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PréParons l’avenir ensemble Votre opinion compte. Vous êtes une personne physique ou morale, un entrepreneur, un politicien ou un partenaire de notre institution, nous vous remercions de nous transmettre votre perception de l’EREN. Le président du Conseil synodal prendra personnellement connaissance de votre message adressé par poste ou courrier électronique. Merci. Quels sont les renseignements qui vous manquent dans ce rapport et que vous souhaitez connaître ?

RAppoRt D’ActIVIté 2011 les outils entre nos mains Pour dessiner l’église de demain

Quel est selon vous le rôle de l’Eglise réformée au troisième millénaire pour développer le tissu social de notre région ?

Raison sociale Prénom et Nom Adresse E-mail RépoNSE Gabriel Bader Président du Conseil synodal Eglise Réformée Evangélique du Canton de Neuchâtel Faubourg de l’Hôpital 24 2000 Neuchâtel eren@eren.ch


Sommaire

Sommaire Impressum Editorial L’année 2011 Activités paroissiales du Conseil synodal Activités Entraide et Mission Formation Aumônerie Gestion et encadrement des ressources humaines Personalia 2011 Gestion et encadrement de la communication Gestion et encadrement TIC Gestion et encadrement des finances Comptes et bilan de l’exercice Gestion et encadrement de la gouvernance Vision – Eglise du troisième millénaire Levée de fonds Projets

2 2 4 6 12 14 16 18 20 24 26 28 30 32 34 36 38 40

Impressum Editeur Responsable d’édition Photos Révision Impression Papier

Conseil synodal de l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN) Mathieu Janin Pierre Bohrer et Shutterstock René Péter-Contesse Imprimerie Gasser SA, Le Locle Cyclus 100% papier recyclé labellisé Ange Bleu

Remarque Veuillez noter que la forme masculine utilisée dans ce document désigne aussi bien les femmes que les hommes. Le genre masculin est utilisé sans aucune discrimination et dans le seul but d’alléger le texte


Editorial

par Gabriel Bader, président du Conseil synodal

La double vie de l’EREN

D

ouble point de vue. Evoquer le passé pour mieux appréhender l’avenir. Regard dans le rétroviseur pour anticiper. C’est la raison d’être d’un rapport d’activité. Le point de vue du rapport est donc double et exige des rédacteurs et des lecteurs une gymnastique qui consiste à regarder en même temps derrière et devant. A l’image du conducteur qui regarde dans son rétroviseur pour décider d’une action qui engage l’avenir. Ces deux points de vue – vers l’arrière et vers l’avant – sont indissociables.

Double perspective

Double destinataire

Dans le rétroviseur, l’image est objective. Ce sont des faits avérés et impossibles à modifier. Les rappeler, c’est poser le constat du travail réalisé, des réussites ; c’est saluer l’engagement de beaucoup ; c’est oser dire que grâce à eux, bénévoles et professionnels, ministres et laïcs, à tous niveaux de travail et de décision, l’EREN a fait face, a conduit des projets, a poursuivi son inlassable mission auprès de ceux qui, jour après jour, ont besoin d’un temps de spiritualité, d’un accompagnement, d’une formation, d’une aide pratique ou sociale, de réseaux d’échanges, de vie communautaire, besoin d’être entendus, besoin d’être Eglise avec d’autres. Rien ne peut aujourd’hui mettre en cause les innombrables traces d’Evangile que de nombreuses personnes, au nom du Christ, ont imprégnées à travers la mission de l’EREN. Rien ne peut altérer ces traces, car ce qui apparaît dans le rétroviseur ne peut être modifié. Le regard vers l’avenir, lui, reste ouvert, libre. Il doit faire envie. Il ne saurait être unilatéral. Il doit proposer des alternatives. Il est divers, riche, contradictoire, empreint des convictions, des théologies, des visions qui doivent être discutées, rassemblées en vue des décisions que l’EREN devra prendre. Quand bien même ces deux regards – vers l’arrière et vers l’avant – sont indissociables, on le comprend, ils sont de natures différentes.

A l’interne de l’institution, le rapport d’activité permet aux acteurs de l’EREN, groupes de travail et autorités de l’institution, en particulier les Conseils paroissiaux et le Synode, de revoir les événements forts, d’en rappeler d’autres, puis, résolument, d’engager l’avenir. Le rapport d’activité est charnière : porte qui s’ouvre pour passer de ce qui a été à ce qui pourrait devenir. Un rapport d’activité ne peut rester confiné à l’interne. Si véritablement, il donne un signe de reconnaissance de la qualité de l’engagement d’un grand nombre, il doit être publié, distribué, montré avec fierté. Il doit être contagieux au-delà de la maison EREN. A la fois utile pour un regard interne, le rapport d’activité envoie des messages à l’externe : aux partenaires, à l’opinion publique, aux amis.

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L’année 2011

par Jacques Laurent, président du Synode

Une année charnière en quatre étapes

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uatre étapes, aux colorations contrastées, auront rythmé le travail des députations au Synode, durant une année charnière, puisque la législature précédente s’est achevée le 24 août au profit de la XVIIIe législature, qui se déroulera, si Dieu le veut, de 2011 à 2015.

Première étape: la journée synodale du 2 avril, à La Rouvraie sur Bevaix, où s’est organisé un «workshop» passionnant et passionné au sujet des problèmes financiers de l’EREN. Les 150 protestants présents se sont informés à ce sujet (ouvrons les yeux: à quand remontent les difficultés financières de l’EREN?), ont esquissé une vision de l’EREN (définissons nos missions: que propose le Conseil synodal ?) et ont travaillé à trouver des solutions (imaginons des pistes: comment concrétiser ?) Deuxième étape: la 162e session du Synode, durant laquelle, outre les comptes, une motion a été disputée, proposant un recensement de l’ensemble des ressources de l’EREN, y compris des fortunes des paroisses. La situation financière de l’Église était bien sûr aussi à l’ordre du jour, ainsi qu’une nouvelle procédure de nomination des professeurs de la Faculté de théologie (se prolongeant d’ailleurs, comme il s’agissait d’un changement de la Constitution, par

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une votation au sein des paroisses), de même que plusieurs modifications des compositions du Synode et du Conseil synodal. La possibilité d’une Eglise participant plus activement aux débats publics a été évoquée et une vaste discussion a ensuite eu lieu au sujet d’une forme nouvelle de prise de décision au Synode, calquée sur celle du Conseil œcuménique des Eglises, connue sous la dénomination de prise de décision par consensus. Troisième étape et non des moindres, le Synode électif du 24 août, au cours duquel, comme son élégante dénomination l’indiquait, il s’est agi d’élire les autorités de l’EREN. Cette cérémonie, qui s’est déroulée sous une tente dressée pour l’occasion aux pieds de Farel, devant la Collégiale de Neuchâtel, s’est achevée par les allocutions de Gottfried Locher, président de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, et Laurent Schlumberger, président du Conseil national de l’Eglise réformée de France.

Après le culte d’installation, une partie officielle a permis d’entendre, entre autres, le président du Conseil national de l’Eglise réformée de France, puis le conseiller d’Etat Thierry Grosjean, témoignant de sa foi dans son action. Quatrième étape, la session du Synode du 8 décembre, qui s’est tenue dans les murs de la Communauté de Montmirail, et dont l’ordre du jour (inachevé, ce qui me vaudra d’en reparler dans le prochain rapport annuel !), a porté sur le financement du CSP, le budget, ainsi que sur des changements constitutionnels et réglementaires dus aux réorganisations successives de l’EREN. Un des sujets entamés lors de cette 163e session traitait de la fameuse couverture des coûts des services d’intérêt public proposés par l’EREN. Et de tous les événements de l’année, je ne retiendrai, pour cet éditorial, que celui-ci.


L’

Eglise doit se réinventer pour retrouver sa place dans la société. Tel est l’avis du premier protestant réformé du canton de Neuchâtel.

Née du refus du Conseil d’Etat d’adapter la contribution financière de l’Etat au volume de prestations d’intérêt public effectives de l’EREN, la problématique est révélatrice du changement fondamental que notre société vit, les Eglises neuchâteloises se situant bien malgré elles à l’avant-garde de cette mutation vers le rationnel. Le spirituel, semble-t-il, encombre aujourd’hui le politique, a fortiori quand celles et ceux qui gèrent notre société le font sous le feu de la critique, dépensant une large partie de leur énergie à justifier leur action. L’Eglise se retrouve dos au mur, n’ayant pas imaginé qu’un jour on lui reprocherait la nature même de sa mission, bâtie sur la Parole, sans souci de rentabilité. Le religieux n’est plus imbriqué dans le quotidien et nous nous réveillons aujourd’hui, abasourdis par la prise de position d’un Conseil d’Etat qui a osé remettre en question cette activité dont nous pensions être les dépositaires reconnus, cet accompagnement moral dont nous avions l’impression que tout le monde a besoin. L’Eglise peut se rappeler au bon souvenir des députés du Grand Conseil: la question les laisse de plus en plus indifférents. Dans nos propres rangs, la problématique, dans le fond, n’aura été qu’esquissée en 2011. Les députés seraient-ils eux-mêmes en train de douter ? Et douter de quoi en fait ? Seul, le Conseil synodal aura tenté une démarche auprès de nos édiles, cherchant à démontrer l’indispensable présence du religieux dans une société. Bien construite, la démonstra-

tion n’a cependant pas fait mouche, polluée par l’impression qu’elle donnait de chercher à justifier un subventionnement. Cet argent, qui met mal à l’aise beaucoup d’entre nous, au sein du culte, au sein des cérémonies funèbres, cet argent, qui nous force à définir notre action. Mais est-ce donc vers l’Etat qu’il faut encore nous tourner ? Est-ce la société qu’il convient de réveiller ? Un autre changement fondamental de cette société vient évidemment de l’individualisation, d’aucun dirait la libération de l’individu. Au même titre qu’il peut aujourd’hui choisir de manière autonome son mode de vie, l’individu des sociétés développées veut, le cas échéant, choisir seul son chemin vers la spiritualité. Il n’entend pas se laisser conduire par des rites et souhaite réfléchir à sa destinée sans qu’on lui impose des modèles de pensée. La Parole reste intéressante pour tenter de comprendre, mais l’Eglise paraît la protéger de son autorité. Ne faut-il pas réinventer la Réforme, pour répondre plus simplement aux aspirations des individus qui s’interrogent sur le sens de leur vie ou le respect de la création ? Ne devrions-nous pas faire notre printemps arabe ? La Réforme n’avait-elle pas, en fait, un goût de printemps arabe ? On le constate, la position du Conseil d’Etat neuchâtelois, représentatif des aspirations d’une société qui s’est libérée du sacré, démonte nos certitudes. Il est peut-être encore temps de trouver, non pas une parade, mais une ambition nouvelle pour notre Eglise.

