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Région de l’Oriental

Plan de Lutte Contre la Précarité dans la Région de l’Oriental

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Rappel des éléments de la carte régionale de la précarité

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Répartition de la population précaire Au total la région de l’Oriental abrité 19.478 personnes précaires. Le tableau suivant illustre la répartition des cet effectif par province. Comme le montre le tableau suivant, la répartition par catégorie est marquée par forte dominante des personnes handicapées, suivies par les personnes âgées sans ressources et les femmes en situation de grande précarité et sans ressources

Province

Enfant abandonn é

Ex Femme détenus en sans situation ressourc difficile es

Jeunes sans abri et enfants de rue

Personne Malades Mendiant âgée mentaux s et sans sans vagabond ressourc abri s es

Personne Total handicap Individus ée Précaires

0

30

231

4

89

29

230

1066

1679

5

44

135

6

47

84

373

1200

1894

0

9

736

2

72

86

556

1178

2639

61

57

198

28

162

28

238

3565

4337

Jerada

0

9

397

1

23

23

247

1854

2554

Nador

4

44

280

101

198

39

399

1290

2355

0

22

764

2

222

130

801

2079

4020

70

215

2741

144

813

419

2844

12232

19478

Berkane

Taourirt Figuig Oujda Angad

Driouch Total_Catégo rie

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Facteurs de précarisation En analysant les facteurs de précarisation, on peut les répartir en deux catégories à savoir : la catégorie des facteurs structurels et la catégorie des facteurs conjoncturels. Pour ce qui est des facteurs structurels, les données présentées dans la partie consacrée aux dimensions de la précarité à l’échelle individuelle mettent en avant trois facteurs manifestes : 1. La santé : les données recueillies lors de la phase du diagnostic montrent que 69% des populations précaires vivent avec des problèmes de santé et plus de 82% ne bénéficient d’aucune couverture médicale. 2. Le capital humain : 54% de la population précaire ne dispose d’aucun savoirfaire et que 94% n’ont pas pu dépasser l’enseignement primaire. S’agissant des facteurs conjoncturels, aux dimensions de la précarité individuelle s’ajoutent les facteurs inhérents aux milieux de vie physique et familiale, cette étude révèle les principaux aspects :  Sous-équipement du milieu de vie caractérisé par l’enclavement et la faiblesse des infrastructures de base ; 

Difficulté d’accès aux services sociaux tels que l’éducation et la santé ;

Difficulté d’accès aux équipements socioculturels ;

Faible adhésion aux systèmes de protection sociale ;

 Capacités financières réduites des familles dont la plupart se situe en dessous du seuil de pauvreté. 4


Capacité de prise en charge des personnes en situation de précarité

D’après les données de l’étude, la région de l’Oriental compte réellement 33 institutions intervenant dans le domaine de la protection sociale.

La répartition géographique de ces institutions montre que les provinces parmi les plus touchées par la précarité et les plus pauvres de la région, notamment Figuig et Driouch, ne sont absolument pas dotées d’institutions de protection sociale. Alors que les grandes agglomérations urbaines de la région, Oujda et Nador, contiennent 61,76% de l’ensemble des institutions. La répartition thématique de ces institutions, selon les catégories précaires ciblées, montre que 74,29% des institutions ciblent les personnes handicapées. On observe d’emblée, avant d’aborder l’adéquation entre la répartition géographique des institutions et des catégories précaires, que des catégories pesantes comme les personnes âgées sans ressources et les femmes en situation difficile sont très mal couvertes/servies. 5


Capacité de prise en charge des personnes en situation de précarité Et toujours selon les informations disponibles, deux catégories : les mendiants et vagabonds et les ex détenus sans ressources, sont totalement écartées de tous services de prise en charge sociale. A ce niveau, il n’existe aucune institution qui les prend en charge. L’effectif des individus qui ont accès aux services est estimé à 7.224. Ce dernier chiffre, d’une manière sommaire ne représente que 37,09% de la population totale précaire de la région.

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Capacité de prise en charge des personnes en situation de précarité nombre des bénéficiaires des services de prise en charge sociale dépasse de

Le capacité d’accueil totale déclarée.

loin la

Par province, le taux de couverture des personnes précaires (bénéficiaires/personnes précaires) est relativement satisfaisant dans la préfecture d’Oujda Angad, mais sans que la couverture ne soit totale. Il est de 83,47%. Ceci dénote encore du déficit quantitatif et de la répartition inégale des institutions à l’échelle de la région.

A travers cette analyse, nous avons dégagé : Un déficit de couverture des personnes précaires par catégorie ; les difficultés d’accessibilité géographique des institutions du fait que les institutions sont souvent localisées dans les chefs-lieux des provinces. 7


Qualité de prise en charge des personnes en situation de précarité L’effectif moyen de personnel par institution, corps administratif et spécialisé, est de 9,79. Les EPS détiennent 65,77% de l’ensemble du personnel. La répartition des ressources humaines n’est pas équilibrée entre institutions Le déséquilibre en ressources humaines bascule de 1 à 40 fonctionnaires. Cette répartition suit la même logique entre provinces. Et bien évidemment, la préfecture d’Oujda Angad qui dispose du plus grand nombre d’institutions demeure la plus pourvue en personnel, avec 61,56% de l’ensemble.

Rapport du personnel spécialisé par bénéficiaire et personnes précairesselon les catégories précaires 120,00 102,79 93,83

100,00

75,67

80,00 60,00

45,18

Bénéf/Nbre person pop précaire/Nbre person

40,00

27,33

20,00

7,08 0,44

1,11

5,90

11,33 6,81

4,25

0,00 Enfants abandonnés

Femmes en situation difficile

Jeunes sans abri Malades et Enfants de mentaux sans rue abri

Personnes âgées sans ressources

Personnes handicapées

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Qualité de prise en charge des personnes en situation de précarité En examinant la répartition par profil, on dégage que les éducateurs spécialisés représentent 43,68% de l’effectif total, suivis par les formateurs avec 27,01%. Les autres profils ne dépassent pas au meilleur des cas une représentativité de 6,32%, avec une infériorité bien appuyée des psychologues, des écoutants et des médiateurs sociaux. Et là de grandes questions sont posées sur la nature des services rendus par les institutions, leur effectivité et leur impact, en absence de fonctionnalités aussi bien délicates que nécessaires, notamment l’appui psychologique et mental, la médiation sociale et la protection des droits (aucune institution n’a déclaré la présence d’un juriste ou d’un attaché responsable des affaires juridiques). A partir de là, on relève l’inadéquation entre types de prestations offertes et dimensions de précarité relevées. Généralement l’accompagnement social et l’écoute ne sont pas pratiqués malgré que par défaut ces catégories en ont toutes besoin. La réinsertion sociale, économique et familiale n’est pas totalement assurée.

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Qualité de prise en charge des personnes en situation de précarité L’analyse des capacités organisationnelles nous a permis d’évaluer les modes de gestion adoptés dans les volets suivants : 

L’organisation de l’institution ;

La gestion des ressources humaines ;

La gestion des opérations ;

Les systèmes d’information et de suivi-évaluation.

Il ressort que 77,14% des institutions ne disposent pas d’organigramme et 68,57% n’ont pas mis en place un statut de personnel. La quasi-totalité des institutions n’ont pas de référentiel de compétences, 88,57% n’ont pas de système d’évaluation du personnel, 77,14% ne pratiquent pas de la formation continue et 88,57% n’ont pas de politique de recrutement. Les résultats montrent également que 88,57% des institutions ne disposent pas d’un manuel de procédure et 74,29% n’ont pas de système de gestion financière et comptable. Sur la même tendance affichée, on observe que 74,29% des institutions ne disposent pas de système d’information, 82,86% n’ont pas de système de 10 suivi-évaluation et 71,43% ne possèdent pas de système d’archivage.


Ressources mobilisées pour la prise en charge sociale En moyenne, la dotation annuelle moyenne de fonctionnement ne dépasse pas 114.746,00 DH par institution, 555,94 DH par bénéficiaire et 206,19 DH par personne précaire. Ceci dénote de la faiblesse des dotations réservées et indique d’avance la qualité des prestations fournies. L’apport des institutions de l’Etat représente 40,57%. Il s’agit en l’occurrence de l’Entraide Nationale qui détient la grande part et du Ministère du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité. En second lieu, le mécénat avec 18,19%, Ensuite viennent les rentrées des baux et d’appui de certaines associations (association musulmane de bienfaisance) avec 16,18 et les cotisations des bénéficiaires à 12,16%. La contribution des collectivités locales ne dépasse pas 9,47% du montant global des dotations. Ce dernier chiffre reflète parfaitement que la protection sociale ne semble pas être une des priorités des collectivités. Pour toute la région, le montant correspondant versé par celles-ci est 380.500,00 DH. Répartition du budget de fonctionnement par bénéficiaire et précaire selon la catégorie 30 000,00

27 000,00

25 000,00 20 000,00 13 048,04

15 000,00

BF/bénéficiaire

10 800,00

BF/précaire

10 000,00 4 166,67 5 000,00 989,41

1 808,06 74,69

1 567,83

624,08

539,48

254,49

158,34

0,00 Enfants abandonnés

Femmes en Jeunes sans abri situati on di fficil e et Enfants de rue

Mal ades mentaux sans abri

Per sonnes âgées sans ressources

Per sonnes handicapées

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Ressources mobilisées pour la prise en charge sociale En introduisant la notion du personnel, et les effectifs rapportés aux différentes catégories, tous profils confondus, il est évident que les dotations de fonctionnement suffisent à peine pour certaines institutions pour payer des salaires convenablement (malades mentaux sans abri et personnes âgées sans ressources). Pour le reste des institutions, les dotations ne peuvent en aucun cas payer des salaires décents. Ceci traduit l’absence de professionnalisme, reflété, comme nous avons mis en exergue ci-haut, par la faiblesse organisationnelle et l’absence de mode de gestion des ressources humaines et de grilles de rémunération liées à un référentiel de compétences. Et ces manquements se traduisent à leur tour par l’absence de standardisation des opérations et la fragilité des systèmes de régulation et de gestion de l’information.

