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apollo cinéma l’

maison de l’image programme janvier 2013

du 26 décembre 2012 au 29 janvier 2013

cinéma apollo • 4, rue Albert 1er • 36000 Châteauroux


du 19 décembre au 8 janvier, en sortie nationale

du 2 au 8 janvier, cycle Ciné-culte avec l’ACC

MAIN DANS LA MAIN

IF…

Valérie DONZELLI

Lindsay ANDERSON

France, 2012, 1 h 25, avec Valérie Lemercier, Jérémie Elkaïm, Valérie Donzelli

Palme d’or festival de Cannes 1969 Grande-Bretagne, 1969, 1 h 51, v.o sous-titrée, avec Malcolm McDowell, David Wood, Film interdit aux moins de 12 ans

Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province. Mais une force étrange les unit et, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer…

Des lycéens anglais se révoltent violemment contre le système éducatif et la discipline de fer de leur établissement. Ils vont même jusqu'à tirer sur la foule le jour de la remise des prix…

Une comédie fantaisiste et funambule.

Un film-manifeste d’une modernité brûlante.

Après la pétillante Reine des pommes et l’émouvant La guerre est déclarée, Valérie Donzelli revient avec une nouvelle comédie comme elle sait les concocter si joliment avec son compère Jérémie Elkaïm. Cette fois-ci, la réalisatrice se contente d’un second rôle (celui, étrange et volontairement ambigu, du frère de Joachim) quand une autre Valérie (Lermercier) se saisit du rôle principal, par ailleurs expressément écrit pour elle ! L’histoire est en elle-même savoureuse : deux êtres que tout oppose – lui est un jeune apprenti miroitier de province, elle dirige l’école de danse de l’Opéra Garnier à Paris – s’embrassent « irrésistiblement » au premier regard et demeurent malgré eux « inséparables » dès cet instant… Un sentiment de liberté se dégage d’emblée à la vision du film. Le ton, souvent burlesque, n’empêche ni la réflexion, ni les sentiments qui se révèlent tout aussi sincères que touchants… cinematheque.over-blog.net

Le réalisateur anti-conformiste Lindsay Anderson dresse avec If… un bilan de l’institution scolaire britannique qui confine rapidement au pamphlet libertaire. Partant d’une base réaliste et très documentée, Anderson, ancien journaliste engagé, critique de cinéma exalté et documentariste, oriente peu à peu son film vers une allégorie presque fantasmagorique qui s’achève sur une ultra-violence inattendue mais justement cathartique. Cette satire mordante et sans concessions, par ses parti pris moraux et esthétiques, demeure tout à fait moderne et fascinant aujourd'hui encore. Ronny Chester, dvdclassik.com, novembre 2011

du 9 au 15 janvier

LES HAUTS DE HURLEVENT Andrea ARNOLD

Tarifs

Sélection officielle Mostra de Venise 2012 Wuthering Heights, Grande-Bretagne, 2012, 2 h 08, v.o sous-titrée, d’après le roman de Emily Brontë, avec Kaya Scodelario, James Howson, Solomon Glave, Shannon Beer

Tarif plein : 6,80 euros ; Tarif réduit : 5,80 euros (abonnés Équinoxe-Scène Nationale, famille nombreuse, plus de 60 ans) et pour tous le mercredi et le lundi. Tarif réduit demandeurs d’emploi/RSA/Allocation Adultes Handicapés : 3,20 euros Moins de 18 ans/étudiants : 4,00 euros Films d’une durée de moins d’une heure : 3,20 euros pour tous Le mardi à 12 h 15, le dimanche à 20 h 15 : 3,50 euros la séance Scolaires, centres de loisirs : 2,50 euros (groupes à partir de 8 personnes) l’apollo accepte les Ciné-chèques.

Angleterre, XIXe siècle. Heathcliff est recueilli par Monsieur Earnshaw qui vit seul avec ses deux enfants, Hindley et Cathy, dans une ferme isolée. Heathcliff est bientôt confronté aux violences de Hindley, jaloux de l’attention de son père pour cet étranger…

La nature sauvage et féroce des sentiments sur grand écran.

