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METIERS 58 E RO M 1 U N e 201 n m o Aut

Ă  la une

Dossier

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Circuits courts et Artisanat en Haute-Savoie

Le magazine des entreprises

artisanales de la Haute-Savoie

www.cma-74.fr


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Edito

Une pensée globale pour une action locale Développement durable, empreinte carbone, … la montée en puissance des circuits courts est l'une des priorités du « Grenelle Environnement ». Les circuits courts, c'est un sujet à la mode mais qui fait débat. Le monde artisanal est capable de s'engager dans cette dynamique. On a tous une place à tenir. Il faut juste la trouver dans ce nouveau mode de distribution. D’où l’intérêt de l’étude que je vous invite à découvrir page 15 sur la réalité des circuits courts et la mise en lumière des partenariats existants entre agriculteurs et artisans. Notre département compte 619 artisans alimentaires traditionnels dits de proximité à savoir : les boulangers-pâtissiers, les bouchers-charcutiers-traiteurs, les fromagers, les poissonniers et les gla-

ciers. Ces professionnels transforment des produits souvent locaux à l’image du « Savouet », le nouveau pain savoyard. Il est issu de blés cultivés et transformés uniquement en pays de Savoie. Chaque artisan boulanger pétrit, façonne et cuit ce pain dans son fournil. D’ailleurs, pour se différencier des industriels, les artisans boulangers ont décidé d’adopter leur propre enseigne : un «B» dessiné avec deux baguettes de pain accompagné de la signature «Boulanger, c’est un métier». Signe de reconnaissance, cette nouvelle identité visuelle se veut aussi un signe de qualité, telle que définie par la réglementation. Seuls les boulangers qui assurent toutes les phases de la fabrication du « pain de tradition française » (du pétrissage à la cuisson sur le lieu de vente au consommateur) ont l'autorisa-

tion d'arborer cette enseigne. Consommer local, c’est une question de bon sens et je vous encourage à le faire. Les circuits courts ont de l’avenir… avec la qualité et le savoir-faire artisanaux au rendez-vous !

Franck LOPEZ

Artisan Maçon Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Savoie

Sommaire i i i i

FLASH INFOS

p 4 et 5

MANAGEMENT Test : quelles sont vos pratiques ?

p 6 et 7

ACCESSIBILITE Préparez-vous pour 2015

p 8 et 9

PROGRAMME DES FORMATIONS Novembre et décembre 2011

p 11 à 13

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CONJOINT D’ARTISAN Choisissez le bon statut

p 14

DOSSIER Circuits courts et Artisanat en Haute-Savoie

p 15 à 21

BRAVO LES ARTISANS On a besoin de vous pour 2012

p 22 et 23

METIERS A LA UNE - N° 58 - automne 2011 Une publication de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Savoie. 28 avenue de France - B.P. 2015 - 74011 ANNECY CEDEX - Tél. : 04 50 23 92 22 - Fax : 04 50 23 92 84 Service Communication - Tél. : 04 50 23 92 37 - www.cma-74.fr Parution : 4 numéros par an - Tirage : 15 000 exemplaires - Impression : Imprimerie Champagnac Directeur de la publication : Franck LOPEZ Rédacteur en chef : Sylvain POULLET Equipe de rédaction : Nathalie BERTHET, Francine CAZIN, Maxime BEJUIT Crédits photos : Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Savoie - Fotolia

Imprimé sur papier recyclé


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Flash Infos

BAROMETRE

L’Artisanat dans le coeur des Français P our les Français, l’Artisanat reste un secteur clef dans la sphère économique et sociale. C’est l’un des principaux enseignements de l’étude TNS Sofres menée en juillet 2011 et commandée par le Fonds National de Promotion et de Communication de l’Artisanat.

Malgré un contexte économique qui se détériore, le secteur reste très impliqué dans la formation et l’emploi des jeunes, même si les jeunes ont un avis plus nuancé à ce sujet. Son rôle dans le développement économique et social est bien perçu (92 % des personnes interrogées estiment que l’Artisanat est une des clés de l’économie régionale et locale) et le secteur bénéficie d’une bonne image au global, même si les artisans se montrent plus critiques (88 % du grand public déclare qu’être artisan est une situation valorisante contre 73 % chez les artisans interrogés).

Un avenir potentiellement menacé Si l’artisanat évolue a priori dans le bon sens, cet optimisme décroît nettement par rapport à 2009 et l’avenir du secteur est jugé de plus en plus incertain notamment par les artisans eux-mêmes. Cette menace touche davantage les domaines de l’alimentation et de la fabrication. Les artisans jouissent d’une très bonne image de marque (95 % des personnes interrogées ont une bonne opinion des artisans), même si leur situation économique et sociale est perçue comme difficile. Cette appréciation est valable auprès de toutes les catégories de population, voire progresse auprès des jeunes et touche les différents secteurs de l’artisanat. Les artisans sont considérés avant tout comme travailleurs, compétents et dépositaires d’un savoir-faire.

