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LE SAVIEZ-VOUS ?

PAYS BASQUE

DÉTENTE

LA VIE DES ETABLISSEMENTS DE LA FILIERE SANTE DU PAYS BASQUE (p. 3 à 5)

« SOPHIA » VOUS VEUT DU BIEN

4 PAGES DE JEUX

(p. 17)

(p. 20 à 23)

Osasuna

n°6

Le magazine de la santé au Pays basque - Mars-Avril 2013

Éducation thérapeutique du patient

Etre acteur de sa santé

Voir notre dossier p11 à 16

© Patrick Tohier/Photomobile.

Le Pays basque centre d’exceLLence

L’ŒIL AU CENTRE DE TOUTES LES ATTENTIONS (P. 7 à 10)

Avec les 3 centres, Hélios à la Polyclinique Cote Basque Sud de Saint Jean-de-Luz, les cliniques Delay à Bayonne et Aguilera à Biarritz, le territoire est une référence en matière de chirurgie de l’œil.


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édito/sommaire le sommaire du mois

Le premier anniversaire du Cluster OSASUNA approche à grand pas, un bilan – tout à fait positif – peut être dressé sur son fonctionnement et ses résultats. L’idée maîtresse de la mutualisation des marchés et des services commence à produire ses premiers effets bénéfiques pour nos établissements. Deux sociétés auditrices travaillent sur certaines lignes budgétaires de charges d’exploitation. Des fournisseurs ont proposé de réelles avancées sur les tarifs de leurs prestations : téléphonie, blanchisserie, surveillance des locaux, formation du personnel… D’autres sont en cours de négociation et d’évaluation. Avec la participation du Cluster aux « 24h de l’Innovation », et grâce au travail d’un groupe d’ingénieurs du CRED de Bordeaux, nous avons pu aborder le difficile problème de l’élimination des déchets médicaux contaminés (Dasri). Des pourparlers, avec les entreprises spécialisées, nous permettent d’entrevoir des solutions innovantes pour l’avenir. Ce thème de travail constitue un très sérieux axe de recherche et de développement. D’ici deux ou trois mois, une plateforme informatique, créée par le Cluster, nous permettra de proposer, aux établissements et aux personnes en recherche d’emploi dans le milieu de la santé, un outil performant répondant de façon spécifique aux démarches des uns et des autres. À n’en pas douter, un acte social fort au crédit d’Osasuna. Grâce au partenariat amical avec Valeurs du Sud, le cluster dispose d’un remarquable support de communication. Ce sixième numéro témoigne de l’engagement enthousiaste de la quasi-totalité des entreprises de santé du Pays Basque. ■ Philippe Ducasse Président du cluster Osasuna

p. 6 // témoignage

p. 3-5 // le saviez-vous ? ■ ■ ■ ■

association: des tablettes pour les malades Les conseils du Dr Osasuna : le retour des allergies Palmarès : biarritz en pointe se former aux gestes premiers secours

p. 7-10 // zoom sur… Pays basque : les ophtalmologues à la pointe ■ saint-Jean-de-Luz, bayonne, biarrtitz : 3 centres de haute performance ■

p. 11/16 // dossier du mois Éducation Thérapeutique du Patient : être acteur de sa santé ■ dr béatrice-anne baratchart : « L’etP est un droit du patient » ■ des programmes d’etP à la loupe ■

p. 18 // actualité 13 avril : Journée mondiale de la maladie de Parkinson à Biarritz

p. 20-23 // détente Pages de jeux : mot caché, 5 erreurs, logique, sudoku…

ILS SONT MEMBRES DU CLUSTER Annie Enia (Cambo), Centre Médical Grancher Cyrano ■ Clinique Delay (Bayonne) (Cambo), Centre Médical Toki ■ Polyclinique Côte Basque Eder (Cambo), Centre Médical Sud (Saint-Jean de Luz) Maison Basque (Cambo) ■ CAPIO Pays basque : ■ Centre Rééducation Clinique Saint-Étienne (Bayonne), Fonctionnelle Marienia Clinique Paulmy (Bayonne),  (Cambo) Clinique Lafourcade (Bayonne), ■ Centre Rééducation Clinique Aguiléra (Biarritz) Fonctionnelle Les Embruns ■ MEDICAMBO : Centre (Bidart) Médical Landouzy Villa Jeanne ■ Centre Imagerie Médicale (Cambo), Centre Pneumo Les du Pays basque (Bayonne) Terrasses (Cambo), Centre ■ Laboratoire Darrasse Médical Léon Dieudonne et Associés (Biarritz) Franclet (Cambo), Centre Médical ■ Centre d'Oncologie Pays Basque

Membres adhérents

Stages à CIBOURE & CHIBERTA Automobile Club Basco-Béarnais

www.stage-points-permis.org ■

Pays basque : « sophia vous veut du bien »

■ Laboratoire Ax BioOcean ■ Santé Service Bayonne et Région ■ EPHAD du Pays basque (secteur 7) ■ Fondation Luro ■ Laboratoire Adour-Pyrénées

Membres associés ■ OCP (l'Office Commercial Pharmaceutique) ■ CERS (Capbreton) ■ Etablissement Français du Sang ■ Sport Contrôle ■ L’ADHAP (Service d’aide à la personne)

ICI, NOUS VOUS AIDONS !

Le magazine de la santé au Pays basque

mais aussi…

p. 16 // à votre service

COMMENT RÉCUPÉRER MES POINTS ?

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Galyna Guicheney, opérée à la clinique Aguiléra « J’ai reçu un très bon accueil »

© Patrick Tohier/Photomobile.

BON ANNIVERSAIRE

© Patrick Tohier/Photomobile.

éDITO

Mars-Avril 2013

n° 6

Direction de la publication : Philippe Ducasse Comité éditorial : Philippe Ducasse, Nicolas Bobet, Véronique Colombo, Sylvie Meyzenc, Pierre Lafargue, Bruno Loustalan Directeur de l’information : Bruno Loustalan : 06 77 04 95 83 bruno.loustalan@wanadoo.fr Réalisation : Valeurs du Sud. Tél. 05 59 140 140 Conception graphique : Valeurs du Sud. Sonia Saint-Jean : s.saintjean@cotepresse.com Régie publicitaire : Plus Médias – 05 35 53 60 50 contact@plus-medias.com Immatriculation : N°ISSN 2261-8783 Imprimeur : Zeroa Multimedia – Huarte (Navarre) Editeur : Osasuna magazine est une publication du cluster Osasuna : Estia 2, Technopole Izarbel, 64 210, Bidart, Tel : 05 59 43 54 51, mail : contact@osasuna.fr Photos : Fotolia sauf mentions Ne pas jeter sur la voie publique


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le saviez-vous ?

cons es

L et 3 859 pharmaciens Selon la même Êtude, notre rÊgion  comptait  en  2010,  3 859 pharmaciens  en  activitÊ,  soit une  densitÊ  de  12,2  pharma-

AKITANIA 5 344orotako mediku‌ Eskualdeko Osasun Agentziak argitaratu ikerketa baten arabera, 5 344 orotako mediku daude Akitanian, erran nahi baita batez beste nazionala baino handiagoa den mediku dentsitate bat 17,0 medikurekin 10 000 biztanlerentzako, 16,3 direlarik Frantzia metropolita-

noan. Orotako mediku emazteek, lanbide honetako % 7 ordezkatzen dute eta orotako medikuen batez besteko adina 50,1 urtekoa da. 55 urte edo gehiagokoen zatia, % 37ra igaiten da. Liberal gisako jarduera ardurakoena da, eskaintzaren % 75 ordezkatuz.

...eta3 859farmazialari Ikerketa berdinaren arabera, gure eskualdean, 2010ean, 3 859 farmazialari ziren jarduten, oro har 12,2 farmazialariko dentsitatea 12,0koa delarik nazional mailan. Lanbide feminizatu bat da, farmazialarien % 64 emazteak baitira Liberal gisako jarduera ardurakoena da, % 54,8 heinekoa (% 46,3 nazional batez bestekoan) baina 6 puntuko beherakada bat agertzen da 2000z geroz. Farmazialarien batez besteko adina 48 urtekoa da, erran nahi baita 3,7 urteko gorakada bat 2000 urteaz geroz. 55 urte eta gehiagokoen zatia % 29, 2ra igaiten da.

na su

Selon  une  Êtude  publiÊe  par l’Agence  RÊgionale  de  SantÊ, l’Aquitaine  compte  5 344  mÊdecins  gÊnÊralistes,  soit  une densitÊ  supÊrieure  à  la moyenne  nationale  avec  17 mÊdecins  gÊnÊralistes  pour 10 000 habitants contre 16,3 en France  mÊtropolitaine.  Les femmes mÊdecins gÊnÊralistes reprÊsentent 7 % de la profession et l’âge moyen des mÊdecins  gÊnÊralistes  est  de  50,1 ans. La part des 55 ans ou plus s’Êlève à 37 %. L’exercice en libÊral demeure l’activitÊ la plus courante reprÊsentant 75 % de l’ore.

ciens  pour  10 000  habitants contre  12  au  niveau  national. Il s’agit d’une profession fÊminisÊe puisque 64 % des pharmaciens  sont  des  femmes. L’exercice  en  libÊral  demeure l’activitÊ  la  plus  courante,  de l’ordre  de  54,8 %  (46,3 %  en moyenne nationale) mais une baisse de 6 points est enregistrÊe depuis 2000. L’âge moyen des pharmaciens est de 48 ans, soit une hausse de 3,7 ans depuis  l’an  2000.  La  part  des  55 ans ou plus s’Êlève à 29,2 %.

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du Dr O su sa na

AQUITAINE 5 344 mÊdecins gÊnÊralistes‌

Osa Dr

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nseil co

C’est l’espÊrance de vie moyen des hommes en Aquitaine. Elle est de 84,7 ans pour les femmes.

LE 22 MARS DE 10h A 18h, le Village du sommeil s’installe à biarritz, allÊe Foch, face à la Gare du Midi. au programme, une exposition toute la journÊe prÊsentant les diffÊrents troubles du sommeil, les traitements du syndrome d’apnÊe du sommeil avec dÊmonstration de matÊriel, la somnolence et le risque automobile. des confÊrences seront Êgalement organisÊes : à 11h atelier hypnose et sommeil animÊ par le dr Marie-aimÊe calonec ; à 11h45 sommeil et environnement avec le dr antoine Verbert ; à 14h La sieste animÊe par Philippe Fontaneau avec un atelier de sophrologie ; à 15h30 confÊrence/dÊbat sur l’insomnie avec le dr recart.

le retour des allergies 

Chaque annÊe, les allergiques aux pollens redoutent l’arrivÊe du printemps. Pas Êtonnant : entre mars et septembre, on respire jusqu’à 11 millions de pollens par jour ! Il suffit d’être allergique à une espèce de pollen pour souffrir des classiques symptômes de l’allergie : nez qui coule, yeux rouges, Êternuements, troubles respiratoires‌ Voici quelques vraies et fausses idÊes reçues pour Êviter quelques dÊsagrÊments.

âžœ Pour dĂŠpoussiĂŠrer, il faut

employer un produit dĂŠpoussiĂŠrant : faux. Il est prĂŠfĂŠrable de

les Êviter. Employez des lingettes Êlectrostatiques ou un chiffon humide. De cette façon, la poussière dÊlogÊe ne risque pas d'aller se redÊposer ailleurs. D'une façon gÊnÊrale, les produits de nettoyage en aÊrosols doivent être bannis car ils irritent les bronches.

