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Le monde en classe Dossier mensuel pour l’enseignement primaire, en lien avec le calendrier 11.11.11 ISSN : 2033-6756-Numéro 7

SEPTEMBRE 2012

Bangladesh (Chittagong) Thème : LA TECHNIQUE


EDITORIAL

SOMMAIRE

Chers lecteurs, chères lectrices,

Suivez le guide !

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Editorial

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Informations du mois

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Fiches par cycle

6 - 18

Une nouvelle année scolaire commence et, une fois de plus, de nombreux jeunes seront formés à la lecture, l’écriture, le calcul, etc. La maîtrise de ces disciplines est en effet indispensable aux exigences d’un monde où l’être humain s’est rendu maître d’innombrables techniques. La technique est également le thème abordé ce mois-ci sous le prisme du Bangladesh et de l’agriculture. Si de nombreuses techniques ancestrales non polluantes continuent d’exister de par le monde, nous avons cependant, dans certains domaines, franchi des limites dangereuses. Par l’usage massif que nous faisons des énergies fossiles nous commençons ainsi à modifier le climat terrestre ! Ce sont par ailleurs ceux qui ont le moins contribué à cette modification qui en subissent les effets les plus négatifs. Ainsi, le Bangladesh est, et sera, très sévèrement impacté par les changements climatiques, que ce soit à travers la montée des eaux océaniques, la recrudescence des typhons, ou les inondations. Des paysans bangladais, de leur côté, modifient leurs techniques de culture pour s’adapter aux changements climatiques.

2e cycle (de 6 à 8 ans) Feuillet A : Des ustensiles bien utiles

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Feuillet B : A la pratique !

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3e cycle (de 8 à 10 ans)

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Feuillet C : La lettre d’Aline

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Feuillet D : Voyage dans le temps

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4e cycle (de 10 à 12 ans)

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Ressources complémentaires

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Alors ensemble changeons nos modes de vie, y compris sur le plan technique, pour promouvoir la justice climatique ! Amitiés solidaires, Alexandre Seron, directeur campagne Arnaud Zacharie, secrétaire général

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Feuillet E et F : Une journée bien remplie

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Feuillet G : Une technique : l’irrigation

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Feuillet H : Le quizz de Ponemala

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Feuillet I : Dessin de la photo

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Le CNCD-11.11.11, c’est quoi ?

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Photo en miroir

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COLOPHON © 2012

Le Monde en classe est une publication du CNCD-11.11.11 (Quai du commerce, 9 à 1000 Bruxelles T 02 250 12 30 – F 02 250 12 63)

Wereldreis (version néerlandophone) est une publication de Studio Globo (Rue des Tanneurs, 165 à 1000 Bruxelles)

Lien Web

www.cncd.be/lemondeenclasse

www.studioglobo.be/wereldreis

Editeur responsable

Arnaud Zacharie

Piet Spanhove

Abonnement : lemondeenclasse@cncd.be – 02/250.12.57 Rédaction et collaborateurs: Chris Verschooten (récit), Stijn Van Assche, Joke Balcaen, Mikke Maerschalck, Frans Meul, Bob De Pooter, Stefaan Van den Abbeele, Helga Vande Voorde (rédaction) Adaptation francophone : Antonella Lacatena (Switch asbl) et Alain De Mûelenaere (CNCD-11.11.11) Dessins : Jos Verhulst

Photo du calendrier : Jashim Salam

Mise en page : Marc Vermeiren

Photo en miroir : Brian M. Forbes

Traduction : Virginie Gosselin Tous droits réservés. Acquisition exclusivement réservée à des fins éducatives et non commerciales. Obligation de mentionner "Le monde en classe/Wereldreis" pour toute reproduction éducative. Imprimé sur papier certifié FSC. Avec le soutien de 11.11.11 et de la Coopération Belge au développement.

Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – 3


Informations du mois Vous trouverez des informations générales concernant le Bangladesh dans le « Monde en classe » de Mai 2012.

LE BANGLADESH ET LA REGION DU CHITTAGONG Population Au Bangladesh, la majeure partie de la population est bengalaise et parle le bangla, une langue indoeuropéenne proche du sanskrit. Près de 90% de la population est musulmane et 9% hindoue. Une infime minorité est bouddhiste, chrétienne ou animiste. Chittagong est la deuxième plus grande ville du pays. Elle se trouve au sud-est du Bangladesh, dans le district portant le même nom. Le port de Chittagong est le plus grand port du pays. Dans la région, on trouve une zone montagneuse couverte de forêts denses qui contraste fortement avec le reste du pays (qui est plutôt plat). Cette zone est appelée Chittagong Hill Tracts. Pendant des siècles, elle était habitée exclusivement par les Adivasi. Il s’agit d’une minorité éthnique, comptant près de deux millions de membres, divisés en cinquante sous-groupes

