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apollo cinéma l’

maison de l’image

programme octobre 2013 du 25 septembre au 29 octobre 2013

cinéma apollo • 4, rue Albert 1er • 36000 Châteauroux


du 25 septembre au 1er octobre, en sortie nationale

du 25 septembre au 1er octobre

JIMMY P. Psychothérapie d’un Indien des plaines

INI AVAN, Celui qui revient Asoka HANDAGAMA Sélection ACID festival de Cannes 2012 Ini Avan, Sri-Lanka, 2012, 1 h 49, v.o sous-titrée, avec Dharshen Dharmaraj, Subashini Balasubramaniyam

Arnaud DESPLECHIN Sélection officielle en compétition festival de Cannes 2013 France/États-Unis, 2013, 1 h 56, v.o sous-titrée, avec Benicio Del Toro, Mathieu Amalric, d’après Psychothérapie d’un Indien des plaines de Georges Devereux

De nos jours, au nord du Sri-Lanka… Un ancien combattant de l’armée rebelle vaincue retourne dans son village. L’accueil n’y est pas des plus chaleureux…

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, souffre de nombreux troubles : vertiges, cécité temporaire, perte d’audition… Les médecins décident de prendre l’avis d’un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux.

Un film lunaire sur la sortie de trente ans de guerre civile au Sri Lanka. Politique, le film l’est, par petites touches. C’est surtout un mélodrame, aux couleurs soyeuses, aux clairs-obscurs sensuels. On aime son alternance de mouvements fluides (à moto) et d’instantanés, où les protagonistes sont comme statufiés par la parano, la surprise ou l’émotion. En suivant l’ex-combattant dans sa lutte pour recouvrer sa dignité, le film dresse l’état des lieux d’un pays où la mafia s’est installée, où la violence sociale a pris le pas sur la violence de la guerre civile. Sans fatalisme : une forme sinueuse et insolite du salut, voilà ce qui se dessine malgré tout. Jacques Morice, Télérama, juillet 2013

Un film qui coule tel un fleuve énigmatique, à la beauté tranquille. Desplechin, qu’on n’attendait pas dans ces paysages, filme la maladie comme un western. Le cerveau est un espace vierge, infini. Il y a du Malick, dans ces plans de nature, ce souffle qu’on dirait inspiré par une puissance sur laquelle on hésite à mettre un nom. Les duels ne se jouent pas dans la grand-rue mais au sein d’un cabinet. Pas de coups de feu, mais des phrases qui fusent comme autant de projectiles. C’est un film poétique et aérien, ample et viril. Le film d’un Français qui a l’air d’avoir été réalisé par un Américain. Benicio Del Toro y soulève des montagnes… Éric Neuhoff, Le Figaro, mai 2013

du 2 au 8 octobre

MON ÂME PAR TOI GUÉRIE François DUPEYRON

Tarifs

France, 2013, 2 h 04, avec Grégory Gadebois, Céline Sallette, Jean-Pierre Darroussin

Tarif plein : 6,80 euros ; Tarif réduit : 5,80 euros (abonnés Équinoxe-Scène Nationale, famille nombreuse, plus de 60 ans) et pour tous le mercredi et le lundi. Tarif réduit demandeurs d’emploi/RSA/Allocation Adultes Handicapés : 3,20 euros Moins de 18 ans/étudiants : 4,00 euros Films d’une durée de moins d’une heure : 3,20 euros pour tous Le mardi à 12 h 15, le dimanche à 20 h 15 : 3,50 euros la séance Scolaires, centres de loisirs : 2,50 euros (groupes à partir de 8 personnes) l’apollo accepte les Ciné-chèques.

Frédi perd sa mère. Cette dernière lui a transmis un don. Il ne veut pas en entendre parler mais il est forcé de reconnaître que ses mains guérissent… Il s’interroge. D’où vient ce don ?

Un film lyrique et romanesque.

