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le moulin du roc . SCÈNE NATIONALE . NIORT

cinema

octobre . NOVEMBRE 2012 . N°248


reality Naples en reality show l (...) Reality est une comédie noire, une farce populaire cruelle et truculente, de celles que Naples inspire aux artistes italiens depuis la domiciliation de Polichinelle en ville. Soit une longue et grande tradition qui passe par les dramaturges Eduardo Scarpetta et Eduardo De Filippo, avant de fleurir au cinéma dans la comédie à l’italienne par l’entremise du plus grand comique italien de tous les temps, Toto. Cela pour dire que le défi lancé par Garrone n’est pas mince. D’autant qu’il prend le parti de raccorder cette forme canonique (la typologie napolitaine, avec ses figures hautes en couleur, son dialecte, son extravagance) à une autre forme de divertissement populaire, moderne et universelle, celle-ci : la télé-réalité. Le choc est violent. Tout particulièrement pour son héros, le vibrionnant Luciano, poissonnier de son état, père d’une famille nombreuse, et roi de son quartier. Chaudement entouré de sa femme et de ses trois enfants, choyé par une famille de matrones en surcharge pondérale, admiré par les commerçants du quartier, Luciano joint les deux bouts en associant aux modestes bénéfices de sa poissonnerie une arnaque bien réglée à la revente de robots mécaniques. Entre splendeur baroque et escroqueries sordides, flatteuse apparence et débrouille à la petite semaine, tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes napolitains, et Luciano pourrait raisonnablement s’estimer heureux. Il n’en ira pas ainsi, car il n’est de nos jours plus de sanctuaire, même à Naples, contre l’aliénation générale des corps et des esprits. Le drame se noue pour cette raison non pas sur une de ces places publiques où bat le cœur traditionnel de Naples, mais dans une de ces grandes surfaces

qui constituent la pointe avancée de la globalisation marchande. Là, sur un simple caprice de sa fille de 3 ans, Luciano se fait à peine prier pour se présenter à un casting de “Grande Fratello”, émission de téléréalité la plus populaire d’Italie, équivalent italien de notre “Loft Story”, en plus trash. Sélectionné pour un second casting à Rome, dans l’enceinte des légendaires et défunts studios de cinéma de Cinecitta, Luciano ressort de cette prestation chaudbouillant, à deux doigts du paradis. Accueilli comme

un héros à son retour au quartier, il se met à dresser des plans sur la comète. On voit ici toute l’ironie de la fable de Matteo Garrone, qui fait de la télévision berlusconienne le nouveau miroir aux alouettes, en même temps que le symptôme d’une société italienne devenue étrangère à elle-même sous l’influence de la consommation à outrance et de l’exaltation des fausses valeurs. (...) Jacques Mandelbaum Le Monde 27 mai 2012

Italie - 2012 Réalisation : Matteo Garrone Scénario : Maurizio Braucci Ugo Chiti Matteo Garrone Massimo Gaudioso Photographie : Marco Onorato Montage : Marco Spoletini Musique : Alexandre Desplat avec : Aniello Arena Loredana Simioli Nando Paone Graziella Marina Durée : 1h55 Grand Prix du Jury, Festival de Cannes 2012

Mer 10/10 : 16h . 20h15 Jeu 11/10 : 16h . 18h Ven 12/10 : 21h15 Sam 13/10 : 16h Dim 14/10 : 18h Lun 15/10 : 16h . 18h . 20h Mar 16/10 : 16h . 18h Mer 17/10 : 16h Jeu 18/10 : 18h Ven 19/10 : 19h Sam 20/10 : 16h Dim 21/10 : 20h Lun 22/10 : 16h Mar 23/10 : 20h


après la bataille Une des premières fictions post-Printemps ara­be. Portrait, dans l’urgence, de la société égyp­tienne contempo­ rai­ne. Du côté des femmes. l Après la vague de documentaires à chaud sur les printemps arabes, ce film de Yousry Nasrallah ouvre le temps des fictions - ce qui est aussi l’un des sens possibles du titre Après la bataille, qui pourrait signifier “avec du recul”. De la matière documentaire, il y en a encore de belles traces, avec de saisissantes séquences filmées live lors des échauffourées de la place Tahrir, où l’on voit chameliers et cavaliers galoper après les manifestants dans un chaos difficilement lisible. Nasrallah et son film nous proposent justement d’y voir un peu plus clair dans ces images de révolutions où l’on ne distingue pas toujours qui se bat contre qui. Son personnage masculin

est précisément l’un de ces cavaliers de la place Tahrir chargés de disperser les manifestants. Habituellement employé sur le site des pyramides, où il monnaie aux touristes la promenade à cheval, Mahmoud est contraint, comme nombre de ses collègues, de vendre ses services au régime en place : la révolution a fait fuir les touristes et asséché son gagne-pain, le rendant plus vulnérable à ce mercenariat policier contraint. Humilié, ostracisé par ses voisins, Mahmoud n’a pas le choix : c’est ça ou crever de faim et vendre son cheval. Lors d’une des manifs, Mahmoud fait la connaissance de Reem, son opposée du point de vue social et politique, une bobo cairote, laïque, éduquée (et par ailleurs très sexy), qui travaille dans la pub et se trouve évidemment en première ligne de la révolution.

À travers ces divers protagonistes et l’esquisse d’un Roméo et Juliette du printemps égyptien, Nasrallah brosse finement le portrait de la société égyptienne post-Moubarak, écartelée entre aspiration à la démocratie et montée de l’islamisme, bourgeoisie éclairée et sous-prolétariat, besoin de liberté et déliquescence économique. (...) Digne héritier de Youssef Chahine, Nasrallah se place ici résolument aux côtés des femmes et des éternels perdants du bas de l’échelle sociale. Vu la situation con­ fuse de l’Égypte, ce geste cinématographique ne man­ que ni de panache, ni de courage.

