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novembre 2013 - N° 260

CINÉMA


Un château en Italie de Valeria Bruni Tedeschi

Cette fois, elle perd son grand frère adoré (il meurt du sida). Elle tombe amoureuse d’un garçon qui a presque vingt ans de moins qu’elle. Elle veut coûte que coûte devenir mère tout en entretenant une relation tumultueuse avec la sienne. Elle est une actrice qui s’est arrêté de jouer, qui se cherche encore. C’est à la fois Valeria Bruni Tedeschi et pas elle. C’est sa vie, son histoire, mais pas exactement. Aucune sœur célèbre dans les parages, par exemple...

(...) Le bricolage gracieux des débuts a fait place

à une indéniable dextérité dans l’articulation de la fantaisie et de la tristesse. Il y a des pans de récits des personnages qui dépassent en intensité les deux premiers « volets ». La tragédie du frère mourant sur fond de luxueuse villa italienne décrépite rappelle la splendeur malade du Jardin des Finzi-Contini, de Giorgio Bassani (et son adaptation à l’écran par Vittorio de Sica). Marisa Borini (la propre mère de VBT, qu’on retrouve de film en film) est de plus en plus spectaculaire, drôle et effrayante. Xavier Beauvois fait beaucoup d’effet en artiste raté et parasite, ancien protégé de la fille et de la mère, ayant perdu son don et ses charmes. Louis Guichard Télérama.fr – 23 mai 2013

SORTIE NATIONALE

SORTIE NATIONALE

Du 6 au 12 novembre

Du 6 au 19 novembre

Violette de Martin Provost

Violette Leduc, née bâtarde au début du siècle dernier, rencontre Simone de Beauvoir dans les années d’après-guerre à St- Germain-des-Prés. Commence une relation intense entre les deux femmes qui va durer toute leur vie, relation basée sur la quête de la liberté par l’écriture pour Violette et la conviction pour Simone d’avoir entre les mains le destin d’un écrivain hors norme..

Certaines séances de ce film seront précédées du court-métrage Carlitopolis, de Luis Nieto (se reporter au tableau horaires).

Plus j’avançais dans mes découvertes, plus j’étais bouleversé par ce qu’il y a de secret en elle, de fragile et de blessé, tandis que le personnage public, surtout célèbre après les années soixante, personnage qui se voulait sulfureux et extravagant, me touchait moins. Il n’était qu’une façade. Je voulais approcher la vraie Violette. Celle qui cherche l’amour et s’enferme dans une grande solitude pour écrire. La vie n’a pas été tendre avec elle. On la disait chiante. Ça ne me suffisait pas. Je la voyais très insécurisée, telle— ment seule, se battant avec elle-même, mais en reFrance – 2013 : Durée : 2h19 cherche. Cette insécurité et cette solitude sont pour Scénario : Martin Provost, Marc moi son moteur principal. On parle peu du risque Abdelnour et René de Ceccatty pris par chaque artiste, qu’il soit peintre, écrivain, Photographie : Yves Cape ou metteur scène. On ne voit le plus souvent que Montage : Ludo Troch l’aboutissement, le succès, quand il arrive. Il faut avec : Emmanuelle Devos / une grande part d’inconscience, mais aussi de couSandrine Kiberlain / Olivier rage, de persévérance, pour s’engager dans cette Gourmet / Jacques Bonnaffé / voie, et y rester. Olivier Py

Martin Provost

— France – 2013 / Durée : 1h44 Scénario : Valeria Bruni Tedeschi, Agnès De Sacy, Noémie Lvovsky Photographie : Jeanne Lapoirie Montage : Laure Gardette, Francesca Calvelli avec : Valeria Bruni Tedeschi / Louis Garrel / Filippo Timi / Marisa Borini Sélection officielle, festival de Cannes 2013


SORTIE NATIONALE

Du 13 au 26 novembre

La Vénus à la fourrure de Roman Polanski

Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie, aussi débridée que délurée. Vanda incarne tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, écervelée, et ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Mais, un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser. Non seulement elle s’est procurée des accessoires et des costumes, mais elle comprend parfaitement le personnage (dont elle porte par ailleurs le prénom) et connaît toutes les répliques par coeur. Alors que l’«audition» se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession…

