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PLAN D'AMÉNAGEMENT MUL TIRESSOURCE DE LA SEIGNEURIE DE NICOLAS-RIOU PARTIE 1 DOCUMENT

DE CONNAISSANCE

RÉALISÉ

LA FORÊT MODÈLE

PAR

DU BAS-SAI NT-LAU RENT INC.

JUILLET

1995


REMERCIEMENTS

La Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc. est l'une des dix forêts modèles composant le réseau des forêts modèles du Canada. Son financement s'inscrit à l'intérieur du volet «Partenaires pour le développement durable des forêts» du Plan vert du gouvernement canadien. Le plan d'aménagement multiressource de la Seigneurie de Nicolas-Riou est le fruit d'une étroite collaboration entre La Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc., le gouvernement fédéral et plusieurs organismes du milieu qu'il est difficile de tous énumérer. Nous aimerions toutefois souligner la contribution importante des personnes et des organismes suivants: - le personnel de La Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc. - Richard Savard ing.f., Robert Savoie ing.f., Pierre Belleau ing.f. M. Sc., André Hupé ing.f., Robert Giguère ing.f., Joanne Marchessault bio., Alain Jacques ing.f., Yves Bell ing.f., Raynald Côté tech.f., André Laberge tech.f., Louisette Albert sec., Claudie Lamontagne, resp. corn. - le personnel du Service canadien des forêts de Rimouski - Gaston Joncas ing.f., Jacques Robert ing.1.,Stéphane Tremblay bio. - la Faculté de foresterie et de géomatique de l'Université Laval - Marius Pineault ing.f. professeur titulaire - la compagnie Abitibi-Price inc. - David Dallain ing.f. -le Syndicat des producteurs de bois du Bas-Saint-Laurent inc. - Ghislain Miousse adm. - le Groupement forestier de l'Est-du-Lac Témiscouata inc. - Gérald Lavoie adm., Martin Bélanger ing.f. -l'équipe du SYGIF - Daniel Landry ing.f., Gervais Proulx inf., Chantal Saint-Laurent inf., Yves Lévesque tech.1. - et le personnel du Service de l'inventaire du ministère des Ressources naturelles du Québec Ce document a été rédigé par messieurs Robert Savoie et Gaston Joncas, en étroite collaboration avec messieurs André Hupé, Stéphane Tremblay et madame Joanne Marchessault. Les textes ont été corrigés par mesdames Louisette Albert, Claudie Lamontagne et Carmen Michaud.


III PLAN D'AMÉNAGEMENT MUL TIRESSOURCE DE LA SEIGNEURIE DE NICOLAS-RIOU PARTIE 1 DOCUMENT DE CONNAISSANCE RE ME RC 1EM ENTS

1

LISTE 0 ES TABLEAUX

V

LISTE DES CARTES

VII

LISTE 0 ES FIGURES

VII

BUT ET OBJECTIFS DE LA FORÊT MODÈLE

1

BUT ET OBJECTIFS DU PLAN D'AMÉNAGEMENT

9

PARTIE 1 - DESCRIPTION DES RESSOURCES ET DES ACTIVITÉS DE LA SEIGNEURIE DE NICOLAS-RIOU 1.0

2.0

DESCRIPTION DU TERRITOIRE.

13

1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6

13 13 18 22 27 27

Histo rique Le te rritoi re Le contexte biophysique Les infrastructures et les contraintes d'utilisation du territoire Le contexte socio-économique L'i ndustrie forestière

LA RESSOURCE LlGNEUSE.

2.1 Les activités antérieures 2.2 2.3 2.4 2.5

3.0

29 29

Le couve rt fo restie r Les érablières à potentiel acéricole Description et inventaire des milieux sensibles La vulnérabilité des peuplements aux insectes et aux maladies cryptogamiq ues 2.6 Le constat général pour l'aménagement et l'exploitation de la ressou rce lig neuse

33 48 51

58

LA RESSOURCE FAUNIQUE.

63

3.1 Les activités antérieures 3.2 Description des principales espèces fauniques et de leurs habitats 3.3 Les espèces fauniques susceptibles d'être désignées me nacées ou vu 1né rables 3.4 La problématique générale pour la faune et ses habitats 3.5 Les activités à caractère faunique 3.6 Les contraintes générales liées aux activités fauniques

63

56

66 76 76 76 78


IV 4.0

5.0

6.0

LA RESSOURCE HYDRIQUE

79

4.1 4.2 4.3 4.4 4.5

79 80 87 87 88

Les activités antérieures Description des principaux bassins Les sources d'eau potable Pro blématique hydrique Potentiel des principaux cours d'eau

LA RESSOURCE RÉCRÉATIVE

89

5.1 5.2 5.3 5.4 5.5 5.6

89 90 90 90 96 97

Les activités récréatives antérieures Description des infrastructures L'accessibilité au te rritoi re Les unités de paysage d'intérêt particulier Le potentiel récréatif. Les contraintes au développement récréatif

RECOMMAN DATION S 6.1 6.2 6.3 6.4

La La La La

ressou rce ressource ressource ressource

99

ligneuse faunique hydrique récréative

99 100 101 102

ANNEXE 1

LEXIQUE ET ABRÉViATIONS

103

ANNEXE 2

DESCRIPTION DES APPELLATIONS D' ES SEN CE

DE GROUPEMENT

DES SÉRIES ÉVOLUTIVES

109

ANNEXE 3

CODIFICATION

127

ANNEXE 4

OUVRAGES DE RÉFÉRENCE.

133

ANNEXE 5

LISTE DES ESPÈCES SUSCEPTIBLES D'ÊTRE DÉSIGNÉES MENACÉES OU VULNÉRABLES POUR LA RÉGION DU BAS-SAI NT-LAURENT

139


v LISTE DES TABLEAUX Tableau 1-1

Répartition par type de superficie

17

Tableau 1-2

Caractéristiques bioclimatiques des régions écolog iques

18

Description des caractéristiques des districts écologiques de la Seigneurie de Nicolas-Riou

21

Volume de bois récolté sur la Seigneurie de NicolasRiou par type de produit (1994)

30

Tableau 2-2

Répartition de la superficie par série évolutive

33

Tableau 2-3

Répartition de la superficie par classe d'âge et par site de contrainte sur la Seigneurie de Nicolas-Riou

35

Répartition de la superficie par groupement d'essence

37

Répartition par classe d'âge, par densité et par type de peuplement

38

Répartition de la superficie par classe d'âge et par type de peuplement

.41

Retour après coupe des superficies issues d'une coupe totale (hectares)

42

Répartition du volume par classe d'âge pour la Seigneurie de Nicolas-Riou

.44

Répartition du volume par groupe d'essence et par type de peuplement.

.46

Répartition des bois par type de produit récolté pour l'année 1994

47

Répartition de la superficie par type de peuplement d'érablière (ER) ayant un potentiel acéricole

48

Tableau 1-3

Tableau 2-1

Tableau 2-4

Tableau 2-5

Tableau 2-6

Tableau 2-7

Tableau 2-8

Tableau 2-9

Tableau 2-10

Tableau 2-11


VI

Tableau 2-12

Répartition de la superficie par type de dépôt mince

51

Tableau 2-13

Répartition de la superficie par classe de pente

52

Tableau 2-14

Répartition de la supèrficie par classe de régime hydrique

55

Répartition de la superficie en fonction du type de contrainte liée aux opérations forestières

56

Classification des strates forestières selon leur vulnérabilité face à la TBE sur les stations à contraintes majeureet extrême (ha)

57

Tableau 2-15

Tableau 2-16

Tableau 2-17

Tableau 2-18

Tableau 3-1

Tableau 4-1

Tableau 4-2

Tableau 4-3

Tableau 5-1

Classification des strates forestières selon leur vulnérabilité face à la TBE sur les stations sans contrainte (ha)

57

Répartition par classe de superficie des peuplements d'érablières (ER) de 10 hectares et plus ayant un potentielacéricole

61

Récolte et succès de pêche pour les lacs et les rivières du territoire de la Seigneurie de NicolasRiou (1994)

64

Grille d'analyse des cours d'eau de la Seigneurie de Nicolas-Riou

85

Appellation des différents secteurs du territoire de Nicolas-Riou

87

Classement et moyenne des résultats des rivières de la Seigneurie de Nicolas-Riou

88

La protection des unités de paysage et les secteurs d'intérêtrécréatifs

95


VII

LISTE

DES CARTES

Carte 1

Localisation des forêts modèles du Canada

2

Carte 2

Localisation de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent..

5

Carte 3

Localisation de la Seigneurie de Nicolas-Riou

14

Carte 4

Localisation des dix métairies et de l'aire commune

15

Carte 5

Les districts écologiq ues

19

Carte 6

Topograph ique du territoire

23

Carte 7

Réseau routier

25

Carte 8

Types de peuplements

39

Carte 9

Localisation des érablières à potentiel acéricole

.49

Carte 10

Localisation des milieux sensibles

53

Carte 11

Zones vulnérables à la tordeuse des bourgeons de l'ép inette

59

Localisation des principaux sites d'observation (H iver 1993)

69

Carte 12

de l'orignal

Carte 13

Localisation des principaux cours d'eau sur le territoire

73

Carte 14

Localisation des coupes totales et des plantations

81

Carte 15

Bassins hydrographiques

83

Carte 16

La zone de protection de l'encadrement visuel

93

LISTE

Figure 1 Figure 2 Figure 3

DES

FIGURES

Répartition de la superficie par classe d'âge et par type de peuplement.

41

Retour après coupe des superficies issues d'une coupe totale

42

Répartition du volume par type de peuplement

.46


1

BUT ET OBJECTIFS DE LA FORÊT MODÈLE

But et objectifs Le Plan vert du Canada En décembre 1990, le gouvernement fédéral rendait public son plan d'action environnemental intitulé Plan vert du Canada pour un environnement sain à la suite de consultations nationales. Le Plan vert vise à provoquer un virage de l'aménagement forestier au Canada et à changer l'objectif du rendement soutenu par celui du développement durable. Cette notion, appliquée à la foresterie, signifie gérer la ressource forestière sans nuire à sa productivité future, à sa diversité écologique et à son pouvoir de régénération. Elle suppose l'équilibre entre les valeurs économiques, environnementales et sociales. Pour accélérer la mise en oeuvre du développement durable en foresterie, le Plan vert du Canada trace les grandes lignes du programme Partenaires pour le développement durable des forêts. Le programme vise trois objectifs : 1-

Établir un réseau de modèles fonctionnels de foresterie durable de grande envergure dans les principales régions forestières du Canada;

2-

Accélérer la mise en oeuvre d'un vaste programme de recherche forestière visant à mettre au point un nouvel ensemble de stratégies et de techniques d'aménagement saines pour l'environnement;

3-

Accroître les données et l'information disponibles sur les forêts du Canada, y compris sur les réseaux de surveillance de l'état de santé des forêts et sur les bases de données environnementales, afin de pouvoir prendre des décisions plus éclairées et de tenir compte des multiples caractéristiques des forêts du Canada.

Les Forêts modèles du Canada Au nombre de dix et réparties au sein des principales régions écologiques canadiennes (carte 1), les Forêts modèles ont comme principal mandat de promouvoir la notion de développement durable de l'ensemble des ressources forestières composant leur territoire respectif, et ce, en étroite relation avec les communautés et les organismes du milieu. Les superficies des forêts modèles canadiennes varient de quelque 1 000 km2 à tout près de 10 000 km2. Elles regroupent les principales formations forestières que l'on retrouve sur les terres de tenures publique et privée.


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Forestry Canada

Source: Forêts Canada

Forêts Canada


3 Les Forêts modèles se veulent un grand laboratoire et une fenêtre sur les différentes approches possibles pour une gestion intégrée des ressources du milieu. La direction du développement durable du ministère des Ressources naturelles du Canada (Service canadien des forêts) assure la coordination et les échanges entre les membres du réseau des Forêts modèles canadiennes.

La Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc. La Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc. est une corporation à but non lucratif formée de quatre promoteurs, soit le Syndicat des producteurs de bois du BasSaint-Laurent, le Groupement forestier de l'Est-du-Lac Témiscouata, Abitibi-Price inc. et la Faculté de foresterie et de géomatique de l'Université Laval. Chaque organisme possède un siège au conseil d'administration de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc. Le territoire de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent se compose de trois unités territoriales, soit la Seigneurie de Nicolas-Riou (14 000 ha), située à l'intérieur des limites de la municipalité de St-Eugène-de-Ladrière, la Seigneurie du Lac Métis (35 000 ha), localisée à environ 80 km au sud-est de la ville de Rimouski et l'unité d'aménagement de forêt privée du territoire de l'Est-du-Lac Témiscouata (64000 ha), située au sud-est de la ville de Rivière-du-Loup dans la région du lac Témiscouata (carte 2). Les territoires des Seigneuries de Nicolas-Riou et du Lac Métis appartiennent à la compagnie Abitibi-Price inc. Par protocole d'entente, la gestion de ces territoires est confiée à la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc. L'unité d'aménagement de l'Est-du-Lac Témiscouata est principalement composée de petites terres privées appartenant à plus de 700 propriétaires.

But et objectifs de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc. Le but de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent est de rassembler les forces vives et le savoir-faire de ceux qui s'intéressent aux ressources forestières, de manière

à: assurer le développement durable des ressources forestières en territoire habité; créer des unités d'aménagement viables; favoriser le partenariat.


4

Les objectifs spécifiques relatifs aux ressources forestières sont: augmenter le niveau de connaissance de toutes les ressources du territoire et se doter d'un plan d'aménagement intégré duquel découlent les plans de gestion individuels; accroître la capacité de production et l'utilisation des ressources forestières tout en respectant la philosophie du développement durable; diversifier et améliorer la qualité des produits issus de la forêt; réduire la vulnérabilité du milieu et des peuplements forestiers vis-à-vis les ravageurs; dynamiser la recherche, le développement et le transfert technologique.

Les objectifs environnementaux sont : adapter et développer, pour la forêt privée, des mesures de protection, de nouvelles pratiques et de nouveaux équipements, de manière à minimiser leur impact dans les zones sensibles et les milieux vulnérables; évaluer l'impact environnemental de certaines de nos pratiques forestières et prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection et la conservation de toutes les ressources du milieu.

Les lignes directrices du développement durable Le concept de développement durable appliqué concrètement à la foresterie signifie trouver l'équilibre entre les objectifs économiques et les contraintes environnementales pour le mieux-être des populations actuelles et futures. L'exploitation de la ressource ligneuse demeure prioritaire dans le développement durable des ressources forestières. C'est un impératif économique que nous respectons. La forêt recèle toutefois de nombreuses autres valeurs, variables selon les caractéristiques écologiques et géographiques locales. Les participants au Colloque national sur le développement durable et l'aménagement forestier, parrainé par le Conseil canadien des ministres des forêts en 1990, ont fait référence, à maintes reprises, à six valeurs qu'il faut maintenir: les possibilités d'emploi; l'approvisionnement en eau de qualité; les activités de loisir; les ressources génétiques; l'écosystème non perturbé; la faune.


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Les modèles socio-économiques L'une des principales caractéristiques de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent, c'est qu'elle est composée entièrement de forêt de tenure privée. Afin d'intégrer la notion de développement durable à l'intérieur d'un contexte de forêt privée, les initiateurs du projet ont élaboré l'approche de deux modèles de gestion, soit: le métayage sur de grandes forêts privées; la diversification et la consolidation des activités des petits propriétaires forestiers.

Le métayage forestier La notion du métayage était anciennement utilisée en Europe. De grands propriétaires terriens louaient une partie de leurs terres aux villageois et en échange ceuxci partageaient une partie des fruits de leur récolte avec le propriétaire. Une variante de cette approche est présentement développée concernant la gestion des grandes propriétés forestières composant 50 % du territoire de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent. Dans le cadre du projet, le métayage forestier consiste à confier à des individus la responsabilité de l'aménagement d'unités territoriales d'environ 1 000 ha à condition qu'ils respectent un plan de gestion. Chacun des individus devra démontrer qu'il est possible de vivre décemment à partir des ressources de la métairie tout en l'améliorant et en partageant une partie de l'usufruit avec le propriétaire du territoire. L'organisation du modèle consiste à sélectionner une trentaine d'individus possédant des caractéristiques spécifiques telles que le leadership, le sens de l'innovation, la capacité d'apprentissage et de leur confier une métairie, de les supporter lors de l'élaboration de leur plan d'affaires et de leur fournir le support et les conseils techniques leur permettant d'atteindre les objectifs de leur plan de gestion. La gestion et l'exploitation de certaines ressources telles que la faune indigène et les aires communes (superficies ayant fait l'objet de coupes totales au cours des dix dernières années) sont confiées au regroupement des métayers d'un territoire donné. Le concept mis de l'avant veut démontrer qu'il est possible pour un individu de vivre décemment des ressources d'un territoire, et ce, sans hypothéquer les ressources, à condition que l'unité territoriale soit suffisamment grande et qu'il n'ait pas à assumer les frais importants liés à l'achat de la propriété. Afin de favoriser un retour sur les investissements réalisés par le métayer, un protocole d'entente de 10 ans entre la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent et le métayer lui permet de développer et d'exploiter, selon certaines conditions, les ressources de sa métairie.


8

La diversification et la consolidation des activités des petits propriétaires forestiers Le second volet du projet consiste à démontrer qu'il est possible, par différentes approches telles que la mise en commun de lots, la diversification des activités d'aménagement forestier et des produits issus de l'utilisation des ressources du milieu forestier (produit du bois, exploitation faunique et récréative, acériculture), de diversifier les revenus d'un propriétaire forestier et de lui assurer une certaine stabilité financière. Au sein de ce modèle, le Groupement forestier de l'Est-du-Lac Témiscouata, maître d'oeuvre de l'aménagement forestier sur son territoire depuis plus de vingt ans, devient l'assise de la diversification et de la consolidation des activités du propriétaire forestier. Les principales actions envisagées sont: l'orientation des travaux d'aménagement en fonction des objectifs du propriétaire et des problématiques régionales; le regroupement de l'ensemble des services techniques et des programmes d'aménagement offerts aux propriétaires; la formation sur les nouvelles techniques d'aménagement; la gestion des ressources fauniques et hydriques par la mise en place de projets auprès d'un ou de plusieurs propriétaires forestiers. Évidemment cette démarche repose essentiellement sur une relation de confiance et une collaboration continue entre le propriétaire forestier, le groupement forestier et la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent.


9

BUT ET OBJECTIFS DU PLAN D'AMÉNAGEMENT

Le plan d'aménagement multiressource de la Seigneurie de Nicolas-Riou constitue le résultat d'un processus qui prend en considération les objectifs généraux du projet de la Forêt modèle, les problématiques et les caractéristiques écologiques du territoire. Ceci permet de définir les grandes orientations d'utilisation des ressources du territoire ainsi que les objectifs stratégiques spécifiques à chacune des ressources ligneuses, fauniques, hydriques et récréatives. Le but du plan d'aménagement multiressource est de doter les gestionnaires et les métayers du projet de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent d'un outil de travail qui leur permettra de prendre les décisions les plus judicieuses en fonction du développement durable de l'ensemble des ressources du milieu forestier caractérisant la Seigneurie de Nicolas-Riou. Les objectifs généraux du plan d'aménagement multiressource de la Seigneurie de Nicolas-Riou sont de : contribuer à l'aménagement et à l'exploitation des ressources de manière que le milieu forestier puisse atteindre un niveau souhaité de biodiversité et de productivité en fonction des caractéristiques écologiques et du potentiel de chacune des ressources; planifier l'aménagement et l'exploitation des ressources afin d'assurer un revenu continu et raisonnable aux métayers forestiers. L'approche retenue vise essentiellement à gérer et à respecter le potentiel des ressources en fonction des principales caractéristiques biologiques ou physiques, c'est-à-dire que, pour chacune des ressources, on évalue le potentiel possible en fonction de différents scénarios d'aménagement et de l'intensité des différentes activités d'exploitation, le tout conformément aux orientations de la Forêt modèle du Bas-Saint-Lau rent. Le plan d'aménagement de la Seigneurie de Nicolas-Riou est composé de deux sections, soit la première partie, qui est une description des différentes ressources et des activités présentes sur le territoire, et une seconde partie, qui définit les orientations et les stratégies d'utilisation des ressources. Les principales ressources décrites à l'intérieur de ce document sont les ressources ligneuse, faunique, hydrique et récréative.


PARTIE 1

DESCRIPTION DES RESSOURCES ET DES ACTIVITÉS DE LA SEIGNEURIE DE NICOLAS-RIOU


13

1.0

DESCRIPTION DU TERRITOIRE

1.1

Historique

La Seigneurie concédée en 1751 au Sieur Nicolas-Riou comprenait les territoires actuels des municipalités de Saint-Fabien, Saint-Simon, Saint-Mathieu et SaintEugène-de-Ladrière. Cette Seigneurie fut amputée de la moitié de son territoire avec l'érection en 1828 des paroisses de Saint-Fabien et de Saint-Simon. En 1911, Price Brothers fit l'acquisition de la moitié de ce qui subsistait de cette Seigneurie. L'autre moitié devint la propriété d'une autre compagnie forestière, Brown Corporation, et est désormais la propriété de la Couronne. Les ressources fauniques y sont exploitées par un club privé, le Club Appalaches. Ce que l'on appelle de nos jours Seigneurie de Nicolas-Riou est maintenant propriété de la compagnie Abitibi-Price inc. La forêt fut exploitée de façon sélective jusqu'en 1955. C'est en 1965 que l'on vit l'apparition des premières débusqueuses et une transformation graduelle de la structure forestière. De plus, l'apparition de la tordeuse des bourgeons de l'épinette et une récupération intensive des bois infestés au début des années 1980 ont modifié les composantes forestières par une augmentation des peuplements de transition à dominance feuillue et une réduction majeure des peuplements résineux sur le territoire. Depuis plusieurs décennies, le territoire de la Seigneurie de Nicolas-Riou est fortement convoité pour ses ressources fauniques, tout particulièrement pour la pêche et la chasse à l'orignal et au cerf de Virginie, et ce, autant par les communautés environnantes que par la compagnie Abitibi-Price inc.

1.2.

Le territoire

1.2.1 Situation géographique La Seigneurie de Nicolas-Riou est située dans le Bas-Saint-Laurent à environ 30 kilomètres au sud-ouest de la ville de Rimouski. Le territoire est compris dans les limites de la circonscription électorale fédérale de Rimouski-Témiscouata, du comté provincial de Rimouski et de la MRC de Rimouski-Neigette. Il est à l'intérieur de la municipalité de Saint-Eugène-de-Ladrière (carte 3). Il est limité au nord-ouest par le cadastre de la paroisse de Saint-Fabien, au nordest par le canton de Duquesne, au sud-est par le canton de Chénier et au sudouest par la limite de la MRC des Basques.


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17 1.2.2 La répartition par type de superficie La Seigneurie de Nicolas-Riou couvre une superficie totale de 13 687 hectares. Selon la cartographie écoforestière du ministère des Ressources naturelles du Québec (1994), cette superficie est répartie comme suit:

Tableau 1-1 Répartition par type de superficie :·.::ij:jli.jii::.i.ill··I:iii:j:IIII::iill':·.I~II:::'ij·ii·:jii:ii:i:::I:::::·:j·'::·:·iji·I:I::·j':·:'::::"·.li.:-II:I'·ilil····:ji·i:ili:iii:ji.::iij·:·i:,,"·11111111"11'::'1:"1'1:111111:"1'1

Terrainsforestiersproductifs Terrainsforestiersimproductifs Terrainsnonforestiers Eau Totaldu territoire

128116 271

1:2 588 13 687

1.2.3 Les modes de gestion Dans le cadre du projet «Une forêt habitée, modèle de développement durable», la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent, conformément au protocole d'entente dûment signé le 31 mars 1994, assume la gestion de l'ensemble du territoire. Le personnel de la Forêt modèle a la responsabilité d'élaborer les plans d'aménagement, et ceux-ci sont approuvés par le conseil d'administration suite à un processus de consultation auprès des partenaires. La mise en oeuvre du plan est confiée aux métayers forestiers. Par un protocole d'entente, chacun a la responsabilité des opérations de terrain sur sa métairie. On dénombre sur la Seigneurie de Nicolas-Riou, comme il est indiqué à la carte 4, 10 métairies d'une superficie moyenne de 1 000 hectares et une aire commune de près de 2 000 hectares de territoire forestier en régénération. La mise en valeur de l'aire commune sera assurée par l'association des dix métayers. Chaque métayer doit, de plus, respecter son plan d'intervention annuel élaboré en fonction des orientations et des objectifs spécifiques du plan d'aménagement général du territoire.


