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Les impacts à court terme de différ~ntes interventions sylvicoles sur l'habitat de quelques espèces animales

Rapport fjnal présenté à: La Forêt Modèle. du Bas-Saint-Laurent

Par:

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Richard Lafond

Département de technologie forestière, Cégep'de Rimouski, 60 Évêché ouest, Rimouski, Québe~, G5L 4H6 .:~

Ji

Sous l,a su:pervisionde: Jean-Pierr~ Ouellét Lue Sirois Département de biologie et de sciences de la santé, Umversit~ du Québec à Rimouski, 300 allée des Ursulines, Rimouski, Québec, G5L 3Al

Septembre 1996


Résumé L'objectif de cette étude est de quantifier l'impact à court tenne de dix interventions sylvicoles sur l'habitat de cinq espèces animales soit le castor (Castor canadensis), la gélinotte huppée (Bonasa umbellus), le lièvre d'Amérique (Lepus americanus), la martre d'Amérique (Martes americana) et l'orignal (Alces alces). Ces espèces ont été sélectionnées en fonction de la disponibilité des indices de qualité de l'habitat (IQH) et de la volonté de développement de cette ressource par le promoteur. L'étude comprend également une revue de littérature. L'évaluation des impacts se fait en calculant les indices de qualité d'habitat de chacune des espèces sélectionnées avant et après intervention. Les données proviennent de 2 355 interventions réalisées entre 1989 et 1995 en forêt privée dans le territoire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Les résultats démontrent que la coupe rase est néfaste principalement pour l'habitat du castor et de la martre d'Amérique, la qualité de l'habitat de la gélinotte huppée, du lièvre d'Amérique et de l'orignal étant moins affectée. La remise en production affecte principalement la qualité de l'habitat de la martre d'Amérique et à un moindre degré celle du castor, de la gélinotte huppée et de l'orignal. La qualité de l'habitat du lièvre d'Amérique est peu touchée. La coupe de succession affecte moyennement la qualité de l'habitat du castor et de la gélinotte huppée et peu celle du lièvre d'Amérique, de la martre d'Amérique et de l'orignal. L'éclaircie intennédiaire est néfaste à la qualité de l'habitat du castor lorsque les feuillus intolérants sont impliqués. La qualité de l'habitat de la gélinotte huppée et de l'orignal sont moyennement affectées tandis que l'on observe une grande amplitude dans le cas du lièvre d'Amérique et de la martre d'Amérique. Cette intervention lorsqu'elle transfonne un peuplement mélangé ou feuillu en un peuplement résineux améliore la qualité de l'habitat du lièvre, de la martre et de l'orignal. La coupe progressive affecte principalement la qualité de l'habitat de la martre d'Amérique. La qualité de l'habitat des quatre autres espèces étant peu affectée. La coupe de jardinage lorsqu'appliquée à des peuplements mélangés affecte principalement la qualité de l'habitat de la martre d'Amérique. Dans le cas des peuplements feuillus jardinés, l'impact est nul pour les cinq espèces. L'éclaircie précommerciale et l'éclaircie commerciale sont peu néfastes à la qualité de l'habitat des espèces étudiées tandis que l'éclaircie pré commerciale


sélective et l'amélioration d'érablières n'affectent pas les indices de qualité d'habitat des espèces étudiées. Ces résultats peuvent aider les gestionnaires des forêts dans la planification des interventions sylvicoles en harmonie avec les objectifs de préservation et de développement de la ressource faunique.


Table des matières Introduction

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Chapitre 1: Revue de littérature 1.1 La coupe rase 1.2 La coupe par bandes ou trouées 1.3 Le reboisement 1.4 Le scarifiage 1.5 Le débroussaillage ~ 'ale 1.6 LUec 1"atrCle precommera 1.7 La coupe progressive 1.8 Le jardinage 1.9 La coupe à diamètre limite 1.10 La coupe d'assainissement

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Chapitre 2: La méthodologie 2.1 Le territoire couvert par l'étude 2.2 Les données primaires 2.3 Les interventions sylvicoles 2.4 Les indices de qualité d'habitat (IQH) 2.5 La méthode de calcul des impacts

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Chapitre 3: Les résultats 3.1 Les impacts sur l'architecture des peuplements 3.2 Les impacts sur l'habitat des espèces 3.3 Tableau-synthèse

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Chapitre 4: Les implications dans l'aménagement des forêts 4.1 Les groupes d'aménagement 4.2 Les impacts des interventions sylvicoles selon les groupes d'aménagement

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Conclusion

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Bibliographie

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Introduction La présente étude s'inscrit dans des activités de recherche en cours de réalisation visant à traduire les informations de la cartographie forestière en termes de potentiel d'habitat pour quelques espèces animales-cibles. Ces activités sont menées par des chercheurs du département de biologie de l'Université du Québec à Rimouski pour le compte de Forêt-Canada en collaboration avec la Forêt Modèle du Bas-Saint-Laurent Inc. Le développement d'un modèle de mise en valeur de la matière ligneuse compatible avec les objectifs généraux de rendement soutenu et de maintien de la biodiversité implique l'intégration, dans les plans d'aménagement forestier, des paramètres reliés à la qualité de l'habitat faunique. L'évaluation du potentiel faunique du territoire de la Forêt Modèle est un pas dans cette direction mais doit être appuyé d'une méthode d'évaluation des impacts des interventions sylvicoles sur l'habitat faunique. L'objectif de cette étude est de quantifier l'impact à court terme des interventions sylvicoles sur l'habitat de quelques espèces animales-cibles soit le castor (Castor canadensis), la gélinotte huppée (Bonasa umbellus), le lièvre d'Amérique (Lepus americanus), la martre d'Amérique (Martes americana) et l'orignal (AIces aIces). Dans la littérature, on utilise les méthodes classiques de captures, de dénombrement des signes de présence des animaux, d'écoute des oiseaux et autres afin d'évaluer les populations animales avant et après les perturbations. Dans cette étude, nous utilisons un outil différent soit les indices de qualité d'habitat (IQH). L'évaluation des impacts se fait en analysant les données forestières avant et après intervention sylvicole produites par le Plan de développement forestier de l'Est du Québec. TIs'agit de 2 355 interventions réalisées entre 1989 et 1995 en forêt privée dans quatre régions écologiques incluses dans le territoire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Les dix interventions sylvicoles retenues sont la coupe de succession, la coupe progressive, la coupe rase, la remise en production, l'éclaircie précommerciale, l'éclaircie pré commerciale sélective, l'éclaircie intermédiaire, l'éclaircie commerciale, la coupe de jardinage et l'amélioration d'érablière. À partir des changements intervenus dans l'architecture des peuplement~ forestiers suite à ces interventions, nous utilisons les indices de qualité de l'habitat (IQH) afin de quantifier l'impact sur l'habitat des espèces choisies. L'étude conduit à l'élaboration d'un guide d'impacts des interventions 1


sylvicoles sur les espèces animales-cibles classés selon les groupes d'aménagement. Les groupes d'aménagement sont une classification des peuplements forestiers en fonction de leurs besoins et réactions face aux interventions sylvicoles. Ce regroupement permet d'extrapoler les résultats au niveau de l'ensemble de la forêt québécoise. Les résultats de l'étude permettent donc au gestionnaire de doser les interventions sylvicoles de façon à respecter les objectifs d'aménagement faunique du plan quinquennal ou du plan annuel.

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Chapitre 1 Revue de littérature Les études d'impacts des interventions sylvicoles sur les espèces fauniques sont généralement faites à partir de piégeage ou de dénombrement d'indices de présence comme les pistes ou les fèces. Les études démontrent que les effets varient selon les espèces étudiées. Selon Crawford, Hooper et Titterington (1981),les interventions sylvicoles ne peuvent être classées comme étant néfastes ou bénéfiques pour les oiseaux en général car chaque habitat (avant et après traitement) possède son groupe particulier d'espèces aviennes. Cette constatation est générale et s'applique à tous les groupes d'espèces animaes. Les études ont privilégié certaines interventions sylvicoles à cause principalement de leur forte utilisation. Ainsi en est-il de la coupe rase, de la coupe de jardinage "Uneven-aged management" et du débroussaillage chimique. Les interventions sylvicoles sont présentées selon leur utilisation dans l'aménagement d'un peuplement forestier en débutant par les travaux de rajeunissement des peuplements. 1.1 La coupe rase Selon Frank (1992), l'orignal, le lièvre d'Amérique, la gélinotte huppée, le Viréo à tête bleue (Vireo solitarius) et la Paruline à tête cendrée (Dendroica magnolia) répondent positivement tandis que le Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), la Sittelle à poitrine rousse (Sitta canadensis) et la Paruline à gorge orangée (Dendroica fusca) sont affectés par la coupe rase. 1.1.1 Les petits mammifères Pour ce groupe d'espèces, la réponse à la coupe rase dépend de l'espèce étudiée. Plusieurs études (Kirkland 1977;Monthey et Soutiere 1985;Woods 1989) constatent une augmentation générale des populations étudiées. Probst et Rakstad (1987)notent une diminution générale des populations suite à la coupe rase de peupleraies. Martell (1983)a observé de faibles variations des populations dans une forêt du centre-nord de l'Ontario de même que Shepherd (1994) dans une forêt du

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Montana. Hahn et Michael (1980) ont aussi mesuré une diminution mais seulement pendant la deuxième année dans une forêt feuillue du centre des Appalaches. Au niveau de l'espèce, la population du campagnol à dos roux de Gapper (Clethrionomys gapperi) a augmentée suite à une coupe rase dans un peuplement feuillu (Kirkland 1990)mais au Québec (Déry et al 1992),cette espèce a été affectée suite à une coupe rase d'une sapinière à bouleau blanc. Suite à une coupe à blanc dans une sapinière à bouleau blanc (Déry et al 1992), la musaraigne cendrée (Sorex cinereus) n'est pas affectée et la souris sylvestre (Peromyscus maniculatus) profite de la réjuvénation du peuplement. Dans une forêt de Caroline du Nord (Buckner et Shure 1985), les populations de deux espèces de souris des bois (Peromyscus leucopus noveboracensis et Peromyscus maniculatus nubiterrae) ont réagi différemment à la coupe rase de forêts de différentes superficies (0,08-10,0ha). La population de P. leucopus était plus élevée dans toutes les coupes comparée aux sites témoins mais décroissait avec l'augmentation de l'aire de coupe tandis que la population de P. maniculatus augmentait avec l'acroissement des aires de coupe. Pour les écureuils et tamias, la coupe rase d'un peuplement mixte du sud-est de l'Ohio (Nixon et al 1980) a provoqué une diminution de la densité de population de l'écureuil gris (Sciurus carolinensis) de l'ordre de 44%. Dans l'état de New-York, la coupe rase d'un peuplement feuillu n'a pas affecté la densité des populations du tamia rayé (Tamias striatus) et de l'écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus) (.Krull 1970). En Colombie-Britannique, une étude (Grindal1993) montre que les activités de déplacement et d'alimentation des chauves-souris sont plus importantes en bordure des coupes rases que dans les peuplements adjacents. Dans un parc national du New-Hamphire et du Maine (.Krusicet al 1996),l'activité des chauve-souris, principalement la chauve-souris brune (Myotis lucifugus), est plus importante dans les stades post-matures et en régénération (0-9 ans) des peuplements feuillus. Une étude menée en Pensylvanie (Hart et al 1993), montre que la fréquence de détection ainsi que l'intensité de l'utilisation de l'habitat par la chauve-souris cendrée (Lasiurus cinereus) sont plus élevés dans les aires de coupe rase que dans les forêts adjacentes. Pour la chauve-souris rousse (Lasiurus borealis) et les espèces du genre myotis (Myotis spp.), la fréquence est plus élevée mais l'intensité est moindre dans les coupes. La coupe rase produirait un changement important de la composition de la communauté de petits mammifères mais aurait peu d'effets sur la densité globale de 4


cette communauté (Martell et Radjanyi 1977). Selon Dykema (1990), la coupe rase peut stimuler la diversité des petits mammifères mais réduire la stabilité intrinsèque des communautés. Les différentes réponses des populations de petits mammifères après coupe peuvent s'expliquer par la localisation géographique du site, les caractéristiques de la forêt avant la coupe et la réaction de l'écosystème à la perturbation (état de la régénération). (Clough 1987; Parker 1989). 1.1.2 Les animaux à fourrure

Le dénombrement des fèces montre que les animaux à fourrure (renard gris (Urocyon cinereoargenteus), lynx roux (Felix rufus), raton laveur (Procyon lotor), opossum (Didelphis virginiana), latrans) et marmotte (Marmota blanc (Woods 1989). En Virginie moins de réseaux de pistes mais

moufette rayée (Mephitis mephitis), coyote (Canis monax» continuent à fréquenter les sites coupés à (Blymyer 1976), des forêts non coupées ont 36% ont 60% plus d'espèces représentées que les forêts

coupées adjacentes. En Pennsylvanie (Storm, Shope et Tzilkowski 1993), un suivi des populations de deux espèces de lapins (Sylvilagus spp.) pendant treize ans dans des aires de coupe rase a démontré que les fluctuations n'étaient pas reliées à la coupe mais à des facteurs externes. On a observé une diminution des populations de lièvre d'amérique et de lynx du Canada (Felis canadensis) dans des peuplements résineux coupés à blanc en Nouvelle-Écosse (Parker et al 1983). Au Tennessee, la belette à longue queue et la moufette étaient plus abondantes dans les aires coupées que dans les forêts non coupées adjacentes (Ambrose 1975). Le pékan (Martes pennanti) évite les coupes à blanc en hiver mais l'été, il fréquente les aires coupées adjacentes à des forêts ayant un couvert suffisant (Kelly 1977) . Les études concernant la martre d'Amérique sont plus abondantes et indiquent une réaction défavorable à la coupe rase (Soutière 1979). Les indices de densité de la martre diminuent d'environ 90% dans les coupes rases et elle utilise rarement les aires coupées adjacentes à son territoire (Thompson 1994).Toutefois, Steventon et Major (1982) mentionnent qu'elle utilise parfois les aires coupées à blanc à cause de la présence de framboisiers lui offrant un couvert. Elle évite par contre ces mêmes aires en hiver. La martre utilise rarement les aires complètement déboisées mais utilise les îlots d'arbres laissés dans les aires de coupe (Snyder et Bissonette 1987). 5


