Page 1

1 17 Zeitschrift für Planung, Umwelt und Städtebau Périodique d’urbanisme, d’aménagement et d’environnement Periodico di urbanistica, pianificazione del territorio e tematiche ambientali Publikation / Publication / Pubblicazione FSU

FORUM Ein Tankstellen-Shop sorgt für Quartier-Aufwertung

Wo ist die Jugend? /  Où sont les jeunes? / Dove stanno i giovani? THEMA


Inhalt / Sommaire

IMPRESSUM COLLAGE Zeitschrift für Planung, Umwelt und Städtebau (erscheint 6 mal pro Jahr) /Périodique d’urbanisme, d’aménagement et d’environnement (paraît 6 fois par année) / Periodico di urbanistica, pianifi­ cazione del territorio e tematiche ambientali (esce 6 volte all’anno) Herausgeber / Edité par / Edito da FSU (Fédération suisse des urbanistes /  Fach­verband der Schweizer Raumplanerinnen und Raumplaner / Federazione svizzera degli urbanisti /  Federaziun Svizra d’Urbanists)

THEMA

4 Lieblingsorte / Lieux préférés 5 «Die» Jugend im frühen 21. Jahrhundert: vielfältig & freizeitorientiert / «La» jeunesse au début du XXIe siècle: diverse et portée sur les loisirs /  I giovani agli inizi del XXI secolo: orientati al tempo libero e con molte sfaccettature (Martina Schorn) 8 Zugewiesene Freiheit ist keine Freiheit / La liberté qu’on organise pour vous n’est pas une liberté (Denise Belloli) 11 Les usages du smartphone par les adolescents: nomadisme et territoire reconfiguré / Wie die Jugend­ lichen das Smartphone benutzen: Nomadentum und neu konfiguriertes Territorium (Patrick Amey) 14 Jugend ohne Raum (Interview mit Raimund Kemper und Ivica Petrušić) 17 Öffentliche Plätze als Schlüsselräume für Jugendliche – Jugendliche als Schlüssel­akteure für urbane Qualität /  Des espaces-clés pour des acteurs-clés (Gabriela Muri, Anna Suppa) 20 Es braucht Raum! Und Zeit! (Interview mit Michel Eisele) 22 L’expérience utilisateur des jeunes comme guide de création (Laurent Essig) 23 Stadtentwicklung mit Jugendlichen im postkommunistischen Rumänien (Dirk Engelke, Raimund Kemper) 24 Studio Foce (Claudio Chiapparino) 25 Der Erlenmattplatz – ein Ort für die Jugend (Marc Freivogel) 26 Autour de la glisse urbaine: le skatepark de Plainpalais à Genève (Marta Alonso)

2

FORUM

27 Ein Tankstellen-Shop sorgt für Quartier-Aufwertung (Monika Jäggi)

INFO

30 Nachrichten FSU / Informations de la FSU / Informazioni della FSU

COLLAGE 1/17

Redaktion / Rédaction / Redazione Zentralkomitee /Comité central / Comitato centrale: Silvan Aemisegger, Denise Belloli, Stefanie Ledergerber, Henri Leuzinger, André Müller, Isabelle Rihm, Susanne Schellenberger, Dario Sciuchetti; Westschweizer Komitee /Comité romand / Comitato della Svizzera romanda: Marta Alonso Provencio, Daniel Baehler, Oscar Gential, Magali Henry, Gregory Huguelet-Meystre, Jenny Leuba, Leah Tillemans, Urs Zuppinger; Komitee der italienischen Schweiz / Comité de la Suisse italienne / Comitato della Svizzera italiana: Giada Danesi, Francesco Gilardi, Jordi Riegg Kontakt und Inserate /Contact et annonces / Contatti e inserzioni COLLAGE, c/o Henri Leuzinger, Postfach 358, 4310 Rheinfelden 1, Tel. 061 831 70 05, henri.leuzinger@bluewin.ch Verlangen Sie unsere Inserattarife und Termine / Demandez nos tarifs d’annonces et nos échéances/ Richieda le nostre tariffe per le inserzioni e le scadenze Redaktionsschluss / Délai de rédaction /  Chiusura redazionale COLLAGE 2/17: 15.02.17 COLLAGE 3/17: 18.04.17 Abonnemente /Abonnements / Abbonamenti Mitglieder FSU/Membres FSU / Soci FSU: gratis/gratuit / gratuito; Einzelabonnement (Inland, Ausland, inkl. Porto) /Abonnement individuel (Suisse et étranger, frais de port compris) / Abbonamento singolo (Svizzera e estero, spese di porto comprese): CHF 85.00 Studenten /Etudiant(e)s / Studenti: CHF 40.00 Einzelheftbestellungen (Inland/Ausland, exkl. Porto) /Numéro séparé (Suisse/étranger, frais de port non compris) / Numero singolo (Svizzera/estero, spese di porto non incluse): 1 Ex. CHF 16.00, 2–5 Ex. CHF 14.50 6–10 Ex. CHF 12.50, 11–20 Ex. CHF 9.50 Produktion / Production / Produzione Konzept, Gestaltung / Graphisme, mise en pages /  Grafica e layout: Hahn+Zimmermann, Bern (www.hahn-zimmermann.ch); Druck / Impression / Stampa: Stämpfli AG, Bern (http://publikationen.staempfli.com) Hinweise / Avertissements / Avvertenze Für unverlangt eingereichtes Text- und Bildmaterial wird keine Haftung übernommen. Artikel, Infor­mationen sowie Beilagen können von der Meinung des FSU abweichen. Nachdruck nur mit Zustimmung der Autoren und Quellenangabe gestattet. Alle Text- und Bild­rechte bleiben vor­be­halten.  /  La rédaction dispose librement des textes et images envoyés spontanément. Les articles et informa­tions publiés dans la revue ainsi que les encarts ne reflètent pas forcément la position de la FSU. Toute reproduction requiert l’autori­sation de l’auteur et la mention de la source. Tous les droits sont réservés. /  La redazione dispone liberamente di testi e immagini pervenuti spontanea­mente. Gli articoli e le informazioni pubblicati nella rivista e gli allegati non rispecchiano necessariamente la posizione della FSU. Ogni riproduzione, anche parziale, necessita l’autorizzazione dell’autore e l’indicazione della fonte. Tutti i diritti sono riservati.


Editorial

Denise Belloli, Dario Sciuchetti

Wo ist die Jugend?

Où sont les jeunes?

Schauen Sie sich um. Hier sitzen sie im Zugabteil nebenan, da stehen sie rum und kichern, sitzen als Lernende in Ihrem Büro hinter dem Bildschirm oder als Töchter und Söhne in ihren Zimmern und klicken sich durch Youtube-Videos. Sie sind überall, und meist fallen sie gar nicht auf, unsere Teenies. COLLAGE macht sich auf die Suche nach unseren Jugend­ lichen und lässt Fachleute zu Wort kommen, die sich auf verschiedenen Ebenen direkt oder indirekt mit Jugendlichen und deren Welt auseinander setzen. Manche Aussagen widersprechen sich in wohltuender Weise. Bei genauerer Betrachtung entsteht ein Bild von einer in manchen Dingen vielfältigen ­Jugend, die sich den Raum ebenso vielfältig aneignet – doch zugleich von einer, die angepasst ist, die sich in schweizerischer Manier zurückzieht, die nicht präsent ist, weder im Raum noch in der Planung. Wir fragen nach den Gründen für das Eine wie das Andere und nach den Möglichkeiten, ihre Bedürfnisse gerade in Planungsprozesse einfliessen zu lassen. Wo ist die Jugend? Und wo ist sie am liebsten, wenn sie draussen ist? In der vorliegenden COLLAGE kommen einige zu Wort. Sie sind tatsächlich gern draussen, ebenso unter sich oder gar für sich allein, wie auch mitten im Geschehen. Sie brauchen Orte des Rückzugs, jedoch vor allem auch solche zum Austausch. Diese Welt der Jugend ist also vielleicht gar nicht so verschieden von der Welt der Erwachsenen – und findet hoffentlich bald auch wieder vermehrt im öffentlichen Raum statt.

Regardez autour de vous. Assis ensemble dans le train, traî­ nant en ville en pouffant de rire, travaillant à l’ordinateur comme apprenti-e-s dans un bureau ou surfant sur YouTube dans leur chambre – les jeunes sont partout, et on ne les remarque souvent même pas. COLLAGE s’est mis à la recherche de nos ados et donne ici la parole à des professionnels qui s’intéressent directe­ ment ou indirectement, à différents niveaux, aux jeunes et à leur univers. Bien des assertions se contredisent, et c’est tant mieux. Lorsqu’on y regarde de plus près, l’image qui se dessine est celle d’une jeunesse à bien des égards diverse, qui s’approprie l’espace de multiples façons – mais aussi celle d’une jeunesse conformiste, qui reste en retrait dans un esprit typiquement suisse, et qui n’est présente ni dans l’espace public, ni dans les projets d’urbanisme. Nous avons voulu comprendre les raisons de l’une et de l’autre, et nous sommes demandé comment les besoins des jeunes pouvaient être pris en compte dans les processus de planification. Où sont les jeunes? Et où vont-ils quand ils sortent? Quelques-uns s’expriment dans le présent dossier. Ils aiment en effet être dehors, entre eux ou tout seuls, mais aussi parmi la foule. Ils ont besoin de lieux où ils puissent se retirer, mais aussi de lieux où échanger. Le monde des jeunes n’est donc peut-être pas si différent de celui des adultes – et l’on peut espérer que l’espace public y sera toujours mieux adapté.

Titelblatt / Couverture / Foto di copertina Mittagspause im Quartier der Metalli Zug. (Foto: Henri Leuzinger)

Avant-première COLLAGE 2/17 «Le toit dans tous ses états» – Sous un toit, nous sommes à l’abri. En tant qu’élément d’architecture, il remplit une fonction à la fois simple et essentielle. La diversité des formes et des styles qu’il revêt et des connotations qu’il sous-tend révèle sa profondeur symbolique et culturelle. C’est également un espace à part de la ville. En lien direct avec le ciel et non avec le sol, il devient un espace de liberté précieux et souvent méconnu. Le toit est aujourd’hui perçu comme une ressource urbaine dont les potentiels doivent encore être exploités: production, culture, gestion technique, appropriation, etc. D’ailleurs, ne lui en demanderions-nous pas un peu trop? Afin de comprendre les dynamiques à l’œuvre, Collage mettra en évidence dans ce numéro les multiples fantasmes que l’on cherche tous à projeter, sur le toit. COLLAGE 1/17

3


Lieblingsorte / Lieux préférés

THEMA

«J’ai choisi ce lieu car je le trouve magnifique avec le lac Léman, les Alpes et pour son air chaleureux. Il y a aussi plein d’événements qui s’y passent comme des concerts, des conventions ou encore par exemple le marché de Noël.» Mathias et Zoé, 19 ans

«Es Bänkli am Waldrand be eus im Dorf, ned wit vo mir dehei… wills en Ort isch ide Natur, wos im Summer wunder­bari Sunneuntergäng z bewundere git, wo de Wind und d Frischi vom Wald Lebesfreud wecked, wo ich so vieli Stunde verbracht ha, über Guets und Schlechts nachedenkt und entschide han und wo ich so tolli Sache erlebt ha mit Kollege.»

«Mon lieu préféré est le quartier du Flon à Lausanne. J’aime bien y passer du temps car il y a des bars, des restaurants et des boutiques. Ils y aménagent aussi de nouvelles infra­structures selon les saisons. Par exemple en ce moment, il y a une patinoire. Je trouve cela très sympa.»

Luca, 17 Jahre

Melissa, 19 ans

«Auf einem Bänkli am Ufer des Davoser­sees, weil es ruhig ist und man einen freien Kopf bekommt. Man kann über viele Dinge nach­denken, ohne dass man gestört wird.»

«Am liebsten bin ich irgendwo im Stadt­ zentrum von Kloten, weil ich mich hier nach der Arbeit mit meinen Freunden treffe. Ich bin gerne spontan und von hier aus kann man viele verschie­ dene Sachen unternehmen.» Kritsana, 18 Jahre

«La salle de sport est un endroit que j’apprécie beaucoup. C’est un de ces endroits de rencontre où l’on peut s’amuser avec nos amis, discuter et passer du bon temps.» Ardian, 22 ans

Aurora, 17 Jahre

«Mein Lieblingsplatz ist in der Vaillant Arena, weil ich mich dort wohlfühle mit meinen Freunden. Dort kann ich mich lange aufhalten und es ist warm. Dort kann ich mein Leben geniessen.» «Ich habe keinen bestimmten Lieblings­ort. Der wechselt von Jahres­zeit zu Jahreszeit und hängt von meiner persönlichen Stimmung ab.» Ralph, 19 Jahre

4

COLLAGE 1/17

Marvin, 16 Jahre

«Über / Auf den Dächern der Stadt. Man ist für sich, hat die Ruhe und trotzdem den Überblick und ist mitten unter den Menschen.» Fiona, 19 Jahre


«Die» Jugend im frühen 21. Jahrhundert: vielfältig & freizeitorientiert THEMA

MARTINA SCHORN BA MA MA, studierte Politikwissenschaft, Soziologie sowie Raum­forschung und Raumordnung an der Universität Wien sowie an der Universität Kopenhagen. Sie ist seit 2009 wissenschaftliche Mitarbeiterin am Institut für Jugendkultur­ forschung.

Viel wird über die heutige Jugend, in den vergangenen Jahren auch mit den Begriffen «Generation Y» oder «Gene­ ration Z» zusammengefasst, geschrieben. Sie sei egozentrisch, flexibel und freizeitverliebt, so möchte uns so manch eine Studie Glauben machen. Bei einem genaueren Blick zeigt sich allerdings, dass keine pauschale Aussage über «die» Jugend getroffen werden kann. Vielmehr sind die heute 14- bis 19-jährigen in ihren Einstellungen und Werten sehr divers. Dies zeigt sich auch in den vielfältigen Freizeitrealitäten und Raumansprüchen Jugendlicher.

Freizeit spielt für Jugendliche eine wichtige Rolle Wo innerhalb der vielschichtigen Gruppe der Jugendlichen allerdings weitgehend Einigkeit herrscht, ist in der Bedeutung, die der Sphäre der Freizeit heute zukommt. In der 2011 repräsentativ für österreichische Jugendliche und junge Erwachsene durchgeführten Jugendwertestudie nimmt die Sphäre «Freizeit» hinter Familie und Freunden den drittwichtigsten Lebensbereich für 14- bis 29-jährige Jugendliche und junge Erwachsene ein.

«Die Jugendphase» als zeitlicher Abschnitt im Lebensverlauf So divers sich die Gestalt der Jugend an sich darstellt, so unterschiedlich und vielfältig ist auch die Definition und Abgrenzung dieser Lebensphase. Die Altersgruppendefinitionen in der Jugendforschung sind nicht unumstritten. Vor allem in einer Zeit, in der in der Sozialforschung häufig von einer «Juve­nilisierung» der Gesellschaft die Rede ist – in der die Jugend­phase immer früher beginnt und immer später endet – ist eine klare Abgrenzung des Jugendbegriffes schwierig. Entlang von Konventionen in der Sozialforschung soll die Lebensphase «Jugend» im vorliegenden Artikel entlang des Alters 14 bis 19 Jahren abgegrenzt und betont werden, dass die Übergänge von der Jugend- in die Erwachsenenphase freilich fliessend verlaufen. Dabei machen nicht nur Entwicklungen wie die «Juvenilisierung» der Gesellschaft eine Abgrenzung der Lebensphase «Jugend» schwierig, sondern auch die vielfältigen Lebensrealitäten Jugendlicher, die ein buntes Bild von «der» Jugend ergeben.

Frage: Bitte sage mir für jeden Bereich, ob er dir sehr wichtig, ziemlich wichtig, nicht sehr wichtig, oder überhaupt nicht wichtig ist. (Nennungen zu sehr wichtig)

«Die» Jugend gibt es nicht, aber es gibt einen Mentalitätsmainstream «Die» Jugend gibt es nicht, wird die Jugendforschung nicht müde zu betonen. Die heute 14- bis 19-jährigen ticken je nach ihrer sozialen Herkunft, ihrem Werte- und Einstellungsset sehr unterschiedlich. Eigenschaften, die in den letzten Jahren vermehrt der «Generation Y» zugewiesen wurden, gelten innerhalb der Zielgruppe der Jugendlichen und jungen Erwachsenen – also der Altersgruppe der 14- bis 29-jährigen – nur für eine kleine Minderheit. Ein Grossteil der heutigen Jugend will weder beruflich besonders flexibel noch mobil sein, dies zeigen aktuelle Ergebnisse einer vom Institut für Jugendkulturforschung durchgeführten Generationenstudie. Eine Mehrheit der heute Jungen könnte vielmehr als «Normalarbeitsplatznostalgiker­ Innen», auf der Suche nach arbeitsrechtlich klar geregelten, unbefristeten Vollzeitjobs mit klarer Trennung zwischen Beruf und Privatleben, mit fairer Entlohnung, bezeichnet werden (Großegger 2016: 19).

