Page 1


P a g e |1 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone « Dis-moi dix mots » : chafouin, champagné, dépanneur, dracher, fada, lumerotte, poudrerie, ristrette, tap-tap, vigousse.

ARGUMENT

Nous aimons le français parce que, chaque année, notre professeur, Madame Violeta CRISTESCU, nous lance des provocations attrayantes. Cette année, notre côté créatif a été exploité au maximum. La liste des dix mots de la francophonie que le Ministère de la Culture de France, en concertation avec ses partenaires francophones, propose dans le cadre de l’opération annuelle de sensibilisation à la langue française nous a été présentée en classe. Motivés, soutenus, encouragés, nous avons essayé de montrer que chacun de nous puisse être un écrivain en herbe. Avec ces mots, nous avons réussi à créer des poésies, des lettres, des contes, etc., mis ensemble dans ce journal. Nous avons décidé de le nommer Notre journal de créativité franco-philo-phone, parce que l’intérêt et l’amour pour la langue et la culture françaises vont de pair. Notre but a été de faire connaître notre côté créatif et de faciliter la lecture. Mais la plus grande réalisation, c’est que nous avons enrichi notre vocabulaire. Nous vous invitons donc à feuilleter notre journal pour voir nos réalisations. Bonne lecture à tous !

L’équipe de rédacteurs


P a g e |2 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

LE SAVIEZ-VOUS ? ...

Pour

connaître certains mots utilisés dans différents domaines par les

Francophones, je vais vous présenter la boîte du « Saviez-vous ? ... ». De cette façon, vous allez apprendre le sens des dix mots employés dans différents coins du monde. Commençons, donc! Le saviez-vous ? … CHAFOUIN, c’est un mot utilisé en France désignant une personne rusée … CHAMPAGNÉ, c’est un mot utilisé, surtout au Congo, pour décrire une personne d’influence … DÉPANNEUR, c’est un mot utilisé au Québec et signifie « épicerie » ... DRACHER, c’est un mot utilisé en Belgique et au nord de la France. C’est le synonyme de « pleuvoir à verse » ... FADA, c’est un mot utilisé en France pour désigner une personne dingue ... LUMEROTTE, c’est un nom utilisé en Belgique et au nord de la France et désigne une lampe qui diffuse une lumière faible… POUDRERIE, c’est un phénomène météo : de la neige soulevée par le vent, qui empêche la visibilité. Ce mot est utilisé au Canada … RISTRETTE, c’est un mot utilisé en Suisse et désigne un café serré, servi dans une petite tasse, car il est très fort … TAP-TAP, c’est un taxi collectif qui fait des courses surtout au Port-au-Prince … VIGOUSSE, c’est un mot utilisé en Suisse et en France pour une personne pleine d’énergie, de vigueur. Ce sont les dix mots qui puissent contribuer à l’enrichissement de votre vocabulaire. À vous de les employer dans des phrases !

Alina-Oana, XI-e E


P a g e |3 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

VOYAGER À TRAVERS LE MONDE J’ai toujours voulu voyager partout dans le monde et avoir assez d’argent pour visiter les plus beaux endroits de tous les continents. Mon rêve est devenu réalité à la fin de novembre, quand je suis arrivée en Belgique. Il drachait et il a commencé à faire froid. J’ai fait une promenade dans les rues de la ville et j’ai observé des lumerottes dans les vitres de plusieurs magasins. Un majestueux château s’élevait à quelques mètres. Plus tard, j’ai atteint la Suisse où j’ai eu l’occasion de boire un ristrette. Sur les pistes de ski, les randonneurs et les amateurs de sports d’hiver étaient pleins de vigousse. Tout ce que je me souviens c’est que j’ai rapidement atteint une nouvelle destination : Québec. C’était l’hiver et une poudrerie avait couvert toute la ville. Initialement, j’ai seulement réussi à acheter certains produits du dépanneur. Cependant, le temps s’est amélioré et j’ai exploré les environs. Les paysages étaient vraiment uniques. Le même jour, en Haïti, j’ai loué un tap-tap pour visiter Port-au-Prince où un champagné m’a présenté certaines informations sur l’histoire de la ville. Mon voyage s’approchait de sa fin. La France était ma destination finale. Devant la Tour Eiffel, il y a avait une personne chafouine et fada, qui essayait de voler les sacs des touristes. Une chose étrange a interrompu mon voyage : c’était ma mère qui essayait de me réveiller. Je lui ai répondu : - Tu ne croiras pas ce que j’aie rêvé ! J’ai fait un voyage à travers le monde !

Adina X-e F


P a g e |4 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

JOURNAL DE VOYAGE Salut, Je m'appelle Sorin et je suis un jeune français qui se propose de visiter des pays francophones. Je suis étudiant à la Faculté de Géographie et j'ai gagné une bourse qui me permet de faire des visites au Canada, en Belgique, en Suisse, au Congo et en Haïti, dans les régions ou l'on parle le français. Le premier pays que je visite, c'est la Belgique. Le temps n'est pas favorable, il a commencé à dracher. Les rues restent sans électricité et j'utilise une lumerotte. Le lendemain, je visite Bruxelles. J'ai pris quelques photos et puis je suis allé en Suisse, où j'ai découvert le goût d'un expresso serré, appelé ristrette, qui est servi en petites quantités, parce qu'il est fort. Il m’a fait bien vigousse pour toute la journée. Je n'ai pas perdu de temps et j'ai voyagé dans le territoire africain. Au Congo, j'ai eu une discussion intéressante avec un champagné, le directeur de l'Institut de météorologie. Il a révélé que les membres du gouvernement n'investissaient pas dans le domaine de la recherche en géographie, concluant qu’ils sont chafouins. Après avoir quitté Congo, je suis arrivé en Haïti, au Port-au-Prince, où j'ai rencontré le ministre de l'éducation. Nous avons eu une courte discussion, dans un tap-tap. Je crois qu’il était fada et ne voulait pas entendre de mesure d’amélioration de l'éducation. Le dernier pays que j'avais visité, c'était Canada. Au Québec, je suis tombé sur une poudrerie. Après que le temps s'est amélioré, je suis allé au dépanneur du coin, d’où j'ai acheté des aliments pour la route de retour à la maison. Une fois arrivé en France, j'ai écrit ce journal de voyage, dans lequel j'ai inclus quelques mots qui ne sont pas nécessairement d’origine française, mais ils sont présents dans des dictionnaires du monde entier et invitent à partir à la découverte du français parlé dans les différents territoires de la Francophonie.

Sorin, X-e D


P a g e |5 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

RÊVE ET RÉALITÉ

J’étais assise dans mon fauteuil et je regardais le feu brûlant dans la cheminée et, de temps en temps, je sirotais un ristrette pour me réveiller de l’état de rêverie où je me sombrais. Je sentais me perdre dans la danse du feu, pendant que je rêvais à un monde heureux. Je me suis endormie, et ces mots résonnent dans ma pensée, comme un écho : un monde heureux ..., heureux ... J’éprouvais une sensation de chute continuelle et je me suis réveillée, tout d’un coup, dans un bus. Je me suis levée et, pendant quelques bons moments, j’observais les gens. Je me suis rendu compte que c’était exactement ce que j’imaginais. C’était des gens qui se divertissaient, qui aidaient les autres. Je n’ai pas réussi à me réjouir longtemps de l’atmosphère, car le chauffeur a brusquement freiné et on entendait une voix : « Chers passagers, on vous annonce qu’on va nous arrêter d’urgence ! Sortez du bus, s’il vous plaît ! ». Quand nous sommes descendus, il a commencé à dracher et une vague de mots froids m’a complètement gelée, tout comme une poudrerie. J’ai commencé à m’enfuir de toute méchanceté qui me suivait. C’était un monde fada. La critique et l’adversité coexistaient. Dans les rues, des gens se battaient, se tuaient et les autres étaient impassibles à tout ce qui se passaient, les yeux sur l’écran de leurs portables. On volait tout ce qu’on pouvait, sans que la loi soit appliquée. Je vis seulement des visages tristes et des sourcils froncés. À un moment donné, je suis entrée dans un cortège de gens, conduits par un champagné, qui manipulait tout le monde, pour que chacun fasse ce qu’il disait, mais personne ne se rendait compte qu’il était chafouin. Lasse de cette injustice affreuse, j’ai quitté ce cortège et je suis entrée dans un café. Je me suis assise à une table et j’ai commencé à pleurer. Je sentais que tous le maux qui m’entouraient me moudraient le corps. Non ! Je suis vigousse ! Je me suis dit que je ne les laisserais pas me corrompre. Je ne laisserai personne me déchirer le cœur en mille morceaux et me le vendre dans un dépanneur. Je ne laisserai personne entrer dans mon cœur comme dans un tap-tap et effacer la boue des pantoufles de mon âme, puis s’enfuir. Je suis sortie du café et j’ai commencé à courir comme un fada vers le bus. Quand je l’ai vu, mes yeux ont commencé à briller comme des lumerottes. J’ai ralenti le pas et j’ai lu chaque lettre imprimée sur le bus : « RÊVE ». J’y suis entrée et j’ai occupé la même place. Le bus démarre, et la même voix nous dit: « Vous venez de visiter la RÉALITÉ, soyez la bienvenue dans le RÊVE ». À ce moment-là, je me suis rendu compte qu’il n’importe combien de temps nous voyageons dans le rêve, nous arrivons tout le temps dans la réalité. J’ai compris que seulement dans le rêve les gens peuvent être vraiment heureux.