Une étude du domaine vital de la martre dans un territoire perturbé par la coupe rase (Thompson et Colgan 1991) démontre que le domaine vital de la martre est plus grand dans les aires coupées que dans les forêts non coupées et que la distance entre les sites de forte utilisation "core areas" est plus grande. 1.1.3 La grande faune

Pendant les cinq années suivant une coupe rase, le gros gibier utilise ces aires presqu'uniquement en été (Stelfox 1962). Une étude menée en Virginie (Michael et al 1982)montre que le cerf de Virginie préfère les aires coupées par arbres entiers tandis que le lièvre d'Amérique préfère les aires coupées de façon traditionnelle (billots). La superficie de coupe joue un rôle important et une étude menée dans le nord-ouest du Québec (Girard et Joyal1984) montre que la population d'orignaux est moins abondante dans les grands bûchés que dans les forêts avoisinantes. La coupe par bandes ou par trouées est recommandée dans les ravages de cerfs de Virginie. (Boer 1977;Telfer 1978;Potvin et Morasse 1985;Germain et al 1986) Ces coupes procurent de la nourriture d'hiver pour le cerf de Virginie. Toutefois, l'utilisation du brout dépend de la composition en espèces de la strate arbustive (Potvin et Morasse 1985).D'autre part, le cerf de Virginie affectionne les bordures des forêts perturbées par les coupes, le feu ou autres (Williamson et Hirth 1985) mais il ne s'aventure pas loin de la bordure de coupe. Une étude (Potvin et Morasse 1988) a montré que les cerfs ont brouté 27% des ramilles en bordure de la coupe d'une sapinière et seulement 6% à 15 m ou plus. Au Maine, une étude (Monthey 1984) montre une augmentation de l'activité de l'orignal et une diminution de celle du cerf de Virginie dans les secteurs de coupe rase La coupe rase de forêts matures sur l'aire d'été du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) affecte les déplacements et la répartition des animaux (Chubbs et al 1992). Ces coupes effectuées sur les aires d'hivernage provoque aussi un déplacement (Cummings et Beange 1987). Au Wyoming (Irwin et Hammond 1985), une coupe rase s'est avérée bénéfique à l'ours noir (Ursus americanus) à cause de l'augmentation de nourriture. Dans le parc de la Gaspésie (Boileau et al 1994),les parterres de coupe sont très utilisés par l'ours noir à la fin de l'été à cause de la présence accrue des fruits et de l'abondance des fourmis comparativement aux autres types d'habitats.

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1.1.4 Les oiseaux Une étude menée au Wisconsin (Hale et Gregg 1976) montre que la bécasse (Philohela minor) utilise fortement les peupleraies coupées pendant plusieurs années. La coupe de blocs de 5 à 10 ha dans une forêt de sapins Douglas en Californie (Hagar 1960) a provoqué une augmentation des populations d'oiseaux trois ans après la coupe. Au Maine (Rudnicky et Hunter 1993), dans des coupes rases de 2 à 112 ha, la diversité en espèces aviennes augmente lorsque la superficie augmente mais le nombre d'individus par espèces ne change pas significativement. L'augmentation est évidente au-dessus de 20 ha. Cette augmentation peut s'expliquer par le fait que plus une coupe est grande, plus les conditions de végétation, de sol et de topographie sont hétérogènes et la diversité de microhabitats augmente (Haila 1986). De plus, les espèces occupant de larges territoires ont plus de chances d'être présentes lorsque la superficie augmente (Galli et al 1976; Haila 1986). Les coupes rases de plus de 20 ha et les éclaircies sévères laissant moins de 400 à 500 tiges à l'hectare provoque la dispersion des tétras (Tetrao

urogallus)

en

Norvège (Rolstad et Wegge 1989). En ce qui concerne les impacts de la coupe rase des peuplements résineux sur l'abondance et la densité des oiseaux, l'unanimité est loin d'être présente. Ainsi, selon une synthèse bibliographique regroupant neuf études (Rondeau et Desgranges 1992), cinq études notent une augmentation de ces paramètres (Hagar 1960; Titterington et al 1979;Hansson 1983;Helle 1985; Derleth et al 1989), deux démontrent une baisse (Stewart et Aldrich 1949; Mannan 1980) et deux ne constatent aucune modification (Crawford et Titterington 1979; Wetmore et al 1985). Dans le cas de la diversité avienne, quatre études montrent que celle-ci augmente (Hagar 1960; Titterington et al 1979; Niemi et Hanowski 1984; Helle 1985) tandis que trois autres études ne rapportent aucune modification (Crawford et Titterington 1979; Wetmore et al 1985; Greenberg 1985). Dans tous les cas où il y a eu une coupe totale en milieu coniférien, les communautés aviennes ont été modifiées. Ces changements s'expliquent généralement par la disparition d'espèces fréquentant la couronne de la forêt et par l'apparition d'espèces associées au parterre encombré d'essences pionnières (Rondeau et Desgranges 1992). Dans le cas des coupes rases des peuplements feuillus et mixtes, Rondeau et Desgranges (1992)rapportent que dans deux études, l'abondance, la densité et la diversité avienne des oiseaux nicheurs ne sont pas affectées par la coupe (Conner et 7


al 1979; Freedman et al 1981), tandis qu'une autre signale une augmentation de l'abondance trois ans après la coupe (Conner et al 1979). Une augmentation de la diversité est aussi observée au New-Hampshire (Welsh et Healy 1993) où les aires coupées (::;;; 15 ha) abritaient 53 espèces comparativement à 33 pour les forêts adjacentes. Les effets de la coupe rase sur les oiseaux varie selon les saisons, les stades successionnels et les espèces étudiées (Conner et al 1979). Au niveau de la succession végétale, une étude menée en Virginie dans une chênaie (Conner et Adkisson 1975) montre que la diversité des oiseaux nicheurs est à son plus bas l'année suivant la coupe et atteint un maximum sept ans après la perturbation. Les oiseaux résidents sont apparus douze ans après la coupe. 1.1.5 Les salamandres Les salamandres demeurent dans leur habitat la première année après la coupe malgré la détérioration des conditions de vie. ils quittent les lieux plus tard. Les populations de salamandres décroissent dans les forêts adjacentes aux coupes dans les quatre années suivant la coupe (Ash 1988). En Caroline du Nord, la population d'une espèce de salamandre était revenue à 50% des populations des aires adjacentes 13 ans après la coupe. Nous ne savons pas si les salamandres meurent ou se dispersent suite à une coupe (Ash et Bruce 1994) . 1.2 La coupe par bandes ou trouées Au Kentucky (McComb et Rumsey 1982), on a utilisé des phytocides pour créer des ouvertures dans des peuplements denses et une augmentation des populations de petits mammifères et de certaines espèces d'oiseaux a été observée. Les captures étaient plus élevées dans les pentes nord que dans les pentes sud. Dans des petites coupes rases de 0,04 ha au Massachusetts (Dykema 1990),les populations de trois espèces de souris (Peromyscus leucopus, Zapus hudsonius, Napaeozapus insignis) et du tamias rayé ont augmenté tandis que celles du campagnol à dos roux de Gapper, de la grande musaraigne (Blarina brevicauda) et du petit polatouche (Glaucomys volans) ont diminué. Dans une étude menée au Wyoming (Keller et Anderson 1992), les 16 espèces d'oiseaux étudiées ont réagi différemment à la coupe par trouées. Les espèces les plus affectées sont le grimpereau brun (Certhia americana) et la grive solitaire (Catharus 8


guttatus) tandis que le chardonneret des pins (Carduelis pinus) a le plus profité du traitement. En Pennsylvanie (Yahner 1993), dans une forêt composée principalement de peupleraies et aménagée par trouées de 1 ha pour favoriser la gélinotte huppée, on n'a pas observé d'effets à moyen terme (15 ans) sur les populations d'oiseaux nicheurs et d'oiseaux hivernaux. L'étude confirme les résultats d'une étude préalable (Yahner 1985) qui démontrait que les populations d'oiseaux hivernaux des régions nordiques sont moins sensibles à la fragmentation causée par les coupes rases que les oiseaux nicheurs. Dans une étude menée en Virginie (Kerpez 1994) dans des coupes par trouées d'environ 0,1 à 1,1 ha, la diversité et l'abondance totale d'oiseaux ont diminués. Toutefois, six espèces ont augmenté leur population et neuf espèces ont diminué. La plupart des espèces ayant bénéficié de l'intervention n'occupait pas le site avant tandis que la plupart de celles affectées ont complètement abandonné le site après. Les espèces ayant bénéficié de la coupe sont le troglodyte de Caroline (Thryothorus ludovicanus), le merle-bleu à poitrine rouge (Sialia sialis), la paruline des prés (Dendroica discolor), le bruant indigo (Passerina cyanea), le tohi aux yeux rouges (Pipilo erythrophtalmus) et le pinson familier (Spizella passerina). Celles ayant été affectées sont le moucherolle vert (Empidonax virescens), le moucherolle huppée (Myiarchus crinitus), la mésange huppée d'Amérique (Parus bicolor), la sittelle à poitrine blanche (Sitta carolinensis), la grive des bois (Hylocichla mustelina), le viréo aux yeux rouges (Vireo olivaceus), la paruline vermivore (Helmitheros vermivorus), la paruline couronnée (Seiurus aurocapillus) et le tangara écarlate (Piranga olivacea). L'étude montre aussi que le cerf de Virginie a broûté davantage dans les trouées que dans les coupes rases. Dans un parc national du New-hampshire et Maine (Krusic et al 1996), l'activité des chauve-souris, principalement la chauve-souris brune (Myotis lucifugus), est plus importante dans les coupes de 0,1 à 0,8 ha en régénération (0-9 ans) des peuplements résineux que dans les autres stades de développement.. 1.3 Le reboisement Dans une étude menée dans la forêt boréale du Québec (Déry et al 1992), on n'a pas noté de différence significative dans la densité globale des espèces d'oiseaux nicheurs entre les plantations et les régénérations naturelles. Toutefois, des différences sont notées au niveau des espèces. Ainsi, le Bruant à gorge blanche 9


(Zonitrichia

albicollis) préfère les plantations tandis que le Junco ardoisé (Junco

préfère les régénérations naturelles. Une étude sur les plantations de pins Gohnson et Landers 1982) indique que l'abondance et la diversité avienne sont plus faibles l'année suivant la plantation, augmentent entre deux et six ans pour décroître par la suite jusqu'à la mi-rotation. hyemalis)

1.4 Le scarifiage Selon une étude menée en Alberta (Stelfox 1962), le scarifiage retarde la production de nourriture pour le gros gibier de un à deux ans. 1.5 Le débroussaillage Nous considérons ici les impacts du débroussaillage sur l'habitat

et non l'effet

des phytocides et herbicides sur la faune. 1.5.1 Les petits mammifères La réaction des petits mammifères à cette intervention sylvicole varie selon les espèces (Lautenschlager 1993). Le glyphosate a peu d'effets sur le développement et la survie des petits mammifères (Sullivan et Sullivan 1982; Sullivan 1990; D'Anieri, Leslie et McCormack 1987). Les réductions de populations peuvent donc être attribuées à la perturbation de l'environnement causée par les phytocides. Une étude menée au Nouveau-Brunswick (Parker 1989) montre une diminution des populations de petits mammifères suite à un débroussaillage chimique. Les populations de six espèces de petits mammifères ont augmentées un mois après un débroussaillage tandis que les populations de deux autres espèces ont diminuées (Lautenschlager 1995). Des résultats semblables ont été obtenus (Borreco et al 1979) dans une étude où les populations de deux espèces de souris ont augmenté tandis que celles de trois autres espèces ont diminué. Ces fluctuations des populations de petits mammifères après débroussaillage serait dûes en grande partie à la réduction de la nourriture (invertébrés et plantes) et du couvert (Santillo et al 1989).

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1.5.2Le gros gibier La nourriture de l'orignal est réduite pendant 4 ans après le débroussaillage tandis que l'utilisation du site par le cerf de Virgirùe augmente ou demeure inchangée l'année suivant le traitement (Lautenschlager 1993). Toutefois, le débroussaillage d'un peuplement résineux accélère de plusieurs décennies la constitution d'un peuplement d'abri pour le cerf.(Germain et al 1986). Une étude menée au Maine (Santillo 1994) montre que le nombre de ramilles disponibles pour l'orignal est moins élevé dans les aires traitées que dans les aires témoins. Toutefois, les secteurs "oubliés" dans les aires traitées sont 3,8 fois plus broutées par l'orignal que les aires adjacentes non traitées. L'auteur recommande la planification de secteurs non traités dans les aires débroussaillées. 1.5.3 Les oiseaux Une revue de littérature démontre que les populations totales d'oiseaux chanteurs sont rarement affectées un an après le traitement (Lautenschlager 1993). Toutefois, une étude menée en Norvège (Slagsvold 1977) montre une réduction de 30% des populations d'oiseaux après un débroussaillage chimique. Au Maine, une plantation d'épinettes traitée par un arrosage d'herbicide a montré une réduction de densité et de diversité d'oiseaux nicheurs pendant un à trois ans après le traitement (Santillo 1987). Dans une étude menée sur quatre années en Nouvelle-Écosse (MacKinnon et Freedman 1993), les trois années suivant l'application d'herbicides, la densité de deux espèces communes d'oiseaux nicheurs à diminué pour se rétablir la quatrième année. Pendant les quatre années, les sites témoins se sont enrichis de quatre nouvelles espèces tandis que les sites traités n'ont pas abrité de nouveaux nicheurs. Hardy et Desgranges (1990) ont aussi rapportés une hausse de la diversité et de l'abondance à moyen terme soit de 7 à 9 ans après le traitement. D'autres études (Morrison et Meslow 1984a; Morrison et Meslow 1984b) ne signalent aucun changement significatif de l'abondance des populations d'oiseaux étudiées. Une étude menée en Norvège (Eggestad et al 1988) montre que le Tétras noir (Tetrao tetrix) abandonne les aires traitées dans les deux années suivant le traitement mais revient après 4 à 6 ans. 1.6 L'éclaircie précommerciale