Une relation de qualité La qualité relationnelle est plébiscitée mais les délais et les prix qu’ils pratiquent font défaut (69 % des personnes interrogées estiment que les artisans ont du mal à respecter les délais et 64 % qu’ils pratiquent des prix trop élevés). Des attentes également qui portent avant tout sur la qualité du service, du conseil ou du produit Ils apparaissent majoritairement comme des gens ni aisés, ni défavorisés et qui ont plutôt du mal à gagner leur vie et à bien rémunérer leurs salariés. L’artisanat exerce un attrait élevé et le besoin d’information sur les métiers et les formations est identifié. Plus d’un tiers des jeunes souhaiteraient avoir davantage d’informations sur les filières de formation.

L’artisanat apparaît avant tout comme un secteur traditionnel, créateur d’emploi et innovant. Il est largement valorisé, même s’il ne donne pas forcément le sentiment d’être adapté aux contraintes économiques actuelles.

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Les principales motivations des jeunes sont la liberté, l’autonomie et la capacité à créer leur entreprise. Un vrai besoin d’information Si 63 % des jeunes estiment être bien informés sur les métiers et les filières de formation, ils sont toutefois 35 % à manifester le souhait de disposer de plus d’information. De même l’apprentissage est pour l’opinion une véritable opportunité pour accéder à la vie active. Enfin, pour les artisans, les relations humaines et l’intérêt du travail apparaissent comme les dimensions les plus positives, les conditions de travail constituant l’aspect le plus négatif, la rémunération, les tâches administratives et la pression fiscale étant les principaux freins à leur activité.

75 % des Français se disent prêts à conseiller le métier d’artisan pour leurs enfants ou pour leurs proches et 47 % des jeunes se disent prêts à travailler dans ce secteur.

METIERS A LA UNE - le magazine des entreprises artisanales de la Haute-Savoie n°58 - automne 2011


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Flash Infos

JUMELAGE

Willkommen in Annecy D ix huit apprentis allemands de la ville d’ARNSBERG ont effectué, début octobre, un stage de deux semaines dans des entreprises artisanales du bassin annécien.

mands ont pu bénéficier de cette expérience de l’autre côté de la frontière

Cette opération s’inscrivait dans le cadre du jumelage entre la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la HauteSavoie et la Chambre de Métiers d’ANSBERG en Rhénanie du Nord – Westphalie. Ces apprentis d’outre-Rhin ont ainsi découvert une approche différente du métier. Depuis le début du jumelage en 1964, près de 600 jeunes, français et alle-

au cours de leur formation alternée par apprentissage.

Les apprentis allemands reçus à la mairie d’Annecy

Besoin de conseils juridiques ? Une permanence juridique gratuite avec des avocats du Barreau d’Annecy est organisée chaque premier jeudi du mois à la CMA 74. La matinée est consacrée au droit des affaires, l’après-midi au droit social.

Contacts : :: Véronique DELCORDE au 04 50 23 92 31 (veronique.delcorde@cma-74.fr) :: Bernard SECRET au 04 50 23 92 85 (bernard.secret@cma-74.fr).

VISITE D’ENTREPRISE

Ca pousse et ça mousse Franck LOPEZ, président de la CMA 74, a visité l’entreprise PROVENDI à Bons en Chablais. Principal fabricant français de savon liquide de Marseille, ce labora-

toire est mondialement connu pour son savon jaune rotatif. Un savoir-faire artisanal couronné par le label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) délivré

par l’Etat. La cuisson des huiles végétales se fait toujours au chaudron sous la supervision d’un maître savonnier.

Franck LOPEZ (à gauche), le député Marc FRANCINA et à droite, Xavier THIRY, le directeur de PROVENDI

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Management

Test

Quelles sont vos pratiques de management ? Sortez la tête du guidon et faites le point sur votre management d’équipe en 25 questions.

1 = pas du tout d’accord 2 = pas vraiment d’accord 3 = plutôt d’accord 4 = tout à fait d’accord

PAS DU TOUT

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TOUT A FAIT

1.

Vous êtes très satisfait de votre équipe.

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2.

Vos salariés sont fiers de travailler dans votre entreprise.

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3.

Chacun de vos salariés sait clairement ce que vous attendez de lui.

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4.

Vous faites part de votre satisfaction aux salariés lorsque le travail réalisé est particulièrement bien fait.

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5.

Vos salariés adhèrent aux valeurs de l’entreprise, à ses produits et/ou ses services.

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6.

Vous choisissez les équipements et le matériel nécessaires avec votre équipe.

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7.

L’ambiance de travail est bonne.

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8.

Vous savez ce qui motive chacun de vos salariés – en dehors du salaire.

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9.

Vous informez régulièrement vos salariés sur la vie, les résultats, les projets de l’entreprise.

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10.

Vos salariés prennent des initiatives.

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11.

Les compétences de vos salariés s’améliorent régulièrement.

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12.

Vous savez dire « non » et recadrer un salarié lorsque c’est nécessaire.