Abonnement 10 euros pour un an. Une carte qui vous permet : de recevoir le programme mensuel à votre domicile ; d’acheter des tickets d’une valeur de 4,40 euros par chéquier de 5 (22 euros), valables un an, utilisables à toutes les séances ; de bénéficier du tarif réduit à Équinoxe-La Scène Nationale (sur présentation de votre carte d’abonné). Tél. programme : 02 54 60 18 75 Tél. administration : 02 54 60 18 34 – Fax : 02 54 60 18 16 Site internet : apollo-maisondelimage.org Photographie de couverture : La Vie d’Adèle, chapitres 1 et 2 de Abdellatif Kechiche, Wild Bunch Distribution

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impression : Color 36

Renseignements

Le très beau titre dit bien la nature de ce film, ancré dans la réalité mais s’en détachant pour ne pas se laisser emprisonner par la banalité, pour mieux rechercher la vérité multiple des êtres et des événements. Les acteurs, tous formidables, forment une galerie de personnages magnifiquement dessinés, qui existent très fort à l’écran et font d’une histoire ambitieuse, foisonnante et déroutante, une riche plongée dans des vies à la fois ordinaires et uniques. François Dupeyron signe une œuvre audacieuse, originale, inclassable, libre mais aussi accessible, ouverte, accueillante. Il a eu toutes les peines du monde à mener son projet à bien, les décideurs l’estimant justement trop original… La Gazette, Cinémas Utopia d’après le livre Chacun pour soi, Dieu s’en fout de François Dupeyron, Éditions Léo Scheer, 2009 3


du 25 septembre au 1er octobre

du 2 au 8 octobre

LE GRAND’TOUR

MOI ET TOI

Jérôme LE MAIRE

BERNARDO BERTOLUCCI

Belgique, 2011, 1 h 45, avec Vincent Solheid, Denis Burton, Chen Chenut, Pierre Fontaine

Sélection officielle hors-compétition festival de Cannes 2013 Io e te, Italie, 2012, 1 h 36, v.o sous-titrée, avec Jacopo Olmo Antinori, Tea Falco

Dix hommes, dix amis, rejoignent à pied le « carnaval du monde » pour faire la fête, marcher à travers bois, le temps d’un week-end, sans femmes ni enfants. Faire un tour en quelque sorte. Ils ne reviendront que six mois plus tard, et encore, pas tous !

La folle échappée d’une fanfare amateur… Un film inclassable. Documentaire? Fiction? Performance? Farce? Un film belge en tout cas, saugrenu, pittoresque, hilarant, surréaliste. Cette fanfare ne joue pas de musique ! À sa tête, Vincent Solheid, « artiste protéiforme belge », crédité de l’idée originale du film. Un hymne à la fumisterie, et à la liberté qui l’accompagne en sous-main. Un film sur l’utopie, qui en offre une perspective assez actuelle. Jacques Mandelbaum, Le Monde, juillet 2013

vendredi 27 septembre à partir de 18 h 15 SOIRÉE VERY BELGE TRIP 18 h 15 : La Cinquième saison À l’entracte : apportez votre encas, on vous offre la bière ! 20 h 45 : Le Grand’tour et rencontre avec Vincent Solheid, l’initiateur de la fanfare 8 euros les 2 films en partenariat avec l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion (ACID).

du 25 septembre au 1er octobre

LA CINQUIÈME SAISON

Une charmante fable adolescente sur la solitude et l’aliénation. Bernardo Bertolucci ne semble plus guère se soucier de choquer ou de troubler en adaptant le roman de Niccolo Ammaniti. Au contraire, il traite l’histoire avec une délicatesse qui lui donne plus de profondeur qu’on en attendait. Il a trouvé en Jacopo Olmo Antinori un interprète idéal, un peu bizarre, tout à fait attendrissant, pour le rôle de Lorenzo, cet enfant qui se croit déjà adolescent. On apprécie la fraîcheur inattendue de Moi et toi. Thomas Sotinel, Le Monde, mai 2013

Vendredi 25 octobre à 20 h 45, Ciné-concert Proposé avec le soutien de l’ADRC – Agence pour le Développement Régional du Cinéma.