âžœ En cas d'allergie aux pollens, il est prĂŠfĂŠrable de ne pas aĂŠrer les chambres : faux. Il faut aĂŠrer chaque pièce tous les jours. Et en cas d'allergie aux pollens, il est recommandĂŠ d'aĂŠrer le matin, en ĂŠvitant surtout le milieu

Les

78,2

Le Village du sommeil Ă  Biarritz

de journĂŠe.

➜ Le froid tue les acariens :

vrai. Si vous ne pouvez pas laver quelque chose, par exemple la peluche de votre enfant ou son doudou, ou encore des jouets non lavables, placez-les rÊgulièrement au congÊlateur. À -18°C, le froid tue les acariens.

âžœ Il est recommandĂŠ de faire sĂŠcher le linge Ă  l'extĂŠrieur : faux. Les pollens risquent de se fixer sur le linge. Une fois sec, rangez-le dans une armoire fermĂŠe. Évitez surtout d'exposer votre linge sur des ĂŠtagères.

➜ Une personne allergique ne

doit pas tondre la pelouse : vrai. De plus, le gazon doit ĂŞtre tondu le plus ras possible.

âžœ L'industrie agroalimentaire a pour obligation de mentionner sur l'ĂŠtiquetage la prĂŠsence de douze groupes d'allergènes potentiels : vrai. Cette procĂŠdure a ĂŠtĂŠ imposĂŠe par une directive europĂŠenne de 2003, rĂŠvisĂŠe en novembre 2005. La liste des 12 allergènes potentiels Ă  dĂŠclaration obligatoire est la suivante : cĂŠrĂŠales contenant du gluten, poisson, crustacĂŠs, Ĺ“uf, arachide, soja, lait et produits laitiers, noix, cĂŠleri, moutarde, graines de sĂŠsame et sulfites. Et bien entendu, vous devez laver rĂŠgulièrement les sols et les meubles. Sont Ă  proscrire : les moquettes et les tapis, les tentures et les rideaux non lavables, les fauteuils et canapĂŠs en tissus ou velours‌

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le saviez-vous ? Un clip pour bien se laver les mains SANTE SERVICE BAYONNE ET REGION a participĂŠ Ă  l’opĂŠration “danse du sHaâ€?

(solution Hydro-alcoolique) organisÊe par l’antenne sud-Ouest du centre de coordination et de lutte contre les infections nosocomiales. cette initiative visant à expliquer de façon ludique comment bien se laver les mains, l’association basco-landaise de soins à domicile se l’est appropriÊe en proposant une chorÊgraphie inspirÊe du Paquito des Fêtes de bayonne. Voir le clip : www.santeservicebayonne.com

80 C’est le pourcentage de la population qui aura à souffrir de lombalgie au cours de sa vie.

Association

DES TABLETTES S E D A L A  M S E  L R U PO

L

’association LeucÊmie Pays basque existe depuis 1989. Son but est d’accompagner les personnes souffrant d’un cancer des cellules de la moelle osseuse hospitalisÊes à Bayonne. Ainsi la structure qui a son siège à la Maison pour tous de Bayonne a achetÊ cinq tablettes tactiles avec webcam et WiFi. Cet Êquipement est prÊcieux pour que les patients du service hÊmatologie communiquent avec leurs proches, alors qu’ils sont tenus à l’isolement (unitÊ stÊrile). D’autre part, l’association finance Êgalement les services d’un spÊcialiste de la gestion du stress, de la souffrance et des Êmotions. Ce praticien est prÊsent auprès des malades de la leucÊmie trois jours par semaine. Un confort inestimable. En savoir plus : www.facebook.com/AssociationLeucemiePaysBasque

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CAPBRETON Les kinĂŠs du rugby au CERS Les kinĂŠs du rugby se sont retrouvĂŠs dernièrement au Cers de Capbreton pour un rassemblement professionnel avec un double objectif : progresser et en  faire  proďŹ ter  les  confrères. C'est la volontÊ de l'Association des kinĂŠsithĂŠrapeutes du rugby (AKR), crĂŠĂŠe il y a onze ans et aujourd'hui forte de 140 adhĂŠrents  issus  des  mondes  du rugby  professionnel  et  amateur, ou mĂŞme parfois d'autres disciplines. L'AKR se rĂŠunit quatre  fois  dans  l'annĂŠe  pour ÂŤ mettre  en  commun  les connaissances,  dans  une  ambiance  conviviale,  pour  que chacun puisse se servir des expĂŠriences des autres. Cela nous permet de rester au contact de ce  qui  se  fait  de  mieux   explique Matthieu HervĂŠ, un des kinĂŠs du Stade Montois Rugby. Au  menu  de  la  rencontre  du Cers, on trouvait un sĂŠminaire sur les strappings de la cheville, mais aussi un sur les orthèses de  la  main,  la  mort  subite  du sportif ou encore sur l'intĂŠrĂŞt du traitement par ondes de choc.

CAPBRETON Errugbikokineak CERS-en Errugbiko kineak elkartu dira duela guti Capbretongo CERSean, helburu bikoitzeko lanbide elgarretaratze baten burutzeko : aurreratzea eta lankideak baliaraztea. Duela hamaika urte sortu eta gaur egun errugbi profesio-

nal eta amateurretik, edo baita beste diziplina batzuetatik, datozen 140 kidez osatua den Errugbiko Kinesiterapeuten Elkartearen (AKR/EKE) xedea da. EKE urtean lau aldiz biltzen da ÂŤ ezagutzak denen artean partekatzeko, giro adiskidetsu batean, bakoitzak bestearen esperientziez baliatzeko gisan. Horri esker, egiten den onenetik hurbil egon gaitezke Âť azaltzen du Matthieu HervĂŠ, Stade Montois Rugbyko kine batek. CERSeko elkartzearen egitarauan, orkatilaren strappingei buruzko mintegi bat, kirolariaren bat bateko heriotza edota ere talka uhinen bidezko tratamenduaren interesari buruzkoa.

MEDICAMENTS

Une première Pour  la  première  fois  en  un peu plus de 10 ans, la vente des mÊdicaments  en  France  a  reculÊ. Entre 2011 et 2012, il s'est ainsi  vendu  40  millions  de boÎtes  de  mÊdicaments  en moins. Une baisse qui concerne aussi  bien  les  mÊdicaments

remboursÊs, que ceux vendus sans ordonnance.

SENDAGAILUAK Berrikuntzaazken hamarurtehauetan Lehen aldikotz 10 urte baino pixka bat gehiagotan, sendagailuen salmenta apaldu da Frantzian. 2011 eta 2012 artean, 40 milioi sendagailu boata gutiago saldu da. Sendagailu ordainduak bezain bat, ordenantzarik gabe salduak direnak hunkitzen dituen apaltze bat.

SAINT-JEAN-DE-LUZ Le laboratoire devient une Scop Les  49  salariÊs  du  laboratoire pharmaceutique Bioluz, spÊcialisÊ  dans  le  remplissage  de poches souples stÊriles et situÊ dans  la  zone  Jalday  à  SaintJean-de-Luz, ont repris l’entreprise sous une forme coopÊrative. "C'est une grande joie", a indiquÊ Pierre  Combroux,  le  pharmacien responsable. Le projet ...


le saviez-vous ? 150 000 C’est le nombre d’interventions chirurgicales effectuÊes en France concernant la myopie, l’astigmatisme et l’hypermÊtropie.

PALMARES Biarritz en pointe biarritz est à l’honneur dans le classement des hôpitaux et cliniques publiÊs dernièrement par le nouvel Observateur. en effet, la clinique aguilera apparaÎt dans les premiers Êtablissements de France et excelle dans certaines spÊcialitÊs rÊgionales : 2e rang pour la chirurgie des ligaments du genou (16.8/20), 2e rang pour la chirurgie du canal carpien (17.7/20), 3e rang pour la chirurgie de la main (16.3/20), 3e rang pour la chirurgie de l’Êpaule (17.9/20), 4e rang pour la chirurgie de la prothèse du genou (16.4/20).

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Se former aux gestes de premiers secours LA GRANDE MAJORITE DES FRANÇAIS ne maÎtrise pas les gestes de premiers secours, selon le centre d'analyse stratÊgique (cas). cette instance d'expertise estime à 1,5 million le nombre de Français initiÊs aux gestes qui sauvent. trop peu quand on sait que l'action d'un tÊmoin peut être dÊcisive pour la survie en cas d'accident. c’est pourquoi la croix rouge organise rÊgulièrement des sessions de formation. Pour consulter les dates au Pays basque : 58 allÊes Marines, 64 100 bayonne tÊl : 05 59 59 40 46 - mail : dl.bayonne@croix-rouge.fr. En savoir plus : www.croix-rouge.fr

... de Scop a ÊtÊ prÊfÊrÊ à celui de la sociÊtÊ parisienne Pharmadine. La coopÊrative a prÊvu d'investir  1,4  million  d'euros dans  les trois  prochaines  annÊes pour consolider son activitÊ.  Un  gros  contrat  avec  un laboratoire vÊtÊrinaire devrait être signÊ prochainement.

DONIBANELOHIZUNE LaborategiaScopbat bilakatzenda Zaku malgu esterilen betetzean berezitua eta Donibane Lohizuneko Jalday gunean kokatua den Bioluz laborategi farmazeutikoko 49 langileek berriz hartu dute enpresa kooperatiba gisan. "Poz handia da ", adierazi du Pierre Combroux, farmazialari arduradunak. Scop egitasmoa lehenetsia izan zaio Pharmadine paristar sozietatearenari. Kooperatibak heldu diren hiru urteetan 1,4 milioi euro sartzea aurreikusi du, bere jarduera sendotzeko. Kontratu handi bat izenpetzekotan daiteke laster albaitari laborategi batekin.

Bidart

O X T N U M A  R  A E D  HUMANITU

A

fin de toujours amÊliorer la qualitÊ de la prise en charge des rÊsidents, le personnel de l’EHPAD Ramuntxo de Bidart bÊnÊficie d’une formation à la MÊthodologie de soin Gineste Marescotti.

Cette formation a pour but de redÊfinir le rôle des soignants et d’Êlaborer une mÊthode de soins axÊe sur la reconnaissance des besoins de chaque être humain et sur ses capacitÊs à contribuer à sa guÊrison ou à son maintien d'autonomie. Cette mÊthodologie est basÊe sur le concept  d’humanitude  qui privilÊgie le contact humain entre soignants et patients. Dans un premier temps, ce sont 22 aides soignantes et infirmières qui seront formÊes puis par la suite, l'ensemble du personnel de l'EHPAD. CrÊÊe voici 30 ans, l'humanitude est une petite rÊvolution dans le monde de la gÊriatrie. InventÊe par deux anciens profs de gym, Yves Gineste et Rosette Marescotti, cette mÊthode propose une autre approche des soins dispensÊs aux seniors. Le but: les rÊhabiliter dans leur dignitÊ et amÊliorer les relations entre patient et soignants. En savoir plus: EHPAD Ramuntxo, rue Eskola, Bidart. TÊl.: 0559516700

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ils tĂŠmoignent Galyna Guicheney, opĂŠrĂŠe Ă  la clinique aguilera

1500 BLESSĂŠS PAR AN Chaque annĂŠe, 1500 blessĂŠs sourant de traumatisme de la main sont pris en charge à la clinique Aguilera de Biarritz dans un service entièrement dĂŠdiĂŠ. Ce service SOS est un pĂ´le de rĂŠfĂŠrence sur le sud de l’Aquitaine, prenant en charge les blessĂŠs venus des PyrĂŠnĂŠes Atlantiques, mais aussi des Landes, du BĂŠarn, de la Bigorre et du Gers. L’organisation du parcours patient a ĂŠtÊ pensĂŠe pour accompagner le patient depuis sa prise en charge en urgence jusqu’à son retour au domicile. L’Espace Main d’Aguilera travaille en collaboration avec le centre de rĂŠadaptation fonctionnelle Marienia de Cambo. â–  Ouvert 24h/24 – 7j/7, le patient est accueilli par une inďŹ rmière d’accueil et un mĂŠdecin urgentiste spĂŠciďŹ quement formĂŠs aux urgences mains. Un bilan complet et rapide permettra d’apprĂŠcier votre ĂŠtat et de porter un diagnostic. Le chirurgien spĂŠcialiste de la main de garde sera alors contactĂŠ. â–  L’Êquipe chirurgicale est composĂŠe de 5 praticiens expĂŠrimentĂŠs spĂŠcialisĂŠs dans la microchirurgie de la main. 90 % des interventions sont rĂŠalisĂŠes sous anesthĂŠsie locorĂŠgionale. â–  Après l’opĂŠration, l’Institut Sud Aqui tain de la Main et du Membre SupÊ rieur, au sein de la clinique, met à disposition des patients un plateau technique de 150 m² regroupant 4 kinĂŠsithĂŠrapeutes, un orthĂŠsiste, un ergothĂŠrapeute et un cabinet inďŹ rmier. â–  Le service SOS mains d’Aguilera est ainsi le seul centre d’Aquitaine, en dehors de celui de Bordeaux, à proposer une prise en charge globale sur un site unique.

