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La voix du combattant L E M A G A Z I N E D E L’ U N I O N

N AT I O N A L E D E S C O M B AT TA N T S

39/45 • INDOCHINE • AFN • OPEX • SOLDATS DE FRANCE • VEUVES DE GUERRE ET D’ANCIENS COMBATTANTS

11 Novembre : pour une Journée nationale du Souvenir

Actualité : Un monument aux morts pour les Opex p. 10 www.unc.fr

N°1769 - novembre 2011

Découverte : A Verdun, sur les traces des Poilus p. 38


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SOMMAIRE

N °1769

COUVERTURE : 11 NOVEMBRE © BÉATRICE GENDRON Ce numéro comporte 2 encarts jetés sur la 4e de couverture : • TRADITIONS DU PéRIGORD, encart 4 pages, 17 grammes, sur la totalité de la diffusion. • CIGAle vOyAGe, environ 23 grammes, sur la totalité de la diffusion.

ÉDITORIAL ARRÊT SUR IMAGES ACTUALITÉS • Pour une Journée nationale du Souvenir • Un monument pour les Opex

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OPEX Les forces du soutien en opérations

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ACTU DES UNITÉS LIBRE PROPOS

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LÉGISLATION Algérie : la carte du combattant

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ÉDITIONS RÉGIONALES

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INFOS DOC

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RECHERCHES HISTOIRE

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• Le 90e anniversaire du Traité de Lausanne • Les défaites de la guerre franco-prussienne

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DÉCOUVERTE Les champs de bataille de Verdun

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LETTRES & IMAGES

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NOS ADHÉRENTS PRENNENT LA PLUME

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COURRIER DES LECTEURS

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JEUX

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Le 11 Novembre pour se souvenir Depuis la fin de l'année 1959, comme l'atteste La Voix du Combattant de l'époque, l'UNC propose que le 11 Novembre soit un jour national du souvenir consacré à tous les morts pour la France, sans bien entendu porter atteinte aux autres commémorations majeures notamment le 8 mai. Pourquoi privilégier l'Armistice de 1918 ? Parce qu'il

DE HUGUES DALLEAU

mit fin à la Grande Guerre, celle qui, chaque jour, fit une moyenne de 1000 morts durant 52 mois et encore plus de blessés, et dans des proportions équivalentes chez nos alliés et nos adversaires. Les violences et les souffrances de la Grande Guerre ont atteint leur paroxysme mais pas au degré colossal de la Seconde Guerre mondiale qui sont à rappeler chaque 8 Mai. La Première Guerre mondiale a été l'occasion pour toute la population française précédemment socialement et politiquement divisée – sécularisation des biens du clergé, inventaires, sans oublier la révolte des viticulteurs du Midi – de se retrouver dans l'Union Sacrée. Hélas, la 2nde Guerre mondiale n'a pas provoqué cette union sacrée au point que, de nos jours, certains sujets de cette période restent délicats à évoquer Depuis 1945, la France a connu d'autres conflits douloureux « Dans  les  moments  difficiles comme ceux d'Indochine, de comme  dans  les  circonstances Madagascar puis d'Afrique du heureuses,  les  autorités  offiNord, qui n'ont pas davantage cielles  et  la  foule  se  retrouvent permis "l'union des citoyens". à  l'Etoile.  Pourquoi  dès  lors  ne Pourtant la cohésion et l'énergie pas honorer tous les Morts pour de toute une population unie la France le 11 Novembre ?». pour la défense des valeurs symbolisées par son drapeau est indispensable à toute nation, même en 2011. C'est pourquoi l'exemple de ceux du front unis à ceux de l'arrière pendant la Grande Guerre est si important à citer en exemple à notre époque où l'on a que trop tendance à s'opposer, surtout en période pré-électorale… et pourtant en démocratie il faut vivre ensemble et s'accepter différents pour se vouloir complémentaires. Le monument de l'Arc de Triomphe de l'Etoile, édifié par Napoléon pour rendre hommage à la Grande Armée, protège la tombe du Soldat inconnu de la Grande Guerre. La dalle sacrée est entourée par les plaques commémoratives rendant hommage aux combattants des conflits postérieurs… sans oublier le mémorial des manifestants du 11 novembre 1940 qui ont bravé l'interdiction de l'occupant allemand. Bientôt une plaque en l'honneur des combattants des opérations extérieures prendra place parmi toutes ces dalles de bronze pour bien affirmer la parité et la continuité des générations dans l'accomplissement de leur devoir. Dans les moments difficiles comme dans les circonstances heureuses, les autorités officielles et la foule se retrouvent à l'Etoile. Pourquoi dès lors ne pas honorer tous les Morts pour la France le 11 Novembre ? Et ceci sans exclusive des cérémonies dédiées à un conflit spécifique, telle celle du 5 Décembre, date à laquelle le monde combattant aura à cœur de se mobiliser aux cérémonies en mémoire des Morts pour la France de la Guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. n

