Clutch Toulouse déc. 2016

Page 73

Electro pop Post-black metal Dub Dream pop

Dardust

Birth (Metatron)

C’est peut-être un cliché, mais on n’est pas surpris de découvrir que ce deuxième album de Dardust a été enregistré à Reykjavík. Sans doute est-ce à cause d’une texture d’ensemble, lointaine réminiscence d’un Sigur Rós (particulièrement sur « The never ending road »). Là où Birth surprend toutefois, c’est dans le cœur même de son projet : amalgamer piano classique et sons électroniques. De l’ambiant aux envolées épiques (« Bardaginn », martial), de la pop atmosphérique au beat tapageur ou à la deep, l’Italien Dario Faini s’autorise toutes les greffes. Un choc des cultures qui se termine dans le bonheur. | B.O.

Oathbreaker

Rheia (Deathwish Inc.)

Oathbreaker, c’est du lourd. Et on ne parle pas seulement des hurlements féroces de la chanteuse Caro Tanghe, bien soutenus par les riffs vengeurs de ses trois équipiers, justifiant largement l’étiquette black-metal accolée à Rheia. Le groupe belge tire son épingle du jeu en accommodant la fureur de sa musique à des moments d’accalmie flirtant avec le shoegaze. À la longue, ce revirement permanent entre passages atmosphériques et chaotiques pourrait lasser. Ce n’est pas le cas du quatuor Gantois, toujours aussi inspiré dans ses recherches pour traduire l’ambivalence des émotions, non sans classe et intelligence. | P.M.

DUB INVADERS

Mission Completed (Jarring Effects)

Faut-il encore prendre la peine de présenter le groupe High Tone ? Pour les novices et en quelques mots, les Lyonnais ont été tout simplement au début des années 2000 les fers de lance de la musique dub dans l’Hexagone. Après des premières sorties très remarquées en formation classique comme Opus Incertum ou Acid Dub Nucleik, une section « sound system » a pris forme en 2009 : Dub Invaders. Et histoire de fêter Noël un mois à l’avance, les pionniers de la bass music sortent l’anthologie du projet, repartie sur trois volumes, retraçant leurs vibrantes aventures parallèles. L’antidote parfait à vos mornes soirées hivernales. | M.L.

Kid Parade

The Turtle Waltz (Lafolie, Differ-ant)

Allergique aux sons 80’s, passe ton chemin ! Enfin, pas tout de suite, reviens par là. Kid Parade pourrait te convertir. Et puis, il n’y a pas tant de new-wave que ça dans Turtle Waltz. Si ? Allons, quelques résurgences, un trait d’esprit peut-être, mais qui amuse plus qu’il n’agace, c’est sûr. Au fond, ça correspond plutôt bien à une musique joueuse et joyeuse, comme une bulle de savon pop qui éclate au nez. Car c’est bien la pop le dénominateur commun, option rêveuse de préférence. Mais pas feignante. Alors là, non : les mélodies y sont riches, recherchées, travaillées. Tu vois, ça te plaît déjà. | B.O. • 73