 J'ai reçu un très bon accueil 

Franco-ukrainienne installĂŠe Ă  Biarritz, Galyna Guicheney a ĂŠtĂŠ opĂŠrĂŠ il y a quelques mois pour une greffe de nerfs au pouce Ă  la Clinique d’AguilĂŠra. TĂŠmoignage. Quevousest-ilarrivĂŠ le31 aoĂťtdernier ? Galyna  Guicheney :  J’ai  ĂŠtĂŠ victime  d’un  accident  de travail.  Dans  la maison de retraite ÂŤ A l’Espace à  Biarritz,  oÚ  je Main Âť suis  cuisinière,  je prĂŠparais le repas quand je me suis coupĂŠe le pouce droit avec un robot. L’entaille Êtait profonde. Inutile  de  vous  dire  que  cela saignait abondamment ! Je n’ai toutefois pas paniquÊ et j’ai gardÊ mon sang-froid. La directrice  de  la  maison  de retraite m’a dit qu’elle avait ĂŠtÊ  ĂŠtonnĂŠe  par  mon  courage. C’est elle qui m’a amenĂŠe en urgence à la Clinique fallait  m’opĂŠrer  pour  une AguilĂŠra. double gree. L’Êquipe mĂŠdicale, l’anesthĂŠsiste, le chiCommentyavez-vousĂŠtĂŠ rurgien et l’inďŹ rmière m’ont accueillie ? rapidement  mise  à  l’aise. G. G. : J’ai ÊtÊ très vite prise C’est le docteur Vincent Green charge. Les examens mĂŠlet  qui  m’a  opĂŠrĂŠe,  sous dicaux  ont  rapidement  rĂŠanesthĂŠsie locale, pendant vĂŠlÊ que deux nerfs de mon environ  une  heure.  Il  m’a pouce  ĂŠtaient  touchĂŠs.  On simplement expliquĂŠe qu’il m’a  donc  expliquĂŠe  qu’il reliait  les  deux  nerfs  qui

➜ En savoir plus: 05 59 22 46 00

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Š Patrick Tohier/Photomobile.

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Êtaient  sectionnÊs.  Je  n’ai pas  souert  le  jour  de  l’intervention,  ce  n’est  que  le lendemain que j’ai ressenti quelques douleurs. Commentsepassela rÊÊducationdevotre pouce ? G. G. : Elle vient de se terminer ! AccompagnÊe par mon

mari  Bruno,  je  suis  allĂŠe  Ă  l’Espace Main de la clinique pour travailler avec les kinĂŠsithĂŠrapeutes,  qui  sont  au passage très gentils en plus d’être très professionnels. La douleur  ĂŠtait  importante lors des premières sĂŠances, mais peu à peu, elle s’est estompĂŠe. J’ai suivi 50 sĂŠances de rĂŠĂŠducation. Si je n’ai pas totalement retrouvÊ la parfaite  mobilitÊ  de  mon pouce, je progresse ! AuďŹ nal,quelsouvenir gardez-vousdecet accident ? G.  G. :  La  qualitÊ  des  soins à  la  Clinique  AguilĂŠra !  J’y ai  vraiment  reçu  un  très bon  accueil.  Actuellement toujours en arrĂŞt de travail, je  reprendrai  à  la  maison de  retraite  au  mois  d’avril en mi-temps thĂŠrapeutique et à un autre poste. Quant au  robot,  il  est  allÊ  à  la poubelle ! ■


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zoom sur‌ Le Pays basque centre d’excellence

L’œil au centre de toutes les attentions

QUELQUES DÊFINITIONS La cornÊe est la partie antÊrieure transparente du globe oculaire, en forme de calotte asphÊrique et lÊgèrement saillante. Elle dirige les rayons lumineux sur la rÊtine oÚ l’image de l’objet vu se forme.

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La rÊtine est un organe essentiel de la vision : c'est l'Êquivalent de la pellicule dans un appareil photographique. Les maladies qui la touchent peuvent  entraÎner,  en  l'absence de traitement, une cÊcitÊ totale ou partielle.

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Au Pays basque, les ophtalmologues sont en pointe. Avec les 3 centres, HÊlios à la Polyclinique Cote Basque Sud de Saint Jean-de-Luz, les cliniques Delay à Bayonne et Aguilera à Biarritz, le territoire est une rÊfÊrence en matière de chirurgie de l’œil. vent-être d’une prÊcision remarquable. Pour le chirurgien, le travail se fait au micron près, c'està-dire de l’ordre du millième de millimètre.

Ă€ la pointe des technologies

Š Patrick Tohier/Photomobile.

Cela fait maintenant près de 20 ans que l’espace de consultation HĂŠlios, adossÊ à la polyclinique Cote Basque Sud de Saint-Jeande-Luz, a ouvert ses portes. Aujourd’hui vĂŠritable pĂ´le d’excellence,  il  regroupe  10  mĂŠdecins spĂŠcialistes  dont  les  activitĂŠs complĂŠmentaires permettent de prendre en charge tous les types de problèmes oculaires. Les patients  viennent  de  toute  de  la L’œilestl’objetdetouteslesattentionsauPaysbasque. France et d’Espagne pour se faire ausculter  ou  opĂŠrer  par  ces ĂŠtablissements  de  Saint-Jeann le sait, les patients du ĂŠquipes reconnues internationade-Luz,  Bayonne  et  Biarritz  ont Pays  basque  et  du  sud lement et bĂŠnĂŠďŹ ciant de strucinvesti  et  dĂŠveloppÊ  des  plaLandes ont la chance de tures et de matĂŠriels de dernière teaux techniques pouvant traiter vivre  sur  un  territoire  oÚ  l’ore gĂŠnĂŠration.  ÂŤ Si  nous  sommes l’ensemble  des  pathologies  de de  santÊ  est  particulièrement aujourd’hui le 2e centre français l’œil. Cette ore de haute qualitĂŠ compĂŠtitive. Du nombre de prapour  la  chirurgie  rĂŠfractive  de permet  au  territoire  d’être  l’un ticiens  aux  diÊrents  ĂŠtablissel’œil,  c’est  parce  que  depuis  20 des  plus  performents  implantĂŠs,  nous  bĂŠnĂŠďŹ ans  nous  nous mant  de  France. cions  d’Êquipes  mĂŠdicales sommes  impoAu millième Gree de cornĂŠe, performantes et de structures de sĂŠs de rester à la de millimètre près. chirurgie  rĂŠfrachaut  niveau.  C’est  particulièrepointe  de  la tive,  glaucome, ment  vrai  dans  le  domaine  de technologie Âť cataracte, rĂŠtine, ophtalmologie l’ophtalmologie. L’Espace HĂŠlios explique de Dr Laurent GauthierpĂŠdiatrique, toutes les intervende laPolyclinique de Saint-JeanFournet,  un  des  fondateurs  du tions  touchant  l’œil  et  sa  pĂŠride-Luz,  les  cliniques  Delay  Ă  centre.  ÂŤ L’autre  atout  est  de phĂŠrie sont ici pratiquĂŠes. On le pouvoir bĂŠnĂŠďŹ cier depuis le dĂŠBayonne et Aguilera à Biarritz en sait, l’œil est un organe fragile et but  de  toute  la  structure  de  la sont la preuve. Au fur et à mecomplexe.  Si  dans  la  majoritĂŠ Polyclinique. C’est une rĂŠelle sĂŠsure des annĂŠes, nombre d’ophdes cas les interventions sont racuritÊ pour les patients et pour talmologistes  sont  venus  s’impides et indolores, les gestes doiles Êquipes mĂŠdicales Âť. Chaque planter  au  Pays  basque  et  les

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annĂŠe, l’Êtablissement accueille 3 500  sĂŠjours  pour  des  traitements ophtalmologiques.  Avec le nombre de patients que nous recevons,  nous  avons  les moyens d’avoir des Êquipes mĂŠdicales  de  haut  niveau  et  d’investir rĂŠgulièrement pour rester à  la  pointe  des  progrès  techniques et des traitements  prĂŠcise le Dr Gauthier-Fournet. L’Êtablissement est le seul centre en France  à  ĂŞtre  certiďŹ ĂŠâ€‚ ISO  9001 pour  ses  activitĂŠs  de  chirurgie rĂŠfractive et de la cataracte.

Equipes complĂŠmentaires Avec son plateau technique de 1 000 m2 et  ses  3  blocs  opĂŠratoires de dernière gĂŠnĂŠration, les ĂŠquipes peuvent procĂŠder à des micro-incisions et l’emploi de lasers  spĂŠciďŹ ques  pour  chacune des pathologies. En fait si le centre a pu construire et rester un ĂŠtablissement  de  haut  niveau, c’est aussi parce qu’il a su organiser des Êquipes de mĂŠdecins complĂŠmentaires. Cette complĂŠmentaritÊ de spĂŠcialistes de l’œil de  haut  niveau  oblige  la  structure à rester à dimension. Preuve en est l’arrivĂŠe il y a deux ans de trois  nouveaux  mĂŠdecins  qui sont venus renforcer et assurer le  renouveau  gĂŠnĂŠrationnel  de cet outil d’excellence. ■

➜ En savoir plus : www.ophtalmologie-helios.com

La myopie : ce dÊfaut visuel est  dÝ  à  un  œil  trop  long. Toutes  les  images  vues  sont dÊplacÊes en avant de la rÊtine. Les objets sont vus ous de loin.

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L’hypermÊtropie est  due à un œil trop court. Toutes les images  sont  vues  oues  de près.

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L’astigmatisme est  liÊ  à une  cornÊe  non  sphÊrique. Toutes  les  images  sont  vues oues  de  loin  et  de  près  car elles sont dÊformÊes. Ce dÊfaut  est  souvent  associÊ  aux prÊcÊdents.

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La presbytie apparait vers l’âge de 45 ans. Due à une diminution de l’accommodation au fur et à mesure des annÊes, la vision de près devient oue.

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La cataracte est  l'opaciďŹ cation  partielle  ou  totale  du cristallin, lentille convergente situĂŠe  à  l'intĂŠrieur  de  l'Ĺ“il. Cette  opaciďŹ cation  est  responsable  d'une  baisse  progressive de la vue.

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Le Glaucome est une maladie  dÊgÊnÊrative  du  nerf optique qui entraÎne une perte progressive de la vision commençant tout d'abord en pÊriphÊrie  et  progressant  graduellement vers le centre.

