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L'ACOR est une association inter-régionale implantée dans six régions de l'Ouest de la France – Bretagne, Centre, Haute-Normandie et Basse-Normandie, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Elle regroupe des structures tournées vers la défense de l'art et essai et de la recherche dans le cinéma.

COMMUNIQUÉ Association des cinémas de l'ouest pour la recherche

N°9 Mardi 12 novembre 2013 p.1 du côté des adhérents p.2 soutiens ACOR/ACID | soutien ACID p.3 soutien ACID | recommandation GNCR p.4 recommandation GNCR | soutien AFCAE actions / promotion p.5 soutiens AFCAE actions / promotion p.6 soutien AFCAE actions / promotion | soutien AFCAE Répertoire p.7 soutien partenariat AFCAE Répertoire | soutiens AFCAE jeune public

Directeur de publication : Yannick Reix, président de l'ACOR • rédaction : Catherine Bailhache et Simon Fretel • contact@lacor.info • www.lacor.info Avec le soutien du CNC et des DRAC des régions Centre, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, Bretagne, Haute-Normandie, Basse-Normandie

DU CÔTÉ DES ADHÉRENTS Au Lux à Caen, du 25 novembre au 1er décembre 2013 SEMAINE DU CINEMA ETHNOGRAPHIQUE : L'ALIMENTATION co-organisée avec le CRéCET programme PDF ici | présentation sur le site du Lux ici

Alimentation et classes sociales

Le Ventre de Paris

LES GESTES DU REPAS de Luc de Heusch

France • 1969 . 1H10 • N&B

LES HALLES : LA VIE ANCIENNE de Gérard Chouchan

Belgique • 1958 • 23' • N&B

France • 1969 • 1H07 • N&B

LE JOUR DU PAIN de Sergueï Dvortsevoy

Religion et alimentation

Russie • 1998 • 55'

Film présenté par Benjamin Cocquenet de Plan B

LES MAÎTRES FOUS de Jean Rouch

LES HALLES : LE MARCHÉ de Gérard Chouchan

MUET COMME UNE CARPE de Boris Lehman Belgique • 1987 • 38'

HIMSELF HE COOKS de Valérie Berteau et Philippe Witjes Belgique • 2011 • 65'

France • 1955 • 28'

En présence des réalisateurs

LE TEMPS DES BOUFFONS de Pierre Falardeau

LA NATURE DES CHOSES de Audrey Espinasse

Canada (Québec) • 1985 • 15'

France • 2011 • 15' • N&B

L’animal et le végétal nourriciers

AU TEMPS DU RAMADAN de Mustapha Hasnaoui France • 2001 • 1H22 • couleur et N&B

MAHARAJAH BURGER de Thomas Balmès France • 1997 • 51'

AUTOUR DE L’HIPPOPOTAME de Djingarey Maiga, Yves Billon, Jean-François Schiano France • 1985 • 52'

LE SANG DU SAGOU de Bernard Juillerat

Alimentation et sociabilité FRITKOT de Manuel Poutte Belgique • 2010 • 59'

En présence du réalisateur

France • 1981 • 55'

LES RITES DE LA TABLE de Francis Warin

De l’animal à la matière première animale

DA FASSI UNA SPULENDATA de Noëlle Vincensini

France • 1977 • 52' • couleur et N&B

MEAT de Frederick Wiseman Etats-Unis • 1976 • 1H53

COCHON QUI S’EN DÉDIT de Jean-Louis Le Tacon France • 1979 • 37'

Films présentés par Benjamin Cocquenet de Plan B

France • 1974 • 40' • N&B

D’un monde à l’autre NOTRE PAIN QUOTIDIEN de Nikolaus Geyrhalter Autriche • 2007 • 1H30

JOUR DE MARCHÉ de Jacqueline Veuve

SI LOIN DES BÊTES de Manuela Frésil

Suisse • 2002 • 1H30

France • 2004 • 56'

Friktot

Himself he cooks

Notre pain quotidien


SOUTIEN ACOR et ACID LA BATAILLE DE TABATÔ de João Viana

Guinée-Bissau / Portugal • 2013 • 1H26 • avec Fatu Djebaté, Mamadu Baio, Mutar Djebaté Capricci • 18 décembre 2013 | Berlinale Forum 2013 : Mention spéciale premier film Indie Lisboa 2013 - Compétition nationale et internationale | FID Marseille 2013

Edition d'un document d'accompagnement ACID Plus d'infos sur le site du distributeur ici | sur le site de l'ACID ici Après trente ans d'exil, Baio accepte de revenir en Guinée-Bissau à la demande de sa fille. Fatu tient à ce que son père l'accompagne le jour de son mariage. Elle va épouser Idrissa, célèbre chanteur des Supercamarimba. La cérémonie doit se dérouler à Tabatô, le village des griots, peuple de musiciens. Mais lorsque Baio retrouve les lieux de son passé, les souvenirs de la guerre d'indépendance remontent à la surface. Pour en finir avec la guerre et ses fantômes, Idrissa décide de mener une dernière bataille...

