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Le monde en classe Dossier mensuel pour l’enseignement primaire, en lien avec le calendrier 11.11.11 ISSN : 2033-6756-Numéro 4

AVRIL 2013

Brésil Thème : MA RUE


EDITORIAL

SOMMAIRE

Chères lectrices, chers lecteurs, Nous partons ce mois-ci pour le Brésil, pays contrasté s’il en est. En effet, si une grande part de son territoire est couverte par la forêt vierge amazonienne, le Brésil compte aussi des mégapoles surpeuplées et parfois très industrielles comme Sao-Paulo. Le contraste est aussi très marqué sur le plan social, avec des immensément riches et des extrêmement pauvres. L’extrême pauvreté se répercute par ailleurs très cruellement sur la jeunesse puisque le Brésil est tristement célèbre pour ses très nombreux enfants des rues. Ceux-ci sont livrés à eux-mêmes pour leur survie dans un univers particulièrement dangereux. Mais, si une part importante de la population citadine est contrainte à vivre dans des bidonvilles, ces habitants arrivent aussi souvent à s’organiser collectivement pour améliorer le contexte dans lequel ils vivent. Diverses ONG membres du CNCD-11.11.11 les y aident, par exemple au niveau de la collecte et du recyclage des déchets, ou encore en organisant des échanges de savoirs et de pratiques entre travailleurs sociaux de rue à l’échelle internationale.

L’actu 11.11.11

2

Editorial

3

Informations du mois

4&5

Fiches par cycle

6 - 18

2e cycle (de 6 à 8 ans)

6

Feuillet A : Plan des rues

7

Feuillet B : Une bulle, des bulles

8

3e cycle (de 8 à 10 ans)

9

Feuillet C : La lettre d’Aline

10

Feuillet D : Une rue à Rio

11

4e cycle (de 10 à 12 ans)

12

Ressources complémentaires

13

Feuillet E et F : Les bulles du bonheur

14 & 15

Feuillet G : Danger et espoir dans la rue

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Feuillet H : Sparta

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Feuillet I : Dessin de la photo

18

Amitiés solidaires

A vous la parole !

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Alexandre Seron, responsable Campagne

Photo en miroir

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COLOPHON © 2012

Le Monde en classe est une publication du CNCD-11.11.11 (Quai du commerce, 9 à 1000 Bruxelles T 02 250 12 30 – F 02 250 12 63)

Wereldreis (version néerlandophone) est une publication de Studio Globo (Rue des Tanneurs, 165 à 1000 Bruxelles)

Lien Web

www.cncd.be/lemondeenclasse

www.studioglobo.be/wereldreis

Editeur responsable

Arnaud Zacharie

Piet Spanhove

Abonnement : lemondeenclasse@cncd.be – 02/250.12.57 Rédaction et collaborateurs: Jan Daniëls et Annelies Maertens (récit), Irina Meeusen, Stijn Van Assche, Marijke Huvenne, Angelique Vermeire, Jesse Vos, Seth Daelemans, Jesse Noukens, Emilie Deblock, Jan Debonnet et Helga Vande Voorde (rédaction) Adaptation francophone : CNCD-11.11.11 Dessins : Jos Verhulst

Photo du calendrier : AF Rodrigues

Mise en page : Marc Vermeiren

Photo en miroir : Liesbet De Pooter

Traduction : Virginie Gosselin Tous droits réservés. Acquisition exclusivement réservée à des fins éducatives et non commerciales. Obligation de mentionner "Le monde en classe/Wereldreis" pour toute reproduction éducative. Imprimé sur papier certifié FSC. Avec le soutien de 11.11.11 et de la Coopération Belge au développement.

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – 3


Informations du mois Le Brésil Le Brésil se trouve en Amérique du Sud. Il s’agit du cinquième plus grand pays du monde, dont la capitale est Brasilia. Le paysage et le climat y sont très variés : le fleuve Amazone traverse la forêt tropicale à l’ouest et au nord du Brésil. La majeure partie du pays se compose de plateaux. Le nord-est est désertique et le sud subtropical. Histoire Le Portugais Pedro Cabral gagne les côtes brésiliennes en l’an 1500. Cela marque le début de la colonisation portugaise. La population locale est rapidement affaiblie. Nombreux sont ceux qui succombent aux maladies introduites par les Européens. C’est alors que plusieurs millions d’Africains sont expédiés par bateau au Brésil pour y travailler en tant qu’esclaves dans les plantations de canne à sucre, de tabac, de café, de coton… jusqu’en 1888, quand l’esclavage a été aboli officiellement. Après son indépendance en 1822, le Brésil est resté un empire jusqu’en 1889 quand il a acquis le statut de république. Au 20ème siècle, le pays a connu deux coups d’État. À partir de 1985, il y a eu de nouvelles élections démocratiques. Dilma Rousseff y est la première femme présidente.

