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Deux-Sèvres


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Prix TTC au 01.09.2012, hors option de la nouvelle i30 SW 1.6 CRDi 110 PACK Inventive (21 900 a - 2 200 ade remise - 800 ade reprise). Modèle prĂŠsentĂŠ : Nouvelle i30 SW 1.6 CRDi 128 PACK Premium Ă  24 400 a(26 900 a- 2 200 ade remise - 800 ade reprise + 500 a de peinture mĂŠtallisĂŠe). (2) Consommations mixtes/urbaines/extra-urbaines de la gamme i30 Nouvelle GĂŠnĂŠration (l/100 km) : de 3,7 Ă  6,0/de 4,1 Ă  7,9/de 3,5 Ă  4,9. Emissions de CO2 (en g/km) : de 97 Ă  145. Prix TTC au 01.09.2012, hors options de la Nouvelle i30 1.4 PACK Evidence (16 900 a- 2 200 ade remise - 800 ade reprise). Modèle prĂŠsentĂŠ : i30 Nouvelle GĂŠnĂŠration 1.6 CRDi 128 PACK Premium Ă  23 400 a(25 900 a- 2 200 ade remise - 800 ade reprise + 500 ade peinture mĂŠtallisĂŠe). Offres rĂŠservĂŠes aux particuliers, non cumulables et valables jusquâ&#x20AC;&#x2122;au 31/12/2012 dans la limite des stocks disponibles. Voir les conditions de lâ&#x20AC;&#x2122;offre, de reprise et de garantie chez votre Distributeur Hyundai participant. TRIPLE GARANTIE 5 ANS HYUNDAI : 5 ans de garantie kilomĂŠtrage illimitĂŠ - 5 ans dâ&#x20AC;&#x2122;assistance gratuite - 5 ans de contrĂ´le annuel gratuit.

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de compétitivité. Lui aussi accuse des coûts de production et de service que le consommateur aura de plus en plus de mal à absorber.

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Si le manque de compétence pénalise l’emploi, le mode de financement de notre protection sociale y contribue tout autant. L’intérêt de réduire la taxation du travail n’est plus à démontrer. Il faudrait substituer tout ou partie des cotisations sociales pesant sur les salaires par d’autres types de prélèvements, assis sur une assiette beaucoup plus large. Que certains financements sociaux qui relèvent de la solidarité nationale soient financés par des prélèvements fiscaux !

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La solution du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, proposée par le gouvernement, présente tout de même un intérêt certain pour les entreprises de l’Artisanat et du commerce de proximité car elle est de nature à nous donner un peu d’air en allégeant le coût du travail de nos salariés. En revanche, les travailleurs indépendants ou l’artisan n’ayant pas de salarié, sont exclus du bénéfice de la mesure. Ne sont-ils pas les propres acteurs de leur emploi, donc de leur salaire ! À quel titre ceux-ci devraient-ils rester à l’écart d’un dispositif destiné à favoriser la compétitivité et l’emploi ? De plus, ne sont-ils pas déjà pénalisés par la hausse des prélèvements prévus par les textes budgétaires ? Ces mesures de hausse seront difficilement supportables pour nos travailleurs indépendants, artisans, commerçants sur lesquels repose pourtant le dynamisme de nos territoires. Auronsnous, longtemps encore, l’envie d’entreprendre ? L’avenir ne se construira pas sans cette dynamique de l’entreprenariat que l’on étouffe au profit de l’assistanat, conséquence de cette résistance à changer un modèle social pourtant dépassé. Dans ce monde qui change, et où souvent les problèmes demeurent, je formule le vœu que cette nouvelle année soit, pour vous, pleine de bonheur et, pour l’Artisanat, pleine de réussites professionnelles. Bonne et heureuse année 2013 !

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u’ils participent à un concours départemental, régional ou national, ou qu’ils reçoivent un diplôme officiel, les occasions de mettre en avant la réussite professionnelle des apprentis mais aussi l’investissement des maîtres d’apprentissage et des formateurs ne manquent pas. Alors quand ils réussissent, la CMA le fait savoir… Ces manifestations ont une importance capitale pour les jeunes qui y participent. Loin d’être dépassées, elles suscitent même chez eux un regain d’intérêt. On constate en effet que certains candidats au concours gagnent en confiance, s’affirment et prouvent ainsi leur capacité à se surpasser. Les remises de prix sont souvent des moments privilégiés partagés en famille pour les apprentis les plus méritants dans leur spécialité. Reconnus pour leur implication, leur motivation, leur participation active en cours et dans l’entreprise ou encore pour leur parcours atypique, ces jeunes méritent tous un coup de projecteur.

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mental des maîtres d’apprentissage et des formateurs qui encadrent les jeunes et leur transmettent leurs compétences, leurs savoir-faire et leur passion. Au travers de leurs apprentis et élèves primés ou diplômés, c’est le travail de tuteur des patrons et des enseignants, l’accompagnement au fil des mois et des années qui est ainsi reconnu et récompensé.

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Les remises de prix permettent de donner à l’apprentissage une image de rigueur, de volonté et d’épanouissement. Elles confirment que rien n’est jamais acquis, qu’il faut se bat-

tre dans son domaine professionnel et que le challenge doit faire partie du mode de fonctionnement de celui qui sera certainement un jour chef d’entreprise. Le grand public, mais aussi les élus locaux et les partenaires de l’artisanat, peuvent ainsi percevoir la force et les perspectives d’avenir du secteur des métiers et la qualité de l’enseignement en formation professionnelle. Pour les apprentis comme pour les employeurs et les formateurs, être ainsi valorisés est primordial pour faire reconnaître l’apprentissage comme un secteur d’insertion et de réussite professionnelle.


Les sélections régionales des concours « Meilleurs apprentis de France » pâtissier, charcutier traiteur, métiers du bois et « Meilleur Jeune Boulanger » sont organisées par les organisations professionnelles en collaboration avec les campus des métiers de la CMA. Les candidats doivent en règle générale réaliser un sujet sur une journée et le jury désigne un lauréat qui peut ainsi porter les couleurs de la région au niveau national. C’est le cas d’Édouard Boton, apprenti en CAP charcutier traiteur au moment du concours. Il a fini 3e du concours national qui s’est déroulé à Metz en avril 2012 (photo page 4).

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Le 30 mai 2012, trois apprentis du campus des métiers de Niort montaient sur la 2e marche du podium du Prix Goût et Santé des Apprentis avec les lauréats de deux autres centres de formation de France. Sept équipes finalistes, issues de CFA et sélectionnées par le pré-jury en mars 2012, présentaient leur création culinaire devant le jury de professionnels des métiers de bouche, de la santé et de l’apprentissage, au Pavillon Élysée Lenôtre, à Paris. Au terme d’un après-midi de dégustation et de présentation des sept recettes sur le thème « Tartine Santé », le jury annonçait les lauréats de cette première édition du Prix Goût et Santé des Apprentis : parmi eux, l’équipe du campus des métiers de Niort et sa « Plongée de saveurs méditerranéennes ».

Organisé par la Fédération des artisans du bois en collaboration avec la Fédération du bâtiment et le soutien de la CMA, le concours du meilleur apprenti bois a eu lieu en juillet 2012. Parmi seize apprentis en compétition, Korentin Clairgeau et Sylvain Anger, respectivement apprenti menuisier et apprenti ébéniste au campus des métiers de Parthenay ont été primés. Tous les deux passionnés, ils se destinent à un bel avenir dans les métiers du bois.

;gf[gmjk\]k KYda†j]k La 11e édition du Carrefour des métiers de bouche a permis de montrer une fois de plus, le savoir-faire et l’excellence de tout un secteur. Au-delà des démonstrations culinaires réalisées devant le public, c’est devant un jury de professionnels que des apprentis bouchers, boulangers, charcutiers, cuisiniers, serveurs et pâtissiers du campus des métiers de Niort ont pu afficher leur talent lors des concours de haut niveau inscrits au programme. Les trois lauréats de chaque catégorie ont été récompensés par une salière d’or, d’argent ou de bronze.

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n…f]e]fl <]mp%K†nj]k Trente apprentis ont été mis à l’honneur en octobre dernier à l’occasion du 10e anniversaire du challenge départemental des meilleurs apprentis du bâtiment. Organisé par la Capeb, en partenariat avec la CMA 79, ce concours récompense les trois meilleurs élèves de toutes les sections professionnelles de niveaux CAP. Les candidats ont été évalués par un jury composé de professionnels et de professeurs qui, outre les notes obtenues à l’examen, ont tenu compte de l’assiduité, du travail personnel, de la motivation et de l’appréciation des maîtres d’apprentissage. Découvrez le palmarès sur www.cma-niort.fr.

Eakkagf=p[]dd]f[]% Lge])* Les diplômés de l’artisanat ont largement répondu présent à l’invitation de la CMA et de ses partenaires le 7 décembre dernier à l’occasion de la 12e édition de la soirée de l’excellence. Près de 400 apprentis et stagiaires en formation ont reçu

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leur diplôme sous les applaudissements du public. Une manifestation très attendue qui célèbre la réussite de toutes celles et ceux, formateurs et diplômés, qui s’investissent chaque année et avec passion dans la formation et l’apprentissage d’un métier. Vous étiez présent et vous souhaitez garder un souvenir de cette soirée ? Téléchargez les photos sur www.cma-niort.fr.

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râce Ă  vous, nous pouvons disposer dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠquipements performants et dĂŠvelopper des actions de formation qui vous permettront de recruter dans votre ĂŠquipe les apprentis dont la motivation et les compĂŠtences rĂŠpondent Ă  vos besoins. La CMA vous propose dâ&#x20AC;&#x2122;utiliser ses services pour sa collecte. La confiance que vous nous accordez est un gage prĂŠcieux, qui tĂŠmoigne de la force de lâ&#x20AC;&#x2122;artisanat, première entreprise de France.