Egypte, France - 2012 Réalisation : Yousry Nasrallah Scénario : Yousry Nasrallah Omar Schama Photographie : Samir Bahsan Montage : Mona Rabi Musique : Tamer Karawan avec : Menna Chalaby Bassem Samra Nahed El Sebaï Durée : 2h02 Sélection officielle, Cannes 2012

Serge Kaganski Les Inrockuptibles 19 septembre 2012

Mer 10/10 : 18h Jeu 11/10 : 20h Ven 12/10 : 19h Sam 13/10 : 18h Dim 14/10 : 20h Lun 15/10 : 15h45 . 18h Mar 16/10 : 20h


Like someone in love France, Japon - 2012

l On peut penser à la maîtrise de Preminger, à son sommet mais il ne s’agit pas ou plus de démonstration ni de maîtrise, le film est là, concret, phy­ sique, si seulement phy­sique, énigmatique jusqu’à l’évidence. On en ressort en en sachant un peu plus de la vie. Abbas, je n’avais pas su voir venir ce film, je t’en remercie, je ne serai pas le seul…

Réalisation, scénario : Abbas Kiarostami Photographie : Katsumi Yanagijima Montage : Bahman Kiarostami avec : Rin Takanashi Tadashi Okuno Ryo Kase Durée : 1h49 Sélection officielle, Cannes 2012

Pierre Rissient l (...) Fondamentalement, le cœur du cinéma de Kiarostami n’a pas changé depuis  Le Goût de la cerise  : de longs plans-séquence-travel­ ling en voiture, des dialogues existentiels ou futiles, de longs silences. Ce qui change, ce sont les décors (ici, Tokyo), les acteurs (japonais), la langue… Kiarostami voyage, évolue, change, dans la continuité. Il travaille sur les textures, les lumières, les sons, la matière concrète et sensuelle du cinéma, en étant ainsi capable de rendre captivante, superbe, magique, une longue course en taxi. Les surprises ou audaces du cinéastes sont modestes, non exhibées  : par exemple, créer l’incertitude entre image et dialogue en plaçant souvent hors champ le personnage qui parle  ; ou trans­ former une passe entre une étudiante prostituée et son vieux client en une douce relation grand-père-petite fille  ; ou figurer la solitude cruelle d’une grandmère uniquement par les messages télé­pho­ niques qu’elle laisse à sa petite fille sans jamais lui adresser le moindre reproche.

Like someone in lo­ve  est bourré de ces pe­tites épiphanies, d’une grâ­ ce ouatée dans le fil­­ ma­ge et le son, puis se termine un peu en queue de sushi, comme si Kiarostami ne savait trop comment conclure. Ce que dit le cinéaste

(sur l’amour, le travail, la solitude, le savoir existentiel…) n’est pas aussi urgent que durant sa période iranienne, mais la souveraineté formelle de son travail est toujours intacte. Serge Kaganski Les Inrockuptibles 22 mai 2012

Mer 10/10 : 18h . 20h Jeu 11/10 : 16h . 18h . 20h Ven 12/10 : 19h . 21h Sam 13/10 : 20h15 Dim 14/10 : 16h . 18h . 20h Lun 15/10 : 20h15 Mar 16/10 : 16h . 18h . 20h


la pirogue l Un village de pêcheurs dans la grande banlieue de Dakar, d’où partent de nombreuses pirogues. Au terme d’une traversée souvent meurtrière, elles vont rejoindre les îles Canaries en territoire espagnol. Baye Laye est capitaine d’une pirogue de pêche, il connaît la mer. Il ne veut pas partir, mais il n’a pas le choix. Il devra conduire 30 hommes en Espagne. Ils ne se comprennent pas tous, certains n’ont jamais vu la mer et personne ne sait ce qui l’attend... Entretien avec Moussa Touré La Pirogue réunit des hommes très différents. Je voulais que les hommes qui s’embarquent sur la pirogue soient d’origines ethniques différentes. Le Sénégal compte douze ethnies qui cohabitent sur le même territoire et entretiennent de bonnes relations. Elles s’unissent autour du marabout, qui constitue un véritable socle de cette société. C’est lui qui prône le rassemblement. Quand il y a une tension, il s’élève et trouve une solution pour rétablir l’entente. C’est ainsi que sur le bateau, se retrouvent côte à côte des Toucouleurs, des Wolofs et des Guinéens qui sont Peuls. Et chaque ethnie a son propre mode de fonctionnement : les Toucouleurs sont très

religieux et spirituels, tandis que les Wolofs sont plus individualistes, et que les Peuls forment une collectivité réunie derrière son propre chef. Du coup, la promiscuité de la pirogue ne rend pas la cohabitation facile… Et c’est d’autant plus vrai que chacun a une bonne raison de partir : l’un veut devenir footballeur, l’autre musicien, le troisième, unijambiste, veut se soigner, et beaucoup d’autres souhaitent la réussite matérielle. On sent que ces hommes sont conscients que c’est aussi la crise en Europe et qu’ils n’y trouveront pas l’eldorado. C’est vrai, mais ces jeunes vivent d’espoir, et ils savent bien que, quoi qu’il en soit, “là-bas, c’est mieux qu’ici” - ce qui est terrible car c’est le début de la dérive. D’ailleurs, “c’est mieux qu’ici” aurait pu être le titre du film. Lorsque plus rien n’est moteur dans un pays, qu’il n’y a plus une lueur d’espoir, les jeunes ne réfléchissent plus, ils s’embarquent et prennent la mer à leurs risques et périls. La pirogue est une métaphore du pays qui part à la dérive, quand il n’y a plus d’horizon.