éthniques. Les collines de Chittagong abritent environ un million d’Adivasis, qui font partie de treize tribus différentes. Les Chakmas, les Marmas et les Tripuras sont les tribus les plus grandes, tandis celle des Mros est la plus petite. Bien que les treize tribus aient quelques coutumes similaires, il existe de grandes différences. Ainsi, les habitations sont généralement en bambou, avec des toits de feuilles. Cependant, les trois plus grandes tribus construisent leurs maisons dans les vallées et les autres sur les sommets des collines. De même, la plupart des rituels, les langues parlées et les vêtements varient selon les tribus. Histoire Durant la période coloniale, les britanniques ont fait de région une, une zone semi-autonome et seuls les Adivasi étaient autorisés à y vivre. Avec l’indépendance du Bangladesh, ce statut spécial a été supprimé et de plus en plus de Bengalais, à la recherche de terres cultivables, se sont installés dans cette région. Cela n’a pas plu aux Adivasi qui décidèrent de prendre les armes. La lutte contre l’armée, qui a donné lieu à d’importantes violations des droits de l’homme, n’a pris fin qu’en 1997 avec un accord de paix. Economie C’est par le port de Chittagong que transitent la plupart des produits bengalais voués à l’exportation (comme le cuir, le thé et les textiles). Par ailleurs, près de la moitié de la superficie du territoire est utilisé pour l’agriculture. On y produit notamment du riz.

AS-TU DEJA ENTENDU PARLER DE… LA DEMOLITION NAVALE ? La côte du Chittagong est tristement célèbre pour ses chantiers navals, où on ne construit pas de bateaux, mais où des bateaux du monde entier sont démantelés. Les propriétaires de ces chantiers cherchent essentiellement à récupérer l’acier avec lequel ces bateaux ont été construits car cette matière première rapporte beaucoup d’argent. La plage est jonchée de bateaux qui attendent d’être démantelés par un régiment d’ouvriers. Ceux-ci sont pour la plupart originaires des régions les plus pauvres du Bangladesh et un grand nombre seraient mineurs d’âge. Le travail sur les chantiers est très difficile alors que le salaire n’est que de deux euros par jour. Les conditions de sécurité ne sont pas respectés, les ouvriers sont en contact avec des produits chimiques nocifs comme l’amiante, sans disposer de l’équipement de sécurité nécessaire. Les accidents de travail sont nombreux et les ouvriers bléssés ne reçoivent qu’une maigre indemnité. Enfin, ces chantiers navals représentent également un danger pour l’environnement. Ils menacent gravement l’écosystème ainsi que la vie des pêcheurs locaux.

Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Informations sur le pays – 4


en cuisine.

INFORMATIONS SUR LA PHOTO

INFORMATIONS SUR LE THEME : LA TECHNIQUE

Sur la photo, nous voyons une femme Mro en train de vanner le riz. Elle lance le riz en l’air dans un grand panier tissé plat que l’on appelle un van. De cette façon, la balle, plus légère, se trouve dans l’air et peut être séparée des grains par le vent. La femme porte des bracelets colorés. À sa gauche, on voit un grand panier en jonc que les Mro utilisent pour transporter des objets comme des cruches, des fruits et légumes, du bois… Plus loin, il y a des échelles en bambou. La femme se trouve dans une pièce sombre, mais la lumière rentre par la fenêtre.

On entend par « technique » l’ensemble des procédés mis en œuvre dans un métier, un art, une science, etc…

Les Mros font partie des peuples indigènes les plus anciens et les plus isolés du Bangladesh. Ils ne possèdent pas d’écriture et la langue qu’ils parlent appartient à la famille tibéto-birmane. Ils vivent dans une société patriarcale et appartiennent à différents clans. Les mariages entre membres d’un même clan sont interdits. Bien que le père soit le chef de famille, les femmes jouent un rôle important dans la vie sociale. Les Mros sont principalement animistes. Les Mros appartiennent aux peuples Jumma, dont le nom fait référence aux techniques agricoles qu’ils emploient. En effet, ils laissent certaines terres en jachère pendant des années afin de les fertiliser. Ils préparent les terres utilisées avec la technique du jhum pour la culture.

Des outils sont souvent nécessaires pour effectuer une certaine activité : des ustensiles de cuisine pour cuisiner, des outils pour l’agriculture, une batterie pour avoir de l’énergie à portée de main, un téléphone portable pour contacter des personnes où que l’on soit,… L’homme fabrique ses outils depuis la préhistoire. L’Âge de la pierre a marqué le début des premières pierres façonnées. Avec l’arrivée de l’agriculture, il y a 11 000 ans, d’autres outils et objets usuels ont fait leur apparition : faucilles, haches, meules, poteries. Plus tard, on a utilisé le métal comme matière première à la place de la pierre. Au fil des siècles, l’outillage est devenu de plus en plus sophistiqué.

