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L'ACOR est une association inter-régionale implantée dans six régions de l'Ouest de la France – Bretagne, Centre, Haute-Normandie et Basse-Normandie, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Elle regroupe des structures tournées vers la défense de l'art et essai et de la recherche dans le cinéma.

COMMUNIQUÉ Association des cinémas de l'ouest pour la recherche

N°02 Mercredi 5 mars 2014 p.1 et 2 > Du côté des adhérents p.3 > Soutiens ACOR p.4 > soutien ACOR | soutien GNCR p.5 > soutien GNCR | soutien ACID p.6 > soutien ACID | soutien AFCAE jeune public p.7 > soutien AFCAE jeune public | Infos distributeurs

Directeur de publication : Yannick Reix, président de l'ACOR • rédaction : Catherine Bailhache et Soizig Le Dévéhat • contact@lacor.info • www.lacor.info Avec le soutien du CNC et des DRAC des régions Centre, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, Bretagne, Haute-Normandie, Basse-Normandie

DU CÔTÉ DES ADHÉRENTS 15ème Festival international de cinéma asiatique de Tours au Studio du 17 au 26 mars 2014

Plus d'infos (à venir) sur le site du festival ici ou sur le site des Studio ici

Inédits et compétition ÉTÉ À QUCHI de Chang Tso-Chi (Taïwan • 2013) SONG OF SILENCE de Chen Zhuo (Chine • 2012) EL CONDOR PASA de Jeon Soo-Il (Corée • 2012) SCENERY de Zhang Lu (Corée • 2013) THE SUSPENDED STEP de Yang Xiao (Chine • 2013) OUR SUNHI de Hong Sang-Soo (Corée du Sud • 2013) NINGEN de Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti (Japon/Turquie/France • 2013)

> Rencontre avec les réalisateurs.

Avant premières UGLY de Anurag Kashyap (Inde • 2013) > Rencontre avec Amandine D’Azevedo, spécialiste du cinéma indien.

DÉTECTIVE DEE 2-LA LÉGENDE DU DRAGON DES MERS de Tsui Hark (Chine • 2014) LES TROIS SOEURS DU YUNNAN de Wang Bing (Chine • 2012) REAL de Kiyoshi Kurosawa (Japon • 2013)

Autour du Vietnam VIES DE SABLE de Nguyên Thanh Vân (Vietnam • 1999) LE SILENCE DES RIZIÈRES de Fleur Albert (France • 2006) > Rencontre avec Fleur Albert LA LUNE AU FOND DU PUITS de Nguyen Vinh Son (France/Vietnam • 2008) KOAN DE PRINTEMPS de Lu Ma Ho (Corée /France/Vietnam • 2013) et aussi démonstration de calligraphie vietnamienne, dégustation de thés, concert de jazz vietnamien avec le groupe Phù Sa Band.

Jeune public et scolaires LES PETITS CANARDS EN PAPIER trois courts métrages réalisés par Yu Zheguan (Chine • 1960 à 1980) + lecture de contes chinois LETTRE À MOMO de Hiroyuki Okiura (Japon • 2012) > En partenariat avec collège au cinéma 37

LE ROI DES SINGES DÉMASQUE LA SORCIÈRE de Te Wei, Lin Wen Xiao, Yan Dingxian (Chine • 1986)

PATÉMA ET LE MONDE INVERSÉ de Yasuhiro Yoshiura (Japon • 2014)

Autres LA COMPLAINTE DU SENTIER de Satyajit Ray (Inde • 1955) LE MONDE D’APU de Satyajit Ray (Inde • 1959) > présenté par Denis Jourdin. TRAP STREET de Vivian Qu (Chine • 2013) Photos : à droite de haut en bas : Ningen de Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti | Our Sunhi de Hong Sang-Soo | Ugly de Anurag Kashyap | Le Silence des rizières de Fleur Albert | Trap Street de Vivian Qu