Christian Pabœuf, aux hautbois, flûte à bec basse et alto, vibraphone midi, accompagne :

MONTE LÀ-DESSUS S a m TAY L O R e t F r e d N E W M E Y E R

Peter BROSENS et Jessica WOODWORTH

Safety Last, États-Unis, 1923, 1 h 10, noir et blanc, muet, avec Harold Lloyd

Sélection en compétition Mostra de Venise 2012 Belgique/Pays-Bas/France, 2012, 1 h 33, v.o sous-titrée, avec Aurélia Poirier, Django Schrevens

Un jeune homme quitte sa ville natale où l’attend sa fiancée pour faire fortune à Los Angeles. Mais le seul emploi qu’il trouve est celui de modeste vendeur dans un grand magasin. Il continue cependant à mentir à sa famille, leur faisant croire qu’il détient un poste à haute responsabilité. Un jour, il propose à son patron de monter un gros coup de publicité : l’escalade de la façade du magasin par l’un de ses amis, spécialiste des montées de gratte-ciels…

Une mystérieuse calamité frappe un village belge dans les Ardennes : le printemps refuse de venir. Alice et Thomas vont se battre pour donner un sens à leur vie dans un monde qui s’effondre autour d’eux.

Un conte étonnant, d’une étrange beauté, sur la mort de la nature. Sombre dérive visionnaire… La désunion et la folie s’installent peu à peu. Chacun vit solitairement le désarroi du dialogue rompu avec la nature qui refuse inexplicablement de renaître. L’amour peut-il encore quelque chose ? Âpre interrogation portée par une mise en scène épurée, à l’émotion contenue, comme un dernier hommage à la beauté du monde. Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaro, juillet 2013 4

Lorenzo est un adolescent introverti. Sans que personne ne s’en doute, il décide de s’échapper d’un voyage scolaire pour passer quelques jours en solitaire dans la cave de son immeuble pour lire, écouter de la musique et surtout ne pas être ennuyé. Olivia, sa demi-sœur partie depuis plusieurs années du domicile, vient chercher de vieilles affaires dans le sous-sol de l’immeuble. Elle y découvre Lorenzo…

Une comédie follement joyeuse qui illustre magnifiquement l’insouciance de l’Amérique des années 20. De formation Jazz, Christian Pabœuf a formé Il Monstro, quartet qui accompagne plusieurs courts métrages de Chaplin. Des enregistrements pour Radio France et Harmonia Mundi sont venus ponctuer les créations très personnelles de ce musicien dont l’imaginaire traque le sensible où il se cache. 5


Jeudi 17 octobre à 20 h 45

du 9 octobre au 19 novembre, en sortie nationale

LE COURT S’ANIME

LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 ET 2

Un programme de 9 films courts d’animation venus du monde entier, 2011-2013, 1 h 27

Abdellatif KECHICHE

Une séance proposée en partenariat avec Ciclic, en présence d’un cinéaste d’un des films du programme.

Palme d’or festival de Cannes 2013 France, 2013, 2 h 55, avec Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos

Pour la 10e édition du Court s'anime en région Centre, nous vous proposons de découvrir un nouveau programme de films d'animation où l'être humain est disséqué dans ses plus grandes contradictions, ses peurs, ses faiblesses, ses questionnements. De l'érotisme, de la jalousie, de l'humour et de la nostalgie, tout finit toujours par se conclure par une musique entêtante…

À 15 ans, Adèle ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte…

Au programme : La Grosse bête de Pierre-Luc Granjon (éléments découpés); Feral de Daniel Sousa (dessin sur papier); Oh Willy… de Emma De Swaef et Marc Roels (marionnettes); Futon de Yoriko Mizushiri (ordinateur 2D); Le Banquet de la concubine de Hefang Wei (dessin sur papier, ordinateur 2D); Tram de Michaela Pavlatova (ordinateur 2D); Conte de fait de Jumi Yoon (peinture sur verre); Le Grand ailleurs et le petit ici de Michèle Lemieux (écran d’épingles); Autour du lac de Noémie Marsily et Carl Roosens (dessin sur papier).

