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PRÉVISIONNEMENT

Graines d'Images et le Centre Simone Signoret ont le plaisir de vous inviter à la journée de prévisionnement

JEUDI 3 MAI 2012 au Centre Simone Signoret avenue de Bonën – 72230 Mulsanne tél : 02 43 42 20 25

9h – Accueil

9h30 – Faust d'Alexandre Sokourov Lion d'Or – Festival de Berlin 2011 Soutien GNCR

11h45 – Chercher le garçon de Dorothée Sebbagh 13h – Déjeuner

14h30 – Wrong de Quentin Dupieux Compétition Officielle – Festival de Sundance 2012

16h30 – Discussion sur les films

Merci de confirmer votre présence par téléphone ou retour de mail avant le 27/04/2012 à Graines d'Images

Graines d'Images – 28, avenue Jean Jaurès – 72000 Le Mans Tel : 02 43 78 25 01 – Email : graines.dimages@wanadoo.fr


Par son régime d’image emprunt de merveilleux, le plan d’ouverture évoque clairement le conte – même si d'Alexandre Sokourov l’ensemble renvoie à la fable ; un papier (le fameux pacte) flotte dans les nuages et finit par fondre sur la petite ville : Russie – 2011 – 2h14 « il était une fois… » Ce n’est pas une surprise, mais Sortie le 20 juin 2012 – Sophie Dulac Distribution Sokourov déploie une verve esthétique renversante. Avec Johannes Zeller, Anton Adasinskiy, Isolda Dychauk,... Chaque plan réinvente le précédent, de même pour chaque séquence. Sans renier son goût pour l’image-tableau et la Lion d'Or – Festival de Berlin 2011 révérence aux maîtres (Brueghel, Vermeer, Rembrandt, Soutien GNCR Ingres…), il s’émancipe de la nature morte pour basculer vers la fresque, en atteignant ici un sens prodigieux de la variation et du mouvement.

FAUST

Faust intègre une tétralogie sur le mal, les trois premiers (Moloch, Taurus et Le Soleil) se centraient sur des figures historiques (rien moins que Lénine, Hitler et Hiro-Hito), tandis que ce dernier volet décolle de l’incarnation terrestre pour mieux y retomber : le mal comme malédiction "choisie" par une humanité déréglée et maudite. Arnaud Hée – Critikat.com

Librement

inspiré de l'histoire de Goethe, Alexandre Sokourov réinterprète radicalement le mythe. Faust est un penseur, un rebelle et un pionnier, mais aussi un homme anonyme fait de chair et de sang conduit par la luxure, la cupidité et les impulsions. Avec Faust, Aleksandr Sokourov a mis d’accord notre petite équipée vénitienne, son film surpasse largement la concurrence dans cette compétition. On peut éventuellement invoquer le mot “chef d’œuvre”, mais il s’agit assurément d’une grande œuvre. Et dans la filmographie du cinéaste, un point d’équilibre dans ce qui peut séduire chez lui, car, au regard de son oeuvre, une vraie singularité émane de Faust. Sans plus entrer dans le détail des échanges de clefs de l'appartement et des horaires d’avion, le temps nous est compté, et il en faudrait pour appréhender notre Spritz d’Or Critikat. Essayons.

Alexandre Sokurov est né en Russie en 1951. Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires en 1968, il entre à l'Université de Gorki (département d'histoire). Tout en étant étudiant, il est également employé à la télévision de Gorki. À 19 ans, il produit sa première émission de télévision. De 1975 à 1979, Sokurov étudie à l'Institut de cinématographie de Moscou (VGIK). Son premier long métrage « La voix solitaire de homme » fut très apprécié par le réalisateur Andreï Tarkovski et reçoit par la suite de nombreux Prix. Sokourov est employé par le studio de cinéma Lenfilm en 1980. Au même moment, il commence à travailler au studio de films documentaires de Leningrad où il réalise ses documentaires. Très souvent Alexandre Sokurov est aussi scénariste et chef opérateur des projets qu’il réalise.

Alexander Sokurov a reçu de nombreux prix russes et internationaux : le prix FIPRESCI, le prix Tarkovski, le prix de l’État russe (1997et 2001), Le Prix de la liberté fondé par Andrzej Wadja, le Prix du Vatican « Troisième Le mythe de Faust version Sokourov nous plonge dans une Millenium » (1998). L’académie européenne du film l’a narration captivante, une sorte de transe tranquille et nommé comme l’un des cent réalisateurs les plus lancinante, où le docteur pactisant avec le diable est importants du monde. aspiré dans un mouvement perpétuel, circulaire et descendant. La musique participe à cette idée de "filmpromenade", très présente, il ne s’agit jamais d’un Filmographie sélective : sur/soulignage, mais d’un accompagnement très subtil de 1996 Mère Et Fils (Mat I Syn) cette ronde avec le mal. Sans renier sa tendance élégiaque, 1999 Moloch (Molokh) Sokourov imprime à ce récit un ton bouffon, celui d’une 2000 Taureau (Telets) farce d’une ironie jouissive, à laquelle contribue 2002 L’arche Russe (Russkiy Kovcheg) pleinement le personnage de Mephistopheles, incarnation 2003 Père, Fils (Otec I Syn) omnipotente du mal rendue dans un état de fragilité et 2004 Le Soleil (Solntse) d’incertitude, malmené tout en malmenant. Bref, une figure 2007 Alexandra d’une folle complexité, loin des représentations simplistes 2011 Faust actuelles de la séduction maléfique.