Atmosphères 53 présente LES REFLETS DU CINÉMA ALLEMAND du 18 mars au 1er avril 2014 en Mayenne (53) Plus d'infos, programme, dossier de presse ici, programme complet ici, accréditation ici FILM D'OUVERTURE > D'UNE VIE À L'AUTRE de Georg Maas (2013 • Avant-première) FILM DE CLÔTURE > CHASSE FERMÉE de Franziska Schlotterer (2013 • Inédit) LES FILMS > ALMANYA de Yasemin Samdereli (2011) | COURS, LOLA, COURS de Tom Tykwer (1998) | EVERYONE ELSE de Maren Ade (2009) | GUERRIÈRE de David Wnendt (2011) | HANNAH ARENDT de Margarete von Trotta (2012) | HEAD ON de Fatih Akin (2004) | SOUL KITCHEN de Fatih Akin (2009) | HEIMAT I – CHRONIQUE D'UN RÊVE (part 1) de Edgar Reitz (2013) | HEIMAT II – L'EXODE (part 2) de Edgar Reitz (2013) | HELL de Tim Fehlbaum (2011 • Inédit) | L'AMOUR ET RIEN D'AUTRE de Jam Schomburg (2011) | L'ETRANGE PETIT CHAT de Ramon Zürcher (2013 • Avant-première) | L'ETRANGÈRE de Feo Aladag (2010) | L'INCROYABLE ÉQUIPE de Sebastian Grobler (2011) | L'IRRÉPARABLE de Lars-Gunnar Lotz (2013 • Inédit) | L'UN CONTRE | L'AUTRE de Jan Bonny (2007) | LA GRÂCE de Matthias Glasner (2012) | LE BRAQUEUR – LA DERNIÈRE COURSE de Benjamin Heisenberg (2010) | LES SOEURS VAMPIRES de Wolfgang Groos (2013 • Inédit) | LES VIVANTS de Barbara Albert (2012) | LORE de Cate Shortland (2012) | MARSEILLE de Angela Schanelec (2003) | MONTAG de Ulrich Köhler (2006) | NE M'OUBLIE PAS de David Sieveking (2012) | OH BOY de Jan Ole Gerster (2012) | PINGPONG de Matthias Luthardt (2006) | POUR TON ANNIVERSAIRE de Denis Dercourt (2013) | SEPTIÈME CIEL de Andreas Dresen (2008) | SHAHADA de Burhan Qurbani (2009) | SOUS TOI, LA VILLE de Christoph Hochhäusler (2010) | TORE TANZT de Katrin Gebbe (2013, Avant-première) | UN WEEK-END EN FAMILLE de Hans-Christian Schmid (2012) | WHOLETRAIN de Florian Gaag (2006) LA REPRÉSENTATION DE BERLIN AU CINÉMA | Présentation de Pierre Eisenreich ici 22 mars au Cinéville de Laval, en présence de P. Eisenreich LE TESTAMENT DU DOCTEUR MABUSE de Fritz Lang (1932) | LES ASSASSINS SONT PARMI NOUS de Wolfgang Staudte (1946)| SOLO SUNNY de Konrad Wolf (1979) | LES AILES DU DÉSIR de Wim Wenders (1987) L'EXPRESSIONNISME ALLEMAND | Présentation de Pierre Eisenreich ici 21 mars au Vox de Mayenne, soirée en présence de P. Eisenreich > LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI de Robert Weine (1920) | LE GOLEM de Paul Wegener / Carl Boese (1920) Ciné-concerts : > NOSFERATU LE VAMPIRE de Friedrich Wilhelm Murnau (1922) : 25 mars à 20h30 à Laval, 6par4. > METROPOLIS de Fritz Lang (1927) : Sam. 29 mars à 20h à Evron, Pôle culturel des Coëvrons. LE CINÉMA GAY ALLEMAND | Présentation de Stéphane Bouquet ici 24 mars au Cinéville de Laval, soirée en présence de Stéphane Bouquet L'ANNÉE DES TREIZE LUNES de Rainer W. Fassbinder (1978) | FREE FALL de Stephan Lacant (2013) RÉTROSPECTIVE | CHRISTIAN PETZOLD ici CONTRÔLE D'IDENTITÉ de Christian Petzold (2000) | YELLA de Christian Petzold (2007) | JERICHOW de Christian Petzold (2009) | BARBARA de Christian Petzold (2012) REFLETS DU COURT MÉTRAGE | plus d'infos ici et ici Sam. 15 et dim. 16 mars à Changé, Atelier des arts vivants. > Next Generation Short Tiger 2013 : Les meilleurs courts métrages des écoles allemandes de cinéma (Next Generation) et des gagnants des meilleurs courts métrages de moins de 5 minutes (Short Tiger Award). > Soirée allemande : sélection des meilleurs courts-métrages allemands réalisés entre 2011 et 2013 et choisis par le Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, le Goethe-Institut de Lyon et l'AG Kurzfilm.

CINÉMA EXPÉRIMENTAL | plus d'infos ici | 28 mars à 20h30 à Laval, L’Avant-scène. 30 ans de cinéma expérimental allemand en 13 films, réalisés entre 1982 à 2012, sélectionnés et présentés par Mire. WIM WENDERS | LA TRILOGIE DE L'ERRANCE | Présentation de Guy Fillion ici Soirée spéciale : 29 mars à 21h15 au Vox à Mayenne | En présence de Guy Fillion, professeur d’allemand et de cinéma. ALICE DANS LES VILLES de Wim Wenders (1974) RENCONTRE PROFESSIONNELLE : LA DIFFUSION DES OEUVRES « ATYPIQUES » 27 mars, Avant-scène – Laval. Ouvert au public. Entrée libre. Les festivals des 3 continents de Nantes, Premiers Plans d'Angers et Reflets du cinéma lancent un cycle de rencontres professionnelles. Le festival Reflets du cinéma ouvre ce cycle par une rencontre autour de la question de « la diffusion des oeuvres audiovisuelles et cinématographiques atypiques ». Rencontre en présence de Grégory Tilhac (Aramis Films), Simon Lehingue (Independencia), Antoine Glémain (Atmosphères Production), Jean-Marc Allaine (Réalisateur), Sarah Derny (ACID – Association du cinéma indépendant pour sa diffusion).

