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photo du film Mobile home

salle Jacques q Tati

programme du 3 octobre au 6 novembre 2012

le théâtre scène nationale de Saint-Nazaire


Terri Level five

bat ciné-dé

documentaire de Chris Marker • France • 1997 • couleur • 1h46 avec Catherine Belkhodja, Kenji Tokitsu, Ju'nishi Ushiyama… Laura termine l’écriture d’un jeu vidéo consacré à la bataille d’Okinawa (île du Japon où les civils, à l’annonce de la défaite, se sont jetés par milliers du haut des falaises). En rencontrant, par l’intermédiaire d’un mystérieux réseau parallèle à Internet, des informateurs et même des témoins de la bataille, dont Nagisa Oshima, Laura accumule les pièces de la tragédie, jusqu’au moment où elles commencent à interférer avec sa propre vie. « Level Five est un film-installation, poursuite dans le dispositif traditionnel de la salle obscure de ce Silent Movie que Marker agença en 1995 dans des musées pour le centenaire du cinéma. Fragmenté et discontinu, ce film nous plonge dans des problématiques inextricables : rapport entre réel et virtuel, l’histoire et ses mensonges, la manipulation des images, la mémoire contre l’oubli. Marker y bouscule nos certitudes, en affrontant le non-dit et le trop-plein d’images. Au croisement des expressions technologiques et cinématographiques, il élabore un rubicube narratif et esthétique ensorcelant ». Wikipédia

film proposé et présenté par l’association Version Originale, vendredi 5 octobre à 20h30. Débat à l’issue de la projection.

Chris Marker

Le réalisateur de La Jetée et de Sans Soleil, Chris Marker, né ChristianFrançois Bouche-Villeneuve, qui se représentait souvent sous la forme d’un chat orange, s’est éteint en juillet dernier à l’âge de 91 ans. « Esprit curieux, cinéaste infatigable, poète amoureux des chats, vidéaste, personnage secret, immense talent, sommes orphelins de Chris Marker », a écrit Gilles Jacob, le président du festival de Cannes sur Twitter. C’est sur les Jeux olympiques d’Helsinki qu’il réalise en 1952 son premier film (Olympia 1952), avec de modestes moyens, après avoir publié son premier roman, Le cœur net, en 1949, dont le personnage central est un aviateur. Il était l’un des grands cinéastes de notre temps mais le plus secret aussi. On lui doit des chefs-d’œuvre témoins du temps, notamment, La Jetée en 1962, dont s’était inspiré Terry Gilliam pour L’Armée des douze singes, et qui aurait donné son nom à un bar, à Tokyo, dans le quartier de Shinjuku. Marker entretenait des relations très privilégiées avec ce pays, qui lui vouait un culte particulier. Il a toujours préféré laisser parler ses images plutôt que son image : moins d’une dizaine de photos de lui existent, ses interviews sont encore plus rares. « Son œuvre a suivi et épousé la deuxième moitié du XXe siècle en se tenant à la bonne distance des événements historiques qui ont bousculé le monde: Cuba, le communisme soviétique et chinois, la guerre du Vietnam, Mai 68 en France, le Chili, les luttes ouvrières, les combats pour l’émancipation et l’indépendance », soulignent Serge Toubiana et Costa Gavras.