Population La population totale est estimée à 194 millions d’habitants. Elle est essentiellement concentrée le long des côtes et dans le sud. La plupart des Brésiliens sont issus d’un métissage d’origines africaines et européennes. Les Indiens, population indigène du Brésil, vivent principalement dans la forêt amazonienne, mais aussi dans les villes telles que Rio de Janeiro et Sao Paulo. Cependant, leur territoire ne cesse de rétrécir et le contact avec le monde moderne menace leur survie. Economie Le Brésil est l’une des plus grandes économies au monde, qui connaît actuellement une forte croissance. Les produits d’exportation sont le minerai de fer, l’acier, les chaussures, le café, le soja, les fruits (comme les oranges, les ananas, les mangues), le poulet, le bœuf, la canne à sucre et des produits industriels tels que les avions. La croissance économique soudaine (ex. élevage et exploitation minière) fait également naître de nombreux problèmes, comme la destruction écologique et la désorganisation sociale. Au Brésil, il existe un énorme fossé entre les riches et les pauvres. Malgré le

développement de la classe moyenne, 1/5ème des Brésiliens ne vont pas à l’école, sont sous-alimentés, n’ont pas accès aux soins médicaux, au réseau d’égouttage et à l’eau potable. Toutefois, ces dernières années, la lutte contre la pauvreté fait l’objet de nombreux programmes sociaux, comme la ‘Bolsa Familia’, un revenu minimal accordé aux familles les plus pauvres, à condition que leurs enfants soient scolarisés. IDH : Le Brésil se trouve en 84ème position avec un indice élevé de 0,718.

AS-TU DéJà ENTENDU PARLER DE… RONALDO ? La star du football Ronaldo Nazario de Lima est l’un des demi-dieux vivants que le Brésil vénère, même si sa carrière est actuellement moins mouvementée. Il est actuellement membre du comité organisateur de la prochaine Coupe du monde de 2014 au Brésil. Ce poste honorable a été obtenu au terme d’une brillante carrière de footballeur… C’est également l’histoire d’un véritable battant. Né en 1976 dans une famille pauvre, Ronaldo a développé son amour du football sur le terrain poussiéreux du petit club de São Cristóvão. ‘Fenômeno’ est devenu son surnom avec sa série de buts ‘phénoménaux’ qu’il allait marquer plus tard dans de grands clubs étrangers tels que Barcelone, PSV Eindhoven, Inter Milan et Real Madrid. En Brésil, il est devenu immensément populaire quand il a fait gagner le Brésil à la coupe du monde de 2002 en marquant plusieurs buts spectaculaires, alors qu’une grave blessure du genou avait laissé croire que ses heures de gloire étaient derrière lui. Ronaldo donne de l’espoir aux enfants pauvres et nourrit leur rêve de gravir les échelons grâce au sport, tout comme lui.

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Informations sur le pays – 4


INFORMATIONS SUR LA PHOTO Cette photo a été prise à Rio de Janeiro, la deuxième ville du Brésil avec 6,3 millions d’habitants (la métropole en compte 11,7 millions). Il existe de grandes différences socioéconomiques entre les quartiers de villas le long des plages de sable de plusieurs kilomètres et les favelas sur les collines et les roches de granit. ‘Complexo da Maré’ se trouve au nord de la ville, tout près de l’Avenida Brazil, une autoroute qui traverse Rio. Il s’agit d’un groupe de quartiers résidentiels et de favelas qui compte 130 000 habitants et a été construit après 1940 dans la mangrove (‘maré’ veut dire marée). Dans ce ‘quartier’ animé, João ‘Bolinha’ (Bulle de savon) Inacio vend des bulles de savon. Il est originaire de la région très pauvre du nord-est du Brésil.

INFORMATIONS SUR LE THEME : MA RUE Les villes telles que Rio de Janeiro et Sao Paulo sont des endroits très animés, mais aussi des lieux où se confrontent plusieurs extrêmes. Les quartiers très riches, protégés par des grillages, des caméras et des agents de surveillance, offrent un contraste criant avec les favelas : les ghettos des plus pauvres, les bidonvilles situés en périphérie. De nombreuses personnes y vivent dans des cabanes fabriquées avec du carton, du plastique, des planches de bois et des tôles ondulées. Prenons les favelas de Rio de Janeiro… Entre 20 000 et 30 000 enfants des rues y vivent. 80% de ces enfants ont une famille, mais vivent dans la rue à cause de la pauvreté, de la violence familiale interne ou de la violence liée à la drogue. Il y a des enfants qui essaient de gagner quelque chose pour leur famille en faisant des petits boulots en rue. Il y a aussi ceux qui sont totalement séparés de leur famille. Et enfin, il y a les ‘réfugiés de la violence liée à la drogue’ : ils essaient d’échapper à la mort en se cachant des chefs de la drogue.

