salariés sera poursuivie et renforcée dans le contexte de fusion de la Région ALPC, en particulier, par le déploiement de l’accord-cadre sur les risques psychosociaux signé le 20/10/13. Cela se traduira par une contribution à la suite donnée :  projet de groupes de travail sur des thématiques émanant de l'enquête et liées aux conditions de travail,  poursuite de l’expérimentation du télétravail,  poursuite du dispositif de renforcement de formation.

Épanouissement de tous les êtres humains // Rapport développement durable 2016 149


DYNAMIQUE DE DÉVELOPPEMENT SUIVANT DES MODES DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION RESPONSABLES..............................

150 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


5

.................................................................. Finalité

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 151


DYNAMIQUE DE DÉVELOPPEMENT SUIVANT DES MODES DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION RESPONSABLES

.........................

Le 12e Objectif de Développement Durable vise en particulier à instaurer une démarche systémique et la coopération entre les différents acteurs qui opèrent dans la chaîne d’approvisionnement, depuis le producteur jusqu’au consommateur final. Le 9e Objectif de Développement Durable vise à promouvoir un développement industriel durable et inclusif, générateur de revenus et de solutions technologiques pour une industrialisation respectueuse de l’environnement. En France, la loi sur la transition énergétique du 17 août 2015 comporte des objectifs en matière d’économie circulaire, visant à découpler progressivement la croissance française de la consommation de matières premières : augmenter de 30 %, de 2010 à 2030, le rapport entre le produit intérieur brut et la consommation intérieure de matières, réduire de moitié les déchets mis en décharge d'ici 2025, recycler 55% des déchets non dangereux, favoriser l'énergie issue de la valorisation des déchets non recyclables... Elle précise dans son titre IV, que la « transition vers une économie circulaire vise à dépasser le modèle économique linéaire consistant à extraire, fabriquer, consommer et jeter en appelant à une consommation sobre et responsable des ressources naturelles et des matières premières primaires ainsi que, par ordre de priorité, à la prévention de la production de déchets, notamment par le réemploi des produits, et, suivant la hiérarchie des modes de traitement des déchets, à une réutilisation, à un recyclage ou, à défaut, à une valorisation des déchets. » Il s’agit d’une économie du flux dont les conditions de développement nécessitent la caractérisation des flux induits par les territoires et l’identification des opportunités de création de valeur envisageable sur ces flux.

Quatre régions (Bretagne, ex-Aquitaine, AuvergneRhône-Alpes et Normandie) participent à l'expérimentation du programme national de synergies inter-entreprises (PNSI) lancé début 2016 et qui vise à détecter les "synergies industrielles". Seize ateliers gratuits, quatre par région, qui rassemblent entre 150 et 200 entreprises, seront organisés d'ici mi-2017, en vue d'identifier les pistes de synergies ou de mutualisation. Un premier atelier de ce type a été organisé en décembre 2015 à Saint-Andréde-Cubzac (33). 41 entreprises y ont participé et 536 synergies potentielles ont été identifiées. En appui, l'Association des Régions de France et l'ADEME ont produit un guide méthodologique (2014), qui fournit en particulier un exemple de système d'information dédié (voir schéma ciaprès). L’Institut de l’économie circulaire a de plus réalisé un panorama régional micro et macroéconomique en amont du programme national de synergies inter-entreprises pour les quatre régions d’expérimentation, qui facilite d'une part la définition d'objectifs adaptés aux spécificités régionales et aux moyens engagés, et permet d'autre part l’identification des acteurs économiques porteurs de potentiels de ressources d'écologie industrielle et territoriale.

152 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


5

.................................................................. Finalité

Outre la gestion des ressources matérielles, le périmètre du programme national de synergies inter-entreprises intègre la logistique, les ressources humaines ou l'expertise, également susceptibles d'être mutualisées et de générer des réductions de coûts. Un recensement partiel des flux de ressources a été effectué à titre indicatif selon la méthodologie de comptabilité des flux de matières que le SOeS a développée. Celle-ci est adaptée aux objectifs régionaux d’optimisation des flux de matières tels que la prévention des déchets ou la réduction des émissions de GES. Pour chaque catégorie de ressources, sont pris en compte l'extraction intérieure, les importations et exportations, ainsi que les émissions et rejets vers la nature. Par ailleurs, dans le prolongement de la conférence environnementale de 2013, l’Etat et les porteurs de projets d’économie circulaire (associations, industriels, etc.) se sont engagées dans une démarche volontaire et ont signé quatre premiers "engagements pour la croissance verte" (ECV) le 27 avril 2016 dans le cadre du colloque "Economie circulaire, vers de nouvelles solutions industrielles" organisé par le Conseil national de l'industrie (CNI) à Bercy. Cette démarche doit permettre de favoriser les coopérations publicprivé sur des projets innovants dans le domaine de l'écoconception, du recyclage, etc., et de valoriser les meilleures pratiques, tout en levant les freins à la mise en place de l’économie circulaire, au travers d’engagements (adaptation de certains mécanismes d'aide, réduction de la charge administrative pour les entreprises, etc.). Enfin, l’économie circulaire doit se soucier de réduire les flux sortants et en particulier s’appuyer sur des logiques de consommation responsable.

programmée des produits manufacturés grâce à l’information des consommateurs. » À ce propos, le récent avis de l'Agence de l'environnement sur l'allongement de la durée de vie des produits (14mars 2016), souligne que l'obsolescence programmée n’est qu’un des facteurs de la génération de flux de déchets et critique le fort taux de renouvellement des produits ainsi que leur manque de qualité pour expliquer leur insuffisante durée de vie. Un affichage de la durée de vie et une garantie longue pourraient influer sur le comportement du consommateur, le prix n’étant plus le principal critère d’achat. Le développement de nouveaux comportements de consommation à l’ère du numérique en matière notamment d’économie collaborative, pourrait aussi contribuer à l’objectif de réduction des flux matières, sous réserve de l'usage qu'en feront les consommateurs et à condition d’en identifier les impacts, ce qui reste extrêmement complexe. A cet égard, l’Ademe juge nécessaire d’accompagner les pratiques en émergence pour optimiser leur potentiel environnemental et l’Institut d’économie circulaire prône le développement d’une « fiscalité qui pèse sur la matière et non plus sur le travail ».

La loi de transition énergétique prévoit également dans son titre IV de « Lutter contre l’obsolescence

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 153


5

DYNAMIQUE DE DÉVELOPPEMENT SUIVANT DES MODES DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION RESPONSABLES

OBJECTIFS Aquitaine

Limousin

La Région poursuit sa politique prioritaire de croissance verte et d’innovation.

Soucieuse de promouvoir un mode de développement basé sur le respect des hommes et de l’environnement, la Région s’est évertuée à encourager et favoriser des modes de production et de consommation prenant en compte ces impératifs. L’agenda 21 régional, bras armé du SRADT adopté en 2009 comportait ainsi un certain nombre d’actions visant cet objectif. Elles ont été ou sont progressivement mises en œuvre depuis cette date. Citons notamment ici la promotion d’une restauration de qualité dans les lycées, le renforcement de l’éco conditionnalité dans les aides économiques, l’appui à l’autonomie des exploitations agricoles, l’aide à l’agriculture biologique, le développement et le soutien à la vente directe et aux circuits courts… La collectivité s’est par ailleurs attachée à s’appliquer ces principes au travers de l’agenda 21 interne.

Elle fonde sa stratégie sur quatre axes porteurs de modes de production et de consommation durables : a  ccompagner le développement d’activités et d’initiatives économiques responsables afin de stimuler la compétitivité des entreprises, et soutenir le développement de politiques d'achat dans une logique d'éco-socio-responsabilité,  promouvoir une économie circulaire,  promouvoir une économie sociale et solidaire,  assurer la constitution de compétences dans les technologies propres en soutenant la recherche et le transfert de tech¬nologie dans les secteurs clés, et structurer le tissu économique en favorisant les partenariats, notamment au travers de projets tels que PHYTOCOTE. À partir de 2015, au regard des enjeux en termes d’emplois sur le territoire régional et énergétiques, elle s’engage également dans le soutien à une économie bleue, politique économique et de gestion durable de l'océan.

Outre les informations régulièrement apportées aux agents sur l’impact environnemental de leurs gestes, plusieurs actions ont été mises en place visant toutes à « consommer de manière exemplaire » : utilisation de produits d’entretien respectueux de l’environnement et de la santé, utilisation des eaux pluviales, collecte sélective des déchets...

154 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


Eclairage budgétaire de la Région Aquitaine En 2015, afin de promouvoir une dynamique de développement selon des modes de production et de consommation responsables, la Région a consacré 44 M€ dans différents domaines, ce qui correspond à 2,7% du budget de la Région, contre 3% en 2014. Elle a ainsi particulièrement soutenu la recherche, avec un budget de 24 M€ pour favoriser l’innovation, ainsi que le tourisme, avec un budget de 9 M€.

Poitou-Charentes Afin de contribuer à lutter contre le changement climatique, les collectivités territoriales peuvent faciliter le cheminement vers des modes de consommation et des pratiques économiques plus responsables d'un point de vue tant environnemental que sociétal. Ainsi, la Région favorise l’amélioration de la performance industrielle du territoire par la conversion écologique de l’économie locale et promeut des modes de production éco-conçus, ayant ainsi le moins d'impact possible sur l'environnement pendant toute la durée du cycle de vie des produits et respectant les droits humains dans les processus de fabrication. Par ailleurs, la Région soutient les filières de manière à promouvoir la croissance verte, c’est-à-dire, en augmentant la compétitivité des entreprises tout en accélérant la transition énergétique grâce au développement des énergies renouvelables, des bâtiments durables ou encore des éco-produits et éco-procédés. Il s'agit également pour la Région de valoriser les ressources locales à travers le développement de l'économie circulaire et des circuits-courts, mais aussi de favoriser une politique de gestion des déchets visant la réduction des déchets dans le processus de production davantage que le tri. Enfin, la Région encourage également des organisations économiques à vocation solidaires, comme l'insertion par l'activité économique, l'Économie Sociale et Solidaire, l’innovation sociale et l'économie collaborative.

Répartition du budget des politiques territoriales contribuant à la finalité 5

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 155


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Soutenir le développement économique des éco-activités et les démarches d’écoconception // TOURISME RESPONSABLE Le secteur du tourisme occupe une place significative dans l’économie régionale (près de 7 % des emplois salariés). Face à des enjeux environnementaux de plus en plus prégnants (préservation des sites sensibles, érosion et artificialisation des sols, aléas climatiques et risques associés), le tourisme responsable vise à concilier respect de l’environnement et développement économique en proposant des activités éco-citoyennes vertueuses en phase avec les nouvelles attentes des touristes français et étrangers. La mise en oeuvre du plan régional des saisonniers Le Plan régional des saisonniers permet d’accompagner les territoires dans la gestion de la saisonnalité. Il contribue à l’accompagnement des saisonniers aquitains dans les problématiques de logement, de formation, de transport et de santé. Avec 150 000 travailleurs saisonniers sur les seuls secteurs du tourisme et de l’agriculture, l’implantation de Maisons des saisonniers (espace d’accueil et d’informations) sur les zones en tension saisonnière permet d’accompagner les saisonniers et les entreprises dans leurs démarches en matière de logement, de formation, de transport et de santé, dans le but d'améliorer les conditions de la saisonnalité en Aquitaine. L'enjeu est de proposer un guichet unique d’information numérique et de conforter et de développer la mise en place de Maisons des saisonniers. En 2015, elles sont au nombre de trois et deux autres sont en cours de création.

AQUITAINE

Plan régional des saisonniers Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

NON

PARTIELLE

OUI

PARTIELLE

Impact

/

/

+

+

+

Le plan régional des saisonniers a un impact positif sur les finalités 3, 4 et 5 et plus particulièrement sur la 4 par la prise en compte globale de ces publics. En effet, audelà des moyens mis à la disposition des saisonniers pour améliorer leur cadre de vie et leurs conditions de travail, d’autres actions, mobilisant le lien social sur les territoires, sont réalisées (maison des saisonniers, logement chez l’habitant…), ainsi que la valorisation des économies d’énergies, à travers les aides à l’investissement pour moderniser les locations saisonnières.

Des moyens de transports doux pour accéder aux sites touristiques Dans le cadre du Contrat aquitain pour le développement du Canal des Deux-Mers, la Région a signé avec Voies navigables de France (VNF), un programme d'investissement prévoyant des actions de restauration des ouvrages du canal (optimisation de la gestion de l'eau, récupération des déchets, confortement des berges). L'année 2015 est celle du lancement du CPER (contrat de plan Etat Région) 2015-2020, au sein duquel le Canal des Deux-Mers est inscrit (volet mobilité multimodale). L'enveloppe régionale proposée s'élève à 3,410 M€ sur la période pour un coût total de programme de 8,620 M€. Durant cette programmation la lutte contre les pertes d'eau sera privilégiée. Elle constitue l'une des actions phares en matière de développement durable et se concrétise par l’optimisation de la gestion de l'eau mais aussi par la défense des berges ou l'étanchéité des ouvrages maçonnés (notamment le Pont Canal d'Agen). L'ensemble des actions susceptibles d'avoir un impact en termes de développement durable s'élève à 5,710 M€.

156 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


Contrat aquitain pour le développement du Canal des Deux-Mers Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

OUI

PARTIELLE

PARTIELLE

NON

Impact

/

+

+

+

/

Parmi les trois finalités transversales à cette action, la finalité 2 (Préservation des milieux...) est la plus concernée. Les finalités 3 et 4 sont partiellement prises en compte. Au-delà des investissements conséquents sur ce type d’ouvrage (changement d’écluses, entretiens des berges et régulation du trafic fluvial), ce type d’intervention touche de manière positive les êtres humains et les milieux et permet le maintien d’une cohésion sociale sur les territoires grâce à l’activité économique que génère ce canal. S’agissant de déplacement doux, il n’y a pas d’impact négatif sur les finalités 1 et 5.

La promotion de démarches éco-responsables dans le tourisme Après la mise en place de la politique régionale d’aide aux hébergements touristiques incitant à l’éco-labellisation, l’AFNOR (gestionnaire de l’Ecolabel) a pour la deuxième année consécutive, organisé un colloque invitant les établissements touristiques éco-labellisés de PoitouCharentes, Limousin et Aquitaine à faire part de leurs expériences et à animer les collectifs des établissements éco-labellisés. Les 60 participants professionnels ont ainsi démontré leur intérêt pour la démarche d'écolabellisation et une véritable implication qui laisse présager pour l'année 2016 des perspectives d'évolution très favorables. En 2015, on compte 7 établissements supplémentaires qui ont obtenu l'écolabel européen (soit 40 au total), dont majoritairement des campings (hébergement touristique le plus fréquenté en Aquitaine). La politique régionale en faveur de la modernisation des hébergements touristiques contribue pleinement au développement maîtrisé de ces établissements et à la qualification des services proposés aux clientèles.

Labellisation des hébergements touristiques Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

PARTIELLE

PARTIELLE

NON

OUI

OUI

Impact

+

+

/

+

+

Cette action prend majoritairement en compte les finalités 4 et 5 en promouvant l’écotourisme, mais aussi la sensibilisation à la fois des gestionnaires et de la clientèle. Au travers du financement des travaux de modernisation d’hébergements, il s’agit d’obliger les entreprises à traiter a minima au niveau « performant » au moins deux cibles du référentiel HQE et notamment les cibles sur l’Eau et l’Energie et de les sensibiliser sur l’intérêt de rentrer dans la démarche de l’écolabel européen. Il est également demandé aux gestionnaires de sensibiliser les clientèles à la préservation de l’environnement. De ce fait, les finalités 1 et 2 sont partiellement concernées.

© Paul Robin

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 157


Promouvoir une économie circulaire Face aux défis de l’épuisement des ressources et de l’augmentation de la population sur la planète, l’objectif de l’économie circulaire est de diminuer drastiquement le gaspillage des ressources afin de découpler la consommation des ressources et la croissance du PIB tout en assurant la réduction des impacts environnementaux. Il s’agit de faire plus et mieux avec moins. L’économie circulaire s’oppose par définition au modèle économique classique (linéaire) ou l’on extrait, consomme et jette. Convaincue des vertus de cette approche systémique des problématiques de consommation et de production, la collectivité régionale a choisi de s’engager dans une politique volontariste et pionnière dans ce domaine. Après l'adoption de la feuille de route du projet d’économie circulaire en décembre 2014, l'année 2015 s'est caractérisée par le lancement de sa mise en œuvre régionale. 800 K€ ont été consacrés à l'aide à l'investissement pour l’acquisition de matériels en vue de préparer la valorisation des déchets collectés. Deux projets ont concerné la création d'activités nouvelles Recymap (24) pour le plastique dur et le lancement à Langon (33) de Recycmatelas (une unité de démantèlement des matelas). Au total ces projets ont permis la création de 30 emplois. Dans les Landes, COVERIS Rigid a transformé son process de fabrication des emballages plastiques rigides pour intégrer exclusivement du plastique recyclé issu lui-même de REGENE Atlantique, collecteur et transformateur de bouteilles en plastique du grand Sud-Ouest. 220 K€ ont été consacrés à l'animation, sensibilisation et aux études. Deux projets phares ont été initiés en 2015 :

Initiée par la Région Aquitaine en lien avec Aquitaine Croissance Verte, le CIRIDD (Centre international de ressources et d’innovation pour le développement durable) et l’Institut d’Economie circulaire, elle a été élargie dès 2015 à Poitou-Charentes et Limousin via notamment le Pôle Eco-Industries. 2- le Programme national des synergies interentreprises (PNSI) : démarche expérimentale de déploiement d’une méthodologie pour la création de symbioses industrielles sur le territoire aquitain. Ce programme d’une durée de 2 x 12 mois est effectué en coopération au niveau national avec l’ADEME Nationale, le LAEI et l’Institut d’économie circulaire et le soutien du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, Localement, l'Aquitaine s'est associée aux CCI et à l'APESA. Concrètement cette expérience s'organise autour de l'organisation d’atelier réunissant des entreprises. En Aquitaine, 8 praticiens issus des CCI et de l'APESA ont été formés à la méthode d'animation. Pour préparer l'extension de la démarche, 2 personnes de Poitou-Charentes ont également été associées. Ces rencontres permettent de :  faire des économies sur les matières premières,  transformer les déchets en ressources,  trouver des mutualisations avec d’autres entreprises locales, permettant de réduire les coûts (services, personnel, foncier, matières premières, énergie etc.)  identifier des opportunités d’affaires,  réduire l'impact carbone et améliorer sa performance environnementale. Le premier atelier expérimental a été organisé le 1er décembre 2015 sur le territoire du Libournais en lien avec le SMICVAL, collectivité engagée dans une démarche d'économie circulaire. Il a réuni 50 entreprises et dégagé 500 synergies potentielles. L'objet de la démarche est de donner corps à au moins 10 % de ces potentialités détectées.

1- le Réseau d'économie circulaire et d'innovation dans les territoires aquitains via la plateforme numérique RECITA (http://www.recita.org/) Elle propose : une mise en valeur des stratégies, initiatives, retours d’expérience, témoignages, mise en réseaux des parties prenantes, suivi de l’actualité et des évènements, fonds documentaire, référencement d’outils et de compétences pour l’accompagnement.

158 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


PRAE / ECTEA

Économie circulaire Degré d’intensité DD

Degré d’intensité DD

70 %

100 %

Prise en compte

OUI

OUI

OUI

OUI

OUI

Prise en compte

OUI

OUI

PARTIELLE

NON

OUI

Impact

+

+

+

+

+

Impact

+

+

+

/

+

L’économie circulaire est une action transversale qui prend en compte toutes les finalités du DD. Elle propose un mode de production et de consommation plus durable (F5), permettant de réutiliser les ressources et ainsi d’en éviter une surexploitation. Cela va en outre permettre de réduire les extrants et la pollution générée par ces activités (F1 et F2). L’économie circulaire va aussi créer de l’emploi et de la formation sur le territoire et contribuer ainsi aux finalités 3 et 4.

// FINANCEMENT DES MODES DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION DURABLES Le programme Économie circulaire transition energétique Aquitaine (ECTEA) est une contractualisation entre la Région et l'ADEME qui permet de financer les projets de développement durable, sur les thématiques suivantes :  efficacité énergétique,  développement des énergies et des matières premières renouvelables,  observation / approches globales de la maîtrise de l'énergie,  éco-conception et éco-consommation / modes de productions responsables. Ce programme permet de financer des projets d'énergies renouvelables, d'animation, d'état des lieux... En 2015, la Région a engagé 7,5M €.

Le PRAE prend en compte les finalités 1 (développement d’EnR et incitation à l’efficacité énergétique, contribuant à une décarbonation des filières énergétiques), 2 (préservation des ressources et moindres rejets) et 5 (production responsable), partiellement la finalité 3 (développement d’activités et d’emplois verts localisés).

La Région contribue à renforcer l’efficacité énergétique des entreprises de production. La réduction de l’intensité énergétique de l’industrie de production la rend plus durable du point de vue environnemental comme économique :  renforcer l’efficacité énergétique constitue l’un des moyens les plus simples de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, de garantir un approvisionnement en énergie sûr et durable et de tendre vers l'indépendance énergétique.  dans les entreprises, l'énergie coûte souvent plus cher que le travail et avec une facture énergétique en constante augmentation (+27% entre 2005 et 2012), l’utilisation rationnelle de l’énergie est devenue un enjeu de compétitivité pour les entreprises. C’est dans cet objectif que la Région a mis en place depuis 2014, un appel à projet visant à soutenir les entreprises de production dans leurs efforts en termes d’efficacité énergétiques quand ceux-ci étaient particulièrement ambitieux. En 2015, environ 1,1 M€ ont été consacrés pour aider des entreprises sur le périmètre aquitain, générant une économie d’énergie estimée à près de 25 GWh/an. Les ambitions de la Région sur cet appel à projet vont prendre de l’ampleur dans les prochaines années avec un objectif global de 1600 GWh annuels évités d’ici à 2020 sur le périmètre de la nouvelle région, soit 5% de la consommation énergétique du secteur industriel.

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 159


Soutenir la recherche et le transfert de technologie pour acquérir les compétences environnementales dans les filières professionnelles d’excellence L’intégration des problématiques environnementales aux filières professionnelles d’excellence constitue un axe fort des politiques régionales en faveur de la croissance verte et se traduit par la création d’écoactivités et le soutien aux technologies propres et innovantes. Cette politique se prolonge par un accompagnement à l’intégration de règles environnementales et sociétales dans une optique d’amélioration vertueuse de la compétitivité des entreprises. // SOUTENIR DES PROGRAMMES DE RECHERCHE ET DE FORMATION EN LIEN AVEC LA CROISSANCE VERTE

PHYTOCOTE Degré d’intensité DD

80 %

Prise en compte

OUI

OUI

NON

OUI

OUI

Impact

+

+

/

+

+

Le projet Phytocote, au travers de la contribution à la réduction de l’usage des produits phytosanitaires et de la valorisation des méthodes utilisées par les professionnels, permet de lutter contre le changement climatique (F1) via la mise au point de méthodes alternatives moins émissives en GES, de préserver la biodiversité et les écosystèmes (F2) et la santé humaine (F4), tout en favorisant des modes de production plus durables (F5)

Depuis de nombreuses années, les filières d’excellence de l’Aquitaine sont progressivement confrontées à de nombreux enjeux environnementaux. Pour répondre à ces nouveaux besoins, des éco-activités et écotechnologies se sont développées, issues d’innovations individuelles ou collaboratives ou encore de diversifications technologiques. L’offre de recherche et d’innovation des laboratoires et des centres technologiques aquitains contribue fortement au développement de cette croissance verte. Le projet PHYTOCOTE, porté par l’IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture) en collaboration avec le laboratoire Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux (EPOC) et le laboratoire Interactions sol-plante-atmosphère (ISPA), est une émanation du groupe Pesticides du LabEx COTE de l'université de Bordeaux. Programme de recherche interdisciplinaire, PHYTOCOTE porte sur l’usage des pesticides dans les agrosystèmes (viticoles comme modèle), leurs transferts vers les écosystèmes connexes, leur bioaccumulation et l’évaluation de leur potentiel toxique chez certaines espèces. Il vise notamment à modéliser des changements de pratiques de production et à comparer différents scenarii de réduction des intrants en termes de coûtefficacité. Son objectif est de contribuer à la réduction de l’usage des produits phytosanitaires en valorisant les méthodes et résultats obtenus directement auprès des acteurs professionnels, impliqués à cet effet tout au long du projet.