18

1.3

Le contexte biophysique

1.3.1 Régions et districts écologiques La Seigneurie de Nicolas-Riou est contiguë à deux grandes régions écologiques (4 et 5). Les trois quarts de sa superficie se retrouvent dans la région 4c, soit celle de l'érablière à bouleau jaune, et 25 % à l'intérieur de la région écologique Sa de la sapinière à bouleau jaune. La différence entre les régions écologiques 4 et 5 est d'ordre bioclimatique.

Tableau 1-2 ..................•.......................................•.•.....•..................

-

Caractéristiques

bioclimatiques

des régions écologiques

.................... " .......... ......... ...................... .............. ................................ ........................•................................... ................................ .............................................. ................................ ...............................................

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4c Rivière-duLoup

5a Basses et moyennes Appalaches

1 (Carte écoforestière

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111111~11'f.illllill!::.:IIIIIIIIIIII:·I.::1

::::::::::::;::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::;

Érablièreà bouleau jaune et sapinière à bouleau jaune

1 280 à 1440

Sapinière à bouleau jaune

1 220 à 1440

150à 200

:::!:::::::I:I:::I:!:::::!:!:I:!:!:!:I:!:!:I:Hi~~~I~iln::::I·::::i:·:::::::!:!:·:I::::·!:::::::::I:: :.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.;.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.;.;.;.:.:.:.:.:.:.:.:.:.: .............................................................................. ..................•.....••...•••..•....••...............•.................•........•................•.......•...............................................

t~~I~~~~~~~1~1~~~1~1~~~~~~~1~1~~~1~1 Érablière à bouleau jaune ou à hêtre sur les sommets bien drainés. Exceptionnellement, érablière à chêne rouge sur les sommets très secs à sol mince.

100 à 125

.

Érablière sur les sommets bien drainés; pessière rouge sur lithosols ou sites oligotrophes, mésoïques et hydriques.

du ministère des Ressources naturelles du Québec, 1994)

Le climat est qualifié de haut-tempéré froid de transition (CCCET, 1989). Le nombre de jours sans gel est de 110 à 120 et la saison de végétation, de 160 à 170 jours. Les précipitations se situent dans l'ordre des 900 à 1 000 mm (valeurs du Lac Témiscouata et de la Seigneurie du Lac Métis). La Seigneurie fait partie de l'ensemble physiographique des Coteaux du lac des Baies. Les districts écologiques représentés sont les Coteaux du lac Rimouski (P001, approximativement 75 % du territoire) et les Coteaux du lac Boisbouscache (P003, approximativement 25 %). Ils se distinguent les uns des autres surtout par la répartition de leurs dépôts de surface et les caractéristiques topographiques (carte 5).


11111 Z~Y--::::=:iiiiiiiii路-

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21 1.3.2

Géologie, relief et hydrographie

Le territoire de la Seigneurie se situe sur le plateau des Appalaches. Le relief est peu accidenté et son altitude varie de 200 à 390 mètres. Les plis sont orientés SO-NE et les pentes deviennent plus fortes dans le tiers sud du territoire (carte 6). L'assise rocheuse d'âge cambro-ordovicien et silurien, à forte teneur en calcaire, présente des affleurements de diverses roches sédimentaires telles que les calcaires, pélites, grès et conglomérats (Lajoie, 1972). Le contact entre les formations de ces deux ères se fait par une faille normale (branche du système de la faille Neigette) dont un segment passe entre les lacs Doucet et 24 Arpents. Le passage d'une formation à l'autre se traduit par un changement de modelé du relief, qui passe subitement du nord au sud, d'un relief en monts et en vaux très allongé à un relief d'altitude supérieure bosselé de façon moins régulière.

Tableau 1-3

Description des caractéristiques Seigneurie de Nicolas-Riou

des districts écologiques de la

-

Dépôt de surface

3215

1A-Y

(Tills indifférenciés)

R

(Affleurementsrocheux)

2

(Fluvio-glaciaires)

1

3

(Fluviatiles)

1

---

4

(Lacustres)

1

---

5

(Marins)

1

---

6

(littoraux marins)

7

(Organiques)

8

(De pentes et d'altérations)

9

(Éoliens)

Eau, forestier improductif,non forestier

1

1

1

1038

----

---

160

---

.

-----

.

---

-----

414

38

6651

1 301

---

---

442

1

428


22 Une autre faille, parallèle à la première, correspond à la rive sud du lac des 24 Arpents et au lit de la rivière Noire. Elle se traduit dans le relief par une très forte pente, dont celle qui domine le lac Thom. On retrouve plusieurs gîtes fossilifères au voisinage de ces deux failles. Le système hydrographique fait partie du bassin versant de la rivière Rimouski, lequel est orienté vers le Saint-Laurent. Les cours d'eau prennent source et s'écoulent hors du territoire, généralement du sud-ouest vers le nord-est. Le réseau est organisé en quatre systèmes. Le premier comprend la Petite rivière Rimouski et ses affluents. Le deuxième système draine les eaux du lac Cossette vers le lac des 24 Arpents, puis le lac Doucet, pour enfin se décharger par la rivière aux Accores. Le troisième est un ensemble de plusieurs petits lacs de tête parfois reliés par de très petits cours d'eau, dont l'un se décharge par la rivière Noire. Enfin, le quatrième est constitué par la tête de la rivière du Bic, à l'extrême nord du territoire.

1.4

Les infrastructures et les contraintes d'utilisation du territoire

En général, la Seigneurie de Nicolas-Riou est un territoire accessible se prêtant bien à l'aménagement et à l'utilisation intensive de l'ensemble des ressources. Il est muni d'un important réseau de chemins forestiers principaux et secondaires. Le chemin principal traverse le territoire, du nord au sud, pour se diriger par la suite en direction est, en passant entre le lac des 24 Arpents et le lac Doucette. On dénote, suite aux exploitations réalisées au cours des deux dernières décennies, la présence de nombreux chemins forestiers secondaires orientés généralement selon un axe est-ouest et longeant tout particulièrement les principaux cours d'eau et lacs (carte 7). De plus, on retrouve la présence de cinq bâtiments dont deux sont localisés près du lac des 24 Arpents et les autres près du lac Thom et du lac Blanc. Ils sont présentement utilisés pour le gardiennage et les activités de chasse et de pêche ou pour l'hébergement récréatif. La topographie ou le type de dépôts rendent certains secteurs sensibles aux méthodes conventionnelles d'aménagement et d'exploitation forestière. On retrouve 1,6 % de la superficie totale sur des pentes supérieures à 30 %. Les superficies dont le régime hydrique est qualifié de très humide représentent 4,3 %. Les cours d'eau, les terrains forestiers improductifs et les terrains non forestiers couvrent 6,4 % de la superficie totale. En résumé, la Seigneurie de Nicolas-Riou démontre des caractéristiques intéressantes pour l'aménagement et l'exploitation des ressources ligneuse, faunique, hydrique ou récréative. Elle est située à proximité de plusieurs communautés rurales et de corridors routiers récréatifs et offre une bonne accessibilité.


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27

1 .5

Le contexte

socio-économique

Huit municipalités à vocation agro-forestière avoisinent le territoire de la Seigneurie de Nicolas-Riou. Plus de la moitié d'entre elles ont été fondées lors de la vague de colonisation des années 1930-1940 : Saint-Eugène-de-Ladrière, Esprit-Saint, Trinité-des-Monts, Saint-Médard et Saint-Guy. Elles sont menacées par le départ des jeunes de 20 à 24 ans, un taux de chômage élevé et le vieillissement de la population. Celle-ci a décru de 49,2 % entre 1956 et 1991 et compte désormais 5 064 âmes. La population de six des huit municipalités présente un bilan démographique négatif de 1971 à 1991. Le taux de chômage a crû de 22,8 % à 34,9 % de 1971 à 1986. Le revenu total moyen est 12,8 % inférieur à la moyenne du Bas-Saint-Laurent. Les industries primaires et manufacturières reliées à la forêt regroupent 24,3 % de la population active du territoire de la Forêt modèle. L'industrie forestière du BasSaint-Laurent semble de façon générale assez bien se tirer des effets du ralentissement économique des dernières années, mais de nombreux emplois ont toutefois été perdus. Il y a lieu de consolider ces industries afin de créer un véritable avenir en lien avec les habitudes et les traditions de la population (Loiselle, 1993). Le Bas-Saint-Laurent, et tout particulièrement les paroisses du Haut-pays, a été très actif depuis 1970 pour définir de· nouvelles conditions socio-économiques permettant la survie des paroisses rurales (Opération-Dignité Il). La rétrocession des lots intramunicipaux, l'aménagement intégré des ressources et la création de fermes forestières font partie des propositions émises par le milieu. Les producteurs de boisés privés se sont dotés d'organismes de gestion en commun, dont les sociétés d'exploitation des ressources des Basques et de la Neigette qui réalisent des contrats d'aménagement dans les paroisses environnant la Seigneurie. Un organisme de gestion mixte (gouvernement et municipalités) gère l'exploitation des ressources fauniques de la Réserve Duchénier depuis la fin des années 70. 1.6

L'industrie

forestière

L'exploitation et l'aménagement de la ressource forestière (emploi en forêt) jouent un rôle majeur au sein de l'économie régionale et du développement social de la région du Bas-Saint-Laurent. Ce secteur a généré tout près de 9 % des emplois actuels (CRCD, 1992). Selon Loiselle, 1993, pour les municipalités situées à proximité du territoire de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent, tout près de 20 % des emplois sont liés à l'activité forestière. On a recensé, en 1991, 177 entrepr:.isesreliées à l'industrie forestière, soit 6 usines de pâtes et papiers, 35 usines de sciage et copeaux, 99 scieries dites artisanales et 37 entreprises de transformation diverses, pour un total de 6 000 emplois en usine et en forêt.


28 Pour le secteur de Nicolas-Riou, les résineux sont acheminés presque exclusivement vers les usines de sciage et de copeaux de la région, tandis que les bois feuillus de trituration' sont destinés vers l'usine de pâte de Cabana ou bien vers le marché du bois de chauffage. Les feuillus de qualité (bois dur et bois mou) sont orientés vers les usines de sciage de feuillu dur et de tremble. Pour l'année 1994, les métayers ont acheminé leur production vers les usines de sciage de bois résineux (46 %), de sciage de bois feuillus (15 %), de pâte de bois feuillus (36 %) et vers le marché du bois de chauffage (3 %).


29 2.0

LA

RESSOURCE

LIGNEUSE

2. 1

Les activités antérieures

2.1 .1 La production de la matière ligneuse La production de bois fut la principale activité exercée par la compagnie AbitibiPrice inc. depuis qu'elle est propriétaire du territoire de la Seigneurie de NicolasRiou. Il existe peu d'information à ce sujet. Toutefois, d'après les gens du milieu, la récolte de bois résineux fut importante à partir des années 1950. Au cours de cette décennie, le débardage des bois était effectué presque exclusivement à l'aide de chevaux, et les superficies coupées se régénéraient relativement bien. Cette méthode de coupe favorisait la régénération établie et minimisait les impacts au sol. On avait aussi tendance à laisser sur pied les arbres d'un diamètre inférieur à 20 cm. C'est à partir de 1965 que l'on vit l'introduction de la débusqueuse et une mécanisation croissante des activités d'exploitation forestière. Les méthodes de coupe se sont graduellement transformées afin d'être en mesure de rentabiliser l'utilisation de la machinerie. La coupe totale des peuplements à dominance de sapin et d'épinette est devenue, à partir de cette période, une pratique courante. De plus, les tiges feuillues de qualité sciage furent récoltées par la méthode de la coupe à diamètre limite probablement au cours des années 1970. Selon les données en provenance de la cartographie écoforestière du ministère des Ressources naturelles du Québec (1994), on obtient les résultats suivants concernant les coupes totales réalisées depuis 1965 : Plantation CT 0 ANS CT 20 ANS CT 30 ANS

313 655 1086 647

ha ha ha ha

Depuis les trente dernières années, les pratiques forestières utilisées ainsi que l'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette du début des années 1980 ont modifié le paysage forestier de la Seigneurie dominé antérieurement par des peuplements mélangés à dominance d'essences résineuses. Ces perturbations ont eu pour effet de favoriser les essences de transition orientant la composition du couvert forestier vers des peuplements mélangés et feuillus. La récolte de 92 000 mètres cubes de résineux et de 6 000 mètres cubes de feuillus de 1984 à 1988 (Dallain, 1989) reflète bien la prédominance de la récolte des bois résineux. Au cours de l'année 1994, les métayers ont récolté approximativement 7 550 m3 solides. Le tableau qui suit présente le type de produit et la destination des différents produits.


30 Tableau 2-1 Volume de bois récolté sur la Seigneurie de Nicolas-Riou par type de produit (1994)

Sapin-épinette

sciage

3 100

Femand Bois Itée Deniso Lebel inc. Les produits forestiers Dubé inc. Lévis Malenfant inc. Scierie François Jean

Autres résineux sciage

400

Les bardeaux Lajoie inc. Les cèdres Basques enr.

Feuillu mou sciage

550

Scierie Jean inc.

Feuillu mou pâte

400

Papier Cascade (Cabano) inc.

Feuillu dur sciage

550

Félix Huard inc. Bégin et Bégin inc

Feuillu dur pâte Bois de chauffage Total

2350

Papier Cascade (Cabano) inc.

200 7550

2.1.2 Les traitements sylvicoles Depuis 1989, la Société d'exploitation des ressources de la Neigette était le principal maître d'oeuvre des travaux sylvicoles réalisés sur le territoire. La coupe de conversion, la récupération de strates affectées par la tordeuse, la préparation de terrain et la mise en terre de plants ont été les principales activités. Quelques plantations ont aussi fait l'objet d'entretien à l'aide de phytocide. Antérieurement à 1989, peu de travaux sylvicoles furent effectués, et ceux-ci ont été supervisés par Abitibi-Price inc. Présentement, on dénombre environ 25 plantations âgées de 0 à 10 ans couvrant une superficie de 311 hectares. Depuis le début des opérations de la Forêt modèle (été 1994), plus de 100 hectares ont été aménagés par les métayers forestiers. Les coupes d'éclaircie commerciale, progressive et de protection de la régénération et des sols sont les principaux traitements réalisés. ' 2.1.3 La production acéricole Depuis 1952, la famille Dion de Saint-Valérien exploite une érablière à l'intérieur des limites de la Seigneurie. On y retrouve présentement 2 500 entailles, soit une moyenne de 208 entailles/ha, exploitées à la chaudière depuis un peu plus de 10 ans. Le nombre d'entailles correspond à la capacité de transformation de l'équipement présentement utilisé.


31

La sève est récoltée à la chaudière (sans SYSVAC). La récolte annuelle moyenne se situe à 534 litres (720 kg), avec des maxima de 820 litres (1 080 kg) et des minima de 450 litres (600 kg). Le rendement moyen de l'érablière (0,30 kg/entaille) se situe sous la production moyenne établie pour les érablières bas-Iaurentiennes pour la récolte sans SYSVAC. 2.1.4 La voirie forestière et l'extraction de matériau granulaire Comme il est spécifié au chapitre 1, l'ensemble du territoire est relativement accessible par une voirie principale et secondaire. Cette voirie fut réalisée lors des opérations forestières d'Abitibi-Price inc. On considère que le réseau actuel de 100 km est en bon état pour l'activité de production de bois. Plusieurs travaux d'amélioration devront être réalisés afin d'en permettre l'utilisation à des fins récréatives. Au cours de l'automne 1993 et de l'été 1994, la Forêt modèle et les métayers ont effectué plus de 70 kilomètres d'amélioration ou de construction de nouvelle voirie. Ceci comprend en plus la construction d'un nouveau pont. On dénombre un site de prélèvement de matériau granulaire d'une superficie d'environ 3 hectares. Il est situé au centre du territoire et à proximité du chemin principal. Des mesures particulières devront être prises afin de minimiser l'impact visuel lors de son agrandissement. 2.1.5 La protection contre les insectes et les maladies À l'exclusion des opérations de récupération des bois suite à l'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette au début des années 1980, on ne dénote aucune activité spécifique à la protection contre les insectes et les maladies sur le territoire de la Seigneurie. On retrouve au sud-est du territoire une station du dispositif national d'alerte rapide pour les pluies acides (DNARPA). On récolte périodiquement à l'intérieur de celleci des données concernant le feuillage, les caractéristiques du sol, les insectes et les maladies. Les informations sur l'apparition ou l'augmentation des populations d'insectes ou de maladies cryptogamiques en provenance de cette station peuvent servir d'indicateurs aux gestionnaires de la Forêt modèle. 2.1.6 La protection de l'encadrement visuel À l'exception du secteur nord, près de l'accès en provenance de la municipalité de Saint-Eugène-de-Ladrière, les opérations forestières antérieures ont très peu affecté l'encadrement visuel le long des principaux axes routiers et en périphérie du secteur du lac des 24 Arpents. On observe un ancien parterre de coupe totale près du pavillon, toutefois l'effet de contraste devrait s'atténuer d'ici quelques années par la croissance des jeunes plants de résineux mis en terre en 1991.


32 2.1.7 La surveillance du territoire La protection contre les incendies de forêts est sous la responsabilité de la Société de conservation du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Son mandat est d'assurer une surveillance régulière du territoire et d'intervenir lors de début d'incendie. Actuellement, il n'existe aucun plan stratégique d'intervention en cas d'incendie de forêt pour le territoire de la Seigneurie. La Forêt modèle prévoit, avec la collaboration de la Société, préparer un plan d'intervention d'urgence et implanter l'équipement nécessaire afin d'être en mesure d'intervenir le plus rapidement possible. Ce plan devra préciser les mécanismes de contrôle et de localisation des villégiateurs qui fréquenteront le territoire. La surveillance contre le braconnage, la fréquentation illégale et les délits de vol sont sous la responsabilité de la Forêt modèle et des métayers. Un service de gardiennage est assuré toute l'année pour la protection des bâtiments. Les métayers, par leur présence continuelle, assurent le contrôle de l'accès au territoire. De plus, lors d'activités spécifiques telles que la période de la chasse, les métayers agissent à titre de gardiens. Présentement, cinq métayers ont le statut d'auxiliaire de la faune. De plus, le ministère de l'Environnement et de la Faune effectue des visites régulières du territoire. 2.1.8 La protection des milieux sensibles À la lumière des informations actuelles, les milieux sensibles (drainage déficient, pente forte, sol mince) que l'on retrouve sur le territoire n'ont fait l'objet d'aucune attention particulière lors des opérations forestières réalisées depuis les années 1965. Près de 25 % de ces superficies ont été exploitées au cours des trente dernières années. Ces milieux sont caractérisés principalement par la présence d'aulnaies, de terrains dénudés humides et de peuplements matures et surannés. 2.1.9 La recherche et le transfert de connaissances Le volet recherche et de transfert de connaissances a débuté au cours de l'été 1994. Actuellement, un seul projet de recherche est en cours. Il concerne une étude sur l'importance des chicots pour la faune aviaire. De plus, on retrouve aussi une station de suivi pour le programme national sur les pluies acides. Un des objectifs de la Forêt modèle est de promouvoir la recherche appliquée sur le territoire. Il faut prévoir qu'au cours des prochaines années ce volet prenne de plus en plus d'importance. Afin d'assurer le respect des différents dispositifs expérimentaux, chaque projet de recherche est inclus à l'intérieur d'une zone d'affectation spécifique. Chaque dispositif est localisé et cartographié. Les autres activités forestières, fauniques ou récréatives sont assujetties aux règles et aux procédures de chacun des dispositifs.


33 Pour les activités de transfert de connaissances et d'information auprès du public, La Forêt modèl~ réalise présentement une compilation de l'ensemble des sites d'interventions. A partir de ces informations, il sera possible de créer une banque de sites de démonstration qui servira pour les visites techniques ou bien comme outil de sensibilisation auprès du grand public. 2.2

Le couvert forestier

2.2.1 La productivité du territoire Située dans les domaines climaciques de l'érablière à bouleau jaune et de la sapinière à bouleau jaune, la Seigneurie de Nicolas-Riou est considérée comme un territoire au potentiel de croissance forestier élevé par sa faible altitude, son relief faiblement accidenté et par une bonne épaisseur des dépôts de surface. Comme il est précisé au tableau 2-2, les séries évolutives qui dominent le territoire de la Seigneurie sont celles de la sapinière à bouleau jaune (62,8 %), de l'érablière à bouleau jaune (14,5 %) et de la sapinière à thuya (11,6 %). Elles se retrouvent majoritairement sur des dépôts indifférenciés dont l'épaisseur moyenne est supérieure à 0,5 mètre. Tableau 2-2 Répartition de la superficie par série évolutive

à bouleau jaune

MS1

Sapinière

FE3

Érablière

RS2

Sapinière

RC2

Cédrière

RS1

Sapinière sèche

RE3

Pessière

Autres

Eau, dénudé humide, aulnaie

Total

à bouleau jaune à thuya à sapin à thuya

à épinette noire et sphaigne

8599

62,8

1984

14,5

1589

11,6

457

3,3

146

1,1

41

0,3

871

6,4

13 687

100,0

La majorité du territoire offre des sites à bon potentiel de croissance. Il est possible d'entrevoir un volume moyen, pour l'ensemble des superficies forestières productives, de 100 m3/ha par rapport à celui de 63 m3/ha que l'on retrouve actuellement. Les principaux groupements d'essences peuvent atteindre un volume supérieur à 200 m3/ha à maturité.


34

2.2.2 Répartition de la superficie Au cours des années 1993 et 1994, le ministère des Ressources naturelles (MRNO), secteur forêt, a réalisé une mise à jour de la photo-interprétation et de la cartographie écoforestière pour le territoire de la Seigneurie de Nicolas-Riou. De plus, la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc. a mandaté une firme de consultants afin de bonifier la cartographie écoforestière du MRN. Une augmentation du nombre de points de vérification et une photo-interprétation des dépôts de surface et du drainage à partir des photographies 1:15 000 furent réalisées et transposées sur la carte écoforestière 1:20 000. Les données de contenance qui suivent proviennent de cette mise à jour de l'information écoforestière. Le tableau 2-3 présente la répartition de la superficie par classe d'âge en fonction des sites de contraintes sur la Seigneurie de Nicolas-Riou. Chaque classe d'âge a un intervalle de 20 ans (ex. 30 ans = 20 ans à 40 ans). La classe JIN Ueune inéquienne) représente des peuplements dont le couvert forestier se compose de trois classes d'âge, soit 30-50-70 ou 50-70-90, et la classe VIN (vieille inéquienne) est formée des peuplements de classes d'âge 70-90-120. Les superficies forestières productives couvrent presque la totalité du territoire (93,6 %), tandis que les terrains forestiers improductifs, non forestiers, les lacs et les cours d'eau n'occupent que 6,4 % de la superficie totale. Les peuplements de structure dite équienne (un seul groupe d'âge) occupent 60,0 % de la superficie forestière productive, tandis que les peuplements à structure étagée et inéquienne couvrent 31,8 % de celle-ci. Les coupes totales, les épidémies sévères et les plantations représentent 8,2 % de la superficie forestière productive (superficie en voie de régénération). Les jeunes strates, soit les classes de 10 ans et les superficies en voie de régénération, occupent près de 18 % de la superficie forestière productive, les strates de 30 ans et jeune inéquienne, 53 %, les strates de 50 ans, 22 %, et les strates de 70 ans et plus, environ 8 %. Présentement, 1 000 hectares de forêt sont au stade de maturité (peuplements de 70 ans et plus). Toutefois, 367 hectares sont localisés sur des pentes supérieures à 30 % ou bien sur des sites très humides. En tenant compte de ces différentes contraintes d'utilisation du territoire, approximativement 633 hectares de peuplements à maturité pourront être récupérés au cours des dix prochaines années.