Depuis mon premier film (Le Couteau dans l’eau – 1962) où il y en avait trois, je me disais : « Un jour, je ferai un film où il n’y aura que deux acteurs ! » C’est un vrai défi mais j’ai besoin d’un challenge qui me stimule, d’une difficulté à surmonter… Sinon, je m’ennuie. La contrainte d’être dans un lieu unique avec seulement deux personnages sans jamais ennuyer le spectateur, sans que ça ressemble à du théâtre filmé pour la télévision, c’était une gageure intéressante à relever. D’autant que dans une salle de cinéma aujourd’hui, on est écrasé par l’image et assourdi par le son des films qu’on voit… Roman Polanski

Une sorte de rumeur venue du fond des âges prête au tout dernier film de la compétition cannoise un inintérêt de principe. Le nouvel opus de Roman Polanski – 80 printemps le 18 août – est là pour faire rougir ses propagateurs. La Vénus à la fourrure est un film admirable, inventif, pétillant d’intelligence, d’insolence, de courage. Comme son titre l’indique, la pièce elle-même est inspirée du roman homonyme de Léopold von Sacher-Masoch, écrivain et journaliste autrichien, paru en 1870. Rappelons que dans celui-ci, un homme marqué par un cuisant et sensuel souvenir d’enfance passe un contrat avec une femme nommée Wanda pour devenir son esclave. (…) Poursuivi pour viol aux Etats-Unis depuis 1977 et auteur d’une œuvre qui ouvre sur de sombres abymes, il faut tout l’aplomb d’un artiste de sa dimension, et tout le poids d’une blessure qui ne se referme pas, pour remettre sur le tapis la question du consentement mutuel dans le sexe, de la domination et de l’humiliation comme motif de jouissance, plus encore l’éternelle crucifixion des hommes par des Bacchantes déchaînées. La dimension extrêmement plaisante, proprement jouissive, du film est ici l’ultime politesse qui recouvre les stigmates du désir, où l’art de Polanski, comme celui d’Ingmar Bergman, prend sa source. Jacques Mandelbaum Le Monde – 13 mai 201

France – 2013 / Durée : 1h35 Scénario : David Ives, Roman Polanski D’après Venus in Fur une pièce de David Ives Musique : Alexandre Desplat avec : Emmanuelle Seigner / Mathieu Amalric Sélection officielle, festival de Cannes 2013 Certaines séances de ce film seront précédées du court-métrage Mourir auprès de toi, de Simon Cahn (se reporter au tableau horaires).


EXCLU sivité

EXCLU sivité

Du 20 au 26 novembre

Le Médecin de famille

Du 27 novembre au 3 décembre

Heimat

de Lucía Puenzo

1 / chronique d’un rêve 2 / l’exode

Patagonie, 1960. Un médecin allemand rencontre une famille argentine sur la longue route qui mène à Bariloche où Eva, Enzo et leurs trois enfants s’apprêtent à ouvrir un hôtel au bord du lac Nahuel Huapi. Cette famille modèle ranime son obsession pour la pureté et la perfection, en particulier Lilith, une fillette de 12 ans trop petite pour son âge.

1842–1844, L’histoire de la famille Simon. Johann le père forgeron, Margret la mère, Lena la fille ainée, Gustav et Jakob les fils, Jettchen et Florinchen leurs futures épouses. Les coups du destin risquent de détruire cette famille mais c’est une histoire de courage et de foi en l’avenir.

Sans connaître sa véritable identité, ils l’acceptent comme leur premier client. Ils sont peu à peu séduits par le charisme de cet homme, l’élégance de ses manières, son savoir et son argent, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils vivent avec l’un des plus — Argentine – 2013 / Durée : 1h33 grands criminels de tous les temps.

Lucia Puenzo a réalisé un film profondément

troublant, un conte gothique construit autour d’une des figures les plus dignes de haine et de mépris de l’histoire contemporaine. Racontée par Lilith, une fillette de douze ans qui a l’air d’en avoir neuf, cette histoire dévoile lentement son propos – la perpétuation du mal à travers l’espace et le temps. (…) Très tôt dans le film, plusieurs indices ôtent tout doute quant à l’identité du médecin, c’est Josef Mengele, qui charrie avec lui ses théories abjectes, ses pratiques expérimentales criminelles. (…) Thomas Sotinel Le Monde – 22 mai 2013