Laura Georgeta, XI-e D


P a g e |6 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

RÊVER AU MOIS DE DÉCEMBRE Il fait froid, il neige, une poudrerie vient de commencer. Je regarde comme de petits anges de la vie et de la mort frappent le trottoir. Depuis deux jours et deux nuits, la neige tombe. La ville semble morte. Le seul signe de vie c'est la lumerotte placée à ma porte. Je marche dans les rues vides, cherchant un café ouvert. Je me sens fada, seule, avec mes pensées. Je contemple le plaisir que j'éprouve à courir dans le froid, à sentir mon corps se réchauffer au fur et à mesure que mon souffle et mes jambes s’harmonisent ; être la première personne à parcourir un chemin sur lequel une belle neige fraîche vient de tomber, ce plaisir est indescriptible. Le calme de cette neige moelleuse, blanche comme le papier, semble absorber le bruit de chacun de mes pas. Quel grand bonheur ! Mais ma rêverie est interrompue par un homme qui se heurte contre moi. « Désolé ! », l’ai-je entendu dire. Il quitte l'endroit sans rien ajouter. Quel chafouin ! Enfin, un café ouvert, près d’un dépanneur ! Quelle chance ! C'est le dernier magasin encore ouvert. Je commande un ristrette, quand j'entends ces mots : « Il fait froid dehors ... C'est le mois de décembre ... Et il est tard. » Tard pour quoi faire ? Attendez, ce n'est pas la champagné qui tient des discours au centre-ville ? C’est lui, à coup sûr, je reconnais sa voix. Je regarde dans la direction de la voix et je ne peux pas en croire mes yeux ! C'est l'homme qui s'est heurté contre moi. « Dans votre vie sans horizon ... » c'est tout ce que j'ai pu entendre, parce qu'il s'est retiré au fond du café. Oh, mais il est vraiment tard ! Je dois appeler un tap-tap et rentrer à la maison. Il drache. C'est incroyable ! Quand je suis entrée dans le café, il neigeait ... Que se passe-t-il ? Je rêve ou quoi ? Les phrases : « Il fait froid dehors ... C'est le mois de décembre ... Et il est tard … » résonnent dans ma tête. J'entends la même voix les répéter sans cesse ...

Raluca-Georgiana, X-e F


P a g e |7 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

UN NOËL INHABITUEL

Victor et Adélaïde, jeune couple de San Francisco, se sont connus lors d’une fête. Victor est un champagné et Adélaïde est une personne vigousse. Ils viennent de familles dysfonctionnelles : parents divorcés, frères et sœurs désagréables et, en même temps, de nombreux souvenirs étranges. Pour éviter leurs familles à l’occasion de Noël, les deux font semblant d’être impliqués dans des actions de solidarité et de charité, afin d’aller dans des endroits exotiques. Haïti est un pays des Grandes Antilles où ils veulent passer la fête de Noël, parce qu’ils aiment découvrir la nature et se promener dans un tap-tap. C’est déjà la troisième année qu’ils passent la Noël ensemble. Malheureusement ils sont bloqués dans l’aéroport de San Francisco, parce que tous les vols sont annulés à cause d’une poudrerie. Et, pour compliquer encore plus les choses, un journaliste chafouin de la télévision CBS les invite pour une interview au sujet des vols annulés et les expose, de cette manière, à toute la ville et donc à leur famille aussi. En l’absence d’une excuse, ils sont obligés de fêter Noël en famille. Pendant la préparation mentale pour un « marathon de visites », Victor et Adélaïde attendent le pire. Premièrement, ils vont en visite chez le père de Victor. Ici, ils rencontrent le frère aîné de Victor, qui est fada de la boxe. Il montre aux enfants comment se battre, faisant Victor mannequin. La prochaine visite se passe chez la mère d’Adélaïde. Alors qu’elle envoie sa fille au café situé près du dépanneur du coin pour acheter des ristretti, elle montre aux gens des photos embarrassantes d’Adélaïde. Après tout cela, ils iront visiter la mère de Victor, qui aime évider les citrouilles et les percer de petites ouvertures, pour s’amuser à tout moment de l’année. Elle propose à Victor et à Adélaïde de participer à un jeu, que les deux gagnent et ils reçoivent une lumerotte comme prix. Ils arrivent enfin chez le père d’Adélaïde où, même s’ils restent coincés dans la maison pour la bonne raison qu’il a commencé à dracher, ils se sentent beaucoup mieux. Ce fut comme s’ils avaient célébré quatre fêtes de Noël en une seule journée …

Miruna Anamaria, XII-e G


P a g e |8 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN Un soir de décembre, j’avais rendez-vous avec un vieil ami. C’était ce qu’on appelle un champagné et j’avais grand besoin de lui, vu ses nombreuses relations. L’une de mes affaires traînait depuis quelque temps, à cause de plusieurs difficultés administratives. Je devais l’attendre devant un dépanneur, juste à côté de l’arrêt d’autobus. Ce soir-là, il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors. La veille, il avait draché toute la journée, mais ce matin, il avait commencé à neiger abondamment. Le vent soulevait la neige qui tourbillonnait autour de rares passants. Une vraie poudrerie, quoi! On distinguait à peine les lumerottes de la rue. Sortir par un temps pareil, c’est être un peu fada. Et moi, j’en étais sûrement un. Le temps passait sans que mon ami fasse son apparition. J’en avais assez et je commençais déjà à me mettre en colère. J’avais perdu tout espoir quand j’ai vu mon pote descendre d’un tap-tap dont la carrosserie était ornée de peintures bariolées. En souriant, il s’est dirigé vers moi et m’a tendu la main. Tout-à-coup, comme par miracle, tout ressentiment s’est évaporé. Quelques minutes plus tard, on était installés à la table d’un bistrot, devant un ristrette. Bientôt, me sentant beaucoup plus vigousse, j’ai raconté à mon ami pourquoi j’avais besoin de lui. Tout en m’écoutant il avait, comme d’habitude, sa mine de chafouin, qui me rappelait son caractère dissimulé et même imprévisible. À mon grand étonnement, il a accepté volontiers de m’aider, et en plus, sans faire aucune objection. « Tout est bien qui finit bien » dit un vieux proverbe qui, quant à moi, a pleinement prouvé sa vérité.

Ioana, X-e F


P a g e |9 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

L’HOMME DE L’OMBRE

Hier, pendant la nuit, Il a commencé une poudrerie. J’ai vu, près d’un dépanneur, Un homme mignon. En tap-tap il est arrivé Et dans sa main il gardait Une lumerotte au parfum De ristrette et d’escargot. Aujourd’hui, au matin, Pendant qu’il drachait, J’ai aperçu Le même homme chafouin Que j’ai vu hier. C’était un fada, Je peux dire aussi « bizarre ». Une femme vigousse il a rencontré Et, grâce à ce fait, Je peux affirmer Que cet homme mignon Et aussi un champagné. Mais ce n’est pas un mauvais homme.

