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ACTUALITÉ

RÉSEAU DES EHPAD

DÉTENTE

TOUTE L’ACTUALITÉ DE LA SANTÉ AU PAYS BASQUE (p.3 à 6)

« NOUS COLLABORONS POUR PROGRESSER » (p.6)

4 PAGES DE JEUX POUR VOUS DIVERTIR (p. 20 à 23)

Osasuna

n°5

pays basque et Sud Landes

L’imagerie médicale à la pointe de l’innovation (p. 11 à 15)

SAINT JEAN DE LUZ © Patrick Tohier/Photomobile.

© Patrick Tohier/Photomobile.

Le magazine de la santé au pays basque - Janvier/Février 2013

B. BRAUN : UN CENTRE D’EXCELLENCE EN pLEINE CROISSANCE (p. 8 à 10)

Implantée à Saint-Jean-de-Luz, l’usine de production de poches de recueil, classée « centre d’excellence mondial » du groupe allemand en stomathérapie, investit 16 millions d’euros d’ici 2015.


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édito/sommaire le sommaire du mois

Bonne année, Bonne santé !

p. 3-6 // le saviez-vous ?

philippe Ducasse Président du Cluster Osasuna

Le magazine de la santé au Pays Basque

■ ■ ■ ■ ■

Pays basque :vous avez dit « anapath » ? Capio et l’hygiène des mains. Cluster Osasuna : des échanges fructueux Aviron Bayonnais : surf et autisme Ou trouver de l’aide pour arrêter de fumer ?

p. 8-10 // zoom sur… © Patrick Tohier/Photomobile.

alors que la Presse généraliste se complaît dans les polémiques inutiles et cultive un goût immodéré pour « les trains qui arrivent en retard en gare ». osasuna Mag livre à ses lecteurs des infos capitales sur un vrai thème : la santé. en cette période de vœux, le sujet est sur toutes les lèvres, profitons-en et souhaitons à tous ceux qui feuillettent ce magazine d’y trouver réponse à leurs préoccupations et à leurs interrogations. Ils constateront, en outre, que le secteur, sur la région, bouge et innove. Cela mérite indéniablement qu’on en parle, nous sommes là pour cela. La preuve par quatre avec ce magnifique exemple de mutualisation de moyens mise en place par les radiologues du CIMPB. La mise en réseau informatique, en temps réel, de tous les actes d’imagerie médicale réalisés par les différents cabinets, permet un immense progrès diagnostique et thérapeutique. L’élimination des déchets contaminés (DasRI) constitue un véritable casse-tête pour toutes les structures médicochirurgicales. Gestion au quotidien complexe, coût de transport et de décontamination prohibitifs, tels sont les enjeux auxquels le Cluster osasuna souhaite répondre. À travers le sujet porté aux 24H de l’Innovation, la démarche recherche vient d’être initiée, merci aux étudiants du CReD de nous avoir mis sur la voie d’un projet innovant. Bonne année, Bonne santé ! ■

p. 7 // témoignage

Saint-Jean-de-Luz, centre d’excellence : B. Braun en pleine croissance ■ Recherche et développement : « Notre objectif : garantir la qualité » ■ Recyclage : une seconde vie pour les poches à perfusion ■ A savoir : les 24h de l’Innovation, l’équipe du CRED… ■

p. 11/15 // dossier du mois pays basque et le Sud Landes : l’imagerie médicale à la pointe de l’innovation ■ Dr Alain Saint-Amon « C’est l’essentiel » ■ Dr Philippe Arramon-Tucco : « C’est un vrai plus pour les patients et les praticiens » ■ Clinique Aguilera : un scanner dernière génération ■ Urgences et imagerie médicale numérisée : « Nous gagnons un temps précieux » ■

Réseau des EHpAD du pays basque « Nous coopérons pour progresser »

© Patrick Tohier/Photomobile.

ÉDITO

mais aussi… p. 16-18 // à votre service Dons du sang : un acte de Générosité Vitale : une carte plus fiable ■ Record européen : ces maladies qui guérissent sans antibiotiques ■ ■

p. 20-23 // détente Pages de jeux : mot caché, 5 erreurs, logique, sudoku…

ILS SONT MEMBRES DU CLUSTER (Cambo), Centre Médical Annie Enia (Cambo), Centre Médical ■ Clinique Delay (Bayonne) Grancher Cyrano (Cambo),  ■ Polyclinique Côte Basque Centre Médical Toki Eder Sud (Saint-Jean de Luz) (Cambo), Centre Médical  ■ CAPIO Pays basque : clinique Maison Basque (Cambo) Saint-Étienne (Bayonne), Clinique ■ Centre Rééducation FoncPaulmy (Bayonne),  tionnelle Marienia (Cambo) clinique Lafourcade (Bayonne), ■ Centre Rééducation Foncclinique Aguiléra (Biarritz) tionnelle Les Embruns (Bidart) ■ MEDICAMBO : Centre  ■ Centre Imagerie Médicale Médical Landouzy Villa Jeanne (Cambo), Centre Pneumo Les Ter- du Pays basque (Bayonne) ■ Laboratoire Darrasse rasses (Cambo), Centre Médical Léon Dieudonne Franclet et Associés (Biarritz)

