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Les infos du trappeur A N N É E

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N °

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B I M E S T R I E L

-

J A N V I E R 2 0 1 2

SOMMAIRE : 

Présentation

La Forêt du pays de Chimay

Attitude outdoor

Le code forestier

Teste matériels

Les conseils de l’Oncle Sam

Présentation de notre papier Un papier, une revue, un journal ? Non ! Bien plus que cela : un document rempli de bons conseils, d’infos, des dernières news de nos activités, de quoi nous rallier, communiquer, apprendre et comprendre.

randonnée à pied ou à cheval, de bushmastering et woodcraft.

Mais avant tout et avant de parcourir ces quelques pages, faisons les présentations. Qui est Comme un trappeur? Un concept mis en place par la SPRL Au Fil du Bardompré qui, profitant de quelques hectares dans la superbe région Chimacienne, permettra à diverses personnes de pouvoir vivre des vacances autrement en apprenant une multitude de choses qui un jour pourraient servir.

La publication se fera uniquement sur Internet, et pour une bonne raison : lira ce papier qui voudra et de ce fait nous participons activement à la protection de notre environnement. Comment? Simplement, l’impression facultative, par contre celui qui a envie de l’imprimer, libre à lui de le faire.

À pied ou à cheval rejoignez-nous afin de vivre autre chose et autrement, le temps de quelques jours .

Mais qu’allez-vous donc trouver à travers ces lignes?

Alors si quelques jours en forêt et sous tente ne vous font pas peur rejoignez-nous.

Une multitude d’infos, en passant par des conseils, des tests de matériel, des reportages, mais aussi vos propres écrits qui traitent d’activités sportives, de

Tous les renseignements sur www.aufildubardompre.be

La Forêt du Pays de Chimay Un projet de valorisation des massifs forestiers de Wallonie est lancé par la Région Wallonne. Avec ses diverses activités (la chambre Forestière, le relais équestre, Comme un Trappeur), Au Fil du Bardompré sprl a rejoint ce projet et plus particulièrement celui de La

Forêt du Pays de Chimay. Pour le moment, tout se met en place afin nous puissions vous proposer diverses activités touchant la forêt, et ceci en collaboration avec divers acteurs du monde associatif, local et touristique. Si vous êtes sensibilisé par ce projet nous vous invitons à

suivre l’avancement du projet sur le Facebook : La forêt du Pays de Chimay Description du projet:

Le projet wallon de valorisation touristique du massif forestier de la Forêt de Chimay concerne 8 communes du sud de l'Entre-Smbreet-Meuse : Couvin, Chimay, Doische, Froidchapelle, Philippeville, Momignies, SivryRance et Viroinval. L'objectif global du projet est de mettre en place une nouvelle filière touristique basée sur le thème de la forêt pour offrir un nouveau tourisme, durable.


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Attitude outdoor

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Que l’on soit à pied ou à cheval, partir implique une certaine préparation qui nous aidera à sortir de situations qui pourraient se transformer en cauchemar si nous ne nous sommes pas bien préparés. Suivez la rubrique Attitude Outdoor pour des conseils judicieux qui un jour pourraient vous servir. Ici point de Rambo ou de survivaliste à l’extrême qui attend la fin du monde, mais une aide théorique qui deviendra pratique si vous participez à l’une de nos activités.

Sec, sec, sec...

Un sage a dit un jour : « souffrir est à la portée de n’importe quel imbécile ». Quand, après une longue marche où l’on a bien transpiré, arrivé au bivouac, couvert comme un ours, on se glisse dans son sac de couchage sans s’être changé, on sentira après 2 heures les premiers grelottements et commence alors une très très mauvaise nuit. Donc le maître mot est : SEC. Ce mot doit être constamment dans votre esprit comme la phrase : « Faut pas que je me perde ». Evidemment, rester sec en été, c’est facile : un short, un tee-shirt et l’affaire est faite. Mais en hiver, au vu des températures négatives, on a toujours tendance à trop se couvrir, mais aussi à mal se couvrir.