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L’année 2011

Jean-Claude Barbezat, président de la commission d’examen de la gestion (CEG)

Changements dans la continuité et confiance prudente

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n changement de législature est souvent responsable d’une certaine inertie. Il n’en a rien été au sein de l’EREN durant l’année écoulée, c’est plutôt un nouvel élan donné par la journée synodale du printemps qui a dynamisé nos autorités cantonales et paroissiales. Une journée synodale voulue par le Synode de décembre 2010 et dont l’impact est prochain.

Changements au Synode en effectif et en composition, continuité au Conseil synodal renouvelé avec grande confiance pour les défis qui l’attendent. La Commission d’Examen de la Gestion (CEG) forte en théorie de 5 membres (3 laïcs et 2 ministres) a vécu une composition à géométrie variable durant cette année. Les trois laïcs se sont représentés pour la nouvelle législature et c’est au synode de décembre qu’un ministre est élu, réduisant ainsi le défaut d’effectif à un membre. Quelques observations de la CEG, parmi d’autres, durant l’année 2011 :

Journée synodale

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Finances

Communications

La CEG relève que le pessimisme provoqué l’année précédente a été partiellement effacé par les comptes 2010 qualifiés de bonne surprise. Mais il n’y a pas à se leurrer, le budget 2012 proposé par le CS, commenté par la CEG puis soumis au Synode laisse entrevoir des difficultés certaines de bouclement, même si divers fonds seront probablement mis à contribution. Sur plusieurs fronts, des situations financières fragiles: contributions des personnes physiques et morales, Centre Social Protestant, Le Louverain.

Le Conseil synodal, dans son devoir de remplir sa mission, doit s’appuyer aujourd’hui sur une communication performante. Le Synode lui en a donné les moyens. Le public cible est de large spectre; de multiples vecteurs de communications sont à mettre en place pour l’atteindre. Des réseaux numériques aux rencontres les yeux dans les yeux, le courant empruntera des chemins divers que le Conseil synodal aura à maîtriser. Les acteurs de la communication auront un rôle clé dans un travail où la cohérence et la vue commune sont nécessaires.


Année charnière entre deux législatures, la commission de consécration ne s’est réunie qu’à deux reprises. La première fois en mai 2011 pour examiner un dossier de candidature à l’agrégation d’une pasteure française et à l’audition de cette dernière avec la décision de proposer au synode de lui accorder son agrégation au corps des ministres neuchâtelois. Puis, en novembre, la commission s’est réunie brièvement pour constituer le nouveau bureau, établir les thèmes à étudier en 2012 et mettre quelques dates à l’agenda. Pour la commission de consécration Delphine Collaud

Avec le Conseil d’Etat

Et regarder vers 2012

La CEG relève les efforts du Conseil synodal, conjointement avec les autres Eglises reconnues de notre canton, d’une volonté de dialogue avec le Conseil d’Etat afin de faire reconnaître les services d’intérêt public que les Eglises assument. Le Conseil d’Etat reconnaissant ces services renâcle à un soutien financier approprié. Il fait montre d’un manque de responsabilité citoyenne au regard de la constitution de ce canton.

En 2012 l’évaluation du programme de législature 2008-2012 sera l’une des préoccupations principales de la CEG. Le nouveau programme de législature 2012-2016 sera, lui aussi, objet de nos travaux. La CEG reconnaît les efforts du CS avec lequel des contacts réguliers ont lieu, assortis d’une écoute réciproque et positive. Elle lui exprime ici sa gratitude. Pour sa part la CEG continue à se faire porteuse d’une confiance prudente.

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L’année 2011

par Gabriel Bader, président du Conseil synodal

2011

Année de la transition Rétrospective des moments clés de l’année 2011 dans la longue vue du président du Conseil synodal.

Décliner le pire en possibles L’année 2011 reste marquée par les conséquences à tirer du retrait du plus gros contributeur volontaire cantonal, annoncé en octobre 2010. Ce retrait soudain constitue une déception à l’heure où l’EREN avait entrepris avec succès des efforts pour atteindre l’équilibre budgétaire. A terme, l’EREN gagnera à chercher des partenariats financiers diversifiés. Les décisions sur les choix de priorité impliquent les deux autres Eglises reconnues, même si l’approche

Gabriel Bader représentait les Eglises reconnues lors de la fête d’inauguration des festivités du Millénaire de la ville de Neuchâtel. Ici en compagnie du conseiller d’Etat Jean Studer

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de la problématique ne suit pas toujours la même logique. Il faut noter que les Eglises réformées de Suisse ont réagi avec une solidarité qui a permis plus de sérénité dans l’échéancier des décisions. Vision Lors d’une journée synodale, en début avril, les 150 participants ont pu échanger sur la base d’une vision présentée par le Conseil synodal : une Eglise qui

définit des priorités, en particulier dans le domaine de l’accompagnement spirituel, qui développe de nouveaux projets, qui anticipe les risques financiers, qui revoit la manière dont elle définit sa vie communautaire, qui réaffirme l’importance d’une mission au service de l’intérêt général, qui se montre disposée à interroger ses structures. Le Conseil synodal a entamé en 2011 le processus de mise en place du nouveau programme de législature. Tout au long de l’année, les discussions ecclésiologiques ont donc occupé une grande partie du travail du Conseil synodal. Les membres actuels, porteurs de théologies diverses, ont su échanger, débattre et fixer ensemble les objectifs de législature.


Changement de législature élections En début d’année, Laurent Vuarraz a rejoint le Conseil synodal. En août, Hans Beck quittait ses fonctions et l’ensemble des 6 membres se voyaient réélus, à savoir : Barbara Borer, Claire-Lise Mayor Aubert, Pierre Bonanomi, David Allisson, Laurent Vuarraz, et Gabriel Bader comme président.

Eglise et Etat L’année 2011 est l’année de la reconduction pour 10 ans du Concordat entre l’Etat et les trois Eglises reconnues. Le montant de la subvention, inchangé, est reconduit pour 5 ans. Après avoir proposé aux Eglises reconnues de discuter de la situation financière générale des Eglises, le Conseil d’Etat a manifesté une vision de retrait quant au rôle attendu des Eglises, sans que les décisions annoncées n’aient jamais fait l’objet d’un courrier.

Eglises suisses Le Conseil synodal s’investit dans le travail avec les autres Eglises réformées, d’une part au sein de la Conférence des Eglises Romandes (CER) et d’autre part au sein de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS). Dans les deux organismes, des études sont menées pour déterminer comment les Eglises cantonales peuvent se rapprocher et mettre en commun leurs efforts. Organisation Le Conseil synodal a aussi vécu cette année comme une année de transition: les changements organisationnels visant à passer à un Conseil synodal à 5 membres ont été élaborés, testés et mis en place progressivement. Le travail n’est pas terminé mais le fonctionnement imaginé est en place et les responsabilités sont déterminées, pour la grande part.

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Activités paroissiales du Conseil synodal

par Claire-Lise Mayor Aubert, conseillère synodale

9 paroisses remaniées où chacun trouve sa place

L

es réformes paroissiales continuent à faire l’actualité de l’EREN dans un monde en constante mutation. 2011 n’a pas fait exception à la règle.

Dans son précédent rapport d’activité, le Conseil synodal évoquait la fusion des trois paroisses du Val-de-Ruz et la dissolution de la paroisse de langue allemande. C’est désormais chose faite. Les Assemblées paroissiales ont ratifié la proposition qui leur était faite dans un cas comme dans l’autre. C’est avec gratitude que l’EREN doit regarder les membres de feu la paroisse de langue allemande qui ont accepté de se joindre aux autres communautés et lui laissent l’ensemble des biens de cette paroisse, gérés au fil de nombreuses années avec soin et compétence. C’est avec admiration que le Conseil synodal salue la fusion vaudruzienne, avec tout ce que cela suppose de réflexions, d’heures de travail, de rencontres et d’ajustements de toutes sortes pour aboutir à un beau projet que l’ensemble de l’EREN a pu accueillir avec joie.

un lieu privilégié de spiritualité, de célébrations, de rencontres, de partage sur un mode différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. L’EREN doit être plus visible, plus compacte.

Ainsi l’EREN est à ce jour formée de neuf paroisses. En disant cela, on ne peut que penser au chemin parcouru. Huit ans après la réforme EREN 2003 – l’EREN était alors constituée de cinquante-deux paroisses – le nombre en avait été réduit à douze et nous voilà à neuf… Les paroisses n’ont plus le choix que de se penser et de se repenser constamment. L’EREN sera désormais toujours en mouvement.

Le Synode a demandé au Conseil synodal de consulter les paroisses sur les critères applicables à la modification du tableau des postes, puis de l’adapter. Comme cela avait été subodoré, c’est la vie communautaire dans son ensemble qui doit être imaginée à nouveau et, de la nouvelle robe qui lui aura été taillée découlera le prochain tableau des postes. Ce cheminement porte le Conseil synodal à valoriser l’immense travail que réalisent les paroisses, la fantaisie dont elles font preuve, ici une Eglise ouverte, là une Thomasmesse, ailleurs des célébrations au bord du lac ou des cérémonies du souvenir ou avec les jeunes, et bien d’autres innovations de leur crû.

Fort de ce constat, le 2 avril 2011, le Conseil synodal organisait une journée synodale afin d’accompagner les paroisses et les membres de l’Eglise sur le chemin que l’avenir dessine. Le peuple de l’Eglise est désormais amené à imaginer notre institution plus petite, plus dense, à faire de la vie communautaire

Cela doit encourager l’EREN à ne pas se disperser, à dessiner des paroisses dont le profil ne soit ni flou ni mouvant, mais à offrir des lieux où chacun trouve sa place, son ministère et en fasse profiter les autres. Un groupe de travail tente de circonscrire les contours de l’Eglise de demain.

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C

omment rester proche des membres de l’Eglise et s’approcher des distancés lorsqu’on dispose de moins de personnel, de moins de bénévoles et que l’escarcelle de l’Eglise ne se remplit plus aussi vite et aussi bien qu’avant ?