Site atelier du projet PHYTOCOTE, Blayais, Irstea © Francis Macary

160 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


Le projet E3A, porté par le laboratoire Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux (EPOC), est un projet de plateforme analytique mutualisée spécifiquement dédiée à la surveillance des environnements aquatiques aquitains. Il porte sur l’acquisition d’équipements analytiques innovants, le développement de méthodes et de services techniques dans les domaines de la chimie de l'environnement, de la bio-géochimie, de l'écologie, de l'écotoxicologie et des géosciences marines, pour le suivi environnemental des écosystèmes aquatiques. Il vise à l’amélioration de notre compréhension générale de la structure, du fonctionnement et de l’évolution des principaux écosystèmes emblématiques de la région (estuaire de la Gironde, bassin d’Arcachon, grands lacs côtiers, côte aquitaine) dans un objectif de préservation et de gestion durable.

E3A Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

NON

OUI

NON

OUI

NON

Impact

+

+

/

+

+

Le projet E3A vise à l’amélioration des connaissances des écosystèmes aquatiques aquitains et de leur fonctionnement, afin de permettre une meilleure protection de ces milieux fragiles. Il contribue directement aux finalités 2 et 4 et a un impact positif sur les finalités 1 et 5, au travers des implications découlant de la diffusion des connaissances sur ces écosystèmes aquatiques auprès des acteurs socio-économiques et en termes de préservation d’espaces concourant à l’atténuation des effets des GES émis.

Surveillance des plages de Biscarosse

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 161


Part dans le budget des aides participant à l’objectif régional de croissance verte Pôle développement économique et emploi

Promouvoir une économie sociale et solidaire L’ensemble des acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire est animé d’une philosophie commune, concernant le mode d’entreprendre, composée de principes et de valeurs partagés, qui dépassent la simple approche statutaire d’appartenance à l’ESS. Ces valeurs fondatrices sont définies dans la Charte de l’Economie sociale et solidaire de 1980 :  une finalité d’intérêt général ou collectif,  une gouvernance démocratique,  une libre adhésion,  un caractère lucratif limité,  un ancrage territorial et une mobilisation citoyenne.

Cet indicateur traduit la Part dans le budget Développement économique et emploi (plus précisément budgets Artisanat / TPE, création / transmission, Recherche / transfert de technologie, Industrie) des aides participant à l'objectif régional de croissance verte. Ces aides sont destinées aux acteurs dont l'activité s'inscrit dans la dynamique de croissance verte (ex. : entreprise productrice de panneaux solaires, centres technologiques spécialisés dans les technologies vertes) et aux projets contribuant à la croissance verte quel que soit le domaine d'activité de l'acteur porteur (ex. : projet d'éco-innovation permettant de réduire l'impact environnemental du produit ou du service proposé par une entreprise, projet de recherche permettant de réduire l'impact environnemental d'entreprises à terme). La conception et le suivi de cet indicateur font du développement durable une préoccupation générale du pôle développement économique et emploi dans l’instruction de ses dossiers. Les services ont la volonté de conduire des actions au regard du développement durable et consolident leur savoir-faire dans le traitement des dossiers. Toutefois, une amélioration reste possible au niveau du pilotage de l’indicateur, le pôle DEE ne fixant encore à ce stade aucun objectif chiffré sur la part de son budget qu’il consacre à la croissance verte. La collectivité a adopté en séance plénière du lundi 16 mars 2015 une délibération relative aux "Eco et Socio responsabilités des aides régionales", qui a pour objet de doter la Région d'un cadre permettant d'intégrer les critères économiques, sociaux et environnementaux dans ses interventions en faveur de ses bénéficiaires, que ce soient des associations, des collectivités ou des entreprises. Les dispositions issues de cette délibération permettent l’intégration de critères incitatifs ou de sensiblisation dans le cadre de l’instruction des dossiers

Le Schéma aquitain sert de socle principal à la politique régionale de développement de l'ESS et de l'innovation sociale, adoptée le 4 mars 2013. Celle-ci s'appuie sur cinq axes principaux :  soutenir la création d'activités dans l'ESS,  favoriser la coopération territoriale et la mutualisation des acteurs,  conforter la structuration financière des acteurs de l'ESS,  organiser la promotion et la connaissance de l'ESS,  encourager l'innovation sociale. En 2015, le service ESS de la Région Aquitaine accompagné les projets suivants :

a

 45 dossiers de création d'activités dans l'ESS à hauteur de 704 389 €,  235 000 € pour 12 coopératives d'activités et d'emploi,  214 000 € pour l'appui aux réseaux et dispositifs régionaux (CRESS, URSCOOP, Aquitaine Active),  355 000 € pour 16 dossiers d'innovation sociale.

de demande de subvention relevant de toutes politiques, y compris pour les politiques gérées par les directions de l’industrie, de l’artisanat et TPE, et de la recherche. Elles permettent également l’élaboration de grilles d’analyse des dossiers instruits à l’aune de ces critères d’"éco-

socio-responsabilités".

162 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


Politique régionale de développement de l’ESS Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

OUI

Impact

/

/

+

+

+

La Région et ses partenaires, ADI, ATIS, ARACT, PTCE de Tarnos et Cap solidaire ont lancé pour la deuxième année consécutive en 2015 un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI), afin de repérer les initiatives socialement innovantes en Aquitaine selon trois formes, de produits ou de services, organisationnelles ou territoriales du fait de nouveaux modes de coopérations d'acteurs. Ces initiatives ont en commun d'apporter un mieuxvivre aux bénéficiaires. 18 initiatives ont été retenues par le jury régional. Ils traitent de sujets tels que les énergies citoyennes, l'alimentation pour tous, la finance solidaire, le bien vieillir...

Le projet a pour objectif de coordonner et de faire travailler ensemble les services de la Région et les partenaires extérieurs sur les thématiques suivantes :  les énergies marines renouvelables (EMR),  les ressources biologiques et biotechnologiques,  la biodiversité marine,  les pêches et les aquacultures marines,  les industries nautiques et navales et la filière glisse,  les ports, infrastructures et transports maritimes,  le tourisme,  l'aménagement, la surveillance et la sécurité du littoral

Économie bleue Degré d’intensité DD

100 %

Prise en compte

OUI

OUI

OUI

OUI

OUI

Impact

+

+

+

+

+

L'économie bleue prend en compte les 5 finalités du développement durable. Elle est source de production d'énergie renouvelable marine et valorise les bio-ressources marines, ce qui répond aux finalités 1 et 2. De plus, par la revitalisation de ses activités elle répond aux finalités 3, 4 et 5.

Appel à Manifestation d’Intérêt pour l’innovation sociale Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

NON

NON

OUI

OUI

OUI

Impact

/

/

+

+

+

LA CROISSANCE BLEUE EN AQUITAINE COMMUNICATION •••••••••••••••••••

SÉANCE PLÉNIÈRE DU 22 JUIN 2015

Soutenir le développement d’une économie bleue régionale En 2015, la Région Aquitaine a mis en place une politique économique et de gestion durable de l'océan. Cette stratégie s'intègre dans les orientations publiques régionales notamment en raison du fort enjeu de ce dossier sur le volet du maintien et de la création d'emplois sur le territoire régional, mais également face aux enjeux énergétiques.

Et si l’océan était notre avenir ?

*

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 163


Soutenir le développement de politiques d'achat dans une logique d'éco-socioresponsabilité La Région renforce et pérennise la mobilisation des circuits de proximité et de qualité et soutient à cette fin le développement de groupements d’achat dans une logique d’éco-socio-responsabilité, pour des secteurs tels que l’artisanat ou l’agriculture pour l’approvisionnement des lycées. En 2015, dans le cadre de la politique régionale d’encouragement à l’introduction de produits bio, locaux et de qualité dans les restaurants des lycées, la Région Aquitaine a soutenu :  la création du portail régional (restocoaquitaine.com) géré par Arbio pour le compte du Pôle régional de compétence constitué par la Région, la Draf, l'Ars, le CD33, et consacré aux filières courtes et de qualité et au bio, pour aider au développement de projets d'amélioration de tels approvisionnements pour les services de restauration collective d'Aquitaine,  l’organisation à l'Hôtel de Région d'une journée de mise en relation des acteurs des filières courtes avec les EPLE,  la multiplication par trois des achats de produits bio par les lycées et par deux des achats de produits locaux,  la mise en place de la diffusion des résultats de l’expérimentation auprès de 25 lycées pilotes entre 2010 et 2013 : ces 25 lycées répartis sur l’ensemble du territoire ont été accompagnés par Arbio pour mettre en place des approvisionnements issus des circuits courts, de proximité de qualité et des approvisionnements en produits bio (via le site biosudouest.com et la plateforme Intranet ELYRE),  l’accompagnement des groupements d’achats.

Approvisionnement en produits issus de l’agriculture biologique et des filières courtes de qualité dans les restaurants des lycées Degré d’intensité DD

70 %

Prise en compte

PARTIELLE

OUI

OUI

NON

OUI

Impact

+

+

+

+

/

F1 : l’approvisionnement en bio et en circuits courts a vocation à réduire autant que possible le bilan carbone des aliments tant dans leur élaboration que dans leur acheminement vers les lycées. F2 : ce type de production agricole ou d’élevage (bio ou circuit court de qualité) entre par définition dans la finalité 2. F3 : ce type d’approvisionnement permet de mettre en contact les producteurs (agriculteurs, éleveurs) avec les agents des lycées et les élèves, au-delà de l’aspect économique. F5 : cette action répond complètement à la finalité telle qu’elle est définie dans le cadre de référence pour les projets territoriaux de développement durable.

164 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE

LIMOUSIN

Encourager des pratiques vertueuses Éco-conditionnalité des aides

// ÉCO-CONDITIONNALITÉ DES AIDES Afin de dynamiser les entreprises, la Région accompagne leur démarche de croissance, d’innovation, d’accès aux marchés et de formation au travers d’un certain nombre de dispositifs. Certains intègrent des critères de conditionnalités qui doivent se matérialiser par des engagements allant au-delà des obligations légales. Il en va ainsi du contrat de croissance qui vise à accompagner les projets d’entreprises à moyen terme. Le porteur de projet doit s’engager sur un critère social (maintien ou création d’emploi en CDI) et un critère environnemental (atteindre le niveau 1 de la démarche « 1, 2, 3 Environnement », réaliser des préconisations du diagnostic environnemental et/ou énergétique…). Le contrat de croissance + va plus loin en incluant d’abord un critère de coopération ou éthique : travailler de manière substantielle avec des entreprises régionales, favoriser les circuits locaux, mettre en place un plan sur l’égalité des hommes et des femmes…). Le dirigeant d’entreprise doit également s’engager sur :  trois critères sociaux : créer de l’emploi en CDI à temps complet, prendre en compte les recommandations de l’analyse des conditions de travail, avoir une politique de progrès social concrète (formation des salariés, insertion des jeunes…),  deux critères environnementaux : réaliser les recommandations du pré-diagnostic environnemental et soit atteindre le niveau 4 de l’autodiagnostic réalisé dans le cadre de la démarche LED et/ou toute autre démarche similaire reconnue par l’AFNOR, soit obtenir la certification ISO 14 001 ou EMAS, soit obtenir un écolabel sur un produit ou service. En 2015 la Région a accompagné a validé 109 contrats de croissance et 24 contrats de croissance +.

Degré d’intensité DD

40 %

Prise en compte

PARTIELLE

NON

PARTIELLE

PARTIELLE

PARTIELLE

Impact

/

/

+

+

+

// ACCOMPAGNEMENT D’UN PÔLE VIANDES LOCALES En 2015, la Région a accompagné la démarche et contribué au financement, à hauteur de 477 839,91 €, d’un pôle viandes locales (PVL). Ce pôle est né d’un collectif de producteurs fermiers localisés en Limousin principalement en Creuse (sur une cinquantaine d’adhérents, ¼ est en Haute-Vienne et ¼ en Corrèze). Ces éleveurs manquaient d’outils d’abattage de proximité répondant à leur besoin en termes de traçabilité des produits et de bien-être animal. Aussi, ils ont choisi de créer en 2015 une société appelée PVL qui aura pour activité l’abattage, la découpe, la transformation de la viande, mais également la valorisation des savoir-faire des éleveurs du Limousin. La particularité de cet outil, réside dans le fait qu’il s’agit d’un bâtiment productif permettant aux producteurs de diminuer leurs coûts de production et de maîtriser les différentes étapes de transformation de leur produit, tout en communiquant auprès du grand public sur les pratiques d’élevage et de transformation des produits. Les producteurs gardent la maîtrise des décisions puisqu’elles sont prises démocratiquement sur le principe d’un homme égal une voix. La société dispose également d’un observatoire de la gouvernance chargé de vérifier les décisions prises dans le respect des orientations données par l’ensemble des actionnaires. En outre, les éleveurs souhaitent faire partager leurs savoir-faire, informer sur leurs pratiques d’élevage au sein du pôle dans un espace dédié à l’accueil du public appelé « Centre d’interprétation ».

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 165


Des ateliers culinaires de démonstration de préparation de viandes et de dégustation sur place, des conférences ainsi qu’un espace de vente de produits de charcuterie du pôle viandes locales seront organisés au sein du centre d'interprétation. Ce centre pourra également être utilisé pour l'organisation de formation à destination des associés de PVL. D’un point de vue environnemental, les éleveurs ont recherché dans la conception de l’outil et dans son utilisation à diminuer son impact environnemental (bâtiment semi enterré, station de phyto-épuration : station 100 % naturelle, sans utilisation de produits chimiques, qui traite l’ensemble des eaux usées de l’atelier).

Accompagnement d’un pôle viandes locales Degré d’intensité DD

70 %

Prise en compte

PARTIELLE

NON

OUI

OUI

OUI

Impact

/

/

+

+

+

Développement de l’agriculture biologique Degré d’intensité DD

80 %

Prise en compte

PARTIELLE

OUI

PARTIELLE

OUI

OUI

Impact

+

+

+

+

+

// ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE En 2015 la Région a poursuivi ses efforts en vue de soutenir les entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Parmi les actions déployées, on peut souligner la volonté de la Région de soutenir l’emploi dans ces structures avec l’agrément de quelques 600 emplois associatifs et le financement de 54 entreprises par des aides directes et par des fonds d’ingénierie financière. Ce dernier type d’aide se fait par l’intermédiaire de Limousin Actif, fonds territorial de France Active, qui apporte des garanties et des apports en fonds propres aux entreprises de l’ESS.

Économie sociale et solidaire

// DÉVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE Le mode de production en agriculture biologique s’inscrit naturellement dans une démarche de développement durable. Globalement, sur le Limousin les surfaces en Bio ont progressé de 85% entre 2007 et 2014, passant de 17 089 ha en 2007 à 31 543 ha en 2014, ce qui correspond à une croissance annuelle moyenne de 12%. Le nombre d’exploitations sur la même période est passé de 334 à 627, soit une augmentation moyenne annuelle de 11 %. Cette dynamique ne faiblit pas et s’est même nettement accélérée en 2015. Cette évolution significative a pu se réaliser grâce à une politique nationale et régionale de soutien à l’agriculture biologique, cofinancée par l’Europe. Des aides à la conversion et au maintien sont allouées pendant 5 ans afin d’accompagner les agriculteurs engagés dans la démarche, en compensant tout ou partie des surcoûts qui y sont liés. Cela est par ailleurs accompagné par une aide à la certification et un soutien aux divers organismes qui animent ces politiques de développement de l’agriculture biologique.

Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

PARTIELLE

NON

OUI

OUI

PARTIELLE

Impact

+

/

+

+

+

// SOUTIEN À LA CHAIRE D’EXCELLENCE « RESSOURCES FORESTIÈRES ET USAGES DU BOIS » En 2015, la Région a participé au financement pour un montant de 600 000 € de 3 nouvelles chaires de la Fondation Partenariale de l’université de Limoges. L’une d’entre elles « Ressources forestières et usages du bois » porte sur des thématiques au cœur des enjeux de développement durable.

166 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


En lien avec les problématiques de la filière bois, elle vise à développer trois axes de recherche dans une perspective de valorisation industrielle et de transfert de technologies :  Axe 1 : amélioration de la durabilité du bois de Douglas et impact des changements climatiques.  Axe 2 : modification chimique des matériaux lignocellulosiques par des méthodes de chimie verte.  Axe 3 : approches juridique, socio-économique et territoriale des usages et conflits d’usage autour de la ressource forestière. Les travaux de recherche menés dans le cadre de cette chaire visent à contribuer au développement de nouvelles stratégies de valorisation des ressources forestières de moyenne montagne, et plus particulièrement du Massif Central. Les retombées attendues concernent notamment l’amélioration qualitative de l’offre de bois pour un usage en construction, la création de produits à forte valeur ajoutée issus de la biomasse forestière (éco-matériaux fonctionnalisés) et l’amélioration des dispositifs de gestion des conflits d’usage liés à la ressource forestière.

Soutien à la chaire d’excellence « ressources forestières et usages du bois »

La démarche RSE conduit les entreprises à intégrer les préoccupations sociétales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec les parties prenantes. Le consortium LED permet d’accompagner les entreprises et de faciliter leur progression dans leur démarche RSE afin de prendre en compte dans leur mode de gestion les impacts sociaux et environnementaux de leurs activités et contribuer ainsi à l’amélioration de la société et à la protection de l’environnement. Il comptait en 2015 trente-six entreprises ou organismes de 1 à 700 salariés, toutes activités confondues, représentant un CA/Budget annuel de plus de 700 M€ et plus de 3 000 salariés.

Limousin Entreprises Durables Degré d’intensité DD

50 %

Prise en compte

PARTIELLE

NON

PARTIELLE

OUI

PARTIELLE

Impact

+

/

+

+

+

Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

OUI

OUI

NON

NON

OUI

Impact

+

+

/

/

+

Responsabiliser les acteurs // LIMOUSIN ENTREPRISES DURABLES La Région soutient activement le consortium LED (Limousin Entreprises Durables). Ce consortium, créé à l’initiative de dirigeants d’entreprises vise à impulser une meilleure prise en compte des enjeux du développement durable, notamment au travers du concept de responsabilité sociale des entreprises (RSE).

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 167


// LE PLAN FORÊT-BOIS 2014-2020 Présente sur plus du tiers des surfaces, la forêt constitue un atout majeur pour le Limousin. Elle contribue à l’animation et à la vitalité des territoires ruraux et contribue à la préservation de l’environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique. Fruit du travail mené par la Région avec l’Etat et l’association BoisLim, le programme régional de la forêt et du bois 2014-2020 définit des orientations et des objectifs communs pour renforcer la compétitivité de cette filière, améliorer sa création de valeur ajoutée et d’emplois, tout en garantissant une gestion durable de la ressource.

Le plan forêt-bois 2014-2020 Degré d’intensité DD

60 %

Prise en compte

OUI

OUI

NON

NON

OUI

Impact

+

+

/

/

+

Il est ainsi prévu de mieux structurer la filière en l’orientant prioritairement vers les besoins du boisconstruction. Ce secteur s’inscrit pleinement dans les enjeux d’avenir portés par la rénovation urbaine et l'isolation thermique des bâtiments. Il constitue, à ce titre, un gisement potentiel d'emplois et une source de plus-value prometteurs pour le Limousin. Le matériau bois et ses utilisations répondent de plus en plus aux attentes sociétales en matière de développement durable (à travers des gains énergétiques et l’utilisation des ressources naturelles notamment). Le programme forêt-bois encourage par ailleurs une sylviculture de qualité, orientée davantage vers le bois d’œuvre, soucieuse d’amélioration des peuplements et de valorisation locale des bois produits. Il s’agit de s’inscrire dans le cadre d’une gestion durable des forêts, respectant les réglementations environnementales et paysagères et veillant à la pérennité de la ressource. Un prélèvement supplémentaire, progressif, raisonné et ciblé sur certains massifs prioritaires, de 350 000 m3/an est ainsi prévu d’ici 5 ans. Cet effort de mobilisation supplémentaire sera assorti de contreparties en termes de renouvellement des peuplements, notamment résineux, et d’amélioration sylvicole, particulièrement pour les feuillus. Les démarches de certification seront poursuivies, dans un souci de lisibilité et de traçabilité accrues. L’adaptation des pratiques et des essences au changement climatique sera également prise en compte dans les documents de gestion sylvicole. Le rôle de puits de carbone assuré par la forêt et les milieux boisés devrait ainsi être davantage intégré et valorisé dans les documents de gestion forestière.

168 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE POITOU-CHARENTES La recherche et le développement au profit de l'excellence environnementale De 2006 à 2015, une aide totalisant 54,72 M€ a été accordée par la Région aux travaux de recherches universitaires portant sur l'excellence environnementale. Le Schéma régional pour l'enseignement supérieur et la recherche adopté le 23 mars 2012 a confirmé cet engagement pour l’excellence environnementale dans le domaine de la recherche. Sa mise en œuvre définit 16 axes stratégiques sur lesquels porte le financement prioritaire de la Région en matière de recherche. Parmi ces axes, 7 relèvent plus particulièrement de l'excellence environnementale :  Transport,  Énergies et efficience énergétique,  Bâtiments,  Eau,  Excellence environnementale,  Gestion des risques environnementaux,  Chimie verte. En 2015, 74 projets soutenus ont participé à l'excellence environnementale pour un montant d'aide de 3,2 M€.

La mutation sociale, écologique et solidaire de l'économie La mutation sociale, écologique et solidaire de l'économie, ainsi que la croissance verte, constituent les piliers de la politique économique régionale inscrite dans le Schéma régional de développement économique, écologique, social et solidaire (SRDEESS) adopté pour la période 2011-2015. // LES ÉCO-INDUSTRIES, L'ÉCOLOGIE INDUSTRIELLE En 2015, la Région a consolidé ses actions en faveur de la transition énergétique, et ce en anticipation et en cohérence avec les objectifs de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte.

