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apollo cinéma l’

maison de l’image

programme novembre 2013 du 30 octobre au 26 novembre 2013

cinéma apollo • 4, rue Albert 1er • 36000 Châteauroux


jusqu’au 5 novembre

du 30 octobre au 12 novembre, en sortie nationale

GABRIELLE

UN CHÂTEAU EN ITALIE

L o u i s e A R C H A M B A U LT

Valeria BRUNI TEDESCHI

Canada, 2013, 1 h 44, avec Gabrielle Marion-Rivard, Alexandre Landry, Robert Charlebois

Sélection officielle en compétition festival de Cannes 2013 France, 2013, 1 h 44, avec Valeria Bruni-Tedeschi, Louis Garrel, Filippo Timi, Marisa Borini

Gabrielle et Martin tombent fous amoureux l’un de l’autre. Mais leur entourage ne leur permet pas de vivre cet amour comme ils l’entendent car Gabrielle et Martin ne sont pas tout à fait comme les autres. Déterminés, ils devront affronter les préjugés pour espérer vivre une histoire d’amour qui n’a rien d’ordinaire.

Louise rencontre Nathan, ses rêves ressurgissent. C’est aussi l’histoire de son frère malade et de leur mère, d’un destin : celui d’une grande famille de la bourgeoisie industrielle italienne. L’histoire d’une famille qui se désagrège, d’un monde qui se termine et d’un amour qui commence.

Un regard sur l’autre plein de tolérance et de respect.

Nouvelle autofiction entre fantaisie et tristesse de Valeria Bruni Tedeschi.

Gabrielle, sa réalisatrice Louise Archambault et son interprète Gabrielle Marion-Rivard sont allés droit au cœur du public du festival de Locarno. Cette histoire d’amour entre deux déficients mentaux a été saluée par une longue ovation. « Il y avait une communion, qui dépasse les frontières, les langues et les cultures. Quelque chose de très humain », s’exclame la cinéaste. Le tournage, avec une distribution largement composée de jeunes handicapés a impliqué un certain lâché prise quant à la perfection au profit de la spontanéité, de la vérité. Gabrielle évite les défauts de son genre. Ici, nul surplus d’émotion pour combattre les préjugés, pas de démonstration qui colle au film formaté Dossiers de l’écran, pas d’esprit sociétal de la belle âme, mais le regard sensible d’une femme sur une autre… radio-canada.ca

Après Il est plus facile pour un chameau… (2003) et Actrices (2007), Valeria Bruni Tedeschi poursuit son entreprise autobiographique où elle apparaît comme une personne largement dysfonctionnelle évoluant dans un milieu familial et professionnel relativement peu équilibrant (pour rester sobre). La question de la véracité de ce qui est montré relève de toute évidence d’une investigation que le commun des mortels ne peut accomplir s’il n’appartient pas au premier cercle des intimes. Le spectateur est donc toujours (comme pour les romans à clé) en situation de savoir des choses et de ne pas en savoir d’autres, le film dévoile et dissimule d’un même geste, puisque la fiction témoigne pour une vérité qu’elle se charge de vider de son contenu. Il est difficile de savoir ce que recherche exactement Valeria Bruni Tedeschi en déballant ainsi le foutoir flippé de sa vie. Elle raconte avoir beaucoup lu Tchekhov en écrivant et en pensant la forme de son film mais, en fait, on pense plus volontiers à Thomas Bernhard. Car c’est moins la mélancolie floue qui domine cette chronique qu’une férocité tous azimuts et souvent hilarante. La notion de « famille de dégénérés » est prononcée sans pincettes, et l’ami désargenté et alcoolique qu’interprète Xavier Beauvois déboule régulièrement dans l’action pour répandre, l’haleine chargée, des horreurs sur ce qu’il décrit comme un ramassis de radins incapables d’amour. Tant de linge sale, véridique ou non, jeté à la face du public fascine ou incommode. Le narcissisme intelligent et notre voyeurisme pour les people art et essai font le reste. Du moins Bruni Tedeschi est-elle engagée corps et âme dans ce film décadent, qui est aussi son meilleur. Didier Péron, Libération, mai 2013

Tarifs Tarif plein : 6,80 euros ; Tarif réduit : 5,80 euros (abonnés Équinoxe-Scène Nationale, famille nombreuse, plus de 60 ans) et pour tous le mercredi et le lundi. Tarif réduit demandeurs d’emploi/RSA/Allocation Adultes Handicapés : 3,20 euros Moins de 18 ans/étudiants : 4,00 euros Films d’une durée de moins d’une heure : 3,20 euros pour tous Le mardi à 12 h 15, le dimanche à 20 h 15 : 3,50 euros la séance Scolaires, centres de loisirs : 2,50 euros (groupes à partir de 8 personnes) l’apollo accepte les Ciné-chèques.