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En Alaska, dix-huit ans après l'éclaircie, on a observé une plus forte utilisation des sites par le cerf à queue noire (Odocoileus hemionus sitkensis). Cette utilisation plus intensive est principalement dûe à la composition des strates arbustives. Les sites traités contenaient une plus forte quantité de nourriture pour le cerf. Les chercheurs précisent qu'à plus long terme, les résineux sous couvert empêcheront le développement de la strate arbustive et que l'utilisation de ces sites par le cerf diminuera (Doerr et Sandburg 1986).Bien qu'elle enlève une certaine partie de la nourriture au cerf de Virginie, l'éclaircie lui est en général peu dommageable (Germain et al 1986). La densité et le recrutement de la population de lièvre d'Amérique a augmenté durant le premier hiver après le traitement pour ensuite décroître. Le traitement a peu d'effet sur la reproduction et la survie du lièvre mais diminue son poids moyen (Sullivan et Sullivan 1988). 1.7 La coupe progressive On considère sous ce vocable les différents types d'éclaircies commerciales, les coupes sélectives et les coupes progressives applicables dans les peuplements résineux et mélangés à priorité de production de résineux. L'orignal, le lièvre d'Amérique, le Viréo à tête bleue et la Paruline à tête cendrée répondent positivement à la coupe progressive tandis que le Cerf de Virginie, la Sittelle à poitrine rousse et la Paruline à gorge orangée sont affectés. Quant à elle, la gélinotte huppée n'est pas affectée (Frank 1992). Une synthèse bibliographique (Rondeau et Desgranges 1992) indique que la diversité avienne n'est pas affectée par ces interventions (Franzreb et Ohmart 1978; Crawford et Titterington 1979; Welsh 1987). Toutefois, dans cinq études mesurant l'impact sur l'abondance et/ ou la densité avienne, ces paramètres sont stables dans trois cas (Crawford et Titterington 1979; Virkkala 1987; Welsh 1987), ils augmentent dans un cas (Kilgore 1971) et ils diminuent dans un autre cas (Franzreb et Ohmart 1978). Au niveau des guildes d'oiseaux, les espèces de sol, de buisson et de vol sont favorisées tandis que les espèces de couronne et de tronc sont défavorisées (Mannan et Meslow 1984). Suite à une éclaircie d'une plantation de pins rouges, l'utilisation du site par le cerf de Virginie et le wapiti (Cervus elaphus) a augmenté. L'augmentation était plus forte dans l'éclaircie dont la surface terrière était abaissée à 16,1 m2/ha que dans celle à 25,3 (Minnis 1991). Une autre étude menée sur les mêmes sites (Bender 1990)

12


indique que la diminution des populations de petits mammifères observée ne peut être attribuée avec certitude à l'intervention sylvicole. En général, les éclaircies des plantations de pins sont bénéfiques à la plupart des petits mammifères à cause de l'augmentation de la nourriture et du couvert arbustif (Harlow et VanLear 1987). 1.8 Le jardinage Le jardinage effectué à des intervalles de 5, 10 ou 15 ans a un impact nul ou positif pour le cerf de Virginie, l'orignal, le lièvre d'Amérique, le Viréo à tête bleue et la Paruline à tête cendrée. L'impact est négatif pour la Sittelle à poitrine rousse (Frank 1992). 1.8.1 Les animaux à fourrure Lorsque cette intervention est pratiquée dans des peuplements mélangés, la martre d'Amérique continue d'utiliser ces sites (Steventon et Major 1982). 1.8.2 Le gros gibier La coupe de jardinage, en maintenant la structure inéquienne des peuplements est très bien adaptée aux besoins du cerf (Germain et al 1986). Une étude menée en Alaska (Wallmo et Schoen 1979) montre que des peuplements résineux ayant été cultivés de façon inéquienne étaient plus utilisés par le cerf à queue noire que les aires coupées à blanc adjacentes. Les peuplements agés inéquiennes procurent plus de nourriture pour le cerf à queue noire que tout autre habitat (Schoen et al 1981). 1.8.3 Les oiseaux Au Missouri (Ziehmer 1993), on n'a pas observé de différences entre la diversité en espèces des forêts jardinées ou non jardinées. Toutefois, des changements sont notés au niveau des espèces. Ces résultats concordent avec une autre étude menée en Idaho (Medin et Booth 1989). En hiver, les populations de la mésange huppée d'Amérique (Parus bicolor), du pic à tête rouge (Melanerpes erythrocephalus), du pic à ventre roux (Melanerpes carolinensis), et de la sittelle à poitrine blanche (Sitta carolinensis) ont augmenté. Ces oiseaux sont tous des utilisateurs de cavités et/ ou se nourrissent sur l'écorce. Pendant la saison de

13


nidification, la population du vacher à tête brune (Molothrus

ater), un prédateur des

nids a augmenté tandis que celle de la grive des bois (Hylocichla

mustelina) a

diminué. L'accouplement de la grive des bois et du viréo aux yeux rouges (Vireo olivaceus) a aussi été affecté. Plusieurs études (Conner et al 1975; Yahner 1986;Madin et Booth 1989) ont constaté une diminution à court terme des populations d'oiseaux utilisateurs de cavités et/ ou se nourrissant sur l'écorce. Suite à des coupes jardinatoires, l'abondance des oiseaux ou la densité n'est pas affectée dans trois études (Michael et Thomburgh 1971;Crawford et al 1981; Freedman et al 1981), elle augmente dans deux cas (Weeb et al 1877;Chadwick et al 1986) et diminue dans un cas (Maurer et al 1981).Pour ce qui est de la diversité avienne, elle augmente dans sept études (Conner et Adkisson 1975; Shugart et al 1975;Adams et Barrett 1976;Weeb et al 1977;Whitcomb et al 1977; Niemi et Hanowski 1984;Chadwick et al 1986) et elle est stable dans quatre cas (Michael et Thomburgh 1971;Crawford et al 1981;Freedman et al 1981;Maurer et al 1981). 1.9 La coupe à diamètre limite La coupe à diamètre limite a un impact négatif pour le cerf de Virginie et la Paruline à gorge orangée, un impact nul pour la Gélinotte huppée et la Sittelle à poitrine rousse et un impact positif pour l'orignal, le lièvre d'Amérique, le Viréo à tête bleue et la Paruline à tête cendrée (Frank 1992). Par contre, Germain et al (1986) mentionnent que la coupe à diamètre limite augmente l'apport de nourriture pour le cerf de Virginie. En Idaho, suite à une coupe à diamètre limite dans une forêt de sapins Douglas, la population d'une espèce de petit mammifère a subi un impact négatif, une autre n'a pas été affectée et une troisième a montré une augmentation de densité (Medin 1986). Au Maine, une étude (Monthey 1984) montre une diminution de l'activité anticipée de l'orignal dans les sites coupés par diamètre limite et particulièrement dans les peuplements feuillus. On observe aussi une augmentation de l'activité du cerf de Virginie dans les peuplements résineux traités par cette intervention. 1.10 La coupe d'assainissement La coupe d'assainissement en enlevant les arbres morts, moribonds et de faible qualité structurale réduit le nombre de chicots disponibles aux rapaces et

14


moucherolles (Miller et Miller 1980). Pour les mêmes raisons, l'intervention réduit la quantité de nourriture disponible pour les espèces d'oiseaux perceurs (e. g. pics) et les grimpeurs (e. g. sittelles) (Conner et al 1975). La coupe d'assainissement ou de récupération dans des sapinières ravagées par la tordeuse des bourgeons de l'épinette peut nuire au cerf de Virginie en le privant des lichens arboricoles qui se développent dans les années suivant la perturbation (Germain et al 1986).

15


Chapitre 2 La méthodologie 2.1 Le territoire couvert par l'étude Les données de cette étude proviennent de cinq sociétés d'exploitation des ressources réparties dans quatre régions écologiques. La région écologique 4a (Collines de Mégantic, lacs EtcheITÙnet Squatectest incluse dans le domaine de l'érablière à bouleau jaune et de la sapinière à bouleau jaune. Elle se caractérise par la présence de l'érablière à bouleau jaune sur les stations bien drainées et de l'érablière à hêtre sur les stations plus sèches. Le sapin baumier y est aussi plus fréquent que l'érable à sucre. Les données de cette région proviennent du Groupement forestier de l'Est-du-Lac. La région écologique 4b (Baie des Chaleurs test incluse dans le domaine de l'érablière à bouleau jaune et de la sapinière à bouleau jaune. Elle se caractérise par la présence de l'érablière à bouleau jaune ou la sapinière à érable à sucre sur les stations bien drainées. Le sapin y est plus fréquent que l'érable à sucre et on rencontre quelques rares érablières à hêtre sur les sommets dans la partie ouest de la région. Les données de cette région proviennent du Groupement forestier de Restigouche. La région écologique Sc (Lac Matapédia et Gaspésie)_est incluse dans le domaine de la sapinière à bouleau jaune. Elle se distingue des régions écologiques plus à l'ouest par la disparition des pessières rouges et des autres groupements où l'épinette rouge doITÙne.On observe aussi une persistance de l'érablière sur quelques stations bien drainées et protégées. Les données de cette région proviennent de la Société d'exploitation des ressources de la Métis et du Groupement forestier Chies-Chocs. La région écologique 8a (Bas et Moyens Monts Notre-Dame) est incluse dans le domaine de la sapinière à bouleau blanc. Elle se caractérise par la présence de la sapinière à bouleau jaune et plus rarement de la bétulaie jaune à sapin sur les stations bien drainées. L'érablière à bouleau jaune colonise parfois les stations thermophiles. Les données de cette région proviennent de la Société d'exploitation des ressources de la Vallée de la Matapédia.

16


2.2 Les données primaires Dans le cadre du Plan de développement forestier de l'Est du Québec, plusieurs milliers d'interventions sylvicoles ont été réalisées dans les forêts privées du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie entre les années 1989 et 1995. Les données des années précédentes n'étaient pas assez détaillées et uniformes pour les besoins de l'étude. Par la suite, nous avons éliminé les interventions sylvicoles ne provoquant aucun impact sur l'architecture des peuplements comme le reboisement, la préparation des sites et autres. Le tableau suivant montre la répartition des données d'interventions

sylvicoles retenues selon les quatre régions écologiques. 4a

4b

Sc

Sa

Total

Coupe de succession

16

8

29

45

98

Coupe progressive

13

22

34

91

160

Coupe avec protection de la régénération

12

35

73

130

250

Remise en production

4

7

7

3

21

Intervention

sylvicole

141 58

Éclaircie précommerciale

303 383

885

Éclaircie pré commerciale sélective

3

8

10

0

21

Éclaircie intermédiaire

34

9

71

105

219

Éclaircie commerciale

137 98

122 157

514

Jardinage Amélioration

d'érablière Total:

6

44

0

0

50

39

19

61

18

137

405 308 710 932

2355

Les paramètres retenus pour chaque intervention sont le groupement d'essences, la densité du peuplement, la hauteur moyenne du peuplement et l'âge du peuplement tel que définis dans la norme de stratification écoforestière (MRNQ 1995). Ce choix repose sur la disponibilité des données ainsi que sur les critères nécessaires pour la confection des IQH. Le groupement d'essences indique les essences ou groupe d'essences dominant. La densité correspond à l'importance en pourcentage de la projection au sol des cimes des tiges du peuplement. On retrouve 4 classes: A (80-100%),B (60-80%), C (40-60%),D (25-40%).

17


La hauteur moyenne des arbres dominants et codominants est notée en mètres. L'âge du peuplement est évalué par classes de 10 ans. Par exemple, la classe 15 ans regroupe les peuplements dont l'âge varie de 6 à 15 ans, la classe 20 de 16 à 25 ... L'exemple suivant montre la structure des données ayant servi à l'étude. 323-90-11 Er A 16 45 92-02 ErFt B 1545 TIs'agit d'une amélioration d'érablière (code 323) faite en novembre 1990 dans une érablière sucrière de densité A, de 16 m de hauteur moyenne et de la classe d'âge 45 ans. En février 1992, l'intervention a été évaluée et le peuplement est devenu une érablière sucrière à feuillus tolérants de densité B, de 15 m de hauteur moyenne et de classe d'âge 45 ans. 2.3 Les interventions sylvicoles La coupe de succession Cette intervention sylvicole s'effectue dans un peuplement étagé et consiste à récupérer les essences non désirées de l'étage dominant pour favoriser la croissance de l'étage dominé. Les objectifs visés sont l'accélération du développement d'un sous-étage au stade de gaulis composé d'essences désirables et l'amélioration du peuplement au niveau des espèces. Cette intervention s'applique dans les peuplements de feuillus intolérants ou mélangés à dominance de feuilus intolérants avec un sous-étage de résineux ou de feuillus d'ombre au stade de régénération ou de gaulis. La coupe progressive TIs'agit de la première des coupes successives de régénération des peuplements ayant atteint l'âge d'exploitabilité. Elle permet d'ouvrir le couvert forestier, d'éliminer les arbres dominés et d'établir la régénération naturelle à partir des semences provenant des arbres dominants conservés comme semenciers. On enlève entre 25 et 35% du volume ou de la surface terrière du peuplement. Suite à cette première intervention (5 ans plus tard), on procède à une deuxième éclaircie si la régénération souhaitée est insuffisante en conservant un minimum de 200 tiges semencières à l'hectare. On procède ensuite à la coupe finale

18


lorsque la régénération désirée est installée ou que le délai de dix ans après la première intervention est atteint. Ce traitement s'applique aux peuplements résineux ou mélangés de densité A et B parvenus à l'âge d'exploitabilité ou en voie de l'atteindre (à moins de 10 ans de l'âge d'exploitabilité). Les essences du peuplement doivent permettre d'établir une régénération composée d'une ou de plusieurs des essences suivantes: le sapin baumier, l'épinette blanche, l'épinette noire, le thuya de l'Est, l'érable à sucre ou le bouleau jaune. La coupe rase TIs'agit d'une coupe effectuée dans un peuplement à maturité dont la régénération naturelle est vigoureuse et en quantité suffisante pour reconstituer un peuplement d'avenir. L'objectif est de récupérer les bois à maturité tout en protégeant la régénération naturelle. La remise en production TIs'agit de la coupe des arbres détériorés et ne pouvant être mis en marché dans des peuplements dégradés de faible densité, de faible volume, de faible qualité et n'ayant aucun avenir. La régénération y est toutefois adéquate en vue de la reconstitution d'un peuplement d'avenir. Elle s'applique aux peuplements dégradés en raison d'une épidémie d'insectes, d'une maladie, d'un chablis ou de toute autre perturbation. Les peuplements de densité élevée peuvent être traités de cette façon si au moins 50% des tiges sont détériorées et sans avenir. Ce traitement est peu utilisé présentement dans les forêts privées du Bas-StLaurent. L'éclaircie pré commerciale TIs'agit de la coupe des tiges nuisant à la croissance d'arbres choisis dans un jeune peuplement. Ce traitement vise à stimuler la croissance d'un nombre restreint de tiges d'avenir régulièrement espacées afin de leur permettre d'atteindre une dimension marchande dans une période plus courte. TIn'y a généralement pas de