l Encore un film sur les drames que vivent les Africains fuyant la misère ou l’absence de perspectives d’avenir et, s’il s’agit ici d’une fiction, le réalisateur Moussa Touré nous plonge vraiment dans le réel. Il nous montre les préparatifs de la traversée, les familles qui s’opposent au départ, le passeur, homme cynique et vénal, la traversée avec ses drames (une femme qui, ayant pris la décision radicale de partir et s’invitant en passager clandestin, saura montrer sa détermination, les conflits entre ethnies, l’autre pirogue en détresse avec les cris, les appels à l’aide des naufragés assoiffés et désespérés qu’on ne peut secourir si l’on veut garder ses chances de survie, les moteurs en panne, une tempête, des hommes qui ne finiront pas le voyage…) et le piteux épilogue où les passagers seront sauvés par la Croix Rouge mais pour être renvoyés au Sénégal. Ceux qui restent reviendront à Dakar encore plus désabusés. Nous avons tous eu connaissance de ces drames, vu des images de sauvetages mais il nous est rarement donné de vivre “de l’intérieur” une traversée complète et si on peut regretter que ce film ne nous en dise pas assez sur les motivations des candidats à l’immigration, sur le sort des familles dans l’attente, il est essentiel pour comprendre ce que ces hommes ont enduré.

Sénégal, France - 2011 Réalisation : Moussa Touré Scénario : Eric Névé David Bouchet d’après une histoire originale de Abasse Ndione Photographie : Thomas Letelliear Musique : Prince Ibrahima Ndour avec : Souleymane Seye Ndiaye Laïty Fall Malamine Dramé “Yalenguen” Balla Diarra Salif “Jean” Diallo Durée : 1h27 Sélection Un Certain regard, Cannes 2012

La Ligue des droits de l’Homme

Mer 17/10 : 18h . 20h Jeu 18/10 : 20h Ven 19/10 : 17h Sam 20/10 : 18h Dim 21/10 : 18h . 20h Lun 22/10 : 18h Mar 23/10 : 16h Jeu 25/10 : 18h15 Sam 27/10 : 20h Dim 28/10 : 18h Lun 29/10 : 20h Mar 30/10 : 16h


IN ANOTHER COUNTRY Le plein de Huppert Dans la comédie radi­ euse du Sud-Coréen Hong Sang-soo, l’actrice française se démultiplie. l (...) Non pas cette fois un conte moral, mais trois. Trois projections de l’imaginaire d’une jeune femme qui se délasse d’un ennui de station balnéaire hors-saison à Mohang par l’écriture de trois courts récits miroitants. P la ge.  M alic ieu s em en t mise en abyme, Huppert y sera d’abord une cinéaste française (personnage dont on nous souffle qu’il s’inspire de Claire Denis) reçue à Mohang par un ami réalisateur, vague flirt de festival qui ne s’en est jamais tout à fait remis, sous l’œil d’une épouse extrêmement enceinte et extrêmement jalouse. Désœuvrée, elle baguenaude sous la pluie le long des plages mornes et fait la rencontre, dans une séquence désopilante, d’un maître nageur sexy et sauvage à sa manière candide, qui lui improvise une désarmante sérénade. Il la poursuit de ses

assiduités hagardes, mais elle renâcle et finit par quitter la ville, le laissant à une indéchiffrable lettre d’amour et d’adieu. Fin. Mais on prend les mêmes, et on recommence, par deux fois. Dans le second volet, le cadre apparaît identique, un phare, deux maisons, la plage et la tente orange, mais la visiteuse française réside dans le pavillon d’à côté. Elle est cette fois l’épouse adultère d’un Français en voyage d’affaires, venue retrouver un indélicat amant coréen. En promenade, elle ne croise d’abord pas de bellâtre en Speedo, mais un troupeau de chèvres qu’elle interpelle en bêlant. Puis, les fils du premier récit se refont jour et se recomposent en un écheveau neuf, avant qu’un troisième chapitre ne vienne rebattre encore les mêmes cartes autour de la silhouette de Huppert en parapluies et robes d’été, cette fois en compagne délaissée d’un riche mari enfui avec une coréenne.

Radieux.  D’un chapitre à l’autre, la femme qu’elle incarne n’est ni tout à fait une autre ni tout à fait la même. Elle est tantôt chasseuse, tantôt pourchassée. Elle cherche deux récits durant des splendeurs locales qui ne s’offriront à elle que dans un troisième. Elle se joue des hasards de l’amour dans une déclinaison folâtre de brèves rencontres, chaque fois désorbitées. Sans en bouger les meubles, Huppert infiltre le cinéma de Hong Sang-soo, dont on sait dans quel régime d’improvisation imbibée il s’élabore, avec une labilité experte. Le lexique minutieux de la mise en scène très codifiée du coréen et son bréviaire sentimental trouvent une forme plus limpide que jamais dans la reformulation de scènes rejouées trois fois sur le fil du pareil, à la manière dont tous ses films se recomposent et se reflètent sans jamais se confondre. (..)