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13.

Les plaintes des clients envers les salariés sont rares.

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14.

Vos salariés s’impliquent dans l’entreprise.

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15.

Les règles de fonctionnement sont définies, transmises aux salariés et respectées.

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16.

Vos salariés reçoivent régulièrement de l’information sur les nouveaux produits ou services proposés par votre entreprise.

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17.

Vous vous trompez rarement dans vos recrutements.

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18.

Vos salariés vous font part des erreurs qu’ils commettent.

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19.

Chacun de vos salariés sait ce que vous pensez de son travail.

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20.

Vous faîtes confiance à vos salariés.

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Management

PAS DU TOUT

TOUT A FAIT

21.

Vous êtes satisfait de la productivité et de la qualité du travail réalisé par vos salariés.

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22.

Vous déléguez facilement.

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23.

Il y a un réel esprit d’équipe.

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24.

Vous avez trouvé la bonne distance avec vos salariés : ni trop proche, ni trop distant.

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25.

Votre entreprise connaît peu de turnover.

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Vous avez plus de 20 réponses « 3 » et « 4 »

Vous avez entre 12 et 20 réponses « 3 » et « 4 »

Vous avez moins de 12 réponses « 3 » et « 4 »

Pour une analyse approfondie de vos résultats et afin de bénéficier de conseils personnalisés, contactez Nathalie BERTHET Tél. : 04 50 23 92 40 | nathalie.berthet@cma-74.fr

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Loi «handicap»

Réglementation

Rendez-vous accessibles av 10% de la population française est en situation de handicap. La loi du 11/02/2005 sur l’égalité des droits et des chances impose aux Etablissements Recevant du Public de rendre leurs services accessibles à tous, et cela dès le 1er janvier 2015.

T

tidien (à la suite d'un accident, d'une maladie, d'une naissance...).

Au-delà de l'aspect réglementaire, l'accessibilité des lieux accueillant du public est un enjeu économique sinon citoyen. En effet, si 10 % de la population française est handicapée, 30 % de celle-ci rencontre, même de façon temporaire des difficultés de déplacements au quo-

Quelles sont vos obligations ? Les personnes handicapées ou déficientes doivent pouvoir circuler, accéder aux locaux et aux équipements, se repérer, communiquer et bénéficier des prestations de l’établissement avec la plus grande autonomie possible. Les conditions d’accès des personnes handicapées doivent être les mêmes que celles des personnes valides ou, à défaut, présenter une qualité d’usage équivalente.

ous les Établissements Recevant du Public (ERP) sont concernés par cette réglementation. Les commerces et services de proximité artisanaux qui reçoivent des clients devront donc être accessibles à tous d’ici le 1er janvier 2015.

Le non respect des règles d’accessibilité peut être sanctionné pénalement. Un établissement non-conforme encourt une amende pouvant aller jusqu’à 45.000 € et la fermeture temporaire de l’établissement.

Il est cependant possible de ne mettre en conformité qu’une seule partie des locaux, à condition, que l’ensemble des services y soit proposé. Cette partie doit être la plus proche possible de l’entrée principale. Au moment de la mise en conformité, doivent être pris en compte : - le cheminement extérieur, - l’accès au bâtiment, - la circulation intérieure, - les équipements et le mobilier, - l’éclairage et l’information des usagers. Si l’établissement possède un stationnement, des sanitaires ou des cabines à la disposition de sa clientèle, tous ces services doivent être rendus accessibles.

La CMA 74 à vos côtés Pour vous aider dans la mise en conformité de votre établissement, la CMA 74 vous propose un prédiagnostic. A l’aide d’un questionnaire, nos conseillers évaluent gratuitement votre espace d’accueil clients en termes d’accessibilité, et cela en tenant compte de tous les types de handicaps. L’objectif est de vous proposer des préconisations afin de préparer sereinement la mise en conformité de vos locaux au 1er janvier 2015.

CONTAC

T Véronique DE LCORDE Tél. : 04 50 23 92 31 vero nique.delcorde

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METIERS A LA UNE - le magazine des entreprises artisanales de la Haute-Savoie n°58 - automne 2011

@cma-74.fr


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Loi «handicap»

vant le 1 er janvier 2015

Quelques exemples de mise en conformité L’entrée Les portes doivent mesurer au minimum 90 cm de large avec un passage utile de 83 cm.

de 150 cm de diamètre, d’un lavemain accessible aux fauteuils, d’une barre de transfert et de relevage.

INFO + Annecy Vita'Ville, l'association des commerçants et artisans d'Annecy, propose de réaliser une

Le comptoir d’accueil Il doit être accessible aux personnes en position debout et assise.

autoévaluation sur Internet. Ce premier "diagnostic", gratuit et rapide,est réalisable en ligne sur www.annecy-vitaville.com. Si toutes les informations sont collectées de façon

Les poignées Les poignées de porte doivent se situer à plus de 40 cm d’un angle entrant.

anonyme, les données récoltées serviront à analyser l’accessibilité du tissu commercial annécien. En outre, il est possible de garder une trace de cette autoévaluation personnalisée en imprimant le questionnaire diffusé sur Internet.