semaine du 3 au 9 octobre

comédie de Azazel Jacobs • USA • août 2012 • couleur • 1h45 • VOSTF avec Jacob Wysocki, John C. Reilly, Bridger Zadina… Terri vit dans une petite ville des ÉtatsUnis où il est difficile d’être différent. Abandonné par ses parents, il est confié à son oncle James, un homme souffrant qui a bien plus besoin de l’aide du garçon que Terri de la sienne. Sensible, maladroit et en surpoids, Terri a pour particularité de se rendre en cours en pyjama. Prenant conscience de façon douloureuse que sa situation l’exclut irrémédiablement du cercle fermé de la vie du lycée, il se résigne à son statut d’étranger. Aussi est-il surpris lorsque le proviseur adjoint aux méthodes peu conventionnelles, M. Fitzgerald, s’intéresse à son cas. Grâce à lui, Terri va tisser une relation inattendue et imparfaite avec deux autres élèves marginaux exclus de l’impitoyable système scolaire : Chad, un solitaire à fleur de peau révolté et angoissé et, Heather, une fille sexuellement précoce, prise au piège de sa propre beauté. « Sur une trame simplissime et muni de références lointaines, le film reste au plus près des émotions de ses personnages, flottant avec une douce insistance derrière les pas incertains de son protagoniste ». Florence Maillard – Cahiers du Cinéma

« Aux côtés du toujours surprenant John C. Reilly, qui interprète le proviseur adjoint, le jeune Jacob Wysocki, tout en force tranquille et dignité, donne une belle puissance au film en incarnant Terri ». Corinne Renou-Nativel - La Croix

semaine du 3 au 9 octobre


The deep blue sea drame/romance de Terence Davies • USA/Grande-Bretagne • juin 2012 • couleur • 1h38 • VOSTF avec Rachel Weisz, Tom Hiddleston, Simon Russell Beale… Hester Collyer, épouse de Sir William Collyer, haut magistrat britannique, mène une vie privilégiée dans le Londres des années 1950. À la grande surprise de son entourage, elle quitte son mari pour Freddie Page, ancien pilote de la Royal Air Force, dont elle s'est éperdument éprise. Sir William refusant de divorcer, Hester doit choisir entre le confort de son mariage et la passion. « La beauté, chez Terence Davies, tient au mouvement permanent : les personnages semblent constamment muer sous nos yeux. (…) Tout étonne dans ce film qui glace autant qu'il brûle ». Pierre Murat – Télérama

« Rarement sentiments violents auront été traités avec tant de délicatesse. La passion comme maladie enviable, les regrets comme viatique durable, on a vécu une merveilleuse plongée dans la profonde mer bleue de la mélancolie ». Danièle Heymann – Marianne

semaine du 3 au 9 octobre

Hommage à Otto Preminger À la suite de la Cinémathèque française qui, jusqu’au 8 octobre, rend hommage à Otto Preminger avec une rétrospective de ses films, nous avons choisi de présenter deux de ses films noirs restaurés tout récemment, Laura, son chef-d’œuvre inaugural, adapté du roman de Vera Caspary et Whirlpool (Le mystérieux Docteur Korno), adapté d’un roman de Guy Endore sur le tournage duquel Otto Preminger retrouve Gene Tierney et renoue avec certains thèmes et figures exploités dans Laura. Cinéaste d’origine viennoise, Otto Preminger s’installe aux États-Unis en 1934 où il signe de remarquables films noirs dont certains ont acquis une célébrité immortelle comme Laura, qui marque les véritables débuts du cinéaste, davantage à cause de la mythologie du film noir et la présence inoubliable de Gene Tierney que pour la signature de son auteur. Son cinéma apparaît aujourd’hui comme l’apogée

du classicisme et repose sur un art de l’équilibre et un génie de la composition plastique aussi bien que de la narration, qui englobe destins individuels et Histoire, violence et rétention, intelligence froide et émotion, scepticisme hautain et humanisme. Grands succès de l’histoire du cinéma américain, ses films portent tous l’empreinte et la personnalité d’un cinéaste qui a vite suscité l’admiration de la cinéphilie européenne, tandis qu’il était au mieux considéré comme un habile entrepreneur de spectacle aux États-Unis. Les films noirs de Preminger méritent sans doute une place à part, car ils n’obéissent pas tout à fait aux canons du genre. À partir de Laura, Preminger signe une série d’études psychologiques remarquable par sa cohérence et sa densité romanesque : Fallen Angel (Crime passionnel), Whirlpool (Le Mystérieux Docteur Korvo), Where the Sidewalks end (Mark Dixon, détective), Angel face (Un si doux visage).