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Matrice problĂŠmatique

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Axe 1 : Faible couverture en prise en charge des personnes précaire Faible capacité d’accueil des institutions ; Répartition déséquilibrées des institutions ; Absence de structure de proximité et d’orientation. Axe 2 : Non adéquation des services rendus aux formes de précarité Faible taux d’encadrement particulièrement technique ; Faibles capacités de gestion organisationnelle ; Faibles capacités de gestion du métier. Axe 3 : Faibles ressources financière et fragilité des partenariats Faiblesse des partenariats ; Faible autonomie financière des institutions ; Fragilité du travail en convergence entre politiques sociales publiques. Axe 4 : Absence de plateforme de communication et de plaidoyer Faiblesse de la communication autour des problématiques et des efforts ; Absence de collectifs d'associations et institutions de protection sociale. Axe 5 : Faibles ciblage des catégories précaires par les politiques publiques dans les domaines suivants : Accès au logement ; Infrastructures et aménagement du milieu de vie ; Accès aux services sociaux: alphabétisation, éducation couverture sanitaire ; Emploi et activités économiques ; Accès aux systèmes d'assurance et de protection sociale ; La vie associative locale ; Accès aux activités culturelles, de loisirs et distraction. 14


Cette matrice stratégique repose sur trois principes d’action : Le palliatif qui s’intéresse à la correction des dysfonctionnements constatés ; Le préventif qui envisage des mesures complémentaires et articulées pour atténuer les effets des facteurs de précarisation et éviter dans la mesure du possible que d’autres personnes ne deviennent précaires ; Le stratégique concerne les dispositifs organisationnels et institutionnels à mettre en place pour gérer et articuler les interventions d’une part dans le cadre d’une bonne gouvernance territoriale d’une part, et capacité les acteurs, particulièrement de la société civile, à jouer un rôle d’avant-garde dans la mobilisation et le plaidoyer autour de la protection et la prise en charge des catégories précaires. L’ossature de la matrice stratégique se présente ainsi : Axe 1 : Renforcement de l'offre structurelle Axe 2 : Amélioration de la qualité de l'offre de prise en charge Axe 3 : Renforcement du partenariat et du financement Axe 4 : Mise en place une plateforme de communication et de plaidoyer Axe 5 : Mise en place un système de gouvernance et de pilotage du plan de lutte contre la précarité Axe 6 : Mesures d'accompagnement 15


Matrice stratÊgique d’intervention

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Axe 1Â Renforcement de l'offre structurelle

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   

Créer et renforcer les institutions spécialisées ; Créer des institutions spécifiques ; Créer des structures de proximité de sensibilisation et d'orientation ; Créer le Service Mobile d’Assistance Sociale.

La planification de cet axe est fondée sur le principe d’articulation territoriale et thématique qui ambitionne d’asseoir une complémentarité entre les différentes structures selon des niveaux d’hiérarchisation bien nuancées. Le but étant de rechercher l’optimisation des investissements d’une part, et la convergence avec les autres services de l’Etat et programmes sociaux en dynamisant certaines structures déjà mises en place et l’accès automatique à des services de droit. Forcément, les structures à créer ou à mettre à niveau devront jouer des fonctionnalités qui permettent d’atteindre une gestion optimale de l’offre en touchant un public très large qui est écarté actuellement de tout service social, mais sans alourdir les finances de l’Etat et des autres acteurs. La définition de standard selon une approche de qualité nécessitera donc une redéfinition de ces fonctionnalités et un appui technique et financier aux structures et institutions de prise en charge sociale. Cette redéfinition tient compte de la nature des formes de précarité à prendre en charge par catégorie et débouche sur une réadaptation des prestations à fournir. 18


Ainsi, le schéma établit a opté, selon la figure ci-dessous, à la hiérarchisation suivante : Des structures de proximité à la base, d’une couverture qui peut être intercommunale, communale ou par quartier, qui sont ouvertes à toutes les catégories. Elles doivent jouer principalement des fonctions d’identification de personne en nécessité de prise en charge et d’orientation vers les autres structures ou éventuellement les services sociaux largement connus ; Des structures spécifiques d’une couverture intercommunale ou provinciale qui seront dédiées aux personnes handicapées en grande difficulté d’insertion dans les systèmes éducatifs et de qualification professionnelle Des structures spécialisées d’une couverture interprovinciale ou provinciale qui recevront et hébergement, d’une manière pérenne ou provisoire, des catégories sujettes à des formes de précarité qui nécessitent obligatoirement une prise en charge soutenue et surveillée.

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Le raisonnement des structures spécialisées a été fait de manière à assurer le droit de prise en charge sociale avec une meilleure répartition qui concilie entre proximité et optimisation des investissements publics. De ce fait, on prévoit dans le schéma en même temps des extensions avec mise à niveau et des créations. Les structures spécialisées offrent obligatoirement la fonction d’hébergement permanent et provisoire. Elles sont consacrées à la prise en charge des catégories suivantes : Les femmes violentées et les mères célibataires, Les enfants abandonnés ; Les jeunes sans abri et enfants de rue ; Les personnes âgées sans ressources et sans domicile fixe ; Les malades mentaux; Les vagabonds mendiants. Dans le cadre de la normalisation de l’organisation des structures, nous proposons un corps administratif dont l’architecture est unique. Le dimensionnement du corps spécialisé sera fait sur la base des services à prester, mais selon des règles généralisées à toutes les structures. Cette normalisation nous permettra de quantifier les ressources humaines dont auront besoin les structures à créer et le complément à prévoir pour les anciennes institutions auxquelles on envisage des extensions et des mises à niveau. Pour chaque catégorie, nous donnerons un aperçu d’ordre général sur la configuration de l’institution modèle. Des précisions sont tout de même apportées quand il s’agit d’une seule institution prévue pour prendre en charge une quelconque catégorie. Ainsi, des fiches explicites seront annexées à ce plan et mettront en relief les éléments d’ordre fonctionnel, organisationnel et financiers nécessaires, selon qu’il s’agisse de création, de mise à niveau ou d’extension. 20


Structures spécialisées

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Enfants abandonnés Une caractéristique alors de tous les enfants abandonnés de la région, c’est qu’ils ne disposent de structure adaptée à leur précarité. Il existe même des enfants qui dépassent l’âge de 5 ans et qui sont toujours hébergés dans des structures sans pouvoir la quitter parce qu’ils sont privés de tout lien familial ou de possibilité d’adoption. Dans le cadre de la normalisation des structures à créer, nous proposons que les enfants abandonnés à prendre en charge ne doivent pas dépasser l’âge de 5 ans. Il peut y avoir possibilité de leur transfert sur les dars talib ou dars taliba, ou éventuellement les internats des établissements d’éducation. Type

Localisation

Capacité projetée

Création

Oujda

60

Services à dispenser En considérant les différentes formes de précarité dans lesquelles partissent cette catégorie, les services s’énumèrent ainsi : Assistance sociale ; Accompagnement psychologique ; Prise en charge médicale ; Hébergement provisoire.

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Jeunes sans abri et enfants de rue Prévoir l’extension de la capacité du centre social pour l’enfant à Oujda en la faisant passer de 40 à 60 places. Cette institution accueille actuellement 28 pensionnaires qui vont évoluer à 48. Toutefois, on propose de prévoir 12 places supplémentaires en cas de besoin. Cette structure abritera des jeunes sans abri et enfants de rue dont les tranches d’âge oscillent entre 5 et 30 ans. Type

Localisation

Capacité projetée

Extension

Oujda

60

Services à dispenser         

programme d'alphabétisation ; initiation & formation professionnelle ; Accompagnement psychologique ; Activités génératrices de revenu ; Réinsertion familiale ; Réinsertion scolaire ; Conseil /orientation juridique et sociale ; Prise en charge médicale ; Hébergement provisoire. 23


Femmes en situation de grande précarité Le nombre réel de femmes victimes de violences et aux mères célibataires qui ne sont prises en charge est de 117. En considérant ces deux phénomènes qui sont en montée continue, nous avons arrondi ce chiffre à 145. De ce fait la capacité totale projetée est de 332 places pour ces deux sous-catégories. Nous proposons l’extension du centre social pour la femme à Oujda en rajoutant 33 places et la création d’une nouvelle structure à Jerada pour une capacité de 55 places. Le centre de la femme en situation difficile à Berkane ne demandera qu’une mise à niveau d’ordres organisationnel et fonctionnel. On rappelle que les institutions sont réservées aux femmes dont l’âge ne dépasse pas les 60 ans. Type

  

Implantation des structures pour femmes en grande précarité

Localisation

Capacité actuelle

Capacité projetée

Extension

Oujda

40

80

Mise à niveau

Berkane

200

200

Création

Jerada

-

60

Le centre d’Oujda recevra les femmes provenant de la Préfecture d’Oujda Angad ; Le centre de Berkane recevra les femmes provenant des provinces de Berkane, Nador et Driouch ; Le centre de Jerada recevra les femmes provenant des provinces de Jerada, Figuig et Taourirt.

