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apollo cinéma l’

maison de l’image

programme juin-juillet 2014 du 4 juin au 15 juillet 2014

cinéma apollo • 4, rue Albert 1er • 36000 Châteauroux


du 4 au 10 juin

du 4 au 10 juin

CONVERSATION ANIMÉE AVEC NOAM CHOMSKY

DANCING IN JAFFA Hilla MEDALIA Israël/États-Unis, 2013, 1 h 24, v.o sous-titrée

Michel GONDRY

Né à Jaffa en 1944, Pierre Dulaine a vécu longtemps à l'étranger. Après une carrière internationale accomplie de danse en couple, Pierre retourne à Jaffa pour réaliser son rêve : faire danser ensemble des enfants juifs et palestiniens pour rapprocher les communautés…

Is The Man Who Is Tall Happy ? An Animated Conversation with Noam Chomsky, France, 2013, 1 h 28, v.o sous-titrée, animation, documentaire

Conversations avec le linguiste et philosophe américain Noam Chomsky sur sa vision du monde, de l'homme et de tout ce qui l’entoure, dans une série d'interviews avec Michel Gondry, animées à la main par ce dernier.

Acceptation et reconnaissance de l'autre, ouverture et esprit de tolérance forment le socle de la démarche humaniste du professeur. Un film touchant. L'initiative est filmée dans sa continuité, de l'arrivée de Dulaine à Jaffa au championnat de danses de salon. Aucun commentaire, mais des petites cartouches sur la situation politique et sociale de la ville, ainsi que sur chacune des cinq écoles approchées par le maître de danse. C'est clair, limpide et, du coup, instructif. C'est aussi prenant qu'une fiction. Tout en suivant Dulaine pas à pas, la réalisatrice transmet ses doutes, ses joies, ses colères, ses déceptions… Offrez-vous un tour. Vous verrez, c'est épatant. Christophe Carrière, L’Express, avril 2014

Une rencontre entre le linguiste et militant américain et le cinéaste et bricoleur français qui porte ses fruits, en pensée et en images. Filmé avec une caméra Bolex 16 mm, ce documentaire animé à la main, est l’une des plus excitantes expériences de cinéma scientifique menées ces dernières années. Les moyens manifestement très modestes de cette production sont une option libre et personnelle, qui devient le levier même dont le film se sert pour nous propulser, et lui avec, dans un monde presque enfantin de bulles et de gribouillis, de croquis aux couleurs primaires et de dessins tracés d’un trait. Sommaires mais efficaces, ces animations donnent toute sa forme, humble et ludique, au projet, qui vient appuyer, illustrer, exemplifier et parfois chatouiller la parole de Noam Chomsky. Gondry met en scène les idées du penseur avec une fraîcheur pédagogique, qui cherche en même temps à tracer un profil humain… Olivier Séguret, Libération, avril 2014

du 4 au 10 juin

LES AMANTS ÉLECTRIQUES Bill PLYMPTON Cheatin', États-Unis, 2013, 1 h 16, animation, v.o sous-titrée

Tarifs

Jake et Ella se rencontrent dans un accident d'auto-tamponneuse et s'éprennent follement l'un de l'autre. Mais c'est sans compter le machiavélisme d'une garce qui sème le trouble chez les amoureux transis. Jusqu'où la jalousie la mènera-t-elle ? Entre envie de meurtres, tromperies en tout genre et un peu de magie, Jake et Ella sauront-ils surmonter leur rancœur ?

Tarif plein : 6,80 euros ; Tarif réduit : 5,80 euros (abonnés Équinoxe-Scène Nationale, famille nombreuse, plus de 60 ans) et pour tous le mercredi et le lundi. Tarif réduit demandeurs d’emploi/RSA/Allocation Adultes Handicapés : 3,20 euros Moins de 18 ans/étudiants : 4,00 euros Films pour enfants d’une durée de moins d’une heure : 3,20 euros pour tous Le mardi à 12 h 15, le dimanche à 20 h 15 : 3,50 euros la séance Scolaires, centres de loisirs : 2,50 euros (sur réservation : Agnès Rabaté, 02 54 60 99 97). l’apollo accepte les Ciné-chèques.