> Dans le cadre du soutien au film, l'ACOR a commandé un texte à Aurélia Georges et Christophe Cognet dont vous trouverez un extrait ci-dessous. > La rencontre qui s'est déroulée dans le cadre du FIF 85 avec le compositeur Gilles Grand autour de la question du travail du son dans ce film va être transcrite par Marielle Millard de l'ACOR et sera bientôt disponible sur notre site. > un entretien avec João Viana, effectué par les réalisateurs de l'ACID durant le festival de Cannes 2013 et transcrit par Marielle Millard est en ligne sur le site de l'ACOR dédié au film ici (pour lire tout l'entretien, cliquer sur la flèche en haut)

[…] Chaque plan ou presque est autonome et compose un espace qui ne raccorde pas avec ceux qui l’entourent – un espace vaste (impression accentuée par l’usage de focales courtes), souvent vide, qu’il s’agit de traverser ou d’habiter. On peut voir le mouvement plastique du film comme la figuration de l’effort à produire par ses habitants pour habiter ensemble ce pays marqué par la guerre. Ainsi, après avoir quitté Bissau, les personnages traversent une ville en ruine, déserte, à la splendeur passée (bâtiments avec des colonnades, riches devantures en décrépitude). Il s’agit de Boulama, l’ancienne capitale de la Guinée, aujourd’hui ville fantôme. Une fois à Tabatô, peuplée de griots, les centaines de musiciens pourront se réunir en une ronde sans fin filmée en un seul plan. Comme si l’espace que construit le film pouvait enfin, par la grâce de la musique et de l’harmonie retrouvée, se remplir de tous les habitants du pays. Car chaque lieu habité du film – l’université, la radio et l’aéroport de Bissau, les ruines de Boulama et les rues de Tabatô – incarne un temps de l’histoire du pays, respectivement le présent, le passé colonial et le temps mythique, éternel, celui de la fierté et de l’âme des mandingues. Comme si avec ce voyage on remontait le temps, comme si le film quittait le temps des hommes pour retrouver celui des esprits et des forces tutélaires aperçues dans l’introduction du film pour retrouver l’harmonie perdue du monde.[...] L’ambition de João Viana est immense : travailler à la fois le mythe et le contemporain, inventer un cinéma où ces deux dimensions deviennent indiscernables pour proposer une image de la réconciliation – réaliser un film qui en serait à la fois la figuration et la catharsis. Pour nourrir cette ambition, il n’est pas étonnant que toute l’histoire du cinéma soit convoquée : on reconnaît l’influence de maîtres comme Lang, Rossellini, Godard, Lynch, Monteiro […] Aurélia Georges et Christophe Cognet | texte intégral ici (pour lire tout le texte, cliquer sur la flèche en haut)

SOUTIENS ACID WAJMA, UNE FIANCÉE AFGHANE de Barmak Akram France / Afghanistan • 2013 • 1H25 • avec Wajma Bahar, Hadji Gul, Mustafa Habibi ASC distribution • 27 novembre 2013 Programmation ACID • Cannes 2013 | Festival du Film de Sundance : meilleur scénario

Edition d'un document d'accompagnement ACID | Infos sur le site de l'ACID ici, du distributeur ici | Présentation vidéo du film sur Universciné.com ici Kaboul, Mustafa séduit la jolie étudiante Wajma. Les deux débutent une relation clandestine : ils sont espiègles et passionnés, mais aussi prudents face aux règles de la société qu’ils enfreignent...

Second long-métrage de Barmak Akram (après L’Enfant de Kaboul en 2008), Wajma, an Afghan Love Story, offre un portrait inattendu de l’Afghanistan contemporain. En racontant d’abord une jolie histoire d’amour puis le drame qu’elle génère, le film interroge la position problématique de ceux qui, dans ce pays, ont un pied dans la modernité. Bien construit, élégamment mis en scène, servi par des comédiens qui interprètent très justement des personnages forts, c’est subtilement et avec une belle limpidité que le film rend sensible une situation complexe. Dans un premier temps, Wajma, an Afghan Love Story se présente comme une belle et touchante histoire d’amour. Wajma et Mostafa sont jeunes, ils habitent à Kaboul aujourd’hui, ils s’aiment. Leurs familles respectives semblent être assez modernes. Elle fait des études, il travaille dans un bar branché, ils bénéficient d’une certaine liberté de mouvement. Ils doivent bien respecter certaines règles afghanes (ils ne se touchent pas dans la rue, rusent pour que personne n’aperçoive la jeune fille entrer dans l’appartement du jeune homme) mais ils les connaissent bien et savent composer avec elles pour se ménager, dans les interstices, quelques espaces d’intimité. L’image de l’Afghanistan qui nous est donnée est bien éloignée des clichés. Quelques burqas dans un coin de plan, un rapide aperçu de militaires, un hélicoptère dans le ciel, et le travail du père de Wajma, démineur, suffisent à rappeler les blessures afghanes et les traditions bien connues de ce pays. Les personnages sont dans une position intermédiaire, un pied déjà dans la modernité, un autre encore dans l’archaïsme constitutif de leur société. Et c’est toute la richesse du film de dépeindre cet entre-deux. [...] Marion Pasquier • Critikat ici