Alors que chez nous, le matériel est généralement en plastique ou en acier inoxydable, les Mros utilisent beaucoup de rotin et de bambou. Ainsi, la femme Mro de la photo utilise par exemple un panier en rotin pour vanner le riz. Ces deux matières premières, présentes en abondance dans les collines de Chittagong, sont donc très peu coûteuses. Les matières naturelles y sont utilisées pour des applications très variées, comme la construction de maisons, de meubles, d’outils agricoles et d’ustensiles de cuisine. Les Mros possèdent aussi de nombreux objets en terre cuite, comme les cruches. Enfin, ils utilisent également des matériaux tels que l’aluminium, essentiellement pour les casseroles, les poêles, les couverts et les assiettes.

VOCABULAIRE DU VOYAGEUR van : orte de panier servant à vanner, c’est-à-dire à séparer la balle du grain du riz. jhum : technique agricole consistant à arracher et brûler la forêt pour en faire des terres agricoles et à laisser des terres en jachère pendant une longue période. Parallèlement, d’autres terres sont cultivées. Il s’agit d’une forme d’agriculture nomade.

Les ustensiles de cuisine existent aussi depuis plusieurs siècles et les objets trouvés, par exemple sur le site antique de Pompéi, ont appris beaucoup de choses aux archéologues sur les habitudes alimentaires des anciennes civilisations. C’est principalement depuis le 19ème siècle que le matériel de cuisine moderne connaît un essor rapide en raison de la diminution du nombre d’employés de maison. De même, l’électricité a permis de développer de nombreux appareils qui facilitent considérablement le travail

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2e cycle (de 6 à 8 ans) DECOUVERTE DE LA PHOTO Regardez la photo ensemble. Laissez d’abord les élèves imaginer ce qui se passe sur la photo. Ensuite, racontez l’histoire de Ponemale (voir troisième cycle). Expliquez ce qu’elle est en train de faire. Le vannage permet d’éliminer la poussière et les petites peaux qui entourent les grains de riz. Ces petites peaux sont appelées « balles » pour de nombreuses variétés. Étant donné que la balle et la poussière sont plus légères que les grains, le moindre mouvement de l’air suffit pour les déplacer et les séparer. En lançant le grain avec un van, le vent peut emporter la poussière et les balles.

ET AVANT, C’ETAIT COMMENT ?

DES USTENSILES BIEN UTILES Ponemale utilise un van. C’est un ustentile plutôt rudimentaire mais très pratique. Nous aussi nous utilisons des tas d’ustensiles pour préparer ce que nous mangeons. Les enfants peuvent-ils en citer certains ?

Certains ustensiles de cuisine ont beaucoup évolué avec le temps. Une activité intéressante peut-être d’inviter un papy ou une mamy et de lui proposer d’amener d’anciens ustensiles (un moulin à café, un moulin à légume, un mortier, un presse-purée ?). Les enfants reconnaissent-ils ces outils ? Le papy ou la mamy peut alors expliquer à quoi ils servaient et éventuellement raconter une histoire, un souvenir lié à ces ustensiles… Enfin, demandez aux enfants d’imaginer quels ustensiles ou électroménagers n’existaient pas à l’époque de leurs grands-parents. Comment faisaientils alors sans four à micro-onde, sans bouilloire électrique, sans frigidaire ?

ET AILLEURS, C’EST COMMENT ?

Sur le feuillet A, vous trouverez une petite liste d’ustensiles de cuisine. Les enfants les connaissent-ils tous ? Sont-ils capables d’expliquer à quoi ils servent ? Si possible, apportez en classe les différents ustensiles. Demandez-leur ensuite de les déssiner.

Avec la photo, nous pouvons voir que les techniques et les ustensiles utilisés sont parfois différents dans d’autres pays. Certains enfants de la classe sont peut-être originaires d’ailleurs. Proposez-leur de demander à la maison s’ils n’ont pas des ustensiles typiques de chez eux (couscoussière, plat à tajine, wok, baguettes,…).

A LA PRATIQUE ! Place maintenant à la pratique. Nous allons utiliser certains ustensiles pour cuisiner et préparer des recettes simples (feuillet B).

Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – 6


Des ustensiles bien utiles Connais-tu ces ustensiles de cuisine ? Dessine-les ! un couteau une planche à découper

un rouleau à pâtisserie

un fouet

une balance

une passoire un saladier

Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Feuillet A – 7


A la pratique ! Ponemale aime l’orange, l’ananas et la mangue. Et toi ? ...........................................................................................................

