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NOUVELLE-AQUITAINE Journal d’information de votre Région

laregion-alpc.fr

Automne 2016

RENTRÉEp. 5 SCOLAIRE

LA RÉGION AU SERVICE DE LA RÉUSSITE DES JEUNES

P. 3 À LA UNE UN NOUVEAU NOM POUR UNE NOUVELLE RÉGION

P. 4 TRANSPORTS

Ter OloronBedous : une réouverture historique !

P. 9 AGRICULTURE

Réduire puis sortir des pesticides, c’est possible.

P. 11 NUMÉRIQUE

La fibre optique en vue !

* Signature provisoire : le nom de la Région sera fixé par décret en Conseil d’État avant le 1er octobre 2016 suite à l’avis du Conseil régional.


NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

L’ÉDITO D’ALAIN ROUSSET Le 26 juin dernier, lors de la réouverture de la ligne Ter Oloron-Bedous.

SOMMAIRE AUTOMNE 2016 Page 2 ÉDITO du président de Région Alain Rousset Page 3 À LA UNE Nouvelle-Aquitaine. Faire vivre notre pluralité. Entretien avec Anne-Marie Cocula, historienne. Page 4 TRANSPORTS Ter Oloron-Bedous. Une réouverture historique ! Ter. Des tarifs pour tous. Maintenance. Des Ter bien soignés.

Page 5 DOSSIER Rentrée scolaire 2016. La Région

Page 9 AGRICULTURE Environnement. Réduire puis sortir des pesticides, c’est possible. Page 10 ÉCONOMIE - EMPLOI Plan 500 000 formations. Plus de formations en faveur de l’emploi en Nouvelle-Aquitaine. Économie régionale. Une démarche de coconstruction. Page 11 NUMÉRIQUE Aménagement. La fibre optique en vue ! Page 12 DÉVELOPPEMENT DURABLE Énergies marines renouvelables. Une filière innovante porteuse d’emplois. Travaux de rénovation. Une agence dédiée à vos économies d’énergie. Économie circulaire. Un plan pour la prévention et la gestion des déchets. Page 13 CULTURE ET DÉCOUVERTE Patrimoine. La renaissance de la tapisserie d’Aubusson. Journées européennes du patrimoine. À la découverte du patrimoine des lycées. Œnologie, tourisme. La Cité du vin, un millésime prometteur. Page 14 LA PAROLE AUX ÉLUS Et l’agenda de la région : institutions, économie, actualités et débats, agriculture, gastronomie, culture. Page 16 TERRITOIRES Proximité. L’élu de territoire, relais entre la Région et les acteurs locaux. Hôtel de Région, direction de la communication, 14, rue François-de-Sourdis 33000 Bordeaux Tél. : 05 57 57 80 00. Directeur de la publication : Alain Rousset. Codirecteur de la publication : Stéphane Delpeyrat-Vincent Directrice de la communication : Aurélie Loubes. Rédaction en chef : Brice Ancelin, Laurence Bussy. Responsable d’édition : Sébastien Blanquet-Rivière. Rédaction : Anne Chaput, Laure Espieu, Valérie Faret, JMLC, Marianne Peyri.

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Conception graphique et réalisation : A noir, www.agence@anoir.fr Photos de Une : Lycée Kyoto, Poitiers (86) - Françoise Roch Photographes : Guillaume Bonnaud, Jean-Pierre Bost, Alban Gilbert, Hervé Lefèbvre, Françoise Roch Infographies : Fluorescence Impression : Rivet Presse Edition, 05 55 04 49 50. L’entreprise Rivet Presse Edition est labellisée Imprim’vert. Elle respecte un cahier des charges strict sur le recyclage de ses déchets et la composition de ses encres. Le journal NouvelleAquitaine est imprimé sur du papier recyclé avec des encres végétales.

© ALBAN GILBERT

au service de la réussite des jeunes : aides à la jeunesse, persévérance scolaire, lycées professionnels, restauration, apprentissage, mobilité.

Écrivons ensemble l’histoire de la Nouvelle-Aquitaine Aquitaine : terre des eaux mêlées

La naissance le 1er janvier de notre grande Région, fruit du mariage de l’Aquitaine, du Limousin et de PoitouCharentes, fut un moment historique. Depuis le 27 juin elle a désormais un très beau nom, Nouvelle-Aquitaine, voté à une très large majorité par les élus régionaux. Après un an d’une consultation exemplaire, et unique en France, mené sur le terrain par l’historienne Anne-Marie Cocula auprès des habitants de nos douze départements, le nom Nouvelle-Aquitaine s’est imposé assez naturellement. Pour chaque dénomination possible, le pour et le contre ont été soigneusement pesés. Nous avons procédé par élimination. Alors pourquoi NouvelleAquitaine ? D’abord parce qu’il nous fallait un nom qui fasse sens sur le plan historique et géographique. C’est le cas, puisque pendant des siècles l’Aquitaine d’Aliénor recouvrait les mêmes frontières que notre grande Région ; l’adjectif « Nouvelle » insuffle une dynamique de renouveau, un élan et une ambition. Enfin il nous fallait un nom qui « sonne », attractif comme une marque. Un nom qui fasse vivre notre pluralité, qui fédère les territoires, un nom qui porte nos produits à l’international, un étendard pour nos filières économiques et nos destinations touristiques. Nous pouvons être fiers de la Nouvelle-Aquitaine. Ce nom nous engage à « faire région ensemble », à protéger toutes les identités qui font la richesse et la diversité de notre vaste et magnifique territoire. La Nouvelle-Aquitaine marque l’an 1 d’une nouvelle aventure qui nous rassemble dans le respect de nos différences. À nous tous à présent d’écrire son histoire.

Oloron Bedous : une réouverture historique

Comme l’illustre ce journal, votre Conseil régional est dans l’action, dans le champ de ses compétences, au service du public sur tous les territoires. La réouverture de la ligne de train historique entre Oloron-Sainte-Marie et Bedous, dans les Pyrénées, est un symbole à la croisée de

nos missions : à la fois faciliter les déplacements du quotidien, désenclaver les territoires et favoriser le développement touristique. Mais cet investissement voit plus loin, puisqu’il s’agit à terme de poursuivre la ligne pour relier la France à l’Espagne.

Lever les freins à la réussite des jeunes

Autre grande priorité, la réussite de nos jeunes. Trente ans après la prise en charge des lycées par les Régions, nous sommes allés bien au-delà de ce que nous imposait la loi. Plus qu’un simple bâtisseur, le Conseil régional souhaite réunir toutes les conditions pour lever les freins à cette réussite. C’est pourquoi il développe de nombreuses aides : aux devoirs, au permis de conduire, à l’acquisition de manuels scolaires et de matériel professionnel, à l’hébergement ou encore à la mobilité, avec une attention particulière portée aux apprentis. Chaque jeune doit en effet pouvoir prendre en main son parcours de formation dans les meilleures conditions, parce qu’une orientation choisie est un élément crucial de la réussite.

Très haut débit : 600 000 prises à l’horizon 2020

La couverture du territoire en Internet très haut débit (THD) est un engagement fort de la Région. C’est aujourd’hui un droit que nous devons garantir pour le plus grand nombre, car les opérateurs privés ignorent les zones rurales. Notre objectif est ambitieux : un réseau public de 600 000 prises d’ici à 2020. Il s’agit d’un investissement stratégique capital pour redynamiser nos espaces ruraux et booster l’attractivité économique globale de la Nouvelle-Aquitaine. Ces infrastructures haut débit sont une chance historique de renaissance pour nos territoires. Le Conseil régional accompagne votre vie quotidienne et investit pour l’avenir. Bonne rentrée à toutes et à tous !


NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

À LA UNE NOUVELLE-AQUITAINE. Notre Région

est née le 1 janvier. Elle a désormais un nom, choisi le 27 juin dernier par les élus régionaux réunis en séance plénière. Le Conseil d’État a jusqu’au 1er octobre 2016 1 pour se prononcer sur ce vœu. Celui-ci fait suite à une large consultation er

des habitants et une longue réflexion animées par Anne-Marie Cocula, historienne, ancienne présidente de l’université de Bordeaux 3 et ancienne vice-présidente du Conseil régional en charge de la culture et de l’éducation. Elle revient sur ce qui a motivé cette proposition.

Faire vivre notre pluralité Anne-Marie Cocula historienne Pourquoi avoir choisi ce nom Nouvelle-Aquitaine pour la Région ? C’est un nom qui fait écho à l’histoi­ re de ce territoire : notre nouvelle Région recouvre une grande partie de ce qu’était l’Aquitaine depuis l’époque gallo-romaine jusqu’à celle d’Aliénor, au xiie siècle. C’est aussi une réalité géographique : l’Aquitaine, pays des eaux en référence aux rivières, aux lacs, aux marais et aux fleuves qui conduisent à l’Atlantique. C’est un nom déjà reconnu et utile pour renforcer notre attractivité économique et touristique. C’est à partir de ce mot qu’étaient d’ail­ leurs majoritairement cons­truites les propositions des habitants. Malgré tout,

C’était un choix difficile ? Oui, car nous savions qu’il n’était pas possible de parvenir à un consensus et que le choix qui serait fait ne plairait pas à tous, dans un premier temps. Mais il nous fallait trouver à la fois une déno­ mination qui rassemble les habitants des trois ex-régions, habitués à valo­ riser leurs territoires, et une marque pour défendre nos atouts, nos produits et nos savoir-faire, qui renforce notre

Justement, cette identité va-t-elle se substituer aux autres ? Absolument pas. Les identités se cu­ mulent. On peut être Cognaçais, Cha­ rentais, Néoaquitain, Français, Euro­ péen. Les anciennes régions n’avaient rien changé à l’appartenance reven­ diquée au Périgord, au Pays basque, à

attractivité en Europe et dans le monde. Pour cela, nous devions prendre le temps de la concertation, de l’écoute et de la mesure des nombreux enjeux contenus dans cette appellation. Pen­ dant un an, les citoyens ont pu s’expri­ mer via une plate-forme de proposi­

il s’avérait impossible de choisir le seul nom d’« Aquitaine », au risque d’une interprétation d’annexion ressentie comme telle en Poitou-Charentes et en Limousin. En ajoutant l’adjectif « Nouvelle », nous révélons sur ce territoire la force d’une renaissance, nous insufflons une dy­ namique d’avenir et d’innovation. Ce nouveau nom donne un élan, il doit garantir la confiance et la mobilisation collectives.

1. À l’heure où nous bouclons cette édition, le Conseil d’État n’a pas encore validé ce nom.

Retrouvez en ligne le rapport remis par Anne-Marie Cocula au président de Région et aux élus avant la séance du 27 juin : comptes rendus des consultations, thésaurus complet des contributions reçues, détails des réflexions menées, préconisations…

Anne-Marie Cocula lors de la remise du rapport sur le nom au président de Région, le 20 juin.

© GUILLAUME BONNAUD

Entretien avec

la Gâtine, à la Saintonge, etc. Il en sera de même avec l’appellation régionale adoptée par 167 élus régionaux. Cette nouvelle Région doit rassembler et cette marque doit même soutenir toutes les autres. La collectivité devra accompagner les identités multiples qui composent le territoire. C’est justement cette diversité du Limou­ sin au Bayonnais, du Poitou au Béarn, des Charentes à l’Agenais, qui fait la richesse de notre région. Cette plura­ lité doit être une force. Toutes ces identités vont apprendre à travailler, à vivre ensemble, à bâtir et mener à bien des projets marqués du sceau de la Nouvelle-Aquitaine… À « faire région ensemble », comme s’est plu à le rappeler le président de Région.

tions en ligne. Nous avons organisé des rencontres publiques dans les 12 dé­ partements. Enfin, avec 11 élus et 11 ex­ perts, nous nous sommes interrogés sur de nombreuses thématiques. Il faut maintenant tout faire pour construire une culture commune et s’approprier cette identité en construction.

EN SAVOIR PLUS

CALENDRIER

MAI 2015

JANVIER 2016

FÉVRIER 2016

1er Lancement de la consultation publique sur Internet sur le nom de la nouvelle Région

Fusion des Régions Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes

AVRIL-MAI 2016 25

Lancement du groupe de travail

MAI 2016 5

Rencontres publiques dans chaque département

Fin de la consultation publique en ligne

JUIN 2016

AVANT OCTOBRE 2016 20

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- Remise du rapport d’Anne-Marie Cocula - Adoption d’un vœu sur le nom par l’assemblée plénière du Conseil régional

Validation du nom par le Conseil d’État et décret du gouvernement

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TRANSPORTS

PHOTOS : ALBAN GILBERT

EN SAVOIR PLUS Le 26 juin, date de la réouverture de la ligne Ter Oloron-Bedous, une journée historique et festive.

TER OLORON-BEDOUS Grâce au volontarisme de la Région, trente et un ans après sa fermeture, la ligne de train entre Oloron-Sainte-Marie et Bedous, dans la vallée d’Aspe, a repris vie en juin dernier. Un moyen supplémentaire pour les touristes d’y accéder comme pour les habitants de la vallée de se déplacer.