35 Tableau 2-3

Répartition de la superficie par classe d'âge et par site de contrainte sur la Seigneurie de Nicolas-Riou

Çoupe totale Epidémie sévère Plantation Sous-total origine

655 95 313 1063

4,8 0,7 2,3 7,7

624 95 313 1032

0 0 0 0

31 0 0 31

Classe 10 Classe 30 Classe50 Classe70 Classe90 Classe 120 Sous-total

équienne

1162 3454 2722 247 56 33 7673

8,5 25,2 19,9 1,8 0,4 0,2 56,1

1159 3315 2646 187 0 0 7307

0 9 65 19 0 0 93

3 130 11 41 56 33 273

Classe 30-30 Classe 30-50 Classe 30-70 Classe 30-90 Classe 50-50 Classe 50-90 Classe 70-30 Classe 70-50 Classe 90-30 Classe 90-50 Jeune inéquienne (JIN) Vieille inéquienne(VIN) Sous-total étagé

11 157 335 15 16 59 85 15 26 26 2824 512 4080

0,1 1,2 2,4 0,1 0,1 0,4 0,6 0,1 0,2 0,2 20,6 3,7 29,9

11 157 335 15 16 40 85 15 26 19 2697 256 3672

0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 59 61 120

0 0 0 0 0 19 0 0 0 7 68 194 288

12011

213

592

Terrain forestier productif Aulnaie Dénudé humide Terrain forestier improductif agricole autres Terrain non forestier Total tout terrain Eau Total unité

12816

93,6

166 105 271

1,2 0,8 2,0

0 0 0

0 0 0

166 105 271

0 12 12

0,0 0,1 0,1

0 0 0

0 0 0

0 0 0

13099 588 13687

95,7

12011

213

863

12011

213

863

4,3 100


36

2.2.3 Répartition par type de couvert et par groupement d'essence Le couvert forestier est caractérisé par la présence de peuplements de transition principalement issus des opération~ forestières réalisées au cours des vingt dernières années. De ce fait, on observe une forte proportion de peuplements mélangés dominés par le bouleau blanc avec, en sous étage, la présence du sapin baumier. Les érablières à érable rouge et à résineux sont aussi très présentes sur certains sites. On retrouve à la carte 8 la répartition spatiale par type de peuplement. Le tableau 2-4 présente la répartition de la superficie par type de couvert et par groupement d'essence. De son analyse se dégagent les aspects suivants: Les peuplements à dominance feuillue couvrent 31,7 % de la superficie forestière productive, tandis que les peuplements mélangés occupent 46,5 % et les peuplements à dominance résineuse, 16,0 %. Les superficies provenant d'une coupe totale ou d'une épidémie sévère comblent la différence avec 5,9 %. Le groupement d'essence ER (érablière à érable à sucre) domine largement les peuplements feuillus. Ces strates se retrouvent principalement sur des stations écologiques de l'érablière à bouleau jaune. De plus, 17 % de la strate feuillue est composée de strates issues de coupes à blanc récentes (682 ha). Les peuplements mélangés dominent sur l'ensemble du territoire. La sapinière à bouleau blanc (8BB), l'érablière à érable rouge et résineux (EOR) et la bétulaie à bouleau blanc et sapin (BB8) en sont les principaux groupements d'essences. On retrouve au sein de ce type de peuplement 966 hectares de forêt mélangée issue de récentes coupes totales ou d'épidémie sévère, soit 16,2 % de l'ensemble de la superficie des strates mélangées. Les peuplements à dominance résineuse sont représentés par la sapinière à sapin (88), la cédrière à sapin (C8) et la sapinière à cèdre (8C) sur station sèche ou humide. Ces groupements sont localisés principalement sur les séries évolutives de la sapinière à thuya et de la cédrière à sapin et sont souvent caractérisés par un drainage moyen à déficient. Les jeunes plantations (0-10) et les terrains en voie de régénération provenant de coupes totales au sein de ce groupe couvrent 23,3 % de la superficie totale de la strate résineuse. 2.2.4 Analyse de la densité et de l'âge des peuplements L'analyse de la densité des peuplements en fonction de leur classe d'âge respective et du type de peuplement est particulièrement utile lors de la planification de travaux d'éducation de peuplements tels que l'éclaircie précommerciale et commerciale.


37

Tableau 2-4 Répartition de la superficie par groupement d'essence

Feuillus ER F-CT EO ERBJ ERFI ERBB Autres

Total

2169 682 366 269 201 150 223

53,4 % 16,8 % 9,0% 6,6% 5,0% 3,7% 5,5%

16,9% 5,3% 2,9% 2,1 % 1,6 % 1,2 % 1,7 %

4060

100,0 %

31,7%

1348 935 230 128 122 1349 305 200 126 248 966

22,6% 15,7 % 3,9% 2,1 % 2,0% 22,7% 5,1 % 3,4% 2,1 % 4,2% 16,2 %

10,5% 7,3% 1,8 % 1,0 %

5955

100,0 %

46,5%

699 272 313 162 301 107 199

34,1 % 13,2 % 15,2 % 7,9% 14,7 % 5,2% 9,7%

5,5% 2,1 % 2,4% 1,3 % 2,3% 0,8% 1,6 %

2053

100,0 %

16,0%

Mélangés Mélangés feuillus

Mélangés résineux

EOR BBS FIS ERR Autres SBB REO SFI RFI Autres M-CT +M-ES

Total Résineux SS SC

p R-CT CS CC AUTRES

Total CT -ES(1) Superficie forestière productive

10,5% 2,4% 1,6 % 1,0 % 2,9% 7,5%

750

5,9%

12 816

100,0 %

(1) CT-ES: Coupe totale et épidémie sévère en voie de régénération (2) On retrouve à l'annexe 2 la définition des codes des groupements

d'essences


38 On constate, à la compilation des informations du tableau 2-5, que près de 5 900 ha (46 %) des superficies forestières productives sont des strates de densité A ou B. De ces superficies, 48 %, 24 % et 19 % sont situées respectivement à l'intérieur des classes de 30 ans, 50 ans et jeune inéquienne. De plus, l'ensemble des strates de densité A ou B sont de type feuillu (2 442 ha) ou mélangé (3 048 ha). On retrouve seulement 408 hectares de strates de densité A ou B au sein des peuplements de type résineux. Cette situation s'expliquerait par l'historique des coupes. Les strates résineuses de forte densité ont probablement été récoltées au cours des 30 dernières années par la méthode de la coupe totale. Par la suite, ces superficies se sont régénérées en peuplement feuillu ou mélangé. Tableau 2-5 Répartition par classe d'âge, par densité et par type de peuplement

-

243 186 135 13 0

614 391 34 0

311 123 43 122

0 0 0 94

0 0 0 9

0 0 0 0

334 334 579 397

13 1 67 18

243 1458 984 735 640

577

1039

599

94

9

0

1644

99

4060

15 368 1349 614 146

0 95 676 428 391

0 0 0 76 82

0 0 0 0 0

0 0 0 0 0

0 35 377 412 211

0

D

416 0 148 22 0

65 29

431 498 2550 1617 860

Total

586

2492

1590 158

0

0

1035

94

5955

313

0 0 0 0 0

0 0 109 265 67

0 0 225 303 79

0 0 9 55 32

0 0 20 53 26

0 0 0 0 33

0 0 31 62 52

0 0 14 213 92

313 0 408 951 380

313

0

441

607

96

99

33

145

319

2052

1063 1163 3972 2796 348

108

33

Feuillu

A B C D Total Mélangé

1

0

ind

A B C

Résineux

750

750

Ind.

1 PI. A B C D Total

1 Terrains forestiers 1 productifs

2824 512

12818

Noter la présence de 313 hectares de jeunes plantations de résineux à l'intérieur du groupe résineux en voie de régénération. Ces plantations ont été réalisées au cours des années 1989 à 1992. Elles atteindront une classe de densité A au cours des 10 prochaines années.


111111

1

:;; -

________________________________________________________

-

c •••

••

__


41 Le tableau 2-6 et la figure 1 présentent le portrait par classe d'âge et par type de couvert forestier. Selon les informations terrain, les jeunes strates feuillues, mélangées et résineuses inéquiennes ont un âge moyen d'environ 50 ans. En fonction de cette hypothèse, on constate un déséquilibre de la répartition des superficies par classe d'âge pour chacun des types de peuplement. Pour les strates feuillues, plus de 80 % des superficies se situent à l'intérieur des classes de 30 et 50 ans. On observe une situation identique pour les strates mélangées avec près de 87 % de la superficie à l'intérieur des classes de 30 et 50 ans. Pour les strates résineuses, on constate que plus de 60 % des peuplements se retrouvent dans les classes de 50 ans et plus. Cette situation s'explique par la présence de cédrières relativement âgées et non exploitées au cours des années antérieures. Tableau 2-6 Répartition de la superficie par classe d'âge et par type de peuplement

Feuillu Mélangé Résineux

596

CT-ES

750

Total

586 311 2243

1 039 2492 441

2242 2625 752

94

4060

89 94 451

158 96

5954 2051 750

3972

5619

634

348

12816

Figure 1 Répartitiondes superficiespar classed'âge et type de peuplement ha 3000 Il Feuillu

13Mélangé

2500

ID Résineux

2000 1500 1000 500

o en voie et 10 ans

30 ans

50 ans et JIN

70 ans

90 ans et +


42 2.2.5 La régénération après une coupe totale Au cours des trente dernières années, la principale stratégie d'utilisation du territoire par la compagnie Abitibi-Priee inc. fut de récolter les essences résineuses, plus particulièrement le sapin et l'épinette. La méthode de coupe couramment utilisée fut tout particulièrement la coupe totale. Le tableau 2-7 et la figure 2 présentent le retour après coupe totale des superficies exploitées au cours des trente dernières années. Comme premier constat, on remarque que les superficies exploitées au cours de la période 1984-1994 sont classées comme non régénérées en essences commerciales ligneuses. La végétation arbustive feuillue a fortement tendance à envahir les superficies issues d'une coupe totale. Tableau 2-7 Retour après coupe des superficies issues d'une coupe totale (hectares) :~:@::::::::::::::::::::::@::::::::::::::::::::::::@:::::::::::III:::@@@tll:rt§g::::gg::::§§ijp.~IIm::::@:III:t::::::::::::::@::::t::I:::::::::;::::::::::@:::::::: .......................................................................................................................................................... ...................... ..................................................................................................................................

1IIIIi!illlilllllllllllllllllljlllllllllllll~111111111111111111111111111111

::::::::::::::::::I:j:~ltl:.:::::::::::::::::::::::t:1:::::::::::t:I:II4.tj:.:I::::I:1:::t::::::::::::::::::t~1..1:1141:1:1::::::::::: ......................................................................................................................................................... 655

Non régénérée Feuillue

Plantation

0 0 313

Total

968

Mélangée Résineuse

0 577 509 0

0 105 380 162

1 086

647

Figure 2 Retour des strates après coupe (Hectares) c Non régénér"

a Feuillus 800

I:J Mélangés

700

a Résineux

600

19 Plantation

500 400 300 200 100

o 1984-1994

1974-1984 Période de coupe

1964-1974


43

Après 10 ans, on remarque un retour important des peuplements de type feuillu ~t mélangé, tandis que les strates à dominance de résineux sont toujours absentes. A l'intérieur de ces strates, on retrouve principalement le bouleau blanc, accompagné du peuplier et du sapin en sous-étage. Pour les superficies coupées au cours de la période de 1964 et 1974, on observe un retour des strates résineuses mais une dominance des strates mélangées. Ce contexte peut s'expliquer par le fait que les essences résineuses situées en sous-étage ont tendance à émerger de plus en plus de la compétition. Comme constat général, on peut déduire que les superficies coupées à blanc ont un délai de régénération variant de cinq à dix ans. Elles ont fortement tendance à constituer par la suite des peuplements feuillus et mélangés à dominance d'essences feuillues. 2.2.6 Répartition des volumes Une mise à jour de la cartographie écoforestière fut réalisée conjointement par la Forêt modèle et le MRNO au printemps 1994. De celle-ci, on a évalué les volumes des principaux groupes d'essences, soit les groupes sapin-épinette, autres résineux, feuillu dur et feuillu mou du territoire de la Seigneurie, à partir des tables de stocks régionales du MRNO, secteur forêt, compilées lors de l'inventaire de 1986, et des tables de stocks locales réalisées par la méthode de virées continues effectuées au sein des principales strates du territoire à l'automne 1993 par le personnel de la Forêt modèle. Il faut toutefois être très prudents lors de l'analyse du volume marchand brut. L'utilisation de tables régionales, à défaut de données suffisamment importantes en provenance de la Seigneurie, oblige à considérer les volumes comme étant une image partielle de la réalité. La précision des résultats peut être très variable en fonction de l'importance des strates que l'on retrouve et des essences qui les composent. Au cours des années à venir, les données qui seront recueillies par les techniciens lors de la planification des interventions permettront de remplacer graduellement les tables régionales du MRNO par des tables de stocks propres à la Seigneurie. On retrouve au tableau 2-8 l'estimation des volumes du territoire en fonction des principales classes d'âge et du type de structure des peuplements. De plus, le volume moyen à l'hectare est calculé pour chaque classe d'âge. Les données sont indiquées en mètres cubes solides. On constate, à l'analyse des résultats, que le volume marchand brut total est de 807 492 m3 dont 33,3 % de sapin-épinette, 13,0 % en autres résineux, principalement du thuya (cèdre), 46,1 % en feuillu dur et 7,7 % en feuillu mou. Les strates équiennes s'accaparent de 56,0 % du volume avec une valeur moyenne de 56,3 m3/ha. Les strates étagées, avec un volume moyen de 90 m3/ha, représentent 45,6 % du volume marchand brut, mais n'occupent que 32 % de la superficie forestière productive.


44

TABLEAU 2-8

Répartition du volume par classe d'âge pour la Seigneurie de Nicolas-Riou (mètre cube) SUPERFICIE HECTARE COUPE TOTALE ÉPIDEMIE SÉVÈRE PLANTATION SOUS-TOTAL ORIGINE CLASSE 10 CLASSE 30 CLASSE 50 CLASSE 70 CLASSE 90 CLASSE 120 SOUS-TOTAL ÉaUIENNE CLASSE 30-30 CLASSE 30-50 CLASSE 30-70 CLASSE 30-90 CLASSE 50-50 CLASSE 50-90 CLASSE 70-30 CLASSE 70-50 CLASSE 90-30 CLASSE 90-50 JEUNE INÉOUIENNE VIEUX INÉOUIENNE SOUS-TOTAL ÉTAGÉ TERRAIN FORESTIER PRODUCTIF

VOLUME MARCHAND SAP-EPINETTE AU. RESINEUX FEUILLU DUR

BRUT

m3

%

0/0

FEUILLU MOU

TOTAL

m3lha

VOLUME

SUPERFICIE

655 95 313

1001

1952 0 0

3747 0 0

0 0 0

6700

0 0

0 0

10,3 0,0 0,0

0,8% 0,0% 0,0%

4,8% 0,7% 2,3%

1063

1001

1952

3747

0

6700

10,3

0,8%

7,7%

1162 3454 2722 247 56 33

271 71124 83944 6590 1250 674

817 21873 31313 4260 2716 498

1661 80228 85806 4985 84 195

423 11093 21048 845 635 0

3172 184317 222109 16680 4685 1367

2,7 53,4 81,6 67,5 83,7 41,4

0,4% 22.9% 27,3% 2,3% 0,5% 0,2%

8,5% 25,2% 19,9% 1,8% 0,4% 0,2%

7673

163853

61477

172959

34044

432330

56,3

53,6%

56,0 %

11 157 335 15 16 59 85 15 26 26 2824 512

131 4046 8796 417 334 2348 863 315 965 785 70288 14513

164 1307 421 373 80 2935 0 75 1048 3416 14502 16898

567 12868 30731 268 175 528 2266 165 475 55 138102 9427

0 589 2019 0 366 0 3277 345 335 7 18408 2469

862 18810 41967 1058 955 5811 6406 900 2823 4263 241300 43307

78,3 119,8 125,3 70,5 59,6 98,5 75,4 60,0 108,6 164,0 85,5 85,6

0,1 % 2,2% 5,1 % 0,1 % 0,1 % 0,8% 0,8% 0,1 % 0,3% 0,6% 29,8% 5,5%

0,1 % 1,2% 2,5% 0,1 % 0,1 % .0,4% 0,6% 0,1 % 0,2% 0,2% 20,6% 3,7%

4080

103801

41219

195627

27815

368462

90,3

45,6%

29,8%

12816

268655

104648

372333

61859

807492

63,1

100,0 %

93,6%


45

TABLEAU 2-8 (suite) Répartition du volume par classe d'âge pour la Seigneurie de Nicolas-Riou (mètre cube) SUPERFICIE HECTARE AULNAIE DENUDE HUMIDE

166 105

TERRAIN FORESTIER IMPRODUCTIF

271

TERRAIN FORESTIER AGRICOLE AUTRES TERRAIN NON FORESTIER TOTAL TOUS TYPES DE TERRAINS EAU TOTAL UNITE POURCENTAGE

SAP-EPINETTE

VOLUME

MARCHAND

BRUT

m3

AU. RESINEUX

FEUILLU DUR

FEUILLU MOU

TOTAL

° ° °

° ° °

° ° °

° ° °

° ° °

13087

268655

104648

372333

61859

°

°° °

°°

° °

°

°

°

268655

104648

372333

12 12 13099

m::J/ha

%

%

VOLUME

SUPERFICIE

0,0 0,0

1,2% 0,8%

0,0

0,0%

2,0%

807492

61,9

100,0%

95,6%

0,0 0,0

°

° ° °

0,0

0,0%

0,1%

61859

807492

61,9

100,0%

95,7%

°

0,0% 0,1%

588 13687

4,3% 268655 33,27 %

104648 12,96%

372333 46,11%

61859 7,66%

807492 100,00 %

61,9

100,0 %

100,0 %


46 Une analyse en fonction des classes d'âge indique que 80 % du volume se retrouve à l'intérieur des trois classes d'âge suivantes : 30 ans (22,9 %), 50 ans (27,3 %) et jeune inéquienne (29,8 %). Ces trois classes d'âge couvrent plus de 70 % de la superficie forestière productive. " est à noter que 90 % du volume du groupe sapin-épinette est réparti à l'intérieur de celle-ci. L'âge moyen des peuplements se situe probablement à environ 45 ans. La figure 3 permet de visualiser la répartition des volumes en fonction des principaux types de peuplements. Près de 50 % du volume total et du volume sapinépinette se situent à l'intérieur des strates mélangées, tandis que les strates feuillues sont le second groupe en importance avec 36 % du volume. Il est intéressant de noter que près de 33 % du volume des peuplements mélangés fait partie du groupe sapin-épinette. Finalement, les strates résineuses n'ont que 14 % du volume total, mais celui-ci est composé essentiellement de sapin-épinette (43 %) et de thuya (43 %). Tableau 2-9 Répartition du volume par groupe d'essence et par type de peuplement (m3)

-

6180

178 280

28 101

296 058

36,7%

134 528

46 051

175 243

32 610

388 432

48,1 %

49 629

50 463

15 063

1 148

116 303

14,4%

1 001

1 952

Feuillus

4060

83 497

Mélangés

5954

Résineux

2052

Autres (et es) Total

750 12 816

268655

104 646

3747 372 333

0 61 859

6700 807 493

Figure 3 Répartition des volumes par type de peuplement (m3) 400 00

D Sapin-épinette

350 00

Il Autre résineux

III Feuillu dur

300 00

Il Feuillu mou

(1)

.D

:J 0

250 00

e

;Q)

~

200 00 15000 100 00

o Feuillu

Mélangé Type de peuplement

Résineux

Total tous les peuplements

0,8% 100,0 %


47 2.2.7 La qualité des tiges Aucun inventaire spécifique ni étude n'a été réalisé quant au potentiel présent et futur concernant les bois de qualité sciage et déroulage pour les essences résineuses et feuillues. Une analyse sommaire des types de produit récoltés lors de l'année 1994 permet d'avoir un bref aperçu des possibilités actuelles de production de bois de qualité sciage. Il faut tenir compte, lors de l'analyse, que la tendance à court terme du marché de la pâte feuillue dans la région du Bas-Saint-Laurent favorisera la récolte des feuillus mous. Tableau 2-10

Répartition des bois par type de produit récolté pour l'année 1994

..................................................... ........................................................... ............................................................

;.;.;.;..,;.;.;.;.;

...;.;.;.;.;.;.;.;.;, ..;...;.;.;.;.:.; ...;.:.:.:.: ...:.;.:.:.;.;.;.: .....:.;..•..:..•.

.. ...................................... ............................................................ '

1lllllllll[tlll~lltllllllll

:::::!:::::i:::::::::I::::üilitHâîlaw::::i:i:!!i:!!::i:::: !i!:::::::::::::::::::i~J,9~g!!:!:Rli!i:I::::::::::::: ........................................................... ...........................•......•......•.••......•••.•.•...•.........•.......•.................•.................•...

Sapin-épinette

100

-

-

Autres résineux

100

-

-

Feuillus mous

60

40

-

Feuillus durs

18

76

6

:11111111111111111111111111111111111111111111111

............................................................

Il:I·I·!IIIIIIII''I'~I:I:III·!:

............................................................ ........................................................... ............................................................ ........................................................... ............................................................

Tel qu'il a été décrit précédemment, l'ensemble des bois résineux se dirige vers les usines de sciage de la région. Cette situation s'explique par le fait que les usines de sciage sont aussi des producteurs de copeaux qui alimentent les usines de pâte. Pour les feuillus mous, on constate que 60 % se dirigent vers les usines de sciage. Il est difficile de tirer des conclusions pour ce type de produit en raison du faible volume récolté au cours de 1994. On devrait observer une augmentation du volume qui se dirigera vers la production de la pâte afin de répondre aux conditions actuelles du marché. Pour les feuillus durs, les chiffres obtenus reflètent assez bien le pourcentage de bois de qualité sciage que l'on retrouve sur la Seigneurie. Les principaux traitements réalisés au cours de la saison 1994 furent la remise en production de peuplements dégradés et l'éclaircie commerciale de peuplements feuillus. Malgré le fait que les traitements ciblés visaient particulièrement à récolter les bois de faible qualité, les métayers ont produit tout près de 20 % de bois de sciage. Le territoire semble offrir un potentiel à moyen et long terme intéressant pour la production de bois de qualité sciage ou de déroulage. Une étude plus précise devra être réalisée afin de qualifier et de quantifier le potentiel des peuplements les plus susceptibles de produire des tiges de qualité sciage et de déroulage.


48

2.3

Les érablières à potentiel acéricole

Comme il a été précisé à "intérieur de "étude de DGR inc. (1988), on définit comme peuplement ayant un potentiel acéricole les érablières identifiées comme groupement d'essence ER (érable à sucre seul ou avec érable rouge occupant plus de 50 % de la surface terrière) de densité A ou B (fermeture du couvert de 60 % et plus) et dont la hauteur est supérieure à 12 m (classes 1, 2, 3). Les érablières de classe 3 (12 m à 17 m) sont difficilement exploitables actuellement mais présentent un potentiel d'avenir. Dans certains cas, les érablières de densité C ayant suffisamment d'entailles peuvent être considérées comme exploitables. Pour la Seigneurie, les caractéristiques retenues pour définir une érablière au potentiel acéricole actuel sont les suivantes: Groupement d'essence ER Densité A-B Hauteur 1,2 (17 m et plus) Âge 70 ans et plus ou structure vieille inéquienne Environ 200 entailles à l'hectare Les érablières de densité A-B de hauteur 2 à 3 et de classe d'âge 50 ans peuvent être retenues si elles se situent dans la moitié la plus vieille (plus de 50 ans) ou peuvent faire l'objet de traitements visant leur développement dans une perspective à moyen terme (10 ans). Le tableau 2-11 qui suit indique les superficies des érablières présentant un potentiel acéricole. Une seule strate possède un potentiel à court terme. Elle couvre une superficie de 13 hectares. Elle est localisée au sud-est du territoire. De plus, on retrouve 285 hectares d'érablières de 50 ans de densité A-B et de hauteur 3. Elles sont situées principalement au sud, au sud-est et à l'est des limites de la Seigneurie (carte 9). À court terme, le territoire offre peu de potentiel pour la mise en place d'unités de production acéricole, à l'exclusion de la strate de 13 hectares. Toutefois, 272 des 288 hectares d'érablières de classe 50 ans se retrouvent dans des peuplements de 10 hectares ou plus. Leur potentiel exact requiert une analyse cas par cas, notamment pour déterminer la composition, la structure, la qualité des tiges, l'âge réel et le nombre d'entailles de chacune de ces unités potentielles de production. Elles sont majoritairement situées à proximité du réseau routier et sur des sites possédant peu de contraintes à leur exploitation. Tableau 2-11 Répartition de la superficie par type de peuplement d'érablière (ER) ayant un potentiel acéricole

VIN et plus de 70 ans

13

50 ans

Total

13

0

13

285

285

285

298


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51

2.4

Description et inventaire des milieux sensibles

Afin d'assurer le' maintien de la biodiversité du territoire de la Seigneurie de Nicolas-Riou, il est essentiel d'identifier les milieux sensibles. On définit les milieux sensibles comme étant les sites dont les caractéristiques physiques et biologiques risquent d'être perturbées fortement suite aux impacts négatifs des différentes activités humaines telles l'exploitation forestière, les activités récréatives intensives et autres. Les milieux sensibles sont les sites qui possèdent au moins une des caractéristiques suivantes: -

un sol mince; une pente supérieure à 30 %; un drainage déficient; la présence d'espèces végétales menacées ou vulnérables; la présence d'espèces végétales aux caractéristiques exceptionnelles.