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Le strabisme est un dÊfaut de  parallÊlisme  des  axes  visuels.  Il  perturbe  la  correspondance sensorielle et motrice des deux yeux.

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zoom sur‌

dr Laurent Gauthier-Fournier, spĂŠcialiste en chirurgie rĂŠfractive

Š Patrick Tohier/Photomobile.

ÂŤ C’est le patient qui dĂŠcide Âť Qu’est-cequelachirurgie rĂŠfractive ? La chirurgie rĂŠfractive est une solutionâ€‚ďŹ able et indolore qui permet  d'amĂŠliorer  l'acuitĂŠ visuelle  sans  correction  et donc de supprimer le port de lunettes et de lentilles de contact. Elle permet de  rĂŠsoudre  les  problèmes  de  myopie, d’hypermĂŠtropie, d’astigmatisme  et de  presbytie.  Les traitements  peuvent combiner plusieurs dĂŠfauts visuels. Il  y  a  deux  types d’opĂŠration :  une  intervention au laser ou la pose d’implant dans l’œil.

Commentsepasse l’intervention ? L’intervention  ne  dure  que quelques minutes sous anesthÊsie  locale  eectuÊe  à  l’aide  de gouttes.  Ce  n’est  absolument pas douloureux et le patient rentre chez lui le soir même dans 97% des cas. Deux jours après, il peut reprendre toutes ses activitÊs  en  laissant  de  côtÊ  ses  lunettes ou ses lentilles. En fait, si l’intervention  proprement  dite est très courte, tout le travail se fait avant lors d’un bilan ophtalmologique  et  d’examens  prÊopÊratoires. Quisontvospatients? Tous ceux qui sourent de myopie, d’hypermÊtropie, d’astigmatisme  ou  de  presbytie.  C’est  le

patient  lui-même  qui  fait  le choix de l’opÊration car c’est une intervention dite de confort. ■

TÊmoignage Alexandre s’est fait opÊrer de la myopie à la polyclinique cote basque sud :  c’est vraiment très loin de ce que j’imaginai. avant l’opÊration, j’avais un peu peur, mais tout va très vite, sans aucune sensation de douleur. L’Êquipe mÊdicale rassure beaucoup et on m’a même tenu la main pendant l’intervention. Le chirurgien m’a expliquÊ tout ce qu’il faisait au fur et à mesure. À la sortie du bloc, cela chatouillait un petit peu mais ce n’Êtait pas vraiment gênant. Le plus Êtonnant est que l’on retrouve très rapidement une vue parfaite. une vingtaine d’heures après l’intervention je voyais parfaitement sans lunettes. c’est vraiment impressionnant de pouvoir reprendre toutes ses activitÊs 48 heures après sans lunettes et d’y voir parfaitement. 

dr Isabelle noĂŤl-Howa, spĂŠcialiste en ophtalmopĂŠdiatrie

Des examens ludiques pathologies  ophtalmologiques  spĂŠciďŹ ques de l’enfant comme les dĂŠfauts de vision, strabisme, etc.

les choses se passent bien. Les nourrissons  se  laissent  même  souvent  facilement examiner.

N’est-cepasplusdiďŹƒciled’examiner unenfantqu’unadulte ? Pour certains peut-ĂŞtre, mais pas pour moi. Au contraire, à partir du moment oÚ l’on arrive a rendre l’examen ludique

QuellessontlesparticularitĂŠs ? L’enfant, n’est pas un adulte en miniature. Il faut savoir que la vision est mauvaise à la naissance et l’acuitÊ visuelle se dĂŠveloppe  progressivement  pour  atteindre 10/10 vers l’âge de 5 ans. Mais, grâce aux examens, on peut poser un diagnostic à tout âge. En fait, si les dĂŠďŹ cits visuels sĂŠvères du jeune enfant sont rares et facilement identiďŹ ĂŠs, les dĂŠďŹ cits lĂŠgers  sont  très  frĂŠquents  et  peuvent passer inaperçus. S’ils ne sont pas dĂŠtectĂŠs et traitĂŠs prĂŠcocement, ils peuvent ralentir son dĂŠveloppement moteur et le gĂŞner dans sa scolaritĂŠ. ■

Š Patrick Tohier/Photomobile.

ParmivosspÊcialitÊs, ilyal’ophtalmopÊdiatrie. Enquoicelaconsiste ? Outre  l’adaptation  de  lentilles  de contact pour adulte et le traitement de glaucomes, je m’occupe eectivement des enfants lors d’une consultation qui leur  est  rÊservÊe  le  mercredi.  Il  s’agit d’une spÊcialitÊ qui dÊpiste et traite les

L’Êquipedel’espaceHÊliosàSaint-Jean-de-Luz.

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zoom sur… dr rita soyeur, spécialiste de la rétine

Pensez à consulter régulièrement Qu’est-ce que la rétine ? C’est un organe essentiel de la vision : c'est l'équivalent de la pellicule dans un appareil photographique.  Les  maladies qui la touchent peuvent entraîner,  en  l'absence  de traitement, une cécité totale ou partielle.

Avez-vous des patients types ? Les pathologies sont principalement  liées  à  l’âge.  Bien sûr,  les  décollements  de  rétine suite à un traumatisme peuvent  arriver  n’importe quand et les problèmes héréditaires se déclarent chez des sujets jeunes, mais l’âge est le principal facteur de risque. Si vous avez plus de 50 ans, ou si des membres de votre fa-

mille souffrent de problèmes rétiniens, il est important de consulter régulièrement afin de détecter toute lésion débutante. Les traitements ont-ils évolué ces dernières années ? En matière de chirurgie de la rétine,  la  grande  évolution est  intervenue  il  y  a  7  ans avec de nouveaux matériels

qui permettent des micro-incisions.  L’intervention  est moins intrusive et les sutures sont évitées offrant une récupération  plus  rapide.  Ainsi, on peut traiter les patients en ambulatoire sous anesthésie locale.  Ces  techniques  aujourd’hui totalement maîtrisées sont indolores. ■ Note : Le Dr Rita Soyeur intervient à la clinique Aguilera de Biarritz pour la rétine.

dr nicolas Mesplié, spécialiste de la cornée

Un retour aux sources Vous avez rejoint dernièrement l’espace Hélios de St Jean-de-Luz, pourquoi ? Je suis en effet arrivé il y a 2 mois. Mon choix a été guidé par  trois  raisons  principales. La première est la qualité de la structure qu’offre le centre adossé à la polyclinique Cote Basque Sud avec des équipements  très  performants.  Ensuite la réelle complémentarité  entre  les  équipes médicales permet de pouvoir traiter l’ensemble des pathologies de l’œil. Enfin, j’ai passé toute  ma  jeunesse  au  Pays basque. Ce retour aux sources était donc naturel.

À quoi sert la cornée ? La cornée est la partie antérieure transparente, en forme de calotte, du globe oculaire. Elle dirige la lumière sur la rétine  où  se  forme  l’image  de l’objet  vu.  C’est  l’équivalent de  l’objectif  sur  un  appareil photo. Quelles sont les pathologies qui peuvent toucher la cornée ? Les  pathologies  cornéennes sont  très  variées  et  peuvent survenir à tous les âges. Certaines  sont  d'origine  infectieuses,  d'autres  sont  métaboliques,  et  enfin  certaines peuvent être génétiques. Ces

différentes pathologies peuvent  déformer  et  altérer  la transparence  de  la  cornée. Notre travail consiste à rectifier  la  forme  et  à  rétablir  la transparence de la cornée.

En quoi consiste la chirurgie de la cornée ? Il y a d’abord la cornéoplastie qui  est  destinée  à  améliorer le profil de la cornée. Elle s’effectue par laser ou par la mise en  place  d’implants.  Il  y  a ensuite la greffe de la cornée qui  est  aujourd’hui  une technique totalement maîtrisée et qui donne d’excellents résultats. Elle  demande  par  contre  un suivi dans le temps pour prévenir les risques de rejet. Cinq ans après la greffe, 60 à 90 % des  personnes  opérées  ont une  cornée  en  bon  état  qui leur  donne  une  acuité  visuelle correcte. ■

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éQUIPE MéDICALE Le centre Hélios de la polyclinique Cote Basque Sud regroupe 10 médecins spécialistes ■ Dr Laurent Gauthier-Fournet: ophtalmologiste  spécialiste  de la chirurgie réfractive de la myopie, astigmatisme, hypermétropie et  presbytie ;  Lasik  et  implants intra-oculaire ; microchirurgie de la cornée et de la cataracte. ■ Dr Fréderic Hamon : ophtalmologiste  spécialiste  de  la  chirurgie  vitréo  rétinienne ;  angiographie numérisée et laser ; chirurgie de la cataracte. ■ Dr Isabelle Noel-Howa : ophtalmologiste  spécialiste  d’ophtalmopédiatrie, d’adaptation des lentilles de contact et des glaucomes. ■ Dr Server Moldovan : ophtalmologiste  spécialiste  de  la  chirurgie  réfractive  de  la  myopie, astigmatisme, hypermétropie et presbytie ;  Lasik  et  implants  intra-oculaires ; microchirurgie de la cornée et de la cataracte. ■ Dr Jean-François Pénide : ophtalmologiste  spécialiste  de la chirurgie de la cataracte et du glaucome ; de la chirurgie esthétique et plastique des paupières, des voies lacrymales et du strabisme. ■ Dr Rita Soyeur : ophtalmologiste  spécialiste  de  la  chirurgie vitréo rétinienne ; angiographie numérisée et laser ; chirurgie de la cataracte. ■ Dr Nicolas Mesplié: Chirurgies et pathologies de la cornée, chirurgie de la cataracte et du glaucome.

Trois médecins extérieurs à Saint-Jean-de-Luz sont venus renforcer l’équipe chirurgicale et opèrent au sein du centre chirurgical dédié : ■ Dr Hervé Robin de Bayonne : chirurgie de la cataracte et greffe de cornée. ■ Dr Phat Eam Lim de Hendaye : chirurgie  de  la  cataracte et du glaucome. ■ Dr Sébastien Wannebroucq de Biarritz : chirurgie  de  la  cataracte, chirurgie des paupières et des voies lacrymales, chirurgie réfractive.

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zoom sur…

clinique delay à bayonne

Un service totalement repensé

Classée  4e clinique  de  France dans le palmarès du Figaro catégorie  établissements  de moins  de  100  lits  pour  les  critères  « qualité  et  sécurité  de soins »,  la  clinique  Delay  a  regroupé ces 10 dernières années ses activités ophtalmologiques sur son site de Bayonne. Dans

trer  nos  énergies  sur  ce  que nous savons faire. Nous voulons garder  une  taille  humaine  en maîtrisant au maximum les processus et les organisations pour accueillir  les  patients  dans  les meilleures  conditions  de  qualité et de sécurité. »

© Patrick Tohier/Photomobile.

Depuis 2 ans, la clinique Delay de Bayonne a totalement modernisé son service de chirurgie d’ophtalmologie.

