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L ’ A C T U A L I T É

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100 FCFA

A U

Q U O T I D I E N

N°1532 JEUDI 12 JUILLET 2012

COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

COUPE DU MONDE DE HANDBALL

Trois Diables rouges s’éclipsent avant la fin du tournoi Alors que le Congo devait négocier les huitièmes de finale, trois joueuses, sur lesquelles le staff technique comptait pour espérer une qualification, ont quitté clandestinement le groupe et disparu dans la nature. Jo Velany Moukassa et Marjolaine Nkouka, anciennes sociétaires d’Étoile du Congo, ainsi que Patricia Étou de l’Association sportive Elf Lumière, ont pour de bon déserté la compétition. Une défection qui a des effets désastreux sur les

Ces candidats que se disputent les chefs d’État

ZONES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES

Les études de faisabilité bientôt prêtes pour Brazzaville et Ouesso Dans deux mois, les études engagées autour de l’érection des zones économiques spéciales de Brazzaville et de Ouesso, dans la Sangha seront bouclées. C’est ce qui ressort de l’audience que le ministre en charge de ce secteur, Alain Akouala Atipault, a accordée hier à trois délégations chinoises. Dans le même temps, a-ton appris, suivront les résultats des études concernant les ZES d’Oyo et d’Ollombo, dans les deux départements de la Cuvette et des Plateaux. Le tour reviendra ensuite à Pointe-Noire où il est fait état d’un retard de démarrage dû aux questions d’expropriation. Page 5

INFRASTRUCTURES Jean Ping

résultats des Diables rouges juniors, depuis passées pour de simples accompagnatrices de leurs adversaires. Les raisons de la fuite de ces handballeuses ne sont pas encore connues. Page 16

SOMMAIRE

L’élection du nouveau président de la Commission de l’Union africaine (UA) pourrait à nouveau dominer l’ordre du jour officiel du 19e sommet des chefs d’État qui se tiendra les 15 et 16 juillet à Addis-Abeba, en Éthiopie. Comme pour annoncer les couleurs, le Nigeria a exprimé, avant-hier, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, son soutien à la candida-

ture du président sortant, le Gabonais Jean Ping. Pour Olugbenga Ashiru, son pays travaille dans ce sens, de concert avec le groupe de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Au dernier sommet de l’UA, l’Afrique du Sud avait opposé à Jean Ping son actuelle ministre de l’Intérieur, Nkosazana Dlamini Zuma, ancienne épouse

du président Jacob Zuma. Depuis, des tractations se poursuivent au point d’entretenir une rivalité entre plusieurs régions du continent. Il y a quelques mois, le Tchad prenait une position contraire à celle de la sous-région d’Afrique centrale en se prononçant en faveur de la candidate sud-africaine. Page10

AFRIQUE CENTRALE

Les experts débattent de l’avenir de l’UEAC

Élections législatives Isidore Mvouba promet davantage de réalisations à Kindamba Page 3 Lutte contre le tabac Le Mojecra poursuit sa campagne de sensibilisation Page 7 Festival L’Afrique à Cajarc Page 16

Nkosazana Dlamini Zuma

Le présidium des travaux

Prélude à la réunion des ministres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale prévue le 18 juillet à Brazzaville,

les experts de la sous-région se penchent depuis hier sur l’avenir de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) censée

accélérer l’intégration des pays membres. À l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministre congolais du Plan, a appelé à la mise en œuvre des instruments d’approfondissement de cette intégration. Reconnaissant que l’Afrique centrale est souvent présentée comme « le maillon faible de l’intégration en Afrique», Jacob Okandza a indiqué que la sous-région se trouvait à « une phase cruciale de son histoire ». Page 10

Construction annoncée d’hôtels de ville dans trois localités du Kouilou Les localités de Hinda, Mvouti et Madingo-Kayes, sont concernées par ces infrastructures dont le délai d’exécution ne dépassera pas huit mois. Une vingtaine d’entreprises ont soumissionné à ces marchés pour des montants variant entre 800 millions et plus d’un milliards FCFA. La délégation générale des grands travaux a promis d’attribuer les chantiers en suivant les délibérations de la cellule de gestion des marchés publics. Page 5

ÉDITORIAL

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2 | POLITIQUE

Les Dépêches de Brazzaville n°1532 - Jeudi 12 juillet 2012

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ÉDITORIAL

Pierre Abélard Tsoumou affiche ses ambitions pour Oyo

J–3 e pas laisser passer l’occasion de choisir librement la femme ou l’homme qui les représentera demain à l’Assemblée nationale et, par conséquent, se préparer à déposer dimanche son bulletin dans l’urne devrait être aujourd’hui, pour tous les citoyens de ce pays, une préoccupation majeure à trois jours du premier tour des élections législatives. Car le scrutin qui permet tous les cinq ans d’élire les députés est l’une des grandes échéances politiques dont dépend le bon exercice de la démocratie.

N

Chacun de nous, bien sûr, a ses convictions, ses attentes, ses espoirs. Mais, que ceux-ci nous inclinent vers la majorité ou vers l’opposition, l’acte qui consiste à prendre en main les bulletins après avoir présenté sa pièce d’identité , à pénétrer dans l’isoloir afin d’y opérer son choix en toute liberté, à en ressortir et à se diriger vers l’urne pour y déposer le petit rectangle de papier portant le nom et la photographie du candidat est un acte citoyen auquel nul ne devrait se soustraire. Tout simplement parce qu’il concrétise la liberté fondamentale sur laquelle repose, si l’on y réfléchit bien, l’édifice complexe de la démocratie. À la veille du vote les citoyens que nous sommes doivent se souvenir que ce geste apparemment banal est en réalité le fruit d’une longue, très longue évolution des sociétés humaines. Une évolution qui permit – non sans mal si l’on considère les soubresauts de l’Histoire – de passer du régime autocratique, où le pouvoir central décidait seul de ce qui était bon ou mauvais pour la collectivité, au régime démocratique où le citoyen désigne librement ceux qui voteront les lois, contrôleront ses dirigeants, débattront de toutes les grandes questions dont dépend l’avenir de notre pays. Ce qui se passera dimanche sur toute l’étendue du territoire national n’est pas autre chose que la réaffirmation aux yeux du monde que le peuple congolais est un peuple libre auquel nul ne saurait dicter son destin. Et c’est pourquoi il importe au plus haut point que les citoyens viennent en masse déposer leur bulletin dans l’urne sans se laisser décourager par les distances à parcourir ou par les files d’attente à la porte des bureaux de vote. S’il est, en effet, une donnée qui révèle l’attachement d’un peuple au régime politique qui le gouverne c’est bien le taux de participation et son corollaire le taux d’abstention aux scrutins qui rythment la vie de sa nation. N’oublions pas qu’il est de la responsabilité de chacun de nous de veiller à ce que le vote de dimanche soit exemplaire. Les Dépêches de Brazzaville

LES DÉPÊCHES DE BRAZZAVILLE Les Dépêches de Brazzaville sont une publication de l’Agence d’Information d’Afrique centrale (ADIAC) Site Internet : www.brazzaville-adiac.com DIRECTION Directeur de la publication : Jean-Paul Pigasse Secrétariat : Raïssa Angombo Comité de direction Emmanuel Mbengué, Émile Gankama, Lydie Pongault, Bénédicte de Capèle, Ange Pongault, Charles Zodialo, Gérard Ebami-Sala, Philippe Garcie. RÉDACTIONS Directeur des rédactions : Émile Gankama Assistante : Leslie Kanga Photothèque : Sandra Ignamout Secrétaire général des rédactions : Gerry-Gérard Mangondo Rédaction de Brazzaville Rédacteur en chef délégué, pôle Économie, Culture et Art, Sports : Guy-Gervais Kitina Rédacteur en chef délégué, pôle Société, Politique, International, Enquête : Thierry Noungou Service Société : Willy Mbossa (chef de service),

Guillaume Ondzé, Fortuné Ibara, Lydie Gisèle Oko Service Politique : Roger Ngombé (chef de service), Parfait Wilfried Douniama Service Économie : Nancy France Loutoumba (chef de service) Service International : Nestor N’Gampoula (chef de service), Yvette Reine Nzaba Service Culture et arts : Jean Dany Ebouelé (chef de service), Quentin Loubou, Désirée Hermione Ngoma Service Sport : James Golden Eloué (chef de service), Charlem Léa Legnoki, Tiras Andang Service Enquête : Bruno Okokana (chef de service), Rock Ngassakys Chronique littéraire : Meryll Mezath (chef de service) Rédaction de Pointe-Noire Rédacteur en chef délégué : Faustin Akono Lucie Prisca Condhet N’Zinga, Hervé Brice Mampouya Commercial : Mélaine Eta Bureau de Pointe-Noire : Av. Germain Bikoumat : Immeuble Les Palmiers (à côté de la Radio-Congo PointeNoire). Tél. (+242) 06 963 31 34 Rédaction de Kinshasa Directeur de l’Agence : Ange Pongault Coordonatrice : Nioni Masela Politique : Alain Diasso, Jules Tambwe Itagali Économie : Laurent Essolomwa Société : Lucien Dianzenza Sports : Martin Enyimo Service commercial : Adrienne Londole

Le candidat indépendant de la circonscription électorale d’Oyo, dans la Cuvette, pense que ce qui est essentiel pour ses potentiels électeurs est de réaliser un diagnostic objectif du district en vue de proposer des solutions adaptées aux problèmes de ses habitants. Natif du district de Yaya, dans le département du Niari, le postulant tire sa force du fait qu’il a longtemps travaillé dans la partie septentrionale du Congo. Il a précisé que sur quatre candidats indépendants ayant pris le départ dans sa circonscription électorale, deux avaient jeté l’éponge. « Je voudrais que les électeurs me départagent avec mes concurrents. Je n’ai pas la prétention d’abandonner la course à mi-chemin. Mes idées constructives fondées sur le triptyque démocratie/décentralisa-

Pierre Abélard Tsoumou

tion/développement harmonieux constituent un atout indéniable, j’en suis sûr », a-t-il précisé. Pierre Abélard Tsoumou se propose de mettre en place, de front avec le gouvernement, une cellule

de gestion des projets d’aménagement et de développement d’Oyo, soutenue par une banque de l’habitat. « Cette structure permettra aux habitants d’être plus productifs et de pouvoir se prendre en charge », a-t-il précisé. Pierre Abélard Tsoumou tente d’ôter de la tête de ses potentiels électeurs l’idée de considérer le député comme un bon samaritain dont la mission se résume à construire des routes, des hôpitaux, à aménager les marchés et à créer des emplois. « L’élu du peuple, a-t-il insisté, est l’intermédiaire privilégié entre les décideurs et leurs mandats. Il a également, a-t-il ajouté, la mission de voter et de proposer des lois. Il soutient l’idée de la création d’un département de l’Alima où Oyo sera le chef-lieu. » Roger Ngombé

Gaspard Samba multiplie des contacts dans la circonscription unique de Ngoyo Avec des allures de grand mobilisateur faisant référence au défunt Bernard Kolelas, président fondateur du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), le candidat est depuis la semaine dernière en contact direct avec les habitants de ce district. « Je ne suis pas celui qui viendra construire des hôpitaux, des routes et des ponts, mais celui qui représentera la population à l’Assemblée nationale et votera des lois pour le bien-être de cette population », a déclaré Gaspard Samba. Car pour ce dernier, la population doit faire confiance au candidat du MCDDI, l’un des grands partis politiques congolais. Au cours de ses différentes rencontres avec la population, Gaspard Samba a notifié que le MCDDI était un Bureau de Kinshasa : 20, avenue de la paix Gombe Kinshasa - RDC - Tél. (+243) 015 166 200 Rédaction de Dolisie : Lucien Mpama Secrétariat des rédactions : Arnaud Bienvenu Zodialo, Norbert Biembedi Maquette : Cyriaque Brice Zoba, Mesmin Boussa INTERNATIONAL Directrice: Bénédicte de Capèle Directrice du Développement : Carole Moine Rédaction de Paris Camille Delourme, Boris Kharl Ébaka, Carmen Féviliyé, Noël Ndong, Marie-Alfred Ngoma Comptabilité : Marie Mendy ADMINISTRATION ET FINANCES Directrice : Lydie Pongault Secrétariat : Armelle Mounzeo Chef de service : Abira Kiobi Suivi des fourrnisseurs : Farel Mboko Comptabilisation des ventes, suivi des annonces : Wilson Gakosso Personnel et paie : Martial Mombongo Stocks : Arcade Bikondi Caisse principale : Sorrelle Oba PUBLICITÉ Directeur : Charles Zodialo Assistante commerciale : Hortensia Olabouré Commercial Brazzaville : Rodrigue Ongagna, Mildred

Gaspard Samba

parti de la majorité présidentielle, et ces moments historiques représentaient un enjeu capital pour l’avenir de son parti, une opportunité de refaire surface mais surtout de faire taire ces voix qui portent sur l’inefficacité de son parti sur la scène politique actuelle. C’est dans la consolidation de la

Moukenga Commercial Pointe-Noire : Mélaine Eta Anto DIFFUSION Directeur : Philippe Garcie Assistante de direction : Sylvia Addhas Diffusion de Brazzaville : Guyche Motsignet, Brice Tsébé, Irin Maouakani Diffusion Kinshasa : Adrienne Londole Diffusion Pointe-Noire : Bob Sorel Moumbelé Ngono INFORMATIQUE Directeur : Gérard Ebami-Sala Narcisse Ofoulou Tsamaka (chef de service), Rively Gérard Ebami-Sala, Myck Mienet Mehdi IMPRIMERIE Directeur : Emmanuel Mbengué Assistante : Dina Dorcas Tsoumou Chef d’atelier : François Diatoulou Mayola Service pré-presse et contrôle de qualité : Eudes Banzouzi (chef de service) LIBRAIRIE BRAZZAVILLE

paix et de la démocratie retrouvée que le candidat appelle tous les Congolais à prendre massivement part à ces élections cruciales. Après une descente qui l’a conduit à Djéno et à Ngoyo, Gaspard Samba a lancé un tournoi de football mardi à l’école primaire Jean Denis Tchimbakala. La journée de mercredi a été sanctionnée par une marche et celle d’aujourd’hui est consacrée à un grand meeting avant de clôturer les activités vendredi par un important rassemblement. Notons que Gaspard Samba est le président départemental du MCDDI dans les départements de PointeNoire et du Kouilou. Ils sont dix-huit candidats à se disputer cette unique circonscription de Ngoyo. Prosper Mabonzo

GALERIE CONGO BRAZZAVILLE Directrice : Lydie Pongault Hélène Ntsiba (chef de service), Sorel Eta, Astrid Balimba

LIBRAIRIE-GALERIE CONGO PARIS Directrice : Bénédicte de Capèle Responsable achats, logistique : Béatrice Ysnel Responsable animation : Marie-Alfred Ngoma Assistante : Laura Ikambi 23, rue Vaneau - 75007 Paris - France Tél. : (+33) 1 40 62 72 80 www.lagaleriecongo.com

ADIAC Agence d’Information d’Afrique centrale

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POLITIQUE | 3

Les Dépêches de Brazzaville n°1532 - Jeudi 12 juillet 2012

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

Mapèce Kiélé Mbemba tente sa chance dans la deuxième circonscription électorale de Ouenzé

Isidore Mvouba promet davantage de réalisations à Kindamba

Le candidat de l’Union pour le progrès (UP) a fait sa première apparition en public dimanche sur l’avenue Reine Ngalefourou, devant une foule importante.