24


Les personnes âgées sans ressources En plus des structures disponibles qui offrent 190 places, et tenant compte des places vacantes actuellement, 430 places sont à créer pour prendre en charge totalement les personnes âgées sans ressources et sans domicile fixe. En rajoutant les vagabonds mendiants dont l’âge dépasse 60 ans, dont l’effectif est de 134 personnes, Ceci ramène la capacité totale à prévoir, avec arrondi, à 755 places. Structures d’hébergement des personnes âgées sans ressources

Type

Localisation

Capacité actuelle

Capacité projetée

Extension

Taourirt

64

250

Extension

Oujda

74

125

Extension

Berkane

52

80

Création

Nador

-

140

Création

Figuig

-

160

25


Femmes en situation de grande précarité

Services à dispenser

 Accueil, orientation et information ;  Conseil /orientation juridique et sociale ;  Assistance sociale ;  Animation sociale, sports et loisirs ;  Programmes socioéducatifs ;  Programme d'alphabétisation ;  Initiation & formation professionnelle ;  Activités génératrices de revenu ;  Ecoute ;  Accompagnement psychologique ;  Réinsertion familiale ;  Prise en charge médicale ;  Hébergement provisoire ;  Aide en nature ; 26


Les personnes âgées sans ressources Services à dispenser

 Accueil, orientation et information ;  Assistance sociale ;  Accompagnement psychologique ;  Animation sociale ;  Prise en charge médicale ;  Hébergement permanent.

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Malades mentaux sans abri La prise en charge de cette catégorie chevauche entre le social et le médical. Nous avons déjà évoqué le fait que beaucoup de définitions n’arrivent pas à nuancer entre le handicap et la maladie mentale. Et du coup, il parait clair que le mariage entre deux approches, l’une sociale et l’autre médicale, est inévitable. Toutefois, les pratiques montrent que pour cette catégorie l’approche médicale est nécessaire et peut même aider le malade à se remettre tant qu’il n’a pas encore frôlé les limites du non-retour. Autant dire que les responsabilités doivent être clarifiées entre l’intervention des structures de prise en charge et des formations sanitaires. Celles-ci semblent être les plus à même d’assurer ce rôle. Actuellement 102 malades mentaux sans abri sont hébergés dans la maison pour personnes âgées. Le traitement particulier à réserver à cette catégorie n’accepte de telles confusions. C’est pour cela que nous proposons le transfert de cette population vers une nouvelle structure à créer qui aura une capacité de 310 places. L’autre structure à créer sera située à Nador, comme le montre le tableau suivant. Implantation des structures pour malades mentaux sans abri Type Localisation Capacité Capacité actuelle projetée Création Oujda 110 310 Création

Nador

-

510

Le centre d’Oujda sera transféré vers un nouveau centre pour malades mentaux sans abri dédié uniquement à cette catégorie. Il recevra les malades mentaux provenant de la Préfecture d’Oujda Angad et des provinces de Figuig, Jerada et Taourirt ; Le centre de Nador recevra les malades mentaux sans abri provenant des provinces de Nador, Driouch et Berkane.

28


Vagabonds mendiants Deux structures seront créées pour une capacité totale de 290 places. Elles seront localisées à Oujda et Nador. Ces structures abriteront des vagabonds mendiants en âge d’activité. Implantation des structures pour vagabonds mendiants

Type

Localisation

Capacité projetée

Création

Oujda

160

Création

Nador

130

Les pensionnaires émaneront de : Oujda, Taourirt, Jerada et Figuig pour le centre d’Oujda ; et de Nador, Berkane et Driouch pour celui de Nador. Services à dispenser  initiation & formation professionnelle ;  Accompagnement psychologique ;  Activités génératrices de revenu ;  Prise en charge médicale ;  Hébergement provisoire. 29


Ressources financières pour structures spécialisées Valeur cible

Données Budgétisation Coût/Bén Catégorie Indicateur Activités prévues TOTAL Rubrique éficiaire s (DH) Capacité 60 Investissement 37 500,00 Enfants Construction et équipement de la Nombre Fonctionnement abandonnés structure 1 15 000,00 d'Institutions Annuel Capacité 156 Investissement 37 500,00 Jeunes sans abri Extension et équipement de la Nombre Fonctionnement et enfants de rue structure 2 19 000,00 d'Institutions Annuel Capacité 340 Extension et équipement à Oujda Investissement 37 500,00 Femmes violontées et - Construction et équipement à Nombre Fonctionnement mères Jerada 3 14 500,00 d'Institutions Annuel célibataires - Mise à niveau à Berkane Personnes âgées sans ressources et sans domicile fixe Capacité 755 Extension et équipement 3 structures à Oujda, Taourirt et Berkane - Création et équipement de 2 structures à Nador et Figuig Investissement 37 500,00 Nombre d'Institutions 5 Fonctionnement Annuel 15 000,00 Capacité 820 Investissement 37 500,00 Nombre d'Institutions 2 Fonctionnement Annuel 16 000,00 Capacité 290 Investissement 37 500,00 Nombre d'Institutions 2 Fonctionnement Annuel 15 000,00

Budget nécessaire (DH)

Besoin en Budget (DH)

2 250 000,00

2 250 000,00

900 000,00

900 000,00

750 000,00

750 000,00

1 140 000,00

1 023 800,00

3 750 000,00

3 750 000,00

4 930 000,00

4 761 800,00

21 187 500,00 21 187 500,00 11 325 000,00 8 719 100,00 30 750 000,00 30 750 000,00 13 120 000,00 13 120 000,00 10 875 000,00 10 875 000,00 4 350 000,00 4 350 000,00 69 562 500,00 69 562 500,00

35 765 000,00 32 874 700,00

30


Structures spĂŠcifiques

31


Les personnes en situation de handicap ne jouissent pas pleinement et au même pied d’égalité que les personnes normales. Il parait que la société n’arrive pas à se détacher des préjugés culturels qui taxent ces personnes de « vaut rien » et d’incapables. Le handicapé est davantage stigmatisé par la rareté des chances qui lui sont offertes pour pouvoir réellement se construire son autonomie. La majorité des associations qui s’occupent de la question du handicap ne disposent que de bureaux associatifs et ne font que tenir des registres des personnes handicapées pour les faire bénéficiaires d’éventuels aides en nature. Et même les rares associations qui gèrent des structures de prise en charge des personnes handicapées ne font de leurs centres que de grands rassemblements hétéroclites sans pour autant pouvoir offrir des services spécifiques et en mesure d’accompagner la personne handicapées dans son parcours d’autonomisation et de réintégration. Autant la volonté de prise en charge n’est pas remise en doute, autant une réelle qualification de ces acteurs s’impose désormais pour qu’ils puissent réaliser convenablement leur mission.

La proposition des structures spécifiques pourra à la fois apporter une solution aux acteurs pour se spécialiser dans le traitement de la question du handicap d’une part, et d’autre part à ouvrir les possibilités d’épanouissement et de reconsidération de soi pour les personnes en situation de handicap sensoriel, visuel et mental, étant les sous-catégories les plus privées du droit d’éducation et de qualification. Ceci ne doit pas cacher autre évidence, qui est la privation même des handicapés physiques de leurs droits fondamentaux. Des fois, ils sont plus pénalisés que les autres formes de handicap.

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Les personnes en situation de handicap ne jouissent pas pleinement et au même pied d’égalité que les personnes normales. Il parait que la société n’arrive pas à se détacher des préjugés culturels qui taxent ces personnes de « vaut rien » et d’incapables. Le handicapé est davantage stigmatisé par la rareté des chances qui lui sont offertes pour pouvoir réellement se construire son autonomie. La majorité des associations qui s’occupent de la question du handicap ne disposent que de bureaux associatifs et ne font que tenir des registres des personnes handicapées pour les faire bénéficiaires d’éventuels aides en nature. Et même les rares associations qui gèrent des structures de prise en charge des personnes handicapées ne font de leurs centres que de grands rassemblements hétéroclites sans pour autant pouvoir offrir des services spécifiques et en mesure d’accompagner la personne handicapées dans son parcours d’autonomisation et de réintégration. Autant la volonté de prise en charge n’est pas remise en doute, autant une réelle qualification de ces acteurs s’impose désormais pour qu’ils puissent réaliser convenablement leur mission.