Avec la Coupe du monde de 2014 et les Jeux Olympiques de 2016, Rio va attirer de très nombreux touristes et par conséquent, générer d’importants bénéfices pour les entreprises qui y participent. En vue de ces grands évènements, la ville de Rio joue le jeu de la classe aisée en effectuant un ‘nettoyage social’. Les enfants des rues sont violemment chassés des plus beaux quartiers et des plages. Les exclus sociaux sont expulsés en périphérie de la ville et les récalcitrants sont même emprisonnés. Durant le premier semestre de 2012, l’administration de Rio a incarcéré plus de 4 000 enfants des rues. L’‘apartheid social’ ne fait qu’augmenter. Les ‘actions de nettoyage social’ de la ville se sont intensifiées sans que des programmes de développement social dans les favelas n’aient été encouragés. Tant que les services de base pour les familles pauvres, les écoles, l’accueil des enfants, les actions culturelles et l’emploi des jeunes font défaut, la migration des enfants pauvres vers les quartiers riches restera constante.

VOCABULAIRE DU VOYAGEUR Cariocas : habitants de Rio favelas : bidonvilles illégaux comprenant de petites habitations en périphérie de la ville, très présents à Sao Paulo et Rio de Janeiro (< portugais : nom d’une plante euphorbiacée du nord-est du Brésil, d’où les soldats pauvres sont venus à Rio et ont construit des logements provisoires). ghetto : quartier fermé où vit un certain groupe de population prépondérant (< quartier vénitien attribué aux juifs). enfant des rues : enfant qui vit temporairement ou durablement dans la rue et qui essaie d’y trouver de la nourriture et des revenus ; 1 enfant sur 5 dans le monde !

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Informations sur le pays – 5


2e cycle (de 6 à 8 ans)

UN NOUVEAU MOIS, UNE NOUVELLE PHOTO

en petits groupes ? Quelques idées de jeu: dessiner à la craie, sauter à la corde, faire des bulles de savon, jouer à la marelle.

Regardez ensemble la photo. Demandez aux élèves d’expliquer/philosopher/imaginer ce qu’on voit sur la photo. Sondez leurs expériences avec les bulles de savon. “Quand faisons-nous des bulles de savon ?” Ex. à une fête d’anniversaire, quand on joue dans le jardin, à l’école… Engagez une discussion sur le sujet ‘ma rue’. Demandez aux élèves de décrire leur rue : les bâtiments, la circulation, les voisins, la présence d’espaces verts, les magasins…

PLAN DES RUES Sur le feuillet A, les élèves dessinent le trajet qu’ils empruntent de la maison à l’école. Celui-ci sera peutêtre très différent d’un plan à l’échelle ! Est-ce qu’on peut retrouver son chemin avec ce plan ?

L’HISTOIRE D’ANINHA Ensuite, parlez d’Aninha (voir feuillet C) et de la petite maison dans laquelle elle vit. Il peut y avoir des différences, mais aussi des points communs en ce qui concerne la construction, le confort du sommeil, le nombre d’habitants, l’ambiance, l’environnement…

LA BULLE DE SAVON BONHEUR Demandez aux élèves de découper un grand disque de papier et d’y dessiner ou écrire ce que représente le ‘bonheur’ pour eux. Dirigez l’exercice sur des éléments immatériels, par ex. “être avec maman”. Si un élève n’a pas d’idée, demandez-lui d’écrire le mot bonheur avec de belles lettres dans la bulle de savon. Accrochez les ‘bulles de savon’ coloriées dans un grand nuage. Vous pouvez ensuite jouer à faire des bulles dehors avec les enfants et les envoyer ‘aux enfants des rues du monde entier’ ! Pour ce faire, vous avez besoin d’eau savonneuse et de souffleurs de bulles. Vous pourrez en acheter à bas prix dans les magasins de jouets. Les enfants en ont peut-être aussi chez eux ! Vous pouvez également en fabriquer avec des cintres métalliques. La suite est décrite sur le feuillet B.