Ce sont là quelques questions que le Conseil synodal se pose et auxquelles il espère apporter des réponses qui satisferont les membres et proches de l’EREN et la rendront pérenne. L’Eglise devra à l’avenir sans doute penser en termes non plus seulement de paroisses, mais devenir elle aussi dynamique et imaginer des projets qui lient plusieurs paroisses entre elles pour développer ou mener des projets en commun. De nouveaux projets en développement foisonnent dans l’aumônerie, dans de nouvelles formes de célébrations et c’est cela la force de l’EREN, celle de se projeter en avant avec foi, énergie et une forme de joie à découvrir un monde ecclésial différent et qui ne pourra être que dynamique. Le Conseil synodal est infiniment reconnaissant de l’engagement de chacun jour après jour, année après année, et les en remercie chaleureusement. Qui dit chacun dit les permanents bien sûr, pasteurs, diacres, permanents laïques, mais également les bénévoles. L‘EREN s’enorgueillit du très grand nombre de personnes qui se dévouent à sa cause, dans les conseils paroissiaux, dans les commissions cantonales et/ ou paroissiales, comme petites mains

des multiples activités que déploie une Eglise, à la lumière ou dans l’ombre, tous présents pour la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ, quelle que soit l’ampleur de la tâche. La nouvelle organisation du Conseil synodal adoptée par le Synode en 2011 laisse plus d’activités proprement opérationnelles aux quatre responsables de secteurs que sont le secrétaire général, le responsable des ressources humaines, la responsable des services cantonaux et le responsable de la communication. Le Conseil synodal assume lui-même les contacts avec les paroisses et cherche à développer les relations avec elles et à resserrer les liens. Pour ce faire, le président et un membre du Conseil synodal se sont rendus, au cours des années 2010 et 2011, dans chacune des paroisses de l’EREN. Gabriel Bader y a présidé un culte puis, avec le conseiller synodal présent, ont répondu aux questions des paroissiens après le culte, autour d’un verre, aimablement organisé et offert par le Conseil paroissial hôte. Deux fois l’an sont organisées des rencontres avec les présidents des conseils paroissiaux et des représentants du Conseil synodal. C’est l’occasion d’échanges fructueux sur des

thèmes définis préalablement, apportés tant par les présidents que par le Conseil synodal. Cela permet à chacun d’évoquer d’éventuelles difficultés ou des projets en cours. Des discussions ont également leur place entre les représentants des paroisses et ceux du Conseil synodal lors des séances de préparation du Synode dans les paroisses. Dans le même ordre d’idées, le responsable des ressources humaines et un représentant du Conseil synodal reçoivent deux fois par année les modérateurs des colloques paroissiaux. Le premier cité s’est rendu dans les paroisses afin d’exposer le mode de mise en œuvre de « Portraits & Rôles » (cahier des charges/profils de postes) ainsi que des bilans professionnels. Finalement, la journée synodale déjà mentionnée a permis des contacts fructueux entre les membres de l’EREN, tant au niveau paroissial que cantonal. L’avenir c’est déjà demain, il y a et il y aura une place pour chacun comme il y en a eu en 2010, en 2011… L’EREN est forte de sa foi, de gens, de projets, de ce qu’elle possède et surtout de ce qu’elle donne et continuera de donner.

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Activités Entraide et Mission

par David Allisson, conseiller synodal

L’entraide résiste aux pressions financières et doit se réinventer

P

hénomène paradoxal, l’aide sociale gagne encore de l’importance en période de crise économique, alors que la pression s’exerce également sur l’EREN. Elle doit réinventer l’entraide et développer des synergies avec d’autres acteurs sociaux pour relever ce défi.

L’EREN se sent économiquement fragilisée. Elle remarque simultanément que le contexte économique ne fait qu’amplifier les difficultés sociales au près et au loin. Depuis plusieurs années déjà, l’EREN a manifesté son intention de souligner, à côté des acteurs professionnels que sont le Centre Social Protestant (CSP) ou d’autres organismes auxquels l’EREN est liée, l’importance du travail d’entraide réalisé au jour le jour au sein des paroisses et à travers des contacts de proximité. La création d’une plateforme diaconale vise à développer les synergies : constituer une bonne vue d’ensemble de ce que proposent les uns et les autres et développer des projets qui pourraient être soutenus par plusieurs paroisses, en concertation avec le CSP qui offre des disponibilités pour un travail de collaboration et surtout un regard d’expert. En 2011, la plate-forme diaconie s’est mise peu à peu en place. Pour diverses raisons, elle n’a pas eu les moyens de développer le dynamisme attendu. Il conviendra de rester attentif à l’avenir. La plate-forme Terre Nouvelle, quant à elle, a repris une partie des prérogatives de l’ancien Conseil Terre nouvelle, c’està-dire la coordination des efforts liés à la promotion du travail des trois œuvres Pain Pour le Prochain (PPP), Entraide protestante (EPER) et DM-Echange et Mission (DM). Redéfinition des collaborations Terre Nouvelle Au loin, les trois grandes œuvres d’entraide et de mission réunies sous le label « Terre nouvelle » ont mené des efforts conséquents pour redéfinir leurs collaborations. Les Eglises réformées romandes sont attentives à l’évolution de cette collaboration. Attentives aussi aux collaborations que ces œuvres mettent en place avec les Eglises cantonales, les paroisses ou le CSP. La campagne commune DM – EPER, « Ensemble pour grandir » a permis de soutenir des projets au Togo et au Sénégal, tandis que PPP menait une campagne œcuménique sur les affaires liées à l’exploitation des mines.

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Le CSP dans l’expectative Au CSP, l’inquiétude est de mise. Si l’année 2011, au vu d’un apport exceptionnel de Philip Morris, a permis de compter sur des ressources équivalentes à l’année précédente, et ce malgré la diminution de la contribution directe de la caisse centrale de l’EREN, l’avenir est plus incertain. Le Conseil synodal a tenu de nombreuses séances de discussion avec le CSP, d’abord avec son directeur, puis avec une délégation du comité. Le CSP est un service de l’EREN et est, à ce titre, également touché par les mesures d’économie ambiantes. Et ce d’autant plus fortement que la diminution des ressources de l’EREN est liée à un donateur qui favorisait ce type d’engagement. Les conséquences – pour le CSP, mais surtout pour les bénéficiaires de ses services – sont d’autant plus fâcheuses que les prestations du CSP sont finan-

cées par différents partenaires. La diminution d’une contribution de l’EREN met en cause, non seulement les prestations proposées, mais aussi les financements externes liés. Le Synode a souhaité que les discussions avec le CSP ne portent pas uniquement sur des prestations financières mais également sur la place institutionnelle du CSP au sein de l’EREN et les éventuelles conséquences liées à une diminution de la contribution directe de la caisse centrale de l’EREN. Pour l’heure, le CSP poursuit sa mission dans l’ensemble de ses secteurs, répartis entre des mandats demandés par l’Etat et des réponses personnalisées à d’autres situations ne pouvant compter sur des aides publiques. Les activités sont réparties en six secteurs dont chacun bénéficie, dans des proportions différentes, d’une contribution financière de l’Etat.


Prévisions financières difficiles En 2011, la cible financière de soutien aux trois œuvres n’a pas été atteinte. La délégation de l’EREN au Synode de DMEchange et Mission relève les prévisions financières difficiles pour cet organisme qui envoie une vingtaine de personnes dans des projets de formation, de santé et de développement en Afrique, en Amérique latine et au Proche et Moyen-Orient. Réorganisation du Jeûne fédéral Année de transition pour les actions liées au Jeûne fédéral : suite à la création d’une fédération neuchâteloise «Latitude 21» qui intervient pour valider la solidité de projets d’entraide et les soutenir par la recherche de fonds, notamment des fonds publics, et en raison de contextes particuliers à chaque canton, l’association romande Notre Jeûne Fédéral a cessé ses activités. Reprenant

ses buts, une association neuchâteloise plus petite «Action Jeûne Solidaire» a été créée. Elle est membre de Latitude 21. L’association visera à renforcer les collaborations entre les Eglises pour promouvoir une collecte en faveur de projets d’entraide, le dimanche du Jeûne Fédéral. En bref L’EREN est membre de la Communauté d’Eglises en Mission (CEVAA), chargée principalement d’organiser des échanges entre les Eglises membres de cette structure. L’EREN participe, par sa déléguée la pasteure Ysabelle de Salis, au conseil de la CEVAA. En 2011-2012, la CEVAA fête son 40e anniversaire. La Fondation ecclésiastique «Carrefour» qui regroupe plusieurs établissements d’accueil pour des jeunes en difficulté a vécu des événements difficiles.

Une décision de l’Etat a entraîné la fermeture du foyer La Croisée à Travers. Cet établissement était en grande partie soutenu par des fonds publics. Des discussions avec le Conseil synodal ont été entreprises concernant l’avenir du bâtiment. Autre lieu d’engagement de l’EREN, la Commission Protestante Romande SuissesImmigrés (CPRSI) est présidée par la pasteure Karin Phildius. La commission s’est réunie à dix reprises. La tâche de cette commission est de favoriser l’échange d’informations en Suisse romande sur les questions liées aux migrants et de représenter les Eglises romandes par des prises de position sur ces questions. Dans de nombreux projets d’entraide et de mission, l’EREN agit avec des partenaires qui se trouvent tous dans des situations de pressions économiques importantes. Définir la voix de l’Eglise dans ce contexte représente un réel défi.

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Formation

par Barbara Borer, vice-présidente du Conseil synodal

La formation au service des paroisses

P

rès de trente jeunes moniteurs de catéchisme ont été diplômés en 2011 après trois ans de formation. Ils sont la preuve de l’engagement paroissial des jeunes pour les jeunes et représentent un lien de proximité et de dynamisme entre les paroissiens adultes et adolescents pour que toutes les classes d’âges trouvent leur place au sein de notre Eglise.

Recherche de synergies dans la formation L’année 2011 a vu la mise en œuvre concrète de la réorganisation des services cantonaux, notamment dans le service de formation, concerné au premier chef par la recherche de synergies et de collaborations entre les permanents comme entre les paroisses. Le service de formation chapeaute plusieurs plateformes de responsables paroissiaux dans les domaines de la catéchèse de l’enfance, de la formation des moniteurs ou de Terre Nouvelle. Ces rencontres sont autant d’occasions d’échanger des informations ou des compétences, de coordonner différentes activités et de créer des liens.

Catéchèse de l’enfance Ainsi, dans le domaine de la catéchèse de l’enfance, le rallye cantonal qui clôt le précatéchisme a permis de réunir 50 enfants de six paroisses et a pu compter sur les apports du responsable cantonal de Terre Nouvelle pour son animation. Deux rencontres de la plate-forme cantonale enfance ont permis d’échanger et de partager des réflexions sur les pratiques catéchétiques et de découvrir du nouveau matériel didactique. La consolidation de cette plate-forme devrait permettre de mieux intégrer les personnes actives dans les domaines du culte de l’enfance et des leçons de religion à l’école primaire (5e à 7e année Harmos). Le responsable cantonal de la catéchèse a représenté l’EREN dans le Groupe Romand de Catéchèse, lieu de partage et d’échange des Eglises romandes dans le domaine de la coordination catéchétique, dans le cadre de l’élaboration d’un concept d’harmonisation des pratiques et documents catéchétiques.

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Nouveaux moniteurs diplômés Les jeunes moniteurs de catéchisme sont des relais importants entre les jeunes catéchumènes et les moniteurs adultes. Ils amènent leur dynamisme et leur proximité auprès de participants parfois à peine plus jeunes qu’eux. Une formation spécifique est donc primordiale. En 2011, 29 jeunes ont rendu un travail de diplôme clôturant leur parcours de formation de trois ans. Ce diplôme leur permettra d’animer en toute indépendance une session de formation dans le cadre de camps d’enfants et de catéchisme paroissiaux. Ces diplômes sont aussi la preuve de l’engagement de ces jeunes dans la vie paroissiale et dans la transmission de la foi. En 2011, une première session de formation continue pour les moniteurs a été mise sur pied sur le thème de la prévention du harcèlement psychologique et sexuel.