Investi dans la course par son parti, le PCT, le député sortant de la circonscription électorale de Kindamba, Isidore Mvouba, a officiellement lancé sa campagne le 8 juillet sur la place Mbiemo de la localité où il a décliné son ambition d’œuvrer davantage pour le développement et la modernisation du district et ses environs. Fils du terroir, le candidat du PCT, qui a été accueilli par une foule immense, a reçu tour à tour le soutien des jeunes et des sages qui lui ont témoigné leur fidélité pour les multiples réalisations durant le mandat passé. Tout en lui promettant une large victoire devant ses challengers du Conseil national des républicains et l’Union pour le Progrès, les sages de Kindamba ont déclaré : « Votre bulletin de sortie à l’Assemblée nationale n’a pas été signé par les anciens. Regagnez donc votre place à l’hémicycle. » Le candidat du PCT à Kindamba, qui a invité les populations à un élan de solidarité pour le jour du vote, a promis de redoubler d’efforts pour le bien-être de sa circonscription électorale.

Considéré comme l’un des plus jeunes candidats aux élections législatives du 15 juillet, Mapèce Kiélé Mbemba se présente pour la prospérité de la population des quartiers 52,53 et 55 de Ouenzé. Le postulant de l’UP qui aura fort à faire avec dix autres candidats, parmi lesquels le député sortant, Serge Bernard Bouya, ou bien Marien Ikama N’gouabi, a présenté son projet de société structuré en quatre points. Une fois élu, il entend être le vrai interlocuteur des populations à l’Assemblée nationale et lutter contre l’insalubrité. Il envisage de plaider la cause des sinistrés du drame de Mpila qui n’ont pas encore perçu l’allocation d’urgence, résidant dans sa circonscription. Bénéficiant du soutien de plusieurs sages, femmes et jeunes des quartiers, Mapèce Kiélé Mbemba voudrait aussi renforcer les capacités des équipes sportives et des associations à Ouenzé 2. Il fera, par ail-

Mapèce Kiélé Mbemba

leurs, des questions d’éducation son cheval de bataille, pour améliorer les conditions de vie dans les différentes écoles. Pour la concrétisation de ces projets, il souhaite une grande mobilisation pour son élection le 15 juillet. Selon lui, « le changement c’est maintenant ». La dernière étape du lancement de sa campagne a été le carnaval organisé dans les rues de la 2e circonscription électorale de Ouenzé. Parfait Wilfried Douniama

Louise Mampembé appelle les habitants de Mfilou 2 à un vote utile La candidate de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), dans la deuxième circonscription électorale de Mfilou, a exhorté mardi les cadres, militants et sympathisants de son organisation politique à se mobiliser pour sa victoire. La postulante de l’Upads a indiqué qu’elle avait choisi de se présenter à Mfilou en espérant obtenir la victoire dès le premier tour afin de participer efficacement au débat à l’Assemblée nationale et apporter le changement. Elle a surtout insisté sur l’amélioration des conditions de vie des Congolais par des programmes politiques qui tiennent compte de l’évolution de la société. Louise Mampembé a déploré l’augmentation anarchique des prix des produits de première nécessité sous les yeux impuissants des pouvoirs publics, le manque de produits pharmaceutiques dans les hôpitaux, la montée galopante du chômage, la dépravation des mœurs, etc. Devant ce tableau qu’elle a jugé sombre, il importe, a-t-elle ajouté, de donner des représentants aux partis de l’opposition afin qu’ils constituent un contrepoids au pouvoir à l’Assemblée. Elle a rappelé le rôle du député qui consiste à voter

Louise Mampembé

et à proposer des lois, mais également à contrôler l’action gouvernementale. Louise Mampembé a stigmatisé la corruption des potentiels électeurs organisée par ses concurrents. Elle a appelé les membres de son parti à ne pas céder à la tentation d’achat des consciences. Le permanent par intérim du conseil des vice-présidents et sénateurs, Gaspard Kaya Magane, venu soutenir la candidate, a exhorté les membres de son mouvement politique à bien comprendre la politique sociale de son organisation. Celle-ci s’appuie sur la création d’empois contrairement au pouvoir actuel, a-t-il renchéri, qui met plus l’accent sur des infrastructures immobilières et routières. Roger Ngombé

Isidore Mvouba

Isidore Mvouba a favorisé l’électrification et la réhabilitation de l’hôpital de base de Kindamba lors de son précédent mandat et a promis différentes réalisations dans le futur. « Ce que j’ai fait est insignifiant par rapport à ce qui reste à faire », a-t-il déclaré, promettant de faire de Kindamba une nouvelle cité, moderne. Pour l’avenir, il a annoncé la construction de 15 km de voiries

urbaines, un hôpital moderne doté d’un plateau technique, un lycée d’enseignement général et un aéroport de type B. « Toutes les routes d’interconnexion partiront de Kindamba pour relier le Pool au nord et au sud du Congo », a-t-il ajouté, soulignant que ces projets étaient prévus dans le cadre du programme de société du chef de l’État. Guy-Gervais Kitina

POINTE-NOIRE

La campagne électorale ne s’emballe pas Une semaine et demie après le début de la campagne des élections législatives censées être attrayantes, les différents candidats et leurs directions de campagne semblent encore dans les starting-blocks. La platitude des stratégies pour convaincre les éventuels électeurs s’ajoute à la torpeur des militants à suivre les futurs députés. À Lumumba, Mvou-Mvou, Tié-Tié, Loandjili, Mongo Mpoukou, Ngoyo et Tchiamba Nzassi, presque tous les candidats tiennent un discours monocolore qui a du mal à convaincre les indécis. Tournées dans les différents quartiers, meetings populaires, carnavals motorisés, le tout sur fond de distribution à tour de bras de tee-shirts, casquettes, pagnes et autres gadgets

ou de quelques billets de banque. Devant les populations, bon nombre de candidats font les mêmes promesses pour s’attirer la sympathie des électeurs : construction d’écoles, de dispensaires, de routes, l’emploi des jeunes, etc. «Aujourd’hui, on les voit tous en train de nous sourire, même ceux qui n’ont pas l’habitude de montrer leurs dents blanches à la population. Certains candidats laissent même grand ouvert leur portail depuis le début de la campagne. Seulement, on les connaît par cœur : ce sont les mêmes qui reviennent nous amadouer tous les cinq ans », commente, désabusée, une habitante du quartier Mpita dans l’arrondissement 1, Lumumba. Pour convaincre les potentiels élec-

teurs, pas de programmes innovants chez les candidats, mais des promesses souvent irréalistes, qu’aucun parlementaire ne pourrait tenir. Majorité présidentielle, centre et opposition, tous prônent le changement une fois arrivé à l’hémicycle sans pour autant apporter d’idées novatrices et originales. « On en a marre des candidats qui promettent du travail aux gens, le bonheur futur de la population alors qu’ils sont conscients que ce n’est pas leur rôle. Comment faire confiance dans ce cas à un futur parlementaire qui ne sait pas pourquoi il doit être député ? », s’interroge avec colère monsieur Franck, un habitant du quartier Makayabou à Loandjili. Dans cette campagne électorale sans saveur, l’innovation est venue d’un candidat de Lumumba qui a demandé au député sortant d’en découdre avec lui, à armes égales, lors d’un débat télévisé. Dans une réponse à la normande, le sortant a souhaité que cet échange, courtois et sans passion, se passe avec les trois autres candidats de la circonscription au cas où tous les deux seraient présents à cette ultime phase.

Un meeting populaire

Hervé Brice Mampouya


4 | ANNONCES

Les Dépêches de Brazzaville n°1532 - Jeudi 12 juillet 2012

Congo Terminal permet au Port Autonome de Pointe-Noire (PAPN) de recevoir les navires de type WAFMAX La société Congo Terminal en charge de l’extension et de la modernisation du port de PointeNoire a reçu, le 28 juin, le Maesk Cairo. Ce navire de dernière génération de type Wafwax de l’armateur Maesk Line a effectué une escale inaugurale réussie à 9 heures 16 minutes, au quai G3 du terminal à conteneurs. Maesk Cairo est le deuxième navire de type Wafwax, qui accoste au port de Pointe-Noire après le MV Chennai reçu le 29 août 2011. Avec cette escale réussie, le port de PointeNoire est dorénavant en mesure d’accueillir de manière régulière, d’autres navires Wafwax qui assurent la liaison entre l’Asie et le continent africain. Comme l’a expliqué Ken Balanda, Directeur Général de Maesk Line Congo, ceci est le résultat d’un partenariat réussit : « C’est grâce à une étroite collaboration que Maesk Line, Congo Terminal et les autorités portuaires ont procédé à des changements importants pour s’assurer que les installations portuaires soient à la hauteur des exigences du WAFWAX, ce qui a rendu cette première escale commerciale possible ». Le Maesk Cairo, battant pavillon Hong Kong est arrivé à PointeNoire, en provenance de Cap Town.

Il possède une capacité de 4500 TEU, équivalent 20 pieds, dont 150 prises de branchement pour conteneurs frigorifiques. Ce navire de 249 m de longueur contre 37.40 de largeur avec un tirant d’eau de 13.5 mètres, est équipé de quatre grues de bord d’une capacité de 50 tonnes chacune pouvant atteindre à elle seule un record de productivité de 60 mouvements par heure. Il est le premier navire de type wafmax reçu en escale commerciale. Pour Bertrand Codron, DGA de Congo Terminal, l’escale du Maersk Cairo donne un sens aux investissements réalisés depuis trois ans en partenariat avec le port. Congo Terminal est une filiale du groupe Boloré Africa Logistics dont la gestion du terminal à conteneurs du port de Pointe-Noire avait été attribuée en décembre 2008 suite à un appel d’offre international. Cette société a entrepris, depuis juillet 2009, des travaux d’extension et de modernisation du port en vue de faire de celui-ci un hub de transport pouvant desservir l’Afrique Centrale et toute l’Afrique. Ces travaux sont financés conjointement par le PAPN et Congo Terminal dont la concession s’étend sur 27 ans. En trois ans d’activités Congo Terminal a déjà réalisé une grande partie des travaux dont les résultats sont déjà vi-

sibles. De 530 m avant, le linéaire du port de Pointe-Noire est passé à 800 m, et les travaux en cours du quai G4 qui sera opérationnel à partir du 15 août prochain, permettront au port de recevoir régulièrement des navires de génération supérieure et de plus grandes capacités (7.ooo conteneurs), ce qui va optimiser sa productivité. La société Congo Terminal prévoit, entre autre, la réception très prochaine de deux portiques de quais qui apporteront plus de souplesse dans le travail et augmenteront les cadences des opérations. Ceci ap-

portera un plus aux acquis déjà réalisés à l’instar des trois grues de quai de type Gottwald, des travaux d'allongement de la digue, l'aménagement complet de la zone logistique d'empotage et de dépotage des conteneurs, l'aménagement de 6 ha de terre-pleins au terminal à conteneurs, dont 3 ha pour les reefers. Dans les perspectives de Congo Terminal figurent aussi l’aménagement des quais G1, G2, G3, afin de les aligner sur le G. L’échange de présents entre le Commandant du navire, le Secrétaire Général du port, Congo Termi-

nal et Maesk Line Congo a été un moment symbolique durant la cérémonie officielle de la réception du Maersk Cairo. Une visite guidée a clôturé cette cérémonie, elle a permis à l’assistance de monter sur le porte conteneurs. Les opérations de déchargement et chargement du Maesk Cairo ont été effectuées en 44 heures grâce aux trois grues Gottwald de Congo Terminal en plus des grues de bord du navire. Le navire a quitté le port de Pointe-Noire après 48H40 d’escale à quai.