semaine du 10 au 16 octobre


Laura

Dark horse

film noir de Otto Preminger • USA - 1945 • version restaurée 31 août 2012 • noir et blanc • 1h28 • VOSTF avec Gene Tierney, Dana Andrews, Clifton Webb…

comédie dramatique de Todd Solondz • USA • août 2012 • couleur • 1h25 • VOSTF avec Jordan Gelber, Selma Blair, Justin Bartha…

Qui a tué Laura Hunt, une ravissante jeune femme qui doit une partie de sa notoriété au chroniqueur Waldo Lydecker ? L’inspecteur Mark McPherson mène l’enquête et interroge notamment Lydecker, qui considère Laura non seulement comme sa création, mais aussi comme un être lui appartenant. « Le summum du film noir et, surtout, une magistrale illustration de l’ambiguïté des rapports humains. (…) Preminger signe ici un film dont on ne se lasse pas, qui se bonifie à chaque vision. Un chefd’œuvre d’une extrême richesse, plein d’ambiguïtés, d’un noir bien plus pathétique, dépravé et diabolique qu’un classique mystery picture ». Marianne Spozio – aVoir-aLire.com

« L’un des 10 films noirs à avoir vu dans sa vie. Quant à Gene Tierney, rarement une actrice aura été aussi belle et fascinante à l’écran ». Ilan Ferry – Écran large

en partenariat avec le Centre de Culture Populaire dans le cadre du Lancement du Prix Pelloutier 2013, prix des lecteurs consacré au roman noir « Polar des mots qui sang mêlent », vendredi 12 octobre à 20h30.

Le mystérieux Docteur Korvo (Whirlpool) film noir de Otto Preminger • USA • 1949 • version restaurée août 2012 • noir et blanc • 1h38 • VOSTF avec Gene Tierney, Richard Conte, José Ferrer… Atteinte de kleptomanie, une femme décide d’utiliser l’hypnose pour guérir son mal. Mais un jour, elle reprend conscience sur une scène de crime, sans pouvoir prouver son innocence et comprend qu’elle a été piégée par son médecin. « Plus qu’une relation triangulaire ambiguë organisée autour de l'unique et troublante Gene Tierney, le film est une élégante variation aux accents doux-amers sur la part obscure de chacun ». Clément Graminiès – Critikat.com

Abe, la trentaine, s’accroche à son adolescence et notamment à la collection de jouets qui décore sa chambre. Il vit toujours chez ses parents, travaille pour son père qui le considère comme un loser et passe ses soirées à jouer avec sa mère au backgammon. Lorsqu’Abe rencontre Miranda, trentenaire déprimée revenue vivre chez ses parents, il entrevoit la possibilité d’une grande histoire d’amour et parvient à la convaincre de l’épouser. Alors que le couple prépare cette nouvelle vie, Abe est en proie au doute et au manque de confiance en lui qui le minent depuis l’enfance. « Ce qu’il y a de formidable avec Todd Solondz, c’est qu’il ne filme jamais le plan de trop, le plan attendu, le plan qu’auraient tourné les autres (…) Ce qu’il y a de formidable avec Todd Solondz, c’est son sens de la comédie donc (critique sociale + hors champ + ellipse). Mais une comédie qui n’oublie pas d’être aigre, amère, grinçante ». Grégory Valens – Positif

« Fun mais cruel, très soigné dans son style mais agressif dans sa nature, Dark Horse est un drôle d’éloge du loser contemporain, dont le héros failli sera le seul de sa tribu à recouvrer, in extremis, une certaine dignité : le meilleur humour, souvent, est le plus amer… » Olivier Séguret – Libération

semaine du 10 au 16 octobre

semaine du 10 au 16 octobre

semaine du 10 au 16 octobre


Alyah

Teodora pêcheresse

ciné-dé

bat

documentaire de Anca Hirte • France/Roumanie • sept. 2012 • couleur • 1h25 • VOSTF • Prix de la meilleure photographie – Astra-Sibiu 2012