Abonnement 10 euros pour un an. Une carte qui vous permet : de recevoir le programme mensuel à votre domicile ; d’acheter des tickets d’une valeur de 4,40 euros par chéquier de 5 (22 euros), valables un an, utilisables à toutes les séances ; de bénéficier du tarif réduit à Équinoxe-La Scène Nationale (sur présentation de votre carte d’abonné). Tél. programme : 02 54 60 18 75 Tél. administration : 02 54 60 18 34 – Fax : 02 54 60 18 16 Site internet : apollo-maisondelimage.org Photographie de couverture : Foxfire, confessions d’un gang de filles de Laurent Cantet, Haut et court Distribution

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impression : Color 36

Renseignements

Andrea Arnold accomplit un travail délicat de dialogue avec l’œuvre et parvient à la faire résonner jusque dans certains échos assourdis, tout en ne privilégiant pour sa mise en scène que certains aspects choisis et totalement investis. Le saisissement le plus grand vient de la nature, austère, hostile, inquiétante et belle. Procédant par ellipses et par bonds, le film diffuse un sentiment continu en donnant constamment à ressentir l’imprégnation de ses personnages par les lieux, imprégnation physique, intime, jusqu’à l’os. Florence Maillard, Cahiers du cinéma, décembre 2012 3


du 9 au 15 janvier

TABOU Miguel GOMES

Vendredi 25 janvier à 20 h 30 Rencontre avec le réalisateur Laurent Cantet

Prix de la critique internationale, Prix Alfred Bauer festival de Berlin 2012 Tabu, Portugal/Brésil/Allemagne/France, 2012, 1 h 58, v.o sous-titrée, avec Laura Soveral

FOXFIRE

Une vieille dame au fort tempérament, sa femme de ménage cap-verdienne et sa voisine dévouée à de bonnes causes partagent le même étage d’un immeuble à Lisbonne. Lorsque la première meurt, les deux autres prennent connaissance d’un épisode de son passé : une histoire d’amour et de crime dans une Afrique de film d’aventures.

Laurent CANTET

Nous vous invitons à prolonger la séance du jeudi 10 janvier à 20 h 30 par une pour…suite musicale, une création pour piano de concert, œuvre singulière née de la vision du film, et quel film ! Voyez la critique de Louis Guichard ci-dessous… Avec des images musicales qui répondent à la musique cinématographique, voici un projet tout à fait neuf, un beau défi lancé au musicien cinéphile, ciné concertiste, Jacques Cambra, à qui nous avons passé commande de cette œuvre originale de 40 minutes.

Un film d'amour épique, tout en inventions, en fulgurances. Cinéaste cinéphile, Miguel Gomes cite ou recycle, mais il n'imite jamais. Son film dépayse non seulement parce qu'il se déroule en grande partie au Mozambique, mais aussi par sa forme aventureuse. Son noir et blanc, son titre – celui de l'ultime chef-d'œuvre de Murnau, tourné dans les mers du Sud – sont presque des trompe-l'œil, des clins d'œil. Tabou n'est pas un fac-similé de cinéma classique, comme pouvait l'être The Artist. Plutôt un prototype génial. Ainsi, quand le récit de la jeunesse d'Aurora au pied du mont Tabou commence pour de bon, le film devient muet, tout en restant parlant : si les dialogues sont gommés, une voix off déroule tout un roman, ample et sentimental, soutenu par les sons et les chants de l'Afrique. Ce mélange muet-parlant relève de la magie. Notamment pour restituer les basculements sans retour. La fière Aurora, fille de riches colons portugais, princesse des safaris, mariée à son double masculin, s'en va un jour rechercher dans la propriété voisine son petit crocodile échappé. Et y trouve la passion en la personne de Gian Luca Ventura, aventurier et musicien, perdant magnifique, déjà revenu de tout, croit-il. Le film atteint son sommet avec la révélation progressive de cette histoire secrète d'adultère et de transgression, puisque Aurora est enceinte de son mari. Les prémices de la guerre coloniale, les coups de feu, l'atmosphère suave et mélancolique dans la petite communauté portugaise vouée au délitement, le désir interdit qui circule entre Aurora et son amant, le défilement des heures et des jours au bord des vieilles piscines, la ritournelle au piano égrenée par la bande-son… Tout concourt à une merveille de cinéma languide, étrangement cousin de l'India Song de Marguerite Duras – exil, exotisme déliquescent, amour impossible. Louis Guichard, Télérama, novembre 2012 4