ECAir recrute Equatorial Congo Airlines, en sigle ECAIR, est une compagnie aérienne basée à Brazzaville qui dessert des destinations nationales et desservira dans un futur proche les destinations régionales et internationales. Nous recherchons des candidats appropriés pour la fonction suivante: Directeur financier et comptable Le directeur financier et comptable aura la responsabilité de : - superviser et coordonner les dossiers financiers de la société, en accord avec la réglementation et les principes financiers ; - assurer le bon fonctionnement du département comptable et financier, ainsi que celui du département audit et controlling de la société ; - développer, implémenter et superviser la stratégie financière ; - développer et mettre en œuvre les procédures financières afin d’assurer la croissance de la société et son efficience opérationnelle ; - coordonner, développer et gérer le budget annuel et le suivi de la trésorerie de la société ; - développer la gestion cash de la société y compris un reporting approprié ; - organiser la préparation d’un reporting qui décrit la position financière de la société (ventes, revenus et coûts) ; - assurer la rédaction, l’exécution et l’amélioration continue des procédures dans le département achats, en accord avec les tendances actuelles dans l’industrie aérienne ; - superviser de manière continue les procédures financières de la société, identifier et mettre en œuvre les actions correctives pour améliorer la situation cash ; - assurer l’établissement et implanter les procédures d’achats et suivre la consommation fuel d’Ecair ; - définir et décrire les indicateurs de performance standards afin de pouvoir établir les rapports de gestion ; - définir et mettre en œuvre les critères de reporting et des outils de contrôle, pour le suivi et la mise en œuvre dudit reporting ; - mettre en place les rapports de coût d’ordre commercial, financier et opérationnel ; - créer une comptabilité route par route, en collaboration étroite avec le responsable commercial, permettant l’évaluation des routes et l’implantation d’actions correctives ; - suivre les sous-traitants et fournisseurs de service, comprenant également la vérification de tout contrat existant ; - toute autre tâche incombant au département financier et comptable qui pourrait être déléguée à l’employé (e) à l’option de la Direction générale. Qualification et expérience - études supérieures en comptabilité, bac + 4 minimum - Cinq ans d’expérience en comptabilité - expérience en compagnie aérienne appréciée, mais pas nécessaire - un bon niveau de connaissances en informatique (principalement MS-office, particulièrement excel) ; une connaissance en SAGE ou SAP serait souhaitée - aptitude à travailler sous pression - langues: français et anglais Nous nous réjouissons d’avance de recevoir votre candidature (cv et lettre de motivation) à l’adresse suivante avec la mention « Directeur financier et comptable »: emplois@flyecair.com Date limite : 15 Juillet 2012


ÉCONOMIE | 5

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INFRASTRUCTURES

COOPÉRATION

Plus d’une vingtaine de sociétés en lice pour la construction et l’équipement des hôtels de Ville de Hinda, Mvouti et Madingou-Kayes

La Chine déterminée à accompagner le Congo

Le dépouillement des offres pour la construction et l’équipement de ces édifices dans le département du Kouilou s’est déroulé hier au siège de la Délégation générale des Grands Travaux (DGGT). La séance d’ouverture des plis était présidée par la secrétaire générale de la DGGT, Catherine Embondza. Pour chaque hôtel de Ville, les travaux à réaliser comprennent la construction d’un bâtiment principal R+1, la construction et l’aménagement du local technique, l’aménagement extérieur, la construction du mur de clôture et de la guérite ainsi que la fourniture des équipements. Il s’agit aussi de la construction d’ouvrages nouveaux incluant les travaux de maçonnerie, plomberie sanitaire, peinture, menuiserie bois et aluminium, ferronnerie, électricité, revêtement sols et murs et aménagement extérieur. Les entreprises soumissionnaires sont CM service, Zengwei Technique Congo, CBH Construction TP, Sitra Congo, Bacel, CTA, Lodette, Congo Engineering Corporation, Sommi Congo, Océana, Cazzola, Rita & ser-

vice, Serbat Congo Construction, EPB Congo Construction, Congo Engineering Construction, ATL Engineering, Nathalis, Cobat et Ammi service. Les offres proposées vont de 886 millions à 1,8 milliard de FCFA et le délai d’exécution est de six à huit mois. La réalisation de ce projet sera entièrement financée par le budget de l’État exercice 2012. Catherine Embondza a précisé que dans la perspective du Chemin d’Avenir et poursuivant son objectif de moderniser le Congo, le président de la République était en train de mailler l’ensemble du territoire national de services publics de proximité. Ces travaux permettront de matérialiser la présence de l’État dans ce département et de rapprocher les pouvoirs publics des populations. Comme toujours, le choix des adjudicataires sera publié après examen des dossiers par la sous-commission d’évaluation de la cellule de gestion des marchés publics. Elle statuera et désignera le prestataire qui présentera la meilleure offre. Guillaume Ondzé

Trois délégations chinoises ont affirmé, au cours de leur audience hier à Brazzaville, avec le ministre à la présidence de la République chargé des Zones économiques spéciales, leur volonté de soutenir le Congo dans le processus de mise en œuvre des zones économiques spéciales. La première délégation reçue par Alain Akouala Atipault était celle du nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Congo, Guan Jian. « Nous sommes venus témoigner notre soutien au ministre dans la création des zones économiques spéciales au Congo, car mon pays a une bonne expérience dans ce domaine pour l’avoir expérimenté et cela a été un grand succès dans le domaine économique et social. Nous comptons donc partager cette expérience avec le Congo », a déclaré le diplomate chinois à sa sortie d’audience. Il s’agit en l’occurrence des zones de Brazzaville, Pointe-Noire, Ollombo, Oyo et Ouesso qui seront toutes spécialisées dans l’industrie et la construction des infrastructures Les études de faisabilité des zones économiques spéciales de Brazzaville et de Ouesso seront prêtes dans deux mois et ensuite suivront celles d’Oyo et d’Ollombo. Celle de Pointe-Noire, qui couvre une superficie de 1 645 hectares, connaît un léger retard et ne pourra démarrer qu’à partir du 20 août, car l’État congolais doit d’abord exproprier les habitants de la zone. L’autre délégation reçue par le ministre était celle de China Communications Construction Company Ltd, une entreprise spécialisée dans

Alain Akouala Atipaults’entretenant avec Guan Jian

la construction d’infrastructures. Conduite par son vice-président, Xu Sanhao, l’entreprise chinoise, riche d’une longue expérience pour avoir participé à la création des quatorze zones économiques spéciales que comptent la Chine, a elle aussi promis apporter son expertise au Congo à travers un contrat d’investissement qui irait jusqu’à soixante-dix milliards de dollars. « Nous ne sommes pas à notre première visite au Congo, car nous œuvrons depuis de nombreuses d’années dans le domaine de la cimenterie à Loutété à travers notre entreprise Sonocc. Nous voulons, nous aussi, prendre part à la création des zones économiques spéciales au Congo. Nous avons transformé, dans notre pays, un petit village en une cité moderne », a indiqué l’homme d’affaires chinois. Enfin, Alain Akouala Atipault a reçu Huang Xin, représentant spécial du Congo en Chine pour le Projet zones économiques et spéciales avec qui il s’est félicité de l’état d’avancement du projet. Selon le ministre, la mise en œuvre des zones économiques et spéciales au Congo traduit dans les faits le programme du président Denis Sassou N’Guesso d’industrialiser le pays. Tiras Andang

PAREDA AVIS DE RECRUTEMENT

Projet d’actions pour le renforcement de l’Etat de droit et des associations

CORRIGENDUM N° 01 Dans le cadre du projet « Amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base ainsi que des pratiques d’hygiène pour les populations du Plateau Batéké » mis en œuvre conjointement par la Croix-Rouge congolaise et la Croix-Rouge française avec le soutien financier de la Délégation de l’Union européenne au Congo et de l’Agence française de développement, un appel à candidatures est lancé pour le recrutement de personnels aux postes suivants : -Un chauffeur-mécanicien -Un chauffeur-référent mécanique Lieu d’affectation de l’ensemble de ces postes : IGNIE – PK45, avec des déplacements fréquents dans les districts d’Ignié et de Ngabé et sur Brazzaville Les termes de référence des postes sont à retirer du 13 au 20 juillet 2012, de 9h30 à 14h30, au Secrétariat général de la Croix Rouge congolaise, sis 8, rue Lucien-Fourneau, Brazzaville, en face des ministères de la Santé et de la Fonction publique. Pour être complet, les dossiers de candidatures devront être composés de : curriculum vitae, lettre de motivation, copie légalisée des diplômes, attestations de travail délivrées par les précédents employeurs, extrait de casier judiciaire, extrait d’acte de naissance, certificat de nationalité, certificat médical. Les dossiers de candidatures doivent être déposés sous enveloppe fermée et porter la mention « Recrutements Facilité Eau – Chauffeur-Mécanicien » ou « Recrutements Facilité Eau – Chauffeur-Référent mécanique», selon le poste choisi. Les dossiers devront être déposés à l’adresse ci dessus, au plus tard le 23 juillet à 12h00.

Travaux de réhabilitation partielle ou générale des infrastructures des maisons d’arrêt de Brazzaville, de Dolisie et de Pointe-Noire, ainsi que du cachot du commissariat central de Police de Pointe-Noire Référence de publication: N° 133-243 (CRIS)

Points no : 13. de l’Avis de Marché (Voir aussi 1.2 (Calendrier) des Instructions Générales des Instructions Aux Soumissionnaires), au lieu de : Une réunion d’information générale se tiendra à Brazzaville le 12/07/2012 à 15 heures 00 dans les locaux du PAREDA, et la visite de sites obligatoire sera organisée comme suit : -Brazzaville : le 13/07/2012 à 10 heures 00 (Maison d’arrêt centrale), -Dolisie : le 16/07/2012 à 10 heures 00 (Maison d’arrêt et de correction), -Pointe-Noire : le 17/07/2012 à 10 heures 00 (Maison d’arrêt et de correction), -Pointe-Noire : le 17/07/2012 à 15 heures 00 (Commissariat central de Police), Lire : Une réunion d’information générale se tiendra à Brazzaville le 12/07/2012 à 15 heures 00 dans les locaux du MEPATI (7e étage, porte 718), et la visite de sites obligatoire sera organisée comme suit : -Brazzaville : le 13/07/2012 à 10 heures 00 (Maison d’arrêt centrale), -Dolisie : le 17/07/2012 à 10 heures 00 (Maison d’arrêt et de correction), -Pointe-Noire : le 18/07/2012 à 10 heures 00 (Maison d’arrêt et de correction), -Pointe-Noire : le 18/07/2012 à 15 heures 00 (Commissariat central de Police), Tous les autres termes et conditions de l'avis de marché et du dossier d'appel d'offres demeurent inchangés. Les modifications et/ou corrections susmentionnées font partie intégrante du dossier d'appel d'offres


6 | COMMUNICATION

Les Dépêches de Brazzaville n°1532 - Jeudi 12 juillet 2012

LA PARITÉ

Pour une société congolaise moderne et juste Par David Lawson, Représentant résident de l’UNFPA au Congo Brazzaville, 18 juin 2012

Dans la plupart des pays dans le monde, les femmes sont plus nombreuses que les hommes. L'ONUFEMMES dresse cependant un bilan alarmant sur la condition féminine à travers le monde. Certes des progrès incontestables en matière législative ont été réalisés au cours de la seconde moitié du vingtième siècle. Ainsi 186 pays ont signé la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes, 125 pays ont mis hors la loi les violences domestiques, et 115 garantissent des droits de propriété égaux hommes-femmes. Pourtant, la situation des femmes dans le monde et en République du Congo reste injuste.

mentale de l’Histoire du Congo qui reflète les aspirations de l’époque, des Congolaises et de la société toute entière. Après avoir mis fin à l’esclavage, au joug de la colonisation, il est temps de mettre un terme à cette injustice qui réduit les femmes à des citoyens de seconde classe.

Rééquilibrer les rôles des hommes et des femmes

La situation des femmes est injuste Elle est injuste parce que bien qu’elles représentent près de la moitié de l’humanité, pour trop de femmes encore, la pauvreté et la violence sont des réalités quotidiennes auxquelles elles font face dans leur lutte pour parvenir à la parité avec les hommes dans les domaines de l’emploi et de la famille. 60% des plus pauvres de la planète sont des femmes. Sur près d’un milliard de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, 60% sont des femmes. Les deux tiers des près d’un milliard d’adultes illettrés dans le monde sont des femmes, et 70% des enfants non scolarisés sont des filles. Les femmes sont largement sous-représentées aux fonctions politiques électives et administratives. Dans le monde, sur 195 pays, même s'il faut saluer l'accession à la tête du Malawi de la deuxième femme chef de l'État africaine, seules une vingtaine de femmes occupent les fonctions de chef d’État ou de gouvernement. À peine 20% des parlementaires dans le monde sont des femmes. Elles occupent, en moyenne, un poste ministériel sur six. Seules une quinzaine de femmes président des chambres parlementaires, et seuls la Belgique, le Costa Rica, l’Islande et le Rwanda présentent un nombre de candidats hommes et femmes équivalent aux élections. La situation est similaire dans le secteur privé avec seulement 13 femmes parmi les dirigeants des 500 plus grandes entreprises mondiales, soit à peine 3%. Face à ce fossé, l’idée de prendre des mesures concrètes plutôt que d’attendre un rééquilibrage naturel a fait son chemin. Depuis plusieurs années, les gouvernements et les organisations internationales accordent une priorité importante à la problématique du genre dans les orientations stratégiques et les politiques publiques. La parité entre hommes et femmes et les opportunités de promotion économique et sociale par les deux sexes sont devenues des thèmes récurrents des agendas politiques nationaux et internationaux.