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Actualités

11 Novembre, Journée

La revendication date de 1959. Si l'UNC en revendique la paternité, une quarantaine d'associations s'unissent pour la cause, sans arrière-pensée partisane. Faire du 11 Novembre une Journée nationale du Souvenir n'entraînerait pas la disparition des autres commémorations. Questions-réponses… Il semble enfin que le 11 Novembre va devenir la Journée Nationale du Souvenir, qu’en est-il ? En effet, la journée du 11 Novembre, qui commémore la signature de l’Armistice de la guerre de 1914-1918, devrait devenir une Journée nationale du Souvenir permettant d’honorer les “Morts pour la France” dans tous les conflits. La proposition de loi en ce sens présentée le 1er juin par 49 députés, l’attention portée par le président de la République à cette question et une rencontre début octobre avec son conseiller spécial, Henri Guaino (lire encadré cicontre), nous incitent à être optimistes. De quand date ce projet ? Dès 1959, et alors que de nombreux combattants de la Grande Guerre vivaient encore, l’UNC avait déjà émis le souhait que la commémoration de l’Armistice de 14-18 évolue vers une Journée nationale du Souvenir. Depuis cette date, tous les ans, la motion de législation présentée lors de nos congrès nationaux a repris cette demande.

L’UNC est-elle seule dans ce combat ? Si l’UNC revendique la paternité de ce projet, progressivement d’autres associations s’y sont ralliées. Près d’une quarantaine d’associations, représentant plus d’un million d’adhérents soutiennent aujourd’hui ce projet. Ce qu’il est intéressant de noter, c’est la grande diversité de ces soutiens. Les plus anciens combattants y côtoient les plus jeunes qui reviennent d’Afghanistan. Nous rassemblons des civils et des militaires d’active, des anciens d’Indochine, d’Algérie ou des opérations extérieures des 50 dernières années, des soldats, des marins, des aviateurs et des gendarmes, de tous grades, des Français de souche et des légionnaires, des hommes et des femmes. Ce projet est donc fédérateur, il est ferment d’unité, sans aucune arrière- pensée partisane. Certains craignent que cette journée entraîne la suppression des autres commémorations ? Il est parfaitement clair que nous n’avons jamais demandé la suppression des

commémorations existantes et c’est la raison pour laquelle, nous avons toujours récusé le terme de Mémorial Day. Ceux qui feignent de croire le contraire nous font un mauvais procès ! Ce que nous voulons, c’est permettre à tous les Français d’honorer partout en France la mémoire de tous les morts au combat que ce soit dans les guerres, dès avant 1914, jusqu’aux opérations extérieures de ces 50 dernières années qu’elles soient nationales ou menée dans le cadre des Nations unies. Or, nous constatons que l’hommage qui est rendu à ces derniers ne peut être, actuellement et dans la plupart des cas, que local et épisodique. Les autres dates ne seront pas supprimées mais les célébrations seront laissées à l’initiative locale, comme c’est déjà le cas pour certaines.

Pourquoi cette journée ? Comme le rappelle l’introduction à la proposition de loi déposée le 1er juin dernier, l’évolution de notre société, l’actualité internationale, l’œuvre du temps qui bouscule les générations, imposent, plus que jamais, de redonner du sens aux journées de célébrations nationales ainsi qu’aux commémorations des différentes guerres qui ont endeuillé notre nation. Mais il importe surtout de faire en sorte que les jeunes générations se les approprient et qu’elles soient impliquées d’une manière ou d’une autre dans leur déroulement.