C’est une histoire d’amour. Au cœur de la Roumanie, 450 « petites mères » vivent en communauté dans le monastère de Varatec. Ce sont les promises, les fiancées, les mariées du Christ. Tout de noir vêtues, elles ont fait le choix de bannir leurs corps pour atteindre le visage angélique. Mais tout corps vivant est charnel et sensuel, fut-il couvert de noir, caché aux regards des autres ainsi qu’à sa propre perception. Teodora est belle et gracieuse, elle porte ces vêtements noirs, rêches et sans formes, comme si elle était une princesse du Moyen Âge. Teodora est radieuse, elle prépare l’événement le plus important de sa vie : son mariage avec cet amoureux sans corps. « Dans mon film, je veux filmer le corps de mes petites mères comme des corps ardents, vibrants, pulsants de vie, pour mieux approcher leur âme. C’est un film sur les corps et sur l’amour. » Anca Hirte

« Un étrange film, fascinant, apaisant, et porteur de tant de questions essentielles auxquelles notre époque ne prête plus la moindre valeur (…). Teodora, Pécheresse fait penser au beau film d’Alain Cavalier Thérèse, l’histoire d’amour passionnée vécue par une enfant exaltée pour un prince charmant éternellement hors d’atteinte et très exigeant. Filmés au plus près, les corps et les visages de ces femmes en noir nous aimantent mystérieusement ». France-Inter – L’humeur vagabonde

Anca Hirte, cinéaste

Née en Roumanie, Anca Hirte étudie à l’École Polytechnique de Bucarest. Chimiste de formation, elle devient conservatrice du Musée du Paysan Roumain à Bucarest. Elle se forme au documentaire aux Ateliers Varan. Cette école de cinéma, créée sous l’impulsion de Jean Rouch, propose une pédagogie axée sur l’apprentissage par la pratique et dispense son enseignement principalement sous forme d’ateliers, en France comme à l’Étranger. Installée en France depuis 1994, elle co-réalise avec le cinéaste Jean Lefaux plusieurs courts métrages dont le remarqué De la Chute. En 2004, leur collaboration donne naissance à long métrage Voyage dans l’Irréalité Immédiate. Son dernier long métrage, Teodora pêcheresse, tourne autour de cette interrogation : Comment vivre l’amour en l’absence du corps de l’être aimé ?

Soirée-débat en présence de la réalisatrice Anca Hirte, vendredi 19 octobre à 20h30

semaine du 17 au 23 octobre

drame/thriller de Elie Wajeman • France • septembre 2012 • couleur • 1h30 avec Pio Marmai, Cédric Kahn, Adèle Haenel… • Prix du Premier scénario de long métrage – Festival Premiers Plans d’Angers 2011

Paris 2011. Alex a vingt-sept ans. Il vend du shit et vit dans l’ombre de son frère Isaac, lequel après avoir été son soutien est devenu son fardeau. Alors quand son cousin lui annonce qu’il ouvre un restaurant à Tel-Aviv, Alex imagine le rejoindre pour changer enfin de vie. Déterminé à partir, Alex doit dès lors trouver de l’argent et faire son Alyah. Mais il devra aussi tout quitter : Paris qu’il aime tant, Esther son ancien amour, Mathias son ami de toujours et Jeanne qu’il vient de rencontrer. Saisi entre son Alyah, la vente de drogue, ses amours complexes et un frère destructeur, Alex devra trouver sa voie. « On ne sait rien de l’atmosphère du tournage mais on peut dire qu’à l’écran l’osmose entre le regard du cinéaste et le corps de l’acteur joue à plein ». Didier Péron – Libération