Et aussi des ateliers, séances spéciales, scolaires et jeune public, des expositions et diverses animations tout au long du festival.

Photos de haut en bas : Alice dans les villes de W. Wenders, Hell de T. Fehlbaum, les Vivants de B. Albert, le Cabinet du Docteur Caligari de R. Weine, les Soeurs vampires de W.Groos


••• SOUTIEN ACOR ••• / SOUTIEN GNCR LES TROIS SOEURS DU YUNNAN de Wang Bing Chine • 2013 • 2H33 • les Acacias • 16 avril 2014 | Festival des 3 Continents 2012 : Montgolfière d'Or et Prix du public | Venise 2012 : Prix Orizzonti |

• Edition d'un document d'accompagnement GNCR • Plus d'infos sur le site du distributeur ici • Centre Pompidou, du 14 avril au 26 mai : WANG BING – JAIMES ROSALES, Cinéastes en correspondance > rétrospective intégrale et une exposition inédites de Wang Bing • A cette occasion, paraîtra ALORS, LA CHINE un livre d’entretiens avec Wang Bing par Emmanuel Burdeau et Eugenio Renzi aux Editions Les Prairies Ordinaires. Alors que leur père est parti en ville pour chercher du travail, Ying,10 ans, s’occupe seule de ses sœurs Zhen, 6 ans, et Fen, 4 ans. Trois jeunes sœurs vivent dans les montagnes de la Province du Yunnan, une région rurale et isolée, loin du développement des villes.

Dans le cadre du soutien au film > l'ACOR a réalisé un entretien (bientôt en ligne) avec Alain Bergala autour du film (dans le cadre d'un échange initié au moment de la sortie de Fengming et le Fossé en 2012) > l'ACOR a demandé son avis sur le film à Charlotte Serrand (extraits ci-dessous). Intégralité du texte sur le site de l'ACOR ici Passer les grilles de l’usine en démantèlement Tie Xie (A l’ouest des rails, 2003), s’emmurer dans un asile (’Til madness do us part, 2013), faire remonter le récit de la répression dans les camps maoïstes (Fengming, Chronique d’une femme chinoise, 2007). Toucher la mort avec sa caméra, comme Orphée avec sa lyre, et nous rapporter les images et les paroles de mondes infernaux, de mondes que nous ne soupçonnons pas, sans se retourner, afin de ne pas les perdre. Ce pourrait être la démarche de Wang Bing, démarche qui est également au coeur de Les Trois Soeurs du Yunnan, descente aux Enfers ascensionnelle. […] Un quotidien parmi les porcs et les poules, dans les râles, dans la grisaille et l’humidité des hauts plateaux, dans une couche partagée. Livrées à elles-mêmes, elles sont à la fois mères, nourrices, paysannes, chargées de fardeaux, souriantes, innocentes. Deux ailleurs, les baskets neuves ramenées de la ville par l’apparition soudaine du père et la télévision, en hors champ, nous rappellent que nous sommes bien au XXI°siècle. Aucun misérabilisme : Wang Bing, dans un réalisme gris, fabrique un conte numérique. […] entre Fengming et Yingying, c’est le même courage que salue Wang Bing, qu’il soit d’ordre politique, résistant, ou contextualisé dans la cellule familiale ; qu’il s’agisse de la grande histoire, ou de la petite ; que ce soit celui d’une adulte ou celui d’une enfant. Il s’agit avant tout de survie dans un système. Charlotte Serrand (texte intégral sur notre site)

••• SOUTIENS ACOR ••• MILLE SOLEILS de Mati Diop

Sénégal / France • 2013 • 45' • Independencia • 2 avril 2014 FID Marseille 2013 : Grand prix de la compétition internationale | Festival du Nouveau cinéma Montréall : loup argenté | FIF Amiens : Prix du moyen métrage

Plus d'infos sur le site du distributeur ici A noter : Independencia s'occupe également de la programmation de TOUKI BOUKI, en accord avec Carlotta Films. En 1972, Djibril Diop Mambety tourne Touki Bouki. Mory et Anta s’aiment. Les deux jeunes amants partagent le même rêve, quitter Dakar pour Paris. Au moment fatidique, Anta embarque. Mory, lui, reste seul sur les quais, incapable de s’arracher à sa terre. Quarante ans plus tard, Mille Soleils enquête sur l’héritage personnel et universel que représente Touki Bouki. Que s’est-il passé depuis ?