Abonnement 10 euros pour un an. Une carte qui vous permet : de recevoir le programme mensuel à votre domicile ; d’acheter des tickets d’une valeur de 4,40 euros par chéquier de 5 (22 euros), valables un an, utilisables à toutes les séances ; de bénéficier du tarif réduit à Équinoxe-La Scène Nationale (sur présentation de votre carte d’abonné). Tél. programme : 02 54 60 18 75 Tél. administration : 02 54 60 18 34 – Fax : 02 54 60 18 16 Site internet : apollo-maisondelimage.org Photographie de couverture : Un château en Italie de Valeria Bruni-Tedeschi, Ad Vitam

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impression : Color 36

Renseignements

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Jusqu’au 19 novembre, en sortie nationale

du 6 au 19 novembre

LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 ET 2

OMAR

Abdellatif KECHICHE

Hany ABU-ASSAD

Palme d’or festival de Cannes 2013 France, 2013, 2 h 55, avec Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos

Prix du jury Un certain regard festival de Cannes 2013 Palestine, 2013, 1 h 37, v.o sous-titre, avec Adam Bakri, Waleed F. Zuaiter

À 15 ans, Adèle ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte…

Omar vit en Cisjordanie. Habitué à déjouer les balles des soldats, il franchit quotidiennement le mur qui le sépare de Nadia, la fille de ses rêves et de ses deux acolytes, Tarek et Amjad. Les trois garçons ont décidé de créer leur propre cellule de résistance et sont prêts à passer à l’action…

Un véritable chef-d’œuvre qui marque par la puissance des émotions qu’il délivre et les prestations exceptionnelles de ses actrices. Bouleversant. Ne voyons pas uniquement le film comme l’œuvre politique dont beaucoup se réjouissent, même s’il paraît évident que son engagement est une réalité. C’est de sa capacité à capturer le réel, à le rendre beau, à le faire cinéma que La Vie d’Adèle tire sa grâce. Ce film est avant tout une histoire d’amour, terrible mais sublime, qui vous attrape le cœur, l’embrasse puis l’écrase. Difficile de ressortir indemne de ses magnifiques images, de la vie qui en découle, de ses sentiments qui nous perforent à jamais… avoir-alire.com, octobre 2013

Mardi 12 novembre à 20 h 30

Une double tragédie où se conjuguent cruauté politique et passion amoureuse.

Cette séance vous est proposée dans le cadre du Mois de l’Économie sociale et solidaire, en partenariat avec la MGEN, la MAIF et l’IUT de l’Indre. Elle sera suivie d’une rencontre avec Catherine Chenivesse, présidente de l’AMAP Berry.

Étonnant cinéaste, Hany Abu-Assad avait signé, en 2005, Paradise Now, un film-choc sur des kamikazes partis se faire exploser dans des bus israéliens et soudain freinés par leur élan, hésitant alors que le compte-à-rebours des bombes est lancé. Suspense et réflexion, effets de cinéma et politique : Omar revient à la même veine, comme un bon filon. Ce mélange des genres n’est pourtant pas une recette facile. Hany Abu-Assad suit à nouveau de jeunes Palestiniens prêt à passer à l’action, des amis d’enfance qui ont décidé de créer leur propre cellule de résistance et, un soir, descendent un soldat israélien, au hasard. Les représailles sont rapides, violentes et conduisent, non seulement, un des trois garçons en prison, mais prouvent que l’un d’eux est un traître. Omar, le seul qu’on sait innocent, est soupçonné par les siens et manipulé par les Israéliens, qui veulent en faire un collaborateur. Le récit que met en place, assez brillamment, Hany Abu-Assad mêle situations de guerre et guerre des gangs, soupçons, infiltration, manipulation. Ce sont là d’authentiques ingrédients du cinéma de genre, réunis par un metteur en scène qui sait superbement filmer, à la fois doué pour regarder les visages et pour emballer une course haletante à travers des ruelles. Ces qualités sont ici mises au service d’un propos qui touche une vérité délicate et n’a donc absolument pas l’innocence du cinéma d’action. C’est une place un peu impossible que revendique le réalisateur : on pourra toujours lui dire qu’il est trop dans l’efficacité et pas assez dans la subtilité de l’analyse politique. Qu’il veut trop tenir le spectateur en haleine pour pouvoir lui donner, en même temps, un point de vue critique sur ce qu’il voit. C’est vrai. Mais avec sa façon de n’être ni uniquement dans le cinéma d’auteur ni uniquement dans le cinéma commercial, Hany Abu-Assad signe un film captivant, qui réussit à rappeler la violence de son propos dans son tout dernier plan. De quoi vous donner à réfléchir pour de bon après un bon moment de cinéma. Frédéric Strauss, Télérama, mai 2013