La proposition des structures spécifiques pourra à la fois apporter une solution aux acteurs pour se spécialiser dans le traitement de la question du handicap d’une part, et d’autre part à ouvrir les possibilités d’épanouissement et de reconsidération de soi pour les personnes en situation de handicap sensoriel, visuel et mental, étant les sous-catégories les plus privées du droit d’éducation et de qualification. Ceci ne doit pas cacher autre évidence, qui est la privation même des handicapés physiques de leurs droits fondamentaux. Des fois, ils sont plus pénalisés que les autres formes de handicap.

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L’observation rapide de l’effectif des personnes handicapées déclarées non bénéficiaires des services de prise en charge ne renseigne pas exactement sur la qualité de la prise en charge et risque de nous induire en erreur en acceptant que le reste soit pris en charge convenablement. Or la réalité est autre si on remarque que les associations qui ne sont pas labellisées « EPS » ne font pratiquement que l’orientation et la distribution des cartes d’handicapés. Une réelle prise en charge implique la prise en compte également de cet effectif non apparent. De ce fait le tableau donne exactement les personnes handicapées qui méritent une prise en charge selon les standards reconnus. Province

Handicapés physiques

Malvoyants

Sourds Muets

Handicapés mentaux

Berkane

667

185

30

105

Taourirt

903

70

181

46

Figuig

554

242

178

204

Oujda

1056

158

132

577

Jerada

1038

99

126

591

Nador

807

122

119

242

Driouch

1037

217

182

643

Total Région

6062

1093

948

2408

34


En vue d’optimiser les investissements et éviter la création de nouvelles structures, on parlera de places à créer avec l’hypothèse que celles-ci soient intériorisées par les établissements de d’éducation et d’enseignement, de qualification professionnelle et de formation par apprentissage. Le concept de classes intégrées et structures spécialisées intégrées au sein de l’établissement d’éducation ou de qualification pourrait être adopté pour faciliter même l’intégration des handicapés dans leur environnement social et professionnel. Les accessibilités de toute nature doivent être facilitées aux personnes handicapées. Quant à l’hébergement, pour éviter la création de structures appropriées, on peut s’appuyer sur la présence des maisons d’étudiants (Dar Talib et Dar Taliba). L’hébergement bénéficiera aux handicapés mentaux éloignés, d’autant plus qu’ils ont besoin d’une prise en charge particulière et de milieu de rencontre, d’échange et d’intégration dans la communauté. Les structures spécifiques que nous proposons ici intégreront les personnes handicapées dont l’âge est inférieur à 60 ans. Les personnes âgées handicapées doivent être intégrées dans les actions sociales et humanitaires réalisées par les associations et les services de l’Etat, et également les structures de proximité que nous allons aborder (distribution de médicaments et soins médicaux, campagnes médicales, denrées alimentaires, friperie…). 35


Structures spécifiques pour handicapés mentaux Education : classes intégrées ou classes spécialisées intégrées dans l’établissement d’éducation. places d’éducation pour les handicapés mentaux

Commune Oujda

Places Préscolaire 60

Places Primaire 100

Jerada

300

25

Nador

0

25

Total

360

150

Qualification professionnelle : classes intégrées ou classes spécialisées intégrées dans l’établissement de qualification professionnelle ou de formation par apprentissage. Places de qualification professionnelle pour les handicapés mentaux

Commune Berkane Taourirt Bouarfa Figuig Oujda Jerada Nador Driouch Bentaieb Total

Places QP 90 40 140 40 420 250 210 190 280 1660

Places Hébergement 60 15 120 0 20 120 60 160 240 795

36


Structures spécifiques pour sourds muets Places d’éducation pour les sourds muets Places Préscolaire

Places Primaire

Taourirt

20

15

Oujda

10

20

Nador

0

20

Figuig

0

20

Total

30

75

Commune

Places de qualification professionnelle pour les sourds muets

Places QP

Places Hébergement

Berkane Taourirt El Aioun Sidi Mellouk Bouarfa Figuig Oujda Jerada Nador Driouch

25 110 30 110 20 110 110 90 150

0 70 0 80 0 10 40 45 120

Total

755

365

Commune

37


Structures spécifiques pour malvoyants Places d’éducation pour les malvoyants Places Préscolaire

Places Primaire

Berkane

30

50

Oujda

10

10

Nador

0

20

Figuig

0

16

Total

40

96

Commune

Places de qualification professionnelle pour les malvoyants

Commune

Places QP

Places Hébergement

Berkane

100

20

Taourirt

45

15

Bouarfa

75

70

Figuig

10

0

Oujda

140

20

Jerada

65

20

Nador

90

45

Driouch

130

120

Total

655

310

38


Structures spécifiques pour handicapés physiques Ces personnes rencontrent souvent des problèmes de mobilité. Pour cela il faudra prévoir dans la mesure du possible des moyens de transport en commun. Cette catégorie exige encore la généralisation des accessibilités de toute nature pour lui faciliter le déplacement dans l’espace. Quelques cas éparpillés dans entre commune qu’il faudra intégrer dans les classes normales de préscolaire et de primaire. Places d’éducation pour les handicapés physiques

Commun e Berkane Taourirt Figuig Oujda Jerada Nador Driouch Total

Places Préscol aire 250 30 20 45 10 20 20 395

Places de qualification professionnelle pour les handicapés physiques

Place s Primai re 110 20 40 45 30 70 40 355

Commune Berkane Ahfir Taourirt Bouarfa Figuig Bouanane Bni Tadjit Talsint Oujda Jerada Ain Bni Mathar Touissit Nador Driouch Bentaieb Total

Places QP

Places Hébergement

250 30 800 60 45 65 50 105 950 780 50 65 670 370 370

70 0 25 0 0 0 0 0 30 50 30 40 150 310 330

4660

1035

39


Ressources financières pour structures spécifiques Valeur cible (capacité création) Catégorie

Handicapés mentaux

Sourds muets Malvoyants

Handicapés physiques

Indicateurs

TOTAL

Places préscolaire Places primaire Places QP Héberg QP

360 150 1660 795

Places préscolaire

30

Places primaire Places QP

75 755

Héberg QP

365

Places préscolaire Places primaire

40 96

Places QP

655

Héberg QP

310

Activités prévues

Données Budgétisation Rubrique

Normes

Besoin en Budget (DH)

Mise en place Fonctionnement Coût/Béneficiaire: de classes 7 950 000,00 Annuel 10.000,00 DH intégrées Coût/Béneficiaire: 10.000,00 DH

Coût/Béneficiaire: 10.000,00 DH Mise en place Salaire de Fonctionnement Salaire du de classes 6 170 000,00 l'instructeur Annuel spécialiste en intégrées Mise en place locomotion: LPC: 120.000,00 de classes 48.000,00 DH DH intégrées et Investissement 700 000,00 Fonctionnement leur 6 844 000,00 Annuel équipement

Places préscolaire 395 Places primaire 355 Places QP 4660 Mise en place Héberg QP 1035 Fonctionnement Coût/Béneficiaire: 10 350 de classes Total Investissement (DH) 700 000,00 Annuel 10.000,00 DH 000,00 intégrées 25 144 000,00 Total Fonctionnement Annuel (DH)

40


Ressources financières pour structures spécifiques Valeur cible (capacité création) Catégorie

Handicapés mentaux

Sourds muets Malvoyants

Handicapés physiques

Indicateurs

TOTAL

Places préscolaire Places primaire Places QP Héberg QP

360 150 1660 795

Places préscolaire

30

Places primaire Places QP

75 755

Héberg QP

365

Places préscolaire Places primaire

40 96

Places QP

655

Héberg QP

310

Places préscolaire Places primaire Places QP Héberg QP

Activités prévues

Données Budgétisation Rubrique

Mise en place Fonctionnement de classes Annuel intégrées

Normes

Besoin en Budget (DH)

Coût/Béneficiaire: 7 950 000,00 10.000,00 DH Coût/Béneficiaire: 10.000,00 DH

Mise en place Fonctionnement de classes Annuel intégrées Mise en place de classes intégrées et Investissement Fonctionnement leur Annuel équipement

395 355 4660 1035 Mise en place Fonctionnement Total Investissement (DH) de classes Annuel intégrées(DH) Total Fonctionnement Annuel

Coût/Béneficiaire: 10.000,00 DH Salaire de l'instructeur Salaire du 6 170 000,00 locomotion: spécialiste en 48.000,00 DH LPC: 120.000,00 DH 700 000,00 6 844 000,00 Coût/Béneficiaire: 700 000,00 10 350 000,00 10.000,00 DH 25 144 000,00

41


Structures de proximitĂŠ

42


Les structures de proximité Il s’agit de structures polyvalentes qui peuvent constituer des milieux de socialisation. Les centres polyvalents réalisés par l’INDH, la Fondation Mohamed V et le concept de Dar Al Mouwatine introduit par l’Entraide Nationale peuvent être utiles dans l’animation socio-culturelle des territoires qui souffrent le plus de l’exclusion de la précarité dans toutes ses dimensions. Ces structures seront ouvertes à un public très large, de tout sexe et de toute catégorie d’âge, particulièrement les populations qui vivent dans l’exclusion et la précarité. Nombre de structures de proximité

Province

MU

CR

Nador

9

19

Driouch

3

23

Figuig

2

11

Oujda Angad

15

8

Berkane

8

10

Taourirt

7

11

Jerada

7

11

Ce tableau présente théoriquement le nombre de centres à mettre en place dans toutes les provinces. Il faudra en soustraire ceux déjà réalisés dans le cadre de l’INDH, comme à titre d’exemple les plateformes érigées à la ville d’Oujda et qui peuvent jouer un grand rôle de proximité avec une mise à niveau organisationnelle.