Dans le cadre du soutien au film, > l'ACOR a demandé son avis à Morgan Pokée (Répliques) ; retrouvez l'intégralité du texte sur le site de l'ACOR ici […] Devant l'écran bleu a déjà démarré un autre voyage pour Magaye, un retour vers ce passé de l'Histoire du cinéma et du Sénégal, sa propre histoire en somme. La magie du cinéma opère, le temps se dilate, l'espace se confond. On lui demande : « Magaye Niang, 40 ans se sont écoulés depuis Touki Bouki... Que s'est-il passé depuis ? ». Ne reste que son ombre projeté sur l'écran bleu. Une métamorphose est en cours. Une projection : voilà le second voyage du film qui glisse alors vers une nouvelle conception du temps. Il y a la projection du film, évidemment, au sens littéral, qui recrée un espace social d'échanges indispensables au cœur de la ville. Mais également, et surtout, la projection mentale de Magaye dans ce passé qui ressurgit lorsqu'il se voit sur cet écran et qu'il se confronte à ce qu'il est devenu. Le choc est trop fort, il excède sa propre puissance. Magaye fuit, confond la terre et la mer et tente de rentrer chez lui, sonné par ce qu'il vient d'entrevoir : sa jeunesse perdue et sa propre déchéance. Dans un élan de lucidité, il reconnaîtra cependant : « Après le film, je me suis perdu. » Mille soleils tente dès lors de réparer cette perte, cette vie gâchée, en convoquant les puissances du cinéma. Mati Diop y croit dur comme fer : cette projection peut et doit créer du sens, une nouvelle direction à suivre pour Magaye. Lui tendre une main, caresser son visage creusé et faire revenir les fantômes qui ont hanté sa vie. Une nouvelle quête de vérité grâce à un nouveau film. Il faut alors reprendre les choses où Touki Bouki les avait laissées, et assumer son héritage : ce que la vie et le cinéma nous ont laissé. [...] Morgan Pokée


LA PIE VOLEUSE

de Emanuele Luzzati et Giulio Gianini

programme de courts métrages • Italie • 1964 / 1973 • 35' • à partir de 4 ans Adaptations des opéras de Rossini | les Films du Préau • 4 avril 2014

Plus d'infos sur le site du distributeur ici

Dans le cadre du soutien au film, > l'ACOR a demandé son avis à Xavier Kawa-Topor, spécialiste du cinéma d'animation et directeur de l'Abbaye Royale de Fontevraud. Retrouvez l'intégralité du texte sur le site de l'ACOR ici L'ITALIENNE À ALGER (Italie • 1968

• 12' • sans dialogue)

Lindoro et sa fiancée Isabella, naviguant depuis Venise, font naufrage sur les côtes d’Alger. Ils sont faits prisonniers par le pacha Moustafa en quête d’une nouvelle épouse...

POLICHINELLE (Italie • 1973

• 12' • sans dialogue)

Dans une petite maison au pied du Vésuve vit un drôle de coquin. Menteur et paresseux, Polichinelle poursuivi par sa femme et par les gendarmes, se réfugie sur le toit et se met alors à rêver de triomphe et de gloire...

LA PIE VOLEUSE (Italie • 1964

• 11' • sans dialogue)

A la tête d'un régiment de mille soldats, trois puissants rois se mirent en marche pour faire la guerre aux oiseaux. Mais la pie leur donnera du fil à retordre...

Photos de haut en bas : l'italienne à Alger, la Pie voleuse, et Polichinelle

[…] Toute la poésie de Gianini et Luzzati est là : le théâtre d’une part, le merveilleux de l’autre dans une relation d’interdépendance qui nous donne à percevoir l’essence de leur cinéma. Mais aussi l’attention réaliste portée à l’humanité, la plus précaire soit-elle, dans l’expression de son besoin irrépressible de justice et de liberté […] A aucun moment, il ne s’agit pour les réalisateurs de faire preuve d’une virtuosité démonstrative dans l’accompagnement visuel de la musique de Rossini : leur projet cinématographique est tout à l’opposé. Parce qu’elle procède de la dramaturgie musicale, l’écriture de Luzzati et Gianini est en elle-même chorégraphique voilà pourquoi Rossini leur va si bien ! - elle trouve là sa cohérence finale, sa force d’évidence qui fait que l’œuvre se livre toute entière au plaisir immédiat des couleurs, des rythmes, des sons, de la peinture presque naïve de paysages avec leurs arbres, leurs rochers, leur ciel bleu, leurs palais et leurs bateaux dansant sur les flots comme sur des lignes mélodiques ondoyantes, dans l’Italienne en Alger, au graphisme déjà presque abstrait, proche - encore une fois - de Norman McLaren. Mais ici la subversion de l’art, la dissidence de la poésie, s’énonce simplement : que l’on soit une pie voleuse, une jeune fille fuyant le harem ou Polichinelle, il suffit de danser pour échapper à ses poursuivants. Xavier Kawa-Topor (texte intégral sur notre site)