SMALL IS BEAUTIFUL Agnès FOUILLEUX France, 2010, 1 h 46

Pourquoi, comment et au profit de qui la production agricole s’est-elle industrialisée au point de désertifier les campagnes, d’empoisonner l’eau et les sols, de stériliser les paysages, de confisquer les semences et d’affamer des millions de paysans dans le monde ? Small is Beautiful nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture face auxquels des résistances commencent à apparaître.

Un film utile, engagé et accessible Small is Beautiful donne à comprendre. On suit un agriculteur, un jardinier, un apiculteur. Ils mettent la main au sol pour nous montrer comment ça marche, comment la terre est asphyxiée par les pesticides, herbicides, en alternant discours et travaux pratiques, pour suggérer que le modèle dominant n’est pas une fatalité. Jean-Luc Douin, Le Monde, nov. 2010 4

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du 13 au 19 novembre, re(voir) Jeudi 14 novembre à 20 h 30, séance présentée par Pascal-Alex Vincent.

Mardi 19 novembre à 18 h 30, Séance présentée par Emmanuelle Marcelot, en charge des dispositifs d’éducation à l’image à l’Apollo.

Pascal-Alex Vincent a longtemps travaillé dans la distribution du cinéma japonais avant d’être cinéaste. Il est l’auteur du film Donne-moi la main et d’un documentaire sur l’artiste japonais Akihiro Miwa.

FRANKENSTEIN

VOYAGE À TOKYO YA S U J I R O O z u

États-Unis, 1931, 1 h 17, version originale sous-titrée, avec Boris Karloff

Tokyo Monogatari, Japon, 1953, 2 h 15, vo sous-titrée, avec Chishu Ryu, Setsuko Hara

Persuadé qu'il est capable de rivaliser avec la puissance divine, le docteur Henry Frankenstein façonne une créature humaine à partir de membres épars recueillis dans les cimetières…

Un couple âgé entreprend un voyage pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, les parents s’avèrent bientôt encombrants…

Frankenstein, la voie du cinéma fantastique.

Une méditation sur l’ancien et le nouveau Japon.

Frankenstein condense les aspects visuels qui deviendront les clichés du cinéma fantastique : tour lugubre, brume inquiétante, laboratoire insensé, couloirs biscornus, assistant bossu et jeune femme effarouchée. Les fulgurances visuelles demeurent intactes. Quand Boris Karloff arrive à reculons dans le laboratoire et se retourne lentement pour présenter son visage sinistre et pathétique, on ressent encore ce petit frisson jubilatoire ! Anne Dessuant, Télérama, juil. 2012

Ozu bâtit ses histoires et ses personnages avec une minutie qui touche profondément le spectateur. Plan après plan, il parvient à faire ressentir l’inexorable : la vieillesse, l’éloignement, l’abandon des mœurs traditionnelles, la mort. L’admirable reconstitution de la réalité à l’écran nous force à l’accepter comme s’il s’agissait de la vie elle-même. Bouleversant, Voyage à Tokyo reste l’une des œuvres les plus accessibles, les plus fascinantes et les plus abouties d’Ozu. Le spectateur pense aller voir un film japonais et assiste à une cérémonie universelle! Michel Grisolia, Le Nouvel Observateur, fév. 1978