Un retard des femmes à combler par voie légale Il apparait, en effet, que sans une obligation légale, l’écart qui sépare les hommes et les femmes aux postes de responsabilité est quasiment impossible à combler. Une loi est un passage obligatoire pour combler un écart trop important, trop ancien et surtout ancré dans les traditions et les esprits. L’efficacité de telles mesures est prouvée. Dans les 90 pays qui ont instauré une politique de quotas électoraux pour leur Parlement, la proportion de femmes y a augmenté : les femmes constituent 21% des parlementaires contre 13% dans les pays sans politique de quotas. Impliquer une proportion significative de femmes dans l’élaboration des politiques permet à celles-ci de mieux prendre en compte et refléter réellement les valeurs de

David Lawson

l’ensemble de la société. En faisant entendre leurs voix, les femmes apportent des perspectives différentes qui enrichissent les débats. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, affirmait en 2004 qu'il est « plus efficace de faire des programmes de discriminations positives, par exemple pour avoir plus de femmes scientifiques, que d'augmenter les impôts ou d'établir les 35 heures » Il constituera d’ailleurs le premier gouvernement paritaire de l’histoire de l’Espagne. Le nouveau chef de l'Etat français, François Hollande, en 2012 vient de lui emboiter le pas. Au Congo, les femmes n’exercent pas non plus leur plein potentiel. Alors qu’elles constituent plus de 51% de la population, elles sont sous-représentées dans toutes les instances de décision. Sur 37 ministres, 5 sont des femmes. L’Assemblée nationale et le Sénat comptent respectivement moins de 10% et 13% de femmes. Parmi les 14 membres des bureaux des deux assemblées, seul un poste est occupé par une femme. La Cour Suprême et la Cour Constitutionnelle sont à la même enseigne.

Une décision politique historique du président Afin de combler cet écart, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a annoncé le 13 août 2010, à l’occasion de son adresse à la Nation, la décision de faire voter par le Parlement, une loi assurant la parité hommes-femmes aux fonctions politiques, administratives et électives. Le rôle des décideurs politiques est d’anticiper et de prévoir. A ce titre, cette décision courageuse est l’une des plus importantes décisions politiques du chef de l’Etat, qui a choisi la parité, plutôt qu’une politique de quotas qui réduit la place des femmes à la seule volonté politique, faisant de la loi un idéal égalitaire, partie intégrante du Pacte Social défini par le Président lui-même pour le bien-être de tous les Congolais et l’accélération du développement national. L’application effective de cette loi nécessitera la même audace. Avec le vote de cette loi, le président congolais sera le premier à mettre en œuvre la parité absolue en Afrique. Grâce à cette loi, qui redonnera aux femmes leurs droits et leur juste place, le Président écrira une page fonda-

L’adoption de cette loi ne permettra pas seulement aux femmes d’accéder aux postes de décision, mais elle va enclencher un processus de changement sociologique. Elle permettra aux femmes de dépasser l’image négative qu’elles ont d’elles-mêmes, qui leur est imposé par un environnement qui les poussent à se cantonner aux seconds rôles traditionnels suivant les clichés, les préjugés et les stéréotypes ambiants. Les filles et les femmes gagnant en estime de soi, s’impliqueront dans les discussions et les affaires publiques, et choisiront les filières universitaires les plus cotées. Ce dynamisme des femmes dans la vie politique contribuera à la modernisation de la société congolaise et de la gestion des affaires publiques. Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) s'est engagé avec le ministère de la Promotion de la femme et de l'Intégration de la femme au développement et l'appui financier de l'ambassade américaine au Congo à la mobilisation des femmes en vue de leur inscription sur les listes électorales, leur participation active aux campagnes électorales, la présentation de leurs candidatures et leur vote massif aux élections législatives de 2012 et locales de 2013. La préparation de ces élections montrent, si besoin est, que les Congolaises de toutes les conditions et de tous les départements du pays sont actives, mobilisées, prêtes et engagées en tant que citoyennes à part entière. Les processus électoraux en cours sont une formidable occasion d'accélérer la parité entre hommes et femmes aux fonctions politiques, administratives et électives. Cette transformation sociétale doit s’accompagner nécessairement, suivant l'engagement résolu du Chef de l'État lui-même, de l’implication des hommes dans la mise en œuvre de la loi pour une société plus démocratique et égalitaire. Les hommes et les pères doivent intervenir positivement dans la vie et en faveur du développement des femmes et des jeunes filles. Les hommes et les femmes doivent partager les postes, mais aussi l’égalité des charges professionnelles, familiales et privées. Le Fonds des Nations unies pour la population soutient ainsi une initiative conjointe avec le ministère de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement sur l’implication du leadership masculin en faveur des droits des femmes. Alors que le Congo est membre du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, cette loi, qui s'inscrit dans le cadre du Pacte social défini par le président Denis Sassou N’Guesso, est le reflet d’une démocratie vibrante éprise de justice. La reconquête de la dignité sous toutes ses formes et l’égalité entre hommes et femmes est pour chacun une arme de combat pour l’unité, la démocratie et la prospérité du pays. L’ardeur et la persévérance sont essentielles pour l’émancipation sociale, économique et politique des Congolaises. En soutenant cette initiative, l’UNFPA s’engage résolument avec le président de la République et tous les hommes de bonne volonté qui font la grandeur de l’histoire du côté des femmes et contribuent à une société congolaise moderne et juste.


SOCIÉTÉ | 7

Les Dépêches de Brazzaville n°1532 - Jeudi 12 juillet 2012

LUTTE CONTRE LE TABAC

Le Mojecra poursuit sa campagne de sensibilisation Après les arrondissements 1 Makélékélé et 6 Talangaï, le Mouvement des jeunes Congolais pour la réflexion et l’analyse (Mojecra) était, avant-hier, face aux jeunes filles de Bacongo. L’ONG d’éducation morale à l’environnement et au développement poursuit sa campagne de sensibilisation sur les méfaits du tabagisme dans la ville de Brazzaville. L’objectif de cette campagne, qui a débuté il y a quelques mois, est d’inciter les plus jeunes à se méfier du tabac sous toutes ses formes. Dans le deuxième arrondissement Bacongo, la rencontre a regroupé plus d’une centaine de jeunes filles coiffeuses et couturières de l’Association brazzavilloise jeunesse action évolution (ABJAE). Cette association est une ONG d’aide aux jeunes de Brazzaville à travers des initiatives

et des offres de prestations de services. Dans son exposé, le président du Mojecra, Daniel Oba, a défini le tabac comme étant une drogue, une plante, un produit nocif pour l’organisme, notamment au niveau des appareils respiratoire, circulatoire et du système nerveux. « La fumée qui contient de nombreuses substances nocives (goudron, monoxyde de carbone) est la cause de nombreuses bronchites chroniques. Le tabac provoque l’augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, il favorise la formation de caillots sanguins (thromboses), les accidents cardio-vasculaires, et cause des lésions des artères des membres inférieurs », a-t-il commenté. Sur le système nerveux, le tabagisme provoque des tremblements, rend irritable et nerveux,

diminue la mémoire, la capacité d’attention ainsi que l’acuité des organes de sens. Au niveau des appareils digestif et urinaire, la fumée entraîne la diminution de l’appétit, les ulcérations de l’estomac et le développement des cancers de la bouche, du larynx, de l’œsophage ainsi que de la vessie.

aussi influencer la fertilité de manière défavorable. Le tabac est un facteur de risque d’avortement spontané en début de grossesse, il est également source de menaces sur les fœtus. Pour Daniel Oba, actuellement le grand combat reste la lutte contre l’industrie du tabac. « La victoire passe, at-il ajouté, par la ratification de la Convention cadre de l’OMS pour la lutte anti tabac par plus de 174 pays, l’adoption des lois spécifiques et l’application des Les participantes à la rencontre six politiques de Mpower dans « Il contient plus de 400 substances plusieurs pays. » toxiques et plus de 40 substances cancéreuses. Le tabac est la cause Cet échange a été apprécié par les de plusieurs maladies et tue cinq participantes. Celles-ci ont d’ailmillions de fumeurs par an », a leurs suggéré au Mojecra de tout mettre en œuvre afin que la lutte poursuivi le principal orateur. Chez les femmes, le tabac en- contre le tabac puisse prendre de traîne des perturbations du cycle l’ampleur comme le VIH-sida. menstruel et des règles, il peut

Parfait Wilfried Douniama

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

VIE ASSOCIATIVE

Mise en place d’une structure de contrôle de qualité des aliments

Joëlle Emmanuelle Akouelé reçoit le brevet du mérite et d’encouragement

Un comité national du codex alimentarius a été institué récemment par l’administration publique afin de préserver la santé des consommateurs des mauvais produits en circulation sur le marché.

La remise a été faite, samedi dernier à Brazzaville, par l’association Dynamique des femmes acquises au changement (Dyfac) basée en République Démocratique du Congo et dirigée par Honorine Christine Bokashanga.

Les membres du bureau

La nouvelle structure nationale de contrôle de qualité des aliments est un ensemble de normes internationales en vigueur dans le secteur. Elle servira de cadre de concertation entre les institutions et le gouvernement. Le comité national est constitué d’experts, de cadres des administrations publiques et privées ainsi que d’acteurs de la société civile. La mise en place du comité tient compte du danger qui menace les populations du fait de la consommation d’aliments d’origine douteuse. « Cette étape est celle de la présentation des textes sur lesquels nous avons réfléchis. Ces textes seront envoyés au niveau des différents ministères concernés par le codex alimentarius », a indiqué le président de l’association des consommateurs congolais, Dieudonné Moussala. Après cette étape, il faut désormais attendre la signature d’un arrêté par les ministères concernés, conformément au cadre juridique dont dispose le pays en matière de répression des industries. Luce-Jennyfer Mianzoukouta

Le diplôme fait suite aux multiples actions entreprises par la présidente des femmes handicapées du Congo, Joëlle Emmanuelle Akouelé, en faveur de ses semblables. La coordonnatrice de l’association a présenté les multiples fonctions de la lauréate et ses actions réalisées en faveur des handicapées. Parmi celle-ci, l’on peut retenir la lutte contre le complexe d’infériorité et de supériorité des femmes handicapées, la promotion dans tous les domaines ainsi que la lutte contre la discrimination. Honorine Christine Bokashanga : « L’organisation de nombreuses activités telles que l’élection miss Handi en 2006, au Congo, la création du premier atelier de couture, et plusieurs initiatives pour faire valoir ces femmes ainsi que leur participation à des rencontres en faveur des handicapés, par exemple en Chine, et partout ailleurs dans le monde, ont été rappelées ce jour pour reconnaître leurs mérites. » Satisfait de ce geste, Joëlle Emmanuelle Akouelé n’a pas caché son émotion. « Le prix qui me revient ce jour est une grâce de la part du Dieu Créateur qui m’a toujours donné ce courage malgré mon état.

Joëlle Emmanuelle Akouelé et les membres de son association

Je remercie la Dyfac, mes parents spirituels en l’ occurrence le couple Olangui du ministère du combat, mon mari qui m’a toujours encouragé d’aller en avant, tout en me demandant de ne pas être complexé », a-t-elle indiqué. Rappelons qu’à l’issue de cette cérémonie, la présidente des femmes

handicapées du Congo a été choisie comme la coordonnatrice de la dynamique des femmes acquises au changement au Congo. Elle est, en outre, une candidate aux législatives du 15 juillet, dans la circoncription de Nkayi, dans le département de la Bouenza. Lydie Gisèle Oko


8 | PUBLIREPORTAGE

1er Tirage au sort de la grande promotion Turbo million Le jeudi 28 Juin a eu lieu à Brazzaville et à Pointe-Noire le premier tirage au sort de la grande promotion Turbo Million. Pour rappel, le mécanisme de cette promotion est simple, il suffit de collectionner six capsules de Turbo king, de les échanger contre un ticket tombola dans un bar sélectionné et d’attendre tranquillement le tirage au sort qui se fait toujours en présence d’un huissier de justice pour authentifier les résultats. Cette promotion va durer du 11 Juin au 21 Juillet et toutes les deux semaines il y aura un tirage au sort. Nous aurons donc au total six tirages au sort durant la période de la promotion, trois à Pointe-Noire et trois à Brazzaville. Sur Brazzaville, le 1er tirage au sort s’est fait en présence de Me Patrice Mahoungou et à Pointe-Noire en présence de Me Masseke Malonga. Les résultats ont été les suivants : Gagnant Brazzaville M. Remy Tihougo Gagnant Pointe-Noire : M. Niémé Kidimbou Les impressions de M. Tihougo « Je suis très content d’être le premier gagnant de la grande promotion Turbo million et j’encourage tous les Congolais à participer nombreux en consommant la Turbo King. Avec cette somme de 1.000.0000 francs CFA je vais pouvoir réaliser un projet qui me tient à cœur depuis de nombreuses années et que je n’ai pas pu entreprendre faute de financement. Je remercie encore une fois Turbo King qui fait de moi aujourd’hui un homme heureux ». « Turbo King, une affaire d’homme »

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ANNONCES | 9

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Cfao solidarité remet un véhicule d’assistance à la fondation Congo Assistance La cérémonie de remise officielle de ce véhicule utilitaire, réceptionnée par madame Antoinette Sassou N’guesso, présidente de la fondation Congo Assistance a eu lieu le mercredi 3 juillet à Pointe-Noire. Le 4 juillet 2012 une rencontre était organisée à la résidence officielle de Pointe Noire, entre la Première dame , Madame Antoinette Sassou Nguesso, au titre de son engagement au service des victimes de la catastrophe du 4 mars, et la Direc-

tion générale du groupe Cfao au Congo représentée par MM. Sartini PDG et Schroeder directeur de l'agence de Brazzaville. Au nom de la fondation Cfao Solidarité les deux dirigeants de groupe installé depuis plus de 75 ans au

Congo sont venus remettre symboliquement les clés d'une camionnette neuve, de marque Peugeot et de modèle Boxer, offerte par la fondation du groupe Cfao à la fondation Congo Assistance présidée par Madame Antoinette Sassou

Antoinette Sassou Nguesso recevant les clés du véhicule

Nguesso. Le groupe Cfao tient, à travers ce don, à exprimer sa compassion et sa solidarité avec les innocentes victimes de cette terrible explosion. Cette camionnette est destinée à être utilisée dans le cadre des opérations de logistique de matériels et de marchandises distribués aux populations démunies. Dans cet élan durable de solidarité des entreprises et des organismes nationaux ou internationaux, qui ne cesse, comme on le

voit, de se concrétiser, il faut considérer la volonté des généreux donateurs de poursuivre le mouvement spontané des premières heures. Bien que la catastrophe se soit produite il y a quatre mois maintenant, la détresse des victimes survivantes restent présentes à l'esprit de tous. Que la société Cfao, bien connue de tous les utilisateurs de véhicules Toyota, Suzuki et Peugeot, soit remerciée pour sa générosité hautement appréciée.