Les démarches d’écologie industrielle et territoriales Sur 13 territoires, 4 nouveaux projets d’écologie industrielle et territoriale ont été retenus pour bénéficier d’un accompagnement financier de l’ADEME et de la Région Poitou-Charentes ainsi que d’un soutien technique par le Pôle des Eco-industries :  l’agglomération du Bocage Bressuirais,  l’Élan coopératif Niortais,  le Port Atlantique de La Rochelle,  la communauté de communes de la Haute-Saintonge. L’innovation et la chimie verte La chimie verte permet de développer une industrie chimique maîtrisant durablement sa propre empreinte environnementale tout en respectant les impératifs de compétitivité économique et de progrès social. L'évolution des systèmes productifs vers une chimie verte et durable constitue un enjeu important de développement économique de la région PoitouCharentes car elle permet d'apporter des solutions industrielles durables qui trouveront des applications dans la plupart des secteurs de l'industrie. À la suite de sa création en 2014, l'Institut de la chimie verte (ICV) a poursuivi le développement de la filière en 2015 en participant à deux salons internationaux : le based plant submit de Lille du 8 au 10 avril, et le symposium de la chimie verte à La Rochelle en mai pour lequel l'ICV a mobilisé plusieurs entreprises qui ont bénéficié d'un contrat d'accompagnement à la stratégie internationale (CASI). Innovation et transfert de technologie Au titre de l’innovation et des transferts de technologies, la Région soutient également les projets d’excellence environnementale de 4 Centres Régionaux d'Innovation et de Transfert de Technologies (CRITT) qui agissent dans les domaines de l'horticulture, de l'agro-alimentaire, des matériaux et du nautisme.

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 169


Pour l'année 2015, les principaux projets ont concerné, à titre d'exemples, le programme aliments sains et durables, le développement de la R&D dans le domaine du génie végétal, la mise en place d’une plate-forme de robotique collaborative, la poursuite de programmes de R&D dans le domaine de l’analyse de la structure et de l’endommagement des matériaux, le développement d’un propulseur éolien auxiliaire pour navires, la mise en place d'un pôle d'expertise relatif à l’équitation et à l’équipement du cavalier. En 2015, les CRITT ont répondu aux sollicitations de 712 entreprises régionales et ont bénéficié de financements de la Région pour un montant total de 476 669 €. L'incubation de projets innovants Depuis le 1er septembre 2014, l'ARI a repris les activités et missions de l’Incubateur régional Poitou-Charentes Etincel, ainsi que le portefeuille de projets avec la création du dispositif Incub'innov. À cet effet, le dispositif Incub'innov permet l'accompagnement en incubation de projets issus ou en lien avec un laboratoire de recherche publique par un chargé de mission dédié durant 18 à 24 mois. Pendant toute la période d’incubation, l’ARI apporte les moyens nécessaires à la concrétisation économique du projet (accompagnement individuel et personnalisé sur la faisabilité et la mise en œuvre technico-économique, financière, juridique ou encore humaine du projet, mise en réseau avec des acteurs clés, recherche de financement, formations, etc.). Le dispositif permet également au porteur de projet de bénéficier d'une avance remboursable. En juillet 2015, l'ARI a obtenu une labellisation par European Business Network (EBN), ce qui certifie la qualité de ses accompagnements et lui donne accès à un réseau européen de structures d'accompagnement à l'innovation. Elle a accompagné 8 projets au concours I-Lab de Bpifrance dont 4 ont été lauréats « Emergence » et « Création Développement », et 3 levées de fonds ont été accomplies pour un montant de 2 M€.

La promotion de la croissance verte La 11e édition du Salon de la croissance verte, organisée par la Région et le Pôle des Eco-Industries en novembre 2015 à Angoulême, a permis d'accueillir plus de 3 000 personnes, particuliers et professionnels, sur les stands de 155 exposants. Cette année, le salon a rassemblé les acteurs de la croissance verte des Régions Poitou-Charentes, Aquitaine et Limousin. Organisé à quelques jours de la COP 21, il a été placé sous le signe des solutions pour le climat avec l’organisation de conférences sur le climat, l’économie circulaire et la chimie verte. Le salon a obtenu la labélisation COP 21. Les trophées Croissance Verte-Innovation ont récompensé quatre lauréats engagés dans des démarches et produits innovants en matière de croissance verte et de conversion écologique de l'économie. Soutien à la performance industrielle environnementale En 2015, la Région a déployé le dispositif Usine du futur Poitou-Charentes expérimenté en 2014 en proposant une démarche de performance globale pour les entreprises industrielles du territoire. Des diagnostics sont ainsi proposés aux entreprises sur 4 leviers de compétitivité :  la modernisation des outils de production,  l’organisation industrielle,  l'excellence environnementale,  l'innovation sociale et la qualité de vie au travail. Le volet environnemental permet notamment aux entreprises d’entrer dans des démarches d’efficacité énergétique, d’éco-conception, de gestion des ressources et de valorisation des déchets. La consolidation d’une stratégie d’économie circulaire En collaboration avec ses partenaires (l'État, l'ADEME et le Pôle des Éco-Industries), la Région a mis en place en mars 2015, une stratégie régionale de l'économie circulaire.

170 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


Dans ce cadre, un Plan pour la transition énergétique et la croissance verte en Poitou-Charentes a été défini par le Comité stratégique, puis présenté pour un échange entre acteurs lors d'une conférence qui s'est déroulée le 12 juin 2015. Il est structuré autour de 8 axes transversaux et 7 axes thématiques, reprenant les piliers de l'économie circulaire :  approvisionnement durable,  éco-conception,  écologie industrielle et territoriale,  économie de la fonctionnalité,  consommation responsable,  allongement de la durée d'usage,  recyclage et valorisation des déchets. // AIDER À LA STRUCTURATION DES FILIÈRES Les filières du bois et de l'éco-construction Les marchés de la filière bois sont des marchés d’avenir. Ils répondent à des besoins essentiels de nos sociétés dans le cadre d’une économie bas carbone. Dans ce contexte, la Région Poitou-Charentes a décidé de renforcer sa politique de soutien à la filière bois pour mieux valoriser son potentiel. Elle a mis en place un plan filière Bois pour la période 2015-2016 qui s'inscrit dans la continuité des actions engagées au niveau régional et national. Il vise à :

 le développement du bâtiment durable En 2015, la Région a souhaité structurer un pôle d'excellence autour de l'habitat durable au plan régional en mobilisant :  l'Agence régionale de l'innovation (ARI) pour accompagner les porteurs de projets d'innovation technologique,  le cluster éco-Habitat pour informer, sensibiliser, mettre en réseau et animer l'ensemble des acteurs désireux de mettre en commun leurs savoirs et bonnes pratiques dans le bâtiment durable,  l'Agence régionale pour les travaux d'économie d'énergie (ARTEE) dont les missions sont d'accompagner et de coordonner la démarche d'élaboration et de réalisation de travaux permettant une amélioration de l'efficacité énergétique de l'habitat privé individuel. La filière énergies Le programme ESTER (Électricité solaire des territoires) a connu en mars 2015 la mise en service de la centrale photovoltaïque Tiper 1 à Thouars. Cette 2de centrale du programme a une puissance de 10,8 MWc, portant ainsi la puissance des parcs photovoltaïques ESTER en Poitou-Charentes à 19,3 MWc. La Région a autorisé la SEM à investir 2,754 M€ dans le projet Tiper 1 représentant 100% des fonds propres du projet.

 renforcer l'innovation technique, et organisationnelle,  améliorer la compétitivité des entreprises,  accélérer la transition énergétique,  renforcer la formation des salariés et le dialogue social,  favoriser la mise en place de plans stratégiques et l'accès aux financements. Pour déployer ce plan d'actions, la Région s'appuie sur les réseaux interprofessionnels : Futurobois et le cluster éco-habitat. En 2015, 2 actions phares ont été déployées :  le renforcement de la filière peuplier Face à une forte pénurie prévisible de peupliers au regard des besoins croissants des industries de la transformation en région, la Région continue de déployer son dispositif d'aide au boisement et reboisement. Le règlement d’intervention a toutefois été modifié pour donner plus de lisibilité aux dispositions environnementales à respecter en matière de ripisylves notamment.

Pour sa part, la Société Coopérative d'intérêt collectif (SCIC) Poitou-Charentes Énergies Renouvelables (PCER) via sa filiale PCER Bleuet a acquis en juin 2015 la centrale hydroélectrique de Confolens dont la puissance est de 143 KW. La SCIC a poursuivi les études de rénovation et mise en service de la centrale du Nil à Angoulême en vue des travaux qui seront réalisés en 2016 pour mettre en service cette centrale de 163 KW. Par ailleurs, la SCIC a mis en service 4 ombrières photovoltaïques de parking d'une puissance individuelle de 100 KWc en 2015.

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 171


Enfin, sur le site de l'usine de la Nouvelle Fabrique Écologique à Châtellerault, l'entreprise VMH Énergies a finalisé la rénovation des bâtiments en 2015. La Région a accordé en décembre 2014 une avance remboursable de 660 000 € pour ces travaux qui concernaient un atelier de 12 000 m². La filière plastique Une étude financée par la Région a été spécifiquement menée par le Pôle des éco-industries en partenariat avec Plasti-Ouest sur les enjeux de la filière plastique. Le projet a fait suite au constat d’un intérêt particulier d’entreprises existantes et de porteurs de projets pour le développement de nouveaux produits conçus à partir de plastiques recyclés ou de solutions de valorisation de plastiques spécifiques. Ce projet constitue la première étape d’une démarche plus globale visant à favoriser l’émergence de projets d’innovation de procédés et de produits. Le Pôle des Eco-Industries s’est en outre associé à la démarche menée au niveau national par 2ACR Association Alliance Chimie Recyclage. // LE DÉVELOPPEMENT DES CIRCUITS COURTS ET LA FILIÈRE AGRO-ALIMENTAIRE BIOLOGIQUE La Région a impulsé en 2015 un ambitieux plan de développement des circuits courts et d'une économie alimentaire de proximité pour la période 2015-2020 qui intègre le développement d’initiatives rurales (AFIPAR) pour l'amont d’une part, et d'autre part, l'Association régionale des industries agroalimentaires (ARIA) et l'IRQUA pour l'aval. Il mobilise les outils financiers mis en place dans le cadre du Programme de développement rural 2014-2020 et vise à agir sur :  l'amélioration de la connaissance sur les circuits courts ou de proximité et leur diffusion,  la formation des agriculteurs aux exigences des circuits courts ou de proximité,  la création et le développement des démarches par les acteurs (agriculteurs, artisans, commerçants),  l'organisation et le développement des circuits courts et de l'économie alimentaire de proximité. Les objectifs portent sur la création de magasins de producteurs, d’ateliers collectifs et individuels de découpe, de transformation de viande, et de charcuterie fermière, de plateforme d’approvisionnement, de création de collectifs de producteurs. Ce plan a été présenté à l’ensemble des acteurs concernés le 14 décembre 2015. Un site internet spécifique a été créé pour suivre la mise en œuvre de ce plan : www.cceap.fr.

La Région a encouragé en 2011 la création de la plateforme de distribution de produits Bio "Mangeons Bio Ensemble" pour structurer et développer la filière via les marchés de la restauration hors domicile publique. En 2015, elle a souhaité renforcer la structure en augmentant sensiblement sa participation au capital de la SCIC. // SOUTIEN AUX NOUVELLES ORGANISATIONS ÉCONOMIQUES L’économie sociale et solidaire (ESS) La Région, avec les réseaux régionaux de l'ESS, a contribué à développer et sécuriser les projets, l'emploi et notamment l’emploi partagé et l’emploi coopératif, les clauses sociales, l'économie collaborative et l’innovation sociale. Conformément au Schéma régional de développement économique, écologique, social et solidaire (SRDEESS) 2011-2015, l'action régionale a pour objectif de développer l'entreprendre autrement. Les coopératives, les mutuelles et les associations notamment, sont forces de propositions concrètes et innovantes dans tous les secteurs d'activité, y compris l'industrie. Elles portent un modèle d'entreprise fondé sur une organisation collective, solidaire et démocratique. Les structures de l’insertion par l’activité économique (SIAE) La Région soutient financièrement les projets de développement des structures de l’insertion par l’activité économique (SIAE) qui se situent dans le champ de l’économie sociales et solidaire (ESS) et qui proposent une offre d’insertion à des personnes très éloignées de l’emploi. En 2015, la Région a soutenu 37 projets de développement pour un montant global de 373 770 €. Les lieux collaboratifs Clés en Main / tiers-lieux En 2015, la Région a fortement encouragé la création et le développement des espaces de travail partagés afin de favoriser l'émergence de nouvelles formes de travail par la mutualisation des outils, notamment numériques. Destinés à répondre aux nouveaux besoins de la population, entrepreneurs et salariés, ils se sont développés à Rochefort, Saint-Jean d'Angély, Poitiers, Ligugé, Barbezieux, Chalais, Montmoreau. En 2015, 5 structures ont obtenu une aide de la Région pour leur projet de création de lieux collaboratifs Clés en Main.

172 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


ACTION PHARE AGROTEC AGROTEC, le Centre de Ressources Technologiques (CRT) pour le secteur agroalimentaire spécialisé sur les fruits et légumes, a pour objectif d’accompagner technologiquement les industriels de la région Aquitaine et les créateurs d’entreprises dans leur démarche de développement et d’innovation, en leur mettant à disposition des moyens et compétences (laboratoires et plateforme d’essais, équipe d’ingénieurs spécialisés et expérimentés). Avec le soutien de la Région, AGROTEC a engagé en 2015 un programme de restructuration et d’extension de son hall d’essais à travers la création d’une nouvelle plateforme d’essais pilote, à réduction des coûts énergétiques et optimisation des procédés, et pouvant valoriser les sous-produits d’origine végétale. Cet investissement immobilier de 1,3 million d’euros découle des travaux de recherche effectués par AGROTEC depuis 3 ans, en collaboration avec l’ENSCBP (Ecole Nationale Supérieure de Chimie, de

AQUITAINE Biologie, et de Chimie) et d’autres laboratoires associés, et va permettre d'augmenter la capacité de recherche appliquée du CRT, notamment dans la fabrication de séries-tests, et de développer l’appui aux PME-PMI de la filière fruits et légumes transformés d’Aquitaine. Il permettra à AGROTEC d'offrir à ces dernières un nouvel outil de développement et de transfert pour diminuer les pertes de matières premières et optimiser les procédés industriels, consommations énergétiques et effluents de procédés de production, afin de tester des solutions innovantes de production et reconquérir de la compétitivité. Le projet vise à offrir un nouvel outil de développement et de transfert pour diminuer les pertes de matières premières et optimiser les procédés industriels, consommations énergétiques et effluents de procédés de production, dans la filière fruits et légumes transformés. Il contribuera à l'intégration de technologies éco-efficientes dans les procédés de fabrication des PME-PMI.

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 173


ACTION PHARE Une charte « festivals et développement durable » La Région Limousin a soutenu depuis plusieurs années une soixantaine de festivals. Ils sont divers par leur durée, leur rayonnement territorial, leurs moyens et leur entrée disciplinaire (musiques classiques, actuelles, théâtre, cirque, contes ...). Ils permettent de valoriser les artistes, notamment régionaux, et d’apporter une offre artistique de proximité en animant les différents territoires du Limousin et notamment ceux qui ne disposent pas d’une offre culturelle permanente. La Région a souhaité favoriser les festivals « accessibles à tous, écologiquement et socialement responsables et ancrés sur le territoire ». La Région a ainsi incité les festivals à aller vers une intégration des finalités du développement durable en conciliant retombées sociales et économiques et exigences environnementales. Elle a souhaité partager ces principes avec les festivals par la rédaction d’une charte « Festivals et développement durable en Limousin », dont la signature constitue l’un des critères nécessaires à l’éligibilité aux aides de la Région. Les festivals doivent donc :  favoriser l’accès pour tous en luttant contre la fracture générationnelle, géographique et financière ;  f avoriser les retombées économiques locales, notamment par l’emploi des artistes et techniciens installés en Région ; p  réserver les atouts environnementaux du territoire.

LIMOUSIN Les actions suivantes illustrent cet engagement partagé dans le cadre des trois piliers du développement durable :  pilier social : accessibilité pour tous les publics, développement d’actions culturelles et de médiation, prévention des conduites à risque, valorisation des bénévoles.  pilier économique : valorisation des artistes et techniciens installés en Région développement des retombées économiques locales, démarche de progrès continu pour la pérennité du festival, pratique d’une politique d’achat et de communication écoresponsables.  pilier environnemental : préservation du site et gestion des déchets, réduction des consommations à la source, déplacements alternatifs à la voiture individuelle, sensibilisation des bénévoles et festivaliers au développement durable.

Charte « festivals et développement durable » Degré d’intensité DD

70 %

Prise en compte

PARTIELLE

NON

OUI

OUI

OUI

Impact

+

/

+

+

+

174 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


ACTION PHARE

POITOU-CHARENTES

Le Salon de l’économie sociale et solidaire 2015 Afin de mettre en valeur et mieux faire connaître l'économie sociale et solidaire dans l'économie régionale, la 2ème édition du Salon national de l'ESS s'est déroulée les 23 et 24 octobre 2015 à NIORT. Le fil conducteur de cette édition, labellisée COP21, a porté sur l'économie collaborative et les démarches participatives (dont l'engagement citoyen des jeunes). Cette manifestation a accueilli 150 structures exposantes (dont 30 % de niveau national) réparties sur 117 stands. Environ 3 000 visiteurs ont fréquenté cette manifestation et participé aux différentes tables rondes, conférences et animations au programme de ces deux jours. La Région a attribué à la CRESS Poitou-Charentes une subvention de 100 000 € pour la réalisation de l'événement.

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 175


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Objectifs

AQUITAINE

Afin d’insuffler une dynamique de développement selon des modes de production et de consommation responsables dans son fonctionnement interne, la Région poursuit les objectifs suivants :

Olympiades des métiers (lot 1 Communication) (art.14 du CMP : clause d’exécution) Ex. de clause d’exécution : Tous les documents réalisés devront remplir les critères de qualité environnementale, (encres végétales, papier recyclable…). Pour exemple, le papier devra répondre à des caractéristiques environnementales :

 l’intégration de clauses de développement durable dans les marchés publics, et notamment l’intégration de clauses sociales ;  la maîtrise d’impacts environnementaux résultant directement de l’activité propre de la collectivité.

// INSCRIRE LA POLITIQUE D’ACHAT DU CONSEIL RÉGIONAL DANS UNE LOGIQUE D’ÉCO-RESPONSABILITÉ

 l’agence privilégiera un papier répondant aux exigences d’un écolabel officiel ou équivalent et une partie ou la totalité des fibres vierges sera issue de forêts gérées durablement (indiquer le pourcentage). Il ne sera pas blanchi au chlore.  les encres choisies seront à base d’huiles végétales et sans pigments minéraux contenant des métaux lourds.  ces caractéristiques environnementales devront figurer de manière visible sur le document final.

Dans une logique d’éco-responsabilité, la Région poursuit son travail d’intégration de clauses environnementales et d’identification des dossiers à fort potentiel environnemental.

Objets promotionnels (lot 4 : Visuels, signalétique et lot 5 : Objets promotionnels) (art.14 du CMP : clause d’exécution) Ex. de clause d’exécution :

Actions mises en place en interne

Exemples de marchés : Nettoyage des véhicules (art.53 du CMP – Critères de jugement des offres) Critère de jugement des offres « Qualité environnementale » (35pts). Ce critère est noté au vu de la grille d’analyse fournie en annexe du règlement de la consultation et dans laquelle le candidat doit indiquer par type de produits les caractéristiques environnementales des produits proposés (ex : grille d’analyse de la qualité environnementale pour le nettoyant carrosserie).



 Le prestataire devra indiquer l’origine des produits proposés à chaque commande.  Le candidat doit disposer d’une gamme écoresponsable, entre autre respectueuse de l’environnement (recyclés et/ou recyclables, écolabélisés, biodégradables, textiles biologiques, bilan carbone…).  Emballage : Dans un souci de protection de l’environnement, le prestataire veillera à utiliser des emballages recyclés ou recyclables ou biodégradables et évitera autant que possible le sur-emballage des articles à l’intérieur des colis. Le lot 5 ne comporte que la clause sur l’emballage.

176 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


 ocation et maintenance de photocopieurs L [combinaison spécification technique (art.6 du CMP), clause d’exécution (art.14 du CMP) et critère de jugement des offres (art.53 du CMP)].  Spécification technique : les appareils doivent avoir un éco-label sur l’économie d’énergie (Energy star ou équivalent).  Clause d’exécution : le fournisseur s’engage à récupérer les emballages et à les éliminer par un procédé respectueux de l’environnement (réutilisation, recyclage des matériaux…).  Critère de jugement des offres (art.53 du CMP) Prise en compte du volet environnemental dans l’analyse de la valeur technique (critère Valeur technique pondéré à 60%) et l’aspect environnemental représente un 1/3 de la note. Pour noter ce volet, les candidats devaient remettre à l’appui de leur offre une annexe les questionnant sur la consommation d’énergie, les nuisances sonores, la qualité de l’air intérieur, les consommables, les composants de l’appareil et le recyclage du matériel en fin de vie). Marchés environnementaux de par leur objet Assistance technique pour la mise en œuvre des opérations d’efficacité énergétique dans les logements sociaux – Programme opérationnel FEDER-FSE 2014-2020 : la mobilisation du Fonds Européens de Développement Régional (FEDER) en Aquitaine en 20142020 est un levier majeur en faveur de la poursuite de la rénovation thermique des bâtiments, en cohérence avec le plan national de rénovation énergétique de l’habitat (PREH). Dans ce contexte, la participation du FEDER en Aquitaine a l’ambition de permettre la rénovation de 6 000 logements sur la période 20142020. Ainsi, ce marché a pour objet de recourir à une assistance technique permettant d’assurer et de contrôler le contenu technique des opérations de rénovations thermiques, opérations qui feront l’objet d’un cofinancement FEDER. La sécurisation de l’attribution des crédits européens et de la certification des dépenses liées, sera ainsi recherchée.

Dispositif d’animation du plan de rénovation énergétique (Réno’AQT) Dans le prolongement du Plan de Rénovation énergétique de l’Habitat (PREH), la Région a souhaité développer son propre programme d’animation destiné à améliorer sensiblement la rénovation énergétique des logements issus du parc privé. Ainsi, ce marché a pour objet la mise en œuvre de l’animation et la définition des outils dédiés, pour chacun des publics retenus dans ce plan (maires et artisans), comprenant :  la mise en place d’une organisation et d’outils de gestion dédiés pour assurer la réussite du plan au titre de deux publics cibles : artisans, maires  l’accompagnement des maires et les artisans :  en vue de l’élaboration de projets de réhabilitation de logements communaux et des dossiers de financements afférents  en vue de la création de plates-formes techniques d’artisans à l’échelle d’une intercommunalité, ou d’un regroupement intercommunal ou d’un SCOT.

Maîtriser les impacts environnementaux directs du Conseil régional Plusieurs projets visant à réduire l'usage du papier en favorisant la transmission et la gestion dématérialisée (numérisation de l'archivage, traitement des dossiers d'aides, délibérations, etc.) ont été mis en place. Il s'agit notamment d'un ensemble de flux autour des projets liés au PES v2 (protocole d'échange standard PES). En 2015, de nouveaux processus ont été dématérialisés à travers notamment les flux « dvs » (demande de versement de subvention) et le portail de téléservices proposé aux bénéficiaires, facilitant l’échange de pièces dans l’instruction des dossiers (pièces justificatives, échanges entre l’instructeur et le bénéficiaire, fluidité du processus dans les étapes également financière pour conduire jusqu’au paiment de la subvention). Intitulé de l’indicateur

2012

2013

2014

2015

Nombre de marchés intégrant le développement durable

4 325

4 852

5 113

5 135

En 2015, 5 135 marchés ont pris en compte le développement durable sur 7 335 marchés passés par la Région. En proportion la prise en compte du développement durable est donc quasi-stable : 70% des marchés la prennent en compte.