2.4.1

Les sols minces

Les sols minces sont caractérisés par des dépôts dont l'épaisseur modale est inférieure à 50 cm et dont les affleurements rocheux peuvent être peu ou très fréquents. Comme il est précisé au tableau 2-12, on retrouve deux classes correspondant à la caractéristique de dépôt mince : ceux dont l'épaisseur varie de 25 cm à 50 cm (BAM) et les superficies dont les affleurements rocheux couvrent plus de 50 % du site (BAR). Les sites sur sol mince couvrent une superficie de 342 hectares. Plus de 40 % de ceux-ci se retrouvent sur des pentes supérieures à 30 %. Une attention toute particulière devra être apportée aux superficies possédant des contraintes extrêmes aux activités forestières. Les sites d'affleurement rocheux se retrouvent tous sur des pentes inférieures à 30 % et sont très rares (4 hectares). Tableau 2-12 Répartition de la superficie par type de dépôt mince

il 8AM

Matériau d'altération dont l'épaisseur modale se situe entre 25 cm et 50 cm. Les affleurements rocheux sont peu fréquents

Inférieure à 30%

192

Modérée

8AM

Matériau d'altération dont l'épaisseur modale se situe entre 25 cm et 50 cm. Les affleurements rocheux sont peu fréquents

Supérieure à 30.%

146

Extrême

8AR

Matériau d'altération dont les affleurements rocheux sont très fréquents et représentent plus de 50 % de la superficie

4

Majeure

Inférieure

à 30%


52 2.4.2 Les sites sur pente forte La classe de pente exprime la pente du terrain en pourcentage pour les territoires forestiers productifs et improductifs. Un terrain est considéré comme peu accessible lorsque sa pente est située entre 31 % et 40 %, et inaccessible lorsque la pente est supérieure à 40 % ou s'il est entouré de pentes supérieures à 40 %. Selon le tableau 2-13, la très grande majorité du territoire est relativement plat. Près de 98 % des superficies sont localisées sur des pentes inférieures à 30 %. Toutefois, 119 hectares sont situés sur des pentes de 31 % à 40 %, et 94 hectares sur des pentes supérieures à 40 %. Tableau 2-13 Répartition de la superficie par classe de pente

A

Oà3%

2054

Nulle

B

4à8%

7964

Mineure

C

9 à 15 %

1946

Mineure

0

16 à 30 %

E

905

Modérée

31 à 40 % sol épais

67

Majeure

E

31 à 40 % sol mince

52

Extrême

F

41 % et plus sol mince

94

Extrême

Une analyse en fonction de l'épaisseur du dépôt et de la pente a permis de constater que tous les sites situés sur pente très forte ont des dépôts dont l'épaisseur est inférieure à 50 cm. Sur les pentes fortes, on retrouve respectivement des superficies de 52 ha et 67 ha qui ont des dépôts minces et épais. Ces superficies seront considérées comme des· sites possédant des contraintes extrêmes et majeures aux activités de production de bois et récréatives intensives. 2.4.3 Les sols hydromorphes (milieux humides) Les sols hydromorphes sont souvent caractérisés par la présence d'une nappe phréatique qui atteint la surface du sol. De plus, on y retrouve une végétation composée d'espèces hydrophiles typiques à ce type de milieu. Ces sites sont fortement convoités par les différentes espèces fauniques. Des mesures spécifiques devront être mises de l'avant afin de préserver et de maintenir les caractéristiques de ce type d'habitat. Sur le territoire de la Seigneurie, comme il est spécifié au tableau suivant, les sites très humides couvrent une superficie de 592 hectares, soit environ 4,6 % de la superficie forestière productive. " est à noter que la majorité de ces superficies sont caractérisées par la présence de dépôts organiques.


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11111

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55 Tableau 2-14 Répartition de la superficie par classe de régime hydrique

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Trèssec: déficiten eausévèretout au longde la périodede croissance

54

Majeure

Il

Sec : déficit en eau pour la plus grande partie de la périodede croissance

2326

Modérée

III

Frais: absencede déficithydrique

8117

Mineure

IV

Humide: sol saturé en eau pour une courte période

1728

Modérée

V

Très humide: sol saturéen eau pendanttoute la saisonde croissancesursol organique

449

Extrême

V

Très humide: sol saturéen eau pendanttoute la saisonde croissancesurtil!

143

Majeure

2.4.4 Les contraintes d'utilisation des sites Le tableau 2-15 indique les principales contraintes d'utilisation du territoire en fonction de la combinaison des caractéristiques biophysiques suivantes: l'épaisseur du dépôt, le régime hydrique et le pourcentage de la pente. La carte 10 indique l'emplacement des différents sites sous contraintes. Les milieux considérés comme possédant une sensiblité extrême aux activités humaines, et en particulier aux opérations forestières, sont les sites localisés sur pente f (supérieure à 40 %), les sites situés sur pente E (31 à 40 %) dont l'épaisseur du dépôt est inférieure à 50 cm, les sites où l'on note la présence d'affleurements rocheux et les milieux dont le régime hydrique est mauvais (classe V) et localisés sur un sol organique. Les milieux possédant des contraintes majeures aux activités humaines, et en particulier aux opérations forestières, sont : les sites sur pente E avec des dépôts supérieurs à 50 cm, les terrains au régime hydrique mauvais et localisés sur un til! et les sites dont l'épaisseur du dépôt est inférieure à 50 cm et situés sur des pentes inférieures à 30 %. 1

Tableau 2-15 Répartition de la superficie en fonction du type de contrainte liée aux opérations forestières

::::::::IDiil:::::~i::::::!~ill::::::::::::::::::::::::::::::::::::IEI::::.::::Bœ!I:::::;I!ill:::~§':::lIiI!!::::::::g!Îilll:::::::::Îllft~I!~: 8A-8AY (> 50 cm) 8AM « 50 cm) 8AM « 50 cm) 8AM « 50 cm) 8AR « 50 cm) 1A (til!>50cm) 7T (organique)

E E F Aà D Aà D A-B A

1-11 1-11 1-11

Il II-III V V

67 52 94 192 4 65 449

Majeure Extrême Extrême Majeure Extrême Majeure Extrême


56

2.4.5 Les plantes vasculaires menacées, vulnérables ou exceptionnelles Présentement, aucun inventaire spécifique n'a été effectué afin d'identifier les plantes vasculaires susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables tel qu'il est défini au sens de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (L.R.Q., chapitre E-12.01). On définit comme espèce menacée ou vulnérable toute espèce dont la disparition est appréhendée ou bien celle dont la survie est précaire, même si la disparition n'est pas appréhendée. On retrouve à l'annexe 4 les plantes vasculaires susceptibles d'être identifiées au sens de la Loi pour la région administrative du Bas-Saint-Laurent. Suite à des consultations auprès des responsables du ministère de l'Environnement et de la Faune, le territoire de la Seigneurie serait peu enclin à posséder ces plantes vasculaires. Toutefois, la Forêt modèle prévoit mettre en place pour la saison 1995 une formation qui permettra aux techniciens de noter la présence des principales espèces lors de leur visite sur le terrain. De plus, afin d'atteindre ses objectifs, la Forêt modèle s'est défini comme mandat additionnel de protéger les arbres ou arbustes considérés comme exceptionnels. On définit comme espèce exceptionnelle les arbres ou arbustes dont les caractéristiques particulières telles que leur âge, leur dimension, leur esthétisme, leur rôle d'habitat pour des espèces fauniques ou leur rareté les démarquent des autres individus de la même espèce. 2.5

La vulnérabilité cryptogamiques

des peuplements

aux insectes

et aux maladies

Peu d'études ont été réalisées sur le territoire de la Seigneurie concernant la présence de certains insectes ou maladies cryptogamiques. Selon l'atlas historique de la fréquence des épidémies d'insectes ravageurs au Québec de 1938 à 1992 (MFO, 1993), le territoire serait susceptible de présenter des fréquentes épidémies concernant l'arpenteuse de la pruche, modérées pour la livrée des forêts et légères pour le diprion de Swaine. La tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE) est sans doute l'agent naturel de perturbation risquant d'avoir l'impact le plus élevé sur le potentiel de production de matière ligneuse du territoire. Celui-ci a particulièrement été affecté lors des épidémies de 1954 et de 1978. Il est à noter que, selon l'historique des dernières épidémies, leur fréquence est relativement courte (25-30 ans), tandis que leur durée a tendance à être de plus en plus longue, soit de 15 à 20 ans. Afin de minimiser l'impact des infestations de la tordeuse, on a établi une classification de la vulnérabilité des strates forestières selon l'approche développée par le ministère des Ressources naturelles (Gagnon, Chabot, 1991). On retrouve aux tableaux 2-16 et 2-17 et à la carte 11 la répartition des strates avec contraintes et sans contrainte en fonction de leur vulnérabilité à une infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette.


57 Tableau 2-16

Classification des strates forestières selon leur vulnérabilité face à la TBE sur les stations à contraintes majeure et extrême (ha)

Composition forestière

Groupement d'essences

Classe d'âge 70 et +

50

30

Densité

Densité

Densité

SS SC,SBB,SFI,SPE ES,RS CS,BBS,FIS,PES EE,EC,CE,RC,RBB,RBJ, REO,RER,RFI,RPE BBR,EOR,BJ R, ERR,PER

iableau

2-17

Classification des strates forestières selon leur vulnérabilité face à la TBE sur les stations sans contrainte (ha)

Composition forestière

Groupement d'essences

SS SC,SBB,SFI,SPE ES,RS CS,BBS,FIS,PES EE,EC,CE,RC,RBB,RBJ, REO,RER,RFI,RPE BBR,EOR,BJR,ERR,PER

Classe d'âge 70 et +

50

30

Densité

Densité

Densité


58 La méthodologie consiste à évaluer la sensibilité des strates selon trois paramètres principaux: la composition du couvert forestier, son âge et sa densité. Une variante à cette classification à été effectuée afin de tenir compte des strates possédant des contraintes majeures aux activités de production de bois. En résumé, les strates âgées ayant une forte composition en sapin et dont la densité du couvert est élevée sont considérées comme étant très vulnérables à une infestation de la tordeuse. Plus de 70 % des superficies ayant des contraintes sont relativement sensibles à une infestation, soit 585 hectares. De ceux-ci, environ 220 hectares sont considérés comme de très à extrêmement vulnérables. Pour les stations ayant peu ou pas de contraintes, on dénombre environ 5 840 hectares, soit 46 % de la superficie forestière productive. Toutefois, seulement 1 659 hectares sont évalués comme étant de très à extrêmement vulnérables. 2.6

Le constat général pour l'aménagement et l'exploitation ressource ligneuse

de la

La Seigneurie de Nicolas-Riou peut se définir comme étant un milieu forestier en transition, caractérisé par les séries évolutives de la sapinière à bouleau jaune et de l'érablière à bouleau jaune où dominent les jeunes peuplements de type feuillu et mélangé. L'âge moyen se situerait à environ 45 ans et le volume total de toutes essences est approximativement de 807 000 m3. Les principaux groupements d'essence présents sur le territoire sont l'érablière à érable à sucre, la sapinière à bouleau blanc, l'érablière à érable rouge avec résineux et la bétulaie à bouleau blanc et sapin. Les exploitations intensives du sapin et de l'épinette au cours des trente dernières années et l'infestation de la tordeuse ont modifié la structure et la composition de l'ensemble des peuplements forestiers du territoire en favorisant le développement des essences de transition telles que le bouleau blanc et l'érable rouge. 2.6.1 Les contraintes liées à la production de bois À l'exclusion des stations forestières possédant des contraintes biophysiques et identifiées précédemment, la majorité de la superficie forestière productive (95 %) offre peu de contraintes aux activités d'exploitation et d'aménagement forestier. De plus, l'ensemble des peuplements est relativement bien accessible en raison d'un réseau de voirie principale et secondaire répartie sur tout le territoire. La mise en place d'activités de récréation telles que la chasse et la pêche, l'hébergement, l'écotourisme et la protection des milieux sensibles tels que l'habitat de certaines espèces fauniques, l'esthétisme d'unités de paysage ou la protection des berges des cours d'eau et des lacs peuvent augmenter les contraintes liées à l'exploitation de la ressource ligneuse. Des modalités d'interventiol')s seront précisées à la partie Il afin d'assurer une compatibilité entre les différents objectifs d'utilisation du territoire.


111111

~

1


61 Malgré les contraintes énumérées précédemment, le facteur le plus limitatif pour l'aménagement et l'exploitation de la ressource ligneuse est présentement le faible volume à l'hectare que l'on retrouve pour la plupart des peuplements. Cette situation a pour effet d'accroître les coûts d'exploitation et de diminuer la rentabilité des opérations forestières. Certains traitements d'éducation de peuplements sont déficitaires et nécessitent un support financier afin d'assurer leur réalisation. 2.6.2 Le potentiel de production de matière ligneuse Selon les données biophysiques et les caractéristiques écologiques décrites précédemment, la Seigneurie de Nicolas-Riou offre un très bon potentiel pour la production de matière ligneuse. En considérant la superficie forestière productive (12 662 ha), le volume moyen à l'hectare est de 63,3 m3/ha. Sur la base du potentiel du territoire, le volume moyen à l'hectare d'une forêt normalisée devrait être de l'ordre de 100 à 120 m3/ha. Si on considère les superficies de 40 ans et plus, le volume moyen toutes essences est de 83,2 m3/ha. Ces superficies pourraient produire un volume se situant entre 180 et 250 m3/ha à maturité. 2.6.3 Le potentiel acéricole En général, le territoire offre très peu de potentiel à court et moyen terme pour la production acéricole. L'analyse du tableau 2-18 indique qu'à court terme, environ 2400 entailles sont disponibles et qu'elles sont présentement exploitées. A moyen terme, soit d'ici 10 à 15 ans, 17 800 entailles additionnelles pourraient être disponibles pour la production à la chaudière et 36 600 entailles pour la production avec tubulure. Selon le rendement moyen des érablières du Bas-Saint-Laurent, la production maximale pour le territoire se situerait entre 11 350 kg à 13 600 kg de sirop par an pour la production à la chaudière et de 36 360 kg à 41 000 kg de sirop par an pour la production avec la tubulure.. Tableau 2-18

Répartition par classe de superficie des peuplements d'érablières (ER) de 10 hectares et plus ayant un potentiel acéricole

VIN et plus de 70 ans

12

0

12

50 ans

89

183

272

101

183

284

Total

2400 54 400

56 800


63 3.0

LA RESSOURCE FAUNIQUE

3.1

Les activités antérieures

Par la diversité de ses peuplements feuillus, mélangés et résineux, de la topographie du territoire et de ses nombreux cours d'eau, la Seigneurie de Nicolas-Riou offre un potentiel d'habitats très intéressant pour la faune terrestre, aquatique et aviaire. L'existence de milieux très humides tels que les tourbières, d'importantes superficies de jeunes peuplements feuillus et mélangés, de vieilles cédrières et des nombreux cours d'eau favorise le maintien de plusieurs espèces animales, dont plusieurs sont fortement convoitées par les chasseurs et les pêcheurs. 3.1.1 Les activités de chasse et de pêche Au cours des dernières années, certaines espèces fauniques comme le cerf de Virginie, l'orignal, la gélinotte huppée et l'omble de fontaine ont été fortement sollicitées et récoltées par les activités de chasse et de pêche. Antérieurement à 1993, deux types d'exploitation de la faune existaient sur le territoire de la Seigneurie. La première était régie par la compagnie Abitibi-Priee inc. qui invitait ses employés, fournisseurs et acheteurs à pratiquer leurs activités de chasse et de pêche, et la seconde était la récolte de gibier et de poisson par des chasseurs et pêcheurs qui pratiquaient leurs activités sans autorisation. Dans cette situation, il était difficile de gérer adéquate ment la récolte pour les principales espèces prélevées. Les statistiques de récolte fournies par le ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec (MEF) montrent qu'en 1991 et 1992 respectivement, 33 et 31 orignaux furent abattus. Selon ces inventaires, cette récolte est beaucoup trop élevée en fonction du potentiel du territoire qui se situait au cours de ces années à environ une quinzaine de bêtes. L'entente intervenue au mois de septembre 1993 entre Abitibi-Price inc., le MEF et la Forêt modèle, en vertu des articles 36 et 37 de la Loi de la conservation et de la mise en valeur de la faune, a permis aux dirigeants de la Forêt modèle d'appliquer une gestion adéquate de la faune et, du même coup, d'assurer l'accès équitable du grand public aux ressources fauniques de la Seigneurie. L'entente précise que tout individu pris en situation de pêche, de chasse ou de piégeage sans autorisation est assujetti à des poursuites de la part du MEF. La chasse à l'orignal Au cours de l'automne 1993, 30 chasseurs, répartis à l'intérieur de 10 zones de chasse, ont fréquenté le territoire. Le nombre de bêtes abattues fut de 8 par rapport à un potentiel estimé de 15 orignaux. Une surveillance continue du territoire a permis de minimiser la présence de contrevenants.


64

Pour la saison 1994, les métayers de Nicolas-Riou ont supervisé la chasse à l'orignal. En considérant la chasse à l'arc et à la carabine, 60 chasseurs ont eu Je loisir de pratiquer leur activité. Malgré l'interdiction de la chasse à la femelle lors de la saison 1994, un total de 12 bêtes a été prélevé. La chasse au petit Qibier La Seigneurie de Nicolas-Riou offre un excellent potentiel pour la chasse au petit gibier, et tout particulièrement pour la gélinotte huppée. Au cours de la saison 1994, près de 550 gélinottes ont été abattues en quelque 200 jours-chasseur. La présence de jeunes peuplements feuillus favorise le maintien et l'augmentation de cette population animale. Toutefois, aucune information n'est actuellement disponible concernant le potentiel de récolte de cette espèce. Peu d'information existe concernant la population du lièvre d'Amérique sur le territoire. Au cours de la saison 1994, aucune prise n'a été enregistrée. Une étude préliminaire devra être réalisée afin d'évaluer l'état de la situation générale de cette espèce. La pêche sur les lacs et les rivières Comme il a été décrit précédemment, la Seigneurie possède de nombreux lacs et cours d'eau. La principale espèce que l'on retrouve est l'omble de fontaine. Selon les informations recueillies par les métayers pour la saison de 1994, l'effort de pêche sur les lacs et les rivières fut respectivement de 546 et de 176 jourspêcheurs pour une récolte totale de 5105 individus. Tableau 3-1

Récolte et succès de pêche pour les lacs et les rivières du territoire de la Seigneurie de Nicolas-Riou (1994)

Cossette Des Joncs Thom(2) 24 Arpents Petit Rimouski Doucette Roche fontaine Cyprien Blanc(2) Total des lacs Accores Eaux mortes Total des rivières Grand total

21 14 17 25 14 19 10 10 8 8 146 23 25 48 194

80 27 33 244 47 46 20 20 14 15 546 82 94 176 722

(1) Nombre de poissons récoltés, divisé par "effort de pêche (2) Les lacs Thom et Blanc ont été ensemencés en 1994

590 126 372 1053 500 197 129 115 42 27 3151 947 1007 1954 5105

7,4 4,7 11,3 4,3 10,6 4,3 6,4 5,8 3,0 1.8 58 11,5 10,7 11,1 7,1


65 On constate au tableau 3-1 que le succès de pêche est très variable entre les lacs et les rivières. Plus l'indicateur du succès de pêche est élevé, plus le cours d'eau démontre un bon potentiel de récolte. Un facteur supérieur à 9 indique que le lac ou le cours d'eau offre un excellent potentiel. Les lacs Petit Rimouski, Thom et les rivières Accores et Eaux mortes démontrent le meilleur succès de récolte pour l'année 1994. Le piégeage L'activité de piégeage est pratiquée sur le territoire de la Seigneurie, et ce, depuis plusieurs années. Selon les informations obtenues, la compagnie Abitibi-Price inc. autorisait annuellement l'installation de deux à trois lignes de trappes. La belette et le castor d'Amérique sont les principales espèces récoltées au cours des années antérieures. 3.1.2 Les activités de récolte de bois Il existe une étroite relation entre le type de couvert forestier et la présence ou non de plusieurs espèces fauniques. Le milieu forestier joue un rôle majeur, particulièrement sur les plans du type et de la qualité des habitats, de la disponibilité en nourriture et de la couverture de fuite. Les caractéristiques biologiques recherchées sont très variables entre les différentes espèces. Comme il est précisé au chapitre 2, les activités forestières ainsi que l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette ont transformé radicalement la structure et la composition de l'ensemble du couvert forestier de la Seigneurie. On retrouve 17 % des superficies forestières productives composées essentiellement de très jeunes peuplements (10 ans) et de végétation arbustive, 31 % de jeunes peuplements de 30 ans, 43 % de peuplements de 50 ans et 7 % de peuplements de 70 ans et plus. Tout près de 50 % des superficies forestières productives ont été l'objet de coupes partielles ou totales au cours des trente dernières années. En résumé, on retrouve essentiellement de jeunes peuplements feuillus et mélangés composés principalement d'érable à sucre, de bouleau blanc, d'érable rouge ou de sapin baumier. Les espèces fauniques qui recherchent tout particulièrement les strates arbustives ou les strates forestières feuillues jeunes et mélangées, telles que la gélinotte huppée et l'orignal, auront tendance à être favorisées, tandis que les espèces nécessitant des peuplements résineux matures de forte densité, plus spécifiquement pour la protection hivernale, telles que le cerf de Virginie, sont actuellement défavorisées. Les milieux humides et les aulnaies sont des sites fortement convoités par différentes espèces fauniques. Ces superficies ne représentent que 7 % des terrains forestiers; cependant, tout près de 25 % d'entre elles ont fait l'objet de coupes totales au cours des trente dernières années.