Romantisme, désir, manque, fureur : l'aspect le plus étonnant de ce film, c'est qu'il parle vraiment de l'amour et de ses blessures !

Abonnement

10 euros pour un an. Une carte qui vous permet : de recevoir le programme mensuel à

Renseignements Tél. programme : 02 54 60 18 75 Tél. administration : 02 54 60 18 34 – Fax : 02 54 60 18 16 Site internet : apollo-maisondelimage.org Photographie de couverture : Jimmy’s Hall de Ken Loach, Le Pacte 2

impression : Color 36

votre domicile ; d’acheter des tickets d’une valeur de 4,40 euros par chéquier de 5 (22 euros), valables un an, utilisables à toutes les séances ; de bénéficier du tarif réduit à Équinoxe-La Scène Nationale (sur présentation de votre carte d’abonné).

Le film se révèle un délirant happening graphique. Les personnages sont comme pétris, déformés, recrachés : des versions turgescentes et hypersexuées d'êtres humains, des « monstres » à la fois grotesques et gracieux, qui reflètent l'angoisse et la fascination goguenarde de l'artiste pour ses semblables. Tout est à l'avenant : cocasse, hybride et dérangeant. Les sentiments se projettent en de belles séquences fantasmagoriques : machines infernales, cupidons fessus, tueurs à la Tex Avery… Cécile Mury, Télérama, avril 2014 3


du 4 au 17 juin

du 18 juin au 1er juillet

D’UNE VIE À L’AUTRE

MAÏDAN

Georg MAAS

Sergeï LOZNITSA

Zwei Leben, Allemagne/Norvège, 2013, 1 h 37, v.o sous-titrée, avec Juliane Köhler, Liv Ullmann

Sélection officielle séance spéciale festival de Cannes 2014 Ukraine/Pays-Bas, 2014, 2 h 07, v.o sous-titrée

Europe 1990, le mur de Berlin est tombé. Katrine vit en Norvège depuis 20 ans. Elle est l’enfant d’une norvégienne et d’un soldat allemand, née pendant la Seconde Guerre Mondiale, enlevée à sa mère pour être placée dans un Lebensborn… Quand un avocat lui demande de témoigner dans un procès contre l’État norvégien au nom de ces « enfants de la honte », curieusement, elle refuse. Progressivement de lourds secrets refont surface…

Georg Maas orchestre ce thriller historique et psychologique, qui traite de l'identité et de la vérité avec finesse et s'appuie sur une distribution de haute volée. Ce thriller politique s’attaque au scandale méconnu des Lebensborn et lève le voile sur la condition douloureuse d’enfants issus d’amours réprouvées. La vérité sur l’identité de Katrine se révèlera par strates. À ce titre, le film, dans sa progression discontinue, est plutôt original. Basé sur des faits réels et bien documenté, il aborde également le rôle des agents de la Stasi, les mensonges sur lesquels était bâtie leur vie. Sandrine Marquès, Le Monde, mai 2014

Après My Joy et Dans la brume, Sergeï Loznitsa revient à ses premières armes, le documentaire. « L'Ukraine n'est pas encore morte », c’est la première phrase de l'hymne national, révélatrice du climat de tension auquel font face les habitants ukrainiens depuis 2013. Le documentaire mené par Sergeï Loznitsa revient sur les évènements qui ont conduit à la destitution du président Victor Ianoukovitch le 22 février 2014, et de fait à la libération de l'ancienne opposante au régime, Ioulia Timochenko, emprisonnée durant deux ans et demi pour abus de pouvoir. Extrait du dossier de presse

Du 11 au 17 juin

du 18 au 24 juin

MAPS TO THE STARS

BIRD PEOPLE

David CRONENBERG

Pascale FERRAN

Sélection officielle en compétition festival de Cannes 2014 Canada/États-Unis/France/Allemagne, 2014, 1 h 51, v.o sous-titrée, avec Julianne Moore, Mia Wasikowska, John Cusack et Robert Pattinson. Attention : le film est interdit aux moins de 12 ans.