JOUER EN RUE En général, les enfants aiment jouer dehors. Quand on vit dans une rue calme ou dans un clos résidentiel, on peut tranquillement jouer sur le trottoir (voire sur la route). Les enfants qui vivent au long de routes fréquentées n’ont pas cette possibilité. À quoi peut-on jouer dans la rue ? Listez ensemble les jeux que les enfants connaissent. Si vous en avez l’occasion, organisez un jeu dans la rue de l’école. Vous pouvez peutêtre demander l’accompagnement de certains parents Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – 6


Plan des rues Chaque jour, tu fais le trajet qui sépare ta maison de l’école. Par quel chemin passes-tu ? Quels sont tes points de repère ? Y a-t-il des endroits en rue où tu dois faire attention ? Prends-tu les transports en commun ? Qu’est-ce que tu aimes en rue ? école

maison

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Feuillet A – 7


Une bulle, des bulles Tu as besoin d’un souffleur de bulles et d’eau savonneuse. Voici une bonne recette pour faire des bulles résistantes : • 1 part de sucre ou de poudre de gélatine • 1 part de liquide vaisselle • 6 parts d’eau Trempe le souffleur de bulles dans le mélange, ne mélange pas trop sinon ça va mousser trop fort ! Relève-le et souffle doucement. Bonne chance ! Tu peux peut-être souffler un groupe, une file ou un coeur de bulles ?

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Feuillet B – 8


3e cycle (de 8 à 10 ans) DECOUVERTE DE LA PHOTO Regardez la photo ensemble. Demandez aux élèves de décrire ce qu’ils voient et quelle impression ils ont. “Est-ce qu’on pourrait voir cette scène chez nous ?” Ils peuvent chercher en groupe cinq points communs et cinq différences avec la rue chez nous. Ils les notent brièvement. Ensuite, une discussion en groupe peut être entamée pour réfléchir à ces points communs et ces différences. “Est-ce mieux, moins bien, moins sûr... ?” Demandez-leur d’expliquer à chaque fois. Ils réfléchissent ainsi aux choses du quotidien. Cherchez ainsi les points positifs et négatifs et essayez de ne pas uniquement noter des éléments négatifs pour Rio ! Différences possibles (ou non ?) avec notre rue : pieds nus, les enfants qui rient sur la route, les bulles de savon, les gens sur le trottoir, les portes ouvertes, des vélomoteurs mais pas de voitures, la fresque murale, les boîtes aux lettres décorées, les objets dans la rue (tables contre le mur, chaises, plantes), l’alignement, les pavés, le trottoir et les seuils...

LA LETTRE D’ALINE Demandez aux élèves de lire individuellement la lettre (feuillet C) en silence. Expliquez certains mots à la classe. • “Qui est Aninha ?” Expliquez qu’il s’agit d’un nom portugais qui se prononce “Aninia”. Vous pouvez alors expliquer que la langue officielle du Brésil est le portugais. • “Pourquoi ?” Les élèves connaissent-ils d’autres pays dans le cas ? • “Qui sont les enfants des rues ? Que veut dire ‘vivre dans la rue’ ?”

DANS LA RUE Les enfants des rues Ce phénomène est assez rare dans notre pays (ils seraient environ 3 000), mais il est beaucoup plus fréquent au sud : les enfants qui vivent dans la rue (avec ou sans leurs parents). Réfléchissez avec les élèves aux terribles conditions de vie de ces gens. Demandez-leur d’expliquer ce qui manque quand on vit dans la rue : la chaleur, un endroit au sec, une toilette, une table, les soins de santé, l’école, la sécurité, la protection, l’identité, le contact social… D’autre part, ces enfants sont généralement très créatifs, optimistes et indisciplinés ! Les élèves relisent le texte, éventuellement à voix haute chacun à leur tour. Les questions suivantes sont abordées oralement. “Décris comment vivent ces personnes, qu’en penses-tu ? Les maisons sur la photo du mois sont-elles aussi fabriquées avec des matériaux trouvés ? Pourquoi Aninha rougit-elle ? Cette rue est-elle ‘agréable’ ? Pourquoi ? Compare avec les rues chez nous.” Tu peux maintenant compléter le feuillet D. Fête de rue Discutez en classe des fêtes de rue. Organise-t-on parfois des fêtes de rue chez les élèves ? Chez nous, on organise souvent des fêtes de rue pendant les vacances d’été. Il fait beau, les gens ne travaillent pas et les voisins se rassemblent pour faire la fête. La rue est alors fermée à la circulation. Il y a généralement des animations pour les enfants (ex. château gonflable) et de la nourriture pour tout le monde (ex. barbecue ou repas où chacun amène un plat).

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Fiche par cycle – 9


La lettre d’Aline Olá amigos*, Je suis tombée sous le charme du Brésil ! C’est un très beau pays avec de grandes rivières magnifiques, des forêts et des plages ! Malheureusement, c’est aussi un pays où il y a beaucoup d’inégalités. Il y a des familles très riches mais aussi beaucoup de familles très pauvres. Mon amie Aninha vit dans la ville de Rio, dans une favela. Leur maison a été fabriquée avec tout ce qu’ils ont pu trouver : du bois, du carton, des tôles ondulées, du plastique… C’est là qu’elle habite avec son papa, sa maman, ses quatre frères et sœurs ainsi que six autres membres de la famille. Comme les maisons ne sont pas très grandes, les enfants jouent dans la rue. Dans la rue d’Aninha, il y a quelques garçons qui jouent au football. “Je suis Ronaldo !”, crie l’un d’eux. “Non, c’est moi !”, répond un autre. Aninha et moi allons voir Joao Bolinha. C’est un monsieur rigolo qui est toujours dans la rue et qui souffle de magnifiques bulles de savon pour amuser les enfants. “Rien que pour toi, ma petite fille… cette bulle”, dit-il à Aninha en soufflant une bulle en forme de cœur. Aninha rougit et les gens autour se mettent à rire. Joao nous laisse souffler des bulles. Les autres enfants se mettent à courir pour les attraper et essayer de les faire éclater. C’est vraiment agréable une rue pleine de vie ! À la prochaine fois !