Une réouverture historique ! PyrénéesAtlantiques (64)

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l y a une forme de magie à revoir le train circuler jusqu’à Bedous et, demain, jusqu’à Canfranc. Personne n’y croyait et, d’une certaine façon, la Région l’a fait », s’enthousiasme Alain Rousset. Cette liaison fut jadis l’un des tronçons d’une ligne permettant de relier la France et l’Espagne, entre Pau et Saragosse, via le tunnel ferroviaire du Somport et la majestueuse gare espagnole de Canfranc. Ce sont pas moins de 2 000 ouvriers français et espagnols qui, de 1908 à 1914, ont réalisé cette traversée des Pyrénées, la gratifiant d’un formidable patrimoine ferroviaire et d’ouvrages d’art magnifiques. Mise en service en intégralité en 1928, cette

ligne Pau-Saragosse va connaître un coup d’arrêt en 1970, suite au déraillement d’un train qui détruit le pont de l’Estanguet, dans la vallée d’Aspe. La circulation des derniers trains de marchandises entre Oloron et Bedous s’interrompt, quant à elle, en 1985. Depuis, la Région Aquitaine, puis la Région Nouvelle-Aquitaine, en France, et le gouvernement d’Aragon, en Espagne, œuvrent conjointement pour relancer cette ligne. D’importants travaux ont été menés ces deux dernières années, entièrement financés par l’ex-Aquitaine, pour rouvrir la por­ tion Oloron-Bedous. Plus de 300 per­ sonnes ont travaillé chaque jour sur une vingtaine de chantiers pour remettre en service les 25 km de ligne et créer quatre nouvelles haltes Ter : Bidos, Lurbe-Saint-Christau, Sarrance et Bedous.

Un fort potentiel touristique

Sur le terrain, l’entreprise en charge de la maîtrise d’œu­vre a pu constater l’excellen­te conservation des ouvrages d’art présents le long de la ligne. De nombreux soutiens de talus ou piles de ponts en pierre n’ont eu besoin que d’une opération de nettoyage : ils étaient restés en parfait état. Les nouveaux aménagements réalisés, tels que des installations de gardecorps le long des voies, l’ont été avec la participation des architectes des Bâtiments de France, en raison de la réglementation en vigueur au cœur du parc national des Pyrénées. Malgré la beauté de ses paysages, la vallée d’Aspe comptabilise aujourd’hui trois fois moins de « nuitées » que ses voisins de la vallée d’Ossau.

gion, le tarif Tribu permet de profiter de réductions lorsqu’on voyage en petit groupe – jusqu’à 5 personnes – sans qu’il soit nécessaire d’acquérir une carte et sans condition d’âge ou de période de l’année. Imaginé comme une alternative au covoiturage, ce tarif Tribu assure 20 % de réduction à chacun quand on voyage à deux, 30 % quand on voyage à trois, 40 % à quatre et 50 % à cinq ! Seule condition : faire tous ensemble la totalité du parcours. Les enfants de 4 à 12 ans bénéficient d’une réduction supplémentaire de 50 % et les billets sont échangeables sans frais avant le départ.

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espagnol, entre Canfranc et Saragosse. La reprise des circulations internationales par le chemin de fer permettra, en effet, de réduire celle des camions qui engorgent aujourd’hui la vallée (400 camions par jour en moyenne). Des marchandises qui, en revenant sur le rail, laisseraient respirer la vallée d’Aspe et donneraient plus de tranquillité et de sécurité sur la route à ses habitants et ses visiteurs.

1853 : Naissance du projet d’une ligne ferroviaire reliant l’Aquitaine et l’Aragon. 1883 : Circulation du premier train entre Pau et Oloron. 1912 : Mise en service de la section OloronBedous. 1928 : Mise en service de la section Bedous-Canfranc. 1970 : Le déraillement d’un train détruit le pont de l’Estanguet situé entre Bedous et Canfranc. Les circulations cessent sur cette section. 1980 : Les trains de voyageurs, puis de marchandises (en 1985) cessent de circuler entre Oloron et Bedous. 2011 : Suite à une fermeture de six mois pour d’importants travaux de modernisation de la voie, de nouveaux trains circulent entre Pau et Oloron. 2016 : Après deux ans de travaux, la portion Oloron-Bedous est réouverte le 26 juin 2016.

Des Ter bien soignés Maintenance

L ALBAN GILBERT

Tarif Tribu. Valable sur toute la ré-

Outre les retombées touristiques, les habitants de la vallée d’Aspe vont également pouvoir en profiter pour leurs déplacements quotidiens ou occasionnels. Les plus enthousiastes appellent de leurs vœux une réouverture complète de la ligne, ce qui nécessite la poursuite des travaux de rénovation entre Bedous et Canfranc – la circulation n’ayant jamais cessé du côté

financés par le seul Conseil régional

Des tarifs pour tous

Cartes loisirs. Elles s’appellent Izy Air + en Aquitaine, Cart’Astuces  + en Limousin et Carte Avantages + en Poitou-Charentes : les cartes loisirs, dédiées aux voyageurs occasionnels des réseaux Ter, proposent désormais toutes les mêmes réductions de tarifs de 25 % en semaine et 50 % les week-ends, jours fériés et vacances scolaires. Ces cartes sont valables sur l’ensemble de la région et accessibles au prix de 29 euros pour l’année. Carte Modalis. La carte Modalis, qui permet de réunir sur un même support son abonnement de train Ter et celui au réseau TBM (Transports Bordeaux Métropole), va être progressivement déployée dans toute la Nouvelle-Aquitaine. Les agglomérations qui le souhaitent pourront

Faciliter les déplacements du quotidien

102 Mc

Vous êtes 53 000 à emprunter quotidiennement le Ter en Nouvelle-Aquitaine. La Région travaille à l’harmonisation des tarifs et les premières offres à l’échelle du territoire voient le jour. Que vous voyagiez seul ou en groupe, il en existe forcément une pour vous.

Ter

Elle possède donc une véritable capacité d’évolution. « Le lancement de la ligne confirme l’intérêt du public et va nous aider à convaincre plus facilement nos partenaires de participer au lancement de nouvelles offres touristiques », confirme Régine Casaucau, directrice de l’office du tourisme de la vallée d’Aspe. Son accès en train sera encore facilité dès 2017, avec la Ligne à Grande Vitesse qui mettra Bordeaux à seulement deux heures de Paris. « L’accès au cœur de la montagne se fera donc en moins d’une journée, sans multiplier les correspondances. Dans le cadre d’une journée ou d’un séjour, vous pouvez vivre la vallée sur de petites randonnées, des chasses aux trésors avec GPS ou encore aller pêcher face aux montagnes », ajoute la directrice.

ainsi proposer des titres de transport combinés aux voyageurs qui utilisent leur réseau urbain et celui du Ter. Les avantages : une seule carte, un seul acte d’achat et des réductions sur les abonnements en question. www.sncf.com/fr/trains/ter

a Région Nouvelle-Aquitaine investit dans les centres de maintenance Ter de Bordeaux et de Saintes, avec pour objectifs de rendre la maintenance plus fluide et d’assurer ainsi une disponibilité maximale des rames en période de pointe sur le réseau régional. Conçus pour une durée d’exploitation d’une trentaine d’années, les Ter sont soumis à des opérations régulières de contrôle, d’entretien et de réparation, effectuées dans des centres de maintenance, situés à Bordeaux, Saintes, Limoges et Hendaye. De leur efficacité dépend la disponibilité des rames, notamment en période de pointe. Ces centres doivent donc être dotés des meilleurs équipements et évoluer sans cesse pour rester en adéquation avec les nouvelles générations de trains.

À Bordeaux vient de s’achever la construction d’un tout nouveau bâtiment capable d’accueillir deux rames de plus de 80 mètres de long, et d’une aire de nettoyage technique. Le bâtiment existant, qui comporte quant à lui quatre voies, a été modernisé : deux de ses voies ont été rallongées, et des passerelles seront bientôt installées pour faciliter les interventions sur les toitures des trains. La Région a financé l’intégralité de ce centre pour un montant de 24 millions d’euros. À Saintes, les travaux se terminent afin de moderniser les installations existantes. Ils complètent la réalisation, en 2014-2015, d’une voie extérieure couverte sur fosse dotée de passerelles hautes pour accéder aux toitures des rames. Le site se spécialise ainsi dans la Maintenance des dernières rames reçues par les Régions (AGC et Régiolis). L’investissement total porte sur un montant de 4,9 millions d’euros.


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DOSSIER RENTRÉE SCOLAIRE 2016 TWIN HERVÉ LEFÈVRE

1. Quels sont les grands principes qui régissent l’action de la Région vis-à-vis des jeunes et des lycées ?

Il y a d’abord l’équité sociale et territoriale. Si l’enseignement est gratuit, le lieu de résidence ou l’éloignement de la formation visée peuvent JEAN-LOUIS représenter des freins à la NEMBRINI, Viceprésident, chargé réussite. Nous agissons pour de l’éducation et que chacun puisse suivre la des lycées voie choisie. Cela passe par des aides à l’acquisition de manuels scolaires, d’équipement professionnel ou à l’obtention du permis de conduire pour certains jeunes. Nous prenons ensuite en compte le poids du numérique, notamment à travers les espaces numériques de travail. Ceux-ci rassemblent au sein d’un même portail Internet différents services accessibles à l’ensemble de la communauté éducative (cahier de texte numérique, documents réalisés par les enseignants, exercices interactifs, mais également notes, absences…). Enfin, pour favoriser l’insertion professionnelle, nous réalisons un effort particulier sur l’ouverture des établissements au monde de l’entreprise.

3 QUESTIONS À…

2. Comment vous organisez-vous pour proposer le même niveau d’accompagnement aux jeunes à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine ?

ALBAN GILBERT

LA RÉGION AU SERVICE DE LA RÉUSSITE DES JEUNES La gestion des lycées par les Régions est un bel exemple de décentralisation réussie. En trente ans, les changements ont été spectaculaires. Les filières se sont développées et le taux de réussite au bac est passé de 67,2 % à 88,5 % au niveau national, fruit d’une démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Un pack réussite pour la rentrée

L  

e rôle même du Conseil régional s’est métamorphosé sur cette période. Certes, il demeure toujours responsable de la construction, la rénovation et l’entretien des établissements. Dès cette année, près de 200 millions d’euros devraient être consacrés à ces chantiers. Les enjeux sont autant quantitatifs que qualitatifs. Avec 10 000 lycéens de plus dans l’académie de Bordeaux et 2 000 de plus dans celle de Poitiers, à échéance 2025, il est nécessaire de pousser les murs. Rien qu’à Saint-Vincent-de-Tyrosse, commune de 7 700 habitants, la Région a financé l’extension du lycée Sud Landes pour accueillir 500 élèves supplémentaires et faire face à la poussée démographique de ce bassin de vie. Les investissements réalisés revêtent également une dimension architecturale et de confort d’usage très forte, à laquelle

s’ajoutent des considérations énergétiques. On doit ainsi à notre Région la création des lycées à énergie positive de Bègles et de Bergerac, ou encore le lycée Kyoto de Poitiers : le premier à fonctionner presque uniquement aux énergies renouvelables et propres.

Numérique, orientation, aide aux devoirs

Au-delà des infrastructures et du personnel 1, notre grande Région intervient aujourd’hui sur tous les pans ou presque de la vie dans les lycées, en étroite relation avec l’éducation nationale et tous les acteurs de la communauté éducative : orientation, financement d’initiatives pédagogiques, développement des circuits courts et du bio dans la restauration scolaire, financement d’espaces numériques de travail, etc. La mise en place d’un système d’aide aux devoirs par téléphone gratuit pour les lycéens participe directement à son credo : la réussite des jeunes. De même que le financement des manuels scolaires ou du matériel professionnel

(en 2014)

296 164 lycées privés

lycées publics

Près de

200 000 lycéens 115

centres de formation d’apprentis (CFA) (en 2012) Plus de

37apprentis 000

Cette harmonisation s’effectue en deux étapes. Pour la rentrée 2016, nous avons parfois choisi de faire cohabiter plusieurs systèmes différents, comme pour la prise en charge des manuels scolaires. Ensuite, à la rentrée 2017, après avoir analysé en toute objectivité les différentes pratiques, nous opterons pour celles qui s’avèrent les plus efficaces. Cela se fera en étroite concertation avec toutes les parties prenantes et partenaires. Je pense à l’éducation nationale, bien sûr, et aux recteurs que je connais bien1, mais aussi aux fédérations de parents d’élèves avec lesquelles le dialogue est constant. In fine, notre objectif est d’offrir une aide juste à chaque jeune afin de faciliter sa réussite au lycée.

3. Qu’est-ce qui fait que la rentrée 2016 sera réussie à vos yeux ?

La Région a en charge la gestion du patrimoine des lycées et le personnel non enseignant qui s’investit au quotidien au service des élèves, des équipes éducatives et enseignantes. Jusqu’au jour de la rentrée, nous nous mobilisons pour offrir les meilleures conditions matérielles aux élèves. Mais le Conseil régional n’est pas qu’un bâtisseur. Nous intervenons sur une multitude de dispositifs, de l’émergence du bio dans la restauration scolaire à l’aide au premier équipement professionnel. Surtout, cette année, nous étendons aux trois académies de la Région le service gratuit d’aide aux devoirs, un outil très efficace de lutte contre le décrochage scolaire. Si la rentrée reste un temps fort, notre action s’inscrit dans le temps long. 1. Directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale, Jean-Louis Nembrini a été aussi recteur de l’académie de Bordeaux et chancelier des universités d’Aquitaine de 2009 à 2013.

en privilégiant les familles à revenus modestes, ou encore l’aide au permis de conduire. La Nouvelle-Aquitaine lutte par ailleurs depuis des années contre le décrochage scolaire. La création de micro-lycées qui permettent à des jeunes de persévérer dans un cadre adapté rentre dans cette logique. Même chose avec les plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD), placées dorénavant sous la houlette du Conseil régional. L’enjeu est crucial : un jeune sur deux sans diplôme ni formation se retrouve au chômage, contre 11% pour les diplômés. L’insertion professionnelle constitue d’ailleurs un leitmotiv de la Région, omniprésente sur toutes les questions liées à l’apprentissage, à l’ouverture des lycées professionnels au monde de l’entreprise ou à la mobilité des jeunes. 1.Depuis 2004, la Région gère le personnel technicien, ouvrier et de service (TOS) des lycées. Ils sont près de 4 000 à œuvrer au quotidien au service des élèves, des équipes administratives et pédagogiques dans des métiers aussi divers que la cuisine, les espaces verts, le ménage, l’informatique, etc.