SEC, SEC, SEC Rester sec, rester au sec, réguler pour pouvoir se sentir bien

Evoluer en pleine nature est totalement différent que la vie en ville. Les températures sont différentes, le vent n’est pas bloqué par les bâtiments et jouera aux trouble-fête. L’humidité de la pluie et ou de la neige sera aussi plus importante par le manque de pollution et de bâtiments, donc la vigilance doit être de chaque instant. Se couvrir: par temps froid, il faut veiller à ce que les extrémités du corps (tête, oreilles, doigts, pieds...) soient bien protégées. C'est par la tête que s'évacue la majeure partie de la chaleur. En effet, par grand froid, si la température du cerveau baisse, le sang reflue des extrémités pour venir "approvisionner" le cerveau. D'où l'importance de s'équiper d'un bonnet, ou d'une cagoule. Si vous avez froid à la tête, vous aurez froid partout. Mais il faut respecter la règle des trois : trois couches. La première couche est en contact direct avec la peau et doit lui permettre de respirer en évacuant la transpiration par tous les temps. La seconde couche vous réchauffe en gardant la chaleur émise par votre corps en mouvement (laine polaire, pull). La troisième couche a une fonction protectrice contre le vent, la pluie et la neige. Attention, pour ce qui est de la troisième couche, vous devrez jouer intelligemment avec. Pendant l’effort vous pouvez vous en passer, mais une fois que vous vous arrêtez, enfilez-la au plus vite afin de vous protéger du froid ou de l’humidité. De même, quand vous entrez dans une tente ou un bâtiment chauffé, retirez cette troisième couche, vos gants et bonnet afin de vous sécher et de ne pas grelotter une fois dehors. Si jamais vous êtes du genre à transpirer très fort à l’effort, prévoyez un essuie et à chaque halte, séchez-vous le haut du corps afin de rester bien sec. Précision importante : buvez, même si vous n’avez pas soif! S’hydrater en hiver est aussi important qu’en été. Nous en parlerons au prochain numéro.

LES

INFOS

DU

TRAPPEUR


ANNÉE

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SEC, SEC, SEC suite De même pour votre couchage : si vous vous couchez sans vous être changé avec des vêtements secs, et que vous vous couvrez trop, la transpiration qui doit logiquement quitter votre corps ne pourra pas le faire, et refroidira l’espace entre vous et votre sac de couchage et vous commencerez à avoir froid. En fait votre sac de couchage, contrairement à ce que l’on pense, n’a pas pour fonction de vous réchauffer mais d’emmagasiner la chaleur transmise par votre corps et de l’emprisonner tout en évacuant la transpiration. Donc retenez bien ces quelques consignes : 1: Une bonne couche en dessous de vous pour vous isoler du froid et de l’humidité qui viendront du sol (Matelas mousse, autogonflant, branchage de sapin vert, feuilles sèches, journaux, cartons) 2: Un sac à viande ou drap de sac entre vous et votre sac de couchage, ce dernier créera une lame d’air isolante entre vous et votre sac, de plus, plus facile à laver. (En coton, en soie — plus chaud — ou en laine polaire, très chaud) 3: Votre sac de couchage (Nous parlerons des modèles de sac dans la rubrique Test de matériel dans une prochaine édition) 4: Un sursac en Goretex© ou imper-respirant afin de permettre à votre transpiration de s’évacuer tout en empêchant l’humidité et le vent de refroidir votre sac de couchage.

Par une température de –5°C et par un vent de

5: Et enfin sur vous des vêtements secs et propres et, très important, un bonnet sur votre tête pour dormir et la capuche de votre sac de couchage bien fermée (pas besoin de se couvrir inutilement si votre matériel est de qualité et adapté)

20km/h,

Au réveil, votre premier réflexe avant de prendre la route (et même si vous êtes sédentaire), sera celui de sécher tout ce matériel de nuit afin d’en chasser l’humidité, de le sécher et de le rafraîchir.

que vous

En suivant ces conseils — et je parle ici d’expérience — vous dormirez comme un bienheureux sous des températures de -25° avec un sac de couchage testé à une température extrême de –10° . Je l’ai fait deux nuits de suite sous un tarp en coton ouvert par des températures de –20° et de –25° et j’ai super bien dormi.

température

Température ressentie avec la vitesse du vent

l’impression

ressentirez est celle d’une

de –12°C.