Membres adhérents

Janvier/février 2013

n°5

Centre d'Oncologie Pays Basque

■ Laboratoire Ax BioOcean ■ Santé Service Bayonne

et Région EPHAD du Pays basque (secteur 7) ■ Fondation Luro ■ Laboratoire Adour-Pyrénées

Membres associés OCP (l'Office Commercial Pharmaceutique) ■ CERS (Capbreton) ■ Établissement Français du Sang ■ Sport Contrôle ■

Direction de la publication : Philippe Ducasse Comité éditorial : Philippe Ducasse, Nicolas Bobet, Véronique Colombo, Sylvie Meyzenc, Pierre Lafargue, Bruno Loustalan Directeur de l’information : Bruno Loustalan : 06 77 04 95 83 bruno.loustalan@wanadoo.fr Réalisation : Valeurs du Sud. Tél. 05 59 140 140 Conception graphique : Valeurs du Sud. Sonia Saint-Jean : s.saintjean@cotepresse.com Régie publicitaire : Plus Médias – 05 35 53 60 50 contact@plus-medias.com Immatriculation : N°ISSN 2261-8783 Imprimeur : Zeroa Multimédia – Huarte (Navarre) Éditeur : Osasuna magazine est une publication du cluster Osasuna : Estia 2, Technopole Izarbel, 64 210, Bidart, Tel : 05 59 43 54 51, mail : contact@osasuna.fr Photos : Fotolia sauf mentions Ne pas jeter sur la voie publique


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le saviez-vous ? POUR LES FÊTES DE FIN D’ANNÉE, la clinique AGUILERA a proposé à ses patients hospitalisés des animations pour rendre leurs séjours plus agréables. Le groupe de chanteurs basque « arantzolako kantariak » est allé à la rencontre des patients et de leurs familles dans l’ensemble des services de soins (urgences, chirurgie orthopédique, chirurgie générale, soins palliatifs…) pour partager un moment de convivialité et de réconfort. Une initiative particulièrement appréciée.

Le sport c’est santé, mais… « On estime à 400 à 500 personnes par an les victimes de mort  subite  dans  le  cadre d'une activité sportive », chiffre le docteur Ximenes, président  de  l'Association  des médecins urgentistes de Sokorri. Créée en 2007, la structure  regroupe  une  trentaine de  médecins  et  infirmiers, tous spécialisés dans la médecine  d'urgence  qui  couvre une  centaine  de  journées « sportives » sur les PyrénéesAtlantiques et les Landes. « Le  sport  est  bon  pour  la santé.  Il  faut  juste  prendre quelques  précautions  pour éviter les accidents : bien s'entraîner, bien manger et éviter les fortes chaleurs », conseille le médecin. Les sports qui sollicitent  davantage  le  cœur sont principalement touchés :

course à pied ou cyclisme. Pour  éviter  les  problèmes, l'accent  doit  être  mis  sur  la prévention : « La plupart des anomalies  cardiaques  peuvent être décelées en amont. Un bilan complet chez le cardiologue doit être effectué régulièrement, surtout après 35 ans. » conseille le Dr Ximenes.

Kirola osasuna da, baina… « 400 eta 500 artekoa da kirol jarduera baten ondorioz batbatean hiltzen diren pertsonen kopurua urtean », zenbatzen du Ximenes sendagile eta Sokorriko larrialdietako medikuen Elkarteko lehendakariak. 2007an sorturik, egiturak hogoita hamar bat sendagile eta erizain biltzen ditu, denak Pirinio Atlantiko eta Landesetan ehun bat « kirol » egun estaltzen dituen larrialdiko medikuntzan adituak.