43


Les structures de proximité Services à dispenser Ces structures doivent jouer un rôle primordial et de proximité en orientant les personnes en situation de précarité vers les structures spécialisées, les structures spécifiques et les autres dispositifs étatiques de droit commun. Comme elle peuvent coordonner avec le Service Mobile d’Assistance Sociale (SMAS) à la prise en charge de certains cas et leur orientation. Les services prestés se déclinent comme suit : des services d'orientation et de sensibilisation ; Animation sociale ; Soutien scolaire et alphabétisation ; Assistance économique ; Animation culturelle et sportive ; Animation associative et formation ; Distribution d'équipements et kits nécessaires pour les handicapés physiques et malvoyants.

44


Ressources financières pour structures de proximité Autres catégories non couvertes par les autres structures Catégorie

Femmes en situation de précarité

TOTAL

Indicateur s

Total

2454 Centres ruraux

Personnes âgées sans ressources

2237

Handicapés âgés

1451

Ex détenus sans ressources

Valeur cible

Centres urbains 215

93

51

Activités prévues

Budget nécessaire Coût/centr (DH) e (DH)

Données Budgétisation Rubrique

Création et Investissement équipement de structures de proximité dans 93 communes Fonctionnement rurales Annuel

50 000,00

4 650 000,00

70 000,00

6 510 000,00

Création et Investissement équipement de structures de proximité dans 27 Fonctionnement municipalités Annuel

100 000,00 5 100 000,00

150 000,00 7 650 000,00

Total Investissement (DH)

9 750 000,00

Total Fonctionnement Annuel (DH)

14 160 000,00

45


Service Mobile d’Assistance Sociale (SMAS)

46


Le SMAS Le SMAS est une unité mobile qui dépendra directement de la collectivité locale (préfecture/province) et travaillera en étroite collaboration avec les autres services concernés. L’objectif derrière l’introduction du SMAS est d’améliorer les conditions de vie des personnes en situation de précarité aigue dans leur espace de vie et leur apporter soutien et orientation à ces personnes en ambulatoire. Le SMAS sera généralisé à toutes les provinces de la région, selon des proportions qui tiennent en compte le nombre d’habitants. Les unités seront mises en place selon les données du tableau suivant. Province

Berkane

Taourirt

Figuig

Oujda Angad

Jerada

Nador

Driouch

Total

Urbain

1

1

1

1

1

1

1

7

Rural

1

0

0

1

0

1

0

3

Total

2

1

1

2

1

2

1

10

47


Ressources financières pour SMAS

Valeur cible Catégorie Indicateurs

Les personnes en situation Nombre précarité aigue et en besoin d'unités SMAS d'intervention d'urgence

Total

10

Activités prévues

Achat de 7 véhicules utilitaires équipés en matériel d'intervention Achat de 3 véhicules tout terrain équipés en matériel d'intervention

Budget nécessair Coût/unit e (DH) é (DH)

Données Budgétisation Rubrique

VTT: 500.000,00 3 950 000,00 Investissement V.Utilitaire: 350.000,00

Fonctionnement 350 000,00 3 500 000,00 Annuel

48


Le SMAS Activités du SMAS  Venir en aide des personnes en situation de précarité aigue ayant manifesté une intervention urgente par le biais des centres de proximité ou d’autres interlocuteurs ;  Apporter un soutien moral, logistique et orienter les personnes dans leur lieu de vie pour favoriser leur réinsertion ;  Contribuer aux actions de sensibilisation et d’information des publics vivant dans des milieux frappés par des conditions de grande précarité ; Mettre en place des unités mobiles d’assistance à domicile pour les personnes précaires, particulièrement celles vivant sans appui.

49


Axe 2 Amélioration de la qualité de l'offre de prise en charge

50


Renforcement des structures en personnel qualifiĂŠ

51


Dans cet axe, nous n’avons abordé que le besoin en personnel pour les structures spécialisées et les structures spécifiques. Pour les structures de proximité nous avons présenté l’architecture administrative et technique. C’est en fonction des structures à créer qu’on pourra arrêter le nombre de personnel dont on aura besoin. Pour les structures déjà existantes, en l’occurrence celles réalisées par l’INDH, on pourra se référer à la fiche technique correspondante pour redimensionner les services et le personnel nécessaires. Mais à priori, on va se baser comme hypothèse sur la règle d’un centre de proximité par commune pour établir une proposition. Le rôle de l’Université dans la production des profils recherchés est primordial. Il va falloir adapter l’offre formative des travailleurs sociaux selon les besoins techniques et organisationnels de l’offre de prise en charge des personnes précaires.

52


Structures spécialisées Entité Direction de l’établissement Service Administratif Service Financier Service technique

Effectif total du personnel administratif Profil Métier Effectif projeté Effectif à recruter Directeur 14 8 Administratif et gestion des moyens et GRH Responsable Commandes, comptabilité et Budget Responsable Archivage et Système d’information et communication Responsable Opérations

14

11

14

8

14

11

14

11

Récapitulatif du besoin en personnel spécialisé pour les structures spécialisées Catégorie Enfants abandonnés Jeunes sans abri et enfants de rue Femmes en situation de grande précarité et sans ressources Personnes âgées sans ressources Malades mentaux sans abri Vagabonds mendiants Total

Educateurs

Formateur

Médecin

infirmiers

Psychologue

Assistant social

Animateur social

Agent de Développement

0

0

1

3

1

3

0

0

0

0

1

3

2

2

1

1

3

2

3

15

9

7

4

8

0

0

8

37

20

19

9

0

0

0

11

42

21

42

0

0

0

4

4

16

8

0

8

4

3

6

28

116

61

73

22

13

53


Structures spécifiques

Le besoin total en personnel spécialisé pour les structures spécifiques Catégorie

Handicapés mentaux

Sourds Muets Malvoyants Handicapés physiques

Total

Educateur spécialisé

Formateur

Psychologue

Spécialiste en LPC

Ophtalmologiste

Instructeur de locomotion

Audioprothésiste

Orthophoniste

Rééducateur physique

51

166

60

0

0

0

0

0

0

9

76

0

21

0

0

21

21

0

12

66

20

0

20

78

0

0

0

0

466

0

0

0

0

0

0

135

72

774

80

21

20

78

21

21

135

54


Structure de proximité Personnel administratif

Entité

Profil Métier

Direction de l’établissement Service Administratif et Financier

Effectif

Directeur

144

Administratif et Responsable Commandes, comptabilité et Budget

144

Le besoin total en personnel spécialisé pour les structures de proximité

Centres de proximité

Assistant social

Animateur social

Educateur spécialisé

Animateur culturel et sportif

Agent de Développement

Centres urbains

51

51

51

51

51

Communes rurales

93

0

93

0

93

144

51

144

51

144

Total structures de proximité

55


SMAS

Besoin global des deux SMAS en personnel spécialisé Assistant social

Infirmier

Conducteur

10

10

10

56


Renfoncement des capacités de gestion organisationnelle Dans le cadre de la mise à niveau organisationnelle, nous allons cibler par un programme de renforcement des capacités 15 institutions dont 12 EPS existants et 3 associations qui nécessitent une mise à niveau pour les aider à évoluer vers un EPS, et le personnel administratifs et techniques des structures spécifique, de proximité et des SMAS.