Tram, Michaela Pavlatova

du 16 au 22 octobre, re(voir)

LE NARCISSE NOIR Michael POWELL et Emeric PRESSBURGER Royaume-Uni, 1947, 1 h 40, v.o sous-titrée, avec Deborah Kerr, David Farrar, Jean Simons

Des religieuses britanniques se rendent dans un ancien harem situé sur les contreforts de l’Himalaya pour y établir un dispensaire. Elles sont aidées par Dean, un Anglais installé dans la région, mais la sœur supérieure s’offusque vite de sa conduite grossière et dissolue…

La rencontre de Bresson et du cinéma hollywoodien ? Impensable ! C’est pourtant ce mariage contre nature que suggère ce drame monastique sur les conflits passionnels entre ces religieuses britanniques recluses dans un couvent perdu dans l’Himalaya. Une œuvre inspirée, comme plus tard Le Fleuve de Renoir, d’un roman de Rumer Godden, où l’on retrouve une mise en équation du colonialisme, ou plutôt les jalons du postcolonialisme indien. Le Narcisse noir tire sa force de l’artificialité de ses décors et d’un travail subtil sur la couleur qui ne font que magnifier le dilemme intériorisé entre exigence spirituelle et pulsions charnelles. Ce mélodrame est le joyau de l’étrange filmographie du tandem Michael Powell-Emeric Pressburger, quintessence de l’extravagance british. Vincent Ostria, Les Inrockuptibles, août 2006 6

À chacun son Panthéon cinématographique… Depuis 2001, Odyssée de l’espace, je n’avais pas vu un film aussi grandiose. Plus qu’une Palme d’or ou la nouvelle réalisation d’un cinéaste auquel nous sommes très attachés, La Vie d’Adèle se révèle une expérience extraordinaire : à film exceptionnel, exposition exceptionnelle, vous aurez six semaines pour le découvrir à l’Apollo. Bénédicte Dominé, directrice En sortant de la projection de La Vie d’Adèle, le sentiment éprouvé doit être assez proche de celui des tout premiers spectateurs d’À nos amours de Maurice Pialat, il y a trente ans. Impression d’avoir saisi l’éducation sentimentale d’une très jeune fille, au plus près de sa vérité. Mais aussi certitude d’avoir vu une œuvre qui trouvera illico sa place dans l’histoire du cinéma français. Le cinéaste revient arpenter le territoire qui a fait le succès de L’Esquive : une salle de classe où l’on étudie Marivaux. Parmi les élèves de 1re L, Adèle, électrisée par la lecture de La Vie de Marianne, et les sentiments amoureux qu’il décrit. Elle ne peut oublier la fille aux cheveux bleus qu’elle a croisée par hasard, et qui s’est retournée sur son passage. Elle revoit Emma dans un bar lesbien, l’amour qui passe entre elles est désormais un torrent que nul ne peut contenir, sans que les questions d’orientation sexuelle n’encombrent le récit. Le don d’elles-mêmes (et de leur nudité) qu’on fait au cinéaste la jeune Adèle Exarchopoulos et sa partenaire Léa Seydoux peut troubler, mais il s’avère payant, poussant très loin la logique d’incarnation, accouchant de deux prestations exceptionnelles . C’est là qu’il faut parler de la méthode Kechiche, singulière, d’abord l’obsession de cadrer serré, au point que le film devienne presque un documentaire sur le visage féminin. Au trait « kéchichien » par excellence, la durée des séquences : une vérité incomparable naît de l’abondance de détails, du temps passé à observer les regards, les peaux. Cette durée fait peu à peu son œuvre : tandis qu’une succession d’ellipses transforme le coup de foudre spectaculaire en liaison durable, la « descente » qui suit n’en est que plus forte. Car le bonheur se lézarde puis explose. Déjà magnifique récit d’apprentissage, La Vie d’Adèle s’avère in fine l’un des plus beaux films d’amour que l’on ait vus depuis longtemps, dans laquelle chacun peut se reconnaître. Aurélien Ferenczi, Télérama, mai 2013 7


du 23 octobre au 5 novembre

GABRIELLE L o u i s e A R C H A M B A U LT

l’argent

de

poche

la programmation jeune public

Canada, 2013, 1 h 44, avec Gabrielle Marion-Rivard, Alexandre Landry, Robert Charlebois

du 25 septembre au 22 octobre, en sortie nationale

Gabrielle et Martin tombent fous amoureux l’un de l’autre. Mais leur entourage ne leur permet pas de vivre cet amour comme ils l’entendent car Gabrielle et Martin ne sont pas tout à fait comme les autres. Déterminés, ils devront affronter les préjugés pour espérer vivre une histoire d’amour qui n’a rien d’ordinaire.