La Nuit des Eglises organisée dans 23 lieux de culte et de réunion de toutes les confessions chrétiennes de la ville.

Aumônerie scolaire secondaire en difficulté Entré en fonction en avril 2011, l’aumônier des écoles et de l’Université s’est rapidement rendu compte de la difficulté à mettre en place une aumônerie dans les écoles secondaires. Cette difficulté s’explique par la grande marge de manœuvre dont disposent les directions des centres scolaires, les divers niveaux de collaboration avec les paroisses et le désengagement du partenaire catholique de ce projet. Cette nouvelle aumônerie n’a donc pas pu se concrétiser dans la forme décidée par le Synode. L’aumônerie des Lycées et de l’Université par contre est bien reconnue. L’aumônier participe à plusieurs groupes de travail et de réflexion de l’Université et est régulièrement présent dans les locaux de l’aumônerie ou les cafétérias. Il y développe des contacts et noue des liens suivis avec certains étudiants. Il publie également une page régulièrement actualisée sur le site internet de l’Université. Pour créer des synergies et des liens avec le domaine jeunesse de l’EREN, l’aumônier a participé à deux journées de formation des moniteurs de camps. Nouvelles formes de formation paroissiale Deux nouvelles possibilités de formation interne ont été offertes aux paroisses en 2011: la formation pour les députés au Synode et la formation pour les présidents de conseils paroissiaux. La formation pour les députés s’est révelée très utile et a permis aux participants de mieux s’approprier leur rôle et de mieux comprendre le fonctionnement du Synode. La formation destinée aux présidents de conseils paroissiaux a été précédée d’entretiens personnels avec les futurs participants pour déterminer leurs besoins spécifiques de soutien et

de formation. La journée cantonale de formation en Eglise, ouverte à un large public, qui abordait des thèmes tels que fixer des priorités, parler d’argent et lancer un projet, n’a pas remporté le succès escompté et son concept sera revu. Le formateur a collaboré à l’animation du parcours biblique œcuménique et à la mise sur pied de la formation de prédicateurs laïques et des explorations théologiques. Ces formations sont intercantonales et s’adressent spécialement à des adultes laïques. Elles leur permettent d’acquérir des bases indispensables pour le travail en Eglise et de consolider leur engagement.

Semaine suisse des religions Dans le cadre de la semaine suisse des religions, plusieurs rencontres et manifestations ont été organisées au titre du dialogue interreligieux, dont une célébration interreligieuse en ville de Neuchâtel et la visite d’un temple bouddhiste près de La Chaux-de-Fonds.

Festivités du millénaire L’année 2011 a encore été marquée par la participation de la paroisse de Neuchâtel et de l’EREN aux festivités du Millénaire de Neuchâtel. Le service de formation a pris part au groupe de travail chargé d’organiser la Nuit des Eglises. Cet événement a rencontré un très grand succès, avec des activités organisées dans 23 lieux de culte et de réunion de toutes les confessions chrétiennes de la ville. Dans sa mission d’accompagnement et de soutien des paroisses, notamment dans la gestion de projets, l’animatrice a participé à une journée de retraite de conseil paroissial et à l’animation de la journée cantonale de formation.

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Aumônerie

par Vincent Genzoni et Joan Pickering, ancien et nouvelle responsable des services cantonaux

Des aumôniers indispensables en prison comme ailleurs

A

ller à la rencontre de chacun dans sa situation, l’accompagner face à ses vulnérabilités, ses craintes, ses conditions de vie : tel est le défi relevé quotidiennement par les aumôniers des services cantonaux.

Aumônerie des prisons

Aumônerie de rue

Clang… la porte de la cellule se ferme avec le son définitif d’une clé qui tourne... Le gardien s’éloigne laissant l’aumônier enfermé avec le détenu qui a sollicité sa visite. Des moments d’écoute, de partage… des instants vrais pendant lesquels le prisonnier peut livrer ses révoltes, ses craintes, ses besoins, ses angoisses, et être entendu, conseillé, encouragé. Les évènements de juin 2011 à l’établissement de détention de Gorgier ont fortement secoué la vie pénitenciaire cantonale. Les ondes de choc se ressentent encore : règles de visites plus strictes, nouvelles restrictions dans la vie des détenus. Les aumôniers ont été plus sollicités pour des entretiens individuels avec les détenus. Les célébrations ont rencontré beaucoup de succès et ce malgré la grande diversité des provenances culturelles des participants. Les directions des établissements reconnaissent le rôle essentiel joué par les aumôniers et continuent d’encourager leurs interventions.

A La Chaux-de-Fonds, tout près du marché, se trouve un autre type de marché: tolérés par la police, les dealers font leur commerce, les toxicos viennent, repartent. Dans ce milieu où la violence, le mensonge, la manipulation font partie intégrante du décor, se trouve quelqu’un qui détonne… quelqu’un qui offre un moment d’authenticité et d’écoute, qui parle d’Un Autre. Les toxicos s’arrêtent, heureux d’une rencontre vraie dans leur vie. Aller à la rencontre des laissés pour compte - les aumôniers de rue le vivent quotidiennement. Des lieux tels que Le Seuil (La Chaux-de-Fonds) et La Lanterne (Neuchâtel) attirent un public composé non seulement de toxicomanes, mais aussi de personnes qui se trouvent en situation de précarité, de solitude, voire d’exclusion. L’aumônier de rue résume ainsi sa mission « s’approcher des fragilisés et des exclus de la société pour leur offrir une présence bienveillante et un réconfort, une recherche du sens de la vie dans les temps de crise et de deuil ». Mais son

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travail ne s’arrête pas là. Il retrousse également ses manches pour offrir bien plus. Une soupe chaude, un repas, des biens de première nécessité sont offerts avec le sourire. Accompagner un tel au tribunal pour son jugement, aider tel autre à fixer un rendez-vous médical. Ici se vit un Evangile aux prises avec des besoins essentiels. Cet accueil ne serait pas possible sans la contribution des bénévoles qui œuvrent à côté des aumôniers. Pour leur permettre de mieux assumer leurs tâches ces derniers bénéficient de formations et d’encadrements offerts par les soins des aumôniers.


Aumônerie des Hôpitaux

Aumônerie des institutions sociales

Tant de rencontres à l’hôpital…Une dame, heureuse de recevoir la visite de l’aumônière et de pouvoir prendre la communion, lui dit « Vous savez, mon mari a dû aussi être hospitalisé. Pourriez-vous aussi lui rendre visite ? » « Bien volontiers. » Avant de quitter la chambre, l’aumônière salue les autres résidents. D’une oreille elle entend, « Je t’ai envoyé l’aumônière. Tu ne lui feras pas ton ours. » Souriante, l’aumônière se rend auprès du mari qui semble quelque peu mitigé à l’idée d’une visite. « Alors, vous ne ferez pas votre ours », lui dit-elle en souriant. « Comment ça ? » Etonné le mari sourit, se détend et s’ensuit un moment de partage authentique. Quelqu’un est en train de vivre ses dernières heures. L’aumônière se rappelle combien il aimait les fleurs et cueille quelques lilas. A son arrivée à l’hôpital, elle le trouve déjà dans le coma. Elle approche les fleurs de son nez. A l’odeur merveilleuse de ces fleurs, il ouvre les yeux brièvement avant de les fermer définitivement.

Perce-Neige, Les Billodes, Port-Roulant, Clos Rousseau, Fondation Borel… des noms qui évoquent des jeunes et moins jeunes qui se trouvent en difficulté sociale ou confrontés à un handicap. Récits bibliques, célébrations adaptées, catéchisme imagé et ludique, temps d’écoute spécifiques... Les aumôniers multiplient leurs efforts créatifs pour que chacun puisse comprendre, partager, évoluer au niveau de sa foi. En effet, les besoins des jeunes sont tellement différents les uns des autres, que les aumôniers ne peuvent jamais « recycler » une leçon donnée ailleurs. Tout doit être repensé, réadapté, recréé.

Un couple vit un conflit important ; Madame, hospitalisée, souhaite avoir recours au suicide assisté ; c’est le drame ; l’équipe interdisciplinaire n’arrive pas à dénouer la situation. En collaboration avec l’assistante sociale, l’aumônière parvient à conduire Madame vers le chemin de retour à la vie. Un tel dénouement positif confirme l’importance de la collaboration entre aumôniers et soignants pour le plus grand bien des patients. Une maladie foudroyante, un accident dramatique, la perte d’un être cher… Les murs aseptisés des hôpitaux cachent un foisonnement de chagrins humains des plus divers. Comment aller à la rencontre de celui dont la vie est ainsi chamboulée ? Une aumônière l’exprime ainsi « Chaque visite est l’occasion d’une rencontre : un moment de partage que nous souhaitons le plus vrai, le plus authentique possible, pour que la personne puisse s’exprimer, être reconnue, faire un bout de chemin, reprendre contact avec ses propres ressources. Une solidarité est manifestée, une écoute, un respect. » A priori réservé aux patients, cet accueil est de plus en plus sollicité par un personnel soignant éprouvé par les coupures budgétaires, l’intensification du travail ainsi que les restructurations hospitalières, notamment au Centre Neuchâtelois de Psychiatrie. Les célébrations attirent des personnes à la recherche d’un réconfort spirituel. Parfois quelques personnes, d’autres fois une à plusieurs dizaines y participent. Ces moments de recueillement permettent à chacun de repartir fortifié. Les aumôniers ont répondu positivement à la demande du service interne de formation à l’Hôpital neuchâtelois pour mettre sur pied une formation à la spiritualité dans les soins à l’intention du personnel de l’hôpital. Cette formation sera donnée dans le courant de l’année 2012.

Aumônerie des sourds et malentendants Véritable communauté de cœurs et de corps, les sourds et malentendants se rassemblent au-delà des frontières cantonales entre Neuchâtelois, Bernois francophones et Jurassiens. Les journées de célébrations démarrent tôt avec le petit déjeuner partagé, suivi par la célébration à proprement parler. Elles se terminent quand l’après-midi est bien achevé, après le repas de midi et un moment commun de convivialité. Ainsi, chaque célébration intègre la notion de fête dans la joie du partage et de l’amitié.

Aumônerie des EMS Révolte, solitude, sentiment d’être inutile… pour bien des personnes se retrouver en EMS n’est guère synonyme de bonheur. Malgré la qualité des soins et de l’encadrement général, bon nombre de personnes âgées peinent à bien vivre le déracinement de leur lieu de vie et à s’adapter à la vie en institution. Mais quel bonheur de pouvoir assister à la célébration et de recevoir la visite bienveillante de l’aumônier. De manière générale, le rôle des aumôniers est bien perçu. L’importance de répondre aux besoins de spiritualité durant cette étape finale de la vie n’est aucunement remise en question. Pour bon nombre de personnes âgées, la visite de l’aumônier constitue un moment unique de rencontre, lorsque quelqu’un prend le temps de simplement s’asseoir auprès d’eux et de partager un moment sans précipitation.