du 23 janvier au 5 février

CONFESSIONS D’UN GANG DE FILLES Foxfire, France/Canada, 2012, 2 h 23, d’après le roman Confessions d’un gang de filles de Joyce Carol Oates, Éditions Stock, avec Raven Adamson, Katie Coseni 1955. Dans un quartier populaire d’une petite ville des États-Unis, une bande d’adolescentes crée une société secrète, Foxfire, pour survivre et se venger de toutes les humiliations qu’elles subissent. Avec à sa tête Legs, leur chef adulée, ce gang de jeunes filles poursuit un rêve impossible : vivre selon ses propres lois. Mais l’équipée sauvage qui les attend aura vite raison de leur idéal.

Laurent Cantet excelle à saisir toute la brutalité et la fragilité de l’adolescence. Bien plus que le cinéma, la littérature donne à voir le foisonnement, la difficulté de démêler les causes et les effets. C’est peut-être cela que je recherche dans les livres. Robin Campillo, le scénariste du film, et moi avons vite compris qu’une transposition contemporaine serait une mauvaise idée. L’histoire de ces filles n’est possible qu’à une époque où le contrôle social sur les adolescents ne s’exerçait pas aussi fortement qu’aujourd’hui. La liberté d’alors ne m’intéressait d’ailleurs pas seulement pour des raisons sociales et politiques, elle était indispensable à la narration. Difficile d’imaginer en 2012 des adolescentes, louer une maison et s’y installer sans que des parents ou des institutions sociales s’en mêlent. Je voulais adapter la méthode de tournage que nous avions mise au point pour Entre les murs à un film qui ne s’y prêtait pas a priori. Nous avons décidé de traiter l’histoire en « l’actualisant »: non pas en la transposant de nos jours mais en la traitant au présent, sans chercher à prouver à chaque plan que nous sommes bien dans les années 50. Le film vise une forme d’atemporalité. J’ai voulu prendre à rebrousse-poil l’imagerie du rêve américain, qui proclame un avenir radieux où tout est possible. L’Amérique qui m’intéresse est celle que décrit Howard Zinn dans Une histoire populaire des États-Unis, celle qui s’est bâtie autour de la lutte des classes, du mouvement des droits civiques, des grèves, du pacifisme et des désobéissances, mais aussi des laissés-pour-compte, des oubliés, qui décident de se construire une vie envers et contre tout. Montrer le revers du rêve américain, c’est aussi donner à voir la naissance de rêves concurrents. D’un côté, le bonheur forcé et consumériste, de l’autre, une bande de gamines qui veulent « avaler le ciel » et « ouvrir l’horizon »… Laurent Cantet, extrait du dossier de presse

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du 16 au 22 janvier, FESTIVAL ADIEU BERTHE L’enterrement de mémé

TÉLÉRAMA

ELENA Andreï ZVIAGUINTSEV Prix spécial du jury Un certain regard festival de Cannes 2011 Russie, 2011, 1 h 49, v.o sous-titrée, avec avec Nadezhda Markina, Andrei Smirnov

B r u n o P O D A LY D È S Sélection Quinzaine des réalisateurs festival de Cannes 2012 France, 2012, 1 h 40, avec Valérie Lemercier, Denis Podalydès

Elena et Vladimir forment un couple issu de milieux sociaux différents. Chacun a un enfant d’un précédent mariage. Le fils d’Elena, au chômage, demande sans cesse de l’argent à sa mère. La fille de Vladimir le maintient à distance. Hospitalisé, celui-ci partage un moment bref mais tendre avec sa fille qui le conduit à une décision importante: c’est elle qui héritera de toute sa fortune…

Berthe n'est plus… Armand avait un peu oublié sa grand-mère… Pharmacien, il travaille avec sa femme Hélène à Chatou. Dans un tiroir de médicaments, il cache ses accessoires de magie car il prépare en secret un tour pour l'anniversaire de la fille de son amante, Alix. Et mémé dans tout ça ?