Sélection Un certain regard festival de Cannes 2014 France, 2014, 2 h 08, avec Anaïs Demoustier, Josh Charles, Roschdy Zem

Pourquoi dit-on qu’Hollywood est la ville des vices et des névroses, des incestes et des jalousies ? La ville des rêves fait revivre les fantômes et promet surtout le déchaînement des pulsions et l’odeur du sang…

« Dans le monde d’Hollywood, c’est la gloire qui est la vraie liberté ». Le monde du cinéma est incestueux en ce qu’il est très limité. C’est un tout petit groupe de gens qui ne cessent de se rencontrer, dans les mêmes restaurants, les même quartiers, les festivals. Tout le monde a les mêmes problèmes, les mêmes discussions, les mêmes centres d’intérêt. Et Hollywood est une communauté incroyablement petite. L’inceste est dans le business, la sensibilité et la créativité. Les films produits semblent être le fruit d’une union incestueuse. David Cronenberg

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De novembre 2013 à mars 2014, Sergeï Loznitsa a filmé Maïdan, la place centrale de Kiev. C'est là que des citoyens de tous âges et de toutes les confessions se sont rassemblés pour protester contre le régime du président Ianoukovitch, jusqu’à sa démission, fin mars.

En transit dans un hôtel international près de Roissy, un ingénieur en informatique américain, soumis à de très lourdes pressions professionnelles et affectives, décide de changer radicalement le cours de sa vie. Quelques heures plus tard, une jeune femme de chambre de l’hôtel, qui vit dans un entre-deux provisoire, voit son existence basculer à la suite d’un événement très étrange.

Un voyage surnaturel avec Pascale Ferran. Bird people est le quatrième film de Pascale Ferran, dont le talent n'est plus à prouver. En 1994, elle gagne la Caméra d'or pour Petits arrangements avec les morts. En 1997, L’Âge des possibles remporte un beau succès critique et, en 2006, Lady Chatterley, récompensé du Prix Louis-Delluc et de cinq Césars, assure à la réalisatrice une place parmi les grands noms du cinéma indépendant. Trop rare sur les écrans, elle reste malgré tout très présente dans la presse par ses engagements en faveur du cinéma. 5


du 25 juin au 1er juillet

du 2 au 15 juillet, en sortie nationale

LES DRÔLES DE POISSONS-CHATS

JIMMY’S HALL

Claudia SAINTE-LUCE

Ken LOACH

Los insólitos peces gato, Mexique, 2013, 1 h 29, v.o sous-titrée, avec Ximena Ayala, Lisa Owen

Sélection officielle en compétition festival de Cannes 2014 Grande-Bretagne/France, 2014, 1 h 49, v.o sous-titrée, avec Barry Ward, Simone Kirby, Jim Norton

Claudia a 22 ans et vit seule dans une grande ville du Mexique. Une nuit, elle atterrit aux urgences pour une crise d’appendicite. Elle se lie d’amitié avec Martha, qui occupe le lit voisin.

Une comédie douce et triste, d’une musicalité tendre et poétique. Voici un drôle de titre qui colle bien à ce drôle de film ! C'est un univers à part, avec ses cachoteries, ses pitreries, sa gravité. C'est du vécu où on se brûle un peu les ailes en apprenant à les ouvrir. Si la réalisatrice est allée puiser dans ses jeunes années, ça n'a rien d'une autobiographie où l'on serait coincé comme dans un aquarium trop étroit. Ces poissons-chats, ce sont peut-être ces bancs d'humains tantôt dépendants des autres, tantôt indépendants… Une famille tumultueuse et soudée où on rigole de tout, de tous, sans commisération. Comme si cette rudesse était la première des politesses, presque synonyme de tendresse. Une manière élégante de ne pas s'apitoyer en misant sur la force des autres, plus que sur leurs faiblesses. Un film très beau, très généreux, très touchant. Cinémas Utopia