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DOSSIER RENTRÉE SCOLAIRE 2016 ÉGALITÉ DES CHANCES Le Conseil régional souhaite

Aides à l’équipement professionnel

favoriser la réussite scolaire pour tous, en permettant à l’ensemble des jeunes de bénéficier d’un soutien financier lors de leur première rentrée au lycée. Découvrez les aides dont vous pouvez bénéficier pour cette rentrée scolaire.

La collectivité participe également au financement des équipements professionnels qui représentent un surcoût important pour les familles. L’aide est accordée à tous les élèves qui font leur entrée dans un premier cycle de formation professionnelle, agricole, industrielle ou hôtelière. 115 € pour les élèves entrant en 1re année de CAP/CAPA, BTA, BMA, seconde de baccalauréat technologique arts appliqués, 1re de baccalauréat technologique des filières agricoles, aquacoles, baccalauréat et prépa aux diplômes de techniciens supérieurs. 245 € pour les élèves entrant en 1re année de CAP de la filière hôtelière et ébénisterie, baccalauréat professionnel agencement d’espace architectural et artisanat d’art tapisserie d’ameublement, 1re année de baccalauréat professionnel de la filière hôtelière et seconde technologique hôtellerie. 300 € pour les élèves entrant en 1re année de CAP et 1re année de baccalauréat professionnel des filières restauration, métiers de bouche, esthétique.

Vos aides pour bien démarrer la rentrée

Aide au permis de conduire Notre Région consacre également une enveloppe globale de 7,8 millions d’euros à l’aide au permis de conduire de jeunes diplômés de CAP et bac pro (lycéens ou apprentis) pour faciliter leur insertion professionnelle 1. D’un montant de 600 euros, soit 50 % environ du montant total d’un permis, cette aide est versée sous condition de ressources et après validation du code de la route. 1. Les études montrent que les jeunes de filières professionnelles détenteurs du permis de conduire sont plus souvent en emploi, surtout lorsqu’ils résident en milieu rural. FRANÇOISE ROCH

L’aide aux devoirs gratuite par téléphone En attendant une harmonisation pour 2017-2018 à l’échelle de la grande Région, les dispositifs d’aide à l’acquisition de manuels scolaires actuellement en vigueur dans chaque académie sont conservés pour cette rentrée 2016. Une aide qui ne doit pas être dissociée de l’effort de la Région sur le plan numérique, via un investissement de 2,5 millions d’euros en faveur des espaces numériques de travail. Dès cette année, tous les lycées de l’académie de Limoges en bénéficieront, au même titre que ceux des académies de Bordeaux et Poitiers.

ACADÉMIE DE BORDEAUX : l’aide concerne les ly-

céens qui s’inscrivent pour la première fois dans un cycle de lycée général, technologique ou professionnel, toutes

filières confondues en classe de seconde 1. L’aide est de 150 € pour les familles éligibles à l’allocation de rentrée scolaire (ARS), soit une famille sur deux, et de 70 € pour les autres.

ACADÉMIE DE POITIERS : l’aide est attribuée sous

forme d’un chéquier régional livres qui se matérialise par 2 chèques-livres détachables d’un montant total de 70 € pour tous les entrants au lycée en classe de seconde. Un versement complémentaire d’un montant de 80 € est prévu pour les familles bénéficiaires de l’ARS.

prêt des manuels scolaires grâce au fonds d’ouvrages déjà constitué par chaque établissement. 1.L’aide est limitée aux élèves de seconde, car grâce à la vente de leurs manuels scolaires en fin d’année, ils pourront acheter ceux de première l’année suivante.

Des solutions au cas par cas

I

ls avaient décroché, ils sont devenus bacheliers. Telle est la belle histoire de 11 des 15 élèves de la première promotion du micro-lycée professionnel Antoine-Lomet, à Agen 1. Ce résultat met en relief la pertinence de cette expérimentation d’accompagnement sur-mesure de jeunes motivés, à qui la communauté pédagogique et le Conseil régional offrent une deuxiè­me chance.

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Apprentis, découvrez les aides qui vous sont spécifiquement consacrées en page 8.

ACADÉMIE DE LIMOGES : les lycéens bénéficient du

Avec les micro-lycées, la Région propose des solutions sur-mesure aux jeunes en situation d’échec.

Persévérance scolaire

Pour en savoir plus et voir les modalités d’attribution : rendez-vous sur le site aidesrentreenouvelleaquitaine.fr

Ces élèves passent les mêmes épreuves que tous les autres. En revanche, ils bénéficient d’une formation et d’un emploi du temps spécifiques avec des rythmes favorables au travail personnel. Ils sont aussi accompagnés par des enseignants formés à des pédagogies adaptées. Des activités favorisant le développement personnel et la relation sociale leur sont également proposées. Deux autres établissements accueillent ce dispositif, à Talence, près de Bordeaux (lycée Victor-Louis) et à SaintMaixent-l’École, près de Niort (lycée

Vous avez besoin d’aide sur un exercice ? Vous avez mal compris une partie de votre cours ? Notre Région s’est inspirée du remarquable dispositif québécois « Allo Prof » 1 pour créer sa propre plateforme d’aide aux devoirs. Il vous suffit de téléphoner au 05 57 57 50 00 (appel gratuit) pour obtenir une aide immédiate par téléphone en français, anglais, espagnol, physique et mathématiques. À l’autre bout du fil, des étudiants de niveau master 1 et master 2 ont pour mission de vous aider à surmonter ce petit obstacle. Ce service est disponible du lundi au jeudi, de 17 heures à 20 heures. Parmi ses évolutions possibles, il pourrait également aider à la réussite au bac pendant la période de préparation à l’examen dès le printemps 2017. 1. Lancé en 1996, ce service a reçu l’an dernier plus de 14 millions de demandes de jeunes. Son impact sur la réussite des jeunes est évident. Un rapport de l’Inspection générale de l’éducation nationale québécoise indique que sur les vingt dernières années, le taux de décrochage au Québec a diminué de 50 %.

du Haut-Val-de-Sèvre). Ce dernier, ouvert depuis la rentrée 2015, accueille 35 élèves en 1re ou terminale. Il est le seul en France à proposer un internat spécifique à ce public, dont la moyenne d’âge est plus élevée que celle des autres lycéens. Dès cette année un quatriè­ me micro-lycée ouvre ses portes, à Limoges : le lycée Maurice-Utrillo, rattaché au lycée Suzanne-Valadon.

Micro-lycée du Haut-Val-de-Sèvre.

Des plates-formes de suivi et d’appui

La lutte contre le décrochage scolaire par la Région a pris une dimension encore plus importante depuis le 1er janvier 2015. Les 35 plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD) présentes sur le territoire régional sont désormais sous sa responsabilité. Elles coordonnent tous les acteurs locaux de la formation, de l’orientation et de l’insertion. Leur objectif est d’appor­ter une réponse personnalisée et rapide à chaque jeune de plus de 16 ans sorti du système éducatif sans

FRANÇOISE ROCH

Manuels scolaires : mode d’emploi

diplôme et sans certification professionnelle. Grâce aux bases informatiques réactualisées qui remontent du Rectorat, les services de la Région sont en mesure d’identifier les jeunes en situation de décrochage et d’aller vers

eux pour renouer le contact. Ensuite, en fonction du profil de chacun, des solutions leur sont proposées. 1. Sur les 11 élèves diplômés en 2015, 5 ont poursuivi leurs études en BTS, 6 ont été recrutés en contrat à durée déterminée.


NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

DOSSIER RENTRÉE SCOLAIRE 2016 ZOOM

LES TRAVAUX PRÉVUS POUR CETTE RENTRÉE 2016-2017

G FONTAINE

Le campus génie civil et infrastructures intelligentes, à Egletons en Corrèze fait partie des 6 campus des métiers labellisés de notre Région.

La Région soutient ses 108 lycées professionnels, pour que ceux-ci répondent au mieux aux besoins en compétences des territoires et des entreprises. Une formule gagnant-gagnant.

Un pas vers l’entreprise Lycées professionnels

L

es lycées technologiques professionnels et agricoles sont des établissements d’enseignement professionnel qui proposent des formations pour les jeunes qui souhaitent découvrir un métier après la 3e. Les élèves postulent au CAP après deux ans de formation et au baccalauréat professionnel en trois ans. Ces établissements ont fêté l’an dernier leur 30e anniversaire. Au nombre de 108 sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, leur succès est directement lié à leur capacité à former une main-d’œuvre qualifiée en lien étroit avec le marché de l’emploi. Dans ce registre, la création des campus des métiers et des qualifications par région contribue efficacement à cette exigence. Son

principe consiste à regrouper des lycées professionnels, technologiques ou agricoles et des établissements supérieurs autour d’un secteur d’activité d’excellence. Notre grande région compte six campus des métiers labéllisés (lire encadré ci-dessous).

Du CAP au diplôme d’ingénieur

Leur intérêt est triple. Pour les jeunes, c’est la possibilité de poursuivre des études du niveau CAP au diplôme d’ingénieur en passant par le BTS grâce à une carte des formations diversifiée. Pour les entreprises, c’est l’opportunité de disposer de jeunes collaborateurs de tous les niveaux d’étude, dûment formés, à proximité immédiate de leur site de production. Enfin, pour la Région, c’est le moyen d’aider des filières leaders de notre territoire à se développer et à se pé-

renniser. Ces campus constituent des bouillons de culture autour de filières métiers. Ils facilitent les synergies entre les établissements et les entreprises. Les frontières sont poreuses, les échanges multiples. Ainsi, il n’est pas rare de voir des entreprises venir essayer ou se former à des équipements des lycées ou des CFA et inversement, comme c’est le cas avec le lycée Branly de Chatellerault. Un nombre important de collaborateurs de grandes entreprises locales a été formé par les lycées professionnels voisins et apprécie ce rapprochement. Dans ce cadre, on pourrait citer les liens étroits entre le lycée professionnel Réaumur de Poitiers et Dassault Aviation, à Biard, à côté de Poitiers. De même, les établissements voisins s’harmonisent pour compléter leur offre de formation, en partenariat avec l’éducation nationale.

Les campus des métiers de la Nouvelle-Aquitaine Notre région compte 6 campus des métiers labellisés par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ils épousent des filières et des métiers du territoire. 1. AÉROCAMPUS AQUITAINE : situé à Latresne, près de Bordeaux, ce campus porte sur les métiers de la construction et de la maintenance aéronautique. www.aerocampus-aquitaine.com

2. FORÊT BOIS ET DÉRIVÉS : commun au territoire de l’ancienne Aquitaine, avec le département des Landes comme épicentre, le campus couvre les filières agricoles, bois et dérivés. www.lyceeharountazieff.com

3. AÉRONAUTIQUE SUR L’AXE GÉOGRAPHIQUE

CHATELLERAULT-POITIERSROCHEFORT : ce campus des métiers couvre les besoins de la filière aéronautique à travers les métiers de la mécanique, l’électrotechnique, l’électronique, les systèmes embarqués, la plasturgie, la chaudronnerie et les outillages spécialisés. www.lycee-marcel-dassault.fr

4. PRODUCTION CULINAIRE TERRE-MER ET GASTRONOMIE : ce campus s'appuie sur deux axes géographiques aux activités et aux productions spécifiques et complémentaires. Le premier « La Rochelle - Royan – Jonzac » est centré autour de la production maritime (pêche, aquaculture, ostréiculture, mytiliculture) et de la très forte attractivité de son littoral touristique, de La Rochelle à Royan. Le second « Deux-Sèvres - Angoulême - Poitiers » s’articule

autour des produits de la terre et de l'activité touristique du Futuroscope. www.lycee-kyoto.eu

5. CONSTRUCTION DURABLE ET ÉCO-RÉHABILITATION : sur le territoire de l’ex-Limousin, ce campus se rapporte aux bâtiments (construction et maintenance), aux écotechnologies, aux matériaux (bois, bio-sourcés, pierre naturelle et bio masse) et à la rénovation thermique. www.lmb-felletin.ac-limoges.fr

6. GÉNIE CIVIL ET INFRASTRUCTURES INTELLIGENTES : localisé autour d’Egletons, en Corrèze, ce campus s’adresse au domaine des travaux publics, du génie civil, des structures bois incluant des technologies de développement durable. www.lyceecaraminot.fr

Construction, rénovation, extension, réparations, équipement… Pour l’année 2016, ces investissements représentent une enveloppe globale de près de 200 millions d’euros. Voici quelques exemples significatifs de travaux pilotés par la Région dans les lycées de la Nouvelle-Aquitaine. ANGOULÊME (16). Traitement de l’inconfort thermique de la médiathèque au lycée Marguerite-deValois/Jean-Rostand (350 000 €). PONS (17). Restructuration des bâtiments externat, construction du bâtiment vie scolaire et réaménagement du parvis au lycée ÉmileCombes (8,5 M€). BRIVE (19). Accessibilité et mise en sécurité de bâtiments et de l’espace technologique du lycée Cabanis (1,9 M€). GUÉRET (23). Réaménagement de l’internat du lycée Favard (5 M€). PÉRIGUEUX (24). Fin de la dernière phase de restructuration du lycée Laure-Gatet (6,7 M€). BORDEAUX (33). Extension et restructuration des lycées Saint-Louis et Beau-de-Rochas, actuellement en chantier. Soit 27 M€ pour la plus grosse opération du Programme pluriannuel d’investissement (PPI).