« Il y a dans cette histoire une énergie et un parfum de polar psychologicoromantique tenu par le charisme des acteurs ». La rédaction – Le Parisien « Dans Alyah, premier film d’un jeune trentenaire, Elie Wajeman, on ne parle que de choses pas belles, la drogue, le fric, et pourtant s’en dégagent un charme, une noirceur légère, une modernité ». Danièle Heymann – Marianne

semaine du 17 au 23 octobre


Broken

2 Cannes

012

drame de Rufus Norris • Grande-Bretagne • août 2012 • couleur • 1h30 • VOSTF avec Tim Roth, Cillian Murphy, Bill Milner … • Avertissement : des scènes, des

propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Kurdish lover

Après avoir été témoin d’une agression brutale, Skunk se rend compte que la maison où elle vit, son quartier, son école, lui sont devenus étrangers, presque hostiles. Les certitudes rassurantes de l’enfance ont laissé place à l’inconnu et à la peur. Et, alors qu’elle se tourne vers un avenir devenu soudain plus sombre, son innocence n’est plus qu’un souvenir. En cherchant le réconfort dans l’amitié muette de Rick, un garçon doux mais abîmé par la vie, Skunk va se trouver confrontée à un choix. Poursuivre un chemin dans lequel elle ne se reconnaît plus, ou quitter les ruines de son ancienne vie…

documentaire de Clarisse Hahn • France • septembre 2012 • couleur • 1h38 • VOSTF

« En s’immisçant avec subtilité dans l’intimité de ces « cocons » plus ou moins protecteurs, (Rufus Norris) signe un très beau film, parfois rude mais remarquable dans sa manière d’évoquer les différents visages de l’amour et du manque, l’innocence perdue et le mal insufflé, le processus incontrôlé qui amène des vies à prendre un chemin plutôt qu’un autre ». Arnaud Schwartz – La Croix

« Même si le film est parfois un peu trop donneur de leçons, il est solidement tenu par la jeune Eloise Laurence et le grand Tim Roth. À noter, la musique, magnifique (…). » Julien Welter – L’express

semaines du 17 au 23 octobre et du 24 au 30 octobre

e cœ u r co u p d

Avec son compagnon kurde rencontré à Paris, Clarisse Hahn découvre « un pays qui n’existe pas », une zone sinistrée, immobilisée par la guerre et la misère économique, perdue entre tradition et modernité : le Kurdistan. Comme un cousin lointain venu d’ailleurs, le spectateur partage le quotidien d’une famille où l’amour se confond souvent avec l’emprise. Un quotidien où le paganisme régit le rapport aux choses et à la vie, le magique se mêlant au trivial. Les personnages sont drôles, parfois cruels, souvent d’une grande théâtralité pour oublier qu’ils font partie d’une communauté oubliée du monde. C’est d’abord une immersion dans la maison où les jeunes femmes sont sous la coupe des plus âgées, où les jeunes hommes partis à l’étranger reviennent au pays chercher une femme. Ensemble, une fois la brebis égorgée, on disserte avec luxe de commentaires sur la manière dont le partage avec les voisins sera fait. Les jours se déroulent entre la « maison monde » et l’extérieur, la caméra de Clarisse Hahn glisse alors de l’un à l’autre comme pour mieux

tisser les contours ce « pays qui n’existe pas ». Dans le village où patrouillent les soldats turcs, marque d’un « pays » encore en guerre, puis vers les champs arides et les montagnes glaciales à la rencontre d’autres personnages : le chamane peu scrupuleux, l’ermite en manque de sexe, le jeune homme lâché par sa fiancée via Internet, la grand-mère et ses sangsues ou la bru qui n’a pas le droit d’apprendre à lire. À travers ces situations et ces saynettes souvent irrésistibles, on découvre des familles qui trouvent comme elles le peuvent, une façon de vivre ensemble, pour tirer le meilleur – ou le pire – de chaque instant. « La sortie en salles de Kurdish Lover confirme l’art documentaire de Clarisse Hahn comme un art vibrant du portrait ». Florence Maillard – Cahiers du Cinéma