Brochette de fruits • étape 1 : peler les fruits • étape 2 : couper les fruits • étape 3 : piquer les morceaux sur le bâton de brochette

Meringues • étape 1 : séparer les blancs des jaunes • étape 2 : battre les blancs • étape 3 : ajouter du sucre • étape 4 : mettre dans la poche à douille • étape 5 : réaliser des petites tours avec la poche à douille • étape 6 : cuire

Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Feuillet B – 8


3e cycle (de 8 à 10 ans) INTRODUCTION

LA LETTRE D’ALINE

Demandez aux élèves d’apporter des ustensiles de cuisine, des objets que les enfants, leurs parents ou leurs grandsparents utilisent pour préparer les repas. Qu’as-tu apporté ? À quoi ça sert ? Comment cet ustensile est-il utilisé ? Est-ce un ustensile ancien ou plutôt récent ? Faut-il de l’électricité pour l’utiliser ? Dans quel matériau cet objet est-il fabriqué ? Ecrivez tous les matériaux (plastique, bois, acier inoxidable, verre, céramique, porcelaine,…). sur le tableau. Demandez ensuite aux enfants de placer leur objet dans la bonne colonne. Tous les objets sont-ils bien placés ? Selon vous, quels matériaux sont plus anciens et lesquels sont plus récents ? Le plastique par exemple est une matière synthétique (qui nécessite une manipulation chimique) qui est apparue avec l’invention d’une technique bien particulière, au début du 20e siècle. Le bois est par contre un matériau naturel, certainement le plus ancien des matériaux utilisés dans la fabrication d’objets mais aussi pour la combustion (donc pour se chauffer et cuire des aliments).

Avec les enfants, construisez l’histoire de la photo en vous basant sur la lettre d’Aline. Qui vois-tu sur la photo préférée d’Aline ? (Ponemala) Où se trouve Ponemala ? (Bandarban, Bangladesh, dans sa maison) Que fait-elle ? Pourquoi fait-elle cela ? (vanner le riz, en lançant le riz, la balle est séparée des grains). Qu’utilise-t-elle pour ce faire ? (un grand panier en jonc plat ou van, force du bras, vent) Aline nous raconte que Ponemala utilise un ustensile bien particulier pour vanner le riz. Il est fabriqué avec des matiériaux locaux et ne nécessite pas d’électricité. Ponemala doit donc utiliser la force de ses bras. Il existe cependant des machines modernes pour vanner le riz. Mais Ponemala ne peut pas se permettre d’en acheter une et de toute façon, il n’y pas l’électricité dans son village. Suite aux débat précédent, qu’en pensent les enfants? Chez nous, nous disposons d’un tas de techniques et machines très pratiques dans tous les domaines. Nous avons également accès à l’énergie nécessaire pour faire fonctionner ces machines. Mais de cette façon, nous polluons beaucoup. Dans les pays du Sud, la plupart des gens n’ont pas accès à ces technologies. Par la force des choses, ils polluent donc beaucoup moins… Et pourtant ce sont les premières victimes des changements climatiques !

VOYAGE DANS LE TEMPS A CHAQUE METIER SA TECHNIQUE Quel métier voudriez-vous faire plus tard ? Chaque métier fait appel à une technique particulière. Certains sont des métiers nouveaux qui dépendent de technologies récentes (informaticien, pilote d’avion, webmaster, électricien,…), la plupart sont des métiers anciens, qui utilisent parfois des techniques ancestrales (menuisier, agriculteur, cuisinier, commerçant,…), mais qui ont beaucoup évolué avec le temps. Les agriculteurs par exemple, ici en Belgique, utilisent généralement des techniques modernes (des tracteurs, des moisonneuses batteuses, machines à traire les vaches, des engrais chimiques, des pesticides,…). Tout cela a permis de produire plus et plus vite tout en réduisant la charge de travail des agriculteurs. Malheureusement, ce sont aussi souvent des techniques qui polluent davantage. C’est pourquoi, de plus en plus de personnes remettent en question le développement de certains de ces moyens et pronent l’utilisation de techniques plus naturelles et plus manuelles. Qu’en pensent les enfants ? Est-ce que les avancées techniques et le progrès sont toujours positifs ?

Parlez de l’évolution des ustensiles de cuisine au fil de l’histoire à l’aide de photos. Sur le feuillet D, imaginez à quoi pourrait ressembler un ustensile de cuisine en 2050. Les idées pourront être exposées et un concours peut être organisé !

Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Fiche par cycle – 9


La lettre d’Aline Salut les filles et les garçons ! L’année scolaire a bien commencé ? Pour moi, oui ! Les vacances d’été sont finies… Je dois avouer que j’y pense encore. Mon dernier voyage au Bangladesh a été incroyable! Quand je suis partie, mes parents m’ont offert un appareil photo numérique en me demandant d’en prendre soin. J’ai donc pu prendre plein de photos ! Puis j’ai fait un album sur le Bangladesh. Ainsi, je peux montrer à tout le monde le beau voyage que j’ai fait et j’en garde un souvenir impérissable. Vous comprendrez qu’il m’est impossible de vous montrer toutes les photos, mais j’ai quand même glissé une petite surprise dans cette lettre. Vous l’avez vue ? Je trouve que c’est la plus belle photo de l’album ! Ce serait chouette que vous aussi, vous cherchiez votre photo préférée parmi les photos que vous ou vos parents avez prises lors d’un voyage ou d’une excursion. Durant l’année scolaire précédente, nous avons fait un « mur de voyage » dans la classe. Chacun a apporté des souvenirs, a dessiné ses rêves (parfois des voyages très lointains !), a pris des photos… Ce faisant, nous avons voyagé en classe, tous ensemble ! Vous pourriez faire la même chose, non ? Vous avez déjà regardé ma photo ? On y voit Ponemala. Je l’ai rencontrée pendant mon voyage dans les collines de Bandarban. Vous la voyez vanner le riz avec un grand panier en rotin plat. Cela veut dire qu’elle nettoie le riz. Ponemala lance le riz en l’air avec le van pour détacher la poussière et les balles qui entourent les grains. C’est une technique qui prend du temps et plutôt fatigante, mais c’est efficace !

A plus, les amis !

Bisous,

Aline

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Voyage dans le temps Comment va-t-on cuisiner en 2050 ? Nos ustensiles auront certainement bien évolué. Peux-tu imaginer un ustensile du futur ? Trouves-lui ensuite un nom original ! Nom de mon ustensile : ________________________ A quoi va-t-il servir ? ____________________________________________ ____________________________________________ ____________________________________________ ____________________________________________ A présent, dessines-le !

Avec ta classe, organise une exposition avec tous vos dessins. Votez ensuite pour le projet le plus original. L’un d’entre vous à peut-être trouvé l’invention qui va révolutionner la cuisine du futur ! Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Feuillet D – 11


4e cycle (de 10 à 12 ans) Le petit texte sur le feuillet G parle du système d’irrigation au Bangladesh. Après lecture du texte, les Les élèves regardent la photo et la comparent avec celle élèves répondent aux questions qui suivent. Ils auront de mai (riz) et juillet (marché aux mangues), qui ont besoin d’un dictionnaire, d’un atlas et d’Internet. aussi été prises au Bangladesh. Ils lisent l’histoire (feuillets E et F). Dans le texte, proposez leur d’identifier les L’EDUCATION DES FILLES verbes qui s’apparentent à l’action de communiquer : crier, soupirer, lâcher, ajouter, suggérer, parler, dire, convaincre, chuchoter, raconter, jaser. Connaissent-ils d’autres verbes qui se réfèrent à cette action (crier, bavarder, papoter,…).

INTRODUCTION

AUTOUR DU RECIT Avec cette introduction, les élèves ont lu une première fois le texte. Demandez-leur de le relire une deuxième fois en tentant de répondre aux questions du feuillet H. Ils seront notamment, cette fois-ci, attentifs aux techniques citées dans le texte ainsi qu’aux outils/ustensiles utilisés (vannage du riz avec un panier en jonc, le tissage d’une jupe avec un métier à tisser, transport de l’eau dans des cruches, peler une mangue avec un couteau, pêcher avec un filet,…). Demandez-leur ensuite de réfléchir à ces différentes techniques. Les utilise-t-on encore chez nous ? Si non, par quoi ont elles été remplacés ?

UNE TECHNIQUE : L’IRRIGATION

Dans le récit, on évoque le problème de la scolarisation des filles au Bangladesh. En effet, le pourcentage de filles analphabètes au Bangladesh a longtemps été extrêmement élevé (80% jusqu’en 1991). Grâce à un programme public d’aide à la scolarisation des filles, plus de 50% des filles étaient scolarisée en 2005. Un net progrès donc mais encore un gros défis à relever. Chez nous aussi, l’accès à éducation a longtemps été inégalitaire en fonction du genre. En Belgique, les filles étaient exclues de l’enseignement secondaire jusqu’en 1864. Quant aux universités, elles ont attendu 1880 pour ouvrir leurs portes aux filles !