1932. Après un exil de dix ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s'occuper de la ferme familiale. L'Irlande qu'il retrouve, une dizaine d'années après la guerre civile, s'est dotée d'un nouveau gouvernement. Tous les espoirs sont permis… Suite aux sollicitations des jeunes du Comté de Leitrim, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l'Église ou les propriétaires terriens, décide de rouvrir le Hall, un foyer ouvert à tous où l'on se retrouve pour danser, étudier, ou discuter. À nouveau, le succès est immédiat. Mais l'influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes ne sont toujours pas du goût de tout le monde au village. Les tensions refont surface.

du 25 juin au 1er juillet

TRISTESSE CLUB Vincent MARIETTE France, 2014, 1 h 30, avec Ludivine Sagnier, Laurent Lafitte, Vincent Macaigne

Un antidote au conformisme et à la soumission au pouvoir.

Si vous aimez les jeux de pistes, les vieilles Porsche, les sœurs qui n'en sont pas, les pères pas vraiment morts, les lacs et leurs secrets : bienvenue au club.

Le projet de Jimmy’s Hall m’est parvenu grâce à un vieil ami, Donal O’Kelly, comédien et dramaturge que j’ai eu la chance de connaître au Nicaragua dans les années 80. Il y a un peu plus de trois ans, Donal a imaginé un spectacle associatif dans le comté de Leitrim avec des demandeurs d’asile, à mi-chemin entre une pièce et un ballet, liant leur calvaire à l’histoire de Jimmy Gralton, le seul Irlandais à avoir été expulsé de son propre pays sans procès, parce qu’il était considéré comme « immigré clandestin » en août 1933. L’envie de se consacrer corps et âme à un projet est toujours instinctive. Alors que je me documentais sur la vie de Jimmy, j’ai été frappé par la volonté collective d’ouvrir ce centre, construit par des bénévoles. Jimmy et ses camarades étaient résolus à bâtir un espace de liberté dans un pays de plus en plus autoritaire, dominé par l’idéologie de l’Église catholique. Ce qui m’a aussi bouleversé, c’est l’histoire de cet homme qui avait découvert le vaste monde, qui avait eu une vie bien remplie et qui, grâce à sa générosité, avait souhaité faire bénéficier de son apprentissage et de son expérience ce petit coin perdu, au fin fond de la campagne irlandaise, à 50 mètres du village où il était né. Il avait été soldat, marin, mineur, docker, chauffeur de taxi, serveur, et avait sans doute exercé bien d’autres métiers encore. Après avoir sillonné la planète, vécu les Années Folles aux États-Unis, puis la Grande Dépression des années 1930 et la détresse qui s’ensuivit dans le monde entier, il a, de toute évidence, connu la plus grande pauvreté et la pire des violences, mais il n’a visiblement jamais cédé au cynisme. Paul Laverty, à propos du scénario de Jimmy’s Hall

Portraits d’individus qui tentent de trouver un sens à leur existence dans une quête identitaire absurde et sans queue ni tête. Tristesse Club est de ces films construits essentiellement sur leurs personnages et les situations cocasses dans lesquelles ils évoluent. Vincent Mariette s’entoure pour l’occasion d’un trio de vedettes, le classieux Laurent Lafitte de la Comédie-Française, Ludivine Sagnier à la moue toujours boudeuse et Vincent Macaigne au regard bienveillant et à la voix rassurante qu’il retrouve après Les Lézards. Tous trois incarnent des personnages esseulés, dépressifs et insatisfaits. Arpentant les thématiques de la famille, l’enfance, la fratrie, l’abandon et le deuil, cette comédie mélancolique séduit par les changements qu’elle génère sur les personnages pour les faire aller de l’avant malgré eux. Nathalie Dassa, Cinéchronicle.com 6

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du 2 au 8 juillet

ADIEU AU LANGAGE Jean-Luc GODARD Sélection officielle en compétition festival de Cannes 2014 Suisse, 2014, 1 h 10, avec Héloïse Godet, Zoé Bruneau, Kamel Abdelli

Une femme mariée et un homme libre se rencontrent. Ils s'aiment, se disputent, les coups pleuvent. Un chien erre entre ville et campagne. Les saisons passent. L'homme et la femme se retrouvent. L'ancien mari fait tout exploser. Un deuxième film commence. Le même que le premier. Et pourtant pas. De l'espèce humaine on passe à la métaphore.