Porté par les images millimétrées, Elena happe le spectateur dans une mécanique implacable et ne le relâche pas sans faire peser une nouvelle menace.

C’est le plus beau, le plus émouvant, le plus enlevé, le plus intelligent, le plus grave et fantasque des films de Bruno Podalydès.

MARGIN CALL J.C CHANDOR

CAMILLE REDOUBLE

États-Unis, 2010, 1 h 47, avec Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons, Demi Moore

Noémie LVOVSKY

Pour survivre à Wall Street, sois le premier, le meilleur ou triche. La dernière nuit d’une équipe de traders avant le crash. Pour sauver leur peau, un seul moyen : ruiner les autres…

Prix SACD Quinzaine des réalisateurs festival de Cannes 2012 France, 2012, 1 h 52, avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi, Yolande Moreau

Camille a seize ans lorsqu’elle rencontre Éric. Ils s’aiment passionnément et Camille donne naissance à une fille… 25 ans plus tard : Éric quitte Camille pour une femme plus jeune. Le soir du 31 décembre, Camille se trouve soudain renvoyée dans son passé. Elle a de nouveau seize ans. Elle retrouve ses parents, ses amies, son adolescence… et Éric.

Margin Call est un bijou d'écriture parvenant à rendre passionnants les coups bas d'une bande de traders de Wall Street le temps d'une nuit avant le krach de 2008.

Tour à tour hilarant et délicatement émouvant, Camille redouble de finesse et de charme !

Sélection Un certain regard festival de Cannes 2011 Norvège, 2011, 1 h 36, v.o sous-titrée, avec Anders Danielsen Lie

DANS LA MAISON

C’est le dernier jour de l’été et Anders, en fin de cure de désintoxication, se rend en ville le temps d’une journée pour un entretien d’embauche. L’occasion d’un bilan sur les opportunités manquées, les rêves de jeunesse envolés, et, peut-être, l’espoir d’un nouveau départ…

François OZON France, 2012, 1 h 45, avec avec Fabrice Luchini, Ernst Umhauer, Kristin Scott Thomas Un garçon de 16 ans s'immisce dans la maison d'un élève de sa classe, et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur de français. Ce dernier, face à cet élève doué et différent, reprend goût à l'enseignement, mais cette intrusion va déclencher une série d'événements incontrôlables.

Dans la maison, ce serait un peu le Théorème de Pasolini revu et pastiché par l'auteur de Huit femmes, dont l'écriture est rarement aussi alerte, aiguisée et ludique que lorsqu'il s'agit de jouer sur les clichés. Pour bénéficier du tarif exceptionnel à 3 euros, il vous suffit de découper le coupon dans Télérama (semaine du 9 janvier 2013), de l’échanger à la caisse du cinéma contre une carte valable pour 2 personnes pendant la manifestation. Sans le passeport Télérama, toutes les séances seront au tarif réduit de 5,50 euros (+ réductions habituelles).

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Adieu Berthe, l’enterrement de mémé

Camille redouble

OSLO, 31 AOÛT Joachim TRIER

Un film qui semble nous demander pourquoi on vit, nous rappeler pourquoi on meurt. D'une lucidité perçante, Oslo, 31 août est une perle rare.