Familie Freunde und Bekannte Freizeit Schule/ Ausbildung Weiterbildung Arbeit Politik Religion 0

20

40

60

80

100 in %

[ABB. 1]  Quelle: Institut für Jugendkulturforschung, 2011. Datenbasis: 1500 14- bis 29-jährige Öster­ reicherInnen.

Während die Familie einen Rückzugsort darstellt und Freunde als Schicksalsgemeinschaft gelten, ist die Freizeit jene Sphäre, in der sich junge Menschen selbstverwirklichen können. In einem Alltag, in dem sich zwei Drittel der Jugendlichen und Jungen Erwachsenen in Arbeit, Schule oder S ­ tudium stark unter Druck fühlen (aktuelle Ergebnisse einer bisher unveröffentlichten Eigenstudie des Instituts für Jugend­ kulturforschung), kommt der Sphäre der Freizeit dabei vor ­allem auch die Rolle eines Moratoriums zu, in dem sie sich aus dem überfordernden Alltag zurückziehen können. Work-LifeBalance, jenes Schlagwort das beschreibt, wie der spätmoderne Mensch arbeiten will, spielt nicht allein in der Berufswelt der Erwachsenen eine wichtige Rolle, sondern nimmt bereits für die Jugendlichen und jungen Erwachsenen eine grosse Bedeutung ein.

COLLAGE 1/17

5


[ABB. 2]  Waisenhausplatz Bern. (Foto: Felix Wyss)

[ABB. 2]

Freizeit als Zeit der Selbstbestimmung In einer Welt, in der die Sphäre der Arbeit und der Ausbil- Szenethema untergeordnet hat, aber auch Jugendliche, die dung vielfach mit einem hohen Leistungsanspruch und Über- nur am Rande vom Szeneleben berührt werden und für die forderung verbunden ist, findet Identitätsgewinn nicht mehr vor allem der damit verbundene Lifestyle eine Bedeutung hat. über die Erwerbstätigkeit, sondern vor allem über die Frei- Szenen haben dabei einen sehr inklusiven Charakter: in ihnen zeitgestaltung statt. Zwar ist diese Freizeit im Zeitalter der finden sich Jugendliche unterschiedlichster sozialer Herkunft Digitalisierung heute vielfach durch digitale Mediennutzung –   wichtig ist hier das gemeinsame Interesse an einem Szenegeprägt und findet dabei häufig auch online statt, trotzdem Thema, nicht die soziale Herkunft. spielt sich die Befriedigung der Freizeitbedürfnisse heute nach wie vor Grossteils in den Sphären der Offline-Welt ab. Freizeit für Jugend­liche bedeutet auch im frühen 21. Jahrhundert Zeit Frage: Zu welchen der folgenden Szenen gehörst du dazu? für Soziales im Sinne von Zeit dafür, Freunde zu treffen oder (Mehrfachnennungen möglich) etwas mit der Familie zu unternehmen und Zeit für Aktivitäten Fitness wie Sport betreiben oder Musik machen (vgl. MedienpädagoHipHop gischer Forschungsverbund Südwest 2015). Freizeit ist dabei Fussball vor allem auch von einem Wunsch nach Erlebnisintensität geComputerszene prägt. Ausdruck dieses Verlangens nach intensiven Erlebnis­ House episoden ist etwa auch exzessives Austicken an Wochenenden Rock auf Technoparties oder der Teilzeit-Ausstieg auf Festivals, auf Metal denen junge Menschen für einige Tage aus der Gesellschaft Beachvolleyball der Zivilisierten aussteigen und unter ihresgleichen den ExReggae zess beschwören. Elektro Skateboard

Freizeit findet in post-traditionellen Gemeinschaftsformen statt Die Freizeit Jugendlicher findet im frühen 21. Jahrhundert meist in informellen und post-traditionellen Gemeinschaften statt. So fühlen sich 85 % der 16- bis 19-jährigen mindestens einer Jugendszene zugehörig. Bei Jugendlichen derzeit besonders beliebte Szenen sind dabei die Fitness-Szene (32 %), die HipHop-Szene (22.2 %) sowie die Fussball-Szene (21.5 %). Szenen sind deshalb wichtige Gemeinschaften für Jugendliche, weil sie auf einem losen Bekenntnis zu einer Freizeitkultur basieren, auf der ein Wir-Gefühl erzeugt wird, das auf einem gemeinsamen Interesse für einen Lifestyle basiert und in dem die Zugehörigkeit über die Anwendung der Szene-Codes entsteht. Jugendszenen sind heute sehr stark ausdifferenzierte soziale Gruppierungen. In ihnen finden sich sowohl Jugendliche, deren Alltag und vor allem die Freizeit sich ganz dem 6

COLLAGE 1/17

Alternative/Indie Ökos/Alternative Inline-Skater Hipster Mountainbike Streetball Punks Straight Edge Emos Gothics 0

5

10

[ABB. 3]  Quelle: Institut für Jugendkulturforschung, 2015: Generationenmonitor. Datenbasis: 261 16- bis 19-jährige Öster­reicherInnen.

15

20

25

30

35 in %


Jugend auf der Suche nach Freiräumen Je nach Anspruch und soziokultureller Zugehörigkeit wie auch lebensstilistischer Orientierung der Jugendlichen unterscheiden sich die Raumbedürfnisse der Jugendlichen. Gemeinsam ist allen Jugendlichen in ihren Ansprüchen an den Raum, dass dieser sowohl Rückzug als auch Erlebnis ermöglichen soll. Öffentlichen, aber mittlerweile auch immer stärker halb-öffentlichen Räumen wie Shopping Malls, kommt dabei eine wichtige Funktion als so genannter «dritter Ort» – als Ausgleich zwischen der Arbeit / der Schule und dem Elternhaus – zu. Diese öffentlichen und halb-öffentlichen Räume sind dabei Orte, an denen Jugendliche unterschiedlicher soziokultureller sowie lebensstilistischer Prägung aufeinander treffen – oder sich eben auch bewusst voneinander abgrenzen. Der öffentliche Raum ist also der Ort, an dem Jugendkultur sichtbar wird und nimmt dahingehend die Rolle eines «Ermöglichers» ein.

RÉSUMÉ «La» jeunesse au début e du XXI siècle: diverse et portée sur les loisirs

LITERATUR

Großegger, Beate (2016): Die Transformers. Wie Jugend­ liche Kultur und Gesellschaft verändern. Wien: Institut für Jugendkulturforschung. Medienpädagogischer Forschungsverbund Südwest (Hrsg.) (2015): JIM 2015: Jugend, Information, (Multi-) Media. Basisstudie zum Medienumgang 12- bis 19-Jähriger in Deutschland. Stuttgart: Medienpädagogischer Forschungsverbund Südwest (LFK, LMK).

STUDIEN

Institut für Jugendkulturforschung (2011): Jugendwertestudie. rep. für 14- bis 29-jährige ÖsterreicherInnen; Basis: 1500 Befragte. Institut für Jugendkulturforschung (2015): Generationen­monitor 2015. rep. für 16- bis 29-jährige Österreicher­Innen; Basis: 1000 Befragte.

RIASSUNTO I giovani agli inizi del XXI secolo: orientati al tempo libero e con molte sfaccettature

A en croire mainte étude, les jeunes d’aujourd’hui seraient La gioventù di oggi sarebbe egocentrica, flessibile e amante égocentriques, flexibles et épris de loisirs. En y regardant de dello svago; questo almeno è quanto vorrebbero farci credere plus près, toutefois, on s’aperçoit qu’il n’est pas possible numerose indagini. Guardando più da vicino, però, emerge che d’énoncer des généralités sur «la» jeunesse. non si possono formulare generalizzazioni sulla gioventù. Dans leurs opinions et leurs valeurs, les adolescents sont Nei loro atteggiamenti e valori, i giovani sono molto diversi. très divers. Les caractéristiques que l’on a eu tendance à Le caratteristiche che negli ultimi anni vengono assegnate alla attribuer, dans les dernières années, à la «génération Y», ne «Generazione Y» possono applicarsi solo a una piccola mino­ s’appliquent qu’à une petite minorité d’entre eux. Une grande ranza. Una gran parte dei giovani di oggi non vuole né essere partie de la jeunesse actuelle ne souhaite pas être particu­ particolarmente flessibile né mobile dal punto di vista profes­ lièrement mobile ni flexible sur le plan professionnel, ainsi que sionale, come mostrano i risultati di un recente studio sulle le montre une étude générationnelle menée en Autriche par generazioni condotto in Austria dall’Institut für Jugendkul­ l’Institut für Jugendkulturforschung. La majorité des jeunes turforschung. La maggior parte di loro è invece alla ricerca di d’aujourd’hui aspire à un poste fixe à plein temps correc­ posti di lavoro a tempo pieno e a durata indeterminata, con tement rémunéré, avec des conditions de travail clairement disposizioni contrattuali chiare, che permettano una netta se­ définies et une séparation stricte entre activité profession­ parazione tra lavoro e vita privata, e con un equo compenso. nelle et vie privée. Dove c’è poco disaccordo all’interno del gruppo etero­ Là où le groupe par ailleurs non homogène des «jeunes» geneo dei giovani, è nell’importanza accordata alla sfera del présente cependant un point commun, c’est dans l’importance tempo libero. Mentre la famiglia rappresenta un rifugio e gli accordée aux loisirs. Tandis que la famille représente un re­ amici costituiscono una comunità di destino, il tempo libero fuge et les amis, une communauté de destin, les loisirs sont è quella sfera in cui i giovani possono realizzarsi. Anche se la sphère au sein de laquelle les jeunes peuvent se réaliser. nell’era digitale il tempo libero è fortemente influenzato dal Si ceux-ci consacrent aujourd’hui une part importante de leur consumo dei media, per i giovani dei primi anni del XXI secolo temps libre aux médias numériques, ils n’en continuent pas tempo libero significa ancora incontrare gli amici, intraprende­ moins de passer du temps avec leurs amis et leur famille et de re qualcosa in famiglia, praticare sport o fare musica. pratiquer des activités comme le sport ou la musique. Il bisogno di spazio dipende dalle situazioni e dall’ap­ En matière d’espace, les besoins des jeunes dépendent de partenenza socio-culturale. Comune a tutti i giovani è che lo leurs exigences et de leur milieu socioculturel. Tous les ado­ spazio si presti sia alla volontà di ritirarsi sia a fare nuove lescents attendent cependant d’un espace qu’il leur procure esperienze. Gli spazi pubblici – ma sempre più anche gli spazi à la fois intimité et stimulation. Les espaces publics – et, tou­ semi-pubblici quali i centri commerciali – assumono l’impor­ jours davantage, les espaces semi-publics comme les centres tante funzione di «luoghi terzi», tra il lavoro / la scuola e le commerciaux – revêtent une fonction importante en tant que mura domestiche. Tali spazi, pubblici e semi-pubblici, sono «tiers-lieux», entre le lieu de travail ou l’école et le domicile fa­ luoghi dove i giovani entrano in contatto con diverse forme milial. Ces endroits permettent à des jeunes à l’appartenance socio-culturali e vari stili di vita – oppure dove i giovani pos­ socioculturelle et au mode de vie différents de se rencontrer sono deliberatamente distinguersi. Lo spazio pubblico è quindi ou, au contraire, de se démarquer les uns des autres. En tant il luogo in cui la cultura giovanile può emergere; esso assume que lieu d’expression de la «culture jeunes», l’espace public così il ruolo di «luogo del possibile». tend à jouer un rôle de facilitateur. COLLAGE 1/17

7


Zugewiesene Freiheit ist keine Freiheit THEMA

DENISE BELLOLI Redaktion COLLAGE.

Jugendliche im öffentlichen Raum? Das heisst viel Lärm und viel Müll, Tanzdemos und Trinkgelage. So oder ähnlich wird das Bild der Jugendlichen in den Medien oft gezeichnet. Doch was ist daran, an diesem Bild? Was bedeutet öffentlicher Raum für Jugendliche? Was ist ihnen wichtig? Was möchten sie im öffentlichen Raum tun? Antwort darauf gibt die erste Juvenir-Studie «Unser Platz – Jugendliche im öffentlichen Raum». Die Jacobs Foundation befragte dazu in einer online-Befragung zahlreiche Jugendliche. Die Ergebnisse – anhand der folgenden drei Grafiken kurz zusammengefasst – sind überraschend und zeichnen ein etwas differenzierteres Bild einer Jugend, die sich ihre Freiräume selber aussucht, diese meist eher «unspektakulär» nutzt und für die Rücksichtnahme und Regeleinhaltung keine Fremdwörter sind. Alkohol trinken und Party machen sind nur zwei untergeordnete Aktivitäten, die Jugendliche im öffentlichen Raum tun. Viel häufiger werden eher unspezifische Tätigkeiten wie «rumhängen / chillen» und das Treffen von Freunden genannt. Die Studie weist allerdings darauf hin, dass sich hinter diesen auf den ersten Blick passiven Tätigkeiten «aktive Prozesse der eigentätigen Auseinandersetzung mit der Umwelt, das Erproben von Inszenierungspraktiken, die Selbstpräsentation und das Testen der Selbstwirksamkeit und der Fremdwahrnehmung» versteckt (Juvenir-Studie 1.0, S. 15). [ABB. 2] Neben der guten Erreichbarkeit und der kostenlosen Nutzung scheinen öffentliche Räume für Jugendliche insbesondere auch deshalb attraktiv zu sein, weil diese für alle

frei zugänglich sind. Somit bildet der öffentliche Raum einen willkommenen Gegenpol zu den sonst eher kontrollierten Lebens­welten wie Elternhaus, Schule und Vereine. Der frei zugängliche öffentliche Raum bietet die Möglichkeit, selber zu bestimmen was man macht und mit wem. Für die meisten der befragten Jugendlichen heisst frei zugänglich aber nicht gleichzeitig regelfrei. Fast 70 Prozent spricht sich dafür aus, dass Jugendliche im öffentlichen Raum bestimmte Regeln einhalten müssen (Juvenir-Studie 1.0, S. 27). [ABB. 3] Der öffentliche Raum scheint für Jugendliche eine ganz spezielle Qualität zu besitzen, die sich neben dem Vorteil der guten Erreichbarkeit durch eine «weitgehende Handlungs­ autonomie und Gestaltbarkeit bei gleichzeitiger Beobachtung durch die Öffentlichkeit auszeichnet» (Juvenir-Studie 1.0, S. 30). Sehen und gesehen werden, und dies nicht an speziell zugewiesenen Orten, sondern dort, wo alle sich treffen. So überrascht es auch wenig, dass bei den befragten Jugend­lichen die Forderung nach mehr Freiräumen, die für jeden zugänglich sind, an erster Stelle steht, vor spezifischen Angeboten für Jugendliche wie Jugendtreffs, Bars oder Clubs. [ABB. 4]

WEITERE INFORMATIONEN

Juvenir-Studie 1.0, Unser Platz – Jugendliche im Öffentlichen Raum www.juvenir.ch/studien/juvenir-10

[ABB. 1]  Plaudern, scherzen, schäkern – der «öffentliche Raum», hier das Ufer am Fluss, bietet den Rahmen für unbeschwertes Jungsein. (Foto: Henri Leuzinger)

[ABB. 1]

8

COLLAGE 1/17


Frage: Was kannst Du auf öffentlichen Plätzen besonders gut machen? (N=973)

[ABB. 2]  Eignung des öffentlichen Raums für spezifische Aktivitäten. (Quelle: Juvenir-Studie 1.0, Kurzfassung, S. 5)

Mich mit Freunden/ Bekannten treffen Rumhängen/chillen Andere sehen und selbst gesehen werden Neue Leute kennenlernen

[ABB. 3]  Besonderheit öffentlicher Plätze aus Sicht der Jugend­lichen. (Quelle: Juvenir-Studie 1.0, Kurzfassung, S. 7)

Alte Bekannte treffen Alkohol trinken Party machen Selbst etwas auf die Beine stellen, z.B. Musik machen Mich für etwas engagieren, z.B. für die Umwelt Kiffen 0

10

20

30

40

50

60

70 in %

[ABB. 4]  Forderungen nach verschiedenen Räumen für Jugend­ liche. (Quelle: JuvenirStudie 1.0, S. 30)