19


récupération de volume lors de cette intervention qui laisse de 2 000 à 3 000 tiges à l'hectare (400 dans le cas des feuillus durs). L'éclaircie pré commerciale sélective Il s'agit d'une éclaircie précommerciale dans des peuplements de feuillus durs visant à dégager environ 400 tiges d'avenir à l'hectare, de 3 m et plus de hauteur, libres de compétition et distantes d'environ 5 m les unes des autres. Le traitement est basé sur une sélection des arbres d'avenir selon leur hauteur, leur vitalité, leur qualité et leur cime. L'éclaircie intermédiaire Il s'agit d'une coupe dans un peuplement dense dont le stade de développement se situe entre le gaulis et le perchis. L'objectif est de dégager les arbres d'avenir de la compétition ligneuse qui les opprime. L'éclaircie commerciale Il s'agit de la récolte d'arbres d'essences commerciales de qualité moindre ou qui nuisent aux arbres de qualité dans un peuplement équienne. Le prélèvement est de l'ordre de 20 à 30% du volume marchand ou de la surface terrière du peuplement initial. L'objectif est d'améliorer la qualité du peuplement tout en accélérant la croissance des tiges d'élite. Les peuplements propices à ce traitement sont ceux dont la densité est élevée et se situant à un âge permettant la reconstitution du volume prélevé dans les années subséquentes. L'âge limite est de 90 ans pour les feuillus d'ombre, pins blancs, cèdres et pruches, de 70 ans pour les épinettes et les pins rouges, de 60 ans pour les bouleaux blancs et érables rouges, de 45 ans pour les pins gris et sapins baumiers et de 40 ans pour les peupliers. Le jardinage Il s'agit de la récolte périodique d'arbres choisis individuellement ou en petits groupes dans un peuplement inéquienne (minimum de 3 classes d'âge bien

20


définies) pour l'amener à une structure jardinée équilibrée ou pour maintenir une telle structure. L'objectif est de perpétuer un peuplement en assurant sa régénération et sa croissance sans. avoir recours à la coupe totale. On doit veiller aussi a. t'installation de la régénération et à apporter des soins culturaux aux jeunes arbres: L'amélioration

,.

d'érablière

TI s'agit de la coupe des tiges indésirables pour améliorer l'état des érablières en production et celles à potentiel d'avenir. L'objectif est d'augmenter le rendement en sève d'une érablière. L'intensité ne doit pas excéder 25% de la surface terrière du peuplement. 2.4 Les indices de qualité d'habitat (IQH) 2.4.1 L'IQH du castor L'indice utilisé a été élaboré par Ouellet et al (1996). On considère l'habitat du castor comme étant une bande de 100 mètres le long des rives des éléments du réseau hydrographique (ruisseaux, rivières, lacs ...). L'IQH du castor comprend deux critères soit le groupement d'essences (GE) et la qualité de l'habitat aquatique (QA). Type de

Groupement d'essences (GE)

couvert

Classes de hauteur 1

2

3

4

5

6

0,8

0,9

0,9

1,0

1,0

1,0

F

Essence compagne principale: Fi, Pe, Bb 0,5

0,7

0,7

0,8

0,8

0,8

F

Autres peuplements

feuillus

0,3

0,5

0,5

0,6

0,6

0,6

M

Essence principale: Fi, Pe, Bb

0,7

0,8

0,8

0,9

0,9

0,9

M

Essence compagne principale: Fi, Pe, Bb 0,3

0,5

0,5

0,7

0,7

0,7

M

Autres peuplements

0,2

0,3

0,3

0,3

0,3

0,3

R

Peuplements

0,1

0,1

0,1

0,1

0,1

0,1

F

Essence principale: Fi, Pe, Bb Aulnaies, mélangés (M)

mélangés

résineux

21


IQH

Qualité de l'habitat aquatique (QA) Cours d'eau permanent

1,0

Cours d'eau intermittent

0

Dénudés et semi-dénudés humides

0

Lacs de moins de huit hectares

1,0 IB*

Lacs de 8 hectares et plus * L'indice de bordure

(ID) des lacs de plus de 8 ha est calculé selon la formule de Patton (1975).

p Indice de bordure (IB) =

P= Périmètre (m), S = Superficie (m2)

r;:;--

2-vSJr

IQH = J-G-E-x-Q-j<\-

L'IQH est obtenu à l'aide de la formule suivante: 2.4.2 L'IQH de la gélinotte huppée

Blanchette (1995) propose un modèle d'IQH basé sur trois paramètres: les peuplements de tambourinage, nidification et alimentation hivernale (1NAH), les peuplements propices à l'élevage des couvées (ÉLEV), et les peuplements de couvert de protection hivernale (COUY). Couvert

TNAH

Densité Hauteur

R:Résineux M: Mélangés

A-B-C

D

1-2-3-4

5

1-2-3-4

5

F - M (F)

3

2

2

1

M (R) - M

2

2

1

1

R

1

0

1

0

M (R):Mélangés à dominance résineuse F: Feuillue

Couvert

M (F):Mélangés à dominance feuillue

ÉLEV

Densité '

A-B

C

Hauteur

5

4

3-2-1

5

4

F - M (F)

3

2

1

2

1

M (R) - M

3

1

1

2

R

1

1

0

1

D 3-2-1

3-2-1

5

4

1

2

1

1

3

1

1

2

1

1

0

0

0

0

0

3 1

6

22


Couvert

COUY

Densité

A-B

Hauteur R - M (R) avec sapin,

D

C

1-2-3-4

5

1-2-3-4

5

1-2-3-4

5

3

2

2

1

l

0

Autres R - M (R), M (F)

2

2

1

1

1

0

F

1

0

1

0

0

0

épinette blanche, thuya ou prûche

L'IQH pour la gélinotte huppée se formule de la façon suivante: IQH = (TNAH x ELEVx COUY) 0,33/3 2.4.3 L'IQH du lièvre d'Amérique Guay (1994)propose un indice de qualité de l'habitat basé sur le type de couvert, la densité et la hauteur des peuplements ainsi que sur l'écotone créé par le côtoiement de deux peuplements favorables. Couvert

IQH moyen Valeur = 0,50

IQH élevé Valeur

Résineux

=

0,75

Valeur

=

0,25

C4, CS Dl, D2, D3, D4, D5

Al, A2, A3, A4, A5 Bl,B2,B3,B4,B5 CI, C2, C3 et 6

C3

Al, A2, A3 BI, B2, B3 CI, C2,

Mélangés à dominance résineuse

A4, A5 B4,B5 C4, C5

Dl, D2, D3, D4, D5 6

Mélangés à dominance

A4, A5

A3

B4,B5 C4, C5

B3

feuillue

IQH faible

C3

D4, D5 et 6

Al, A2 BI, B2 CI, C2 Dl, D2, D3

Les peuplements feuillus, ceux en voie de régénération et ceux ayant été traités par éclaircie pré commerciale depuis moins de dix ans ont un indice de qualité d'habitat nul.

23


2.4.4 L'IQH de la martre d'Amérique Larue (1993) propose les trois variables suivantes dans le modèle d'IQH: la densité en conifères (DC), la hauteur du peuplement (H) et les débris ligneux (DL). Variables d'habitat DC: Densité en conifères . - R densité A et B, M (R) densité A - R densité C, M (R) densité B, M (F) densité A - R densité D, M (R) densité C, M (F) densité B - autres H: Hauteur du peuplement -1-2-3 -4 -5 -6

Note 3 2 1 0 3 2 1 0

DL: Débris ligneux (%) - 21% et plus - 11 à 20% - 1 à 10% - moins de 1%

3 2 1 0

R: Résineux, M (R): Mélangés à dominance résineuse, M (F): Mélangés à dominance feuillue Hauteur: 6 = 1,5 - 4 m, 5 = 4 - 7 m, 4 = 7 - 12 m, 3 = 12 - 17 m, 2 = 17 - 22 m, 1 = > 22 m

L'IQH pour la Martre d'Amérique se formule de la façon suivante: IQH = ( DC x H x DL ) 0,33 / 3 2.4.5 L'IQH de l'orignal Courtois (1993) propose un modèle d'indice de qualité de l'habitat utilisant quatre paramètres soit: la strate d'alimentation terrestre, les sites humides, le couvert de fuite et le couvert de protection. L'indice de qualité de l'alimentation terrestre (QAT) est estimé à partir de deux critères soit l'indice d'attirance (lA) des peuplements pour l'orignal et la qualité nutritionnelle

(QN) des peuplements. 24


Indice d'attirance des peuplements (IA)

Indice d'attirance

Epidémie sévère, Châblis, Feuillus ~ 10 ans, Mélangés

1,0

Sapinière, Pessières à épinette blanche et rouge

0,5

Pessière noire, Pinède blanche, Cèdrière, Prûcheraie

0,3

Autres résineux ~ 10 ans

0,6

Coupe totale, Brûlis, Résineux et feuillus < 10 ans, Plantations,

0,1

Frîches Pinèdes grises et rouges, Aulnaies, MélèzÏns, Improductifs,

0,0

Dénudés secs et humides Classe d'âge

Qualité nutritionnelle

~30

1,0

50 - 70

0,9

90 - 120

0,5

L'indice de qualité de l'alimentation terrestre (QAT) est calculé de la façon suivante: QAT = JIA*QN L'indice de qualité de l'alimentation aquatique (QAA) est estimé à partir de deux critères: la distance d'alimentation (DA) et la distance du site de repos (DR). Distance (m)

DA

0- 100

1,0

101 - 200

0,9

201 - 300

0,8

301 - 400

0,7

401 - 500

0,6

>501

0,5

25


La distance du site de repos (DR) est la distance entre le bord du plan d'eau ayant servi à calculer DA et le centre du peuplement de repos le plus près soit un peuplement résineux de densité A, B ou C. L'indice de qualité de l'alimentation aquatique (QAA) est calculé de la façon suivante: QAA = JDA

* DR

L'indice de la qualité du couvert de fuite (QCF) est estimé à partir de la proportion de la forêt déboisée et non régénérées (PD) dans les 5 km2 autour du centre du peuplement à évaluer. L'indice de qualité du couvert de fuite (QCF) est calculé de la façon suivante: QCF= 1-PD L'indice de qualité du couvert de protection (QCP) est estimé à partir de deux critères soit la qualité du site de protection (QP) et la distance entre le centre du peuplement à évaluer et le centre du peuplement ayant le QP le plus élevé dans un rayon de 500 m (DP). Peuplements et densité

Valeur QP

Cédrière (A,B,C)

1,0

Prucheraie (A,B,C)

0,9

Sapinière (A,B,C)

0,8

Pessière blanche, rouge et autres résineux (A,B,C)

0,7

Mélangés (A,B,C)

0,5

Pessière noire, pinèdes blanche, rouge et grise (A,B,C)

0,3

Feuillus (A,B,C), tout peuplement D et autres milieux

0,1

L'indice de qualité du couvert de protection (QCP) est calculé de la façon suivante: QCP= JQP* DP L'IQH pour l'orignal se formule de la façon suivante: IQH = JQAT *QAA * QCF * QCP

26


2.5 La méthode de calcul des impacts Les impacts des interventions sylvicoles ont été calculés pour chaque espèce en faisant la différence entre l'IQH après l'intervention et avant l'intervention et ce pour chaque strate forestière. Impact (%) = (IQHap - IQHav) x 100 Les IQH étant des valeurs variant entre 0 et l, les résultats d'impacts peuvent être interprétés comme des pourcentages. Par exemple, l'étude démontre que l'éclaircie commerciale appliquée aux peupleraies à sapin de densité A transforme généralement ceux-ci en sapinières de densité B. L'impact pour la gélinotte huppée est calculé de la façon suivante: TNAHav=3

ELEVav = 1

COUYav=2

IQHa v = (3x1x2)O,33/3 = 0,60

TNAHap = 1

ELEVap = 0

COUY ap = 3

IQHap = (lxOx3)O,33/3 = 0,00

Impact (%) = (0,00 - 0,60 ) x 100 = - 60

27


Chapitre 3 Les résultats Suite à l'analyse des données primaires, nous avons noté des différences au niveau des régions écologiques. Toutefois, ces différences sont minimes et ne causent pas de grandes variations dans la mesure des impacts sur l'habitat des espèces étudiées. Nous avons donc regroupés les données des quatre régions écologiques en conservant les tendances majeures des impacts des interventions sylvicoles sur l'architecture des peuplements forestiers. 3.1 Les impacts sur l'architecture des peuplements 3.1.1 La coupe rase La coupe rase transforme les peuplements matures en une strate de régénération résineuse dans la plupart des cas (Tableau 3.1). Cette intervention est pratiquée dans des peuplements de toutes densités (A,B,C,D). Elle rajeunit le peuplement qui devient sans densité selon les normes de stratification forestière. La hauteur des peuplements traités variait de 12 à 22 m et est passée à moins de 2 m dans l'ensemble des cas. L'âge des peuplements traités variait de 55 à 70 ans dans 82% des cas et a été ramené à moins de 15 ans dans tous les cas.

28


Tableau 3.1: Impacts de la coupe rase sur les groupements d'essences

Sapinière (SE, SS) Pessières (EE, ES)

36 Résineux (R)

% 97

Résineux à bouleau blanc (RBb) Sapinière à bouleau blanc (SBb)

31 Résineux (R)

94

58 Résineux (R)

93

35 Résineux (R)

91

12 Résineux (R)

83 17

Peuplements

avant

N

Peuplements après

Sapinière à peuplier (SPe) Mélangé (MR) Résineux à érable rouge (REo) Peupleraie à résineux (PeR, PeS) Bétulaie à résineux (BbR, BbS) Feuillus int. à sapin (FiS) Bétulaie blanche (Bb) Feuillus int. (Fi) Peupleraie (Pe) Érablières (Er, Eo, ErFi, ErPe)

Mélangé (MR) N: nombre de données disponibles

%: pourcentage de fiabilité

3.1.2 La remise en production La remise en production transforme les peuplements mélengés ou résineux en une strate de régénération résineuse ou mélangée (Tableau 3.2). Cette intervention est pratiquée dans des peuplements de toutes densités (A,B,C,D). Elle rajeunit le peuplement qui devient sans densité selon les normes de stratification forestière. La hauteur des peuplements traités variait de 12 à 22 m et est passée à moins de 2 m dans l'ensemble des cas. L'âge des peuplements traités variait de 45 à 70 ans et a été ramené à moins de 5 ans dans tous les cas.