66 Les nombreux lacs, répartis sur l'ensemble du territoire, mais principalement localisés au sud, occupent 4,3 % de la superficie. Ils sont caractérisés par la présence d'une végétation riparienne, de peuplements résineux et mélangés à dominance de résineux et de nombreux chicots favorisant ainsi la venue de la faune aviaire. Les activités forestières antérieures ont très peu modifié les principaux écosystèmes situés à proximité des principaux lacs de la Seigneurie. 3.2 Description des principales espèces fauniques et de leurs habitats Les principales espèces connues sur le territoire de la Seigneurie de Nicolas-Riou, et pour lesquelles il existe certaines informations, sont en majorité des espèces d'intérêt pour la chasse ou la pêche. Des observations visuelles d'utilisateurs du territoire permettent de déduire la présence d'autres espèces dont la récolte est plutôt sporadique (activité de piégeage) ou interdite. Les principales espèces sont regroupées en trois grandes catégories : la faune terrestre, la faune aquatique et la faune aviaire. 3.2.1 La faune terrestre Pour la faune terrestre, on note la présence d'espèces convoitées par les chasseurs telles que l'orignal, le cerf de Virginie (interdiction de chasse jusqu'en 1997), la gélinotte huppée, le lièvre et l'ours. D'autres espèces, telles que le castor, le renard, le coyote, l'hermine, le rat musqué, le pékan, la loutre, le vison, la martre d'Amérique, le lynx du Canada et le lynx roux, ont été observées. Des études devront être réalisées afin d'évaluer l'étendue de ces populations. Actuellement, les informations sont déficientes pour quantifier le potentiel des habitats fauniques. Toutefois, certaines informations en provenance de la cartographie écoforestière (groupement d'essences, âge, densité, régime hydrique, etc.) peuvent permettre d'évaluer sommairement la qualité de l'habitat de plusieurs espèces animales et d'identifier ainsi des lacunes potentielles entre l'habitat de certaines espèces et le type de couvert forestier que l'on retrouve sur le territoire. On constate, lors de l'analyse des données écoforestières, que les stades de développement de la forêt résineuse mature et de la forêt surannée sont déficitaires. Ainsi, dans la forêt mature à dominance résineuse, plusieurs espèces, dont le cerf de Virginie et l'orignal, y retrouvent un abri de prédilection pour affronter les conditions climatiques extrêmes hivernales, tout en l'utilisant comme couvert de fuite contre la prédation. Les forêts résineuses mûres et surannées sont l'endroit de prédilection pour la martre. Ce type de couvert forestier est primordial pour la survie de cette espèce. Comme il a été mentionné au chapitre 2, les superficies en régénération et les jeunes forêts occupent la majorité du territoire. Ces strates servent au broutage pour de nombreuses espèces, tout en créant une diversité d'abris pour le petit gibier. Aucune problématique majeure n'est liée à ce stade de développement. Il


67

est probablement possible de réduire ces superficies sans pour autant affecter la qualité globale de ce type d'habitat. Une répartition de ce type de stade de végétation sur l'ensemble du territoire serait préférable à une concentration comme l'on retrouve actuellement dans la partie nord de la Seigneurie., L'OriQnal Selon la littérature, l'orignal semble s'adapter à différents milieux forestiers. Toutefois, durant la saison estivale, il démontre une nette préférence pour les sites qui offrent une nourriture terrestre de qualité, un accès à la, nourriture aquatique et à l'eau, ainsi qu'un couvert résineux frais, dense et bas. A l'arrivée de la saison automnale, on le retrouve souvent à proximité de jeunes forêts feuillues en régénération (10 à 20 ans) ou de milieux ouverts (bûchés, brûlis, tourbières). Si l'on se base sur les caractéristiques d'habitat décrites précédemment, la Seigneurie offre un milieu de vie des plus attirants pour l'orignal. La présence de tourbières, de milieux humides, de nombreux lacs entourés de cédrières à sapin, de jeunes peuplements feuillus et mélangés et d'anciens bûchés permettent à l'orignal de retrouver des conditions d'habitat adéquates, et ce, durant toute l'année. Il est peu surprenant de constater que, sur le territoire de Nicolas-Riou, la densité d'orignaux est relativement élevée. Un inventaire aérien, effectué conjointement par la Forêt modèle et le MEF à l'hiver 1994, a permis de déterminer une densité de 6,5 orignaux/10 km2• Compte tenu de la superficie de 140 km2, le cheptel est évalué présentement à environ 90 orignaux. Les bêtes se retrouvent sur l'ensemble du territoire, mais on observe une préférence d'occupation pour la partie sud-ouest et nord-est où l'on note la présence de peuplements résineux avoisinant des milieux humides et des jeunes peuplements feuillus ou d'anciens bûchés. Il est important de préciser que l'orignal a peu tendance à se confiner à un même endroit. Dès que les conditions d'habitats ne répondent plus à ses besoins, il recherche de nouveaux sites. On retrouve à la carte 12 les principaux sites de fréquentation identifiés lors de l'inventaire aérien de l'hiver 1994. Étant donné que la chasse est le principal facteur limitant pour l'orignal, il est essentiel d'avoir un contrôle adéquat de cette activité afin de maintenir ou d'accroître le cheptel. Selon les informations du MEF, la récolte actuelle servant à maintenir la même densité de population est évaluée à environ 20 %, soit un potentiel de récolte de 18 bêtes par année pour le territoire de la Seigneurie. Le cerf de Virginie Le cerf de Virginie a tendance à occuper différents types de milieux forestiers au cours de la période estivale. Cependant, il est beaucoup plus sensible aux hivers froids et enneigés. La qualité de son aire de confinement hivernal, c'est-à-dire un couvert forestier à dominance de résineux, et la présence à proximité de sites possédant de jeunes strates arbustives, sont des facteurs prépondérants à la survie de cette espèce.


68 Selon les caractéristiques forestières actuelles, le territoire de la Seigneurie semble peu propice à supporter la présence d'importants ravages. La faible représentation des peuplements résineux ou mélangés à dominance résineuse âgés de plus de trente ans est probablement un facteur important expliquant cette situation. Les hivers rigoureux de la région et la prédation par le coyote ont eu pour effet de diminuer dramatiquement les populations de ce cervidé. Afin de favoriser le rétablissement de celles-ci, le MEF a mis en place un moratoire interdisant, pour une période de cinq ans (jusqu'en 1997), la chasse du cerf de Virginie pour l'ensemble de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Selon les rapports du MEF, aucun ravage permanent n'est identifié actuellement sur le territoire. Cependant, lorsque les populations abondent et sont à la hausse, comme en 1986 et 1987, des pochettes hivernales de quelques individus sont présentes sur le territoire. Ces pochettes ne sont cependant pas fixes et peuvent se déplacer d'une année à l'autre. Les bons succès de chasse enregistrés par le passé indiquent que le cerf de Virginie fréquente la Seigneurie. Le territoire est probablement utilisé comme corridor de migration du fait que l'on retrouve au nord des terres agricoles et au sud l'important ravage de la réserve Duchénier. On a observé sur le territoire, au cours de l'été et de l'automne 1994, un nombre important d'individus. Ce constat permet de croire que la population est présentement en croissance. Il serait souhaitable d'établir des mécanismes de collaboration avec le MEF afin d'évaluer l'effet de débordement du ravage de la Réserve Duchénier sur le territoire de la Seigneurie de Nicolas-Riou. Le petit gibier (lièvre et gélinotte huppée) Selon les différentes saisons, la gélinotte huppée affectionne tout particulièrement les peuplements en régénération (5 ans), les jeunes strates mélangées de bouleau, de peuplier et de sapin et les anciens bûchés. La présence d'îlots de conifères apparaît essentielle sous nos climats afin de lui procurer un couvert durant l'hiver. Elle doit satisfaire l'ensemble de ses besoins à l'intérieur d'une superficie variant de 4 à 16 hectares. Elle doit y retrouver un amalgame de trois classes d'âge: 0-15 ans pour l'élevage des jeunes, 15-25 ans comme habitat de reproduction et de nidification et 25 ans et plus pour l'alimentation hivernale. En fonction des caractéristiques d'habitat décrites précédemment, le territoire de Nicolas-Riou offre des conditions de milieu intéressantes pour la gélinotte. Présentement, près de 17 % de territoire forestier est occupé par des strates de dix ans et moins et d'anciens bûchés. Ces strates sont composées principalement d'arbustes et de jeunes feuillus intolérants. De plus, les jeunes strates feuillues et mélangées couvrent près de 30 % de la superficie et sont réparties sur l'ensemble du territoire. Tous ces facteurs expliqueraient la forte présence de la gélinotte et les succès de chasse élevés que l'on connaît actuellement.


111111

1

z-e.Q _


71 Même si on le retrouve dans des milieux très variés, le lièvre d'Amérique semble avoir une nette préférence pour les jeunes peuplements résineux de fortes densités et les cédrières plus âgées situées à proximité de jeunes strates arbustives ou de jeunes peuplements de feuillus intolérants (tremblaie, bétulaie). Les premières lui servent d'aire de repos, et les secondes, d'aire d'alimentation. Selon des études (Ferron, Ouellet, 1992), le lièvre a un domaine vital dont la superficie varie de 0,5 à 6,1 ha. La qualité de l'habitat et le sexe de l'individu sont les principaux critères de variation du domaine vital. À l'exclusion de la faible présence des jeunes strates résineuses de forte densité, le milieu forestier offre en général des conditions d'habitat intéressantes pour le lièvre. En relation avec le faible succès de chasse, le lièvre semble peu abondant. Toutefois, une accessibilité plus grande du territoire aux chasseurs de petit gibier nous permettra d'évaluer annuellement la présence du lièvre sur le territoire. Les autres espèces terrestres Plusieurs autres espèces sont susceptibles d'être rencontrées sur le territoire. On note la présence de l'ours noir, du coyote, du vison, de la martre, du lynx roux et du Canada (moratoire interdisant la récolte), du castor, de la loutre, de l'hermine, du pékan, de la moufette, du renard et du raton laveur. L'habitat et le domaine vital de ces espèces sont fort variables. Cependant, une bonne répartition spatiale des différents stades de développement des écosystèmes forestiers (1/3 en régénération, 1/3 jeune et 1/3 mature et suranné), peut favoriser le maintien d'un très grand nombre d'entre elles. La martre semble préférer les grands espaces occupés par des peuplements résineux matures et surannés. Les caractéristiques du territoire, telles que la composition diversifiée et la jeune structure des peuplements, sont vraiment peu propices à cette espèce. 3.2.2 La faune aquatique Les rivières et les lacs couvrent une superficie de 588 hectares, ce qui correspond

à un peu plus de 4 % de la superficie totale du territoire (carte 13). Les principaux lacs de la Seigneurie de Nicolas-Riou sont le 24 Arpents (225 ha) et le Doucette (41 ha). Les autres lacs tels les Petit Rimouski, Thom, Fontaine, Blanc, de la Roche, Castor, Cyprien, des Joncs sont de moindre importance, mais possèdent tout de même un certain potentiel pour la pêche sportive. Le territoire est serpenté par un réseau de rivières dont les principales sont la rivière Cossette, le ruisseau Dumont, la rivière Petite Rimouski, la rivière des Accores et la rivière Plate. On dénombre aussi d'autres ruisseaux de moindre envergure.


72 Des informations en provenance de l'activité de pêche indiquent que l'omble de fontaine est la principale espèce que l'on retrouve dans les différents plans d'eau. La présence de l'omble-chevalier (Salvelinus alpin us) et de l'anguille d'Amérique (Anguilla rostrata) fut notée dans le lac des 24 Arpents et le lac Cossette. L'inventaire visuel de certains cours d'eau a permis de constater un nombre peu élevé de frayères et d'observer la présence généralisée (exception du lac Thom) d'espèces compétitrices (cyprinidés). Des études de la diagnose écologique des lacs Doucette et du 24 Arpents furent réalisées par des étudiants de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) à l'automne 92 afin de qualifier l'habitat de la population de l'omble de fontaine. Lac des 24 Arpents Les caractéristiques écologiques du lac ont permis de constater que les paramètres physico-chimiques offrent des conditions adéquates pour l'omble de fontaine. Les herbiers, bien que peu abondants, peuvent fournir une source importante de nourriture compte tenu des invertébrés qu'ils abritent. Les sites de frai sont nombreux, et la qualité du substrat est très favorable pour la reproduction de cette espèce. Toutefois, la présence des cyprinidés peut exercer une certaine influence sur le plan de la compétition pour la ressource alimentaire. Par contre, les données morphométriques ne correspondent pas à l'habitat optimal de cette espèce. Seulement 25 % de la superficie totale du lac se situe dans le 0 à 6 mètres de profondeur, soit la zone préférée par l'omble de fontaine, donc un facteur limitant pour une productivité maximale. On note aussi la présence de l'omble-chevalier. Il constitue un élément important de la communauté ichthyenne. Les résultats de l'étude ne permettent pas de connaître l'importance de cette population. L'analyse des données semble indiquer que la structure de la population de l'omble de fontaine est bien équilibrée. Bien qu'il y ait un bon recrutement, ce plan d'eau ne permet pas de soutenir une grande population. Par contre, cette population est composée de très gros individus, ce qui constitue en soi une caractéristique halieutique intéressante. Lac Doucette Les caractéristiques physico-chimiques et morphométriques obtenues au lac Doucette indiquent que ce plan d'eau est propice au maintien de l'omble de fontaine. Le nombre de frayères semble adéquat pour supporter une reproduction normale de la population. Malgré ces bonnes conditions, le succès de pêche du lac Doucette est très faible. Les résultats observés laissent supposer que le faible niveau de population est causé par une compétition interspécifique importante, notamment en raison des fortes densités de cyprins, combinée à une pression de la pêche sportive.


!

Il III


75 Autres lacs et cours d'eau Il existe très peu de données sur les autres plans d'eau et rivières du territoire. C'est pourquoi, au cours de l'hiver 1994, le département de biologie de l'UQAR, sous la supervision de M. Yves Lemay, a effectué la récolte de données sur la température et l'oxygène dissous à différentes profondeurs sur les lacs Blanc, de la Roche, Castor, Cyprien, des Joncs et Fontaine. Le faible succès de pêche de la plupart de ces lacs (inférieur à 6) laisse entrevoir des niveaux de population relativement peu élevés. On ne dispose que d'informations sommaires pour les rivières des Accores et des Eaux mortes. Les bons taux de succès de pêche compilés lors de la saison 1994 (supérieur à 10) démontrent qu'il existe une bonne présence de la population d'ombles. En résumé, on dispose de très peu de connaissances sur l'état général des populations d'ombles retrouvées dans les différents lacs et cours d'eau du territoire. Des études de diagnose écologique réalisées conjointement par la Forêt modèle et l'Université du Québec à Rimouski au cours de l'été 1994 préciseront les niveaux de population et, par conséquent, la possibilité de récolte annuelle pour une quinzaine de lacs du territoire. 3.2.3 La faune aviaire Deux critères sont relativement importants pour l'ensemble de la faune aviaire, soit son site de nidification et son type d'alimentation. Plusieurs espèces préfèrent les forêts matures et surannées de dominance feuillue ou résineuse, tandis que d'autres privilégient les forêts de transition ou bien les milieux humides. Les écosystèmes forestiers présents sur le territoire auront tendance à favoriser les espèces séjournant à l'intérieur de forêt feuillue ou mélangée de transition ou à proximité de plans d'eau et de milieux humides. Les données que l'on possède sur la faune aviaire, et plus particulièrement sur la sauvagine, sont limitées. Aucun inventaire n'a été effectué sur le territoire jusqu'à ce jour. Cependant, diverses observations montrent la présence d'espèces telles que le canard noir, le morillon à collier, le garrot, le canard branchu; il y aurait aussi des aires de rassemblement. Tout porte à croire qu'il existe un certain potentiel d'exploitation pour la chasse. De plus, on a observé le pygargue à tête blanche sans pour autant confirmer la présence de nidification sur le territoire. Le canard huppé Au cours de l'automne de biologie de l'UQAR de neuf lacs. Un suivi constat qualificatif de Nicolas-Riou.

1993 et de l'hiver 1995, la Forêt modèle et le département ont installé quatorze nichoirs à canards huppés à proximité annuel de l'occupation des nichoirs permettra d'établir un la fréquentation du canard huppé sur la Seigneurie de


76 3.3

Les espèces fauniques ou vulnérables

susceptibles

d'être désignées

menacées

Selon le document Liste des espèces de la faune vertébrée susceptibles d'être menacées ou vulnérables (Beaulieu, 1992), les principales espèces de la faune vertébrée qui peuvent fréquenter le territoire de la Seigneurie sont le lynx du Canada, le lynx roux, le pygargue à tête blanche et le râle jaune. D'autres espèces possédant une grande aire de distribution, telles que la musaraigne pygmée et la musaraigne fuligineuse, peuvent être présentes. Cependant, aucune mention récente d'observation ou de capture de ces espèces n'a été rapportée dans la région du Bas-Saint-Laurent. 3.4

La problématique générale pour la faune et ses habitats

En termes d'habitat faunique en milieu forestier, la Seigneurie de Nicolas-Riou est caractérisée par une faible représentativité des peuplements forestiers résineux matures ou surannés aptes à abriter, alimenter ou assurer un couvert de fuite pour plusieurs espèces de la faune terrestre et aviaire. Le territoire offre cependant un excellent potentiel pour les espèces recherchant particulièrement les sites avec une couverture arbustive ou un couvert forestier composé de jeunes forêts feuillues et mélangées. Malgré des caractéristiques écologiques intéressantes, les principaux lacs du territoire semblent abriter une faible densité de population de l'omble de fontaine. Un suivi annuel des récoltes permettra d'évaluer l'évolution des populations, d'ajuster le prélèvement en fonction du potentiel et d'identifier les facteurs négatifs. 3.5

Les activités à caractère faunique

Les nombreux séjours illégaux antérieurs à 1993, le taux de participation lors des premiers tirages au sort pour la chasse à l'orignal et les demandes élevées de réservation pour les activités de chasse au petit gibier et de pêche démontrent sans aucun doute qu'il existe un attrait important pour les ressources fauniques de la Seigneurie de Nicolas-Riou. D'autres activités comme l'observation du milieu naturel, l'écotourisme, l'aménagement d'habitats fauniques particuliers peuvent être intégrées à une stratégie globale de développement et de mise en valeur des ressources fauniques de la Seigneurie. Les activités potentielles de chasse. de pêche et de piégeage Comme il est décrit à la section 3.1, les activités fauniques réalisées au cours des dernières années fure,nt la chasse à l'orignal, la chasse à la perdrix et la pêche de l'omble de fontaine. A l'exception d'un faible succès de pêche pour certains lacs, on ne dénote aucune problématique particulière pour ces activités.


77 Une évaluation plus précise du potentiel respectif de chaque espèce permettra d'assurer une gestion plus adéquate du prélèvement annuel. Dans certains cas, il serait possible, par des travaux d'aménagement spécifiques à l'habitat de ces espèces, d'accroître le potentiel afin d'offrir des activités de chasse et de pêche de qualité à un plus grand nombre d'usagers. Le territoire offre un potentiel de deux à trois zones de piégeage.- Étant donné l'importance des superficies coupées à blanc au cours des dix dernières années, il serait préférable de se limiter à deux zones afin d'évaluer, par un suivi rigoureux, le rendement de chacune de celles-ci et le potentiel du territoire. Selon l'entente entre le MEF et la Forêt modèle, une zone devra être offerte au grand public et une autre aux métayers. Dans l'éventualité de trois zones, deux seront offertes au public et une aux métayers. Il est possible, selon le potentiel du territoire, de diversifier les activités liées à la chasse et à la pêche. La chasse au cerf de Virginie, lorsque le moratoire sera levé, la chasse à l'ours et la chasse en enclos (le sanglier ou le faisan) sont à envisager. La pêche blanche, l'ensemencement et la récolte de gros spécimens sont d'autres activités intéressantes. Une évaluation du potentiel et une étude d'impact sont à réaliser pour chacune des nouvelles activités. Les travaux d'aménagement faunique Plusieurs travaux d'aménagement spécifiques à la mise en valeur des habitats fauniques peuvent être intégrés aux activités forestières régulières. Le maintien d'un minimum de chicots à l'hectare, la conservation des habitats hivernaux de l'orignal et du cerf de Virginie, l'aménagement de sites de tambourinage et d'abris à l'intérieur des strates lors d'éclaircies commerciales ou de coupes progressives et la planification des coupes afin de favoriser la présence des différentes classes d'âge à l'intérieur d'une superficie minimale n'en sont que quelques exemples. De plus, le rajeunissement des aulnaies, l'installation de nichoirs, l'aménagement de cours d'eau pour l'omble de fontaine et la protection des milieux propices à différentes espèces sont d'autres actions pouvant favoriser la mise en valeur des ressources fauniques. Il est essentiel, avant de prioriser l'une ou l'autre des interventions, de bien identifier les caractéristiques de l'espèce ciblée et de son habitat, d'identifier la problématique et les solutions les plus compatibles avec les caractéristiques biophysiques et les priorités d'utilisation du territoire. L'observation du milieu naturel On remarque de plus en plus un intérêt grandissant du grand public pour les activités de promenade et d'observation de la faune. La réalisation de travaux d'aménagement faunique et forestier pourrait être intégrée à un circuit de démonstration pour le grand public et les groupes intéressés aux activités de la Forêt modèle. Il existe présentement un réseau de chemins secondaires qui peut servir d'infrastructure de base à la mise en place d'un réseau de sentiers pédestres d'observation.


78

3.6

Les contraintes générales liées aux activités fauniques

Un des objectifs de la Forêt modèle est d'établir la compatibilité et la priorité des différentes activités actuelles ou futures. Dans certains cas, les activités à caractère faunique peuvent être plus ou moins compatibles avec d'autres activités, et plus spécifiquement avec les activités forestières. Voici une liste non exhaustive des activités fauniques peu compatibles avec les activités forestières: l'activité de la chasse à l'orignal avec les opérations de coupe forestière, de débardage et de transport des bois; l'observation faunique et la production de bois; la protection des habitats hivernaux et la coupe totale; la protection du milieu riverain et la production de bois; le maintien de chicots et les coupes totales de grande superficies. La partie Il du plan d'aménagement précisera les modalités ou les mesures d'atténuation visant à minimiser les impacts des activités forestières lors de la réalisation d'activités à caractère faunique.


79

4.0

LA RESSOURCE HYDRIQUE

Il existe une étroite relation entre la qualité des eaux d'un bassin hydrographique et la présence d'un couvert forestier. Le couvert forestier agit comme mécanisme tampon en régularisant le débit des cours d'eau et leur température tout en minimisant le transport de sédiment. Ceci a pour effet de maintenir la qualité de l'eau des ruisseaux et des rivières tout en favorisant des conditions propices à l'habitat de plusieurs espèces de poissons. Les deux principaux objectifs de ce chapitre consistent à décrire l'état actuel des bassins et des sous-bassins hydrographiques localisés à l'intérieur de la Seigneurie de Nicolas-Riou et à établir une classification préliminaire des rivières démontrant des caractéristiques intéressantes pour l'habitat de l'omble de fontaine. Pour ce faire, la Forêt modèle a fait réaliser une étude sur le potentiel et l'état des différents cours d'eau intitulée «L'évaluation de la ressource hydrique pour le territoire des Seigneuries de Nicolas-Riou et du Lac Métis» (Morin, 1994). Cette étude évalue le potentiel en fonction de trois paramètres : la pente du cours d'eau, le pourcentage boisé des rives et le pourcentage boisé de chacun des bassins versants. Ces paramètres permettent d'établir un constat préliminaire de l'état de situation des différents bassins et sous-bassins hydrographiques. On définit par bassin ou sous-bassin hydrographique une superficie composée d'un réseau de rivières ou de lacs qui s'écoulent vers un cours d'eau commun. L'approche retenue vise principalement à identifier la problématique liée aux activités forestières antérieures et à classifier les cours d'eau en fonction d'une évaluation préliminaire de leur potentiel d'aménagement halieutique. Pour l'aménagement de l'habitat de l'omble de fontaine, des études complémentaires telles que des diagnoses écologiques et des inventaires de population devront être réalisées afin de compléter l'analyse actuelle. 4. 1

Les activités antérieures

Au cours des dernières années, la coupe forestière est l'activité qui semble avoir eu le plus d'impact sur l'état général des bassins hydrographiques et des cours d'eau. Comme il est indiqué à la carte 14, les coupes totales des dix dernières années sont concentrées au centre et dans la partie nord du territoire. Elles couvrent une superficie d'environ 967 hectares et leur superficie moyenne est de 17 hectares. Certaines coupes totales couvrent une superficie supérieure à 70 hectares. La concentration des coupes totales à l'intérieur d'un même secteur a eu pour effet de réduire la couverture végétale de plusieurs sous-bassins hydrographiques. De plus, dans certains cas on observe un prélèvement des tiges à proximité des rives de plusieurs cours d'eau.


80

À l'exception de quelques tronçons et des points de croisement, la voirie forestière se situe en très grande partie à une distance d'au moins soixante mètres des principaux lacs et cours d'eau du territoire. Cette activité semble avoir peu affecté la qualité des bassins hydrographiques et des cours d'eau. On retrouve cependant un site de prélèvement de matériau granulaire situé à proximité de la rivière Petite Rimouski. L'agrandissement de ce site devra se faire à l'opposé du cours d'eau afin de maintenir une zone tampon entre ces deux secteurs.