Le nouveau bloc opératoire Le bloc opératoire du centre hospitalier de Bayonne Côte basque  a  déménagé.  C'est une  étape  importante  du vaste chantier de rénovation de l'établissement de soins. La chirurgie  intègre  des  bâtiments neufs bien plus vastes : dix  salles  de  chirurgie  classique, trois d'endoscopie, une grande salle de réveil. La chirurgie  investit  désormais 4 000 m2 au  lieu  de  2 300. Avec environ 14 000 interventions  en  2012,  la  courbe  de l'acitivité  s'envole  d'environ 10 %.  Les  nouvelles  installations seront équipées de matériel neuf. L'hôpital a investi 2 millions  d'euros  dans  ces outils  de  pointe.  2013  doit être  la  dernière  année  d'un chantier de requalification qui aura duré près de dix ans et coûté 240 millions d'euros.

s le  u e u G de bois et crise de foie

Une indigestion, rien de plus banal après la période où les fêtes, retrouvailles et réveillons se sont succèdées. Parfois la sanction ne se fait pas attendre : le lendemain, c'est la " gueule de bois ", toujours très désagréable, mais qui régresse heureusement assez vite. Dans d'autres cas, c'est une migraine qui est en cause, pouvant s'accompagner de troubles digestifs, comme des nausées ou même des vomissements. Cette maladie, chronique, nécessite alors un diagnostic précis et un traitement spécifique. Retenez que, dans tous les cas, ce n'est pas votre foie qui est malade ! Sachez que la « crise de foie » n'existe pas car le foie n'a rien à voir avec les troubles qui peuvent être ressentis. D'ailleurs, le terme de crise de foie n'a aucun équivalent dans d'autres langues et pourtant c'est un syndrome qui ne touche pas que les gascons ! Qu'est-ce qu'une crise de foie ? Nausées, vomissements, maux de ventre, langue chargée, absence d'appétit, vertiges, maux de tête souvent pulsatives sont autant de signes qui peuvent décrire une « crise de foie ». En réalité, elle peut être liée à deux causes, très différente l'une de l'autre : on évoque d'abord une indigestion, aussi connue sous le terme de « gueule de bois » ! Le diagnostic n'est pas très difficile à faire, lorsqu'elle survient au lendemain d'un bon repas, très copieux, plutôt riche et généralement bien arrosé. Elle s'accompagne parfois d'une douleur abdominale localisée au côté droit, ce qui fait peutêtre penser à tort à la responsabilité du foie. En fait, c'est la vésicule biliaire qui est en

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PAYS BASQUE

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« Kirola osasunerako ona da. Aski dira zonbait neurri hartzea istripuak saihesteko : ongi entrenatu, ongi jan eta beroaldi azkarrak saihestu. Bihotza gehiago erabilarazten dutenak ondokoak dira : lasterkaldia eta txirrindularitza. Arazoak saihesteko, prebentzioa garatu behar da : « bihotzeko anomaliak lehenago atzematen ahal dira. Bilan oso bat egin behar da kardiologoarekin erregularki, gehien bat 35 urte bete ondoren. » aholkatzen du Ximenes Medikuak.

na su

C’est le nombre d’emplois du secteur du thermalisme dans les Landes qui accueille 70 000 curistes par an.

Les

10 000

Aguilera : le chant s’invite dans les services

cause, car dans ce cas il s'agit de sa contraction brutale qui libère des sels biliaires dans le duodénum, nécessaires à la digestion des graisses. L'autre origine possible est la migraine : il s'agit d'un mal de tête pulsative, localisé à une seule moitié du crâne. Elle peut être associée à des troubles digestifs, notamment des nausées ou des vomissements. Cependant, la migraine est une pathologie chronique, qui survient en l'absence d'excès alimentaire. De plus, elle affecte plus souvent la femme, anxieuse ou stressée. Là encore, le foie n'est évidemment pas responsable… Attention à ne pas méconnaître une autre cause. En cas de doute ou si les signes persistent malgré un traitement symptomatique, vous devez consulter un médecin car ces troubles peuvent être liés à d'autres pathologies, qui nécessitent évidemment d'être diagnostiquées pour pouvoir être correctement traitées. Le traitement : la diète ! Ne mangez rien, tant que tout n'est pas rentré dans l'ordre. Ne buvez que de l'eau ! Vous pouvez prendre des médicaments pour soulager le mal de tête ou les signes digestifs, privilégiez alors les formes effervescentes. Et la prochaine fois que vous ferez un bon gueuleton, veillez à modérer votre consommation d'alcool et éviter d'abuser de plats trop riches. En cas de migraine avérée, votre médecin vous prescrira des médicaments spécifiques ou antimigraineux.

(Texte basque page suivante)

Le magazine de la santé au Pays Basque

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le saviez-vous ? Enquête sur les personnes dépendantes À QUELS PROBLEMES QUOTIDIENS sont confrontées les personnes

dépendantes ? Comment une personne handicapée peut-elle conserver une vie active ? Comment accompagner un proche atteint d’une pathologie évolutive ? Une grande enquête a été lancée par le réseau Adhap Services afin de recueillir des témoignages. Les résultats seront diffusés par France 3 au printemps prochain. En savoir plus : www.histoires-interdépendances.org

Pays basque

Vous avez dit  « anapath » ?