29


3.1.5 La coupe de succession La coupe de succession transforme la majorité des feuillus en résineux (Tableau 3.5). Cette intervention peuplements

peuplements mélangés et

a été pratiquée

de densités A et B. Dans 62% des cas, le peuplement

dans des devient sans

densité et dans les autres cas, la densité devient de classe B. La hauteur des peuplements traités variait de 12 à 18 m dans 87% des cas et est passée à moins de 7 m dans 93% des cas. L'âge des peuplements traités variait de 25 à 55 ans dans 87% des cas et a été ramené à moins de 25 ans dans tous les cas. Tableau 3.5: Impacts de la coupe de succession sur les groupements N

Peuplements

d'essences

après

Résineux (R)

7

Résineux (R)

% 100

Sapinières (SC, SE, 55)

5

Résineux (R) Mélangé (M)

60 40

Mélangé (M)

2

Mélangé (M)

100

Bétulaie blanche à sapin (BbS) Feuillus int. à sapin (FiS) Peupleraie à sapin (PeS) Peupleraie à épinette (PeE)

28

Résineux (R) Mélangé (M)

89

Sapinière à bouleau blanc (SSb) Sapinière à feuillus int. (SPi) Sapinière à peuplier (SPe) Pessière à peuplier (EPe)

18 Résineux (R)

100

Bétulaie blanche (Bb) Feuillus int. (Fi) Peupleraie (Pe)

30 Résineux (R) Mélangé CMR) Sapinière (55)

70 17 13

Érablières (Er, ErFt, Eo, ErPe)

7

Peuplements

avant

11

Résineux (R)

71

Mélangé CMR)

29

3.1.6 L'éclaircie intermédiaire

L'éclaircie intermédiaire peuplements

a peu d'effet sur le groupement

feuillus et résineux. Certains peuplements

d'essences des

mélangés comme la

32


sapinière à bouleau blanc, la sapinière à peuplier et la peupleraie à sapin deviennent résineux tandis que la bétulaie blanche à sapin devient feuillue (Tableau 3.6). Cette intervention a été pratiquée dans des peuplements de densités A et B. Dans tous les cas, la densité est demeurée dans les classes A et B. La hauteur des peuplements traités variait de 7 à 17 m. Elle n'a généralement pas été affectée par l'intervention. L'âge des peuplements traités variait de 25 à 35 ans et n'a pas été modifié sauf dans certains cas où des peuplements de 35 ans sont passés à 25 ans. Tableau 3.6: Impacts de l'éclaircie intermédiaire sur les groupements d'essences Peuplements

avant

N

Peuplements après

%

Cédrières (CC, CMe)

3

Cédrières (CC, CS)

100

Mélèzin (Me)

3

Mélèzin (Me)

100

Résineux (R)

27 Résineux (R) 5apinière (55)

Sapinière à cèdre (SC)

2

Sapinière (55)

92 5apinière (SS)

90

5apinière à bouleau blanc (5Bb) Sapinière à peuplier (SPe)

19 Sapinière (55) Résineux (R)

84 16

Bétulaie blanche à sapin (BbS)

3

Sapinière à cèdre (SC)

74 26 100

Bétulaie blanche (Bb) Résineux (R)

67

Mélangé (MF)

100

33

Mélangé (MF)

2

Peupleraie à sapin (PeS)

13 Sapinière (S5) Peupleraie à sapin (PeS)

Bétulaie blanche (Bb)

3

Sapinière (55)

100

Feuillu (F)

3

Érablières (Er, ErFt)

100

Peupleraie (Pe)

4

Peupleraie (Pe)

100

Érablières (Er, ErFt)

5

Érablières (Er, ErFt)

100

61 39

3.1.7 L'éclaircie commerciale L'éclaircie commerciale n'affecte pas les groupements d'essences des peuplements résineux et des érablières. Toutefois, certains peuplements mélangés ou feuillus contenant de l'érable à sucre sont transformés en érablières (Tableau 3.7). Cette intervention a été pratiquée dans des peuplements de densités A et B et n'a pas

33


entraîné de modifications de cette caractéristique. La hauteur des peuplements traités variait de 13 à 22 m. Elle n'a pas été affectée par l'intervention dans 80% des cas. Dans les autres cas, on observe des variations de 1 à 2 m. L'âge des peuplements traités variait généralement de 45 à 55 ans et n'a pas été modifié par l'intervention. Tableau 3.7: Impacts de l'éclaircie commerciale sur les groupements d'essences Peuplements

avant

Peuplements après

N

%

Cédrières (CC, CE, CS, RC)

18 Cédrières (CC)

83

Pessières (Ee, EE, ES)

15 Pessières (EC, EE, ES)

100

Résineux (RC, RS)

6

Sapinière (55)

89 Sapinière (55)

Bétulaie blanche à sapin (Bb5) Feuillus int. à sapin (FiS) Peupleraie à sapin (Pe5)

16 Bétulaie et peupleraie à sapin (Bb5, Pe5) Sapinière (55) Érablière (Er)

Érablière à résineux (ErR) Bétulaie jaune à résineux (BjR)

26 Érablières (Er, ErFt) Érablière à résineux (ErR)

58 42

Bétulaie blanche (Bb) Feuillus int. (Fi)

66 Bétulaie blanche (Bb) Érablière (Er)

83 17

Bétulaie jaune (Bj)

6

Érablières (Er, ErBb, ErBj, ErFi, ErFt, Eo)

Résineux (RC, RS)

Érablière (Er)

204 Érablières (Er, ErBb, ErBj, ErFi, ErFt, Eo)

83 97 40 33 27

83 97

3.1.8 La coupe progressive La coupe progressive n'a pas d'impacts sur les groupements d'essences des peuplements résineux et mélangés à dominance résineuse. Les mélangés à dominance feuillue sont parfois transformés en sapinières (Tableau 3.8). Cette intervention a été pratiquée dans des peuplements de densités A et B. Après l'intervention, la densité était de classe C dans 65% des cas et de classe B dans les autres cas. La hauteur des peuplements traités variait généralement de 13 à 17 m et n'a pas été affectée par l'intervention. L'âge des peuplements traités variait de 45 à 70 ans et n'a pas été modifié par l'intervention.

34


Tableau 3.8: Impacts de la coupe progressive sur les groupements Peuplements

d'essences

avant

N

Sapinières (CS, SC, SE, SS)

73

Sapinière

Pessières (EE,ES)

2

Pessières (EE,ES)

100

Sapinière à bouleau blanc (SBb) Sapinière à peuplier (SPe) Mélangé (:MR)

24

SBb,SPe,MR Sapinière (SS)

71

29

Bétulaie blanche à sapin (BbS) Feuillus int. à sapin (FiS) Peupleraie à sapin (PeS)

22

Sapinière

(SS)

36

BbS, PeS Sapinière à peuplier (SPe)

32 32

Érablière à résineux (ErR) Résineux à érable (REr)

13 Résineux à érable (REr) Sapinière (SS) Érablière rouge (Eo)

Peuplements

après

(SS)

% 96

47 38 15

3.1.9 La coupe de jardinage La coupe de jardinage transforme les érablières à résineux, les érablières à bouleau jaune et celles à feuillus tolérants en érablières (Tableau 3.9). Cette intervention peuplements peuplements peuplements l'intervention m. L'âge des

a été pratiquée dans des peuplements de densités A et B. Les de densité A sont passés à B dans 89% des cas tandis que les de densité B sont demeurés à B dans tous les cas. La hauteur des traités variait généralement de 14 à 20 m. Elle n'a pas été affectée par dans 67% des cas. Dans les autres cas, on observe une variation de 1 peuplements traités variait de 70 à 90 ans et n'a pas été modifié par

l'intervention. Tableau 3.9: Impacts du jardinage sur les groupements Peuplements

avant

N

Peuplements

d'essences après

%

Érablière à résineux (ErR)

8

Érablière (Er)

75

Érablières (Er, ErBj, ErFt)

37

Érablière (Er)

87

35


3.1.10 L'amélioration

d'érablière

L'amélioration d'érablière transforme les érablières à feuillus tolérants ainsi que les peuplements feuillus contenant de l'érable à sucre en érablières (Tableau 3.10). Cette intervention a été pratiquée dans des peuplements de densités A et B. Les peuplements de densité A passent à la classe B tandis que les peuplements de densité B demeurent dans la classe B. La hauteur des peuplements traités variait de 13 à 22 m. Cette caractéristique n'a généralement pas été affectée par l'intervention. L'âge des peuplements traités variait de 45 à 90 ans et n'a pas été modifié par l'intervention. Tableau 3.10: Impacts de l'amélioration d'érablière sur les groupements d'essences Peuplements

avant

Érablière (Er) Érablière à feuillus tolérants (ErFt)

N

Peuplements après

111 Érablière (Er) 15 Érablière (Er) Érablière à feuillus tolérants (ErFt)

Érablière rouge (Eo)

2

Érablière rouge (Eo)

Feuillus (F)

3

Érablière à feuillus tolérants (ErFt)

% 98

60 40 100 100

3.2 Les impacts sur l'habitat des espèces L'impact des interventions sylvicoles est exprimé en pourcentage et calculé de la façon suivante: Impact (%) = IQH après - IQH avant 3.2.1 Les impacts de la coupe rase L'habitat du castor est particulièrement affecté par la coupe rase des peuplements contenant du peuplier et du bouleau blanc (Tableau 3.11).

36


Tableau 3.11: Les impacts de la coupe rase sur l'habitat du castor Peuplements EE,ES,SE,SS RBb,SBb,SPe MR,REo BbR,BbS,FiS,PeS,PeR Bb,Fi,Pe Eo,Er ErFi,ErPe

GEav 0,1 0,5 0,3 0,8 0,9 0,5 0,7

GEav: Groupement d'essences avant

La coupe rase des peuplements huppée. Lorsqu'appliquée 42 à 48% (Tableau 3.12).

GEap IQHav IQHap Impact -32 0,32 0 0 -71 0,71 0 0 -55 0 0,55 0 -89 0,89 0 0 -95 0,95 0 0 -71 0,71 0 0 -84 0,84 0 0 GEap: Groupement d'essences après

résineux n'affecte pas l'habitat de la gélinotte

aux peuplements

mélangés et feuillus, l'impact varie de

Tableau 3.12: Les impacts de la coupe rase sur l'habitat de la gélinotte huppée. Peuplements

EE,ES,SE,SS MR,RBb,REo,SBb, SPe BbR,BbS,FiS,PeR, PeS Bb,Eo,Er,ErFi,ErPe, Fi,Pe . -g~,

co: Couvert

TNav

ELav

1 2

0 1

2 1

0 0

0 0

0 0

3

1

1

0

0

3

1

1

0

0

. ..•. ..- .

COav TNap

..

COap IQHav

ELap

..

.

IQHap

Impact

0 0,42

0 0

0 -42

0

0,48

0

-48

0

0,48

0

-48

-

..<. •

g

.

de protection hivernale

La coupe rase des peuplements feuillus n'affecte pas l'habitat du lièvre. Pour les peuplements résineux et mélangés à dominance résineuse, l'impact est de 25% tandis qu'il est de 50% pour les mélangés à dominance feuillue (Tableau 3.13). Tableau 3.13: Les impacts de la coupe rase sur l'habitat du lièvre d'Amérique IQHav IQHap Impact Peuplements -25 0,25 0 EE,ES,SE,SS -25 0 0,25 MR,RBb,REo,SBb,SPe -50 0 0,50 BbR,BbS,FiS,PeR,PeS 0 0 0 Bb,Eo,Er,ErFi,Er Pe,Fi,Pe 37


La coupe rase des peuplements feuillus n'affecte pas l'habitat de la martre. L'impact est élevé pour les peuplements résineux et mélangés (Tableau 3.14). Tableau 3.14: Les impacts de la coupe rase sur l'habitat de la martre d'Amérique DCav Hav 2 3 1 3 1 3 0 3

Peuplements EE,ES,SE,SS MR,RBb,REo,SBb,SPe BbR,BbS,FiS,PeR,PeS Bb,Eo,Er,ErFi,ErPe,Fi,Pe

DCap 0 0 0 0

Hap 0 0 0 0

IQHav IQHap Impact 0,87 -87 0 0,69 -69 0 0,69 -69 0 0 0 0

H: Hauteur du peuplement

DC: Densité en conifères

La coupe rase des sapinières et des peuplements mélangés affecte particulièrement l'habitat de l'orignal. L'impact est moindre pour les pessières et les peuplements

feuillus (Tableau 3.15).

Tableau 3.15: Les impacts de la coupe rase sur l'habitat de l'orignal Peuplements

EE,ES SE,SS BbR,BbS,FiS,MR,PeR, PeS,RBb,REo,SBb,SPe Bb,Eo,Er,ErFi,ErPe,Fi, Pe lA: Indice d'attirance

IAav QNav QPav IAap QNap QPap IQHav IQHap Impact

0,3 0,5 1

0,9 0,9 0,9

0,7 0,8 0,5

0,1 0,1 0,1

1 1 1

0,1 0,1 0,1

0,66 0,77 0,82

0,32 0,32 0,32

-34 -46 -50

1

0,9

0,1

0,1

1

0,1

0,55

0,32

-23

QN: Qualité nutritionnelle

QP: Qualité du couvert de protection

3.2.2 Les impacts de la remise en production La remise en production des peuplements mélangés et feuillus contenant du peuplier et du bouleau blanc affecte particulièrement l'habitat du castor (Tableau 3.16).