Frage: Was ist Deiner Meinung nach das Besondere an öffentlichen Räumen? (Nur Jugendliche, die öffentliche Plätze oft bzw. ab und zu nutzen; N=438) Du zahlst keinen Eintritt Jeder kann dort hingehen Man ist dort einfach draussen (an der Sonne) Man kommt gut zu Fuss oder mit den ÖV dorthin Dort kann man hingehen, wenn man noch nicht alt genug für Clubs und Bars ist Die Treffpunkte sind von Jugendlichen selbst ausgesucht und nicht von Erwachsenen zugewiesen Man kann selbst etwas auf die Beine stellen, sofern man Lust dazu hat, z.B. Musik machen /hören Man kommt einfach dorthin, ohne Verabredung, dann findet man schon jemanden, den man kennt Dort sehen dich alle und du wirst von allen gesehen Es gibt keine Kontrolle durch Erwachsene Du kannst dort einfach soviel Alkohol kaufen und konsumieren wie du willst Man kann dort tun und lassen was man will, keiner gibt einem vor, was man zu tun hat 20

0 trifft zu

40

60

80

100 in %

trifft eher zu

Forderungen nach verschiedenen Räumen für Jugendliche Relevanz

43%

27%

18% 12% Mehr organisierte Jugendtreffs oder Kulturhäuser für Jugendliche

Kostengünstige Clubs und Bars ohne Altersbegrenzung

Mehr Freiräume, die für Jugendliche reserviert sind, an denen Jugendliche für Jugendliche Musikoder andere Veranstaltungen organisieren

Mehr Freiräume, die für jeden zugänglich sind, an denen man sich einfach trifft und an denen Personen spontan «etwas auf die Beine» stellen können

COLLAGE 1/17

9


[ABB. 5]

TRADUCTION La liberté qu’on organise pour vous n’est pas une liberté Les jeunes dans l’espace public? Tapage nocturne, littering, botellones … Tel est le portrait que les médias tendent à brosser de la jeunesse. Mais qu’en est-il au juste? Que signifie l’espace public pour les jeunes? Que souhaiteraient-ils y faire? Qu’est-ce qui est important pour eux? On trouve réponse à ces questions dans la première étude Juvenir, intitulée «Notre place – Les jeunes dans l’espace public», pour laquelle la Jacobs Foundation a interrogé de nombreux jeunes au moyen d’un questionnaire en ligne. Les résultats, dont les trois graphiques publiés ici donnent un bref aperçu, sont surprenants. Ils donnent en effet de la jeunesse une image beaucoup plus nuancée: celle d’une jeunesse qui cherche et choisit elle-même les espaces qu’elle fréquente, qui en fait un usage souvent peu spectaculaire et à qui les notions de respect et d’observation des règles ne sont pas étrangères. Parmi les activités que les jeunes disent pratiquer dans l’espace public, boire de l’alcool et faire la fête ne sont ci­ tés que par une minorité. Reviennent beaucoup plus souvent des activités moins spécifiques, comme «traîner / se la cou­ ler douce», ou rencontrer des amis. Les auteurs de l’étude relèvent cependant que se cachent, derrière ces activités de prime abord passives, des processus actifs de confrontation avec l’environnement, l’expérimentation de manières de se mettre en scène et de se présenter, ainsi que le désir de tester son efficacité personnelle et la perception qu’ont les autres de soi (voir Etude Juvenir 1.0, version intégrale, p. 15).

[ABB. 5]  Jugendliche auf dem Sechse­läutenplatz in Zürich. (Foto: Felix Wyss)

Outre leur gratuité et leur bonne accessibilité à pied ou en transports publics, l’attractivité des espaces publics semble résider, pour les jeunes, dans le fait qu’ils sont ouverts à tous. Ainsi l’espace public représente-t-il une alternative bienve­ nue aux univers plus contrôlés que sont le domicile parental, l’école ou les associations. Il permet de décider soi-même quoi faire et avec qui. Pour la plupart des jeunes interrogés, le fait que l’espace public soit librement accessible ne signifie toutefois pas qu’il soit une zone de non-droit. Près de 70 pour cent des sondés estiment en effet que les jeunes doivent y respecter certaines règles (voir Etude Juvenir 1.0, version intégrale, p. 27). L’espace public semble présenter pour les jeunes une qualité bien particulière, qui réside – hormis l’avantage d’une bonne accessibilité – dans le fait qu’on y jouit d’une grande autonomie et liberté d’action, tout en étant observé par les autres usagers (voir Etude Juvenir 1.0, version intégrale, p. 30). Voir et être vu, non pas en des lieux spécialement pré­ vus pour cela, mais là où tout le monde se rencontre. Il n’est dès lors pas surprenant que, dans le sondage, les revendications portent en premier lieu sur les espaces acces­ sibles à tout un chacun, les offres spécifiquement destinées aux jeunes –  maisons des jeunes, bars ou clubs  – faisant l’objet d’une demande moins importante.

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Etude Juvenir 1.0, Notre place – Les jeunes dans l’espace public www.juvenir.ch/fr/etudes/juvenir-10 10

COLLAGE 1/17


Les usages du smartphone par les adolescents: nomadisme et territoire reconfiguré THEMA

PATRICK AMEY Dr. MER, sociologue, Université de Genève.

La diffusion de l’usage des smartphones a introduit de nouvelles pratiques de sociabilité auprès des adolescents en Suisse. La culture de l’écran et les technologies du relationnel sur lesquelles reposent les applications et plates-formes des réseaux sociaux s’accompagnent d’une reconfiguration de la gestion du temps vécu par les jeunes. Ils influencent leurs modes d’attention au monde mais aussi leurs modes d’appréhension du territoire et de l’espace public. La diffusion exponentielle des smartphones en Suisse entre 2012 et 2016 va de pair avec de nouveaux usages de la part des adolescents, au regard notamment des réseaux sociaux numériques dont ils sont de grands consommateurs. En Suisse, 99 % d’entre eux déclarent détenir un téléphone portable dernière génération. Ils surfent 2.5 heures par jour tous médias confondus sur les réseaux sociaux et utilisent 2 heures par jour leur smartphone dont une partie consacrée à se connecter à des réseaux sociaux comme WhatsApp, Facebook et Instagram [1]. Le téléphone portable marque non seulement une évolution vers de nouvelles pratiques de sociabilité et de négociation des temps de loisirs, mais il dit aussi quelque chose de la reconfiguration des liens tissés par les jeunes avec leur environnement. Dit autrement, les usages des smartphones par les adolescents et leur engouement pour les plates-formes des réseaux sociaux, sont révélateurs des nouveaux rapports qu’entretiennent ces jeunes à leur environnement et à leur mode de structuration du temps quotidien. Si la télévision a longtemps joué un rôle structurant, gérant, au sein des familles, les places et les identités collectives des membres, les smartphones semblent idéalement conçus et utilisés pour réaliser la quête d’autonomie et d’individualisation des adolescents. En effet, la «bedroom culture» [2] des adolescents, indissociable des pratiques de privatisation d’accès aux médias et de mise en lien avec le groupe de pairs, repose sur leurs aspirations à cultiver leurs identités personnelles («ce qu’ils veulent être») dans l’espace intime de la chambre à coucher (via l’équipement informatique et l’ordinateur portable, entre autres). Ce phénomène se double aujourd’hui d’une autre forme de retraite spatiale que permet le smartphone notamment, et qui a partie liée avec la privatisation de l’espace public.

Attention et multitasking Les affaires désormais publiques et publicisées des vies privées adolescentes, tout comme l’impératif d’être connecté avec ses pairs, engagent un changement de paradigme localisable d’abord dans le temps vécu et dans l’attention au monde environnant. La distinction entre sociétés monochroniques (les nôtres) et polychroniques est féconde. Dans les premières, héritières de la culture de l’écriture, la délimitation des tâches était la règle, avec un temps organisé de façon linéaire («faire une chose à la fois»). Dans les sociétés polychroniques, dont les adolescents semblent adhérer au modèle aujourd’hui, l’inter­ruption ou la reprise d’une tâche, tout comme le fait de réaliser plusieurs activités en même temps, sont devenus pratiques courantes. Nos recherches récentes [3] illustrent à quel point le multitasking s’avère répandu chez les plus jeunes: ainsi, la télévision se regarde aussi en guise de fond d’écran, le surf sur le Net et l’écoute de musique vont de pair, et les fenêtres multi-écrans sont érigées en norme. De fait, c’est tout le système de l’attention qui est modifié, avec à l’horizon, une nouvelle perception du réel: l’attention fluctuante et jamais acquise des usagers des smartphones est devenue un bien rare. Pour faire revenir les adolescents sur leurs sites préférés, les dispositifs de production en continu d’alertes rompent par la répétition avec le fil du temps linéaire dans lequel s’inscrivent les tâches quotidiennes (professionnelles, etc.). Pasquier [4] rappelle à cet égard l’incompatibilité en milieu scolaire, entre les univers horizontaux de la sociabilité des médias sociaux et les pratiques de transmission verticale par lesquelles seules les pratiques solitaires (la lecture, la révision) sont récompensées. La facilitation instantanée des mises en relation sur les réseaux sociaux est, dans les faits, en décalage avec les tâches qui sollicitent vigilance et effort cognitifs mais surtout qui imposent l’occupation d’un territoire en retrait des sollicitations externes (la bibliothèque, la chambre, la classe). En cela, le smartphone promeut le séquençage du temps quotidien des adolescents, puisque surfer, zapper et adopter le multitasking reviennent à étendre un temps personnel à tous les interstices du temps social, mais aussi à fragmenter et interrompre ce dernier. [1]  Etude JAMES (Jeunes, activités, médias), Rapport 2016, cf. www.zhaw.ch/psychologie/JAMES [2]  Livingstone S. «From family television to bedroom culture: young people’s media at home» in Devereux E. (ed.) Media studies: key issues and debates. 2007. [3]  Etude JAMES 2014, cf. www.zhaw.ch/psychologie/JAMES [4]  Pasquier D. Cultures lycéennes: la tyrannie de la majorité, 2005.

COLLAGE 1/17

11


De l’extension du territoire du moi Une autre question soulevée par l’usage des médias sociaux par les adolescents porte sur la gestion de l’espace et sur la reconfiguration des rapports que nouent les adolescents à leur environnement. Le contexte d’individualisme connecté dans lequel baignent les adolescents est tout à la fois en lien avec une promesse d’autonomie, mais aussi avec le fait de désamorcer ce sentiment anxiogène d’être exclus du «petit monde» des pairs. Aujourd’hui, ce sont les applications de réseautage basées sur la géolocalisation qui interrogent les façons dont les jeunes vivent l’espace, notamment dans le contexte des rencontres amoureuses. Le succès de la plate-forme Tinder valorise un opportunisme territorial où la rencontre dépend notamment de l’accessibilité géographique (reconnaissance par géolocalisation des inscrits): la sélection par affinité (attrait physique, QI, traits psychosociaux, loisirs) des sites classiques de rencontre en ligne (ex.: Meetic), qui situent le lieu de résidence («où vit l’autre») comme simple variable parmi d’autres, se voient concurrencer désormais par des critères de proximité, à savoir le lieu de mouvance («où se meut et se trouve l’autre») et par la prime donnée à l’immédiateté de la rencontre. Avec ces mises en relation géolocalisées, la carte se substitue au territoire vécu, et c’est l’interaction entre l’interface du dispositif et les mobinautes qui circonscrit les occasions de rencontre («qui se rassemble, s’assemble»). De plus, leurs actes de mobilité et leur fréquentation de lieux spécifiques porteurs de représentations sociales (établissement prestigieux, quartier branché, etc.) livrent des indices sur les identités revendiquées (plutôt qu’assignées) par les usagers de ces réseaux, ainsi que sur leurs affinités à l’égard des aménagements urbains. Il faut en outre comprendre que le téléphone portable fonctionne comme projection vers des scènes de représentation de soi (les réseaux sociaux notamment). On observe ainsi la réappropriation de ces innombrables espaces interstitiels que sont les files d’attente, les moyens de transports publics ou encore les aéroports. Ce nomadisme d’usage des smartphones s’observe tant dans la mobilité, telle la marche à pied

[ILL. 1]  Le smartphone: un compagnon omniprésent. (Photo: Pixabay)

[ILL. 1]

12

COLLAGE 1/17

et la conversation téléphonique, que dans l’immobilité, comme le fait de se connecter sur des réseaux sociaux numériques dans les lieux et files d’attente. Ces espaces de l’urbanité s’apparentent à des nonlieux [5], ne convoquant ni attachement socioaffectif, ni expérience collective ou rituelle significative pour ceux qui ne font qu’y passer ou y rester. Ils s’opposent alors aux espaces de liturgie sociale qui, eux, appellent une forte présence au monde, voire une déférence à l’égard du lieu et de ses officiants (ex.: le théâtre et les acteurs, les espaces de prière et les représentants du clergé, les lieux de commémoration et la mémoire des disparus). Si dans les non-lieux, l’usage du smartphone est normalisé, dans les lieux de liturgie, il est vécu comme offense ou incivilité. On peut aussi s’interroger sur la place prise par les fonctions de captation photographique et filmique des smartphones, au regard de certains lieux de liturgie profane dont les jeunes sont friands (concerts, festival, établissements): la médiation par smartphone remet en cause l’authenticité d’une expérience vécue qui tend à perdre son caractère ritualiste ou cérémoniel, car comment capter le réel et être captivé dans le même temps? Si l’on articule plus généralement usage du smartphone et espace public, on rappellera que ce dernier suppose traditionnellement une séparation entre des scènes spectatorielles et actorielles [6], entre la scène de ceux qui contemplent et celle de ceux qui agissent ou sont en représentation. Ainsi, l’ensemble des opérations de figuration de soi, par écrans interposés, qu’autorisent les smartphones connectés, consacre la réversibilité du rôle d’acteur-spectateur (voir les autres profils vs. se mettre en scène), et redimensionne la notion même de territoires à préserver [7]. A «l’indifférence [5]  Augé M. Non-Lieux. Introduction courtoise» qui prévaut dans à une anthropologie de la surmoder­ nité, 1992. les lieux publics se mêle donc des formes d’attention et de [6]  Bougnoux D. Introduction aux sciences de la communication, 2001. retraites dans ce «territoire du [7]  Goffman E. La mise en scène de moi», désormais public ou se- la vie quotidienne. 1 La présentation mi-public, qu’évoque Goffman de soi, 1973.