10 | INTERNATIONAL

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PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

Le Nigeria réaffirme son soutien à Jean Ping pit de certaines exceptions À quelques jours de la tenue du comme le Nigeria qui a mené la dix-neuvième sommet de l’UA campagne pour la réélection de qui se tiendra au siège de Jean Ping, le président sortant l’organisation à Addis-Abeba, en semble être le candidat des pays Éthiopie, le gouvernement ayant le français en partage, alors nigérian a fait savoir mardi qu’il les pays anglophones seraient continuait à soutenir le président sortant. Nkosazana Dlamini-Zuma : « Nous n’avons pas Née le 27 janvier 1949 dans la province du Natal, Nkochangé d’avis. Nous trasazana Dlamini-Zuma est membre de l’ethnie Zoulou. vaillons de concert avec Militant du Congrès national africain de 1994 à 1999, elle a assuré la fonction de ministre de la Santé entre le groupe de la Communauté économique des 1994 et 1999, avant d’être nommée la même année ministre Sud-africain des Affaires étrangères. Depuis États de l'Afrique de 2009, Nkosazana Dlamini-Zuma est ministre de l’Intél'Ouest [Cédéao] et nous rieur de son pays. Cette prétendante au poste de présiresterons avec le groupe dent de la commission de l’Union africaine est l’ancienne épouse de Jacob Zuma, l’actuel président des pays ouest-afride l’Afrique du sud. cains », a déclaré Olugbenga Ashiru, le ministre Jean Ping : nigérian des Affaires Né le 24 novembre 1942 à Omboué, au sud de Portétrangères. Gentil, la capitale économique gabonaise, l’actuel préÀ l’issue de la conférence sident sortant de la commission de l’Union africaine est des chefs d’État et de un diplomate reconnu. Titulaire d’un doctorat en écogouvernement de janvier, nomie de l’université de la Sorbonne, il a débuté sa carrière de fonctionnaire international dans les années 70 les dirigeants africains au sein de l’Organisation des Nations unies pour l’éduavaient décidé de régler cation, la science et la culture, à paris. À partir de 1990, la question de l’élection Jean Ping a occupé successivement des postes minisdu nouveau président de tériels aux départements de l’Information, des Mines et la commission lors du des Affaires étrangères, avant de passer à l’Économie prochain sommet de et la Planification. Depuis 2008, il a succédé à l’ancien président malien, Alpha Oumar Konaré, au poste de l’UA. En effet, ni la candiprésident de la commission de l’Union africaine. date sud-africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, ni le prési- derrière la candidate sud-afrident sortant, Jean Ping, n’avaient caine. Rappelons que le dix-neupu obtenir la majorité requise des vième sommet de l’UA se tiendra deux tiers pour être élu à ce du 15 au 16 juillet au siège de l’orposte. À la faveur du sommet qui ganisation panafricaine à Addiss’annonce, une décision devrait Abeba, en Éthiopie. Nestor N’Gampoula être prise. Pour l’heure, et en dé-

CÉMAC

Les experts préparent la 23e session du conseil des ministres de l’UEAC Les travaux du comité inter-États, consacrés aux questions de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), se sont ouverts hier à Brazzaville, sous les auspices de Jean Christophe Okandza, directeur de cabinet du ministre d’État, coordonnateur du Pôle économique, ministre de l’Économie, du Plan, de l’Aménagement du territoire. Les assises qui déboucheront sur l’ouverture de la réunion des ministres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), prévue pour le 18 juillet, seront l’occasion de débattre de plusieurs points inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit, entre autres, des dossiers ayant trait au Programme économique régional, aux transports, à la sécurisation du financement de la communauté, à l’amélioration de la gouvernance et rationalisation des institutions. Ouvrant les travaux, Jean-Christophe Okandza a déclaré que la rencontre de Brazzaville participait de la manière effective à la concrétisation de la volonté maintes fois exprimée au plus haut niveau des États de la sousrégion, de « mettre en œuvre les instruments d’approfondissement de l’intégration ». « Votre présence ici témoigne de la volonté de nos chefs d’États

d’unifier nos efforts dans le cadre d’une vision et d’une stratégie partagées, pour répondre collectivement aux nombreux défis auxquels notre sous-région est confrontée », a estimé le directeur de cabinet. Il a saisi cette occasion pour inviter les experts à traiter avec sérieux et détermination, les dossiers soumis à leur attention afin d’en dégager des solutions idoines et permettre à la Cémac de réaliser «le saut qualitatif dont les retombées bénéficieront à ses populations pour leur mieux être» « La Cémac, souvent présentée comme maillon faible du processus d’intégration en Afrique, se trouve à une phase cruciale de son histoire », a déclaré Jena Christophe Okandza, soulignant que l’espace communautaire pouvait faire mieux pour atteindre les objectifs d’édification d’un marché commun performant. En dépit de la lenteur observée

en matière d’intégration sous-régionale, le directeur de cabinet a reconnu que des efforts étaient néanmoins consentis depuis le 8e sommet de la Cémac pour rendre ce processus irréversible. Comme preuve à cette volonté manifeste, il a cité la consolidation et le développement des infrastructures de base; l’affermissement de la convergence des politiques macroéconomiques; la mise en œuvre des politiques sectorielles communes, ainsi que la promotion d’un environnement de paix et de sécurité. « La tâche qui nous attend au cours de ces travaux est en conséquence immense car les résultats de cette rencontre déclencheront, à n’en point douter, d’autres actions visant l’intégration effective de notre sous-région », a conclu Jean Christophe Okandza Nestor N’Gampoula et Lopelle Mboussa Gassia

PUBLIREPORTAGE

CANAL+ maintenant accessible à TOUS ! Pour permettre à l’ensemble des Congolais de profiter de leurs programmes préférés, CANAL+ Afrique a lancé une nouvelle offre et ajouté 15 nouvelles chaines à son bouquet, qui proposent des programmes exclusifs, originaux et innovants. La cérémonie de lancement officiel a eu lieu le 3 juillet à l’hôtel Mikhael’s, en présence des médias nationaux. Le bouquet CANALSAT a été enrichi avec 15 nouvelles chaines pour tous les publics, et pour tous les goûts : cinéma, sport, jeunesse, dé-

couverte, chaines africaines, musique, info... Les 5 chaines CANAL+ (CANAL+ Ouest, CANAL+ Centre, +Cinéma, +Sport et +Family), autrefois accessibles à partir d’environ 25 000 FCFA par mois sont à présent disponibles à seulement 10.000 FCFA par mois. Les 5 chaines CANAL+ offrent aux abonnés plus de quatre-cent films diffusés chaque année en exclusivité. Elles permettent aux abonnés de suivre les plus grands championnats de football tels que la Ligue 1, la première League an-

glaise, la Liga espagnole, la série A italienne, l’Uéfa Champions League et l’Uéfa Ligue Europa. Elles diffusent également les plus belles compétitions de rugby, de tennis, de golf, de basketball et d’athlétisme. Ce qui représente plus de 5000 heures de sport par an, pour le plus grand bonheur des mordus de sport ! Enfin, les 5 chaînes CANAL+ offrent des programmes pour les plus jeunes, des émissions phares, des séries en exclusivité… Les autres chaines du bouquet CANALSAT proposent plus de sport encore, des reportages divers (culture, nature, société…), des films d’action, d’espionnages, des thrillers, des programmes et des dessins animés pour les enfants, une information de qualité et plus encore, pour le plaisir et la découverte de chacun ! La simplicité de l’offre est également de mise : les abonnés ont désormais le choix entre quatre formules : les chaines CANAL+, CANALSAT ACCESS, CANALSAT ÉVASION et TOUT CANAL à des prix accessibles. Ainsi, avec les

chaines CANAL+ et les trois formules, l’abonné a la possibilité de créer ses propres combinaisons pour répondre parfaitement à ses envies et celles de sa famille. Cette flexibilité dans le choix des formules d’abonnement s’accompagne d’une souplesse de réabonnement. L’abonné peut s’abonner ou se réabonner pour une durée d’un mois, trois, six ou douze mois. Notons qu’en plus de cette flexibilité, CANAL+ Afrique favorise la proximité et la facilité pour ses abonnés. Il s’agit notamment du développement de son réseau de distribution avec l’ouverture de nouvelles boutiques et l’accélération du

déploiement de nouveaux moyens de paiement tels que la carte de recharge. Ces cartes de recharge sont disponibles dans tous les points de vente habituels ainsi qu’auprès de nouveaux points de recharge comme certaines stations Total. Selon le directeur général délégué pays affiliés CANAL+ Afrique, Sébastien Punturello, cette innovation épouse les principes de leur politique initiée depuis plus de 20 ans. Cette politique est axée sur la promotion de la qualité, l’évolutivité, la diversité, la proximité et l’accessibilité envers les abonnés du continent africain.


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Les Dépêches de Brazzaville n°1532 - Jeudi 12 juillet 2012

COUPE AFRICAINE DE LA CONFÉDÉRATION

L’AC Léopards face à son destin ce week-end Les Fauves du Niari affronteront, samedi à Dolisie, la formation Maghreb Association sportive (MAS) de Fès comptant pour la manche retour du tour de cadrage. Battus à l’aller 0-1, les représentants du Congo avaient conservé leurs chances de qualification intactes tout comme les Marocains qui ont un but d’avance. L’AC Léopards, qui aura le privilège d’évoluer dans ses propres installations, aborde cette nouvelle manche avec prudence et détermination. Ne pas encaisser le moindre but et marquer, tel est le mot d’ordre des dirigeants aux joueurs. Ces derniers, qui ont une lourde mission sur leurs épaules, ne veulent pas laisser échapper cette chance qui n’arrive pas tous les jours. Car depuis la nouvelle configuration des coupes africaines des clubs, aucun club congolais n’a réussi à intégrer la phase de poules. Si les Fauves du Niari s’imposent par deux buts d’écart, le Congo aura deux représentants à la prochaine Coupe africaine de la confédération et épargner des préliminaires qui a toujours fait mal à ses équipes. Il gardera aussi sa place à la Ligue africaine des champions. Le staff technique de l’AC Léopards est en train d’effectuer les derniers réglages pour concrétiser les ambitions qui germent déjà dans l’esprit des dirigeants de l’AC Léopards après leur courte défaite à Fès. « C’est jouable. Nous allons sérieusement prépa-

rer les joueurs pour le match retour. Nous étions en face d’un adversaire de taille. C’est lui le détenteur du trophée de la Coupe de la CAF. C’est une grande équipe. On s’est préparé en conséquence pour les contrer d’abord chez eux et ensuite trouver des opportunités pour prendre une avance. Nous allons travailler sérieusement pour nous qualifier chez nous », disait Joseph Marius Omog, le coach de l’AC Léopards à la conférence de presse d’après-match. En terre marocaine avant d’encaisser le but sur une erreur d’inattention, Bhebey Ndey et ses coéquipiers n’avaient pas seulement manqué de réalisme en première mi-temps, mais ils avaient aussi été privés de nombreux cadres, blessés. C’est sur leur retour que le président de l’équipe, le colonel Rémy Ayayos Ikounga, fonde ses espoirs pour réaliser un exploit devant les tenants du titre. « C’est une double confrontation. Nous pensons que, chez nous, au match retour à Dolisie, nous ferons ce qui est de notre possible pour gagner largement et donc nous qualifier. Nous ne doutons pas un instant que nous puissions le faire puisque nous connaissons désormais notre adversaire et nous comptons

L’AC Léopards

aussi récupérer quelques éléments majeurs de notre effectif qui étaient indisponibles ou blessés. Nous pensons avec beaucoup de ferveur que nous pouvons gagner et nous qualifier à Dolisie », soulignait-il à Fès. Les Marocains, dont l’arrivée est attendue le vendredi, vendront chèrement leur peau, à en croire les propos tenus par leur coach lors de la conférence de presse d’aprèsmatch. Selon lui son équipe n’avait vraiment pas brillé à domicile à cause de la fin de la saison au Maroc.

