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N°132 — A VRIL 2013

SÉQUENCES d’Atmosphères 53 www.atmospheres53.org

Djeca de Aida Begic


N°132 — A VRIL 2013

DJECA. ENFANTS

DE SARAJEVO DE

L ES F ILMS

AIDA BEGIC

Bosnie, 2012, 1h30, VO Réalisation et scénario : Aida Begic Photographie : Erol Zubcevic Interprètes : Marija Pikic, Ismir Gagula, Bojan Navojec, Sanela Pepeljak, Mario Knezovic, Vedran Djekic Distribution : Pyramide

R

ahima vit seule à Sarajevo avec son jeune frère Nedim. Ils sont orphelins de guerre et ne peuvent que compter sur eux-mêmes pour s'en sortir. Après une adolescence difficile, Rahima s'est convertie à l'Islam et cela lui permet d'affronter la vie quotidienne. Suite à un incident, elle soupçonne son frère de lui mentir et de ne pas occuper ses journées comme il le lui dit... Principalement porté par l'actrice Marija Pikic, remarquable, qui interprète le rôle de Rahima, Djeca de Aida Begic (déjà remarquée avec son premier film Premières neiges) nous maintient tout au long du film dans une situation d'urgence. En effet, les deux personnages principaux sont susceptibles, au moindre faux pas, de sombrer. Rahima met toutes ses forces dans ce double combat : éviter que Nedim ne tombe, comme elle à son âge, dans la délinquance, et éviter qu'elle-même ne renoue avec un passé dont elle s'est libérée. La conversion à l'Islam est ici principalement un moyen de se défendre et de se protéger plutôt qu'une conviction.

Séances au Cinéville de Laval : jeudi 25/04 à 16h20, dimanche 28/04 à 19h40, lundi 29/04 à 19h40 et 22h15, et mardi 30/04 à 13h40. ————— Séance au cinéma Le Vox de Mayenne : jeudi 25 avril à 20h15. Pour les autres séances, consulter le programme du cinéma Le Vox.


N°132 — A VRIL 2013

W ADJDA

DE

L ES F ILMS

H AIFAA A L M ANSOUR

Arabie Saoudite, 2012, 1h40, VO Réalisation et scénario : Haifaa Al Mansour Photographie : Lutz Reitemeier Musique : Max Richter Interprète : Waad Mohammed, Reem Abdullah, Abdullrahman Al Gohani, Ahd, Sultan Al Assaf, Dana Abdullilah Distribution : Pretty Pictures

W

adjda vit principalement avec sa mère car son père, qui pense sérieusement à se remarier parceque sa femme ne lui a pas « donné » un fils, est toujours absent. A l’école, la situation de Wadjda n’est pas plus joyeuse car elle est continuellement contrainte par un système particulièrement étouffant. Heureusement sur le chemin de l’école elle s’amuse avec Abdallah et est bien décidée à avoir, comme lui, un vélo. Cependant, il n’est pas permis aux jeunes filles de faire de la bicyclette. Cela n’arrête pas pour autant Wadjda et elle cherche à gagner l’argent nécessaire pour cet achat. Une occasion se présente lorsque l’école organise un concours de récitation coranique. Tout en étant nullement intéressée par le Coran et la religion, elle se plie à l’exercice, mécontentant au passage ses amies qui la considère dorénavant une traître… Première femme réalisatrice d’Arabie Saoudite, Haifaa Al Mansour construit autour du personnage de Wadjda une histoire qui lui permet de dire les archaïsmes et l’autoritarisme de la société saoudienne. Pour l’essentiel ce sont les femmes qui subissent cette oppression mais sur le fond c’est toute une culture traditionnelle qui ne semble pas avoir évoluée qui est, dans ce film, exposée et questionnée. Séances au Cinéville de Laval : jeudi 04/04 à 18h40, lundi 08/04 à 13h40 et mardi 09/04 à 18h40 et 21h10.