SAINT-VINCENT-DE-TYROSSE (40). Livraison de l’extension du

lycée Sud-Landes (10M€) afin d’augmenter la capacité de l’établissement de 500 élèves pour faire face à la poussée démographique de ce bassin de vie. VILLENEUVE-SUR-LOT (47). Restructuration de la partie technique (self, cuisson, laverie) de la demipension du lycée Georges-Leygues (3, 5 M€).

PAU (64). Construction d’un atelier et restructuration partielle du lycée Saint-Cricq (10,3 M€). NIORT (79). Construction d’un pôle logistique permettant un réaménagement qualitatif des ateliers automobiles au lycée GastonBarré (550 000 €). THURÉ (86). Construction d’un pôle paysager au lycée D. Mathiron (2 M€). LIMOGES (87). Restructuration d’un bâtiment du lycée Limosin (6,3 M€). Et aussi : restructuration de l’administration et de salles de cours au lycée Saint-Exupéry, à La Rochelle, en Charente-Maritime (1,5 M€), restructuration de l’atelier d’ébénisterie du lycée Lavoisier, à Brive (1,5 M€), réaménagement du lycée d’Ahun, en Creuse (1,8 M€), restructuration du pôle scientifique et de l’internat du lycée Odilon-Redon, à Pauillac, en Gironde (13 M€), restructuration de l’externat et de la zone pédagogi­ que horticole du lycée Brémontier, à Saint-Pierre-du-Mont, dans les Landes (5,7 M€), aménagement des locaux pour la formation du lycée Jean-Moulin, à Thouars, dans les Deux-Sèvres (485 000 €), réaménagement de l’externat du lycée Aliénor-d’Aquitaine, à Poitiers, dans la Vienne (2 M€) et déconstructionreconstruction de l’externat et de l’administration à l’EREA 1 AnneFrank, à Mignaloux-Beauvoir, dans la Vienne (2,6 M€), mise en conformité et restructuration du bâtiment externat du lycée Renoir, à Limoges, en Haute-Vienne (4,7 M€), etc. 1. Établissement régional d’enseignement adapté.

Les bios petits plats dans les grands Restauration scolaire et produits bio

«L

a restauration scolaire en produits locaux, de proximité et de qualité devra être de 60 %, dont 20 % issus de l’agriculture biologique. » L’objectif fixé par Alain Rousset d’ici à la fin de la mandature est ambitieux, mais réaliste. D’ores et déjà, 20 % des repas servis sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine résultent de produits de l’agriculture durable et 10 % du bio. Comment la Région va-t-elle assurer cette montée en puissance ? En premier lieu, des groupes de travail regroupant les équipes des sites de Bordeaux, de Poitiers et Limoges ont fait des propositions concernant l’approvisionnement des lycées en circuits courts et en bio. Parmi les préconisations formulées, certaines

portent sur la mise en place de lycées pilotes et d’actions de formation et de sensibilisation sur le sujet. Les établissements ont aussi la possibilité de s’appuyer sur des réseaux de groupements d’achat de denrées alimentaires dans chaque territoire. Celui de l’ex-Aquitaine, par exemple, existe depuis 2013. Il est également prévu de rapprocher l’offre et la demande. Autrement dit, faire mieux connaître aux établissements le tissu des producteurs locaux et former ces derniers aux contraintes administratives et réglementaires imposées par les marchés publics. Leur intégration dans un portail unique figure également au menu d’un projet qui entend à la fois privilégier les produits de qualité et les producteurs locaux. L’enjeu est de taille : pour cette année scolaire, environ 20 millions de repas seront servis dans les 296 lycées de notre grande région.

7


NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

DOSSIER RENTRÉE SCOLAIRE 2016 Avec un taux de réussite aux examens de 80 % environ, plus d’un apprenti sur deux est en emploi 7 mois après sa formation. Fort de ce constat, le Conseil régional multiplie les actions en faveur de cette voie de formation et affiche un objectif : + 50 % d’apprentis d’ici à six ans.

Formation

L

orsqu’on évoque le succès de l’apprentissage, on parle souvent de l’Allemagne. Il convient dorénavant de regarder en Nouvelle-Aquitaine où les choses bougent. La feuille de route pour l’apprentissage du Conseil régional montre la voie en jouant sur tous les leviers possibles, en relation étroite avec ses partenaires : CFA, opérateurs de l’orientation, entreprises, branches professionnelles, réseaux consulaires... La Région participe tout d’abord à la promotion du dispositif. Le but est de combler le déficit d’image de l’apprentissage auprès des jeunes et

ZOOM

DES AIDES POUR LES APPRENTIS Le nouveau dispositif régional, d’une enveloppe globale de 14 millions d’euros, prévoit : UNE AIDE AU TRANSPORT, calculée en fonction de la distance entre le CFA et l’entreprise de l’apprenti ;

UNE AIDE À L’HÉBERGEMENT ET À LA RESTAURATION, sur une base forfaitaire journalière de 9 euros

pour l’hébergement et 2,5 euros pour la restauration (destinée aux apprentis qui n’ont pas accès aux cantines et internats des lycées) ; UNE AIDE AU PREMIER ÉQUIPEMENT : cette aide permettra aux apprentis de disposer d’un matériel souvent onéreux. À noter enfin qu’un fonds social est harmonisé à l’ensemble de la grande région. Il a pour vocation d’apporter une aide aux apprentis qui ne disposent pas de ressources suffisantes ou qui connaissent des difficultés passagères.

des familles. Les Olympiades des métiers, dont les finales nationales de l’édition 2017 se dérouleront à Bordeaux, y contribuent grandement : 49 métiers différents y sont représentés par des jeunes qui partagent leur passion du geste professionnel. Les Journées portes ouvertes dans les CFA ainsi que les forums et salons constituent également un bon moyen pour se faire une « vraie » idée de ces métiers qui recrutent. Surtout, la Région harmonise ses dispositifs de soutien aux apprentis à l’échelle du nouveau territoire. Au programme : aides au transport, à la restauration, à l’hébergement et au premier équipement (lire notre encadré ci-contre).

Encourager les entreprises

L’évolution du nombre d’apprentis dans notre région passe nécessairement par une augmentation du nombre de contrats passés avec les entreprises 1. Celles-ci ne sont encore que 3,5 % à accueillir au moins un jeune en alternance. L’objectif est donc de les sensibiliser et de les encourager par des actions concrètes. Coordonné et animé par la Région, le réseau des développeurs de l’apprentissage 2 y participe en se faisant le relai des politiques régionales sur le terrain. De son côté, la Région simplifie ses procédures administratives, harmonise les primes aux employeurs et poursuit ses investissements pour moderniser les équipements des CFA et développer une offre de formation au plus près des besoins des entreprises et des territoires. En 2016, c’est un budget ambitieux et maîtrisé de 231,8 millions d’euros qui est ainsi consacré à l’apprentissage, soit 9 % du budget régional. En clair, la Région donne de bonnes raisons aux chefs d’entreprise de toute taille et de tous secteurs de parier sur les apprentis. Et elle montre l’exemple : elle a ainsi prévu d’accueillir 150 jeunes apprentis au sein de ses différents services cette année, contre 94 en 2015. Ce n’est peut-être pas encore l’Allemagne, mais on s’en approche. 1. Objectif de signature de 3 200 nouveaux contrats pour la rentrée 2016. 2. Le réseau des développeurs de l’apprentissage, cofinancé par la Région et les fonds européens, regroupe une cinquantaine de personnes équivalents temps plein issu des chambres consulaires, des CFA et de certaines missions locales, ainsi que des centres de gestion de la fonction publique territoriale.

La Nouvelle-Aquitaine souhaite consacrer près de 250 bourses, obtenues dans le cadre du programme européen « Erasmus+ Education & Formation », à la mobilité des apprentis.

Favoriser les expériences internationales Mobilité des apprentis

L’

analyse du Cereq 1 parue en juin 2016 dédiée à l’entrée des jeunes sur le marché du travail conforte un sentiment partagé par beaucoup : la mobilité est un atout pour leur insertion professionnelle (voir tableau ci-contre, à droite). Elle conforte la stra-

8

tégie de la Nouvelle-Aquitaine qui souhaite que cette opportunité, de plus en plus répandue dans le monde universitaire, profite aussi aux apprentis, encore trop peu nombreux à partir à l’étranger aujourd’hui. À ce titre, l’appel à candidatures remporté par l’ex-région Aquitaine dans le cadre du programme « Erasmus+ Éducation & Formation » permet de soutenir la mobilité des apprentis à l’échelle de la grande région.

Des jeunes ouverts sur le monde

La Nouvelle-Aquitaine souhaite en effet soutenir les projets de mobilité internationale des établissements de formation en apprentissage. Pour cela, elle veut consolider et structurer les partenariats internationaux entre les établissements de formation et les entreprises. Si les jeunes sont demandeurs d’une expérience de

JPBOST

L’apprentissage : un passeport pour l’emploi

« Une excellente formule » JOHAN BABLET, 26 ans

L’apprentissage est possible du CAP au niveau bac +5. Johan Bablet, 26 ans, en est la parfaite illustration. Cet étudiant en master 2 administration des entreprises, à l’IAE de Bordeaux, a rejoint la direction de l’apprentissage du Conseil régional en octobre 2015, en tant qu’apprenti. « J’ai effectué toutes mes études post-bac en apprentissage. Cette formule m’a permis d’acquérir une forte culture de l’entreprise, de me plonger dans le monde du travail. C’est un vrai plus pour se faire une expérience professionnelle. » Johan Bablet apprécie la formule de l’alternance, entre formation universitaire et présence dans l’entreprise. « Le rythme de l’apprentissage peut parfois être difficile à gérer entre les périodes en entreprise et en formation, mais ça permet de faire directement le lien avec ce que l’on apprend en cours. Cela demande de la souplesse, de comprendre les enjeux de l’entreprise et de s’y adapter. » Pour lui, il s’agit d’une formule gagnant-gagnant, car pour l’employeur, « c’est aussi un bon moyen de mettre à jour les connaissances de l’entreprise, de s’ouvrir de nouvelles perspectives pour gagner en productivité ». Fort d’une expérience précédente réussie dans le milieu industriel en apprentissage, il a notamment en charge, au Conseil régional, la mise en place logistique et technique des finales nationales des Olympiades des métiers 2017 et la préparation physique et mentale des jeunes pour créer un collectif Nouvelle-Aquitaine. Un profil qui a toute sa légitimité pour un tel événement. 

UN VRAI LEVIER POUR L’EMPLOYABILITÉ1 SITUATION

avec mobilité

sans mobilité

70%

50%

Délai d’accès au 1 emploi après leur formation

2,9 mois

4,6 mois

Durée de chômage au cours des 3 premières années

5 mois

8 mois

81%

65%

Accès à un emploi durable er

En plein-emploi après 3 ans de vie active 1. Données issues de l’étude du Cereq.

vie à l’étranger, dès lors qu’on leur en donne matériellement les moyens, les entreprises apprécient aussi de disposer de futurs collaborateurs ouverts sur le monde. Voilà pourquoi le Conseil régional prévoit d’allouer près de 250 bourses à la mobilité des apprentis de notre région. 1. Centre d’études et de recherches sur les qualifications.

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NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

AGRICULTURE ZOOM

Les premières expérimentations concernent le traitement de la vigne.

ALBAN GILBERT

RÉINVENTER COLLECTIVEMENT L’AGRICULTURE DE DEMAIN

La Nouvelle-Aquitaine lance un plan régional pour réduire durablement l’utilisation des pesticides dans l’agriculture. Coélaboré avec la préfecture, les chambres d’agriculture, les différents services de l’État et le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), ce plan est consacré dans un premier temps au vignoble bordelais. Il sera par la suite étendu aux autres vignobles, puis à l’ensemble des filières agricoles de la région.

Ce plan régional pour réduire l’usage des pesticides prend place dans une démarche plus large engagée par le président de Région en mai dernier, à l’occasion du salon de l’agriculture Aquitaine Limousin Poitou-Charentes. Celleci se matérialise par la conférence permanente de l’agriculture. Espace de dialogue et de coconstruction, elle engage un travail prospectif sur notre agriculture régionale d’ici dix à vingt ans, en tenant compte des conséquences du changement climatique, des attentes sociétales (pesticides, eau, proximité, traçabilité, bien-être animal…), des marchés européens et mondiaux ou encore des réglementations nationales et euro-

L’innovation au service de la vigne

Réduire puis sortir des pesticides, c’est possible Environnement

A

Des solutions naturelles et technologiques

vec 13 000 exploitations viticoles, 27 % de la main d’œuvre régionale employée dans ce domaine, mais aussi deux bassins majeurs autour de Bordeaux et de Cognac, la viticulture est un secteur phare de notre économie régionale. Revers de la médaille : l’utilisation importante de produits phytosanitaires pour faire face aux maladies de la vigne, comme le mildiou et l’oïdium, particulièrement virulentes dans notre région. Réduire l’usage des pesticides en trouvant des solutions alternatives est donc un enjeu majeur pour le monde agricole : ces produits qui rendent service emportent aussi des effets négatifs sur la santé et l’environnement. Le plus souvent, les utilisateurs en sont les premières victimes. Avec son plan régional pour réduire durablement l’usage des pesticides, la Région entend répondre ainsi à un triple enjeu : sociétal, économique, mais aussi environnemental.

re 1région agricole de France

85 000 exploitations agricoles

Le plan régional prévoit plusieurs domaines d’action : Observer l’évolution des pratiques et de l’exposition des populations aux pesticides : la Région instaurera des indicateurs permettant de suivre l’utilisation de produits phytosanitaires et l’exposition à ces produits. Elle pilotera cette étude et suivra l’avancée des travaux scientifiques sur ce sujet. Généraliser les bonnes pratiques : des viticulteurs en appellation « bordeaux » ou « bordeaux supérieur » réalisent, pour un même niveau de rendement, un tiers de moins de traitement que la moyenne observée. Diffuser et partager les bonnes pratiques, basées sur des retours d’expérience de viticulteurs « testeurs », permet de réduire de manière significative l’usage de pesticides : ateliers d’échanges, démarches collectives, formations... Innover dans l’agro-équipement : des machines agricoles techniquement innovantes, performantes et précises

180 000 emplois dans

l’agriculture, y compris l’agro-alimentaire et les vins et spiritueux

permettent d’associer efficacité de traitement, productivité du vignoble et réduction des pesticides. La Région aidera à développer et créer le matériel de traitement intelligent, fiable, sans nuisance environnementale, sonore ou visuelle. Concrètement, elle accompagne déjà l’élaboration d’un prototype de pulvérisateur adapté à la viticulture et à l’arboriculture alliant prévention des risques (facilité d’utilisation) et excellence environnementale (pas de déperdition dans l’atmosphère ni dans le sol). C’est l’objet de l’appel à manifestation d’intérêt « IMAgri 1». Rechercher des solutions alternatives : la Région accompagnera des programmes de recherche et d’expérimentation, notamment avec la création d’un laboratoire d’innovation ouvert, « living lab ». Autre exemple : la récente découverte de variétés « naturellement résistantes » aux maladies du mildiou et de l’oïdium démontre les réels bénéfices de la recherche dans ce domaine.