4 200 interventions

le  cadre  d’un  important  plan d’investissement  global  représentant  une  enveloppe  financière de 3,5 millions d’euros, elle a  mis  à  disposition  de  ses équipes du service d’ophtalmologie une zone de bloc opéra-

toire et d’hospitalisation. Ici, la circulation a été totalement repensée  permettant  aux  patients d’évoluer dans un cadre moderne et apaisant. Pour son directeur,  Francois  Gouffrant « notre volonté est de concen-

Avec 2 salles d’opération et une salle de laser pour la chirurgie réfractive, l’ensemble du service réalise  4 200  interventions  par an, soit 60 % des actes de chirurgies de l’établissement. Particulièrement  spécialisé  dans les  interventions  de  la  cataracte,  le  service  regroupe  18 médecins  intervenants  dans cinq secteurs principaux : la cataracte, la rétine, la cornée, le strabisme et la chirurgie réfractive. ■

➜ Chirurgie de la cataracte, les docteurs : O. Buil, P. Cazet-Supervielle, T. Chiffre, G. Chiffre- Legendre, D. De Colle, F. Dumas De Laroque, P. Guin, M. Jeanneau, P. Lim, F. Mazille, C. Meuriot, R. Navarre, N. Pralon, M. Pucheu, H. Robin, F. Schotes, J-M. Vachet. ➜ Chirurgie de la rétine, les docteurs : O. Buil, T. Chiffre, N. Pralon. ➜ Greffe de la cornée, les docteurs : O. Buil, H. Robin, J-M Vachet. ➜ Chirurgie réfractive (laser), les docteurs : O. Buil, P. Cazet-Supervielle, M. Jeanneau, H. Robin, J-M Vachet. ➜ Strabisme, Docteur : M.Lacoste.

Greffes de la cornée

Aguilera : 1er centre du Sud Aquitaine Avec un plateau technique de 250 m2 réservé au service d’ophtalmologie, la clinique Aguilera à Biarritz est un établissement de référence.

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tion  totalement  dédiées,  l’ensemble  offre  un  service  de grande  qualité.  Avec  des  chirurgies micro-invasives et l’utilisation  du  Laser  Eximer,  le confort du patient est grandement amélioré.

constituée de 9 médecins ophtalmologistes.  L’année  dernière,  39  greffes  de  la  cornée

ont  été  réalisées  à  la  clinique Aguilera,  plaçant  l’établissement  au  3e rang  des  centres

➜ Greffe de la cornée,

Investissements Cette année, la clinique va augmenter les prises en charge en ambulatoire  en  développant les  techniques  anesthésiques et chirurgicales mini-invasives sans  douleur.  Une  politique d’investissements  audacieuse qui  permet  de  développer  le service. L’équipe médicale est ■

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d’Aquitaine  et  à  la  1ère place pour  le  sud  Aquitaine.  Cette année, près de 50 interventions sont programmées. ■ L’équipe médicale :

© Patrick Tohier/Photomobile.

Le service d’ophtalmologie de la Clinique Aguilera à Biarritz a une  longue  histoire.  Aujourd’hui, il représente 15 % du chiffre d’affaires de l’établissement  avec  1 700  patients  pris en charge dans les deux salles dédiées  du  bloc  opératoire. Spécialisé  dans  les  chirurgies de la cataracte, de la rétine, des greffes de cornée, du strabisme et  du  glaucome,  l’établissement accueille les patients qui restent  pour  les  2/3  moins d’une journée dans la clinique. Avec un plateau technique de consultations et d’examens de 250 m2 et deux salles d’opéra-

Dr Jean-Louis Douenne ➜ Chirurgie de la rétine, (450 patients en 2012) Dr Rita Soyeur ➜ Chirurgie réfractive (450 actes), les docteurs : Frédéric Hamon et Jean-Louis Douenne ➜ Chirurgie de la cataracte (850 actes), les docteurs : Bros, Dufour, Moldovan, Pincemin, Saout-Ribière et Wannebroucq.


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dossier

tient a P u d e u iq t u e p a r Education Thé

é t n a s   a s   e d   r u e t c être a En Aquitaine, une personne sur quatre est atteinte d’une maladie chronique. L’Education Thérapeutique du Patient permet aux malades de comprendre leur pathologie et ainsi d’agir directement pour améliorer leur qualité de vie.

U

n patient qui comprend sa maladie et qui adhère aux  traitements  qu’il doit prendre est un malade  qui  vit  mieux  et donc améliore son quotidien. C’est en partant de ce constat que depuis une quinzaine d’années des programmes d’éducation  thérapeutique  du  patient (ETP) ont été lancés pour toutes les maladies chroniques. Dans la région, 135 programmes d’ETP ont été recensés concernant l’ensemble des pathologies chroniques (diabète, dénutrition,  dos,  insuffisances  cardiaques,  rénales,  respiratoires…). Tous les spécialistes s’accordent à dire que cette pratique permet d’obtenir des  résultats  positifs  et  qu’elle  va continuer  à  se  développer.  De  leur côté, les patients et leurs proches qui ont suivi les programmes plébiscitent cette nouvelle démarche de soins.

C’est quoi ? L’ETP  est  un  domaine  scientifique jeune et en évolution qui regroupe la médecine, la pédagogie de la santé, les sciences humaines et sociales. La

démarche repose essentiellement sur la relation de soin, sur des transferts de compétences vers le patient et sur une  approche  qui  s’inscrit  dans  la durée. Elle accorde une place prépondérante au malade en tant qu’acteur de sa santé. Il s'agit donc d'une pratique complémentaire des soins prescrits par votre médecin. Grâce à une équipe  pluridisciplinaire,  les  programmes permettent d'acquérir des compétences utiles : -  pour  comprendre  sa  maladie  et ainsi pouvoir l'accepter, -  pour appréhender les bénéfices et les effets secondaires des traitements, -  pour  détecter  les  symptômes d’alerte  et  apprendre  les  mesures préventives afin de savoir réagir de manière adéquate.

Qui, quand, comment ? En fait, l’ETP s’adresse à tous les malades chroniques quel que soit leur âge  et  quels  que  soient  le  stade  et l’évolution de la maladie. Pour suivre un  programme,  il  faut  en  parler  à votre médecin traitant qui vous dirigera  vers  un  service  spécialisé.  Un

diagnostic éducatif sera établi afin de mieux vous connaître, d’identifier vos besoins et de définir les compétences à acquérir. Un programme personnalisé  vous  sera  ensuite  proposé  par l'équipe pédagogique avec, selon les besoins, des séances collectives et individuelles adaptées. À la fin du programme,  une  évaluation  permettra de  faire  le  point  sur  vos  acquis.  En fait, l’ETP, qui est également ouvert aux  proches,  change  les  relations classiques  entre  les  équipes  médicales et les patients. Ici, le temps est pris pour écouter le patient, lui donner des réponses à ses questions et le responsabiliser. Vous découvrirez au fil de ces pages les  témoignages  de  médecins  du Pays basque qui s’accordent pour dire que  ces  programmes  apportent beaucoup et vont continuer à se développer. ■ ➜ En savoir plus : www.ars.aquitaine.sante.fr

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dossier

Dr Laurent Savalli

« APPRENDRE à GéRER SON DOS » Le Dr Laurent Savalli est le responsable de l’Ecole Dynamique Du Dos (EDDD) au centre de rééducation Marinenia à Cambo En quoi consiste l’éducation thérapeutique du patient dans le cadre de votre école dynamique du dos ? L’objectif est simple : il s’agit d’éduquer le patient afin de lui permettre une « meilleure gestion » de sa lombalgie. Nous lui apprenons que certains gestes ou postures contribuent à entretenir ses douleurs. Ainsi, la modification de sa conduite et l’adaptation de certains gestes du quotidien peuvent l’aider à réduire, voire faire disparaître ses douleurs. Enfin, nous lui apprenons des exercices spécifiques de tonification musculaire et d’assouplissement qui vont s’avérer bénéfiques en diminuant l’impact des « agressions mécaniques » sur son dos. Tout ceci s’intègre dans une politique plus globale d’activité physique de fond, de perte de surpoids et d’arrêt du tabagisme qui contribuent à l’amélioration des symptômes douloureux par une meilleure hygiène de vie. Comment se déroule le programme ? Il se déroule sur une semaine de 9h à 17h, représentant environ 35 heures d’éducation et d’exercices. La prise en charge est multi-disciplinaire et intègre la participation d’un médecin, d’un kinésithérapeute, d’un ergothérapeute, d’un préparateur physique, d’une psychologue et d’une nutritionniste. Nous prenons également en compte les aspects psycho-cognitifs  comme  la  dépression,  l’anxiété,  les « idées reçues » et autres facteurs cognitifs dont  on  connaît  l’impact  péjoratif  sur  la lombalgie. Enfin l’hygiène de vie et l’analyse  du  contexte  social  et  professionnel interviennent  dans  l’élaboration  du  diagnostic éducatif personnalisé à chaque patient. Les objectifs et les moyens sont définis conjointement avec le patient en début de stage. Une évaluation est réalisée en fin de stage afin de valider les acquis Pensez-vous que cette pratique de santé va se développer ? J’en suis persuadé. De nombreuses études scientifiques ont confirmé l’efficacité de l’éducation en matière de lombalgie et l’intérêt des programmes d’exercices. Il est clair qu’un patient qui comprend sa pathologie se soigne mieux et évite les rechutes. Il améliore ainsi sa qualité de vie d’une manière très significative. D’ailleurs, les retours des patients qui ont participé au programme sont très positifs. ■

À qui s’adresse ce programme ? Le programme de l’École du dos de Mariénia à Cambo est « labellisé » par la Haute Autorité de la Santé (HAS). Il s’adresse aux personnes âgées de 18 à 62 ans, en activité professionnelle, souffrant de lombalgie chronique ayant fait l’objet d’arrêts de travail répétés. Les patients opérés du rachis peuvent également, dans certains cas, être admis en stage d’école du dos, à distance de l’intervention. ➜ En savoir plus : www.marienia.fr Le magazine de la santé au Pays basque

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dr béatrice-anne baratcha

« L’ETP, c’est un droit L’Agence Régionale de Santé d’Aquitaine a mis en place un plan sur 4 ans pour développer l’Education Thérapeutique du Patient. Explications du Dr Béatrice-Anne Baratchart, médecin de l’ARS Aquitaine. Qu’est-ce que l’éducation Thérapeutique du Patient ? L’éducation  thérapeutique  a pour but d’aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences  dont  ils  ont  besoin pour  gérer  au  mieux  leur  vie avec  une  maladie  chronique. Elle fait partie intégrante de la prise en charge du patient. Elle a  pour  but  de  rendre  les  patients conscients et informés de leur maladie, de l’organisation des soins et des comportements liés à la santé et à la maladie. Quels sont les intérêts pour le patient ? Cette démarche a pour finalité de permettre aux patients, ainsi qu'à  leur  famille,  de  mieux

comprendre  leur  maladie  et lades  devraient  tous  pouvoir leur traitement. En collaborant bénéficier  d’éducation  théraavec les soignants, ils assument peutique, autrement dit d’actimieux  leurs  responsabilités vités les aidant à prendre soin d’eux-mêmes afin dans leur propre d’agir  dans  un prise  en  charge « Une pratique sens  favorable  à et  deviennent jeune et en pleine leur  santé  et  à autonomes. Cela évolution » leur  bien-être. les  aide  à  maintenir  et  améliorer  leur  qualité Cela  soulève  de  nombreuses de  vie,  par  exemple  en  rédui- questions auxquelles nous desant  leurs  facteurs  de  risque vons répondre collectivement (sédentarité,  alimentation, dans  les  mois  et  les  années  à tabac…), en améliorant l’adhé- venir. sion  au  traitement  et  en  évitant, ainsi, une aggravation de Quelles sont ces questions ? leur maladie. Il faut savoir qu’un Comment organiser l’ETP pour quart  de  la  population  fran- qu’elle  soit  accessible  à  tous ? çaise souffre de maladies chro- Comment  les  associations  de niques.  Selon  l’Organisation patients  et  les  professionnels mondiale  de  la  santé,  ces  ma- de  santé  peuvent-ils  travailler


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dossier FICHE TECHNIQUE Historique C’est au début des années soixantedix  que  l’Education  Thérapeutique du  Patient  s’est  structurée  pour  apprendre  aux  jeunes  diabétiques  le maniement de l’insuline. Elle s’adresse à  tous  les  patients  touchés  par  des maladies  chroniques.  Depuis  2010 l’ETP a été inscrite dans le code de la santé publique.