DU RIZ ÉQUITABLE ET DURABLE DANS NOS ASSIETTES En Belgique, nous consommons également du riz. Une grande partie de ce riz est produit est produite en Asie (Thaïlande, Inde, Vietnam,…). Malheureusement, les paysans qui produisent ce riz ne sont pas toujours rémunérés correctement. C’est pour s’assurer qu’ils reçoivent un prix juste, que le commerce équitable existe. Ainsi, chez Oxfam-Magasins du Monde, on peut trouver plusieurs variétés de riz issus du commerce équitable et de l’agriculture durable. C’est-à-dire que les agriculteurs n’utilisent aucun engrais chimique et ne travaillent qu’avec du fumier animal. Ils éliminent les insectes grâce à des extraits de plantes. En savoir plus sur : www.oxfammagasinsdumonde.be Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Fiche par cycle – 12


Ressources complémentaires Les supports repris ci-dessous ont été sélectionnés par la Bibliothèque Centrale du Brabant Wallon. Nous espérons qu’ils vous aideront à faire « un petit pas de plus » avec vos élèves.

LIVRES •

• Histoire des sciences et techniques / Hélène et Robert Pince Toulouse : Milan jeunesse, 2010 (Les encyclopes) - A partir de 9 ans

Les vingt contes les plus drôles du monde / Judy Sierra ; illustrations de Valeri Gorbachev Paris : Gallimard jeunesse, 2004 (Gallimard album) - À partir de 3 ans

Recueil d’une vingtaine de contes du monde entier pour faire découvrir d’autres cultures aux jeunes enfants. • Bangladesh rickshaw : à la rencontre du Bangladesh et de ses conducteurs de rickshaw / récit de Jean-Louis Massard Editions des 2 encres, 2010 (Encres lointaines) - Tous publics

VIDEO • Les enfants et les « vieilles technologies » / Vidéo Youtube www.youtube.com/watch?v=mz1iezAHOig

Une promenade en vélo-taxi, à la découverte du Bangladesh. L’auteur, impressionné et touché par les rickshaw, ces conducteurs de vélos du sud-est asiatique, plonge dans un Bangladesh bouillonnant.

• Le grand livre des expériences / Ian Graham ; illustrations de Dan Wright ; traduit de l’anglais par Sylvie Deraime. Paris : Gallimard jeunesse, 2012 - A partir de 9 ans

Une histoire chronologique des sciences et des techniques qui s’étend de la préhistoire jusqu’au monde contemporain. L’ouvrage montre que toutes les civilisations humaines ont contribué à l’émergence du monde moderne.

Une petite vidéo humoristique dans laquelle on constate la perplexité d’enfants québécois confrontés à des technologies du passé.

• Les ferries du Bangladesh / Réalisé par Frédédric Soltan et Dominique Rabotteau Sangha Productions (disponible sur www.vodeo.tv)

Explique pas à pas comment réussir des expériences permettant de construire et lancer une fusée, fabriquer des cristaux, changer la couleur d’une fleur… Au total, plus de 80 expériences scientifiques à rélaliser.

Le plus grand port du pays voit chaque jour 400 ferries arriver et partir avec à leur bord près de 500 000 passagers par jour. Vétusté des navires, code maritime inexistant, danger des voies navigables... l'anarchie règne.

WEB Vous retrouverez ces ouvrages et bien d’autres, en consultant le catalogue en ligne du Réseau Public de Lecture de la Communauté Française : www. samarcande-bibliotheques.be ou en contactant la bibliothèque publique la plus proche de chez vous (liste complète sur : www.bibliotheques.be).

• www.virtualbandaglesh.com Un site en anglais pour en savoir un peu plus sur le Bangladesh, de son histoire à ses recettes de cuisines en passant par son actualité. • www.curiosphere.tv/MINTE/MINTE10899/ inventions.swf Un site ludique et pédagogique pour découvrir avec les enfants l’histoire d’inventions de la vie courante, de la mesure du temps à la bicyclette.

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Une journée bien remplie Ponemala est en train de vanner le riz, qu’elle lance dans un grand panier en jonc plat. Ce faisant, la balle, les peaux dures qui entourent le grain de riz, peut être emportée par l’air. C’est tout un travail. Soudain, elle entend quelqu’un crier à l’extérieur de la hutte sombre : “Ponemala, Ponemala !” C’est une voix qu’elle pourrait reconnaître parmi des milliers : celle de son amie Runapo ! Lorsque Runapo entre, Ponemala voit que sa petite fille, Tum Yen, l’accompagne. Runapo porte un lourd panier en jonc sur le dos qu’elle a attaché autour de sa tête avec un ruban. Tum Yen porte aussi un panier en jonc, mais Runapo a veillé à ce qu’il ne soit pas trop chargé. Elles sont descendues à deux, tôt ce matin, par un petit sentier, pour aller à la rivière, au pied de la colline, où elles ont rempli leurs cruches. Elles sont maintenant de retour, contentes de pouvoir se reposer un peu chez Ponemala, qui habite à l’entrée du village. Runapo et Tum Yen déposent leurs paniers. Runapo soupire un peu car sa journée de travail ne fait que commencer quand elle va chercher de l’eau. Elle se dit qu’elle devra encore vanner le riz chez elle, comme Ponemala. Et pourtant, Runapo a l’air très heureuse. Sa petite fille Tum Yen est rayonnante aussi. Ponemala