Corée du Sud - 2012 Réalisation, Scénario : Hong Sangsoo Photographie : Yi Yuiheang Monteur : Hahm Sungwon Musique : Jeong Yongjin avec : Isabelle Huppert Yu Junsang Jung Yumi Durée : 1h29 Sélection officielle, Cannes 2012

Julien Gester Libération 22 mai 2012

Mer 17/10 : 18h . 20h Jeu 18/10 : 16h Ven 19/10 : 21h Sam 20/10 : 20h Dim 21/10 : 16h . 18h Lun 22/10 : 20h Mar 23/10 : 18h Ven 26/10 : 21h15 Sam 27/10 : 18h Dim 28/10 : 20h Lun 29/10 : 18h Mar 30/10 : 18h . 20h


AU GALOP France - 2012 Réalisation, scénario : Louis-Do de Lencquesaing Photographie : Jean-René Duveau Montage : Marion Monnier Musique : Emmanuel Deruty avec : Marthe Keller Valentina Cervi Alice de Lencquesaing Bernard Verley Louis-Do de Lencquesaing Xavier Beauvois

“Plus on parle intimement de soi, plus on touche à l’universel.” Parler du plus intime pour parler de tout le monde, en espérant que cela parle à tous. La singularité du film vient peut-être aussi de ma manière d’être, de mon humour, un peu piquant, qui est mal perçu parfois d’ailleurs ! Mais plus que singulier, j’essaye que ce soit palpitant. Quand j’écrivais le scénario, je regardais

des séries la nuit pour me détendre. Ça fait palpiter, les séries, battre le coeur, au sens propre, ça ne détend pas du tout d’ailleurs, mais ça m’aidait à penser à autre chose et à faire courir très vite mon récit. Au Galop n’est pas construit comme une série sinon que lui aussi raconte plusieurs histoires en même temps, pour n’en faire qu’une. Louis-Do de Lencquesaing

l (...) C’est bien de l’interminable sortie de l’enfance qu’il s’agit ici puisque c’est l’épreuve douloureuse de la mort du père qui bouleverse la vie du personnage et lui permet, à 40 ans passés, d’aimer à nouveau et de  grandir encore. On ne voit que brièvement à l’écran cette figure paternelle, incarnée avec la force de l’évidence par Bernard Verley, mais elle hante le  film  : on entend le message qu’il a laissé sur le téléphone portable, il réapparaît dans les rêves du protagoniste visualisés à l’écran et on ne cesse de parler de lui, notamment lors d’une inénarrable veillée funèbre où les sanglots font inopinément place aux fousrires (l’histoire des chaussettes que la mère a mises à son mari décédé pour que, làbas, il n’ait pas froid aux pieds). Cette scène surprenante, et hilarante, est l’acmé d’un  film  profondément émouvant mais incroya­ blement léger qui se refuse à emprunter le chemin balisé d’un scénario bétonné pour faire se croiser, se chevaucher (Au galop) les parcours d’un homme et de trois femmes bousculés par ce qui leur arrive et communiquer le sentiment de légère panique, angoissante et euphorisante à la fois, qui s’empare d’eux.  (...) Claude Rieffel avoir-alire.com mai 2012

Durée : 1h33 Semaine de la Critique, Cannes 2012

Mer 31/10 : 18h15 Jeu 1/11 : 16h15 . 20h Ven 2/11 : 21h15 Sam 3/11 : 16h . 18h Dim 4/11 : 20h Lun 5/11 : 16h . 18h Mar 6/11 : 18h . 20h


AMOUR L’Amour dans l’âme Gifle. Michael Haneke filme l’agonie humaine, mettant à vif un couple magnifiquement inter­ prété par  Emma­nuelle Riva et Jean-Louis Trin­ tignant. l (...) Anne et Georges sont un couple de longue durée qui, avec le temps, comme dans la chanson de Léo Ferré, a appris à “laisser faire et c’est très bien”. Au matin d’un petit déjeuner, Anne est saisie par une absence, prémisse d’une attaque qui la laissera paralysée du côté droit, diminuée, déclinante et bientôt mourante. Le scénario de son agonie est aussi simple que le résumé qu’en fait son mari :  “Ça va aller de mal en pis, et puis ce sera fini.”  Tout est dit et filmé à l’aune de cette sobriété, sans l’ombre d’un suspense obscène. Car la scène qui se déroule derrière le décor est plus importante que le spectacle. En huis clos, entre les murs d’un appartement parisien vieillot, bohème artiste - Anne et Georges sont professeurs de musique classique à la retraite - où bien des murs sont des bibliothèques. L’hôpital n’existe pas (on y va, on en revient, on fait promettre de ne pas y retourner), les médecins sont des citations. Pas d’effets spécieux, si peu de cris sinon de douleur, pas de publicité pour les sentiments, pas de morceaux de voyeurisme pour faire mousser la sensation. La bravoure est ailleurs. Dans l’héroïsme de Georges. Un héros sans le savoir,  parfois malgré lui. Un saint sans sainteté, que l’exaspération submerge lorsqu’Anne refuse qu’il l’alimente, et qu’il la gifle. On blêmit. Gifler une mourante ! Mais si, ça se