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ComplĂŠtez le bordereau de versement de la CMA 79 qui vous sera adressĂŠ par courrier ou (ĂŠventuellement) utilisez le bordereau de votre choix en mentionnant nos centres de formation comme bĂŠnĂŠficiaires de votre taxe. Date limite de versement : le 28 fĂŠvrier 2013. =fn]jkYflnglj]lYp]\Ă&#x152;Yhhj]flakkY_] fgk[]flj]k\]^gjeYlagf$ngmk [gfljaZm]j]rdYjÂ&#x2026;YdakYlagf\]khjgb]lk \]\Â&#x2026;n]dghh]e]fl]l\]kgmla]f dY^gjeYlagfhjg^]kkagff]dd]\]*()+&

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hefs d’entreprises artisanales, vous avez été touché fin 2012 par une augmentation importante de la cotisation foncière des entreprises (CFE). Sensible à votre mécontentement et pour défendre au mieux vos intérêts auprès des pouvoirs publics, la CMA vous a interrogé le mois dernier par courrier sur l’évolution de votre cotisation de 2011 à 2012. Nous vous remercions d’avoir répondu à cette enquête qui va nous permettre de confirmer les actions à mettre en place. Nous pouvons d’ores et déjà dire qu’un amendement adopté par les sénateurs, au cours des débats sur la loi de finances pour 2013, autoriserait les collectivités à revenir exceptionnellement, si elles le souhaitent, sur leur délibération prise au titre de 2012. Ainsi, les communes et les établissements publics de coopération intercommunale

(EPCI) pourraient, par une délibération prise avant le 21 janvier 2013 et pour la part qui leur revient, prendre en charge, en lieu et place des redevables, tout ou partie de la fraction de la cotisation minimum de CFE due au titre de 2012 correspondant à la base minimum applicable sur leur territoire résultant d’une délibération prise en 2011. Le président et les élus de la CMA se sont rapprochés des collectivités concernées pour que des modifications puissent être prises en compte et appliquées. Vos nombreuses réponses à notre enquête nous ont permis de défendre au mieux vos intérêts. Sensibles à nos arguments, certaines structures intercommunales ont d’ores et déjà délibéré pour revoir à la baisse le montant de cette cotisation. Nous vous tiendrons informé des suites de nos démarches communes.

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ette initiative soutenue par M6 vous permet de bénéficier du réseau des chefs d’entreprise adhérents au jury « Graines de Boss » afin d’accélérer le développement de votre entreprise, d’en accroître la notoriété et enfin d’être accompagné par un parrain dans le cadre d’un suivi mensuel de deux ans. Les candidats peuvent concourir dans la catégorie « jeune créateur d’une entreprise des métiers et de l’artisanat » et doivent s’inscrire sur le site www.grainesdeboss.fr. Un jury étudiera les dossiers à l’occasion d’une prochaine et dernière session : les 12 et 19 avril 2013 pour un envoi des dossiers de candidatures avant le 5 mars 2013. La remise des prix aura lieu le 23 mai prochain.

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rtisans d’art, participez au prochain salon « Tourisme et métiers d’art » organisé par la CMA à l’occasion de la 85e édition de la foirexpo de Niort. Du 27 avril au 5 mai, venez montrer votre savoir-faire et faites découvrir vos créations au public cette année sous les couleurs du Rugby et de l’Australie. Si vous souhaitez participer vous aussi à ce rendez-vous et réserver votre stand sur l’espace « Tourisme et artisanat d’art », contacteznous !

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n 2013, les Artisanales de Chartres fêtent leur 20e anniversaire, une année exceptionnelle à ne pas manquer ! Chaque année, la MNRA, partenaire officiel du Salon, améliore plus encore son opération Tremplins de l’Artisanat. Faire découvrir les jeunes talents de l’artisanat français, voilà la volonté de la MNRA. C’est pourquoi ils offriront à 20 artisans issus de différentes régions et de tout type de secteur d’activité un stand tout équipé (cloison, électricité, éclairage), sur un espace scénographié, pour une mise en valeur exceptionnelle au cœur de la plus grande vitrine de l’artisanat.

D]kb]mf]k]flj]hjak]kdÌ`gff]mj Le « village MNRA des jeunes entreprises », ce sera près de 400 m2 d’exposition scénographiée avec une signalétique dédiée, pour permettre aux jeunes entreprises dynamiques désireuses de se faire connaître de profiter d’un tremplin unique en son genre. Parmi les 20 entreprises tremplins sélectionnées par MNRA, un jury désignera le « Super Tremplin ». Une bourse complémentaire de 1 500 € viendra récompenser ce projet.

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Eg\Ydal…k\]hYjla[ahYlagf Pour poser sa candidature, l’artisan doit avoir créé son entreprise entre le 1er janvier 2010 et le 30 avril 2013. Il ne doit pas avoir participé aux Artisanales de Chartres précédemment et doit impérativement exposer durant les 4 jours s’il est retenu. Attention, n’est pas considéré comme jeune artisan : celui qui a arrêté son activité et l’a reprise plusieurs années plus tard en se réinscrivant au Répertoire des métiers ; celui qui a déménagé son entreprise en la réinscrivant dans la nouvelle CMA de son lieu de résidence. Saisissez cette occasion exceptionnelle ! Demandez votre dossier de participation en renvoyant le coupon ci-contre avant le 30 avril 2012.

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es campus des métiers, outils de formation de la CMA, n’accueillent pas que des apprentis ! En 2012 près de 500 chefs d’entreprises, conjoints et salariés sont venus se former et se perfectionner dans les centres de Niort et de Parthenay. Pour répondre à vos besoins, la CMA a mis en place des formations adaptées dans quatre grands domaines O Gestion comptable et financière. O Informatique et bureautique. O Communication, commercialisation, vente, langue. O Juridique, social, ressources humaines management. Réservez dès maintenant les dates de formation du premier semestre dans votre agenda 2013.

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LIEU

DURÉE

DATES

Initiation retouche d’images et montage photos avec Photoshop

CMA Niort

2 jours

Mercredis 6 et 13 mars

1 jour

Lundi 8 avril

1 jour

Lundi 15 avril

3 jours

Lundis 4, 11, 18 mars Lundis 3, 17, 24 juin

JURIDIQUE, SOCIAL, RH, MANAGEMENT

COM., COMMERC., VENTE, LANGUE

INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE

Optimiser son temps grâce à l’informatique Savoir classer et archiver ses documents (devis…) Gérer son planning de rendez-vous avec Outlook

Campus des métiers Parthenay

Communiquer avec internet Créer et animer son site WEB Comment bien référencer son site web

1 jour

Lundi 13 mai

Intégrer les réseaux sociaux : comment et pourquoi faire ?

1 jour

Mercredi 6 mars

Créer et gérer sa boutique en ligne

1 jour

Mercredi 13 mars

Campus des métiers Parthenay

1 jour

Lundi 25 mars

Campus des métiers Parthenay

40 heures par stagiaire

Vendredis (8h30-12h30) Lundi 27 mai

Les nouveautés OFFICE 2010

Campus des métiers Parthenay

Plateforme bureautique : formation à la carte Word – Excel - Power point Utiliser Google Sketchup

Campus des métiers Parthenay

1 jour

EBP - Compta-informatique – Devis et facture

Campus des métiers Parthenay

1 jour

Anglais

Campus des métiers Niort

12 séances de 4 heures

Vendredi matin

Communiquer efficacement avec ses salariés (en réunion et en entretien individuel)

Campus des métiers Parthenay

1 jour

Lundi 25 mars

De l’entrée au départ de mon salarié : quelles démarches administratives ?

Campus des métiers Parthenay

1 jour

Lundi 3 juin

Réussir son premier recrutement

Campus des métiers Parthenay

1 jour

Lundi 11 février

Savoir manager et motiver ses équipes

Campus des métiers Parthenay

1 jour

Lundi 18 mars

Formation de tuteur, maître d’apprentissage

Campus des métiers Parthenay

1 jour

Lundis 25 fév. ou 8 avril

Se former à une démarche environnementale pour son entreprise

Antenne CMA Bressuire

1 jour

Mercredi 12 juin

Se former à la prévention des risques professionnels

CMA Niort

1 jour

Mardi 5 mars

Évaluer ses pratiques professionnelles : hygiène, environnement, sécurité, accessibilité

CMA Niort

1 jour

Mercredi 25 avril

CMA Niort

1 jour

Lundi 25 février

Campus des métiers Parthenay

1 jour

Lundi 13 mai

CMA Niort

1 jour

Lundi 11 mars

Campus des métiers Parthenay

1 jour

Lundi 17 juin

Bien démarrer en auto-entrepreneur

EIRL ou société : bien choisir son statut juridique

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oucher-charcutier dans l’Eure-et-Loir depuis 24 ans – dont 15 à son compte –, Éric Bellanger pratique les tournées depuis autant d’années. Les mercredi et vendredi, l’artisan laisse les rênes du magasin d’Ymonville, « boucherie, charcuterie, fruits et légumes, crémerie et épicerie de base » à son épouse Danièle et prend le volant de son camion pour desservir 26 villages environnants. Soit près de 100 clients, en porte-à-porte. « Je les vois chaque semaine. À force, ils sont devenus des amis. Entre nous, il y a une véritable relation de confiance. Ils m’attendent impatiemment ! », se réjouit Éric Bellanger. Au point que certains n’hésitent pas à le tancer gentiment s’il a quelques minutes de retard. Dégainant malgré tout café et sucrier dès que le camion frigorifique pointe le bout de son capot. Bouche-à-oreille et publicité glissée dans la boîte aux lettres sont les outils de l’artisan pour se faire connaître. Même s’il avoue avoir eu la partie facile grâce à son père – dont il a hérité l’entreprise – qui a lancé les tournées dès 1967. Avaler des kilomètres chaque semaine demande à Éric Bellanger des efforts, « surtout en été, avec la chaleur », et de l’argent. L’artisan vient ainsi de réaliser un investissement de 130 000 € pour remplacer son camion.