Naissance à Rome d’une association des Congolais d’Italie Une semaine après le passage d’une délégation tripartite venue sensibiliser la population aux opportunités de développement au Congo, la diaspora d’Italie commence à bouger. C’est pour saisir la balle lancée par le gouvernement que les Congolais d’Italie, plus particulièrement ceux basés à Rome, commencent à s’engager pour le développement de leur pays d’origine. Le passage à Rome, le 2 juillet, d’une délégation venue de Brazzaville pour expliquer, en quelque sorte, que les temps ont changé, a été le détonateur de cet esprit nouveau. Jusqu’ici les velléités avaient été nombreuses ; la plupart matérialisées par des actions ponctuelles de solidarité en Italie ou au Congo. Mais les actions durables faisaient défaut. Ou bien elles n’étaient que le fait de quelques individualités agissant dans la spontanéité de la conjoncture. C’est pour s’établir comme véritable partenaire et interlocutrice dans le développement qu’est née, le 8 juillet , l’association « Diaspora Congo-Brazza en Italie ». Le groupe qui s’est retrouvé à Rome ce dimanche-là pour créer

1-0, c’est un bon résultat qui nous permettra de mieux aborder le retour », commentait le coach de MAS de Fès, Achhabi Mohamed. Les Fauves, avertis, travaillent d’arrache-pied… « Les matchs ne se ressemblent pas, nous le savons. Nous pensons qu’avec l’arrivée des joueurs blessés et en gardant le même cap et le même sérieux dans le travail, nous pourrons obtenir des résultats plus facilement », a estimé le président des Fauves du Niari. James Golden Éloué

UNION AFRICAINE

Les ambassadeurs préparent le 19e sommet de l’organisation

la réalisation de laquelle l’équipe a déjà commencé à travailler. Le président élu de la nouvelle association est Albert Mianzoukouta. Il sera secondé par Andrée-Christiane Ivossot. Le secrétaire général est Raoul Nkassa, qui sera quant à lui épaulé par Vital Ebengui Wando comme adjoint. La trésorière élue est Karelle Tchissambou.

Prélude à la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) qui se tiendra les 15 et 16 juillet, le comité des délégués permanents s’est réuni à Addis-Abeba, en Éthiopie, à la faveur de sa 24e session. Organisée sur le thème « Stimulation du commerce intra- africain », la rencontre de deux jours, qui s’est achèvée hier, a été l’occasion pour les représentants des cinquante-quatre pays membres de l’organisation panafricaine d’arrêter les points à soumettre à l’attention des chefs d’État et de gouvernement. Pour y parvenir, les ambassadeurs ont échangé sur plusieurs questions d’ordre administratif, budgétaire et financier. À cela s’ajoutent celles relatives aux structures, à la coopération multilatérale, à l’économie, au commerce, aux réfugiés ainsi qu’au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique. Dans son intervention lors de ces assises, le vice-président de la Commission de l’UA, Erastus Mwencha, a rappelé les réalisations accomplies durant cette dernière décennie en matière de paix et de sécurité sur le continent, en dépit des difficultés enregistrées ces six derniers mois. Pour illustrer son propos, il a évoqué les démarches entreprises pour tenter de ramener la paix dans certains foyers de tension en Afrique. Erastus Mwencha a cité, entre autres, l’évolution des négociations entre le Soudan et le Sud-Soudan, les mesures prises pour tenter de trouver une issue heureuse à la crise en Guinée-Bissau ainsi que les efforts déjà consentis pour consolider le retour de l’ordre constitutionnel au Mali. Pour terminer, le vice-président de la Commission de l’UA a indiqué que dans le cadre du renforcement du partenariat, l’UA participera au Forum de coopération Chine-Afrique qui se tiendra la semaine prochaine à Beijing, en Chine.

L.Mp.

Lopelle Mboussa Gassia

Les membres du bureau de la Diaspora Congo-Brazza en Italie

cette structure, a d’abord évalué le discours transmis par la délégation venue de Brazzaville ainsi que l’état d’esprit du gouvernement qui engage véritablement les Congolais à repartir investir énergies, ressources et compétences dans leur pays. La nouvelle association a élu un bureau provisoire en attendant la tenue d’une assemblée générale à

Elle mettra tout en œuvre pour négocier un bon résultat à Dolisie et défendre son titre gagné la saison dernière. « Nous sommes en congrès alors que le championnat se joue au Congo. Nous avons gagné la première manche, il reste la dernière. Notre force, c’est la bonne conservation de ballon et nous avons des joueurs qui sont rapides. Dommage que nous ayons commencé les entraînements en retard. La capacité physique ne dépassait pas 50%. Mais nous avons gagné


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EST DE LA RDC

L’Union européenne appelle à l’arrêt immédiat de toute violence Dans une déclaration faite le 10 juillet, la haute représentante Catherine Ashton a explicitement pointé les groupes armés opérant dans cette partie du pays. La déclaration faite au nom de l’Union européenne (UE) par la haute représentante a notamment rappelé les conclusions du Conseil du 25 juin sur le rapport du groupe d'experts du Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies. Celui-ci a, en effet, indiqué qu'un certain nombre de hauts responsables rwandais sont impliqués dans le soutien apporté aux groupes rebelles congolais, y compris aux mutins du mouvement M23. Selon l’UE, les développements actuels ne profitent à aucun des deux pays voisins ni à leurs populations. « C'est la responsabilité de la RDC et du Rwanda d'assurer une paix durable dans la région », a préconisé Catherine Ashton. À en croire cette déclaration, la stabilité durable dans l'est de la RDC ne peut pas se fonder uniquement sur l'action militaire. Ce qui l’a amené à demander instamment à Kinshasa et Kigali de contribuer à une solution politique et de s'attaquer aux sources régionales et locales de l'instabilité. Par

contre, tout en soutenant la souveraineté de la RDC sur son territoire, l’UE a aussi appelé le pays à assumer une responsabilité accrue en établissant pleinement l'autorité de l'Etat dans les Kivu. « À cet égard, la réforme du secteur de la sécurité, notamment de l'armée congolaise, ne doit pas être plus longtemps retardée », a souligné la haute représentante. Une prédiction sur la fin de la guerre

À la clôture de la sixième édition des conférences bibliques de l’Église du Saint-Esprit au Congo (Esec), tenues du 7 au 9 juillet au Grand hôtel Kinshasa, le responsable de cette confession religieuse, l’apôtre Ignace Tambu Lukoki, a prédit la fin imminente de la guerre qui sévit dans les provinces de l’est du pays. « Si les auteurs de cette guerre persistent sur cette voie, Dieu s’occupera personnellement d’eux », a-t-il prévenu. À la fin de ces assises, l’homme de Dieu a explicitement fait une prière pour le retour de la paix

Des militaires congolais dans une montagne de l’Est

dans cette partie du pays. « Une prière fervente du juste ne reste pas sans effet », a-t-il averti. L’Apôtre Tambu Lukoki a fondé sa foi notamment sur la fin des hostilités en Angola, après une prière faite le 30 octobre 1999, au stade de la Citadella de Luanda. Selon lui, la prophétie annoncée au cours d’une campagne d’évangélisation s’est accomplie, amenant la

paix à ce pays frontalier de la RDC. Les travaux de Kinshasa ont tourné autour du thème : « La restauration de l’Église et des serviteurs ». À en croire l’Apôtre, une église, un homme ou une nation restaurée à la lumière des Écritures saintes se transforme positivement. « Ce changement de mentalité qu’apporte Jésus

Christ par la puissance du SaintEsprit donne à l’homme des vertus susceptibles de contribuer au développement national par un travail consciencieux », a-t-il appuyé. Ces assises ont permis à plusieurs serviteurs de Dieu venus de différents pays de développer des messages en rapport avec le thème central. Lucien Dianzenza

CONDAMNATION DE THOMAS LUBANGA

NORD-KIVU

Fatou Bensouda pourrait interjeter appel

Goma sous protection des Fardc et de la Monusco

Une note émanant du Bureau du Procureur de la CPI indique que l’accusation avait demandé que soit prononcée une peine plus lourde qui reflète davantage la gravité des crimes en cause et les circonstances aggravantes. «Le Bureau procède à présent à un examen minutieux du Jugement et décidera s’il y a lieu d’interjeter appel. Il s’attend également à ce que les juges se prononcent sur la question des réparations, afin de s’assurer que justice soit pleinement rendue aux victimes des crimes de Lubanga », indique le communiqué. Par ailleurs, souligne la note, le bureau du procureur continue à enquêter sur la situation dans l’est de la RDC où les actes de violence continuent et se multiplient. « Sur place, les populations, notamment les enfants, continuent de subir les conséquences tragiques de la guerre menée par les groupes armés soutenus par les différents antagonistes de la région. Les civils servent de monnaie d’échange dans la course au pouvoir et au profit. En 2006, dans ce contexte, la Cour a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Bosco Ntaganda qui est l’un des responsables de cette situation. L’Accusation a récemment demandé que de nouveaux chefs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, notamment le

Le procureur de la CPI, Fatou Bensouda

meurtre, la persécution, les attaques dirigées intentionnellement contre des civils, le viol/l’esclavage sexuel et le pillage, soient retenus contre lui. Des informations récentes indiquent qu’un nouveau groupe appelé M23, lié à Ntaganda, s’était livré à des actes de violence et avait eu recours à la force armée contre les troupes de la RDC. Ce sont les civils qui en paient le plus lourd tribut. Cette situation est inacceptable et il faut y mettre fin », avertit le bureau du procureur. Pour ce dernier, les responsa-

bles de ces crimes doivent être isolés, arrêtés et traduits en justice. « C’est la seule façon de sortir du cercle vicieux de la violence, des représailles et des attaques contre la population civile dans l’est de la RDC », souligne la note. Le bureau de Fatou Bensouda estime qu’en condamnant Thomas Lubanga, les juges de la Cour pénale internationale ont clairement fait savoir aux auteurs de tels crimes qu’ils ne jouiront d’aucune impunité. Patrick Kianimi

À part le renfort des Casques bleus, un bataillon de l’armée nationale est appelé à se joindre aux unités déjà déployées sur place en vue de sécuriser la population. Le chef-lieu de la province du nordKivu est gagné, depuis quelques jours, par une vague incontrôlée de xénophobie exprimée par des jeunes décidés à découdre avec les rwandais résidant dans la ville, apprendon. Le phénomène s’est exacerbé en début de semaine sur fond d’une chasse aux « tutsis congolais » soupçonnés d’être de mèche avec les mutins de M23 en guerre contre les Fardc. Il a fallu toute la sagesse du gouverneur Julien Paluku pour battre en brèche ce mouvement spontané de colère et d’indignation. Le chef de l’Exécutif provincial s’est, en effet, insurgé contre toute tentative de diviser, sur des bases ethniques, des Congolais tout en plaidant pour la coexistence pacifique entre les différentes communautés locales. L’onde de choc de la guerre, encore cantonnée à Rutshuru, précisément dans les localités de Runyonyi, Chanzu et Mbuzi, aura créé une panique parmi les « Gomatraciens ». Les souvenirs d’un Laurent Nkunda menaçant, il y a quelques années, de prendre la ville à sa portée, sont encore frais dans les mémoires. Par ces temps qui courent, les habitudes ont radicalement changé dans la ville,

rapporte-t-on. « Les gens s'empressent de rentrer chez eux dès 18 heures et la circulation se raréfie dès la tombée de la nuit », explique un habitant. La mobilisation générale spontanée qui s’en est suivie reste symbolisée par une marche pacifique organisée hier dans la ville volcanique à l’instigation de la société civile en guise de protestation contre l’agression extérieure dont le pays est victime via le M23. C’est dans ce contexte de hantise perpétuelle et d’incertitude que les Fardc ont dépêché à Goma un bataillon jusque-là stationné en province orientale et entraîné par des instructeurs américains, dans le but de sécuriser la population. Ce bataillon, apprend-on, devra se joindre aux sept mille militaires déjà déployés au nord-Kivu et aux 18.000 hommes venus de l’Ituri et du sudKivu que la Monusco se propose d’envoyer en renfort sous les ordres du général britannique Adrian Foster. L’arrivée des premiers engins militaires qu’accompagnaient des éléments frais des Fardc et de la Monusco ont, tant soi peu, contribuer à baisser la tension dans la ville, indique-t-on. « Nous prenons le devant pour prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de protéger cette ville », a dit Manodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco, cité par RFI. Alain Diasso


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DIX ANS DE L’UNION AFRICAINE

Des résolutions pour consolider l’intégration et le développement de l’Afrique Les recommandations sont les fruits des réflexions organisées à Kinshasa par L’Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique (IDGPA). La structure a organisé, le 9 juillet, dans la salle de conférences du Centre de recherche Chaire de dynamique sociale, à l’Université de Kinshasa, un séminaire sur le thème « Programmes d’intégration et plans d’action de l’Union africaine pour le développement de l’Afrique. État des lieux et perspectives ». Cette activité rentre dans le cadre de la célébration des dix ans de l’Union africaine (UA). L’objectif principal était, pour l’IDGPA, de pouvoir participer au débat d’ensemble sur le nouveau Panafricanisme et la Renaissance africaine, par la vulgarisation des programmes d’intégration et plans d’action de l’UA, à la fois à travers des analyses et des débats scientifiques objectifs et constructifs à l’université et au sein des communautés de base. Alors que les résultats attendus ont été la production des résolutions et recommandations ainsi que la publication des actes de la journée en prévision de la célébration de l’Année du panafrica-

Les participants à la réunion de réflexion

nisme et de la Renaissance africaine (2013). Dans cette optique, plusieurs exposés divisés en deux panels ont été faits sur le thème central ainsi que des sous-thèmes y relatifs. Les orateurs ont tous été des professeurs, doctorants, chefs de travaux et assistants à l’université, tandis que l’auditoire a été composé des qualités précédentes auxquelles ont été ajoutés des chercheurs. Dans son mot prononcé à cette occasion, le directeur exécutif de l’IDGPA, le professeur André Mbata Betukumesu Mangu, a appelé l’auditoire à réfléchir sur le

plan d’intégration de l’UA, alors que le doyen de la faculté de Droit, le professeur Nyabirungu, a salué l’association des participants à la réflexion sur l’avènement d’une Afrique unie et prospère, selon les rêves des pères fondateurs de l’UA, dont la vision a toujours du mal à se réaliser.