Poésie et déconstruction autour de la figure du couple. Adieu au langage ne cesse de souffler toutes sortes d’idées, souvent politiques, souvent artistiques, souvent philosophiques. Chacun des couples montrés en parallèle appartient à un thème, un ciel dominant, formalisé dans un cas sous le sceau de « Nature » et de « Métaphore » dans l’autre. Comme souvent chez le cinéaste, le scénario crypte ensemble des fragments littéraires, une lecture invinciblement politique du monde, des images invoquées (photos, tableaux, extraits de films) et un récit très intime. Olivier Séguret, Libération, juin 2013

l’argent

poche

de

La programmation jeune public Samedi 7 juin à 14 h 30

Cinéscapages

Projection des courts métrages réalisés par des élèves de la maternelle au lycée, 2 h avec entracte, tarif unique : 2,50 euros, à partir de 5 ans

Dans le cadre d’Escapages, des classes du département se sont lancées dans la réalisation d’un film court…C’est Cinéscapages, une action pédagogique et culturelle initiée par l’Atelier CANOPÉ 36 en direction des classes de la maternelle au lycée… Et aussi La Queue de la souris de Benjamin Renner, Le Bûcheron des mots de Izu Troin.

Pour prolonger le plaisir de lire, le faire partager et susciter de nouvelles écritures.

Jusqu’au 8 juin

Capelito et ses amis d e

Rodolfo PASTOR

8 films courts, Espagne, 2013, 40 minutes, animation, tarif unique : 3,20 euros, à partir de 3 ans

Notre champignon préféré et son nez magique sont de retour ! Au programme : L’Alchimiste ; Le Tricot ; Le Moustique ; Le Petit chat ; Les Martiens ; Le Piège ; La Potion magique ; Le Cirque.

du 14 au 22 juin

Petit à petit 4 films courts, France/Suède, 2007, 40 minutes, animation, tarif unique: 3,20 euros, à partir de 3 ans

Humour, poésie et tendresse pour « faire grandir les petits ».

du 9 au 15 juillet

Au programme: L’Enfant sans bouche; Les Pierres d’Aston; Les Abricots; Lola s’est perdue!

UNDER THE SKIN

Ciné-goûter bio : mercredi 18 juin à 15 h.

Jonathan GLAZER

Kérity la maison des contes d e

Sélection officielle Mostra de Venise 2013 Grande-Bretagne, 2013, 1 h 47, v.o sous-titrée, avec Scarlett Johansson, Jeremy McWilliams

Une extraterrestre arrive sur Terre pour séduire des hommes avant de les faire disparaître.

Un conte cruel à la Villiers de L'Isle-Adam. Scarlett Johansson dans la peau d’une extraterrestre envoûtante… Cheveux noirs, teint pâle, elle s’applique à prendre figure humaine en empruntant les vêtements d’une morte. Après quoi, elle va prendre la route et partir à la découverte des sensations, des émotions, des relations qui sont le lot ordinaire des habitants de la planète Terre. Under the Skin, tiré d’un roman de Michel Faber, a quelque chose d’un conte cruel de Villiers de L’Isle-Adam, sur une Ève non pas du futur mais venue d’ailleurs. Scarlett Johansson y joue une composition étonnante, très abstraite. Ce qu’elle vit chaque jour est une version science-fiction du métro-boulot-dodo, une mission asservissante qu’elle reproduit et qui consiste à fournir la matière première d’une entreprise : de la chair humaine ! Le Figaro, septembre 2013

du 25 au 29 juin

Dominique MONFÉRY

France, 2009, 1 h 20, animation, à partir de 6 ans

À sept ans, Nathanaël ne sait toujours ni lire ni écrire ! Il vient pourtant d’hériter d’une bibliothèque fabuleuse dont les héros des livres lui demandent son aide pour survivre…