! /(\m[`a^^j]\ÌY^^Yaj]k Ces dépenses en valent pourtant la peine, puisque les tournées génèrent jusqu’à 70 % du chiffre d’affaires

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de la SARL Boucherie Bellanger. Le boucher-charcutier évoque toutefois l’avenir avec inquiétude. « Mes clients sont des habitués. Les nouveaux habitants n’adhèrent pas. Certains travaillent en journée, d’autres préfèrent se déplacer pour acheter. Le décès de certains clients fait que je dois couvrir de plus en plus de villages pour atteindre mon chiffre. » Heureusement pour Éric Bellanger, rares sont les habitués qui ne lui prennent rien lorsqu’il est de passage. « Ils se disent : tant qu’à faire ! », conclut-il en riant. Si Mickaël Dumenil, gérant depuis huit ans d’une boulangerie-bartabac-presse-épicerie à Boisville-laSaint-Père (Eure-et-Loir), effectue lui aussi des tournées, c’est avant tout dans une optique de service. « Quand on a racheté le fonds, il

y avait déjà des tournées. Les gens avaient l’habitude », énonce l’artisan. Pour rendre « ce service et les gens heureux », Mickaël Dumenil fait du porte à porte, et jusqu’à 100 km chaque jour. Conscient de la faible part de ces tournées dans son chiffre d’affaires global, l’artisan envisage d’y mettre un terme, « sitôt que le véhicule nécessitera des investissements ».

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\]dY[gf[mjj]f[] Diplômée en coiffure, esthétique et maquillage, Valérie Morisseau sillonne les routes de Haute-Garonne avec son camion. Originaire de Sénarens, la jeune femme n’a pas hésité longtemps avant de faire de Beauté Créative un salon itinérant.


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« D’abord, par rapport à un salon traditionnel, le budget est moins conséquent, explique-t-elle ainsi. Ensuite, comme je suis en zone rurale, c’est plus pratique. Et puis, je me démarque de la concurrence. De tous ces salons de coiffure franchisés dont les grandes villes alentour sont saturées. » Dernière raison – et non des moindres –, la qualité de la relation avec les clients. « Je me déplace à domicile, sans toutefois rentrer dans l’intimité des gens. Je reste à leur porte, et ce sont eux qui viennent se faire chouchouter dans mon camion. Chez moi, pas de vitrine, pas de bavardages ! ». Pour alimenter son salon ambulant, Valérie Morisseau doit avoir une possibilité de branchement. Les mardi et jeudi, la jeune artisane se déplace au comité d’entreprise de Thalès Alénia Space, une entreprise toulousaine. Le reste de la semaine, elle tourne dans plusieurs villages, proposant de la coiffure mixte et polyvalente, des soins esthétiques (visage et mains), des produits cosmétiques… Valérie Morisseau mesure bien la dureté de la vie qu’elle a choisie. « Se faire un nom est très difficile. Je suis présente sur les réseaux sociaux, sur Internet. Je fais de la publicité dans les boîtes aux lettres. Je suis inscrite sur un registre des mariages. »

Son avenir, la Haute-Garonnaise ne sait pas encore s’il sera fait de bitume ou de briques. Si elle restera nomade ou optera finalement pour la sédentarité.

! DYdaZ]jl… Artisan boulanger en Isère, Fabrice Muzet reconnaît lui aussi avoir souffert pour se faire une place. « Honnêtement, sachant ce que j’ai vécu, je ne sais pas si je recommencerais », confie-t-il. Après avoir exercé différents métiers – chef de rayon boulangerie, commercial, directeur adjoint – dans la grande distribution (et passé son CAP de boulanger), Fabrice Muzet, qui se découvre allergique à ce milieu, décide d’intégrer la formation « Création de tourisme en milieu rural » de l’Afrat (Association pour la formation des ruraux aux activités du tourisme). « Là, j’ai hésité entre ouvrir un gîte sur le thème du pain ou une boulangerie pédagogique itinérante. Comme je n’avais pas de gîte, j’ai opté pour la boulangerie », déclaret-il avec humour. Fabrice Muzet achète un camion à Nantes, l’équipe d’un four à bois à Carcassone et loue un laboratoire de boulangerie à Grenoble. Le 19 juin 2004, il profite de la fête « Un dimanche à la campagne »

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pour lancer son activité : La Flûte enchantée. « L’idée était de faire découvrir l’univers de la boulangerie à des enfants, en lien avec des écoles, des MJC, des colonies de vacances… J’adore voir les enfants s’émerveiller devant la fabrication du pain ! » L’artisan réalise cependant rapidement que la pédagogie ne nourrit pas son homme, et « commence à produire comme un boulanger ». En 2005, il achète une maison à Saint-Vincent-de-Mercuze, et installe son laboratoire chez lui. Aujourd’hui papa de trois enfants qu’il a envie de voir grandir, Fabrice Muzet n’est plus aussi souvent sur les routes qu’avant. Celui dont la célébrité s’est construite sur les pains aux noix ou à la châtaigne n’a qu’un maître : la liberté. « Les horaires en boulangerie, je ne pourrais pas », lâche-t-il. L’artisan consacre deux jours par semaine à la boulangerie pédagogique auprès des écoles, des centres de loisirs ou des maisons de retraite ; livre 200 familles via des Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) ; accueille un après-midi par semaine des clients dans la boutique qu’il a aménagée chez lui ; propose 22 sortes de pain sur le marché du Touvet ; forme des cuisiniers en herbe à l’Afrat… Et projette d’acquérir une goélette pour sillonner le littoral et les îles de la Méditerranée dans son tablier de boulanger. Marjolaine Desmartin

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arantir la compétitivité et donner un nouvel élan à l’entreprise c’est tout l’objectif d’une démarche d’innovation. Elle passe parfois inaperçue en dehors de l’entreprise mais elle apporte une véritable évolution. Jocelyn Niget, développeur de l’innovation à la CMA, repère les projets innovants, conseille les chefs d’entreprises artisanales en matière de propriété industrielle, de dépôt de marque et permet d’identifier les bons interlocuteurs, qu’ils soient partenaires techniques ou financiers.

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l’élaboration d’un nouveau produit ou d’un procédé de fabrication donc un savoir-faire à protéger. O L’innovation organisationnelle : c’est la mise en place d’une gestion plus efficace pour une meilleure production et gestion des ressources humaines. O L’innovation commerciale : c’est la

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mise en place d’une approche différente du marché et du contact avec la clientèle. Vous avez un projet d’innovation, vous souhaitez en savoir plus ? Contactez-nous !

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es artisans ne sont pas encore sortis de la crise qu’un nouveau fléau les menace déjà. Alors que la demande des ménages peine à repartir et que les carnets de commandes se remplissent difficilement, les artisans du BTP doivent faire face à une forme grandissante de concurrence déloyale : le dumping social. En cause, des entreprises et des travailleurs étrangers qui franchissent nos frontières pour proposer leurs services. En soi, rien d’illégal. Les accords européens de libre-échange autorisent les entreprises et les travailleurs de l’espace communautaire à travailler dans les autres pays membres, sous condition de respecter les règles en vigueur du pays concerné.

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Néanmoins, les organisations patronales dénoncent des pratiques parfois douteuses qui fragilisent la compétitivité des entreprises artisanales françaises. En effet, faute de contrôles réguliers, les entreprises étrangères se permettent des largesses vis-à-vis du Code du travail et du fisc français. Et si la concurrence déloyale venue de l’étranger n’est pas un phénomène nouveau, elle s’amplifie. « Quand l’activité se resserre, toutes les irrégularités remontent à la surface. Vu qu’on fait partie d’un espace européen de plus en plus ouvert et que les pays qui nous entourent sont encore plus touchés que nous par la crise, la concurrence déloyale s’accélère », déplore François Asselin, vice-président de la FFB en charge du dossier. Jusqu’ici,

seules les régions frontalières étaient touchées mais, aujourd’hui, pas un département français ne serait épargné. Surtout qu’avec l’ouverture des frontières européennes, d’autres pratiques se sont développées. Les entreprises frontalières sont de plus en plus présentes mais on trouve également des sociétés venues de pays plus lointains. À cela viennent s’ajouter des entreprises d’intérim généralement basées dans les pays de l’Est, qui proposent de la main-d’œuvre bon marché à des entreprises, françaises ou étrangères, travaillant en France. « La crise étant là, des entreprises font appel à de la main-d’œuvre low cost pour décrocher des marchés, et se démarquer provisoirement de leurs cama-


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rades. Vu qu’il est difficile de toucher aux postes des frais généraux et du matériel, la seule variable d’ajustement est la masse salariale. Le problème est que si certaines entreprises commencent à le faire, il y a un risque de généralisation », met en garde Jean-Jacques Planes, responsable de la FFB dans les Pyrénées Orientales.