L’UA n’est pas un machin Le professeur Oswald Ndeshyo a, lui, regretté que l’UA, qui un le moteur de l’intégration et du développement de l’Afrique, ne soit pas bien connue par les Africains eux- mêmes. « Beaucoup disent que l’UA ne sert à rien. Moi, je

ne partage pas cet avis », a-t-il dit. En expliquant les origines et les objectifs de cette structure, il a appelé les participants à ces travaux et d’autres chercheurs africains à travailler sur l’Afrique et à encadrer ce jeune continent en vue de son développement. Le Pr André Mbata, qui a tablé sur la corruption, qui constitue un défi au développement de l’Afrique, a sollicité l’implication des chercheurs en vue de faire avancer les choses. Il a notamment souhaité que tous les pays africains ratifient la convention de l’UA sur la corruption et la bonne gouvernance. Pour lui, le

souhait pour son institution était d’organiser, à l’occasion de cet anniversaire, beaucoup d’activités et de grande envergure sur l’échelle nationale. Mais elle était obligée de se contenter de la possibilité lui offerte par les moyens insuffisants. Alors que le chef de département de droit international public et relations internationales à l’Unikin, le professeur Greg Basue, a noté que les organisations internationales ne sont que les reflets des États membres. Les autres sous-thèmes développés sont notamment le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique, l’état des lieux dans la mise en œuvre du Nepad, les programmes de développement des infrastructures en Afrique, le Programme de l’UA sur les frontières et les modalités d’application, le Programme de l’Autorité transafricaine, le plan d’action du Grand baie sur les droits de l’homme en Afrique, etc. Ces exposés et des échanges qui en ont suivi ont permis de clôturer ces travaux par des résolutions et recommandations qui permettront un engagement fort pour l’intégration et le développement du continent africain. Lucien Dianzenza

TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

Nouvelle pression sur les contribuables insolvables La Direction générale des impôts (DGI) a projeté un seuil de mobilisation des recettes bien au-delà des 48 milliards de francs congolais mobilisés en juin 2012 et cela est inadmissible, a mis en garde son directeur général, Dieudonné Lokadi. Aussi, a-t-il averti, rien n’empêche à l’administration fiscale de recourir à des sanctions. Outre une forte sensibilisation en perspective sur le respect de la réglementation en matière de calcul de la TVA, de facturation et de tenue régulière de la comptabilité, l’option de la publication des noms des assujettis insolvables n’est pas exclue. Bien avant le fisc, la douane a fait publier dans plusieurs journaux de la place toutes les sociétés en situation litigieuse. Dieudonné Lokadi a confirmé la descente sur le terrain des missions pour aider l’administration fiscale à s’assurer de la bonne application de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) par les contribua-

bles. Il ne s’agit pas, a-t-il insisté, d’une forme de tracasserie mais plutôt d’une simple interpellation des opérateurs économiques à la veille d’une nouvelle échéance. Le fisc a fait état de la tenue des réunions formelles et informelles pour évaluer l’application effective du nouvel impôt. Ces réunions ont eu lieu les deux et dix premiers mois. D’autres rencontres de la sorte sont annoncées ultérieure-

ment pour tenter de cerner les préoccupations encore latentes. Cependant, il est enregistré une progression constante (en dehors de la baisse de mai 2012) et les souscriptions établies à 33 milliards de francs congolais, en janvier 2012, sont passées à environ 48 milliards de fransssscs congolais, en juin. Les principales contraintes encore manifestes sont la persistance de la nonsouscription des déclarations d’assujettissement de certains contribuables remplissant les conditions établies par la loi, l’application sélective de la TVA à la tête du client par certains assujettis et la mauvaise tenue des factures. Il est aussi indispensable que les assujettis s’assurent que les déclarations devant être souscrites à la DGI correspondent aux éléments de leurs comptabilités si bien entendu l’entreprise concernée recourt au service d’un intermédiaire pour la déclaration et le paiement de ces droits. Laurent Essolomwa

RÉSULTATS DES EXAMENS D’ÉTAT

33% de réussite enregistré dans la ville de Kinshasa Les filles, pour la première fois, ont réalisé plus de pourcentage que les garçons. Le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) vient de tenir sa promesse en procédant à la publication, deux semaines après la fin des épreuves, des résultats de l’examen d’État. L’annonce solennelle du début de l’opération a été faite le 10 juillet en direct à la télévision par le ministre de l’EPSP, Maker Mwangu, en présence d’autres membres du gouvernement. Pour cette première série de livraison, seule la ville de Kinshasa est concernée. Quelques écoles se sont démarquées à l’instar du Collège Élikya, ou encore de Saint-Raphaël, où des lauréats ont atteint jusqu’à 85% de points. Selon le ministre, les résultats de l’édition 2012 ont connu une régression de six pour cent par rapport à ceux de 2011. « Cette année, nous avons 33% de réussite dans la ville de Kinshasa contre 69% en 2011 », a-t-il précisé tout en félicitant particulièrement les filles qui, pour la première fois, ont réalisé plus de pourcentage que les garçons. Un opérateur d’un réseau de téléphonie cellulaire a été choisi pour assurer la publication des résultats, également disponibles sur

le site: www. minepsp.cd. Des scènes de réjouissance Comme à l’accoutumée, la publication des résultats s’est accompagnée des scènes d’hystérie dans plusieurs coins de la capitale pris d’assaut par les élèves. Ces derniers, en attente de leurs résultats, ont investi tard dans la soirée les différents carrefours à défaut des cybercafés. À travers l’attitude qu’ils affichent, une fois après avoir pris connaissance des résultats, l’on peut aisément deviner ce qu’a été leur sort. Les uns tombent en syncope, d’autres accourent dans tous les sens. Pleurs et allégresse font bon ménage à ces endroits prisés par les jeunes finalistes. Pendant que les malchanceux s’interrogent sur leur avenir, les lauréats, eux, rivalisent d’imagination pour mieux savourer leur réussite. Visages saupoudrés, ils n’hésitent pas à mettre en contribution les taxis-motos pour improviser un carnaval qui, dans certains cas, ont viré au drame. Les forces de l’ordre, positionnées sur les lieux, tentent d’encadrer ces scènes de réjouissance ou d’affliction afin d’éviter, selon elles, tout débordement. Alain Diasso


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AFFAIRE CHEBEYA

L’expulsion de Thierry Michel contestée La déclaration du Collectif des ONG des droits de l’homme local (ONGDH) à propos avait précédé celles du Quai d’Orsay et du chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, déplorant le refoulement du réalisateur belge à sa descente d’avion le 8 juillet à l’aéroport de N’Djili malgré son statut de résident permanent dans le pays. Le Collectif ONGDH exprimait ses vives protestations au lendemain de l’expulsion du cinéaste, le 9 juillet. Parti des circonstances particulières de son réembarquement, il a protesté contre cet acte tenu pour une « flagrante violation de la liberté de circulation, d’expression et d’opinion, et du droit de la population à l’information garantis par la Constitution en ses articles 23 et 24 » ainsi que du « Pacte International relatif aux droits civils et politiques en son article 19, alinéas 1 et 2 ». À partir de Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, a regretté qu’à cause de cette expulsion, Thierry Michel ne puisse assister aux projections locales de son film L’affaire Chebeya, un crime d’État?, raison

de sa venue en RDC. Ce, à l’invitation de plusieurs organisations internationales, notamment FIDH, Carter Center, Osisa et du collectif des ONG précité. Et le cinéaste belge n’est plus à présenter dans ce pays en raison de ses réalisations précédentes sur le pays et certaines de ses personnalités à l’instar du feu Maréchal Mobutu. Mais il reste que pour plusieurs, la diffusion de son dernier film sur le procès en première instance portant sur le meurtre de l’activiste des droits de l’homme Floribert Chebeya, n’était pas approuvé. On se souvient qu’il y a quelques mois, elle avait même été interdite par les autorités qui trouvaient déjà à redire sur son titre. Les ONGDH ont tenu à signifier « au gouvernement congolais que le droit à l’information est garanti par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) ». En outre, elles ont réaffirmé leur « détermination à assurer la diffusion dudit film, sous plusieurs formes et canaux, à travers toutes les provinces de la RDC dans les jours qui viennent ». La matinée du 10 juillet une dépêche de l’Agence France presse

Thierry Michel en plein tournage lors d’une audience du procès de l’affaire Chebeya l’an dernier

(AFP) annonçait la position de Paris avant que ne se prononce la Belgique. En effet, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français Bernard Valero n’y est pas allé par quatre chemins. Ses propos relayés par l’AFP indiquent clairement que « La France regrette profondément la décision des autorités de la RDC d’expulser le cinéaste belge Thierry Michel de son territoire le dimanche 8 juillet 2012 ». Loin de vouloir s’arrêter à une simple contestation, le Quai d’Orsay a désapprouvé le geste et de relever que la « déci-

sion des autorités de Kinshasa ne va pas dans le bon sens ». Et il a pris soin d’ajouter que la mesure prise à l’encontre du cinéaste belge demande à être revue : « La France appelle les autorités de la République Démocratique du Congo (RDC) à la rapporter sans tarder ». Les ONGDH ont clairement exigé, « toutes affaires cessantes, du gouvernement l’annulation sans condition de la décision arbitraire d’expulsion de Thierry Michel ». Pour l’heure, la suite du communiqué des Affaires étrangères belge

émis en rapport avec l’expulsion de Thierry Michel a relevé le plaidoyer de Didier Reynders en faveur d’un bon déroulement du procès en appel en cours ouvert le 19 juin. Il a souhaité que ce dernier se tienne « dans un cadre serein et dans les meilleures conditions possibles, afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire ». D’autre part, il nous revient qu’une conférence de presse devait se tenir le 10 juillet en fin de matinée dans la salle de presse du bâtiment Spinel au Parlement européen de Bruxelles. Ce, en présence de parlementaires des différents groupes politiques. Dans l’entre-temps, a-t-on appris de source sûre, des investigations menées dans les coulisses du procès de l’affaire Chebeya, Thierry Michel a recueilli nombre de témoignages sous couvert d’anonymat. Particulièrement, le témoignage d’un des trois policiers condamnés à mort par la Cour militaire de Kinshasa en première instance, en juin 2011 en cavale. Des extraits de cette interview devaient faire l’objet d’une présentation à la presse le même 10 juillet. Nioni Masela

CÉLÉBRATION MUSICALE

COUPE DU CONGO DE FOOTBALL

Jadot le Cambodgien, Djanana, Émeneya, Stino et Kito Dembela hôte des 35 ans de Viva la musica

Les qualifiés du tour final connus

Les trois premiers des cinq chanteurs, qui ont fait partie de l’orchestre de Papa Wemba dès ses premières heures jusqu’en 1982 , sont à Kinshasa alors que l’avant-dernier, entré dans la danse en 1983, est arrivé hier soir. En prélude à la manifestation du 13 juillet qui appelle à la commémoration de nombreux souvenirs, s’est tenue une conférence de presse en début d’après-midi dans les jardins de l’hôtel Faden House. Le concert, qui se veut une soirée festive à l’occasion des 35 ans de Viva la musica, se tiendra en face, au Grand Hôtel de Kinshasa. Avant ce rendez-vous autour de la piscine annoncé pour 21 heures 30 et organisé pour durer jusqu’à l’aube, Papa Wemba a invité les kinois à un office religieux à la Paroisse Saint-Joseph. L’abbé Coco y célèbrera une messe de suffrage en mémoire des anciens sociétaires de son orchestre à l’instar de Dindo Yogo, Célé Le Roi, Espérant Djengaka et Petit Aziza, a-t-il indiqué. Pour ce qui est de la soirée du 13 juillet, sa grande particularité résidera notamment dans la prestation commune de ses anciens ténors et dans le répertoire composé d’une cinquantaine de

titres. Au reste, Papa Wemba a tenu pour mémorable la présence sur une même scène de Stino, Kioto Dembela, Djanana, Kester et Jadot le Cambodgien. Le « chef coutumier du village Molokaï » a été porté à revenir sur l’historique de son groupe dont il a annoncé la création en novembre 1976, alors que la date du 26 février 1977 souvent brandie ne correspond qu’à sa sortie officielle. Le bar Type K avait été le témoin de l’événement qui, à ses dires, avait drainé une foule. Et Papa Wemba d’affirmer à l’intention de l’assistance qu’à dater de cette période, « jusqu’en 1982, Viva la musica n’avait pu être détrône par aucun autre groupe de l’époque ». L’orchestre, s’est-il targué, était la tête d’affiche sur la scène locale. L’évocation de ces heures glorieuses qui ont marqué le début de son orchestre, a levé le voile sur diverses ambiguïtés quant à son histoire. Ainsi, Jadot le Cambodgien s’est prononcé sur le sujet affirmant en avoir été la première recrue. Selon l’ordre d’intégration, a-t-il relevé, il y avait à sa suite Bipoli, puis Espérant Djengaka. Reconnu à raison comme un meneur

d’hommes, Papa Wemba a su se constituer en leader et en est même venu à se targuer d’être un « formateur des idoles », dont l’anagramme Foridoles est devenu un titre d’album. Dans ses performances à la tête de Viva la musica dont il est le fondateur et assume la direction, on le félicité de l’avoir conduit sur plusieurs scènes mondiales, notamment au Japon et aux États-Unis. En, outre le « Bakala dia kuba », qui compte à son actif plusieurs surnoms, dont « Linioko ya tembe » fait partie des plus récents, doit aussi sa fierté à l’influence exercée sur les jeunes générations. Sans parler de la nouvelle impulsion donnée au mouvement de la Sape, il sied de considérer son apport sur le plan artistique. Il a personnellement relevé le fait que la troisième partie du nom de son orchestre s’est avéré inspirateur pour plusieurs. Aussi a-t-il évoqué entre autres, Historia Musica de Debaba et Wenge Musica. Et, citant Extra Musica, il s’est réjoui de son impact audelà du fleuve Congo. Une preuve de l’important héritage qu’il lègue dans le milieu musical, a-t-il dit. Nioni Masela