Utilisation de l’ordinateur et d’Internet pour se divertir (tous les jours/plusieurs fois par semaine, N=828) utiliser des portails de vidéos (p.ex. YouTube) écouter de la musique/des fichiers audio sur Internet

[ILL. 2]  Source: Etude JAMES (Jeunes, activités, médias), Rapport 2016, cf. www.zhaw.ch/psychologie/ JAMES.

fouiller sur les réseaux sociaux surfer simplement écouter de la musique/des fichiers audio sur l’ordinateur regarder des films ou des séries en streaming jouer à des jeux en ligne regarder des émissions de TV sur Internet en différé regarder des émissions de TV en direct sur Internet télécharger des vidéos sur Internet écouter la radio sur Internet regarder des DVD sur l’ordinateur

0

20

40

60

80

100 en %

(l’ensemble des informations personnelles). Ceci se fait au ZUSAMMENFASSUNG Wie die Jugendlichen das détriment d’une appropriation partagée d’un territoire comSmartphone benutzen: Nomadentum mun. Les pérégrinations vers les écrans des smartphones reconfigurent aussi les modes de gestion de la civilité ordinaire, und neu konfiguriertes Territorium car comment s’autoriser à interrompre un mobinaute sans faire incursion dans son territoire du moi et dans celui de ses Der weit verbreitete Gebrauch des Smartphones hat bei den proches. En fin de compte, ces usages nomades des réseaux Jugendlichen in der Schweiz zu neuen sozialen Verhaltens­ sociaux numériques par smartphones interposés transforment mustern geführt. Die Social-Media-Technologien, auf denen la théâtralisation quotidienne des rapports humains, avec des die sozialen Netzwerke beruhen, gehen einher mit einer Neu­ scènes principales qui deviennent des coulisses et une inver- gestaltung des Zeitmanagements und des Raumerleb­nisses sion de la hiérarchie entre les scènes du montré et du caché. der Jungen. Sie beeinflussen die Art und Weise, wie die Jugend­lichen die Welt wahrnehmen, sowie deren Verständnis Conclusion ihres Umfelds und des öffentlichen Raums. Der privatisierte Le téléphone portable, initialement conçu pour gérer des Zugang zu den Medien ermöglicht ihnen ihre persönliche Iden­ communications orales à distance (appels téléphoniques) est tität im intimen Rahmen des Schlafzimmers zu kultivieren, und devenu un outil polyfonctionnel qui ouvre sur une hétérotopie bewirkt eine Art Rückzug aus dem öffentlichen Raum. Was die (Foucault), à savoir un espace abstrait qui héberge l’imaginaire zeitliche Dimension betrifft, ist «Multitasking» zur Funktions­ des mobinautes. En sa qualité d’espace virtuel, le smartphone weise der Jugendlichen geworden. Dies führt immer wieder zu revêt un caractère public (reconnu et proposé à tous), mais Unterbrüchen der persönlichen Präsenz während der in Ge­ qui peut aussi exister à la discrétion de chacun. En parvenant sellschaft verbrachten Zeit, was die lineare Zeitorganisation, à capter l’attention et à maximiser la rentabilité des termes de auf der unsere Gesellschaft beruht, völlig verändert. Räumlich l’échange relationnel, les immersions via le smartphone dans wird der Bezug zwischen Karte und erlebtem Umfeld durch die les univers des réseaux sociaux semblent avoir de beaux jours Geolokalisierung, auf der die Entwicklung der sozialen Netze devant elles. Car au final, on peut se demander si, à la lumière beruht, neu hinterfragt. Das Telefon ist ein Instrument der du nomadisme qu’ils autorisent, les smartphones ne vitalisent Selbstprojektion und ermöglicht die Selbstinszenierung, vor pas l’«ailleurs» d’un monde déjà connu, à savoir le réseau allem im Zusammenhang mit besuchten Orten (z.B. trendige affinitaire avec qui les jeunes s’émeuvent, à défaut de vivifier Quartiere), aber auch die Aneignung von Zwischenräumen l’«ici et le maintenant» d’un monde à découvrir, c’est-à-dire (Warteschlangen, öffentliche Transportmittel). Folglich vermi­ l’environnement où ils se meuvent. schen sich im öffentlichen Raum die Rollen von Akteur und Zuschauer. Nur bestimmte Räume, die grosse Aufmerksamkeit verlangen (Kirchen, Theater), behalten ihren liturgischen Cha­ rakter. Aber auch da stellt das Festhalten des Ereignisses durch das Smartphone die Authentizität von etwas Erlebtem in Frage, denn wie soll man die Realität erfassen, wenn man gleichzeitig selbst mit etwas befasst ist? Angesichts des No­ madentums, das sie ermöglichen, fragt sich, ob die Smart­ phones nicht das «Anderswo» einer bereits bekannten Welt beleben, nämlich das Netz Gleichgesinnter, das die Jungen bewegt, anstatt das «Hier und Jetzt» einer zu entdeckenden Welt, in der sie sich bewegen, zu stärken. COLLAGE 1/17

13


Jugend ohne Raum – Ein interdisziplinäres Interview THEMA

RAIMUND KEMPER MSc in Spatial Planning, Wissenschaftlicher Mitarbeiter IRAP Institut für Raumentwicklung und Geschäftsführer Kompetenzzentrum Infrastruktur und Lebensraum, HSR Hochschule für Technik Rapperswil. IVICA PETRUŠIĆ Dipl. Sozialarbeiter FH, MAS Gemeinde- Stadt- und Regional­ entwicklung, Jugendbeauftragter Kanton Zürich. Interview geführt von Dario Sciuchetti, Redaktion COLLAGE.

Der Aufenthalt Jugendlicher im öffentlichen Raum steht häufig unter negativen Vorzeichen. In der öffentlichen Wahrnehmung bestimmen Ruhestörung, Littering oder Provokationen das Bild von Jugendlichen im öffentlichen Raum. Dabei verfolgen Disziplinen wie die Jugendarbeit und die Planung unterschiedliche Strategien und Massnahmen zur Lösung des Problems – häufig mit zweifelhaftem Erfolg. Die Interviewpartner stellen einen Rückzug Jugendlicher aus dem öffentlichen Raum fest und zeigen die Notwendigkeit eines stärkeren Miteinanders auf – s ­ owohl im öffentlichen Raum als auch bei dessen Planung, Gestaltung und Regulierung. COLLAGE (C): Wie nehmt ihr den Umgang der Jugendlichen mit den verschiedenen Freizeiträumen wahr? IVICA PETRUŠIĆ (IP): Der regulierte, kontrollierte Raum mit Jugend­treffs wird von Jugendlichen seit Jahren immer weniger genutzt und wenn, dann eher punktuell, für spezielle Anlässe. Ende 1980 er-, Anfang 1990 er-Jahre durfte man in Jugendtreffs noch selber gestalten, Wände raus reissen. Seither fand eine zunehmende Regulierung dieser Räume statt. Man kann auch von einer «fürsorglichen Belagerung» sprechen. Dadurch hat es eine Verschiebung gegeben in den öffentlichen Raum. Heute kann man allerdings beobachten, dass ein Rückzug der Jugendlichen auch aus dem öffentlichen Raum stattfindet. C:

Wo sind sie denn, wenn nicht im öffentlichen Raum? Oft treffen sie sich im Privaten in kleineren Gruppen, bei jemandem zuhause. Und die Jungen, welche es sich leisten können, besuchen individuell mit ihrer Gruppe verschiedene kulturelle Anlässe. Es ist also auch bei den Jugendlichen eine Tendenz zu individualisiertem Verhalten auszumachen in einer pluralisierten Gesellschaft. IP:

lichen nicht mehr draussen auffindet. Wenn wir die Jugendlichen fragen, was sie sich wünschen, kommt häufig zuerst die Klage, dass sie nirgends hin dürften. C: Der Umgang mit dem öffentlichen Raum betrifft ja die Gesellschaft insgesamt. Fehlt es an Begegnungsräumen? IP: Der öffentliche Raum dient den Erwachsenen oft bloss als Zwischenraum auf dem Weg von A nach B und die Leute sollen ungestört aneinander vorbei kommen. Der Aufenthaltsraum, den man nutzt und an dem man sich wirklich begegnet, geht immer mehr verloren. Sobald ein paar Jugendliche anfangen, sich einen Raum anzueignen, werden dagegen Massnahmen ergriffen mit Argumenten wie Lärm und Abfall. Sicherheit wird gross geschrieben: es werden Sicherheitsleute beauftragt, die Polizei wird gestärkt, es werden Kameras installiert, und dies hat alles in den letzten 15 Jahren stark zugenommen. RK: Hier wird auch deutlich, welche Vorstellungen die Planung und Nutzung des öffentlichen Raums dominieren. Denn öffentliche Räume werden von Jugendlichen nach eigenen Vorstellungen interpretiert und genutzt. Das entspricht nicht immer den Vorstellungen Erwachsener von sicheren, ruhigen und sauberen Räumen. Dann dient der Bahnhof nicht nur als Durchgangsort, sondern auch zum Hängen. C: Welche Funktion hat der öffentliche Raum spezifisch für Jugendliche? IP: Jugendliche lernen nicht nur in der Schule und zuhause, sondern der Raum dazwischen hat eine ganz wichtige Funktion, es werden viele Elemente fürs Leben gelernt, wie das Aushandeln von Konflikten und demokratische Teilhabe. Diese Funktion des öffentlichen Raums wird von der Politik zu wenig wahrgenommen. C:

Welche Rolle spielt dabei die Jugendarbeit? Mit den gestiegenen Massnahmen im Sicherheitsbereich wird die Jugendarbeit durch die Jugendlichen zunehmend als ein Teil des Sicherheitsapparats wahrgenommen. Wir kommen gar nicht dazu, unseren Auftrag zu erfüllen, weil es immer weniger Möglichkeiten gibt, im öffentlichen Raum an Jugendliche zu gelangen. Die Entstehung der Jugend-Einrichtungen im Freizeitbereich hängt stark mit den Jugend-Unruhen in den 1980 er Jahren zusammen. Die Jugend ging damals auf die Strasse, um Freiräume zu erkämpfen. Als Folge davon sind in vielen Gemeinden Jugendtreffs entstanden – nicht aus der Überlegung, Räume zu schaffen, in denen sich Jugendliche entfalten können, sondern man wollte ihnen in einem kontrollierten Rahmen etwas geben, damit es nicht ausartet. Das wirkt bis heute nach. Zur teilweisen Rückverlagerung in den öffentlichen Raum hat in den 1990 ern auch die Migration aus IP:

C: Hat sich das Verhalten wirklich so krass verändert in jüngster Zeit? IP: Das Angebot im ausserschulischen Bereich hat in den letzten Jahren massiv zugenommen, und es wird intensiv genutzt. Die Jugendlichen wandern zwischen bestehenden Angeboten oder werden von Helikopter-Eltern von Hobby zu Hobby gefahren. RAIMUND KEMPER (RK): Wir sehen diese Entwicklung auch bei Quartierentwicklungs-Projekten: Es hat im öffentlichen Raum wie auch im privaten Wohnumfeld weniger Jugendliche. Das ist auch nicht verwunderlich: Meist aus Angst vor Lärm werden immer noch Wiesen mit Verbotsschildern, Wege mit Durchgangssperren versehen. Wenn alles durch-reguliert ist, von der organisierten Freizeitgestaltung bis zu den Aussen­räumen, wo man vieles nicht darf, ist es doch klar, dass man die Jugend14

COLLAGE 1/17


[ABB. 1]

dem Balkan beigetragen. Für die Jugendlichen aus dem mediterranen Raum hat es dazu gehört, sich draussen aufzuhalten. Die stärkere Nutzung des öffentlichen Raums hat die Politik wieder auf den Plan gerufen und es kamen Forderungen auf, den öffentlichen Raum stärker zu kontrollieren. Zusammenfassend wurden in der Geschichte jeweils die Räume, die sich die Jugendlichen anzueignen begannen, bald wieder unter Kontrolle gebracht. C:

Was müsste sich ändern? Die Jugendarbeit müsste sich immer mehr auch politisch und gesellschaftlich dafür einsetzen, dass es diese Gefässe überhaupt noch gibt, die Jugendliche sich aneignen können, ohne fürsorglich aufgesucht zu werden. Früher hat es noch Sinn gemacht, Jugendliche aufzusuchen und mit ihnen zusammen Projekte zu machen, doch heutige Jugendliche haben schon so viel Programm, dass sie die wenigen Momente, in denen sie unter sich sein können – Ruhe geniessen, ein Bierchen trinken – dringend benötigen. IP:

C:

Welche Rolle hat dabei die Planung? zeigen sich Parallelen mit der Jugendarbeit. Auch für die Akteurinnen und Akteure der Planung entsteht ein Handlungsdruck. Sie werden mit der Planung konfliktfrei funktionierender öffentlicher Räume beauftragt. Oder es werden mit Jugend­lichen Räume für Jugendliche entworfen, beispielsweise Treffpunkte oder Sportplätze in von Gemeinden angebotenen Räumen. Das hat den Charakter von Beteiligungsspielwiesen für exklusive Räume. Hier bleiben Jugendliche unter sich. Auch werden zentrale Räume wie Bahnhöfe umgestaltet mit dem Ziel, für die Nutzungsformen Jugendlicher untauglich zu sein, beispielsweise durch das Abmontieren von Sitzbänken. Das alles führt letztlich sowohl in öffentlichen Räumen als auch bei den Planungsprozessen dazu, dass Gelegenheiten verloren gehen, in denen sich Jugendliche und Erwachsene direkt begegnen und auch Interessenskonflikte aushandeln können. RK: Hier

[ABB. 1]  Quartierfest Hunzikerareal 2016. (Foto: Lucas Ziegler)

C: Die Planung definiert Räume massgeblich mit. Von welchen Vorstellungen ist sie geprägt? RK: Die Frage ist eher, welche Vorstellung die Gesellschaft vom öffentlichen Raum hat und welche Vorstellungen und Erwartungen an den öffentlichen Raum sich im Planungsprozess durchsetzen. IP: Behinderte haben es mit ihren Organisationen geschafft, dass ihre Bedürfnisse im Raum in die Gesetze aufgenommen werden. Doch nirgends steht, dass es Räume braucht, in denen sich verschiedene Generationen begegnen können. Eine Treppe beispielsweise wird nicht als möglicher Aufenthaltsraum betrachtet. Die Planer definieren Treppen als Verkehrsraum – doch eigentlich ist sie ja auch eine gute Sitzgelegenheit, ein Ort für Spiele und zum Skaten. Solche weitergehende Fragen müsste man in die Planungsprozesse einbeziehen, nicht nur in Bezug auf ­Jugendliche. RK: Wir stellen aber auch fest, dass gesetzliche Vorgaben gute Aufenthaltsqualität verhindern können. Die Nachweispflicht von Spielplätzen, die Anforderungen an ihre behindertengerechte Gestaltung und diverse Sicherheitsstandards führen beispielsweise häufig zu unattraktiven Lösungen. Die Summe aller Vorschriften ergibt nicht automatisch eine gute Aufenthaltsqualität. Eher das Gegenteil ist der Fall. Das Gesellschaftliche, was man nicht planen kann, wird dabei zu häufig vernachlässigt. Es fehlen auf der anderen Seite Qualitätskriterien für attraktive Begegnungsräume. C:

Wie können denn solche Räume geschaffen werden? Zum Beispiel reicht vielleicht schon ein Hügel Sand für den Anfang. Man muss den Leuten die Möglichkeit lassen, die Räume zu gestalten, statt alles von Beginn weg zu betonieren. Ich denke, bei den Planern fehlt es auch an Verständnis dafür, dass sich Räume verändern können und sich die Leute die Räume aneignen könnten. RK: Die konkrete Ausgestaltung zum Beispiel von Wohn­ um­feldern den Bewohnerinnen und Bewohnern zu überlassen und dafür finanzielle Mittel zur reservieren, macht durchaus Sinn. Letztlich ist es aber auch hier wieder die Frage, wie die Interessen und Bedürfnisse Jugendlicher Eingang in die Entscheidungsprozesse finden. IP:

COLLAGE 1/17

15


C: Es scheint, die Bedürfnisse Jugendlicher werden allgemein zu wenig berücksichtigt. IP: Kinder und Jugendliche sind jene, die den öffentlichen Raum am meisten beanspruchen, aber am wenigsten Einfluss auf die Planung und Gestaltung haben. Dies, obwohl sie auf den öffentlichen Raum durch ihre meist geringe Kaufkraft besonders angewiesen sind. RK: Im Rahmen unserer Forschung hat sich gezeigt, dass Probleme wie Lärm oder Littering, die scheinbar Jugendliche im öffentlichen Raum bereiten, von wenigen Leuten und nicht nur von Jugendlichen verursacht werden. Aber die Jugendlichen, die scheinbar sinnlos im öffentlichen Raum rumhängen, werden in der Regel dafür verantwortlich gemacht. In Wädenswil hat sich beispielsweise ein Restaurantbesitzer beschwert über die Jugendlichen, die am Bahnhof rumhangen. Die Shop-Pächterin am Bahnhof begrüsst hingegen, dass sich dort Jugend­liche aufhalten, da dadurch soziale Kontrolle entsteht. C: Es gibt also grundsätzlich eine verzerrte Wahrnehmung auf die Jugendlichen und was sie so treiben, wenn sie sich draussen aufhalten? RK: Genau. Dabei sind die Beschwerdeführenden eher selten Leute, welche die Räume nutzen und Kontakt mit Jugendlichen haben. Häufig sind es wenige Anwohnende. Sie versuchen aber in der Regel nicht, Konflikte direkt mit Jugendlichen zu lösen, sondern wenden sich an die Verwaltung, die das Problem beseitigen soll. IP: Da sieht man wieder: Der Austausch hat einen tieferen Stellenwert als der Abfall, der liegenbleiben könnte. Das ist doch nicht gesund. Man verhindert Vieles im öffentlichen Raum – und schlussendlich kommt die Politik wieder auf die Jugendarbeit zu und fordert Projekte zum Austausch der ­Generationen. C: Planungsverfahren sind eingebunden in demokratische Prozesse. Wo liegen da die Herausforderungen? RK: Grundsätzlich kann die Planung nur mit den Normen, Vorstellungen und Werten arbeiten, die in das Planungsverfahren einfliessen, da dies ein politischer Prozess ist. Wenn beispielsweise bei Beteiligungsverfahren die Stimmen wichtiger Nutzergruppen nicht einfliessen, darf man sich später nicht beschweren, wenn mit eben diesen Nutzergruppen Konflikte entstehen. So ist es auch nicht verwunderlich, wenn Räume gestaltet werden, mit denen die Jugendlichen nichts anfangen können. C: Ist für Jugendliche eine Beteiligungsveranstaltung für Planungen, die einen langen Realisierungshorizont haben, nicht langweilig? RK: Das ist ein weiterer wichtiger Aspekt. Die durch Erwachsene geprägte Kultur der Planungsverfahren ist nur schwer vereinbar mit den Ansichten, Anliegen und Ausdrucksformen junger Menschen. IP: Wenn Beteiligungsverfahren wirklich für Alle sein sollen, muss man dafür sorgen, dass gerade Jugendliche, die öffentliche Räume am meisten nutzen, angemessen vertreten sind. In Wädenswil haben wir Jugendliche speziell auf Beteiligungsveranstaltungen im öffentlichen Raum vorbereitet. Für so etwas braucht es aber den politischen Willen.