STALINGRAD LOVERS de Fleur Albert

France • 2012 • 1H22 • avec Jean-Patrick Kone, Carole Eugénie, Jean-Paul Edwiges, Mehdi Kadri, Eriq Ebouaney, Françoise Le Plenier, Lionel Codino, Mamadou Minte Niz ! • 11 décembre 2013 Programmation ACID Cannes 2012 | Festival Entrevues de Belfort 2012

Edition d'un document d'accompagnement ACID Plus d'infos sur le site de l'ACID ici Emission sur France culture de Tewfik Hakem ici (aller à 21') Un homme est mort. Mehdi fût le parrain de la communauté des usagers du crack entre La Chapelle et Stalingrad. Alors qu’Isaïe aspire à quitter la rue pour retrouver son fils, il est rattrapé par la promesse faite un jour à Mehdi : en cas de malheur, faire revenir son corps au pays.

Texte de soutien de l'ACID par Jean-Baptiste Germain « Honorer un ami, c’est honorer ses dettes ». Le chemin qui mène à l’enfer est pavé de bonnes intentions. L’espace est ici un cimetière vivant où les morts fréquentent les morts. Le cœur de ce purgatoire est irrigué du sang de la drogue et ses habitants portent les stigmates de leurs maux. L’humain est un être hybride, mi-fiction mi-réalité, à la chair rongée et au timbre abyssal. Dans cette jungle hantée, il déploie ses propres règles de survie. Isaïe a son prophète, il s’appelle Medhi. Celui-ci lui a laissé du fin fond de son overdose son corps à enterrer et un héritage de commandements se posant au milieu des tombes anonymes, des squats perdus, des no man’s land urbains, comme autant de jalons d’une marche à suivre. Isaïe le sait. Son chemin de rédemption en dépend. Pour cela, il devra franchir le Styx, passer au travers des cris des morts et des couloirs obscurs pour honorer ses dettes et délivrer l’esprit errant de son vieux pote Medhi. « Si on enterrait tous les morts à Touba, l’enfer n’aurait point d’habitants ». Isaïe veut trouver la lumière, couper court aux cycles d’un éternel recommencement pour mieux vaincre cette fictionnalisation de la drogue. Un arbre tordu peut-il alors se redresser ?

RECOMMANDATIONS GNCR LE COURS ÉTRANGE DES CHOSES de Raphaël Nadjari

France / Israël • 2013 • 1H40 • avec Ori Pfeffer, Moni Moshonov, Michaela Eshet, Maya Kenig Shellac • 4 décembre 2013 | Quinzaine des Réalisateurs - Cannes 2013

Plus d'infos sur le site du distributeur ici Saul, la quarantaine, rêveur et mélancolique, court chaque fois qu'il ne va pas bien, chaque fois qu'il veut fuir sa vie. Sur un coup de tête, il décide un jour de rendre visite à son père qu'il ne voit plus depuis cinq ans et qu'il tient pour responsable de tous ses maux. A Haïfa, en quelques jours, de chutes en déconvenues, entre drame et burlesque, il découvrira un père transformé, un monde réinventé et, peut-être, l'espoir d'une vie nouvelle...

C'est une histoire de famille qui prend tellement d'importance qu'elle finit par retarder l'éclosion d'une histoire d'amour. Trois fois rien, et pourtant... Saul, un infirmier de nuit d'une quarantaine d'années, est un homme qui court lorsqu'il ne va pas bien. C'est sa thérapie à lui. Un jour, il décide de partir à Haïfa retrouver Simon, son père, qu'il n'a pas vu depuis cinq ans. Très vite, on comprend que les retrouvailles ne vont pas aller de soi. Déjà, il y a Bathy, la compagne de son père, qui visiblement n'entend pas laisser la place, fut-ce un instant. Et puis, imperceptiblement, on sent poindre une tension, un malaise entre le père et le fils. Comme souvent chez Nadjari, A Strange Course of Events est un film quicherche à entendre plutôt qu'à dire. Alors on suit Saul, on observe Simon, et on tente de comprendre. IL GLISSE SUR UN POISSON Simon et Bathy vivent simplement, en amoureux. Ils ont trouvé, l'un dans le yoga, l'autre dans une curieuse pratique ésotérique à base de pierres, une forme de sérénité que rien ne semble pouvoir altérer. Serait-ce cela qui gêne Saul ? Ou bien faut-il comprendre qu'il souhaite avoir son père rien que pour lui ? La faute de Bathy ? En bonne compagne, elle a, c'est vrai, quelque peu tendance à en rajouter dans son bonheur de connaître enfin Saul. Les événements de la vie quotidienne s'enchaînent. Un repas au restaurant qui tourne mal, un ordinateur qui ne convient pas à Bathy, rien ne va. Saul est incapable d'exprimer ce qu'il ressent. On sent sa violence affleurer, prête à exploser. N'arrivant pas à dormir, il écrit un mail à sa fille. "Tu me manques, donne-moi de tes nouvelles." La vie, sa vie, lui glisse entre les doigts. Alors, il se met à courir et, au marché, glisse sur un poisson. Police. Ambulance. Hôpital. Radios. Il souffre le martyre mais le médecin est incapable de déceler la moindre fracture. Quelques instants plus tard, voilà Saul qui attend sa lettre de sortie dans une salle d'attente aux côtés d'une jeune femme qui s'appelle Orly. Là où les avions vous emportent parfois vers une autre vie... Il faudra attendre quelques autres péripéties pour que la vie de Saul prenne enfin un vague sens. Et pour que l'on comprenne ce qui se joue entre Simon et son fils. Grâce aux mots, et à eux seuls, ils parviendront à mettre au jour les strates d'une histoire familiale somme toute assez banale, l'empilement des erreurs et des séparations. Saul ne peut plus courir. Il lui reste l'espoir d'imbriquer sa solitude avec celle d'une autre, même s'il en convient : "On est des nazes." Voilà, c'est un film tout simplement remarquable. Le plus abouti peut-être de ce cinéaste à qui l'on doit, en particulier, I am Josh Polonski's Brother (2001) et Apartment 5#c (2002). Les acteurs – Ori Pfeffer (Saul) et Moni Moshonov (Simon) que l'on avait remarqué dans La nuit nous appartient de James Gray – sont excellents. Un mot pour finir concernant l'image, signée Laurent Brunet. C'est elle qui donne au film cette fluidité, cette sensation de la vie qui avance, inexorablement, en une étrange et passionnante succession d'événements. Franck Nouchi • Le Monde ici