L ES F ILMS

L ES C HEVAUX

DE

D IEU

DE

N ABIL A YOUCH

Maroc / France, 2012, 1h55, VO. Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs Réalisation : Nabil Ayouch Scénario : Jamal Belmahi d’après l’œuvre de Mahi Binebine Photographie : Hicham Halaouie Musique : Malvina Meinier Interprètes : Abdelhakim Rachid, Abdelilah Rachid, Hamza Souideq, Ahmed El Idrissi Amrani, Saïd Lalaoui, Achraf Aafir Distribution : Stone Angels

Y

achine, 10 ans, et Hamid, petit caïd de 13 ans, sont nés et vivent dans le bidonville de Sidi Moumen (nom du club de football local) à Casablanca. Le monde extérieur leur est inconnu et leur mère essaye d'assurer la survie de la famille. Alors que Hamid se retrouve assez logiquement en prison, Yachine essaye de s'en sortir en cumulant les petits boulots. Plus tard, quand Hamid sort de prison et qu'il revient chez-lui, il a complètement changé. Le caïd est devenu un islamiste radical. Peu à peu il tente de convaincre son frère de rejoindre le groupe qui dorénavant agit au grand jour au sein du bidonville. Ce film est librement inspiré des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca et adapté du roman de Mahi Binebine, Les Etoiles de Sidi Moumen. Assez démonstratif, il montre avec beaucoup de précisions les conditions d'extrême précarité sociale et économique rendant possibles l'embrigadement (cette situation renvoie à un des précédents films de Nabil Ayouch, Ali Zaoua, prince de la rue). Il montre aussi les méthodes empruntées par les islamistes pour se faire accepter des populations : en apparence il s'agit de ramener de l'ordre et de la solidarité et, clandestinement, de préparer des attentats meurtriers. Mais le film dresse aussi le portrait de deux adolescents en conflit parce qu'ils ne choisissent pas le même chemin pour s'en sortir et cela permet au réalisateur d'échapper à certains archétypes. Un film au suspense troublant et riche d'une réflexion peu consensuelle. Séances au Cinéville de Laval : dimanche 07/04 à 21h, lundi 08/04 à 18h30, et mardi 09/04 à 13h25. ————— Séances au cinéma Le Vox de Mayenne : jeudi 04/04 à 20h, vendredi 05/04 à 14h30, dimanche 07/04 à 16h30, lundi 08/04 à 21h, et mardi 09/04 à 17h15.


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NO

DE

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PABLO LARRAIN

Chili, 2012, 2h, VO. Oscars 2013. Prix « Art et cinéma » à la Quinzaine des réalisateurs—Cannes 2012 Réalisation : Pablo Larraín Scénario : Pedro Peirano, Eliseo Altunaga d’après l’œuvre de Antonio Skarmeta Photographie : Sergio Armstrong Interprètes : Gael García Bernal, Antonia Zegers, Alfredo Castro, Marcial Tagle, Luis Gnecco, Roberto Farias Distribution : Wild Bunch Distribution

C

hili 1988-acculé par la pression internationale, Augusto Pinochet qui règne en dictateur depuis 15 ans accepte le principe d’un référendum pour légitimer son pouvoir. René Saavedra, un jeune publiciste inventif, va orchestrer la campagne pour le No ; il a quelques semaines pour convaincre les Chiliens d’aller voter. Sans véritables moyens, il va avec son équipe concevoir un plan audacieux pour gagner les élections et libérer son pays de l’oppression. Il introduit les codes de la publicité dans les messages : slogan simple et clair « la joie arrive enfin », musique, couleurs, rythme, arc-en-ciel comme logo pour symboliser l’opposition unie. Avec les pressions, les intimidations, les menaces sur sa famille, Saavedra se rend compte des véritables enjeux de ce référendum et de la survie de son pays.