Scénario : Lucía Puenzo D’après le roman Wakolda de Lucía Puenzo (éditions Stock) Photographie : Nicolás Puenzo Montage : Hugo Primero

avec : Alex Brendemühl / Natalia Oreiro / Florencia Bado Sélection officielle Un Certain Regard, festival de Cannes 2013 Certaines séances de ce film seront précédées du courtmétrage Portraits de voyage, Pakistan : le basant, de Bastien Dubois(se reporter au tableau horaires). —

d’Edgar Reitz

Des dizaines de milliers d’Allemands, accablés par les famines, la pauvreté et l’arbitraire des gouvernants, émigrent en Amérique du Sud. « Un sort meilleur que la mort, ça peut se trouver partout ». Jakob Simon le cadet, lit tous les livres qu’il peut se procurer, il étudie les langues des Indiens d’Amazonie. Il rêve d’un monde meilleur, d’aventure, de dépaysement et de liberté. Il décide d’émigrer ...

Edgar Reitz a un extraordinaire talent pour ressus-

citer toute une époque, dans ses gestes quotidiens comme dans sa mentalité profonde. La nature, le travail, la fête, l’amour, le malheur, le deuil, la révolte, l’espoir de jours meilleurs sont enracinés dans le particularisme rude de cette petite communauté, mais on s’y retrouve entièrement, emporté dans le lyrisme puissant des émotions de toujours. Marie-Noëlle Tranchant Le Figaro – 29 août 2013

Allemagne – 2013 Partie I : 1h42 Partir II : 2h09 Scénario : Edgar Reitz, Gert Heidenreich Photographie : Gernot Roll Musique : Michael Riessler avec : Jan Dieter Schneider Antonia Bill / Maximilian Scheidt Sélection officielle, Hors Compétition, Festival de Venise 2013 Comme nous l’avions fait pour Sugar Man, nous vous proposons de retrouver ces deux films les dimanches 8 et 15 décembre.


Mes Séances de lutte

de Jacques Doillon Une jeune femme prétexte l’enterrement de son père pour retrouver un voisin plutôt charmant, et tenter de comprendre pourquoi elle a interrompu le rapport amoureux amorcé avec lui quelques mois plus tôt. Ils se retrouvent et rejouent la scène où sa dérobade a empêché leur histoire de commencer. Ils s’y essaient, se débattent, s’empoignent, tout en se rapprochant. Ils se frottent, se cognent l’un contre l’autre et s’amusent à dialoguer avec autant de fantaisie que de gravité, et à entrer dans une lutte de plus en plus physique. J’aime entendre que Mes séances de lutte est peutêtre un peu plus singulier que certains de mes autres films mais qu’en même temps, il est dans la continuité de mon travail… On m’a souvent reproché la prise de tête, si on peut maintenant me reprocher « la prise de corps », le côté cul, ça m’enchante à l’avance ! A l’écriture, il y avait peut-être encore plus de sensualité, d’érotisme, de sexualité. Un rapport amoureux et érotique, c’est rudement moins compliqué à écrire qu’à jouer. Sara n’avait pas de difficultés de ce côté-là, James, lui, avait des pudeurs d’homme très classiques. On s’est un peu frotté là-dessus mais on a trouvé un compromis très satisfaisant. Je ne voulais pas faire un film hard mais je voulais que ce soit plus hardi que d’habitude ... Jacques Doillon

EXCLU sivité

EXCLU sivité

Du 27 novembre au 3 décembre

Du 27 novembre au 3 décembre

Le Dernier des injustes de Claude Lanzmann

Film choc, vertigineux, amer et sardonique, portant sur la plus perverse des questions engendrées par l’horreur nazie : la compromission des victimes dans le processus de leur propre extermination, à travers la nomination, dans les ghettos, de responsables dénommés «doyens» à la tête des tristement célèbres conseils juifs (Judenrat).