Andreea-Diana, XI-e D


P a g e |10 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

UNE AVENTURE INOUBLIABLE Le dernier été, les membres du groupe spéléo et moi, nous avons pensé à faire une expédition à la Grotte de Scărişoara, pour étudier la vie et le comportement des chauves-souris qui aiment y vivre. Le seul problème était que nous ne disposions pas de fonds nécessaires pour ce projet. Mais à l'aide d'un champagné, l'expédition a pris forme. Nous sommes montés dans un tap-tap, chargé de tout l'équipement nécessaire, mais nous avions besoin de fournitures. Pour ne pas perdre le temps, nous avons acheté ce qui était nécessaire au dépanneur du coin, ensuite nous avons pris un ristrette pour être en forme. En sortant, je vis un ciel nuageux. Nous sommes partis et, vers la fin de la route, tout est devenu difficile, parce qu'il a commencé à dracher. Nous voilà enfin arrivés. Nous avons pris des lumerottes et nous sommes entrés dans la grotte. La route s'est soudainement arrêtée et nous avons vu un lac. Il n'y avait pas d'autre choix que la natation. Il fallait être fada de le faire, parce que la température de l'eau était basse. Mais c’est le comportement chafouin des chauves-souris qui nous a fait avancer et affronter le danger. Nous avons très bien remarqué leur comportement et nous sommes arrivés près de leur nid. Il fallait se déplacer rapidement, parce que les chauves-souris étaient agressives. Quand nous sommes sortis de la grotte, une poudrerie s'est déclenchée et a changé le paysage. C'était une expédition formidable et nous nous sommes retournés heureux à la maison. Nous nous sentons plus vigousses et fiers d’avoir fait cette expédition. Ce qui est le plus important, c'est que nous avons découvert un coin de nature tout à fait particulier.

Irina, IX-e G


P a g e |11 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

LE TÉMOIN C’était un matin morne d’automne, le ciel était gris sombre et le vent soufflait fort. Il drachait et la ville de Paris était triste. Au bureau de police, tout le monde était très occupé et personne ne remarquait qu’un homme attendait, depuis quelque temps déjà, devant le département de renseignements. - Excusez-moi, dit enfin l’homme, est-ce que je peux parler à quelqu’un ? - Bonjour, Monsieur, je suis l’agent Claire Martinez. Vous pouvez parler avec moi. Puis-je vous aider ? - Certainement, Madame Martinez ! Je voudrais témoigner quelque chose. - Suivez- moi, s’il vous plaît. Après dix minutes … - Alors, qu’est-ce que vous disiez d’un témoignage ? - Bon … Je m’appelle Marc Rousseau. J’habite ici, à Paris, et j’ai beaucoup de dépanneurs dans cette ville. Je peux dire que je suis un champagné, mais je mène une vie simple. Je ne déteste aucune personne, mais plusieurs me détestent, parce que j’avais beaucoup d’argent. - Vous en aviez ? - Oui, mais je n’en ai plus ! Hier soir, quelqu’un a volé la marchandise de mes plus grands dépanneurs. - Connaissez-vous le voleur ? - Non, je sais seulement que c’était une personne vigousse. - Pardon, vous dites « vigousse » ? - Oui, c’est-à-dire très fort, vif … et un peu fada. Il m’a laissé un billet. Il m’a dit que ça n’était pas tout. - Où avez-vous trouvé le billet ? - Au dépanneur du centre-ville, sous une lumerotte à côté de la caisse. - Alors, laissez-moi ce billet, s’il vous plaît. Si vous avez de la chance, nous allons découvrir des empreintes. - Je m’en doute. Il me semble très chafouin. - Attendez ici, je vous en prie. Je vais analyser le billet. Vous pouvez prendre un ristrette. Je reviens dans quelques minutes. Plus de dix minutes passent et Marc Rousseau était toujours seul dans le grand bureau. Il a regardé chaque coin, puis par la fenêtre … Une poudrerie a déjà habillé tous les arbres d’un manteau blanc. L’agent de police a interrompu cette tranquillité. - Excusez-moi, j’ai tardé, mais j’ai de bonnes nouvelles. J’ai trouvé des empreintes. L’individu s’appelle Michel Reneau. Il a trente-neuf ans et ça n’est pas tout ! Il a récemment loué un tap-tap. Bien sûr, vos objets doivent être là-bas. Nous allons le trouver, mais premièrement, j’ai besoin de votre demande écrite. - Oui, d’accord ! Et je vous remercie pour tout, Madame ! Cosmina Maria, X-e F


P a g e |12 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

LE CARNAVAL DE RIO

Il y a une date très importante dans le calendrier des fêtes au niveau du monde : c’est le jour du célèbre carnaval de Rio de Janeiro. Quelques amis et moi nous avons entendu parler de ce carnaval et nous nous sommes décidés d’y aller. Une fois arrivés à destination, nous avons vu toutes les rues pleines de décorations et de souvenirs. Il y avait de nombreux commerces où on nous invitait à entrer. Un homme bizarre est soudainement apparu : - Salut, les jeunes ! - Bonjour, Monsieur ! - Voulez-vous faire le tour du carnaval dans mon joli tap-tap ? - Oui, bien sûr. Nous étions curieux de connaître la beauté de ce carnaval et aussi de nous déplacer en ce taxi curieux, que nous avions vu dans des photos. Une fille a observé que cet homme était en fait un chafouin qui voulait nous tromper. Quand le fada a vu que son intention a été découverte, il a décidé de s’en fuir. Nous avons vu un flic et nous lui avons raconté l’histoire. Il a commencé à le suivre et après quelques minutes, nous avons vu le chafouin dans son tap-tap. Le flic nous a dit que tout a été un malentendu, mais nous avons remarqué que cet homme bizarre était un champagné et le flic ne voulait pas l’arrêté. Cet événement nous a éloignés du carnaval. Nous sommes entrés au premier dépanneur, pour acheter des souvenirs. Subitement, une poudrerie artificielle a couvert toutes les lumerottes et, chose curieuse, il a commencé à faire froid. Nous nous sommes dirigés vers un café, où nous avons pris des ristretti pour nous réchauffer. Comme si nous n’avions pas eu assez de malchance, en rentrant chez nous, il a commencé à dracher et nous avons été trempés jusqu’à la peau. Suite à la participation à ce carnaval, nous avons attrapé un rhume vigousse.

Raluca, XI-e E


P a g e |13 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

LA SAGESSE DE JABBA

S

on nom était Jeanne et elle était vigousse, mais pas la plus vigousse de sa famille. On