LA COOPÉRATIVE VIGNERONS DE BUZET, à Buzet (47), très impliquée dans l’innovation et le développement durable, a testé l'utilisation d’un drone au-dessus de ses vignes afin d’agir au plus juste sur leur traitement. Pendant son vol, le drone prend plusieurs milliers de photos qui forment ensuite une cartographie du vignoble réparti en zones : la coopérative espère ainsi détecter au mieux les besoins du sol et limiter l'usage de produits phytosanitaires. CÔTÉ VIGNOBLE DU COGNAÇAIS, la filière se mobilise pour préserver et restaurer la qualité de l'eau. Un accord cadre, signé entre la Région, l'État, l'agence de l'eau Adour-Garonne, le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), les représentants de la profession agricole et les syndicats d'eau locaux, prévoit des aides aux exploitants pour réduire la pollution de l'eau, notamment due au lavage du matériel de traitement, de la machine à vendanger, des fonds de cuve... Ces eaux sont dangereuses pour l’environnement et ne peuvent pas être rejetées directement dans le milieu naturel. Avec l'aide de Re-Sources (un programme multipartenarial de reconquête de la qualité de l'eau potable engagé en Poitou-Charentes), cet accord cadre vise à améliorer la qualité des eaux en réduisant les pollutions en produits phytosanitaires et organiques (résidus de distillerie).

Quid de l'arboriculture ?

1. imagri@laregion-alpc.fr.

4,2 M d’hectares de surface agricole utile (SAU), dont 9 % occupés par la viticulture

péennes. Une à deux fois par an, elle réunira élus, animateurs de réseaux agricoles du territoire, patrons de coopérative, chercheurs, agriculteurs, enseignants… « Dans cette grande région, l’agriculture est la première d’Europe en valeur. C’est une matrice pour notre histoire, pour les paysans. C’est une façon de voir l’avenir. L’agriculture est tabassée par les évolutions internationales, les normes, les choix des consommateurs. L’idée, c’est de créer une commission pour composer un espace de réflexion qui pourrait permettre d’essayer, d’expérimenter, parfois de secouer la branche… », résumait ainsi en ouverture de cette première conférence, Alain Rousset.

e 2vignoble de France 13 000 exploitations viticoles

AU-DELÀ DE LA VITICULTURE, la Région s'engage à poursuivre les actions déjà engagées en arboriculture, comme l’expérimentation et la diffusion de méthodes culturales alternatives plus économes en pesticides. En effet, sur le territoire Limousin, où les systèmes intensifs agricoles sont moins présents, les pesticides sont utilisés principalement en arboriculture, et les producteurs sont très majoritairement engagés dans des démarches de certifications « verger éco-responsable » comme PFI (production fruitière intégrée).

1forêtre cultivée d’Europe 2,8 M d’hectares de forêts

156 labels et signes de qualité

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NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

ÉCONOMIE-EMPLOI L’élaboration du Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) bat son plein. Basée sur une large concertation des acteurs économiques et sociaux, cette « feuille de route » pour les cinq années à venir, fixera les domaines prioritaires et les leviers d’actions de la Région en faveur de l’économie régionale.

Une démarche de coconstruction Économie régionale

L ALBAN GILBERT

Signature de la convention régionale avec la ministre Myriam El Khomri.

La formation professionnelle est un domaine d’intervention majeur de la Région. Avec le plan 500 000 formations, celle-ci se mobilise pour la formation des demandeurs d’emploi sur des compétences attendues par les entreprises et les territoires.

Plus de formations en faveur de l’emploi en Nouvelle-Aquitaine Plan 500 000 formations

P

as moins de 26 777 formations supplémentaires seront engagées en 2016 sur notre territoire régional, en plus des 38 721 déjà programmées par la Région pour cette année. C’est ce que prévoit la convention régionale du plan 500 000 formations supplémentaires en France signée le 25 mars dernier entre Alain Rousset, président du Conseil régional, Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social,

et les partenaires sociaux. Financées par l’État, ces formations supplémentaires seront mises en œuvre par Pôle emploi (9 000) et la Région (17 777), qui coordonnera le dispositif.

Des formations qualifiantes

« Je veux que les demandeurs d’emploi qui sortent de ces formations aient un job. J’ai besoin de qualifiant et de qualifications », commente Alain Rousset. Différentes actions seront ainsi engagées autour des savoirs de base, de la découverte des métiers et de l’entreprise. D’autres seront axées sur la spécialisation et les qualifications manquantes. Des formations

multisecteurs (filière bio et commercialisation, circuits courts, habilitations électriques, soudeurs…) et des formations qualifiantes répondant aux besoins traditionnels de l’économie régionale 1 viendront compléter cette offre. Nombre d’actions seront également consacrées au numérique (développeurs, community managers, ergonomes…) et à la création d’entreprise.

Des territoires prioritaires

L’enjeu est donc de former les demandeurs d’emploi, mais aussi les jeunes ou encore les salariés en insertion pour les faire monter en compétences, sur des qualifications attendues par les entreprises et les territoires. Les candidats à ces formations seront orientés directement par les organismes prescripteurs. 2 Quant aux territoires, priorité est donnée à ceux enregistrant un taux d’accès à la formation moindre et un nombre de demandeurs d’emploi de longue durée, peu ou pas qualifiés, important. 1. Agriculture et industrie, sanitaire et social, silver économie, transition énergétique… 2. Pôle emploi, Aquitaine Cap Métiers, missions locales, Cap emploi, etc.

Une nouvelle communauté autour de la simulation 3D Numérique

U

tilisée surtout par les grands groupes industriels, notamment de l’aéronautique, la simulation 3D intégrée à la maintenance ou aux process industriels, gagne du terrain. Grâce au soutien financier de la Région, un nouveau réseau, rassemblant industriels et scientifiques, a ainsi vu le jour en mai dernier pour démocratiser et développer l’usage de la réalité immersive à un tissu économique plus vaste, comme les ETI ou les PME 1.

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Entité transverse du Pôle numérique régional Digital Aquitaine, cette « communauté de simulation » va œuvrer tant dans les domaines de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée, de la modélisation que de l’interface homme-machine. Deux acteurs majeurs de solutions immersives font office de pilote : ESI Group et Immersion. Coté scientifique, l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) s’implique à leur côté. D’ores et déjà, de multiples projets collaboratifs sont initiés avec des grands acteurs de l’aéronautique

et de l’aérospatial, le pôle formation en maintenance aéronautique d’AÉROCAMPUS Aquitaine, à Latresne, et la plate-forme scientifique CATIE/SNASA, membres partenaires de cette nouvelle communauté. Dans le domaine des transports des partenariats se tissent avec la SNCF et Alstom Transport et des pistes émergent pour favoriser l’usage de ces nouvelles technologies dans le maritime (pôles naval et de refit 2), le secteur du bâtiment et la santé. 1. ETI : entreprises de taille intermédiaire. PME : petites et moyennes entreprises. 2. Entretien et restauration de navires.

e soutien au développement économique et les régimes d’aides aux entreprises sont désormais entre les seules mains des Régions 1. Dans ce cadre, obligation leur est faite de formaliser un plan d’action pour les cinq années à venir. C’est tout l’objet du SRDEII. Aussi, pour mieux identifier les priorités et les attentes des acteurs de terrain, la Région a souhaité ouvrir la consultation à un public le plus large possible, dépassant le cadre voulu par la loi sur ce sujet. En préalable à cette consultation, un premier « portrait » a été réalisé. Il a permis de dresser les forces et faiblesses de la Nouvelle-Aquitaine, ses opportunités de développement, ses filières et secteurs clés, les potentiels d’amélioration des dispositifs d’aides… Autant d’éléments qui ont nourri un questionnaire envoyé, pour solliciter leur avis, à plus de 300 collectivités locales, chambres de métiers et de commerce et instances consulaires du monde économique.

Une large consultation

Ensuite, durant les quinze derniers jours de mai, près de 1 500 acteurs économiques et sociaux ont pu participer à des

séances d’informations et d’échanges organisées dans cinq villes (Bordeaux, Poitiers, Limoges, La Rochelle et Pau) de la Nouvelle-Aquitaine. En parallèle, un questionnaire ouvert à tous et accessible sur le site du Conseil régional durant le mois de juin, a permis d’alimenter ce recueil de données sur les besoins et les attentes de la population en matière économique. Le tout complété, en juillet, par huit ateliers sur des thématiques plus ciblées telles que le numérique, l’économie sociale et solidaire, les nouveaux modes de financement…

Innovation, numérique et ESS

D’ores et déjà, des priorités émergent : l’innovation, la transition numérique, le soutien aux initiatives de l’économie sociale et solidaire, l’accroissement de la performance industrielle des entreprises, etc. Synthétisé en septembre, le SRDEII, soumis ensuite aux avis consultatifs du Conseil économique social et environnemental régional (CESER) et de la Conférence territoriale de l’action publique (CTAP), sera voté et adopté par la Région en décembre 2016. 1. Depuis la loi NOTRe du 7 août 2015 portant sur la nouvelle Organisation Territoriale de la République.

ZOOM

ESS : UNE ÉCONOMIE QUI RÉPOND AUX BESOINS LOCAUX Le 4 juillet dernier, les hôtels de Région de Bordeaux et Poitiers, ainsi que le Pôle territorial de coopération économique à Tarnos accueillaient la première conférence régionale de l’économie sociale et solidaire (ESS). Près de 400 acteurs de l’ESS ont répondu présents. Les débats riches et nombreux donneront lieu à des propositions qui alimenteront notamment le Schéma régional de développement économique, d’internationalisation et d’innovation (SRDEII), en particulier sur la stratégie de développement de l’économie sociale. « Qu’il s’agisse de réseaux, d’expériences inscrits depuis des décennies dans notre paysage ou d’initiatives et expérimentations plus récentes, notre région couvre tout le champs de cette économie qui met en avant l’intérêt général et l’innovation sociale. C’est un atout considérable pour faire de la Nouvelle-Aquitaine la région de la création d’activités et d’emplois dans les années à venir », souligne Pascal Duforestel, conseiller régional délégué à l’ESS. L’économie sociale et solidaire regrou­pe les coopératives, mutuelles, associations, entreprises sociales

et fondations : des acteurs économiques de premier plan et un des modèles les plus résistants en période de crise. Coopérative, l’ESS associe les salariés à la gouvernance de leur entreprise. Elle est également la for­ me d’organisation la plus ancrée territorialement, puisqu’elle déve­loppe des activités économiques non délocalisables qui répondent aux besoins locaux. Économie de l’innovation et de l’entreprendre, l’ESS a souvent défri­ché des besoins émergents, devenus des marchés à part entière, à l’image de l’aide à domicile qui emploie aujourd’hui plus de 200 000 salariés en France. Les acteurs de l’ESS ont aussi été pionniers dans le recyclage, l’alimentation biologique, le micro-crédit...

EN SAVOIR PLUS

e 3 région française

en volume d’emploi dans l’ESS

220 500 salariés

22 200

établissements employeurs

12 % du total

de l’emploi salarié de la région


NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

NUMÉRIQUE Après une délibération commune aux trois ex-Régions en juin 2015, la Région passe à l’action et engage 229 millions d’euros dans la fibre optique sur cinq ans. Objectif : un réseau public de 600 000 prises à l’abonné d’ici à 2020. L’aménagement équilibré de notre territoire

par le très haut débit favorisera le développement économique et l’attractivité de notre région et permettra d’anticiper les usages et les services de demain : espaces de coworking, e-santé, e-éducation, usine du futur, e-tourisme, commerce connecté, transports intelligents…

La fibre optique en vue ! Aménagement numérique

L

es nouveaux usages et les nouvelles applications du numérique (objets connectés, réseaux intelligents, informatique de santé, économie du bien vieillir...) génèrent des besoins en débit plus importants et plus fiables, pour les particuliers, les entreprises et les professionnels (TPE, PME, ETI, indépendants, agriculteurs, médecins…) et pour l’ensemble des acteurs du territoire (établissements de formation, maisons de santé…). Au niveau régional, l’action privée sur le THD représente moins de 38 % de la population concentrée sur 9 % du territoire, leur priorité de développement portant sur les zones d’habitat dense, donc urbain. Pour toutes ces raisons, l’interven-

545 M€

Financements collectivités territoriales et EPCI* dont

229 M€

tion régionale est indispensable pour réduire les inégalités numériques du territoire, couvrir les zones non desservies par les opérateurs privés et raccorder le plus de foyers possibles à la fibre optique.