Aline

* “Salut, les amis” en portugais Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Feuillet C – 10


Une rue à Rio As-tu bien lu la lettre ? Réponds aux questions ! Où habite Aninha ? ……………………………………………………………………........................................ En quoi est fabriquée sa maison ? ……………………………………………………………………........................................ Pourquoi les enfants jouent-ils dans la rue plutôt que chez eux ? ……………………………………………………………………........................................ Que font les garçons dans la rue ? ……………………………………………………………………........................................ Qui est Joao Bolinha ? ……………………………………………………………………........................................ Aimerais-tu que ta rue ressemble à celle d’Aninha ? Pourquoi ? ……………………………………………………………………........................................

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Feuillet D – 11


4e cycle (de 10 à 12 ans) MISE EN SCENE

classe. “En quoi diffèrent les rues dans lesquelles les élèves vivent ? Les élèves jouent-ils souvent dans la rue Demandez aux élèves de mettre au point une petite ou dans le quartier ? Pourquoi ?” pièce de théâtre par groupe de trois ou quatre en se basant sur la photo du mois. Ils peuvent reprendre des Les enfants des rues personnages de la photo, mais aussi créer leurs propres Entre-temps, l’histoire a montré aux élèves que la vie personnages. Ils présentent ensuite leur pièce devant la de nombreux enfants brésiliens n’est pas une partie de classe. Discutez avec les élèves du sentiment qu’ils ont plaisir. Ils vivent dans la pauvreté, souvent entourés de en regardant la photo. Savent-ils où elle a été prise ? gangs liés à la drogue qui peuvent être très dangereux. Au Brésil, on estime à 7-8 millions le nombre d’enfants Voici quelques questions pour aider les élèves : des rues ! “Qui est la petite fille qui sourit ? Où habite-t-elle ? Qui est sa famille ? A-t-elle des amis dans la rue ? Quels sont ses loisirs, qu’aime-t-elle faire ? Qu’aime-t-elle manger DANGER ET ESPOIR DANS LA RUE ? De qui est-elle peut-être amoureuse ? Qui souffle les bulles sur la photo ? Habite-t-il dans la Les élèves utilisent le feuillet G. En fonction de la classe, ils peuvent travailler par deux, en groupe ou rue ? Quel est son métier ? A-t-il une famille ? Qui est la petite fille avec son top rose et son short? A- collectivement. t-elle des frères et sœurs ? Que pense-t-elle des bulles Ils relisent l’histoire et cherchent les avantages et désavantages de vivre dans une rue comme celle d’Aninha. de savon ?” Ensuite, ils réfléchissent à ce qu’ils feraient s’ils devaient vivre avec de tels dangers.

AUTOUR DU RECIT

Les élèves lisent l’histoire par petits groupes (feuillets E et F) en y mettant de l’expression. Ensuite, ils se racontent ce qui se passe dans l’histoire. S’attendaient-ils à cela en regardant la photo ? Est-ce que c’est fort différent de leur interprétation de la photo ? Ensuite, les élèves écrivent dans leur groupe trois choses qu’ils ne savaient pas avant de lire l’histoire. Le professeur parle des trois éléments cités dans chaque groupe. Chacun sa rue ART DE RUE Les élèves décrivent leur rue en cinq phrases. Ils expliquent également ce qu’ils pensent de leur rue à la Demandez aux enfants ce qu’ils pensent de l’art. Est-ce que c’est quelque chose de réservé aux riches ? Est-ce qu’on trouve de l’art uniquement dans les musées ? Les enfants ont peut-être des a priori. Parlez-leur de l’art de rue et de ses différentes manifestations. Le hip-hop, les graffitis, les affiches, le cirque,… Sur le feuillet H, vous trouverez différentes propositions d’activités à faire avec votre classe autour de l’art de rue. Profitez de la cour de récréation ou de la rue de l’école si vous avez l’autorisation, pour les laisser s’exprimer. Laissez-les choisir la forme d’art qui leur plait le plus et faites-les travailler collectivement sur une œuvre.