Portraits de voyage, Côte d’Ivoire : le Wax, de Bastien Dubois

Ces hommes étaient chargés d’encadrer administrativement l’horreur organisée par les nazis et de désigner ceux qui partaient dans les convois vers les camps. Intenable situation, qui conférait à quelques-uns l’illusion d’un pouvoir qui ne changeait rien, y compris pour eux-mêmes, à la politique d’extermination. Certains en abusèrent ; d’autres, au contraire, s’acharnèrent sinon à éviter, du moins à différer le pire. C’est le cas de Benjamin Murmelstein, sombre et étincelant héros de ce film, que Lanzmann — France, Autriche – 2013 rencontre en 1975 à Rome. Rabbin à Vienne, il deDurée : 3h38 vient, en décembre 1944, le troisième président du conseil juif du ghetto de Theresienstadt, en Photographie : Tchécoslovaquie, une antichambre de la mort William Lubtchansky, camouflée en ghetto modèle. Ses deux prédéCaroline Champetier cesseurs ont été remerciés d’une balle dans la Montage : Chantal Hymans nuque. Il sera le seul juif à avoir assumé cette Sélection officielle fonction qui survivra au génocide. (…)

Jacques Mandelbaum le Monde – 21 mai 2013

France – 2013 / Durée : 1h39 Scénario : Jacques Doillon Photographie : Laurent Chalet, Laurent Fénart Montage : Marie Da Costa avec : Sara Forestier James Thierrée / Louise Szpindel / Mahault Mollaret Sélection officielle, festival de Berlin 2013 Certaines séances de ce film seront précédées du court-métrage (se reporter au tableau horaires).

Hors Compétition, festival de Cannes 2013


école & cinéma

Du 6 au 12 novembre

Tomboy

de Céline Sciamma Laure a 10 ans. Laure est un peu garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier, elle fait croire à Lisa et sa bande qu’elle est un garçon. Action ou vérité ? Action.

L

’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michaël, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de l’été n’allait jamais révéler son troublant secret.

France – 2011 Durée : 1h22 à partir de 8 ans Scénario : Céline Sciamma Photographie : Crystel Fournier avec : Zoé Héran / Malonn Lévana / Jeanne Disson / Sophie Cattani / Mathieu Demy Sélection Panorama, festival de Berlin 2011

Du 6 au 12 novembre

Petites Z’Escapades

de P. Le Nôtre, J-R Girerd, P-L Granjon, Z. trofimova et K. Bronzit

A

l’époque où l’on s’accroche encore un peu à son doudou, rien n’empêche de l’emmener avec soi pour sa première sortie dans une vraie salle obscure.

Petites z’escapades est un film spécialement conçu

pour les bout’chous, avec de l’émotion garantie à leur échelle, celle de l’âge maternel, ou paternel, où le rire est retentissant, le — commentaire inoFrance - 1985 / 2001 piné et sonore et où 6 courts-métrages le frisson rapproche de l’épaule adulte, la Durée totale : 40 mn rendant rassurante, à partir de 3 ans voire nécessaire… —

Du 6 au 12 novembre

Pierre et le loup de Suzie Templeton

B

ravant l’interdiction de son grandpère, Pierre s’aventure dans la forêt. Avec l’aide d’un oiseau farceur et d’un canard rêveur, il trouve le courage de capturer le loup.

Grande-Bretagne/Pologne 2006 Durée totale : 41mn à partir de 7 ans Grand Prix et Prix du Public, festival d’Annecy / Oscar du meilleur court-métrage. en avant programme : Le loup blanc de Pierre-Luc Granjon

.—

cinéma Le dispositif d’éducation à l’image Ecole et Cinéma est un dispositif national mis en œuvre par l’association Les Enfants de Cinéma. Il est coordonné dans les Deux-Sèvres par le Moulin du Roc, Scène Nationale à Niort en collaboration avec la Direction des services départementaux de l’Éducation Nationale. Il a pour but d’éveiller la curiosité et l’intérêt des enfants pour des films de qualité, par la découverte d’œuvres cinématographiques contemporaines et du patrimoine, visionnées en salle, et d’intégrer l’approche de l’image cinématographique dans un travail plus large sur l’appréhension de l’image et l’éducation du regard.