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 177


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Actions mises en place en interne // RÉDUIRE LES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX Acquisition de voitures électriques La Région Limousin a continué à renouveler en 2015 son parc automobile avec l’achat de trois nouveaux véhicules électriques. Deux d’entre eux ont été mis à la disposition de l’ensemble des agents, le dernier étant plus spécifiquement dédiée aux déplacements du Président dans Limoges et son agglomération. À la fin de l’année 2015, les voitures électriques représentaient 18,5% du parc de véhicule de la Région Limousin. Celle-ci est donc très proche d’atteindre l’objectif de 20% fixé aux collectivités territoriales dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Poursuite des actions engagées par l’agenda 21 interne La collectivité a par ailleurs continué à s’appliquer les principes du développement durable contenus dans l’agenda 21 interne. Outre les informations régulièrement apportées aux agents sur l’impact environnemental de leurs gestes, les actions visant toutes à « consommer de manière exemplaire » se sont poursuivies: utilisation de produits d’entretien respectueux de l’environnement et de la santé, utilisation des eaux pluviales, collecte sélective des déchets... // LUTTE CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

LIMOUSIN

Ce projet a été lauréat de l’appel à projets du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et a donné lieu à une "remise de diplôme" par le Ministre lors du Salon de l’Agriculture le 27 février 2015. Concernant le volet réduction du gaspillage alimentaire et valorisation des déchets, les établissements volontaires ont bénéficié d’un diagnostic sur leurs biodéchets. Un séminaire organisé en avril 2015 et réunissant des représentants (personnels de direction, cuisiniers, techniciens, magasiniers…) d’une vingtaine de lycées, a été une bonne illustration de cette implication des établissements. A l’issue d’échanges riches entre les lycées participants avec, notamment, les organismes collectant et traitant les déchets, ces rencontres ont ouvert des perspectives concrètes de pratiques innovantes et de formations en matière de tri, de réduction, de valorisation des bio-déchets et de plus grande proximité des approvisionnements des restaurants scolaires. Parallèlement, un plan de formation a été élaboré. Des modules spécifiques, s’inscrivant dans la logique "Plaisir à la cantine", permettent aux personnels des établissements (agents de la Région et de l’Etat) d’acquérir des connaissances pour agir sur l’offre alimentaire, pour la rendre plus attractive tout en garantissant le respect de la réglementation sur la qualité nutritionnelle des repas en agissant pour limiter le gaspillage alimentaire.

Expérimentation dans les lycées Dès 2014, la Région a mis en place une expérimentation, avec une quinzaine de lycées volontaires, sur le thème "Approche globale de la qualité et de la lutte contre le gaspillage alimentaire dans la restauration collective". Ce projet, retenu dans le cadre du Programme National pour l'Alimentation (PNA), a pour objectif d’accompagner les établissements à la mise en place d’actions participatives combinant :  la réduction du gaspillage alimentaire et la valorisation des déchets,  l’amélioration de l’offre alimentaire,  une maîtrise du coût global avec réinvestissement des économies réalisées dans l’amélioration de la qualité et de la proximité de l’approvisionnement.

178 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ POITOU-CHARENTES Actions mises en place en interne // DES RESSOURCES AU SERVICE DE LA PERFORMANCE DE L'ADMINISTRATION Développement des services en ligne pour les usagers Afin de contribuer à la réduire la consommation de papier, la Région a poursuivi le développement de l’offre de services en ligne pour les usagers. Plus de 40 dispositifs d'aides sont disponibles sur la plate-forme Téléservices en 2015. Depuis 2008, 591 100 dossiers ont été déposés. Maintenance du parc informatique En 2015, elle a prolongé la mise à niveau d'une partie du parc d'ordinateurs afin d'augmenter leurs performances et l’allongement de leur durée de vie. Cette alternative au renouvellement par du matériel neuf permet de répondre à un double objectif : d'économie budgétaire et d'excellence environnementale en repoussant l’obsolescence programmée au maximum. Concrètement, 350 postes de travail ont vu leur durée de vie rallongée de 3 ans ; la mise à niveau a permis d’économiser 80 % des coûts de renouvellement du parc. En parallèle, la Région promeut le recyclage des composants informatiques. Dématérialisation des actes de l’assembée Ces actes sont gérés dans leur globalité par l’outil de gestion dématérialisé mis en place en 2012, de leur création à la télétransmission au contrôle de l’égalité. Dématérialisation des archives Les versements d'archives électroniques ont représenté un volume de 0,77 Go dans le Système d'archivage électronique interne à la Région. Par ailleurs, en fin d'année, la Région a signé une convention d'adhésion au service d'archivage électronique mutualisé avec le Département de la Vienne, la ville et communauté d'agglomération de Poitiers pour l'archivage du flux ACTES (décisions et délibérations) et du flux comptable conformément à la réglementation en vigueur sur les archives publiques. Contractualisation avec les imprimeurs La Région a également maintenu son niveau d'exigences en matière de services d'impression, en contractualisant avec des imprimeurs soucieux des

impacts environnementaux de leur activité. De plus, une étude menée par WWF France et Riposte Verte sur la politique papier (utilisation, consommations, recyclage), a révélé que la Région était performante et l'a classée en 6ème position parmi les plus grandes administrations publiques françaises. Développement de nouveaux modes d’organisation du travail intersite par le développement de la visioconférence Afin de permettre la continuité des services proposés aux usagers, ainsi que l'activité des élus et des agents de la nouvelle Région, des réseaux hauts-débits sécurisés ont été mis en place entre les sites de Poitiers, Limoges et Bordeaux. Ils permettront aussi de réduire les coûts de communications entre les sites, dans le cadre du projet de regroupement des systèmes de téléphonie engagé en 2015. Une politique d’achat responsable Les critères fixés par la Région relatifs à l'excellence environnementale sont pris en compte dans les procédures d'achats de fournitures et les prestations de service. L'entretien des locaux est réalisé en utilisant des produits qui bénéficient d'un Éco-label, le papier utilisé pour les courriers, les copies, les fournitures de bureau sont certifiés Pan European Forest Certification (PEFC). Démarche d’économie circulaire Ayant fait de l'Excellence Environnementale l'une de ses priorités, c'est donc naturellement que la Région s'est engagée dans une démarche d'économie circulaire visant, entre autre, à une valorisation des ressources par une promotion du réemploi des mobiliers. Aussi, dans le cadre du déclassement de mobiliers effectué par la Région ou les différents établissements rattachés à la Région, et afin de permettre leur valorisation et leur réemploi, un catalogue dématérialisé des mobiliers disponibles et en bon état a été réalisé. Ce catalogue a permis la réutilisation de 210 pièces dans les établissements pour une économie financière de près de 30 000 €. Circuit court En matière de services de restauration, l'accent a été mis sur l'approvisionnement en circuits courts et sur la qualité des produits.

Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016 179


AXES D’AMÉLIORATION Politiques sur le territoire Les actions entreprises en 2015 par le Conseil régional en faveur d’une croissance verte se poursuivront en 2016, notamment :  en matière de tourisme durable, par la relance d’une dynamique de développement et l’animation du Plan Régional des saisonniers et le développement d’une plate-forme internet financée par la Région. De plus, en 2016, VNF bénéficie d'un plan de relance qui leur permet d'établir un programme de travaux ambitieux.  en matière d’économie sociale et solidaire, le premier Appel à Manifestation d’Intérêt sur l’innovation sociale au format ALPC va être lancé sur 2016. La conférence ESS du 4 juillet donnera lieu à des éléments de refonte de la politique.  avec la fusion des Régions, la façade maritime aquitaine de plus de 260 km de long est maintenant agrandie des 230 km de la façade Charente-Maritime, la nouvelle Région dispose donc d'atouts privilégiés pour se lancer dans le défi de la croissance bleue.  pour la poursuite de la lutte contre le gaspillage alimentaire dans les lycées, une stratégie en trois axes est proposée pour l'année 2016 : 1- En amont de la chaîne restauration, effectuer un travail d’approfondissement sur les cahiers des charges des marchés alimentaires en s’appuyant sur les compétences de gestionnaires de lycées. 2- Accompagner les lycées par des moyens humains via des volontaires en service civique qui animeront la démarche dans les établissements et réaliseront des pesées régulières et une sensibilisation des consommateurs. Cet accompagnement sera couplé avec des journées de formation des agents de restauration aux enjeux du gaspillage alimentaire. 3- Inciter les lycéens à s’engager davantage dans des actions de citoyenneté et notamment les faire participer au tri des déchets via la mise en place de tables de tri dans tous les lycées dès que la configuration des lieux le permet. Le travail déjà engagé avec la Rectorat avec les Comités de Vie Lycéens en vue de sensibiliser les jeunes aux enjeux du gaspillage va être poursuivi et intensifié en y associant les bénévoles de la Banque

AQUITAINE Alimentaire. La création d’une équipe pluridisciplinaire légère (gestionnaire, chef de cuisine, responsable de vie scolaire, personnel de la direction de l’éducation (voire DRE à terme)) permettant de réaliser des audits globaux à différentes étapes de la démarche est à venir. La Région compte également engager avec la DMO une étude technique sur les nouvelles technologies de traitement et de valorisation des déchets organiques du type éco-digesteur afin d’en équiper certains lycées.  au travers de la mise en œuvre dans les politiques régionales du dispositif d’éco et socio-responsabilités des aides régionales, adopté en mars 2015. L’amélioration souhaitée par les services en matière de consolidation et de pilotage de l’indicateur de croissance verte relatif aux politiques d’aide à l’investissement des entreprises et en matière de recherche, grâce à la conduite des actions au regard du développement durable, pourrait trouver un sens au sein du cadre qu’offre ce dispositif, avec la mise en place d’objectifs chiffrés sur la part du budget à consacrer à la croissance verte.  en matière de développement de l’économie circulaire.

Fonctionnement de la collectivité Dans une logique d’amélioration continue, le Conseil régional approfondira son action en termes de socioresponsabilité :  la question de la généralisation de la dématérialisation se posera désormais dans le cadre de la nouvelle Région, avec par exemple la dématéralisation en cours du portail de téléservices proposé aux bénéficiaires ainsi que des applications connexes à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine.

180 Dynamique de développement // Rapport développement durable 2016


Dynamique de dĂŠveloppement // Rapport dĂŠveloppement durable 2016 181


ELÉMENTS DÉTERMINANTS DE MÉTHODE......................................

182 Eléments déterminants de méthode // Rapport développement durable 2016


4

.................................................................. Finalité

Eléments déterminants de méthode // Rapport développement durable 2016 183


PARTICIPATION DE LA POPULATION ET DES ACTEURS..... Instaurée au niveau international par la Déclaration de Rio de Janeiro sur l’environnement et le développement en juin 1992, la notion de participation des habitants aux processus de concertation à l’échelon local en vue d’adopter un agenda 21, a été renforcée par la convention d’Aarhus de 1998. Cette convention formalise les exigences en matière d’accès à l’information, de participation du public au processus décisionnel et d’accès à la justice en matière d’environnement. Ceux-ci doivent être organisés « (…) non pour légitimer ou rendre acceptable une décision publique mais pour améliorer le contenu de la décision publique afin qu’elle réponde aux exigences cumulées (et parfois contradictoires) de la rationalité écologique et du développement durable. » La convention prévoit que « la participation du public commence au début de la procédure, c’est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles » et que « les résultats de la procédure de participation du public soient dûment pris en considération ». En France, la loi dite Bouchardeau de 1983 relative à la démocratisation de l’enquête publique et à la protection de l’environnement est la première à instituer très clairement un dispositif d’information et de recueil des avis de la population. Des enrichissements sont régulièrement apportés par les textes et, en 2005, la participation est érigée en principe constitutionnel avec l’adoption de la charte de l’environnement. Démocratie ouverte Créé en 2011, le partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP) regroupe 65 pays, et travaille sur les enjeux de transparence de l’action publique et de participation de la société civile aux décisions. L’OGP est conçu pour diffuser des « bonnes pratiques » de gouvernance, afin de lutter contre la corruption et instaurer davantage de transparence et de redevabilité

La France a été élue, le 23 avril, à la présidence de l’Open government partnership (OGP) à partir d’octobre 2016. Partie prenante au sein de cet espace d’influence, cette présidence est un moyen d’orienter l’OGP vers des problématiques considérées comme prioritaires pour la France, comme l’environnement et le changement climatique. Le plan d’action présenté par la France dans le cadre de ce partenariat met l’accent sur l’open data, la transparence et la participation citoyenne. Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique globale qui vise à articuler et à mettre en cohérence les pratiques de participation, de transparence et de collaboration, celles-ci facilitées par le développement du numérique. Dans cette mouvance encore innovante, de nouveaux outils émergent et donnent leurs premiers résultats, tels que le collectif Parlement et citoyens, plate-forme offrant la possibilité aux citoyens de collaborer directement à l’élaboration d’une proposition de loi avec un parlementaire, ou le site data. gouv.fr, mis en place par Etalab pour accueillir les jeux de données en open data, qui a reçu en 2014 un prix « e-gouvernement » de l’ONU. L’initiative Etalab doit contribuer à développer une nouvelle conception de l’administration, qui va encourager les administrations et les décideurs à acquérir une maîtrise des processus consultatifs et à lever les obstacles à l’ouverture des données publiques. À l’échelle des territoires, de nombreuses initiatives de démocratie participative qui entraînent un changement de culture au sein des collectivités, voient le jour, à l’image de l’initiative de budget participatif de la Ville de Paris sur des projets d’investissements proposés par des citoyens.

184 Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016


Élements déterminants de méthode

.................................................................. Des initiatives citoyennes émergent également, telles que les assemblées des communs en cours de création à Toulouse, Brest, Lille, Rennes, La Réunion, Bordeaux, Valenciennes, Paris et Amiens. Ces communs concernent des domaines divers (jardins partagés, fab labs, logiciels libres, Amap, données géographiques, culture, etc.) autour desquels les collectivités humaines se mobilisent sous forme d’assemblée, interface entre les citoyens producteurs de communs, le monde politique, les collectivités et l’Etat conçus comme partenaires et une économie responsable et éthique.

Deux instances (un comité d’experts, un comité de pilotage rassemblant les acteurs) ont été mises en place pour élaborer la Charte de la participation du public, selon une méthodologie participative.

Charte participation Edgar Morin, grand témoin lors du colloque « Démocratie participative et modernisation du dialogue environnemental » qui s’est tenu à Paris le 5 mai 2015, considère que « La démocratie participative est le lieu du développement des initiatives citoyennes. (…) Nous devons aider une nouvelle culture à naître, à prendre conscience que ces aspects particuliers, de l’écologie, de la démocratie participative, de l’économie sociale et solidaire, sont reliés par l’aspiration collective à mieux vivre ».

Du 23 mai au 26 juin 2016, une consultation auprès de tous les acteurs de la participation du public (porteurs de projets, citoyens, associations, consultants, etc.) doit permettre le recueil des avis et propositions pour nourrir le texte définitif de la Charte de la participation du public avant sa publication en juillet 2016.

Trois ateliers participatifs ont réuni plus de 200 participants à Paris, Lyon et Bordeaux, pour recueillir les premières propositions du texte de la Charte, qui servira de guide de bonne pratique pour les maîtres d’ouvrages et les porteurs de projet désireux de lancer une démarche de démocratie participative.

Avec la création d’une Commission spécialisée sur la démocratisation du dialogue environnemental, le conseil national de la transition écologique (CNTE) a été associé à la réflexion engagée lors de la Conférence environnementale 2014, sur la modernisation et la démocratisation du dialogue environnemental, en tant que démocratie participative appliquée au champ de l’environnement. Le 3 juin 2015, le CNTE a rendu un rapport à la ministre préconisant des mesures législatives, mais également le développement d’une culture de la participation du public.

Source : Le citoyen et la décision publique - Synthèse de l’enquête TNS Sofres pour la CNDP, juin 2014

Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016 185


PARTICIPATION DE LA POPULATION ET DES ACTEURS Élements déterminants de méthode

OBJECTIFS Aquitaine

Poitou-Charentes

Plus d'une cinquantaine de personnes ont participé au projet de prise en compte concrète des principes horizontaux dans les projets cofinancés par les fonds européens, en vue de mesurer la contribution de ce programme à ces trois principes.

Dans le cadre de son engagement pour la démocratie participative, la Région organise l'association de ses partenaires et bénéficiaires de ses politiques à leur élaboration, leur mise en œuvre et leur suivi.

Elles représentant trois typologies de public (bénéficiaires, partenaires, pôles opérationnels et fonctionnels). Et leur contribution a abouti à l'élaboration d'un dispositif prenant en compte leur degré d'acceptabilité et permettant ainsi l'adhésion de l'ensemble des parties prenantes.

Limousin Une politique de développement durable ne se résume pas aux actions mises en œuvre. C’est aussi une gouvernance articulée autour :  d’une démarche : la concertation et la participation de la population ;  d’une méthode : un pilotage et un suivi des programmes ;  d’une finalité : une évaluation et des propositions d’amélioration.

186 Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Des instances de participation variées pour organiser la concertation avec les acteurs du territoire Pour chaque politique territoriale poursuivie par la Région, la concertation repose sur l’identification préalable des parties prenantes : habitants, usagers, associations, collectivités, acteurs économiques et sociaux. // UNE CONCERTATION DYNAMIQUE AVEC LA SOCIÉTÉ CIVILE Le Conseil régional veille à favoriser une concertation dynamique avec la société civile, ce qui passe, pour chacun des projets qu’il conduit, par des instances et des modalités d’échanges différents. Le CESER continue à exercer annuellement une participation active aux débats liés à la mise en œuvre des politiques régionales. En 2015, il a publié des rapports qui concernent les problématiques de développement durable :  Un habitat de qualité pour tous les aquitains : Pour une approche stratégique et renouvelée de la réponse territoriale aux besoins en logement  Océan bleu, terre des aquitains : Un autre regard sur notre territoire  La révolution numérique dans les secteurs d'activités économiques de l'Aquitaine : impacts, enjeux, valeur ajoutée ?  Les stages en milieu professionnel en Aquitaine  La place de la société civile organisée dans la gouvernance territoriale  Les conditions d’octroi et les effets, pour le territoire aquitain, des aides régionales versées aux entreprises : l’exemple de l’aide à l’investissement matériel.  L’économie circulaire en Aquitaine : état des lieux, atouts et perspectives de développement.

AQUITAINE

Une large politique de concertation entre les usagers du Ter et tous les acteurs du ferroviaire est assurée par elle dans le cadre de comités de ligne qui se réunissent annuellement sur tout le territoire dans le cadre de l’amélioration du service offert. Les comptes rendus sont mis en ligne, à la disposition du public. Il s’agit d’une action récurrente arrivée à maturité, la dernière création de comité de ligne datant de 2013. En 2015, onze comités de lignes ont eu lieu sur la période d’avril à juin. Dans le cadre de la préparation de la 21e Conférence des Nations Unies sur le climat qui a eu lieu à Paris en décembre 2015 (COP 21), la Région Aquitaine et 13 autres Régions ont participé le 6 juin 2015 au Débat citoyen planétaire impliquant 10 000 participants à travers le monde. La Région a ainsi invité un panel d’Aquitains à s’exprimer sur leurs attentes et leurs idées pour lutter contre le changement climatique et s’y adapter. Comme l’ensemble des opinions recueillies à travers le monde lors de cette consultation inédite du 6 juin, ces résultats de la consultation aquitaine ont été transmis aux décideurs impliqués dans la COP 21, afin que la voix des citoyens soit entendue lors des négociations internationales.

Au titre de ses politiques territoriales, la Région a mis en place divers instances et procédés de concertation avec la société civile aquitaine.

Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016 187


// ANIMATION PARTENARIALE DES PROGRAMMES EUROPÉENS Après deux années de concertation et d'élaboration des programmes européens avec les partenaires aquitains, la Commission européenne a adopté pour la période 2014-2020 le programme :  opérationnel FEDER-FSE (PO aquitain) le 10 novembre 2014 (460 M€) ;  de développement rural (PDR FEADER) aquitain le 7 août 2015 (90,5 M€) ;  opérationnel FEAMP (PO français) le 3 décembre 2015 (29 M€ pour le volet Aquitaine et Poitou-Charentes). L'année 2015 est donc la première année de mise en œuvre de ces programmes, l'autorité de gestion a réuni à plusieurs reprises les partenaires avec l'organisation de : 8  Comités Régionaux de Programmation (CRP) interfonds en présentiel et par voie de consultation écrite,  16 comités techniques thématiques,  13 instances départementales. L’ensemble de ces réunions a permis de faire progresser la programmation en cumulé de :  221 dossiers représentant +80 M€ de FEDER et de FSE, soit 17,5% de la maquette du PO FEDER-FSE 2014-2020,  12 500 dossiers représentant + 85 M€ de FEADER, soit 14,4 % de la maquette du PDR FEADER 2014-2020. Lors du premier comité de suivi d'installation de novembre 2014, les partenaires ont adopté :  le règlement intérieur du comité de suivi,  la stratégie de communication interfonds 2014-2020,  le plan d'évaluation interfonds 2014-2020. Dans le prolongement de ce premier comité de suivi, 3 autres ont eu lieu :

Prochaines étapes :  désignation par l’Etat membre de l’autorité de gestion : la désignation officielle conditionne la possibilité pour l’autorité de gestion d’effectuer des demandes de paiement à la Commission européenne ;  mise en place d'un plan de formation Europe par l'autorité de gestion, dont certains modules seront ouverts aux partenaires ;  première phase pour la fusion d'Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes : recherche d'harmonisation et de mutualisation des moyens et des ressources humaines sur deux domaines, la comitologie et les contrôles d'opérations entre les trois sites.

Un partage des politiques territoriales avec les Aquitains pour assurer leur appropriation et leur mise en œuvre // UNE DÉMARCHE DE SENSIBILISATION DES AQUITAINS AUX POLITIQUES MISES EN ŒUVRE SUR LE TERRITOIRE Parmi les actions de sensibilisation des Aquitains qui sont menées sur le territoire, figurent au titre de l’année 2015 les politiques européennes. Créé en 2010 par le Conseil régional pour sensibiliser les citoyens à l'intervention de l’Union européenne en région, le Joli mois de l’Europe montre le croisement des dynamiques locales et européennes en Aquitaine. Il mobilise les acteurs de l’information européenne en région, et plus largement toute structure qui souhaite partager avec le grand public ses liens avec l’Europe, afin de proposer calendrier pendant tout le mois de mai : visites de projets, colloques, débats, conférences, expositions, ateliers, séances d'information sur les programmes européens, rencontres professionnelles, évènements culturels et festifs, projections, concours...