SOUTIEN GNCR MÉTABOLISME OU QUAND LE SOIR TOMBE SUR BUCAREST de Corneliu Porumboiu Roumanie • 2013 • 1H29 • avec Diana Avrămuț, Bogdan Dumitrache, Mihaela Sirbu, Alexandru Papadopol, Alexandru Jitea • Zootrope Films • 16 avril 2014 Festival de Locarno 2013 | Festival de Toronto 2013 | Fesitval International de Rotterdam 2013...

Edition d'un document d'accompagnement GNCR Plus d'infos sur le site du distributeur ici Au beau milieu d’un tournage Paul, le réalisateur a une relation avec Alina, une actrice. Alors qu’arrive le dernier jour de tournage d’Alina, Paul décide de réécrire le scénario pour y ajouter une scène de nue avec elle. Mais à son réveil, Paul est pris de doutes et décide de ne pas tourner cette scène. Au lieu de cela, il téléphone à la productrice pour lui dire que son ulcère à l’estomac le fait souffrir...

[…] Mes films ne révèlent pas grande chose de spectaculaire, mais j'aime montrer ces petits instants de la vie qui, finalement, la transforment un peu. Avec Métabolisme, j'ai décidé de me plonger directement dans le milieu d'un tournage comme dans un microorganisme. Le film avance sur des détails, des réflexions… Quelque chose, chez ce réalisateur, s'est brisé. Peut-être sa confiance, ou sa conviction. On comprend également qu'il est tiraillé tout le temps : entre son film et sa relation avec l'actrice, entre son ambition d'un certain cinéma et sa vie réelle, entre de la nourriture orientale et occidentale. Mon film reflète l'état schizophrène d'un réalisateur qui devient fou, mais dont les actions, les doutes disent quelque chose sur un ensemble : son corps, sa vie, sa ville. [...] Je pense que tous mes films parlent de cet état d'entredeux. Dans 12h08 à l'est de Bucarest les personnages sont entre leur passé et leur présent. Dans Policier, adjectif, le personnage se trouve entre sa carrière, la loi qu'il est censé appliquer et ses propres convictions et désirs. […] Ce sont les longs dialogues dans mes films qui installent une sorte de tension. Mais je n'aime pas le principe d'un certain cinéma qui repose sur des personnages exceptionnels dans une situation exceptionnelle. Dans tous mes films, je raconte des histoires de situations intermédiaires. Mes films jouent avec cette frustration. […] Propos recueillis par Marcus Rothe • in dossier de presse


LA LIGNE DE PARTAGE DES EAUX

de Dominique Marchais

France • 2013 • 1H48 • Les Films du Losange • 23 avril 2014

Edition d'un document d'accompagnement GNCR Plus d'infos sur le site du distributeur ici La ligne de partage des eaux » est un film sur le territoire national. Territoire géographique, territoire comme paysages en mouvement, mais aussi territoires politiques : qui décide quoi ? Quelles sont les forces en présence ? Quelle représentation politique pour les citoyens qui veulent agir sur leur espace de vie ? Soit une enquête sur l'écheveau institutionnel français et une immersion dans le concret territorial en suivant quelques uns des nouveaux arpenteurs du territoire (paysagistes, urbanistes, maires…).

De sa source non loin du Massif Central à son estuaire du côté de Saint-Nazaire, Dominique Marchais descend la Loire. Il filme ses remous, ses rives, son tracé. Il filme ce qui bruisse en elle et autour d'elle, les arbres, les poissons, les oiseaux... Il filme également les hommes, ce qu'ils font à cet environnement et comment celui-ci les fait en retour. Déjà, dans son premier long métrage, Le Temps des grâces, Marchais ne se contentait pas d'interroger les mutations récentes, parfois catastrophiques, de la campagne française. Il mêlait en même temps le silence et la parole, le paysage et les visages […] La Ligne de partage des eaux poursuit cette double tâche. Mieux : il la prolonge, la précise. Marchais creuse sans cesse le partage, précisément, entre le cours du fleuve et les circonvolutions de la parole humaine : parole des urbanistes, des politiques, des architectes réunis en assemblées, parole de citoyens essayant de se faire des conditions de vie moins agressives à l'environnement alentour. C'est bien un partage, en effet : une lutte, une division, une crise, mais aussi une redistribution san cesse rejouée dont les termes ne sont jamais fixés – tout comme la jeune main qui, en préambule, assemble un puzzle et renonce à placer la dernière pièce, celle qui achevant le dispositif fermerait l'horizon, le paysage. Et de même que Dans le temps des grâces, sans doute, le constat n'est pas gai : un monde, à l'évidence, est en train de disparaître sous nos yeux, une débâcle a lieu en silence, des espèces meurent, des arbres ne poussent plus... Tel n'est pas, toutefois, l'affect d'un film dont il faut au contraire admirer le calme, la grande paix sensible derrière les remous, l'obstination à croire qu'un accord est toujours sur le point de se réaliser. Des hommes entre eux, des hommes avec le monde. Et peut-être de ces deux accords l'un avec l'autre. Emmanuel Burdeau • catalogue du FIF 85