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Du 13 au 26 novembre

Léo et Fred

de Pal Toth 6 courts-métrages d’animation / hongrie - 1987 Durée : 40 mn / dès 3 ans

Léo le lion et Fred le dompteur présentent ensemble de fabuleux numéros de cirque et vivent dans la même roulotte. Très complices, même si Léo donne du fil à retordre à Fred, ils sont à la fois farfelus et attachants. Ils nous entraînent tout au long de leur carrière, dans un quotidien riche en surprises...

ciné-g

jeune public

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samed ûter i 23 a l’issue nov. séance de la de 15h —

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samed ûter i 23 a l’issue nov. séance de la de 15h —

Avant-première le samedi 23 novembre Du 27 novembre au 10 décembre

La Sorcière dans les airs

Programme de 3 courts-métrages d’animation durée : 50 mn / a partir de 5 ans

Juste un petit peu de Alicja Björk Jaworski Suède – 2011 - 9 mn

Les six courts films qui composent cet ensemble, drôle et attachant, sont élaborés à partir de dessins, simples et plutôt classiques. L’aspect crayonné contribue à donner du mouvement aux vignettes, mais surtout à densifier et à donner une texture à l’image, par ailleurs rehaussée par une subtile palette de couleurs vives. La tonalité fauve, bien sûr, domine, en harmonie avec la crinière du lion Léo. Le félin, bonne pâte, forme avec son dompteur Fred, un duo lié par une solide complicité. Chaque soir, sous le chapiteau, ils ravissent petits et grands avec leur numéro. Sandrine Marques Le Monde.fr

Aux premiers beaux jours, un cochon s’en va gaiement vers le lac. Sur le chemin, il rencontre un hérisson, une corneille, un agneau et un veau. En route, cette joyeuse bande d’animaux un peu spéciaux croise un crapaud qui propose à chacun d’exaucer son vœu le plus cher.

Un jour merveilleux de Nils Skapans Lettonie – 2010 - 15 mn

Un jour comme les autres se transforme en une fantastique aventure pour un chat et sa maîtresse.

La sorcière dans les airs

de Max Lang et Jan Lachauer

Grande-Bretagne – 2012 - 26 mn

Une sympathique sorcière, son chat et son chaudron s’envolent sur un balai. Quel bonheur de voler ! Mais le vent se met à souffler très fort, et un dragon affamé vient de se réveiller... Une nouvelle adaptation d’un album de Julia Donaldson et Axel Scheffler, les auteurs favoris de la littérature jeunesse.

Pour ces deux films, Il est possible d’organiser des séances sur le temps scolaire. Vous pouvez contacter Marc Lanel au 05 49 77 32 53 ou marc.lanel@moulinduroc.asso.fr


lmdr accueille cinéma

accès— libre séances

suivies débat d’un avec la salle —

Lundi 18 novembre 18h / avant-première avant diffusion sur France 3

Mes parents sont gais

de Johanna Turpeau et Alice Barba Durée : 52 mn

Les familles homosexuelles obligent à penser un nouveau système où «être né de» et «être fils de» sont deux concepts différents. Martine Gross

L’équilibre de l’enfant est le principal argument des opposants à une réforme sur l’homoparentalité. Mais un grand nombre d’enfants vivent déjà en France avec deux pères ou deux mères. Avec la création du PACS en 1999, la France a commencé à faire place aux homosexuels dans la société, mais l’homoparentalité reste encore très contestée. Avec une grande franchise, Nicole et son fils Théo dans le Limousin, Nelly, Hélène et leur petit garçon Augustin en Gironde, Aurélie, Sandrine et leur fille Lara dans les Deux-Sèvres, ainsi que Patricia, Geneviève et leur fille Mareva en Dordogne nous parlent de leur vie, de leur joie de parents ou d’enfants, mais aussi du regard des autres, de la place de la figure masculine et de leur parcours en général. Deux spécialistes Serge Hefez et Martine Gross amènent leur point de vue de praticiens.

Lundi 18 novembre 20h30

Cultures en transition de Nils Aguilar Durée : 52 mn

Face à la triple menace liée au changement climatique, à la raréfaction du pétrole et aux crises économiques à répétition, ce film révèle des voies plus justes, plus épanouissantes et plus écologiques pour nourrir les sols et l’humanité. À Cuba, en Angleterre comme en France, des alternatives en marche témoignent avec force d’une transition culturelle en cours. Une transition qui serait la préfiguration d’un futur au-delà de l’insécurité alimentaire et des désastres écologiques. Les solutions montrées dans Cultures en transition excellent par leur simplicité, leur faible coût, voire leur gratuité, ainsi que par leur intégrité écologique. À l’échelle d’un balcon potager ou de l’agriculture d’un pays tout entier, elles ont vocation à favoriser les économies locales, à fortifier les liens de voisinage ainsi qu’à encourager la diffusion libre des savoirs.