Ce film est programmé dans le cadre du dispositif d'éducation à l'image Collège au cinéma qui permet aux élèves de découvrir des œuvres en salle et de se constituer, grâce au travail pédagogique d'accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, les bases d'une culture cinématographique. L'Apollo coordonne le dispositif dans l’Indre depuis 1998. Chaque année, plus de 1400 élèves découvrent des œuvres contemporaines ou du répertoire.

du 13 au 19 novembre

Mardi 19 novembre à 20 h 45

BLUE JASMINE

Rencontre avec la comédienne Clotilde Hesme à l’issue de la projection de

Woody ALLEN

ANGÈLE ET TONY

États-Unis, 2013, 1 h 38, v.o sous-titrée, avec Cate Blanchett, Alec Baldwin, Sally Hawkins

Alix DELAPORTE

Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa sœur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

Une fable virtuose, où la drôlerie cède peu à peu à une noirceur inouïe. L’irrésistible dans le personnage de Jasmine, c’est qu’elle est non pas folle, mais l’exagération – légère – de névroses très partagées aujourd’hui. Chacun pourra se reconnaître un tant soit peu. Envers elle, Woody Allen le fabuliste se fera cruel comme il ne l’a jamais été avec aucune de ses héroïnes – c’est pourquoi la solidité de Cate Blanchett sont si indispensables. À l’évidence, il s’en prend, à travers Jasmine, à notre époque, avec le regard sans pitié de celui qui en a connu d’autres. Bourgeoise cousue de fil blanc, petite grande dame de pacotille, la belle semble s’approcher toujours plus près du précipice. Louis Guichard, Télérama, septembre 2013 6

James WHALE

France, 2011, 1 h 27, avec Clotilde Hesme, Grégory Gadebois, Évelyne Didi Un port de pêche en Normandie. Angèle a de bonnes raisons de se construire une nouvelle vie lorsqu’elle débarque dans celle de Tony, marin pêcheur en quête de sentiments…

Une aventure d'amour presque ordinaire qui s'envole entre réalisme romantique et drame social. Clotilde Hesme sera sur la scène d’Équinoxe le lundi 18 novembre à 20 h 30 et le mardi 19 à 20 h dans la pièce Lear is in Town de Frédéric Boyer et Olivier Cadiot, mis en scène par Ludovic Lagarde. Remarquée par le réalisateur Jérôme Bonnell, Clotilde Hesme tourne dans Le Chignon d'Olga en 2002 puis Philippe Garrel la dirige dans des courts métrages avant de lui proposer un rôle dans Les Amants réguliers. Sa carrière démarre réellement en 2007 avec Les Chansons d'amour de Christophe Honoré pour lequel elle est nommée au César du Meilleur espoir féminin en 2008 mais c’est avec Angèle et Tony qu’elle obtient la récompense en 2012, le film qu’elle a choisi de nous présenter ce soir puisqu’elle entreprend un nouveau film avec la réalisatrice Alix Delaporte…

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Mardi 26 novembre à 20 h 45, Semaine des prisons Une séance proposée avec le Groupe local de concertation Prison, en présence de Dominique Pierre, chargé de mission Télémédecine, et du Docteur Marie-Josée Dagouri, responsable du Secteur Pénitentiaire à l'Agence Régionale de Santé, ainsi que d’un responsable des Unités Médicales de Châteauroux et Saint Maur.

ÊTRE LÀ

de

poche

la programmation jeune public

Mercredi 30 octobre à 14 h 30, jeudi 31 à 10 h

Le Voleur de bicyclette de VITTORIO DE SICA

Régis SAUDER

Ladri di biciclette, Italie, 1948, 1 h 25, noir et blanc, version française, à partir de 8 ans

France, 2011, 1 h 37, avec Sophie Sirère, Aude Daniel, Marion Ternaux Elles sont psychiatres, infirmières ou ergothérapeutes à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille et reçoivent des détenus devenus patients le temps du soin. Elles sont là pour aider des hommes en souffrance, fussent-ils incarcérés.