Une pratique jeune et toujours en évolution DEPUIS TOUJOURS, il existe des médecins qui prennent le temps d’expliquer à leurs patients leur maladie, pratiquant ainsi une certaine éducation thérapeutique. Mais c’est au début des années soixante-dix que l’etP s’est structurée et développée pour apprendre aux jeunes diabétiques le maniement de l’insuline. des programmes de formation spécifiques des équipes médicales ont vu le jour dans les années 2000 et depuis 2010 l’etP a été inscrite dans le code de la santé publique.

Objectifs Un patient qui comprend sa maladie et qui adhère aux traitements est un malade qui vit mieux et donc améliore son  quotidien.  Tous  les  spécialistes s’accordent à dire que cette pratique permet d’obtenir des résultats positifs et qu’elle va continuer à se développer.

Points forts ■ Nouvelles relations entre les équipes médicales et les patients.

Le patient devient un acteur de sa santé.

Une maladie chronique c’est quoi ? EN MéDECINE, un état persistant est appelé chronique (du grec chronos, temps). donc une maladie est chronique si elle persiste dans le temps, en général plus de six mois. une liste de 30 maladies chroniques ouvre des droits à l'assurance maladie couvrant 100 % des dépenses. L'incidence des maladies chroniques est en augmentation constante. en dix ans, ces affections de longue durée ont progressé de 73,5 %. cette hausse est beaucoup plus rapide que le vieillissement de la population.

L’ETP couvre l’ensemble des maladies chroniques. ■

art

135  programmes  sont  recensés dans la région.

t du patient »

57

40

C’est le nombre de programmes autorisés par l’agence régionale de santé dans les Pyrénées atlantiques pour l’éducation thérapeutique du patient.

C’est ne nombre d’heures de formation que doivent suivre les intervenants pratiquant des programmes d’éducation thérapeutique du patient.

Insuffisants cardiaques

« LE PRINCIPE EST D’ASSOCIER » Le Dr Bertrand Issanchou s’occupe de l’ETP pour insuffisants cardiaques au centre Grancher-Cyrano à Cambo. ensemble pour la concevoir, la mettre en œuvre et l’évaluer ? Comment  financer  cette  activité ?  Quelles  compétences exiger des professionnels, des patients experts ? Comment soutenir le développement d’une recherche multidisciplinaire  sur  ce  thème ? Comment  l’intégrer  dans l’enseignement  et  dans  la formation des médecins et autres  soignants?  Il  faut comprendre que cette pratique est jeune et donc en  pleine  évolution. Elle a démontré son efficacité pour les paPour le Dr Baratchart : tients mais elle a en« Tous les malades chroniques devraient pouvoir bénéficier core  besoin  de  se d’éducation thérapeutique » structurer. ■

En quoi consiste l'éducation thérapeutique du patient insuffisant cardiaque ? Tout d'abord reprenons la définition : l'éducation du patient est un processus par étapes intégré dans  la  démarche  de  soins.  Il comprend un ensemble d'activités organisées de sensibilisation, d'information,  d’apprentissage, d'aide psychologique et sociale, destiné à aider le patient et sa famille à appréhender la maladie et les traitements. Le principe est donc  d’associer  les  patients  et leurs proches aux soins en prenant  en  charge  l’état  de  santé pour favoriser un retour aux activités  normales.  Dans  l'insuffisance  cardiaque,  comme  dans tout  programme,  il  faut  tout d’abord  réaliser  un  diagnostic

éducatif en entretiens collectifs et  individuels.  Ensuite  l’équipe pluridisciplinaire se charge en alternance de l'apprentissage de la pathologie et de son mécanisme afin de valider les traitements et recentrer l’hygiène de vie et les activités physiques. Enfin, nous procédons à des évaluations des compétences acquises.

évaluations précises Quels sont les avantages pour le patient ? Connaître et comprendre a forcément un impact sur les symptômes  et  sur  la  gestion  de  sa maladie.  L’ETP  permet  d’augmenter la qualité de vie, donc favorise le sentiment de sécurité et la possibilité de mener certaines activités  dites  interdites.  L’ETP

peut aussi permettre de réduire les hospitalisations et les arrêts de travail. Cela représente donc une réduction de coûts. L’important, est de posséder des outils d’évaluations  performants  permettant de faire des points précis à un et quatre ans. Pensez-vous que cette pratique va se développer ? Très clairement oui, car, comme dit plus haut, l'éducation du patient est désormais intégrée dans la démarche de soins. D’ailleurs, la Haute Autorité de Santé nous conseille de proposer au patient une ETP « de renforcement » ou de « reprise » si besoin. ■ ➜ En savoir plus : www.granchercyrano.fr

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dossier

dr Philippe tarabbia,

etP coronarien Ă  la clinique Paulmy

 Les patients sont demandeurs  EnquoiconsisteleserviceETPde lacliniquePaulmy ? Nous  accueillons  des  patients ayant  eu  un  infarctus.  Le  service compte 9 personnes reprÊsentant une Êquipe pluridisciplinaire. Notre but est d’aider les patients et leurs familles à comprendre la maladie et le traitement, d’amÊliorer la coopÊration  avec  les  soignants,  de vivre  plus  sainement  et  ainsi  de maintenir ou amÊliorer leur qualitÊ de  vie.  Il  faut  savoir  que  dans  le

cadre de maladies coronariennes, le suivi du traitement accompagnĂŠ d’une bonne hygiène de vie diminue considĂŠrablement le risque de rĂŠcidive. Commentcelas’organise ? Chaque  patient  bĂŠnĂŠďŹ cie  de  20 sĂŠances  qui  s’Êtalent  sur  4  semaines dans le cadre d’une hospitalisation à temps partiel, de 8 h 30 le matin à midi. L’objectif est de lui donner  tous  les  ĂŠlĂŠments  pour

Dr Pascale Pignède, ETP apnÊe du sommeil au centre Toki-Eder à Cambo

ÂŤ NOUS DEVONS TRAVAILLER EN RĂŠSEAU Âť

Lespatientssont-ilsrÊceptifs ? Non  seulement  ils  sont  rÊceptifs, mais ils sont aussi demandeurs car ils comprennent très vite l’importance  de  bien  manger,  de  bien gÊrer  ses  eorts  et  d’avoir  une rÊelle hygiène de vie pour retrouver  une  vie  normale  ou  presque. Nous leur donnons pour cela des

conseils prĂŠcieux. L’annĂŠe dernière, nous  avons  menÊ  3 000  sĂŠances sans arriver à rĂŠpondre totalement à toutes les demandes. Pensez-vousquecettepratiquede santĂŠvasedĂŠvelopper ? Certainement !  L’Êducation  thĂŠrapeutique du patient a dĂŠjà montrĂŠ sa  pertinence.  C’est  une  pratique qui s’intègre parfaitement aux systèmes de soins modernes avec les notions d’Êquipe thĂŠrapeutique et de partage de l’information. Nous poursuivons nos eorts pour rĂŠpondre  aux  attentes  qui  sont nombreuses. ■ âžœ En savoir plus : www.capio.fr

agnès duhau, cadre de santÊ etP de la dÊnutrition au centre Landouzy de cambo

ÂŤ Rendre le patient plus autonome Âť Quels sont les objectifs ? L'ĂŠducation thĂŠrapeutique du patient vise à aider les patients à acquĂŠrir les compĂŠtences dont ils ont besoin pour gĂŠrer au mieux leur vie avec une maladie chronique ou un problème de santÊ ; comme la dĂŠnutrition des personnes âgĂŠes qui est un problème de santÊ publique considĂŠrÊ comme prioritaire au niveau rĂŠgional. L'objectif est de rendre le patient plus autonome par l'appropriation de nouveaux savoirs sur la nutrition aďŹ n d'ĂŠviter les complications graves (infection, chute, escarre, etc.), aďŹ n d'ĂŠviter aussi les rĂŠhospitalisations, maintenir leur autonomie et amĂŠliorer ainsi leur qualitÊ de vie.

Quels sont les objectifs du programme ? L’objectif est d’amĂŠliorer la qualitÊ de vie des patients, l’observance du traitement et d’en rĂŠduire les eets secondaires. Cela passe pour le patient par la mise en place d’une nouvelle hygiène de vie et d’un appareillage respiratoire qui doit être portÊ au moins 3 heures par nuit. Il est donc primordial que le patient  soit  motivÊ  et  soutenu  pour mettre en place ces changements. Pensez-vous que cette pratique va continuer Ă  se dĂŠvelopper ? C’est une certitude car il est aujourd’hui prouvÊ que l’Êducation thĂŠrapeutique du patient est rĂŠellement eďŹƒcace. Il faut maintenant que l’ensemble des professionnels  de  santÊ  travaille  en  rĂŠseau pour Êchanger les informations et avoir un meilleur suivi dans le temps. Il est important aussi de dĂŠvelopper la prĂŠvention.  Plus  le  problème  est  pris  en amont, plus on Êvite les complications. Il y a donc un travail à mener en matière d’information pour sensibiliser l’ensemble des patients et les Êquipes mĂŠdicales. ■

Comment cela s’organise ? D’abord,  nous  eectuons  avec  le  patient  un  diagnostic  ĂŠducatif  initial.  Il nous permet ensuite de mettre en place un  programme  personnalisÊ  qui  va s’Êtaler sur 4 semaines avec l’intervention  d’une  ĂŠquipe  pluridisciplinaire. Nous  organisons  des  activitĂŠs  de groupe  qui  permettent  aux  patients d’Êchanger leurs expĂŠriences et de ne pas se sentir isolĂŠs avec leur maladie. Ainsi, une vĂŠritable collaboration et une mise en conďŹ ance se mettent en place entre les patients et les personnels soignants.  L’important  est  de  trouver  le bon chemin pour que chacun trouve la motivation pour mettre en place à long terme ces changements. Le magazine de la santĂŠ au Pays basque

bien comprendre sa pathologie et lui donner les clefs d’un mode de vie qui lui permettra de reprendre une vie normale. Il faut savoir que la  protection  permettant  d'Êviter les  rÊcidives,  est  obtenue  pour moitiÊ à la prise du traitement et pour l’autre moitiÊ au mode de vie. Le travail d’information et de comprÊhension est donc fondamental.

➜ En savoir plus : www.toki-eder.com ■

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Comment se dĂŠroule le programme ? Le programme se concrĂŠtise par des ateliers individuels ou collectifs en lien avec les besoins et les attentes du patient et de ses proches. Les techniques et les outils pĂŠdagogiques leur permettent de connaĂŽtre les consĂŠquences de la dĂŠnutrition, de savoir ĂŠlaborer un menu riche en protides, de connaĂŽtre la composition des aliments‌ Ils permettent Êgalement de soutenir la motivation du patient auâ€‚ďŹ l du temps. Les ateliers sont rĂŠalisĂŠs par des professionnels formĂŠs en Êducation thĂŠrapeutique et le patient bĂŠnĂŠďŹ cie d'un carnet de bord qui lui permet d'ĂŠvaluer ses acquis et de les transmettre à tous les professionnels de la chaĂŽne du soin. Quel peut ĂŞtre le dĂŠveloppement de l'ĂŠducation thĂŠrapeutique dans l'avenir ? Aujourd'hui en France, 20 % de la population vit avec une maladie chronique ou un problème de santÊ comme la dĂŠnutrition. Dans un contexte de vieillissement de la population, ce chire va continuer à progresser. Selon l'OMS, ce phĂŠnomène est liÊ aux comportements de santĂŠ. L'ĂŠducation thĂŠrapeutique du patient vise à limiter les complications, les��€‚handicaps, les rĂŠhospitalisations et par voie de consĂŠquence, elle diminue les dĂŠpenses de santĂŠ. Aujourd’hui les pratiques sont encadrĂŠes par des professionnels formĂŠs aďŹ n de garantir leur qualitĂŠ. ■ âžœ En savoir plus : www.centre-medical-landouzy-villa-jeanne.fr


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dossier ETP pour les maladies respiratoires à la CPAM de Bayonne

« L’ACTIVITé PhYSIqUE EST FONDAMENTALE » Dr Alfred Spoerry, est le médecin responsable du Centre d'examen de santé de la CPAM de Bayonne pilotant le programme d’ETP pour les maladies respiratoires. une obstruction lente et progressive des bronches et des poumons. Elle  se  manifeste  principalement sous  forme  de  bronchite  chronique et d’emphysème. Concrètement, le patient a du mal à respirer, ce qui le gène dans toutes les activités physiques. Dans 90 % des cas, la BPCO est due au tabagisme.