Graines d'Images – 28, avenue Jean Jaurès – 72000 Le Mans Tel : 02 43 78 25 01 – Email : graines.dimages@wanadoo.fr


CHERCHER LE GARÇON

WRONG

de Dorothée Sebbagh

de Quentin Dupieux

France – 2011 – 1h10 Sortie le 9 mai 2012 – Shellac Avec Sophie Catttani, Moussa Maaskri, Gérard Dubouche,...

France/USA – 2012 – 1h?? Sortie le 27 juin 2012 – UFO Distribution Avec Jack Plotnick, Eric Judor, William Fichtner,... Sélection Officielle – Festival de Sundance 2012

Un

soir de réveillon en compagnie d'une bouteille de champagne, Emilie, 35 ans, s'inscrit sur Meet Me, célèbre site de rencontres sur Internet, avec une bonne résolution pour la nouvelle année : trouver l'amour. Il y a beaucoup d'hommes sur Meet Me : des cyniques, des comiques, quelques loustiques et même de grands romantiques. Emilie est loin d'imaginer ce qui l'attend In Real Life... la vraie vie. (...) « J’ai moi-même passé un peu de temps sur des sites de rencontres (...). A chaque fois, je trouvais que la situation de la rencontre In Real Life, après les échanges virtuels, était vraiment une situation forte et riche dramaturgiquement, une vraie situation de cinéma. (...) Il me paraissait en plus, pour l’avoir expérimenté moimême, que cette situation de la rencontre amoureuse In Real Life après avoir fait « connaissance » sur Internet, était hyper dramaturgique et cinématographique, chargée de suspense : va-t-il ressembler à la photo ? Quelle voix va-t-il avoir ? Sa personnalité correspond elle à ce que j'en connais déjà ?... Je me suis dit qu'il fallait faire un film avec ce dispositif. Une suite de rencontres : une femme/un homme, qui ne se connaissent pas et se rencontrent via Internet. Tout ce qui était écrit, c’était le fil conducteur de l’histoire, pour qu’il y ait une évolution du personnage principal. Pour être plus précise : j’ai rencontré des comédiens en improvisant moi-même des situations avec chacun d’eux, et de ces impros sont nés les personnages du film. Ensuite chaque comédien avait son personnage dessiné à partir de ça, son « passé » sur Internet ; son annonce sur le site de rencontres imaginaire du film, les tchats, la photo d’Emilie, etc… (...). Mais aucun, ni elle, ni eux, n’avait de texte écrit pour le rendezvous. Le principe était de filmer, quasiment sur un mode documentaire, la rencontre de deux personnes qui ne se connaissent pas. La comédienne et les comédiens ne s’étaient jamais vus avant le jour du tournage, ils ne se disaient même pas bonjour avant que l’on tourne. Ils devaient se rencontrer sous l’œil de la caméra, en improvisant à partir de leur profil et leur passé sur le site de rencontres.

Dolph, un personnage commun mais irrésistible, perd son chien Paul. Il découvre que Paul a été kidnappé par un étrange justicier, le Dr Chang. Sous les yeux d’une livreuse de pizza nymphomane, d’un voisin joggeur en quête d’absolu, ou d’un jardinier mexicain opportuniste, Dolph va progressivement perdre la tête… et son identité. (...) On reste dans le domaine de l'absurde avec un des maîtres actuels du genre : Quentin Dupieux. L'homme de Steak et Rubber a encore frappé avec Wrong, dont il est, comme à sa belle habitude, tout à la fois le réalisateur, le scénariste, le directeur de la photo, le monteur et le compositeur (avec Tahiti 80). Wrong est sans doute son film le plus ambitieux à ce jour. Celui qui va au-delà du brillant exercice de style pour tenter de raconter une vraie histoire dans lesquelles les dialogues n'ont jamais eu autant d'importance. Son héros est un homme dont la vie part à vau-l'eau entre son travail dont il vient de se faire licencier, le remplacement mystérieux du magnifique palmier par... un sapin et surtout la disparition de son chien, la prunelle de ses yeux. Wrong est le récit de sa quête désespérée pour le retrouver, peuplée de personnages tous plus frapadingues les uns que les autres (un jardinier imposteur, un voisin menteur, un flic sur les nerfs...) et où Dupieux couple son art du burlesque de situation avec celui, moins connu jusque-là, des répliques si surréalistes qu'elles en deviennent poétiques. Wrong est à la comédie ce que le Lost Highway de Lynch fut au thriller. On y retrouve ce même talent pour distordre la réalité et jouer avec les codes du genre. Et cette même jubilation de chaque instant, renforcée par une distribution hors pair, dont le méconnu Jack Plotnick dans le rôle central et le fidèle Eric Judor en jardinier à l'accent américain so frenchy. Thierry Chèze – Studio Ciné Live

Dorothée Sebbagh – Extrait du dossier de presse Graines d'Images – 28, avenue Jean Jaurès – 72000 Le Mans Tel : 02 43 78 25 01 – Email : graines.dimages@wanadoo.fr

Graines d'images | 3 mai à Mulsanne  

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