Les sanitaires Ils bénéficient d’une aire de rotation

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Formations

APPRENDRE - SE PERFECTIONNER EN LANGUES : ANGLAIS // ITALIEN // ALLEMAND // ESPAGNOL // RUSSE Pour converser plus facilement avec vos clients, voyager etc… Des cours sont organisés sur ANNECY, SALLANCHES et THONON. A raison d’une séance de 2 h par semaine, cours collectifs de 6 personnes de même niveau. Les formations peuvent être prises en charge jusqu’à 100 % !

Vous êtes intéressé ? contactez Agnès Bosetti au 04 50 23 14 71

GESTION COMPTABLE ET FINANCIERE Analyse du bilan et du compte de résultat

3 j & 1/2 j individuel

Lundis 21, 28 nov. et 5 décembre 2011

La rentabilité de l'entreprise

2 j + 1 jour de suivi

Jeudis 10, 17 nov. et 15 décembre 2011

La paie - bâtiment

3 jours

en partenariat avec BTP 74

LOGICIELS DE GESTION Informatiser sa comptabilité sur CIEL

5 jours

Vendredis 25 novembre, 2, 9 et 16 déc. 2011

CIEL et EBP : COMPTA AVANCE

4 jours

Mardis 22, 29 nov., 6 et 13 décembre 2011

EBP Devis Factures

2 jours

Jeudis 1er et 8 décembre 2011

SUR DEMANDE : d'autres sessions EBP ou CIEL en : Gestion commerciale - Devis/Factures - Formations APIBATIMENT initiation ou perfectionnement peuvent être organisées en fonction des demandes. Consultez nous au 04 50 23 14 71.

DROIT ET REGLEMENTATION Quel avantage pour quel statut ?

1 jour 1/2

Mardis 22 et 29 novembre 2011

Protéger et transmettre son patrimoine (créer une SCI)

2 jours

Jeudis 24 novembre et 1er décembre 2011

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Formations

novembre > déc.

2011

MANAGEMENT DE SES COLLABORATEURS Motiver et fidéliser son équipe

2 j + 1 j de suivi + 1 j ind

Contact : Nathalie BERTHET au 04 50 23 92 40

Les formalités liées à l'embauche

1 jour

Jeudi 15 décembre 2011

Formation "Maître d'Apprentissage"

1 jour

Nous consulter

RELATION CLIENT ET ACTION COMMERCIALE Réussir sa participation à un salon

2 jours + 1 jour ind

Jeudis 1er et 8 décembre 2011

Mettre en place une veille internet efficace avec un petit budget

1 jour

Jeudi 15 décembre 2011

COMMUNICATION Présenter son entreprise avec IMPRESS Logiciel libre et gratuit

2 jours

Jeudis 8 et 15 décembre 2011

Créer des documents attractifs avec PUBLISHER

3 jours

Lundis 14, 21 et 28 novembre 2011

io ns Le s fo rm at

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INFORMATIONS ET INSCRIPTIONS AU 04 50 23 14 71 / formation@cma-74.fr Retrouvez toutes les formations sur le Web : www.cma-74.fr

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METIERS A LA UNE - le magazine des entreprises artisanales de la Haute-Savoie n°58 - automne 2011


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Formations MON ENTREPRISE SUR LE WEB

Mettre à jour et rendre attractif son site Web

1 jour

Mardi 8 novembre 2011

Référencer son site Web

1 jour

Vendredi 2 décembre 2011

DEBUTER AVEC L’ORDINATEUR La maîtrise du clavier

1 jour

Lundi 7 novembre 2011

BUREAUTIQUE EXCEL "avancé"

3 jours

Jeudis 10, 17 et 24 novembre 2011

EXCEL "Perfect"

2 jours

Lundis 28 novembre, 5 et 12 décembre 2011

WORD "avancé"

2 jours

Vendredis 18 et 25 novembre 2011

OPEN OFFICE La suite bureautique GRATUITE

3 jours

Jeudis 17, 24 novembre et 1er décembre 2011

FORMATION BUREAUTIQUE COMPLETE - 12 JOURS A raison d'1 jour de formation par semaine, vous vous formez à l'utilisation de l'outil informatique et vous repartez avec votre ORDINATEUR PORTABLE OFFERT !

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INTERNET Sauvegarder vos données informatiques avant qu'il ne soit trop tard !

1 jour

Lundi 7 novembre 2011

LOGICIELS TECHNIQUES SOLIDWORKS : logiciel de 3D

4 jours

Mardis 22, 29 novembre, 6 et 13 déc. 2011

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Spécial conjoint

Conjoint d’artisan : choisissez le bon statut Vous êtes conjoint d’un artisan (marié ou pacsé) et vous exercez une activité professionnelle régulière dans l'entreprise : vous devez choisir un statut. C’est obligatoire !