Pour mieux se plonger dans l’époque, le réalisateur a utilisé des caméras des années 80 ce qui donne à l’image un grain et des couleurs très particulières; il mêle astucieusement et sans temps mort fiction et images d’archives ; le ton est parfois drôle et léger mais toujours grinçant. Après Tony Manero, Santiago73, Post Mortem, Pablo Larraín clôt sa trilogie sur les années Pinochet ; No dresse le bilan des années noires avec la destruction morale du peuple chilien et évoque, à travers un moment d’effervescence politique, l’enjeu du marketing politique actuel. Séance au cinéma Le Palace de Château-Gontier : dimanche 07 avril (18h30) et lundi 08 avril (20h30) ————— Séances au cinéma Le Vox de Mayenne : jeudi 11/04 à 20h15, vendredi 12/04 à 21h30, dimanche 14/04 à 16h45, lundi 15/04 à 18h45, et mardi 16/04 à 15h. ————— Séances au Cinéville de Laval : jeudi 18/04 à 18h25, lundi 22/04 à 22h05 et mardi 23/04 à 19h25.


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CAMILLE CLAUDEL 1915

DE

BRUNO DUMONT

France, 2011, 1h35 Réalisation et scénario : Bruno Dumont Photographie : Guillaume Deffontaines Interprètes : Juliette Binoche, Jean-Luc Vincent, Robert Leroy, Emmanuel Kauffman, Marion Keller, Armelle Leroy-Rolland Distribution : ARP Selection

A

près avoir quitté Auguste Rodin, son mentor, la sculptrice Camille Claudel sombre dans la folie. Sa famille l’interne à Ville-Evrard en 1913 puis, pendant la première guerre mondiale, elle est transférée à l’asile de Montdevergues, seule et abandonnée de tous. Le film de Bruno Dumont se concentre sur quelques semaines, en 1915, de la vie de l’artiste qui attend désespérément la visite de son frère Paul. Murée dans le silence, absente au monde et entourée d’aliénés qui lui renvoient continuellement l’image de ces propres souffrances, Camille Claudel s’éteint peu à peu. Camille Claudel 1915, comme de nombreux films de Bruno Dumont, est d’une grande beauté plastique et morale et invite à méditer sur l’incapacité, et surtout le refus, de la société à accepter en son sein une sensibilité artistique hors norme. Juliette Binoche, qui souhaitait tourner avec Bruno Dumont depuis longtemps, est remarquable. Le réalisateur lui offre sans doute là son plus beau rôle.

Séances au Cinéville de Laval : jeudi 11/04 à 18h30, samedi 13/04 à 16h10, dimanche 14/04 à 21h10, lundi 15/04 à 13h40 et 18h30, et mardi 16/04 à 18h30.


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LE MUR

INVISIBLE DE JULIAN

L ES F ILMS

ROMAN PÖLSLER

Autriche, 2012, 1h50, VO Réalisation et scénario : Julian Roman Pölsler d’après l’œuvre de Marlen Haushofer Photographie : Helmut Pirnat, Markus Fraunholz, Martin Gschlacht Interprètes : Martina Gedeck, Wolfgang Maria Bauer, Karlheinz Hackl, Ulrike Beimpold, Hans-Michael Rehberg, Julia Gschnitzer Distribution : Bodega Films

C

'est l'été, une femme accompagne des amis dans leur chalet en montagne. Ces derniers se rendent au village le plus proche pour faire des provisions la laissant seule au chalet. La nuit tombée ils ne sont pas de retour et elle s'endort. Le lendemain matin, inquiète, elle décide de se rendre à pied au village pour essayer de les retrouver mais elle est soudainement stoppée nette par un mur invisible... Elle se rend peu à peu compte qu'elle est enfermée, cernée par ce mur et seule.

Cette situation fantastique, irréelle et apparemment définitive l'amène à reconsidérer sa vie et le monde qui l'entoure, à reconstruire son existence autrement, et elle semble assez vite s'en réjouir comme si elle était dorénavant forcée de saisir une occasion qu'elle n'aurait pas été capable de créer par ellemême. Ce film, adapté du roman éponyme de Marlen Haushoefer, est assez mystérieux et inédit. Que peut bien signifier ce mur invisible ? Il symbolise peut-être l'absence d'horizon de nos vies contemporaines de plus en plus repliées sur des écrans, mais aussi le repli sur soi, l'incapacité de considérer le monde et d'envisager un nouveau rapport à ce dernier, pour lui préférer un espace de plus en plus proche, rendant toute perspective d'avenir limitée voire impossible… « Je voulais éviter à tout prix de montrer le mur, qu’il apparaisse aussi peu physique que possible. Il devait être clair qu’il n’était ni tangible ni compréhensible. A l’exception de la première rencontre de la femme avec le mur, ce dernier n’apparaît que dans ses cauchemars. Pour le reste, c’est la musique de Bach qui traduit la proximité physique ou psychologique du mur, et le son du mur à proprement parler, que j’ai longtemps cherché. » (Roman Pölsler) Séance au cinéma Le Vox de Mayenne : jeudi 18 avril à 20h15. Pour les autres séances, consulter le programme du cinéma Le Vox.