 2, sous forme de consultation écrite pour l’adoption des critères de sélection des projets du PDR FEADER, les modifications du règlement intérieur du comité de suivi, les critères de sélection de l’objectif spécifique 4-3,  1, en présentiel au Pôle International de la Préhistoire (Dordogne) qui a permis de faire connaître l’état d’avancement des programmes européens intervenant en Aquitaine, les critères de sélection du PDR Feader, la modification des critères de sélection des opérations de l’axe 5 du PO FEDER-FSE, l’approbation d’opérations hors Aquitaine, l’exécution des plans d’actions des conditionnalités ex-ante, l'état d'avancement de la stratégie de communication interfonds et de l’évaluation ex-ante des instruments financiers.

188 Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016


Le Conseil régional pilote l'opération en lien avec les organisateurs d'événements, met en place une campagne de communication globale et organise plusieurs événements tels que la simulation d’une séance du Parlement européen avec des lycéens et étudiants. En 2015, 70 évènements ont été portés par 35 structures et ont touché environ 9 000 personnes physiquement et 34 000 via les réseaux sociaux. Chiffres des éditions précédentes :  60 évènements en 2014, 70 en 2013, 66 en 2012, 60 en 2011 et 24 en 2010,  27 structures en 2014, 32 en 2013, 48 en 2012, 37 en 2011 et 20 en 2010 ; Région, départements, agglomérations, centres Info Europe direct, maisons de l’Europe, universités, lycées, CFA, cinémas, associations… // L’APPROPRIATION PAR LES ACTEURS ÉCONOMIQUES DES POLITIQUES POUR FACILITER LEUR MISE EN ŒUVRE La sensibilisation des acteurs socio-économiques constitue un des objectifs des politiques régionales en faveur de l’appro¬priation des politiques territoriales en général et des politiques de développement durable en particulier. Depuis l’engagement en 2009 de la démarche de mise en place d’Agendas 21 dans les lycées d'Aquitaine volontaires, une quatrième journée des agendas 21 s'est déroulée au mois de novembre 2014 en présence de 150 élèves.

En juillet 2013, un plan d'action global en faveur de la filière pâtisserie artisanale en Aquitaine a été adopté, avec deux actions relevant du développement durable :  optimiser les approvisionnements (action 9 du programme), afin d’inciter les artisans de la pâtisserie à mutualiser une partie de leurs achats tant au niveau des emballages que sur certains produits relevant des matières premières. Cette action devait concourir à améliorer la rentabilité des entreprises partenaires mais aussi maintenir la qualité artisanale. Malgré un noyau dur d’artisans volontaires et proactifs, la démarche n’a pas abouti. La méthodologie définie au démarrage du programme n’a pas été respectée. La réflexion n’a donc pas été menée à son terme. Une réponse semble toutefois possible. Réalisée pour l’instant au niveau du territoire de la Dordogne, RAVIR (Regroupement des Artisans de la Viande aux Intérêts Réciproques) souhaite élargir son offre et le recrutement de nouveaux adhérents via l’intégration de la filière pâtisserie. Un certain nombre de produits sont communs aux deux filières ce qui va permettre d’avoir une plus grande marge de négociation auprès des fournisseurs. Des discussions sont en cours pour envisager les modalités d’élargissement concrètes pour les entreprises de l’ancienne région Aquitaine.  mettre en place une labellisation de la filière artisanale (action 10 du programme), qui aurait permis au consommateur de reconnaître les produits faits artisanalement. Cette action n'a pu être mise en œuvre car le projet de label national (prévu par la Confédération Nationale des Artisans Pâtissiers) a été suspendu. L'expérimentation prévue en ex-Aquitaine et dans l’ex- Nord- Pas-de-Calais ne s'est donc pas déroulée.

Ces rencontres seront reconduites en 2016.

Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016 189


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Quels que soit ses domaines de compétence la Région a fait de la concertation et de la participation des citoyen-ne-s à l’élaboration de ses politiques la pierre angulaire de sa démarche. Elle a prévalue lors de l’élaboration du SRADT entre 2008 et 2010 et des agendas 21 régional et interne. La Région a organisé une consultation particulièrement large pour élaborer en 2012 son SRCAE en y associant des représentants de l’Etat, des élus, des salariés, des entreprises et des associations. Un Comité régional Trame Verte et Bleue a été créé rassemblant des acteurs du monde industriel, agricole, associatif. La même année un panel de citoyens a participé aux Assises de la transition écologique de l’économie et de l’emploi. Les discussions autour du CPER et des P/O européens 2014-2020, les Contrats territoriaux 20152017 ont aussi été l’occasion d’associer à la réflexion un large éventail d’acteurs locaux. La Région est également dotée depuis 2005 d’un Conseil régional des jeunes qui permet l’intégration de cette tranche de population dans le débat public : récemment transformé, il comporte aujourd’hui deux instances, le CRJ et le Forum citoyen des jeunes. Dans le domaine ferroviaire les « comités de pôles » relaient utilement les besoins et les attentes des usagers…

LIMOUSIN

Adoptés en 2015, le BEGES (Bilan des Emissions de Gaz à Effet de Serre, et le PCAER (Plan Climat Air Energie Régional) ont été élaborés en concertation étroite avec l’ensemble des acteurs internes à la collectivité pour le volet « patrimoine et services » et externes (élus, associations, socioprofessionnels…) pour le volet « Territoire ». Le SRCE du Limousin (Schéma Régional de Cohérence Ecologique) s'est lui aussi basé sur une large concertation avec l’ensemble des acteurs locaux (élus, associations, socioprofessionnels…). Tout au long de la démarche, des ateliers multi-acteurs ont permis de soumettre à leur réflexion les éléments du SRCE, de recueillir leurs commentaires et contributions. La Région a par ailleurs participé activement à l’organisation et au succès d’une rencontre interrégionale d’échanges à Ayen en Corrèze le 12 mai 2015 sur le thème du Développement Durable et plus particulièrement sur Comment générer une économie verte locale, quelles filières d’avenir, quelle ingénierie ? Venus de tous les horizons géographiques et professionnels (élus, charges de mission, représentants de l'Etat, membre d'associations ou « simples» passionnes), les participants se sont retrouvés à l'appel de la commune d'Ayen et du Comité Agenda 21 dont la Région est un des animateurs pour cette journée d'échanges consacrée au développement durable et a l'économie verte en zone rurale.

190 Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE POITOU-CHARENTES Dans le cadre de son engagement pour la démocratie participative, la Région organise l'association de ses partenaires et bénéficiaires de ses politiques à leur élaboration, leur mise en œuvre et leur suivi.

L'élaboration des politiques publiques régionales La Région associe étroitement les associations et les partenaires institutionnels à l'élaboration de ses principales politiques. En 2015, ont ainsi fait l'objet de démarches de concertation dans le cadre de leur élaboration :  le plan régional pour les circuits courts et économie alimentaire de proximité,  le plan régional de la filière bois,  le schéma régional d’accessibilité des services de transports régionaux – agenda d’accessibilité programmé,  le schéma régional de cohérence ecologique,  la stratégie régionale de l’économie circulaire…

La mise en œuvre des politiques publiques régionales La mise en œuvre des politiques régionales associe les acteurs et partenaires concernés sous des formes variables selon les domaines considérés :  organisation de journées techniques avec les communes dans le cadre du programme « Terre saine » afin de partager leurs préoccupations,  appels à manifestation d'intérêts et appels à projets pour faire remonter les initiatives et les projets dans de nombreux domaines : transport, innovation sociale, méthanisation, Territoire à énergie positive, sport santé bien-être, Education à l’Environnement et au développement durable….  coordination des interventions d'acteurs pour un service global aux entreprises (mise en œuvre opérationnelle de l'Agence PME en 2012, création d'une agence régionale de l'innovation en 2014, création d’une agence régionale pour le conseil et le financement des travaux d’économies d’énergie), aux usagers des transports collectifs (élaboration des nouvelles offres 2014-2015), pour la mise en place du dispositif sport sur ordonnance,

 organisation de groupes de travail :  sur la filière peupliers,  lors de l’adoption des plans filières bois, IAA, nautisme et attractivité,  dans le cadre de la COP 21,  la responsabilité sociétale des entreprises ou des organisations,  la biodiversité….  mise en place de partenariats avec l’ADEME, le Pôle des éco-industries, les services de l’Etat, les consulaires, les entreprises… pour la mise en place de la stratégie régionale de l’économie circulaire,  forums, salons, journées de formation sur divers thèmes de l'excellence environnementale,  outils de mise en relation des publics :  le site internet de la Région et les sites associés (Portail jeunes, Inventaire du patrimoine, Nuits Romanes, Portail Tourisme …) : 1,7 million de visiteurs uniques en 2015 et 6 millions de pages vues,  la production et la diffusion de supports et campagnes d’information adaptés à chaque dispositif et à ses bénéficiaires,  un service en ligne pour les usagers permettant un dépôt simplifié des demandes d'aides régionales auprès de la plate-forme téléphonique d'accueil,  le portail de la « finance solidaire » lancé en février 2012 qui a permis le lancement d'une plate-forme de finance participative « jadopteunprojet.com »,  la plate-forme téléphonique « Allô parents » et le site internet « alloparents.poitou-charentes.fr »,  le Centre d'Information sur les droits des femmes et des familles et l'association française des centres de consultation conjugale.  démarches participatives, comités d’usagers relatifs à:  la formation : conférences, débats, tables rondes sur le thème « quel socle de connaissances et de compétences pour l’accès à la qualification et à l’emploi, pour l’exercice de la vie sociale et citoyenne ? »,  le décrochage scolaire et le gaspillage alimentaire associant lycéens et jeunes en Service Civique,  l’apprentissage : réunissant l’ensemble des acteurs concourant à la réussite et à l’insertion et en premier lieu les apprentis,  la COP 21 : Pacte mondial des jeunes : participation de lycéens à la constitution de propositions ; organisation de 30 forums territorialisés.

Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016 191


L'évaluation des politiques publiques régionales Des démarches de bilan et d'évaluation ont été conduites sur plusieurs politiques en 2014 et 2015 :  évaluation du volet « formation des demandeurs d’emploi » du Contrat de Plan de Développement des Formations Professionnelles,  évaluation du réseau des conseillers en Insertion : analyse croisée des informations sur les ruptures pour une meilleure connaissance des conditions et des causes de ruptures ou des difficultés rencontrées par les jeunes,  évaluation du dispositif « micro-crédit »,  questionnaire de satisfaction et de suivi des bénéficiaires du dispositif des BRDE

ACTION PHARE Prise en compte des principes horizontaux de l’Union Européenne : égalité entre les femmes et les hommes, égalité des chances /non-discrimination et développement durable En 2014, dans le respect du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne qui stipule la nécessité de veiller à la cohérence entre les objectifs de l'Union européenne et les politiques publiques, et du règlement communautaire n°1303-2013, l'autorité de gestion a pris des engagements dans la section 11 du PO FEDERFSE 2014-2020, pour une prise en compte concrète des principes horizontaux dans les projets cofinancés par les fonds européens. L’enjeu est de mesurer la contribution de ce programme à ces trois principes.

 évaluations contractuelles :  évaluation environnementale stratégique du CPER 2015/2020,  évaluation ex ante du PO FEDER/FSE 2014/2020,  évaluation environnementale stratégique du PO FEDER 2014/2020,  évaluation ex ante du PO FEADER 2014/2020,  évaluation environnementale stratégique du PO FEADER 2014/2020. Depuis plusieurs années, la Région partage et porte régulièrement à la connaissance du public le bilan de ses différentes politiques et de ses dispositifs au moyen de documents de synthèse « Sur Mesure ».

AQUITAINE Ce travail verra sa concrétisation dans sa mise en œuvre opérationnelle dès 2016 par la dématérialisation de formulaires intégrés dans les dossiers de demande de subvention déposés par tous les porteurs de projet sollicitant des fonds européens au titre du PO FEDERFSE 2014-2020. Des journées de formation seront également prévues pour les services instructeurs en charge des fonds européens et les référents développement durable des différents pôles.

Plus d'une cinquantaine de personnes ont participé à ce projet représentant trois typologies de public (bénéficiaires, partenaires, pôles opérationnels et fonctionnels). Leur contribution a abouti à l'élaboration d'un dispositif prenant en compte leur degré d'acceptabilité et permettant ainsi l'adhésion de l'ensemble des parties prenantes. Un prestataire spécialiste en responsabilité sociétale des organisations a également été mobilisé.

192 Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Objectifs La Région incite ses agents à participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de ses politiques, en particulier en matière de développement durable. Pour cela, elle a mis en place un réseau de référents développement durable et a initié une dynamique participative interne au travers du projet d’administration Cordouan.

Actions mises en place en interne // ENCOURAGER LES AGENTS La concertation et la sensibilisation autour de la politique de développement durable La rédaction du présent rapport annuel d'évaluation de la Région au regard du développement durable, ainsi que la démarche Défi Aquitaine Climat, ont nécessité la mise en place d'un réseau de référents développement durable. Positionnés dans chaque direction (et/ou pôle), ils jouent un rôle d'interface avec la direction du développement durable, en particulier afin de mobiliser les données nécessaires à l'évaluation annuelle sur la situation en matière de développement durable. En 2015, un tutoriel de fléchage développement durable des dossiers sur le logiciel de gestion des subventions Progos, a été élaboré à l'attention des agents de la collectivité, afin de les accompagner dans leurs choix. Ce tutoriel constitue un vecteur d'acculturation des services au développement durable.

Bilan sur fiche de poste des référents

Nombre d’agents

Total agents

intégré à la fiche de poste

en cours

Ces fléchages ont pour objectif de contribuer à la réalisation d’une évaluation financière annuelle au regard du développement durable. Le tutoriel, laissant encore une certaine liberté et place à la subjectivité des agents tend à être progressivement amélioré, afin de fiabiliser l’exploitation future de ces fléchages. À ce stade, le rôle des référents DD n’est pas systématiquement reconnu par les directions comme le traduisent les retours de l’enquête menée en mai 2016 auprès d’eux sur l’intégration de leur mission au sein de leur fiche de poste. Des distorsions de réponses apparaissent par rapport à l’enquête précédente conduite en 2015, en raison d’erreurs d’appréciation ou de situations exprimées encore comme incertaines de la part de certains référents DD. Afin d’une part, de généraliser le réseau de référents DD à l’ensemble des sites dans le cadre de la nouvelle Région et d’autre part, de conforter et approfondir leur rôle d’interface à tous les niveaux sur le développement durable, ses finalités et les éléments de méthode qui sous-tendent sa mise en œuvre effective au sein de la collectivité, une réflexion devra être engagée. Elle devra porter sur le contenu et les modalités d’exercice de cette mission, pour légitimer ce rôle de nature transversale dans les fiches de poste et lui reconnaître toutes ses spécificités en termes d’approche, de compétences et de temps dédié.

intégré à la fiche de poste

en cours

pas de notion de temps

1

0,1 ETP

0,1 ETP

pas de notion de temps

3

0

12

AQUITAINE

non intégré

sans réponse

absents

ne sait pas

2

3

3

1

25

Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016 193


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ POITOU-CHARENTES Objectifs La Région, en tant qu’employeur, se veut également exemplaire en matière de développement durable, aussi mène-t-elle des actions en ce sens.

Actions mises en place en interne // LA MISE EN PLACE D’UNE DÉMARCHE DE PRÉVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS Un groupe de travail a été mis en place pour apporter des solutions concrètes en matière de prévention des risques professionnels et pour améliorer les conditions de travail. Ce groupe s’est attaché à identifier les facteurs qui constituent des leviers pour améliorer la qualité de vie au travail par une analyse des 2 lycées pilotes. A l’issue de cette démarche, en 2015, des actions concrètes ont pu être mises en œuvre, telles que l’adaptation de matériels aux différents métiers, des travaux permettant une meilleure qualité de vie au travail et la mise en place d’une formation individualisée sur les gestes adaptés dispensée par un kinésithérapeute.

// UNE COLLECTIVITÉ SENSIBILISÉE AUX DEFIS ENVIRONNEMENTAUX Des mesures diverses améliorent le fonctionnement et l'organisation des services au regard de l'environnement :  la gestion, le tri et l'élimination des déchets,  la limitation de la consommation des ressources non renouvelables,  les clauses sociales et environnementales des marchés publics,  l'utilisation de véhicules électriques pour des déplacements professionnels.

Par ailleurs, le document unique d’évaluation et de prévention des risques professionnels a été finalisé. Celui-ci identifie les risques des différents métiers exercés sur l’ensemble des sites accueillant du personnel régional. En 2015, le recrutement d’une conseillère en prévention a permis d’animer le réseau des assistants de prévention. Ainsi, plusieurs réunions ont permis de définir une stratégie collective de prévention des risques et de mettre en œuvre une formation sur le rôle et les missions de ces assistants.

194 Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016


AXES D’AMÉLIORATION Politiques sur le territoire La collectivité entend favoriser la participation des acteurs territoriaux à l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques territoriales et poursuivra dans le cadre de son nouveau périmètre ses efforts à venir en ce sens. En particulier, l’action d’organisation de réunions de sensibilisation et d’informations sur les Agendas 21 des lycées sera reconduite en 2016. Afin de préciser sa stratégie d'adaptation aux changements climatiques en Aquitaine et les réflexions issues de la diffusion du Rapport Le Treut, le comité scientifique pérenne mis en place va travailler sur :  une veille scientifique permettant de mettre à jour les thématiques abordées dans le rapport et de les compléter ;  l’extension du périmètre d’analyse à la Région issue de la fusion (Aquitaine-Limousin-Poitou Charente) ;  la définition d’indicateurs de suivi du changement climatique à l’échelle régionale ;  la communication et la diffusion des données sur l’adaptation au changement climatique auprès des acteurs du territoire. Dans le cadre de la politique d’adaptation au changement climatique de la Région, l'objectif est que l’action de ce Comité Scientifique contribue au transfert de connaissances et à son appropriation par les acteurs du territoire et favorise le développement de projets collaboratifs en ce sens. La collectivité entend également approfondir ses actions d’incitation et de sensibilisation à la responsabilité sociétale des organisations, notamment à travers la mise en place du dispositif relatif à la prise en compte concrète des principes horizontaux dans les projets cofinancés par les fonds européens.

AQUITAINE Fonctionnement de la collectivité

La participation des agents de la Région continuera à être développée à plusieurs niveaux dans le cadre de la Région issue de la fusion. Le rôle d’interface des référents développement durable doit être conforté et approfondi, afin d’en faire les vecteurs de la dynamique d’intégration du développement durable aux politiques régionales. Afin d’une part, de généraliser le réseau de référents DD à l’ensemble des sites dans le cadre de la nouvelle Région et d’autre part, de conforter et approfondir leur rôle d’interface à tous les niveaux sur le développement durable, ses finalités et les éléments de méthode qui sous-tendent sa mise en œuvre effective au sein de la collectivité, une réflexion devra être engagée. Elle devra porter sur le contenu et les modalités d’exercice de cette mission, pour légitimer ce rôle de nature transversale dans les fiches de poste et lui reconnaître toutes ses spécificités en termes d’approche, de compétences et de temps dédié. Les formations des référents au développement durable qui ont contribué en 2013 et 2014 à la montée en compétence du réseau initial devront être reconduites et étendues à l’échelle de la nouvelle Région. La poursuite de cet effort de formation au développement durable doit être envisagée sur les prochaines années, avec le souci d’élargissement des cibles aux agents territoriaux et aux élus, dans le contexte de la nouvelle Région. A ce titre, l’ouverture des formations à la démarche de responsabilité sociétale, aux instructeurs des dossiers FEDER et aux référents développement durable, constitue une première contribution au renforcement de cette acculturation et à sa diffusion au sein des services.

Participation de la population et des acteurs // Rapport développement durable 2016 195


ORGANISATION DU PILOTAGE ET TRANSVERSALITÉ........................ Loi NOTRE et nouvelles Régions L’année 2015 a été marquée au niveau international, par l'adoption par l'ONU des Objectifs de Développement Durable 20152030 et par la COP21, qui a débouché en 2016 sur l’Accord de Paris sur le climat, et au niveau national, par la promulgation de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte. Il s’agit d'étapes vers une profonde « transformation » sociétale, écologique et socio-économique. Ce « changement de modèle sociétal » nécessaire au développement durable interfère avec le « changement de modèle territorial » en cours à l’échelle nationale. La réforme territoriale appliquée au 1er janvier 2016 a confié aux Régions de nouvelles compétences de leadership sur des enjeux tels que la biodiversité et la transition énergétique. Les nouveautés en termes d’exécutifs, de compétences et de territoires (élargis), confrontent ces collectivités à des enjeux de réorganisation et de planification de leur territoire. Elles ouvrent la perspective, selon le Comité21, d'accroître leurs capacités, cependant limitées par la relative faiblesse de leur budget, "à être les ensembliers de politiques cohérentes d'aménagement du territoire et de développement socio-économique durable" et ainsi de croiser transition énergétique et transition écologique, au profit de deux objectifs : le développement et l'emploi et la lutte contre les inégalités. Le 8 juin 2016, le Comité 21 a organisé avec l'Assemblée des régions de France (ARF) une rencontre pour évoquer avec un élu régional et la secrétaire d'Etat en charge

des collectivités, le potentiel d'action qu’ont les nouvelles Régions en matière de développement durable et l’intégration du développement durable au projet de chaque Région. Estelle Grelier, secrétaire d'Etat en charge des collectivités territoriales, estime que "Pour (…) conduire des projets transversaux dépassant la logique en silo, savoir-faire et bonnes pratiques de concertation vont s'avérer précieux. (…) ces politiques de développement durable ne seront pas satisfaisantes si elles ne s'élaborent qu'entre régions et intercommunalités, il faut viser des projets plus partagés". Dans un contexte d’abandon de la clause de compétence générale au profit d’encadrement des compétences territoriales, en particulier au travers du caractère prescriptif des schémas régionaux (SRDEII et SRADDET), la dynamique territoriale et la prise en compte des solidarités entre territoires et générations dépendront de la nécessaire itération entre les acteurs et de la prise en compte de la subsidiarité entre les niveaux. Le Comité 21 souligne en particulier que du point de vue du développement durable, du « bien-être » et du « vivre ensemble », compte tenu de son caractère englobant et multiacteurs, la taille ou la forme importe peu et qu’"il n'y a pas plus, ni moins, de pertinence territoriale maintenant qu'il n'y en avait avant ces réformes", car "tout territoire est en soi pertinent". "Dans les nouvelles missions des Régions, le terme n'est pas cité mais le développement durable se retrouvera de manière diffuse un peu partout". Le Comité 21 suggère "des pistes pour aider les Régions à plus d'ouverture et de cohésion" :

196 Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016


Élements déterminants de méthode

.................................................................. • la structuration des réseaux sociaux et partenariaux, parties prenantes de la proximité sur leur territoire, permet de contrebalancer les effets potentiellement déstructurants liés à la taille des nouvelles Régions • la réforme territoriale peut être l'occasion de susciter des débats régionaux sur le développement durable et d'associer plus qu'aujourd'hui les acteurs institutionnels avec les entreprises, mais aussi avec la société civile. A ce titre des plateformes territoriales du développement durable pourraient être créées. Elles visent à favoriser la généralisation du développement durable dans les territoires régionaux, et particulièrement à créer, diffuser et mutualiser les méthodes et les outils ; renforcer les savoirs et les compétences des acteurs ; favoriser l’intégration effective du développement durable dans les démarches de territoire, en veillant à leur articulation et à leur complémentarité ; mobiliser l’ensemble des parties prenantes, de la société civile et des citoyens • la déclinaison territoriale des objectifs de développement durable (ODD) adoptés en septembre dernier par les Nations unies, et celle de l'Accord de Paris pour le climat, sont aussi l’occasion pour les Régions de s'investir un peu plus dans les enjeux de qualité de vie des habitants, d'économie sociale et solidaire et de RSE • l’appropriation du concept des "communs", qui privilégient "la valeur d'usage des ressources plutôt que leur valeur d'échange, se situant ainsi entre l'administration et le marché". Deux Régions pionnières, adhérentes au Comité 21, se sont d'ores et déjà engagées dans un scenario radical de mutation et de « changement de modèle », pouvant faire

émerger de nouveaux modèles territoriaux. Elles expérimentent et soutiennent des modèles en gestation afin de trouver les voies de leur généralisation. Cette approche entraîne un profond bouleversement du positionnement de l'institution régionale qui passe d'une gestion hiérarchique à un fonctionnement "réticulaire". Il s’agit de l’ex-Région Nord Pas-de-Calais (désormais Hauts de France avec l’ex-Picardie), à travers la "Troisième Révolution Industrielle" (TRI, rebaptisée Rev3) et Pays de la Loire, à travers la "Troisième Révolution Industrielle et Agricole" (TRIA). Cependant, compte tenu des difficultés d’acculturation sociétale et des incertitudes sur l’acceptabilité sociale de tels scenarii, des voies médianes de transition vers un objectif de transformation sont proposées par le Comité 21. Il s’agit en somme d’explorer une "trajectoire transitionnelle" à travers "trois facteurs d'évolution : la réforme territoriale elle-même, le contexte planétaire déterminant l'évolution vers un "changement de modèle", la "coconstruction" d'une nouvelle cohésion et des identités territoriales".

Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016 197


ORGANISATION DU PILOTAGE ET TRANSVERSALITÉ Élements déterminants de méthode

OBJECTIFS Aquitaine

Limousin

La Région dispose de compétences variées pour mener ses politiques. Elle considère le développement durable comme une exigence permanente au service du territoire et de ses habitants. Elle entend que son action repose sur une organisation efficiente et adaptée du pilotage. C’est pourquoi elle souhaite non seulement assurer un pilotage fort de ses politiques territoriales dans un objectif de développement durable, mais aussi promouvoir un pilotage transversal de l’ensemble des projets. Pour assurer la transversalité, elle doit permettre des échanges réguliers et une collaboration entre ses différents services et avec les autres institutions.

Une politique de développement durable ne se résume pas aux actions mises en œuvre. C’est aussi une gouvernance articulée autour :  d’une démarche : la concertation et la participation de la population ;  d’une méthode : un pilotage et un suivi des programmes ;  d’une finalité : une évaluation et des propositions d’amélioration.

Elle poursuit le développement de stratégies internes visant à déployer des méthodes de travail transversales et structurées, qui favorisent les mutualisations de compétences et le traitement synergique des politiques régionales.

198 Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Assurer un pilotage fort des politiques territoriales dans un objectif de développement durable La Région se préoccupe depuis de nombreuses années (adoption de son agenda 21 en 2008), de la mise en œuvre de démarches de développement durable.

Promouvoir un pilotage partenarial de l’ensemble des projets que la Région soutient et met en œuvre Le Conseil régional s’implique dans le pilotage de projets partenariaux, soit en véritable chef de file, soit en co-pilote, soit en contributeur. // S’IMPLIQUER DANS LE PILOTAGE DES PROJETS DE TERRITOIRE RÉGIONAUX Le Schéma régional de cohérence Écologique a été élaboré de manière concertée : le comité régional Trame Verte et Bleue, co-piloté par la Région et l'Etat, associant 118 membres représentant l'ensemble des acteurs associatifs, scientifiques, socio-professionnels, élus, services de l'Etat, s'est réuni plusieurs fois afin de donner son avis durant les différentes phases d'élaboration du Schéma (diagnostic et enjeux, cartographie, plan d'actions stratégique). Le SRCE a été approuvé par délibération du Conseil régional en date du 19/10/15 et par arrêté du Préfet et du Président de Région en date du 24/12/15. La Région participe au comité départemental des Agendas 21 (CDA21) animé par le Département de la Gironde (Mission Agenda 21) et au comité régional des Agendas 21, piloté par l'Etat (DREAL et SGAR). Leurs objectifs sont de mettre en relation et en réseau les acteurs du développement durable en Gironde d'une part et en Aquitaine d'autre part, et de favoriser les mutualisations, échanges, partenariats, en vue d'une meilleure intégration du développement durable aux politiques publiques départementales et régionales, en accord avec les cadres nationaux notamment.

AQUITAINE

En 2015, le Comité Régional des Agendas 21 s'est réuni le 25 septembre. L'ordre du jour a notamment porté sur les résultats de l'appel à projet TEPCV et identification des liens entre projets territoriaux de développement durable et territoires à énergie positive pour la croissance verte, un état des lieux de l'avancement du projet de gouvernance alimentaire a été présenté, des informations du ministère sur le dispositif des agendas 21, et enfin des informations sur l'actualité internationale du Développement Durable. Ce comité départemental des Agendas 21 a quant à lui poursuivi activement la mise en œuvre du chantier de coresponsabilité sociétale territoriale conduit par le conseil général de la Gironde, en particulier par l’évaluation du bien-être des habitants de la Gironde, intégré au Profil développement durable de la Gironde, à travers une exploration de la méthode Spiral et en tant que membre fondateur du réseau Responding Together animé par le Conseil de l’Europe. La politique « mer littoral » mise en place par l’Aquitaine est une politique transversale (elle concerne les domaines de la recherche, l’eau, la pêche, les ports, le tourisme, l’environnement) de gestion des milieux associés (ex : Convention sur la gestion de la forêt dunaire). Ces objectifs sont les suivants :  appliquer une nouvelle gouvernance du littoral par façade (Aquitaine, Poitou- Charentes),  considérer le lien Terre Mer,  confirmer l'avancée unique de l'Aquitaine dans l'organisation de la gouvernance du littoral selon un triptyque : Observatoire de la Côte Aquitaine (réseau d'experts sur le risque érosion), GIP littoral (plateforme commune d’intervention mutualisant les besoins et les réponses stratégiques pour les collectivités côtières), Réseau de Recherche Littorale (scientifiques). Les orientations des actions menées par cette politique sont liées aux problématiques du changement climatique.

Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016 199


Le pilotage de la politique en matière d’agriculture biologique est assuré par un Comité Régional Bio, présidé par la Région, auquel participe la DRAAF et regroupant les principaux acteurs professionnels :  ARBIO  Bio d'Aquitaine (GRAB)  Chambre régionale d’agriculture  Syndicat des vignerons bio d’Aquitaine. Une fois par an, un comité élargi aux structures départementales, co-présidé Etat-Région, tient lieu de conférence régionale. En 2015, le Comité Régional Bio s'est attaché à mettre en œuvre la nouvelle programmation FEADER et en particulier, a établi de façon partenariale les critères d'obtention des mesures "Conversion à l'AB" et "maintien dans l'AB". // AMÉLIORATION CONTINUE DES PRATIQUES TRANSVERSALES POUR UN DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL CONCERTÉ Les politiques sectorielles que mène la Région tant en termes de développement économique que de formation professionnelle ou d'aménagement ont une dimension territoriale. La nouvelle politique territoriale qu'elle a mise en place en 2015 complète et approfondit les différentes politiques sectorielles et renforce la cohésion sociale et territoriale, en mettant en place des contrats territoriaux à plusieurs composantes selon le degré de fragilité des territoires. Ces diverses politiques ont donné lieu à des diagnostics de territoire, réalisés de façon cloisonnée en interne ou externalisés, avec des finalités diverses et à des échelles territoriales différentes.

Le projet d'administration Cordouan, initié par la Direction générale des services, a mis en évidence la nécessité de construire une lecture partagée des territoires entre Pôles. Afin de promouvoir une méthode transversale de co-construction de diagnostic territorial entre les services de la Région et les acteurs territoriaux, un groupe de travail interne a produit pour ce faire un guide méthodologique. L'élaboration de cette méthodologie, animée par la Délégation régionale à la cohésion territoriale et à la prospective, dans une démarche participative en mode projet, a associé huit Pôles de la Région et s'est nourrie des apports et des limites des expériences menées. Elle a débouché en avril 2016 sur la production d'un guide synthétique d'une quarantaine de pages et d'une liste de préconisations. Situer le diagnostic territorial dans le processus de décision, mettre en évidence les éléments structurants de contenu, les étapes et les modalités d'élaboration, dégager des principes d'organisation et les moyens nécessaires composent la trame de ce guide. La prise en compte des finalités du développement durable a été illustrée par une liste de questions potentielles pour chacun des thèmes repérés comme structurants. Elle pourrait à l'avenir se prolonger par la définition et la mise à disposition d'indicateurs territoriaux de développement durable et de bien-être.

200 Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE En 2015 la Région a adopté plusieurs orientations stratégiques qui accordent une place importante au pilotage et au suivi des politiques proposées. Les Contrats de Cohésion Territoriale incluent ainsi un Comité Unique de Concertation (CUC) qui vérifie la mise en œuvre et le suivi de chaque contra. Il sélectionne des projets dans le respect des critères de sélection du Programme Opérationnel (PO) Limousin 2014-2020 et du Plan de Développement Rural (PDR) FEADER et les propose à la Région qui assure par la suite l’instruction et la programmation des opérations. De la même manière, la conférence de partenaires pour les Parcs Naturels Régionaux est chargée de suivre et d’évaluer la mise en œuvre du programme d’actions. Elle permet de faire le point sur les actions menées et projetées, de s’assurer de leurs convergences et cohérence avec les mesures de la charte. Pour l’élaboration du SRCE du Limousin (Schéma Régional de Cohérence Ecologique), plusieurs instances de gouvernance ont été mises en place. Comme le Comité Régional Trame Verte et Bleue (CRTVB), instance officielle composé de 76 acteurs issus de différents horizons qui ont travaillé sur le diagnostic, les enjeux et l’élaboration de la cartographie régionale. Il s’est appuyé sur un Comité Technique constitué, afin de contribuer à la construction de la méthodologie d’élaboration du SRCE, de veiller à la cohérence technique des orientations prises et de formuler, si besoin était, des recommandations techniques au Comité régional Trame Verte et Bleue.

LIMOUSIN

La concertation a été élargie au monde scientifique avec la mise en place d’un Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN). Enfin, tout au long de la démarche, des ateliers multi-acteurs ont permis de soumettre à la réflexion les éléments du SRCE, de recueillir leurs commentaires et contributions. La nouvelle stratégie de coopération décentralisée a mis l’accent et validé une meilleure prise en compte du pilotage et de l’animation des partenariats noués. Dorénavant chaque partenariat désigne un élu référent et met en place un comité de pilotage. Chaque programme d’action pluriannuel est basé sur une convention cadre, avec des objectifs fixés et des indicateurs chiffrés et comporte un volet de suiviévaluation comprenant un rapport d’activité. Un tableau de bord de la politique de coopération décentralisée regroupant les points clés de chaque partenariat sera par ailleurs proposé régulièrement aux élus dans le but de la faire évoluer autant que de besoin.

Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016 201


ACTION PHARE Prise en compte des principes horizontaux de l’Union Européenne : égalité entre les femmes et les hommes, égalité des chances /non-discrimination et développement durable La conduite du projet a été confiée au Pôle Europe et Affaires Internationales en charge du pilotage des programmes européens. Un comité de pilotage regroupant des représentants des Pôles Agriculture - Développement Durable Tourisme, Culture - Education - Sport - Jeunesse - Solidarité - Maîtrise d'ouvrage et Europe - Affaires européennes a été mis en place. Les collaborateurs associés de ces différents pôles possèdent des compétences complémentaires en :  Développement durable ;  Egalité ;  Instruction des fonds européens ;  Evaluation des programmes européens. Le travail a été conduit selon une approche de coconstruction transversale à tous les domaines relevant du PO FEDER-FSE :  Innovation et compétitivité des entreprises  Formation et insertion professionnelle et création d'activités  Numérique et Très haut débit  Transition énergétique et environnementale  Développement intégré des territoires urbains et ruraux. Il a concerné tous les types de bénéficiaires des fonds européens :  Organismes et participants aux formations ;  Associations ;  Entreprises ;  Collectivités ou groupements de collectivités ;  Établissements d'enseignement supérieur et centres de recherche ;  Établissements publics et assimilés.

AQUITAINE Les travaux ont débuté l'été 2014 par un benchmark sur les autres régions et un bilan réalisé sur la période 2007-2013 en Aquitaine pour aboutir à une proposition méthodologique pragmatique après une phase test auprès des bénéficiaires à l'automne 2014 et une autre phase test auprès des services instructeurs à l'hiver 2014-2015. L'autorité de gestion a présenté son dispositif de prise en compte des principes horizontaux au partenariat à la réunion technique préalable au comité de suivi d'octobre 2015. Il comprend : 1) Pour tous les bénéficiaires, 3 autodiagnostics de base à compléter selon une déclinaison sur trois thématiques :  égalité femme/homme,  égalité des chances/non-discrimination,  développement durable. L'objectif est de sensibiliser le bénéficiaire à la place occupée par les principes horizontaux dans sa structure et son projet pour l'amener à constater son positionnement par rapport à son secteur d'activité. 2) Pour les projets ayant une forte incidence sociale ou environnementale, un formulaire est à compléter en fonction de la nature du projet :  construction : le bénéficiaire doit préciser les actions envisagées pour un bâtiment durable ;  investissements matériels ou aménagements de + 200 000 € : le bénéficiaire doit préciser les mesures correctives pour éviter, réduire ou compenser les impacts ;  + 2M€ : le bénéficiaire doit réaliser un autodiagnostic de responsabilité sociétale des organisations. Il est assisté par un prestataire pour l'inciter à de meilleures pratiques sociétales dans une démarche d'amélioration continue. Ces diagnostics ont pour objectif de permettre aux bénéficiaires d'identifier et de s'approprier les éventuelles marges de progrès pouvant se traduire par des actions d'amélioration.

202 Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Objectifs L’organisation interne du pilotage et la transversalité sont des éléments essentiels pour garantir la mise en œuvre efficace d’une stratégie de développement durable et assurer l’adhésion de l’ensemble des acteurs. Le Conseil régional poursuit le renforcement de la transversalité dans le cadre du pilotage interne du développement durable et la mise en place de structures adéquates pour permettre son déploiement au sein des politiques territoriales. L’objectif est de créer des passerelles entre les services et les agents afin de mutualiser les compétences, d’optimiser les moyens et d’orienter les efforts dans le sens d’une amélioration continue du fonctionnement de la collectivité.

Actions mises en place en interne // OPTIMISER LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES POUR FACILITER LES ÉCHANGES ENTRE AGENTS Une politique en faveur de la mobilité interne Le nombre d'agents ayant bénéficié d'une mobilité au sein des lycées comme au siège est en baisse par rapport à 2015 : -12%. Intitulé de l’indicateur

unité

2012

2013

2014

2015

Part des postes pourvus par mobilité interne

%

47

40,62

43,10

37,57

Par ailleurs, la part de mobilité interne dans les recrutements est passée :  pour le siège : de 42,17% à 28,57%  pour les lycées : de 43,46% à 41,38% La diminution peut s’expliquer pour le siège, par la part des recrutements de profils spécifiques sur des postes "fonds européens".

AQUITAINE

// UN APPUI AU DÉVELOPPEMENT DE LA TRANSVERSALITÉ La "Mission transversalité" composée d'agents du groupe Cordouan transversalité a travaillé sur cette problématique et a proposé en 2015 un "guide de la transversalité" qui a été présenté en Comité de Direction Générale et diffusé dans les pôles. Ce guide décrit ce qu'est la transversalité au sein de la Région, ce qu'elle devrait être et comment les agents peuvent la mettre en place dans leur travail au quotidien. Ce document a été enrichi d'une boîte à outils qui donne un cadre de travail pour développer les projets transversaux avec de nouveaux principes de fonctionnement et d'organisations à expérimenter. Pour accompagner les chefs de projet potentiels, la MIT a tenu une permanence chaque vendredi matin pendant plusieurs mois avec pour objectifs d'agir avant tout sur l'environnement des projets afin :  d'assurer le cadrage et le suivi organisationnel des projets transversaux,  de fournir au fil de l'eau des outils de gestion de projets,  d'animer une communauté de pratiques et d'innovation,  d'aider le chef de projet à mobiliser dans les autres services au besoin en sensibilisant la hiérarchie,  de suivre l'évolution des projets,  de traduire la transversalité dans les politiques de la Région. Ainsi plusieurs thématiques ou sujet susceptibles d'être traités en mode projet ont été identifié, on peut citer : le rapport développement durable, la croissance bleue ou la santé... Un projet phare Aquitaine Start Up a suivi un process complet de construction en démarche projet qui a conduit à l'élaboration d'une lettre de mission signée par le DGS validant ainsi la lettre de cadrage et l'organigramme fonctionnel du projet qui engage l'ensemble des membres participants.

Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016 203


Offrir aux agents des outils et moyens utiles à l’échange d’informations La collectivité régionale poursuit la mise en place de différentes solutions permettant de partager de l'information et d'introduire le travail collaboratif au sein de ses services :  portail collaboratif "So'Co"  outil de gestion de projet en lien avec le portail Ces solutions ont pour objectif d'être également accessibles en mobilité (à distance) et de permettre de travailler avec des acteurs externes à la Région (partenaires, etc.).

AXES D’AMÉLIORATION

En 2015,  Poursuite de mise en place d'espaces de travail collaboratif à partir du portail So'Co et forte augmentation perceptible fin 2015 (notamment dans le cadre de la fusion). Ces espaces permettent à la fois d'y accéder à distance, mais rapproche des groupes autour de l'échange d'information, planning, documents.  Suppression d’anciens espaces plus d'actualité, mais une centaine d'espaces supplémentaires créés en 2015 (au global, le nombre total est stable et reste légèrement supérieur à 300).

AQUITAINE

Politiques sur le territoire

Fonctionnement de la collectivité

La collectivité poursuivra ses efforts en matière de pilotage de ses propres politiques et d’appui à la structuration du pilotage des politiques auxquelles elle participe ou contribue.

Le pilotage en matière de développement durable au sein de la collectivité doit se poursuivre à la fois en termes d’outils pour favoriser la transversalité et la mutualisation des compétences, et en termes de structuration et d’organisation d’instances de pilotage internes (comité de pilotage développement durable) ou externes (telles que le comité régional Bio par exemple).

En particulier, dans le cadre de la politique mer littoral, et dans le cadre de la nouvelle Région, il s’agira de :  développer les inter-relations entre les milieux intérieurs et le littoral (lien Terre Mer), ainsi qu'une logique amont-aval sur les cours d'eau  promouvoir le rôle coordonnateur de la Région sur la recherche et l'innovation sur le littoral.

Afin d’offrir aux agents des outils et moyens utiles à l’échange d’information, la mise en place d'espaces de travail collaboratif à partir du portail So'Co sera en forte augmentation sur 2016 dans le cadre de la fusion.

La méthodologie produite concernant les diagnostics territoriaux et sa mise en œuvre restent à partager, ajuster et enrichir au sein de la nouvelle Région. Elle est destinée à s'inscrire dans un processus d'amélioration continue élargi d'observation et d'aide à la décision. L’année 2015 est une année de transition en vue de la fusion de la grande Région. La stratégie globale de développement durable est à redéfinir sur le territoire ALPC en lien avec la révision des schémas régionaux, SRDEII et SRADDET.

204 Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016


Organisation du pilotage et transversalitĂŠ // Rapport dĂŠveloppement durable 2016 205


EVALUATION ET STRATÉGIE D’AMÉLIORATION CONTINUE....... EVALUATION AU REGARD DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Dans un contexte de raréfaction des moyens budgétaires et de diminution des études d’évaluation des politiques publiques, la société française de l’évaluation plaide pour que l’évaluation soit "considérée comme une composante de base de l’action publique, au même titre que le droit, les finances, la gestion des ressources humaines et le management", afin de permettre une conduite des politiques plus fine et pertinente.

la délibération donne la légitimité aux décisions et permet au travers du processus de formation de la volonté générale (forum), de "transcender le point de vue particulier et de prendre en compte le bien commun". Dans ce processus, les indicateurs synthétiques "peuvent contribuer à construire une définition commune de la situation et un accord préalable sur les faits" et permettent à la société civile "d’évaluer les politiques publiques et, au-delà, l’évolution de la société toute entière."

Pour éclairer l’action des politiques publiques et territoriales, la construction dans le cadre de processus de concertation et délibératifs, d’indices synthétiques du développement durable, issus d’arbitrages et de pondérations entre développement économique, environnement et solidarité inter-générationnelle et cohésion sociale et territoriale, s’avère un outil intéressant, à l’image de l’indice de développement humain proposé par le PNUD (programme des nations unies pour le développement). Selon Paul-Marie Boulanger, sociologue, (cf. "Les indicateurs de développement durable : un défi scientifique, un enjeu démocratique" in l'Idées pour le débat N°21/2004. Iddri, 2004), "l’exigence de développement durable implique d’évaluer ces arbitrages à la lumière des critères éthiques et scientifiques. Et c’est précisément parce qu’elle nous force à mettre à l’agenda politique l’évaluation des arbitrages et des pondérations, dont est faite la vie sociale, que la construction d’indices synthétiques de développement durable est nécessaire". Il précise que dans le modèle “délibératif” dans lequel le processus politique a précisément pour objet la création d’une vision commune du bien – ou du juste,

Aux trois approches substantielles du développement durable, en termes de piliers, de ressources ou de bien-être, PaulMarie Boulanger propose l’alternative d’une conception procédurale et normative, qui considère comme du développement durable toute forme d’action sociale satisfaisant à des normes et/ou des procédures. Face à cette approche encore théorique, il conclut que "dans les faits, la combinaison du bien-être et des ressources semble le meilleur compromis pour guider un processus de construction d’un système d’information sur le développement durable." Cependant, les indicateurs synthétiques socio-économiques et environnementaux mettent en évidence une tension, voire une contradiction, entre la poursuite d’objectifs socio-économiques et certaines exigences de justice intergénérationnelle, dont il s’avère nécessaire d’étudier les causes dans les indicateurs de base constitutifs de chacun d’entre eux. À l’échelle internationale, un système d’indicateurs de gouvernance durable, cadre d’évaluation commun à l’ensemble

206 Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016


Élements déterminants de méthode

.................................................................. des pays permettant de suivre et d’évaluer les politiques publiques à l’aune des trois dimensions du développement durable, ainsi que leurs interrelations, est en voie de mise en œuvre pour permettre de mesurer les performances respectives des nations pour l’atteinte des objectifs de développement durable adoptés par les Nations Unies en septembre 2015. Les gouvernements vont être redevables (rapport annuel sous l’égide du secrétaire général des Nations unies) à l’horizon de 15 ans des engagements pris en 2015 (Agenda 2030). Selon Julie Vaillé et Laura Brimont (Iddri), les pressions s’exerceront en ce sens de manière croissante, entre pays ou par la société civile, par l’entremise de comparaisons internationales. Chaque objectif (éducation, santé, climat, réduction de la pauvreté, etc.) repose sur des cibles qui associent plusieurs dimensions du développement durable. Par exemple, l’ODD relatif à la santé est lié à l’éducation (éducation sanitaire), l’environnement, l’eau (réduction des décès liés à la pollution de l’eau), les inégalités (couverture santé universelle) et les villes (sécurité des transports). L’index des ODD illustre la performance globale de chaque pays de l’OCDE, fondée sur les 17 ODD et 34 indicateurs examinés dans l’étude conduite pour l’OCDE, "Sustainable Development Goals: Are the rich countries ready?" Christian Kroll, Bertelsmann Stiftung, 2015. Aucun des pays n’atteint les meilleures performances pour tous les objectifs. Même ceux qui atteignent les meilleures performances selon les standards actuels ont besoin d’améliorer celles-ci sur les 15 années à venir. La France est au 10ième rang sur 34 pour l’ensemble des dimensions

de l’index SDG. Elle se situe dans le groupe des 10 meilleurs pour 8 des 34 indicateurs étudiés, mais seulement pour trois d’entre eux parmi les 5 meilleurs (ODD 13, lutte contre le changement climatique, ODD 1, réduction de la pauvreté, et espérance de vie). Les performances de la France varient entre les indicateurs dans une zone intermédiaire. Seulement 1 indicateur la place dans le groupe des cinq derniers pays (ODD 10, réduction des inégalités). Stratégie d’amélioration continue Les pays européens, dont la France, ont à définir une stratégie d’application des ODD qui aboutira à une mise en cohérence des stratégies existantes selon une approche qui, à partir d’un exercice de prospective et de l’estimation des tendances de chaque secteur sur le long terme, permettra l’identification des politiques nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. Conformément aux attendus du débat public et de la participation citoyenne, les acteurs de la société civile devront être intégrés le plus en amont possible de ce processus. La multi-dimensionnalité des ODD suppose la remise en cause des systèmes de gouvernance en silos, le développement durable concernant des sujets transversaux, et la redéfinition des responsabilités et des formes de redevabilité des acteurs publics et privés concernés par leur mise en œuvre. Ainsi, la Finlande a-t-elle pris la décision de transférer la responsabilité liée aux ODD du ministre de l’Environnement au chef du gouvernement (cf. Faire des objectifs de développement durable un levier d’action politique, pour les pays européens et la France, Julie Vaillé, Laura Brimont, Iddri, mai 2016).