SOUTIEN GNCR À VENIR : les Amants électriques de Bill Plympton (Ed distribution • 23 avril 2014)

SOUTIENS ACID L'ETRANGE PETIT CHAT de Ramon Zürcher

Allemagne • 2013 • 1H12 • avec Jenny Schily, Mia Kasalo, Anjorka Strechel, Luk Pfaff, Matthias Dittmer, Armin Marewski • Aramis films • 2 avril 2014 Sélection ACID Cannes 2013 | Festival de Berlin 2013 | Festival de Toronto 2013 | San Francisco Film Festival | Toronto Film Festival 2013 | Festival Entrevues de Belfort 2013...

Edition d'un document d'accompagnement ACID Plus d'infos sur le site du distributeur ici | sur le site de l'ACID ici Interview du réalisateur sur Cineuropa ici > Le réalisateur sera en France du 26 mars au 12 avril. Pour l'inviter, prendre contact directement avec le distributeur. > À partir de la 4 ème semaine d’exploitation, l’ACID organisera des visioconférences avec le réalisateur via Skype, et organisera et prendra en charge (billets de train) une vingtaine de rencontres en salles avec les cinéastes de l'ACID. Simon et Karin rendent visite à leurs parents et à leur petite sœur Clara dans leur appartement berlinois. Ces retrouvailles apparemment ordinaires font basculer les personnages dans un monde étrange où se déploie une exaltante chorégraphie du quotidien.

[…] L’Étrange Petit Chat procède d’une écriture par petites touches, s’attachant particulièrement aux détails qui ponctuent la vie d’une famille dans un intérieur clos (un verre qui tombe et se brise, le regard perdu du chien), tous ces épiphénomènes qui fondent la vivacité de notre monde et que l’on finit, par habitude, par ne plus voir. Le film porte donc un regard neuf et attentif, et laisse souvent l’action hors champ pour s’attacher à sa périphérie, à-côté essentiel qui cimente notre réalité, en usant du plan fixe avec une grande maîtrise. Ainsi, le centre de l’action ne sont bien souvent pas les personnages mais un objet, point de fixation autour duquel les personnages gravitent. Cette petite musique est appuyée par la bande-son, qui charrie régulièrement le même morceau tourbillonnant, perçant le récit d’un romanesque de l’ordinaire assez touchant. La promiscuité de cet appartement donne ainsi lieu au récit de petites anecdotes entre les personnages, qui offrent de charmantes bouffées d’air dans la narration, et donnent l’occasion de sortir de cet espace clos. [...] chemin faisant, L’Étrange Petit Chat, sans faire appel à un récit signifiant, dresse le portrait d’une famille de la classe moyenne allemande, orchestrant avec brio leur circulation en une chorégraphie du quotidien qui se teinte d’une certaine désillusion du présent. Le jeu très nuancé et minimaliste des acteurs permet de projeter en eux des sentiments divers et variables, au gré des humeurs de chacun, et laisse augurer d’un certain malaise de classe qui semble étouffé par la force du quotidien, et surgit grâce à d’infimes variations. C’est alors que le récit d’une journée comme une autre se charge d’une certaine mélancolie face à ce temps qui nous échappe sans que l’on s’en aperçoive, et que le film recueille avec une attention et une douceur qui rendent importants chaque petit moment. Julien Marsa • Critikat ici


NOOR de Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti

France / Pakistan / Turquie • 2012 • 1H18 • avec Noor, Uzma Ali, Baba Muhammad, Gunga Sain, Mithu Sain • Zootrope • 23 avril 2014 Sélection ACID Cannes 2012 | Festival de Dieppe 2012 : Grand Prix | Festival Méditerranéen de Rome 2012 : Prix Spécial du Jury | Asian American International Film Festival 2013, New York : prix de la meilleure fiction

Edition d'un document d'accompagnement ACID Plus d'infos sur le site du distributeur ici | de l'ACID ici Noor veut être un homme. Il ne fait plus partie des Khusras, la communauté des transgenres du Pakistan. Et il a définitivement tourné la page de lʼhistoire dʼamour quʼil a eue avec lʼun dʼentre eux. Désormais, il a un travail dʼhomme dans un centre de décoration de camions, et il sait ce quʼil veut : trouver une femme qui lʼacceptera tel quʼil est...