Une volonté forte de couvrir tout le territoire

L’objectif d’une couverture du territoire en très haut débit est un engagement fort de la Région et de son président. Il s’agit de doter la région d’un réseau numérique de pointe pour favoriser la compétitivité et l’innovation des entreprises et un accès à des services à haute valeur ajoutée pour le plus grand nombre en tous points du territoire. Pour y parvenir, la Région engage d’ores et déjà 229 millions d’euros sur cinq ans pour financer 600 000 prises de fibre optique à l’abonné. Par ailleurs,

400 M€ Le coût total sur 5 ans s’élève à

Part État

1,2 milliard d’euros

pour la NouvelleAquitaine

85 M€ Part Europe

* Établissement public de coopération intercommunale.

170 M€

Financements privés

la collectivité soutiendra également des opérations de montée en débit sur l’ADSL, lorsqu’elles seront réalisées en tant qu’étape vers le raccordement de tous les foyers en fibre optique.

« Nous ne pouvons pas laisser se développer un aménagement du territoire à deux vitesses. Je souhaite que tout le territoire bénéficie d’un même niveau de service. » ALAIN ROUSSET, « Le Populaire du Centre », janvier 2016.

Un financement partenarial et complémentaire

La maîtrise d’ouvrage est portée par des syndicats mixtes ouverts (SMO : départements, région, établissement public de coopération intercommunale – EPCI – et syndicats d’énergie) que la Région accompagne. Ils construisent les infrastructures qui seront commercialisées et exploitées par la Société publique locale (SPL) Nouvelle-Aquitaine THD. La Région prend part à cet investissement par l’intermédiaire de la SPL, en engageant 229 millions d’euros sur cinq ans, sur un total de 1,2 milliard d’euros. C’est la SPL qui commercialisera et exploitera les nouvelles infrastructures. Le positionnement stratégique de la Région auprès des autres collectivités est celui d’un acteur public investisseur et aménageur numérique, ce qui en fait un modèle inédit à plusieurs niveaux : organisationnel, de gouvernance et financier.

ZOOM En couvrant le plus possible le territoire en fibre optique, la Région facilite le développement des usages. LES TIERS-LIEUX, UNE AUTRE IDÉE DU TRAVAIL !

Cet AMI est ouvert jusqu’au 14 octobre 2016 Pour répondre aux besoins nouveaux d’une population mobile en milieux rural et péri-urbain, elle met en place l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Tiers-Lieux ». Pour les entreprises, associations, collec­tivités… l’AMI doit permettre de créer des tiers-lieux (espaces de travail partagés et collaboratifs) sur notre terri­toire et soutenir des projets visant à structurer et promouvoir les offres locales de tiers-lieux. Le Conseil régional consacre 630 000 euros à cet AMI pour l’année 2016.

ANTICIPER LA SANTÉ DE DEMAIN GRÂCE AU NUMÉRIQUE

Cet AMI est ouvert jusqu’au 31 décembre 2017 Préparer la santé du futur, c’est renforcer les compétences des soignants de proximité en disposant d’expertises par la télémédecine (téléconsultations, téléexpertises, téléassistance…), et en utilisant les outils du futur (objets connectés, e-learning…) pour devenir le « laboratoire de la santé du futur ». Un AMI « eSanté » a été lancé pour accompagner les professionnels de santé dans le déploiement des usages numériques collaboratifs et soutenir des sites pilotes de télémédecine. La Région consacre 1,3 million d’euros à cet AMI pour une période de deux ans.

INNOVATION NUMÉRIQUE : UNE AIDE AU PROTOTYPAGE

L’appel à projets « Prototypes numériques » vise à soutenir les initiatives incluant le développement de technologies, services ou produits numériques innovants, mais aussi les projets de startups nécessitant la production d’un prototype validé avant mise sur le marché. La Région consacre 500 000 euros à cet AMI pour 2016. À qui s’adresse cet appel à projets ? Entreprises (TPE, PME), associations, collectivités, établissements de recherche, établissements publics au travers de partenariats avec des entreprises.

TRANSITION NUMÉRIQUE : AIDER LES ENTREPRISES À PASSER LE CAP

L’intégration du numérique au sein des entreprises doit se faire au profit de la qualité, de la productivité et de l’amélioration des conditions de travail. La Région propose aux entreprises le chèque de transformation numérique pour les accompagner et les inciter à entamer ou accélérer des actions de transformation numérique : processus de production plus efficients (traçabilité, démarche qualité), amélioration de la relation clients (fidélisation, mesure de la satisfaction client), outils d’aide à la décision ou collaboratifs, nouveaux canaux de distribution via le e-commerce, etc. Elle consacre 350 000 euros à ce dispositif pour 2016. les-aides.laregion-alpc.fr

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NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

DÉVELOPPEMENT DURABLE En appui à l’action régionale en matière d’économies d’énergie, l’ARTÉE aide les familles à réaliser leurs rénovations. Un service qui fait boule de neige sur le territoire.

Une agence dédiée à vos économies d’énergie Travaux de rénovation

P ALFONSO DE TOMS - FOTOLIA

as simple pour un ménage de répondre aux exigences de la rénovation énergétique. Afin de les soutenir et de leur permettre de réaliser des économies sur leur facture, l’Agence régionale pour les travaux d’économies d’énergie (ARTÉE) les accompagne au cas par cas dans une démarche d’excellence environnementale. Une initiative qui s’inscrit dans la démarche globale engagée par la Région pour répondre aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

Un projet de parc éolien est à l’étude au large de l’île d’Oléron.

Rentabiliser les travaux

Depuis sa création en Poitou-Charentes en septembre 2015, l’ARTÉE

s’est déjà élargie au Limousin. Elle s’adresse aux particuliers propriétaires d’un logement, qu’ils soient occupants ou bailleurs, et qui souhaitent engager des rénovations. L’agence effectue alors le diagnostic énergétique du logement et propose ensuite trois scénarios de travaux, du plus minimaliste, au plus optimisé. Ce travail global est réalisé par des conseillers en rénovation et porte sur l’isolation, le chauffage, la VMC, les menuiseries, etc. Il vise à rentabiliser les travaux pour obtenir une économie d’énergie significative et permet aux particuliers de bénéficier des aides existantes pour les soutenir dans leur démarche. www.artee.fr

La Nouvelle-Aquitaine possède 720 km de côtes : une géographie favorable, qui représente un véritable gisement en termes d’énergies. Au-delà de l’importante production d’électricité d’origine renouvelable, les énergies marines génèreront à moyen terme des retombées économiques significatives.

Énergies marines renouvelables

A

lors que Biarritz accueillait les Assises nationales des énergies marines renouvelables en mai dernier, et que La Rochelle s’apprête à recevoir les Assises de l’économie de la mer en novembre, le secteur des énergies bleues confirme son énorme potentiel. La présence consécutive de ces deux grands rendez-vous la même année sur le territoire illustre l’engagement de la Région pour relever ce défi. Avec l’identification d’un gisement de production estimé à 1 700 MW (presque l’équivalent de deux réacteurs nucléaires), elle est désormais investie pour la mise en place d’une véritable filière industrielle dans ce domaine. Trois types de gisements, correspondant à trois familles de technologies, composent cette filière régionale. Ils sont désormais bien identifiés, à la fois au niveau marin, avec l’exploitation de la houle et des vents, qu’au niveau estuarien et fluvial avec la promesse de transformation énergétique des marées et des courants. La démarche est encore innovante, mais le potentiel de développement est suffisamment fort pour mobiliser de gros moyens.

Des sites en construction

Le projet le plus avancé est actuellement celui du parc éolien en mer d’Oléron. Cette technologie vise à bénéficier des vents plus intenses sur

12

l’océan pour les transformer en électricité. Le futur parc comptera entre 60 et 80 éoliennes, pour une puissance totale de 500 MW, soit l’équivalent de la consommation domestique du département de la Charente-Maritime. L’éolienne la plus proche de l’île se situera à environ 15 km au large du port de la Cotinière, et le parc pourrait être mis en service en 2023. D’ici là, la construction du projet génèrera entre 400 et 600 emplois. Un cluster, fort de 45 sous-traitants, est déjà en place en Charente-Maritime. Il vise à mettre en valeur l’expérience acquise, afin que les entreprises puissent se positionner plus largement sur le marché émergent de l’éolien offshore. À Bordeaux, un autre programme d’essais est en cours autour d’hydroliennes fluviales. Ces turbines destinées à exploiter l’énergie des courants seront implantées sous le Pont de Pierre en fin d’année. Le site d’essai SEENEOH 1 dispose de trois emplacements. Unique en France, il permettra aux industriels d’analyser le comportement de leurs machines en conditions réelles, et de procéder aux certifications environnementales. La puissance d’une hydrolienne fluviale est comprise entre 15 et 100 kW, ce qui en fait un outil dédié à des usages ciblés, cantonné à l’alimentation de sites restreints. Cependant un déploiement commercial pourrait être envisagé à plus grande échelle le long de l’estuaire de la Gironde. Un projet de ferme pilote est déjà à l’étude. Enfin, les systèmes houlomoteurs qui utilisent l’énergie de la houle pour produire de l’électricité sont encore en

JEAN-BERNARD NADEAU /AGENCE PHOVOIR

Une filière innovante porteuse d’emplois L’agence vous propose un diagnostic énergétique et les scénarios de travaux envisageables.

phase de recherche et de développement. Ce sont pourtant ceux qui représentent le potentiel le plus prometteur, avec des perspectives colossales qui pourraient atteindre 6 000 MW pour l’ensemble du littoral, soit environ six fois la consommation d’une ville comme Limoges. Des études sont en cours autour du port de Bayonne afin d’identifier des zones potentielles de développement pour de futurs parcs et attirer des opérateurs.

Un plan pour la prévention et la gestion des déchets

Création d’emplois

Économie circulaire

L‘ensemble de ces travaux est appuyé par la Région. Une démarche d’accompagnement qui se traduit par un soutien à la filière, depuis le test (via la plate-forme d’essai SEENEOH, par exemple) jusqu’au déploiement pilote, puis commercial. L’objectif étant de parvenir à une maturité et une compétitivité suffisantes pour attaquer ensuite les marchés internationaux. L’émergence des énergies marines renouvelables représente une réelle opportunité de créer et de structurer une nouvelle filière économique. Les emplois concernent des secteurs diversifiés, d’ingénierie, de recherche, de maintenance, avec à la clé l’émergence de compétences spécialisées. À partir de 2025, le nombre d’emplois générés par le secteur de l’éolien offshore, par exemple, devrait dépasser celui du secteur éolien terrestre. Pour le territoire, son littoral porte une triple promesse d’innovation, de transition énergétique et de création d’emplois. 1. Site expérimental estuarien national pour l’essai et l’optimisation d’hydroliennes.

C

haque année, 345 millions de tonnes de déchets sont produits en France, soit plus de 500 kilos par habitant 1. Afin de contribuer à une meilleure gestion des déchets sur son territoire, la Région élabore un plan de gestion et de prévention. Jusqu’alors, elle n’avait à gérer que les déchets dangereux. Les autres, y compris ceux issus du BTP, étaient pris en charge par les départements. Avec la loi NOTRe 2, la collectivité a désormais pour mission de coordonner, à l’échelle de la région, les actions qui seront entreprises sur six et douze ans par les pouvoirs publics et les organismes privés. Il s’agit d’assurer la réalisation d’objectifs ambitieux en matière de valorisation et de réduction des déchets : • Réduction de 10 % des déchets ménagers d’ici à 2020 ; • 55 % de recyclage en 2020, et 70 % de valorisation pour les déchets issus du bâtiment ;

• Réduction de 50 % de l’enfouissement d’ici à 2025. Le plan prévoit ainsi de laisser une large place à l’économie circulaire (recyclage des déchets, approvisionnement durable, écoconception, achat et consommation responsables, réemploi, réutilisation, réparation de biens…). À cet effet, la Région réalise un état des lieux qualitatif et quantitatif de la production des déchets. À travers une large consultation, elle veillera à donner au plus tôt la parole aux institutionnels, aux associatifs et aux industriels, afin de proposer et mettre en place les meilleures pratiques à tous les échelons (collecte, transport, traitement et recyclage). Les études et projections permettront de définir les moyens, actions et équipements nécessaires. Le plan est établi pour une durée de six ans, et fera l’objet d’un suivi annuel. Il sera mis en place courant 2017. 1. Source : Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). 2. Loi NOTRe du 7 août 2015 portant sur la nouvelle Organisation Territoriale de la République.


NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

CULTURE ET DÉCOUVERTE BUFFE/CITÉ INTERNATIONALE DE LA TAPISSERIE

Cet été, la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson, en Creuse, a ouvert ses portes. Lieu patrimonial et de diffusion d’un savoir-faire riche de plus de cinq siècles, ce nouvel espace propose une vision contemporaine de cet art plus vivant que jamais, à ne pas manquer !

La renaissance de la tapisserie d’Aubusson

Découvrir le travail des artisans en résidence

Bien plus qu’un simple équipement culturel, la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson participe activement au développement territorial d’une économie de patrimoine. Les enjeux liés à l’ouverture de la Cité de la tapisserie, qui représente un investissement de 8,5 millions d’euros, sont donc multiples : culturels, économiques, sociaux, touristiques ou médiatiques. Le développement de l’offre de formation et l’accueil de jeunes professionnels est un des enjeux majeurs de ce nouvel espace. Un brevet des métiers d’art vient ainsi d’être ouvert depuis la rentrée, une salle de formation intégrée est disponible pour les lissiers, et la

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine les 17 et 18 septembre, le Conseil régional met ses lycées à l’honneur à travers une exposition et un catalogue dédiés.