Organisation du pilotage et transversalité // Rapport développement durable 2016 207


EVALUATION ET STRATÉGIE D’AMÉLIORATION CONTINUE....... Elle oblige également à repenser les rôles des parties prenantes. Julie Vaillé et Laura Brimont citent le cas de la Suisse, où la société civile prévoit de créer un SDGs Watch (« veille des ODD »), mécanisme qui surveillerait l’évolution des ODD, et la rédaction d’un shadow report (« rapport informel ») venant faire contrepoids à celui du gouvernement afin de lancer un débat politique structuré autour des différences d’appréciation stratégique et politique entre un rapport gouvernemental et non gouvernemental. Enfin, ces mêmes auteures notent que l’Allemagne a introduit en 2009 un critère de soutenabilité dans les évaluations d’impact des nouvelles lois et qu’un renforcement du rôle des indicateurs de soutenabilité dans le processus législatif d’allocation budgétaire pourrait constituer un important levier de mise en œuvre du développement durable. Au niveau territorial, en particulier régional, la déclinaison des ODD devrait contribuer à enrichir, voire réorienter, les nouvelles politiques régionales.

Selon le Comité 21, cette approche est décisive pour garantir la cohésion territoriale des Régions. Les nouvelles métropoles et les nouvelles régions "induisent une double transformation de la géographie des territoires : d'un côté, une « contraction » urbaine sur une vingtaine de points de fixation, et, à l'inverse, une « dilatation » du reste des territoires liée à l'expansion régionale. Cette évolution risque de rendre plus difficile encore la maîtrise des forces de convergence (économies d'échelle, accès aux marchés, adaptation au marché du travail, accès aux aménités...) et de divergence (rareté foncière, prix du logement, congestion des transports, pollutions...), qui influent aujourd'hui sur la localisation des activités économiques, tout en risquant d'affecter l'exigence d'égalité des territoires."

Le contexte de préparation de l'aprèsEurope 2020 et le transfert de gestion aux Régions des fonds européens vont faciliter l’application du principe de subsidiarité. Les Régions pourront parallèlement mettre en œuvre les conditions d’une approche « ascendante » permettant de « coconstruire » leurs politiques au travers de la participation de leurs habitants.

208 Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016


..................................................................

Source: Kroll C. (2015). Sustainable Development Goals: Are the rich countries ready? Report, Bertelsmann Stiftung, Sustainable governance indicators, SDSN, September 2015

Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016 209


EVALUATION ET STRATÉGIE D’AMÉLIORATION CONTINUE Élements déterminants de méthode

OBJECTIFS Aquitaine

Limousin

Afin d’améliorer sa démarche d’évaluation des politiques menées sur le territoire et de s’inscrire dans une stratégie d’amélioration continue, le Conseil régional poursuit les objectifs stratégiques suivants :

Une politique de développement durable ne se résume pas aux actions mises en œuvre.

 mettre en place des outils de suivi permettant l'évaluation de ses politiques territoriales,  favoriser la généralisation d'une culture de l'évaluation en interne et avec ses partenaires extérieurs,  inscrire l’action régionale dans une démarche d’amélioration continue globale,

 d’une démarche : la concertation et la participation de la population ;  d’une méthode : un pilotage et un suivi des programmes ;  d’une finalité : une évaluation et des propositions d’amélioration.

C’est aussi une gouvernance articulée autour :

210 Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE Favoriser la généralisation d'une culture de l'évaluation en interne et avec les partenaires extérieurs Dans le cadre de sa stratégie d’amélioration continue, le Conseil Régional a engagé depuis plusieurs années une démarche de diffusion de la culture de l’évaluation au sein de ses services, avec pour objectif de la systématiser sur le long terme. // MESURER POUR MIEUX DÉCIDER ET RENDRE COMPTE : L’ÉVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES En 2015, dans la cadre de ses missions, la Commission d'Evaluation des Politiques Publiques s'est principalement attachée à travailler sur les sujets suivants :  la diffusion de la culture d'évaluation auprès de différents groupes (en interne au sein de la Commission, avec les services du Conseil Régional, avec le CESER, et au sein des réseaux d'experts). En 2015, elle a adhéré à la Société Française d'Evaluation, et a de ce fait participé à différents travaux d'échanges et de mutualisation des pratiques organisés par celleci. La CEPP a présenté la démarche d'évaluation de la Région Aquitaine, jugée intéressante et innovante par la SFE, lors des Journées Françaises de l'Evaluation du 18 au 19 juin 2015 à Montpellier ;  la mise en œuvre d'évaluations, au nombre de 4 en 2015, directement pilotées par un membre de la CEPP, dont 2 politiques transversales (Défi Aquitaine Climat, Politique en faveur de la Jeunesse) et 2 politiques "stratégiques" (Politique en faveur du développement de l'Agriculture biologique, Introduction du bio et des circuits courts dans la restauration collective) ;  un travail de réflexion sur la méthodologie d'évaluation qui a abouti à l'élaboration d'un cadre de référence dont l'application permettrait de rendre évaluables les politiques publiques, qui souvent manquent de clarté quant à leurs finalités et objectifs. La CEPP a observé que dans certaines évaluations, un nombre important d'informations, notamment sur les réalisations physico-financières n'était pas accessible. Elle préconise ainsi l'intégration de dispositifs de collecte systématique d'indicateurs dans les processus de mise en œuvre des politiques publiques qui permettront in fine une meilleure évaluation. Le Président de la nouvelle Région a placé la démarche

AQUITAINE

d’évaluation au cœur de son nouveau mandat politique en indiquant que « le rôle de la région, plus que jamais, doit être de rendre efficientes et efficaces nos politiques publiques et de préparer l’avenir » (Déclaration écrite de M. Alain Rousset, candidat à la présidence du Conseil Régional d’Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, 4 janvier 2016). Dans cette optique il a souhaité lors de l’Assemblée plénière du 4 janvier 2016 que la Commission d’Evaluation des Politiques Publiques qui avait été installée en mars 2014 au sein de la Région Aquitaine, soit mise en place au niveau de la nouvelle entité. L’évaluation constitue en effet un outil d’aide à la décision pertinent pour répondre aux nouveaux enjeux d’harmonisation des politiques publiques des trois anciennes Régions d’un côté et de définition des politiques régionale au plus proche des citoyens et des territoires de l’autre.

Inscrire l’action régionale dans une démarche d’amélioration continue globale

La collectivité a le souci d’établir une démarche d'amélioration continue globale, lisible et partagée en lien avec le projet de stratégie de développement durable en cours d’élaboration, afin que les directions tirent de l'évaluation des projets de nouvelles actions pour se perfectionner (ex. direction de la commande publique, pôle ATUL, service énergie/climat). // AMÉLIORER L’ÉVALUATION AU REGARD DU DÉVELOPPEMENT DURABLE La Région met en place des dispositions permettant d'améliorer le rapport annuel développement durable (RADD) sur le fond et sur la forme. En 2013, de nouveaux champs ont été conçus afin de rendre lisible le degré de transversalité des actions décrites au regard des cinq finalités. En 2014, ces nouveaux champs (rubriques sur le degré d'intensité développement durable [DIDD]) ont été intégrés aux fiches actions et des tableaux DIDD illustrent chaque action traitée dans le RADD, ce qui permet d'améliorer sa qualité évaluative au regard de la transversalité (M3). Le contenu du RADD a également été amélioré avec l’intégration d'un schéma sur la notion de développement

Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016 211


Rappel des améliorations apportées à la méthodologie d'analyse financière depuis le rapport DD 2011 RADD 2011 (exercice 2010) (pm 53%) Extraction Procédures dossiers affectées/engagées à partir du logiciel de gestion des subventions Progos (dite du « bas vers le haut »). Analyse uniquement hors dépenses de fonctionnement. Analyse fondée sur les intitulés des procédures de dossiers au regard des 5 finalités DD et du critère Hors DD. Méthode de fléchage à majorité relative (fléchage de la totalité du montant de chaque Procédure de dossiers en fonction de la majorité relative du critère (finalité ou hors DD) des montants des dossiers constitutifs de cette procédure, puis somme des montants de chaque procédure par critère (finalités ou hors DD). RADD 2012 (exercice 2011) Extraction Lignes de programmes affectées/engagées à partir du logiciel financier Coriolis (dite du « haut vers le bas »). Analyse toutes dépenses, yc celles de fonctionnement. Analyse fondée sur les intitulés des lignes de programme au regard des 5 finalités DD, des 5 éléments déterminants de méthode (nouveauté par rapport au rapport précédent, abandonnée par la suite en raison de la difficulté de fléchage inhérente à ces principes transversaux induisant un risque de surévaluation de la part contribuant au DD) et du critère Hors DD. Méthode de fléchage en fonction des sommes de montants des lignes de programme fléchés par critère. RADD 2013 (exercice 2012) Extraction Lignes de programmes affectées/engagées à partir du logiciel financier Coriolis (dite du « haut vers le bas »). Analyse toutes dépenses, yc celles de fonctionnement. Analyse fondée sur les intitulés des lignes de programme (selon mots-clés du document de référence du CGDD, juin 2012) au regard des 5 finalités DD et du critère Hors DD. Contrôle de l’analyse a posteriori par réseau des référents DD. Méthode de fléchage en fonction des sommes de montants des lignes de programme fléchés par critère. RADD 2014 (exercice 2013) même méthode que pour le RADD2013, avec un meilleur contrôle a posteriori des fléchages de lignes de programme par les référents DD, dont le jugement s’est affiné par rapport à l’exercice précédent.

durable en relation avec le cadre de référence et avec les objectifs de développement durable adoptés au niveau international. L’approfondissement des éléments de contexte au regard de chaque chapitre permet de progressivement mieux relier l’évaluation des politiques territoriales à la situation territoriale en matière de développement durable. Enfin, l'amélioration de la méthodologie d'analyse financière s’est poursuivie. Tout au long de ce rapport, les éclairages budgétaires pour l’exercice 2015, se fondent sur une méthodologie dite du « haut vers le bas » comparable à celle utilisée pour les exercices précédents, mais à partir d’extractions dont le périmètre diffère puisqu’elles sont désormais basées exclusivement sur l’engagé. À noter que cette analyse a exclu les nouvelles lignes de programme relatives à la mise en œuvre du programme opérationnel FEDER-FSE et FEADER dont les principes de fléchages sont en cours d’élaboration. Compte tenu du faible impact en termes proportionnels entre la version basée sur l’affecté/engagé (V1) et celle fondée sur l’engagé (V4) (par exemple pour l’exercice 2014, les résultats Part du budget régional consacrée au développement durable respectifs entre les 2 versions, dites V1 et V4, était de 61,99% pour la V1 et de 61,59% pour la V4), il est possible d’établir une comparaison relative avec les exercices précédents à partir de cette version (dite V4) et de constater les évolutions des orientations budgétaires au regard du Développement Durable. Les lignes sont fléchées sur un des critères suivants : 0 Hors Développement Durable 1A Lutte contre le changement climatique (Hors TER et TGV) 1B Lutte contre le changement climatiques (TER et TGV) 2 Préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources naturelles 3  Cohésion sociale et solidarité entre les territoires et les générations 4 Epanouissement de tous les êtres humains 5  Dynamique de développement suivant des modes de productions et de consommations responsables 6 Toutes finalités

212 Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016


Intitulé de l’indicateur Part du budget régional consacrée au développement durable en %

2012 V1

2013 V1

2014 V1

2014 V4

2015 V4

66

60

61,99

61,59

61,64

(voir analyse budgétaire ci-dessous) La part du budget régional contribuant au développement durable se situe autour de 61% pour la troisième année consécutive. Entre 2014 et 2015, selon la méthode V4, elle a légèrement augmenté (0,08% en plus).

Voici la répartition du budget de la Région au regard du développement durable selon cette méthode V4 : 2015 V4

2014 V4

0

38,36%

38,41%

1A

2,00%

8,33%

1B

18,92%

13,02%

2

1,28%

1,57%

3

6,02%

6,85%

4

25,16%

24,57%

5

2,73%

2,98%

6

5,53%

4,27%

Part du budget régional consacré au développement durable

61,64

61,59

On constate une hausse de la part du budget consacrée à la finalité 1 qui concerne les TER et TGV, alors que la finalité 1 hors TER et TGV est largement en baisse. Cela peut s’expliquer par le fait que plusieurs lignes de programmes gérées par la Direction à la Maîtrise d’Ouvrage, auparavant fléchées sur la finalité 1 (elles concernaient notamment de la réhabilitation et construction des bâtiments), sont désormais fléchées sur le critère F6 : Toutes finalités. Ce critère, à la demande de la DMO, est apparu pour l’évaluation financière de l’exercice 2014. Ainsi, la part relative à ce critère 6 a augmenté entre 2014 et 2015 pour cette raison principalement.

Une légère baisse du budget contribuant à la finalité 3 est constatée. Plusieurs lignes de programmes ont disparu ou ont des montants plus bas que l’année précédente. Cette baisse peut s’expliquer par le fait que de nombreuses actions étaient programmées dans le cadre du CPER 2007-2013 et sont donc réalisées et terminées en 2015. L'année 2015 a été consacrée à l'élaboration du CPER 2015-2020 et des programmes opérationnels européens. Le budget contribuant à la finalité 4 a augmenté, cela est notamment dû à l’investissement de la Région pour la MECA (Maison de l’Economie Créative et de la culture en Aquitaine). Pour la finalité 2, on constate une diminution globale de l’ordre de 19% de la part contribuant à cette finalité par rapport à l’exercice précédent. Pour la finalité 3, on constate une diminution de l’ordre de 12,1% de la part contribuant à cette finalité par rapport à l’exercice précédent. Les éclairages budgétaires portent sur les politiques internes et externes de la Région, alors que les graphiques présentés concernent uniquement la répartition du budget consacré aux politiques territoriales (donc à l’exclusion des politiques relatives au fonctionnement). Une méthode expérimentale a été testée pour l’analyse financière de l’exercice 2015, dite « proportionnelle ». Cette méthode est élaborée à partir du résultat de l’analyse des lignes de programme spécifiques à coriolis sur l’engagé (donc même principe que sur la V4), croisé avec les résultats de l’analyse proportionnelle des montants des dossiers saisis dans le logiciel progos et fléchés sur les critères du développement durable (pour les lignes de programme qui sont communes aux deux logiciels). Elle devait permettre de mieux refléter la réalité de la prise en compte du développement durable au titre de l’évaluation financière. Cependant, à l’issue de cette première expérimentation, les résultats n’ont pas pu être exploités, notamment à cause de la non fiabilité des fléchages constatée à ce stade, ainsi que de divers problèmes spécifiques liés au logiciel progos. Les résultats étaient quasiment inversés par rapport à la méthode V4 : la part du budget régional contribuant au développement durable était de 30%. A terme, cette méthode tend à être consolidée et fiabilisée, pour être présentée dans le rapport développement durable. Cependant pour le RADD relatif à l’exercice 2016, dans

Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016 213


le contexte de la nouvelle Région, les différents outils utilisés à ce stade sur les trois sites ne permettront pas encore une telle évaluation financière commune et ce sera donc vraisemblablement la méthode V4 qui sera reconduite. // GARANTIR LA LOYAUTÉ DES PRATIQUES La fraude sur le budget européen serait de l'ordre de 500 millions à 3 milliards d'euros par an. Les Etats Membres gèrent 80 % des fonds européens et sont les principaux responsables de la lutte contre la fraude. Il s'agit donc de renforcer les moyens pour lutter contre ce risque. Les exigences communautaires sont encadrées par le règlement n°1303/2013. L'autorité de gestion a mis en place des procédures visant à apprécier et évaluer ce risque dans le système de gestion des fonds européens du PO FEDER-FSE 2014-2020. L’appréciation de la fraude s’inscrit dans le cadre du contrôle interne et concerne des irrégularités telles que le conflit d’intérêt, la corruption, la violation de la commande publique.

 Les agents concernés par la mise en œuvre des fonds européens 2014-2020 :  un contrôle de la régularité des marchés publics passés par les porteurs de projets sera effectué par les services instructeurs des fonds européens ;  l’outil « e-margos » contribuera également à la lutte contre le risque de fraude dans l’émargement des stagiaires de la formation professionnelle ; d  es sessions de formation "environnement de contrôle interne" pour les instructeurs du PO FEDER-FSE 2014-2020 sont envisagées début 2016 ;  Toutes et tous : u  ne sensibilisation des personnels par la formation d'entrée "environnement juridique et administratif" ;  deux notes sur le conflit d'intérêt, datées de mai 2015 et concernant les élus et les agents publics et l'autre datée d'octobre 2015, pour les personnels encadrants ;  la saisine possible de la commission de déontologie.

Deux outils de contrôle interne ont été mis en place et sont régulièrement actualisés :  la cartographie des risques : Elle permet d’autoévaluer la probabilité de la survenue des différents risques identifiés à toutes les étapes de la vie d'un dossier relevant du PO FEDER-FSE 2014-2020. Elle a été validée en comité de direction générale le 8 décembre 2015. Les principes clés en sont une tolérance zéro envers la fraude, une approche proactive, structurée et orientée vers la gestion du risque de fraude. L'objectif principal est de prendre les mesures anti-fraude proactives et proportionnées avec des moyens efficients.  un organigramme fonctionnel : Il recense les postes dits "sensibles" en termes de conflits d'intérêts, de fraude ou de corruption et ceux liés à l'absence de personnel ou à la vacance. Exemples d'actions mises en place en interne pour :

214 Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016


POLITIQUES MENÉES SUR LE TERRITOIRE L’activité en matière d’évaluation est venue confirmer l’importance que la Région accorde à cette fonction pour la bonne gouvernance de ses politiques. Plusieurs évaluations ont été terminées au cours de l’année 2015 :  Evaluation ex ante à la mise en place des instruments d’ingénierie financière (FEDER, FSE, FEADER) pour les programmes 2014-2020.  Evaluation des dispositifs de soutien à l’innovation.  Evaluation du programme FASOLIM 2010-2013 dans le cadre de la coopération décentralisée tripartite Région du Plateau Central, Réseau des Communes de l’Oubritenga au Burkina Faso et Région Limousin.  Evaluation du Contrat de progrès des métiers d’art 2010-2014.  Evaluation du Contrat de progrès de l’Economie du livre 2012-2014.

LIMOUSIN

 Les Contrats de progrès portaient sur des actions en faveur du développement économique et du facteur humain ; les évaluations ont mis en avant les avancées et les limites au niveau des résultats dans ces domaines ; leurs recommandations ont ciblé un approfondissement des actions sur la logique économique (logique de filière plus ouverte à l’ensemble des parties prenantes), sur la professionnalisation des acteurs ainsi que sur la gouvernance des secteurs concernés (approche plus collective entre acteurs et plus forte en termes de mutualisation) et des programmes eux-mêmes.

Ces évaluations ont su mobiliser l’ensemble des parties prenantes pour assoir leurs analyses (financeurs, opérateurs, bénéficiaires, acteurs concernés), dans les instances de pilotage des évaluations ou/et dans le cadre des travaux d’enquêtes (questionnaires en ligne, ateliers de travail, enquêtes de terrain). Ce faisant, elles ont été porteuses d’une approche pluraliste et partenariale (expression et concertation des parties prenantes).Parmi ces travaux, les trois dernières évaluations relèvent plus particulièrement de problématiques de développement durable. Les programmes ainsi évalués avaient une dimension large du développement et les évaluations ont analysé les résultats et impacts de ces programmes dans une approche globale (résultats physiques, financiers et institutionnels) et ont proposé des recommandations multidimensionnelles :  FASOLIM est un programme transversal, avec notamment des volets économique (ex. microcrédit), social (ex. groupements de femmes) et environnemental (ex. eau-assainissement) ; les impacts ont été notamment analysés au niveau de l’intergénérationnel, du partenariat, de la bonne gouvernance et de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ; les recommandations ont porté en particulier sur le renforcement d’une approche plus intégrée du développement et de la gouvernance du programme.

Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016 215


ACTION PHARE

AQUITAINE

Prise en compte des principes horizontaux de l’Union Européenne : égalité entre les femmes et les hommes, égalité des chances /non-discrimination et développement durable Les partenaires ont adopté un plan d'évaluation interfonds des programmes européens 2014-2020 lors du comité de suivi de novembre 2014. À ce titre et au plan quantitatif, les principaux changements des bénéficiaires seront mesurés au travers de l'analyse de l'augmentation du nombre d'actions concrètes en faveur des trois principes horizontaux. En complément, il sera demandé au prestataire chargé d'assister le bénéficiaire pour le diagnostic de responsabilité sociétale des organisations (RSO) de réaliser un bilan évaluatif des diagnostics incluant la capitalisation de bonnes pratiques et des difficultés rencontrées par les bénéficiaires, les pistes d'amélioration envisagées, dans une déclinaison par thématique (bâtiment, zones d'activité et services communs, recherche & développement, immatériel, aménagement et infrastructure, logement social, industrie...), typologie de bénéficiaire et de projet, secteur d'activité, questions centrales de la responsabilité sociétale des organisations.