<]khjap[Ykk…k Afin de proposer aux clients publics et privés des prix cassés, ces entreprises ont recours à plusieurs pratiques à la limite de la légalité. En théorie, les salariés étrangers qui travaillent sur le sol français sont soumis aux mêmes règles que les autres. Dans la pratique, les choses se passent différemment. Les entreprises déclarent leurs employés au salaire minimum et indiquent que celui-ci effectue 35 heures. « En réalité, les salariés font 15 heures de plus, explique François Asselin. Quant aux travailleurs indépendants étrangers, certains “débarquent” sur le marché du particulier sans aucune déclaration. Dans cette situation, c’est du travail au noir total ». Des arrangements avec la loi qui permettent à ces entreprises de proposer des tarifs défiant toute concurrence. Nos interlocuteurs parlent de prix 30 % à 50 % plus bas que le tarif moyen. Surtout qu’au-delà des journées de travail à rallonge, des prix anormalement bas et des travaux non déclarés, les conditions de travail sont discutables. « Pour travailler sur un toit, nous sommes obligés d’avoir

un échafaudage et de nombreux dispositifs de sécurité. Eux travaillent avec deux échelles et un plateau. Les règles de sécurité ne sont pas respectées », se plaint Jean Delcasso, maçon et couvreur près de la frontière espagnole. « Les conditions sociales sont inimaginables, renchérit François Asselin. Certaines équipes dorment sur le chantier ou dans le camion. On se croirait dans un livre de Zola, sauf que les ouvriers sont heureux car les conditions sont pires chez eux ». Patrick Issaly, président de la Capeb Languedoc-Roussillon, fait également valoir que « ces travailleurs intérimaires viennent avec leurs outils et leur caravane. Ils dorment sur place quand nous devons payer à nos ouvriers des indemnités kilométriques, l’hébergement. C’est un coût supplémentaire qu’ils n’ont pas à assumer. »

9hh]dk\Ìg^^a[af]k Et pour démarcher les clients, tous les moyens sont bons. « Les entre-

prises étrangères paient des annonces dans la presse régionale et ont recours au publipostage. Il y a même des rabatteurs qui proposent du travail pour les travailleurs indépendants étrangers dans les zones frontalières. On a l’impression qu’ils ne courent aucun risque, certaines agences d’intérim envoient des documents avec le sigle de l’Union européenne », assure François Asselin. Les artisans français sont sollicités de toute part. « Il n’y a pas un entrepreneur qui n’ait reçu un fax, des mails ou des appels d’officines proposant de la main-d’œuvre à des tarifs incroyablement bas. Quand on arrive à des taux horaires inférieurs à 10 euros, il ne peut s’agir que de méthodes déloyales. » La concurrence déloyale ne s’arrête pas là. Certaines entreprises étrangères, notamment espagnoles, s’affranchissent de toute TVA, soit en facturant en hors taxe au client, soit en lui facturant en TTC sans jamais reverser la TVA perçue. Jean-Jacques Planes ajoute que « les entreprises étrangères bénéficient d’un différentiel social qui leur est largement favorable. La différence de charges est par exemple de 23 % entre la France et l’Espagne ». Pour autant, les artisans et leurs organisations professionnelles se défendent de tout ostracisme. Pour beaucoup de travailleurs et d’entreprises issues de pays durement frappés par la crise, « traverser la frontière est la seule solution. Humainement, on ne peut pas les accabler. Malheureusement, cela se fait au détriment de nos salariés et de notre économie », souligne Jean-Jacques Planes.

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a demande des mĂŠnages ayant tendance Ă  se tasser, chaque chantier remportĂŠ par une entreprise ĂŠtrangère reprĂŠsente un manque Ă  gagner pour les artisans français. Surtout que ceux-ci ne sont pas en mesure de sâ&#x20AC;&#x2122;aligner sur les tarifs incroyablement bas de leurs concurrents. Pour Patrick Issaly, prĂŠsident de la Capeb Languedoc-Roussillon, câ&#x20AC;&#x2122;est le diffĂŠrentiel de coĂťt du travail qui permet Ă  la concurrence ĂŠtrangère de proposer des prix cassĂŠs. ÂŤ Il nous est impossible de lutter. Lâ&#x20AC;&#x2122;heure de travail nous coĂťte 35 euros quand les entreprises roumaines propo-

sent de la main-dâ&#x20AC;&#x2122;Ĺ&#x201C;uvre Ă  2,5 euros de lâ&#x20AC;&#x2122;heure. Je ne rĂŠponds mĂŞme plus aux appels dâ&#x20AC;&#x2122;offres publics, mes tarifs sont parfois 50 % supĂŠrieurs aux autres Âť, explique cet artisan spĂŠcialisĂŠ dans le traitement et la prĂŠvention des pathologies du bâtiment. Assez pessimiste, il estime que plus de 5 000 emplois seraient menacĂŠs en Languedoc-Roussillon. Une inquiĂŠtude partagĂŠe par tout le secteur du bâtiment. De lâ&#x20AC;&#x2122;avis des artisans comme de leurs reprĂŠsentants, la situation est plus grave quâ&#x20AC;&#x2122;on ne le croit car le dumping dĂŠstructure complètement le tissu ĂŠconomique local.

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Si rien ne change, nombre dâ&#x20AC;&#x2122;artisans français pourraient faire faillite ou recourir eux aussi Ă  de la main-dâ&#x20AC;&#x2122;Ĺ&#x201C;uvre venue dâ&#x20AC;&#x2122;Espagne ou dâ&#x20AC;&#x2122;Europe de lâ&#x20AC;&#x2122;Est. Ce que confirme Patrick Issaly : ÂŤ un artisan est venu me dire quâ&#x20AC;&#x2122;il transmettait son entreprise Ă  son fils, mais quâ&#x20AC;&#x2122;il licenciait ses salariĂŠs afin que ce dernier fasse appel Ă  de la main-dâ&#x20AC;&#x2122;Ĺ&#x201C;uvre ĂŠtrangère Âť. La situation pèse donc sur les artisans, mais aussi sur leurs employĂŠs. ÂŤ Mes salariĂŠs ont 2 ou 3 enfants ; leur salaire est leur seule source de revenu. Si je mets la clĂŠ sous la porte, ils seront dans le pĂŠtrin. On fait donc ce que lâ&#x20AC;&#x2122;on peut pour continuer Ă  vivre Âť, justifie Patrick Issaly. Et de sâ&#x20AC;&#x2122;interroger : ÂŤ Si les entreprises ferment, qui va payer les charges sociales, les impĂ´ts, financer les investissements ? Âť Certainement pas les entreprises ĂŠtrangères dont lâ&#x20AC;&#x2122;argent gĂŠnĂŠrĂŠ retourne en grande partie dans le pays dâ&#x20AC;&#x2122;origine.


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;gee]fldmll]j7 gendarmerie, à l’Urssaf, à son syndicat, à sa chambre de métiers et de l’artisanat... Car si l’artisan ne veut pas porter plainte, il subit », avise-t-il.

D]lgmj\]>jYf[] kYfk‡lj]afima…l…k Sauf que dans la pratique, les choses ne sont pas si simples. « Les services de l’État ne peuvent pas entrer sur les chantiers privés s’ils n’ont pas un mandat du procureur. Un document long à obtenir, alors qu’il faudrait l’avoir du jour au lendemain. Les entreprises étrangères mettent des grilles aux fenêtres et ferment les portes du chantier à clé pour que personne ne puisse y accéder », note le président de la Capeb LanguedocRoussillon. Il précise qu’avec « la Directive Bolkenstein [votée en 2006 par l’Union européenne, ndlr], en travaillant moins de trois mois en France, les ouvriers ne sont pas obligés de se conformer aux réglementations locales. Du coup, les intérimaires restent trois mois à Narbonne, trois mois à Strasbourg... Ils font le tour de France sans être inquiétés ». Autre cheval de bataille des artisans et de leurs représentants : la néces-

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i le dumping social désempare les artisans, ils ne restent pas pour autant inactifs. Ils font remonter leurs doléances auprès de leurs syndicats, qui tentent de faire bouger les lignes au niveau national. « Les pouvoirs publics ne se rendent pas compte du fléau que représente la concurrence déloyale. C’est une menace assez diffuse mais bien réelle. Ce n’est pas comme quand on ferme une usine PSA. Là, ça se passe tous les jours, un peu partout », alerte François Asselin, vice-président de la FFB. Pourtant, des lois existent, et des amendes sont prévues pour les salariés étrangers employés sur les chantiers sans êtres déclarés. Pour M e Rocheblave, avocat spécialisé dans le droit du travail, la situation est claire : « Tout travailleur étranger qui travaille sur le sol français se voit appliquer le droit du travail français. Dans ce cas, il ne peut pas y avoir de concurrence déloyale. S’il y a une concurrence déloyale, c’est que le droit du travail a été violé. » Il invite donc les artisans à se tourner vers les interlocuteurs compétents. « Dès qu’un artisan a connaissance d’une pratique illégale, il peut la signaler à la

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saire responsabilisation des clients. Car c’est en grande partie la course au low-cost qui permet à ce type d’entreprises de prospérer au détriment des entrepreneurs locaux. « L’acheteur a une énorme responsabilité quand il accepte un prix déraisonnable. Il est important de rééduquer notre conscience de consommateurs. Surtout dans le BTP, où les achats sont plus techniques, l’acheteur devrait se demander pourquoi une entreprise propose un tarif 30 ou 50 % moins cher qu’une autre ? », plaide François Asselin.

G”]kldYnYd]mj`meYaf]7 Patrick Issaly poursuit l’analyse. « Il faut que les acheteurs, notamment publics, se posent des questions sur les êtres humains qui travaillent sur ces chantiers. Les appels d’offres regorgent de critères techniques, sur la qualification ou les prix. Mais où est la valeur humaine dans tout ça ? On ne demande aucun compte aux entreprises qui remportent les appels d’offres sur le personnel qui travaillera sur le chantier. Du coup, les entreprises en profitent, il y a beaucoup d’opportunistes », déplore-t-il. Pour

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responsabiliser les acheteurs, cet artisan demande à ce que l’implication sociale des entreprises soit prise en compte. « Si on veut que les entreprises embauchent du personnel de proximité, en CDI, qu’elles fassent de l’insertion, de l’apprentissage, il faut prendre en compte ces efforts, sinon nous ne pourrons plus les faire. Pourquoi ne pas créer une fiche d’identité de l’entreprise qui listerait ce qu’elle fait pour que son personnel soit qualifié et protégé ? », propose-t-il. Si les représentants des artisans comprennent qu’en temps de crise, les consommateurs se dirigent vers les prestations les moins onéreuses, ils les invitent donc à réfléchir aux conséquences à long terme de ces achats opportunistes et lancent un appel à la solidarité. « La fin ne justifie pas les moyens. Où va-t-on pouvoir former nos petits jeunes s’il n’y a plus d’entreprises ? Il doit y avoir des limites à la libre circulation. Nous entreprises, ne sommes pas les seules à pouvoir lutter contre ce fléau », souligne François Asselin. Une chose est sûre : les décideurs publics, privés, les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, tous les membres de la chaîne de construction, jusqu’au client final, doivent prendre conscience de la réalité du problème. Emmanuel Daniel