Lettre à Momo de HIROYUKI Okiura

Momo E No Tegami, Japon, 2011, 2 h, animation, en version française, à partir de 7 ans Momo, une fillette de onze ans quitte Tokyo pour s’installer avec sa mère sur une petite île où le temps semble s’être arrêté. Des phénomènes surprenants commencent à se produire…

du 2 au 21 octobre

La Petite fabrique du monde

Six films courts, 2009-2012, 42 minutes, animation, sans dialogue, à partir de 3 ans, tarif unique : 3,20 euros

Un programme de six court métrages venant des quatre coins du monde dédié à l’imaginaire et à l’émotion des tout petits spectateurs.

Mercredi 16 octobre à 10 h, petit-déjeuner La Semaine du goût

Patate et le jardin potager de D. LOUCHE-PELISSIER et B. CHIEUX France, 2000, 28 minutes, animation, à partir de 3 ans, tarif unique : 3,20 euros

Quatre légumes sont oubliés dans un jardin potager. Patate, le plus curieux d’entre eux, part à la recherche du jardinier mais se perd en chemin… Avant la projection, les enfants sont conviés à prendre un petit-déjeuner « maison ».

Mardi 22 octobre à 14 h, animation en salle… Une comédie dramatique qui défend les valeurs de tolérance et d’ouverture envers les personnes atteintes d’un handicap. Le fim Gabrielle et la comédienne Gabrielle Marion-Rivard sont allés droit au coeur du public de Locarno, raconte la cinéaste Louise Archambault :« La particularité, c'est qu'il y avait une caméra rivée sur mon actrice, Gabrielle. Sa réaction était vue sur l'écran géant. Les gens pleuraient, souriaient… L'émotion était palpable ». Cette histoire d'amour entre deux handicapés intellectuels dans une chorale a été saluée par une longue ovation. « Il y avait une communion, qui dépasse les frontières, les langues et les cultures. Quelque chose de très humain. Je ne pouvais pas rêver d'une plus belle première mondiale », s'exclame la réalisatrice. Le tournage, avec une distribution largement composée de jeunes handicapés, n'a pas toujours été de tout repos, reconnaît Louise Archambault. « J'ai lâché prise sur la perfection et je suis allée chercher la spontanéité, la vérité. Les gens me disent qu'il n'y a pas beaucoup de plans larges, dans les scènes de chorale. C'est parce que la moitié des jeunes regardait la caméra et l'autre se nettoyait le nez, donc il a fallu que je sois rusée », explique-t-elle en riant.. Louise Archambault, Radio Canada, août 2013 À l’origine, il y avait le désir de parler du bonheur, de celui des gens que l’on considère en marge de la société, des « invisibles » en quelque sorte, et de la force que peut leur procurer les arts comme la musique, particulièrement le chant choral. Puis, il y avait aussi cette envie de montrer une histoire d’amour entre deux jeunes adultes handicapés intellectuellement : comment ils vivent leur amour et leur sexualité, comment cet éveil amoureux provoque soudainement chez eux un besoin d’indépendance et une quête d’autonomie. Louise Archambault, extrait du dossier de presse

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Le Roi et l’oiseau de Paul GRIMAULT et Jacques PRÉVERT France, 1979, 1 h 27, animation, à partir de 5 ans, tarif unique : 4 euros

Le Roi Charles v et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie. Seul un oiseau, au plumage somptueux, enjoué et bavard, ose le narguer… Après la projection : atelier musique de film par Michel Taïb Durée de l’atelier : 1 h 15. Une séance proposée avec l’Association des Cinémas du Centre.

du 23 octobre au 11 novembre, en sortie nationale

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill de M. BORÉAL et T. CHATEL France, 2013, 1 h 15, animation, à partir de 5/6 ans,

Jean fait sa rentrée à la grande école. Quand la maîtresse demande à chaque enfant la profession de ses parents, il réalise qu’il n’est pas comme les autres, s’inquiète et invente une réponse :« ma maman, elle est secrétaire ». En fait, elle est tout le temps en voyage… Ciné-goûter bio : mardi 29 octobre à 15 h

du 23 octobre au 3 novembre

Qui voilà ? de JESSICA LAURÉN Suède, 2011, 32 minutes, animation, 8 histoires, à partir de 2 ans, tarif unique : 3,20 euros