P

our le conjoint qui travaille dans l’entreprise, le choix d’un statut constitue un avantage incontestable. Outre la reconnaissance de son travail, le statut du conjoint, quel qu’il soit, lui permet d’optimiser sa protection sociale et de bénéficier, par exemple, d’indemnités pour maladie et maternité et d’une retraite personnelle. En fonction de la forme juridique de l’entreprise, de l’âge du conjoint, des possibilités financières et des projets de l’en-

treprise, le conjoint peut être collaborateur, associé ou salarié. Le choix du statut du conjoint est aussi une protection et une sécurité pour le chef d’entreprise en personne. En effet, à partir du moment où le conjoint réalise pour le compte du chef d’entreprise, et sur son lieu de travail, une tâche quelconque et régulière, sans avoir de statut, et donc sans être déclaré, il y a risque de travail dissimulé ! Gestion administrative, accueil client,

aide à la vente, coup de main à la production : tout compte. La sanction la plus courante porte sur le rappel des cotisations pour l’année en cours et les cinq années précédant la constatation de l’infraction par l’URSSAF. Pour en savoir plus, afin de vous aider dans votre choix et éviter les mauvaises surprises, la CMA 74 vous propose des réunions d’information. Pour y participer, il suffit d’envoyer un courriel à : formation@cma-74.fr en indiquant vos coordonnées et la date choisie.

PLANNING DES REUNIONS

A la CMA 74 à ANNECY : vendredi 2 décembre à 14h00 A la MFR de MARGENCEL : vendredi 18 novembre à 10h30 vendredi 9 décembre à 10h30 A la MFR de SALLANCHES : vendredi 25 novembre à 10h30 vendredi 16 décembre à 10h30 Pour plus d’informations : Tél. : 04 50 88 95 20

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Dossier Circuits courts et Artisanat

De merveilleuses grillades à retrouver prochainement à Annecy

Du lait pour confectionner les pâtisseries du Genevois

Vache = facteur de cohésion entre les hommes des Aravis

LA CMA 74 découpe, pétrit et affine la connaissance du marché alimentaire de proximité

En Haute-Savoie, les produits du terroir font partie de la culture et des savoir-faire locaux dont les artisans et les exploitants agricoles sont les garants. En effet, les bouchers-charcutiers, les charcutiers traiteurs, les boulangers, les pâtissiers, les glaciers, les fromagers, les poissonniers développent, depuis de nombreuses années, des démarches actives dans la valorisation et la transformation des produits agricoles locaux.

S’il y a une thématique où l’Artisanat Savoyard s’est positionné depuis de nombreuses années, c’est bien la filière d’excellence, de la qualité et du respect des traditions. Cependant, l’émergence des circuits courts qui ne présentent plus l’artisan que comme un intermédiaire interpelle les professionnels, les syndicats et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Savoie à l’heure où les politiques réfléchissent aux modes de gouvernance alimentaire à mettre en place sur leur territoire

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Dossier

Une attente des consommateurs et des élus L'émergence des circuits courts semble répondre à la fois aux attentes des consommateurs et à celles des élus locaux, quel que soit le territoire. En Haute-Savoie, le déploiement des circuits courts alimentaires se retrouve sur le terrain comme dans la presse locale présentant, par exemple, les initiatives d’association commercialisant des produits agricoles (AMAP). L’objectif du monde agricole et de ses acteurs est clairement de rappeler que l’exploitant est un des acteurs de l’alimentaire et que la vente directe lui per-

met de diversifier son revenu mais aussi, parfois, de sauvegarder son exploitation. Cependant, rares sont les publications ou les actions de communication qui mettent en avant les artisans alimentaires dans ce mode de commercialisation. Rares également sont les chiffres avancés sur l’état de la demande du consommateur ou du potentiel économique des circuits courts.

Les circuits courts alimentaires ? Selon la définition officielle : « Les circuitscourts alimentaires se caractérisent par un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire ».

Dans ce contexte flou mais suscitant des intérêts multiples, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Savoie a demandé un financement par le Fonds Local d’Adaptation du Commerce Rural (FLACR) pour la conduite d’une étude sur la réalité des circuits courts et la mise en lumière des synergies / partenariats existants entre agriculteurs et artisans. Il a été également question d’établir une cartographie et une typologie qualifiée des différentes formes de distribution et des productions agricoles sur le département.

A cette définition axée sur la notion de traçabilité, les acteurs du développement local y apposent bien volontiers la proximité géographique entre lieu de production et lieu de consommation.

Nous vous proposons dans ce magazine de revenir sur les éléments clés de compréhension de ce phénomène à la fois par l’entrée consommateur mais aussi par la vision et les réflexions recueillies auprès des artisans alimentaires.