fait, ça s’impose, quand l’humain se déshonore en caprice infantile. C’est un des plus beaux dialogues du film, où Anne, cherchant à exprimer son compagnon de toute une vie, conclut : “Tu  es un monstre, mais tu es gentil.” Comme une demande, comme un cadeau, pour lui, pour elle : ne pas s’adonner à la mauvaise conscience. Amour  est un film monstre et gentil. Un film qui fait du bien, mais qui, au nom de ce bien, appuie où ça fait mal. Un mal de chien quand Anne gémit sous les coups de poignard de sa déchéance.  “Mal !”  c’est le dernier mot qui franchit ses lèvres de porcelaine. Malaise aussi. Dans les bas-fonds du chagrin, dans la chambrette de l’appartement, où Geor­ ges a bricolé son camp de survie, indissociable gron­de la colère : pour­quoi transformer les vi­vants en morts vivants ? Pourquoi donner à la vie un aspect lugubre, pire que la mort ? Pourquoi s’acharner ? Serait-ce un progrès ? Georges trouvera sa réponse, humaine, terriblement humaine, après une déclaration d’amour à mort qu’on réserve de côté parce que, fatalement, un jour, elle nous servira. Amour  nous bouleverse. Mais sa question philo­ sophique est autre : qu’estce qui est bouleversé ? Bien des certitudes d’avoir raison, même quand on a tort, bien des sentiments d’être bon, même quand on ne l’est pas. La sainte compassion, la pitié de soi sont mises à la question, torturées même quand Georges avoue à sa fille (Isabelle Huppert, belle visiteuse du film) que son inquiétude proclamée, mais à éclipses, l’embarrasse, qu’il ne sait pas quoi faire d’une

tristesse qui se satisfait, se réjouit, peut-être, d’être seulement triste. (...) C’est ici qu’il faut l’écrire : gloire au plus haut du cinéma à Emmanuelle Riva. Anne, c’est elle, d’évidence, sur le fil du film, coupante et jamais gênante. Quelle dignité dans l’abandon, quelle confiance. Viva Riva ! Et Michael Haneke le lui rend bien, savoir-vivre fondamental, quand à la presque fin du film, comme un rêve né du cauchemar, Anne-Riva ressuscite, belle et enchantée, pour toujours. Et de retrouver au bras de son compagnon de voyage les chemins égarés, la randonnée de la vie, les vagabondages. Les tableaux accrochés dans l’appartement, aperçus auparavant du coin de l’œil, sont alors cadrés plein écran : des pastorales, à peine habitées par des humains flous. Qu’aura-t-on sous les yeux juste avant de mourir ? C’est exprès qu’on a feint d’oublier Jean-Louis Trinti­ gnant. Parce que c’est pres­ que impossible à décrire une telle bonté incarnée dans un acteur et dont on imagine qu’elle doit excéder un rôle de cinéma. On aimerait qu’il soit notre père, notre frère, notre mentor ; on espère vieillir comme lui. Mais gageons que Trintignant le vieux, Jean-Louis le grand, saurait gentiment repousser ces déclarations lyriques. Oui, vraiment, en regardant Jean-Louis Trintignant, nous voyons l’homme, apparition spectrale, apparition de cristal, qui s’en va par les rues, ferme, énigmatique et souriant. Il va là où le ciel est dégagé et le soleil radieux. Gérard Lefort Libération 20 mai 2012

France, Allemagne, Autriche - 2012 Réalisation, scénario : Michael Haneke Photographie : Darius Khondji Montage : Monika Willi Nadine Muse avec : Jean-Louis Trintignant Emmanuelle Riva Isabelle Huppert Alexandre Tharaud Durée : 2h07 Palme d’Or , Cannes 2012

Prix Du Meilleur Film, Durban International Film Festival 2012

Jeu 25/10 : 16h . 20h Ven 26/10 : 16h45 . 19h Sam 27/10 : 15h45 . 18h . 20h15 Dim 28/10 : 15h45 . 18h . 20h15 Lun 29/10 : 15h45 . 18h . 20h15 Mar 30/10 : 18h . 20h15 Mer 31/10 : 16h Jeu 1/11 : 18h . 20h15 Ven 2/11 : 16h45 . 19h Sam 3/11 : 18h . 20h15 Dim 4/11 : 18h . 20h15 Lun 5/11 : 18h . 20h15 Mar 6/11 : 15h45 Amour sera à l’affiche jusqu’au 13 novembre.


J'ENRAGE DE SON ABSENCE Après dix ans d’absence, Jacques ressurgit dans la vie de Mado, aujourd’hui mariée et mère de Paul, sept ans. La relation de l’ancien couple est entachée du deuil d’un enfant, et lorsque Jacques, qui n’a pas refait sa vie, rencontre Paul, c’est un choc. La complicité de plus en plus marquée entre les deux finit par déranger Mado qui leur interdit de se revoir. Mais Jacques ne compte pas en rester là….

J’enrage de son absence  : le choc Bonnaire l Cinq ans après son documentaire sur sa soeur autiste, Elle s’appelle Sabine, Sandrine Bonnaire signe son premier film de fiction. L’histoire, casse-gueule, décrit la relation secrète entre un homme et le jeune fils de sa première femme, neuf ans après leur séparation et la mort de leur enfant dans un accident de la route dont il se sent responsable. Casse-gueule, en effet, et la réussite n’en est que plus remarquable. La maîtrise dont le film témoigne s’exprime par la manière qu’a la réalisatrice et coscénariste (avec Jérôme Tonnerre) de tenir son sujet sans céder à  la sentimentalité. Les interprètes qu’elle a  choisis aident grandement sa démarche  : William Hurt, auquel il est demandé surtout de regarder en silence, et un très étonnant garçon de 7  ans, Jalil Mehenni. A  leurs côtés, Alexandra Lamy en double de Sandrine Bonnaire, qui considère ses personnages à  égalité, ne juge jamais leurs comportements et respecte leur intégrité. L’autre tour de force est de donner à  ce récit en forme d’impasse une conclusion dans le droit-fil de la logique imparable qui lui est propre. (...) Pascal Mérigeau CinéObs 21 mai 2012