Qu’est-ce que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ? C’est  une  maladie  respiratoire chronique  qui  se  caractérise  par

Dans ces cas, en quoi consiste l’éducation thérapeutique ? Il s’agit de permettre au patient et à  son  entourage  de  connaître  sa maladie, de comprendre les modalités de traitement et de lui appren-

dre à s’autogérer de façon à améliorer sa qualité de vie. Nous lui apprenons, par exemple, à déceler les signes d’alerte et à savoir prévenir son  médecin  à  temps  en  cas  de complications. Comment s'organise l'ETP ? Nous constituons des groupes collectifs où les patients, encadrés par une équipe médicale, échangent entre eux. Les sessions se déroulent en quatre ateliers. Le premier consiste  à  expliquer  comment fonctionne l'appareil respiratoire et ce qu'est la BCPO. Les patients ap-

prennent à connaître et comprendre  leur  pathologie.  Dans  un deuxième temps, on explique les signes  d'alerte  et  comment  bien prendre  son  traitement.  La  troisième phase montre tout l'intérêt de l'activité physique. C'est fondamental pour que les patients gardent une réelle qualité de vie. Le but  est  que  chacun  trouve  dans son quotidien une activité même simple. Par exemple cela peut-être d'aller chercher ses enfants ou ses petits-enfants  à  pied  à  l'école. Enfin, nous abordons le sevrage tabagique. L'objectif, ici est de mon-

trer que c'est possible et qu'il existe des moyens pour y arriver. Pensez-vous que ce programme est amené a se développer ? Sûrement et cela concernera aussi d’autres  pathologies  (diabète, asthme, maladies cardiovasculaires etc.). L'important est que globalement  chaque  programme  soit complémentaire sur le territoire de santé de façon à permettre aux patients d'y participer facilement. ■ ➜ En savoir plus : www.ameli.fr

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dossier dr sylvie bonnaud, etP du diabète à la clinique aguilera

Dr Philippe Rigaud, ETP prĂŠ et post opĂŠratoire au centre mĂŠdical Annie Enia de Cambo

 Une autre manière de soigner 

ÂŤ NOUS PASSONS UN CONTRAT Âť

Enquoiconsistel’ETPpour despatientsatteintsdediabète ? Comme  pour  les  autres  programmes d’Êducation thĂŠrapeutique du patient, en diabĂŠtologie, il s’agit d’aider le patient à se prendre en charge et à trouver la motivation pour suivre son traitement qui est souvent contraignant, aďŹ n d’amĂŠliorer  l’Êquilibre  de  son  diabète  et  sa qualitÊ de vie. Il faut savoir que c’est en diabĂŠtologie qu’ont ÊtÊ dĂŠveloppĂŠs les premiers programmes d'ETP.

En quoi consiste l’Êducation thÊrapeutique prÊ et post opÊratoire? C’est apporter une information au patient sur sa maladie et les traitements pour y remÊdier. Cette information s’adresse aux patients en prÊparation avant une chirurgie thoracique ou au prÊalable à tout acte chirurgical s’il existe un handicap respiratoire sÊvère ou en post chirurgie thoracique ou après tout acte chirurgical s’il existe un handicap respiratoire associÊ. Après un diagnostic Êducatif, un contrat est Êtabli et le patient s’engage à suivre diÊrents ateliers. Cet engagement est suivi et ÊvaluÊ rÊgulièrement. L’Êducation prÊ opÊratoire du patient diminue l’anxiÊtÊ, la douleur post opÊratoire et optimise le fonctionnement de l’appareil respiratoire. Une intervention chirurgicale n’est pas un acte anodin. Si le patient est bien  ÊduquÊ , cela se passe mieux. En post opÊratoire il rÊcupère plus vite, il retrouve plus rapidement une vie normale. Pour cela, nous organisons de petits groupes rÊunissant des patients atteints de mêmes pathologies, nous expliquons le pourquoi du comment et ils Êchangent entre eux leurs expÊriences.

Comments'organise ceprogramme ? À la clinique Aguilera, nous proposons deux programmes qui s’intègrent à une hospitalisation  pour  un  bilan  ou  pour revoir le traitement. Le premier s'adresse aux patients qui prĂŠsentent un diabète de type 2 (9 cas de diabète sur 10). Des groupes de 6 personnes sont constituĂŠs pour  une  hospitalisation  du  lundi  au mercredi. EntourĂŠs par une Êquipe qui comprend un mĂŠdecin, une inďŹ rmière,

ÂŤ Il faut plus de moyens Âť Qu’est-cequel’ETPpourles patientsinsuďŹƒsantsrĂŠnaux ? Nous recevons des patients insuďŹƒsants rĂŠnaux dont la fonction rĂŠnale est altĂŠrĂŠe, provoquant une accumulation de dĂŠchets  dans  l’organisme  causant  fatigue, perte d’appĂŠtit et autres symptĂ´mes  pouvant  conduire  à  la  dialyse et/ou la gree rĂŠnale. La mise en place d’un  programme  d’Êducation  thĂŠrapeutique va aider les patients à comprendre  leur  maladie  pour  qu’ils puissent au mieux la prendre en charge, ralentir la progression et amĂŠliorer leur qualitÊ  de  vie.  Pour  cela  une  ĂŠquipe composĂŠe de mĂŠdecins nĂŠphrologues, d’un cadre de santĂŠ, d’un pharmacien et  de  sa  prĂŠparatrice,  d’une  diĂŠtĂŠticienne,  d’une  inďŹ rmière  rĂŠfĂŠrente  en ETP d’une psychologue et d’une assistante sociale est à leur disposition.

➜ En savoir plus: www.centre-medical-annie-enia.fr Mars-Avril 2013

➜ En savoir plus : www.capio.fr

etP pour insuffisances rĂŠnales Ă  la clinique delay

Pensez-vous que cette pratique va continuer Ă  se dĂŠvelopper? Évidemment car toutes les Êtudes menĂŠes montrent qu’elle donne de très bons rĂŠsultats. Je dirai que dans les centres de rĂŠĂŠducation comme le nĂ´tre, c’est mĂŞme notre vocation. À Annie-Enia, nous avons de multiples ateliers d’Êducation thĂŠrapeutique du patient. L’adhĂŠsion des patients est rĂŠelle; cela montre bien l’importance de ces programmes. Ce n’est pas une pratique facile mais elle est aujourd’hui très bien codiďŹ ĂŠe. Il est donc indispensable de continuer et de dĂŠvelopper la formation de l’ensemble des personnels dans ce secteur. ■

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une diÊtÊticienne, une kinÊsithÊrapeute et  une  psychologue,  ils  participent  à des ateliers collectifs, ce qui leur permet aussi  d’Êchanger  entre  eux.  Nous sommes là pour apporter des rÊponses à leurs interrogations. Nous y abordons : la diÊtÊtique, l’activitÊ physique, le traitement, la maladie diabÊtique, son vÊcu, ses  complications,  la  surveillance,  les traitements‌  L'autre  programme s'adresse aux patients qui ont un diabète de type 1 traitÊ par 4 injections ou par pompe à insuline. Pour eux, ces dernières annÊes, le discours a changÊ. Nous les Êduquons à l’insulinothÊrapie fonctionnelle  qui  leur  permet  d’adapter  leurs doses d’insuline à leur activitÊ et à leur

Pensez-vousquecesprogrammes vontcontinuerĂ sedĂŠvelopper ? Sans aucun doute car les patients sont demandeurs.  Nous  avons  un  très  bon retour. Un patient qui comprend sa maladie et sait la gĂŠrer se porte mieux et adhère  mieux  aux  contraintes  nĂŠcessaires. Pour les mĂŠdecins, cela change la relation avec les patients. Ici, le mĂŠdecin  n’est  plus  celui  qui  ÂŤ ordonne Âť, mais celui qui prend le temps de transmettre des savoirs et surtout d’aider le patient à rĂŠsoudre les problèmes posĂŠs par  sa  maladie. C’est une autre manière de soigner qui a prouvÊ son eďŹƒcacitĂŠ.  â– 

dr Marie-cĂŠcile cazin,

Les patients sont-ils rÊceptifs? Bien sÝr, et ceci d’autant plus que nous les poussons à s’exprimer, à libÊrer leurs paroles. Nous donnons donc du temps aux patients, c’est un point fondamental. Comprendre sa pathologie, intÊgrer le traitement et adapter en consÊquence son mode de vie ne peut pas se faire en quelques minutes. La durÊe d’hospitalisation dans notre centre Êtant de 3 à 5 semaines, cela permet de mener à bien ce programme.

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alimentation.  Ce  qui  va  dans  le  sens d’une plus grande libertÊ. Mais cela demande  une  très  bonne  connaissance de la maladie et de la diÊtÊtique. Voilà pourquoi ce programme s'Êtale sur cinq jours.

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Commentcelas’organise ? Après une sĂŠrie de premières consultations individuelles avec les diÊrents intervenants, un diagnostic Êducatif est dĂŠterminÊ en rĂŠunion multidisciplinaire puis sont nĂŠgociĂŠs avec les patients les objectifs à atteindre grâce à l’Êtablissement d’un parcours personnel au cours duquel le patient assistera à des ateliers collectifs et/ou individuels. Ces ateliers s’articulent  autour  de  quatre  thĂŠmatiques que sont la connaissance, la diĂŠtĂŠtique, la prise mĂŠdicamenteuse et le vĂŠcu  liÊ  à  l'insuďŹƒsance  rĂŠnale  chronique.  Le  programme  peut  durer quelques semaines, quelques mois et ĂŞtre renouvelÊ sur plusieurs annĂŠes. Il s’adapte aux patients et est rĂŠĂŠvaluÊ en fonction des rĂŠsultats des Êvaluations que nous faisons rĂŠgulièrement. Nous travaillons avec l’Êquipe de transplanta-

tion rĂŠnale du CHU de Bordeaux pour mettre  en  place  un  atelier  dĂŠdiÊ  à  la gree rĂŠnale. Pensez-vousquecettepratique vasedĂŠvelopper ? C’est  une  ĂŠvidence,  cette  plateforme d’Êchanges entres patients et soignants est  primordiale.  C’est  une  prise  en charge indispensable pour les malades atteints  de  pathologies  chroniques. Cela  apporte  beaucoup  aux  patients qui y trouvent des motivations, cela apprend Êgalement beaucoup à l’Êquipe mĂŠdicale. En fait, pour faire face à la demande, il faudrait plus de moyens sur le territoire  car  les  retours  des  patients sont excellents. L’important est que cela s’inscrive dans le temps. ■ âžœ En savoir plus : www.clinique-delay.fr


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à votre service Pays basque

« sophia » vous veut du bien Comment mieux vivre au quotidien son diabète? L’Assurance Maladie de Bayonne a mis en place « sophia » un service innovant qui apporte un accompagnement aux patients.