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illiam Beaudouin ne supporte pas l’immobilisme. Ce boulanger-pâtissier installé à Moulins-surAllier (03) ne cesse de réinventer son métier. Car pour lui, « la modernité n’enlève rien à la tradition ». Dès le début de sa carrière, il met un point d’honneur à se perfectionner continuellement. « Je changeais d’entreprises tous les ans ou tous les deux ans, par choix, pour acquérir une diversité de compétences », justifie-t-il. Avant d’ouvrir sa première boutique en 2006, cet entrepreneur novateur roule également sa bosse à l’étranger, notamment au Chili, où il travaille pour le Meilleur Ouvrier de France Christian Vabret. « Travailler pour les autres, c’est bien, mais quand on a des idées, on a envie de les mettre en application, de les faire vivre. » Et des idées, William Beaudouin en a « tous les jours à la pelle » ! Il commence par modifier les horaires de travail. Il fabrique ses produits en pousse lente, sans levain, ce qui permet à ses employés de gagner quelques heures de sommeil. « Je ne vois pas pourquoi je les

ferais travailler la nuit alors qu’on peut faire autrement », explique-t-il. Ce positionnement stratégique subtil lui permet de fidéliser ses salariés, courtisés par la grande distribution, tout en proposant du pain chaud à toute heure pour ses clients. « Il faut s’adapter, sans pénaliser le métier. Garder la compétence et le savoir-faire artisanal. »

+-((((ZY_m]ll]khYjYf Mais son succès ne repose pas uniquement sur son art du management. Il a également développé une gamme de produits redoutable : « Un pain qui a du goût et qui se conserve ! Vous achetez ma baguette le matin, vous pouvez la manger le lendemain matin sans problème », s’enorgueillit-il. Cette spécificité lui a permis de diversifier sa clientèle et de toucher ainsi des restaurateurs. Stratégie payante, puisqu’il écoule 350 000 baguettes par an. Son chiffre d’affaires a ainsi été multiplié par six depuis 2006, tandis que l’entreprise est passée de trois à quinze employés. Fort de cette expérience concluante, et malgré la crise, il a ouvert une deuxième

boutique en juillet 2012. « Mon idée n’est pas de créer une chaîne, mais plusieurs boulangeries artisanales. Je ne veux pas centraliser ma production même si cela me permettrait de faire des économies d’échelle. Je pense que ce serait une erreur stratégique car ce qui fait la valeur de l’entreprise, ce sont les gens qui y travaillent. Quand ils sont impliqués, ils font un bon travail qui se ressent sur la qualité de produit fini », analyse-t-il. Et William Beaudouin ne compte pas s’arrêter là. Il pense déjà à l’ouverture de nouvelles boulangeries, c’est pour cela qu’il forme son personnel au fur et à mesure pour qu’il y ait des « cadres capables de me remplacer ». En effet, il aura besoin de se libérer du temps pour concrétiser son but : s’installer à l’étranger. « Je pense que les entreprises artisanales peuvent s’exporter et permettre le rayonnement international de notre pays et de notre culture », avance-t-il. En attendant, il fait tout pour pérenniser ses activités, afin de prouver aux jeunes qu’il « ne faut pas avoir honte d’être boulanger ». Emmanuel Daniel

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n détecteur de gaz, un système d’éclairage automatique « chemin lumineux », un indicateur de variations anormales de température et un détecteur de fumée : autant de services qui constituent le pack domotique. À l’heure actuelle, l’entreprise Domocreuse SARL, groupement de 23 artisans électriciens et plombierschauffagistes créé en 2010, a équipé 500 logements de cette nouvelle technologie. Un déploiement qui traduit la volonté du conseil général de la Creuse de participer à l’autonomie des personnes âgées en favorisant leur maintien à domicile. Dans ce cadre, il a choisi comme titulaire d’une délégation de service public Sirmad Domocreuse Assistance, une plateforme de téléassistance de proximité 24 h/24 et 7 j/7. « Avant de répondre à l’appel d’offres, Sirmad Domo Creuse Assistance a contacté la chambre de métiers et de l’artisanat de la Creuse. C’est elle qui a initié l’idée du regroupement. La solution idéale, au vu de la répartition des logements sur tout le territoire », commente Yannick Calvez, cogérant de Domocreuse SARL. Qui confie : « J’ai été enthousiasmé par l’aspect techni-

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que et social du projet ». Si 60 artisans font part de leur intérêt au début, ils ne sont pourtant que 23 dans le groupement. « Beaucoup se sont rétractés par crainte de ne pas remporter l’appel d’offres », explique le cogérant. D’autres n’ont pas passé le cap des formations. L’organisation mise en place reposant en effet sur la formation des artisans membres au contenu du pack domotique (par les entreprises parte-

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naires Legrand et Intervox), mais aussi aux « bonnes pratiques pour un chantier occupé par une personne âgée » par le Centre national d’innovation santé, autonomie et métiers (Cnisam). « Il ne faut pas sortir son perforateur pendant Les Feux de l’Amour, schématise avec humour Yannick Calvez. Notre prestation doit être de qualité au niveau technique et psychologique. »

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Mfkqkl†e]\ÌYklj]afl] d]o]]c%]f\ C’est Sirmad Domo Creuse Assistance qui distribue le travail en fonction des secteurs et des disponibilités. Grâce à leur présence sur tout le département, les artisans, qui se retrouvent régulièrement pour des réunions d’information, peuvent intervenir rapidement chez les personnes âgées. « Chaque week-end, cinq d’entre nous sont de permanence pour répondre à des problèmes éventuels », souligne le cogérant. « Un groupement n’a que des avantages, estime François Dufayet, artisan membre. D’abord, chacun peut améliorer ses techniques de travail au contact

des autres. Ensuite, nous sommes une force de frappe par rapport à la réactivité. Si l’un de nous est débordé et ne peut pas poser ses packs, il peut demander à un autre de le faire. Et puis, nous pesons plus lourds dans la balance. » Des atouts au prix de l’indépendance ? « Non, tranche François Dufayet. Bien sûr, il faut aller dans le même sens que les autres. Mais sans perdre son individualité. » « Nous sommes 23 entités distinctes. À la base concurrentes, nous fonctionnons à l’unisson pour ce projet », note Yannick Calvez. Enthousiasmés par les avantages du groupement, les deux artisans n’excluent pas l’idée de renouveler le concept un jour. « Pourquoi pas répondre à un autre délégataire, même sur des installations plus complexes ? », réfléchit le cogérant. Avant de préciser : « Pour l’instant, nous nous concentrons sur ce marché. Nous voulons faire de notre mieux ». Le 1er prix du concours « Les Lumières de l’innovation 2012 », catégorie « Démarches », décerné par la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), a été pour les membres de Domocreuse SARL une véritable fierté. Et la confirmation de la pertinence de leur initiative, soutenue par de nombreux partenaires. Grâce à cette victoire, le groupement a remporté un chèque de 5 000 € ainsi qu’un kit de communication pour promouvoir sa démarche. « Ce prix, c’est une bouffée d’oxygène. Notre entreprise est jeune. Avoir un fonds de 5 000 € ne peut pas nuire ! C’est aussi une belle reconnaissance », se réjouit François Dufayet.

=^^]lZgmd]\]f]a_] Domocreuse SARL sert tous ses acteurs. Le territoire, d’abord. « En Creuse, la

population vieillit. Maintenir une personne chez elle coûte moins cher, à terme, que de l’envoyer dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes », souligne Yannick Calvez. « Une personne maintenue chez elle vit cinq ans de plus en moyenne, renchérit François Dufayet. L’y aider contribue donc à la vie économique en évitant la désertification. » S’ils bénéficient à l’évidence collectivement de leur groupement, les artisans en profitent aussi à titre individuel. « D’un, cela nous donne une nouvelle image de marque, argumente François Dufayet. De deux, cela nous fait connaître. La personne âgée n’a plus forcément d’électricien, par exemple. Si elle est satisfaite de notre travail, sachant qu’on procède aussi à la mise en sécurité des installations électriques lorsque c’est nécessaire, elle peut refaire appel à nous. Et là, ça fait boule de neige. Qui dit personne âgée, dit généralement enfants, puis les petits-enfants, puis les voisins... » « Ce sont tous des clients potentiels », conclut Yannick Calvez. Marjolaine Desmartin

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parkeretparker.fr - Février 2012 - Crédits photographiques : Getty - Fotolia

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© Pierre Sarran

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us aux idées reçues ! L’étude « Les exportateurs de l’artisanat : portrait et trajectoires de développement sur les marchés internationaux » publiée par l’ISM en début d’année est venue tordre le coup au préjugé selon lequel les très petites entreprises ancrées dans la proximité ne seraient pas au niveau des enjeux du commerce extérieur. Cette étude fouillée révèle en effet que 36 000 entreprises artisanales exportent, soit 4 à 5 % du secteur artisanal, et qu’elles représentent à elles seules 30 % des exportateurs français. Parmi elles, l’intensité de l’exportation est variable : si 46 % des entreprises artisanales exportatrices réalisent moins de 5 % de leur chiffre d’affaires à l’export, 37 % d’entre elles réalisent plus de 15 % de leur CA en commerçant hors de nos frontiè-

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res. 10 000 peuvent même être considérées comme des « spécialistes de l’exportation », avec CA à l’export supérieur à 30 %. Si la contribution des artisans exportateurs reste faible en volume (de l’ordre de 4 milliards d’euros), il s’agit néanmoins d’un vivier méconnu de pépites à l’export qui mérite d’être accompagné pour prendre toute sa place dans le grand

bal du commerce extérieur de la France. Marqué, rappelons-le, par un solde négatif qui s’élevait à -73,68 milliards d’euros en 2011.