À la découverte du patrimoine des lycées Journées européennes du patrimoine

D

epuis leur création, décidée en 1802 par Napoléon Bonaparte, les lycées ont vu leur physionomie évoluer : du couvent édifié au xviie  siècle aux établissements à Haute qualité environnementale (HQE), en passant par les lycées de plein-air ou le 1 % artistique à partir de 1951 1… Une architecture protéiforme, témoin du

temps qui passe et des modes architecturales qui se succèdent : ici le béton armé et les pierres locales, là le style art déco et les références néo-gothiques, ici encore le préfabriqué, puis les terrasses et murs de baies vitrées pour laisser passer la lumière et, récemment, le recours au bois et aux panneaux photovoltaïques… C’est toute cette richesse que l’exposition, accueillie dans le hall de l’Hôtel de Région à Bordeaux à partir de la rentrée, entend valoriser. Un catalogue répertorie également le programme des lycées de la région qui ouvrent leurs portes,

Cité dispose de deux ateliers destinés à accueillir des porteurs de projets arts textiles et art tissé. Enfin, la plate-forme de création contemporaine offrira un lieu de travail, d’échange et de réflexion et sera le lieu privilégié d’artisans de la Cité accueillis en résidence. À l’issue de leur séjour, le travail réalisé sera exposé dans le lieu où il a vu le jour…

Ce projet est accompagné par la Région et l’Europe dans le cadre du soutien au patrimoine environnemental. En effet, une des priorités de l’Union européenne est de maintenir, promouvoir et protéger le patrimoine naturel et culturel. La Cité de la tapisserie a été retenue comme projet d’envergure régionale en matière de préservation et de valorisation du patrimoine culturel. La Région Nouvelle-Aquitaine et l’Europe ont ainsi investi

CITÉ INTERNATIONALE DE LA TAPISSERIE D’AUBUSSON, Rue Williams-Dumazet 23 200 AUBUSSON. Ouvert de septembre à juin de 9 h 30 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Fermé le mardi. Horaires en juillet et août : 10 à 18 heures, sauf le mardi : de 14 à 18 heures. Fermeture annuelle en janvier. Téléphone : 05 55 66 66 66 www.cite-tapisserie.fr

pour l’occasion, du 14 au 21 septembre. Cette exposition marque aussi le point de départ d’une étude sur les lycées menée par les services de la Région en charge de l’inventaire du patrimoine. Etude qui donnera lieu à des publications documentées sur ce patrimoine jusque-là peu identifié comme tel, aujourd’hui à préserver et à valoriser. 1. Le 1 % artistique oblige les maîtres d’ouvrages publics à réserver 1 % du coût de leur construction pour la réalisation d’œuvres d’art.

LYCÉES : L’INVENTION D’UNE ARCHITECTURE HALL DE L’HÔTEL DE RÉGION 14, rue François-de-Sourdis, Bordeaux Du 1er septembre au 12 octobre LYCÉES OUVERTS POUR LES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE : http://inventaire. aquitaine.fr/les-recherches-enaquitaine/les-operations-en-cours/ operations-thematiques.html

D VALÉRIE FARET

LA RÉGION ET L’EUROPE AUX CÔTÉS DE LA CITÉ

1. Jeu sérieux.

ÇA TOURNE EN LIMOUSIN !

Olivier Soler interprète le rôle de l’inspecteur Antoine Loriot.

ZOOM

epuis huit ans, la Haute-Vienne et la Creuse accueillent les tournages de la série Un village français. Bouclés au printemps, les derniers épisodes de la saison 7 seront diffusés sur France 2 en novembre 2016. Cette série représente 195 jours de tournage en Limousin, près de 4 millions d’euros de retombées économique pour le territoire et 3 millions de téléspectateurs à chaque diffusion.

ATELIER PAOLETTI & ROULAND

E

ntre la première évocation d’un musée à Aubusson et l’inauguration de la Cité, près d’un siècle se sera écoulé. C’est l’inscription des savoir-faire et techniques de la tapisserie d’Aubusson au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco, en 2009, qui favorise l’implantation du projet au cœur de la ville, sur le site de l’ancienne École nationale d’arts décoratifs d’Aubusson. La réhabilitation du bâtiment offre un espace d’exposition de 1 600 m² répartis en trois espaces distincts : découverte, initiation et représentation. Au fil des salles, vous pourrez explorer la matière tissée à travers des œuvres exceptionnelles venues du monde entier, comprendre les savoir-faire grâce à des objets et des documents audiovisuels et réaliser vos propres tapisseries sur table tactile, grâce un serious game 1 de tissage. Véritable point d’orgue de la visite, l’espace nommé « La nef des

tentures » présente une scénographie innovante, à la pointe de la technologie, qui vaut le détour. Tout au long de la Nef, des tablettes multimédia sont à disposition des visiteurs pour zoomer sur des caractéristiques techniques de différentes tapisseries.

dans ce projet, source de dynamisme économique et touristique, plus de 2 millions d’euros d’aides régionales et plus de 700 000 euros pour l’Europe. Cette dernière a plus particulièrement accompagné les projets de scénographie moderne et la numérisation des œuvres. Ces fonds ont également été utilisés pour financer la communication nécessaire au lancement d’un tel projet.

3 ans de travaux 3parcours 000découverte m2 de 81 Mc

ANAKA/XTU ARCHITECTS/LACITÉ DU VIN

Patrimoine

Peau de licorne (maquette), de Nicolas Buffe, Grand prix 2010.

d’investissements, dont 12 Mf financés par l’Union européenne et 7 % par la Région.

La Cité du vin, un millésime prometteur Œnologie, tourisme

455 000

visiteurs sont attendus chaque année à la Cité du vin dont l’inauguration s’est déroulée à Bordeaux au printemps dernier. Entièrement dédié à l’œnologie, cet équipement culturel de premier plan a demandé plus de trois ans de travaux et un investissement de 81 millions d’euros (7 % du coût total pris en charge par la Région Nouvelle-Aquitaine). Il a d’ores et déjà généré la création de 750 emplois durables, dont 250 emplois directs. Ancrée sur les rives de la Garonne, la Cité du vin réunit toutes les conditions pour vous offrir une visite inoubliable : un parcours sensoriel et interactif à découvrir toute l’année, un espace de

720 m² dédié à l’accueil de deux grandes expositions temporaires par an, un auditorium de 250 places qui accueille projections de films, spectacles vivants, conférences… Sans oublier sa cave aux 14 500 bouteilles, les incontournables ateliers de dégustation pour les adultes et l’espace pédagogique, idéal pour éveiller la curiosité du jeune public. Assurément, la Cité du vin et son architecture audacieuse et moderne de 13 350 m² répartis sur dix niveaux raviront les novices comme les experts, seuls ou en famille. LA CITÉ DU VIN 134, 150 quai de Bacalan, 33 300 Bordeaux Tél. : 04 48 62 29 97. Horaires d’ouverture sur www.laciteduvin.com

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NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

LA PAROLE AUX ÉLUS

La Nouvelle-Aquitaine fait sa rentrée

L

a Région fête ses trente années d’existence en qualité de collectivité territoriale composée d’une assemblée élue au suffrage universel. Depuis 1986, date d’un transfert de compétences de l’État vers les collectivités, la Région œuvre en faveur des lycées. Elle planifie, construit, équipe et finance le fonctionnement des établissements de l’enseignement secondaire. La loi du 13 août 2004 lui octroie des missions relatives à l’exploitation (accueil, restauration, hébergement, maintenance informatique) et à la gestion des ressources humaines (techniciens, ouvriers et personnels de service). La Région dote les établissements de subventions de fonctionnement et contribue ainsi au bon déroulement de la vie des élèves. Placée sous le signe du renouveau cette rentrée scolaire 2016 accompagne la naissance du nouvel ensemble territorial, fruit d’une histoire ancestrale, désormais dénommé « Nouvelle-Aquitaine ». 196 126 élèves fréquenteront les lycées de cette grande Région, inaugurant une ère constructive, axée sur des politiques volontaristes tournées vers les jeunes et leurs familles, et ce, dans une étape essentielle de leur vie où se dessinent des choix déterminants. En vertu des enjeux majeurs concentrés à la fois dans l’éducation de nos enfants, mais aussi dans une volonté accrue de justice sociale et d’harmonie des territoires, les aides de rentrée de la Région constituent une véritable impulsion destinée à encourager les lycéens dans la conquête de diplômes menant vers une insertion professionnelle. Grâce à la construction d’une politique rassembleuse, notre objectif est triple, à savoir : préserver l’équilibre entre les territoires, assurer la justice sociale, faciliter l’insertion professionnelle.

Afin d’asseoir l’égalité territoriale, nous proposons une équité de traitement, en versant 70 € pour l’acquisition des manuels scolaires et 150 € pour les bénéficiaires de l’aide de rentrée scolaire (ARS). Seul l’ancien Limousin, déjà en possession des manuels déroge à cette règle. Ces aides complètent l’effort consenti en matière d’équipements et de ressources numériques. La préservation des équilibres nécessite la poursuite des modalités antérieurement en vigueur dans les trois anciennes Régions, soit le versement direct de subventions en Aquitaine, de chèques-livres en Poitou-Charentes et la distribution de livres en Limousin. Il convient de souligner l’investissement méritant des fédérations de parents d’élèves engagées bénévolement dans la vie scolaire de leurs enfants. En adéquation avec nos valeurs fondamentales de justice sociale, nous avons souhaité apporter une aide plus généreuse aux bénéficiaires de l’ARS. Notre engagement pour accompagner les jeunes vers l’emploi sera réaffirmé sur deux axes majeurs. D’une part, les lycéens de la voie professionnelle bénéficieront, en fonction des investissements nécessaires à leur formation, de la dotation d’un premier équipement. D’autre part, le dispositif d’aide au permis de conduire, concrétisé par une subvention régionale de 600 euros, sera étendu, grâce à Nathalie Lanzi et Jean-Louis Nembrini, aux diplômés des filières d’enseignement professionnel et aux jeunes identifiés dans les missions locales. Cette mesure accordée sous condition de ressources, leur permettra de mieux s’insérer dans la vie active, notamment sur les territoires les plus isolés. Fidèles à nos convictions, nous soutenons, bien au-delà de nos attributions obligatoires, notre jeunesse, pour construire le monde de demain.

ALBAN GILBERT

Pour une école républicaine et laïque

L

a rentrée est un moment important pour l’institution régionale dont les lycées constituent une des compétences la plus visible (200 millions d’euros de chantiers en 2016). Les Radicaux de gauche accordent une grande place à l’éducation, comme vecteur d’émancipation et de formation du citoyen. Le groupe PRG se réfère en cela à Jean Zay, membre du gouvernement du Front populaire, ministre de l’Éducation. Nous sommes, à ce titre, attachés au principe d’égalité des droits et des chances, comme le permet la prévention contre le décrochage scolaire et donc le dispositif téléphonique d’aide aux devoirs.

ALBAN GILBERT

L

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en difficulté, qui comptaient sur cette aide, vont ainsi devoir s’en passer – on n’ose y voir un effet pervers d’une politique punitive à l’égard de Poitou-Charentes. Plus encore, dans le budget pour 2016, l’exécutif a baissé l’enveloppe globale financière incluant l’aide aux équipements professionnels de 1,7 millions d’euros ! Autant de crédits qui feront défaut aux apprentis ! De surcroît, l’exécutif se refuse catégoriquement, malgré nos demandes, à harmoniser les dispositifs d’intervention pour les CFA des différents territoires.  Alors que le budget pour 2016 avait laissé filer les dépenses de fonctionnement, avec une hausse de 8,1 millions d’euros des moyens généraux du siège régional à Bordeaux, où ont été concentrées toutes les directions au détriment de Poitiers et de Limoges, on comprend bien que malgré les postures et les effets d’annonce, la politique éducative, le soutien aux familles et l’équité de traitement entre les territoires ne constituent pas pour l’exécutif les priorités attendues, mais notre Groupe continuera cette année encore à les défendre avec ténacité. 

MOUVEMENT DÉMOCRATE ET APPARENTÉS JOAN TARIS Président du groupe Mouvement démocrate Tél. : 05 57 57 80 83 groupe@modema.laregion-alpc.fr

TWIN HERVÉ LEFEBVRE

D

LES RÉPUBLICAINS VIRGINIE CALMELS Présidente du groupe Les Républicains/CPNT Tél. : 05 57 57 83 61 groupe@lrcpnt.laregion-alpc.fr

a rentrée 2016 est la première que vivent les lycéens de notre région Nouvelle-Aquitaine, dont l’unité reste cependant à écrire, tant persistent de criantes inégalités entre les territoires. L’exécutif semble ainsi avoir adopté la méthode du gouvernement, en affirmant d’un côté que préparer l’avenir de la jeunesse constitue une priorité, tout en menant de l’autre une politique absolument contraire. En témoignent les aides à l’achat des manuels scolaires, sujet sensible en cette période où les familles doivent faire face à des dépenses importantes. Alors que l’exécutif avait annoncé à plusieurs reprises la reconduction des dispositifs existants pendant un an, le temps que le groupe de travail d’harmonisation des politiques publiques propose une solution équilibrée, il est revenu sur sa parole pour imposer un système fondamentalement inéquitable. En effet, si la gratuité des manuels semble devoir être assurée pour les lycéens de l’ex-Limousin, l’aide à la rentrée en seconde en Aquitaine est réduite de 20 euros, tandis qu’en Poitou-Charentes, les aides pour la première et la terminale disparaissent purement et simplement. Les familles

Rentrée scolaire : bonnet d’âne à la ministre, carton rouge au PS, bon point au FN classiques. Cette enquête prend le parti de tester un échantillon de la population sur trois de nos idées forces : la notation des élèves, le redoublement, le port de l’uniforme. Le résultat est sans appel : une large majorité des sondés se révèlent acquis aux trois, y compris à la « réintroduction de la blouse », dont nous portons aussi le principe, car elle contribuera à gommer les inégalités d’origine sociale que l’école doit précisément permettre de combler. Depuis des années, réforme après réforme, nos gouvernants ont accouché d’une école accroissant les inégalités sociale, tout en maintenant les familles les plus modestes dans l’illusion du contraire, par la quasi-suppression du redoublement comme de toute sélection, illusion que renforcerait encore la suppression des notes. Nul doute que notre éviction des conseils d’administration des lycées trouve ici sa cause. Combat d’arrièregarde d’idéologues sans imagination face au bon sens des enseignants et parents d’élèves qui, de façon croissante, désignent le Front national comme le seul véritable défenseur de l’enseignement.