THE DEEP BLUE SEA Te r e n c e D AV I E S Grande-Bretagne, 2011, 1 h 38, v.o sous-titrée, d’après la pièce de Terence Rattigan, avec Rachel Weisz, Tom Hiddleston

Hester Collyer, épouse de Sir William Collyer, haut magistrat britannique, mène une vie privilégiée dans le Londres des années 1950. À la grande surprise de son entourage, elle quitte son mari pour Freddie Page, ancien pilote de la Royal Air Force, dont elle s'est éperdument éprise. Sir William refuse de divorcer…

Ce « pur » mélodrame, qui rappelle Douglas Sirk et Brève rencontre de David Lean, frappe en plein cœur…

Margin Call

The Deep Blue Sea

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du 23 au 29 janvier

TOURISTES B e n W H E AT L E Y

de

poche

la programmation jeune public

Palm Dog, sélection Quinzaine des réalisateurs festival de Cannes 2012 Sightseers, Grande-Bretagne, 2012, 1 h 29, v.o sous-titrée, avec Alice Lowe, Eileen Davies Avertissement: des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Jusqu’au 29 décembre

Pour leurs premières vacances en amoureux, Chris décide de faire découvrir l’Angleterre à Tina, à bord de sa caravane. Un vrai dépaysement ! Hélas, ces vacances de rêve dégénèrent…

4 films courts, Russie, 2006-09, 52 minutes, animation, version française, à partir de 2/3 ans, tarif unique pour tous : 3,20 euros

L’humour noir anglais dans tout ce qu’il possède de plus cruel !

Une balade animée à travers la Russie pour le plaisir des plus petits.

Nous sommes dans le rose bonbon en attendant de passer au rouge sang… Les comédiens et scénaristes Alice Lowe et Steve Oram ont passé plusieurs années à peaufiner leurs personnages d’Anglais aussi anonymes que moyens, dans la tradition réaliste incarnée par Ken Loach. Sinon que tout bascule, un grain de sable dans leur bonheur prenant des proportions qui ne cessent de grandir, allant jusqu’à leur faire composer un couple de meurtriers à la Bonnie and Clyde. Conduit de main de maître par Ben Wheatley qui fait preuve d’un sens de l’humour barbare, Touristes est une comédie de très haute volée qui ose briser à peu près tous les tabous. Jean Roy, L’Humanité, mai 2012

Au programme : Le Rossignol de Alexander Tatarsky ; La Maison des biquettes de Eduard Nazarov et Marina Karpova ; Histoires d’ours de Mikhail Aldashin ; Zhiharka de Oleg Uzhinov.

du 9 au 15 janvier

JOURS DE PÊCHE EN PATAGONIE Carlos SORIN Días de Pesca, Argentine, 2012, 1 h 18, v.o sous-titrée, avec Alejandro Awada, Victoria Almeida

La Balade de Babouchka

Jusqu’au 13 janvier

Jean de la lune Stephan SCHESCH Allemagne, 2012, 1 h 35, animation, version française, à partir de 5 ans

Il faut se laisser porter par le rythme de cette belle adaptation du conte de Tomi Ungerer qui n’a pas peur de prendre des détours et le temps de la rêverie…

Mercredi 23 janvier à 15 h

La Croisière du Navigator Donald CRISP et Buster KEATON États-Unis, 1924, 1 h 15, noir et blanc, muet, avec Buster Keaton, à partir de 6 ans

Rollo Treadway, riche oisif, décide, sur un coup de tête, de demander en mariage sa voisine qui refuse… Il décide de partir seul en croisière le soir-même. Il s’installe par erreur à bord du Navigator, désert. La jeune femme, dont le père se fait enlever par des saboteurs, se retrouve à son tour sur le paquebot… Commence alors une curieuse dérive en pleine mer des deux jeunes milliardaires qui vont tenter de survivre à cette croisière improvisée…

À la recherche d’un nouveau départ, Marco décide de partir en Patagonie s’initier à la pêche au requin. Ce nouvel hobby ne semble pas être l’unique raison de son arrivée dans la petite ville de Puerto Deseado…

La croisière désopilante de Buster Keaton, poète et génie de l’absurde…

Un récit doucereux à l’une humanité palpable, alliant difficultés sociales et relationnelles à un humour simple.