16

COLLAGE 1/17

RK: In Wädenswil hat das auch funktioniert, weil die Jugendarbeit eine gewisse Lobby hatte. Diese fehlt oft. IP: … und das Dazwischen hat auch keine Lobby. Der Zwischenraum zwischen den geplanten Infrastrukturen, also das Leben dazwischen, hat einen tiefen oder keinen Stellenwert. C: Was müsste sich bei der Planung und Gestaltung öffentlicher Räume ändern? RK: Man muss Begegnung und Konflikte zulassen, man muss sie nicht beseitigen. Es gilt, einen Rahmen schaffen, damit die Leute die Konflikte aushandeln können. Weder die Planung noch die Jugendarbeit sind die Problemlöser gesellschaftlicher Fragen. Sie können eher mithelfen, eine Austausch-Plattform zu schaffen. Zum Beispiel in Wädenswil am Bahnhof war das eigentliche Problem nicht die Nutzungskonflikte, sondern die fehlende Akzeptanz von anderen Nutzergruppen. Da sind die Leute zusammen gesessen und haben gemerkt, dass ihre Bedürfnisse gar nicht so weit auseinander liegen. Die Lösung des Problems waren also nicht planerische oder bauliche Leistungen. C: Die Planung müsste also noch mehr in diese Richtung gehen und als Plattform fungieren für den Austausch, statt den Anspruch zu haben, stets selber zu wissen, wie man jeden Raum mit einer Funktion abfüllt? IP: Planer und Bauabteilung der Gemeinden sind eigentlich jene, die Räume definieren. Sie haben es in dem Moment in der Hand. Sozialarbeiter kommen leider erst viel später, wenn es Probleme gibt in diesen Räumen. Planer haben also eine Verantwortung, welche sie nicht abschieben können. RK: Die Jugendarbeit kann hier eine pro-aktive Rolle einnehmen, denn sie kennt die Bedürfnisse und Fähigkeiten Jugendlicher. Die Jugendarbeit sollte sich ihrer Möglichkeit bewusst sein, die Bedürfnisse Jugendlicher in einen Beteiligungsprozess einzubringen. Zudem kann sie Jugendlichen den Zugang zu Planungsprozessen eröffnen.

[ABB. 2]

[ABB. 2]  Raimund Kemper und Ivica Petrušić im öffentlichen Raum. (Foto: Dario Sciuchetti)


Öffentliche Plätze als Schlüsselräume für Jugendliche – Jugendliche als Schlüssel­ akteure für urbane Qualität THEMA

GABRIELA MURI Prof. PD Dr. phil. Dipl. Arch. ETH Departement Soziale Arbeit ZHAW Institut für Vielfalt und gesellschaftliche Teilhabe. ANNA SUPPA Wissenschaftliche Mitarbeiterin Departement Soziale Arbeit ZHAW Institut für Vielfalt und gesell­ schaftliche Teilhabe.

in öffentlichen Räumen wichtige Kontakte zur Erwachsenen­ gesellschaft knüpfen. Die «Stadt» steht so als Raum der Diversität und der Zufälligkeit von Begegnungen für das Angebot an unterschiedlichen Lebensstilen. [3] Die Stadt wird zum Möglichkeitsraum, um auf ihren Bühnen den eigenen Lebensstil zu inszenieren und das Zusammenleben mit anderen Generationen zu erproben. Das grossstädtische Leben und der urbane Raum sind «sozialisationsrelevante Fantasie-, Erfahrungs- und Orientierungskategorien» [4], denen spezifische Funktionen bei der Ausgestaltung des eigenen Lebensentwurfs zugeordnet werden können. Adoleszente Entwicklungsaufgaben wie die Annäherung zwischen erwünschter und realer gesellschaftlicher Teilhabe, gehen häufig einher mit experimenteller, nonkonformer oder grenzüberschreitender Erfahrungssuche. Die Ein von 2003–2006 durchgeführtes Nationalfondsprojekt über Stadt bietet dabei Optionenvielfalt und Anonymität. jugendliche Raumaneignung in Neu-Oerlikon veranschaulicht, Entscheidend dafür ist der transitorische Charakter von wie Erwachsene bei Konflikten im Alltag oft Ordnungshüter Stadträumen: [5] Einerseits vermitteln sie historisch und zueinsetzen und so ihre Ideale einer bestimmten urbanen Quali- künftig den zeitlichen Rahmen des individuellen und sozialen tät im Alltag durchsetzen: [1] Das Lösen von Alltagskonflikten Alltagslebens, [6] und andererseits können sie als konkrete Allin öffentlichen Räumen wird meist an Personen delegiert, die tagswege erkundet und erlebt werden: Die Wege und die Dauer als Ordnungshüter – z. B. Sicherheitsfirmen oder Hauswarte «gelebter Zeit» gehören zu den wesentlichen Erfahrungsdimen – und nicht als Vermittler von Jugendperspektiven ausgebil- sionen des städtischen Alltags nicht nur für Kinder und Judet sind. Die funktionale Trennung von Nutzungszonen, die gendliche. Der Sozialraum als Raum, der um die Kategorie Zeit, Dominanz des Verkehrs und konfliktive Aneignungsprozesse Person und Interaktion ergänzt wird und dessen lebensweltgehen zudem heute einher mit Individualisierung und Media- bezogene Nutzung im Fokus steht, übernimmt somit die Funktisierung der Freizeit. Sicht- und unsichtbare Kontrollen und tionen eines Begegnungs-, Identitäts- und Bildungsraums. Als neue Freizeitangebote führen dazu, dass Jugendliche sich von Begegnungs- und Interaktionsraum fungiert er als Bühne des öffentlichen Freiräumen zurückziehen. Dabei gehen wichtige Sozialen. Gabriela Muri verweist in Anlehnung an Moser [7], wie Ressourcen verloren, die für eine intergenerationale Gestal- aus Sicht der Jugendlichen die Raumaneignung «als räumliche tung von Sozial­räumen und für die Entwicklung von Jugendli- Strategie, Ressourcen und Menschen zu beeinflussen, umchen bedeutsam sind. schrieben werden kann, indem die Jugendlichen den Raum kontrollieren» [8]. Aus der Konfrontation mit anderen Personen Zu Bedeutung und Funktionen von öffentlichen Räumen entwickelt sich ein Bewusstsein für eigene Möglichkeiten und für Jugendliche Grenzen. Die Wahrnehmung und Reflexion von Nähe und Distanz In Anlehnung an Martina Löws [2] dynamischen Raumbegriff von Personen und Objekten und der kommunikative Austausch wird im Folgenden von einem prozessualen Raumbegriff aus- sind für das Raumbewusstsein konstitutiv. Öffentliche Räume gegangen. Der Raum birgt in diesem Verständnis nicht zwei dienen als «Orte mit symbolischem Wert, welche den Kindern verschiedene Realitäten – eine soziale und eine materiell-sym- und Jugendlichen den Eindruck vermitbolische –, sondern wird in Koexistenz mit anderen Menschen teln, ihre Umwelt beeinflussen zu können im Alltagsleben hergestellt und reproduziert. Durch das Zu- und damit eine Art gegenpädagogische [2]  Deinet 2013: 10. sammenwirken und Vorstellungen verschiedener Gruppen – so Milieus darstellen» [9]. Die empirischen [3]  Muri 2016; Schmid 2011. zum Beispiel unterschiedliche Konnotationen von Erwachse- Resultate des eingangs erwähnten Nanen und Jugendlichen zur «richtigen» Nutzung eines Raumes tionalfondsprojekts verdeutlichen die [4]  Kilb 2012: 613. [5]  Augoyard 1979;  – überlagern sich im Alltag mehrere Vorstellungs-Räume am Muri 2016, 93–109. selben Ort. Für Jugendliche bedeuten insbesondere öffentli- [1]  Das Projekt wurde im Rahmen des Nationalen [6]  Kilb 2012: 613ff. che Räume Freiraum und Treffpunkt mit der Peergroup zugleich. Forschungsprogrammes NFP 52 zum Thema «Kindheit, Jugend und Generationenbeziehungen [7]  Moser 2000, 42. Anders als für Erwachsene, die sich im Alltag in Arbeits-, Wohnim gesellschaftlichen Wandel» durchgeführt. [8] Ebd. und Freizeiträumen frei bewegen, ist der öffentliche Raum für Projektleitung Gabriela Muri, wissenschaftliche Jugendliche ein wichtiger Rückzugsort. Gleichzeitig können sie Mitarbeiterin Sabine Friedrich. [9]  Muri 2006, 128. In der Schweiz stehen seit den 1980 er-Jahren Kriterien für eine kinder- und jugendgerechte Alltagsumgebung sowohl auf der Agenda politischer Instanzen als auch im Fokus der Kinder- und Jugendforschung. Forderungen nach mehr Partizipation in der Planung und Politik sowie nach mehr Freiflächen und weniger Verkehr sind gesellschaftlich akzeptiert. Professionelle Fachstellen bieten Unterstützung bei der Konzeption und Umsetzung unterschiedlicher Beteiligungsformen. Diesen Rahmenbedingungen, die die Wichtigkeit öffentlicher Räume für Kinder und Jugendliche akzentuieren, stehen eine kontinuierliche bauliche und soziale Verdichtung sowie zunehmende Kontrollen im öffentlichen Raum gegenüber.

COLLAGE 1/17

17


[ABB. 1]

Zusammenhänge: Jugendliche üben im [ABB. 1]  Monte Entdecken öffentlicher Räume eine Vor- Carasso: Commented Walk entlang des reiterrolle aus und erobern mobil – zum Ticino-Ufers. (Foto: Beispiel als Skater – Erwachsenenräume Silvia Ducart) zurück. Oft wehren von Jugendlichen geschaffene informelle Regeln den Raum vor sanktionierenden Zugriffen seitens der Erwachsenen ab. Die Jugendlichen lernen indessen auch, die Interessen anderer Nutzer zu respektieren und Verantwortung für ihr eigenes Verhalten zu übernehmen. Beim untersuchten MFO-Park in Neu-Oerlikon konnte festgestellt werden, wie sich die Jugendlichen innerhalb der Parknutzung ein informell geregeltes, zugleich aber auch andere ausgrenzendes Konfliktmanagement schufen: «Diejenige Gruppe, die einen Raum zuerst besetzt, wird in ihrem Recht nicht gestört» [10]. Der öffentliche Raum bietet den Jugendlichen somit nicht nur die Möglichkeit raumrelevante Verhaltensund Ausdrucksformen zu entwickeln, sondern ermöglicht ihnen auch eine alltägliche Auseinandersetzung mit der Gesellschaft. Für den Prozess des Erwachsenwerdens benötigen Jugendliche Räume, die frei von Kontrolle sind, um ihre Fähigkeiten und Möglichkeitsräume zu erproben. Die Teilhabe von Kindern und Jugendlichen an Erwachsenenräumen stellt jedoch für alle Beteiligten nach wie vor eine Herausforderung dar. Dies zeigen nicht nur die zunehmenden Überwachungsmassnahmen im öffentlichen Raum, sondern vorläufige Erkenntnisse aus dem von drei Bundes­ämtern initiierten Gartenjahrprojekt. Das Gartenjahr 2016 – Wünsche für Freiräume von Jugendlichen und Kindern Die im Jahr 2016 von BSLA, ICOMOS, Heimatschutz, den Bundesämtern für Raumentwicklung, Wohnungswesen und Umwelt und weiteren Organisationen lancierte Kampagne «Gartenjahr 2016 – Raum für Begegnungen» setzte sich unter anderem für den Erhalt und die Entwicklung von Frei­räumen und Gärten ein. Zur Förderung einer intergenerationalen Freiraumentwicklung fokussierte das von den Bundesämtern für Raumentwicklung, Wohnungswesen und Umwelt initiierte Projekt «Wünsche für Freiräume von Jugendlichen und Kindern» auf die Vorstellungen und Zukunftsperspektiven der Kinder und Jugendlichen. In drei Gemeinden aus unterschiedlichen Sprachregionen setzten sich Kinder und Jugendliche mit fachlicher Begleitung durch den Verein Infoklick mit Frei- und Möglichkeitsräumen in ihrem Wohnumfeld auseinander. Mittels unterschiedlicher partizipativer Methoden wie Begehungen in der Gemeinde, Modellbau oder der Aufnahme der Thematik im Jugendparlament wurden Freiräume neu entdeckt und diskutiert. Die erarbeiteten Wünsche wurden anschliessend den Gemeindevertretern präsentiert. Ziel des Projekts war die Sensibilisierung der Gemeinden für die Bedürfnisse der Kinder und 18

COLLAGE 1/17

Jugendlichen sowie die Förderung eines Dialoges zwischen den Beteiligten. Das niederschwellige Projekt, das von Gabriela Muri und Anna S ­ uppa von der Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaft ausgewertet wird, soll zeigen wie mittels einfacher Methoden bei der Planung und Gestaltung von Freiräumen Kinder und Jugendliche involviert werden können. Die drei Gemeinden Monte Carasso (TI), Zollikofen (BE) und Versoix (GE) wählten nach einer Einführung in Partizipationsmethoden durch Expertinnen von Infoklick unterschiedliche Vorgehensweisen: Eine fünfte Schulklasse der Primarschule in Monte Carasso hat sich mit Unterstützung einer Architektin und der zwei Lehrerinnen in mehreren Workshops und Begehungen an das Thema Raumwahrnehmung, Umsetzung und Darstellung in Plänen und Modellen den eigenen Möglichkeitsräumen angenähert. Die Kinder wählten in ihren Projekten zum Beispiel das Thema Verstecken und ein Baumhaus entlang des Ticino-Ufers oder einen Stadtlauf für Kinder unterschiedlicher Altersgruppen. In Zollikofen wurden in vierzehn Klassen der Oberstufe Projekt­ideen erarbeitet, die den Gemeindebehörden vorgestellt wurden. Diese Ideen wurden in einem zweiten Schritt vom virtuellen Jugendparlament in Zollikofen beraten. Rund 280 Teilnehmende haben an der Abstimmung entschieden, dass der Freiraum in Zollikofen durch einen Park mit Wasserspiel, Grillstelle und Boccia-Bahn ergänzt werden soll. In der Gemeinde Versoix wird die partizipative Entwicklung von Freiraumwünschen in einem offenen Kindertreff über einen längeren Zeitraum bis zum ersten Quartal des Jahres 2017 durchgeführt. Hier werden mit fachlicher Begleitung von Info­ klick das Führen eines Forschungsjournals durch die Kinder und mehrere Methoden zur Raumwahrnehmung durchgeführt. Bei einem Commented Walk zum Thema Raumerfahrung mit verschiedenen Sinnen eigneten sich die Kinder nicht nur den Raum an: Auffallend war hier, dass die Kinder sich auch die von den Erwachsenen vorgeschlagenen Methoden aneigneten und das Thema Sinne mit eigenen Geschichten verbanden, die sie im benachbarten Naturpark erlebt hatten. Die unterschiedlichen Voraussetzungen in den Gemeinden werden als Faktoren in die Auswertung des Projektes durch die zhaw einfliessen. Im Sinne eines Zwischenfazits können damit Kriterien wie institutionelle Einbettung, altersgerechte thematische Einführung sowie Freiwilligkeit einbezogen werden. In allen drei Gemeinden kann darüber hinaus zum einen der Faktor Zeit als wesentliche methodische Prämisse hervorgehoben werden: Einerseits gilt es ein Gleichgewicht zwischen einem Vorgehen in mehreren Phasen und der Begeisterungsfähigkeit für das Thema zu finden. Es zeigt sich, dass ein mehrphasiges Vorgehen auch für die Oberstufe sinnvoll ist, um räumliche Dimensionen der Alltagsaneignung zu verstehen. Andererseits manifestiert sich die Bedeutung der zeitlichen Dimension auch in den entwickelten Vorschlägen. So sind für Kinder und Jugendliche temporäre Angebote attraktiv und gehört das Weiter­denken der Umsetzung im Alltag dazu, so zum Beispiel um Konflikte mit der Nachbarschaft miteinzubeziehen. Beide Faktoren weisen einen engen Bezug zu wenig planbaren, narrativen und erlebnisorientierten Prozessen der Raumaneignung auf. Dieses Verständnis lässt sich auch in aktuellen Debatten zur Raumsozialisation einbetten: Kinder erfahren ihre Umwelt über Geschichten, erleben das zu «eigen» machen von Alltagsräumen interaktiv in Spielhandlungen und über Kommunikation untereinander. [11] Jugendliche verbinden Aktivitäten mit Treffpunkten und ambivalenten Mustern der Kommunikation mit der Erwachsenenwelt. [10]  Muri 2006, 134. [11]  Muri 2014, 31–42.