216 Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016


ACTION PHARE Un engagement en faveur du développement durable conforté par la notation extrafinancière La Région Limousin a lancé en 2014 une notation extra-financière pour mesurer la performance de ses politiques publiques en matière de développement durable. Le champ de l’évaluation a concerné les différents dispositifs, actions et politiques développés en externe et interne. Cette évaluation, réalisée par l’agence EthiFrance a porté sur une analyse des actions menées par la Région en terme de cohésion sociale, de protection de l’environnement, de développement économique et territorial, de gouvernance. Articulée aux grands principes de gestion qui caractérisent le DD (pertinence et cohérence des politiques, transversalité, organisation des responsabilités, participation des citoyens et acteurs locaux, évaluation et amélioration continue) elle a conduit à identifier les forces et les faiblesses de la politique régionale en matière de développement durable

LIMOUSIN Les nouvelles actions et l’évolution des politiques ont fait l’objet d’une nouvelle étude qui s’est déroulée de manière similaire à la première phase de notation (analyse documentaire, entretiens ...). Le rapport démontre une amélioration des politiques régionales en matière de développement durable. Les nouvelles actions menées depuis 2014 ont permis à la collectivité d’évoluer positivement, et ce, dans chaque domaine du référentiel. Il est à noter que les thèmes du développement économique et territorial, de la gouvernance et du suivi et l’amélioration continue ont particulièrement progressé. Le fait d’obtenir une notation extra financière et de pouvoir être sélectionné par des fonds éthiques constitue une reconnaissance certaine de l’engagement de la collectivité en matière de développement durable et une promotion de ses actions.

La Région Limousin a obtenu pour 2014 la note de BBB+, soit 66/100 (la note BBB indiquait que la collectivité a un niveau de maturité avancé et le « + » démontrait qu’elle avait les capacités d’améliorer sa performance à long terme de manière très significative). Cette évaluation a permis de diversifier et d’optimiser les sources de financements en attirant des investisseurs prenant en compte dans leur choix de placements des critères dits « extras-financiers ». Conduite à se tourner vers les marchés financiers la Région a en effet décidé d’accorder une grande importance aux valeurs et principes éthiques de ses acteurs en favorisant les investisseurs ayant une approche ISR (investissements socialement responsables). Cette notation extra-financière a ainsi permis de lever en 2014, dans des conditions très avantageuses, 20 millions d’euros. Ces fonds ont été affectés aux opérations de l’IRCELIM non réalisées en 2013, ainsi qu’à un nouveau plan régional de relance de l’investissement. En 2015 l’agence EthiFinance a procédé à une nouvelle évaluation des politiques de la région en matière de développement durable. La note acquise en 2014 a été rehaussée de BBB+ à A+ Source : Notation extra-financière Région Limousin, Rapport Final, juin 2014, Ethifinance 

Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016

217


FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITÉ Objectifs Afin d’améliorer le processus d’évaluation mené en interne et de poursuivre une stratégie d’amélioration continue, le Conseil régional poursuit les objectifs suivants :  effectuer une évaluation annuelle obligatoire formalisée au moyen du rapport d’activité et du rapport sur la situation en matière de développement durable,  développer de nouvelles méthodes de travail au sein des directions en vue d'améliorer l'existant,  sensibiliser les agents en matière de développement durable et promouvoir le partage de connaissances en la matière.

Actions mises en place en interne // EFFECTUER UNE ÉVALUATION ANNUELLE OBLIGATOIRE FORMALISÉE Un suivi annuel formalisé grace au rapport d’activité annuel Les dispositifs d'évaluation (rapport annuel d'activités, rapport annuel développement durable, etc.), pourront être renforcés en passant par la définition claire et systématique d'objectifs en amont des projets. Le suivi descriptif des politiques régionales est formalisé grâce à la publication annuelle du rapport d’activité. Depuis 2015, la collectivité a intégré des éléments relatifs à l’évaluation en matière de développement durable au sein du rapport annuel d’activité, afin d’améliorer les liens entre les deux rapports. L’élaboration du rapport de développement durable, une évaluation du fonctionnement interne du Conseil régional sous l’angle du développement durable Depuis le décret du 17 juin 2011, les Régions, notamment, ont obligation de réaliser un rapport sur la situation en matière de développement durable des politiques territoriales et du fonctionnement de la collectivité, à partir du référentiel d'évaluation du développement durable du ministère en charge du développement durable.

218

AQUITAINE

Pour la première fois en 2015, le rapport développement durable est commun aux trois sites de la nouvelle Région. Les trois ex-Régions n’étant pas encore unifiées en 2015, chaque site présente donc dans ce rapport les différentes politiques menées sur son territoire. Le rapport sera unifié pour sa prochaine édition. L’architecture retenue est celle adoptée pour les rapports antérieurs de la Région Aquitaine. Ce rapport avait connu de nombreuses améliorations depuis 2011 :  fiabilisation du recueil de données en 2013 grâce à la mise en place de l'espace collaboratif dédié au rapport sur la plateforme SoCo  consolidation de la méthodologie d'évaluation financière sur la base des partis arrêtés en 2012 et du transfert d'une partie de cette évaluation aux référents DD et aux gestionnaires de dossiers sur Progos, avec l'élaboration d'une série de critères statistiques propres au développement durable (mis en application à compter de l’exercice 2014)  adaptations de la plateforme SoCo en 2014, afin d'améliorer l'efficience et la capitalisation des fiches actions permettant la rédaction du RADD (historisation des fiches afin de capitaliser les données collectées annuellement auprès des directions).  amélioration des explications sur le concept / la notion de développement durable (schéma) à partir de l’édition 2014.  améliorations apportées à l’organisation du rapport au travers du rassemblement des axes d'amélioration en fin de chapitres, ou encore la mise en place du tableau DIDD qui permet d'illustrer la transversalité des actions de la Région malgré la contrainte éditoriale du découpage en chapitres.  améliorations introduites également en fonction des retours critiques des référents DD ou d'autres réseaux.  renforcement de la fonction des éléments de contexte en matière de mise en regard des politiques territoriales et d’un contexte local, global et d'actualité.

Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016


 bien que la méthode d’analyse financière présente dans ce rapport soit semblable à celle de l’an dernier (si ce n'est qu’elle porte uniquement sur l’engagé en 2015), des améliorations non présentées dans ce rapport ont pour objectif à terme de fiabiliser l’analyse financière, par le biais d’une méthode proportionnelle qui permettra de flécher les dossiers individuellement sur un critère de développement durable via le logiciel progos.  pour l’édition 2016, des améliorations ont été apportées au schéma de représentation du développement durable afin de tenir compte de l’adoption des ODD au niveau international, ainsi qu’aux modalités de représentation de l’évaluation financière, au moyen de graphiques accompagnant les éclairages budgétaires par finalités. Intitulé de l’indicateur

2012

2013

2014

2015

Part des directions faisant l’objet d’une évaluation au regard du DD

95 %

95 %

95 %

95 %

// DÉVELOPPER DE NOUVELLES MÉTHODES DE TRAVAIL AU SEIN DES DIRECTIONS EN VUE D'AMÉLIORER L'EXISTANT La stratégie d’amélioration continue de la collectivité en matière de développement durable passe par la sensibilisation des agents et la promotion de l’échange d’information sur ce sujet. En 2015, la "Mission transversalité" a réalisé un « guide de la transversalité » diffusé dans les pôles, afin d’aider les agents à la mettre en place dans leur travail au quotidien.

 Cet indicateur ne connaît pas d’évolution en 2015, le non remplacement de l’un des référents développement durable s’étant poursuivi.

Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016

219


AXES D’AMÉLIORATION

AQUITAINE

Politiques sur le territoire

Fonctionnement de la collectivité

Le Conseil régional poursuit sa démarche de généralisation des processus d'évaluation à l’ensemble des directions et sur l’ensemble des projets, en y associant des critères de développement durable.

Grâce à la mise en œuvre du dispositif d’intégration des principes horizontaux pour une prise en compte concrète de ces principes dans les projets cofinancés par les fonds européens, la collectivité va réactiver ses actions de sensibilisation/formation des agents et des référents DD en matière de développement durable.

Le renforcement des dispositifs d'évaluation ou de suivi (rapport annuel développement durable, évaluations des politiques sectorielles dans le cadre de l’évaluation des politiques publiques, etc.) doit passer par la définition claire et systématique d'objectifs en amont des projets. Concernant le rapport DD, l’amélioration de l’évaluation financière au regard du développement durable se poursuivra dans le cadre élargi de la nouvelle Région, avec la recherche d’application d’une méthode dévaluation permettant d’exploiter les critères statistiques développement durbale renseignés par les gestionnaires de dossiers à partir des extractions opérées sur le logidiel de gestion des subventions (progos), selon une approche proportionnelle à terme. L’augmentation de la fiabilité des résultats de l’analyse financière du budget global par la consolidation des modalités de fléchage des dossiers sur progos (formation des agents et amélioration des contrôles) sera nécessaire.

Ces formations ciblées sur la démarche de responsabilité sociétale et l’application à la collectivité d’un auto-diagnostic accompagné en matière de responsabilité sociétale, en raison du portage par la collectivité régionale de projets éligibles à ce dispositif, permettront de lancer de manière opérationnelle l’engagement de la nouvelle collectivité dans une démarche de responsabilité sociétale des organisations. Par ailleurs, la définition d’une nouvelle stratégie de développement durable et la réorganisation de l’administration régionale auront des incidences sur la prise en charge des questions de développement durable dans la nouvelle Région.

La mise en place de la Commission d’évaluation des politiques publiques en 2014 renforce le déploiement des dispositifs généraux d'évaluation de politiques sectorielles (politique jeunesse, etc.) ou globales (Contrats de projets Etat Région, DAC, tableau de bord des activités des directions régionales) qui s’inscrivent dans cette démarche d’amélioration continue en matière d'évaluation généralisée, voulue par la Région. Le plan d'évaluation inter-fonds des programmes européens 2014-2020 comportera notamment un dispositif d’évaluation dédié à la mise en œuvre des principes horizontaux par les bénéficiaires et à l’impact de la sensibilisation opérée en la matière. Sera notamment réalisée l'analyse de l'augmentation du nombre d'actions concrètes en faveur des trois principes horizontaux.

220

Évaluation et stratégie d’amélioration continue // Rapport développement durable 2016


ANNEXES TABLEAU DE BORD DES INDICATEURS DE DEVELOPPEMENT DURABLE (REGION AQUITAINE)

Finalité

FINALITÉ 1 LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

FINALITÉ 2 PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ, DES MILIEUX ET DES RESSOURCES

FINALITÉ 3

Objectif lié

Intitulé de l’indicateur

Unité

Évolution

Intégration à l’ensemble des politiques de la prise en compte de la lutte contre le changement climatique

Estimation des gains dus aux actions mises en œuvre dans les EPLE depuis 2006

M€

Tonne équivalent CO2

Le développement des énergies renouvelables comme priorité régionale

Gaz carbonique évité

Tonne équivalent CO2

Production d’énergie renouvelable soutenue par la Région

MWh

Exploitations certifiées AREA

Nombre

Exploitations certifiées bio

Nombre

Faire de la Région un acteur exemplaire en matière de gestion des ressources et d’amélioration continue

Consommation d’eau moyenne dans les bâtiments de la collectivité hors lycées

Faciliter la communication par le développement des transports

Trafic ferroviaire régional en milliers de voyageurs km

Milliers de voyageurs km

Investissement régional annuel dédié à la requalification des cités universitaires

K€

Ouvertures de tiers-lieux aidés par la Région

Nombre

Taux de féminisation par catégorie

%

Pourcentage d’agents en situation de handicap

%

Accompagner les acteurs pour assurer l’intégration des enjeux de la biodiversité et de la gestion des ressources

Maintenir les services et améliorer le cadre la qualité de vie

COHÉSION SOCIALE, La gestion équitable et SOLIDARITÉ ENTRE durable des femmes LES TERRITOIRES ET et des hommes qui LES GÉNÉRATIONS travaillent pour le Conseil Régional La gestion équitable et durable des femmes et des hommes qui travaillent pour le Conseil régional

Emission de CO2 dans les lycées

Annexes // Rapport développement durable 2016

221


FINALITÉ

Objectif lié

Intitulé de l’indicateur

Unité

Évolution

Parcours de formation « verdis » / parcours de formation

%

Part des parcours croissances vertes sur le total des parcours soutenus par la Région Aquitaine

Nombre

Montant des contributions de la collectivité pour des actions visant l'épanouissement des individus (formation professionnelle)

Nombre de stagiaires ayant participé à une formation financée par la Région Aquitaine

Nombre

Nombre de jeunes moins de 26 ans entrés en formation professionnelle PRF Aquitaine

Nombre

Nombre de conseils VAE

Nombre

Pass' Santé

Nombre

Nombre de parcours de formation en « compétences clés »

Nombre

Renforcer le dispositif de formation continue à destination des agents

Nombre de jours de formation continue par agent

Nombre moyen

Permettre l'accès au sport pour le plus grand nombre

Nombre de manifestations sportives soutenues

Nombre

Promouvoir une politique de formation afin de favoriser l'accès à l'emploi et de répondre aux besoins en compétences des entreprises régionales FINALITÉ 4 ÉPANOUISSEMENT DE TOUS LES ÊTRES HUMAINS Lutter contre la précarité afin d'enrayer l'isolement social et d'améliorer les conditions de vie des populations les plus fragiles

222

Annexes // Rapport développement durable 2016


FINALITÉ

FINALITÉ 5 DYNAMIQUES DE DÉVELOPPEMENT SELON DES MODES DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION RESPONSABLES

ÉLÉMENTS DÉTERMINANTS DE MÉTHODE

Objectif lié

Intitulé de l’indicateur

Unité

Évolution

Soutenir la recherche et le transfert de technologie pour acquérir les compétences environnementales dans les filières professionnelles d’excellence

Part du budget des aides participant à l'objectif régional de croissance verte (Pôle DEE)

%

Inscrire la politique d’achat du Conseil régional dans une logique d’éco-responsabilité

Nombre de marchés intégrant le développement durable

Nombre

Encourager les agents

Bilan de l'intégration du rôle de référent aux fiches de postes

Nombre

/

Optimiser la gestion des ressources humaines pour faciliter les échanges entre agents

Part des postes pourvus par mobilité interne

%

Effectuer une évaluation annuelle obligatoire formalisée

Pourcentage des directions faisant l’objet d’une évaluation au regard du développement durable

%

Inscrire l’action régionale dans une démarche d’amélioration continue globale

Part du budget régional consacré au développement durable

%

Annexes // Rapport développement durable 2016

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LE RÉSEAU DES RÉFÉRENTS DÉVELOPPEMENT DURABLE (RÉGION AQUITAINE) ET PERSONNES-RESSOURCES

PÔLES / DÉLÉGATIONS

ADMINISTRATION GÉNÉRALE

AMÉNAGEMENT, TRANSPORTS, URBANISME, LOGEMENT COHÉSION TERRITORIALE & PROSPECTIVE

AGRICULTURE, DÉVELOPPEMENT DURABLE, TOURISME

CULTURE, EDUCATION, SJS, DMO

DÉVELOPPEMENT ECO

FORMATION PRO, APPRENTISSAGE

DIRECTIONS/ SERVICE DU RÉFÉRENT

NOM

COMMANDE PUBLIQUE

Mélanie Bonnet

RESSOURCES HUMAINES

Philippe Carralou

COMMUNICATION INTERNE

Sophie Lavorel

MISSION GRANDS PROJETS

Anne Gonzalez

DÉVELOPPEMENT LOCAL

Emilie Congiu-Baleste

PLAN ET PROSPECTIVE RÉGIONALE

Isabelle Panier

TOURISME

Karine Lesfauries

ENVIRONNEMENT

Sophie Kerloch’

ENERGIE CLIMAT

Pascal Latorre

AGRICULTURE, AGROALIMENTAIRE, FORÊT, MER

Dominique Bizon

MAÎTRISE D’OUVRAGE

Sylviane Ranoux

EDUCATION

Jean-Christophe Mazurie

CULTURE

Magali Baudry

JEUNESSE ET SPORT

Rémy Léonard

ARTISANAT ET TPE

Simon Peyrard

DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL

Marthe Broquet

RECHERCHE

Emilie Bourdenx

ESS

Marine Guéroult

FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE

Marie-Michèle Duprat-Nassiet

FORMATION PROFESSIONNELLE INITIALE (APP + S&S)

Hélène Michel

PLANIFICATION, INTERNATIONAL, EUROPE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL TIC

Florence Raux-Glantenay LOGISTIQUE ET PATRIMOINE

Jean-Michel Lafenêtre Jérôme Jonet et Cyril Marchadier

SERVICES INFORMATIQUES

Olivier Ripon Véronique Castevert

Nous remercions Eugénie Michardière qui a transmis les données sur les tiers-lieux en l’absence du référent de la délégation TIC. Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué à la mobilisation de données et à l’élaboration de ce rapport. Le rapport relatif à l’exercice 2015 a été conçu et réalisé par la Mission Evaluation et Prospective développement durable, Pôle Développement économique et environnemental (Pascale Combes, Elise Garrigou dans le cadre du Master 1 Gestion territoriale du développement durable, Université Bordeaux Montaigne), avec la contribution de Chantal Barraud, Direction Innovation, Développement, Evaluation, pour le site Poitou-Charentes et de Gilbert Bernard, chargé de mission développement durable à la Délégation aux Etudes, à la Prospective, à l'Evaluation et à la Diffusion de l'Information, pour le site du Limousin.

224

Annexes // Rapport développement durable 2016


LISTE DES ABRÉVIATIONS • ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de de l’Energie

• ADI : a gence Aquitaine Développement Innovation

• • AGEFIPH : Association de Gestion du Fonds

AFNOR : Agence Française de Normalisation pour l'Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées

• • AQUAREA : Aquaculture Respectueuse de AMI : Appel à Manifestation d'Intérêt

l’Environnement en Aquitaine

ARACT : Action Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail

• ARB(A) : Agence Régionale de la Biodiversité (Aquitaine)

• AREA : Agriculture Respectueuse de

l’Environnement en Aquitaine

• ARS : Agence Régionale de la Santé • ATIS : Association Terre d’Innovation Sociale • BBC : Bâtiment Basse Consommation d’énergie • Bpi : Banque Publique d’Investissement • CADET : Contrat Aquitaine de Développement de l’Emploi Territorial

• CAN : Contrats Aquitaine Nature • CAP : Certificat d’Aptitudes Professionnelles • CCDT : Contrat de Cohésion et de Développement Territorial

• CCI : Chambre de Commerce et de l’Industrie • CDA21 : Comité Départemental des Agendas 21 • Cdc : Communauté de communes • CESER : Conseil Economique Social et Environnemental Régional

• CFA : Centre de Formation d’Apprentis • CHSCT : Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail

• CITEPA : Centre Interprofessionnel Technique

d'Études de la Pollution Atmosphérique

• CMP : Code des Marchés Publics • CNED : Centre National d’Enseignement à Distance

• COP 21 : Conférence des Parties signataires de la Convention Climat

• CPER : Contrat de Plan Etat Région • CROS : Comité régional Olympique et sportif • CUMA : Coopératives d'Utilisation du Matériel Agricole

• DAC : Défi Aquitaine Climat • DD : Développement Durable • DEE : Développement Economique et Emploi • DIDD : Degré d’Intensité Développement Durable • DREAL : Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement

• ECTEA : Economie Circulaire Transition Energétique Aquitaine

• EEDD : Education à l’Environnement pour un Développement Durable

• EnR : Energie Renouvelable • ETI : Entreprise de Taille Intermédiaire • EPCI : Etablissement Public de Coopération Intercommunale

• EPLE : Etablissement Public Local d’Enseignement • (C)EPP : (Commission) Evaluation des Politiques Publiques

• ESS : Economie Sociale et Solidaire

Liste des abréviations // Rapport développement durable 2016

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• FAIRE : Fonds d'Actions et d'Innovation Régional pour l'Emploi en Aquitaine

• FDLA : Festival des Lycéens et Apprentis • FEAMP : Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche

• FEEBAT : F ormation aux Economies d'Energie dans le Bâtiment

• FEDER : Fonds Européens de Développement Régional

• FIPHFP : F onds pour l'Insertion des Personnes

Handicapées dans la Fonction Publique

• FSE : Fond Social Européen • GES : Gaz à Effet de Serre • GIEC : G roupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat

• GIP : Groupement d’Intérêt Public • GTC : Gestion Technique Centralisée • HQE : Haute Qualité Environnementale • Insee : I nstitut Nationale de la Statistique et des Etudes Economiques

• LGV : Ligne à Grande Vitesse • LSF : Langue des Signes Française • ONF : Office Nationale des Forêts • ORECCA : O bservation Régional de l’Energie et du Changement Climatique

• PARIE : P lan d’Appui Régional à l’Insertion Économique

• PES : Protocole d'Echange Standard • PLUi : Plan Local d’Urbanisme Intercommunal • PIGMA : P lateforme d’Information Géographique Mutualisée en Aquitaine

• PME : Petites et Moyennes Entreprises

226

• PNR : Parcs Naturels Régionaux • PRAE : Programme Régional Aquitain pour l’Environnement

• PRF : Programme Régional de Formation • PTCE : Pôle Territoriaux de Coopération Economique

• RNR : Réserve Naturelle Régionale • SCoT : Schéma de Cohérence Territoriale • SIAE : Structures d’Insertion par l’Activité Economique

• SRADDET : Schéma Régional d'Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires

• SRCAE : Schéma Régional Climat Air Energie • SRCE : Schéma Régional de Cohérence Ecologique • SRESRI : Schéma Régional de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

• SRFPH : Schéma régional pour la formation des Personnes handicapées

• SME : Système de Management Environnemental • TER : Transport Express Régional • TGV : Train à Grande Vitesse • TOS : Technicien et Ouvrier de Service • TVB : Trame Verte et Bleue • UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature

• UNAT : Union Nationale des Associations de Tourisme

• VAE : Validation des Acquis et de l’Expérience • VNF : Voie Naviguable de France.

Liste des abréviations // Rapport développement durable 2016


Pour plus d’informations Région Nouvelle-Aquitaine • Direction du développement durable N° standard 05 57 57 80 00 Site de la Région laregion-alpc.fr

Informations utiles à l’échelle régionale Site institutionnel du Conseil régional d’Aquitaine laregion-alpc.fr Site du CESER ceser-alpc.fr Site sur le patrimoine naturel d’Aquitaine patrimoine-naturel.laregion-alpc.fr Site Aquitaine numérique numerique.laregion-alpc.fr Site Jeunes d’Aquitaine jeunes.laregion-alpc.fr

Informations utiles à l’échelle nationale Site du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer www.developpement-durable.gouv.fr/ Stratégie Nationale de Transition Ecologique vers un Développement durable www.developpement-durable.gouv.fr/Strategie-nationale-de-transition,42127.html


———————

Pôle DEE Mission évaluation & prospective développement durable 14, rue François-de-Sourdis CS 81383 33077 Bordeaux Cedex T. 05 57 57 80 00

laregion-alpc.fr

Directeur de la publication : A  lain Rousset Co-directeur de la publication : M  onique de Marco Conception & réalisation : mission  évaluation & prospective direction du développement durable communication interne Impression : service reprographie du Conseil régional ALPC Crédits Photos : Alban Gilbert • Alionka Boiché • Jean-Pierre Bost Paul Robin • CEN Aquitaine • ressources internet Région Aquitaine

Région Nouvelle-Aquitaine 2016

Rapport développement durable 2015  
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