Entretien avec Sandrine Bonnaire Il y aurait une part autobiographique au départ de l’idée de votre film, quelle est cette part intime ? J’ai repensé à un homme qui était lié à ma mère et a accompagné mon enfance. Il a disparu, et je l’ai recroisé par hasard à l’âge de 20 ans. Cette dernière rencontre fut particulièrement émouvante. La vie de cet homme avait basculé, ça m’a beaucoup troublée, ça m’a fait mal. Je me souviens que je me suis promis, un jour, de faire quelque chose sur cet homme, sur son histoire, son destin. Quoi ? Évidemment je n’en savais rien, j’avais à peine 20 ans. En repensant au destin de cet homme, j’ai commencé à bâtir une histoire en fictionnant très librement. Votre film évoque plu­ sieurs thèmes, l’en­fance, la paternité, l’absence, le chagrin démesuré, le secret, la renaissance. Il y a en effet une renaissance. Un amour renaît alors qu’il ne devrait plus exister. Le thème de la paternité est fortement évoqué par la présence de deux pères. L’un d’eux tente de

retrouver auprès d’un enfant un amour disparu qu’il ne peut pas oublier. Il a envie de transmettre à cet enfant comme si c’était le sien. Autre thème fort, l’amour impossible. Oui, impossible puisque cet amour n’est pas légitime. J’ai toujours été bouleversée par les histoires d’amour impossible au cinéma ! Elles créent des émotions fortes qui mettent le spectateur en activité, il se sent inclus, engagé dans la narration. Beaucoup d’histoires parlent de l’amour impossible entre deux adultes, je trouvais intéressant de raconter ce sentiment d’amour insensé entre un homme et un enfant, entre un père de substitution, donc illégitime, et un enfant. L’amour pour un enfant est le plus grand amour que l’on éprouve. Il y a quelque chose de viscéral dans cette relation du père ou de la mère à son enfant. Même si on le veut, on ne peut pas se débarrasser de cet amour-là, de son absence. C’est pour cela que je souhaitais le moins de mots possibles. On n’a plus de mots quand on est dans le manque d’un enfant. On a comme un trou, un trou dans le ventre.

France, Luxembourg, Belgique - 2012 Réalisation : Sandrine Bonnaire Scénario : Sandrine Bonnaire Jérôme Tonnerre Photographie : Philippe Guilbert Montage : Svetlana Vaynblat avec : William Hurt Alexandra Lamy Augustin Legrand Jalil Mehenni Françoise Oriane Durée : 1h38 Semaine de la Critique, Cannes 2012

Mer 31/10 : 20h Jeu 1/11 : 16h . 18h Ven 2/11 : 19h . 21h Sam 3/11 : 16h15 . 20h Dim 4/11 : 16h . 18h Lun 5/11 : 20h Mar 6/11 : 18h . 20h Ce film sera à l’affiche jusqu’au 13 novembre.


CINÉ-GOÛTER

Le samedi 27 octobre, pour bien débuter les vacances, le Moulin du Roc vous propose un ciné-goûter. Le principe est simple : une place de cinéma achetée pour Le Petit Gruffalo (à 15h) ou pour Le Jour des Corneilles à (14h15), et chaque enfant se verra offrir un goûter  !

LE PETIT GRUFFALO Et depuis quand les monstres ont-ils peur des petites souris ? Son papa l’a averti : en aucun cas, le Petit Gruffalo n’a le droit d’aller se promener seul dans les bois profonds. C’est bien trop dangereux ! Un animal rôde dans les parages… une créature terrifiante, gigantesque, aux yeux cruels et aux moustaches plus dures que l’acier. C’est la Grande Méchante Souris !

Et en avant programme, découvrez trois courts métrages d’animation, qui, par leur univers ou leur thème, font écho à l’aventure du Petit Gruffalo : Des pas dans la neige de Makiko Sukikara l C’est l’hiver, Il fait nuit et la neige forme un beau tapis blanc. Un petit loir sort de l’hibernation et découvre des traces de pas plus grandes que les siennes. Il décide de les suivre...

L’oiseau et la feuille de Lena von Döhren

Grande-Bretagne 2011

l Sur une branche dénudée flotte encore une feuille dorée. Un souffle de vent l’emporte à travers la blanche forêt hivernale. Aussitôt, l’oisillon s’envole et se lance joyeusement à sa poursuite. Le renard s’en lèche déjà les babines...

Réalisation : Johannes Weiland Uwe Heidschötter Adapté de l’album Petit Gruffalo de Julia Donaldson et Axel Scheffler (Édition Gallimard Jeunesse) Durée totale du programme : 43 minutes à partir de 4 ans

Le chemin d’un lièvre de Lotte van Elsacker l Un jeune lièvre sort de son terrier et sa maman lui explique tendrement le monde qui l’entoure. La nature n’est pas toujours paisible, ni belle. Mais c’est la vie...

Mer 17/10 : 15h . 16h Sam 20/10 : 15h Dim 21/10 : 16h . 17h Sam 27/10 : 15h + ciné-goûter Dim 28/10 : 15h Lun 29/10 : 15h Mar 30/10 : 16h . 17h


LE JOUR DES CORNEILLES l Au coeur de la grande forêt, peuplée de bêtes sauvages et d’esprits à tête animale, vit un jeune sauvageon de dix ans, le Fils Courge. Il est élevé par son père, un sévère colosse à la barbe géante, grand chasseur et mangeur de chair fraîche, qui lui a toujours dit que le monde s’arrêtait à la lisière de la forêt. Un jour pourtant, pour sauver son père blessé, le garçon tente le tout pour le tout et s’aventure hors de la forêt. C’est ainsi qu’il découvre un village voisin, où il fait la rencontre de Manon, la fille du docteur qui a accepté de soigner son père. Avec Manon, le fils Courge apprendra tout de ce nouveau monde dit civilisé, où les fantômes n’existent pas mais les ogres oui. Car ici l’on raconte que le père Courge est un ogre… Et les ogres, c’est bien connu, ne sont pas des pères comme les autres...

l L’oeuvre de Jean-François Beauchemin que nous avons choisi d’adapter est un roman pour adultes. Mais nous y avons trouvé une histoire étonnante et profonde, à raconter absolument aux enfants. Dès l’origine de ce projet, nous nous sommes interrogés sur la manière de traduire à l’écran, et en animation, l’univers singulier du roman de Jean-François Beauchemin, l’exubérance de ses personnages, la richesse pleine d’humour de son langage, et cette alliance permanente du réel et du fantastique qui se côtoient sans jamais parvenir à se disqualifier l’un l’autre.