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epuis le mois de février dernier, l’Assurance Maladie  propose  aux  personnes  diabétiques  de  la circonscription de Bayonne de bénéficier du service « sophia ». Ce  service  offre  un  accompagnement  personnalisé  pour aider à mieux vivre au quotidien avec une maladie chronique et en  prévenir  les  complications. Au  total,  ce  sont  7 700  personnes de la circonscription de Bayonne (16 700 sur le département) qui sont invitées à profiter du service. Proposé dans un premier  temps  aux  personnes ayant un diabète, il apporte une aide,  un  soutien  personnalisé aux  patients,  en  fonction  de leurs besoins et de leur état de santé,  pour  leur  permettre  de mieux vivre avec leur maladie et d’en  limiter  les  complications. Ce  service  intervient  en  relais des  recommandations  du  médecin traitant.

Comment ça marche Les personnes adhérant à « sophia » pourront bénéficier d’un accompagnement  téléphonique par des infirmiers-conseillers  en  santé,  recrutés  par l’Assurance Maladie (N° d’appel : 0811  709  709).  Ils  recevront aussi  régulièrement  des  supports d’information pour mieux

connaître la maladie, partager le vécu d’autres patients et l’expérience  des  professionnels  de santé.  Ils  ont  également  accès sur le site internet www.amelisophia.fr à un espace d’information très complet sur le diabète. « sophia » est le fruit d’un travail de concertation avec les associations de patients, les représentants  des  professions  de santé, les sociétés savantes, l’Ordre des médecins, l’Institut national  de  prévention  et d’éducation à la santé (Inpes) et la  Haute  Autorité  de  Santé (HAS).

Comment en bénéficier ?

au  titre  d’une  affection  de longue durée. Les patients éligibles  recevront  un  courrier  de l’Assurance Maladie les invitant à bénéficier de ce service. C’est un service gratuit, sans engagement et sans incidence sur le niveau  de  remboursement  des patients.  Pour  en  bénéficier, c’est très simple, il suffit de retourner le bulletin d’inscription joint au courrier d’invitation ou de  se  renseigner  auprès  de  la CPAM de Bayonne. Avec 1,8 million de patients et 55 000 médecins traitants concernés par ce dispositif en 2013, « sophia » devient le service d’accompagnement le plus important d’Europe. ■

« sophia »  s’adresse  aux  personnes  majeures,  atteintes  de diabète de type 1 et 2, prises en charge  à  100 %  par  le  régime général de l’Assurance Maladie

➜ En savoir plus : N° d’appel : 0811 709 709 www.ameli-sophia.fr

Le diabète, un enjeu majeur Le diabète, un enjeu majeur de santé publique : ➜ En 2011, le seuil des 3 millions de personnes traitées pour diabète a été franchi. ➜ En 10 ans, le nombre de personnes traitées pour diabète en France a doublé. ➜ Le diabète est la 1ère affection de longue durée en nombre de patients.

PRATIQUE ■ Les numéros d’urgences

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18

3624

SAMU

Police Gendarmerie

Pompiers

SOS Médecin 24H/24

Comment trouver un médecin de garde ? ■

essayez tout d'abord de téléphoner à votre médecin traitant, il y a souvent un message vocal mentionnant le nom et le numéro du médecin de garde aux horaires de fermeture du cabinet. Gardez un papier et un crayon à côté du téléphone pour noter. autrement, composez le 112 et demandez à connaître le nom, le numéro de téléphone et l'adresse du médecin de garde le plus proche. enfin, et en dernier recours, rendez-vous aux urgences les plus proches. si vous ne savez pas où elles se trouvent, une recherche rapide sur Internet ou en composant le numéro des renseignements vous aidera (118008, 118218, 118712, etc.)

Comment trouver une pharmacie de garde ? ■

Week-end et jours fériés : vous pouvez demander au médecin qui vous délivre l’ordonnance ou consulter l’affichage sur la vitrine de votre pharmacie ou son répondeur téléphonique, faire une recherche sur des sites web spécialisés (3915, 3237.fr, pharmaciesdegarde.com) ou appeler votre commissariat (Police secours au 17) ou votre gendarmerie. La nuit en semaine : après 19h, voire 20h, votre pharmacie sera fermée. uniquement en cas d’urgence, une officine assurera la délivrance de vos médicaments. Pour la connaître, composez le 15 (samu) ou rendez-vous directement à votre commissariat ou gendarmerie avec l’ordonnance et votre carte vitale. ce service est réservé aux impératifs absolus et vous devrez alors téléphoner à l’officine indiquée avant de vous y rendre.

Comment joindre une infirmière ? ■

Pour joindre une infirmière vous pouvez : - chercher dans les pages jaunes de l’annuaire téléphonique - demander à votre médecin traitant - vous pouvez aussi composer le 15 uniquement en cas d���urgence vitale.

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actualitĂŠ Le 13 avril Ă  biarritz

Parkinson : la journĂŠe mondiale

BON À SAVOIR

Quels documents pour une hospitalisation ? Vous ĂŞtes admis Ă  la suite d'une urgence: les formalitĂŠs seront  rĂŠduites  au  minimum, vous  ou  l'un  de  vos  proches devrez toutefois prĂŠsenter les documents nĂŠcessaires au bureau des Admissions dans les meilleurs dĂŠlais. Vous ĂŞtes admis Ă  la suite d'une consultation ou d'un rendez-vous, dans ce cas, munissez-vous: âžœ de votre carte d'identitĂŠ, ou de votre carte de sĂŠjour; âžœ de votre carte Vitale et de l'attestation papier l'accompagnant, ou à dĂŠfaut, des pièces rĂŠpertoriĂŠes plus loin; âžœ d'un justiďŹ catif de domicile (facture  EDF,  quittance  de loyer); Munissez vous aussi des documents relatifs à votre couverture santÊ complĂŠmentaire: âžœ de votre carte d'adhĂŠrent à une mutuelle. âžœ de  votre  attestation  CMU (couverture  maladie  universelle) complĂŠmentaire; âžœ de votre attestation d'aide mĂŠdicale État; âžœ de la feuille de suivi de la maternitĂŠ. Dans  le  cas  d'un  accouchement, n'oubliez pas la feuille de suivi de la maternitĂŠ. Sachez  ĂŠgalement  que,  dans tous les cas, vous devez communiquer  au  service  des  admissions  les  coordonnĂŠes  du mĂŠdecin traitant que vous avez dĂŠclarÊ à la sĂŠcuritÊ sociale. Dans le cas d'une hospitalisation programmĂŠe, et si vous n'avez pas dĂŠjà un dossier au sein de l'hĂ´pital, pensez à apporter toutes les informations mĂŠdicales  mĂŞme  anciennes, en votre possession:

âžœ votre carnet de santĂŠ; âžœ les  ordonnances,  rĂŠsultats d'analyses, radiographies, Êlectrocardiogrammes,  carte  de groupe  sanguin,  la  lettre  de votre mĂŠdecin;

Le 13 avril se dÊroulera la journÊe mondiale de la maladie de Parkinson. Deux confÊrences et des animations seront organisÊes par l’association France Parkinson à Biarritz. vie, le nombre de personnes atteintes va augmenter de 1,5 à  2  fois  d’ici  2025.  La  cause de  la  maladie  de  Parkinson est  inconnue.  De  très  rares cas sont hÊrÊditaires et dans ce cas elle survient chez des sujets très jeunes. De même aucun facteur de risque n’est connu avec certitude, notamment  aucun  facteur  alimentaire ou infectieux.

âžœ la lettre de votre mĂŠdecin traitant. Dès votre arrivĂŠe, pensez Êgalement à indiquer à l'inďŹ rmière si vous suivez un traitement. Si vous n’avez pas de carte Vitale, voici  les  documents qu'il faudra remettre au bureau des admissions selon votre situation. âžœ si vous êtes salariĂŠ(e): votre dernier bulletin de salaire; âžœ si  vous  ĂŞtes  chĂ´meur  indemnisĂŠ, votre dernière attestation Assedic; âžœ si  vous  ĂŞtes  retraitĂŠ(e) : votre titre de retraite; âžœ si vous êtes ressortissant de l'Union  europĂŠenne  (U.E.), votre carte europĂŠenne d'Assurance-maladie ou le formulaire E111 ou E112; âžœ si  vous  venez  d'un  autre pays,  en  dehors  de  l'U.E.,  la prise  en  charge  dĂŠlivrĂŠe  par votre  organisme  de  sĂŠcuritĂŠ sociale. Si  vous  ne  pouvez  fournir aucun de ces documents, votre caisse  d'Assurance-maladie peut  ĂŠtablir,  sous  certaines conditions, une attestation en urgence de la C.M.U. de base ou  une  attestation  de  l'Aide mĂŠdicale de l'État. Cette procĂŠdure se fera à votre demande ou  à  l'initiative  de  l'ĂŠtablissement  hospitalier  dans  lequel vous êtes admis.

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Lenombredepersonnesatteintesdelamaladie vaaugmenterde1,5à2foisd’ici2025.

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epuis 1997, une journĂŠe mondiale est organisĂŠe sur la maladie de  Parkinson  qui  touche  de plus en plus de personnes et de  familles.  L’objectif  est  de sensibiliser  l’ensemble  de  la population  pour  que  cette maladie  soit  mieux  prise  en compte  et  aider  les  patients et leurs proches. À Biarritz, le comitÊ  des  PyrĂŠnĂŠes  Atlantiques, dirigÊ par Philippe Fontaneau, organise deux confĂŠrences  qui  se  tiendront  le 13 avril prochain à 14h30 à la Maison  des  Associations,  2 rue  Darritchon.  La  première, animĂŠe par le docteur Fouillet, neurologue, traitera des diďŹƒcultĂŠs  de  la  maladie.  La seconde,  AmĂŠliorer le quotidien  du  parkinsonien  Ă  domicile  sera conduite par

Philippe Fontaneau avec des tÊmoignages de malades. En parallèle, il sera proposÊ une animation gratuite  Initiation à la marche nordique  conduite par Edson Vanz destinÊe aux personnes  qui  souhaitent dÊcouvrir  cette  activitÊ  physique  qu’ils  soient  parkinsoniens ou non.

Cause inconnue La  maladie  de  Parkinson  est une  aection  dÊgÊnÊrative rare  avant  45  ans  mais  touchant 1,5 % de la population de plus de 65 ans. Elle atteint autant  les  hommes  que  les femmes.  Elle  reprÊsente  la deuxième cause de handicap moteur  de  l’adulte  après  les accidents  vasculaires  cÊrÊbraux.  Du  fait  de  l’accroissement  de  la  longÊvitÊ  de  la

Diagnostic ďŹ able Le  diagnostic,  subtil  au  tout dĂŠbut de la maladie, estâ€‚ďŹ able grâce  à  une  grande  rigueur dans l’analyse des symptĂ´mes. De nombreux traitements sont disponibles,  toutefois,  ils  ne permettent pas la maĂŽtrise de tous les troubles, en particulier pour la marche. Une adaptation  personnalisĂŠe  est  indispensable. De plus, si le traitement permet de lutter contre les symptĂ´mes de la maladie, il ne permet pas de prĂŠvenir la  dĂŠgĂŠnĂŠrescence  des  neurones qui sous-tend la maladie.  Jusqu’à  prĂŠsent,  les  mĂŠcanismes à l’origine de la dĂŠgĂŠnĂŠrescence de ces neurones ne  sont  pas  complètement ĂŠlucidĂŠs. ■ âžœ En savoir plus : www.franceparkinson.fr TĂŠl. : 06 12 13 68 80


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