[…] S’il y a un mode de récit dont on pourrait rapprocher Noor, c’est celui du conte bien plus que celui de la chronique sociale. Équipé d’un camion qui tient presque du sapin de Noël, le jeune Pakistanais fraîchement émancipé de sa communauté croise sur sa route bon nombre de sages, de rencontres symboliques, sur le chemin d’un « lac magique » où il compte sur une légende de fées pour régler son souci d’intégration. Si le mysticisme en jeu fait sourire, il est pris très au sérieux par le héros, ainsi que tous ceux qui croisent sa route. Le thème du voyage initiatique est au cœur du film, qui s’en retrouve élégamment épuré de tout ce dont une approche réalisticosociale aurait pu l’encombrer. […] Le film de Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti donne la pleine mesure de cet étouffement généralisé, où la vie se résume à un programme ronflant de cérémonies, de protocoles, de mariages arrangés, ou seulement concédés par des patriarches autoritaires. C’est un monde privé de liesse, déserté par la séduction, par l’érotisme, par la liberté fulgurante. La révolte de Noor n’y est qu’une molle échappée : un camion volé, une femme à épouser, avant que la routine oppressive ne reprenne sûrement ses droits. [...] Théo Ribeton • Critikat ici

SOUTIENS AFCAE JEUNE PUBLIC CAPELITO ET SES AMIS programme de 8 courts métrages de Rodolfo Pastor Espagne • 2006 /2009 • 40' • À partir de 3 ans Cinéma Public Films • 16 avril 2014

Edition d'un document ma P'tite cinémathèque Plus d'infos sur le site du distributeur ici

L’ALCHIMISTE Afin de surprendre son amie Capelina, Capelito décide de sortir sa mallette d’alchimiste pour devenir invisible. Mais Capelina comprend rapidement sa ruse et est bien prête à se venger !

LE TRICOT Capelito rejoint ses amis les moutons afin de se tricoter un gilet en laine bien chaud pour l’hiver… Mais ces derniers ne veulent pas partager leur pelage si précieux !

LE MOUSTIQUE Un moustique profite que Capelito soit malade pour lui voler son nez magique : une course poursuite loufoque entre les deux va alors commencer…

LE PETIT CHAT Capelito recueille en plein hiver un petit chat malade : le vétérinaire lui ordonne de prendre des médicaments pour le soigner. Mais notre chat refuse catégoriquement de prendre son traitement ! Comment Capelito va-t-il pouvoir alors aider son nouveau compagnon ?

LES MARTIENS

De drôles de créatures venues de l’espace n’ont qu’une idée en tête : voler l’eau présente sur Terre ! Elles arrivent devant la maison de Capelito qui, lui, est prêt à se défendre !

LE PIÈGE

Alors qu’il se promène dans la forêt, Capelito rencontre un petit renard qui semble abandonné. Notre champignon décide de le recueillir le temps de retrouver sa maman…

LA POTION MAGIQUE

Alors que Capelito est en train de pêcher, il aperçoit une sorcière qui se sert d’une potion magique pour agrandir tout ce qu’elle trouve sur son chemin. Notre champignon aimerait se servir de cette potion afin de grossir le poisson qu’il vient de pêcher…

LE CIRQUE Capelito est fortement impressionné par l’éléphant clarinettiste du cirque ! Mais quand le spectacle se termine, il découvre que le pauvre animal est enchainé : Capelito va alors tout tenter pour le libérer.


GIRAFADA de

Rani Massalha

Palestine / France • 1H21 • avec Saleh Bakri, Roschdy Zem, Laure de Clermont À partir de 10 ans • Pyramide • 23 avril 2014

Edition d'un document AFCAE | Plus d'infos sur le site du distributeur ici Interview vidéo du réalisateur ici Yacine est vétérinaire dans le dernier zoo de Palestine. Son fils Ziad, 10 ans, passe beaucoup de temps avec les animaux et a un lien particulier avec les deux girafes. Une nuit, après un raid aérien sur la ville, le mâle meurt. La femelle ne peut pas vivre seule et se laisse doucement mourir. Yacine doit de toute urgence lui trouver un nouveau compagnon. Mais le seul zoo qui pourrait l’aider se trouve à Tel-Aviv…

« L’univers féerique du zoo rend d’autant plus fort le contraste avec le chaos militaire qui règne dans ce pays. De nombreux films ont été consacrés au conflit, mais peu à hauteur d’enfants. La situation émotionnelle dans laquelle se trouvent ce petit garçon et son père me permettait de raconter d’une autre façon le traumatisme subi par tout un peuple. » Rani Massalha • dossier de presse