Ces 11 Novembre qui ont fait date… • Le lundi 11 novembre 1918 à 11h, les cloches dans toute la France sonnent à la volée. Au front retentit le «Cessez-le-Feu !». Un armistice, c’est- à-dire un arrêt des combats, a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dans un wagon stationné dans la clairière de Rethondes. Les armes se taisent enfin après plus de quatre années de guerre. Dans l'après-midi, vers 16h, Georges Clemenceau se rend au Palais Bourbon pour présenter aux députés les conditions d'armistice. Longuement ovationné, le président du Conseil, ministre de la Guerre, lit le texte signé le matin même, précisant «... en cette heure terrible, grande et magnifique, mon devoir est accompli... ». Le 14 juillet 1919, c’est le défilé de la victoire sur les Champs-Elysées. Précédées par 1 000 grands blessés, puis par les maréchaux Joffre et Foch, toutes les armées alliées défilent dans l’ordre alphabétique, l’armée française clôturant le défilé. Aussi, le 11 novembre 1919 est commémoré dans une relative discrétion.

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• Une dimension nationale pour le 11 novembre 1920 : Le gouvernement souhaite donner à cette commémoration une dimension nationale. L’idée de célébrer un soldat inconnu inhumé dans un lieu symbolique et représentant tous les soldats morts au Front, est adoptée. Le lieu d'inhumation fait débat. Dans un premier temps, le Panthéon semble s’imposer mais suite à une campagne de presse, le choix en définitif se porte sur l'Arc de Triomphe. Le 10 novembre 1920, un jeune soldat de 21 ans, originaire de Normandie, Auguste Thin, du 132e régiment d'infanterie, choisit parmi huit cercueils celui qui sera enterré sous l’Arc. Les cérémonies du 11 novembre 1920 associent l'ensemble des morts pour la France depuis la Révolution française. Le cercueil élu est transféré à Paris et après un périple dans la capitale déposé dans une chapelle ardente du monument. Le soldat inconnu est inhumé le 28 janvier 1921. Deux ans plus tard le 11 novembre 1923, André Maginot, lui-même ancien combattant mutilé, allume la flamme pour la première fois.

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Actualités

nationale du Souvenir Le point de vue de l’Elysée

À quel public doit s’adresser cette journée ? A l’ensemble de la population française. Aussi nous souhaitons que cette Journée Nationale du Souvenir s’exprime dans un large consensus politique. Personne n’a jamais demandé aux “Morts pour la France” quelle était leur sensibilité politique et tout juste sait-on s’ils étaient chrétiens, musulmans, juifs ou athées ! n PH. S. photoS : © SIRPA TERRE

L’UNC est membre du comité d’entente qui réunit périodiquement 42 associations autour de son président, le général Delort, président, par ailleurs, de La Saint-Cyrienne. Ce comité, à caractère informel, est un lieu d’échange sur tous les sujets concernant le ministère de la Défense, en particulier la fonction militaire, les retraités militaires, les anciens combattants et le devoir de mémoire. Le lundi 10 octobre, ce comité s’est réuni dans les salons de la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur, à la demande de Henri Guaino, conseiller particulier de Nicolas Sarkozy, président de la République. Au cours de cet entretien, Henri Guaino a indiqué l’intérêt tout particulier que le chef de l’Etat porte à la préservation de la date du 11 Novembre, face au risque de déshérence de la commémoration de la victoire de 1918 avec la disparition désormais effective des derniers Poilus, et celle prochaine des autres contemporains de la Grande Guerre. Dans cet esprit, Nicolas Sarkozy souhaite donner un éclat tout particulier aux cérémonies du 11 novembre 2011 et demande aux associations patriotiques de s’associer aux pouvoirs publics en mobilisant le maximum de leurs membres. Les forces armées devront faire en sorte d’être représentées dans le maximum de cérémonies, même si le détachement est réduit à un simple piquet d’honneur. Le président demande également aux militaires disponibles d’assister aux cérémonies, si possible en uniforme, avec leurs famille et leurs amis. Les enfants des écoles primaires, des collèges et des lycées doivent venir en nombre avec leurs enseignants. Mais allant au-delà de ses rassemblements traditionnels, il souhaite que soient regroupés autour des autorités, des proches de “Morts pour la France” (descendants ou ascendants directs, conjoints) ou de camarades de combat. Leur présence serait mentionnée par une annonce spécifique au cours de la cérémonie. Enfin, après la lecture solennelle du communiqué du président de la République, il pourrait être fait l’annonce de chacun des “Morts pour la France” depuis le 11 novembre 2010. L’UNC se réjouit de cette démarche qui va tout à fait dans le sens souhaité par notre association, qui demande depuis plus de 50 ans que cette journée soit déclarée Journée Nationale du Souvenir des “Morts pour la France” permettant à la France entière d’honorer ceux qui sont tombés, ou qui tombent encore au champ d’honneur. Cette journée permettra d’honorer tous ceux qui sont morts au service de la patrie sur les différents théâtres d’opérations extérieures sur lesquels la France s’est trouvée engagée depuis la fin de la guerre d’Algérie, à quelque titre que ce soit. Nous pourrons donc enfin nous souvenir des Opex morts au service de la France, dans le cadre de missions à caractères très divers. Nous souhaitons toujours une loi pour assurer la pérennité de cette date mémorielle, et espérons que le président de la République engagera une procédure parlementaire après le vote du budget 2012. Cette loi complèterait le projet d’ériger un monument en hommage aux sacrifices des Opex, actuellement à l’étude. L’UNC attend avec confiance les décisions du président de la République, chef des armées. n JEAN KERVIZIC, vice-président national de l’UNC