Un documentaire juste et sensible sur la vie en prison. C'est sur ces femmes qui opposent à la logique écrasante de l'institution leur écoute, leur patience, leur engagement opiniâtre que Régis Sauder braque sa caméra. Sur leurs visages vient s'inscrire la souffrance, la tension, la violence dont témoigne la parole des patients. En confrontant leur parole à celle des détenus, le film interroge avec justesse le rapport entre l'individu, la société et la prison. Isabelle Regnier, Le Monde, nov. 2012

du 20 au 26 novembre

SALVO Fabio GRASSADONIA et Antonio PIAZZA Prix Semaine de la critique festival de Cannes 2013 Italie, France, 2013, 1 h 48, v.o sous-titrée, avec Saleh Bakri, Sara Serraiocco

Salvo est un homme de main de la mafia sicilienne, solitaire, froid, impitoyable. Alors qu’il s’introduit dans une maison pour éliminer un homme d’une bande rivale, il découvre Rita. La jeune fille est aveugle et assiste impuissante à l’assassinat de son frère…

Une œuvre tactile sur la relation entre un assassin et la sœur d’une de ses victimes. Rarement, le « point de vue » de l’aveugle n’a été si justement montré. La caméra se concentre sur Rita, son visage, ses yeux qui roulent, ses sensations. Sa perception devient la nôtre, il faut deviner ce qui se passe. Les sons prennent soudain une importance capitale. La cécité physique de Rita a pour contrepoint la cécité morale de Salvo, elle est la métaphore d’une cécité générale. Le monde du tueur est celui de l’obscurité, de la claustrophobie. Porté par deux acteurs remarquables, ce beau film d’une grande maturité s’inscrit dans les codes balisés d’un genre pour mieux les subvertir et prendre peu à peu un discrète dimension métaphysique. J-D. Nuttens, Positif, nov. 2013 8

l’argent

Antonio Ricci, un ouvrier, habite la périphérie de Rome avec sa femme Maria et ses deux enfants. Chômeur depuis deux ans, on lui offre un emploi de colleur d’affiches à la condition qu’il possède une bicyclette. La sienne est au Mont-de-piété. Il décide de la récupérer et met en gage les draps du ménage en échange. Mais à peine a-t-il commencé son travail qu’un jeune homme lui vole sa précieuse bicyclette… Suivi de son fils Bruno, Antonio part à sa recherche au milieu de la foule romaine…

Jusqu’au 2 novembre

Qui voilà ? de JESSICA LAURÉN Suède, 2011, 32 minutes, animation, 8 histoires, à partir de 2 ans, tarif unique : 3,20 euros

Au sein d’un univers aux couleurs pastel, la petite Nounourse et ses amis s’amusent, jouent, se bagarrent et se réconcilient les uns avec les autres. Les histoires abordent chacune un thème différent en lien avec la vie réelle et les questions des petits : qui est seul ? Qui n’arrive pas à dormir ? Pourquoi le chat est-il tout jaune alors que ses parents non ?

Jusq’au 11 novembre

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill de M. BORÉAL et T. CHATEL France, 2013, 1 h 15, animation, à partir de 5/6 ans,

Jean fait sa rentrée à la grande école. Quand la maîtresse demande à chaque enfant la profession de ses parents, il réalise qu’il n’est pas comme les autres, s’inquiète et invente une réponse :« ma maman, elle est secrétaire ». En fait, elle est tout le temps en voyage…

du 13 au 24 novembre

Léo et Fred de PÁL TÓTH

Hongrie, 1987, 41 minutes, animation, sans dialogue, à partir de 3 ans, tarif unique : 3,20 euros

Léo le lion et Fred le dompteur présentent ensemble de fabuleux numéros de cirque et vivent dans la même roulotte. Très complices, même si Léo donne du fil à retordre à Fred, ils sont à la fois farfelus et attachants. Ils nous entraînent tout au long de leur carrière dans un quotidien riche en surprises !

Mercredi 20 novembre à 10 h, Journée des Droits de l’Enfant La Ville de Châteauroux et le cinéma l’Apollo vous invitent à la séance de

Pinocchio de H. LUSKE et B. SHARPSTEEN pour le Studio Disney États-Unis, 1940, 1 h 24, animation, version française, à partir de 5 ans

Dans un petit village, un vieux sculpteur nommé Geppetto vit seul avec son chat Figaro et Cléo, un poisson rouge. Fabricant de jouets, il crée une marionnette qu’il baptise Pinocchio. Son souhait le plus cher, n’ayant pas d’enfant, est que cette marionnette devienne un vrai petit garçon. Durant la nuit, son vœu se réalise… La Fée Bleue a donné vie au pantin… Réservation impérative auprès d’Agnès Rabaté : 02 54 60 99 97, au plus tard le vendredi 8 novembre. 9