I USED TO BE DARKER de Matt Porterfield

Etats-Unis • 2013 • 1H30 • avec Ned Oldham, Kim Taylor, Deragh Campbell, Hannah Gross ED distribution • 25 décembre 2013

Plus d'infos sur le site du distributeur ici Taryn s'enfuit de son Irlande natale pour les Etats-Unis. Un événement la pousse à trouver refuge chez sa tante et son oncle à Baltimore. Mais Kim et Bill ont leurs propres soucis : ils tentent tant bien que mal de faire face à la fin de leur mariage, pour préserver leur fille Abby, qui vient passer ses vacances après sa première année d'université. Adolescents ou adultes, chacun tente de se libérer des liens familiaux et de se créer une nouvelle vie.

Matt Porterfield aime mettre des adolescentes dans des piscines. Dans Putty Hill, c’était une vieille bassine hors-sol, parsemée de feuilles mortes, où quelques jeunes filles se lovaient malgré le temps gris. Les filles ont grandi et sont presque adultes. La piscine aussi ; Taryn et Abby viennent s’y glisser la nuit, en sous-vêtements. Défier en douce les règles : c’est en quelque sorte la matrice agissante de ces deux cousines assez insaisissables, qui migrent d’une maison à l’autre, réinvestissent leurs lieux d’enfance, prolongeant le désœuvrement subi de Putty Hill dans une version légèrement embourgeoisée, un retour au nid trop tardif. Taryn (irrésistible Deragh Campbell, avec sa voix minuscule et son accent irlandais) a débarqué à l’improviste chez Abby, dont les parents, Kim et Bill, sont en cours de séparation. Elle cache un secret, bien sûr. […] Porterfield propose un film sensible, où la choralité foisonnante de sa précédente œuvre a évolué en une version plus discrète : d’abord, son filmage n’écarte jamais un second rôle, s’attarde sur tous les visages ; surtout il fait constamment basculer l’intrigue d’un personnage à l’autre, déplace le point de vue pour ne pas laisser la narration prendre une tournure univoque. En soutien, l’interprétation de la troupe de comédiens est posée, sans faille, dans une justesse pudique qui ne décline à aucun moment. Tous les personnages de I Used to Be Darker jouent de la musique. C’est aussi un film sur la country, et sur l’expulsion des souffrances intérieures dans une matière à la fois créative et très folklorique, presque routinière. Ce rapport intime et quotidien à la chanson est un pan étonnamment peu exporté de la culture américaine, joliment célébré ici : tout le monde a une guitare, s’y confie nonchalamment. [...] Théo Ribeton • Critikat ici

SOUTIENS AFCAE ACTION / PROMOTION A TOUCH OF SIN de Jia Zhang-Ke

Chine • 2013 • 2H13 • avec Wu JIANG Baoqiang WANG, Tao ZHAO, Lanshan LUO, Jiayi ZHANG, Meng LI Ad Vitam • 11 décembre 2013 | Cannes 2013 • Sélection officielle : Prix du scénario

Plus d'infos sur le site du distributeur ici Dahai, mineur exaspéré par la corruption des dirigeants de son village, décide de passer à l’action. San’er, un travailleur migrant, découvre les infinies possibilités offertes par son arme à feu. Xiaoyu, hôtesse d’accueil dans un sauna, est poussée à bout par le harcèlement d’un riche client. Xiaohui passe d’un travail à un autre dans des conditions de plus en plus dégradantes. Quatre personnages, quatre provinces, un seul et même reflet de la Chine contemporaine : celui d’une société au développement économique brutal peu à peu gangrenée par la violence.