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Fiche par cycle – 12


Ressources complémentaires Les supports repris ci-dessous ont été sélectionnés par la Bibliothèque Centrale du Brabant Wallon. Nous espérons qu’ils vous aideront à faire « un petit pas de plus » avec vos élèves.

LIVRES

à un jeune garçon de la rue, voleur de bicyclette. Un roman subtil sur les inégalités sociales et sur la double culture, à travers le personnage de Manu, enfant privilégié qui croise la route d'un petit Carioca à l'existence misérable.

• L’enfant qui voulait dormir / Michel Brûlé Ed. Grasset jeunesse, 2005 (Lampe de poche) - A partir de 12 ans

A douze ans, Nino ne connaît pas son père et voit sa mère mourir d'une pneumonie. Né à Rio, dans la favela, il vit dans le dénuement le plus complet, il quitte le bidonville pour ne pas entrer dans la guerre des gangs. Il part mendier sur la plage de Copacabana. Et à chaque fois qu'il trouve quelque chose à manger, il s'endort et rêve à une vie meilleure.

VIDEO

• Puisque nous sommes nés / Documentaire réalisé par Jean-Pierre Duret Pierre Grise Distribution ; 2009 ; 90 min

• Enfants invisibles : histoires d'enfants des rues (les) / Marie-José Lallart, Olivier Villepreux Arles : Actes Sud junior, 2012 - A partir de 9 ans

Une ancienne fonctionnaire de l'Unesco a rencontré des enfants des rues au Brésil et au Congo. Elle raconte leurs vies dans ce documentaire.

• Le petit marchand des rues / Angela Lago Ed. Rue du monde, 2005 (Pas comme les autres) - A partir de 6 ans

Uniquement des images pour raconter l'histoire d'un gamin des rues, petit vendeur de fruits. Tour à tour méprisé, ignoré, volé, c'est lui qui donne à manger au chien qui a faim devant la boulangerie. Il n'a plus rien, il vole, il vole des fruits qu'il recommence à vendre pour peut-être s’acheter à manger.

Le voleur de bicyclette / Leny Werneck Ed. Syros, 2009 (Mini Syros. Roman) ISBN 978-2-7485-0794-2 - à partir de 7 ans

Emmanuel, enfant de Brésiliens vivant à Paris, se réjouit d'aller passer le réveillon du nouvel an à Rio. En jouant dehors avec ses cousins, il se retrouve face

Brésil. Nordeste. Une immense station-service au milieu d'une terre brulée, traversée par une route sans fin. Cocada et Nego ont 13 et 14 ans. Cocada a une rêve, devenir chauffeur routier. Il dort dans une cabine de camion et, la journée, il rend service et fait des petits boulots. Son père est mort assassiné alors il s'est trouvé un père de substitution, Mineiro. Un routier qui prend le temps de lui parler et de le soutenir quand la tentation de l'argent mal acquis se fait trop forte. Nego, lui, vit dans une favela, entouré d'une innombrable fratrie. Avec son copain Cocada, ils regardent le mouvement incessant des camions et des voyageurs. Tout leur parle une langue dont ils en savent rien. Avec cette singulière maturité qu'on acquiert trop tôt dans l'adversité, ils s'interrogent sur leur identité et leur avenir. Leur seule perspective : une route vers Sao Paulo, vers un ailleurs.

WEB

• http://www.fatcap.org/ville/rio-de-janeiro.html

Un site proposant des photos de graffiti réalisés par des artistes brésilien.

• http://www.droitsenfant.org/bresil/

Portail des droits de l’enfant.

Vous retrouverez ces ouvrages et bien d’autres, en consultant le catalogue en ligne du Réseau Public de Lecture de la Communauté Française : www.samarcande-bibliotheques. be ou en contactant la bibliothèque publique la plus proche de chez vous (liste complète sur : www.bibliotheques.be).

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Ressources complémentaires – 13


Les bulles du bonheur Bonjour ! Je m’appelle Aninha. C’est l’équivalent d’‘Annette’ dans votre langue. C’est moi la petite fille brésilienne qui se trouve sur la photo avec le nez dans les bulles de savon. J’habite dans la favela de Ramos à Rio de Janeiro, qui fait partie de la Favela da Maré, un énorme bidonville. Nous y vivons avec toute notre famille dans une minuscule maison en brique et en tôle ondulée. Maman trouve que c’est ‘très moderne’. En effet, quand elle était petite, il n’y avait que des maisonnettes bancales en torchis et en bambou. Ma mère est arrivée ici quand elle était toute petite, avec mes grands-parents et un groupe de migrants affamés qui venait de la campagne pauvre du nord-est, où la sécheresse prolongée faisait régner la famine. Ma maîtresse a expliqué que 40 millions de personnes avaient alors quitté cette région désertique pour venir s’installer dans les grandes villes de Rio de Janeiro et São Paulo. La plupart des habitants de ma favela sont pauvres. Certaines familles vivent à quinze dans la même petite maison et dorment sur le sol parce qu’elles n’ont pas assez d’argent pour acheter des lits. Et pour économiser, tout le monde prend ‘gratuitement’ de l’électricité avec des milliers de fils sur les grands poteaux d’éclairage de l’autoroute toute proche. Bon nombre de mes amis mangent tous les jours du riz et des haricots, sans viande et sans autre accompagnement.