« À moins d’avoir une connaissance précise de l’histoire et des us et coutumes kurdes, on ira de questionnement en étonnement. Jusqu’à l’émerveillement ». Thomas Sotinel – Le Monde

« Clarisse Hahn livre un objet unique ». Sophie Boutboul – L’Humanité

« Clarisse Hahn n’a rien perdu de la verdeur de son regard ni de la crudité de son approche (…) sur ce plan, on est totalement comblé ». Vincent Ostria – Les Inrockuptibles


Clarisse Hahn Née en 1973 à Paris, Clarisse Hahn appartient à cette nouvelle génération de cinéastes qui, venus de ce qu’il est convenu d’appeler « l’art contemporain », renouvellent en profondeur le cinéma en important dans le format bien défini du long métrage et dans le circuit de la diffusion en salles, une audace et une liberté qui caractérisent la création dans le domaine des arts plastiques. Clarisse Hahn y apporte aussi la fraîcheur de regard de celle qui veut comprendre avidement le monde mais sans se laisser fasciner et surtout sans tabou. À travers ses films, ses photographies et ses installations vidéo, Clarisse Hahn poursuit une recherche documentaire sur les communautés, les codes comportementaux et le rôle social du corps. Clarisse Hahn tente de percevoir la complexité des relations qui relient, ou séparent les êtres, dans leurs ambivalences et leurs contradictions. Un questionnement sur les systèmes de valeur et la construction de l’identité. Dans chacune de ses œuvres, le corps est mis en question, interrogé comme lieu de médiation et frontière : contraint de diverses manières, mis en valeur, manipulé, caché, modifié par une gestuelle professionnelle ou raidi par des attitudes dictées par un rôle social.

dans le cadre du Mois du Film Documentaire

cinémômes

10, 11, 12 Pougne le Hérisson

sortie le nationa

Un programme de 3 courts métrages d’animation • France • 24 octobre 2012 • 50’ • pour enfants de 4 à 8 ans

Tout conte fait

de Sandy Bienvenut, Alexandra Condoure, Vincent Dromart, Nicolas Quinssac, Mathieu Ringot • 2011 • couleur • 5’

Un Roi et une Reine n’arrivent pas à marier leur fille. La Princesse s’enferme alors afin qu’un Prince Charmant vienne la délivrer… mais à quel prix?

Nikita le tanneur

de Iouri Tcherenkov • 2010 • couleur • 15’

La princesse du royaume est enlevée par le terrifiant dragon Zmey Gorinich. Connu pour ses prouesses physiques, Nikita le tanneur est désigné tout naturellement par le village pour le combattre, mais c’est par la ruse et non par la force qu’il va en venir à bout.

L’automne de Pougne de Pierre-Luc Granjon et Antoine Lanciaux • 2012 • couleur • 28’

Après 1, 2, 3 Léon, 4,5,6 Mélie pain d’épice et 7, 8,9 Boniface... le dernier épisode de la collection Les Quatre saisons de Léon. Un programme parrainé par Yannick Jaulin. Tous les livres du royaume se vident étrangement de leurs histoires. Aussitôt, le bon roi Balthazar s’ennuie à mourir, entrainant avec lui son peuple tout entier dans une profonde déprime. « Ça, c’est encore de la faute de Boniface le conteur ! » lance Pougne le hérisson grognon. Mais comment peut-il en être si sûr ? Pougne et ses amis réussiront-ils à faire revenir les histoires au royaume de Léon ?