A Touch of Sin (Tian Zhu Ding) de Jia Zhangke est le premier film génial de la sélection officielle du festival. Rien d’étonnant puisque le cinéaste chinois est l’un des meilleurs en activité, l’un de ceux qui pensent le monde et l’art cinématographique en un même geste créateur. Pourtant A Touch of Sin ne cesse de surprendre et marque un tournant dans l’œuvre de Jia Zhangke, étiqueté cinéaste rossellinien, mais rien n’est jamais si simple. A Touch of Sin pourrait s’intituler « Histoires de la violence en Chine » : c’est presque un inventaire, à travers plusieurs récits qui se succèdent, quatre personnages et quatre provinces, des différentes formes d’exploitation de l’homme par l’homme liées au développement économique brutal de la Chine, où différentes couches de totalitarisme se superposent pour écraser davantage hommes et femmes du peuple. Le bilan est désastreux : pays en proie à la violence, à la corruption et à l’esclavage moderne, où l’apparition des nouveaux – très – riches continue de creuser un fossé séculaire entre les classes de nantis et un immense masse humaine de misérables. Les personnages du film se trouvent acculés à des actes extrêmes et des choix sans retour. Devenir fous, se prostituer pour vivre, tuer pour survivre, ou préférer mourir. Le doux Jia Zhangke, artiste d’une infinie délicatesse dans la vie et dans ses films, se fait lui-même violence et scande A Touch of Sin de meurtres, de scènes de cruauté et brutalité. Il ne le fait pas d’une manière dégueulasse comme beaucoup de mauvais cinéastes qui glorifient de manière obscène et irresponsable ce qu’ils prétendent analyser ou dénoncer. Jia Zhangke invente une forme inédite capable d’appréhender la violence, avec des échos au cinéma de genre de Hong Kong ou des thrillers sanglants japonais, mais délestée de toute tentation spectaculaire. Une violence grotesque, froide ou chaotique. Une violence tragique et politique, présentée comme un acte de désespoir et une signe de refus. Il y a peut-être du Elephant (la version de Clarke) dans A Touch of Sin, cette façon glaçante de chorégraphier la violence, de ne rien masquer mais de se tenir à la distance juste. Aucune jouissance dans des scènes de meurtres pourtant dignes des plus grands films de genre modernes. Nous avions défini le cinéma de Jia Zhangke comme une œuvre en perpétuelle métamorphose, qui prend le pouls de la Chine. Cela se vérifie avec ce nouvel opus qui s’apparente à un cauchemar éveillé. Mais l’homme derrière la caméra n’a jamais été aussi lucide, et maître de sa mise en scène. [...] Olivier Père • Arte.tv ici


HENRI de Yolande Moreau

France • 2013 • 1H47 • avec Candy Ming, Pippo Delbono le Pacte • 4 décembre 2013 | La Quinzaine des réalisateurs 2013

Edition d'un document d'accompagnement AFCAE Plus d'infos sur le site du distributeur ici Henri, la cinquantaine, d’origine italienne, tient avec sa femme Rita un petit restaurant près de Charleroi. Rita meurt subitement, laissant Henri désemparé. Leur fille Laetitia propose alors à Henri de se faire aider au restaurant par un « papillon blanc », comme on appelle les résidents d’un foyer de personnes handicapées mentales. Rosette est de ceux-là. Elle est joyeuse, bienveillante et ne voit pas le mal. Son handicap est léger, elle est simplement un peu « décalée ». Elle rêve d’amour, de sexualité et de normalité...

[…] il suffit de voir comment Yolande Moreau cadre la déficience de Rosette pour piger qu’une réalisatrice de très grand cœur et de belle intelligence est derrière la caméra : l’actrice Candy Ming, évidente, lumineuse, lady Laide de toute beauté. C’était le danger le plus féroce : s’approcher des handicapés mentaux avec toutes les pincettes de l’ethnologie moqueuse ou, pire encore, avec les Kleenex de la compassion à deux balles. Toutes les scènes dans le foyer dit des Papillons blancs sont une leçon de maintien : en groupe au réfectoire, ou en solo dans la chambre que Rosette partage avec une copine accro au tricot, la vision est empathique mais jamais hystérique. Ainsi de ce début d’insurrection des pensionnaires qui, suite à une vanne porno, se mettent à frapper sur les tables avec leurs couverts en hurlant «Du cul ! Du cul !» Il ne s’agit pas de reprendre en chœur (quoique…) mais de saisir que la mignardise n’est pas le genre de madame Moreau. Normale. Le grincement est la bande-son de ce film mal pensant. Ainsi de l’idylle entre Henri et Rosette, à la fois fatale et intempestive. Qui sait comment elle se terminera, quand Rosette traite (à juste titre) Henri de connard quand il argue de ses problèmes de santé pour ne pas conclure ? Et cette même Rosette qui n’est pas une sainte : calculatrice, elle est arc-boutée sur son désir d’être normale, ce qui, comme chacun sait, est une folie. [...] Gérard Lefort • Libération ici […] Yolande Moreau maîtrise le traitement poétique de l'image et du son et sait s'entourer : son vieil ami, Wim Willaert aux commandes de la bande-originale joue avec le kitsch et le populaire pour notre plus grand plaisir, et Fabrice Rouaud (déjà remarqué lors de sa collaboration avec Bonello dans L'Appollonide) signe un montage réussi qui permet souvent à l'humour de l'ancienne comédienne des Deschiens de s'infiltrer avec finesse entre les plans. Au final, Henri touche son but : il nous met du baume au cœur, et fait fi des conventions. C'est cela qu'on aime. Inconditionnellement. Edith Mahieux • cinergir.be ici