A. Chaudron

ÉVÉNEMENT

Samedi 23 novembre 20h30

Samedi 30 novembre 20h30

Maguy Marin :

Umwelt

Réalisation Xavier Baert La Cinémathèque de la Danse

Un vent terrible dévaste le plateau et fait trembler le décor. Le cheveu en bataille, neuf interprètes apparaissent et disparaissent à tour de rôle entre les chicanes, seul ou à plusieurs : leur passage en marchant ne dure jamais plus de quelques secondes.

retour sur Umwelt

C

e film est présenté dans le cadre des Eclats Chorégraphiques, et en amont du spectacle Umwelt et de la rencontre avec Maguy Marin le 30 novembre à 19h. Ce programme conçu avec Maguy Marin comprend des images issues des pièces La Jeune Fille et la mort (1979), May B (1981), Eden (1986), Cortex (1991), Points de fuite (2001), Umwelt (2004)…, ainsi que des répétitions de Umwelt filmées au CCN de Rillieux-la-Pape en septembre 2006.

Tarif unique 3€

Compagnie Maguy Marin Musique : Denis Mariotte

(…)

Ce module de base est répété en boucle, constituant une sorte de chaîne gestuelle ininterrompue, comme peut l’être la circulation des gens en ville. Sur le thème du quotidien, des petits gestes ordinaires de tous les jours, Maguy Marin et ses complices ont bâti un répertoire d’images qui nous ressemblent. (…) Maguy Marin ne met pas en scène la défaite d’un monde sans objet ni horizon. Elle en grossit simplement l’absurdité et le dérisoire. Son pessimisme tente de s’accommoder des restes, des ces détails de trois fois rien qui remplissent nos jours et nos nuits, et en font aussi la saveur.

gratuit pour les adhérents LMDR

Rosita Boisseau Le Monde – 3 décembre 2004

Durée : 1h20

Parlons Danse :

Rencontre avec Maguy Marin, avant la représentation, à 19 heures dans la Galerie du Moulin du Roc.

S A I S O N

A l’occasion de la programmation du spectacle Umwelt, les interprètes de la Compagnie Maguy Marin donneront plusieurs master class aux élèves des conservatoires de La Rochelle, de Niort et Poitiers.

tarifs de 14€ à 30€ Durée : 1h10 en partenariat avec les éclats chorégraphiques

Mardi 3 décembre 20h30

Appris par corps

Compagnie Un Loup pour l’homme Acrobates : Alexandre Fray, Frédéric Arsenault

D

eux athlètes, deux purs-sangs, prêts à en découdre... Corps à corps somptueux de deux lutteurs qui s’attirent et se repoussent mais qui ne peuvent se passer l’un de l’autre. Au-delà des sauts, jetés et portés se joue une relation humaine intense et fragile qui emprunte autant à la danse qu’au cirque et questionne la complexité de la relation à l’autre. Le porteur Alexandre Fray et le voltigeur Frédéric Arsenault enchaînent les défis crescendo dans une tension émotionnelle à couper le souffle. Magistral !

Tarifs de 11€ à 24€ Durée : 50 mn


Berthelot

SPECTACLES

Mercredi 13 novembre 20h30 Jeudi 14 novembre 19h

Vendredi 15 novembre 20h30 Samedi 16 novembre 19h

Samedi 16 novembre 21h au Camji

Les Tribulations d’une étrangère d’origine

plan b

DFMB

compagnie 111 Conception et scénographie : Aurélien Bory

Auteur, compositeur : Manu Masko

de et avec Elizabeth Mazev Mise en scène : François Berreur

E

n nattes blondes et robe de coton blanc, Elisabeth Mazev chante «Mon pays, ma Bulgarie..». Elle ouvre et referme ses valises. Elle dit, beaucoup, mine de rien, du temps qu’il faut à une vie pour se sentir chez soi quelque part (…) Elisabeth Mazev parle d’elle en comédienne, donc en passeuse d’histoires, et c’est infiniment précieux, vif, léger et drôle. La force de ce spectacle tout simple, on y pense, mais après. Par exemple quand on reprend le métro, où tant de visages disent la double nationalité ou l’exil. Odile Quirot

(…)