a des vendeurs de rue qui crient et des tas de petites églises où on entend du gospel. Il ne fait jamais calme ici : les voisins tirent des feux d’artifices quand leur équipe de football a gagné et tout le monde danse au carnaval. Jour et nuit. Toutefois, en dehors de cette période, la plupart des habitants se lèvent tôt pour travailler dur. Ils font de longues journées, car pour arriver à temps dans le centre ville, il faut prendre le bus très tôt le matin. Dans les écoles brésiliennes, il n’y a pas assez de place pour accueillir tous les enfants. C’est pourquoi nous n’allons à l’école que pendant la moitié de la journée : un groupe au matin et l’autre groupe l’après-midi. Mon frère aîné de quinze ans va même à l’école le soir. Cela lui permet de travailler la journée… Mon papa trouve que c’est une bonne idée. Tout le monde doit y mettre du sien pour nourrir autant de bouches. Nous sommes treize à la maison : papa, maman, cinq enfants et trois cousins et cousines ‘adoptés’. Dans le jardin derrière la maison, ma très vieille grand-mère et mon grand-oncle vivent avec sa sœur adoptée et leurs huit chats, sans oublier Dobby, notre chien aveugle.

Quand j’étais encore petite, on a creusé une énorme pataugeoire et a installé une plage artificielle pour permettre aux habitants de la favela d’aller à la plage pendant leurs temps libres. Ce faisant, ils ne doivent plus aller sur les plages huppées des touristes pendant le week-end. Mais l’eau de la pataugeoire Malgré tout, j’aime vivre ici. Les enfants jouent s’est mélangée à du pétrole provenant de la baie et partout dans les ruelles. C’est ce que je préfère. Il y il n’y avait pas de station d’épuration. Ma maman ne veut pas que j’y aille. Elle dit que c’est une ‘mare aux cochons’, qu’il peut y avoir des maladies qui se développent et que les visiteurs du week-end y vont pour boire de l’alcool. Papa dit aussi qu’il y a des tas de dealers. De toute façon, Papa nous interdit de nous éloigner de notre ruelle pour aller jouer. C’est trop dangereux, surtout dans les environs de l’Ancienne Usine. C’est là qu’habitent les ‘miseráveis’, les familles plus pauvres. Autrefois, il y avait ici une usine textile, mais elle a fermé. Les hangars vides ont été occupés par les gens. Les niches en béton où se trouvaient autrefois les métiers à tisser ont été transformées pour en faire des centaines de taudis en carton et en bois. Il y a beaucoup de toxicomanes qui y vivent et certains d’entre eux forment le gang du “Commando Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Feuillet E – 14


Rouge”. Ils sont armés jusqu’aux dents et sèment la terreur dans notre quartier. On ne rigole pas avec Mey Adão, le chef du gang. Ceux qui n’obéissent pas sont tués. Il y a un moment, Ramos était le théâtre incessant d'échanges de tirs entre le 'Commando Rouge' et des gangs ennemis ou la police. On peut y risquer sa vie. Quand le tapage des tirs commence, tout le monde rentre précipitamment. Nous restons parfois à plat ventre pendant une heure pour éviter les balles qui fusent.

Mon grand frère Tiago dit que le gouvernement ne faire rien pour notre quartier parce que nous sommes pauvres. Le gouvernement ne veut pas que nous allions jouer sur les plages propres, comme Copacabana. C'est pourquoi il a aménagé cette pataugeoire séparée. Ils ont aussi construit un mur de séparation long de plusieurs kilomètres autour de notre favela pour que les touristes de l’aéroport ne voient pas la misère des favelas de Rio. Le gouvernement a également décrété un couvre-feu le dimanche. Cela me rend parfois triste. Nous sommes exclus et nous ne nous sentons pas en sécurité. Ces derniers temps, notre favela commence à ressembler à une prison !