L’Histoire du Petit Paolo

Le film, emprunt de la solitude apparente des terres argentines, mélange chaleur des gens, et vent violent omniprésent. Alejandro Awada donne au personnage de Pedro la béatitude de ceux qui renaissent à la vie, curieux de tout, bienveillants et attentifs, ainsi que la fêlure nécessaire à ce voyage du dernier contact avec le monde et avec les siens. Carlos Sorin nous livre un de ces récits doucereux dont il a le secret, alliant difficultés sociales et relationnelles, un humour simple basé sur l'observation à une humanité palpable, renforcée ici par la musique de Nicolas Sorin, utilisée avec parcimonie pour souligner l'espoir et la liberté plus que le drame. Olivier Bachelard, abusdecine.com 8

l’argent

du 26 janvier au 3 février 3 films courts d’animation musicaux, France/Belgique, 2009-2011, 1 h, à partir de 5 ans Au programme : Sous un coin de ciel bleu de Arnaud Demuynck et Cecilia Marreiros Marum ; Fugue de Vincent Bierrewaerts ; La Garde-barrière de Hugo Frassetto ; L’Histoire du Petit Paolo de Nicolas Liguori d’après un conte musical de Marc Perrone.

Fantaisie et douceur au son de l’accordéan de Marc Perrone… À suivre… Petit karaoké et Ciné-goûter bio le mercredi 30 janvier à 15 h

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Séances le film débute à l’horaire indiqué du 26 déc. au 1er janvier

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 26 27 28 29 30 31 1er

Main dans la main (1 h 25, page 2)

Les Bêtes du Sud sauvage

Séances

18 h 30 18 h 30 17 h et et 20 h 45 20 h 45

(1 h 32, 4e de couv.)

18 h 30 20 h 45 et 20 h 45

Jean de la Lune (1 h 35, page 9)

15 h 45

La Balade de Babouchka (52 min., p. 9) 14 h 30

17 h

14 h

20 h 15

15 h 45

15 h

14 h et 16 h

Férié

Margin Call (1 h 47, page 7)

15 h

Main dans la main (1 h 25, page 2)

18 h 30

14 h et 20 h 45

17 h

20 h 45 18 h 30 18 h 30 20 h 45

20 h 15 18 h 30 12 h 15 et 20 h 45 17 h

14 h

18 h 30 18 h 30 16 h 15 20 h 45 20 h 45

14 h 20 h 45 16 h 15

16 h 15

The Deep Blue Sea (1 h 38, page 7)

12 h 15

18 h 30 16 h 15 20 h 45

16 h 15 18 h 30 20 h 45

Oslo, 31 août (1 h 36, page 7)

14 h 20 h 45

14 h 14 h

14 h

18 h 30

18 h 30 16 h 15

La semaine du 16 au 22 janvier, c’est le festival Télérama… Voir ou revoir les films qui ont marqué le cinéma d’art et d’essai (pages 6 et 7)

du 23 au 29 janvier

20 h 45

Foxfire, confessions d’un gang de filles (2 h 23, page 5)

18 h 30

Touristes (1 h 29, page 8)

(1 h 32, 4e de couv.) 20 h 45

20 h 45 16 h 15 18 h 30 14 h

Dans la maison (1 h 45, page 6)

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 2 3 4 5 6 7 8

If (1 h 51, page 3)

14 h

Camille redouble (1 h 55, page 6)

du 2 au 8 janvier

Les Bêtes du Sud sauvage

Adieu Berthe (1 h 40, page 6)

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 16 17 18 19 20 21 22

Elena (1 h 49, page 7)

15 h

14 h

du 16 au 22 janvier

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 23 24 25 26 27 28 29 18 h

14 h et 20 h 30

17 h

17 h

18 h 20 h 45 et 20 h 45

20 h 45 20 h 15

20 h 45

18 h 30

Jean de la Lune (1 h 35, page 9)

15 h 45 15 h 45 15 h 45

du 9 au 15 janvier

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 9 10 11 12 13 14 15

L’Histoire du Petit Paolo (1 h, p. 9)

Les Bêtes du Sud sauvage

18 h 30 18 h 30 20 h 45

Vendredi 25 janvier à 20 h 30 : Rencontre avec Laurent Cantet, réalisateur du film Foxfire, confessions d’un gang de filles.

15 h

15 h

Jours de pêche en Patagonie (1h 18, p. 8) 18 h 30 20 h 45 18 h 30

14 h

12 h 15

La Croisière du Navigator (1 h 15, p. 9) 15 h

(1 h 32,

4e

17 h

20 h 15

12 h 15

15 h

15 h

de couv.)