57


Introduire des outils de gestion organisationnelle Cette action sera réalisée dans le cadre d’une expertise qui va définir les outils de gestion organisationnelle, notamment : L’organigramme structurel et fonctionnel de chaque institution ; Le statut du personnel ; Le système d’évaluation du personnel ; La politique de recrutement ; Le programme de formation continue ; Les manuels de procédures ; Le système de gestion financière et comptable ; Le système d’information ; Le système de Suivi-Evaluation, système d’archivage. Cette action peut être pilotée par l’Entraide Nationale et la Coordination Régionale de l’Action Sociale à la Wilaya de la Région. Le coût de cette opération est évalué à 2.000.000 DH. 58


Renforcer les capacités managériales et du personnel des institutions

Une formation sur l’utilisation des outils de gestion sera dispensée aux corps administratif des institutions citées. Le tableau suivant illustre l’effectif du personnel à former. Personnel administratif à former

Directeur

Administratif et gestion des moyens et GRH

Administratif et Responsable Commandes, comptabilité et Budget

Responsable Archivage et Système d’information et communication

Responsable Opérations

167

23

167

23

23

59


Renforcer les capacités managériales et du personnel des institutions Profil

Directeur

Thèmes de formation

      

Administratif Responsable Commandes, comptabilité Budget

et    et  

Administratif et gestion des moyens et GRH

 

Responsable Archivage et Système d’information et communication

 

Responsable Opérations

   

 

Durée totale (J) 98 (14 jours par groupe et 7 groupes)

Coût prévisionnel (DH) 588.000,00

15

90.000,00

63 (9 jours par groupe et 7 groupes)

378.000,00

Gestion de l’archivage Elaboration de la stratégie de communication et sa gestion Gestion de la communication interne Gestion du système d’information

10

60.000,00

Gestion des services techniques Suivi des activités et des services Evaluation de la stratégie de l’établissement Elaboration du plan de formation continue du personnel spécialisé

10

60.000,00

196

1.176.000,00

Elaboration et conduite stratégique d’un projet d’établissement ou de service Management et gestion des ressources humaines Développement et animation de partenariats Gestion de l'équipement Communication et promotion de l'équipement Evaluation du projet global de l'équipement Management/encadrement de la direction, du service ou de l'équipe Analyse du budget et sa gestion Gestion des achats Gestion du budget et de la régie Gestion du patrimoine Gestion des stocks Gestion administrative des RH Gérer la carrière du personnel et de la formation continue Mise en œuvre de la politique de recrutement

Total

60


Accompagner les institutions dans la mise en œuvre des outils de gestion organisationnelle

Pour permettre aux personnes formées de mettre en œuvre les acquis de la formation et l’évaluation de ses objectifs, avec le redressement nécessaire, cette action sera réalisée par le coaching de ces personnes dans le milieu de travail à raison d’un petit groupe de 8 personnes et de 2 jours par groupe. Et du coup, nous aurons 51 groupes et 102 jours de coaching. Le coût de cette action s’élève à 612.000,00 DH. Le coaching s’assurera en fin de mission que chaque participant maîtrise les différents outils et démarches nécessaires à l’accomplissement de sa mission dans sa structure.

61


Renforcer les capacités de gestion du métier Pour permettre aux même institutions de rendre des prestations en mesure de répondre aux différents besoins des personnes prises en charge et aux standards de qualité, leur personnel sera renforcé par la formation et le coaching et par la production d’outils de gestion technique qui seront mis à sa disposition.

62


Introduire des outils de gestion du métier Une expertise sera missionnée pour produire les différents outils de gestion technique des activités, selon la spécificité de chaque institution de protection et de prise en charge sociale. Il s’agit notamment des éléments suivants : Référentiel Métiers-Compétences ; Guide technique des opérations ; Guides pratiques de prise en charge des catégories des catégories précaires ; Guide de sensibilisation… L’introduction de ces outils accompagnera la formation du personnel technique des institutions. Le coût de cette opération est évalué 1.000.000 DH.

63


Renforcer les capacités techniques du personnel des institutions La formation proposée ne prendra pas en compte autres profils que ceux mentionnés dans le tableau, tels les médecins ou les psychologues. Elle concernera directement les éducateurs et travailleurs sociaux. Le tableau suivant précise le nombre de profils bénéficiaires. Personnel spécialisé à former Profil

Educateur spécialisé

Formateur s

Assistant social

Animateur social

Agent de Développement

Effectif

274

822

18

82

157

Les thématiques de formation sont présentées dans le tableau suivant par profil. Les participants seront constitués en groupes de 24 personnes.

64


Renforcer les capacités techniques du personnel des institutions Profil Tous les profils

Thèmes de formation    

Educateur spécialisé 

La précarité : concept et définition Problématiques sociales et précarité Caractéristiques et besoins des catégories précaires Politiques publiques de lutte contre la précarité

Durée totale (J)

Coût prévisionnel

195 (5 jours par groupe pour 39 groupes)

1.170.000,00

Conception et conduite d’une action socio-éducative 100 (10 jours par au sein d’une équipe groupe pour 10 Animation d’un cycle d’activités socio-éducatives groupes) Accompagnement social et éducatif spécialisé de la personne ou du groupe Evaluation des activités socio-éducatives

600.000,00

Animateur socio-  culturel et sportif   

Planification et organisation de projets d'activités socio-culturelles et sportives Gestion des activités socio-culturelles et sportives Organisation d'activités multimédias Evaluation des activités socio-culturelles et sportives

80 (10 jours par groupe pour 8 groupes)

480.000,00

Agent développement

de 

Montage des projets économiques communautaires Gestion administrative et financière des projets Suivi et évaluation des projets Développement et animation des partenariats Animation de la relation à la population

e t 80 (10 jours par groupe pour 8 groupes)

480.000,00

Assistant social

 

Elaboration d'un diagnostic psychosocial 140 (10 jours par Accompagnement social et/ou éducatif de personne groupe pour 14 dans le cadre de l'aide à la personne groupes) Coaching familial La médiation Pilotage et animation de projets et actions de prévention

840.000,00

  

   

  

Total

595

3.570.000,00 65


Accompagner les institutions dans la mise en œuvre des outils de gestion du métier

Pour permettre à tous les spécialistes formés de mettre en œuvre les acquis de la formation technique, leur coaching en milieu de travail est nécessaire. Il sera réalisé par à raison d’un petit groupe de 8 personnes et de 2 jours par groupe. Et du coup, nous aurons 120 groupes et 240 jours de coaching. Le coût de cette action s’élève à 1.440.000,00 DH. Le coaching s’assurera en fin de mission que chaque participant maîtrise les différents outils et démarches nécessaires à l’accomplissement de sa mission dans sa structure.

66


Axe 3 Renforcement du partenariat et du financement

67


Autonomiser les institutions par des rentrées stables Comme nous l’avons vu, la pérennisation des effets des investissements à réaliser nécessitera d’énormes ressources financières. La région et les acteurs, dans le cadre d’un développement territorial global affichent d’autres priorités en mesure de rendre la région un pôle de compétitivité économique et d’attraction des investissements. L’autonomisation des institutions est alors un enjeu pour les décideurs responsable des politiques sociales et pour les gestionnaires. Et cette autonomisation ne peut être tangible que si on met à la disposition des institutions des patrimoines ou des dispositifs générateurs de ressources, dont à titre d’exemple : Les baux ; Les activités économiques ; Les remboursements d’une part des frais de prise en charge par des dispositifs de sécurité sociale ; Des appels à la générosité par le mécénat ou le conseil des oulémas par exemple.

68


Développer les partenariats Dans une visée d’optimisation des ressources, les politiques et programmes de droit commun, particulièrement les services qui gèrent les secteurs sociaux doivent contribuer fortement en dans l’intégration des personnes précaires. Les institutions de prise en charge et de protection sociale ne doivent pas être un doublon de ces dispositifs, ni devenir un asile permanent pour les pensionnaires. La réintégration exige un travail de collaboration et de partenariat entre les institutions, les services de l’Etat et la société civile pour définir des pistes qui favorisent l’intégration des personnes précaires, aller même à mettre en place des mécanismes de discrimination positive au bénéfice de ces personne longtemps laissées pour compte. Cette convergence, au contenu de ce plan, doit être concrétisée par rapports contractuels qui engagent les partenaires sur la base de résultats clairs et évaluables. Le secteur privé et le mécénat doivent jouer un rôle d’avant-garde dans la conscientisation de la vie sociale en donnant la leçon et mobilisant les personnes de bonne volonté à adhérer à une cause humanitaire.

69


Développer les partenariats Dans une visée d’optimisation des ressources, les politiques et programmes de droit commun, particulièrement les services qui gèrent les secteurs sociaux doivent contribuer fortement en dans l’intégration des personnes précaires. Les institutions de prise en charge et de protection sociale ne doivent pas être un doublon de ces dispositifs, ni devenir un asile permanent pour les pensionnaires. La réintégration exige un travail de collaboration et de partenariat entre les institutions, les services de l’Etat et la société civile pour définir des pistes qui favorisent l’intégration des personnes précaires, aller même à mettre en place des mécanismes de discrimination positive au bénéfice de ces personne longtemps laissées pour compte. Cette convergence, au contenu de ce plan, doit être concrétisée par rapports contractuels qui engagent les partenaires sur la base de résultats clairs et évaluables. Le secteur privé et le mécénat doivent jouer un rôle d’avant-garde dans la conscientisation de la vie sociale en donnant la leçon et mobilisant les personnes de bonne volonté à adhérer à une cause humanitaire.

70


Mobiliser les fonds d'aide et les subventions Les programmes d’aide internationale sont à convoiter pour renforcer davantage les ressources et les moyens des institutions. Les acteurs politiques doivent exploiter les accords de partenariat qu’ont beaucoup de collectivités de la région avec des homologues étrangères. Les associations locales, en recentrant leurs priorités sur les problématiques sociales réelles et face auxquelles l’Etat n’a pas une grande de manœuvre, sont appelées à mobiliser des projets et des fonds dans le cadre de la coopération et des dispositifs de financement qui leur sont ouvertes. En tant qu’activités, les acteurs locaux peuvent aller démarcher des bailleurs de fonds à l’échelle nationale et internationale à travers des missions de mobilisation. Ils peuvent également organiser des visites d’accueil à l’honneur de grands organismes donateurs ou diplomatiques. Le coût estimatif est de ces activités est de 1.000.000 DH sur cinq ans.