l’occasion. Il colle parfois cinq bulles ensemble et les fait virevolter sur la musique. Il a commencé à donner des ‘cours’ sur l’art de faire des bulles. Il nous apprend comment souffler pour leur donner des formes. Mais il ne divulgue pas pour autant sa recette secrète de l'eau savonneuse… Mes sœurs et moi, nous avons déjà fabriqué du savon, mais nous n’avons réussi à faire que des ‘petites bulles minuscules’ qui éclataient immédiatement. En tous les cas, les enfants jouent à nouveau par dizaine dans notre rue. Vive Joao Bolinha ! Il y a un moment, Joao a trouvé du travail à l’école de football de Ramos. Elle a été mise en place ici par le ‘projet AMAR’ pour les enfants de Ramos. Ils ont une équipe de football pour garçons et filles et des classes pour le soutien scolaire. Joao Bolinha y a créé une petite classe supplémentaire pour enseigner l'art du cirque ! Il vient nous chercher et nous ramène à la maison pour que maman soit d'accord. Nous prenons nos livres d’école car il y a une maîtresse qui donne des cours en plus et nous aide à faire nos devoirs. Nous apprenons aussi à jouer au football et à faire des bulles de savon. Mon frère trouve que c’est une bonne chose que nous, les gens de notre quartier, nous impliquions pour rendre notre vie meilleure. C’est ainsi que nous atteindrons la paix et la prospérité. Je rêve que tout le monde puisse vivre heureux et en paix. Et quand je pense au ‘bonheur’, je vois les magnifiques couleurs des bulles de savon. Parfois, je voudrais flotter comme elles dans l’air !

Notre délivrance est venue de notre petite rue. « Joao Bolinha » est venu s’y installer. C’est un homme joyeux qui a monté sa propre petite affaire : la vente de bulles de savon ! Tous les dimanches, il met de l'animation dans notre rue en soufflant les bulles de savon les plus incroyables et colorées. Les enfants sautent autour de lui. Même grandmère vient spécialement s’asseoir à la porte pour Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Feuillet F – 15


Danger et espoir dans la rue Aninha a dit qu’elle aimait vivre dans sa favela, mais il y a aussi des dangers dans la rue. Relis l’histoire. Donne une raison pour laquelle Aninha aime y vivre. .………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… Dans le texte, trouve un des dangers décrits par Aninha. .………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… Comment te sentirais-tu si tu devais faire face à de tels dangers dans ton quartier ? Comment y réagirais-tu ? .………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… Aninha explique que les choses ont changé depuis quelques temps. Que s’est-il passé ? .………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………… SPARTA est un sigle formé par la première lettre de valeurs très importantes ! Au Brésil, on parle portugais. Testez vos connaissances de portugais ! Quelles valeurs sont importantes pour ces enfants des rues ? Essayez d'abord de bien réfléchir ensemble, connaissez-vous un mot qui y ressemble ? Vous avez peut-être de la chance s'il y a un élève lusophone ou hispanophone à l’école ? Si vous ne trouvez vraiment pas, utilisez un dictionnaire. Bonne chance ! Solidariedade

= ...........................................

Paz

= ...........................................

Amor

= ...........................................

Responsabilidade

= ...........................................

Trabalho

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Amizade

= ...........................................

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Feuillet G – 16


Art de rue Chez Aninha, la rue est un endroit où il se passe beaucoup de choses. Il y a des enfants qui jouent et des vendeurs ambulants mais aussi… des artistes ! À Rio de Janeiro, l’art de la rue est omniprésent, des favelas aux quartiers riches. Il se manifeste essentiellement au travers de grandes fresques colorées. Non seulement elles égayent les rues mais c’est aussi un moyen pour les habitants des quartiers pauvres de s’exprimer. Avec ta classe, imagine une œuvre d’art à réaliser dans la rue de l’école ou dans la cour de récréation. Voici quelques idées : • Ecrivez des poèmes sur le thème de la rue sur de grandes affiches. Accrochez-les devant l’entrée de l’école ou dans la cour de récréation. • Dessinez à la craie votre rue idéale. Que voudrais-tu trouver dans ta rue idéale ? Des parcs, des espaces de jeu, des pistes cyclables, … ? • C’est le printemps qui commence. Pourquoi ne pas peindre une œuvre d’art pour illustrer cette saison (des arbres en fleur, la lumière, la fête de Pâques,…). • Le cirque est aussi une forme d’art de rue. Imaginez un petit spectacle (avec des clowns, des jongleurs, des acrobates,…) et présentez-le aux parents à la sortie de l’école. Quelle surprise ! • Vous avez déjà vu des scènes de bandes dessinées peintes sur les murs ? Si tu regardes bien, tu en trouveras plein à Bruxelles ! Regardes sur : www.brusselstripstad.be A vous de jouer maintenant !

Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Feuillet H – 17


Le monde en classe – 2013/Numéro 4 – Feuillet I – 18


“La rue est un superbe terrain de jeu. Il y a toujours une expérience à y vivre, au Brésil comme en Belgique.”

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Le Monde en classe 04/2013 - Brésil  

Vous êtes instituteur/trice ? Partez à la découverte du monde avec vos élèves ! Eveillez vos élèves à la solidarité internationale dès la pr...

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