Ebakuntza gela berria

L

’anatomie pathologique (anapath) est une discipline peu connue du grand public mais indispensable à la chaîne de soin, en particulier en matière de cancer. Elle participe activement au dépistage des lésions précancéreuses. À l’heure actuelle, l’anapath a un rôle stratégique dans le diagnostic et les décisions thérapeutiques surtout en cancérologie. Au Pays basque, cette discipline est assurée notamment par le laboratoire Darrasse et associés sur deux sites, l’un situé à Biarritz, l’autre à Bayonne. Cette spécialité regroupe 6 médecins spécialistes, 5 cytotechniciens et 10 techniciens. Les médecins anapath se déplacent dans les cliniques et hôpitaux de la région pour les examens. Ils aident le chirurgien à poser un diagnostic au cours de l’intervention. Le pathologiste identifie le type de tumeur et peut le cas échéant fournir un pronostic sur la gravité de la lésion. Ensuite, pour être sûr d'avoir enlevé toute la tumeur, le chirurgien fait vérifier par l'anatomo-pathologiste que les limites de résection ne contiennent pas de cellules tumorales. Grâce à l'immunohistochimie, le pathologiste oriente également vers la possibilité d'une chimiothérâpie ciblée. L’anapath du pays basque s’investit également dans la tumorothèque régionale (CHU de Bordeaux et institut Bergonié) à visée sanitaire, mise en place dans le cadre du plan cancer. Ceci ayant pour objectif une meilleure prise en charge du patient. Tous les prélèvements (blocs et lames) sont archivés dans les locaux du laboratoire Darrasse et associés.a

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Baiona Euskal kostako ospitaleko ebakuntza gela tokiz aldatua izan da. Artatze etxearen berritze xantier zabalaren urrats garrantzitsu bat da. Kirurgiak eraikuntza berri askoz zabalagoak hartzen ditu : Kirurgia klasikoko hamar gela, endoskopiako hiru, iratzartze gela handi bat. Kirurgiak engoitik 4 000 m2 hartzen ditu 2 300en ordez. 14 000 ebakuntza ingururekin 2012an, jardueraren kurba % 10 inguruz aireratzen da. Muntadura berriak material berriaz hornituak izanen dira. Ospitaleak 2 milioi euro sartu ditu puntako tresna horietan. 2013, hamar urte kasik iraun eta 240 milioi euro kostatu duen birkalifikatze xantierraren azken urtea izan behar da.

ANGLET

Innovation dans le maintien à domicile Fort du constat de l’évolution démographique  des  séniors

et des difficultés rencontrées par les aidants pour accompagner  au  quotidien  leurs proches fragilisés, AXA Assistance et Adhap Services d’Anglet  s’appuient  sur  des nouvelles  technologies  afin de proposer des solutions innovantes pour le maintien à domicile  des  personnes  en perte d’autonomie. Des caméras infrarouges, installées dans les pièces à vivre, captent  des  images  en  permanence qui sont cryptées et analysées par un algorithme comportemental. Les mouvements  potentiellement  à risque  ou  les  situations  de chutes  sont  identifiés  et  déclenchent automatiquement une alerte. Un opérateur expérimenté visualise alors les images  en  direct  sur  son écran,  évalue  la  situation  et engage  immédiatement  un processus d’alerte auprès des proches référencés et des secours si la situation le nécessite.  En  complément  des prestations  proposées  par Adhap Services, la vidéo vigilance  peut  s’avérer  être 

7 000 C’est le nombre de maladies rares répertoriées en France qui touchent 4 millions de personnes.

une véritable condition de sécurité  pour  le  maintien  à  domicile  des  personnes  dépendantes. En savoir plus : 05 59 31 59 11 www.adhapservices.fr

Berrikuntza etxeko zaintza mailan Gero eta adineko jende gehiago izanki eta laguntzaileek haien ahaide ahulduak egunerokoan zaintzeko ezagutzen dituzten zailtasunak ikusirik, AXA Assistance eta Angeluko Adhap Services teknologia berrietan oinarritzen dira autonomia galtzen ari diren pertsonak etxean zaintzeko aterabide berritzaileak proposatzeko. Bizitzeko geletan kokatu kamera infragorriek ibilmolde algoritmo batek kriptatu eta aztertzen dituen irudiak hartzen dituzte etengabe. Arriskugarriak izan daitezkeen edo erorketak identifikatuak dira eta automatikoki alarma bat pizten dute. Esperientzia duen operatzaile batek orduan irudiak bere pantailan ikustatzen


le saviez-vous ? C’est le nombre d’établissements privés et publics qui ont participés à la semaine d’information sur la sécurité des patients en novembre dernier.