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Le code forestier Bien souvent, durant nos sorties, que nous soyons à cheval, à pied ou à vélo, nous nous retrouvons souvent face à des agents DNF (garde forestier) ou des garde-chasse qui, pour des raisons parfois obscures, nous interdisent le passage. Comme c’est la loi qui prime, il est important d’en savoir un peu plus sur le code forestier, qui régit la circulation en forêt. Ici nous reprenons un document rédigé par Itinéraire Wallonie et consultable sur http://www.itineraireswallonie.be/ Mais également une mine d’info ici http://enforet.wallonie.be/apps/spip2_wolwin/sommaire.php3 Sentiers et chemins: législation et réglementation Cette rubrique a été rédigée avec la collaboration de Monsieur Albert STASSEN, administrateur de Itinéraires Wallonie asbl et Commissaire d’arrondissement. Quel est le domaine d’application du décret sur la circulation en forêt ? Le décret de 1995 sur la circulation en forêt n’est venu que compléter le code forestier datant de 1854. A l’exception de quelques articles ne s’appliquant pas aux forêts privées, le code forestier concerne toutes les forêts, comme aussi les bois de petite superficie, qu’ils soient propriétés de l’Etat ou propriétés privées. Les petits bois de superficie moyenne sont-ils également soumis au code forestier ? Il ne faut pas confondre code forestier et régime forestier. Le code forestier est l’ensemble des dispositions légales relatives à l’organisation générale des massifs forestiers. Il couvre notamment tout ce qui concerne la circulation en forêt. Les directives du code forestier, donc les règles en matière de circulation, sont applicables à tous les bois, même le plus petit boqueteau isolé. Le régime forestier est l’ensemble des dispositions légales régissant l’exploitation forestière (vente du bois par exemple). Il s’applique uniquement aux bois et forêts appartenant aux pouvoirs publics. L’article 2 du code forestier détermine les bois qui ne sont pas concernés par le régime forestier (exploitation des forêts). Il s’agit des bois de moins de 5 ha situés à plus d’un km des bois soumis au régime forestier. Comment savoir si un bois est privé ou public ? Pour mieux comprendre la législation et les textes administratifs, il est utile de connaître la signification de quelques appellations que l’on rencontre souvent dans divers documents. Selon le genre de propriétaire, on distingue:

 la forêt domaniale : forêt propriété de l’Etat ou de la Région  la forêt privée : forêt propriété de sociétés, de particuliers, de communes, CPAS, etc. Du point de vue réglementation applicable aux forêts concernant leur gestion, on entend par :

 forêt soumise : forêt soumise au régime forestier explicité par le code forestier et qui vise surtout l’exploitation de la forêt. Les forêts domaniales et les forêts appartenant aux établissements publics tels que communes et fabriques d’église sont des forêts soumises.

 forêt non soumise : forêt qui n’est pas soumise au régime forestier (généralement les forêts appartenant à des particuliers). Pour savoir si un bois est public ou privé, c’est normalement au cadastre qu’il faut s’informer. Il faut cependant remarquer que du point de vue circulation, le fait qu’un bois soit public ou privé n’a pas d’importance. On peut y circuler librement (sauf sur les voies réellement privées) en respectant toutefois les directives du décret : piétons sur sentiers, chemins et routes, cyclistes et cavaliers sur chemins et routes, sauf dérogation.