4.2

Description des principaux bassins

Comme il est précisé à la carte 15, on retrouve sur le territoire 22 des sous-bassins hydrographiques. Ils sont principalement orientés d'ouest en est. Les rivières Cossette (10 km), Dumont (9 km), Petite Rimouski (39 km), des Accores (6 km) et Plate (11 km), ainsi que les lacs des 24 Arpents (225 ha) et Doucette (41 ha). Petit Rimouski, Thom, Fontaine, Blanc, de la Roche, Castor, Cyprien, des Joncs en sont les principales composantes. Chaque sous-bassin est considéré comme un secteur au sein duquel on retrouve un cours d'eau principal ou secondaire subdivisé en tronçons de 2 km. Pour chaque secteur, on a analysé la superficie boisée du bassin versant, la Ipngueur de déboisement des rives et le pourcentage de la pente des cours d'eau. A titre d'exemple et comme il est précisé au tableau 4-1, le secteur 1 couvre une superficie totale de 441 hectares dont 433 sont considérés comme boisé. Deux tronçons de rivière composent ce bassin (1-1 et 1-2). La longueur de déboisement de leurs rives est nulle et le pourcentage moyen de leur pente est respectivement de 1,10 % et de 0,35 %. Le pourcentage boisé des secteurs varie de 43,7 % à 100 %. Les secteurs 9, 10, 12 et 13 possèdent une superficie boisée inférieure à 75 %. Les secteurs 9 et 12 sont considérés comme étant les plus critiques avec respectivement 43,7 et 44,7 % de superficie boisée. Le pourcentage boisé des rives des cours d'eau varie de 48 à 100 %. Les tronçons de la décharge du Lac des Valais (3-1), de la Petite Rivière Rimouski (4-4 et 4-8), de la décharge du Petit Lac Rimouski (10-4, 10-5, 10-6 et 10-8), du secteur 12 (12-1,12-2) et du secteur 13 (13-1) sont les plus problématiques avec un indice inférieur à 75 %. La pente d'un cours d'eau affecte la distribution et la quantité de poissons. Une pente trop faible ou trop forte sur une grande distance peut devenir critique pour l'essor d'une population d'omble de fontai'1e. Une pente entre 1,1 et 1,75 % est considérée comme idéale (Morin, 1994). Etant donné que ce facteur est difficilement modifiable, il devient critique lors de l'analyse du potentiel pour l'aménagement de l'omble de fontaine.


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III


Tableau 4-1 Grille d'analyse des cours d'eau de la Seigneurie de Nicolas-Riou Numéro Oénivella- Pente du Cote Longueur Longueur PourcenCote du du tion secteur de la déboisée boisée tage boisé pourcentage secteur pente des rives des rives des rives de rives (m) (%) (%) boisées (m) (m)

1-1 1-2 2-1 2-2 3-1 4-1 4-2 4-3 4-4 4-5 4-6 4-7 4-8 4-9 5-1 5-2 6-1 7-1 7-2 7-3 7-4 7-5 8-1 9-1 10-1 10-2 10-3 10-4 10-5 10-6

22 7 26 35 26 3 3 3 5 6 23 36 15 21 20 10 36 19 26 14 17 30 23 36 2 3 3 6 13 26

1,10 0,35 1,30 1,75 1,30 0,15 0,15 0,15 0,25 0,30 1,15 1,80 0,75 1,05 1,00 0,50 1,80 0,95 1,30 0,70 0,85 1,50 1,15 1,80 0,10 0,15 0,15 0,30 0,65 1,30

6 2 6 6 6 0 0 0 0 2 6 0 4 4 4 4 0 4 6 4 4 6 6 0 0 0 0 2 4 6

0 0 600 0 1 800 0 0 400 1 280 140 0 0 2080 400 600 700 0 1 000 80 530 0 0 600 120 60 0 0 1 800 1 200 1 240

4000 4000 3400 4000 2200 4000 4000 3600 2720 3860 4000 4000 1 920 3600 3400 3300 4000 3000 3920 3470 4000 4000 3400 3880 3940 4000 4000 2200 2800 2760

100,0 100,0 85,0 100,0 55,0 100,0 100,0 90,0 68,0 96,5 100,0 100,0 48,0 90,0 85,0 82,5 100,0 75,0 98,0 86,8 100,0 100,0 85,0 97,0 98,5 100,0 100,0 55,0 70,0 69,0

5 5 4 5 1 5 5 5 2 5 5 5 0 5 4 4 5 3 5 4 5 5 4 5 5 5 5 1 3 2

Superficie boisée du bassin versant (ha)

433,7 433,7 478,2 478,2 382,9 4 586,3 4 526,9 2 504,3 2 438,3 1 042,1 1 042,1 1 042,1 1 042,1 1 042,1 454,8 454,8 118,1 644,5 644,5 644,5 644,5 644,5 178,7 66,0 1 763,5 1 763,5 1 314,9 1 314,9 1 314,9 1 314,9

Superficie déboisée du bassin versant (ha)

8,7 8,7 7,7 7,7 171,3 1 327,0 1 327,0 451,3 369,6 203,9 203,9 203,9 203,9 203,9 23,9 23,9 0,0 84,7 84,7 84,7 84,7 84,7 57,1 81,6 875,6 875,6 450,5 450,5 450,5 450,5

Superficie totale du bassin versant (ha)

441,8 441,8 485,9 485,9 554,2 5 913,3 5 853,9 2 955,6 2 807,9 1 246,0 1 246,0 1 246,0 1 246,0 1 246,0 478,7 478,7 118,1 729,2 729,2 729,2 729,2 729,2 235,8 147,7 2 639,1 2 639,1 1 765,4 1 765,4 1 765,4 1 765,4

Pourcentage Cote du Total des boisé du pourcentage trois bassin boisé cotes versant du bassin (%) versant

98,0 98,0 98,4 98,4 69,1 77,6 77,3 84,7 86,8 83,6 83,6 83,6 83,6 83,6 95,0 95,0 100,0 88,4 88,4 88,4 88,4 88,4 75,8 44,7 66,8 66,8 74,5 74,5 74,5 74,5

5 5 5 5 2 3 3 4 4 4 4 4 4 4 5 5 5 4 4 4 4 4 3 0 2 2 3 3 3 3

16 12 15 16 9 8 8 9 6 11 15 9 8 13 13 13 10 11 15 12 13 15 13 5 7 7 8 6 10 11

85


Tableau 4-1 (suite) Grille d'analyse des cours d'eau de la Seigneurie de Nicolas-Riou Numéro Oénivella- Pente du Cote Longueur Longueur PourcenCote du du tion secteur de la déboisée boisée tage boisé pourcentage secteur pente des rives des rives des rives de rives (m) (%) (m) (m) (%) boisées

Superficie boisée du bassin versant (ha)

10-7 10-8 10-9 10-10 11-1 12-1 12-2 13-1 14-1 15-1 15-2 15-3 15-4 15-5 16-1 16-2 17-1 17-2 17-3 17-4 18-1 19-1 20-1 21-1 22-1 22-2

1 1 1 1

19 3 4 14 36 9 7 11 1 5 10 13 5 5 7 29 13 28 46 18 21 40 50 21 14 17

0,95 0,15 0,20 0,70 1,80 0,45 0,35 0,55 0,05 0,25 0,50 0,65 0,25 0,25 0,35 1,45 0,65 1,40 2,30 0,90 1,05 2,00 2,50 1,05 0,70 0,85

4 0 0 4 0 2 2 4 0 0 4 4 0 0 2 6 4 6 0 4 4 0 0 4 4 4

0 2000 80 0 260 2000 1 250 1 200 0 0 0 0 200 0 0 0 0 0 0 0 400 0 0 0 180 0

4000 2000 3920 4000 3740 2000 2750 2800 4000 4000 4000 4000 3800 4000 4000 4000 4000 4000 4000 4000 3600 4000 4000 4000 3820 4000

100,0 50,0 98,0 100,0 93,5 50,0 68,8 70,0 100,0 100,0 100,0 100,0 95,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 90,0 100,0 100,0 100,0 95,5 100,0

5 1 5 5 5 1 2 3 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5

314,9 078,2 078,2 078,2 145,8 246,9 246,9 201,8 259,1 3 622,2 3 622,2 3 525,6 3 433,7 1 912,0 703,7 703,7 818,1 818,1 818,1 818,1 91,9 96,7 81,0 326,2 564,3 564,3

Superficie déboisée du bassin versant (ha)

450,5 440,7 440,7 440,7 9,8 317,6 317,6 107,5 0,1 32,1 32,1 32,1 23,1 10,9 3,2 3,2 9,0 9,0 9,0 9,0 9,0 0,0 0,0 0,0 64,8 64,8

Superficie totale du bassin versant (ha)

1 1 1 1

765,4 518,9 518,9 518,9 155,6 564,5 564,5 309,3 259,2 3 654,4 3 654,4 3 557,7 3 456,9 1 923,0 706,9 706,9 827,0 827,0 827,0 827,0 100,8 96,7 81,0 326,2 629,1 629,1

Pourcentage Cote du Total des boisé du pourcentage trois bassin boisé cotes versant du bassin (%) versant

74,5 71,0 71,0 71,0 93,7 43,7 43,7 65,2 100,0 99,1 99,1 99,1 99,3 99,4 99,5 99,5 98,9 98,9 98,9 98,9 91,1 100,0 100,0 100,0 89,7 89,7

3 3 3 3 5 0 0 2 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 4 4

12 4 8 12 10 3 4 9 10 10 14 14 10 10 12 16 14 16 10 14 14 10 10 14 13 13

86


87 Pour le territoire de la Seigneurie, les cours d'eau qui offrent la moyenne de pente la plus intéressante pour l'omble de fontaine sont ceux situés à l'intérieur des secteurs 1, 2, 3, 5, 7, 8, 16, 17, 18, 21 et 22. On retrouve au tableau 4-2 l'appellation des différents secteurs. Tableau 4-2

Appellation des différents secteurs du territoire de Nicolas-Riou

1-1, 1-2 2-1,2-2 3-1 4-1 à 4-9 5-1,5-2 6-1 7-1 à 7-5 8-1

9-1 10-1 à 10-1 0 11-1 12-1, 12-2 13-1 14-1 15-1 à 15-3 15-4, 15-5 16-1, 16-2 17-1 à17-4 18-1 19-1 20-1 21-1 22-1 , 22-2

4.3

Rivière du Bic Canal Lavoie Décharge Lac des Valais Petite Rivière Rimouski Sans nom Déchargedu Lac à la loutre Rivière Plate Sans nom Sans nom Petite Rimouski,décharge du Petit Lac Rimouski Charge du lac Vaseux Sans nom Sans nom Sans nom Rivière des Accores Rivière Cossette Rivière Cossette Ruisseau Dumont Sans nom Sans nom Sans nom Charge du Lac Malfait Rivière Noire

Les sources d'eau potable

Actuellement, aucun inventaire spécifique n'a été réalisé concernant la localisation et la qualité des différentes sources d'eau potable du territoire. Des mesures seront mises de l'avant afin de localiser les sources d'eau potentielles. Le seul site présentement identifié est le puits artésien du pavillon du lac des 24 Arpents.

4.4

Problématique hydrique

La majorité des cours d'eau du territoire démontrent un potentiel halieutique intéressant, mais des coupes importantes réalisées au cours de la dernière décennie à l'intérieur des bassins 3, 9, 10, 12 et 13 ont hypothéqué grandement le pourcentage de la couverture forestière.


88 Si on analyse le critère de pourcentage de rives boisées, l'on constate que certains tronçons de la décharge du Petit Lac Rimouski (secteur 10), de la Petite Rivière Rimouski, du Lac des Valais (secteur 3) et du secteur 12 ont une cote inférieure à 60 %. Le tronçon le plus problématique se situe le long de la Petite Rivière Rimouski, avec un déboisement de ses rives supérieur à 50 %. Selon le critère de la pente, les secteurs 4-1 à 4-3 de la Petite Rivière Rimouski possèdent le pourcentage le plus faible avec une cote de 15 %. Ces secteurs possèdent probablement des caractéristiques intéressantes pour l'implantation de frayères, et il est possible d'augmenter leur potentiel par des aménagements visant à accroître le taux d'oxygénation. 4.5 Potentiel des principaux cours d'eau

Selon le tableau 4-3, 11 cours d'eau démontrent des caractéristiques intéressantes pour des travaux d'aménagement halieutique. Ceux-ci possèdent une cote moyenne supérieure à 10 pour l'ensemble des tronçons d'un même secteur. Le canal Lavoie, la rivière du Sic, le secteur ouest de la rivière Cossette, la charge du Lac Malfait et le secteur 18 sont ceux qui ont les attributs les plus intéressants. Le ruisseau Dumont, la rivière Plate et la rivière Noire sont aussi des cours d'eau à considérer. Tableau 4-3

Classement et moyenne des résultats des rivières de la Seigneurie de Nicolas-Riou

2 1

15,5

2 3 4

16 18

5

21

6

17

14,0 14,0 14,0 13,5

1

14,0

7

7

13,2

8

5

9

22

13,0 13,0

10

8 15 6 11 14 19

11

12 13

14 15 16 17 18 19

20

20 4 3 13

21

10 9

22

12

13,0

11,6 10,0 10,0 10,0 10,0 10,0 9,7 9,0 9,0 8,5 5,0 3,5


89

5.0

LA RESSOURCE

5. 1

Les activités

RÉCRÉATIVE

récréatives antérieures

La Seigneurie de Nicolas-Riou est un territoire fortement convoité pour la pratique d'activités récréatives. Avant 1993, la gestion de ce territoire se faisait sous la forme d'un club privé. Seuls les employés et les invités de la compagnie AbitibiPrice inc. avaient accès légalement au territoire. Ils y pratiquaient la chasse à l'orignal, au cerf de Virginie (avant le moratoire), au petit gibier et la pêche sur les principaux lacs. De plus, la compagnie offrait un service d'hébergement complet, au pavillon du lac des 24 Arpents, pouvant accommoder un groupe de douze personnes. La difficulté d'assurer une surveillance continue des quelque 50 kilomètres de lignes de pourtour du territoire permettait à plusieurs utilisateurs illégaux de pratiquer des activités de chasse ou de pêche. Ceux-ci ne pouvaient être considérés comme des braconniers au sens de la loi. La seule infraction qui pouvait leur être reprochée était celle d'une violation de la propriété privée. D'autres activités telles que l'observation de la faune, la randonnée pédestre, le canotage étaient pratiquées par les utilisateurs. Celles-ci étaient très marginales et plutôt complémentaires aux activités de chasse et de pêche. En 1993, suite à l'entente intervenue entre la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent inc. et Abitibi-Price inc., la gestion complète de toutes les activités récréatives est confiée à la Forêt modèle. Un nouveau mode de gestion, par l'entremise des métayers, est mis en place, permettant ainsi au grand public d'avoir accès au territoire pour la pratique de certaines activités. Au cours des années 1993-1994, les principales activités qui ont eu cours sont la chasse à l'orignal et au petit gibier, la pêche sportive sur les lacs et les rivières, l'hébergement, la tenue de réunions d'affaires, le camping avec une infrastructure légère et des activités de villégiature comme la randonnée pédestre et l'observation de la faune. Plusieurs amateurs de randonnée ont pu fréquenter le territoire aux fins de promenade. Un permis d'accès leur était délivré au poste d'accueil, ce qui permettait d'assurer un contrôle de l'achalandage. Une augmentation de cette clientèle est à envisager si elle est accompagnée de nouveaux produits récréatifs comme l'écotourisme, le vélo de montagne, les sentiers pédestres balisés ou autres. Pour l'année 1994, le pavillon principal a hébergé quelques groupes composés d'invités de la compagnie Abitibi-Price inc. et de gens d'affaires de la région de Rimouski. Les chalets du lac Thom et du lac Blanc, propriétés de métayers, ont servi en majorité à une clientèle de type villégiature et à des groupes de chasseurs ou de pêcheurs.


90

5.2

Description des infrastructures

Le principal bâtiment est le chalet du lac des 24 Arpents. Avec ses six chambres doubles, il offre une possibilité d'hébergement à l'année. On y retrouve aussi un pavillon adjacent de dix chambres simples qui servait anciennement de résidence pour les employés de la compagnie. En complément, un plan de développement des infrastructures permettra à chaque métayer de construire une petite unité d'hébergement. Présentement, deux de ces unités sont actuellement offertes à une clientèle récréative. On retrouve aussi un poste d'accueil à l'entrée principale nord du territoire. Comme infrastructure légère, on retrouve quelques sites aménagés pour le camping sauvage. Ces emplacements sont utilisés uniquement durant la période de la chasse à l'orignal. De plus, au cours de "été 1994, les métayers ont tracé tout près de cinq kilomètres de sentier pédestre pour la randonnée et l'observation de la faune. On note aussi la présence de plusieurs sites de mise à l'eau pour les embarcations nautiques sans moteur. La Seigneurie est caractérisée par un important réseau d'anciens chemins forestiers répartis sur l'ensemble du territoire et potentiellement utilisables pour des activités récréatives telles que le vélo de montagne, le ski de fond, la randonnée pédestre, la chasse au petit gibier et la motoneige. 5.3

L'accessibilité au territoire

Il Y a quatre accès au territoire de la Forêt modèle, soit au nord, l'entrée de SaintEugène-de-Ladrière, à l'est, l'entrée de Saint-Valérien et au sud, les deux chemins donnant accès à la Réserve Duchénier. Les deux premiers accès sont situés aux extrémités du chemin principal qui dessert notamment le Chalet du lac des 24 Arpents. Les accès à la Réserve Duchénier sont des chemins secondaires assez tortueux mais qui demeurent praticables par la plupart des véhicules. Le réseau routier permet une bonne pénétration du territoire, mais certains axes secondaires sont difficilement praticables pour la majorité des véhicules. L'entretien et l'amélioration annuels de la voirie faciliteront l'accessibilité au territoire pour la pratique des activités forestières, récréatives ou fauniques. Les chemins secondaires permettent, de plus, l'accès à la majorité des lacs que "on retrouve dans la partie sud et sud-est de la Seigneurie. 5.4

Les unités de paysage d'intérêt particulier

Afin de favoriser le développement intensif de la ressource récréative sur le territoire de la Seigneurie, il est essentiel que la planification des activités forestières soit intégrée au maintien de paysages de qualité. Le plan d'aménagement doit tenir compte de l'importance de l'attrait qu'exercent les paysages auprès de la clientèle récréative.


91

L'approche préliminaire retenue pour l'analyse des zones sensibles à une perturbation du paysage est une variante de la méthodologie développée par Pâquet, Bélanger, Liboiron (avril 1994). Celle-ci consiste à l'identification des sites, des réseaux et des plans d'eau d'intérêt pour les utilisateurs du territoire en ce qui a trait à la qualité visuelle des paysages, la détermination de l'intensité de fréquentation et à la délimitation de l'encadrement visuel. Pour ce faire, on a identifié les strates forestières situées à l'intérieur de l'encadrement visuel des différents sites d'intérêt et des réseaux récréatifs sur les plans de l'environnement immédiat (El 0-60 mètres), de l'avant-plan (AP 60-500 mètres), du moyen plan (MP 500-3 000 mètres) et de l'arrière-plan (RP > 3000 mètres). En général, les sites d'intérêt visuel sont caractérisés par la présence d'une bonne couverture arborescente. Cependant, la partie nord du territoire, à proximité du poste d'accueil et du chemin principal, et les terrains situées à "ouest de la décharge du lac des 24 Arpents ont fait l'objet de coupes totales au cours des cinq dernières années. Depuis, ces superficies ont été reboisées avec de jeunes plants de résineux, mais une période de dix ans sera nécessaire afin de réduire l'impact visuel des anciennes coupes. Comme il est spécifié au tableau 5-1, les sites et les réseaux récréatifs prioritaires, dont l'encadrement visuel sera assujetti à des mesures particulières, sont les chalets du 24 Arpents, du lac Thom et du Blanc, la crête du Thom ainsi que les principaux lacs et cours d'eau situés au sud et sud-est du territoire. De plus, certains tronçons des rivières des Accores et de la Petite Rimouski pourront être aussi assujettis à des mesures de protection. Il est à noter qu'à l'exception de la partie sud et sud-est, la topographie du territoire varie de plate à ondulée. Les mesures de protection et d'atténuation des impacts des interventions forestières se localiseront, en général, au pourtour des lacs, du réseau routier et des futures infrastructures, le cas échéant. La carte 16 représente les strates qui seront assujetties à des objectifs de qualité visuelle de l'encadrement paysager. Chacune de celles-ci sera aménagée en fonction d'un objectif de maintien de la couverture forestière. En plus des corridors de protection de 30 mètres de chaque côté de la voirie principale, 540 hectares sont identifiés comme étant situés à l'intérieur de zones d'intérêt paysager. Ils sont en majorité composés de peuplements feuillus et mélangés. Certaines strates sont localisées à l'intérieur des zones de contrainte à l'exploitation forestière et seront aménagées en fonction de modalités plus restrictives que celles associées au paysage. Précisons de plus que «le code d'éthique de la Forêt modèle du Bas-SaintLaurent» n'autorise aucune coupe totale supérieure à 4 hectares, d'un seul tenant. Cette clause a pour effet de minimiser les impacts négatifs des interventions forestières ayant cours sur le territoire de la Seigneurie de Nicolas-Riou.


Tableau 5-1 La protection des unités de paysage et les secteurs d'intérêts récréatifs Secteurs d'intérêt

Fréquentation actuelle ou potentielle

Sites actuels Pavillon du 24 Chalet du lac Thom Chalet du lac Blanc

Objectifs de qualité visuelle AP El (0-60 mètres)* (60-500mètres)*

et

Capacité d'absorption visuelle ** MP RP (500-3 000 mètres) (> 3 000 mètres)

forte moyenne moyenne

1-faible 1-faible 1-faible

2-faible 2-moyenne 2-moyenne

2-faible 3-forte 3-forte

3 3 3

forte

2-faible

3-forte

3-forte

3

faible

2-faible

3-forte

3-forte

3

faible

2-faible

3-forte

3-forte

3

Réseaux de randonnées potentiels La crête du Thom

moyenne

1-faible

2-moyenne

3-forte

3

Plans d'eau à potentiel touristique Lac 24 Arpents Lac Doucet Lac Cossette Petit Rimouski Lac Blanc Lac Noir Lac Supérieur Rivière des Accores

forte moyenne moyenne moyenne faible faible faible moyenne

1-faible 1-faible 1-faible 1-faible 1-faible 1-faible 1-faible 1-faible

2-moyenne 2-moyenne 2-forte 2-forte 2-moyenne 2-moyenne 2-moyenne 2-moyenne

2-forte 2-forte 3-forte 3-forte 3-forte 3-forte 3-forte 3-forte

3 3 3 3 3 3 3 3

Réseaux actuels Chemin d'accès St-Eugène Chemin d'accès St-Valérien Chemin d'accès Duchénier

*

Objectifs de qualité visuelle:

1

=

2 = 3 ** Capacité d'absorption visuelle:

El: MP:

Faible Moyenne Forte

Environnement immédiat (0-60 mètres) Moyen plan (500-3 000 mètres)

= = = =

Sauvegarde de l'encadrement visuel Altération modérée de l'encadrement visuel Altération acceptable de l'encadrement visuel Faible capacité du paysage à intégrer des modifications importantes du couvert forestier Le paysage peut supporter des modifications mineures du couvert forestier Forte capacité du paysage d'absorber des modifications du couvert forestier AP: RP:

Avant-plan (60-500 mètres) Arrière-plan (> 3000 mètres)

92


1

1

:.-

il Ii

l '.III

-


95

5.5

Le potentiel récréatif

La Seigneurie de Nicolas-Riou, par ses caractéristiques physiques et ses attraits fauniques et hydriques, démontre un potentiel intéressant pour le développement d'activités récréatives. Ces principaux atouts sont : - La Seigneurie n'est située qu'à trente kilomètres d'un bassin de population avoisinant les 40 000 âmes (Grand Rimouski). C'est un centre régional dont un bon pourcentage des ménages sont scolarisés et à hauts revenus. On y retrouve aussi plusieurs associations reliées aux loisirs de plein air; - Un triangle de développement récréatif formé du Parc du Bic, du Musée de la mer de Pointe-au-Père et du Domaine des Portes de l'Enfer profite d'une forte clientèle estivale empruntant la route 132 à l'aller ou au retour de la Gaspésie. Une stratégie de développement touristique vise à faire de la région une région de destination; - Le territoire fait partie d'un grand massif forestier. Ses limites est et nord sont en contact avec des terres privées boisées et ses autres frontières touchent des territoires publics sous une gestion faunique particulière. La Seigneurie fait partie d'un grand espace où le gibier peut circuler relativement facilement; - L'encadrement visuel de la Seigneurie est de très bonne qualité. Les anciennes coupes forestières sont en majorité peu visibles de l'axe routier principal et des infrastructures récréatives; - Le territoire offre une capacité d'hébergement de vingt personnes par nuit avec la possibilité d'offrir des forfaits de gîtes et de couvert; . - Un important réseau de chemins secondaires peut être utilisé pour les activités de randonnées (à pied, en vélo ou en skis) ou comme accès aux lacs ou aux terrains d'activités; - Le relief de la portion sud-est du territoire ainsi que les milieux humides offrent de bonnes possibilités pour les activités de randonnée d'observation faunique sans prélèvement; - Le territoire en général offre un bon potentiel pour les activités de chasse au petit gibier et à l'orignal; - Pour les activités de pêche, les lacs 24 Arpents et petit Cossette ainsi que de nombreux petits cours d'eau sont reconnus pour la possibilité de capture d'ombles de fontaine de bonne taille; - L'usage de phytocide étant interdit sur le territoire, il est possible de promouvoir des activités de récolte de petits fruits (framboise) dans la partie nord du territoire et de champignons (chanterelle) dans la partie sud-est.