Les premières tendances au niveau régional du recensement général agricole de 2010 Focus National : Les circuits courts en France ont fait l’objet de ques-

directe ou un seul intermédiaire). Une exploitation rhônalpine sur trois

tions spécifiques dans le dernier recensement agricole de 2010 conduit

vend en circuits courts. Le Rhône arrive en tête, avec 43 % des exploi-

par le Ministère de l’Agriculture. Les premières tendances régionales

tations, suivi par les Savoie et l’Ardèche. Les produits vendus sont très

fournies montrent que :

variés : fruits, produits laitiers, vin, légumes…

• 74 000 actifs agricoles permanents travaillent dans 39 000

• La vente directe, en progression avec plus de 10 000

exploitations réparties sur le territoire de Rhône-Alpes, soit 3 % de la

exploitations la pratiquant, représente maintenant 28 % des structures

population active régionale.

contre 24 % en 2000.

• Rhône-Alpes arrive en tête des régions françaises par la diversité de ses productions, avec neuf orientations techniques sur dix ayant un poids économique significatif. Les éleveurs laitiers dominent

N.B. : Ce recensement tient compte de la vente de vin qui de facto aug-

toujours en termes de potentiel économique, suivis par les viticul-

mente le volume d’exploitants vendant directement sur le lieu d’ex-

teurs.

ploitation. L’étude CMA 74 a enlevé ce produit de l’étude car n’entrant • Rhône-Alpes est la première région pour le nombre d’ex-

ploitations commercialisant leurs produits en circuits courts (vente

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pas dans le champ des produits agricoles pouvant susciter une concurrence pour l’artisanat.

METIERS A LA UNE - le magazine des entreprises artisanales de la Haute-Savoie n°58 - automne 2011


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Dossier

Le consommateur au centre du jeu économique A la demande de la CMA 74, le Cabinet EFICEO a été mandaté pour conduire une enquête consommateur sur un échantillon de 1019 ménages entre novembre et décembre 2010. Les comportements d’achats alimentaires ont révélé plusieurs enseignements. Tout d’abord que les consommateurs fréquentent régulièrement les hypermarchés/supermarchés (79 %) et les commerces indépendants (52.5 %) et que les trois premiers critères de choix du lieu de vente « vraiment » pris en compte sont la fraîcheur et l’aspect du produit pour 98.4 % des consommateurs, puis l’hygiène et la propreté des locaux (92.8 %), et enfin le goût (89 %).

Types de circuits courts fréquentés en 2010

En lien avec ce double constat, il faut noter que le marché est le 1er circuit court en Haute-Savoie avec une fréquentation occasionnelle (49 %) et que les produits le plus consommés sont les légumes

(83.9 %), les fruits (76.3 %), et le fromage (38.2 %). Les clients réguliers des circuits courts se caractérisent par une sensibilité supé-

rieure aux labels, à la proximité, au bio, à la traçabilité, à l’accueil et aux conseils… A un degré moindre, c’est aussi le cas de la clientèle des marchés. A l’opposé, les clients des hard discounters privilégient le prix, le choix, les horaires (des critères qui s’appliquent également à la clientèle des hyper et supermarchés). Les artisans se situent dans une position intermédiaire avec des clients sensibles à la fois au critère de choix, de praticité mais aussi dans la confiance avec le professionnel, la traçabilité, l’accueil, le conseil,…

DOSSIER

En ce qui concerne plus spécifiquement les circuits courts, 57.4 % des sondés ne fréquentent pas les producteurs locaux vendant en direct. 30 % des ventes en circuits courts sont réalisées à la ferme et 17 % en point de vente collectif (type fruitière). Ce pourcentage sous-entend clairement que l’engouement médiatique est d’une certaine manière disproportionné par rapport à la réalité. Il faut ajouter à cela la méconnaissance des points de vente (48.7 %) et la difficulté rencontrée pour gérer la multiplicité des lieux d’achats (19 %) exprimé par le consommateur haut-savoyard lors de cette enquête.

page 17


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Dossier

Distribution spatiale des circuits courts : les premiers indicateurs 447 structures agricoles réalisant de la vente en circuits courts (vente directe et/ou indirecte) ont été recensés sur les 3 120 exploitations du département. Chaque structure agricole emploie en moyenne 1,2 formes de vente soit au final 513 points de vente en circuits courts. Si on dresse la liste des formes de vente, on retrouve la vente à la ferme en tête (62.8 % des points de vente) suivie par les artisans-commerçants (13.3 %) et les marchés (9 %). Dans une moindre mesure, on retrouve aussi, à moins de 5 %, la vente en alpage, la vente en tournées, les fruitières et coopératives, les AMAP, les points de vente collectif, les distributeurs de lait ou de légumes. Parallèlement, nous avons identifié quatre familles de produits commercialisés : les Produits Laitiers prédominant dans

Nombre de points de vente en circuits courts par commune

notre département et qui représentent 43 % des produits vendus, les Fruits et Légumes (34 %), les Viandes et Salaisons (22 %), et les Produits Secs (farine, pain, miel,…, pour environ 1 %). L’analyse cartographique identifie les ter ritoires et les communes fortement structurées en termes d’offre en circuits courts tels que le Bassin Annécien et le Genevois. Ils représentent les deux territoires proposant le plus de vente directe à hauteur de 20 % des points de vente totaux du département. Les valeurs les plus extrêmes se retrouvent dans les

communes à forte densité comme à Annecy, notamment, qui possède de nombreux marchés, un point de vente collectif et 2 AMAP. On peut discerner également les Aravis (Le Petit Bornand-Les Glières, Le GrandBornand, Le Reposoir) à dominante de vente à la ferme de fromages sous signe de qualité.