L ES F ILMS |

SELKIRK,

JEUNE PUBLIC À PARTIR DE

LE VÉRITABLE

4

ANS

ROBINSON CRUSOÉ

DE

WALTER TOURNIER

Uruguay / Chili / Argentine, 2012, 1h15, VF Réalisation : Walter Tournier Scénario : Enrique Cortes, Mario Jacob, Walter Tournier Photographie : Santiago Epstein, Diego Velazco Distribution : KMBO

N

’ayant plus un sou en poche, Selkirk tente et réussit à se faire embaucher sur « L’Espérance », un navire de pirates qui parcourt les mers du Sud à la recherche de trésors et qui s’apprête à prendre la mer. Il a en effet en sa possession des cartes du terrible Cap Horn sans lesquelles il est difficile de naviguer sans encombres. Cela lui permet d’être embauché mais aussi de disposer sur le navire d’une certaine autorité. Pour autant Selkirk n’est pas le bienvenu sur « L’Espérance » et l’affreux Capitaine Bullock compte bien mettre la main sur les précieuses cartes. Et cette situation confortable se retourne contre lui une fois le Cap passé. Selkirk est alors abandonné sur une île déserte…

Ce film d’aventures est inspiré par l’histoire vraie du marin écossais Alexander Selkirk dont la vie inspira l’écrivain Daniel Defoe pour écrire Robinson Crusoé. Indépendant égoïste et joueur, Selkirk n’a pas froid aux yeux et affrontent toutes les situations avec courage mais aussi avec espièglerie. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sait se débrouiller quelque soit la situation et cela lui est bien utile pour devenir Robinson Crusoé et affronter la solitude. Une bonne occasion aussi pour changer... Tourné en stop motion (image par image) pour le mouvement et en 3D pour les décors et les paysages, Selkirk, le véritable Robinson Crusoé est un petit bijou de l’animation qui a nécessité plus de deux de travail. Le résultat est formidable !

Séance au cinéma Le Vox de Mayenne : samedi 20 avril à 14h30. Pour les autres séances, consulter le programme du cinéma Le Vox.


N°132 — A VRIL 2013

L ES F ILMS | C YCLE D ANSE /C INÉMA

Cycle Danse/Cinéma Ce nouveau cycle de films a été préparé en collaboration avec Stéphane Bouquet, écrivain, scénariste et critique de cinéma, qui vient de diriger l’ouvrage Danse/Cinéma aux éditions Capricci. Six séances comme autant d’occasions de découvrir différentes manières de danser au cinéma : Brigadoon de Vincente Minnelli, qui explore l’univers de la comédie musicale classique, a ouvert ce cycle. Fin de notre cycle Danse/Cinéma avec deux ultimes rendez-vous : un programme de courts métrages composé de Je sens le beat qui monte en moi de Yann Le Quellec et Un transport en commun de Dyana Gaye ainsi qu’un Temps-Danse en partenariat avec l’ADDM 53 autour du travail du réalisateur Charles Picq.

Programme de courts métrages

JE

SENS LE BEAT QUI MONTE EN MOI DE

YANN LE QUELLEC

France, 2012, 35 mn Réalisation et scénario : Yann Le Quellec Photographie : Nicolas Guicheteau Interprètes : Serge Bozon, Rosalba Torres Guerrero, Véronique Hervouet, Julien Playe Distribution : Premium Films

D

ans une petite ville de province Alain et Rosalba sont chargés d'accompagner une petite troupe de touristes qui veulent visiter la ville. Alain, qui conduit la camionnette, est fou de musique mais Rosalba, qui commente la visite, se met automatiquement à danser chaque fois qu'elle perçoit un air de musique. Comment, dans cette situation ces deux-là peuvent-ils se rencontrer ?