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Gestion et encadrement des ressources humaines

par Fabrice Demarle, responsable des ressources humaines

L’Eglise, ce sont des hommes et des femmes

L

es permanents et les bénévoles de l’EREN sont défiés par la transformation rapide de notre Eglise. Ils doivent également faire leur deuil d’une institution qui peut s’appuyer sur une stabilité historique.

S’installer dans l’instabilité Le Conseil synodal constate une fatigue importante chez les permanents et les bénévoles. Le contexte d’évolution très rapide de l’institution et le deuil d’un temps de stabilité (qui ne reviendra pas) met la pression sur tous les acteurs de l’EREN, à tout niveau. Il faut apprendre à s’installer dans le changement permanent. Et c’est difficile !

2011 a été marqué par les réflexions que mène l’EREN pour réduire drastiquement son budget, tout en investissant dans de nouveaux projets : devenir plus petite, plus dense, pour se développer de manière renouvelée, avec davantage de visibilité. L’EREN ne pourra pas à nouveau diminuer les postes sans repenser sa structure.

Les facteurs de stress et de lassitude sont les suivants : - contexte de restructuration et de diminution de postes ; - certaines paroisses ont des difficultés à poser des priorités, à se profiler comme une réelle interlocutrice valorisante pour les personnes employées, voire pour les bénévoles ; - les différents acteurs de l’EREN souffrent notamment du mécontentement de paroissiens face au changement, des difficultés à faire reconnaître le travail de l’Eglise au public et de la perte de la reconnaissance sociale de la fonction de pasteur ; - contexte en évolution constante : il s’agit de sortir d’un idéal de stabilité et d’admettre de s’installer dans l’instabilité.

Dessiner l’Eglise, c’est aussi prendre des mesures, définir un cadre et travailler les perspectives. Dans ce contexte extrêmement désécurisant, tant pour les paroissiens que pour les permanents, un repère clair sur les priorités des paroisses, les responsabilités et objectifs des permanents, est nécessaire. Ainsi, le responsable des ressources humaines travaille à l’intégration de l’outil « Portraits et Rôles » dans tous les lieux de l’EREN. Cette démarche vise à permettre aux responsables des postes de définir des priorités, de fixer des objectifs à court et moyen termes, de choisir les activités à développer ou auxquelles renoncer, en regard des ressources à disposition.

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Cet instrument facilite le dialogue entre les permanents et les différents responsables cantonaux, notamment dans la perspective des bilans professionnels, de plans de développement adaptés aux besoins et de base pour définir de nouveaux projets et affronter les changements de structure.

Conditions d’emploi dans l’EREN Un des chantiers les plus importants pour travailler à la prévention du stress chez les permanents, en particulier chez les pasteurs, a été la revalorisation des services funèbres : des rencontres ont été organisées avec les ministres concernés et avec les retraités ; un cadre visant à faciliter la prise en charge des demandes et leur traitement a été mis en place ; des pistes visant à clarifier les relations avec les entreprises de pompes funèbres ont été proposées et doivent encore faire l’objet d’une rencontre avec ces partenaires ; une brochure visant à soutenir les pasteurs dans leur préparation (notamment pour parler du coût du service) a été éditée ; la mise en place de groupes de parole pour endeuillés est en cours. En élaboration depuis plusieurs années, un dispositif de présentation du harcèlement sexuel et moral et des abus sexuels a été mis en œuvre, faisant l’objet d’une importante documentation et de temps de sensibilisation et de formation des différents publics concernés. Un groupe de contact formé est apte à répondre aux personnes qui souhaitent parler d’une situation ; un médiateur a été engagé. Différents dossiers sont en cours de traitement, comme une offre de plus en plus adaptée de programmes de formation répondant à des besoins identifiés, la mise en place de nouvelles conditions générales d’emploi pour l’ensemble du personnel, le suivi des enjeux pour l’EREN, ses actifs et ses rentiers, concernant la recapitalisation de Prévoyance.ne. L’insécurité ressentie par les différents acteurs de l’EREN est prise en compte : le Conseil synodal se donne les moyens de tracer les grandes lignes du présent et de l’avenir du travail dans l’EREN.

Formation continue

L’équipe de l’EREN

Dix-neuf ministres de l’EREN ont suivi en 2011 une session de formation de 3 à 5 jours visant à leur permettre d’intégrer des compétences spécialisées (aumônerie en gériatrie ou en psychiatrie, intervention en situation de crise, catéchèse, direction de stage), d'approfondir des compétences herméneutiques (prédication), liées à l’identité ministérielle ou transversale (collaboration). La plupart des sessions suivies sont proposées par l’organe de formation des Eglises romandes, l’Office protestant de la formation (OPF). Cinq ministres ont terminé une formation longue : formation d’aumônier (Clinical Pastoral Training à l’aumônerie du CHUV), formateur-trice d’adultes avec brevet fédéral, accompagnement spirituel (CAS).

Evolution de l’emploi dans l’EREN Les mesures visant à faire face aux difficultés financières de l’EREN ont permis de réduire les postes ministériels de 79 à 52 entre 2006 et 2009 sans licenciement. Ces 14 dernières années, l’effectif moyen du personnel ministériel est passé de 92 à 71 personnes employées, avec un pic à 98 en 2003 et 2004. En 2011, les engagements (4) sont équivalents aux départs ; il n’y a aucun poste vacant.

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Afin de consolider une équipe efficace et une diversité de compétences au secrétariat général, l’EREN a pris un mandat de prestations pour gérer les ressources humaines et la comptabilité de la Conférence des Eglises Romandes. Ce mandat s’ajoute à d’autres, qui permettent de financer un dispositif pérenne. La perspective de diminuer le budget de l’EREN de 17% en passant à 7.5 mio implique une diminution de postes, qui devra être décidée courant 2012 par le Synode. Compte tenu du fait que d’ici à fin 2013, cinq entrées en retraite, dont une anticipée, auront lieu chez les permanents (2.7 postes) et trois départs en moyenne par an (neuf départs, pour env. six postes), il est plausible que l’EREN puisse absorber une diminution de quatre à cinq postes et engager les trois personnes en stage en 2011 (deux postes). La situation de pénurie à long terme reste vive et doit pousser l’EREN à miser sur la formation au ministère, notamment pastoral.

Réaction à la pénurie pastorale Les étudiants en théologie sont encouragés à bénéficier de l’accompagnement d’un mentor, pasteur-e avec qui discuter de l’exercice du ministère et du travail en Eglise, afin de renforcer leur confiance en eux et en l’institution, en leur permettant de progresser et d’évoluer. Les étudiants sont également encouragés à s’engager dans un stage exploratoire et des remplacements en paroisse. Deux permanents ont été engagés dans la nouvelle formation pastorale en cours d’emploi destinée aux étudiants en master. L’EREN a lancé le site www.emploi-eglise.ch qui vise à valoriser le marché de l’emploi ecclésial romand et montre des perspectives d’emploi intéressantes à d’éventuels futurs pasteurs. Avec ses collègues des Eglises protestantes de Suisse romande, le responsable des ressources humaines travaille à l’élaboration d’un référentiel de compétences pastorales, faisant valoir les choix du Conseil synodal en matière de théologie des ministères. Ce référentiel se déclinera en référentiel de formation. Sur cette base, en cas d’accord des Eglises, la nouvelle formation professionnelle au ministère pourra être élaborée de manière coordonnée et cohérente. Un plan de formation continue pourra être mis en œuvre sur cette même base. Un tel document deviendra la référence commune des Eglises de la CER en matière de critères d’entrée en formation ministérielle, voire de validation de cette formation.

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Evolution des mentalités Les enjeux des changements sont travaillés tant par les permanents que par les bénévoles (journée synodale, Synode, Conseils paroissiaux, groupes de travail, rencontre des permanents). L’EREN a pris conscience qu’elle est devenue minoritaire; elle doit maintenant se penser et se voir plus petite. L’intention n’est pas juste de diminuer, mais de devenir plus dense. L’Eglise est actuellement dispersée à travers le canton et dans les paroisses. Sa vie communautaire n’est plus identifiable. Elle a tout à gagner à se regrouper, à se recentrer sur une vie communautaire plus dynamique, à aller vers un tissu communautaire plus solide. Elle doit également se montrer davantage, gagner en visibilité. Cette nécessité se frotte à une certaine discrétion protestante, une méfiance vis-à-vis de la fierté ou de l’efficacité, voire de la réussite. Ce changement de mentalité continuera d’occuper largement les acteurs et actrices de l’EREN, salariés ou bénévoles, ces prochaines années.

Femmes 49%

Hommes 51%


Indicateurs RH 2011

Hommes-Femmes

20% laïques (14) 15% diacres (11) 65% pasteurs (46)

La parité hommes-femmes, correspondant à la politique égalitaire de l’EREN relevée par le label equal-salary, continue de se vérifier avec 35 femmes et 36 hommes engagés dans les postes ministériels.

Pasteurs-diacres-laïcs

17% moins que mi-temps 44% mi-temps et plus 39% plein-temps

La proportion de pasteurs se stabilise autour de 65%. Sur le terrain, les demandes de remplacements concernent avant tout des services funèbres et autres actes pastoraux. Le Conseil synodal reste attentif à ce que les effets de la pénurie pastorale soient équitablement répartis dans le canton et à ce que la proportion entre pasteurs et diacres/laïques soit sensiblement la même dans les paroisse.

Temps partiels Près de 40% des personnes employées (personnel ministériel et administratif) sont à plein temps (32) ; plus de 80% des postes restent occupés par des collaborateurs susceptibles d’être titularisés (poste à 50% au moins). Conformément aux décisions du Conseil synodal, les engagements très partiels ont diminué (14, alors qu’ils étaient 21 en 2008) et d’autres ont été regroupés au sein des services cantonaux. A noter que sept occupent un poste à cheval entre deux lieux d’insertion.

F 10%

H 28%

Plein-temps

F 29% Mi-temps et plus

H 15%

F 15%

H 2%

On constate que la grande majorité des postes à plein temps sont occupés par des hommes alors que les femmes occupent plutôt des postes à temps partiel. La volonté de l’EREN de donner la possibilité aux personnes employées d’occuper un poste à taux d’emploi partiel répond à un besoin, souvent lié à une charge de famille.