devine pourquoi elles ont une mine si réjouie. Mais avant de pouvoir leur demander quoi que ce soit, Tum Yen lance sans réfléchir : “Papa veut bien que j’aille à l’école !”. “Et je dois te remercier du fond du coeur, toi et ton mari”, ajoute Runapo. Au début, le mari de Runapo, Khamlai, ne voulait pas que Tum Yen aille à l’école. Il voulait qu’elle reste à la maison pour aider Runapo à s’occuper du ménage. Il trouvait aussi que l’école était trop loin. Même quand Runapo a proposé que Tum Yen accompagne Muching et Nungla, les enfants de Ponemala, il est resté sur ses positions. Comme beaucoup d’autres hommes du village, Khamlai préférait voir sa fille à la maison. Alors que Runapo allait abandonner, Ponemala lui a donné une idée : “Je vais demander à mon mari de parler à Khamlai”. En effet, Mengpon était convaincu que les petites filles devaient aller à l’école. Et manifestement, il a su convaincre Khamlai ! Ponemala est très heureuse pour Runapo et Tum Yen. Les deux amies conviennent que Tum Yen accompagnera Muching et Nungla le lendemain. “Va voir”, dit-elle gaiement à Tum Yen. “ils travaillent dans le jardin.” Tum Yen sort de la hutte en courant, à l’arrière, où Ponemala cultive son potager. Sa fille Muching et son fils Nungla aident dès qu’ils le peuvent, comme tous les enfants Mros. Ils doivent tous les deux aller à l’école tout à l’heure, mais ils arrachent d’abord les mauvaises herbes dans le jardin avec une binette. Ils ont déjà donné à manger aux deux cochons, à la chèvre et aux poules. Un peu plus tard, Tum Yen revient dans la hutte. “Maman”, dit-elle avec un large sourire, “Regarde ce que Muching et Nungla m’ont donné”. Elle montre une grande mangue brillante. “Ils l’ont attrapée pour moi avec un bâton dans le grand manguier du jardin”. “Je peux la manger ?”, demande-t-elle à Ponemala en faisant mine de mordre dans le fruit. “Attends”, dit Ponemala, “je vais d’abord la peler”, en prenant un couteau. Elle rit en voyant l’enthousiasme de la petite fille et lui fait un câlin. “Viens, Tum Yen”, dit Runapo, en prenant la petite fille par la main, “il est l’heure de rentrer à la maison avec nos cruches d’eau parce que maman a encore beaucoup de travail”. Elle se tourne vers Ponemala, chuchote un “merci” en souriant et sort avec sa fille. Ponemala appelle ses enfants car ils doivent partir

Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Feuillet E – 14


à l’école. “Vous n’oubliez pas d’aller chercher du bois en revenant tout à l’heure ?” demande-t-elle en les accompagnant. Elle a besoin de ce bois pour préparer à manger, car son stock est pratiquement épuisé. Heureusement, elle a deux bons enfants sur qui elle peut compter. Comme toutes les femmes Mro, Ponemala a beaucoup de travail. Chaque jour, elle doit s’occuper du ménage mais aussi du potager, d’aller chercher de l’eau et du bois, des animaux et de cueillir des fruits et des herbes dans le bois. De plus, elle travaille avec Mengpon et d’autres villageois pour cultiver les champs jhum, où poussent notamment du riz, du maïs, des piments, des concombres et du coton. Ponemala va sur le côté de la hutte où se trouve son métier à tisser. Étant donné que la saison de la culture est presque terminée, il est temps de se remettre à tisser. Elle tisse des nouveaux vêtements pour toute la famille, mais aussi des couvertures, des écharpes et d’autres textiles qu’elle vend tous les mois au marché du village, dans la vallée. Le coton qu’elle récolte avec les autres, est filé. Elle teint également le fil elle-même, avec des colorants naturels, comme le beau bleu de l’indigotier. C’est le moment préféré de la journée pour Ponemala : quand elle peut se mettre derrière son métier à tisser et faire apparaître de beaux motifs de couleurs. Elle est en train de tisser une jupe et une blouse assortie pour Muching. De plus, il y a quelques