RÊVES D'OR – LA JAULA DE ORO de Diego Quemada-Diez

Mexique / Espagne • 2013 • 1H42 • avec Pretty pictures • 4 décembre 2013 | Un certain Regard 2013 : Prix d'interprétation

Edition d'un document d'accompagnement AFCAE | Plus d'infos sur le site du distributeur ici | Pour les professeurs d'espagnol : fiche film et documents sur www.cafepedagogique.net ici Originaires du Guatemala, Juan, Sara et Samuel aspirent à une vie meilleure et tentent de se rendre aux Etats-Unis. Pendant leur périple à travers le Mexique, ils rencontrent Chauk, un indien du Chiapas ne parlant pas l’espagnol et qui se joint à eux. Mais, lors de leur voyage dans des trains de marchandises ou le long des voies de chemin de fer, ils devront affronter une dure et violente réalité…

La frontière entre deux pays et les difficultés inhumaines pour la traverser a été un des thèmes transversaux de plusieurs films programmés lors de cette édition cannoise 2013 avec des films comme The Immigrant de James Gray, L’Escale de Kaveh Bakhtiari, Omar d’Hany Abu-Assad. C’est le cas de ce premier long métrage de Diego Quemada-Diez dont le titre évoque le drame paradoxal supporté par les migrants. En effet, les États-Unis, objectif et finalité de ce long voyage que raconte le film, peut être considéré comme « La Jaula de oro » (littéralement : « La Cage dorée ») : si l’éclat de l’or (ou de l’argent) brille tel un phare à l’égard de migrants perdus dans une mer ballottée par les violences socio-économiques rencontrées, ce métal précieux sert à enfermer, séparer des populations de part et d’autre d’une frontière physique. Durant plusieurs années, le cinéaste a recueilli les témoignages de ces héros modernes mais anonymes que sont les migrants, qui bravent la mort à chaque instant, les dangers en tout genre et la prison dans le but d’accéder à une vie meilleure, pour eux et leurs proches qui n’ont pu partir. [...] c’est le choix des enfants de ce film, qui portent la voix de milliers d’autres migrants de tous âges. Le cinéaste a choisi de filmer ses personnages à leur hauteur, ce qui conduit à une grande proximité avec eux tout en donnant la sensation que ces enfants acquièrent vite une maturité qui dépasse leur âge. L’une des qualités intrinsèques de ce film est le regard profondément humaniste de son réalisateur. S’intéressant avec sincérité à ses personnages, il offre au spectateur la possibilité de partager leurs sensibilités. Il signe ainsi une chronique initiatique au bout de laquelle les personnages auront changé à jamais. Si le western est conçu sur le principe du déplacement de pèlerins à la recherche d’une « terre promise » autour de la ruée vers l’or aux États-Unis au XIXe siècle, alors La Jaula de oro serait également un western, mais avec un déplacement du Sud vers le Nord. Diego Quemada-Diez en détourne intelligemment toutes les spécificités : l’attaque du train n’est pas faite pas de méchants Indiens, les cow-boys ne sont pas accueillants, lorsque la cavalerie (la police) arrive, on a tout à craindre d’elle et les héros sont à la fois des enfants et d’innombrables anonymes. On retrouve dans La Jaula de oro un peu de l’univers de Ken Loach auprès de qui Diego Quemada-Diez a commencé à travailler, puisque tous deux partagent l’idée de témoigner d’une réalité sociale qui a perdu toute humanité, afin de la faire évoluer dans le monde réel à travers leur film. (…) son talent de conteur est à cet égard remarquable, soutenue par une brillante équipe technique dont il faut mentionner la magnifique composition de l’image de María Secco. [...] Cédric Lépine • Médiapart ici


THE LUNCHBOX de Ritesh Batra

Inde / France / Allemagne • 2013 • 1H44 • avec Irrfan Khan, Nimrat Kaur, Lillete Dubey Happiness distribution • 11 décembre 2013 | Semaine de la Critique 2013

Edition d'un document d'accompagnement AFCAE Plus d'infos sur le site du distributeur ici Une erreur dans le service pourtant très efficace de lunchboxes ( les "Dabawallahs", service de plateaux repas à Bombay) met en relation une jeune femme délaissée et un homme proche de la retraite. Par le biais de ces boîtes, ils entament une correspondance et se mettent à rêver à une autre vie.