En forêt, les barrières (tronc d’épicéa au travers du chemin) concernent-elles uniquement les véhicules ? Il faut savoir tout d’abord que le terme “ barrière ” ne figure pas dans le texte du décret sur la circulation en forêt ni dans les arrêtés d’application s’y rapportant. Le tronc d’épicéa placé en guise de barrière en travers d’un chemin forestier, n’a donc pas d’existence légale. Ce type d’obstacle doit donc être considéré comme simple confirmation de l’interdiction de passage pour les véhicules que le décret ne tolère que sur les routes. Pour ce qui concerne les autres usagers, les barrières et avis d’interdiction de passage (conformes à la loi) ne sont valables qu’en fonction du statut du chemin. Si le chemin est une servitude publique de passage ou est repris à l’atlas des chemins vicinaux, on ne peut y empêcher la circulation des piétons, cyclistes et cavaliers, sauf pour raisons de chasse ou de sécurité par le placement d’avis réglementaires. Dès lors, en l’absence de toute autre indication officielle, le tronc d’épicéa placé en travers du chemin peut être contourné ou franchi. Par ailleurs, un chemin privé non grevé d’une servitude publique de passage peut être interdit à la circulation du public. Exemples : chemin sans autre issue que l’accès à une propriété privée – chemin réalisé par un propriétaire et destiné uniquement à l’exploitation forestière ou agricole des parcelles le jouxtant. Remarquons encore que si, sur une voie quelconque fermée ou non par une barrière, il existe un panneau d’interdiction de passage conforme au code de la route, il y a lieu de le respecter. Encore faut-il que ce signal soit authentique et placé en vertu d’une décision des autorités compétentes. Il est à noter que la clôture qui ceinture un bois et les barrières qui en permettent l’accès ne jouent aucun rôle juridique en matière de circulation sur les voies traversant la propriété clôturée. C’est souvent pour des raisons liées à la chasse que de telles clôtures sont mises en place. Privé - Public …. Comment connaître le statut d’un chemin ? C’est une bonne question et, sur le terrain, il n’est pas aisé d’en trouver la réponse. Précisons tout d’abord que la petite voirie destinée à l’usage public se répartit en deux catégories:

 la voirie vicinale (voies reprises à l’atlas des chemins vicinaux)  et les voiries “ innommées ” (voies dont l’assiette appartient ou non à la commune et qui sont frappées d’une servitude publique de passage). Pour repérer la voirie vicinale, il faut consulter l’atlas des chemins vicinaux ou s’adresser aux services communaux. L’atlas est visible à l’administration communale du lieu et il faut s’assurer que le chemin, même présent à l’atlas, n’a pas été déclassé. Cette situation est possible car, depuis sa création en 1841, l’atlas n’a pas fait l’objet de mises à jour systématiques au fil du temps. Il est donc utile de consulter complémentairement le cadastre (dont les extraits sont également visibles dans les communes) et si le chemin y figure, c’est qu’il n’a pas été déclassé. Un chemin ou sentier repris à l’atlas ainsi que sur les plans du cadastre est donc certainement une voie accessible au public. Il faut cependant ajouter qu’un chemin repris à l’atlas et non au cadastre n’est pas nécessairement déclassé. En cas de besoin, des recherches plus poussées peuvent être menées auprès du service technique provincial. La voirie communale innommée est un chemin ou sentier sur lequel le passage du public s’effectue au moins depuis trente ans, ce pourquoi on l’appelle aussi servitude trentenaire de passage. Généralement, et à moins qu’il ne s’agisse d’une voie manifestement privée, un chemin sur lequel des traces de passage sont évidentes peut être considéré comme servitude de passage. En effet, s’il y a contestation du propriétaire de l’assiette, il se manifestera mais les utilisateurs de l’itinéraire aussi et c’est au juge de paix que reviendra la décision finale en fonction des éléments dont il dispose. Il appartiendra aux utilisateurs de faire savoir qu’ils utilisent l’itinéraire concerné depuis 30 ans “dans des conditions de continuité, de tranquillité, de publicité et d’absence d’équivoque ”. C’est alors au propriétaire de prouver le contraire…. Il faut ici faire une remarque importante. Si l’on effectue une randonnée en suivant un itinéraire balisé, on n’a pas à se préoccuper de savoir si les voies empruntées sont publiques ou pas. C’est au concepteur de l’itinéraire à s’assurer de la chose et, le cas échéant, il doit demander (et obtenir) les autorisations nécessaires pour ce qui concerne le passage sur des chemins privés. Signalons à ce propos que la reconnaissance d’un itinéraire par le Commissariat général au Tourisme implique la remise d’un dossier apportant notamment la preuve que les autorisations de passage et de balisage éventuellement requises ont bien été accordées.