71


Axe 4 Mettre en place une plateforme de communication et de plaidoyer

72


Mettre en œuvre une stratégie de communication Les acteurs de la région seront assistés dans la définition et la mise en place d’une stratégie de communication. L’objectif étant de : Sensibiliser sur les facteurs de précarisation dans toutes ses dimensions ; Eduquer le citoyen normal à bien communiquer avec la personne précaire et lui apporter aide et soutien psychologique et matériel ; Informer le public sur l’action associative et sociale dans le domaine ; Mobiliser des partenariats potentiels sur des projets des institutions ; Offrir une image d’une société où les valeurs de cohésion sociale et de la solidarité sont un fondement d’une réelle citoyenneté responsable. L’élaboration d’une stratégie de communication peut porter, entre autre, sur la production des outils et supports suivants : Des guides et dépliants sur les institutions de protection sociale et leurs activités ; Un bulletin semestriel de l’action sociale en faveur des démunis et précaires ; Des émissions dans les radios de la région (Oujda, CAP Radio) ; Des publications dans les médias et sites web locaux ; Des documentaires filmés. On estime un coût de 200.000 DH par an pour la mise en œuvre de la stratégie de communication. 73


Instaurer un collectif d'associations et institutions de protection sociale Ce plan devra constituer une plateforme de mise en synergie des efforts et moyens des représentations locales de la société civile. La cristallisation d’un collectif associatif qui s’occupe de la prise en charge des personnes précaires devra renforcer le poids et le rôle des associations dans la démocratie participative locale, en devenant une grande force de proposition, de négociation et d’influence sur les politiques publiques. De l’autre côté, les acteurs institutionnels et politique seront appelés à travailler et collaborer avec ce collectif dans la définition des stratégies d’intervention selon les réalités locales, leur cogestion dans un cadre contractualisé et déterminé dans le temps et leur évaluation participative. La mise en place de collectif devra se faire à travers : Un choix des associations ciblé par thématique d’intervention ; La constitution du collectif avec des pôles thématiques et provinciaux ; L’organisation de rencontres de mise en commun sur les problématiques et les stratégies d’intervention ; La définition des programmes d’action et leur contractualisation. La mise en place du collectif nécessitera un budget de 100.000 DH pour les déplacements et la tenue des réunions et rencontres par la suite avec les acteurs institutionnels et politiques. 74


Organiser des manifestations et rencontres de réflexion et débat Toujours pour assurer une meilleure communication, l’organisation des manifestations et rencontres de réflexion et débat aura comme objectifs de : Sensibiliser le public et les acteurs sur les problématiques sociales et leur traitement ; Mener des débats scientifiques sur les concepts, les dispositifs de le mettre en œuvre et leur évaluation en pratiques ; Fertiliser les savoir-faire et les expériences des acteurs dans le cadre de la capitalisation Récompenser les bonnes initiatives et encourager la contribution de tous. Il peut s’agir de : rencontres institutionnelles rencontres de débat national rencontres scientifiques à l’Université activités culturelles avec comme objet la solidarité avec les précaires Ces rencontres peuvent réunir les politiques, les institutionnels, les scientifiques, le secteur privé, la société civile et les citoyens du quartier. On propose de faire chaque année deux rencontres d’envergure par an. Le budget requis est de 2.000.000 DH.

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Mener des actions de plaidoyer et de protection des droits des personnes précaires

En relation avec la stratégie de communication et mise en place du collectif, un programme de plaidoyer pourra être mis en place à travers une instance régionale de qui coordonne avec le bureau régional du conseil national des droits de l’homme et le Ministère de la justice. Des démarches de plaidoyer peuvent être menées auprès du gouvernement et du parlement pour inscrire des propositions qui émane de l’instance régionale et la concrétiser par des lois. Le coût estimatif est de 500.000 DH. Il servira à financer les rencontres et les déplacements.

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Réaliser un programme de formation sur le plaidoyer et la mobilisation des partenariats

Pour mettre en capacité les acteurs locaux à concevoir une stratégie de plaidoyer et la mettre en œuvre, un programme de formation sera dispensé à 20 personnes par provinces. Ce programme portera sur deux modules : Les techniques de plaidoyer ; Les techniques de mobilisation des partenariats et des acteurs Le coût de réalisation de cette formation est de 252.000 DH.

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Instaurer un comité de pilotage et de suivi de la mise en œuvre du plan Pour la mise en œuvre et le suivi de ce plan, il faudra instituer un comité de pilotage qui regroupe l’autorité locale, les services sociaux de l’Etat, les conseils d’administration ou bureaux exécutifs des institutions de protection sociale. Ce comité aura pour mission de : Suivre l’état des réalisations des plans au niveau technique et financier ; Evaluer la mise en œuvre du plan et proposer redressements si besoin est ;

des

Faire de l’arbitrage sur des questions conflictuelles ; Prendre les dispositions nécessaires pour atteindre les objectifs du plan et mettre en œuvre les activités qui en découlent. 78


Axe 5 Mettre en place un système de gouvernance et de pilotage du plan de lutte contre la prÊcaritÊ

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Instaurer des unités d'opérationnalisation du plan

territoriales

La réalisation du plan nécessitera une définition d’un cadrage technique et organisationnel à travers des unités qui seront responsabilisées à l’échelle des provinces. Ces unités devront dans le cadre de leur mission Gérer les aspects liés à la réalisation des actions prévues ; Entreprendre les démarches nécessaires à la mobilisation des moyens ; Mobiliser les acteurs locaux et la population ; Assurer la communication et l’information institutionnelle ; Faire le reporting des avancements sur le terrain au comité de pilotage. Chaque unité sera composée de : Un coordonnateur provincial ; Un architecte ; Un responsable des achats ; Un responsable administratif ; Un responsable de communication ; Une équipe de 3 travailleurs sociaux. A l’échelle de la région, les coûts afférents à la mise en place de ces structures et leur fonctionnement sont respectivement de 2.800.000 DH et 7.000.000 DH sur cinq ans. 80


Instaurer des unités d'opérationnalisation du plan

territoriales

La réalisation du plan nécessitera une définition d’un cadrage technique et organisationnel à travers des unités qui seront responsabilisées à l’échelle des provinces. Ces unités devront dans le cadre de leur mission Gérer les aspects liés à la réalisation des actions prévues ; Entreprendre les démarches nécessaires à la mobilisation des moyens ; Mobiliser les acteurs locaux et la population ; Assurer la communication et l’information institutionnelle ; Faire le reporting des avancements sur le terrain au comité de pilotage. Chaque unité sera composée de : Un coordonnateur provincial ; Un architecte ; Un responsable des achats ; Un responsable administratif ; Un responsable de communication ; Une équipe de 3 travailleurs sociaux. A l’échelle de la région, les coûts afférents à la mise en place de ces structures et leur fonctionnement sont respectivement de 2.800.000 DH et 7.000.000 DH sur cinq ans. 81


Créer un observatoire de veille stratégique avec l'université et les acteurs sociaux L’implication de l’université contribuera à son ouverture sur son environnement. L’observatoire de veille stratégique sera en mesure de doter les acteurs d’informations et d’outils nécessaires à la prise de décisions et d’action. Il sera doté des technologies de collecte, de traitement et diffusion de l’information sur supports adaptés. Il aura pour mission de : Mener des études et prospectives dans le but de la définition des stratégies d’intervention ; Proposer la révision de l’offre formative et de recherche en la recentrant sur les problématiques prioritaires ; Accompagner les acteurs locaux dans leurs initiatives. La mise en place de l’observatoire avec la structure requise nécessitera un budget estimatif de 1.000.000 DH. 82


Axe 6 Mesures d'accompagnement

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Toutes les actions à entreprendre ne sauront gagner en efficacité si tous les acteurs publics ne font de la prise en charge sociale et surtout de la prévention des facteurs de précarisation une de leur grande priorité. On insistera sur l’intégration des personnes précaires dans les politiques publiques avec une sorte de favoritisme ou de discrimination positive. Ceci est vrai pour : L’accès au logement, sachant que ces catégories sont les plus exclues du droit au logement et à un cadre de vie décent ; Le renforcement des infrastructures et l’aménagement du milieu de vie, en privilégiant davantage les quartiers sous-équipés et les douars enclavés et démunis de toutes les conditions basiques ; L’accès aux services sociaux: alphabétisation, éducation couverture sanitaire. Les chiffres ressortis par la carte de la précarité sont alarmants et exigent une intervention rapide pour juguler les facteurs de précarisation de santé, de savoir et de capacité d’autonomie. Les acteurs concernés seront amenés à travailler ensemble pour généraliser les programmes d’aide financière comme Tayssir, les structures d’aides à la scolarisation comme Dar Talib et Taliba et les bibliothèques communautaires.