Je sens le beat qui monte en moi propose un moment de comédie singulier entre deux personnages qui le sont tout autant.

UN

TRANSPORT EN COMMUN DE

DYANA GAYE

France / Sénégal, 2009, 50 mn Réalisation et scénario : Dyana Gaye Photographie : Irina Lubtchansky Musique : Baptiste Bouquin Chrorégraphie : Naïma Gaye Interprètes : Umban Gomez de Kset, Mbègne Kassé, Anne Jeanine Barboza, Bigué N’Doye, Adja Fall, Antoine Diandy Distribution : Shellac

U

n taxi de sept places quitte la gare routière dite des “pompiers” à Dakar en direction de SaintLouis, avec six passagères à son bord. Il aurait dû y en avoir sept mais “celui-ci” n’arrivant pas, les six autres ont payé la place restante pour pouvoir prendre la route au plus tôt. Leurs destins s’entrecroisent le temps d’un voyage en chansons… Un voyage en taxi entre Dakar et Saint-Louis, façon comédie musicale ! Un moyen-métrage réjouissant.

Séance unique au cinéma Yves Robert de Evron : vendredi 05 avril à 20h30.


L ES F ILMS | T EMPS D ANSE | C YCLE D ANSE /C INÉMA TempsDanse Événement proposé par l’ADDM 53, TempsDanse met en lumière, le temps d’un weekend, la vitalité de la danse en Mayenne à travers de nombreux rendez-vous : une exposition pour parcourir l’histoire de la danse ; de la vidéo-danse pour voir ou revoir des spectacles, des documentaires et des témoignages d’artistes; une installation performée de la Cie David Drouard; un plateau ouvert pour les danseurs amateurs du département; des initiations au tango argentin, au flamenco, à la danse jazz ou classique; un atelier de danse parent/enfant pour découvrir ensemble le corps en mouvement… Tout le programme : http://www.addm53.asso.fr

Du 19 au 21 avril à Laval, Changé et Mayenne

DIX

ANGES DE

DOMINIQUE BAGOUET

ET

CHARLES PICQ

France, 1989, 35 mm Réalisation et scénario : Dominique Bagouet, Charles Picq Chorégraphie : Dominique Bagouet Interprètes : Jean-Pierre Alvarez, Christian Bourigault, Claire Chance, Sarah Charrier, Bernard Glandier, Catherine Legrand, Orazio Massaro, Dominique Noël, Sonia Onckelinx, Michèle Rust Distribution : Cinémathèque de la danse

D

ix brefs portraits dansés des interprètes de la pièce « Le Saut de l'ange » de Dominique Bagouet et Christian Boltanski, crée au festival de Montpellier en 1988. Une place de village, une lumière dorée qui décline et d'étranges habitants qui, jusqu'à la nuit tombée, accrochent quelques gestes ciselés dans l'air immobile. Tous se retrouvent à la fin de chaque séquence pour un galop dru et sonore. Ces miniatures, extraites du spectacle et réécrites pour l'image, respectent le temps étiré de la pièce originale composée comme un crépuscule. La prise de vue sobre et le parti pris linéaire font la part belle à chaque personnage, permettant de comprendre l'importance que Bagouet accordait dans son oeuvre à chacun des danseurs. Les guirlandes d'ampoules et les costumes subtilement démodés du plasticien Christian Boltanski dégagent une poésie mélancolique à l'unisson de l'écriture chorégraphique. Une esthétique volontairement désuète, filmée avec calme et sentiment. Charles Picq Auteur, réalisateur et vidéaste, Charles Picq entre dans la vie professionnelle dans les années 70 par le théâtre et la photographie. Il se consacre à la vidéo, d'abord dans le champ des arts plastiques puis dans celui de la danse. Durant les années 80, marquées en France par l'explosion de la danse contemporaine et le développement de l'image vidéo, il fait de nombreuses rencontres avec des artistes tels qu'Andy Degroat, Dominique Bagouet, Carolyn Carlson, Régine Chopinot, Susanne Linke, Joëlle Bouvier et Régis Obadia, Michel Kelemenis. Avec Dominique Bagouet, la rencontre est particulière. Il documente sa création, l'assiste sur Le Crawl de Lucien et co-réalise avec lui les films Tant Mieux, Tant Mieux et Dix anges.