pouvait voir l’optimisme et la puissance sur son visage… Mais aujourd’hui, marchant sur la route ferroviaire, Jeanne n’était pas heureuse. Elle a choisi cette route vers sa maison, parce qu’elle a voulu être seule. Ne pas pouvoir voir la fin de son histoire lui a donné l’espoir que, généralement, la fin de ce qu’on vit n’est pas nécessairement comme l’on croit. Aujourd’hui, elle a eu besoin d’être seule, parce qu’elle a été renvoyée de son travail. C’était en effet honorable d’avoir un poste à l’hôtel de la petite ville de Wyoming, mais pour Jeanne, c’était aussi un défi, parce que les choses étaient un peu plus différentes que d’habitude. Le patron, un type chafouin et fada, a su faire aller les choses pour qu’il gagne toujours beaucoup d’argent. Elle a été renvoyée pour avoir refusé de se mêler dans les affaires sales de son patron. Comme elle se déplaçait en pensant à sa situation, elle n’a pas remarqué qu’elle avait rejoint la route principale … Elle était fatiguée, ainsi qu’elle a décidé d’aller chez Jabba, un champagné de la ville, ancien propriétaire d’un dépanneur. « J’ai besoin d’un peu de paix et de calme et les conseils de Jabba sont toujours bien reçus » a-t-elle pensé. Comme il a commencé à dracher, elle s’est dépêchée. Brièvement, elle est arrivée chez Jabba, qui avait une maison modeste, mais joliment décorée. On pourrait dire qu’elle ressemblait à un tap-tap. Elle a frappé à la porte et, entendant la voix si connue, elle y est entrée. L’intérieur était éclairé par beaucoup des lumerottes et elle a senti se détendre d’un coup. Jabba était un homme honorable, qui savait faire un endroit accueillant. Finalement, il a fait son apparition, apportant un ristrette très chand. - J’ai été sûr que tu viendrais ! a-t-il dit en souriant. - Tu me connais bien, répond-elle. - Qu’est-ce que ne va pas, mon cher enfant ? demande-t-il plein d’inquiétude. - Tu devrais me demander s’il y a quelque chose qui va bien. J’ai eu le pire jour de ma vie et je n’ai aucune idée de ce que je vais faire à l’avenir. Je suis donc venue chez toi, continue-t-elle, ayant déjà les larmes aux yeux. - Eh bien, viens t’assoir près de moi ! Voici un ristrette pour te refaire et pouvoir parler. Elle s’approche, prend place sur une chaise et commence à raconter toute l’histoire. - Laisse-moi te dire un secret, dit-il après avoir vu qu’elle avait fini son café. De mauvaises choses arrivent pour une certaine raison … Il y a toujours une explication pour tout ce qui se passe … Parfois tu es en bas pour que tu puisses ensuite te lever et arriver en haut et vice versa … Peut-être y a-t-il quelque chose de plus grand que tu puisses imaginer qui t’attend … La plupart du temps, nous ne recevons pas ce que nous voulons, mais ce dont nous avons besoin. Ces jours miraculeux existent, il faut que tu le saches. Elle lui a parlé jusque tard dans la soirée … Elle l’a remercié, l’a embrassé et est partie. « Puis-je croire toujours en miracles ? » s’est-elle demandée. Et elle a commencé à y croire : un miracle se déroulait sous son regard, c’était une poudrerie. Il neigeait dans la saison des pluies ! Elle marchait en riant et ne pouvait rien dire. Les mots de Jabba résonnaient dans sa tête : « Les miracles arrivent chaque jour. Tu dois juste faire attention pour les observer ».

Anca-Delia, XII-e G


P a g e |14 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

MA CHÈRE ANA,

Puisque tu es ma meilleure amie, je veux te partager les impressions de mon petit voyage, commencé à Paris. La France est un si joli pays, d’une beauté absolument incroyable ! Pendant la nuit, Paris est tout drapé de lumières. C’est pour cette raison qu’on l’appelle « la ville des lumières ». J’ai visité le Musée du Louvre, Notre Dame, le Quartier Latin, Montmartre et j’ai fait, bien sûr, une promenade sur la rive de la Seine. J’ai réussi à affronter ma peur des hauteurs. Je suis arrivée au dernier étage de la Tour Eiffel. Cependant, j’ai eu aussi quelques problèmes. La dernière soirée, je suis allée visionner un spectacle chorégraphique au « Théâtre de la Ville ». Le chauffeur de taxi était un peu chafouin. Quand il a remarqué que je n’étais pas de France, il a prétendu plus d’argent. Je n’ai pas voulu créer des problèmes, donc je lui en ai donné. Mais ce n’est pas tout. Devant le théâtre, j’ai été accueillie par une personne qui m’a fait l’impression d’être un fada. Au début, j’ai eu peur, mais j’ai compris ensuite que c’était juste un comédien qui jouait son rôle. Comme je t’ai déjà dit, la France est un très beau pays qui vaut la peine d’être visité. Excepté ces petits problèmes, tout était bien. Mon voyage a continué en Belgique. J’ai été logé dans un hôtel de Bruxelles. Il était décoré de lumerottes, comme pour la fête d’Halloween. J’ai fait ma première visite à la Grad-Place. Oh, mon Dieu ! C’était incroyable ! Puis, j’ai visité le Château des comtes de Flandre (en néerlandais : « Gravensteen »), situé à Gent ou Gand, ville qui se trouve à 54 kms de Bruxelles. J’ai vu aussi la ville de Bruges. et je n’ai pas plus pensé à ma ligne devant le célèbre chocolat belge : j’en ai mangé beaucoup. Malheureusement, le dernier jour, il a draché, donc j’ai dû rester dans ma chambre. J’ai continué mon voyage au Canada. J’ai visité Toronto, Montréal, Québec. Le voyage n’a pas été dépourvu d’aventures. Un soir, je suis allée jusqu’au dépanneur du coin pour acheter quelque chose à manger. Puis, je me suis assise sur un banc, pour manger un croissant. Un homme s’est assis devant moi. Il ne semblait pas confiant. Il y est resté quelques minutes, puis il s’en est allé. Le jour de mon départ, l’Est du Canada a été affecté par une poudrerie. Je suis arrivée enfin en Suisse. La première ville que j’y ai visitée, c’était Zermatt (en français, Praborgne, nom peu utilisé), une destination de vacances très connue, où les voitures ne circulent pas. La Suisse est un beau pays, avec des forêts et des pâturages. L’arhitecture des villes et les gens vigousses m’ont impressionnée. Je termine ici ma lettre. Maintenant, je suis en Haïti. Parce que j’y suis arrivée aujourd’hui, je n’ai pas encore réussi à faire beaucoup de choses. Je me suis promenée en tap-tap, puis je suis allée à l’hôtel. Je te raconterai plus de choses quand on se verra. Tu me manques beaucoup, j’attends de te revoir. Je t’embrasse, Laura Laura, XI-e


P a g e |15 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

JEU DE MOTS Chafouin

Dans la tradition occidentale, le renard est un symbole qui se trouve à la base du sens des mots chafouin et tromperie.

Un dépanneur

Le dépanneur est un magasin où l’on vend divers produits.

Champagné

Un champagné peut faire du bien ou du mal. Ne vous laissez pas Influencés!

Vigousse

Alexander Zass est l’homme le plusVigousse du monde.


P a g e |16 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

Tap-Tap

Dracher

Le premier tap-tap est apparu dans le monde il y a 109 ans.

Il drache souvent et cela cause des catastrophes naturelles.

Un ristrette

Les lumerotts

Il ne convient pas de boire de ristrette si l’on a des problèmes cardiaques.

À la fête d’Halloween tout le monde décore la maison de lumerottes.


P a g e |17 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

La poudrerie

Dans les régions froides du monde, il y a de nombreux phénomènes météo, comme par exemple la poudrerie.

Fada

Parfois, il est agréable d’ être à la fois chafouin et fada …

Mihaela, XI-e E


P a g e |18 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

SOMMAIRE

1. ARGUMENT 2. LE SAVIEZ-VOUS ? ... 3. VOYAGER À TRAVERS LE MONDE 4. JOURNAL DE VOYAGE 5. RÊVE ET RÉALITÉ 6. RÊVER AU MOIS DE DÉCEMBRE 7. UN NOËL INHABITUEL 8. TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN 9. L’HOMME DE L’OMBRE 10. UNE AVENTURE INOUBLIABLE 11. LE TÉMOIN 12. LE CARNAVAL DE RIO 13. LA SAGESSE DE JABBA 14. MA CHÈRE ANA 15. JEU DE MOTS


P a g e |19 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

COMITÉ DE RÉDACTION

Rédacteurs en chef : Filipciuc Anca-Delia, Rusu Miruna Anamaria

Rédacteurs : Atitienei Raluca-Georgiana, Hriţuc Cosmina Maria, Mihalaş AndreeaDiana, Mocanu Adina, Nuţu Raluca, Opariuc Laura Georgeta, Paşcu Ioana, Paveliuc Sorin, Pulbere Alina-Oana, Rău Irina, Romaniuc Laura, Telescu Mihaela

Iconographes : Atitienei Raluca-Georgiana, Filipciuc Anca-Delia, Paveliuc Sorin, Rusu Miruna Anamaria

Couverture : Filipciuc Anca-Delia

Mise en page : Filipciuc Anca-Delia, Rusu Miruna Anamaria

Imprimé au Lycée « Mihai Eminescu » de Suceava. Journal réalisé sous la direction de Madame le professeur Violeta CRISTESCU.

TOUTE IMPRIMATION SANS L’AVIS DU COMITÉ DE RÉDACTION EST INTERDITE.


P a g e |20 -

Notre journal de crĂŠativitĂŠ franco-philo-phone


P a g e |1 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone « Dis-moi dix mots » : chafouin, champagné, dépanneur, dracher, fada, lumerotte, poudrerie, ristrette, tap-tap, vigousse.