Une petite inclinaison sur une surface plane, en l’occurrence un mur pourvu d’ouvertures et de saillies et c’est le monde entier qui bascule : la gravité est perturbée, en même temps que notre vision. L’illusion se frotte à la réalité du changement et le regard hésite en permanence entre ce qu’il voit et ce qui est fait sous ses yeux. Partant du postulat bergsonien selon lequel l’effet comique nait d’un déséquilibre de la mécanique - la chute, parfait exemple, fera toujours rire -, les glissades, courses et sauts périlleux effectués sur le plan vertical du mur bousculent en permanence nos perceptions habituelles. L’esprit se régale autant que les yeux du graphisme inédit de ces corps plaqués au sol, à la différence près que ce sol est vertical, d’une inclinaison variable, et qu’ils y rebondissent. (…) Fabienne Arvers Les Inrockuptibles – 3 décembre 2003

Blogs-NouvelObs.com – 17 février 2013

Rencontre / lecture

S A I S O N

Elizabeth Mazev et François Berreur seront à la Libraire des Halles, le mardi 12 novembre à 18h30, pour une rencontre/lecture autour de Mémoire Pleine, paru aux éditions Les Solitaires Intempestifs.

Tarifs de 14€ à 30€ Durée : 1h20

Don’t Forget My Breakfast Entretien avec Manu Masko

Quand on est batteur de « Red Cardell » pourquoi noircir encore un peu plus son agenda ? Justement, j’ai toujours joué dans un groupe et, même si ça me convient, j’avais envie au moins une fois dans ma vie de conduire de bout en bout un projet seul, qui ressemble exactement à ce que j’avais dans l’oreille. De là à engager Ariel Borujow, qui a mixé Jennifer Lopez, Madonna, Eminem, Puff Daddy, il y a une marge ! Ça s’est fait simplement : j’ai sélectionné dix titres que j’adorais et ils avaient quatre ingénieurs du son en commun. Je leur ai envoyé un mail et le lendemain j’avais des réponses. Ariel a flashé sur un fichier que je lui ai envoyé. Pourquoi «  Don’t forget my breakfast  »  ? Mes amis américains me mettaient en boîte car, après une nuit agitée, il me fallait toujours un petit déjeuner solide. La phrase et le petit croissant sont devenus mes symboles ! Jacques Brinaire (propos recueillis) La Nouvelle République – 14 mars 2013

Tarifs de 14€ à 30€

Tarifs de 11€ à 20€ en partenariat avec le Camji et nouvelles scènes


Berthelot

T. Chapuzot A. Nordmann

SPECTACLES S A I S O N

Mercredi 20 & jeudi 21 novembre 20h30 Vendredi 22 novembre 19h

Dimanche 24 novembre 16h

Les Serments indiscrets

Orchestre La Face cachée Poitou-Charentes de la lune

de Marivaux / Mise en scène : Christophe Rauck

La mélancolie qui se dégage de Lucile et Damis est celle des jeunes gens perdus entre le désir d’aimer et la peur de ne pas l’être. Christophe Rauck

(…)

Avec sa troupe de comédiens de choc, le metteur en scène nous fait entendre chaque mot de Marivaux et apprécier la mécanique sadique de sa comédie. En forçant le rythme, il monte la pièce à un degré d’incandescence tel qu’on sort presque épuisé du spectacle, comme les amants et leurs proches affalés au final sur un grand tapis persan. L’utilisation intelligente de la vidéo (les images tremblées de Watteau, les vrais-faux aveux filmés) et les subtils contrepoints musicaux (La Non-Demande en mariage de Brassens...) ajoutent au raffinement du spectacle. L’amour aujourd’hui comme au temps de Marivaux est un douloureux cheminement, où chaque mot compte, où chaque mot brûle, dit ou non dit. Les Serments indiscrets nous renvoient subtilement à notre carte du Tendre imprécise et accidentée.

Direction : Jean-François Heisser Soprano : Mireille Delunsch

Camille Saint-Saens : Symphonie n°2 en la mineur Op.55 Adagio marcato Allegro Passionato Adagio Scherzo Presto Prestissimo Richard Wagner : Wesendonck Lieder Ludwig von Beethoven : Symphonie n°4 en si bémol majeur opus 60 Adagio allegro vivace Adagio Allegro vivace Allegro ma non troppo

Mardi 26 novembre 20h30 Mercredi 27 novembre 19h

Pink Floyd  / Thierry Balasse

La Compagnie Inouïe ressuscite sur scène l’atmosphère du studio et les machines de l’époque avec la qualité du son d’aujourd’hui.