Nous avons dès lors imaginé l’adaptation de ce récit introspectif pour le transposer en une aventure animée, avec le souci de traduire tout ce qui en faisait la force et la beauté dans un langage narratif et visuel susceptible de toucher un jeune public. Dans ce périple où bien des repères sont inversés, nous avons constamment épousé le regard du fils Courge, notre jeune héros : un regard neuf et candide, qui ne permet jamais de couper le monde en deux, avec la réalité d’un côté et les rêves de l’autre. Amandine Taffin (scénariste) & William Picot (directeur de production)

France - 2012 Réalisation : Jean-Christophe Dessaint Scénario : Amandine Taffin librement adapté du roman Le Jour des Corneilles, de Jean-François Beauchemin (Éditions Les Allusifs) avec les voix de : Jean Reno Lorant Deutsch Isabelle Carré Claude Chabrol Durée : 1h35 à partir de 7 ans

Sam 27/10 : 14h15 + ciné-goûter Dim 28/10 : 16h Lun 29/10 : 16h Mar 30/10 : 14h15 Mer 31/10 : 14h30 Jeu 1/11 : 14h30 Ven 2/11 : 15h Sam 3/11 : 14h30 Dim 4/11 : 16h Lun 5/11 : 15h Mar 6/11 : 15h Ce film sera à l’affiche jusqu’au 11 novembre.


MON TONTON, CE TATOUEUR TATOUÉ Danemark - 2010 Réalisation, scénario : Karla von Bengtson Musique : Christen Bach Rasmus Mobius Durée : 45mn à partir de 5 ans

l La petite Maj vit dans le salon de tatouage de son oncle Sonny, un tatoueur tatoué aux gros bras. Tous deux s’entendent parfaitement bien, mais considèrent qu’une petite fille doit grandir dans une vraie famille, avec une ma­­ man, un papa, un frère ... Comme celles que l’on voit à la télévision ! Mais ils vont vivre ensemble une grande aventure qui va les aider à réaliser qu’une véritable famille... ce n’est pas toujours ce que l’on croit !

l Mon Tonton, ce tatoueur tatoué est avant tout un regard sur la famille d’aujourd’hui : les enfants, comme les adultes, se posent une multitude de questions sur leur rôle à jouer au sein d’un foyer familial. Que doivent ap­­ porter un père et une mère à leurs enfants ? Est-ce que le modèle, transmis depuis des générations, mettant en valeur une famille réunit au­tour d’un père et d’une mère, est encore d’actualité ? Et surtout, qu’en est-il de la famille de notre temps, recomposée et certaines fois éclatée ? Il était important pour moi de poser ces questions, fondamentales dans la vie d’un enfant, de manière amusante : les personnages du film, que ce soit Maj ou Sonny, forment un ménage plus que surprenant ! Au début du film, ils sont convaincus qu’il n’est pas sain

pour une petite fille de vivre avec un oncle maladroit, qui plus est dans un salon de tatouage où les motards aux gros bras défilent à longueur de journée ! Pourtant, cet univers est celui de notre héroïne, la petite Maj, qui elle aussi a du caractère ! C’est seulement au cours

d’un long périple, grâce à des rencontres fortuites de familles surprenantes, loin des clichés de la famille modèle, que nos deux protagonistes vont, ensemble, construire leur propre définition du mot famille. Karla von Bengtson, Réalisatrice

Ven 2/11 : 17h Dim 4/11 : 15h Lun 5/11 : 17h Mar 6/11 : 17h Ce film sera à l’affiche jusqu’au 11 novembre.


LE CHIEN DU TIBET l (...) Le chien du Tibet démarre sur un jeune garçon qui, à la perte de la mère est envoyé chez son père, médecin de campagne un peu bourru, loin de la ville où il a été élevé... Découvrant le repli forcé sur un environnement ouvert aux éléments et à une nature aride mais non moins majestueuse, il se familiarise à la précarité des lieux et à la nécessité de l’entre-aide et d’une bonne compréhension de son milieu. Il naît de sa nouvelle vie sous les tentes, coupée de toute civilisation moderne, un besoin de s’offrir des repères affectifs que son père lui refuse pour qu’il s’aguerisse. Le jeune Tenzin, en plein processus d’acculturation, trouve en un gigantesque dogue du Tibet, impressionnant chien de berger, au courage et à la loyauté exemplaires, le parfait compagnon pour lui servir de figure paternelle protectrice et affectueuse, un compagnon de jeu et plus encore, un sauveur de vie, alors qu’un horrible monstre, issu du pur esprit fantastique japonais, parcourt les

plateaux, engrangé par la haine, une créature sauvage et immonde. (...) L’histoire du Chien du Tibet est éminement jolie et agréable à suivre, l’animation au trait doux et la quiétude de

l’environnement assurent un vrai plaisir de projection. Frédéric Mignard avoir-alire.com septembre 2012