Le CS Don Bosco s’est qualifié sur le site de Lubumbashi, Dauphins noirs de Goma sur le site de Kisangani et Dragons à Kinshasa. Veti Club de Matadi est en bonne posture pour être récupéré comme meilleur deuxième de trois sites. La phase des poules de la 48e Coupe du Congo de football tente à sa fin et l’on connaît déjà quelques clubs qui ont obtenu leur qualification pour le tour final de la compétition. Don Bosco de Lubumbashi a été la première équipe à s’approprier son saufconduit pour la dernière étape qui est prévue à Lubumbashi. Sur le site de Lubumbashi, se rappelle-t-on, le club salésien de Lubumbashi avait laminé la formation de Tshipepele de Kananga par sept buts à un au match aller et sept buts à zéro au retour, alors que l’AS Bantous de Mbuji-Mayi n’avait pas pu joindre le chef-lieu de la province du Katanga pour disputer la phase des poules de la Coupe du Congo. Sur le site de Kinshasa, l’équipe locale de l’AS Dragons s’est adjugé la première place, devant Veti Club de Matadi. Quatre clubs se sont affrontés dans la capitale dans le cadre de ce deuxième tour de la Coupe du Congo de football, notamment Dragons de

Kinshasa, Veti Club de Matadi, Lumière de Mbandaka et Lupopo de Kikwit. Enfin sur le site de Kisangani dans la province Orientale, l’équipe de Dauphins noirs de Goma (Nord-Kivu) a fini en pole position devant le club local de Nika. Sur ce site, l’on a également retrouvé l’OC Dynamique de Kindu (Maniema) et la Jeunesse sportive de Bukavu (Sud-Kivu). Ainsi, Don Bosco de Lubumbashi, Dragons de Kinshasa et Dauphins noirs de Goma sont qualifiés pour le tour final de la 48e Coupe du Congo de football. La quatrième place qualificative pour cette étape ultime est disputée entre l’AS Nika de Kisangani et l’AS Veti Club de Matadi (Bas-Congo). Les deux équipes ont chacune terminé à la deuxième position de leurs poules respectives. Et l’on doit choisir le meilleur deuxième de trois sites pour accéder au tour final. Visiblement, Veti Club qui a totalisé dix points sur le site de Kinshasa est en bonne posture pour prétendre à la qualification, par rapport à l’AS Nika. L’on attend toutefois la décision de la Fédération congolaise de football association qui organise directement cette compétition nationale du ballon rond. Martin E. Mabada


ANNONCES | 15

Les Dépêches de Brazzaville n°1531 - Mercredi 11 juillet 2012

NECROLOGIE Les familles Attye, Saeg, Baydoun et Chatila ont le regret d’annoncer le décès de Hajj Mohamed Nayef Attye survenu le 1er juillet à Beyrouth, au Liban. Nous remercions particulièrement toutes les personnalités et autorités congolaises, les amis proches et le personnel de Burotop IPC qui nous ont soutenus durant cette dure épreuve. Toutes nos prières vont vers eux. Que Dieu le bénisse et garde le Congo !

Le capitaine Simplexe Miantourila, en service au commandement de la Marine nationale, est décédé le mercredi 4 juin au CHU de Brazzaville. La veillée se tient à la case A 6 Bacongo mode. L’enterrement aura lieu le vendredi 13 juillet au cimetière Ma campagne.

CHANGEMENT DE NOM Je m’appelle Jean-Paul Mantsoumou-Pambou, je désire désormais m’appeler Jean–Paul Tombet. Ceux qui ont intérêt à ce changement de nom peuvent faire opposition dans un délai de trois mois.

COMMUNIQUÉ Les enfants Youndoula ont le regret d’annoncer le décès de leur père monsieur Youndoula Albert, promoteur du complexe scolaire A.C Christella, décès survenu le vendredi 6 juillet 2012 au CHU de Brazzaville. La veillée se tient au 2 rue Mboté, quartier Nzoko, Kinsoundi. L’enterrement aura lieu le mardi 17 juillet 2012 au village « Sérieux »

IN MEMORIAM 12 juillet 2009-12 juillet 2012, cela fait trois ans que disparaissait Mme Marie Paule Gomat, enseignante puis agent du Haut commissariat à l’instruction civique et à l’éducation morale. En ce jour de triste anniversaire, M. Biyoudi Biyos, à Loua, et la famille Goma Tchilifitchi M’Banda, au grand marché de Pointe-Noire, demandent à tous ceux qui l’ont connue d’avoir une pensée pieuse pour elle. Une messe d’action de grâces en sa mémoire sera dite en l’église Saint -Alphonse Marie de Liguori à Kibina – Loua, le samedi 14 juillet à 6 heures. Maman Marie-Paule, la terre te cache, mais nos cœurs te voient toujours, que ton âme repose en paix.


16 | DERNIÈRE HEURE

Les Dépêches de Brazzaville n°1532 - Jeudi 12 juillet 2012

SPORTS

COUPE DU MONDE JUNIORS DAMES DE HANDBALL

Les départements de la Cuvette reçoivent des équipements

Des départs parmi les Diables rouges

Pour encourager la jeunesse de la Cuvette-Ouest et de la Cuvette centrale à pratiquer le handball, une délégation de l’Association des anciens handballeurs de la Cuvette (AHC) a fait, le samedi dernier à Owando, un don d’équipements sportif aux différents districts de ces localités.

Trois joueuses de l’équipe nationale ont pris la fuite à Ostrava, en République tchèque, avant que les Diables rouges juniors ne disputent les huitièmes de finale de la compétition. Jo Velany Moukassa et Marjolaine Nkouka, toutes deux sociétaires de l’Étoile du Congo, évoluaient comme arrières. Elles étaient devenues les piliers de cette équipe

junior créée en 2009. Elles ont occupé lors de leur première compétition la 5e place à Abidjan, en Côte d’Ivoire, avant d’être sacrées deux ans plus tard championnes d’Afrique à Ouagadougou, au Burkina Faso. Patricia Étou est la troisième joueuse qui s’est évadée. Pivot de l’Association sportive Elf Lumière et de l’équipe nationale,

elle disputait sa première grande compétition. Depuis leur départ, le Congo, qui était la seule nation africaine a accédé en huitièmes de finale après l’élimination de l’Angola et de la Tunisie, n’a plus gagné. Elle a perdu son match des huitièmes de finale contre la Serbie et peine à améliorer son classement. James Golden Éloué

MUSIQUE

Syssi Mananga remporte la 8e édition du concours Couleurs-talents

La remise des dons

Au total dix représentants des districts d’Oyo, Makoua, Kellé, Etoumbi, Mbomo, Ewo, Mbama et Mossaka ont reçu chacun vingt ballons, un chronomètre, quatre sifflets, une pompe à ballon, une paire de filets et onze séries de maillots. Le don a été remis au stade Ombelet d’Owando, en présence du maire de la ville, Édouard Okondo, et des présidents des ligues départementales. Selon les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans l’optique de la mise en œuvre d’une stratégie capable de relancer le handball dans les départements de la Cuvette-Ouest et Cuvette centrale. Elle permettra de préparer les jeunes handballeurs aux futurs Jeux africains de 2015, étant donné que le département de la Cuvette a été choisi pour abriter cette compétition. Faisant une rétrospective sur l’histoire du handball au Congo, le responsable de l’AHC a précisé que jadis, le département de la Cuvette était qualifié de berceau de cette discipline. Malheureusement, depuis plus d’une décennie, sa pratique ne donne plus de meilleurs résultats. Alors que dans d’autres disciplines telles que l’athlétisme, plusieurs athlètes ont bénéficié d’une formation initiale pour se perfectionner à Brazzaville. Actuellement, nombre d’entre eux sont intégrés dans l’équipe nationale. « L’année 2015 n’est plus loin, il est temps que tous les responsables sportifs et animateurs de la discipline du handball se mobilisent afin que nous soyons à la hauteur d’accueillir l’événe-

ment. Nous avions l’obligation de former notre élite de demain au plan sportif. Les équipements sportifs que nous mettons à la disposition des gestionnaires du handball doivent être un stimulant pour nos jeunes. Car c’est une manière de contribuer au développement du sport au Congo », a déclaré Roger Ibata Yombi. Par ailleurs, pour la vice-présidente de l’AHC, Clarisse Opondzo, l’idée de créer cette organisation sportive résulte d’un constat, selon lequel le handball ne cesse de régresser et la majorité des jeunes qui aspirent à cette discipline sont dépourvus de moyens financiers et mal encadrés. « Ce geste est une réponse aux doléances de nos jeunes qui estiment qu’ils n’ont pas de soutien important. Ce don ne sera ni le premier ni le dernier car nous allons lutter et multiplier les stratégies afin de booster l’avenir du handball dans nos départements », a-t-elle assuré devant les jeunes. Appréciant le don, le maire de la ville d’Owando a reconnu que l’acte posé par l’AHC constituait pour son département un point de départ pour la relance et le développement du handball. Notons enfin que cette délégation était conduite par le commandant de la région de gendarmerie de Brazzaville, le colonel Roger Ibata Yombi et par la vice-présidente de l’association, Clarisse Opondzo, qui est venus de France. Rock Gassakys

Le plébiscite de l’artiste, connu la semaine dernière, consacre pendant un mois la promotion de son nouvel album, Retour aux sources, produit à Brazzaville. « Tout est parti d’un appel à candi- Alexandre. « Pour moi, cette vicdature pour participer au toire est une grande fierté car l’alconcours Couleurs-talents, lancé bum est 100% réalisé au Congo et sur RFI », a rappelé Syssi Ma- cette récompense prouve qu’il est nanga, qui a envoyé une chanson possible de faire un produit musiet un dossier de presse à l’organi- cal de qualité internationale sans sation de ce concours. Le jury RFI aller à l’étranger. Aussi cette vicavait sélectionné 24 artistes ou toire est-elle une reconnaissance groupes originaires du continent pour mon style de musique, une africain. Il s’agit, en effet, d’une musique métissée, qui m’est propre émission qui vise à promouvoir de et qui brasse de façon innovatrice jeunes talents africains en recon- plusieurs influences telles que le naissant en eux l’expression cap- jazz, la soul, le reggae, mais aussi tivante de l’art musical, dans la les rythmes congolais. Ce n’est ni Syssi Mananga perspective d’une visibilité au- de la rumba à 100%, ni du ndomdelà de leurs frontières nationales bolo que l’on rencontre dans la mu- leur place parmi les artistes du grâce à la portée internationale de sique congolaise. J'apporte quelque monde entier », a-t-elle poursuivi. RFI. Les auditeurs de cette radio chose de nouveau à la musique Rappelons que l’album Retour aux procèdent par un vote SMS. Les congolaise et je prouve au sources est disponible à Brazzahuit candidats ayant obtenu le monde que la musique congo- ville, à l’Archipel (duty free au plus de voix ont ensuite été rete- laise peut innover », a indiqué Beach), à l’hôtel Mikhaels, au café Awalé (près de la cité OMS). À nus pour la phase finale. l’artiste congolaise. Parmi ces candidats finalistes fi- Enfin, Syssi Mananga estime que Pointe-Noire, l’album est dans les guraient des artistes du Congo, de cette victoire est aussi une grande bacs chez Ba Sango Point culturel, Mauritanie et du Bénin. Pour le fierté parce qu’elle était l’unique au Plateau-Ville. choix final, le Jury RFI était com- candidate féminine dans un On peut aussi se procurer l’album posé de professionnels de la mu- monde musical dominé par les en ligne sur le site web de l’artiste sique, à savoir Juliette Fievet, hommes. « Cela prouve que les www.syssimananga.com. Jean Dany Ébouélé Marc-Antoine Moreau et Tony femmes artistes ont pleinement

FESTIVAL

L’Afrique à Cajarc Du 26 au 29 juillet 2012, concerts, expositions, rencontres littéraires et autres surprises ont rendezvous dans le Lot à l’occasion de la quatorzième édition d’Africajarc. Le dernier week-end de juillet, les rives du Lot deviendront la vitrine des cultures africaines. Autour de la musique, de la littérature, du cinéma, des arts vivants, des arts plastiques ainsi que de l’artisanat, le festival Africajarc rassemble chaque année plus de vingt mille festivaliers et prouve la créativité et la diversité de l’Afrique, faisant

de l’art le vecteur essentiel d’un esprit d’ouverture et de tolérance. Côté musique cette année, Africajarc rassemblera en exclusivité samedi les deux monstres sacrés du reggae africain, Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly, après un passage vendredi d’Ahmadou et Mariam à l’occasion de la sortie de leur nouvel album. Les organisateurs ont également choisi de rendre hommage à Cesaria Evora à la première soirée du festival. En littérature, les auteurs Alain Mabanckou, Eugène Ébodé, Ou-

mar Dia, Gaston Kelman, Souleymane Bachir Diagne, etc. sont attendus pour des rencontres autour de la pensée africaine, l’œuvre de Frantz Fanon et les migrations dans l’Europe actuelle. Pendant quatre jours, au cœur du village, une librairie regroupera toute la diversité de la littérature africaine avec une sélection originale d’ouvrages historiques qui font le patrimoine littéraire du continent africain. Plus d’infos sur Africajarc.com Meryll Mezath


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