Au sein d’un univers aux couleurs pastel, la petite Nounourse et ses amis s’amusent, jouent, se bagarrent et se réconcilient les uns avec les autres. Les histoires abordent chacune un thème différent en lien avec la vie réelle et les questions des petits : qui est seul ? Qui n’arrive pas à dormir ? Pourquoi le chat est-il tout jaune alors que ses parents non ? 9


Séances le film débute à l’horaire indiqué

Séances

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 26 27 28 29 30 1er

du 16 au 22 octobre

18 h 30 18 h 30

La Vie d’Adèle (2 h 59, page 7)

du 25 sept. au 1er octobre 25 Jimmy P. (1 h 56, page 2)

18 h 30

Ini Avan (1 h 49, page 3)

20 h 45 18 h 30 20 h 45

La Cinquième saison (1 h 33, page 4)

18 h 15

La Danza de la Realidad

Lettre à Momo (2 h, page 9)

20 h 45

17 h

17 h

20 h 15

14 h

Le Grand’tour (1 h 45, page 4)

(2 h 10, 4e de couv.)

20 h 45

12 h 15 et 20 h 45

17 h 30 17 h 30 13 h 30 17 h 30 17 h 17 h 30 17 h 30 et et et et et et 20 h 45 20 h 45 20 h 45 20 h 15 20 h 45 20 h 45

Le Narcisse noir (1 h 40, page 6)

18 h 30

Le Court s’anime (1 h 27, page 6)

14 h

20 h 45

Lettre à Momo (2 h, page 9)

20 h 45

14 h

14 h 30

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 16 17 18 19 20 21 22

14 h 30 14 h 30

14 h

La Petite fabrique (42 minutes, p.9)

15 h

Patate (28 minutes, page 9)

10 h

10 h

15 h

en sortie nationale

Le Roi et l’oiseau (1 h 27, page 9)

Vendredi 27 septembre à partir de 18 h 15 : Soirée Very Belge Trip en compagnie de Vincent Solheid. La Cinquième saison suivi de Le Grand’tour. [8 euros les 2 films]

Mercredi 16 octobre à 10 h : La Semaine du goût. Petit-déjeuner offert avant la projection de Patate et le jardin potager.

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 2 3 4 5 6 7 8

du 2 au 8 octobre Mon âme par toi guérie (2 h 04, p. 3)

Moi et toi (1 h 36, page 5)

20 h 45

14 h

20 h 45

20 h 45 18 h 30 20 h 45

La Danza de la Realidad (2 h 10, 4e de couv.) 18 h 30 Lettre à Momo (2 h, page 9) La Petite fabrique (42 minutes, p.9)

14 h

17 h

12 h 15 et 18 h 30

20 h 15

Vendredi 18 octobre à 18 h 30 : Le Narcisse noir, séance présentée par Emmanuelle Marcelot, animatrice au cinéma l’Apollo. Mardi 22 octobre à 14 h : Atelier musique de film. Michel Taïb nous fait découvrir et créer une musique de film à l’issue de la projection du Roi et l’oiseau. Toute la salle participe. Durée film + atelier : 3 h environ.

du 23 au 29 octobre

14 h 30 15 h

16 h 15

Jeudi 17 octobre à 20 h 45 : Le Court s’anime, en présence d’un cinéaste d’un des films du programme.

20 h 45

17 h 18 h

14 h 20 h 45 et 18 h 30

La Vie d’Adèle (2 h 59, page 7) Le film est à l’affiche jusqu’au 19 nov.

du 9 au 15 octobre La Vie d’Adèle (2 h 59, page 7) en sortie nationale

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 9 10 11 12 13 14 15 17 h 30 17 h 30 13 h 30 17 h 30 17 h 13 h 30 17 h 30 et et 17 h 30 et et 17 h 30 et 20 h 45 20 h 45 20 h 45 20 h 45 20 h 15 20 h 45 20 h 45

Lettre à Momo (2 h, page 9)

14 h

La Petite fabrique (42 minutes, p.9)

11 h

14 h 15 h

14 h

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 23 24 25 26 27 28 29 17 h 30 17 h 30 17 h 30 20 h 45 et 20 h 45

Gabrielle (1 h 44, page 8)

20 h 45

14 h

17 h

17 h

20 h 45 20 h 45

20 h 15

14 h 12 h 15 et et 18 h 30 18 h 30

Le film est à l’affiche jusqu’au 5 nov.