Séances le film débute à l’horaire indiqué

Séances

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 31 1er 2 3 4 5

du 30 oct. au 5 novembre 30

Un château en Italie (1 h 44, page 3) 18 h 30

14 h

et 20 h 45

en sortie nationale

Gabrielle (1 h 44, page 2)

18 h 30 18 h 30

La Vie d’Adèle (2 h 59, page 4)

20 h 45 20 h 45

Le Voleur de bicyclette (1 h 25, p. 9) 14 h 30 Qui voilà ? (32 minutes, page 9)

17 h

20 h 15

18 h 30 12 h 15 et et 20 h 45 18 h 30 14 h

20 h 45

14 h

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 13 14 15 16 17 18 19

Blue Jasmine (1 h 38, page 6)

18 h 30

Omar (1 h 37, page 5) La Vie d’Adèle (2 h 59, page 4)

16 h

La Vie d’Adèle (2 h 59, page 4)

17 h 30 14 h 18 h 30

Angèle et Tony (1 h 27, page 7)

20 h 45

14 h 18 h 30 et 20 h 45

et 20 h 45 14 h et 20 h 45

17 h 30 18 h

Frankenstein (1 h 17, page 7)

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 6 7 8 9 10 11 12

20 h 45

20 h 15

20 h 45 20 h 30

20 h 45 12 h 15

16 h 15

Un château en Italie (1 h 44, page 3) 18 h 30 18 h 30 18 h 30 20 h 45

Omar (1 h 37, page 5)

17 h

14 h 45 14 h 30

Léo et Fred (41 minutes, p.9)

du 6 au 12 novembre

14 h 20 h 45 et 20 h 45 18 h 30

Voyage à Tokyo (2 h 15, page 6)

10 h

16 h 30 15 h 30

Ma maman est en Amérique (1h 15, p. 9) 10 h 30

17 h et 20 h 45

du 13 au 19 novembre

17 h

18 h 30 12 h 15

15 h

15 h

15 h

Jeudi 14 novembre à 20 h 30 : re(voir) Voyage à Tokyo de Yasujiro Ozu, présenté par Pascal-Alex Vincent, réalisateur, spécialiste du cinéma japonais. Mardi 19 novembre à 18 h 30 : Frankenstein de James Whale, présenté par Emmanuelle Marcelot, en charge des dispositifs d’éducation à l’image au cinéma l’Apollo. Mardi 19 novembre à 20 h 45 : carte blanche à Clotilde Hesme. La projection d’Angèle et Tony de Alix Delaporte sera suivie d’une rencontre avec la comédienne.

17 h 30 20 h 15

Small is Beautiful (1 h 46, page 4)

20 h 30

15 h 14 h 30 16 h Ma maman est en Amérique (1h 15, p. 9) 15 h Mardi 12 novembre à 20 h 30 : Mois de l’Économie Sociale et Solidaire, la projection du film documentaire Small is Beautiful de Agnès Fouilleux sera suivie d’une discussion avec Catherine Chenivesse, présidente de l’AMAP Berry.

Prochainement

du 20 au 26 novembre Le Médecin de famille (1 h 33, 4e de couv.)

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 20 21 22 23 24 25 26 18 h 30 18 h 30 18 h 30 20 h 45 et et 20 h 45 20 h 45

Salvo (1 h 48, page 8)

20 h 45

14 h

17 h

17 h

14 h 12 h 15 et et 20 h 45 18 h 30

20 h 15 18 h 30

Être là (1 h 37, page 8)

20 h 45

Pinocchio (28 minutes, page 9)

10 h

La Vénus à la fourrure de Roman Polanski, avec Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric, Sélection officielle en compétition festival de Cannes 2013.

Léo et Fred (41 minutes, p.9)

15 h

Inside Llewyn Davis de Ethan et Joel Coen, avec Oscar Isaac et Carey Mulligan, Sélection officielle en compétition festival de Cannes 2013.

Mercredi 20 novembre à 10 h : Journée des Droits de l’Enfant, la Ville de Châteauroux et le cinéma l’Apollo vous invitent à la séance de Pinocchio. Réservation impérative auprès d’Agnès Rabaté : 02 54 60 99 97, au plus tard le vendredi 8 novembre.