Séance au Théâtre de Laval : dimanche 21 avril à 17h.


L ES F ILMS

ZAYTOUN

DE

ERAN RIKLIS

Israël, 2012, 1h50, VO Réalisation et scénario : Eran Riklis Photographie : Dan Laustsen, Yael Aviv Musique : Cyril Morin Interprètes : Stephen Dorff, Alice Taglioni, Loai Nofi, Tarik Kopty, Asraf Bahrom, Ali Suleman Distribution : Pathé

1

982, Fahed vit avec son père et son grand-père dans un camp de réfugiés palestiniens au Liban. Son père s'occupe d'un olivier en pot qui lui vient de sa terre natale et qu'il entend bien replanter à son retour. Cependant il est tué lors d'un raid aérien de l'armée israélienne et c'est alors Fahed qui prend la relève auprès de l'olivier. Il est par ailleurs chargé de monter la garde devant la cellule d’un précieux prisonnier. Un pilote d’élite israélien qu'il décide de faire évader afin que ce dernier lui permette de regagner sa terre d'origine pour pouvoir y planter l'arbre qui menace de mourir définitivement... Commence alors un périple entre un garçon palestinien et un militaire israélien que tout semble opposer. Eran Riklis, réalisateur de Les Citronniers, use de la symbolique de l'arbre, qui ne peut survivre un fois déraciné, pour construire une fable pleine d'espoir. Si l'histoire peut paraître très improbable, elle a quelque chose d'exemplaire en disant la nécessité de dépasser le temps du conflit, de la haine, pour engager un dialogue difficile mais qui prend peu à peu comme base la volonté de chacun de vivre libre et en paix. Séances au Cinéville de Laval : samedi 20/04 à 16h10, lundi 22/04 à 19h30, et mardi 23/04 à 13h30.


Semaine du 03 au 09 avril 2013 Wadjda (Cinéville / Laval) Les Chevaux de Dieu (Cinéville / Laval) (Le Vox / Mayenne) No (Château-Gontier) Je sens le beat qui monte en moi (Cycle Danse/Cinéma - cinéma Yves Robert / Evron) Un transport en commun (Cycle Danse/Cinéma - cinéma Yves Robert / Evron)

Semaine du 10 au 16 avril 2013 Camille Claudel 1915 (Cinéville / Laval) No (Le Vox / Mayenne) Les Chevaux de Dieu (Le Palace / Château-Gontier)

Semaine du 17 au 23 avril 2013 No (Cinéville / Laval) Zaytoun (Cinéville / Laval) Le Mur invisible (Le Vox / Mayenne) Selkirk, le véritable Robinson Crusoé (Le Vox / Mayenne) Dix anges (Cycle Danse/Cinéma - Théâtre de Laval)

Semaine du 24 au 30 avril 2013 Djeca (Cinéville / Laval) (Le Vox / Mayenne) Bulletin d’adhésion 2013 (carte valable jusqu'au 31 décembre 2013) par correspondance :

à adresser à Atmosphères 53, avec photo(s) d’identité, une enveloppe timbrée et votre règlement

points de vente : Laval : Librairie M'Lire Mayenne : local d'Atmosphères 53 Adhésion normale : 18 €

Adhésion supplémentaire à la même adresse : 9 €

Scolaires, étudiants, chômeurs, carte CAF : 9 € - Avec justificatif Nom(s) et prénom(s) du (ou des) adhérents(s) : 1 -….………………………...…………………………………. 2 -………………………………………………………………. Adresse : …………………………………………………………………… Code postal : ……………

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12, rue Guimond-des-Riveries 53100 Mayenne Tél. : 02 43 04 20 46 / Fax : 02 43 04 96 48 contact@atmospheres53.org www.atmospheres53.org | Facebook : Atmospheres 53


03/03 30/03 2013