ARGUMENT

Nous aimons le français parce que, chaque année, notre professeur, Madame Violeta CRISTESCU, nous lance des provocations attrayantes. Cette année, notre côté créatif a été exploité au maximum. La liste des dix mots de la francophonie que le Ministère de la Culture de France, en concertation avec ses partenaires francophones, propose dans le cadre de l’opération annuelle de sensibilisation à la langue française nous a été présentée en classe. Motivés, soutenus, encouragés, nous avons essayé de montrer que chacun de nous puisse être un écrivain en herbe. Avec ces mots, nous avons réussi à créer des poésies, des lettres, des contes, etc., mis ensemble dans ce journal. Nous avons décidé de le nommer Notre journal de créativité franco-philo-phone, parce que l’intérêt et l’amour pour la langue et la culture françaises vont de pair. Notre but a été de faire connaître notre côté créatif et de faciliter la lecture. Mais la plus grande réalisation, c’est que nous avons enrichi notre vocabulaire. Nous vous invitons donc à feuilleter notre journal pour voir nos réalisations. Bonne lecture à tous !

L’équipe de rédacteurs


P a g e |2 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

LE SAVIEZ-VOUS ? ...

Pour

connaître certains mots utilisés dans différents domaines par les

Francophones, je vais vous présenter la boîte du « Saviez-vous ? ... ». De cette façon, vous allez apprendre le sens des dix mots employés dans différents coins du monde. Commençons, donc! Le saviez-vous ? … CHAFOUIN, c’est un mot utilisé en France désignant une personne rusée … CHAMPAGNÉ, c’est un mot utilisé, surtout au Congo, pour décrire une personne d’influence … DÉPANNEUR, c’est un mot utilisé au Québec et signifie « épicerie » ... DRACHER, c’est un mot utilisé en Belgique et au nord de la France. C’est le synonyme de « pleuvoir à verse » ... FADA, c’est un mot utilisé en France pour désigner une personne dingue ... LUMEROTTE, c’est un nom utilisé en Belgique et au nord de la France et désigne une lampe qui diffuse une lumière faible… POUDRERIE, c’est un phénomène météo : de la neige soulevée par le vent, qui empêche la visibilité. Ce mot est utilisé au Canada … RISTRETTE, c’est un mot utilisé en Suisse et désigne un café serré, servi dans une petite tasse, car il est très fort … TAP-TAP, c’est un taxi collectif qui fait des courses surtout au Port-au-Prince … VIGOUSSE, c’est un mot utilisé en Suisse et en France pour une personne pleine d’énergie, de vigueur. Ce sont les dix mots qui puissent contribuer à l’enrichissement de votre vocabulaire. À vous de les employer dans des phrases !

Alina-Oana, XI-e E


P a g e |3 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

VOYAGER À TRAVERS LE MONDE J’ai toujours voulu voyager partout dans le monde et avoir assez d’argent pour visiter les plus beaux endroits de tous les continents. Mon rêve est devenu réalité à la fin de novembre, quand je suis arrivée en Belgique. Il drachait et il a commencé à faire froid. J’ai fait une promenade dans les rues de la ville et j’ai observé des lumerottes dans les vitres de plusieurs magasins. Un majestueux château s’élevait à quelques mètres. Plus tard, j’ai atteint la Suisse où j’ai eu l’occasion de boire un ristrette. Sur les pistes de ski, les randonneurs et les amateurs de sports d’hiver étaient pleins de vigousse. Tout ce que je me souviens c’est que j’ai rapidement atteint une nouvelle destination : Québec. C’était l’hiver et une poudrerie avait couvert toute la ville. Initialement, j’ai seulement réussi à acheter certains produits du dépanneur. Cependant, le temps s’est amélioré et j’ai exploré les environs. Les paysages étaient vraiment uniques. Le même jour, en Haïti, j’ai loué un tap-tap pour visiter Port-au-Prince où un champagné m’a présenté certaines informations sur l’histoire de la ville. Mon voyage s’approchait de sa fin. La France était ma destination finale. Devant la Tour Eiffel, il y a avait une personne chafouine et fada, qui essayait de voler les sacs des touristes. Une chose étrange a interrompu mon voyage : c’était ma mère qui essayait de me réveiller. Je lui ai répondu : - Tu ne croiras pas ce que j’aie rêvé ! J’ai fait un voyage à travers le monde !

Adina X-e F


P a g e |4 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

JOURNAL DE VOYAGE Salut, Je m'appelle Sorin et je suis un jeune français qui se propose de visiter des pays francophones. Je suis étudiant à la Faculté de Géographie et j'ai gagné une bourse qui me permet de faire des visites au Canada, en Belgique, en Suisse, au Congo et en Haïti, dans les régions ou l'on parle le français. Le premier pays que je visite, c'est la Belgique. Le temps n'est pas favorable, il a commencé à dracher. Les rues restent sans électricité et j'utilise une lumerotte. Le lendemain, je visite Bruxelles. J'ai pris quelques photos et puis je suis allé en Suisse, où j'ai découvert le goût d'un expresso serré, appelé ristrette, qui est servi en petites quantités, parce qu'il est fort. Il m’a fait bien vigousse pour toute la journée. Je n'ai pas perdu de temps et j'ai voyagé dans le territoire africain. Au Congo, j'ai eu une discussion intéressante avec un champagné, le directeur de l'Institut de météorologie. Il a révélé que les membres du gouvernement n'investissaient pas dans le domaine de la recherche en géographie, concluant qu’ils sont chafouins. Après avoir quitté Congo, je suis arrivé en Haïti, au Port-au-Prince, où j'ai rencontré le ministre de l'éducation. Nous avons eu une courte discussion, dans un tap-tap. Je crois qu’il était fada et ne voulait pas entendre de mesure d’amélioration de l'éducation. Le dernier pays que j'avais visité, c'était Canada. Au Québec, je suis tombé sur une poudrerie. Après que le temps s'est amélioré, je suis allé au dépanneur du coin, d’où j'ai acheté des aliments pour la route de retour à la maison. Une fois arrivé en France, j'ai écrit ce journal de voyage, dans lequel j'ai inclus quelques mots qui ne sont pas nécessairement d’origine française, mais ils sont présents dans des dictionnaires du monde entier et invitent à partir à la découverte du français parlé dans les différents territoires de la Francophonie.

Sorin, X-e D


P a g e |5 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

RÊVE ET RÉALITÉ

J’étais assise dans mon fauteuil et je regardais le feu brûlant dans la cheminée et, de temps en temps, je sirotais un ristrette pour me réveiller de l’état de rêverie où je me sombrais. Je sentais me perdre dans la danse du feu, pendant que je rêvais à un monde heureux. Je me suis endormie, et ces mots résonnent dans ma pensée, comme un écho : un monde heureux ..., heureux ... J’éprouvais une sensation de chute continuelle et je me suis réveillée, tout d’un coup, dans un bus. Je me suis levée et, pendant quelques bons moments, j’observais les gens. Je me suis rendu compte que c’était exactement ce que j’imaginais. C’était des gens qui se divertissaient, qui aidaient les autres. Je n’ai pas réussi à me réjouir longtemps de l’atmosphère, car le chauffeur a brusquement freiné et on entendait une voix : « Chers passagers, on vous annonce qu’on va nous arrêter d’urgence ! Sortez du bus, s’il vous plaît ! ». Quand nous sommes descendus, il a commencé à dracher et une vague de mots froids m’a complètement gelée, tout comme une poudrerie. J’ai commencé à m’enfuir de toute méchanceté qui me suivait. C’était un monde fada. La critique et l’adversité coexistaient. Dans les rues, des gens se battaient, se tuaient et les autres étaient impassibles à tout ce qui se passaient, les yeux sur l’écran de leurs portables. On volait tout ce qu’on pouvait, sans que la loi soit appliquée. Je vis seulement des visages tristes et des sourcils froncés. À un moment donné, je suis entrée dans un cortège de gens, conduits par un champagné, qui manipulait tout le monde, pour que chacun fasse ce qu’il disait, mais personne ne se rendait compte qu’il était chafouin. Lasse de cette injustice affreuse, j’ai quitté ce cortège et je suis entrée dans un café. Je me suis assise à une table et j’ai commencé à pleurer. Je sentais que tous le maux qui m’entouraient me moudraient le corps. Non ! Je suis vigousse ! Je me suis dit que je ne les laisserais pas me corrompre. Je ne laisserai personne me déchirer le cœur en mille morceaux et me le vendre dans un dépanneur. Je ne laisserai personne entrer dans mon cœur comme dans un tap-tap et effacer la boue des pantoufles de mon âme, puis s’enfuir. Je suis sortie du café et j’ai commencé à courir comme un fada vers le bus. Quand je l’ai vu, mes yeux ont commencé à briller comme des lumerottes. J’ai ralenti le pas et j’ai lu chaque lettre imprimée sur le bus : « RÊVE ». J’y suis entrée et j’ai occupé la même place. Le bus démarre, et la même voix nous dit: « Vous venez de visiter la RÉALITÉ, soyez la bienvenue dans le RÊVE ». À ce moment-là, je me suis rendu compte qu’il n’importe combien de temps nous voyageons dans le rêve, nous arrivons tout le temps dans la réalité. J’ai compris que seulement dans le rêve les gens peuvent être vraiment heureux.