Une histoire pleine de merveilleux, d’intelligence et de sensibilité.

du 2 au 15 juillet

Princesse Mononoké d e

Hayao MIYAZAKI

Japon, 1997, 2 h 15, animation, version française, à partir de 8 ans

Au XVe siècle, la forêt japonaise se dépeuple à cause de l’homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et blesse Ashitaka, futur chef du clan Emishi…

Une fresque épique qui mêle magistralement légendes ancestrales, récit d’initiation et message écologique.

du 5 au 13 juillet

Le Livre de la jungle

des Studios DISNEY

États-Unis, 1967, 1 h 18, animation, en version française, à partir de 5 ans

La panthère Bagheera découvre dans la jungle un jeune enfant abandonné. Elle le confie à une famille de loups qui l’élève… Alors que Mowgli a dix ans, le tigre Shere Kahn approche…

« Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux ». 8

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Séances le film débute à l’horaire indiqué

Séances

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 4 5 6 7 8 9 10

du 4 au 10 juin

Conversation animée 18 h 30 20 h 45 avec Noam Chomsky (1 h 28, page 2) Dancing in Jaffa (1 h 24, page 3)

14 h

20 h 45

Les Amants électriques (1 h 24, p. 3)

14 h et 20 h 45

17 h

20 h 45

17 h

20 h 15 18 h 30 12 h 15

18 h 30

20 h 45

Capelito et ses amis (40 minutes, p. 9) 15 h

Les Drôles de poissons-chats

18 h 30 20 h 45 18 h 30 20 h 45

Tristesse Club (1 h 30, page 6)

14 h 30

Samedi 7 juin à 14 h 30 : séance Cinéscapages, à la découverte des films réalisés par des élèves de la maternelle au lycée, dans le cadre d’Escapages, le prix littéraire de l’Indre.

Maïdan (2 h 07, page 5)

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 11 12 13 14 15 16 17

Black Coal (1 h 46, 4e de couv.) en sortie nationale

18 h 30 et 20 h 45

D’une vie à l’autre (1 h 37, page 4) Maps to the Stars (1 h 51, page 4)

14 h et 20 h 45

17 h

17 h

20 h 45 18 h 30 15 h

18 h 30

Petit à petit (40 minutes, page 9)

18 h 30 20 h 45 et 20 h 45 14 h

20 h 45 20 h 15

Jimmy’s Hall (1 h 49, page 7) en sortie nationale

20 h 15 18 h 30 12 h 15 et 20 h 45 17 h 15 h

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 2 3 4 5 6 7 8 18 h 30 14 h 14 h 20 h 45 et et et 20 h 45 18 h 30 20 h 45 20 h 45 18 h 30

17 h

17 h

20 h 15

Princesse Mononoké (2 h 15, page 9) 14 h 30

14 h 12 h 15 18 h 30 et 20 h 45 18 h 30 20 h 45 14 h 30

15 h

15 h

10 h 30

La fête du cinéma se poursuit jusqu’au mercredi 2 juillet.

15 h 45 15 h 45

Black Coal (1 h 46, 4e de couv.)

15 h 20 h 15 14 h 12 h 15 et et 20 h 45 20 h 45

20 h 45

Maïdan (2 h 07, page 5)

18 h 30

Petit à petit (40 minutes, page 9)

17 h

14 h 45

Le Livre de la jungle (1 h 18, page 9) 12 h 15 et 18 h 30

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 18 19 20 21 22 23 24

Bird People (2 h 08, page 5)

18 h 30

Adieu au langage (1 h 10, page 8)

du 9 au 15 juillet du 18 au 24 juin

14 h 18 h 30 et 20 h 45

La fête du cinéma, du dimanche 29 juin au mercredi 2 juillet… 3,50 euros la séance dès la 1re séance !

du 2 au 8 juillet du 11 au 17 juin

14 h et 20 h 45

20 h 45

Kérity la maison des contes (1h 20, p. 9) 15 h

15 h 45

Cinéscapages (2 h avec entracte, p. 9)

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 25 26 27 28 29 30 1er

(1 h 30, page 6) 18 h 30

18 h 30 20 h 45

D’une vie à l’autre (1 h 37, page 4)

du 25 juin au 1er juillet

18 h 30 18 h 30 14 h et et 20 h 45 20 h 45 15 h

20 h 45 17 h

17 h

15 h 45

Mercredi 18 juin à 15 h : ciné-goûter bio Petit à petit.