« The Lunchbox”, de Ritesh Batra, un petit régal Chaque matin, Ila cuisine, elle se met en quatre, en dix, pour préparer des plats variés et savoureux. Et chaque midi, elle confie ses travaux d'artiste à un livreur chargé de distribuer des plateaux repas par dizaines à diverses entreprises. Chaque soir, elle attend de son mari des compliments qui ne viennent jamais. Forcément : par une erreur a priori difficile à imaginer dans ce système hyper-organisé, le mari reçoit une nourriture fade qui l'exaspère. Du choux bouilli ou farci en permanence, à la longue, on s'en lasse... Mais alors, qui profite des merveilles d'Ila ? Un vieux monsieur sec et ronchon, au bord de la retraite qui, conscient de la méprise, laisse, un jour, un mot dans le panier repas. Ila lui répond. Un flirt épistolaire s'instaure... Un scrongneugneu qui s'humanise, une épouse délaissée qui se met à rêver : on a beaucoup vu ça au cinéma. Seulement, devant l'inventivité de ce jeune cinéaste indien, tous les clichés s'effacent. Ritesh Batra a vu pas mal de films bo- et ho-llywoodiens, c'est évident, et il se sert de l'exotisme de Bombay pour nous séduire. Pourquoi pas, après tout ? Puisqu'il utilise la beauté des lieux pour créer une tension diffuse et le charme de ses personnages pour créer l'émotion. Ils sont tous attachants, à commencer par l'assistant pot-de-colle du vieux ronchon qui se révèle, peu à peu, plus ambigu que prévu et blessé par la vie. Issus de milieux sociaux et de religions différents, elle lui et l'autre sont unis, en fait, par une même solitude et l'indifférence que le monde extérieur semble manifester à leur égard. Tout est sur le fil de la mélancolie, mais une mélancolie euphorisante. Des « feel good movies » comme The Lunchbox, on en redemande. Pierre Murat • Télérama ici

SOUTIEN AFCAE PATRIMOINE / RÉPERTOIRE UNE FEMME DOUCE de Robert Bresson France • 1969 • 1H18 • avec Dominique Sanda, Guy Frangin, Jane Lobre les Acacias • 6 novembre 2013

Edition d'un documents d'accompagnement AFCAE Plus d'infos sur le site du distributeur ici Une jeune femme vient de se suicider. Près du corps, sous le regard de la vieille servante, le mari s’interroge et revit leur passé. Jeune fille pauvre, elle venait souvent dans sa boutique de prêteur sur gages. Il l’a aimée, a insisté pour l’épouser. Très vite, blessée par sa froideur et sa jalousie, elle s’est enfermée dans le silence...

Après s'être inspiré de Dostoïevski pour Pickpocket (Crime et châtiment) et Au hasard Balthazar (L'Idiot), Robert Bresson l'adapte à deux reprises, coup sur coup : avec Une femme douce en 1969 (La Douce), puis Les Quatre Nuits d'un rêveur en 1971 (Les Nuits blanches). Le dispositif d'Une femme douce renforce encore celui qu'avait imaginé Dostoïevski. La situation est la même : un homme au chevet de sa jeune femme morte raconte leur histoire. Mais le suicide, absent de la nouvelle, ouvre le film en quelques images elliptiques […] Dostoïevski faisait monologuer le mari sans témoin, comme si son discours s'adressait directement aux lecteurs. Bresson lui donne une auditrice, la bonne, obtenant ainsi à la fois un surcroît de réalisme et une autonomie du récit qui referme le piège machiavélique sur la Douce. […] En faisant de la bonne la destinataire du discours, Bresson ferme à double tour la prison de la jeune femme, nous éloignant un peu plus d'elle – et évite l'artifice d'une adresse directe aux spectateurs. Contagion Elle a beau apparaître dans tous les plans, la jeune femme n'est toujours déjà qu'un spectre. Elle n'a d'ailleurs pas de nom ; son mari et la bonne, eux, y ont droit. Irrémédiablement mise à distance par la mort et les souvenirs de celui qui seul nous la donne à voir – à l'exception des toutes dernières minutes du film, les quelques instants qui précèdent son suicide, vues à travers ses yeux à elle quand il est trop tard –, la Douce reste un mystérieux paradoxe : une étrangère aimée, celle qui refuse non pas son corps mais son être. Réduits à ne l'approcher qu'avec son mari, quand bien même nos yeux et notre entendement nous font entrapercevoir tout autre chose que lui, nous sommes contraints de rêver les pensées et les sentiments qui se pressent derrière le front haut, les yeux tristes et la bouche muette de la jeune femme, alors qu'elle se dérobe. Génie de Bresson qui, en réduisant le point de vue à la suite de Dostoïevski et en fermant un récit lacunaire sur lui-même, maximise ses effets : le film poursuit sa construction en nous. Qu'on le veuille ou non, l'obsession pour cette jeune femme devient contagieuse, et le film imaginaire. On n'est jamais hanté que par l'inachevé. (...) Une femme douce est sorti en 1969, en pleine vague réactionnaire aux événements de Mai. La condition de la femme, le mariage, la petite bourgeoisie y sont des étouffoirs. Mais plutôt que dans cette évidence déjà dénoncée, la charge subversive du film réside dans l'impasse morale de la jeune femme. En voulant rester fidèle à sa promesse faite à un homme qu'elle n'aime pas, elle ne tient qu'un engagement visà-vis d'elle-même, où l'autre, haï sûrement, méprisé peut-être, n'a plus aucune part.[...] Judith Revault d'Allonnes • ici