Begegnungsangebote und die Entdeckung von Freiräumen stärken die Kompetenzen und Ressourcen der Kinder und Jugendlichen, indem sie im Spiel und in der Auseinandersetzung mit anderen als Lernorte fungieren. Eine für verschiedene Akteure zugängliche Nutzung von Freiräumen fördert darüber hinaus die Kommunikation und Begegnung zwischen Generationen. Die jugendliche Raumaneignung ist daher nicht nur für die Zielgruppe selbst, sondern auch für einen generationsübergreifenden Austausch relevant. Entscheidend wird hier sein, wie die einzelnen Gemeinden die entwickelten Ideen umsetzen. Aneignungsprozesse von Erwachsenen unterscheiden sich jedoch wesentlich von denjenigen der Kinder und Jugendlichen. Diese Verschiedenheit wird gerade von Erwachsenen kaum wahrgenommen und führt oft zu Konflikten in alltäglichen Auseinandersetzungen um die Ressource öffentlicher Raum. Abschliessend sollen daher wesentliche Anforderungen an öffentliche Freiräume zusammengefasst werden: [12] a) Der öffentliche Raum ist als Ort für das Erleben des eigenen Selbstverständnisses für Kinder und Jugendliche ein wesentlicher Baustein zur Teilhabe an Gesellschaft. Das unmittelbare Erleben von Öffentlichkeit und damit die Auseinandersetzung mit anderen Interessen und Bedürfnissen, aber auch das Definieren der eigenen Rolle ist gerade vor dem Hintergrund medialer Aushandlungsprozesse wichtiger denn je; b) Die von Planungs- und Architekturfachleuten in Form gegossene Öffentlichkeit sollte vermehrt Variabilität, die Dynamik der Veränderung und die Flüchtigkeit alltäglicher Raumaneignung durch Kinder und Jugendliche einbeziehen. Eigene Treffpunkte in öffentlichen Räumen und die Möglichkeit zu Interventionen bilden die Voraussetzung für das Entwickeln von Identität und Aushandlungsfähigkeit; c) Durch die Auseinandersetzung mit der Semantik öffentlicher Räume und den darin enthaltenen Mehrdeutigkeiten wird bei den Jugendlichen ein eigenes Geschichtsbewusstsein geprägt. Hierfür bedarf es unterschiedlicher öffentlicher Freiräume, welche die Jugendlichen und Kinder auf unterschied- [12]  Muri, Friedrich lichen Wahrnehmungsebenen ansprechen. 2009, 177–191.

RÉSUMÉ

LITERATUR

Augoyard, Jean-François (1979): Pas à pas. Essai sur le che­ minement quotidien en milieu urbain. Paris: Edition du Seuil. Deinet, Ulrich: Raumaneignung von Jugendlichen. Service national de la jeunesse (Hg.): Jugendliche im öffentlichen Raum. Luxembourg: reperes.lu, 2013, 8–12. www.snj.public.lu/en/file/10840/download?token=Owqp_87C, abgerufen 14. Dezemeber 2016 Kilb, Rainer (2012): Die Stadt als Sozialisationsraum. In: Eckhardt, Frank (Hg.): Handbuch Stadtsoziologie. Wiesbaden: Springer VS, 613–632. Löw, Martina (2011): Städte als sich unterscheidende Erfahrungsräume. Grundlagen für eine sinnverstehende So­ ziologie. In: Hermann, Heike, Carsten Keller, Rainer Nef u.a. (Hg.): Die Besonderheit des Städtischen. Entwicklungslinien der Stadt(soziologie). Wiesbaden: VS Verlag für Sozialwissenschaften, 2011, 49–67. Moser, Johannes (2000): Kulturanthropologische Ju­ gendforschung. In: Ders. (Hg.): Jugendkulturen. Schriftenreihe des Instituts für Kulturanthropologie und Europäische Ethnologie der Johann Wolfgang Goethe-Universität, Frankfurt am Main: Instituts für Kulturanthropologie und Europäische Ethnologie der Johann Wolfgang Goethe-Universität, 11–57. Muri, Gabriela (2016): Die Stadt in der Stadt. Raum-, Zeitund Bildrepräsentationen urbaner Öffentlichkeiten. Wiesbaden: Springer Verlag. Muri, Gabriela: «Mehr als Wohnen» – Wohnen, Räume, Lebenswelten: Planung, Architektur und Erziehungsmuster ermöglichen oder verhindern Entwicklung. In: Marie Meierhofer-Institut für das Kind (Hg.): ‹undKinder›. Drinnen und Draussen 94 (2014), 31–42. Gabriela Muri, Sabine Friedrich (2009): Stadt(t)räume – Alltagsräume? Jugendkulturen zwischen geplanter und ge­ lebter Urbanität. Wiesbaden: VS-Verlag. Muri, Gabriela (2006): Kulturanalyse mit Integrations­ ansprüchen: Zur Produktion und Reproduktion sozialer und kultureller Ordnungen in städtischen Alltagsräumen. In: Schweizerisches Archiv für Volkskunde 102, 121–145. Schmid, Christian (2011): Henri Lefevbre und das Recht auf Stadt. In: Andrey Holm, Dirk Gebhardt: Initiativen für ein Recht auf Stadt. Theorie und Praxis städtischer Aneignungen. Hamburg: VSA Verlag, 25–51. Zinnecker, Jürgen (2001): Stadtkids. Kinderleben zwi­ schen Strasse und Schule. Weinheim und München: Juventa Verlag.

Des espaces-clés pour des acteurs-clés

Les espaces publics qui se distinguent par leur accessibilité, leur anonymat, leur caractère peu normatif, leur faible degré de contrôle social, la mixité de leurs usagers et la mobilité qu’ils permettent, servent aux jeunes d’espaces d’appren­ tissage et d’expérimentation. La possibilité de faire des rencontres et de découvrir des lieux a toujours revêtu une importance primordiale pour le développement des enfants. Dans une perspective intergénérationnelle, l’espace public ne peut être considéré comme une ressource sociale que si les échanges entre générations conduisent à le penser et à le vivre autrement au quotidien. Concevoir les espaces non bâtis comme des espaces-clés pour les enfants et les adolescents implique de reconnaître ceux-ci comme des acteurs-clés du vivre-ensemble dans l’espace public. En se basant sur une conception de la notion d’espace axée sur les processus et l’appropriation, le présent article s’intéresse aux conditions d’aménagement des espaces publics. Le propos s’appuie,

d’une part, sur les résultats d’un projet du Fonds national mené entre 2003 et 2006 sur l’appropriation de l’espace par les jeunes à Neu-Oerlikon et, d’autre part, sur les résul­ tats intermédiaires de la campagne «Année du jardin 2016 – Espace de rencontres», lancée en 2016 par les offices fédé­ raux du développement territorial, du logement et de l’envi­ ronnement – en particulier sur le projet «Les souhaits des enfants et des jeunes pour les espaces ouverts», consacré aux représentations et idées d’aménagement de ces classes d’âge et aux possibilités de les mettre en œuvre dans les communes de Monte Carasso, Zollikofen et Versoix.

COLLAGE 1/17

19


THEMA

Es braucht Raum! Und Zeit! MICHEL EISELE Mobile Jugendarbeit Basel und Riehen. Schriftlich geführtes Interview, Dario Sciuchetti, Redaktion COLLAGE.

COLLAGE (C): Was

macht die Mobile Jugendarbeit? Die Mitarbeitenden suchen Jugendliche und junge Erwachsene (12 bis 25-jährig) in öffentlichen, halb­ öffentlichen und auch in virtuellen Räumen auf; in Parks, auf Schulhöfen, an Strassenecken, in Einkaufszentren, in Sozialen Medien etc. Sie können sich das so vorstellen, dass Mobile Jugendarbeitende in der Rolle als Gäste die Lebenswelten der Zielgruppe besuchen. Anders gesagt: Die Mobile Jugendarbeit verfolgt eine Geh-Struktur, im Gegensatz zur Komm-Struktur bei den meisten anderen Angeboten. MICHEL EISELE (ME):

Was beschäftigt euch? Wo seht ihr Herausforderungen? erster Linie beschäftigen uns ­natürlich die Themen der Zielgruppe. Wir setzen uns für ihre Anliegen, ihre Freiräume und ihren Platz in der Gesellschaft ein. Herausforderungen für Jugendliche sind sicher gesellschaftlicher Leistungsdruck, vorgefertigte Bilder und dabei wenig Spielräume für die selbständige Entfaltung von Lebensent­würfen. Unsere Herausforderung ist es, Ideen und Bedürfnisse der Jugendlichen aufzunehmen, sie mit ihnen zusammen zu formulieren und diese nach bestehenden Möglichkeiten umzusetzen. Das Potenzial der Aufsuchenden Sozialarbeit ist riesig, die Ressourcen dafür beschränkt. Gesellschafts- und Sozialpolitisch gibt es da noch viel zu tun.

C:

Zeichnen Sie ein Bild der Jugend im öffentlichen Raum. gibt grosse Unterschiede: 12-jährige sind meist noch sehr verspielt und machen einfach, wo ihnen keine Hinder­ nisse (Verkehr, weite Distanzen etc.) im Weg sind. Sie bringen aber schon viele Sozialkompetenzen mit und schätzen bestehende Situationen intuitiv ein. 18-jährige eignen sich Räume bewusst an, identifizieren sich mit ganz bestimmten Orten und Quartieren. Sie wissen, was sie wollen und wählen z. B. Plätze mit besonderen Angeboten (Basketballplatz, Skatepark etc.) aus und nutzen diese aktiv. Wieder andere suchen sich etwas ruhigere, versteckte Orte aus, wo sie ungestört sein können. ME: Es

C:

ME: In

C: Was für eine Bedeutung haben öffentliche Räume für Jugendliche und was sind die Ansprüche an diese R ­ äume? ME: Öffentliche Räume sind für Jugendliche erste informelle Lernfelder demokratischen Miteinanders. Sie müssen selbständig mit verschiedenen Nutzenden in Kontakt treten und sich mit ihnen auseinandersetzen. Am besten sind daher Freiund Spielräume, die eine Plattform bieten für eigene Ideen und Aktivitäten und die Nutzenden zur gesellschaftlichen Mitgestaltung anregen. Es braucht Raum! Und Zeit!

[ABB. 1]  Strassenfussball in Kleinbasel 2016. (Foto: Mobile Jugendarbeit Basel und Riehen)

[ABB. 1]

20

COLLAGE 1/17


[ABB. 2]

[ABB. 2]  Graffiti-Workshop in Riehen 2016. (Foto: Mobile Jugendarbeit Basel und Riehen) C: Wo gibt es Unterschiede unter verschiedenen Jugendlichen in den Bedürfnissen und im Nutzungsverhalten? ME: Es gibt keine Unterschiede, die sich mit bestimmten Kategorien oder Hintergründen messen lassen. Generell gilt, die verschiedenen Bedürfnisse müssen unbedingt abgeholt und die Jugendlichen motiviert werden, diese zu formulieren. C: Wie haben sich das Nutzungsverhalten der Jugendlichen im öffentlichen Raum und ihre Ansprüche an den öffentlichen Raum in den letzten Jahren verändert? ME: Das Verhalten und die Ansprüche haben sich kaum geändert oder die Qualität und die Wichtigkeit dieser Prozesse haben sicher nicht abgenommen. Die Räume haben sich verändert, sind auf der einen Seite weniger geworden und sind mit mehr regeln versehen (z. B. Freiräume in der Stadt) und haben sich auf der anderen Seite neu entwickelt (z. B. virtuelle Räume).

C:

Was zeichnen gute Umsetzungen von Planungen aus? wichtigste ist dabei sicherlich, den öffentlichen Raum als Sozialraum zu erkennen. Gut sind Planungen dann, wenn schon in der Phase vor der eigentlichen Umsetzung die Nutzenden als Expert/innen ihrer Lebenswelten dabei sind. Im Hintergrund braucht es viel Erfahrung und fachliche Kompetenzen, um solche gesellschaftlichen Prozesse mit zu gestalten. Schlecht ist es nie, wenn man sich einsetzt für öffentliche Räume, sofern man sie möglichst als Freiräume konzipiert und den Entwicklungen wirklich Zeit lässt. ME: Das

C: Wie werden die Mobile Jugendarbeit  / die Jugendlichen in Planungen einbezogen? Was würden Sie sich diesbezüglich wünschen? ME: Grundsätzlich hat sich das Bewusstsein in der Raumplanung in den letzten Jahren stark dahingehend entwickelt, dass verschiedene lokal Aktive in die Planung einbezogen werden. Für uns und unser Klientel ist diese Mitsprache wichtig, C: Wie unterscheiden sich das Nutzungsverhalten  und  sodass in den immer enger werdenden Räumen Platz für alle bleibt und ein Miteinander möglich ist. Wir leisten wertvolle die Bedürfnisse von Jugendlichen und Erwachsenen? Vernetzungs- und Gemeinwesen-Arbeit, bringen verschiedeME: Auch da sind die Gräben nicht so tief. Das Bedürfnis nach gegenseitigem Respekt und einer intakten Umwelt haben alle. ne Interessengruppen und Vertretungen aus den Quartieren Die Erwachsenen tragen die Verantwortung, die kommenden mit Instanzen aus der Politik und Verwaltung zusammen. Wir Generationen zu «empowern» (bestärken). Jugendliche schau- vertreten dabei speziell die Anliegen unserer Zielgruppe, sind en zu ihnen auf und brauchen Vorbilder, die sich ehrlich und Vermittlerin und Sprachrohr für die Jugendlichen in der Gesellkritisch für sie interessieren. Es ist wichtig, dass es Räume schaft und werden von den Behörden als dies wahrgenommen. gibt, in denen alle Menschen voneinander lernen können, egal wie alt sie sind.

COLLAGE 1/17

21


L’expérience utilisateur des jeunes comme guide de création – Réaménagement du cours Roger Bonvin en parc paysager d’activités partagé THEMA

LAURENT ESSIG Architecte paysagiste HES, Urbaniste FSU, Belandscape Sàrl.

[ILL. 1]

[ILL. 1]  Un nouveau skatepark sous les arbres. (Source: belandscape Sàrl)

[ILL. 2]  Retour des jeunes sur le cours Roger Bonvin métamorphosé. (Source: belandscape Sàrl)

Convaincu de la pertinence des démarches de co-création pour définir les futurs besoins et équipements du parc, la ville de Sion a souhaité solliciter l’implication des jeunes dès sa conception. Réalisé lors de la couverture de l’autoroute A9 dans les années quatre-vingt, le cours Roger Bonvin – grande esplanade minérale et engazonnée – cherchait à trouver, dès sa création, sa véritable vocation et son identité. Le fort développement de la ville et la construction du nouveau quartier d’habitation de Vissigen a incité la Ville de Sion, sous la dynamique de son urbaniste Vincent Kempf, à engager une réflexion de redéfinition des attentes et des usages de cet espace emblématique. Pour répondre aux ambitions annoncées et dans la continuité du programme d’action ACCLIMATASION engagé par la ville, le bureau d’architectes-paysagistes et d’urbanistes belandscape a imaginé un nouveau parc paysager d’activités partagé nommé «Stream Park» et a développé une nouvelle approche originale de co-création axée sur «l’expérience utilisateur» nommée green design thinking.

22

COLLAGE 1/17

[ILL. 2]

Ce nouveau parc d’activités de plein air inauguré en août 2016, propose plus d’une vingtaine d’activités urbaines (skate­ park, street-basket, parkour, plage, pataugeoire, etc.) dans une nature retrouvée et métamorphosée par la plantation de plus de 700 érables! Au cœur du parc, point de ralliement des habitants du quartier, une buvette en lien avec une nouvelle plage urbaine ludique ainsi que plusieurs espaces pique-nique et barbecues. Grâce à cette approche privilégiant les matériaux simples et bon marché ainsi que l’application de méthodes de construction du monde agricole, les coûts d’aménagement ont été largement réduits de moitié, rendant le financement possible. Dès le début du processus, le service des parcs et jardins et le service de l’urbanisme ont sollicité le service des sports et de la jeunesse pour développer ensemble les nouveaux espaces dédiés aux sports urbains et notamment le skate­ park, transféré de Tourbillon au cours Roger Bonvin. Ainsi, les jeunes acteurs de diverses associations ont contribué à préciser et enrichir le programme d’équipement et à réfléchir à l’aménagement des divers espaces d’activités et à participer jusqu’aux derniers détails pour la mise en œuvre définitive. Cet apport précieux a enrichi le projet et a garanti une réponse adéquate aux attentes des futurs utilisateurs pour un usage pertinent et durable du parc.