INFOS DISTRIBUTEURS LES ÉLÉPHANTS de Emmanuel Saada

France • 2013 • 1H28 • avec Cathy Nouchi, Damien Roussineau, Violaine Fumeau-Silhol, Cendrine Genty • la 25ème Heure • 19 février 2014

Contact : Pierre-Emmanuel Le Goff | 06 64 26 22 58 | pierre-emmanuel@25hprod.com | DVD disponible sur demande

Plus d'infos sur le site du distributeur ici Les destins enlacés d'une poignée de quadra-trentenaires dévorés par la vie. Un regard poétique et attentif sur leurs relations affectives qui s'écrivent au rythme de leur cheminement, en filigrane. Un film choral qui s'attache aux êtres, aux moments de silence et aux turbulences du destin.

Donner corps aux émotions, montrer la matérialité du silence, voilà l’essai réussi d’Emmanuel Saada avec Les Éléphants, un film sensoriel où des situations vues mille fois au cinéma prennent une profondeur et une intensité nouvelles. Des gros plans, des visages songeurs, des regards échangés, une lumière douce et diffuse… Par touches impressives, les relations se dessinent entre des personnages silencieux, encore sans nom, liés les uns aux autres dans un film choral où chaque individu existe avant tout par la force de ses états d’âme. Leur histoire, passée et présente, n’est dévoilée que par bribes au fil de séquences hypnotiques. Ainsi le film parcourt une année dans la vie d’un groupe d’amis. Mois après mois, leurs tristesses et leurs joies sont explorées avec pudeur : qu’il s’agisse du désir d’enfant, de la peur de la paternité, du délitement du couple, de la recherche de ses origines, de la complexité des liens filiaux et fraternels… Dans cette fresque intimiste, le gros plan est maître pour saisir le moindre tressaillement sur les visages contrits. D’ailleurs, ce film impressionniste exalte par-dessus tout la beauté et la sensibilité de ses interprètes, forts d’un long travail de préparation avec le réalisateur, dont la mise en scène se construit sur un respect et un amour visibles pour tous ses acteurs. [...] Ainsi Emmanuel Saada livre une fiction sensible dont il se dégage une douceur rare et précieuse. Carole Milleliri • Critikat ici

Rappel : La 25ème heure a sorti NOUS IRONS VIVRE AILLEURS de Nicolas Karolszyk le 11 décembre 2013. Il vous est toujours possible de le programmer. Plus d'infos ici Synopsis : Quelque part en Afrique, Zola se laisse convaincre par un énigmatique et charismatique chef d’entreprise que l’Europe est la seule sortie de secours à ses galères. La peur au ventre, Zola décide donc d’entreprendre un périlleux voyage pour la France.

LE SAC DE FARINE

de Kadija Leclere

Belgique / France / Maroc • 2012 • 1H32 • avec Hafsia Herzi, Hiam Abbass, Mehdi Dehbi, Rania Mellouli, Smain • Mica Films • 26 mars 2014

Contact : Agata Bielecka | 06 85 75 87 02 | ab.micadistribution@gmail.com | DVD disponible sur demande

Entretien vidéo avec la réalisatrice sur le film ici Interview (écrit) de la réalisatrice sur Cinergie.be ici Alsemberg, 1975, Sarah, 8 ans, vit dans un foyer d’accueil catholique. Un jour, son père biologique, qu’elle n’a jamais vu, se présente pour l’emmener en week-end à Paris. Mais, c’est au Maroc que Sarah se réveille. Depuis ce moment, sa vie, son combat sera celui de choisir sa vie et non de subir celle qu’on a choisie pour elle.

Note d’intention de la réalisatrice J’avais envie de faire un film sur le thème de la différence, une belle histoire sur la confrontation de deux cultures très différentes. J’ai eu cet immense privilège de voir le monde à travers le regard de Sarah, un peu comme quand on aimerait être une petite souris, pour être le témoin direct d’une histoire. Je m’explique : j’ai eu «la chance» de vivre une partie de cette histoire, d’avoir été «enlevée et enfermée» pendant deux ans, quatre mois, dix jours et suis très heureuse d’être là où je suis aujourd’hui. J’ai l’immense privilège d’avoir pu retourner à l’école, de savoir lire, écrire, d’avoir découvert la littérature. Ensuite le monde du théâtre et, des années après, celui du cinéma, m’ont ouvert leurs portes pour y travailler, ce qui me permet de gagner ma vie. Pour toutes les filles qui n’ont pas eu la chance de revenir «au pays», je veux raconter cette histoire…

2014 | Communiqué N°02  

association des cinémas de l'ouest pour la recherche

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