Moins que mi-temps

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Personalia 2011

Stages et formation en cours d’emploi Stages diaconaux Stage se poursuivant en 2011 : Daniel Galataud, Paroisse La Chaux-deFonds à 50 %, du 1er août 2010 au 31 juillet 2012, sous la direction de Patrik Chabloz, diacre. Stages commencés en 2011 : Hélène Guggisberg, Aumônerie en EMS au Val-de-Travers et Entre-deux-Lacs, à 50 %, dès le 1er septembre, sous la direction de Sébastien Berney, diacre. Jocelyne Mussard, Paroisse du Joran, à 100 %, dès le 1er septembre, sous la direction d’Isabelle Ott-Baechler, pasteure. Stage pastoral Stage terminé en 2011 : Alex Momotoyi, Paroisses du Val-de-Ruz Nord, La Cascade et l’Est du Val-de-Ruz, à 100%, jusqu’au 31 juillet, sous la direction de Corinne Mariani-Méan, pasteure. Formation diaconale en cours d’emploi : Jean-Marc Leresche, Aumônerie en EMS, district du Locle, à 60 %, dès le 1er août 2011. Thomas Isler, diacre, a été désigné comme mentor. Formations pastorales en cours d’emploi : Sandra Conne-Depezay, Paroisse du Joran, à 65%, dès le 1er novembre 2011. Christian Miaz, pasteur, a été désigné comme mentor. Justin Pota Diakanua, Paroisse de l’Entredeux-Lacs, à 50 %, dès le 1er septembre 2011. René Perret, pasteur, a été désigné comme mentor. Suffragances Suffragances terminées en 2011 : Marianne Chappuis, Paroisse de La Côte, à 75%, jusqu’au 31 mars. Marie-Claire Pétremand Piguet, Paroisse des Hautes Joux, à 50 %, jusqu’au 30 septembre.

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Départs et arrivées Départs en 2011 : Friedrich Bodo Bergk, Pierre-Alain Heubi, Alex Momotoyi, Christiane Diacon, Sibylle Kamber, Corinne Mariani-Méan, MarieClaire Pétremand Piguet. Engagements en 2011 : Frédéric Hammann, Mathieu Janin, Humberto Montalva-Köster, Justin Pota Diakanua et Carole Pirker

Délégations pastorales Prédicateurs laïcs reconnus - La BARC Louis Bardet, Claude Fiaux - La Chaux-de-Fonds : Pierre-Alain Rohrbach, Francine Urech - La Côte Bertrand Jaquet; - L’Entre-deux-Lacs Marjan Gregan, Viviane Juvet, Claire-Lise Kummer, Christiane Pages, Danièle Rinaldi, Marie-Henriette Zweiacker, Philippe von Bergen, Philippe Juvet et Michel Rinaldi - Les Hautes Joux Nathalie Leuba, Yves-Alain Leuba, Jean-Marc Leresche - Le Joran Daniel Landry - Neuchâtel Francis Jeanmaire - Val-de-Ruz Isabelle Bochud, Heidi Challandes, Heidi Renaud, Jean-Claude Barbezat, Laurent Heiniger - Val-de-Travers : André Chédel, Denis Steiner. Délégations accordées dans le cadre de leur rôle Diacres : Sébastien Berney, Patrik Chabloz, Rico Gabathuler, Viviane Maeder, Adrienne Magnin, Marc Morier, Elisabeth Reichen, Martine Robert, François Rossier et Philippe Schaldenbrand.

Permanents laïques : Nathalie Leuba, Christine Phébade, Stéphanie Wurz. Délégations accordées dans le cadre d’une convention de stage, de formation et de suffragance Sandra Conne-Depezay Daniel Galataud Hélène Guggisberg Jean-Marc Leresche Alex Momotoyi Jocelyne Mussard Marie-Claire Pétremand Piguet Justin Pota Diakanua. Délégations accordées dans le cadre d’une convention ou du service de remplacements Diacres retraités : Gérard Berney, Jean-Samuel Bücher, Paul Favre, Marie-Louise Münger, Jean-Luc Vouga. Délégations à l’acte Diacre retraitée : Michèle Allisson, culte lors du camp des aînés de la paroisse du Joran. Laïc : Vincent Genzoni, culte méditatif au Temple Farel à la Chaux-de-Fonds.


Consécrations et agrégations

Service des remplacements

Il n’y pas eu de cérémonie de consécration en 2011. Alice Duport, pasteure, a été agrégée au corps ministériel neuchâtelois par le Synode dans sa session du 8 juin.

Au cours de l’année 2011, le service des remplacements a été sollicité à de nombreuses reprises. Grâce à la grande disponibilité de pasteurs et diacres retraités ou non et proposants, le service des remplacements a pu répondre favorablement à plus de 60 demandes de remplacements pour des cultes et environ 50 demandes concernant des permanences de services funèbres. Il convient de souligner que l’aide de ces volontaires est absolument indispensable à la bonne marche du service des remplacements et permet ainsi de maintenir bon nombre de célébrations.

Décès Maurice-Edmond Perret, pasteur, le 31 mars, à 91 ans; Ariel Cochand, pasteur, le 25 septembre, à 78 ans.

Jubilés pastoraux René Péter-Contesse, pasteur retraité, fêtant 50 ans de consécration, ainsi que Marie-Laure Jakubec, Ruth Stierlin, Olivier Guy, Christian Miaz et Gilbert von Allmen, pasteurs, fêtant 25 ans de consécration, ont été conviés par le Conseil synodal à une fête en décembre.

Rôle des proposants Emilie Mussard est inscrite au rôle des proposants dès 2009. Justin Pota Diakanua est inscrit au rôle des proposants dès 2010. Sarah Badertscher est inscrite au rôle des proposants dès 2011. Les proposants bénéficient d’une délégation pastorale.

Stages exploratoires

Cultes 2011, remplaçants : Philippe Schaldenbrand Pierre-Henri Molinghen Jean-Samuel Bücher Ellen Pagnamenta Emilie Mussard Sarah Badertscher Alexandre Paris Jean-Louis Jacot-Descombes Justin Pota Diakanua Paul Favre Services funèbres 2011, remplaçants : Rémy Wuillemin Jean-Samuel Bücher Thierry Perregaux François Jacot Gérard Berney Paul Favre

Sarah Badertscher, Paroisse de Neuchâtel, du 1er octobre au 25 décembre, sous la direction de Christophe Allemann, pasteur. Sophie Rochat, Paroisse La Chaux-deFonds, du 1er février au 30 avril, sous la direction de Patrik Chabloz, diacre. Virag Sauter-Horvath, Paroisse de Neuchâtel, du 1er octobre au 31 décembre, sous la direction d’Elisabeth Reichen-Amsler, diacre.

Inspection des registres Il n’y pas eu d’inspection des registres en 2011.

EREN Rapport d’activité 2011 25


Gestion et encadrement de la communication

par Laurent Vuarraz, conseiller synodal

N

ous sommes fiers d’avoir développé pas moins de cinq projets spécifiques en 2011: ouverture d’une page Facebook, développement d’une communication promotionnelle avec le rapport d’activité 2010, intégration d’une politique image plus audacieuse dans nos supports visuels et notre communication institutionnelle, inauguration d’un fil Twitter pour relayer nos informations et engagement d’un responsable communication en fin d’année, sont quelques-unes des réalisations de l’année 2011.

Nous souhaitons clairement développer une stratégie numérique globale et le Conseil synodal est convaincu que cette direction doit être renforcée afin de ne pas nous couper du public des adolescents et des jeunes adultes qui intègrent naturellement le monde numérique. Les initiatives réalisées en 2011 témoignent de notre désir d’être actif dans cet univers pour y développer une présence et un témoignage de nos valeurs. La croissance de nos médias sociaux se déroule selon nos ressources et avec des équipes motivées, notamment pour la modération des réseaux sociaux, secteur dans lequel nous avons pu signer des contrats de bénévolat qui permettent à notre Eglise de bénéficier de compétences professionnelles en engageant judicieusement nos ressources financières.

26 EREN Rapport d’activité 2011

La communication du troisième millénaire Il ne s’agit pas d’opposer différents modèles de communication, l’ancien et le nouveau ; mais bien plutôt d’avoir la capacité de traduire nos aspirations dans plusieurs univers différents et complémentaires. Des langages traditionnels destinés au grand public neuchâtelois avec la Vie protestante et l’émission Passerelles à la télévision. Et des langages contemporains plus ciblés et plus réactifs liés aux nouveaux médias que nous devons apprendre à maîtriser. Les spécialistes parlent de cross-média et ces évolutions modifient nos modes de communication externe et interne. L’EREN considère ces changements comme une chance d’évolution vers une meilleure communication avec ses publics.


Les Réformateurs numériques

LES REFORMATEURS, C’EST AUSSI NOUS L’EREN est colorée et doit oser le dire d’une voix plus forte. Nous sommes une Eglise réformée, non dogmatique, capable de créer des liens dans la société civile et d’offrir une réflexion sur la dimension verticale de l’humain sans fondamentalisme. Ceci est essentiel et tout aussi rare à la fois. Il faut savoir le dire avec les moyens d’aujourd’hui pour être entendu dans la société. Jésus était un révolutionnaire. Et plus tard les réformateurs ont fait de même, courageusement. Aujourd’hui, c’est à nous d’apprendre à traduire et à communiquer nos messages pour nos contemporains. Et l’imprimerie de Gutenberg qu’utilisaient Luther, Calvin, Zwingli et Farel est aujourd’hui un rhizome numérique invisible et instantané. Les liens se créent autrement et il est indispensable d’intégrer dans notre travail au quotidien les nouvelles logiques communautaires.

EREN Rapport d’activité 2011 27


Gestion et encadrement TIC

par Ludovic Geiser, secrétaire général et Mathieu Janin, responsable de la communication

L’EREN à la croisée des chemins informatiques

A

ssocier informatique et Eglise n’est pas courant. Pourtant les Eglises sont de plus en plus tributaires des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Le ministre d’aujourd’hui utilise quotidiennement l’informatique pour gérer ses fichiers d’adresses, correspondre avec ses paroissiens ou avec son institution, préparer le contenu de ses cultes, gérer son emploi du temps et prendre connaissance de l’actualité. L’EREN est également confrontée, comme toute organisation, à l’évolution des tendances informatiques. Une majorité de ses employés travaille sur le terrain en paroisse, ce qui nécessite une infrastructure et des flux d’informations décentralisés. Le permanent en paroisse dispose désormais d’une enveloppe budgétaire annuelle de fonctionnement informatique. Il gagne ainsi en autonomie et choisit son outil de travail avec indépendance.

28 EREN Rapport d’activité 2011


Les différents systèmes de messageries utilisés jusqu’alors ont été unifiés en 2011 sur une seule et même plateforme Microsoft Xchange. Cette consolidation représente un premier pas salutaire vers une harmonisation du matériel et des logiciels informatiques utilisés. La gestion du parc informatique de notre siège a été formalisée dans le cadre d’un mandat de prestation avec le service informatique du canton de Neuchâtel. Nous pouvons ainsi nous concentrer sur l’essentiel, la traduction de l’évangile dans la vie de la société neuchâteloise, et notre informatique en main d’experts qualifiés, à même de résoudre mieux que nous les problèmes occurrents.