En forêt, le propriétaire peut-il circuler comme il l’entend sur sa propriété ? Précisons tout d’abord que le code forestier est applicable à la forêt domaniale (propriété des pouvoirs publics) et, pour la plupart de ses articles, à la forêt privée (propriété de particuliers et sociétés). Il faut donc comprendre que le propriétaire privé voit son “ droit de propriété ” limité (en droit on utilise le mot “ vinculé ”) par des règles applicables à la forêt. C’est ce qui existe et est généralement mieux compris dans le domaine de l’urbanisme. Ainsi, le droit de l’urbanisme “ vincule ” le droit de propriété en empêchant par exemple le propriétaire d’un terrain d’y bâtir une construction qui ne serait pas conforme aux règles en vigueur. Les dispositions du code limitent ainsi le droit de circuler et édictent diverses prescriptions dans le but de protection de la forêt, aussi bien domaniale que privée. Dès lors et par exemple, personne ne peut circuler à moto sur un sentier, dans aucune forêt, puisque c’est interdit par le code forestier. Exception cependant en matière de circulation: le propriétaire et ses ayants droit, de même que les personnes autorisées à exercer une activité de gestion (article 195 du code actuel). La chasse étant considérée comme activité de gestion, il est donc admis que les titulaires du droit de chasse puissent circuler en 4x4 sur leur territoire de chasse. Alors, il est donc possible de rencontrer une “ jeep ” sur un chemin de forêt et ce n’est normal que si elle est conduite par le propriétaire des lieux ou le titulaire de la chasse. Précisons encore que lorsque la forêt est propriété de communes, établissements publics ou provinces, les dérogations aux règles de circulation ne peuvent être accordées que par les instances et suivant modalités citées par le code. Mais l’exception faite au propriétaire en matière de circulation n’est pas de nature à lui donner tous le droits dans sa propriété. Ainsi, s’il souhaite interdire le passage sur un chemin, c’est avant tout du statut de ce chemin qu’il devra tenir compte plutôt que de sa seule volonté de le fermer à la circulation. L’imprescriptibilité des chemins vicinaux est-elle indéfinie ? La loi de 1841 indique “ Un chemin vicinal est imprescriptible tant qu'il sert à l'usage public ”. Logiquement, s’il n’est plus pratiqué, un chemin vicinal n’est donc plus imprescriptible. Mais attention ! Ce n’est pas pour autant que le dit chemin s’en trouve supprimé, même après déclaration de l’autorité communale. Il faut, pour la suppression, un constat d'abandon établi par la Députation permanente. Ce constat interviendra suivant des modalités identiques à celles prévues dans le cas d’une demande de suppression : enquête – délibération du conseil communal avec avis remis à la Députation permanente – décision de cette dernière avec ensuite, possibilité de recours dans un délai de 15 jours. Ce n’est qu’après l’achèvement de la procédure que l’assiette d’un chemin vicinal abandonné ou supprimé peut être acquise par les riverains qui ont un droit d’achat durant 6 mois. Qui décide de la suppression d’un sentier ou chemin ? Deux cas sont à distinguer : 1. La voirie est reprise à l’atlas des chemins vicinaux. Ainsi que signalé ci-dessus, la suppression d’un chemin vicinal doit faire l’objet d’une procédure allant de l’enquête à la décision de la députation permanente. Cette décision est affichée dans la commune et un recours est possible dans un délai de 15 jours. 2. La voirie n’est pas reprise à l’atlas mais bénéficie d’une servitude de passage. Il s’agit alors d’une voirie innommée. En pareil cas, il doit y avoir enquête préalable puis délibération et décision du conseil communal. Là, s’arrête la procédure. Une commune peut-elle vendre l’assiette d’un chemin encore en usage ? Rien n’empêche une commune de vendre une partie de son patrimoine dans la mesure où elle respecte la procédure s’y rapportant. Pour donner plus de garantie sur le maintien du chemin on peut préconiser que, dans l’acte de vente, on inscrive l’existence de la servitude de passage à maintenir. La vente ne modifie en aucun cas la validité de la servitude de passage si elle existe et que le chemin est toujours fréquenté. Où se fait l’affichage de l’enquête en cas de demande de fermeture d’un chemin ou sentier ? La loi prescrit que la fermeture d’un chemin vicinal doit être précédée d’une enquête. Il est admis que l’affichage se fait “ aux lieux usités ”, donc notamment aux valves de la maison communale. Il est à noter qu’aucune disposition légale ne prescrit que l’enquête sur la suppression d’un chemin vicinal doit être annoncée sur ce chemin vicinal même (jurisprudence – arrêt 21456). Quel est le rôle du Commissaire voyer ? Dans plusieurs textes relatifs à la voirie vicinale, il est fait mention de “ Commissaire voyer ”. Il est utile de préciser les fonctions et les compétences de ce fonctionnaire provincial. La fonction de Commissaire voyer a été instituée par la loi de 1841 sur les chemins vicinaux. Il relève de la Députation Permanente et dépend directement du Service technique provincial. Il a le droit de constater les contraventions et délits commis en matière de voirie vicinale et d’en dresser procès-verbal. Il n’a cependant aucun pouvoir en matière pénale. Lorsque, par exemple, on constate la fermeture abusive d’un chemin vicinal, on peut faire appel au Commissaire voyer qui dressera procès verbal, lequel sera transmis à la commune qui devra en assurer le suivi. Ce sera une intervention directe auprès du contrevenant ou, si nécessaire, le dépôt d’une plainte en justice. Le Commissaire voyer est compétent pour indiquer si un chemin est vicinal ou pas, en référence à l’atlas qu’il consulte régulièrement. Mais il ne pourra préciser officiellement si un chemin non repris à l’atlas est public ou privé, bien qu’il puisse donner un avis de technicien qui aurait un certain poids devant le juge de paix. Pour joindre un commissaire voyer, demander ses coordonnées à l’administration provinciale en précisant la commune où se situe le problème à propos duquel on souhaite le consulter. On peut aussi trouver des indications sur le site Internet de la province concernée.