SOUTIEN PARTENARIAT AFCAE PATRIMOINE / RÉPERTOIRE DES GENS COMME LES AUTRES

de Robert Redford

Etats-Unis • 1980 • 2H05 avec Donald Sutherland, Judd Hirsch, Mary Tyler Moore, Timothy Hutton Madadayo Films • 18 décembre 2013 Oscar 1981 : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario adapté, Meilleur 2nd rôle pour Timothy Hutton

Plus d'infos sur le site du distributeur ici Calvin et Beth Jarret, couple aisé de la moyenne bourgeoisie américaine, ont deux fils : Buck et Conrad. Depuis la mort accidentelle de Buck, la famille est à la dérive. Conrad s'effondre et entre dans un profond état dépressif lorsqu'il apprend le suicide de son amie Karen.

[…] Des gens comme les autres est un très beau film, dans la veine d’un certain cinéma américain des années 50 : celui de Nicholas Ray ou d’Elia Kazan. Celui sur la faiblesse d’Américains qui se démènent tant bien que mal avec leurs sentiments. Ici, la psychanalyse est au centre de l’histoire racontée, ce n’est pas un apparat intellectualisant fait de symboles lourdingues, c’est un sujet pris à bras le corps et vecteur d’émotions. Les personnages -tous excellemment interprétés- sont magnifiques, aucun -même le personnage de la mère incompréhensive- n’est surchargé, aucun ne semble sacrifié au scénario, leurs motivations, leurs sentiments sont parfaitement exprimés. La mise en scène classique donne un sens profond à ce qui est filmé sans souligner quoi que ce soit. Je pense notamment à cette séquence déchirante de la photo de famille. La bande-son comporte de superbes standards classiques (canon de Pachelbel) utilisés de façon parcimonieuse, émouvante mais pas pathétique. Grâce à une finesse exemplaire dans l’écriture et l’interprétation, Des gens comme les autres est un des drames familiaux parmi les plus justes et les plus bouleversants qui soient. http://films.nonutc.fr • Ici

SOUTIENS AFCAE JEUNE PUBLIC LE PÈRE FRIMAS

de Youri Tcherenko

Précédé du film

LE NOËL DE KOMANEKO de Tsuneo Goda 46' au total • À partir de 4 ans. Gebeka Films • 11 décembre 2013

Document Ma p'tite cinémathèque Plus d'infos sur le site du distributeur ici

LE NOËL DE KOMANEKO de Tsuneo Goda Japon • 2009 • 20'

La neige recouvre le pré autour de la maison de Grand-papa. Le sapin clignote auprès de la cheminée. Tout est prêt pour fêter Noël ! Mais les parents de Koma ne viendront pas. Devant le désespoir de son amie, Radi-bo décide de construire un véhicule pour qu’elle puisse les rejoindre. C’est alors qu’une panne les immobilise en pleine forêt. La nuit tombe, les flocons virevoltent... et avec la neige, miraculeusement, la tristesse s’envole laissant place à la douceur de vivre qui, à nouveau, habite la maison de Grand-papa.

LE PÈRE FRIMAS de Youri Tcherenkov France • 2012 • 26'

Au sommet des Alpes, vit le Père Frimas, un merveilleux personnage aux pouvoirs enchanteurs. Chaque hiver, il veille à ce que la neige recouvre bien toute la forêt. Mais cette année, rien ne se passe comme prévu. Sylvain, l’esprit de la forêt, sort brusquement de son hibernation affamé et grognon…

LOULOU, L’INCROYABLE SECRET

de Grégoire Solotareff 1H20 • À partir de 6 ans Diaphana • 18 décembre 2013

Document Ma p'tite cinémathèque | Plus d'infos sur le site du distrbuteur ici Loulou est un loup. Tom est un lapin. Etonnamment, Loulou et Tom sont inséparables depuis leur tendre enfance. Aujourd’hui adolescents, ils se la coulent douce au Pays des Lapins. Mais Loulou qui se croyait orphelin apprend d’une bohémienne que sa mère est vivante. Les deux amis partent alors à sa recherche dans la principauté de Wolfenberg, le Pays des Loups. Ils arrivent en plein Festival de Carne, rendez-vous annuel des plus grands carnassiers du monde. L’amitié de Loulou et Tom survivra-t-elle dans ce pays où les herbivores finissent esclaves ou au menu du jour ? Quel incroyable secret entoure la naissance de Loulou ?


N°09 | 2013