Population 2009 Nbre d’habitants par commune

9 à 12 5à8 3à4 2 1

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10 000 et plus de 3 000 à 9 999 de 1 500 à 2 999 de 500 à 1 499 moins de 500


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Mieux comprendre et rendre compte de la réalité des entreprises artisanales des métiers de bouche Au 1er janvier 2011, 1141 entreprises étaient immatriculées au Répertoire des Métiers dans une activité alimentaire qu’elles soient de proximité, agroalimentaires ou de restauration à emporter. Notre département compte 619 artisans alimentaires traditionnels dits de proximité à savoir : les boulangers-pâtissiers, les bouchers-charcutiers-traiteurs, les fromagers, les poissonniers et les glaciers. LEUR MARCHE, LEUR CONNAISSANCE ET LEUR PERCEPTION DES CIRCUITS COURTS Au niveau de la concurrence identifiée par les artisans, deux tendances se dégagent. La Grande et Moyenne Distribution (hypermarchés et supermarchés (74.6 %) et les autres artisanscommerçants (67.5 %) semblent constituer le noyau dur des principaux concurrents. Alors que les Supérettes (30.5 %), les producteurs locaux en direct (21,8 %) et les marchés (19.3 %) occupent en alternance la troisième position. En terme d’identification, les artisans alimentaires ont une bonne connaissance des formes de vente directe aux consommateurs et notamment des plus récentes

avec un taux proche de 45 % pour les AMAP /vente aux paniers. Les modalités les plus connues étant celles traditionnelles de vente à la ferme (80 % des artisans-commerçants les reconnaissent) et du marché avec un taux proche de 80 %.

Méthodologie Début avril, une enquête a été envoyée par voie postale à l’ensemble des 619 artisans alimentaires identifiés et aux 122 commerçants directement concernés par les circuits courts (primeurs, crémiers et épiciers fins).

Une bonne image Globalement, l’image générale des artisans sur les circuits courts est assez positive (65.5 % d’images positives). On note une forte baisse de ce pourcentage dès lors que les artisans travaillent en partenariat avec des exploitants agricoles (37.5 % d’images négatives) ou selon les métiers (49.3 % d’images néga

Soit au final, une population mère de 741 entreprises dont 197 ont répondu à notre sollicitation et nous les en remercions. Notre échantillon de 26.7% est statistiquement représentatif.

tives pour les bouchers et même 67 % pour les bouchers-abattant).

Un artisan sur quatre travaille en partenariat avec un exploitant agricole, notamment dans l’intégration de produits locaux principalement du lait, du beurre, des fruits ou encore de la viande. 7 artisans-commerçants sur 10 ont identifié les circuits courts comme une opportunité de diversifier l’offre de services auprès des clients plus que comme une menace directe ou émergente. Cependant cette menace est plus importante pour les professionnels de la Viande, puisque 54 % d’entre eux les perçoivent comme une menace émergente

mêmes s’ils se disent, malgré tout, eux aussi prêts à travailler en partenariat.

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UNE MENACE OU UNE OPPORTUNITE POUR LES ARTISANS ALIMENTAIRES ?

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Sur les pistes de travail en commun, les artisans-commerçants se sont positionnés sur des actions relatives à une réduction des intermédiaires (79 % d’avis positif), sur un travail dans la constance d’approvisionnement (77 %) et une

charte commune de vente, transformation et de qualité (74 %). La création d’une plateforme de découpe/ d’approvisionnement obtient l’un des taux les plus bas par rapport au

total (67 % de « possible ») du fait d’une non volonté marquée des artisans des métiers de la Viande (61 % d’avis « pas possible ») sur ce thème.

Sur quelles thématiques un rapprochement entre artisans et exploitants agricoles vous semble-t-il possible ?

Possible

Impossible

EXPERIENCE

Olivier CHABANON, boulanger à Vaulx Ce pâtissier de formation a débuté à Bellegarde sur Valserine avant de reprendre la boulangerie pâtisserie de Vaulx en 2005. Cependant, tenir une boulangerie dans une commune rurale de 844 habitants demande de bénéficier de flux soutenus pour générer du chiffre. Ce critère n’étant pas rempli, il est allé chercher d’autres moyens pour diversifier son activité. Informé que la Chambre d’Agriculture de la Haute-Savoie tentait l’expérience de monter un point de vente collectif (en 2007), il s’est rapproché d’eux et fut intégré comme boulanger-pâtissier de ce point de vente particulier. Le rapport humain, l’ambiance du magasin et le contact direct permettent de sensibiliser le consommateur et de tisser d’autres liens que ceux du quotidien. Il précise que le type de clients est différent, plus sensibles à l’origine et à la qualité des produits.