Laura Georgeta, XI-e D


P a g e |6 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

RÊVER AU MOIS DE DÉCEMBRE Il fait froid, il neige, une poudrerie vient de commencer. Je regarde comme de petits anges de la vie et de la mort frappent le trottoir. Depuis deux jours et deux nuits, la neige tombe. La ville semble morte. Le seul signe de vie c'est la lumerotte placée à ma porte. Je marche dans les rues vides, cherchant un café ouvert. Je me sens fada, seule, avec mes pensées. Je contemple le plaisir que j'éprouve à courir dans le froid, à sentir mon corps se réchauffer au fur et à mesure que mon souffle et mes jambes s’harmonisent ; être la première personne à parcourir un chemin sur lequel une belle neige fraîche vient de tomber, ce plaisir est indescriptible. Le calme de cette neige moelleuse, blanche comme le papier, semble absorber le bruit de chacun de mes pas. Quel grand bonheur ! Mais ma rêverie est interrompue par un homme qui se heurte contre moi. « Désolé ! », l’ai-je entendu dire. Il quitte l'endroit sans rien ajouter. Quel chafouin ! Enfin, un café ouvert, près d’un dépanneur ! Quelle chance ! C'est le dernier magasin encore ouvert. Je commande un ristrette, quand j'entends ces mots : « Il fait froid dehors ... C'est le mois de décembre ... Et il est tard. » Tard pour quoi faire ? Attendez, ce n'est pas la champagné qui tient des discours au centre-ville ? C’est lui, à coup sûr, je reconnais sa voix. Je regarde dans la direction de la voix et je ne peux pas en croire mes yeux ! C'est l'homme qui s'est heurté contre moi. « Dans votre vie sans horizon ... » c'est tout ce que j'ai pu entendre, parce qu'il s'est retiré au fond du café. Oh, mais il est vraiment tard ! Je dois appeler un tap-tap et rentrer à la maison. Il drache. C'est incroyable ! Quand je suis entrée dans le café, il neigeait ... Que se passe-t-il ? Je rêve ou quoi ? Les phrases : « Il fait froid dehors ... C'est le mois de décembre ... Et il est tard … » résonnent dans ma tête. J'entends la même voix les répéter sans cesse ...

Raluca-Georgiana, X-e F


P a g e |7 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

UN NOËL INHABITUEL

Victor et Adélaïde, jeune couple de San Francisco, se sont connus lors d’une fête. Victor est un champagné et Adélaïde est une personne vigousse. Ils viennent de familles dysfonctionnelles : parents divorcés, frères et sœurs désagréables et, en même temps, de nombreux souvenirs étranges. Pour éviter leurs familles à l’occasion de Noël, les deux font semblant d’être impliqués dans des actions de solidarité et de charité, afin d’aller dans des endroits exotiques. Haïti est un pays des Grandes Antilles où ils veulent passer la fête de Noël, parce qu’ils aiment découvrir la nature et se promener dans un tap-tap. C’est déjà la troisième année qu’ils passent la Noël ensemble. Malheureusement ils sont bloqués dans l’aéroport de San Francisco, parce que tous les vols sont annulés à cause d’une poudrerie. Et, pour compliquer encore plus les choses, un journaliste chafouin de la télévision CBS les invite pour une interview au sujet des vols annulés et les expose, de cette manière, à toute la ville et donc à leur famille aussi. En l’absence d’une excuse, ils sont obligés de fêter Noël en famille. Pendant la préparation mentale pour un « marathon de visites », Victor et Adélaïde attendent le pire. Premièrement, ils vont en visite chez le père de Victor. Ici, ils rencontrent le frère aîné de Victor, qui est fada de la boxe. Il montre aux enfants comment se battre, faisant Victor mannequin. La prochaine visite se passe chez la mère d’Adélaïde. Alors qu’elle envoie sa fille au café situé près du dépanneur du coin pour acheter des ristretti, elle montre aux gens des photos embarrassantes d’Adélaïde. Après tout cela, ils iront visiter la mère de Victor, qui aime évider les citrouilles et les percer de petites ouvertures, pour s’amuser à tout moment de l’année. Elle propose à Victor et à Adélaïde de participer à un jeu, que les deux gagnent et ils reçoivent une lumerotte comme prix. Ils arrivent enfin chez le père d’Adélaïde où, même s’ils restent coincés dans la maison pour la bonne raison qu’il a commencé à dracher, ils se sentent beaucoup mieux. Ce fut comme s’ils avaient célébré quatre fêtes de Noël en une seule journée …

Miruna Anamaria, XII-e G


P a g e |8 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN Un soir de décembre, j’avais rendez-vous avec un vieil ami. C’était ce qu’on appelle un champagné et j’avais grand besoin de lui, vu ses nombreuses relations. L’une de mes affaires traînait depuis quelque temps, à cause de plusieurs difficultés administratives. Je devais l’attendre devant un dépanneur, juste à côté de l’arrêt d’autobus. Ce soir-là, il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors. La veille, il avait draché toute la journée, mais ce matin, il avait commencé à neiger abondamment. Le vent soulevait la neige qui tourbillonnait autour de rares passants. Une vraie poudrerie, quoi! On distinguait à peine les lumerottes de la rue. Sortir par un temps pareil, c’est être un peu fada. Et moi, j’en étais sûrement un. Le temps passait sans que mon ami fasse son apparition. J’en avais assez et je commençais déjà à me mettre en colère. J’avais perdu tout espoir quand j’ai vu mon pote descendre d’un tap-tap dont la carrosserie était ornée de peintures bariolées. En souriant, il s’est dirigé vers moi et m’a tendu la main. Tout-à-coup, comme par miracle, tout ressentiment s’est évaporé. Quelques minutes plus tard, on était installés à la table d’un bistrot, devant un ristrette. Bientôt, me sentant beaucoup plus vigousse, j’ai raconté à mon ami pourquoi j’avais besoin de lui. Tout en m’écoutant il avait, comme d’habitude, sa mine de chafouin, qui me rappelait son caractère dissimulé et même imprévisible. À mon grand étonnement, il a accepté volontiers de m’aider, et en plus, sans faire aucune objection. « Tout est bien qui finit bien » dit un vieux proverbe qui, quant à moi, a pleinement prouvé sa vérité.

Ioana, X-e F


P a g e |9 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

L’HOMME DE L’OMBRE

Hier, pendant la nuit, Il a commencé une poudrerie. J’ai vu, près d’un dépanneur, Un homme mignon. En tap-tap il est arrivé Et dans sa main il gardait Une lumerotte au parfum De ristrette et d’escargot. Aujourd’hui, au matin, Pendant qu’il drachait, J’ai aperçu Le même homme chafouin Que j’ai vu hier. C’était un fada, Je peux dire aussi « bizarre ». Une femme vigousse il a rencontré Et, grâce à ce fait, Je peux affirmer Que cet homme mignon Et aussi un champagné. Mais ce n’est pas un mauvais homme.