semaines du 24 au 30 octobre et du 31 octobre au 6 novembre

semaines du 24 au 30 octobre et du 31 octobre au 6 novembre


cinémômes

Mobile home Les enfants loups Ame & Yuki film d’animation de Mamoru Hosoda • Japon • août 2012 • couleur • 1h57 • VO et VF • à partir de 6 ans avec les voix de Aoi Miyazaki, Takao Osawa, Amon Kabe… Hana et ses deux enfants, Ame et Yuki, vivent discrètement dans un coin tranquille de la ville. Leur vie est simple et joyeuse, mais ils cachent un secret : leur père est un homme-loup. Quand celui-ci disparaît brutalement, Hana décide de quitter la ville pour élever ses enfants à l’abri des regards. Ils emménagent dans un village proche d’une forêt luxuriante… « Rarement le vrai faux naturalisme de l’animation aura été aussi bien exploité qu’ici. Il permet, d’un magnifique trait de crayon et avec une précision virtuose du découpage, de conjuguer à la fois l’hyperréalisme de la vie de famille, le fantastique féerique des contes traditionnels japonais et un burlesque savoureux ». Xavier Leherpeur – Le Nouvel Observateur

« Mamoru Hosoda nous ensorcelle une fois encore avec ce sublime portrait de mère courage, au fil d’un scénario à la fois terriblement efficace et émouvant ». Marine Quinchon – Les Fiches du Cinéma

«Certes, Les Enfants loups est un film d’animation, mais il est parfois aussi troublant qu’un Kubrick, aussi mélo, élégant et stylisé qu’un Sirk. L’image est systématiquement frappée par la grâce, l’humour tendre et l’éclat ».

La dette drame/thriller politique de Rafael Lewandowski • Pologne/France • sept. 2012 • couleur • 1h48 • VOSTF avec Borys Szyc, Marian Dziedziel, Magdalena Czerwinska… À son retour d’un voyage en France, Pawel constate avec stupéfaction que la photo de son père fait la Une d’un journal polonais. Considéré jusqu’alors comme l’un des héros du syndicat Solidarnosc, le père de Pawel est aujourd'hui soupçonné d'avoir été une taupe au service du régime. « Enfants de la révolution polonaise, ils ont grandi dans un pays libre, mais leur quotidien demeure hanté par les luttes de leurs pères. La Dette en fait un argument de thriller politique. Cinglant ». Elise Domenach – Positif

« Si le film est un peu trop lisible, il convainc par sa manière de ménager une complexité dans l’écheveau des motivations et des jugements ». Jacques Mandelbaum – Le Monde

Francophone d’Angoulême 2012

Simon a quitté son travail et son amie en ville pour rentrer dans son village natal où vivent ses parents retraités. Il y retrouve Julien, son copain d’enfance, lequel vit avec son père qui se relève d’une grave maladie. Un soir, sur un coup de tête, ces deux trentenaires décident de réaliser un rêve d’adolescence : partir à l’aventure sur les routes. Ils achètent un camping-car, et se lancent dans leur projet avec enthousiasme, mais une panne les retarde. Qu’à cela ne tienne, ils commenceront leur voyage… sur place. Cette première étape qui s’éternise, les petits boulots qu'ils doivent trouver pour survivre et les rencontres qui s’ensuivent leur ouvrent d’autres perspectives sur leurs désirs réels et sur cet avenir qu’ils ont, un peu vite, rêvé… « Loin de nous accabler des atermoiements et des états d'âme de ses héros, cette comédie douce-amère raconte avec drôlerie et sensibilité leur difficulté à devenir adultes ». Corinne Renou-Nativel – La Croix

« Joliment fantaisiste, dans ses ressorts comiques comme dans ses escapades sentimentales, Mobile Home est un divertissement de choix : léger, relevé d’un doux parfum d’absurde, bien joué ». Noémie Luciani – Le Monde

« Un beau et tendre film sur l'intelligence et ses mystérieuses circonvolutions ». Jean-Baptiste Morain – Les Inrockuptibles