Monte là-dessus (1 h 10, page 5) Qui voilà ? (32 minutes, page 9)

20 h 45 11 h

14 h 30

Ma maman est en Amérique (1h 15, p. 9) 15 h

10 h 30

15 h 30 16 h

14 h

16 h 14 h 30

11 h 15 h

en sortie nationale

Vendredi 25 octobre à 20 h 45 : Ciné-concert Monte là-dessus par Christian Pabœuf (hautbois, flûte à bec basse et alto, vibraphone midi, musique électronique).

Prochainement

Prochainement

Histoire de ma mort de Albert Serra, Léopard d’or festival de Locarno 2013. Les dernières années de la vie de Casanova…

The Immigrant de James Gray, avec Joaquin Phoenix et Marion Cotillard, Sélection officielle en compétition festival de Cannes 2013.

Omar de Hany Abu-Assad, Prix du jury Un certain regard festival de Cannes 2013.

La Vénus à la fourrure de Roman Polanski, avec Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric, Sélection officielle en compétition festival de Cannes 2013.

l’apollo est géré par l’association AGEC Équinoxe.

l’apollo est subventionné par la Ville de Châteauroux et reçoit les aides du CNC, de la DRAC Centre, de la région Centre et du département de l’Indre.

l’apollo est soutenu par

Retrouvez la sélection musicale de radio Balistiq en attendant votre film en salle.

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On aimerait partager avec vous… du 25 septembre au 8 octobre

LA DANZA DE LA REALIDAD Alejandro JODOROWSKY Sélection Quinzaine des réalisateurs festival de Cannes 2013 La Danza de la Realidad, Chili, 2012, 2 h 10, v.o sous-titrée, avec Brontis Jodorowsky, Pamela Flores, Alejandro Jodorowsky

« M’étant séparé de mon moi illusoire, j’ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie. » Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d’Alejandro Jodorowsky : restituer l’incroyable aventure et quête que fut sa vie…

La vie rêvée d’Alejandro Jodorowsky… Un bijou de cinéma ! Jodorowsky revient avec un film déraisonnable, s’il en est, où il évoque son enfance. À moins qu’il ne recrée comme l’indique le titre, une réalité qui danse au gré de ses souvenirs réels ou imaginaires… Ce film étonnant, insolent, extravagant, c’est son Amarcord à lui. Fellini, d’ailleurs, tel un dieu bienveillant, plane sur cette fresque. D’autres influences surgissent. La mère, la seule à chanter son rôle, semble sortie, au choix, d’un opéra ou d’une de ces tragi-comédies cent pour cent chantées, comme les aimait Jacques Demy. Et c’est Luis Buñuel de Terre sans pain ou de Los Olvidados que rappellent ici les miséreux exilés à la périphérie des villes par les nantis qui les méprisent autant qu’ils les redoutent… Le père, en bon communiste, leur offre des lendemains qui chantent. Mais eux, c’est aujourd’hui qu’ils ont faim. C’est à ce père, sûrement trop sévère, et à sa mère, peut-être trop douce, que Jodorowsky rend hommage. Sur un rythme qui ne faiblit jamais, le cinéaste mêle les styles et multiplie les personnages. L’émotion côtoie constamment le burlesque. Le délire visuel du cinéaste, à la fois féroce et tendre, cette accumulation d’histoires apparemment sans lien, aboutit, en fait, à une double initiation : celle du père qui finit par retrouver les siens, corps meurtri mais âme guérie. Et celle du jeune Alejandro à qui sa mère aura transmis deux dons précieux : savoir se fondre dans le noir pour ne plus en avoir peur et évoluer, invisible, parmi les ignominies du monde pour mieux en triompher. Le film a en lui une telle force qu’il emporte sur son passage tous les pièges et tous les dangers. Comme Alejandro Jodorowsky ne ressemble à personne, il réinvente tout. Et surtout ce que le cinéma devrait préserver à toute force : l’audace. Pierre Murat, Télérama, septembre 2013

25.09 au 29.10 2013  

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