Stadtentwicklung mit Jugendlichen im post-kommunistischen Rumänien THEMA

DIRK ENGELKE Bauingenieur und Kulturwissenschaftler, Professor für Raumentwicklung, HSR Hochschule für Technik Rapperswil. RAIMUND KEMPER MSc in Spatial Planning, Wissenschaftlicher Mitarbeiter IRAP Institut für Raumentwicklung und Geschäftsführer Kompetenzzentrum Infrastruktur und Lebensraum, HSR Hochschule für Technik Rapperswil.

In post-kommunistischen Ländern wie Rumänien fehlt eine partizipative Planungskultur wie sie die Schweiz kennt. Mit dem Projekt YPLAN – Young Placemakers Initiative haben in Bukarest Jugendliche begleitet durch raumbezogene Bildungsaktivitäten öffentliche Räume partizipativ geplant und mehrere Plätze umgestaltet. Mit der Bereitstellung öffentlicher Räume wurde in kommunistischen Zeiten die Ablehnung von privatem Eigentum mani­ festiert. Nach dem Fall des kommunistischen Regimes kam in Rumänien die Umkehr von der Vergemeinschaftlichung des Raums zu seiner Privatisierung. War bis dahin demokratische Mitsprache bei der Planung und Gestaltung nicht vorgesehen, wurde sie nun unmöglich. «In Communism administra­tion decides everything in the city, in Capitalism we are allowed to decide on the plot we own, now let’s claim the decision on the city by the community.» wie es der Soziologe Mircea Kivu auf der YPLAN Startkonferenz zusammenfasste. Das Projekt YPLAN unterstützt diesen Wandel zu einer beteiligungsorientierten Planung in Rumänien, indem es das zivile Engagement Jugendlicher anhand von Bildungsaktivitäten und Umgestaltungsprojekten in öffentlichen Räumen fördert. Über einen Best Practice Transfer von Beteiligungsprojekten mit Jugendlichen in der Schweiz wurde der Beteiligungsprozess und das

Projektdesign entwickelt. Zunächst sind Schüler von elf High Schools an Workshops und «urban walks» über die Bedeutung und Funktionen öffentlicher Räume sensibilisiert worden. Eine Pilotgruppe von Schülern hat dann in «design studios» zusammen mit der zuständigen Stadtarchitektin die Umgestaltung mehrerer öffentlicher Räume geplant. Vier öffentliche Räume sind dann schlussendlich von den Jugendlichen zusammen mit den Quartierbewohnern selber umgestaltet worden. Wichtige Bestandteile des Projekts waren die Aktivierung über Soziale Medien und der Geoblog der YPLAN Webseite. Diese interaktive Webanwendung erlaubt den Nutzenden, öffentliche Räume mit Umgestaltungspotenzial in Bukarest zu erfassen, zu kommentieren und auszuwählen. Das Projekt wurde 2015 und 2016 vom IRAP Institut für Raumentwicklung an der Hochschule für Technik Rapperswil, dem Center of Excellence in Planning in Bukarest und der Rumänischen NGO Urban 2020 durchgeführt und vom SchweizRumänischen Kooperationsprogramm unterstützt.

LINKS

www.yplan.ro www.facebook.com/YplanProject

[ABB. 1]  Platz in Bukarest nach der Umgestaltung. (Foto: IRAP)

[ABB. 1]

COLLAGE 1/17

23


TEMA

Studio Foce CLAUDIO CHIAPPARINO Direttore Divisione Eventi e Congressi Dicastero Cultura, Sport ed Eventi Città di Lugano.

[ILL. 1]

[ILL. 1] Concerto

Una delle storie più emblematiche della pianificazione di spazi per la gioventù, soprattutto quella creativa, riguarda il complesso del Foce, a Lugano. All’inizio degli anni ’90 l’edificio, già sede storica della prima radio ticinese – Radio Monte Ceneri – aveva una sala teatrale sfruttata al 30 %. Appena avviato, l’allora Ufficio attività giovanili della Città di Lugano scoprì un mondo creativo sommerso che non disponeva di spazi. Questo microcosmo si componeva di compagnie teatrali, gruppi musicali e organizzatori di eventi. Tra il ’93 e il ’96 ci fu un tale fermento d’iniziative da rendere la sala teatrale del Foce uno spazio troppo piccolo. Partirono iniziative in tutte le direzioni, era il 1996. Da un lato, l’Autogestione scelse l’occupazione dei Mulini Bernasconi a Viganello, per poi trasferirsi al «Maglio» (Piano della Stampa) e, nel 2002, presso l’attuale sede dell’ex Macello. Dall’altro, vista l’inconciliabilità di attività teatrali e musicali, queste ultime traslocarono in uno degli studi della scuola di cinema, CISA, in via Brentani (Molino Nuovo) e nacque così la sala Metrò, punto di riferimento per le band emergenti.

Una fortunata «casualità» fu poi all’o- Studio Foce. (Fonte: Città di Lugano) rigine di un altro evento pianificatorio, quando fu necessario trovare uno spazio alternativo a quello in via Brentani, a seguito di una prospettata nuova edificazione. Infatti, nei vari giri perlustrativi del 2011 alla ricerca di nuove location per eventi estivi (in caso di pioggia), si studiò, con un folto gruppo di giovani, l’inserimento di un tendone nel giardino del Foce. Sebbene a colpo d’occhio lo spazio era sempre sembrato limitato, rilevando le misure balzò agli occhi che si sarebbe potuta inserire la sala Metrò. Così, in tempi rapidi, nell’autunno del 2012 aprì i battenti la nuova sala, che riprese il vecchio nome di Studio Foce. Tale nuova apertura ha condotto a una svolta positiva, raddoppiando dopo vent’anni gli spazi del Foce. Tutti i processi decisionali relativi ai cambiamenti si sono sempre svolti in un clima d’intenso scambio con i giovani creativi e, ancora oggi, questi luoghi sono un punto di riferimento fondamentale per la produzione artistica locale, teatrale e musicale. MAGGIORI INFORMAZIONI

www.foce.ch www.luganoeventi.ch 24

COLLAGE 1/17


Der Erlenmattplatz – ein Ort für die Jugend THEMA

MARC FREIVOGEL Beauftragter für Jugendfragen, Erziehungsdepartement Basel-Stadt.

Im Erlenmattquartier in Basel entstehen neben Wohnungen auch öffentliche Plätze. Einer dieser Plätze – der Erlenmattplatz – soll besonders attraktiv für Jugendliche und junge Erwachsene werden. Die Bauarbeiten zum Platz sind weitgehend abgeschlossen. Er umfasst eine 4000 m2 grosse Multifunktionsfläche und einen Baumhain mit Sitzgelegenheiten. Der Platz erhebt sich im Norden wellenförmig und wird in Zukunft verschiedene Räume für Jugendliche beherbergen. Neben Lager- und Büroräumen sind das Räume, deren Nutzung noch offen ist und die durch die Jugendlichen genutzt werden können – zum Beispiel als Jugendcafé und Gruppenräume. Hinzu kommt eine Trendsporthalle. Damit der Platz und die Räumlichkeiten den Bedürfnissen von jungen Menschen entsprechen, können sich Jugendliche an der Ausgestaltung der Angebote beteiligen. Bereits in der Planungsphase wurden die Bedürfnisse der Jugendlichen via Vertretungen von verschiedenen Jugendorganisationen im Rahmen einer Begleitgruppe miteinbezogen. Parallel zur Bautätigkeit der «Welle» ist ein Mitwirkungsprozess vorgesehen. In diesem Prozess können die Jugendlichen ihre Ideen für Nutzungen auf dem Platz und in den Räumen einbringen und sie erhalten bei der Umsetzung ihrer Ideen Unterstützung von Fachleuten. Sobald der Platz und die Räume in Betrieb genommen werden, sind Ansprechpersonen vor Ort, welche die verschiedenen Aktivitäten koordinieren und die Jugendlichen im selbständigen Betrieb unterstützen. Dieses Projekt beinhaltet sowohl Chancen als auch Herausforderungen. Eine Schwierigkeit liegt in der zeitlichen Dimension.

Die regulären Planungsabläufe für öffentliche Plätze und Gebäude entsprechen nicht dem Zeithorizont von Jugendlichen. Daher ist es sinnvoll, im frühen Planungsprozess Jugendorganisationen und erst zu einem späteren Zeitpunkt parallel zur Ausführung die Jugendlichen einzubeziehen. Dies birgt aber wiederum das Risiko, dass für die Jugendlichen zum Zeitpunkt des Einbezugs nur noch eingeschränkte Mitsprachemöglichkeiten vorhanden sind. Eine weitere Herausforderung liegt in der Komplexität des Projekts. Das Gesamtprojekt umfasst ein Teilprojekt zum Tiefbau und eines zum Hochbau. Das Hochbauprojekt ist wiederum unterteilt in eine Trendsporthalle und ein Raumkonzept, bei welchem die Nutzungen erst im Mitwirkungsprozess festgelegt werden. Auch entsteht dieser Ort für Jugendliche inmitten eines sich entwickelnden Wohnquartiers. All diese einzelnen Teilbereiche beeinflussen sich gegenseitig. Es gibt aber für jedes Teilprojekt unterschiedliche Zuständigkeiten. Dies stellt eine grosse Herausforderung für die Koordination der einzelnen Entwicklungen dar und es besteht das Risiko, dass das Gesamtprojekt in seine Einzelteile zerfällt. In diesem Zusammenhang spielt die Kommunikation mit allen involvierten Akteuren innerhalb und ausserhalb der Verwaltung eine wichtige Rolle. Das Vorhaben, öffentliche Räume speziell auf die Bedürfnisse von Jugendlichen auszurichten und Jugendliche bei der Ausgestaltung der Nutzungsmöglichkeiten direkt mit einzubeziehen, hat durchaus innovativen Charakter. Ob es ein Erfolg werden kann, zeigt sich aber erst, wenn Jugendliche diese Räume auch annehmen und beleben.

[ABB. 1]  Visualisierung des Erlenmattplatz. (Visualisierung: Philipp Schaerer, Zürich)

[ABB. 1]

COLLAGE 1/17

25


Autour de la glisse urbaine: le skatepark de Plainpalais à Genève THEMA

MARTA ALONSO Rédaction COLLAGE.

Suite à un appel d’offre gagné en 2008, les architectes de l'Atelier Descombes Rampini SA associés à Carlos Lopez se penchent sur la rénovation de l’espace public genevois de Plainpalais. Leur projet s’inscrit dans l’historique de cette plaine pour en restituer l’unité, la géométrie d’origine. Ils l’aménagent pour qu’elle héberge des pratiques urbaines multiples: des événements exceptionnels tels que le cirque, aux usages quotidiens. Parmi ces derniers, la pratique du skate est proposée et donne ainsi naissance au skatepark qui a été imaginé par Constructo, bureau spécialisé dans ce type de structure. Il occupe une surface d’environ 3000 m2, ce qui en fait l’un des plus vastes d’Europe. Il offre différents espaces pour les pratiques de skate, roller, BMX ou trottinette. Le skatepark de Plainpalais est un exemple remarquable de la prise en compte des pratiques urbaines par les maîtres d’ouvrage. En effet selon le souhait du service de la jeunesse, le projet a été conçu directement avec les futurs utilisateurs. Le skatepark occupe une surface d’environ 3000 m2, ce qui en fait l’un des plus vastes d’Europe. Il offre différents espaces aux skateurs, différents niveaux de par ses dimensions, une polyvalence de ses formes et une variété de ses lignes de pratique (skate, roller, BMX ou trottinette), ou leur type de pratique (street ou courbe). L’intégration du skatepark en tant qu’élément formel dans un espace public majeur de la ville soulève la question du changement de paradigme dans la réflexion des pratiques urbaines en amont du projet. Traditionnellement, la pratique du skate détourne les usages conventionnels des éléments urbains (bancs, rambardes, escaliers) et constitue

une plus-value pour l’animation de l’urbain en valorisant des espaces sous-utilisés qui manquent de fréquentation (franges urbaines, terrains vagues, chantiers, etc.) apportant un usage alternatif et un point de vue différent aux éléments architecturaux. Dans un contexte où nombre de villes répondent à ces usages alternatifs par des aménagements dissuasifs, Genève s’inscrit dans la lignée des villes qui souhaitent donner un cadre légitime à la pratique du skate avec l’objectif d’ancrer les sports urbains en tant que vecteur social essentiel pour toucher la jeunesse. D’après Samuel Stambul, du bureau Constructo: «la clé de la réussite de ce projet réside aussi dans son implantation en plein centre-ville, au coeur du plus grand espace public de Genève, dans un milieu urbain très fréquenté. Cette situation stratégique, ainsi que la mise en place de larges assises ceinturant le skatepark et de gradins intérieurs pour l’accueil du public, lui confèrent une valeur de véritable place publique». Si leur valeur ajoutée en créant des espaces publics fortement utilisés est indéniable, la reconnaissance par les politiques publiques de ces pratiques comme des sports à part entière enlève une partie de son caractère créatif et spontané, voire rebelle qui séduit les jeunes: n’y aurait-il pas un risque de dénaturaliser la glisse urbaine dans son esprit inhérent de créativité en la restreignant à des espaces publics dédiés? L’idée de skatepark ne répondraitelle pas à la volonté de confiner ces pratiques pas toujours bien perçues par la population? In fine, ce projet et sa gestion ultérieure amènent à se questionner sur la place des jeunes en ville et contribuent à diminuer les préjugés que la glisse urbaine pourrait susciter auprès du grand public.

[ILL. 1]  Le skatepark de Plainpalais. (Photo: Pascal Bitz)

[ILL. 1]

26

COLLAGE 1/17


Ein Tankstellen-Shop sorgt für Quartier-Aufwertung FORUM

MONIKA JÄGGI Promovierte Geographin, Wissenschaftsjournalistin, Basel/Toronto. Projekte an der Schnittstelle zwischen Gesellschaft, Umwelt und Wirtschaft.

[ABB. 1]

Es ist ein schräger Ort in Basel – belebt von Schachspielern, Expats und Familien aus dem Quartier. Ausgerechnet ein Avia-Bistro-Shop trägt zur besonderen Atmosphäre am Kannenfeldplatz bei. An diesem Platz stimmt städtebaulich vieles – und dies ungeplant. Mehr noch: Er könnte beispielhaft sein für die Stadtentwicklung. Neonlicht, Kunstlederbank, Plastikblumen, nüchterne Einrichtung. Der Avia Bistro-Shop ist keine Wohlfühloase. Der Geruch, die Beleuchtung, die Theke – man wähnt sich beim Eintritt auf einer Autobahnraststätte und nicht am Kannenfeldplatz im oberen St. Johann-Quartier in der Stadt Basel. Zwei Pflanzenkübel stehen vor dem Eingang, dahinter findet sich leicht verstellt mit Kühltruhe, Regalen und vollbe­ hangenen Krims-Krams-Ständern, der Shop mit Alltagsproduk-

ten. Auf der anderen Seite im Bistro fällt die lange rote Sitzbank mit ihren Hochsitzen auf sowie die Schachspieler, die an den Tischen sitzend, konzentriert auf ihre Bretter starren.

[ABB. 1]  «Unbeabsichtigt und spontan»: Basler Quartier-Oase Tankstellen-Shop. (Foto: Monika Jäggi)

Schach anstatt WLAN Die Spieler treffen am frühen Nachmittag ein. Später werden sie fast das ganze Bistro besetzen. Jeden Tag wird hier intensiv Schach gespielt. «Manchmal müssen wir sie rausbitten, weil sie so vertieft sind in ihr Spiel. Manchmal gehen auch die Emotionen hoch und wir müssen beruhigen», erklärt Kay Lohann, langjähriger Mitarbeiter im Shop. Er hat auch schon beobachtet, dass sich Shop-Besucher interessiert dazusetzen und zu passionierten Schachspielern werden. COLLAGE 1/17

27


[ABB. 2]

[ABB. 2]  Kannenfeldplatz Basel:

Auffallend beim Betreten des Bistro-Shops ist die Ruhe – keine Musikberieselung, die nervt. Auch der grosse TVBildschirm ist dunkel. «Wir haben ihn kürzlich ausgeschaltet. Niemand hat ihn bis jetzt vermisst», sagt Lohann. Auch Laptops auf den Tischen sind selten. «Wir haben hier noch kein WLAN.» Dies sei ein Vorteil: «Die Leute reden miteinander –   oder spielen.»

Auch nachts ist immer et- Kiosk gleich vis-à-vis vom Avia Bistro-Shop. (Foto: Beat Ernst, was los – der Bistro-Shop ist Basel) bis um 22 Uhr geöffnet, sieben Tage die Woche. Die Schaufenster sind hell erleuchtet – man sieht rein und auch raus. Beruhigend für Leute, die in der Dunkelheit aus den Bussen und Trams steigend, den Platz überqueren müssen.