38


Tableau 3.16: Les impacts de la remise en production sur l'habitat du castor Peuplements SC SFi,SPe BbS,PeS Bb,Pe

GEav GEap IQHav IQHap Impact 0,1 0,1 0,32 0 0,32 0,1 0,84 0,32 -52 0,7 0,9 0,1 0,95 0,32 -63 -68 0,1 0,32 1 1

GEav: Groupement d'essences avant

GEap: Groupement d'essences après

La remise en production des peuplements mélangés et feuillus contenant une forte proportion de peuplier et de bouleau blanc affecte moyennement l'habitat de la gélinotte huppée (Tableau 3.17). Tableau 3.17: Les impacts de la remise ne production sur l'habitat de la gélinotte huppée. Peuplements TNav ELav COav TNap ELap COap IQHav IQHap Impact 0 0 0 1 0 1 0 2 0 SC -53 0,53 0 0 SFi,SPe 2 1 2 0 1 -60 0,6 0 0 BbS,PeS 1 2 0 1 3 -48 0,48 0 0 Bb,Pe 1 0 1 3 1 . - - - -go::, g CO: Couvert de protection hivernale

La remise en production des peuplements mélangés et feuillus n'affecte pas l'habitat du lièvre. Dans les peuplements feuillus, l'impact est faible (Tableau 3.18). Tableau 3.18: Les impacts de la remise en production sur l'habitat du lièvre d'Amérique Peuplements SC Bb,Pe SFi,SPe BbS,PeS

IQHav IQHap Impact 0,25 0 0,25 0,25 25 0 0,25 0 0,25 0 0,25 0,25

La remise en production des peuplements feuillus n'affecte pas l'habitat de la martre. Toutefois, l'impact est élevé dans les sapinières et les sapinières mélangées (Tableau 3.19).

39


Tableau 3.19: Les impacts de la remise en production sur l'habitat de la martre d'Amérique Peuplements SC Bb,Pe SFi,SPe BbS,PeS

DCav 2 0 2 1

DC: Densité en conifères

Hav 3 3 3 3

DCap 0 0 0 0

Hap 0 0 0 0

IQHav IQHap Impact 0,87 -87 0 0 0 0 0,87 -87 0 0,69 -69 0

H: Hauteur du peuplement

La remise en production des peuplements résineux et mélangés affecte moyennement l'habitat de l'orignal. L'impact est moindre dans le cas des peuplements feuillus (Tableau 3.20). Tableau 3.20: Les impacts de la remise en production sur l'habitat de l'orignal IAav QNav QPav IAap QNap QPap IQHav IQHap Impact Peuplements 0,5 0,9 0,1 0,8 1 0,1 0,77 0,32 -46 SC 0,9 0,1 0,1 0,55 1 0,1 1 0,32 -23 Bb,Pe 0,9 0,5 0,1 0,82 -50 BbS,PeS,SFi,SPe 1 1 0,1 0,32 IA: Indice d'attirance

QN: Qualité nutritionnelle

QP: Qualité du couvert de protection

3.2.3 Les impacts de l'éclaircie précommerciale L'éclaircie précommerciale n'affecte pas l'habitat du castor sauf dans le cas de la peupleraie à sapin où l'impact est faible (Tableau 3.21). Tableau 3.21: Les impacts de l'éclaircie précommerciale sur l'habitat du castor Peuplements R,SS MF,MR PeS F,Pe

GEav GEap IQHav IQHap Impact 0,1 0,1 0,32 0,32 0 0,3 0,55 0,55 0,3 0 0,1 0,55 0,32 -23 0,3 0,6 0,6 0,77 0,77 0

GEav: Groupement d'essences avant

GEap: Groupement d'essences après

40


L'éclaircie précommerciale n'affecte pas l'habitat de la gélinotte huppée sauf dans le cas de la peupleraie à sapin où l'impact est élevé (Tableau 3.22). Tableau 3.22: Les impacts de l'éclaircie pré commerciale sur l'habitat de la géli~otte huppée Peuplements R,SS MF,MR PeS F,Pe . --

co: Couvert

TNav ELav COav TNap ELap COap IQHav IQHap Impact 0 0 0 2 1 0 1 2 0 0 0,76 0,76 2 2 3 3 2 2 0 -76 0,76 2 0 1 2 2 3 0 0 0 0 2 3 2 3 0 g-,

. ... ,..

- •.

...

. .-

.

-

.

g

-

de protection hivernale

L'éclaircie précommerciale n'affecte pas l'habitat du lièvre sauf dans le cas de la peupleraie à sapin où l'impact est moyen (Tableau 3.23). Tableau 3.23: Les impacts de l'éclaircie précommerciale sur l'habitat du lièvre d'Amérique Peuplements R,SS MF,MR PeS F,Pe

IQHav IQHap Impact 0,25 0,25 0 0,75 0,75 0 0,25 0,75 -50 0 0 0

L'éclaircie précommerciale des peuplements résineux et feuillus n'affecte pas l'habitat de la martre d'Amérique mais lorsqu'appliquée mélangés, l'impact est faible (Tableau 3.24).

aux peuplements

Tableau 3.24: Les impacts de l'éclaircie précommerciale sur l'habitat de la martre d'Amérique Peuplements R,SS MR MF,PeS F,Pe DC: Densité en conifères

DCav 3 3 2 0

Hav DCap Hap IQHav IQHap Impact 0,69 1 0,69 0 3 1 0,69 0,6 1 2 1 -9 .1 -12 1 0,60 0,48 1 0 0 0 1 1 0 H: Hauteur du peuplement

41


L'éclaircie précommerciale n'affecte pas l'habitat de l'orignal sauf dans le cas des friches où l'habitat est amélioré suite à l'enrésinement

(Tableau 3.25).

Tableau 3.25: Les impacts de l'éclaircie précommerciale sur l'habitat de l'orignal Peuplements R,SS MF,MR PeS F,Pe Fr

IAav QNav QPav IAap QNap QPap IQHav IQHap Impact 0,6 0,7 0,6 1 0,7 0,81 1 0,81 0 1 0,5 1 1 0,5 0,84 1 0,84 0 1 1 0,5 0,6 1 0,7 0,84 0,81 -3 1 1 0,1 0,1 0,56 1 1 0,56 0 0,1 1 0,1 0,6 0,7 1 0,32 0,81 49

lA: Indice d'attirance

QN: Qualité nutritionnelle

QP: Qualité du couvert de protection

3.2.4 Les impacts de l'éclaircie précommerciale sélective L'éclaircie pré commerciale sélective est un traitement peu utilisé qui cause peu de changements dans la structure des peuplements. Ces faibles changements n'entraînent aucune variations sur les indices de qualité de l'habitat des espèces à l'étude. 3.2.5 Les impacts de la coupe de succession La coupe de succession des peuplements résineux n'affecte pas l'habitat du castor mais l'impact est moyen pour les peuplements feuillus et mélangés (Tableau 3.26). Tableau 3.26: Les impacts de la coupe de succession sur l'habitat du castor Peuplements R,SC,SE,SS EPe,SBb,SFi,SPe BbS,FiS,PeE,PeS Bb,Fi,Pe ErPe Eo,Er,ErH

GEav GEap IQHav IQHap Impact 0,1 0,1 0,32 0,32 0 0,7 0,1 0,84 0,32 -52 0,8 0,1 0,89 0,32 -57 0,9 0,95 0,1 -63 0,32 0,7 0,1 0,84 -52 0,32 0,5 0,1 0,71 0,32 -39

GEav: Groupement d'essences avant

GEap: Groupement d'essences après

42


La coupe de succession des peuplements résineux n'affecte pas l'habitat de la gélinotte huppée mais l'impact est moyen pour les peuplements feuillus et mélangés (Tableau 3.27). Tableau 3.27: Les impacts de la coupe de succession sur l'habitat de la gélinotte huppée Peuplements

TNav

ELav

R,SC,SE,SS EPe,SBb,SFi,SPe BbS, FiS,PeE,PeS Bb,Eo,Er,ErFt, ErPe,Fi,Pe - g",

1 3 2 3

0 1 1 1

co: Couvert

COav TNap

- - - ~-

0 0 0 0

3 2 3 1 ..

~ ..

COap IQHav IQHap Impact

ELap

0 0 0 0

..

0 0 0 0

.

0 0 0 0

0 0,6 0,6 0,48 ........

~ ..

g

.

0 -60 -60 -48 ,

de protection hivernale

La coupe de succession des peuplements résineux et mélangés à dominance résineuse n'affecte pas l'habitat du lièvre et l'impact est faible dans le cas des peuplements mélangés à dominance feuillue. On constate une amélioration de l'habitat dans le cas des peuplements feuillus puisque ceux-ci deviennent résineux (Tableau 3.28). Tableau 3.28: Les impacts de la coupe de succession sur l'habitat du lièvre d'Amérique Peuplements R,SC,SE,SS EPe,SBb,SFi,SPe BbS,FiS,PeE,PeS Bb,Eo,Er,ErFt,ErPe,Fi,Pe

IQHav IQHap Impact 0 0,25 0,25 0,25 0 0,25 -25 0,25 D,50 0,25 25 0

La coupe de succession des peuplements feuillus n'affecte pas l'habitat de la martre et l'impact est faible dans le cas des peuplements feuillus et mélangés (Tableau 3.29).

43


Tableau 3.29: Les impacts de la coupe de succession sur l'habitat de la martre d'Amérique Peuplements R,SC,SE,SS EPe,SBb,SFi,SPe BbS,FiS,PeS,PeE Bb,Eo,Er,ErFt,Er Pe,Fi,Pe De: Densité en conifères

DCav 3 3 2 0

Hav 3 3 3 0

DCap 3 3 3 0

Hap 1 1 1 0

IQHav IQHap Impact 0,69 -31 1 0,69 1 -31 0,69 0,87 -18 0 0 0

H: Hauteur du peuplement

La coupe de succession des peuplements résineux n'affecte pas l'habitat du castor et l'impact est faible dans le cas des peuplements mélangés. On constate une augmentation de la qualité de l'habitat pour les peuplements feuillus car ceux-ci deviennent résineux (Tableau 3.30). Tableau 3.30: Les impacts de la coupe de succession sur l'habitat de l'orignal IAav QNav QPav IAap QNap QPap IQHav IQHap Impact Peuplements 0,5 0,9 0,8 0,5 0,7 0,77 0,77 0 1 R,SC,SE,SS 0,5 0,7 0,7 0,82 0,70 -12 0,9 BbS,EPe,FiS,PeE, 1 1 PeS,SBb,SFi,SPe 0,9 0,1 0,7 0,7 0,55 0,70 1 1 15 Bb,Eo,Er,ErFt, ErPe,Fi,Pe IA: Indice d' attirance

QN: Qualité nutritionnelle

QP: Qualité du couvert de protection

3.2.6 Les impacts de l'éclaircie intermédiaire L'éclaircie intermédiaire des peuplements mélangés et de la majorité des peuplements feuillus n'affecte pas l'habitat du castor. L'impact est moyen dans les peuplements mélangés et feuillus contenant une forte proportion bouleau blanc (Tableau 3.31).

de peuplier et de

44


Tableau 3.31: Les impacts de l'éclaircie intermédiaire sur l'habitat du castor Peuplements CC,CM:e,R,5C, 55 5Bb,5Pe Bb5,Pe5 MF Bb Pe Er,ErFt,F

GEav GEap IQHav IQHap Impact 0,32 0,32 0 0,1 0,1 0,7 0,9 0,3 1 1 0,6

0,1 0,1 0,3 0,1 1 0,6

GEav: Groupement d'essences avant

0,84 0,95 0,55 1 1 0,77

0,32 0,32 0,55 0,32 1 0,77

-52 -63

°

-68 0 0

GEap: Groupement d'essences après

L'éclaircie intermédiaire dans les peuplements résineux et la plupart des peuplements feuillus n'a pas d'impact sur la qualité de l'habitat de la gélinotte huppée. Dans le cas des autres peuplements, l'impact est faible (Tableau 3.32). Tableau 3.32: Les impacts de l'éclaircie intermédiaire sur l'habitat de la gélinotte huppée TNav ELav COav TNap ELap COap IQHav IQHap Impact Peuplements 0 0,48 0,48 1 1 3 1 3 1 CC,CMe,R,5C, 55 -5 0,48 0,53 1 3 2 1 1 2 5Bb,5Pe -15 0,60 0,76 2 1 2 3 2 Bb5 3 -28 0,48 0,76 1 3 1 2 2 Pe5 3 0 0,76 0,76 2 2 2 3 2 3 MF -12 0,48 0,60 1 3 1 1 2 Bb 3 0 0,60 0,60 1 2 1 3 2 Er,ErFt,F,Pe 3 . - - - _. - ~ . g<:, g'

co: Couvert

de protection hivernale

L'éclaircie intermédiaire dans les peuplements résineux et la plupart des peuplements feuillus n'a pas d'impact sur la qualité de l'habitat du lièvre. L'impact est moyen à élevé dans les peuplements mélangés où domine le peuplier et le bouleau blanc (Tableau 3.33).

45


Tableau 3.33: Les impacts de l'éclaircie intermédiaire sur l'habitat du lièvre d'Amérique Peuplements CC,CMe,R,SC,SS SBb,SPe BbS,PeS MF Bb Er,ErFt,F,Pe

IQHav IQHap Impact 0,25 0,25 0 -50 0,75 0,25 -75 0,75 0 0,75 0,75 0 0,25 25 0 0 0 0

L'éclaircie intermédiaire appliquée à des peuplements résineux, feuillus et mélangés à dominance résineuse n'a pas d'impact sur la qualité de l'habitat de la martre. L'impact est élevé dans le cas où le traitement transforme un peuplement mélangé en un peuplement feuillu comme la bétulaie blanche à sapin dans notre étude. Dans le cas de la bétulaie blanche transformée en sapinière, on constate une forte augmentation de la qualité (Tableau 3.34). Tableau 3.34: Les impacts de l'éclaircie intermédiaire sur l'habitat de la martre d'Amérique DCav Hav DCap Hap IQHav IQHap Impact Peuplements 0,87 0,87 0 2 2 CC,CMe,R,SC,SS 3 3 0,87 0,87 0 2 2 3 SBb,SPe 3 -76 0,76 0 0 2 2 BbS 2 0,76 0,87 11 2 2 2 3 PeS -15 0,76 0,6 2 1 2 2 MF 0,87 87 2 2 0 0 3 Bb 0 0 2 0 Er,ErFt,F,Pe 0 2 0 DC: Densité en conifères

H: Hauteur du peuplement

L'éclaircie intermédiaire dans les peuplements résineux et la plupart des peuplements feuillus n'a pas d'impact sur la qualité de l'habitat de l'orignal. On constate un faible impact dans le cas des peuplements mélangés. Dans le cas de la bétulaie blanche transformée en sapinière, on constate une faible augmentation de la qualité (Tableau 3.35).