Test Matériel Les chaussures Pour notre premier test et après les conseils sur la façon de ne pas avoir froid nous allons passer en revue deux paires de chaussures de randonnée. Partant du principe que durant les activités extérieures nos pieds sont le moyen de locomotion et que tout repose sur eux, nous avons pris comme modèle des marques connues et de qualité. Volontairement, nous ne prendrons pas pour ce test des modèles discount pour la simple et bonne raison que ces modèles bon marché sont fragiles et assez délicats au niveau du maintien réel du pied. Par contre, ces modèles iront très bien pour des promenades sur chemin asphalté ou très carrossable une à deux fois par an. Les modèles testés s’adaptent pour la balade en plaine et en basse montagne sans grosse difficulté pour le premier modèle, et pour la basse et moyenne montagne avec une difficulté moyenne pour le second.

Meindl Kansas GoreTex Système de laçage Digafix® avec son crochet autobloquant pour une tenue du pied optimale. Membrane Gore Tex imperméable et respirant. Semelle de marche Meindl multigrip. Tige cuir nubuck. Poids : environ 750 gr Prix: 165 à 179€ Non ressemellable Après essayage et achat du modèle avec les produits d’entretien, me voilà fier comme un paon, des nouvelles chaussures cousues main et pas du tout made in Hongkong. De l’allemand, du lourd et solide, du bon cuir nubuck une belle semelle crantée mais malheureusement pas en vibram. Après un premier traitement des chaussures et un essayage de formation (toujours les porter au début afin de les faires à vos pieds avant de partir en randonnée. Ne partez jamais avec une paire neuve en randonnée, vous le regretterez), je me sens bien dedans, le maintien du pied est parfait, son imperméabilité impeccable et au niveau transpiration rien à dire. Les premières sorties sont des balades de 10 à 25 k. Tout se passe très bien, pas de cloche et comme dans des pantoufles, les premiers mois se passent très bien sauf à un seul niveau : le pare-pierre en pointe de la chaussure, le gros caoutchouc devant, commence à se décoller sur le bord. Pas trop grave, je continue. L’hiver arrive en 2010-11 avec ces grosses chutes de neige, et voilà le moment de sortir les raquettes. Une fois chaussé de mes Meindl avec des guêtres en plus me voilà, raquettes aux pieds, parti pour quelques heures de promenade par monts et par vaux. Au retour, les pieds ne sont même pas mouillés : normal, il y a le Goretex qui a fait son boulot. Par après, toujours le même résultat, impeccable. En sachant que à chaque retour, je procède à un nettoyage à l’eau tiède, séchage et traitement préconisé par la marque. Mais après 7 mois, je vais commencer à déchanter, la semelle que je croyais inusable commence tout doucement à bien s’user. Le maintien du début commence à disparaître mais par contre le plus grave : le cuir commence à se craqueler tout doucement à certains endroits comme la pointe du pied et ceci malgré les traitements préconisés par le vendeur. Au bout d’une année de loyaux services mes Meindl sont hors service : le cuir s’est déchiré, la semelle est usée et l’humidité, même de l’herbe mouillée, passe à travers le cuir. Conclusion: Au départ très bonnes chaussures avec une parfaite tenue, à préserver de la rudesse des terrains et à ne porter que occasionnellement si on pratique maximum 20 sorties par an.