Eine bunte Mischung Am Nebentisch nehmen zwei junge englischsprechende Männer Platz, bestellen Kaffee und Kuchen – und diskutieren. Beide arbeiten am nahe gelegenen Biozentrum. Sie kämen öfters hierher, erklären die Forscher auf Nachfrage. «Der Kaffee schmeckt sehr gut», sagen sie und lachen. Lohann kennt viele Gesichter und Geschichten, denn oft auch reicht es zu einem kurzen Schwatz. «Bei uns schaut der Pathologe vom Spital vorbei, aber auch der Vater mit dem Kinderwagen auf dem Weg zum Spielplatz im Kannenfeldpark. Es sind vorallem die kleinen Begegnungen, die mich beeindrucken». Auch viele Expats würden am Wochenende oder am Abend im Shop einkaufen. «Die Kundschaft ist sehr international – das macht es interessant.»

Keine spektakuläre Baukunst Die Häuserzeile zwischen Entenweidstrasse und Mülhauserstrasse, an deren nordöstlicher Ecke der Bistro-Shop liegt, besticht nicht durch spektakuläre Baukunst – im Gegenteil. Auch präsentiert sich mit der Häuserzeile kein Juwel der Stadtgestaltung. Die Nutzungen könnten gegensätzlicher nicht sein, ebenso die jeweiligen Kunden. Neben dem langgezogenen Bistro-Shop mit Flachdach – eine Öffnung in der Blockrandbebauung – findet sich in einer ehemaligen Autowerkstatt die Galerie von Bartha. Auch dieser Raum liegt hinter einer Glasfront. Davor verstellen die zwei Säulen der Avia-Tankstelle den Eingang zur Galerie: Kunstbegeisterte und Tankende, Champagnerduft und Benzingestank treffen so während einer Vernissage vor der Galerie aufeinander. Der Abschluss der seltsamen Häuserzeile bildet ein mehrstöckiges älteres Wohnhaus. Das Restaurant im Erdgeschoss fällt durch seine wechselnde Besetzung auf: Lange eine Quartierbeiz, bis vor kurzem ein Chinesisches Restaurant, heute steht das Erdgeschoss leer. Geplant ist jetzt eine Sportbeiz. Von dort schweift der Blick nach Westen über die Bahngeleise Richtung Frankreich.

Sicherheitsgefühl – auch nachts In den grossflächigen Fensterscheiben des Bistro-Shops spiegeln sich die Platanen vom Kannenfeldplatz, die Jogger und Fussgänger – aber auch Lastwagen und Busse, Velos und Autos, die um den Platz kurven. Oft ist der Verkehr laut. Trotzdem sind die Holztische, die auf dem breiten Trottoir vor dem Bistro stehen, fast immer besetzt, Leute gehen ein und aus.

28

COLLAGE 1/17


Collage 2017 17_Collage_86x271

Inserat

Authentischer Ort Während sich tagsüber in der Innenstadt die Baustellen in leeren Schaufenstern spiegeln, senkt sich über dieselbe Innenstadt nach Ladenschluss und am Wochenende eine beschauliche Tristesse. Nicht so am Kannenfeldplatz. Dort findet das Quartierleben statt. Man flaniert über und um den Platz. Hier wird ein Ort zum Ort. Unbeabsichtigt und spontan stimmt an dieser kuriosen Ecke und damit auch auf dem Kannenfeldplatz vieles, das Stadtentwickler anderswo im Zuge einer Stadt- und Quartierentwicklung versuchen vorzugeben: Eine besondere Ansammlung von Charakteren und Qualitäten  – Kunst, Essen, ein sozialer Treffpunkt wie der Bistro-Shop – sowie ein Mix von historischen und modernen Gebäuden, viel Grün, Licht und Sonne und der Kannenfeldplatz mit seiner Vergangenheit. Dazu kommt, dass die verschiedenen Nutzungen von der Strasse aus direkt zugänglich sind. Breite Trottoirs, lange Öffnungszeiten, kurze Wege aus dem Quartier und ein Platz, der gut erschlossen ist durch den öffentlichen Verkehr machen das Durchflanieren und Verweilen angenehm. Ein Ort wird zum Ort, wenn er sich von anderen unterscheidet und man sich damit identifizieren kann. Aufatmen – Durchatmen. Auch das ist möglich an diesem Platz.

STADTENTWICKLUNG BASEL

Leblos wirkt die weiträumige Neugestaltung des Stadtentwicklungsprojektes ProVolta zwischen Voltaplatz und Bahnhof St. Johann. Die drei markanten Wohngebäude mit leeren Verkaufs- und Gewerbeflächen im Parterre wurden 2010 fertig gestellt. Trotz moderner Architektur, langer Planung und hohen Investitionen haben sie es nicht geschafft, Teil des Quartiers zu werden. Nur einen Katzensprung entfernt, liegt der Kannenfeldplatz mit Tram und Busstation, einem Kiosk im historischen Tramhäuschen sowie mit den, im Artikel beschriebenen Häusern mit ihrer mittelmässigen Architektur, verschiedenen Nutzungsformen und Laufkundschaft aus dem Quartier. Dort spielt sich Stadtentwicklung abseits etablierter Planungsprozesse ab. Weder sind bekannte Architekten noch Immobilienfirmen involviert – es sind spontane StadtentwicklungsProzesse, die immer wieder neu ablaufen und die für das Quartier so funktionieren. Ein anders Projekt ist die Erlenmatte – eine anonyme Siedlung am Stadtrand, von Investoren finanziert, die zukünftige Rendite im Blick. Der Alltag der Bewohner ist auf das Stadtzentrum ausgerichtet. Mit dem Abriss der Lagerhallen des ehemaligen Güterbahnhofs fehlt der Bezug zur Vergangenheit, aber auch unkonventioneller Raum für innovative Nutzungen und Kleingewerbe – etwas, das die Siedlung zum Quartier hätte erwecken können. Siedlungen brauchen einen Nutzungsmix, einen Bezug zum «Vorher» sowie bezahlbaren Raum für Innovationen – damit sie zu Quartieren und Orten werden. (Kommentar: Monika Jäggi)

Der Master für anspruchsvolle Planerinnen und Planer Prägen Sie die Raumentwicklung der künftigen Schweiz und setzen Sie einen weiteren Meilenstein in Ihrer Karriere im Planungswesen. Für FH- oder Uni-Absolventinnen und -Absolventen aus Raumplanung und Landschaftsarchitektur eröffnet das Masterstudium Master of Science in Engineering MSE mit der einzigartigen Vertiefung in

Raumentwicklung und Landschaftsarchitektur den Weg zu zukunftsprägenden Entscheidungsprozessen und Projekten in Privatunternehmen und öffentlichen Institutionen. Der attraktive Mix von theoretischer Auseinandersetzung, praxis- und handlungsorientierter Tätigkeit sowie die Teilnahme an Projekten in der angewandten Forschung und Entwicklung ermöglicht ein sehr breites und spezialisiertes Profil zugleich. Wählen Sie Ihre Forschungsschwerpunkte:

. Raumplanung . Stadtplanung . Verkehrsplanung und Infrastruktur . Landschaftsentwicklung . Planung und Entwurf urbaner Freiräume MSE INFO-ABEND IN RAPPERSWIL Dienstag, 28. März 2017, 18 Uhr Anmeldeschluss Herbstsemester: 31. März 2017 Studienbeginn Herbstsemester: 18. September 2017 www.hsr.ch / master T 055 222 41 11, mse@hsr.ch

COLLAGE 1/17

29


Nachrichten FSU/Informations de la FSU/Informazioni della FSU INFO

Save the date

Gestion du territoire et énergies renouvelables

Mitgliederversammlung 2017: Freitag, 5. Mai 2017 Biel/Bienne

Jeudi 23 mars 2017 Congrès ETH Zurich (centre) Audimax HG F 30

Assemblée générale 2017: Vendredi 5 mai 2017 Biel/Bienne

Les infrastructures nécessaires à la pro­ duction et l’approvisionnement en énergie nécessitent de l’espace. Leur implantation est donc étroitement liée aux questions de gestion du territoire.

VERANSTALTUNG /MANIFESTATION

Informations: www.landmanagement.ethz.ch Inscription: tagung@ethz.ch

VERANSTALTUNG /MANIFESTATION

Vorankündigung / Annonce anticipée Zentralkonferenz 2017: Freitag, 17. November 2017 im KKL Luzern

SEKTIONEN

Conférence centrale 2017: Vendredi 17 novembre 2017, KKL Lucerne

VERANSTALTUNG /MANIFESTATION

Landmanagement und Erneuerbare Energien Donnerstag, 23. März 2017 Tagung an der ETH Zürich (Zentrum) Audimax HG F 30 Sowohl die Energieproduktion als auch die Energieversorgungssysteme und –infrastrukturen sind mit der Raumnutzung und dadurch mit dem Landmanagement eng verknüpft. Dieser Zusammenhang wird sich mit der Energiewende weiter verstärken. Information: www.landmanagement.ethz.ch Anmeldung bis 10. März 2017: tagung@ethz.ch

30

COLLAGE 1/17

Sektion Nordwestschweiz: Fachkonferenz «Regionen, Räume, Strukturen» vom 25. November 2016 Die Fachkonferenz war äusserst gut besucht: Rund 60 Planerinnen und Planer aus der Region sind am 25. November 2016 in den Stadtsaal nach Liestal gekommen, um sich dem Thema «Regionen, Räume, Strukturen» zu widmen. Auf dem Programm standen verschiedene Input-Referate und eine Podiumsdiskussion, nebst vielen Gelegenheiten für Networking. Nach einer Einführung durch die FSUGeschäftsführerin, Esther Casanova, und nach der offiziellen Begrüssung durch Nicole Wirz Schneider, Raumplanerin und Organisatorin der Fachkonferenz, zeigte Dr. Martin Kolb, Kantonsplaner des Kantons BaselLandschaft, auf, wie die Regionalplanung im Kanton BL in der Vergangenheit funktioniert hat und wie er diese künftig sieht. Die nächsten drei Referenten – Prof. Dr. Angelus Eisinger, Beat Lichtsteiner und Judith Arpagaus – illustrierten anhand ihrer konkreten Erfahrungen mit Planungen in ihren Regionen Zürich, Region Sursee Mittelland und Fricktal Regio die «Good Practise», also was sich bisher bewährt hat punkto Rolle, Organisationsformen, Beteiligungsmöglichkeiten und realisierten Projekten. Sämtliche Referate sind abrufbar unter www.f-s-u.ch.

In der anschliessenden Diskussionsrunde wurde der Blick auf die Regionalplanung in der Region Nordwestschweiz vertieft. Nebst Martin Kolb diskutierten unter Moderation von Nicole Wirz Schneider folgende Personen: Susanne Fischer, Abteilungsleiterin Planungsamt Basel-Stadt, Klaus Eberhardt, Oberbürgermeister von Rheinfelden (Baden), Jessica Fässler, Stv. Geschäftsführerin Agglo Basel, und Lukas Ott, Stadtpräsident von Liestal. Gemeinsam reflektierten sie zum Beispiel die Frage, welche Organisationsform und Aufgaben für eine Nordwestschweizer Regionalplanung zweckmässig wären. Diskutiert wurden auch die Chancen, die für Gemeinden entstehen, wenn sie sich dank einer koordinierten Regionalplanung stärker und geschlossener für ihre Anliegen in der kantonalen Planung einsetzen können. Auch eine bessere raumplanerische Abstimmung zwischen den beiden Halbkantonen in einer gemeinsamen Kernstadtregion wurde angesprochen. Einigkeit bestand darüber, dass eine organisierte Regionalplanung sehr zweckmässig wäre; Uneinigkeit jedoch betreffend deren Finanzierung, dies auch unter dem Aspekt, dass es bereits einige Gremien gibt. Beim anschliessenden Apéro wurde die auf dem Podium intensiv geführte Diskussion fortgeführt. Der FSU-Schweiz unterstützt die Bildung der FSU-Sektion Nordwestschweiz. Auf diese Startveranstaltung sollen im Jahr 2017 weitere folgen, die aktuelle Themen der Raumplanung in der Region Nordwestschweiz aufnehmen. Weitere Auskünfte erteilt: Nicole Wirz Schneider, FSU-Sektion Nordwestschweiz, E-Mail: mail@raumplanwirz.ch. (Isabelle Rihm / rihm kommunikation,  Nicole Wirz Schneider / raumplan wirz)


MITGLIEDER / MEMBRES

Mutationen / Changements  31.10.2016 –31.12.2016 Eintritte / Adhésions Ordentliche Mitglieder / Membres ordinaires: Banzer Stephan, Vaduz Bürgin Matthias, Basel Gaudenz Jon, St. Gallen Schmoll Florence, Biel/Bienne Seidler Christine, Zürich Widmer Bruno, Zürich Roduner Thomas, Zürich Verbundene Mitglieder / Membres alliés: Rodriguez Mario, Confignon Studierende / Etudiant(e)s: Fernandes Ricardo, Fleurier Germann Melanie, Steinach Kappenthuler Jonas, St. Gallen Lucek Reto, Zürich Nasilli Serge, Cormondrèche Rieben Arnaud, Bienne Shabi Maxime, Lausanne Strüby Pascal, Neuheim Weber Sarah, Günsberg Wörther Alexander, Innsbruck Wyss Amandine, Genève Büromitglieder / Bureaux membres: repetti sàrl, Montreux Wechsel / Changements de statut Übertritt Studierende zu Ordentlichem Mitglied / De membre étudiant(e) à membre ordinaire: Schmid Michel, Zürich Übertritt Studierende zu Verbundenem Mitglied / De membre étudiant(e) à membre allié: Leonelli Romain, Genève Mühlebach Lisa, Kriens

Austritte / Départs Ordentliche Mitglieder / Membres ordinaires: Allemann Joris, Zürich Bandi Albrecht, Bern Blum Christian, Zürich Borer Michael, Bern Hartmann Rudolf, Köniz Kohli Alfred, Wohlen Macquat Jacques, Yverdon-les-Bains Masson Pierre, Langenthal Peyer Marco, Gränichen Schachenmann Heinrich, Küttigkofen Schmid Lorenz, Zürich Vetter Jean-Michel, Bern Vogel Patrick, Hinterkappelen Verbundene Mitglieder / Membres alliés: Keller Werner, Kreuzlingen Schultz Barbara, Zürich Tala Soupgui André, Carouge GE Studierende / Etudiant(e)s: Ackermann Elena, Mittelhäusern Berthoud Charlotte, Versoix Brun Josch, Luzern Imoberdorf Luca, Wettingen Kool Sander, Zürich Kupferschmidt Zeno, Winterthur Lüthi Dominique, Basel Meile Pascal, Oberegg Saidi Sabilje, La Croix de Rozon Schmid Cornel, Luzern Sossauer Simon, Satigny Veuthey Anne, Genève von Graffenried Emanuel, Les Monts-de-Corsier Zängerle Marion, Adligenswil

REDAKTIONSSCHLUSS FSU INFO/ DÉLAI RÉDACTIONNEL FSU INFO

Bitte senden Sie uns Ihre Beiträge per Mail bzw. per Post. Für eine frühzeitige Voranmeldung Ihres Beitrages sind wir dankbar.  / Merci de nous envoyer vos communications par e-mail ou par courrier et de nous les annoncer à l’avance. Nr. Redaktionsschluss Versand COLLAGE  No Délai rédactionnel Envoi COLLAGE 2/17 01.03.2017 21.04.2017 3/17 28.04.2017 22.06.2017 4/17 23.06.2017 17.08.2017

KONTAKT / CONTACT / CONTATTO

Fédération suisse des urbanistes Fachverband Schweizer RaumplanerInnen Federazione svizzera degli urbanisti Federaziun svizra d’urbanists Geschäftsstelle, Alexanderstrasse 38, Postfach 216, 7001 Chur Tel 044 283 40 40, Fax 044 283 40 41 info@f-s-u.ch, www.f-s-u.ch

Büromitglieder / Bureaux membres: Büro für Utopien, Gesellschaftliche Entwicklung, Burgdorf

COLLAGE 1/17

31


Collage 1/17 Wo ist die Jugend ? / Où sont les jeunes?  

«Wo ist die Jugend?» – Während Themen wie die Schulwegsicherheit von Kindergärtnern und Primarschülern oder Spielplatzkon- zepte und Spielf...

Collage 1/17 Wo ist die Jugend ? / Où sont les jeunes?  

«Wo ist die Jugend?» – Während Themen wie die Schulwegsicherheit von Kindergärtnern und Primarschülern oder Spielplatzkon- zepte und Spielf...

Advertisement