96

En résumé, les activités qui semblent les plus intéressantes à court terme et qui nécessitent un faible niveau d'investissement sont la randonnée à pied, le canotage, la motoneige, le ski de fond, le vélo de montagne, l'observation de la faune, les nouvelles activités de chasse et de pêche avec ou sans hébergement, la villégiature et les activités de groupe par l'utilisation du Chalet du lac du 24 Arpents. La mise en place de nouvelles activités récréatives permettra d'accroître l'achalan- . dage et favorisera ainsi une diversification de l'utilisation actuelle de l'ensemble des ressources du territoire et des sources de revenus des métayers forestiers. 5.6

Les contraintes au développement

récréatif

Malgré le potentiel intéressant de la Seigneurie de Nicolas-Riou, plusieurs facteurs freinent actuellement le développement et la diversification des activités récréatives. Les principaux facteurs sont: - Présentement, le territoire n'est accessible que de mai à novembre; - La capacité d'hébergement de la Seigneurie est limitée au chalet du lac des 24 Arpents et aux deux petits camps; - Le potentiel lié aux activités traditionnelles de chasse et de pêche est limité et ne couvre qu'une courte période de l'année; - La chasse au cerf de Virginie fait l'objet d'une interdiction dans la région du BasSaint-Lau rent; - Il existe peu d'information sur la capacité de support du milieu, pour le canotage et pour la chasse au petit gibier (gélinotte huppée et lièvre d'Amérique); - Aucun répertoire ni aucune signalisation ne localise les sentiers et les sites d'intérêt pour la randonnée pédestre ou pour l'observation faunique.


97

6.0

RECOMMANDATIONS

Le plan d'aménagement multiressource de la Seigneurie de Nicolas-Riou est avant tout un outil de connaissance dont le but est de guider les gestionnaires et les utilisateurs du territoire vers une gestion intégrée des ressources du milieu forestier. Suite à une analyse des informations descriptives actuelles, on constate d'importantes lacunes en ce qui concerne la précision de certaines données disponibles, ou bien un manque d'information, afin d'analyser les caractéristiques des différentes composantes physiques ou biologiques du territoire. L'objectif de ce chapitre est de cibler les informations complémentaires les plus pertinentes et de définir les mécanismes qui permettraient d'accroître notre connaissance des ressources du territoire.

6.1

La ressource ligneuse

Les données sur la connaissance de la ressource ligneuse proviennent essentiellement du Service d'inventaire du ministère des Ressources naturelles du Québec. Elles sont relativement précises lors de l'analyse de caractéristiques régionales, mais moins valables pour l'élaboration de stratégies d'interventions spécifiques à un territoire donné. Les principales faiblesses sont l'évaluation des volumes des différents peuplements, la qualification de la régénération naturelle suite à des perturbations naturelles ou humaines et la détermination de la qualité des tiges feuillues pour la production de bois de qualité sciage. Les données décrivant les caractéristiques physiques sont relativement précises, sauf lorsque le territoire est relativement hétérogène ou accidenté. De plus, il existe peu d'information sur la croissance des tiges, particulièrement pour les peuplements mélangés qui ont subi des perturbations partielles au cours de leurs différents stades de croissance.

6.1.1

L'acquisition de nouvelles connaissances

Afin d'accroître la précision des informations relatives à la composition des peuplements et aux volumes par essence, on propose de réaliser un inventaire des peuplements qui feront l'objet d'une intervention, et ce, avant et après traitement. Cette approche permettra d'ici cinq ans de couvrir environ 80 % des différents groupements d'essence et d'établir ainsi des tarifs de cubage et des tables de stock propres à la Seigneurie de Nicolas-Riou. De plus, un inventaire de la régénération devrait être réalisé trois ans après une intervention afin d'évaluer l'évolution des peuplements en fonction des objectifs d'aménagement poursuivis. Il serait également souhaitable de laisser une placette témoin sans intervention à proximité des sites traités.


98

L'analyse des anneaux de croissance de tiges sélectionnées au hasard parmi les principales essences commerciales du territoire, ou l'installation d'un réseau de placettes permanentes dont les tiges seraient mesurées à tous les cinq ans, sont deux approches qui peuvent être retenues afin d'évaluer la croissance des peuplements. Si l'on veut obtenir une information à brève échéance, on propose d'utiliser l'approche par les anneaux de croissance. Cette méthode pourrait être intégrée aux opérations courantes des techniciens, et l'utilisation d'un logiciel d'analyse des anneaux nous permettrait d'établir rapidement des taux de croissance moyens ou annuels pour les principales essences en fonction de leur classe d'âge. Pour l'évaluation du pourcentage de tiges de qualité, on suggère d'inclure une prise de données spécifique à ce critère lors de l'inventaire réalisé avant une intervention sylvicole. Cet inventaire permettra de préciser le pourcentage de sciage feuillu actuel sur le territoire et la variation de celui-ci suite aux interventions qui seront réalisées. Les informations complémentaires permettront, à partir des simulations forestières, d'évaluer la variation du potentiel forestier en fonction des stratégies proposées et des objectifs fixés. 6.2

La ressource faunique

La connaissance de l'habitat et le suivi de l'évolution des principales espèces sont les principaux critères nécessaires à l'aménagement et à l'exploitation de la ressource faunique. La description de l'habitat en termes d'abri et de source d'alimentation est essentielle afin d'établir une relation entre les caractéristiques du milieu forestier de la Seigneurie de Nicolas-Riou et son potentiel pour une espèce. On possède actuellement une bonne connaissance des caractéristiques des habitats de l'orignal et du cerf de Virginie. Toutefois, il est difficile d'établir ce lien pour les espèces privilégiant une couverture arbustive, car l'inventaire actuel ne considère pas ce type de stade de développement. De plus, il existe peu d'observations terrain permettant d'identifier la présence d'espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables. Le suivi des populations présentes sur le territoire est un autre facteur problématique. Les données antérieures recueillies lors de la pratique des activités de chasse et de pêche permettent de tracer un portrait sommaire pour les espèces les plus convoitées telles que l'omble de fontaine, l'orignal et la gélinotte huppée. On possède peu d'information pour les espèces récoltées lors des activités de trappage et celles faisant l'objet d'une interdiction. Jusqu'à présent, l'évaluation des potentiels de récolte était assujettie beaucoup plus à un historique de prélèvements qu'à une capacité de récolte en fonction d'un inventaire des populations.


99

La seule espèce dont la population est bien connue est l'orignal. Toutefois, des études de l'habitat et de la population de l'omble de fontaine sont en cours. Cellesci favoriseront une évaluation du potentiel de récolte de cette espèce pour les lacs et principaux cours d'eau du territoire. 6.2.1 L'acquisition de nouvelles connaissances Étant donné les coûts relativement élevés des inventaires d'habitat et des populations, on recommande de cibler, lors d'une première phase, l'habitat des principales espèces susceptibles d'être récoltées à court ou moyen terme lors des activités de chasse, de pêche ou de trappage. Une analyse de la disponibilité d'habitat devra être réalisée pour les espèces comme la gélinotte huppée, le cerf de Virginie et l'orignal. On suggère de poursuivre les études en cours concernant l'omble de fontaine, le canard huppé et la faune aviaire utilisant les chicots comme habitat. Pour l'évaluation de l'évolution des populations, on recommande d'effectuer un suivi rigoureux des récoltes, et ce, particulièrement pour les espèces pouvant être récoltées par le trappage. Ceci permettra d'identifier et d'évaluer approximativement les populations présentes. Par la suite, il sera possible d'orienter les stratégies d'aménagement en fonction du maintien ou d'un accroissement des populations animales ciblées. Un inventaire hivernal de la population de cerf de Virginie est fortement suggéré étant donné que les observations préliminaires laissent entrevoir un accroissement important du nombre d'individus sur le territoire. Il serait possible d'intensifier les collaborations avec la Société d'ornithologie du Bas-Saint-Laurent, notamment pour identifier la présence d'espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, et avec le MEF sur l'évolution du ravage du cerf de Virginie localisé sur la Réserve Duchénier. 6.3

La ressource hydrique

Les caractéristiques physico-chimiques, la pente, la présence d'une couverture arborescente et le déboisement des rives sont les principaux critères que l'on a utilisés pour l'analyse des cours d'eau et des bassins hydrographiques. Ces critères permettent d'établir une problématique générale des bassins hydrographiques principaux et secondaires tout en identifiant les lacs et les cours d'eau démontrant un potentiel intéressant pour l'aménagement de l'habitat de l'omble de fontaine. Toutefois, ces informations sont insuffisantes lors de la planification de travaux d'aménagement intensif. Pour l'amélioration de l'habitat de l'omble de fontaine, on recommande de compléter les études de diagnose, d'évaluer l'accessibilité des lacs et des cours d'eau et d'établir une classification en fonction de leur potentiel d'aménagement respectif.


100

Concernant l'état de déboisement des bassins hydrographiques, on suggère d'effectuer un suivi de la qualité de la régénération des bassins les plus problématiques. Ceci permettra de déterminer la nécessité d~ favoriser une remise en production des sites présentant de sérieux problèmes de régénération naturelle. 6.4

La ressource

récréative

Le territoire de la Seigneurie de Nicolas-Riou offre un potentiel de développement d'activités récréatives des plus intéressants. Une analyse préliminaire d'un concept de développement fut réalisée au cours de 1994. Cette analyse suggère entre autres de favoriser le développement d'activités récréatives nécessitant des infrastructures légères, afin de maintenir l'attrait naturel du territoire.

Plusieurs volets de développement sont possibles, mais il serait important que les activités potentielles puissent être évaluées, non seulement en fonction des caractéristiques du site, mais aussi en fonction des clientèles cibles potenti?lIes, afin d'assurer la rentabilité des investissements. Il serait souhaitable à brève échéance d'analyser les points suivants: - Identifier les activités récréatives offrant un potentiel de développement et un retour sur les investissements élevés, tout en étant en accord avec les objectifs de la Forêt modèle; - Évaluer la capacité maximale d'hébergement afin d'assurer la rentabilité des investissements des métayers; - Élaborer un plan de développement global qui identifiera les lignes directrices d'un concept récréatif, les actions prioritaires à court et moyen terme en fonction des intérêts des métayers et des objectifs de la Forêt modèle.


101

ANNEXE

1

LEXIQUE ET ABRÉVIATIONS


103

LEXIQUE ET ABRÉVIATIONS LEXIQUE Âge d'exploitabilité

:

L'âge où un peuplement équienne peut être récolté en fonction des objectifs d'aménagement fixés.

Coupe totale ou coupe à blanc:

Coupe de la totalité des arbres commercialisables d'un peuplement qui a atteint les diamètres d'utilisation prévus.

Coupe avec protection de la régénération :

Coupe à blanc réalisée en prenant toutes les précautions requises pour ne pas endommager la régénération préétablie.

Coupe de jardinage :

Récolte périodique d'arbres choisis individuellement ou par petits groupes dans un peuplement inéquienne. La coupe de jardinage vise à perpétuer un peuplement en assurant sa régénération et sa croissance sans jamais avoir recours à sa coupe totale.

Coupe d'assain issement :

Coupe et éloignement des arbres déficients, tarés, dépérissants, endommagés ou morts, dans le but d'éviter la propagation d'insectes ou de maladies.

Coupe progressive

Récolte d'arbres dans un peuplement forestier ayant atteint l'âge d'exploitabilité pour permettre l'ouverture du couvert forestier, l'élimination des arbres dom inés et l'établissement de régénération naturelle à partir des semences provenant des arbres dominants conservés comme semenciers. Une fois la régénération naturelle établie, les arbres restants sont récoltés lors d'une coupe à blanc avec protection de la régénération.

:

Éclaircie commerciale:

Récolte d'arbres d'essences commercial.isables de qualité moindre ou qui nuisent aux arbres de qualité dans un peuplement forestier équienne qui n'a pas atteint l'âge d'exploitabilité, dans le but d'accélérer l'accroissement des arbres restants et d'améliorer la qualité de ce peuplement.


104

Éclaircie précommerciale :

Élimination des tiges qui nuisent à la croissance d'arbres choisis dans un jeune peuplement forestier en régularisant l'espacement entre chaque tige des arbres choisis. Ce traitement vise à stimuler la croissance d'un nombre restreint de tiges d'avenir sélectionnées bien réparties afin de leur permettre d'atteindre une dimension marchande dans une période plus courte. Il n'y a généralement pas de récupération de volume lors de cette intervention.

Éclaircie intermédiaire :

Coupe effectuée dans un peuplement dense dont le stade de développement se situe entre le précommercial et le commercial et dont l'objectif premier est de dégager les arbres d'avenir de la compétition ligneuse qui les opprime.

Développement durable:

L'harmonisation des activités humaines avec les lois de la nature. Ce concept signifie que nous devons harmoniser les pratiques forestières avec les lois de la nature afin de préserver la diversité des écosystèmes et assurer la pérennité des ressources du milieu forestier en vue de satisfaire des besoins essentiels des générations présentes et futures.

Éducation des peuplements :

Tout traitement sylvicole ayant pour but d'influencer l'accroissement et le développement des arbres individuels désirés dans les peuplements.

Épidémie sévère:

Une épidémie est considérée sévère lorsqu'un peuplement possède une surface terrière détruite à plus de 75 %.

Équienne :

Se dit d'une forêt (ou d'un peuplement) formée d'arbres dont les différences d'âge sont nulles ou faibles.

Inéquienne :

Se dit d'une forêt (ou d'un peuplement) composée d'arbres d'âges apparemment différents.

Mature:

Qui a atteint son plein développement.

Métayage forestier:

Un mode d'exploitation forestière où un preneur (métayer) s'engage à aménager un territoire (métairie) à condition d'en partager les récoltes (droits de coupe) avec le propriétaire.


105

Phytocide :

Toute préparation chimique employée pour tuer certains végétaux, leurs graines ou spores, ou inhiber leur croissance. De telles préparations sont dites phytotoxiques, elles comprennent les arboricides (végétation ligneuse), les herbicides (végétation herbacée) et les fongicides (champignons).

Possibilité forestière:

Quantité de matière ligneuse que l'on peut prélever dans un territoire pour une période donnée, sans diminuer la capacité productive du milieu forestier. Cette quantité est établie en fonction de la productivité des peuplements d'arbres existants, de la superficie forestière productive, de l'utilisation du territoire et des objectifs d'aménagement.

Récolte par pied d'arbre :

Coupe qui vise à récolter un faible pourcentage du couvert forestier en récupérant les arbres morts, malades ou surannés.

Suranné (peuplement) :

Se dit d'un peuplement dont le potentiel ligneux est en décroissance (maladie, insecte, carie).

Table de stock :

Table qui permet d'obtenir, avec un certain degré de précision, des volumes de bois par essence pour chaque groupement d'essences.

Traitement sylvicole:

Opérations forestières ou séquence d'opérations destinées à diriger l'évolution, et notamment la perpétuation d'un peuplement forestier.

Volume marchand brut:

Le volume des essences qui ont une valeur économique (c.-à,.d. marchande) et dont le diamètre d'utilisation minimal est de 10 cm.

ABRÉVIATION

Hectare m3sol. : Mètre cube solide Municipalité régionale de comté MRC: Ministère de l'Énergie et des Ressources MER: Ministère des Ressources naturelles du' Canada MRN: UQAR: Université du Québec à Rimouski MEF: Ministère de l'Environnement et de la Faune MFO: Ministère des Forêts TBE: Tordeuse des bourgeons de l'épinette MRNQ: Ministère des Ressources naturelles du Québec Ha:


107 ANNEXE DESCRIPTION

2

DES APPELLATIONS

GROUPEMENTS

D'ESSENCES

DE 1

1 GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. Norme de stratification écoforestière, troisième programme d'inventaire forestier, Service des inventaires forestiers, ministère des Ressources naturelles du Québec, 1994, 101 p.


109

LISTB DES ESSENCES 1 DtNOKBRER BSSENCES COKKERCIAL!S

R!SINEUX

FEUILLUS

Bouleau A papier Bouleau gris Bouleau jaune Caryer A fruits doux Caryer cordiforme cerisier tardif Chêne A gros fruits Chêne bicolore Chêne blanc Chêne rouge trable noir trable A sucre trable argenté trable rouge trable noir Frêne d'Amérique Frêne de Pennsylvanie Frêne noir Hêtre A grandes feuilles Noyer cendré Orme d' Amér ique Orme de Thomas Orme rouge ostryer de Virginie Peuplier A feuilles deltoïdes Peuplier A grandes dents Peuplier baumier Peuplier faux-tremble Peuplier hybride Tilleul d'Amérique

BOP BCG BOJ CAF CAC CET

CHG CHE

CHB CHR ERN ERS

ERA ERR ERN

FRA FRP

FRN HEG

NOe ORA ORT ORR OSV

PED PEG PEB PET

PEH TIL

tpinette blanche tpinette de Norvège tpinette noire tpinette rouge Mélèze européen Mélèze japonais Mélèze laricin Pin blanc pin rigide Pin gris Pin rouge pin sylvestre Pruche de l'Est Sapin baumier Thuya occidental

EPB EPO EPN

EPR MEU MEJ MEL

PIB PID

PIG PIR PIS

PRU SAB THO


110

SS, EE, PbPb, PrPr PgPg, CC, PUPU,MeMe

Peuplement où les résineux représentent 75 % et plus de la surface terrière totale et où l'essence principale occupe 75 % et plus de celle de la partie résineuse. On donne alors au peuplement le nom de cette dernière essence.

SE,SPb, SPr,SPg,SC, SPU, SMe, ES, EPb, EPr, EPg, EC, EPu, EMe, PbS, PbE,PbPr, PbPg, PbC, PbPu, PbMe, PrS, PrE, PrPb, PrPg, Pre, PrPu, PrMe, PgS, PgE, PgPb, PgPr,PgC, PgPu, PgMe, CS, CE, CPb, CPr, CPg, CPu, CMe, PUS, PuE, PuPb, PuPr, PUC, PuPg, PuMe, MeS, MeE, MePb, MePr, MeC, MePg, MePu.

Peuplement où les résineux représentent 75 % et plus de la surface terrière totale et où l'essence principale occupe de 50 % à 74 % de celle de la partie résineuse. Le reste de la surface terrière du peuplement est occupé par une ou plusieurs autres essences compagnes. On donne au peuplement le nom de l'essence principale et celui de la deuxième essence résineuse en importance.

RS, RE, RPb, RPr, RPg, RC, RPu, RMe.

Peuplement où au moins trois essences résineuses représentent 75 % et plus de la surface terrière totale, sans qu'aucune d'elles n'occupe 50 % de celle de la partie résineuse. On désigne ce peuplement par la lettre < R :> (résineux) et par l'essence résineuse la plus importante.


111

Fnc

Peuplement dans lequel la swface terrière des arbres d'essences non commerciales est supérieure à 50 % de celle de la partie feuillue. On considère comme non commerciales, les essences suivantes : le cerisier de Pennsylvanie, le cerisier de Virginie, les sorbiers, les saules, les amélanchiers, l'érable à épis et les aulnes(S).

Bb, Pe, Bj, Eo, Ft, Ph

Peuplement où les feuillus représentent 75 % et plus de la swface terrière totale et où une espèce telle que le bouleau blanc(l), le peuplierl), le bouleau jaune, l'érable rouge(2) ou encore un feuillu toléranr3) ou de milieu humide(4) occupe plus de 50 % de celle de la partie feuillue.

Fi

Peuplement où les feuillus représentent 75 % et plus de la swface terrière totale et où le bouleau blanc(1) et le peuplier!) occupent ensemble, en proportions à peu près égales, plus de 50 % de celle de la partie feuillue.

Er

Peuplement où les feuillus représentent 75 % et plus de la swface terrière totale et où l'érable à sucre, seul ou accompagné de l'érable rouge(2~(en quantité moindre), occupe au moins 66 % de celle de la partie feuillue.

ErBb, ErPe, ErBj, ErFt

Peuplement dont la swface terrière totale est à 75 % occupée par des feuillus. La surface terri ère couverte par ces derniers est occupée par l'érable à sucre, seul ou avec quelques érables rouges, dans une proportion de 33 % à 66 % et, dans une proportion de 33 % à 50 %, par le bouleau blanc(1), le peuplierl), le bouleau jaune ou d'autres feuillus tolérants(3).

ErFi

Peuplement dont la swface terrière totale est à 75 % occupée par des feuillus. La swface terrière couverte par ces derniers étant occupée par l'érable à sucre, seul ou avec quelques érables rouges, dans une proportion de 33 % à 66 % et, dans des proportions à peu près égales, par le bouleau blanc(1) et le peuplier!) (de 33 % à 50 %).


112

Notes : (1)

Dans la présente nonne, on calcule la surface terrière en regroupant : le bouleau blanc et le bouleau gris sous l'étiquette < Bb :>; le peuplier faux-tremble, le peuplier à grandes dents et le peuplier baumier sous l' étiquette < Pe :>.

(2)

L'érable rouge est toujours considéré comme un feuillu tolérant

(3)

Sont considérés comme peuplements de feuillus tolérants ceux qui sont composés de hêtres, de chênes rouges, de frênes et d'ostryers. Ces peuplements peuvent aussi renfermer une faible proportion de bouleaux jaunes, d'érables rouges, d'érables à sucre, de tilleuls, de caryers et de noyers cendrés.

(4)

Sont considérés comme peuplements feuillus de milieu humide ceux. qui sont composés d'ormes, de frênes noirs et d'érables argentés. Ces peuplements peuvent aussi renfermer une faible proportion de bouleaux jaunes, de peupliers baumiers et d'érables rouges.

(5)

La désignation < Fnc :> n'est utilisée que pour les feuillus non commerciaux de plus de 7 mètres de hauteur.


113

-

SBb,EBb,PgBb ou

SPe, EPe, PgPe

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Dans ce peuplement, plus de 50 % de la surface terrière de la partie résineuse est occupée, soit par le sapin ou l'épinette blanche, soit par l'épinette noire ou rouge, ou encore par le pin gris. Le bouleau blanc ou le peuplier constitue plus de 50 % de la surface terrière de la partie feuillue.

SFi, EFi, PgFi

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Dans ce peuplement, plus de 50 % de la surface terrière de la partie résineuse est occupée, soit par le sapin ou l'épinette blanche, soit par l'épinette noire ou rouge ou encore par le pin gris. Le bouleau blanc et le peuplier représentent, en proportions à peu près égales, plus de 50 % de la surface terrière de la partie feuillue.