Tabou (1 h 58, page 4)

20 h 30 18 h 30

Les Hauts de Hurlevent (2 h 08, p. 3) 20 h 45 Jean de la Lune (1 h 35, page 9

15 h

14 h

17 h

20 h 45 15 h

14 h 20 h 45 et 18 h 30 20 h 45 18 h 30

15 h

Jeudi 10 janvier à 20 h 30 : après Tabou, pour…suite musicale au piano par le ciné concertiste Jacques Cambra. N’oubliez pas… Le dimanche à 20 h 15, le mardi à 12 h 15 : 3,50 euros la séance.

Prochainement Les films du mois de février Django Unchained de Quentin Tarantino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio. The Master de Paul Thomas Anderson avec avec Joaquin Phoenix, Philip Seymour Hoffman. Zazie dans le métro de Louis Malle. Le Château de l’araignée de Akira Kurosawa, mercredi 30 janvier à 20 h 45. Séance proposée dans le cadre de l’exposition Shakespeare s’affiche, qui aura lieu à la médiathèque Équinoxe du 15 janvier au 16 février 2013. Week-end rétrospective Roman Polanski, animé par Thierry Méranger Samedi 2 février à 17 h : Le Bal des vampires, à 20 h 45 : Rosemary’s Baby ; dimanche 3 février à 15 h 45 : Tess. Buffet le samedi 2 février à 20 h : 10 euros, sur réservation au 02 54 60 18 34 (au plus tard le jeudi 31 janvier).

l’apollo est subventionné par la Ville de Châteauroux et reçoit les aides du CNC, de la DRAC Centre, de la région Centre et du département de l’Indre. l’apollo est géré par l’association AGEC Équinoxe.

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Retrouvez la sélection musicale de radio Balistiq en attendant votre film en salle.

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On aimerait partager avec vous… du 26 décembre au 15 janvier

LES BÊTES DU SUD SAUVAGE Benh ZEITLIN Caméra d’or, Un certain regard festival de Cannes ; Grand Prix festival de Sundance 2012 Etats-Unis, 2012, 1 h 32, v.o sous-titrée, avec Quvenzhané Wallis, Dwight Henry

Hushpuppy a 6 ans, elle vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s'emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d'aurochs. Avec la montée des eaux, l'irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue.

Un film atypique et splendide, fable poétique stupéfiante sur l’extinction programmée d’une communauté du sud de la Louisiane. Une petite fille d’un bidonville semi-subaquatique du Sud-sud de la Louisiane et un auroch, éteint depuis la nuit des temps… L’image déconcerte, le film surprend par sa splendeur et son invention poétique. Imaginez un croisement entre Los Olvidados de Luis Buñuel et Max et les Maximonstres de Spike Jonze, conçu et exécuté par un admirateur de Terrence Malick… Si, si, c’est possible : ça donne Les Bêtes du Sud sauvage, premier film de Benh Zeitlin, un New-Yorkais implanté dans le bayou. À travers les yeux d’une gamine plus tenace qu’une mauvaise herbe, voici la chronique surréaliste d’une communauté de gens de très très peu, vivant au milieu de terres inondables, aux côtés des bêtes dont ils se nourrissent. La magie avec laquelle Benh Zeitlin a réinventé cette contrée évoque pour beaucoup le cinéma de Malick (la voix off poétique qui permet de s’affranchir immédiatement du réalisme), mais le jeune réalisateur revendique l’influence d’Emir Kusturica, d’Underground notamment, par le chaos infusé dans ses histoires qui n’empêche pas leur authenticité. La voix off de l’enfant installe le film dans un climat magique, une mythologie de la résistance contre la normalité du monde moderne. L’origine du projet est théâtrale (la scène permettant plus facilement un parti-pris non réaliste) mais les fulgurances visuelles – une scène de fête et une scène d’inondation, notamment – sont bien du pur cinéma. Et du beau. Aurélien Ferenczi, Télérama, mai 2012


Janvier 2013