Andreea-Diana, XI-e D


P a g e |10 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

UNE AVENTURE INOUBLIABLE Le dernier été, les membres du groupe spéléo et moi, nous avons pensé à faire une expédition à la Grotte de Scărişoara, pour étudier la vie et le comportement des chauves-souris qui aiment y vivre. Le seul problème était que nous ne disposions pas de fonds nécessaires pour ce projet. Mais à l'aide d'un champagné, l'expédition a pris forme. Nous sommes montés dans un tap-tap, chargé de tout l'équipement nécessaire, mais nous avions besoin de fournitures. Pour ne pas perdre le temps, nous avons acheté ce qui était nécessaire au dépanneur du coin, ensuite nous avons pris un ristrette pour être en forme. En sortant, je vis un ciel nuageux. Nous sommes partis et, vers la fin de la route, tout est devenu difficile, parce qu'il a commencé à dracher. Nous voilà enfin arrivés. Nous avons pris des lumerottes et nous sommes entrés dans la grotte. La route s'est soudainement arrêtée et nous avons vu un lac. Il n'y avait pas d'autre choix que la natation. Il fallait être fada de le faire, parce que la température de l'eau était basse. Mais c’est le comportement chafouin des chauves-souris qui nous a fait avancer et affronter le danger. Nous avons très bien remarqué leur comportement et nous sommes arrivés près de leur nid. Il fallait se déplacer rapidement, parce que les chauves-souris étaient agressives. Quand nous sommes sortis de la grotte, une poudrerie s'est déclenchée et a changé le paysage. C'était une expédition formidable et nous nous sommes retournés heureux à la maison. Nous nous sentons plus vigousses et fiers d’avoir fait cette expédition. Ce qui est le plus important, c'est que nous avons découvert un coin de nature tout à fait particulier.

Irina, IX-e G


P a g e |11 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

LE TÉMOIN C’était un matin morne d’automne, le ciel était gris sombre et le vent soufflait fort. Il drachait et la ville de Paris était triste. Au bureau de police, tout le monde était très occupé et personne ne remarquait qu’un homme attendait, depuis quelque temps déjà, devant le département de renseignements. - Excusez-moi, dit enfin l’homme, est-ce que je peux parler à quelqu’un ? - Bonjour, Monsieur, je suis l’agent Claire Martinez. Vous pouvez parler avec moi. Puis-je vous aider ? - Certainement, Madame Martinez ! Je voudrais témoigner quelque chose. - Suivez- moi, s’il vous plaît. Après dix minutes … - Alors, qu’est-ce que vous disiez d’un témoignage ? - Bon … Je m’appelle Marc Rousseau. J’habite ici, à Paris, et j’ai beaucoup de dépanneurs dans cette ville. Je peux dire que je suis un champagné, mais je mène une vie simple. Je ne déteste aucune personne, mais plusieurs me détestent, parce que j’avais beaucoup d’argent. - Vous en aviez ? - Oui, mais je n’en ai plus ! Hier soir, quelqu’un a volé la marchandise de mes plus grands dépanneurs. - Connaissez-vous le voleur ? - Non, je sais seulement que c’était une personne vigousse. - Pardon, vous dites « vigousse » ? - Oui, c’est-à-dire très fort, vif … et un peu fada. Il m’a laissé un billet. Il m’a dit que ça n’était pas tout. - Où avez-vous trouvé le billet ? - Au dépanneur du centre-ville, sous une lumerotte à côté de la caisse. - Alors, laissez-moi ce billet, s’il vous plaît. Si vous avez de la chance, nous allons découvrir des empreintes. - Je m’en doute. Il me semble très chafouin. - Attendez ici, je vous en prie. Je vais analyser le billet. Vous pouvez prendre un ristrette. Je reviens dans quelques minutes. Plus de dix minutes passent et Marc Rousseau était toujours seul dans le grand bureau. Il a regardé chaque coin, puis par la fenêtre … Une poudrerie a déjà habillé tous les arbres d’un manteau blanc. L’agent de police a interrompu cette tranquillité. - Excusez-moi, j’ai tardé, mais j’ai de bonnes nouvelles. J’ai trouvé des empreintes. L’individu s’appelle Michel Reneau. Il a trente-neuf ans et ça n’est pas tout ! Il a récemment loué un tap-tap. Bien sûr, vos objets doivent être là-bas. Nous allons le trouver, mais premièrement, j’ai besoin de votre demande écrite. - Oui, d’accord ! Et je vous remercie pour tout, Madame ! Cosmina Maria, X-e F


P a g e |12 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

LE CARNAVAL DE RIO

Il y a une date très importante dans le calendrier des fêtes au niveau du monde : c’est le jour du célèbre carnaval de Rio de Janeiro. Quelques amis et moi nous avons entendu parler de ce carnaval et nous nous sommes décidés d’y aller. Une fois arrivés à destination, nous avons vu toutes les rues pleines de décorations et de souvenirs. Il y avait de nombreux commerces où on nous invitait à entrer. Un homme bizarre est soudainement apparu : - Salut, les jeunes ! - Bonjour, Monsieur ! - Voulez-vous faire le tour du carnaval dans mon joli tap-tap ? - Oui, bien sûr. Nous étions curieux de connaître la beauté de ce carnaval et aussi de nous déplacer en ce taxi curieux, que nous avions vu dans des photos. Une fille a observé que cet homme était en fait un chafouin qui voulait nous tromper. Quand le fada a vu que son intention a été découverte, il a décidé de s’en fuir. Nous avons vu un flic et nous lui avons raconté l’histoire. Il a commencé à le suivre et après quelques minutes, nous avons vu le chafouin dans son tap-tap. Le flic nous a dit que tout a été un malentendu, mais nous avons remarqué que cet homme bizarre était un champagné et le flic ne voulait pas l’arrêté. Cet événement nous a éloignés du carnaval. Nous sommes entrés au premier dépanneur, pour acheter des souvenirs. Subitement, une poudrerie artificielle a couvert toutes les lumerottes et, chose curieuse, il a commencé à faire froid. Nous nous sommes dirigés vers un café, où nous avons pris des ristretti pour nous réchauffer. Comme si nous n’avions pas eu assez de malchance, en rentrant chez nous, il a commencé à dracher et nous avons été trempés jusqu’à la peau. Suite à la participation à ce carnaval, nous avons attrapé un rhume vigousse.

Raluca, XI-e E


P a g e |13 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

LA SAGESSE DE JABBA

S

on nom était Jeanne et elle était vigousse, mais pas la plus vigousse de sa famille. On