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Après l’analyse, place à l’action... La définition du Ministère semble donc partielle au regard des attentes du consommateur qui est à la recherche de contact humain, de traçabilité, mais aussi d’hygiène et de fraîcheur plus que du caractère directe de la vente. En parallèle, les artisans alimentaires des métiers de bouche revendiquent aussi largement leur appartenance aux circuits courts et demandent à être pris en compte. Cette appartenance prend la forme de partenariat dans l’approvisionnement en matières premières, rentrant dans les fabrications artisanales, mais aussi dans la simple mise à disposition de produits bruts aux consommateurs. Ainsi l’artisan est plus que jamais LE maillon essentiel de la chaîne alimentaire car à la fois prescripteur (par rapport à ses demandes), responsable de la fraîcheur et de l’hygiène vis-à-vis du consommateur, et expert dans la valorisation, la transformation et la promotion des produits locaux grâce à ses savoir-faire. La gouvernance alimentaire, sur laquelle s’interroge nombre de territoire, ne peut donc pas se faire sans les artisans alimentaires des métiers de bouche. Leurs rôles et leurs impacts sur le territoire n’est plus à démontrer ni à minimiser. Des actions de communication et de valorisation de ces professions comme faisant partie, non pas seulement des circuits courts, mais bien des filières alimentaires de proximité, sont à développer.

C’est pourquoi la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Savoie et les syndicats interprofessionnels vont se réunir pour convenir ensemble des actions de promotion à mener sur le département. Il sera aussi question d’expérimenter, sur certains territoires très prochainement, les préconisations formulées lors de cette étude pour travailler immédiatement sur la valorisation des artisans alimentaires.

CONTACT

Maxime BEJU IT Tél. : 04 50 23 92 44

maxime.bejuit@ cma-74.fr

DOSSIER

Les valeurs défendues reposent sur les constats que l’artisan participe indirectement à la pérennité des exploitations, garantit la transmission et la conservation des savoir-faire locaux et prescrit la qualité et le suivi des productions à ses fournisseurs. Il ne faudrait pas que, sous couvert de défense des exploitations agricoles, on détruise l’outil d’approvisionnement et/ou de travail des métiers de bouche.

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Bravo les Artisans

C’est reparti pour l’opératio Une belle action de découverte des métiers organisée par votre L’action Bravo les Artisans permet à une centaine de collégiens de se familiariser avec les métiers de l’artisanat en découvrant de manière concrète les entreprises et les métiers.

L

es collégiens effectuent un stage de découverte dans une entreprise artisanale. A l’aide d’outils de présentation (maquettes, reportage photos, vidéos, ...), ils sont ensuite chargés de transmettre à leurs camarades de classe les connaissances et informations acquises lors de ce stage en entreprise (au minimum 10 heures dans l’entreprise). Une cérémonie à la CMA 74 ponctue cette opération avec la présentation de tous les exposés et un vote du jury.

Cette année, pour la 12ème édition, 120 collégiens vont participer à «Bravo les Artisans». Nous avons donc besoin de vous pour faire découvrir à ces élèves la diversité de vos métiers. Si vous souhaitez rejoindre l’action, vous pouvez nous retourner le bulletin ci-dessous ou vous inscrire en ligne : www.cma-74.fr/bravo2012 Merci d’avance !

Faire découvrir votre métier, Valoriser votre entreprise

Venez nous rejoindre pour cette nouvelle édition de « Bravo les Artisans » !

L’entreprise

La CMA 74

Elle fait découvrir son métier à deux collégiens (ensemble ou non) pour une durée de 10 heures chacun minimum. La période de stage se déroule pendant les vacances scolaires, du 13 au 26 février 2012.

Elle établit les conventions de stages et assure un suivi en entreprise. Elle organise la cérémonie finale et la communication tout au long de l’opération.

Nous avons besoin de vous ! Merci de nous retourner ce bulletin avant le 30 novembre par fax au 04 50 23 92 56 ou par courriel à : veronique.guichard@cma-74.fr Je souhaite participer à l’action « Bravo les Artisans » et accueillir deux collégiens en stage Nom de l’entreprise : ............................................. Activité : ...................................................................... Commune : ................................................................ Téléphone : …………………................................... Personne à contacter : ..............................................

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CONTAC

T Véronique GU ICHARD Tél. : 04 50 23 82 39 veronique.gu ichard@cma-

74.fr


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Bravo les Artisans

on « Bravo les Artisans » CMA en partenariat avec la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes Bravo les Artisans en images lors de la cérémonie de clôture en mai dernier à la CMA 74

Alexia et Chloé (en stage chez VISENTIN Fleurs à Annecy le Vieux)

Vadim et Nicolas (en stage chez ROMAIN JAY Electricité à Cruseilles)

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