Chine, Japon - 2012 Réalisation : Masayuki Kojima Scénario : Naoto Inoue D’après le roman de Zhijun Yang Musique : Hidekiyo Murai Durée 1h35 Sélection officielle, Annecy 2011 à partir de 7/8 ans

Mer 10/10 : 14h30 . 16h15 Sam 13/10 : 14h15 Dim 14/10 : 16h

PROCHAINEMENT SUR LES ECRANS DU MOULIN DU ROC AUGUSTINE

d'ALICE WInOCOUR

Supplément mensuel du magazine du Moulin du Roc, Scène Nationale de Niort. 9 boulevard Main . 79 000 Niort tel : 05 49 77 32 30 internet : http://www.moulinduroc.asso.fr courriel : moulinduroc@moulinduroc.asso.fr Achevé d’imprimer sur les presses de l’Imprimerie Nouvelle Sté Angevin à Niort sur papier Consort Royal Silk 135 g. en caractère Baskerville, en 5000 exemplaires. Conception graphique-réalisation : Sylvie Bourdin. Rédaction et choix des textes : Jacques Morel, Marc Lanel. Directeur de la publication : Paul-Jacques Hulot.

APRÈS Mai

d'OLIVIER ASSAYAS

La salle de cinéma du Moulin du Roc est adhérente à l’a.c.o.r. (Association des Cinémas de l’Ouest pour la Recherche), à l’a.f.c.a.e. (Association Française des Cinémas d’Art et d’Essai) à l'A.C.I.D. et à l'A.D.R.C.


octobre novembre MERCREDI 10 JEUDI 11

16H

18H

PETITE SALLE

GRANDE SALLE

PETITE SALLE

GRANDE SALLE

PETITE SALLE

GRANDE SALLE

14h30 et 16h15 Le Chien du Tibet

Reality

Après la bataille

Like someone in love

20h15 Reality

Like someone in love

Reality

Like someone in love

Reality

Like someone in love

Après la bataille

Like someone in love

19h Après la bataille

19h Like someone in love

21h15 Reality

21h : Like someone in love

VENDREDI 12 SAMEDI 13 DIMANCHE 14

20H

14h15 : Le Chien du Tibet 16h : Reality

Après la bataille

20h15 : Like someone in love

Le Chien du Tibet

Like someone in love

Reality

Like someone in love

Après la bataille

Like someone in love

LUNDI 15

Reality

15h45 : Après la bataille

Reality

Après la bataille

Reality

20h15 Like someone in love

MARDI 16

Reality

Like someone in love

Reality

Like someone in love

Après la bataille

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15h et 16h : Le Petit Gruffalo

Reality

La Pirogue

In another country

La Pirogue

In another country

MERCREDI 17 JEUDI 18 VENDREDI 19 SAMEDI 20 DIMANCHE 21

In another country

Reality

La Pirogue

17h : La Pirogue

19h : Reality

21h : In another country

15h : Le Petit Gruffalo 16h : Reality

La Pirogue

In another country

16h et 17h : Le Petit Gruffalo

In another country

In another country

La Pirogue

Reality

La Pirogue

LUNDI 22

Reality

La Pirogue

In another country

MARDI 23

La Pirogue

In another country

Reality

RELÂCHE

MERCREDI 24 JEUDI 25 VENDREDI 26

Amour

18h15 : La Pirogue

Amour

16h45 : Amour

19h : Amour

21h15 : In another country

15h45 : Amour

SAMEDI 27

CINÉ GOUTER

14h15 : Le Jour des corneilles 15h : Le Petit Gruffalo

In another country

Amour

La Pirogue

20h15 : Amour

DIMANCHE 28

15h : Le Petit Gruffalo 16h : Le Jour des corneilles

15h45 : Amour

La Pirogue

Amour

In another country

20h15 : Amour

LUNDI 29

15h : Le Petit Gruffalo 16 : Le Jour des corneilles

15h45 : Amour

In another country

Amour

La Pirogue

20h15 : Amour

MARDI 30

14h15 : Le jour ... 16h et 17h : Le Petit Gruffalo

16h : La Pirogue

In another country

Amour

In another country

20h15 : Amour

MERCREDI 31

14h30 : Le Jour ... 16h : Amour

18h15 : Au galop

J'enrage de son absence

JEUDI 1er nov.

14h30 : Le Jour ... 16h15 : Au galop

J'enrage de son absence

J'enrage de son absence

Amour

Au galop

20h15 : Amour

VENDREDI 2

15h : Le Jour ... 17h : Mon Tonton ...

16h45 : Amour

19h : J'enrage de son absence

19h : Amour

21h : J'enrage de son absence

21h15 : Au Galop

SAMEDI 3

14h30 : Le Jour ... 16h15 : J'enrage ...

Au galop

Au galop

Amour

J'enrage de son absence

20h15 : Amour

DIMANCHE 4

15h : Mon Tonton ... 16h : Le Jour ...

J'enrage de son absence

J'enrage de son absence

Amour

Au galop

20h15 : Amour

LUNDI 5

15h : Le Jour ... 17h : Mon Tonton ...

Au galop

Au galop

Amour

J'enrage de son absence

20h15 : Amour

MARDI 6

15h : Le Jour ... 17h : Mon Tonton ...

15h45 : Amour

Au galop

J'enrage de son absence

Au galop

J'enrage de son absence

I.S.S.N.1161 - 7799 . Licences spectacles en cours. I.S.S.N.1161 - 7799 . Licences spectacles N°1-19495/2-19496/3-19497


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