<]k]flj]hjak]k hj…k]fl]kkmj lgmkd]keYj[`…k Ce sont logiquement les entreprises artisanales du secteur de la production qui exportent le plus (17 %), cel-

les évoluant dans le domaine des services, de l’alimentation et du bâtiment ayant de fait une activité plus ancrée dans la proximité. Les entreprises artisanales exportatrices sont concentrées à 40 % dans les régions Ile-deFrance et Rhône-Alpes, une part nettement supérieure à leur poids dans l’artisanat français (27 %). Elles sont de toutes tailles, même si le pourcentage d’exportateurs s’accroît avec la taille de l’entreprise. Ces entreprises évoluent dans un environnement « B to B », c’est-à-dire que leur clientèle est majoritairement constituée d’entreprises (69 %), loin devant les particuliers (19 %). Autre fait marquant : un tiers ont démarré leur activité export dans les 2 ans qui ont suivi leur création ; ce sont des « born-exporters ». Quant à la longue liste des

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destinations vers lesquelles exportent ces entreprises, elle révèle que les produits et prestations de l’artisanat français intéressent de nombreux pays du globe. Bien sûr, comme pour l’ensemble des exportateurs français, les pays frontaliers dominent largement (67 %). Mais les artisans français abordent également des marchés plus éloignés, à l’image des ÉtatsUnis, vers lesquels exportent plus d’un artisan sur 5, des pays d’Afrique (Maghreb notamment) et d’Asie (Japon et Chine), l’étude de l’ISM pointant aussi « un potentiel de développement sur le marché russe, de même que dans les pays d’Europe orientale ». Preuve que la petite taille n’est pas incompatible avec des destinations lointaines !

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prestations artisanales françaises réside pour une large part dans le savoir-faire ainsi que dans la capacité d’adaptation et d’innovation des

artisans. 66 % des entreprises artisanales exportatrices détiennent en effet un savoir-faire rare. La même proportion d’artisans expor-

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Mfhgl]fla]d kgmk%]phdgalÂ&#x2026; AurĂŠolĂŠes dâ&#x20AC;&#x2122;une si bonne image sur le plan international, pourquoi les entreprises artisanales françaises nâ&#x20AC;&#x2122;exportent-elles pas plus ? Certainement pas par manque de compĂŠtitivitĂŠ, mais plutĂ´t en raison de freins inhĂŠrents Ă  la taille de ces entreprises, qui pâtissent de difficultĂŠs ÂŤ structurelles Âť Ă  sâ&#x20AC;&#x2122;organiser pour le dĂŠveloppement Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;export. Ainsi, 67 % des dirigeants pilotent eux-mĂŞmes la dĂŠmarche export, qui vient sâ&#x20AC;&#x2122;ajouter Ă  la longue liste des tâches dâ&#x20AC;&#x2122;une fonction dĂŠjĂ  très prenante ; 77 % nâ&#x20AC;&#x2122;ont aucune expĂŠrience prĂŠalable

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tateurs dĂŠclarant dĂŠlivrer des prestations sur mesure. Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude ISM note par ailleurs que ÂŤ ce savoir-faire est protĂŠgĂŠ dans un cas sur deux par le biais de marques, modèles ou brevets et que, comme pour les PMI et grandes entreprises, il y a un lien entre innovation et exportation Âť. Il y a donc Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠvidence un fort potentiel dâ&#x20AC;&#x2122;export dans chaque entreprise artisanale, car lâ&#x20AC;&#x2122;artisanat français bĂŠnĂŠficie dâ&#x20AC;&#x2122;un facteur de diffĂŠrenciation fort et dâ&#x20AC;&#x2122;une bonne notoriĂŠtĂŠ pour aborder les marchĂŠs ĂŠtrangers : des savoir-faire rares, recherchĂŠs internationalement, une qualitĂŠ reconnue et lâ&#x20AC;&#x2122;image positive du ÂŤ made in France Âť. Preuve de cet engouement, câ&#x20AC;&#x2122;est la sollicitation directe dâ&#x20AC;&#x2122;un client ĂŠtranger qui est Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;origine de la première exportation dans 64 % des cas.

Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;international. 5 % seulement des entreprises artisanales exportatrices emploient un responsable export dĂŠdiĂŠ â&#x20AC;&#x201C; contre 80 % des PME exportatrices â&#x20AC;&#x201C; et 94 % nâ&#x20AC;&#x2122;ont pas de budget spĂŠcifique consacrĂŠ Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;export ! Dans trois quarts des cas, lâ&#x20AC;&#x2122;export est gĂŠrĂŠ directement depuis la France, sans intermĂŠdiaire. Une prĂŠdominance de lâ&#x20AC;&#x2122;exportation directe qui sâ&#x20AC;&#x2122;explique en partie par la difficultĂŠ Ă  repĂŠrer des agents ou distributeurs pour des prestations sur mesure. Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude rĂŠvèle en outre que seules un quart des entreprises interrogĂŠes ont ĂŠtĂŠ proactives pour initier leurs premières ventes Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;export (9 % ont commencĂŠ Ă  exporter suite Ă  une dĂŠmarche de prospection et 9 % suite Ă  un contact sur un Salon en France).

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que de temps et de moyens, lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude pointe un autre frein Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;export : un problème dâ&#x20AC;&#x2122;accompagnement et de suivi. Un tiers des artisans exportateurs sont dans lâ&#x20AC;&#x2122;incapacitĂŠ de citer un organisme susceptible de les accompagner dans leur dĂŠmarche. 60 % nâ&#x20AC;&#x2122;ont bĂŠnĂŠficiĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;aucun appui. Parmi les 40 % ayant bĂŠnĂŠficiĂŠ du concours dâ&#x20AC;&#x2122;un opĂŠrateur institutionnel, le soutien porte pour moitiĂŠ sur la participation Ă  des Salons Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtranger et pour une autre moitiĂŠ sur des aides techniques. Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude de lâ&#x20AC;&#x2122;ISM rappelle que ÂŤ lâ&#x20AC;&#x2122;offre actuelle dâ&#x20AC;&#x2122;accompagnement est structurĂŠe autour de 5 types de prestations : le conseil, lâ&#x20AC;&#x2122;aide Ă  la prospection, lâ&#x20AC;&#x2122;aide Ă  la crĂŠation dâ&#x20AC;&#x2122;un poste export, lâ&#x20AC;&#x2122;appui Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;implantation Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtranger et la couverture des risques financiers Âť. Mais elle prĂŠcise aussi que si lâ&#x20AC;&#x2122;Ă&#x2030;tat a programmĂŠ diffĂŠrents dispositifs, en lien avec ses grands opĂŠrateurs Ubifrance, Coface et OsĂŠo, certaines aides sont dans les faits non accessibles aux entreprises artisanales. Certaines excluent en effet les entreprises individuelles. Dâ&#x20AC;&#x2122;autres ont un coĂťt ou bien des seuils planchers dâ&#x20AC;&#x2122;intervention trop ĂŠlevĂŠs pour les très petites entreprisesâ&#x20AC;Ś On comprend alors aisĂŠment que les artisans exportateurs aient un avis partagĂŠ sur la qualitĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;accompagnement qui leur est proposĂŠ (56 % de juge-

ments positifs). Ă&#x20AC; noter dans ce contexte la bonne apprĂŠciation des prestations apportĂŠes par les chambres de mĂŠtiers et de lâ&#x20AC;&#x2122;artisanat, 65 % des artisans les jugeant adaptĂŠes (50 %) Ă  très adaptĂŠes (15 %). InterrogĂŠs sur lâ&#x20AC;&#x2122;accompagnement idĂŠal Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;export, les artisans exportateurs livrent des pistes dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠlioration : pouvoir bĂŠnĂŠficier dâ&#x20AC;&#x2122;un suivi personnalisĂŠ dans le temps (et dâ&#x20AC;&#x2122;un interlocuteur unique), ainsi que dâ&#x20AC;&#x2122;un meilleur accès aux aides (en termes de flĂŠchage, comme dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠligibilitĂŠ). Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtude de lâ&#x20AC;&#x2122;ISM note pour sa part dâ&#x20AC;&#x2122;autres pistes Ă  explorer, comme ÂŤ un repĂŠrage systĂŠmatique des exportateurs occasionnels et des â&#x20AC;&#x153;bornexportersâ&#x20AC;?, une adaptation des appuis au profil des entreprises et Ă  leur taille Âť. " ž D]k ]phgjlYl]mjk \] dĂ&#x152;YjlakYfYl 2 hgjljYal]lljYb][lgaj]k\]\Â&#x2026;n]dghh]% e]flkmjd]keYj[`Â&#x2026;kafl]jfYlagfYmpÂż % ^Â&#x2026;nja]j *()*$   AKE& zlm\] jÂ&#x2026;YdakÂ&#x2026;] YmhjÂ&#x2020;k\]/(*]flj]hjak]kYjlakYfYd]k ]phgjlYlja[]k ^a_mjYfl Ym ^a[`a]j \]k \gmYf]k\]*((1$afl]jjg_Â&#x2026;]kYdÂ&#x2026;Ylgaj]% e]fl\]bYfna]jeYjk*())&F]^a_mj]fl hYk\YfkdĂ&#x152;Â&#x2026;[`Yfladdgfd]k]flj]hjak]k YqYfl ]phgjlÂ&#x2026; ]p[dmkan]e]fl \Yfk dĂ&#x152;Mfagf=mjghÂ&#x2026;]ff]hgmjmfegflYfl Yffm]daf^Â&#x2026;ja]mj)-((((&

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btenir un diplôme professionnel de l’artisanat sans formation ni examen, c’est possible, en prouvant les compétences que vous avez acquises au fil de vos années de pratique dans votre métier. Cela s’appelle la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). La CMA 79 vous guide dans vos démarches et vous propose un accompagnement dans la préparation de votre dossier.

aussi utile dans la mise en place d’un plan de formation adapté aux besoins de l’activité.

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À toute personne qui peut justifier de trois années d’expérience dans le métier (expérience professionnelle ou bénévolat), hors temps d’apprentissage et formation, en continu ou en discontinu, en rapport direct avec le diplôme visé.