P

ink Floyd décroche la lune avec The Dark Side Of The Moon , un concept-album qui va changer la face du rock à tout jamais. Orné d’un prisme futuriste, cet ovni musical culmine à l’avant-garde de l’innovation sonore. Les Britanniques y expérimentent les capacités infinies des synthétiseurs analogiques émergents pour exceller dans l’art du bruitage, de la prise de son et du mixage. Sur scène, hélas, faute de moyens techniques, ils ne pourront jamais jouer ce disque visionnaire à l’identique. Quarante ans plus tard, l’électroacousticien Thierry Balasse fait le pari complètement fou de le réinterpréter dans les conditions d’enregistrement des années 70. (…) Eléonore Colin Télérama Sortir – 28 janvier 2012

Philippe Chevilley Les Echos – 5 novembre 2012 Tarifs de 14€ à 30€ Durée : 2h

Tarifs de 14€ à 30€

Tarifs de 14€ à 30€ avec le concours de la macif & ima


— N° 260 —

du 6 au 12 novembre

mer. 6

jeu. 7

ven. 8

sam. 9

dim. 10

lun. 11

MAR. 12

15H

15H

15H30

Pierre et le loup

16H

15H30

15H

Un Château en Italie

18H*

21H

16H*

16h . 18h15 . 20h*

18h . 20H

18h30

18H

16H30

16H30

Petites Z’escapades

novembre 2013

tomboy

cinéma

Violette

du 13 AU 19 novembre Violette La Vénus à la fourrure Léo et Fred Mes Parents sont gais SÉANCE UNIQUE Cultures en transition

SÉANCE UNIQUE

du 20 AU 26 novembre La Vénus à la fourrure Maguy Marin

SÉANCE UNIQUE

Le Médecin de famille Léo et Fred La Sorcière dans les airs SÉANCE UNIQUE

du 27 nov. au 3 décembre

20H

15H . 20H

16h . 18h30

20h

18h . 20h30

16h . 18h30 . 21H

16h . 20h30

mer. 13

jeu. 14

ven. 15

sam. 16

dim. 17

LUN. 18

MAR. 19

18H

21H

18H

17h30 . 20H

15h30 . 20H

18h

20h30*

17h . 19h

16h . 20h30*

16h . 18h . 19h45

16h . 17h45*

16h . 20h30

15H

15h30 . 16h30

18h

20H30

mer. 20

jeu. 21

ven. 22

sam. 23

dim. 24

LUN. 25

MAR. 26

18h

18h . 20h

20h30

16h . 18h . 20h

16h . 20h30

18h . 20h

18h

20h30

20h*

16h

16h45* . 18h30

16h30 . 18h30

18h . 20h

16h

16h . 20h*

15h . 16h

15h**

15h

15h**

mer. 27

jeu. 28

ven. 29

sam. 30

dim. 1er

LUN. 2

MAR. 3

15h

15h

15h

16h . 20h

21h

20H*

16h . 20h30

16h15 . 20h30*

16h*

Heimat partie 1

18h

16h45

18h

15h45

18h

Heimat partie 2

18h45

20H

17H45

20H

Le dernier des injustes

16H

16H30

18H

La Sorcière dans les airs Mes séances de lutte

* Projection précédée d’un court-métrage / ** Séance suivie d’un goûter

Mensuel cinéma du Moulin du Roc, Scène Nationale de Niort. 9 boulevard Main . BP 405 . 79 000 Niort Cedex / Tel : 05 49 77 32 30 www.moulinduroc.asso.fr / contact@moulinduroc.asso.fr Rédaction et choix des textes : Jacques Morel, Marc Lanel Directeur de la publication : Paul-Jacques Hulot.

Conception graphique : BANG / Réalisation : Sylvie Bourdin Imprimé sur les presses de l’imprimerie Raynaud, sur papier Magno satin, en 6500 exemplaires.

Les salles de cinéma du Moulin du Roc sont classées Art et Essai avec les labels «Recherche et Découverte» et «Jeune Public». Le Moulin du Roc est adhérent de l’ACOR, de l’AFCAE, de l’ACID, de l’ADRC, de l’Agence du Court-Métrage et de l’AFCA. I.S.S.N.1161 - 7799 . Licences spectacles n°1-1061165/ n°2-1061166/ n°3-1061167


06.11 au 03.12 2013