Notre service comptable a intégré un logiciel supplémentaire. Nous travaillons désormais sous environnements Abacus et Crésus dans le cadre d’un mandat que nous assumons pour la CER (Conférence des Eglises Romandes). Cette année a été également riche en développement informatique spécifique. Le Service Informatique de l’Etat de Neuchâtel (SIEN) nous a aidés à affiner le développement de requêtes informatiques spécifiques pour faciliter le traitement de la levée de fonds lié à la contribution ecclésiastique volontaire. Un travail de fond est également en cours de réalisation dans le cadre de la mise à jour des différents fichiers de membres.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. D’autres défis informatiques nous attendront durant les prochaines années. Faudra-t-il déplacer l’informatique de l’EREN sur un nuage (Cloud Computing) comme l’annoncent de plus en plus d’experts en informatique? Bon nombre de nos collègues de travail utilisent déjà ces nouveaux services dans le cadre de leur vie privée. La période semble propice pour franchir ce nouveau cap et proposer une infrastructure encore plus moderne, plus pérenne et moins onéreuse, afin de mieux répondre à nos besoins.

EREN Rapport d’activité 2011 29


Gestion et encadrement des finances

par Pierre Bonanomi, conseiller synodal

Les finances sont sources de remises en question

L’

EREN traverse une période de changement. Rien de nouveau, diront certains. Effectivement, l’Eglise est en marche, elle évolue sans cesse. Seulement le chemin est parsemé d’embuches, comme l’a été le désistement du principal contributeur des Eglises du Canton. Un nouveau chapitre a commencé, en même temps qu’une nouvelle législature.

Dommage que les finances exercent une pression vers le changement ! Il serait tellement plus agréable de travailler sous l’influence de la seule inspiration. Certes plus agréable, mais pas forcément plus efficace : les Eglises riches de Suisse ne se distinguent pas par une innovation supérieure. Néanmoins, pour l’EREN, les finances représentent non seulement un élément déclencheur, mais aussi le résultat impératif à obtenir. Un piège est tendu, celui d’utiliser les méthodes de la finance pour résoudre le problème: économiser, couper, réduire, supprimer. Cette voie, qui a une certaine logique, n’est pas la bonne. Elle emporterait l’institution dans une vague de découragement. Ce qu’il faut, c’est renouveler l’Eglise en lui donnant une structure plus légère.

Dans ce travail, l’EREN est soutenue par de nombreux actes de solidarité. Certaines Eglises et paroisses suisses font preuve d’une générosité remarquable. Les dons qui ont été enregistrés à ce titre se montent à Fr. 350’000.- en 2011. En plus d’offrir leur soutien, ces Eglises s’intéressent aussi à l’évolution du dossier. En quelque sorte, l’EREN fait figure de pionnier. Une autre surprise financière provient d’un évènement qui n’est pas réjouissant en soi, mais qui engendre un produit extraordinaire : la dissolution comptable de la paroisse de langue allemande. La liquidation des comptes de la paroisse laisse apparaître un solde positif supérieur à CHF 500’000.-, ainsi que deux immeubles qui reviennent à la caisse centrale. Un message de profonde reconnaissance est adressé aux membres de l’ancienne paroisse qui ont construit ce patrimoine. Ces évènements ponctuels ne doivent pas cacher le grand travail récurrent qui assure les ressources de l’EREN. Sans relâche, un groupe de bénévoles téléphone aux personnes dont les versements accusent une interruption.

30 EREN Rapport d’activité 2011

Cet effort contribue de manière significative au revenu de la contribution ecclésiastique. Au même chapitre, il faut relever le travail du Secrétariat général, qui s’applique à augmenter les recettes au travers de la gestion du parc immobilier et par des actions d’appels de fonds ciblés. Parlant d’activités récurrentes, la fidélité des nombreux contributeurs de l’EREN, membres de l’Eglise et entreprises, doit aussi être saluée avec profonde reconnaissance. L’année 2011 a aussi apporté son lot de déceptions. Suite à la forte baisse de revenu de la part des entreprises en raison de la défection de l’une d’elles, la question du financement des activités d’intérêt général se posait avec une nouvelle acuité. Après d’intenses négociations avec les autorités cantonales, les Eglises ont dû se résoudre au constat que la participation des pouvoirs publics n’allait pas augmenter. Par conséquent, des mesures douloureuses ont été envisagées et déjà partiellement appliquées. Ce sujet restera d’actualité en 2012.


Le défi reste posé : la caisse centrale peut supporter des résultats déficitaires, mais pas indéfiniment. Il faut équilibrer les comptes et se rendre indépendant des dons extraordinaires qui ont amorti le choc jusqu’à ce jour. Un groupe de travail s’est attelé à cette tâche difficile. L’essence du mandat n’est pas d’ordre financier, mais le résultat devra répondre aux nouvelles contraintes. Il s’agit de dessiner l’Eglise du futur, plus dense dans ses activités communautaires et cultuelles, mais plus légère dans sa structure. Un travail passionnant, qui doit être accompagné de nos prières.

EREN Rapport d’activité 2011 31


Comptes et bilan de l’exercice

Un bouclement équilibré grâce à la solidarité des Eglises suisses Alors que le budget 2011 prévoyait un déficit de plus d’un million de francs, les comptes se bouclent de manière quasi équilibrée avec une perte de Fr. 55’000.-. Si les charges ont peu varié par rapport au budget planifié (qui comportait déjà de nombreuses mesures d’économie), les ressources ont été nettement meilleures qu’envisagé fin 2010. Ce résultat satisfaisant a été rendu possible grâce à une très forte solidarité des Eglises suisses cumulée aux efforts considérables du Conseil synodal pour renforcer les programmes de levées de fonds.

Comptes 2011 (en CHF) Comptes 2010 Charges Ressources Recettes

Comptes 2011 Charges Ressources

7’472’614.70

Budget 2011 Charges Ressources 6’846’500.00

Par rapport aux budget 2011

-132’909

-1.78%

493’200

7.20%

217’656.35

70’134.95

69’600.00

-147’500

-67.78%

500

0.77%

A 2. / CONSEIL SYNODAL 541’391.05

123’900

22.88%

38’000

6.05%

A 1. / SYNODE

7’339’705.73

Par rapport aux comptes 2010

665’250.55

627’300.00

D 1. / EXTERIEUR

32’594.35

11’809.00

35’300.00

D 2. / INTERIEUR

4’130’263.59

4’109’300.95

4’251’200.00

D 3. / DIACONIE ET ENTRAIDE

408’976.50

157’199.40

409’300.00

D.4. / SERVICES CANTONAUX

-20’800 -63.77% -21’000

-0.51%

-251’800 -61.56%

-23’500 -66.55% -141’900

-3.34%

-252’100 -61.59%

1’243’893.50

1’265’538.80

1’444’400.00

21’600

1.74%

D.5. / INFORMATION COMMUNICATION

-178’900 -12.38%

464’752.70

504’989.60

482’500.00

40’200

8.66%

22’500

4.66%

D.6. / FINANCES ET ADMINISTRATION

376’553.78

610’900.46

550’600.00

234’300

62.23%

60’300

10.95%

Attributions

117’000.00

-

-

-

-

-

-

RECAPITULATION Total des recettes Total des charges

7’472’614.70 7’533’081.82

Excédent de charges Excédent des ressources

-

7’339’705.73 7’395’123.71

6’846’500.00 7’870’200.00

60’467.12

55’417.98

1’023’700.00

-

-

-

-132’910.00

-1.78%

493’200.00

7.20%

-138’000.00

-1.83%

-475’100.00

-6.04%

Les principales différences entre budget et comptes Contribution ecclésiastique Dons et legs Mandat de tenue de comptabilité + gestion RH Soutien au CSP: baisse de la subvention de 250’000.- rendue possible grâce à un don de PMI au CSP

32 EREN Rapport d’activité 2011

+ 250’000.+ 540’000.+ 70’000.-


Bilan (en CHF) 31.12.2010 ACTIFS Actifs disponibles Actifs à court et moyen termes Actifs à long terme Actifs immobilisés corporels

7’431’963.77 1’571’692.07 3’858’239.67

31.12.2011 8’142’994.52 3’680’043.27 3’863’839.10

4’296’001.00

4’296’001.00

17’157’896.51

19’982’877.89

PASSIFS Fonds étrangers à court terme Fonds étrangers à long terme Provisions Fonds propres

31.12.2010

31.12.2011

328’989.80 6’916’770.79 4’992’513.63

787’152.30 6’272’651.17 8’058’870.11

4’919’622.29

4’864’204.31

17’580’335.48

19’982’877.89

Répartition des recettes de l’EREN (comptes 2011)

CE Personnes Physiques 65.1% CE Personnes Morales 9.4% Revenus Immeubles nets 1.5% Pouvoirs publics 10.1%

Intérêts 0.3% Partenaires 3.8% Dons 8.5% Mandats extérieurs 1.4%

Répartition des dépenses par centres de charges (comptes 2011)

Travail en paroisse 53.7%* Education et formation 9.8% Action diaconale et sociale 6.2% Aumôneries 3.7% Synode, Conseil synodal 6.1%

Presse et médias 5.7% Cures et immeubles 8.1% Administration 4.1% Autres 2.5%

* Ne sont pas incluses les charges supportées directement par les paroisses.

Plus de 80% de nos ressources humaines sont investies sur le terrain 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0%

Levée de fonds Presse et médias Conseil Synodal Services cantonaux Administrations Aumôneries Paroisses

Tous les détails de nos comptes sur www.eren.ch

EREN Rapport d’activité 2011 33


Gestion et encadrement de la gouvernance

par Gabriel Bader, président du Conseil synodal

Le management au service de l’Eglise

L

a Société des pasteurs et ministres neuchâtelois (SPMN) a invité, en novembre 2011, le Conseil synodal pour évoquer la question du « management » en Eglise.

Derrière la thématique se cache la question de savoir si « faire du management » découle d’une théologie ou d’une autre. L’on pourrait évoquer la question par un autre biais : Dieu a-t-il un modèle de gouvernance qui lui soit particulier? L’utilisation de termes généralement associés au monde de l’entreprise n’est pas sans soulever des questions, d’autant plus quand il faut les supporter en anglais. En l’occurrence, la SPMN joue son rôle: elle porte la préoccupation de voir clarifiées les options théologiques que prend l’EREN et cela en priorité sur tout système organisationnel.