Un conseiller vous informe, par téléphone ou sur rendez-vous. En fonction de votre situation et de vos attentes : O Il vous explique les principes, les étapes, les délais et le coût de la démarche avec les possibilités de prise en charge et vérifie avec vous si vous pouvez vous engager dans une VAE. O Il s’assure que votre dossier de demande de VAE est complet.

Im]ngmkYhhgjl]dYN9=7 Une VAE vous confère une qualification reconnue. Elle vous donne du recul : elle offre une opportunité de réflexion sur son parcours professionnel, de bilan de ses compétences, d’évaluation de ses points forts et faibles dans la gestion de son activité. L’obtention d’un diplôme permet d’encadrer des jeunes en alternance de niveau supérieur. Pour le chef d’entreprise, elle peut être

Hgmjim]dk\ahde]k\]dÌYjlakYfYl7 Des diplômes spécifiques aux artisans, des qualifications reconnues au plan national O Brevet de maîtrise d’artisan (BMDA) O Brevet technique de métiers (BTM) O Brevet technique de métiers supérieur (BTMS)

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D9;E9$MF=HGJL=<Ì=FLJz= <9FKD9N9= O Au besoin, il vous propose une méthode

de travail pour analyser et exploiter votre expérience par rapport aux compétences demandées pour obtenir le diplôme. Il vous aide à constituer la preuve de vos acquis pour les faire figurer dans le dossier où vous décrivez votre expérience.

Mf]\…eYj[`]hgmj^Yaj]j][gf% fY‹lj]ngkY[imakhjg^]kkagff]dk O Vous déposez votre demande d’obtention du diplôme que vous souhaitez valider par la VAE. O Après acceptation de votre demande, vous constituez et présentez un dossier décrivant votre expérience. O Vous le présentez à un jury composé de deux chefs d’entreprises de votre métier et de deux techniciens généralistes. O Le délai de la démarche s’étend sur six mois à un an, selon le temps nécessaire à la constitution du dossier de preuves et les dates d’organisation des jurys pour l’oral final.

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n novembre dernier, le campus des métiers de Niort a organisé pour douze apprentis en BP terminale coiffure, un voyage de découverte professionnelle à Swansea (Pays de Galles). Au programme, cours d’anglais le matin et sorties l’après-midi. Ce fut ainsi pour eux l’occasion de découvrir dans un contexte linguistique et culturel différent, la pratique de leur métier dans des écoles et salons de coiffure locaux. Une grande partie du séjour a été financée par la Région Poitou Charentes dans le cadre du dispositif « Voyages responsables pour les lycéens et apprentis de Poitou-Charentes ».

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our décrocher le prêt nécessaire à la création ou à l’acquisition d’un fonds artisanal, il faut d’abord connaître quelques règles. La première d’entre elles est de financer les immobilisations du fonds (locaux, matériels…) par des capitaux permanents, c’està-dire par l’apport personnel et les emprunts à long terme. Ensuite, il faut prévoir le financement du besoin en fonds de roulement. Autant que faire se peut, celui-ci doit également être financé par des capitaux permanents. Troisième règle : prévoir le financement des besoins de trésorerie, qui correspondent au décalage entre les dates d’achats de fournitures et les dates auxquelles les recettes sont perçues. Ces besoins de trésorerie sont financés par les crédits à court terme ou des découverts. Quatrième règle : il faut disposer d’une capacité d’autofinancement suffisante, qui doit permettre de rembourser les emprunts et de dégager des

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bénéfices pour vivre. Enfin, on doit respecter certains ratios. Par exemple, le montant des emprunts à long terme doit en principe être limité à 60 % du montant hors taxes des besoins totaux.

Hjgb]lÕfYf[a]j Le projet financier à soumettre à la banque doit faire apparaître, finalement :  un compte de résultat prévisionnel : les recettes doivent être suffisantes pour couvrir les charges ;  un bilan : il définit le patrimoine du fonds et montre comment celuici a été financé ;  un plan de financement : les ressources doivent être équilibrées par rapport aux besoins ;  un plan de trésorerie présenté mois par mois : les encaissements doivent permettre de faire face aux dépenses. Il faut également faire apparaître le seuil de rentabilité de l’affaire (le « point mort ») selon trois hypothèses : haute, moyenne et basse. Au total, avant de solliciter un prêt, il est indispensable de bien identifier ses besoins et ses ressources, ne pas surévaluer les résultats escomptés et ne pas sous-estimer les dépenses et les investissements. Quand c’est possible, il est conseillé aussi de présenter le maximum de garanties.



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e projet de loi de finances pour 2013 vise une augmentation de la fiscalité de 20 milliards d’euros (10 milliards d’euros sur les particuliers et 10 autres sur les entreprises). Il prévoit aussi une baisse des dépenses publiques de 10 milliards d’euros. Pour les particuliers et les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu, le texte crée une nouvelle tranche marginale d’imposition de 45 % au-dessus de 150 000 euros de revenus par part ainsi qu’une contribution exceptionnelle de solidarité sur les revenus les plus élevés. Dans le même temps, la décote applicable aux faibles revenus est revalorisée de 9 %, mais le bénéfice du quotient familial pour les familles les plus aisées est raboté. Enfin, le barème de l’impôt est gelé au niveau de 2012. Du côté des entreprises, les exploitants de sociétés seront davantage taxés. En effet, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes est remplacé par une imposition de ces dividendes au barème de l’IR. Ensuite, les plus-values sur les cessions de parts de société seront davantage imposées pour les dirigeants non exploitants (c’està-dire seulement investisseurs). Parmi les mesures fiscales favorables, on peut relever aussi la prolongation, jusqu’au 31 décembre 2017, du dispositif d’abattement pour durée de détention applicable aux plus-values réalisées par les dirigeants de petites entreprises qui cèdent leur société lors de leur départ en retraite. Les artisans en société, comme tous les dirigeants de PME, pourront bénéficier de cette mesure.

concerne les artisans : le déplafonnement des cotisations d’assurance-maladie des travailleurs non salariés. Jusqu’à présent, la cotisation maladie ��tait fixée à 5,9 % du revenu professionnel pris dans la limite de cinq fois le plafond de la Sécurité sociale, plus 0,60 % dans la limite d’une fois ce même plafond, soit, au total, 6,5 %. Il faut y ajouter 0,70 % du revenu professionnel pris dans la limite de cinq fois le plafond de la Sécurité sociale au titre des indemnités journalières. Or, les pouvoirs publics ont prévu que le taux de 6,5 % sera désormais appliqué à la totalité du revenu professionnel, sans tenir compte du plafond de la Sécurité sociale. Les artisans non-salariés dont le bénéfice annuel dépasse 36 372 euros (une fois le plafond SS) paieront donc 0,6 % de plus sur la part dépassant ce plafond. Et, à partir de 181 860 euros (cinq fois le plafond SS), l’augmentation sera de 6,5 %. Inversement, il est prévu une réduction de la cotisation maladie minimale pour les non-salariés dont le revenu professionnel est inférieur à 40 % du plafond annuel (14 500 euros en 2012). Cette réduction sera dégressive et pourra aller jusqu’à 307 euros.

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La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, quant à elle, contient également une mesure importante qui

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’an dernier plus de 400 collégiens ont découvert les métiers de l’artisanat grâce aux entreprises artisanales deux-sévriennes qui ont accepté de les accueillir dans le cadre de l’opération « Bravo les artisans ». Pour 2013, ils sont encore nombreux à formuler leur souhait de métier et à montrer de l’intérêt pour l’artisanat. Très prochainement la CMA va vous solliciter pour l’accueil de jeunes dans le cadre de cette opération très attendue par les 40 collèges déjà mobilisés.

Nglj]]f_Y_]e]fl]lnglj] kgmla]fkgfld]kZa]fn]fmk Votre participation à l’opération peut se traduire de deux façons. Accueil d’un collégien volontaire pendant ses congés scolaires ou partenariat dans le cadre de la remise des prix. N’hésitez plus à participer !

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¾:jYngd]kYjlakYfk¿2 [Ì]klimga7 Une opération qui favorise l’orientation des jeunes de 4e et 3e de collèges et qui leur fait découvrir l’artisanat au cœur même des entreprises. Pendant 3 à 5 jours, ils observent, participent aux travaux et découvrent ainsi la diversité des fonctions d’un chef d’entreprise, le travail de son équipe et la passion du métier qui l’anime. À l’issue du stage, les collégiens réalisent un reportage présenté devant l’ensemble de leur classe. En juin, les jeunes sont mis à l’honneur et le prix « Bravo les artisans » est délivré à une entreprise sélectionnée pour son investissement et la qualité de son accueil.

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in 2012, la CMA a enregistré sa centième entreprise sous statut d’Entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL). C’est bien mais encore insuffisant. En effet, tous les créateurs-repreneurs d’entreprises et les entreprises artisanales déjà inscrites, même depuis très longtemps, devraient désormais faire le choix de ce statut. Émilie Hutin, jeune chef d’entreprise en coiffure installée à Aiffres depuis octobre 2012, n’a pas hésité à opter pour l’EIRL. Une manière de bien dissocier son patrimoine professionnel, le salon de coiffure et son patrimoine personnel, une maison, dans la construction de laquelle elle et son conjoint se sont investis.

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Choisir l’EIRL a été pour elle la condition sine qua non pour s’installer et reprendre une entreprise déjà existante.

L’EIRL modifie considérablement les conditions d’exercice des chefs d’entreprise individuels. Il permet de créer ou reprendre une entreprise individuelle sans engager l’ensemble de ses biens personnels en cas de graves difficultés. L’EIRL répond à deux attentes majeures du secteur de l’artisanat : limiter le gage des créanciers professionnels au seul patrimoine affecté à l’activité professionnelle et donner la possibilité à l’entrepreneur d’opter pour le régime de l’impôt sur les sociétés sans être contraint de recourir à la forme sociétale contribuant ainsi au renforcement des fonds propres de l’entreprise.