Olivier Séguret – Libération

semaines du 24 au 30 octobre et du 31 octobre au 6 novembre

comédie de François Pirot • France/Belgique • août 2012 • couleur • 1h35 avec Arthur Dupont, Guillaume Gouix, Jean-Paul Bonnaire… • Prix Valois Magelis Festival du Film

semaine du 31 octobre au 6 novembre

semaine du 31 octobre au 6 novembre


calendrier semaine du 3 au 9 octobre

vendredi 5

samedi 6

dimanche 7

20h30 ciné-débat

-

-

15h ciné-café 18h

19h

17h et 21h

17h et 21h

semaine du 10 au 16 octobre

vendredi 12

samedi 13

dimanche 14

Le mystérieux Docteur Korvo (VO)

18h

-

18h45

semaine du 17 au 23 octobre

vendredi 19

samedi 20

dimanche 21

Broken (VO)

16h30

21h30

18h30

mercredi 24

vendredi 26

samedi 27

dimanche 28

21h15

19h

17h15 et 21h

Level five Terri (VO)

The Deep blue sea (VO)

Laura (VO)

Dark horse (VO)

Teodora pêcheresse (VO) Alyah

semaine du 24 au 30 octobre

Kurdish lover (VO) Broken (VO)

Les enfants loups : Ame & Yuki (VO et VF)

20h30 16h

20h30 ciné-débat 18h15

-

19h45

18h et 21h30

18h

16h15 et 19h45

17h

14h (VF) + goûter 19h (VO) cinémômes

15h et 19h

15h

17h et 20h45

16h45

15h et 20h15

21h

19h

-

15h (VF) cinémômes

10,11,12 Pougne le Hérisson cinémômes 16h30 + goûter

-

11h + goûter

11h + goûter

semaine du 31 octobre au 6 novembre

mercredi 31

vendredi 2

samedi 3

dimanche 4

Mobile home

19h

21h15

19h30

17h et 21h

La dette (VO)

Kurdish lover (VO)

Les enfants loups : Ame & Yuki (VO et VF)

21h -

19h15

15h ciné-café

16h30 + goûter 17h (VO) cinémômes (VF)

10,11,12 Pougne le Hérisson cinémômes 15h + goûter

-

17h15 et 21h15 -

15h (VF) 11h + goûter

18h50 15h -

11h + goûter


à voir en novembre • le 9 Sideways de Alexander Payne

• le 10 L’esprit du vin, le réveil des terroirs de Olympe et Yvon Minvielle + débat • le 21 Soirée Enfance et famille + débat • du 23 au 25 Festival des 3 Continents + débat • le 28 Soirée Algérie + débat

• le 30 Into Eternity de Michael Madsen + débat • Saudade de Katsuya Tomita

informations pratiques cinéma La programmation cinéma de la scène nationale c’est :

salle Jacques Tati, 33, bd Victor Hugo à Saint-Nazaire

sai, te, rt et Es ssée A et Découver la c e ll e a h s c r e e h in c trimo ée Re labellis labellisée Pa

la salle Jacques Tati est désormais équipée pour la projection numérique mais conserve son projecteur 35 mm pour la diffusion de certains films.

Nouveau numéro de téléphone et répondeur programme :

02 40 53 69 63

www.letheatre-saintnazaire.fr

tarifs • plein 6 € • réduit* 5 € • carte 6 entrées 24 € • cinémômes** 3,50 €

*abonné le théâtre, jeune de - 25 ans, demandeur d’emploi, adhérent CCP, La Couronnée, Version Originale, adhérent des cinémas Pax au Pouliguen et Atlantic à La Turballe, bénéficiaire de la Charte Culture et Solidarité **par enfant et par accompagnateur

attention, la séance commence par le film ! l’accueil cinéma est ouvert 1/2 heure avant les séances


nouveau numéro de téléphone et répondeur programme : 02 40 53 69 63

conception graphique Julien Cochin – www.juliencochin.fr

les projections ont lieu salle Jacques Tati 33, bd Victor Hugo – 44 603 Saint-Nazaire

Saint-Nazaire • Salle Jacques Tati  

du 3 octobre au 6 novembre 2012