46


Tableau 3.35: Les impacts de l'éclaircie intermédiaire Peuplements CC,CMe R,SC,SS PeS,SBb,SPe BbS MF Bb Er,ErFt,F,Pe

sur l'habitat de l'orignal

IAav QNav QPav IAap QNap QPap IQHav IQHap Impac1 0,74 0 0,74 1 0,3 1 1 1 0,3 0,79 0 0,80 0,8 1 0,8 0,5 0,5 1 -5 0,84 0,79 0,8 0,5 1 0,5 1 1 -28 0,56 0,84 0,1 1 0,5 1 1 1 0 0,84 0,84 0,5 1 0,5 1 1 1 23 0,79 0,56 0,8 0,5 1 0,1 1 1 0,56 0 0,56 0,1 1 0,1 1 1 1

IA: Indice d'attirance

QN: Qualité nutritionnelle

QP: Qualité du couvert de protection

3.2.7 Les impacts de l'éclaircie commerciale L'éclaircie commerciale n'a pas causée d'impact sur la qualité de l'habitat du castor dans les peuplements de l'étude sauf dans le cas des mélangés à feuillus durs transformés en érablières où il y a une faible augmentation de la qualité de l'habitat (Tableau 3.36). Tableau 3.36: Les impacts de l'éclaircie commerciale sur l'habitat du castor GEav GEap IQHav IQHap Impact Peuplements 0,32 0 0,32 CC,CE,CS,EC,EE,ES,RC,RS,SC,SE,SS 0,1 0,1 0,89 0 0,89 0,8 0,8 BbS, FiS,PeS 0,71 16 0,55 0,3 0,5 BjR,ErR 0,95 0 0,95 0,9 0,9 Bb,Fi,Pe 0,71 0 0,71 0,5 0,5 Bj,Eo,Er,ErBb,ErBj,ErFi,ErF t,F GEav: Groupement d'essences avant

GEap:Groupement d'essences après

L'éclaircie commerciale n'a pas causée d'impact sur la qualité de l'habitat de la gélinotte huppée dans les peuplements de l'étude sauf dans le cas des mélangés à feuillus durs transformés en érablières où il y a un faible impact (Tableau 3.37).

47


Tableau 3.37: Les impacts de l'éclaircie commerciale sur l'habitat de la gélinotte huppée TNav ELav COav TNap ELap COap IQHav IQHap Impact Peuplements 0,00 0 0,00 0 1 3 0 3 CC,CE,CS,EC,EE, 1 ES,RC,RS,SC,SE, SS 0,60 0 0,60 2 1 1 2 3 3 BbS,FiS,PeS -12 0,60 0,48 1 3 1 1 2 3 BjR,ErR 0,48 0 0,48 1 1 1 1 3 Bb,Bj,Eo,Er,ErBb, 3 ErBj,ErFi,Er Ft,F, Fi,Pe - .. -,. - -- .. -- _ .•. ....c...• g' ge,

co: Couvert

de protection hivernale

L'éclaircie commerciale dans les peuplements résineux et feuillus n'affecte pas la qualité de l'habitat du lièvre. Seuls les peuplements mélangés montrent un impact moyen (Tableau 3.38). Tableau 3.38: Les impacts de l'éclaircie commerciale sur l'habitat du lièvre d'Amérique IQHav Peuplements 0,25 CC,CE,CS,EC,EE,ES,RC,RS,SC,SE,SS 0,5 BbS,BjR,ErR,FiS,PeS 0 Bb,Bj,Eo,Er ,ErBb ,ErBj,Er Fi,ErFt"F ,Fi,Pe

IQHap Impact 0,25 0 0

0 -50 0

L'éclaircie commerciale n'a pas causée d'impact sur la qualité de l'habitat de la martre dans les peuplements de l'étude sauf dans le cas des mélangés à feuillus durs transformés en érablières où il y a un fort impact (Tableau 3.39).

48


Tableau 3.39: Les impacts de l'éclaircie commerciale sur l'habitat de la martre d'Amérique Peuplements DCav Hav DCap Hap IQHav IQHap Impact CC,CE,CS,EC,EE,ES,RC,RS, 3 0,99 0,99 0 3 3 3 SC,SE,SS BbS,FiS,PeS 0,87 0,87 2 2 3 0 3 0,87 0,00 -87 BjR,ErR 2 0 3 3 0,00 0,00 Bb,Bj,Eo,Er,ErBb ,ErBj,ErFi, 0 0 0 3 3 ErFt,F,Fi,Pe DC: Densité en conifères

H: Hauteur du peuplement

L'éclaircie commerciale n'a pas causée d'impact sur la qualité de l'habitat de l'orignal dans les peuplements de l'étude sauf dans le cas des mélangés à feuillus durs transformés en érablières où il y a un faible impact (Tableau 3.40). Tableau 3.40: Les impacts de l'éclaircie commerciale sur l'habitat de l'orignal Peuplements CC,CE,CS EC,EE,ES,RC, RS,SC,SE,SS BbS,FiS,PeS BjR,ErR Bb,Bj,Er,ErBb, Eo,ErBj,ErFi, ErF t,F,Fi,Pe

IAav QNav QPav IAap QNap QPap IQHav IQHap Impact 0,72 0,9 0,72 0 0,9 0,3 1 0,3 1 0,77 0,8 0,77 0 0,9 0,8 0,5 0,9 0,5 1 1 1

IA: Indice d'attirance

0,9 0,9 0,9

0,5 0,5 0,1

1 1 1

0,9 0,9 0,9

QN: Qualité nutritionnelle

0,5 0,1 0,1

0,82 0,82 0,55

0,82 0,55 0,55

0 -27 0

QP: Qualité du couvert de protection

3.2.8 Les impacts de la coupe progressive La coupe progressive appliquée aux peuplements résineux, feuillus et mélangés à dominance résineuse n'affecte pas la qualité de l'habitat du castor. On constate un faible impact dans le cas des peuplements mélangés à dominance feuillue (Tableau 3.41).

49


Tableau 3.41: Les impacts de la coupe progressive sur l'habitat du castor GEap IQHa~ IQHap Impact 0,32 0 0,1 0,32 0 0,5 0,71 0,71 -39 0,1 0,71 0,32 0,55 0,55 0 0,3

GEav Peuplements 0,1 C,CS,EE,ES,SC,SS,SE 0,5 MR,SBb,SPe 0,5 BbS,FiS,PeS 0,3 ErR,REr GEav: Groupement d'essences avant

GEap: Groupement d'essences après

La coupe progressive appliquée aux peuplements résineux n'a pas d'impact sur la qualité de l'habitat de la gélinotte huppée. L'impact est faible pour les peuplements mélangés à dominance résineuse et élevé pour les mélangés à dominance feuillue (Tableau 3.42). Tableau 3.42: Les impacts de la coupe progressive sur l'habitat de la gélinotte huppée COav TNap

IQHap

Impact

0

0

0

1

0,76

0,53

-23

1 1

0,6 0,6

0 0,53

-60 -7 -

TNav

ELav

C,CS,EE,ES,SC, SS,SE MR,REr,SBb, SPe, BbS,FiS,PeS ErR

1

0

3

1

0

2

2

2

3

2

2

3 3 _ 4._.

1 1

2 2 --

1 2

0 2

-

co:

gt::, Couvert de protection hivernale

La coupe progressive

ELap

COap IQHav

Peuplements

.-

.

appliquée aux peuplements

-

.

g'

.

résineux et mélangés à

dominance résineuse n'a pas d'impact sur la qualité de l'habitat du lièvre. L'impact est faible pour les mélangés à dominance feuillue (Tableau 3.43). Tableau 3.43: Les impacts de la coupe progressive sur l'habitat du lièvre d'Amérique IQHav IQHap Impact Peuplements 0,25 C,CS,EE,ES,SC,SS,SE 0,25 0 0,25 0,25 MR,REr,SBb,SPe, 0 0,5 0,25 -25 BbS,ErR,FiS,PeS

50


La coupe progressive appliquée aux peuplements résineux et mélangés à dominance résineuse à un impact faible sur la qualité de l'habitat de la martre. L'impact est élevé dans les peuplements mélangés à dominance feuillue (Tableau 3.44). Tableau 3.44: Les impacts de la coupe progressive sur l'habitat de la martre d'Amérique DCav Peuplements C,CS,EE,ES,SC,SS,SE 3 MR,REr,SBb,SPe 3 BbS,FiS,PeS 2 2 ErR

Hav 3 3 3 3

DCap 2 1 0 1

Hap 3 3 3 3

IQHav IQHap Impact 0,87 -13 1 -31 0,69 1 -87 0,87 0 -18 0,69 0,87

H: Hauteur du peuplement

DC: Densité en conifères

La coupe progressive appliquée aux peuplements résineux et mélangés à dominance résineuse n'a pas d'impact sur la qualité de l'habitat du lièvre. L'impact est très faible pour les mélangés à dominance feuillue (Tableau 3.45). Tableau 3.45: Les impacts de la coupe progressive sur l'habitat Peuplements

C,CS,EE,ES,SC,SS,SE ErR,MR,REr,SBb,SPe BbS,FiS,PeS IA: Indice d'attirance

IAav QNav QPav

0,5 1 1

0,9 0,9 0,9

0,8 0,5 0,5

de l'orignal

IAap QNap QPap IQHav IQHap Impact

0,5 1 0,5

QN: Qualité nutritionnelle

0,9 0,9 0,9

0,8 0,5 0,8

0,77 0,82 0,82

0,77 0,82 0,77

0 0 -4

QP: Qualité du couvert de protection

3.2.9 Les impacts de la coupe de jardinage La coupe de jardinage appliquée aux peuplements

feuillus n'a aucun impact

sur la qualité de l'habitat du castor. On remarque un faible impact dans le cas de l'érablière à résineux transformée

en érablière (Tableau 3.46).

51


Tableau 3.46: Les impacts de la coupe de jardinage sur l'habitat du castor Peuplements ErR Er,ErBj,ErFt

GEav 0,3 0,5

GEap IQHav IQHap Impact 0,55 0,71 16 0,5 0,71 0,71 0 0,5

GEav: Groupement d'essences avant

GEap: Groupement d'essences après

La coupe de jardinage appliquée aux peuplements feuillus n'a aucun impact sur la qualité de l'habitat de la gélinotte huppée. On remarque un faible impact dans le cas de l'érablière à résineux transformée en érablière (Tableau 3.47). Tableau 3.47:Les impacts de la coupe de jardinage sur l'habitat de la gélinotte huppée Peuplements ErR Er,ErBj,ErFt - -

co:

TNav ELav COav TNap ELap COap IQHav IQHap Impact -12 0,60 0,48 1 2 1 1 3 3 0,48 0,48 0 1 1 1 1 3 3 - .•. _. .. .. . .

g<::, Couvert de protection hivernale

"

""

~

.L.

g

w

La coupe de jardinage appliquée aux peuplements feuillus n'a aucun impact sur la qualité de l'habitat du lièvre. On remarque un faible impact dans le cas de l'érablière à résineux transformée en érablière (Tableau 3.48). Tableau 3.48: Les impacts de la coupe de jardinage sur l'habitat du lièvre d'Amérique Peuplements ErR Er,ErBj,ErFt

IQHav IQHap 0,25 0 0 0

Impact -25 0

La coupe de jardinage appliquée aux peuplements feuillus n'a aucun impact sur la qualité de l'habitat de la martre. On remarque un impact élevé dans le cas de l'érablière à résineux transformée en érablière (Tableau 3.49).

52


Tableau 3.49: Les impacts de la coupe de jardinage sur l'habitat de la martre d'Amérique Peuplements ErR Er,ErBj,ErFi

DCav Hav OCap Hap IQHav IQHap Impact 0,87 0,00 -87 2 0 3 3 0,00 0 0 0,00 0 3 3

DC: Densité en conifères

H: Hauteur du peuplement

La coupe de jardinage appliquée aux peuplements feuillus n'a aucun impact sur la qualité de l'habitat de l'orignal. On remarque un faible impact dans le cas de l'érablière à résineux transformée en érablière (Tableau 3.50). Tableau 3.50: Les impacts de la coupe de jardinage sur l'habitat de l'orignal Peuplements

ErR Er,ErBj,ErFi

IAav QNav QPav !Aap QNap QPap IQHav IQHap Impact -23 0,1 0,71 0,47 1 0,5 0,5 1 0,5 0,47 0,1 0,5 0,1 0,47 0 0,5 1 1

IA: Indice d'attirance

QN: Qualité nutritionnelle

QP: Qualité du couvert de protection

3.2.10. Les impacts de l'amélioration d'érablières L'amélioration d'érablières ne fait que provoquer un changement de la composition des essences qui demeurent feuillues ainsi qu'une faible diminution de la densité. L'impact est nul pour l'IQH des espèces de cette étude. 3.3 Tableau-synthèse Le tableau 3.51 montre une interprétation des résultats constituant une synthèse à consultation rapide.

53


Tableau 3.51: Synthèse et interprétation des résultats Castor

Gélinotte

Lièvre

Martre

Orignal

Coupe rase

- --

--

--

- --

--

Remise en product.

- --

--

-

- --

--

Éc1. pré commerciale

-

-

-

-

-

Éc1.précom. sélect.