Lowa Tibet Pro Sepia Black GTX - Tige : Cuir nubuck hydrophobe de 2.5mm réalisée en une seule pièce sans coutures. - Col matelassé avec orifices pour l'évacuation de l'humidité par le haut (Climat Control System). - Enrobage en caoutchouc venant en recouvrement sur l'avant du pied. - Languette asymétrique, Système Lowa X-Lacing sur la languette permettant de fixer la languette dans l'axe vertical et horizontal. - Lowa Flex Fit pour une flexion facilitée dans la zone de la cheville. - Doublure : Gore-Tex® pour l'imperméabilité et la respirabilité et le cuir traité hydrophobe - Semelle : Semelle Vibram® Masai avec canaux autonettoyants. Ressemelable. Semelle intermédiaire PU avec renfort nylon 5mm pour la stabilité latérale. Système SPS (intégration de PU haute densité dans la semelle intermédiaire pour contrôler la pronation et la supination). - Prix: entre 225 et 250€

Après ma mésaventure avec mes Meindl, je décide d’investir un peu plus. Après quelques renseignements pris en boutique et sur les forums, je suis prêt à trouver une paire de chaussures capables de supporter mes aventures et le traitement que je leur réserve. Je pousse la porte d’une petite boutique de sport où l’on me conseille d’essayer les Lowa, marque très connue par les randonneurs de la région. Mais le modèle proposé ne me convient pas, et le vendeur me montre le catalogue : je tombe amoureux du modèle que nous testons ici. Après essayage d’un modèle de taille— pour ma part du 43,5— je prends quelques renseignements pour ne pas faire la même erreur que la dernière fois et déjà ce que j’entends me rassure : trois ans de garantie, réparation ou échange si les chaussures sont employées dans des conditions (normales) , et surtout 2,5mm d’épaisseur du cuir contre 1,5 pour les dernières et ressemellage de la chaussure directement chez le fabricant pour la somme de 75€ . Après achat et premier traitement (ha oui! ici contrairement aux dernières, je reçois gratuitement deux petit tubes de produit d’entretien—joli geste commercial), me voilà en essayage de formation et la différence est tout de suite évidente : la tige monte plus haut, et le Lowa Flex Fit maintient superbement la cheville sans pour cela la coincer, ça maintient mais ca bouge durant la marche. Mais un petit « hic » me fait peur : ça sert très fort au niveau du coup de pied, très très fort. Après quelques jours de formation, ça se détend et on y est bien. Ici, contrairement aux autres chaussures, le pare-pierre monte très haut et en une seule pièce tout autour de la chaussure, protection accrue contre les griffes et les coups. Cela ne présage que du bon,... enfin j’espère!

Les + et Meindl Kansas GoreTex Les + : Neuf, le modèle a une bonne tenue de la cheville, étanchéité et respirabilité, prix, confort dès le départ. Il n’y a pas cette sensation du pied serré, neuve la semelle fait son boulot.

Les - : Usure rapide de la semelle, le pare-pierre qui se décolle rapidement, le cuir qui se déchire en moins d’une année au niveau du début des orteils malgré les entretiens. Non ressemellable, faible épaisseur du cuir, déformation assez rapide de la tige au niveau de la cheville.