pouvait voir l’optimisme et la puissance sur son visage… Mais aujourd’hui, marchant sur la route ferroviaire, Jeanne n’était pas heureuse. Elle a choisi cette route vers sa maison, parce qu’elle a voulu être seule. Ne pas pouvoir voir la fin de son histoire lui a donné l’espoir que, généralement, la fin de ce qu’on vit n’est pas nécessairement comme l’on croit. Aujourd’hui, elle a eu besoin d’être seule, parce qu’elle a été renvoyée de son travail. C’était en effet honorable d’avoir un poste à l’hôtel de la petite ville de Wyoming, mais pour Jeanne, c’était aussi un défi, parce que les choses étaient un peu plus différentes que d’habitude. Le patron, un type chafouin et fada, a su faire aller les choses pour qu’il gagne toujours beaucoup d’argent. Elle a été renvoyée pour avoir refusé de se mêler dans les affaires sales de son patron. Comme elle se déplaçait en pensant à sa situation, elle n’a pas remarqué qu’elle avait rejoint la route principale … Elle était fatiguée, ainsi qu’elle a décidé d’aller chez Jabba, un champagné de la ville, ancien propriétaire d’un dépanneur. « J’ai besoin d’un peu de paix et de calme et les conseils de Jabba sont toujours bien reçus » a-t-elle pensé. Comme il a commencé à dracher, elle s’est dépêchée. Brièvement, elle est arrivée chez Jabba, qui avait une maison modeste, mais joliment décorée. On pourrait dire qu’elle ressemblait à un tap-tap. Elle a frappé à la porte et, entendant la voix si connue, elle y est entrée. L’intérieur était éclairé par beaucoup des lumerottes et elle a senti se détendre d’un coup. Jabba était un homme honorable, qui savait faire un endroit accueillant. Finalement, il a fait son apparition, apportant un ristrette très chand. - J’ai été sûr que tu viendrais ! a-t-il dit en souriant. - Tu me connais bien, répond-elle. - Qu’est-ce que ne va pas, mon cher enfant ? demande-t-il plein d’inquiétude. - Tu devrais me demander s’il y a quelque chose qui va bien. J’ai eu le pire jour de ma vie et je n’ai aucune idée de ce que je vais faire à l’avenir. Je suis donc venue chez toi, continue-t-elle, ayant déjà les larmes aux yeux. - Eh bien, viens t’assoir près de moi ! Voici un ristrette pour te refaire et pouvoir parler. Elle s’approche, prend place sur une chaise et commence à raconter toute l’histoire. - Laisse-moi te dire un secret, dit-il après avoir vu qu’elle avait fini son café. De mauvaises choses arrivent pour une certaine raison … Il y a toujours une explication pour tout ce qui se passe … Parfois tu es en bas pour que tu puisses ensuite te lever et arriver en haut et vice versa … Peut-être y a-t-il quelque chose de plus grand que tu puisses imaginer qui t’attend … La plupart du temps, nous ne recevons pas ce que nous voulons, mais ce dont nous avons besoin. Ces jours miraculeux existent, il faut que tu le saches. Elle lui a parlé jusque tard dans la soirée … Elle l’a remercié, l’a embrassé et est partie. « Puis-je croire toujours en miracles ? » s’est-elle demandée. Et elle a commencé à y croire : un miracle se déroulait sous son regard, c’était une poudrerie. Il neigeait dans la saison des pluies ! Elle marchait en riant et ne pouvait rien dire. Les mots de Jabba résonnaient dans sa tête : « Les miracles arrivent chaque jour. Tu dois juste faire attention pour les observer ».

Anca-Delia, XII-e G


P a g e |14 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

MA CHÈRE ANA,

Puisque tu es ma meilleure amie, je veux te partager les impressions de mon petit voyage, commencé à Paris. La France est un si joli pays, d’une beauté absolument incroyable ! Pendant la nuit, Paris est tout drapé de lumières. C’est pour cette raison qu’on l’appelle « la ville des lumières ». J’ai visité le Musée du Louvre, Notre Dame, le Quartier Latin, Montmartre et j’ai fait, bien sûr, une promenade sur la rive de la Seine. J’ai réussi à affronter ma peur des hauteurs. Je suis arrivée au dernier étage de la Tour Eiffel. Cependant, j’ai eu aussi quelques problèmes. La dernière soirée, je suis allée visionner un spectacle chorégraphique au « Théâtre de la Ville ». Le chauffeur de taxi était un peu chafouin. Quand il a remarqué que je n’étais pas de France, il a prétendu plus d’argent. Je n’ai pas voulu créer des problèmes, donc je lui en ai donné. Mais ce n’est pas tout. Devant le théâtre, j’ai été accueillie par une personne qui m’a fait l’impression d’être un fada. Au début, j’ai eu peur, mais j’ai compris ensuite que c’était juste un comédien qui jouait son rôle. Comme je t’ai déjà dit, la France est un très beau pays qui vaut la peine d’être visité. Excepté ces petits problèmes, tout était bien. Mon voyage a continué en Belgique. J’ai été logé dans un hôtel de Bruxelles. Il était décoré de lumerottes, comme pour la fête d’Halloween. J’ai fait ma première visite à la Grad-Place. Oh, mon Dieu ! C’était incroyable ! Puis, j’ai visité le Château des comtes de Flandre (en néerlandais : « Gravensteen »), situé à Gent ou Gand, ville qui se trouve à 54 kms de Bruxelles. J’ai vu aussi la ville de Bruges. et je n’ai pas plus pensé à ma ligne devant le célèbre chocolat belge : j’en ai mangé beaucoup. Malheureusement, le dernier jour, il a draché, donc j’ai dû rester dans ma chambre. J’ai continué mon voyage au Canada. J’ai visité Toronto, Montréal, Québec. Le voyage n’a pas été dépourvu d’aventures. Un soir, je suis allée jusqu’au dépanneur du coin pour acheter quelque chose à manger. Puis, je me suis assise sur un banc, pour manger un croissant. Un homme s’est assis devant moi. Il ne semblait pas confiant. Il y est resté quelques minutes, puis il s’en est allé. Le jour de mon départ, l’Est du Canada a été affecté par une poudrerie. Je suis arrivée enfin en Suisse. La première ville que j’y ai visitée, c’était Zermatt (en français, Praborgne, nom peu utilisé), une destination de vacances très connue, où les voitures ne circulent pas. La Suisse est un beau pays, avec des forêts et des pâturages. L’arhitecture des villes et les gens vigousses m’ont impressionnée. Je termine ici ma lettre. Maintenant, je suis en Haïti. Parce que j’y suis arrivée aujourd’hui, je n’ai pas encore réussi à faire beaucoup de choses. Je me suis promenée en tap-tap, puis je suis allée à l’hôtel. Je te raconterai plus de choses quand on se verra. Tu me manques beaucoup, j’attends de te revoir. Je t’embrasse, Laura Laura, XI-e


P a g e |15 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

JEU DE MOTS Chafouin

Dans la tradition occidentale, le renard est un symbole qui se trouve à la base du sens des mots chafouin et tromperie.

Un dépanneur

Le dépanneur est un magasin où l’on vend divers produits.

Champagné

Un champagné peut faire du bien ou du mal. Ne vous laissez pas Influencés!

Vigousse

Alexander Zass est l’homme le plusVigousse du monde.


P a g e |16 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

Tap-Tap

Dracher

Le premier tap-tap est apparu dans le monde il y a 109 ans.

Il drache souvent et cela cause des catastrophes naturelles.

Un ristrette

Les lumerotts

Il ne convient pas de boire de ristrette si l’on a des problèmes cardiaques.

À la fête d’Halloween tout le monde décore la maison de lumerottes.


P a g e |17 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

La poudrerie

Dans les régions froides du monde, il y a de nombreux phénomènes météo, comme par exemple la poudrerie.

Fada

Parfois, il est agréable d’ être à la fois chafouin et fada …

Mihaela, XI-e E


P a g e |18 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

SOMMAIRE

1. ARGUMENT 2. LE SAVIEZ-VOUS ? ... 3. VOYAGER À TRAVERS LE MONDE 4. JOURNAL DE VOYAGE 5. RÊVE ET RÉALITÉ 6. RÊVER AU MOIS DE DÉCEMBRE 7. UN NOËL INHABITUEL 8. TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN 9. L’HOMME DE L’OMBRE 10. UNE AVENTURE INOUBLIABLE 11. LE TÉMOIN 12. LE CARNAVAL DE RIO 13. LA SAGESSE DE JABBA 14. MA CHÈRE ANA 15. JEU DE MOTS


P a g e |19 -

Notre journal de créativité franco-philo-phone

COMITÉ DE RÉDACTION

Rédacteurs en chef : Filipciuc Anca-Delia, Rusu Miruna Anamaria

Rédacteurs : Atitienei Raluca-Georgiana, Hriţuc Cosmina Maria, Mihalaş AndreeaDiana, Mocanu Adina, Nuţu Raluca, Opariuc Laura Georgeta, Paşcu Ioana, Paveliuc Sorin, Pulbere Alina-Oana, Rău Irina, Romaniuc Laura, Telescu Mihaela

Iconographes : Atitienei Raluca-Georgiana, Filipciuc Anca-Delia, Paveliuc Sorin, Rusu Miruna Anamaria

Couverture : Filipciuc Anca-Delia

Mise en page : Filipciuc Anca-Delia, Rusu Miruna Anamaria

Imprimé au Lycée « Mihai Eminescu » de Suceava. Journal réalisé sous la direction de Madame le professeur Violeta CRISTESCU.

TOUTE IMPRIMATION SANS L’AVIS DU COMITÉ DE RÉDACTION EST INTERDITE.


P a g e |20 -

Notre journal de crĂŠativitĂŠ franco-philo-phone


Notre journal de créativité franco-philo-phone - 2016  

Revista Notre journal de créativité franco-philo-phone - 2016

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you