0

0

0

0

0

Coupe succession

--

--

-

-

-

Éc1. intermédiaire

--

-

--

Variable

-

Éc1. commerciale

-

0*

0*

0*

0*

Coupe progressive

0

--

-

*

-

Jardinage

0

0**

0**

0**

0**

Amélior. érablière

0

0

0

0

0

- - -: Impact élevé - -: Impact moyen -: Impact faible 0: Impact nul *: mis à part quelques strates forestières **: mis à part le cas de l'érablière à résineux transformée en érablière

54


Chapitre 4 Les implications dans l'aménagement des forêts Les résultats de l'étude montrent l'impact de la modification de l'habitat de cinq espèces d'importance économique lors de certaines interventions sylvicoles. Cette connaissance peut servir aux gestionnaires des forêts afin de planifier les interventions sylvicoles en concordance avec les objectifs de préservation et de développement de la ressource faunique. Par exemple, un plan quinquennal peut prévoir une grande emphase sur les travaux d'éclaircie pré commerciale dans des peupleraies à sapin étant donné la grande proportion du territoire propice à cette intervention. Les résultats de l'étude montrent que la gélinotte huppée et le lièvre d'Amérique seraient particulièrement sensibles à cette intervention (impacts: -76% et -50%). Si le plan d'aménagement prévoit un développement de la chasse au petit gibier, le gestionnaire pourrait répartir ces interventions sur une plus longue période et remplacer une partie des travaux par des interventions moins néfastes comme de l'éclaircie commerciale dans les peuplements feuillus. Afin d'aider le gestionnaire à ajuster ses décisions et ainsi concilier les objectifs d'aménagement forestier et faunique, nous présentons dans ce chapitre, les résultats de l'étude sous une forme adaptée à l'aménagement forestier. La Forêt Modèle du Bas-Saint-Laurent utilise une classification des peuplements forestiers regroupés selon leurs besoins sylvicoles en groupes d'aménagement (Savoie 1996). L'association des impacts de l'étude à cette classification permet d'obtenir un outil de décision permettant d'analyser l'impact d'un programme d'interventions sylvicoles sur l'habitat des cinq espèces de l'étude. De plus, elle permet d'appliquer les résultats de l'étude au niveau de la forêt québécoise. Par exemple, les impacts de l'éclaircie précommerciale calculés pour les strates résineux (R) et sapinière (55) faisant partie du sous-groupe 330: Régénération naturelle résineuse peuvent être sensiblement les mêmes pour les peuplements de l'ensemble du sous-groupe.

55


4.1 Les groupes dlaménagement

Groupe 100: En voie de régénération Sous-groupe 110: Aucune récupération de matière ligneuse possible Sous-groupe 120: Avec récupération de matière ligneuse possible Sous-groupe 130: Friches Groupe 200: Plantations Sous-groupe 210: Plantations Sous-groupe 220: Plantations Catégorie 221: Hauteur Catégorie 222: Hauteur Sous-groupe 230: Plantations Sous-groupe 240: Plantations Sous-groupe 250: Plantations

résineuses résineuses 6 5 résineuses mélangées mélangées

récentes jeunes

matures ou feuillues jeunes ou feuillues matures

Groupe 300: Régénération naturelle Sous-groupe 310: Régénération naturelle feuillue Catégorie 311: Hauteur 6 Catégorie 312: Hauteur 5 Sous-groupe 320: Régénération naturelle mélangée Catégorie 321: Hauteur 6 Catégorie 322: Hauteur 5 Sous-groupe 330: Régénération naturelle résineuse Catégorie 331: Hauteur 6 Catégorie 332: Hauteur 5 Groupe 400: Peuplements résineux - Classe de hauteur 1 à 4 Sous-groupe 410: Jeunes (:S; 30) et denses (A-B) Catégorie 411: Résineux excluant cédrières Catégorie 412: Cédrières Sous-groupe 420: Jeunes (:S; 30) et peu denses (C-D) Catégorie 421: Résineux excluant cédrières Catégorie 422: Cédrières Sous-groupe 430: Matures (~50) et denses (A-B) Catégorie 431: Résineux excluant cédrières Catégorie 432: Cédrières Sous-groupe 440: Matures (;;::50) et peu denses (C-D) Catégorie 441: Résineux excluant cédrières Catégorie 442: Cédrières Groupe 500: Peuplements mélangés à dominance résineuse - Hauteur 1 à 4 Sous-groupe 510: Jeunes (:S; 30) et denses (A-B) Catégorie 511: Priorité aux résineux Catégorie 512: Priorité aux feuillus

56


Sous-groupe 520: Jeunes (~ 30) et peu denses (C-D) Catégorie 521: Priorité aux résineux Catégorie 522: Priorité aux feuillus Sous-groupe 530: Matures (~ 50) et denses (A-B) Catégorie 531: Priorité aux résineux Catégorie 532: Priorité aux feuillus Sous-groupe 540: Matures (~50) et peu denses (C-D) Catégorie 541: Priorité aux résineux Catégorie 542: Priorité aux feuillus Catégorie 543: Dégradés, priorité aux feuillus Groupe 600: Peuplements mélangés à dominance feuillue - Hauteur 1 à 4 Sous-groupe 610: Jeunes (~ 30) et denses (A-B) Catégorie 611: Prédominance de feuillus intolérants Catégorie 612: Prédominance de feuillus tolérants Sous-groupe 620: Jeunes (~ 30) et peu denses (C-D) Catégorie 621: Prédominance de feuillus intolérants Catégorie 622: Prédominance de feuillus tolérants Sous-groupe 630: Matures (~ 50) et denses (A-B) Catégorie 631: Prédominance de feuillus intolérants Catégorie 632: Prédominance de feuillus tolérants Sous-groupe 640: Matures (~ 50) et peu denses (C-D) Catégorie 641: Prédominance de feuillus intolérants Catégorie 642: Prédominance de feuillus tolérants Catégorie 643: Prédominance de feuillus tolérants dégradés Groupe 700: Peuplements feuillus - Classe de hauteur 1 à 4 Sous-groupe 710: Jeunes (~ 30) et denses (A-B) Catégorie 711: Prédominance de feuillus intolérants Catégorie 712: Prédominance de feuillus tolérants Sous-groupe 720: Jeunes (~ 30) et peu denses (C-D) Catégorie 721: Prédominance de feuillus intolérants Catégorie 722: Prédominance de feuillus tolérants Sous-groupe 730: Matures (~ 50) et denses (A-B) Catégorie 731: Prédominance de feuillus intolérants Catégorie 732: Prédominance de feuillus tolérants Catégorie 733: Prédominance de feuillus tolérants dégradés Sous-groupe 740: Matures (~50) et peu denses (C-D) Catégorie 741: Prédominance de feuillus intolérants Catégorie 742: Prédominance de feuillus tolérants Catégorie 743: Prédominance de feuillus tolérants dégradés Sous-groupe 750: Feuillus tolérants surannés (90-120) Catégorie 751: Denses (A-B) Catégorie 752: Peu denses (C) Catégorie 753: Dégradés

57


4.2 Les impacts des interventions sylvicoles selon les groupes d'aménagement Le tableau suivant montre les impacts des interventions sylvicoles selon les peuplements forestiers de l'étude classés dans les groupes d'aménagement. Groupes d'aménagement

Impacts (%) Castor Gélinotte

Lièvre

Martre

Ori~nal

310: Régénération naturelle feuillue Éclaircie précommerciale F-Pe

0

0

0

0

0

0

0

0

-9

0

-23

-76

-50

-12

-3

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

-32

0

-25

-87

-46

0

0

0

- 87

-46

0

0

0

- 31

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

320: Régénération naturelle mélangée Éclaircie précommerciale MF-MR PeS 330: Régénération naturelle résineuse Éclaircie précommerciale R-SS 410: Résineux jeunes et denses Éclaircie intermédiaire CC - CMe - R - SC - 5S 430: Résineux matures et denses Coupe rase EE,ES,SE,SS Remise en production SC Coupe de succession R, SC, SE, SS Éclaircie commerciale CC, CE, CS, EC, EE, ES, RC, RS, SC, SE,SS Coupe progressive C,CS,EE,ES,SC,SE,SS

58


440: Résineux matures et peu denses Remise en production 0

0

0

-87

-46

- 52

-5

- 50

0

-5

RBb,SBb,SPe

-71

-42

- 25

-69

-50

MR, REo

-55

-42

- 25

-69

- 50

-52

-53

0

-87

- 50

-52

-60

0

- 31

-12

0

-23

0

- 31

0

0

-23

0

- 31

0

BbS

- 63

-15

-75

-76

- 28

PeS

- 63

-28

-75

+11

-5

-89

-48

- 50

-69

-50

-63

- 60

0

- 69

- 50

-57

-60

-25

-87

-4

0

0

- 50

0

0

SC 511: Mélangés (R) jeunes et denses Pro R Éclaircie intermédiaire SBb,SPe 531: Mélangés (R) matures et denses Pro R Coupe rase

Remise en production SFi, SPe Coupe de succession EPe, SBb, SFi, SPe Coupe progressive MR,SBb,SPe 532: Mélangés (R) matures et denses Pro F Coupe progressive REr 611: Mélangés (Fi) jeunes et denses Éclaircie intermédiaire

631: Mélangés (Fi) matures et denses Coupe rase BbR, BbS, FiS, PeR, PeS Remise en production BbS, PeS Coupe de succession BbS, FiS, PeE, PeS Éclaircie commerciale BbS, PeS, FiS

59


Coupe progressive -39

- 60

-25

-18

-12

+ 16

-12

-50

-87

-27

0

-7

-25

-18

0

+ 16

-12

-25

-87

-23

-63

-60

0

- 69

-50

Bb

- 68

-12

+25

+ 87

+23

Pe

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

- 95

-48

0

0

-23

-68

0

+25

0

-23

-63

-48

+25

0

+ 15

0

0

0

0

0

Eo, Er

-71

-48

0

0

-23

ErFi, ErPe

-84

-48

0

0

-23

BbS, FiS, MR, PeS 632: Mélangés (Ft) matures et denses Éclaircie commerciale BjR,ErR Coupe progressive ErR Jardinage ErR 641: Mélangés (Fi) matures et peu denses Remise en production BbS, PeS 711: Feuillus intolérants jeunes et denses Éclaircie intermédiaire

712: Feuillus tolérants jeunes et denses Éclaircie intermédiaire Er, ErFt, F 731: Feuillus intolérants matures, denses Coupe rase Bb, Fi, Pe Remise en production Bb,Pe Coupe de succession Bb, Fi, Pe Éclaircie commerciale Bb, Fi, Pe 732: Feuillus tolérants matures et denses Coupe rase

60


Coupe de succession Eo, Er, ErFt

- 39

-48

+25

0

+ 15

ErPe

-52

-48

+25

0

+ 15

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

- 68

-48

+25

0

-23

Ă&#x2030;claircie commerciale Bj, Eo, Er, ErBb, ErBj, ErFi, ErFt Jardinage Er, ErBj, ErFt 741: Feuillus int. matures et peu denses Remise en production Bb,Pe

61


Conclusion Cette étude visait à évaluer les impacts de certaines interventions sylvicoles sur l'habitat de quelques espèces animales à partir de la variation des indices de qualité d'habitat (IQH). Les résultats doivent cependant être utilisés avec prudence. L'évaluation des impacts ne peut être plus fiable que l'outil de mesure utilisé soit les IQH. L'élaboration des IQH au Québec est récente et ceux-ci ont été peu validés. Us sont toutefois formulés en termes généraux qui réflètent l'état de la connaissance actuelle des exigences des espèces en matière d'habitat. Les résultats de l'étude doivent aussi être analysés selon les tendances qu'ils suggèrent. Le gestionnaire ne doit pas se laisser leurrer par l'aspect précis de la mesure des impacts formulés en pourcentages. D'autre part, les impacts positifs pour certaines espèces s'accordent avec plusieurs études démontrant l'amélioration pouvant être apportée à une forêt par une intervention sylvicole. TIsuffit de citer l'augmentation de la nourriture pour le cerf de Virginie apportée par les coupes de faibles superficies. La coupe rase serait néfaste principalement pour l'habitat du castor et de la martre d'Amérique avec des impacts souvent au dessus de 70%. L'habitat de la gélinotte huppée, du lièvre d'Amérique et de l'orignal serait moins affecté avec des impacts ne dépassant pas 50%. La remise en production affecterait principalement l'habitat de la martre d'Amérique et à un moindre degré celui du castor, de la gélinotte huppée et de l'orignal. L'habitat du lièvre d'Amérique serait peu touché car les peuplements propices à cette intervention sont peu fréquentés par cette espèce. L'éclaircie précommerciale serait, à quelques exceptions près, peu néfaste à l'habitat des espèces étudiées. Signalons l'amélioration potentielle de l'habitat de l'orignal apportée par ce traitement dans les friches. L'éclaircie précommerciale sélective n'affecte pas les indices de qualité d'habitat des espèces étudiées. La coupe de succession affecterait moyennement (- 39 à - 63%) l'habitat du castor et de la gélinotte huppée et peu celui du lièvre d'Amérique, de la martre d'Amérique et de l'orignal. Ce dernier serait le moins affecté et dans certaines strates, l'impact est positif. L'éclaircie intermédiaire serait néfaste à l'habitat du castor lorsque les feuillus intolérants sont impliqués. L'habitat de la gélinotte huppée et de l'orignal serait moyennement affecté tandis que l'on observe une grande amplitude dans le cas du lièvre d'Amérique et de la martre d'Amérique. Cette intervention lorsqu'elle

62


transforme un peuplement mélangé ou feuillu en un peuplement résineux améliorerait l'habitat du lièvre, de la martre et de l'orignal. Mis à part quelques strates, l'éclaircie commerciale serait peu dommageable à l'habitat des espèces étudiées. La coupe progressive affecterait principalement l'habitat de la martre d'Amérique. L'habitat des quatre autres espèces serait peu affecté mis à part les peuplements de feuillus intolérants à résineux dans le cas du castor et de la gélinotte huppée. La coupe de jardinage lorsqu'appliquée à des peuplements mélangés affecterait principalement la martre d'Amérique (- 87%). Dans le cas des peuplements feuillus jardinés, l'impact serait nul pour les cinq espèces. L'amélioration d'érablières n'entraînerait aucune modification de l'indice de qualité d'habitat des espèces étudiées. Au niveau des espèces, l'habitat du castor serait particulièrement affecté par la coupe rase et la remise en production. La coupe de succession et l'éclaircie intermédiaire seraient moyennement dommageables. L'habitat de la gélinotte huppée serait moyennement affecté par la coupe rase, la remise en production, la coupe de succession et la coupe progressive. L'habitat du lièvre d'Amérique serait le moins sensible du groupe et seule l'éclaircie intermédiaire causerait un impact modéré. L'habitat de la martre d'Amérique serait sensible à la coupe rase et à la remise en production tandis que la coupe progressive causerait un impact moyen. Les habitats du lièvre d'Amérique et de l'orignal seraient les moins sensibles du groupe et seules la coupe rase et l'éclaircie intermédiaire causeraient un impact modéré au lièvre tandis que la coupe rase et la remise en production feraient de même pour l'orignal. La revue de littérature montre la grande variabilité des impacts et le fait qu'une espèce peut réagir différemment à une intervention sylvicole, dépendamment des conditions des études. Nous croyons que les résultats de cette étude apportent un nouvel éclairage à ce sujet et constituent un outil de gestion fiable pour l'horizon à court terme permettant d'adapter les plans d'interventions sylvicoles en fonction des objectifs d'ordre faunique.

63


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