Henri de Yolande Moreau, avec Miss Ming et Pippo Delbono, Sélection Quinzaine des réalisateurs festival de Cannes 2013. Suzanne de Katell Quillévéré, avec Sara Forestier et Adèle Haenel, Sélection Semaine de la Critique festival de Cannes 2013. Le Géant égoïste de Clio Barnard, avec Conner Chapman et Shaun Thomas, Sélection Quinzaine de festival festival de Cannes 2013 ; Sélection officielle en compétition festival du film britannique de Dinard 2013. l’apollo est géré par l’association AGEC Équinoxe.

l’apollo est subventionné par la Ville de Châteauroux et reçoit les aides du CNC, de la DRAC Centre, de la région Centre et du département de l’Indre.

15 h

15 h

Mardi 26 novembre à 20 h 45 : Semaine des prisons. Être là de Régis Sauder sera suivi d’un échange avec Dominique Pierre, chargé de mission Télémédecine, et le Docteur Marie-Josée Dagouri, responsable du Secteur Pénitentiaire à l’Agence Régionale de Santé, ainsi que d’un responsable des Unités Médicales de Châteauroux et Saint-Maur.

l’apollo est soutenu par

Retrouvez la sélection musicale de radio Balistiq en attendant votre film en salle.

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On aimerait partager avec vous… du 20 au 26 novembre

LE MÉDECIN DE FAMILLE Lucía PUENZO Sélection officielle Un certain regard festival de Cannes 2013 Walkoda, Argentine/France, 2013, 1 h 33, v.o sous-titrée, avec Alex Brendemühl, Natalia Oreiro Patagonie, 1960. Un médecin allemand rencontre une famille argentine sur la longue route qui mène à Bariloche où Eva, Enzo et leurs trois enfants s’apprêtent à ouvrir un hôtel au bord du lac Nahuel Huapi…

Un conte gothique troublant. Sous le nom d’une figure légendaire des premiers habitants de Patagonie (Walkoda, titre original du film), Lucía Puenzo a caché un film profondément troublant, un conte gothique construit autour d’une des figures les plus dignes de haine et de mépris de l’histoire contemporaine. Racontée par Lilith, une fillette de douze ans qui a l’air d’en avoir neuf, cette histoire dévoile lentement son propos – la perpétuation du mal à travers l’espace et le temps. La dispersion des dignitaires nazis en Amérique du Sud a toujours fasciné les scénaristes. Ils se sont attachés aux péripéties de la cavale des criminels, à la fortune ou à l’infortune de leurs poursuivants. Lucía Puenzo, qui a écrit le scénario à partir de son propre roman, renverse la perspective. La présence d’un groupe nazi, qui exerce son hégémonie sur la colonie argentino-allemande de Bariloche, pollue les cœurs et les esprits. Cette influence s’exerce jusque dans les sphères les plus intimes. Helmut Gregor entreprend de « soigner » Lilith de sa petite taille et, découvrant qu’Eva est enceinte de jumeaux, lui témoigne un intérêt obsessionnel. Très tôt dans le film, plusieurs indices ôtent tout doute quant à l’identité du médecin, c’est Josef Mengele, qui charrie avec lui ses théories abjectes, ses pratiques expérimentales criminelles. La présence de Mengele à Bariloche au moment de la capture d’Adolf Eichman par les services secrets israéliens n’est pas avérée. Sur cette hypothèse, Lucía Puenzo a construit sa fiction. Plutôt que d’illustrer la nature abjecte du fugitif par des séquences horrifiques, Lucía Puenzo choisit la voie de l’inquiétude. Elle fait d’Enzo, le père de famille qui tente d’affronter le médecin, un artisan qui fabrique des poupées. Les corps incomplets, les visages inexpressifs qui attendent leurs yeux de verre, suffisent à évoquer le crime, pendant que les paysages hivernaux de Patagonie renvoient les personnages au territoire originel des criminels, à leur romantisme dévoyé. Dans le rôle d’Helmut Grego, l’acteur catalan d’origine allemande Alex Brendemühl impose une présence quasi inhumaine qui devient presque insupportable. Jusqu’au dénouement, qui, lui, reste fidèle à l’histoire : Mengele a fui l’Argentine pour le Paraguay, où il s’est noyé en 1979. Thomas Sotinel, Le Monde, mai 2013

30.10 au 26.11 2013  

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