L’EREN est préoccupée par l’annonce de l’Evangile de Jésus-Christ. Elle porte cette préoccupation avec d’autres croyants. Dans la relation à Dieu, telle qu’elle nous apparaît dans les Evangiles, se dessinent à la fois : l’encouragement dans l’épreuve, la perspective de croire que la souffrance n’a pas le dernier mot, la solidarité entre les humains, la dimension de spiritualité qui donne du sens, et la valeur de la personne dans son projet de vie. A partir de là, la question n’est pas de savoir si l’on fait ou non du management. On en fait de toute façon, dès lors que l’on prend une décision. La question est de savoir si le management que l’on choisit rend compte d’un tel attachement à l’Evangile ou si, au contraire, il

34 EREN Rapport d’activité 2011

en aplanit l’audace et la pertinence. Le constat est clair. L’EREN a connu des périodes où des projets liés à la proclamation évangélique se sont vus freinés par les difficultés financières, péjorés par des préoccupations immobilières, alourdis par des structures démesurées, ajournés par des fragilités personnelles, voire des conflits interpersonnels. Ouverte sur l’évolution de son environnement, attentive aux outils que d’autres ont su développer, intelligente dans sa manière de les intégrer, l’EREN a besoin, comme toute autre organisation, de développer quelques outils qui d’une part garantissent un cadre de travail sécurisant pour les acteurs bénévoles et professionnels et d’autre part aident ces

mêmes acteurs à mieux écouter et comprendre les personnes qui bénéficieront de leurs services. Toute démarche en ce sens doit être transparente et sujette à la critique. Le rôle du Conseil synodal est d’abord de proposer une vision pour l’EREN : décrire le paysage dans lequel l’EREN évolue ; rappeler et renouveler les convictions théologiques. Le rôle du Conseil synodal se traduit ensuite dans des propositions de gestion, d’organisation, de suivi des projets, de qualité des services, d’attention aux employés, de sécurité financière. Articuler un système de convictions, des choix théologiques et des outils d’organisation constitue l’un des intérêts extraordinaires de la mission.


EREN Rapport d’activité 2011 35


Vision – Eglise du troisième millénaire

Dessiner l’Eglise de demain

L

a philosophie d’une marque et, à travers elle de son organisation, c’est sa « religion », sa profession de foi. Nous vous présentons ci-dessous notre vision de ce que devrait être l’EREN à l’aube du troisième millénaire, ainsi que les missions et valeurs prônées par le Conseil Synodal.

Notre mission d’Eglise se résume dans la phrase «Célébrer et témoigner de l’Evangile en paroles et en actes» telle qu’elle a été définie par le Synode en décembre 2005. Notre vision de l’Eglise de demain est habitée par une conviction: les solutions apportées par nos différents métiers aux Neuchâteloises et Neuchâtelois devraient permettre de concilier le développement social et spirituel des activités humaines.

Comme Eglise chrétienne, réformée, l’EREN croit en la capacité de l’Evangile d’étonner et d’inviter à aimer la vie. Résolument. L’EREN se comprend comme participant, avec d’autres chrétiens, à l’annonce de l’Evangile ; elle promeut, avec les humains, une vie de qualité. L’EREN cherche donc les collaborations, partage les idées, se remet en question et s’engage au sein de la communauté chrétienne et dans la vie publique. L’évolution de la société conduit l’EREN, comme d’autres institutions traditionnelles, à devoir redéfinir le rôle spécifique qu’elle entend jouer. Ecouter, rencontrer, comprendre, accompagner, essayer des réponses. L’Evangile raconte comment Jésus, rencontre après rencontre, comprend ses interlocuteurs, ne donne jamais deux fois la même réponse, décèle ce qui est indicible. Cette qualité d’attention fait envie.

36 EREN Rapport d’activité 2011


Vivre nos valeurs

L

es valeurs de l’EREN n’existent qu’au travers de ce que ses collaboratrices et collaborateurs réalisent chaque jour dans le cadre de leurs métiers respectifs.

S’il fallait retenir quelques mots pour en déduire des valeurs, le Conseil synodal pencherait pour ceux-ci : -

Solidarité et responsabilité Esprit (auto)critique et audace Ecoute et créativité Fierté et respect

Dans son programme de législature, le Conseil synodal propose de regader l’institution à travers quatre filtres qui permettent de dessiner les objectifs : FINANCES L’EREN trouve les moyens qui lui permettent d’exercer sa mission. Les finances parlent de l’institution. Elles décrivent ses ambitions et ses audaces. Le soin accordé à l’équilibre financier conforte les projets. Le Conseil synodal vise à anticiper les défis financiers. INNOVATION L’EREN développe sa mission dans des axes inexplorés, en acceptant les idées risquées, incertaines et décapantes. Le contexte dans lequel l’Eglise intervient évolue. L’EREN pourrait développer sa capacité à intervenir avec plus de rapidité dans des situations qui requièrent un soutien spirituel, un accompagnement de groupe ou toute forme de prise de parole de l’Eglise. L’EREN développe aussi un concept de paroisse numérique : une manière d’intégrer dans la vie de l’Eglise des logiques communautaires nouvelles.

SERVICE L’EREN adapte ses services en fonction des attentes des bénéficiaires. Les services de l’Eglise évoluent au travers de la compréhension que nous manifestons auprès des bénéficiaires. Une vie communautaire recentrée, visible, dense. Il s’agira de limiter les dispersions. La remise en question touche aussi les formes reconnues de communautés : il s’agit d’inventer des espaces communautaires qui dépassent les réalités géographiques pour tenir compte de nouveaux réflexes : les intérêts par réseau, les communautés numériques.

ment ou bénévolement, doivent sentir le soutien de l’ensemble de l’Eglise. Le soutien sera d’autant plus aisé si les projets sont correctement posés, organisés et communiqués. L’EREN de demain sera sans doute plus petite. Qu’importe. Si, comme l’Evangile l’y invite, elle se consacre à écouter, à comprendre ; si elle garde l’audace d’inventer, de créer ; si elle se donne les moyens d’assurer un cadre sécurisant, l’EREN sera demain l’Eglise réformée dont nous rêvons…

PROCESSUS L’EREN développe une structure et des méthodes de travail efficaces ; elle offre un cadre de travail attractif et sécurisant. Les projets, les rencontres sont favorisés par le cadre institutionnel. En premier lieu, les personnes qui travaillent, professionnelle-

EREN Rapport d’activité 2011 37


Levée de fonds

par Humberto Montalva-Köster, chargé de levée de fonds et Mathieu Janin, responsable de la communication

Fidéliser pour progresser

R

elancer 439 personnes pour les inviter à s’acquitter de leur contribution ecclésiastique volontaire et motiver six d’entre elles sur dix à soutenir financièrement notre Eglise. Tel est l’impressionnant résultat obtenu en 2011 par notre équipe de bénévoles.

Particularisme neuchâtelois de la contribution ecclésiastique volontaire oblige, notre Eglise accompagne ses membres contributeurs avec un soin particulier. Une équipe de sept bénévoles motivés contactent par téléphone ou par courrier les membres qui ont cessé – de façon fortuite ou volontaire – de cocher la case «réformé» de leur formulaire de déclaration d’impôt. Au 9 août dernier, quelque 1700 protestants neuchâtelois n’avaient pas versé leur contribution ecclésiastique 2011. Durant les cinq mois suivants, les bénévoles ont contacté 439 personnes, sélectionnées selon plusieurs critères socio-économiques, temporels et géographiques, en deux vagues d’appels. Cette opération a été très fructueuse puisque six personnes contactées sur dix ont versé leur contribution ecclésiastique suite à un appel téléphonique de relance. Une action similaire de démarchage par lettre a permis de récolter les contributions encore non versées d’un contribuable sur deux durant la même période.

38 EREN Rapport d’activité 2011

Le succès de cette opération de relance démontre l’importance de bien informer les contributeurs du canton de Neuchâtel au sujet de la contribution ecclésiastique. Elle sera régulièrement renouvelée à l’avenir. Durant l’année 2011, l’EREN a travaillé sur la stratégie de communication relative aux finances, lors des actes ecclésiastiques et en particulier les services funèbres. Elle a également participé à l’élaboration d’un projet de cadeau offert par l’Eglise à la naissance de nouveaux-nés des familles réformées neuchâteloises ainsi qu’à l’identification des familles concernées.


Une attention particulière a été accordée à la proximité entre le secteur de la levée de fonds et celui de la communication. Ces deux secteurs travaillent main dans la main pour valoriser les activités de levée de fonds et fourmillent de projets pour l’avenir, tels qu’une meilleure intégration de la levée de fonds dans le cadre de notre communication en ligne, le développement de services dédiés aux entreprises neuchâteloises, l’implantation d’un système de gestion de cycle relationnel des contributeurs et la distillation en flux continu d’informations plus spécifiques concernant les différents projets en cours de l’EREN pour inciter les contributeurs et donateurs à promouvoir financièrement de façon ciblée des projets qui leur tiennent à cœur.

EREN Rapport d’activité 2011 39


Projets

Nouveaux projets et appel à agir La Margelle Ecouter. C’est peut-être le maître mot aujourd’hui. Constituée en association, La Margelle offre un lieu d’écoute. Installée au cœur de la ville, elle propose des entretiens à toute personne qui ressent le besoin d’exprimer une difficulté, de trouver un écho à ses questions, de faire le point ou encore de recevoir des conseils pour choisir un accompagnement approprié. Les entretiens sont individuels, confidentiels, reliés ou non à une dimension religieuse explicite. Ils sont menés par des professionnels. Le projet de l’EREN est de renouveler la convention qui la lie à La Margelle et de contribuer à solidifier son assise financière.

Montant recherché : CHF 20, 000.-

Groupe de parole pour endeuillés

Bénévole + (Promotion du bénévolat)

Projet de mise en place d’un suivi des personnes endeuillées en proposant un accompagnement aux personnes touchées par la perte d’un proche. Cet accompagnement pourra prendre diverses formes - groupes de parole, groupes de soutien, visites, conversations téléphoniques, culte du souvenir, etc.

Les bénévoles font partie intégrante de la réussite de notre travail ecclésial. C’est pourquoi le Conseil Synodal, dans le désir de renforcer le lien avec ces bénévoles, a présenté le projet Bénévole +.

Vos dons sont les bienvenus pour nous permettre de réaliser plus rapidement ce projet.

Montant recherché : CHF 15, 000.-

A travers un poste de travail à mi-temps et différentes activités annexes, nous explorerons la manière de renforcer le rôle communicateur des bénévoles, nous nous efforcerons de mieux les intégrer dans l’évolution de notre Eglise et nous leur assurerons des conditions de travail attractives leur permettant de trouver leur place et de rester motivés au sein de l’institution.

Montant recherché : CHF 250, 000.-

Pour mettre la main à la pâte ou au porte-monnaie, vous pouvez contacter: Humberto Montalva-Köster par téléphone (032 725 78 14) ou e-mail humberto.montalva-koster@eren.ch et/ou faire un don à l’EREN au CCP no 20-1-0 Votre soutien est essentiel.

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Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel Faubourg de l’Hôpital 24 2000 Neuchâtel www.eren.ch Nous sommes également présents sur Facebook.

DESSINER L’éGLISE DE DEMAIN


rapport annuel d'activités 2011 de l'EREN  

le rapport d'activités 2011 du Conseil synodal de l'Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel

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