Conclusion: Excellente chaussure pour petit randonneur en plaine et basse montagne, pour scouts,etc. Au vu du prix, elle valent 10 fois les chaussures « made in Hongkong ».

Lowa Tibet Pro Sepia Black GTX Les + : Parre-pierre haut et en une seul pièce, semelle en Vibram ressemellable, bonne étanchéité et réspirabilitée, Lowa Flex Fit, les crochets des lacets se relèvent pour un nettoyage optimal, épaisseur du cuire 2.5mm, Climat Control System, garantie de 3 ans, semelle autonettoyante, système Lowa X-Lacing.

Les - : Le prix mais la qualité se paie. La dureté de la chaussure au début, il faut les porter assez bien pour les faire. Conclusion: Excellente chaussure pour crapahuter dans de la caillasse, pour la moyenne montagne et les zones à rochers.


Les conseils de l’ oncle

Sam Le Feu A tout moment de notre vie, nous avons besoin de chaleur. Pour cuire, se chauffer, se laver ou tout simplement pour le plaisir. Si en ville, il est simple d’ouvrir la vanne du radiateur ou d'allumer sa cuisinière, en pleine nature les choses se compliquent. N’oubliez pas qu’en pleine nature, vous allez devoir vous débrouiller avec ce que mère nature vous offre. Et si en été les choses peuvent paraître plus faciles grâce aux températures chaudes et à une multitude de brindilles et de bois séché par la chaleur du moment, en hiver les choses se compliquent. En effet, vous n’emportez pas votre bois avec vous. Donc la seule source d’approvisionnement sera ce que vous trouverez autour de vous, donc là vous allez devoir composer et n’employer que ce qui sera efficace. Pour qu’un feu puisse brûler vous allez avoir besoin de trois éléments primordiaux. Le combustible: Bois, brindille, écorces, papier, herbe sèche, …Mais bien sec Le comburant: dioxygène (O2) présent dans l’air L'énergie d'activation : Ce qui va faire démarrer votre feu (allumettes, briquet, firesteel, etc.) Une fois que ces trois éléments sont réunis, la technique et la pratique feront le reste. Pour lancer votre feu voici un schéma simple à respecter, avec cette mise ne place votre feu s’allumera facilement à condition que tous les matériaux soient secs. Mais n’oubliez pas la pratique, la pratique et la pratique feront 80% de la réussite de l’allumage de votre feu.

Quelques conseils Un bois pourri ne brûle pas, il se consume, fume et risque d’étouffer votre feu. Pour voir si les brindilles de bois sont bien sèches, mordez-les : si vous avez une sensation d’humidité en bouche, passez à d’autres. Prenez des brindilles sèches en hauteur, vous aurez plus de chance de les avoir bien sèches. Normalement, une brindille sèche se casse net sans se plier. Ramassez-en une grosse quantité pour avoir un bon départ. L’écorce de bouleau, chargée en térébenthine, s’enflamme assez rapidement et est un bon matériau pour lancer un feu. Vous pouvez vous en faire des réserves, bien au sec dans un sachet en plastic hermétique. Mais la théorie ne remplace jamais la pratique, donc si vous voulez tout savoir sur le feu, venez à l’une de nos activité trappeur, plus de renseignements sur www.aufildubardompre.be Voici une vidéo de technique d’allumage de feu Vidéo


Voilà notre premier numéro terminé. Nous espérons qu’il vous a plu et que vous avez pu en tirer quelques riches enseignements. Si vous avez des suggestions, critiques, idées ou tous simplement envie de faire paraître un article, écrivez-nous sur bardompre@live.fr.

Dans notre prochaine édition 

S’abriter ou monter son abri.

La tente Tepee sioux de Nordisk

Quelques plantes comestibles facilement reconnaissables

Recette trappeur « Le pain des bois »

Trouver et purifier de l’eau

Un article de vous? Pourquoi pas...

Au fil du Bardompré sprl

Des vacances hors du commun ? Une aventure unique ? Une plongée dans la nature

Au fil du Bardompré Rue de Forges, 79 6460 Chimay Belgique www.aufildubardompre.be Téléphone : 00 33 (0)60.730.130 Télécopie : 00 33 (0)60.730.130 Messagerie : bardompre@live.fr

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