Jimmy’s Hall (1 h 49, page 7)

Mer. Jeu. Ven. Sam. Dim. Lun. Mar. 9 10 11 12 13 14 15 18 h 30 18 h 30 14 h 15 h et et et 20 h 45 20 h 45 20 h 45

Under the Skin (1 h 47, page 8)

20 h 45

Princesse Mononoké (2 h 15, page 9) Le Livre de la jungle (1 h 18, page 9)

10 h 15 h

17 h

17 h

20 h 15 18 h 30 20 h 45

18 h 15

14 h

15 h 12 h 15 et et 20 h 45 18 h 30

15 h 15 h

18 h 30 18 h 30

Fermeture annuelle du cinéma du mercredi 16 juillet au mardi 19 août, reprise des séances le mercredi 20 août. Parution du programme de la rentrée à la mi-août et dès la mi-juillet pour les abonnés… Rendez-vous aussi sur le site Internet apollo-maisondelimage.org. L’équipe du cinéma vous souhaite un bel été.

l’apollo est géré par l’association AGEC Équinoxe.

l’apollo est subventionné par la Ville de Châteauroux et reçoit les aides du CNC, de la DRAC Centre, de la région Centre et du département de l’Indre.

l’apollo est soutenu par

Retrouvez la sélection musicale de radio Balistiq en attendant votre film en salle.

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On aimerait partager avec vous… du 11 au 24 juin, en sortie nationale BLACK COAL DIAO Yinan Ours d’or, ours d’argent du meilleur acteur décerné à Fan Liao, festival de Berlin 2014 Bai Ri Yan Huo, Chine, 2013, 1 h 46, v.o sous-titrée, avec Fan Liao, Lun-mei Gwei

En 1999, un employé d’une carrière minière est retrouvé assassiné et son corps dispersé aux quatre coins de la Mandchourie. L’inspecteur Zhang mène l’enquête, mais doit rapidement abandonner l’affaire après avoir été blessé lors de l’interpellation des principaux suspects. Cinq ans plus tard, deux nouveaux meurtres sont commis dans la région, tous deux liés à l’épouse de la première victime. Devenu agent de sécurité, Zhang décide de reprendre du service. Son enquête l’amène à se rapprocher dangereusement de la mystérieuse jeune femme.

Film policier dans un paysage urbain hivernal, Black Coal est une référence évidente aux grands classiques du film noir américain. Je n’avais encore jamais vu de film du chinois Diao Yinan mais il avait une bonne réputation, parfaitement justifiée à la vue de Black Coal. Un polar à la sauce mandarine qui raconte la violence terrible de la société chinoise actuelle et qui n’est pas sans évoquer A Touch of Sin, le dernier Jia Zhang-ke. Un flic défroqué enquête sur deux affaires de meurtres à cinq ans de distance : chaque fois, on a découvert les morceaux de cadavres des victimes éparpillés façon puzzle. L’enquête amène notre héros vers une jeune femme sexy dont il tombe évidemment amoureux. Les figures du privé solitaire et de la femme fatale sont ici totalement refondues et revigorées au contact d’une Chine hivernale, grisâtre, écrabouillée entre la déréliction du communisme et les ravages du libéralisme. Tout cela est certes sombre, sordide, pousse-suicide, sauf que la mise en scène de Yinan est d’une puissance et d’une netteté de tous les instants. À chaque plan, quelque chose palpite, on est saisi, sans un instant de relâchement. Un sujet certes déprimant mais un film galvanisant… Serge Kaganski, Les Inrockuptibles, février 2014


04.06 au 15.07 2014