Les Radicaux de gauche promeuvent depuis toujours la laïcité. Au moment où une partie de la gauche renonce au combat pour notre école républicaine et à transmettre les valeurs fondatrices de notre République, favorisant ainsi le communautarisme, il importe de remettre en cause un système de financement qui aboutit à priver l’enseignement public des moyens dont il a besoin pour assurer ses missions. Cela suppose d’abroger les lois favorisant le développement de l’enseignement privé confessionnel au détriment de l’école de la République, en imposant des charges indues aux collectivités locales.

La rentrée des inégalités ?

FRONT NATIONAL JACQUES COLOMBIER Président du groupe Front national Tél. : 05 57 57 73 86 groupe@fn.laregion-alpc.fr

ans la série « savez-vous à quoi sert votre conseiller régional ? », apprenez qu’il siège aussi dans des organismes en dehors de son assemblée, notamment au conseil d’administration des lycées. Exception (faite sur mesure) si le conseiller régional est étiqueté FN ! Si pour les membres des commissions, le vote de l’assemblée se fait à la proportionnelle (le FN, premier groupe d’opposition de la Région y a donc toute sa place), pour la désignation des représentants au conseil d’administration des lycées, le vote de l’assemblée se faisant à la majorité, il est facile d’en exclure les élus FN… au nom de la démocratie ! Non sans humour, il nous est cependant proposé de faire porter le texte de notre tribune libre sur… la rentrée scolaire ! Un sondage ELABE réalisé pour le magazine Marianne nous apprend que, de plus en plus nombreux, enseignants et parents d’élèves rejoignent les propositions éducatives du Front national. Les valeurs que nous portons trouvent un écho largement majoritaire dans l’opinion, en récusant du même coup les clivages idéologiques

PARTI RADICAL DE GAUCHE BENOÎT BITEAU Conseiller régional délégué à la mer Président du Groupe PRG Tél. : 05 57 57 74 03 groupe@prg.laregion-alpc.fr

ALBAN GILBERT

TWIN HERVÉ LEFEBVRE

PARTI SOCIALISTE ET APPARENTÉS STÉPHANE DELPEYRAT-VINCENT Conseiller régional délégué à la communication Président du groupe PS et apparentés Tél. : 05 57 57 83 63 groupe@ps.laregion-alpc.fr

Pour une Nouvelle-Aquitaine riche de sa diversité !

C

ette année 2016 nous amène à poser les fondations de ce que sera notre nouvelle collectivité. En premier lieu, notre nom : Nouvelle-Aquitaine porte certes l’élan du renouveau, tout en prenant racine dans l’histoire de notre grande région, mais nous pouvons et devons comprendre les doutes de nos amis picto-charentais et limousins ! La fusion de nos trois régions ne doit en aucun cas s’apparenter à une fusion-absorption par l’ex-Aquitaine, ni la simple extension de ce qui s’y faisait auparavant. Harmoniser nos politiques n’est certes pas un exercice facile, mais

nous ne devons céder ni à la loi du « plus gros », ni à celle du plus petit dénominateur commun. Pour notre Groupe, les dispositifs optimaux auront trois qualités : lisibles pour les entreprises et les associations ; efficients au sens d’un rapport impact/ coût maximum ; et transversaux, car nous croyons fermement que, par exemple, la transition énergétique est porteuse d’emplois, mais aussi, à terme, d’une plus grande justice sociale. C’est en cela que, au-delà de la gestion financière de l’héritage picto-charentais, nous veillerons à l’équité réelle des choix politiques de la majorité.


NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

L’AGENDA Institution

TWIN HERVÉ LEFEBVRE

ÉCOLOGISTE ET CITOYEN-EELV JEAN-LOUIS PAGÈS Président du groupe écologiste et citoyen Tél. 05 57 57 80 95 groupe@eelv.laregion-alpc.fr

Restauration scolaire : objectif bio et local

A

Cette ambition de santé publique est relayée dans les conseils d’administration des lycées où nous siégeons. Mais pour sécuriser les filières d’approvisionnement en circuit court, pour ces dizaines de milliers de repas quotidiens, les surfaces cultivées en bio doivent considérablement augmenter : notre accord de majorité régionale prévoit donc de faire passer de 5 à 20 % les surfaces agricoles utiles en bio de la région. Nos interventions, et les motions adoptées à notre initiative par l’Assemblée régionale soutiennent l’aspiration de tous à une alimentation saine. Dans ce domaine, il est une des choses plus difficiles encore à vaincre que les lobbies de l’agroalimentaire : c’est le poids des mauvaises habitudes.

vec la gestion des lycées et des centres de formation des apprentis, la Région a un formidable levier pour améliorer la qualité de l’alimentation et la transition vers une agriculture sans pesticides, à taille humaine et respectueuse du vivant : une agriculture de paysans. Vos élu-e-s écologistes travaillent pour que, d’ici à 2020, au minimum un quart des produits servis quotidiennement dans les établissements soient issus de l’agriculture bio. La députée écologiste de Dordogne, Brigitte Allain, a d’ailleurs fait adopter dans la loi Égalité-citoyenneté un objectif de 40 % en approvisionnement local dont 20 % de bio dans la restauration collective.

ALBAN GILBERT

UNION DES DÉMOCRATES ET DES INDÉPENDANTS JEAN DIONIS DU SEJOUR Président du groupe de l’Union des démocrates et indépendants Tél. : 05 57 57 82 38 groupe@udi.laregion-alpc.fr

UDI contre le compte administratif du Poitou-Charentes 2015

E

tives ; deuxièmement, l’organisation d’un système de retard de paiements, à un niveau exorbitant de plus de trois mois de dépenses. Le but de ce système organisé de retard de paiements étant de transférer sur la nouvelle Région les dépenses effectuées sans autorisation de l’assemblée plénière. Nous pensons avec conviction que ni le budget primitif 2015 de Poitou-Charentes, ni le compte administratif du même exercice n’ont été établis avec sincérité. Si le groupe UDI a voté contre le CA 2015 PoitouCharentes, c’est bien parce que nous avons acquis la conviction qu’il y a des problèmes graves de sincérité sur les comptes Poitou-Charentes.

Dans la publication du journal du Conseil régional ALPC, en date d’avril 2016, deux erreurs ont été commises dans la présentation des élus en pages 8 et 11, concernant les conseillères régionales Véronique Marendat et Pascale Requenna. La rédaction du journal du Conseil régional tient à présenter à ces deux élues, ainsi qu’à ses lecteurs, toutes ses excuses pour ces deux erreurs manifestes.

VÉRONIQUE MARENDAT, conseillère régionale Union des démocrates et indépendants (UDI) de la Charente (16) est présentée par notre journal comme élue PS et apparentés. Véronique Marendat est élue Union des démocrates et indépendants (UDI).

TWIN HERVÉ LEFEBVRE

ERRATUM DE LA RÉDACTION

Hôtel de Région de Bordeaux et en direct sur Internet sur laregion-alpc.fr

Commissions permanentes* Lundi 10 octobre 2016 à 16 heures Lundi 5 décembre 2016 à 16 heures * Sous réserve de modifications.

Expositions Région Lycées : l’invention d’une architecture Du 1er septembre au 12 octobre (Voir notre article en page 13.)

Exposition de dessins de presse Du 17 octobre au 30 novembre Exposition qui prend place dans le cadre des tribunes de la presse. Hall de l’Hôtel de Région 14, rue François-de-Sourdis 33000 Bordeaux

Économie ADS Show 28 et 29 septembre 2016 Conférences, workshops thématiques, ateliers, démonstrations technico-opérationnelles, show-room… réuniront les acteurs publics et privés de la maintenance, réparation et entretien aéronautique de la défense. La dimension duale de l’aéronautique fait que cette manifestation s’adresse aussi aux entreprises de l’aviation commerciale. BA 106 Bordeaux-Mérignac 227, avenue de l’Argonne 33700 Mérignac www.adsshow.eu/fr/

Salon nautique international Le Grand pavois Du 28 septembre au 3 octobre 2016 1 salon nautique européen et 3 salon nautique mondial à flot. 100 000 visiteurs sont attendus pour rencontrer les 800 exposants internationaux du nautisme et des secteurs périphériques. À flot du Grand Pavois Avenue du Lazaret 17000 La Rochelle www.grand-pavois.com/ er

PASCALE REQUENNA, conseillère régionale Mouvement Démocrate (MODEM) des landes (40) est présentée par notre journal sous l’étiquette FN. Pascale Requenna est élue Mouvement Démocrate (MODEM).

Forum croissance verte Le 22 novembre 2016 Véritable laboratoire d’innovations et d’expérimentations, le Forum de la croissance verte prend pour sa 12e édition une nouvelle dimension, celle de la Nouvelle-Aquitaine. Objectifs : favoriser les synergies et les dynamiques entre entreprises, industries, acteurs de la recherche et du territoire. Espace Carat 54, avenue Jean-Mermoz BP 900 16340 L’Isle d’Espagnac (Angoulême) www.forum-croissance-verte.fr/

Actualité/Débats

e

Salon national de l’ESS 13 et 14 octobre 2016 Un salon pour favoriser les rencontres entre acteurs de l’économie sociale et solidaire, promouvoir l’ESS auprès des visiteurs et valoriser une économie innovante, plus humaine et conciliant performance sociale et économique. Salle de l’Acclameur de Niort 50, rue Charles-Darwin 79000 Niort www.salon-ess.fr

ALBAN GILBERT

n un an, la dette de Poitou-Charentes a augmenté de 20 %, le stock de la dette de Poitou-Charentes s’élève à 640 M€ fin 2015. La capacité de désendettement atteint 20,4 ans au compte administratif (CA) 2015. Soit des niveaux largement supérieurs au seuil d’alerte admis. La situation très gravement détériorée est révélatrice d’une gestion très dangereuse. Mais il y a plus grave, la principale question porte sur la sincérité des comptes. Nous sommes donc bien en face d’un système budgétaire insincère. L’ex-région a organisé un système à double détente : premièrement, le recours abusif à la pratique des décisions modifica-

Assemblées plénières * Lundi 24 octobre 2016 à 10 heures Lundi 19 décembre 2016 à 10 heures

de 80 intervenants, à travers tables rondes, interviews, ateliers... 17000 La Rochelle www.economiedelamer.com

Assises de l’économie de la mer 8 et 9 novembre 2016 L’occasion de découvrir le panorama de l’économie de la mer dressé par plus

Tribunes de la presse : presse, politique, religion… Le pouvoir dans tous ses états Du 24 au 26 novembre 2016 Débats, ateliers, rencontres, projections, expositions… rythmeront les trois jours de ce rendez-vous annuel incontournable. Théâtre national de Bordeaux (TnBA) 3, place Pierre-Renaudel 33000 Bordeaux Mise à jour régulière du programme sur le site de l’événement. www.tribunesdelapresse.org/

Agriculture « La ferme s’invite » Du 23 au 25 septembre 2016 Ferme pédagogique, exposition d’animaux, marché de producteurs, concours interrégionaux, nationaux et internationaux se dérouleront au cœur de cette manifestation grand public destinée à présenter l’élevage régional. Parc des expositions de Poitiers 11, rue Salvador-Allende, 86000 Poitiers

Gastronomie Carrefour des métiers de bouche Du 1er au 4 octobre 2016 Un événement majeur pour ces métiers qui recrutent. Cette 13e édition verra les îles de l’océan Indien invitées d’honneur. Ce salon réunit professionnels et filières de qualité. Au programme, notamment 17 concours de cuisiniers jeunes et confirmés. Parc des expositions de Niort 6, rue Archimède, 79000 Niort www.metiersdebouche.info

Culture Foire du livre de Brive Du 4 au 6 novembre 2016 Cette 35e édition sera présidée par l’écrivain Daniel Pennac. Dédicaces, rencontres, lectures, forums, expositions rythmeront ces trois jours, sans oublier la remise de prix littéraires. Espace Georges-Brassens et Théâtre municipal, place du 14-juillet 19100 Brive www.foiredulivre.net

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NOUVELLE-AQUITAINE Automne 2016

L’élu de territoire, relais entre la Région et les acteurs locaux

Proximité

N

otre nouveau territoire, aussi divers qu’étendu, demande une attention particulière au quotidien et sur le terrain : être au plus près des préoccupations des élus locaux, instaurer le dialogue, faire remonter les questions, identifier les besoins... C’est le rôle des élus de territoire. Intermédiaire : avec sa connaissance approfondie des politiques régionales, il conseille les élus locaux dans leurs projets de développement, les oriente vers les vice-présidents et élus délégués. Il met en relation les porteurs de projet avec les services concernés de la Région. Représentant : il représente la Région sur son territoire. Accompagnateur : il assure le suivi des contrats de territoires et des concertations territoriales. Relais : il est l’interface et le relais des préoccupations locales auprès des autres élus, notamment les élus délégués.

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Nouvelle-Aquitaine - Dossier spécial Rentrée Scolaire 2016  

Journal d'information de votre Région Nouvelle-Aquitaine Dossier spécial Rentrée Scolaire 2016

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