RBb, RPe

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Les seules essences qui peuvent occuper plus de 50 % de celle de la partie résineuse sont le mélèze, la proche et le thuya. Quant à la partie feuillue, elle est constituée à plus de 50 % par le bouleau blanc ou le peuplier.

RFi

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Les seules essences qui peuvent occuper plus de 50 % de celle de la partie résineuse sont le mélèze, la proche et le thuya. Le bouleau blanc et le peuplier constituent, en proportions à peu près égales, plus de 50 % de la surface terrière de la partie feuillue.


114

-

Pb+Bb, Pb+Pe, Pr+Bb, Pr+Pe

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la sUlfaceterrière totale, alors que le pin blanc ou le pin rouge occupent de 51 % à 74 % de cette même superficie. Le bouleau blanc ou le peuplier représente plus de 50 % de la sUlface terrière de la partie feuillue. Note:

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb > pour calculer la surface terrière.

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la sUlface terrière du peuplement, alors que le pin blanc ou le pin rouge occupent de 51 % à 74 % de cette même superficie. Le bouleau blanc et le peuplier représentent, en proportions à peu près égales, plus de 50 % de la sUlface terrière de la partie feuillue. Note:

Pb-Bb, Pb-Pe, Pr-Bb, Pr-Pe

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb > pour calculer la sUlface terrière.

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la sUlface terrière totale, alors que le pin blanc ou le pin rouge occupent de 26 % à 50 % de cette même superficie. Le bouleau blanc ou le peuplier constitue plus de 50 % de la sUlface terrière de la partie feuillue. Note:

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb > pour calculer la sUlface terrière.


115

-

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale, alors que le pin blanc ou le pin rouge occupent de 26 % à 50 % de cette même superficie. Le bouleau blanc et le peuplier représentent, en proportions à peu près égales, plus de 50 % de la surface terrière de la partie feuillue. Note:

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb :> pour calculer la surface terrière.


116

1_1 Pb-Bj, PrBj

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale, alors que le pin blanc ou le pin rouge occupent de 26 % à 50 % de cette même superficie. Le bouleau jaune constitue plus de 50 % de la surface terrière de la partie feuillue. Note:

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb > pour calculer la surface terrière.

Peuplement mélangé où le pin blanc ou le pin rouge occupent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Celle de la partie feuillue est constituée à plus de 50 % par le bouleau jaune. Note:

CBj",PuBj"

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb > pour calculer la surface terrière.

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale, alors que le le thuya et la pruche constituent plus de 50 % de celle de la partie résineuse. Le bouleau jaune, qui occupe plus de 50 % de la surface terrière de la partie feuillue, couvre de 14 % à 33 % de la superficie totale du peuplement Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale, alors que le thuya ou la pruche constitue plus de 50 % de celle de la partie résineuse. Le bouleau jaune, qui occupe plus de 50 % de la surface terrière de la partie feuillue, représente de 34 % à 49 % de la superficie totale du peuplement


117

RBJ

Peuplement mélangé où une ou plusieurs essence(s) résineuse(s) représente(nt) de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau jaune, qui constitue plus de 50 % de celle de la partie feuillue, représente de 14 % à 33 % de la superficie totale du peuplement Note:

Si le thuya, la proche, le pin blanc ou le pin rouge occupe plus de .50 % de la surface terrière de la partie résineuse, on remplace le < R :> qui accompagne le < BJ :> par le nom de l'essence en question dans la désignation du peuplement

Peuplement mélangé où une ou plusieurs essence(s) résineuse(s) représente(nt) de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau jaune, qui occupe plus de 50 % de celle de la partie feuillue, constitue de 34 % à 49 % de la superficie totale du peuplement Note:

Si le thuya, la proche et le pin blanc ou le pin rouge représente plus de 50 % de la surface terrière de la partie résineuse, on remplace le < R :> qui accompagne le < Bt :> par le nom de l'essence en question dans la désignation du peuplement


118

-

Pb-Ft, Pr-Ft

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le pin blanc ou le pin rouge, qui ne sont pas nécessairement les essences résineuses dominantes, occupent de 26 % à 50 % de cette même surface, alors que les feuillus tolérants représentent plus de 50 % de la surface terrière de la partie feuillue. Note:

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb ::> pour calculer la surface terrière.

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le pin blanc ou le pin rouge, qui sont les essences résineuses dominantes, occupent de 51 % à 74 % de cette même surface. Des feuillus tolérants représentent plus de 50 % de celle de la partie feuillue. Note:

REo, REr, RFh, RFt

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb ::> pour calculer la surface terrière.

Peuplement mélangé où les résineux représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. L'érable rouge, l'érable à sucre ou encore des feuillus de milieu humide ou tolérants représentent plus de 50 % de celle de la partie feuillue. Note:

Si la surface terrière du peuplement est occupée par le pin blanc ou le pin rouge dans une proportion de 26 % à 50 % ou de 51 % à 74 %, on l'appellera Pb"Ft, Pr"Ft, Pb+Ft ou Pr+Ft (voir définitions ci-après).


119

Notes :

Peuplements feuillus qui croissent dans des milieux humides On inclut dans cette catégorie les peuplements composés d'un mélange d'onnes, de frênes noirs et d'érables argentés. Ces peuplements peuvent aussi renfenner une faible proportion de bouleaux jaunes, de peupliers baumiers et d'érables rouges. Peuplements de feuillus tolérants On inclut dans cette catégorie les peuplements composés d'un mélange de hêtres, de chênes rouges, de frênes blancs et d'ostryers. Ces peuplements peuvent aussi renfenner une faible proportion de bouleaux jaunes, d'érables rouges, d'érables à sucre, de tilleuls, de caryers et de noyers cendrés. L'érable rouge Dans la présente nonne, l'érable rouge est toujours considéré comme un feuillu tolérant


120

-

BbS, BbE, BbPg, PeS, PeE, PePg

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau blanc ou encore le peuplier occupe, individuellement, plus de 50 % de celle de la partie feuillue. Dans ces peuplements, plus de 50 % de la surface terrière de la partie résineuse est constituée, soit par le sapin ou l'épinette blanche, soit par l'épinette noire ou rouge, ou encore par le pin gris.

FiS, FiE, FiPg

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau blanc et les peupliers occupent, en proportions à peu près égales, plus de 50 % de celle de la partie feuillue. Dans ces peuplements, plus de 50 % de la surface terrière de la partie résineuse est constituée, soit par le sapin ou l'épinette blanche, soit par l'épinette noire ou rouge, ou encore par le pin gris.

BbR, PeR

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau blanc ou le peuplier occupe, individuellement, plus de 50 % de la surface terrière de la partie feuillue. Aucune essence résineuse, à l'exception du mélèze, de la proche et du thuya, ne constitue plus de 50 % de celle de la partie résineuse.

FiR

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau blanc et le peuplier occupent, en proportions à peu près égales, plus de 50 % de celle de la partie feuillue. Aucune essence résineuse, à l'exception du mélèze, de la proche et du thuya, ne constitue plus de 50 % de la surface terrière correspondante.


121

-

BbPb, BbPr, PePb, PePr

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau blanc ou le peuplier occupe, individuellement, plus de 50 % de celle de la partie feuillue. Le pin blanc ou le pin rouge, qui sont les essences résineuses prédominantes, constituent de 26 % à 49 % de la surface terrière totale du peuplement. Note:

FiPb, FiPr

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb :> pour calculer la surface terrière.

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau blanc et le peuplier occupent, en proportions à peu près égales, plus de 50 % de celle de la partie feuillue. Le pin blanc ou le pin rouge, qui sont les essences résineuses prédominantes, constituent de 26 % à 49 % de la surface terrière du peuplement. Note:

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb :> pour calculer la surface terrière.


122

-

BJPb, BJPr

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau jaune occupe plus de 50 % de celle de la partie feuillue et de 26 % à 50 % de celle du peuplement Le pin blanc ou le pin rouge, qui sont les essences prédominantes de la partie résineuse, constituent de 26 % à 49 % de la superficie totale du peuplement Note:

BJC, BJPu

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb :> pour calculer la surface terrière.

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau jaune occupe plus de 50 % de celle de la partie feuillue et de 26 % à 50 % de celle du peuplement Au moins 50 % de la surface terrière de la partie résineuse est constituée soit de thuya, soit de proche. Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau jaune occupe plus de 50 % de celle de la partie feuillue et de 51 % à 74 % de celle du peuplement Le pin blanc ou le pin rouge, qui sont les essences prédominantes de la partie résineuse, constituent de 26 % à 49 % de la superficie totale du peuplement Note:

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb :> pour calculer la surface terrière.

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la superficie totale. Le bouleau jaune occupe plus de 50 % de celle de la partie feuillue et de 51 % à 74 % de celle du peuplement Au moins 50 % de la surface terrière de la partie résineuse est constituée soit de thuya, soit de proche.


123

BJR

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau jaune occupe plus de 50 % de celle de la partie feuillue et de 26 % à 50 % de celle du peuplement. Une ou plusieurs essence(s) résineuse(s) représente(nt) de 26 % à 49 % de la surface terrière totale du peuplement. Note:

Si une essence résineuse, comme le thuya, la proche, le pin blanc ou le pin rouge, occupe plus de 50 % de la surface terrière de la partie résineuse, on remplace le < R :>.qui accompagne le BJ par le nom de l'essence en question dans la désignation du peuplement.

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Le bouleau jaune occupe plus de 50 % de celle de la partie feuillue et de 51 % à 74 % de celle du peuplement Une ou plusieurs essences résineuse(s) occupe(nt) de 26 % à 49 % de la superficie totale du peuplement. Note:

Si une essence résineuse, comme le thuya, la proche, le pin blanc ou le pin rouge, occupe plus de 50 % de la surface terrière de la partie résineuse, on remplace le < R ::> qui accompagne le < Bt :> par le nom de l'essence en question dans la désignation du peuplement.


124

-

FtPb, FtPr

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. Des feuillus tolérants occupent plus de 50 % de celle de la partie feuillue. Le pin blanc ou le pin rouge, qui sont les essences dominantes de la partie résineuse, représentent de 26 % à 49 % de la superficie totale du peuplement. Note:

S'ils appartiennent à une classe d'âge de 70 ans et moins, le pin blanc et le pin rouge sont regroupés sous l'étiquette < Pb :> pour calculer la surface terrière.

EoR, ErR, FhR, FtR

Peuplement mélangé où les feuillus représentent de 50 % à 74 % de la surface terrière totale. L'érable rouge, l'érable à sucre, seul ou accompagné de l'érable rouge (en quantité moindre), ou encore des feuillus de milieu humide, ou tolérants occupe(nt) plus de 50 % de celle de la partie feuillue. Les résineux constituent de 26 % à 49 % de la superficie totale du peuplement Une désignation spéciale est prévue si plus de 25 % de la surface terrière du peuplement est occupée . par le pin blanc ou le pin rouge (voir le cas suivant). Peuplements feuillus qui croissent dans des milieux humides On inclut dans cette catégorie les peuplements composés d'un mélange d'ormes, de frênes noirs et d'érables argentés. Ces peuplements peuvent aussi renfermer une faible proportion de bouleaux jaunes, de peupliers baumiers et d'érables rouges. Peuplements de feuillus tolérants On inclut dans cette catégorie les peuplements composés d'un mélange de hêtres, de chênes rouges, de frênes blancs, d'ostryers, de bouleaux jaunes, d'érables rouges, d'érables à sucre, de tilleuls, de caryers et de noyers cendrés (en quantité moindre). L'érable rouge Dans la présente norme, l'érable rouge est toujours considéré comme un feuillu tolérant


125

ANNEXE 3 CODIFICATION

DES SÉRIES

ÉVOLUTIVES


127

STADE DE STABILITÉ RÉSINEUX RB1 RB11 RB12 RB13

Pessière à épinette blanche maritime et thuya de dégradation

RB2 RB21 RB22

Pessière à épinette blanche et sapin typique et épinette noire

RC1

Cédrière sèche

RC2 RC21 RC22 RC23

Cédrière tourbeuse et frêne noir typique et épinette noire

RC3

Cédrière tourbeuse

RE1

Pessière

à épinette noire et cladonie

RE2

Pessière

à épinette noire et mousses

RE3

Pessière

à épinette noire et sphaignes

RE4 RE41 RE42

Pessière à épinette noire et éricacées typique et mousses hypnacées

RE5 RE51 RE52

Pessière à épinette noire et sapin typique et sphaignes

RP1

Pinède

RR1

Pessière

RS1

Sapinière sèche

RS2 RS21 RS22 RS23

Sapinière à thuya et frêne noir typique et épinette noire

à sapin

à pin blanc à épinette rouge à thuya


128

RS3 RS31 RS32 RS33 RS34 RS35

Sapinière à épinette blanche et thuya (calcaire) maritime issue d'agriculture mésique issue d'agriculture à frêne noir issue d'agriculture à thuya

RS4 RS41 RS42 RS43 RS44

Sapinière à épinette rouge et thuya typique et sphaignes sur site sec

RS5 RS51 RS52 RS53 RS54

Sapinière à épinette noire typique et thuya (sol frais ou sec) et thuya (sol humide) et sphaignes

RS 6

Sapinière latifoliée et mousses hypnacées

RT1

Prucheraie

STADE DE STABILITÉ MÉLANGÉ

à frêne noir à sapin

MF1

Frênaie

MJ1 MJ11 MJ12

Bétulaie et érable et thuya

MS1 MS11 MS12 MS13 MS14

Sapinière à bouleau jaune et érable à sucre typique et frêne noir et ou thuya et thuya sèche

MS21 MS22 MS23

Sapinière à bouleau blanc et épinette noire et épinette blanche et épinette noire (sol humide)

MS2

à bouleau jaune à sapin à sucre

MS3

Sapinière

MT1

Prucheraie

à érable rouge à bouleau jaune


129

STADE DE STABILITÉ FEUILLU

à chêne rouge

FC1

Chênaie

FE1

Érablière à caryer

FE2 FE21 FE22

Érablière laurentienne à tilleul et orme typique

FE3 FE31 FE32 FE33 FE34

Érablière à bouleau jaune et hêtre typique et frêne noir à sapin

FE4 FE41 FE42 FE43

Érablière et hêtre typique et orme.

à ostryer

FE5

Érablière

à chêne rouge

FE6 FE61 FE62

Érablière laurentienne et ostryer typique

FE7 FE71 FE72 FE73

Érablière à bouleau jaune et cerisier tardif et hêtre typique et frêne noir

FF1

Frênaie à frêne de Pennsylvanie

FH1 FH11 FH12

Hêtraie typique à érable

à sucre

FJ1

Bétulaie

à bouleau jaune à frêne noir

F01

Ormaie-Frênaie

à hêtre


131

ANNEXE 4 OUVRAGES DE RÉFÉRENCE


133

Ouvrages de référence H. Liste des espèces de la faune vertébrée susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, ministère du Loisir, de la Chasse et de

BEAULIEU,

la Pêche du Québec, 1992, 107 p.

BÉLAND, G. Géologie de Rimouski-Matapédia, ministère des Mines du Québec, 1960.

rapport préliminaire, RP-430,

CGA FORESTIERS INC. Forêt modèle, chasse à l'orignal, Seigneurie NicolasRiou, rapport d'activités, 1993, 18 p.

CRCD. Profil socio-économique, MRC de la Métis, dans le cadre de la planification stratégique régionale du Bas-Saint-Laurent, 1992, 7 p.

DALLAIN, D. Projet d'aménagement intensif des seigneuries Métis et Nicolas-Riou, rapport interne de la compagnie Abitibi-Priee, Division Beaupré, 1989, 20 p.

DEMERS, GOBEIL, MERCIER & ASSOCIÉS INC. Lignes guides pour l'élaboration des plans d'aménagement intégré des ressources, rapport final, Longueuil. 1994, 46 p.

DORION, F. Plan quinquennal de sylviculture 1982-1986, Ltée, Division Price-Matane, 1981, 64 p.

La Compagnie

Priee

DE BOIS DU QUÉBEC. Guide des saines pratiques d'intervention en forêt privée, Longueuil, 1994, 41 p.

FÉDÉRATION

DES PRODUCTEURS

FERRON, J. , LEMA Y, Y. et R. COUTURE. Guide d'aménagement des boisés pour la petite faune, rapport d'étape, version préliminaire, UQAR et UQTR, 1995.

Programme de développement forestier de l'Est du Québec - Lignes guides applicables aux travaux admissibles, 1993, 34 p.

FORÊT CANADA, RIMOUSKI.

Guides des aménagements et des meilleures pratiques forestières pour la mise en valeur des habitats fauniques, édition provisoire, Bas-Saint-Laurent, 1994, 137 p. et annexes.

FORÊT MODÈLE DU BAS-SAINT-LAURENT

INC.


134

Ressource faunique, Plan d'aménagement provisoire. Seigneurie Nicolas-Riou, version préliminaire,

FORÊT MODÈl.E

DU BAS-SAINT-LAURENT

ING.

Rimouski, 1994, 11 p.

et M. CHABOT. Prévention des pertes de bois attribuables à la tordeuse des bourgeons de l'épinette, ministère des Forêts du Québec, 1991, 52 p.

GAGNON, R.-R.

GULLlON, G. W. Managing Northern. Forests for Wildlife, Minnesota Experiment Station, St. Paul, 1984, 71 p.

Agricultural

F. Profil socio-économique du territoire de la Forêt modèle du BasSaint-Laurent, UQAR, 1993, 60 p.

LOISELLE,

MEF. Inventaire aérien de l'orignal sur le territoire de la Seigneurie Nicolas-Riou, ministère de l'Environnement et de la Faune, Rimouski, 1994, 7 p.

Plantes vasculaires susceptibles d'être menacées ou vulnérables au Québec, ministère de l'Environnement, Direction de la conservation et du patri-

MENVIQ.

moine écologique, Division de la diversité biologique, S.L., 1992, 180 p.

MER. Guide de traitements sylvicoles, ministère de l'Énergie et des Ressources, Québec, 1987,560 p.

Atlas historique de la fréquence des épidémies d'insectes ravageurs au Québec de 1938 à 1992, ministère des Forêts du Québec, Direction de la

MFO.

conservation, 1993.

Service

de la protection

contre les insectes et les maladies,

MFO. Guide des modalités d'intervention en milieu forestier, ministère des Forêts, Québec, 1991, 81 p.

MFO. Normes d'inventaire forestier. Les placettes - échantillons temporaires, édition provisoire, ministère des Forêts, Québec, 1993, 111 p. et annexes.

MLCP. Politique québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables, ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche et ministère de l'Environnement du Québec, 1992, 27 p.


135 MORIN, Po Évaluation de la ressource hydrique pour le territoire des Seigneuries de Nicolas-Riou et du Lac Métis, rapport présenté à la Forêt modèle du BasSaint-Laurent inc., 1994, 18 p. MRNQ. Norme de stratification écoforestière, troisième programme d'inventaire forestier, Service des inventaires forestiers, ministère des Ressources naturelles du Québec, 1994, 101 p.. MRNQ. Ressources et industries forestières. Portrait statistiques, édition 1994. ministère des Ressources naturelles du Québec, 1994, 115 p. ROUTHIER, J.-G. et al. Évaluation du potentiel acéricole du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie et appréciation de l'opportunité de son développement, Consultants forestiers DGR inc., étude réalisée pour le Service canadien des forêts, 1988, 79 p. SAUCIER, J.-P. La végtétation forestière de la région écologique 5a - Basses et Moyenne,s Appalaches, ministère de l'Énergie et des Ressources du Québec, .Division Ecologie, 1989, 196 p. THIB~UL T, M. Les régions écologiques du Québec méridional, ministère de l'Energie et des Ressources, Service de la recherche et Service de la cartographie. Carte couleurs 1: 1 250 000, 1985. UNIVERSITÉ LAVAL. Plan général d'aménagement de la forêt Montmorency (révision 1990), Faculté de foresterie et de géomatique, Québec, 1992, 216 p. WASHINGTON STATE DEPARTMENT OF NATURAL RESSOURCES. Olympie Experimental State Forest, Draft Management Plan, Washington, 1990, 154 p.


137

ANNEXE LISTE

DES

DÉSIGNÉES POUR

ESPÈCES

SUSCEPTIBLES

MENACÉES

LA RÉGION

5 D'ÊTRE

OU VULNÉRABLES

DU BAS-SAINT-LAURENT


RtGION ADMINISTRATIVE

01

EsptCE

BAS-SAI NT-LAURENT

ISAI. IDOU

PRIV

PHCG

PPRA

PHAR

PHER

PB06

PFEB

PFEA

THU

TCOH

TURB

TAGR

HOU

TAl.P TlAN

TROC

TSAB

AFSU

Alnus serrulata Arabis holboellll co 11lns Il

var.

C

Arabis holboel1ti holboell1l

var.

C

C

Arethusa bulbosa Arnica grlscomll grlscomll Arnica

lanceolata

Astragalus

ssp.

amerlcanus

• •

.

• •

Bromus pubescens

.

Calamagrostls purpurascens var. purpurascens

Carex pralrea Cerastlum Pll

.

.

• •

reglnae

.

·

POg

Erigeron compositus

Gnaphallum norvegicum-POI. POg. Pll

Hleraclum

• • •

roblnsonll

Juncus

longistylis

Nymphaea tetragona Poa fernaldlana

·

C

·

·

C

·

·

• •

C C

·

C C

Gaylussacia dumosa var . blgeloviana

Isoètes hieroglyphica

·

strlata

Draba aurea-POI.

·

cerastioides-POI.

Corallorhlza Cyprlpedlum

=

• •

~ lA)

\.0


RtGION

ADMINISTRATIVE

01

BAS-SAINT-LAURENT

ISAl

[SP~CE

IDOU

PRIV

PMCG

PPRA

PHAA

PHER

POOG

PFE8

PFEA

TFEU

TCON

TUR8

TAGR

HOU

TALP

Poa secunda Polystichum

lonchitis

Rosa rousseauiorum

• •

Saxifraga nivalis var. gaspens Is

Seneclo cymbalaria Taraxacum Utrlcularla

latllobum gemlnlscapa

Valerlana sltchensis u l1g Inosa Woods la alplna Woods la oregana

ssp.

TROC

TSAB

M'SU

c

c

• •

c

• •

c c

Rosa williams 1i

Scirpus cllntonii

TLAH

C

• c

• • •

c c

/...1.

.pO


ltGENDE

ESptCE : Le symbole P (population),

suivi d'un chiffre correspondant

est considérée

d'être désignée menacée ou vulnérable

PDI:

susceptible

Bas-Saint-Laurent;

PDS:

Estrie;

POg:

au numéro de la région administrative

Inscrit apr~s le nom d'une espèce, Indique que celle-ci

dans cette partie seulement de son aire de répartition

COte-Nord;

PlO:

Nord-du-Québec;

PlI:

québécoise:

Gaspésie - tles-de-la-Hadeleine.

TYPE D'HABITAT: Intertldal

et SUDratidal:

Palustre: Terrestre:

ISAL:

eau salée; lDOU:

PRIV:

riverain; PHCG:

PFEB:

fen boisé; PFEA:

TFEU:

feuillu;

arctique; TALP:

TCON:

eau douce. marécage;

PPRA:

prairie humide; PMAR:

marais; PHER:

herbier;

PBOG:

bog;

fen arbustif ou herbacé. conlférien;

TURB:

milieu

mllleuK alpin et subalpln; TLAN:

urbanld;

TAGR:

milieu agricole;

lande maritime; TROC:

TTOU:

toundra

roc, falaise, gravier; TSAB:

sable, dune, plage. La caractérisation

N.B. :

de l'habitat de chaque espèce a été établie pour l'ensemble de l'aire québécoise;

dans une région administrative

donnée,

Il est poSSible qu'une espèce n'occupe pas l'un des habitats

Indiqués, celui-ci n'y étant pas représenté. AfFINlTt

~ c:

NOTE:

UN TYPE DE SUBSTRAT (AFSU): calcicole

s:

serpentlnlcole

Le symbole • Indique une présence.

t-" .pt-"


http://www.modelforest.net/media/k2/attachments/BSL_Plan_Amenagement_de_NicolasRiou_Partie1_FR  

http://www.modelforest.net/media/k2/attachments/BSL_Plan_Amenagement_de_NicolasRiou_Partie1_FR.pdf