Bye bye les fourgonnettesâ&#x20AC;Ś

Le nouvel utilitaire urbain de Mercedes-Benz Avec Citan, bye bye les fourgonnettes inconfortables. (!1)2-% 01!3)#)3: 3%#(./,/')%2 :#/1%20/.2!"),)3: /42 !,,%6 %.>.0/45/)1*/).$1%,=43),%7,=!'1:!",% /.94 0/41 1:2)23%1 7 4. 42!'% ).3%.2)& 5/42 /&&1)1 $%2 0%1&/1-!.#%2/03)-!,%23/43%.#/.2/--!.3-/).2$%#!1"41!.3 '18#%7,!3%#(./,/')%,4% ,%)3!.%1#%$%2%.6 %23 ,! '!1!.3)% $4 -%),,%41 ).5%23)22%-%.3 7 ,/.' 3%1-% 0/41 5/31%%.31%01)2%

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i l’on perçoit une augmentation de l’inquiétude du grand public pour l’économie française (93 %), le pouvoir d’achat (88 %) et l’avenir des commerces (83 %), les chefs d’entreprise de leur côté résument leur état d’esprit actuel par la négative (51 %) en étant découragés, moroses, fatigués, déprimés… Toutefois, 58 % d’entre eux s’estiment satisfaits par l’activité économique de leur entreprise – un résultat équivalent à novembre 2008 au début de la crise financière – mais 43 % constatent depuis janvier 2012 une baisse de leur chiffre d’affaires. Les fêtes de fin d’année s’annoncent moroses d’un point de vue économique, avec 47 % du grand public qui consommeront moins cette année.

maladie pour les travailleurs indépendants (54 %) ;  l’intégration des dividendes dans le calcul des cotisations maladie (62 %) ;  la suppression de l’abattement fiscal pour les frais professionnels (68 %) ;  la suppression des exonérations de cotisations sociales pour les heures supplémentaires (76 %) ;  l’augmentation de la taxation sur les plus-values réalisées sur les cessions d’entreprises (78 %).

L’étude montre également une déception vis-à-vis de la politique de François Hollande. 88 % des chefs d’entreprise interrogés constatent que les pouvoirs publics en place ne sont pas à leur écoute. 15 % seulement sont satisfaits de la politique du nouveau chef de l’État en général, 19 % de sa politique sociale, 15 % de sa politique économique et 12 % de sa politique en direction des chefs d’entreprise. Concernant les mesures mises en place ou à venir décidées par le gouvernement Ayrault, les chefs d’entreprise sont en désaccord, ils ne souhaitent pas :  le déplafonnement des cotisations

10e vague de l’Observatoire des commerces – Ifop pour Médicis – Novembre 2012.

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l’assurance chômage de l’entrepreneur et du mandataire social reprises - Paris - octobre 2009”

Créée en 1979 par les instances patronales, l’Association GSC propose, à tous les Chefs d’Entreprise exclus du Régime UNEDIC, une garantie adaptée à chacun de leur statut : deux niveaux d’indemnisation au choix : 55% ou 70% du revenu fiscal professionnel ou du BIC servi pendant 12, 18 ou 24 mois en cas de cessation d’activité,

Par ailleurs, tous les cas de cessation d’activité sont garantis lors de difficultés économiques : dépôt de bilan, dissolution à l’amiable, restructuration, fusion ou cession de l’entreprise ; également tous les cas de révocation touchant directement le dirigeant de société et la non reconduction du mandat. Section spécifique créateur-repreneur. Services associés :

un revenu professionnel pris en compte jusqu’à 8 plafonds annuels de la Sécurité sociale,

Acquisition des points de retraite AGIRC/ARRCO,

des taux de cotisation appliqués sur les tranches A, B et C du revenu net,

Prise en charge, pour les TNS, d’une année d’assurance vieillesse souscrite après la radiation du RSI,

une souplesse dans le paiement des cotisations : mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel, un abattement de 15% sur le tarif contractuel pour les chefs d’entreprise non exposés au risque de révocation (gérants majoritaires, artisans, entrepreneurs individuels…).

Assistance emploi pendant 12 mois et 18 mois pour les prestataires de plus de 50 ans, Accompagnement en cas de création ou reprise d’entreprise.

© GSC 2009 - Conception graphique et crédits photos : Reor

Tout savoir sur la garantie GSC - Site Internet : www.gsc.asso.fr - E-mail : contact@gsc.asso.fr

42 avenue de la Grande Armée - 75017 Paris Tél. : 01 45 72 63 10 - Fax : 01 45 74 25 38

Garantie Sociale des Chefs et dirigeants d’entreprise

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sommes obligés de nous adapter », explique-t-il. Pour ce faire, il part à la reconquête des clients qui, dit-il, « n’ont plus la culture de l’artisanat. Ils arrivent et me demandent si ça vaut le coup de restaurer le fauteuil de leur grand-père. Je leur rappelle que c’est un meuble qui a été fabriqué il y a 250 ans ! ». Pour les convaincre et se démarquer des produits low-cost et standardisés, Stephan Hamache a décidé de se concentrer sur la création, le sur-mesure et la vente directe afin que les « clients participent à l’élaboration de leurs produits ». Certes, les prix sont plus élevés mais « ses produits vont durer 20 à 30 ans », explique cet ancien Compagnon du devoir. Cuir, tissu, lin, soie brodée... L’éventail des matières proposées est assez large pour satisfaire les clients les plus exigeants : du simple amoureux du mobilier ancien à l’hôtel Mercure de Poitiers, en passant par Ségolène Royal. Son travail de

qualité lui a d’ailleurs permis d’obtenir le label artisan tapissier de France attribué aux artisans hautement qualifiés qui réalisent leurs travaux dans le respect des règles de l’Art. Et si ses ambitions dépassent le cadre départemental, Stephan Hamache met un point d’honneur à ce que ses productions soient estampillées « made in Poitiers ». La formule séduit. Pour preuve, l’artisan ouvre un nouveau showroom en janvier 2013 où il exposera également les œuvres de ses confrères ébénistes ou encore vitriers. Son but : réunir un réseau d’artisans de proximité avec un architecte d’intérieur afin de proposer une prestation complète de décoration intérieure. Cela afin que la clientèle haut de gamme, attirée par les offres groupées, ne lui échappe pas. Il espère ainsi redonner aux consommateurs le goût de l’artisanat et éviter de voir les sièges d’époque, notamment les fauteuils Louis XVI, « quitter la France pour les États-Unis par containers entiers ». Emmanuel Daniel

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maginez les meilleurs jeunes sportifs français de chaque discipline réunis dans un lieu unique pour une compétition nationale. C’est, à un détail près, ce qui s’est passé à Clermont-Ferrand du 21 au 24 novembre pour les Finales Nationales des Olympiades des Métiers. Un détail de taille, car les champions n’étaient ni footballeurs ni nageurs, mais boulangers, couvreurs ou graphistes ! Sur la ligne de départ, 832 candidats, concourant dans 52 métiers, dont 4 en démonstration. À l’arrivée, pour les gagnants, un sésame pour intégrer l’Équipe de France des Métiers qui disputera la compétition internationale, début juillet 2013 à Leipzig (Allemagne). Et pour les autres, « un avantage inestimable dans leur CV », considère Gérard Masselot, jury national.

Membre du syndicat des artisans bouchers charcutiers traiteurs du Nord, il rappelle que les candidats présents ont remporté les épreuves régionales avant d’arriver là et qu’ils sont « presque tous sélectionnés pour le concours des Meilleurs Apprentis de France ». Autant dire que la pression qui pèse sur les épaules de ces jeunes professionnels de moins de 23 ans est énorme.

Mf]_jYf\]^Yeadd] « Malgré le stress, la bonne entente règne entre les candidats », assure néanmoins Marc, qui a participé à la finale internationale de couverture en 2009, à Calgary (Canada). « Depuis, je n’ai jamais quitté le monde des Olympiades, c’est une grande famille », confie celui qui entraîne aujourd’hui l’équipe de Champagne-

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pour « ouvrir ses enfants aux métiers de l’artisanat ». Il s’émerveille devant la maîtrise des candidats : « on voit que la France a v ra i m e n t d ’ i n c r oya b l e s talents ». Concentré de jeunesse et de savoir-faire, l’Équipe de France des Métiers désormais constituée (lire notre encadré) se prépare d’ores et déjà à l’ultime étape de ces 42es Olympiades des Métiers : la compétition internationale. Pour permettre à ces jeunes talents « made in France » de briller, trois sessions de formations techniques ainsi que trois stages de préparation physique et mentale sont prévus. De quoi arriver plus affûtés que jamais cet été en Allemagne ! Emmanuel Daniel

sous les applaudissements nourris du public. Jordan, 18 ans, livre ses premières impressions : « Ça s’est bien passé, mais cette année ça va être dur. Ça me motive déjà à revenir ».

9hhdYm\akk]e]flkfgmjjak Si certains candidats sont tendus, dans les allées, l’ambiance est à la décontraction. Les collégiens sont nombreux et courent de stand en stand. Robin, élève en quatrième, est ébahi devant une jeune carreleuse affairée à la tâche. « C’est impressionnant. Ça donne une autre image du métier. En fait, c’est un travail de précision et pas seulement physique », réalise-t-il. La candidate elle, ne bronche pas. Comme de nombreux compétiteurs, elle porte un casque sur les oreilles pour ne pas se laisser déconcentrer par les visiteurs, plus de 70 000 en 3 jours ! « Ils sont imperturbables », s’amuse Franck, venu en famille

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Mais certains stéréotypes persistent. Les choix d’orientation des jeunes dans l’artisanat sont encore trop souvent synonymes de choix par défaut. Pour donner aux jeunes le désir d’artisanat, il faut anticiper l’information sur les métiers dès les premières classes du collège, leur rappeler cet immense potentiel de création d’entreprise, de réussite professionnelle et d’épanouissement personnel. Il faut enfin un véritable apprentissage, une véritable éducation à ce que sont réellement les métiers de l’artisanat.

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Le Monde des Artisans Deux-Sèvres n°92