jours, Ponemala a acheté des perles colorées au marché. Elle veut en faire un beau collier pour sa fille. Elle pourra porter ce collier avec ses nouveaux vêtements lors de la grande fête de la récolte qui aura bientôt lieu. Muching sera très heureuse ! Nungla attend aussi avec impatience la grande fête qui durera deux jours entiers. Avec son père, il jouera du plung avant le premier repas, une flûte traditionnelle fabriquée en bambou. Il s’entraîne beaucoup et joue déjà très bien. “Dis, Ponemala, tu nous accompagnes ?” entendelle soudain. Elle voit deux de ses voisines sur le chemin, avec un grand filet de pêche. “Nous allons pêcher”, dit l’une d’elles. “Et nous aimerions avoir un peu d’aide”, ajoute l’autre. Ponemala hésite un peu. Bien qu’elle ait envie de continuer à tisser, l’idée du poisson frais pour le repas du soir est très alléchante. “Oui, j’arrive”, crie-t-elle, “Attendez, je prends un panier pour mettre le poisson”. Elle attache le panier sur son dos avec un ruban placé autour de sa tête et prend la route. Le soleil est déjà très haut dans le ciel. Ponemala se dit que la pêche va la rafraîchir et que sa famille sera certainement très heureuse de manger du bon poisson ce soir ! Pendant qu’elle écoute les potins de ses voisines, elle commence à fredonner. C’est une journée chargée, certes, mais une belle journée ! Et c’est heureuse qu’elle repense à la bonne nouvelle que Runapo et Tum Yen lui ont apportée.

Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Feuillet F – 15


Une technique : l’irrigation Au Bangladesh, les rivières qui prennent leur source dans l’Himalaya débouchent dans le golfe du Bengale, un grand delta qui se jette dans la mer. La caractéristique de ces rivières est qu’elles se ramifient en de nombreux affluents, mais aussi qu’elles sortent souvent de leur lit. Ce faisant, elles inondent de grandes zones et laissent derrière elles du limon. Celui-ci produit une terre agricole très fertile qui permet de cultiver le riz au Bangladesh. Cependant, le Bangladesh est un pays ayant un très forte densité de populatoin. La consommation de riz est donc très importante. Une récolte par an ne suffit pas. C’est pourquoi un vaste système d’irrigation a été développé. Un long canal a été creusé et est alimenté par l’eau de la rivière, qui s’écoule alors vers un tas de petits canaux. Ces petits canaux arrivent alors dans des milliers de fossés. Durant la saison sèche, les écluses sont ouvertes pour laisser s’écouler l’eau, qui sort des fossés pour arriver sur les champs. Grâce à ce système d’acheminement de l’eau, les paysans peuvent produire deux à trois récoltes de riz par an. Pendant qu’un lopin de terre est irrigué pour semer le riz, le riz pousse sur un autre champ tout proche. Tout autour, le riz est prêt à être récolté.

1. Souligne les mots difficiles et trouve leur définition dans le dictionnaire. 2. Cherche dans ton atlas où se trouvent le Bangladesh et le golfe du Bengale. 3. Sur Internet, cherche des informations sur l’irrigation et ses limites. A ton avis, qu’est-ce que l’irrigation non durable ?

Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Feuillet G – 16


Le quizz de Ponemala Tu as lu le récit ? Voyons si tu as bien compris : Beaucoup de Kirghizes ne sachant pas lire, ils gardent beaucoup d’information en mémoire. Il n’est pas rare qu’ils connaissent le nom de leurs ancètres jusqu’à sept générations. Et toi, jusqu’où arrives-tu ? Tu peux demander de l’aide à tes parents ou tes grands-parents. 1. Ponemala est en train de « vanner le riz ». Qu’est-ce que ça signifie ?

A

Elle le cuit.

B

Elle le fait sécher au soleil.

C

Elle sépare le grain de sa peau.

2. Pourquoi Tum Yem ne pouvait-elle pas aller à l’école ?

A

Son père ne voulait pas.

B

La famille n’avait pas assez d’argent.

C

Il n’y avait pas d’école dans le village.

3. Pour quelle occasion Ponemala a-t-elle décidé de fabriquer un collier à Muching ?

A

Pour son premier jour à l’école.

B

Pour la grande fête de la récolte.

C

Pour rien de spécial, elle veut juste lui faire plaisir.

4. La journée de Ponemala est bien remplie ! Parmi les activités suivantes, peux-tu entourer ce qu’elle fait et barrer ce que, à ton avis, elle ne fait pas ?

Faire du shopping Tisser une jupe

Plaisanter avec ses amies Cultiver le champs

Regarder la télévision

Aller pêcher

Vanner le riz Aller au supermarché

5. Dans le récit, on cite plusieurs techniques et outils/objets utilisés. Peux-tu les lister ? • ex : Utilisation d’un panier en jonc pour vanner le riz •

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Le monde en classe – 2012/Numéro 7 – Feuillet I – 18


“Fin août, en Ecosse, le blé est récolté avec des moyens sophistiqués. Mais ici aussi, le vent joue un rôle important. “

Le Monde en classe 09/2012  

Vous êtes instituteur/trice ? Partez à la découverte du monde avec vos élèves ! Eveillez vos élèves à la solidarité internationale dès la pr...