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L’emploi et les activités économiques en mettant des dispositifs de financement des projets de TPE et en incitant le secteur privé à réserver des places aux personnes précaires. Des programmes et fonds peuvent être mis en place, tel qu’un Fonds Régional de la Promotion de l’Emploi (FREPE) dans le cadre de l’encouragement de l’Economie Sociale et Solidaire, le Programme MOUBADARA d’appui aux initiatives individuelles de l’Agence de Développement Social, dont un projet sera démarré en 2012 dans la préfecture d’Oujda Angad. Les Centres d’Education et de Formation (CEF) et les Centres de Formation par Apprentissage (CFA) de l’Entraide Nationale peuvent être redynamisés dans le cadre de la formation par apprentissage, en plus bien évidemment des autres structures existantes sui relèvent des autres départements.

L’accès aux systèmes d'assurance et de protection sociale, en mettant en capacité les personnes à se soigner et vivre sans peur de l’avenir ; et en accélérant et généralisant la mise en place du RAMED comme dispositif de couverture sociale pour les plus démunis.

Le renforcement de la vie associative locale comme élément d’animation locale et de solidarité par l’action ;

Le renforcer la cohésion sociale à travers la démultiplication des espaces d’animation, de socialisation et surtout d’information et d’orientation, d’où le rôle des structures de proximité que nous avons proposées ;

L’accès aux activités culturelles, de loisirs et distraction, pour permettre à tous les âges d’échanger, apprendre communiquer, vivre réellement en société.

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Cadre logique Produit attendu Structure spécialisée pour enfants abandonnés créée Structure spécialisée pour jeunes sans abri et enfants de rue créée

Structure spécialisée pour femmes en situation de grande précarité créée et mise à niveau

Valeur cible

Offre structurelle renforcée

Activités prévues

Construction et 1 institution équipement d'une 60 bénéficiaires structure à Oujda Extension et 1 institution équipement d'une 60 bénéficiaires structure à Oujda Extension et équipement d'une structure à Oujda Création et équipement d'une structure à Jerada Mise à niveau d'une structure à Berkane Extension et équipement 3 3 institutions structures à Oujda, 340 Taourirt et Berkane bénéficiaires

Budget Investissement Fonctionnement 2 250 000,00

900 000,00

750 000,00

1 023 800,00

3 750 000,00

4 761 800,00

Création et équipement de 2 structures à Nador et Figuig Création et équipement de 2 structures à Oujda et Nador Création et équipement de 2 structures à Oujda et Nador

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Offre structurelle renforcée

Cadre logique

Activités prévues

Budget Investissement Fonctionnement

Produit attendu

Valeur cible

Structures spécifiques pour handicapés mentaux mises en places

360 places de préscolaire 150 places de primaire 1660 places de qualification professionnelle

Mise en place de classes intégrées

0,00

7 950 000,00

Structures spécifiques pour sourds muets mises en places

30 places de préscolaire 75 places de primaire 755 places de qualification professionnelle

Mise en place de classes intégrées et leur équipement

0,00

6 170 000,00

Structures spécifiques pour malvoyants mises en places

40 places de préscolaire 96 places de primaire 655 places de qualification professionnelle

Mise en place de classes intégrées

700 000,00

6 844 000,00

Structures spécifiques pour handicapés physiques mises en places

395 places de préscolaire 355 places de primaire 4660 places de qualification professionnelle

Mise en place de classes intégrées

0,00

10 350 000,00

87


Cadre logique Produit attendu

Valeur cible

Offre structurelle renforcée Activités prévues Création et équipement de structures de proximité dans 27 municipalités Création et équipement de structures de proximité dans 93 communes rurales

Structures de proximité créées en urbain

51 structures

Structures de proximité créées en rural

93 structures

SMAS créés

Achat de 7 véhicules utilitaires équipés en matériel d'intervention 10 Unités SMAS Achat de 3 véhicules tout terrain équipés en matériel d'intervention

Budget Investissement Fonctionnement 5 100 000,00

7 650 000,00

4 650 000,00

6 510 000,00

3 950 000,00

3 500 000,00

88


Cadre logique La qualité de l'offre de prise en charge améliorée Produit attendu

Valeur cible

Activités prévues

Budget Investissement Fonctionnement

Structures spécialisées renforcées

49 personnel administratif 322 personnel spécialisé

Choix et recrutement du personnel Conventions de mise à disposition

0,00

0,00

Structures spécifiques renforcées

1222 personnel spécialisé

Choix et recrutement du personnel Conventions de mise à disposition

0,00

0,00

Structures de proximité renforcées

288 personnel administratif 339 personnel spécialisé

Choix et recrutement du personnel Conventions de mise à disposition

0,00

0,00

SMAS renforcés

30 personnel spécialisé

Choix et recrutement du personnel Conventions de mise à disposition

0,00

0,00

89


Cadre logique La qualité de l'offre de prise en charge améliorée Produit attendu des outils de gestion organisationnelle introduits les capacités managériales et du personnel des institutions renforcées les institutions accompagnées dans la mise en œuvre des outils de gestion organisationnelle des outils de gestion du métier introduits les capacités techniques du personnel des institutions renforcées les institutions accompagnées dans la mise en œuvre des outils de gestion du métier

Valeur cible

Activités prévues

Budget Investissement Fonctionnement

9 outils de gestion

Réalisation d'une étude

2 000 000,00

0,00

403personnel administratif 196 jours de formation

Réalisation d'une formation sur les outils de gestion

1 176 000,00

0,00

403 personnel administratif 102 jours de coaching

Réalisation d'un coaching sur l'utilisation des outils de gestion

612 000,00

0,00

Réalisation d'une étude

1 000 000,00

0,00

Réalisation d'une formation sur les outils de métier

3 570 000,00

0,00

Réalisation d'un coaching sur l'utilisation des outils de métier

1 440 000,00

0,00

4 outils de métier 939 personnel spécialisé 595 jours de formation 939 personnel spécialisé 240jours de coaching

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Cadre logique Partenariat et financement renforcés Produit attendu

Valeur cible

Activités prévues

Budget Investissement Fonctionnement

les ressources des institutions renforcées

14 structures spécialisées 144 structures de proximité

Mettre en place des mécanismes de renforcement des ressources des institutions

0,00

0,00

les conventions de partenariats avec les acteurs locaux signées

Au moins 10 conventions

Organiser des rencontres de mobilisation

0,00

0,00

Au moins 5 conventions programmes

Réaliser des missions à l'échelle nationale et à l'étranger Organiser des visites d’accueil à l’honneur de grands organismes donateurs ou diplomatiques

1 000 000,00

0,00

les partenaires de la coopération mobilisés

91


Cadre logique

Une plateforme de communication et de plaidoyer est mise en place Produit attendu

Valeur cible

12 guides et dépliants un bulletin un plan de communication semestriel et élaboré et mis en Deux émissions œuvre radio hébdomadaires 5 documentaires filmés

Les associations sont regroupés en un réseau

Au moins 33 associations membres du réseau

Activités prévues

Elaborer les outils de communication Mettre en œuvre les outils de communication

Choisir les associations par thématique Constituer le collectif Organiser des rencontres institutionnelles Définir des programmes d'action

Budget Investissement Fonctionnement

1 000 000,00

0,00

100 000,00

0,00

les acteurs et les citoyens sensibilisés et impliqués 2 rencontres par et les expériences année échangées

Organiser des rencontres de débat et des activités culturelles

2 000 000,00

0,00

Les propositions des acteurs locaux sont prises 4 rencontres par en compte dans an l'élaboration des lois

Organiser des réunions d'élaboration de propositions Organiser des rencontres avec les ministères et les parlementaires Organiser des actions de communication

500 000,00

0,00

les acteurs locaux maitrisent les techniques de plaidoyer et de mobilisation des partenariats

Réaliser une formation sur les techniques de plaidoyer et de mobilisation des partenariats

252 000,00

0,00

140 personnes formées 28 jours de formation

92


Cadre logique La gouvernance et le pilotage du plan de lutte contre la précarité sont assurés Produit attendu

Valeur cible

Les structures de gouvernance et d'opérationnalisation du plan sont opérationnelles

un comité de pilotage 7 unités territoriales d'opérationnalisa tion du plan

Activités prévues Mettre en place les structures Mobiliser les acteurs suivre et évaluer les activités du plan

TOTAL PLAN (DH)

Budget Investissement Fonctionnement

2 800 000,00

101 412 500,00

1 400 000,00

83 248 700,00

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Ventilation du budget d’investissement et de la contribution du Conseil Régional de l’Oriental Calendrier de mise en œuvre budgétaire (Investissement) A2 A3 A4

A1

81 162 500,00

11 648 000,00

A1

A2

11 250 000,00

11 298 000,00

3 802 000,00

3 700 000,00

Contribution CRO (Investissement) A3 A4 A5 3 802 000,00

3 700 000,00

A5 1 100 000,00

TOTAL CRO

1 100 000,00

31 150 000,00

Budget à mobiliser (Investissement) A1

A2

A3

A4

A5

69 912 500,00

350 000,00

0,00

0,00

0,00

94

Lutte contre la précarité  

Plan de lutte contre la précarité dans la région de l'Oriental du Maroc

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