CAPORAL-CHEF RAPICAULT

Pour autant, le 11 novembre n'est pas encore un jour férié. Les anciens combattants vont devoir attendre deux ans pour que ce jour soit entièrement dédié à la commémoration de leurs camarades morts ou disparus mais aussi aux sacrifices de tous ceux qui étaient rentrés. Le Parlement résiste, estimant que le nombre de jours fériés est déjà trop important ! Les associations d'anciens combattants dont l’UNC font pression et finissent par décider les parlementaires à voter le 24 octobre 1922, le caractère chômé et commémoratif de la journée. • A partir de 1922, le 11 Novembre devient une date mémorielle fondamentale, qui sera amplifiée par la Seconde Guerre mondiale. En effet, suite aux interdictions de manifester sur la voie publique le 11 novembre 1940 prononcées par les autorités allemandes et françaises, trois à cinq mille étudiants et lycéens passent outre à Paris. La répression est sévère, on compte de multiples blessés et arrestations.

• A partir de 1945, le 11 novembre associe les morts des deux guerres. Cette année-là, 15 Français, hommes et femmes, représentant des combattants prisonniers, des déportés morts pour la France sont portés le 10 novembre aux Invalides puis le lendemain conduits à l'Arc de triomphe pour présentation à la foule puis au Mont-Valérien. Dans les décennies suivantes, la commémoration du 11 novembre dépasse progressivement le cadre de la Grande Guerre pour devenir la journée de commémoration de tous les morts pour la France sur tous les théâtres d’opérations. Les scolaires sont régulièrement invités. Cette tendance est confirmée par la mort du dernier poilu, Lazare Ponticelli, le 12 mars 2008. Elle pose la question du devenir du 11 Novembre et l’attention à porter à une proposition de l’UNC “vieille” de 52 ans ! n

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PH. S.

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Actualités

Tous ces objets Portefeuille d’un soldat

Il sera inauguré officiellement le 11 novembre prochain, par le président de la République Nicolas Sarkozy, et le président de la Communauté d’agglomération du Pays de Meaux, Jean-François Copé. Dans les murs du Musée de la Grande Guerre destiné à devenir un haut lieu de la mémoire nationale, les visiteurs pourront découvrir une collection riche de 50 000 objets et documents relatifs à la Première Guerre mondiale.

U

ne première étape sur le parcours des lieux de mémoire de la guerre de 1914-1918… Le Musée de la Grande Guerre du pays de Meaux, qui sera inauguré le 11 novembre prochain, se situe au pied du monument américain commémoratif des batailles de la Marne de 1914 et 1918. Deux dates charnière qui sont la base du parti-pris des concepteurs du musée, conseillés par un comité scientifique placé sous la responsabilité de l’historien Marc Ferro. Car entre les deux batailles de la Marne, on enregistre sur les champs de bataille une évolution des conditions et avancées techniques qui fait basculer le Vieux Continent du XIXe au XXe siècle. Ce musée se veut ainsi un musée d’histoire et de société, mettant en scène, sur 3 000 m2 de surface dédiée aux collections permanentes, l’histoire des hommes et des femmes qui ont vécu le premier conflit mondial. Boite de conserve de sardines contenant des tracts allemands.

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Poster de la collection du musée de la Grande Guerre.

collection exceptionnelle I Une

Jean-Pierre Verney est autodidacte, spécialiste reconnu de la période. C’est aussi un collectionneur passionné qui commence à rassembler ses premiers objets dès 1960. Son objectif : « Je  voulais raconter l’histoire et des histoires en me servant des objets comme passeurs de mémoire, qu’il s’agisse d’armement, de gros matériels, d’objets de la vie quotidienne sur le front et à l’arrière. Cette collection est d’une grande diversité. Elle exprime l’émotion, la lassitude, la colère, la fierté, la séparation, et une grande partie des nombreuses facettes révélées ou obscures de l’événement ». Riche de près de 50 000 objets et documents, elle

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Pose de la première pierre en 2010.

a été acquise en 2005 par la communauté d’agglomération du Pays de Meaux. Elle est à ce jour la plus importante collection d’Europe pour aborder la Grande Guerre sous tous ses aspects. On y trouve ainsi, par exemple, des baïonnettes ou des torpilles, des objets de culte ou des prothèses, des roulantes ou des chaises de mutilés, plus de 200 uniformes complets représentant la totalité des pays belligérants, mais aussi des journaux, photographies, affiches, cartes postales, lettres, gravures et tableaux.

Deux parcours visite I de

Pour mettre en valeur cette incroyable richesse, deux parcours ont été imaginés. Le parcours court permet au visiteur de comprendre la Grande Guerre en la replaçant dans son contexte grâce à la présentation de la période 18701914, la naissance de l’esprit de revanche chez les Français et la course à la guerre, et la période 1914-1918, entre les deux Batailles de la Marne. Les conséquences de la Grande Guerre sont également évoquées, avec les illusions de la victoire et la construction de la mémoire entre 1918 et 1939.


Actualités

passeurs d’histoire outils pédagogiques adaptés I Des

Un parcours complémentaire, le parcours long, explore différents aspects thématiques du conflit, comme par exemple la guerre nouvelle, la mobilisation totale sur le front et à l’arrière, le rôle décisif des femmes dans le conflit, la tranchée au quotidien, la participation des troupes coloniales, la vie des prisonniers et des populations occupées.

Artisanat populaire : détournement d’objets en instruments.

De gros efforts ont été apportés pour transmettre ce patrimoine exceptionnel aux jeunes générations. Ainsi, deux salles ont été aménagées pour l’accueil du public scolaire et l’organisation d’ateliers de découverte. Ces ateliers pédagogiques offrent aux élèves, des classes primaires aux lycéens, la possibilité d’approfondir un thème en pratiquant des travaux manuels. Par ailleurs, des parcours-découverte correspondant aux programmes de l’Education nationale sont proposés aux enseignants. Une visite-contée est même organisée pour les centres de loisirs et petites classes d’école primaire. Les visites guidées et les ateliers proposés ont été élaborés en lien étroit avec les enseignants et établis en fonction des attentes des programmes scolaires, dans le cadre de partenariats développées avec l’académie de Créteil et l’Inspection académique de Seineet-Marne. Une priorité mémorielle réaffirmée avec force par Jean-François Copé, président de la Communauté d’agglomération : « Transmettre l’histoire et les mémoires de cette tragique page de  notre  histoire  commune  aux jeunes générations constitue une mission essentielle du Musée de la Grande Guerre ». n

Trois statuettes allégoriques et patriotiques.

PhotoS : © ECPAD / MUSéE DE LA GRAnDE GUERRE DU PAyS DE MEAUX-D. PAzERy.

• Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, Fermeture hebdomadaire le mardi. tél. : 01.60.32.14.18, site internet : www.museedelagrandeguerre.eu

BÉATRICE GENDRON

Camouflage facial américain monté sur un casque Adrian français. Il équipait les 4 régiments noirs de l’armée américaine en 1918.

Masque à gaz allemand utilisé à partir de 1915.

Carte postale.

Jouets issus de l’artisanat populaire.

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La Voix du combattant - novembre 2011  

journal de l'UNC

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