ditu, egoera aztertzen du eta berehala alerta prozesu bat abian ezartzen du zerrendatu ahaideengan eta sokorriengan hala behar izanez gero. Adhap Servicesek proposatu zerbitzuez gain, zaintza bideoa zinezko seguritate baldintza bilaka daiteke menpeko pertsonak etxean zaintzeko.

pAyS BASqUE Capio et l’hygiène des mains Dernièrement, les établissements du groupe Capio Pays basque ont particulièrement mis l’accent sur l’importance de l’hygiène des mains. Ainsi les cliniques Lafourcade à Bayonne et Aguiléra à Biarritz ont diffusé une Flash Mob pour sensibiliser le grand public au lavage des mains. Des spots ont été diffusés sur les écrans des cliniques, des questionnaires et des brochures explicatives ont été diffusés aux patients et à leurs proches. Il faut savoir que 70 % des infections sont transmises par les mains.

Le retour des virus saisonniers CHAQUE ANNÉE LES VIRUS SAISONNIERS de l’hiver sont de retour : les virus respiratoires et les virus responsables de gastro-entérites. Ces virus se transmettent notamment par le contact et par l’air. Pour se protéger et protéger son entourage, il existe des gestes simples à adopter afin de limiter la diffusion des germes : lavage des mains, mouchoirs en papier et le port du masque.

BIARRITz

Mer et santé Les 4 et 5 octobre prochains se tiendra au Casino Bellevue de Biarritz une conférence internationale  sur  la  Mer  et  la Santé.  Cet  évènement  organisé par Surf Prévention sera l’occasion de faire le point sur l’impact de la mer et les nombreuses  perspectives  qu’elle offre  pour  la  santé.  Scientifiques, chercheurs, médecins et  autres  spécialistes  viendront  exposer  les  dernières connaissances  concernant l’influence du milieu marin sur la santé humaine. Au cours de la première journée, seront abordées les propriétés de l’eau de mer, de l’air marin  et  du  climat  des  régions  côtières.  La  deuxième journée sera consacrée à l’activité  physique  en  bord  de mer  et  à  la  santé :  bains  de mer,  marche  aquatique, stand-up  paddle…  Des  personnes qui côtoient la mer au quotidien viendront raconter ce  qu’elle  leur  apporte  au cours d’une réunion qui rassemblera  surfeurs  et  baigneurs de toutes générations et de tous niveaux. Ces journées ouvertes à tous seront  également  l’occasion de faire se rencontrer les différents acteurs (entreprises, associations…)  qui  œuvrent dans le domaine de la mer et de la santé dans le cadre d’un salon dans la Salle Atlantique du Casino. En savoir plus : www.surf-prevention.com

Itsasoa eta osasuna Heldu diren urriaren 4 eta 5ean, Itsasoa eta Osasuna gaia ukanen duen nazio arteko konferentzia bat burutuko da Biarritzeko Bellevue Casinoan. Surf Prévention-ek antolatu gertakizun honi esker, itsasoaren eragina eta osasunaren alde eskaintzen dituen aukera andanari buruz puntua egiten ahalko da. Zientzialari, ikertzaile, sendagile eta beste adituek, euskal inguruneak giza osasunarengan duen eraginari buruzko azken ezagutzak azaltzera etorriko dira. Lehen egunaren karietara, itsasoko ura, itsas airea eta itsasbazterreko eskualdeetako klimaren ezaugarriak aipatuak izanen dira. Bigarren eguna itsasbazterreko gorputz jarduera eta osasunari eskainia izanen zaie : itsasoko bainuak, ur ibilaldia, stand-up paddle… Itsasoan egunero ibiltzen diren pertsona batzuk ekartzen diena kontatzera etorriko dira, belaunaldi eta maila guzietako surflari eta bainatzaileak elkartuko dituen bilkura baten karietara. Deneri irekiak zaizkien egun hauek, itsasoa eta osasun arloan ekiten duten eragile desberdinei (enpresa, elkarte…) elkar ezagutzeko aukera eskainiko diete, Casinoko Atlantikoa Gelan burutuko den Saloi baten kari.

CPAM

Sophia, pour mieux vivre avec un diabète Apprendre à mieux connaître sa maladie et adapter ses habitudes permettent d’améliorer

son quotidien et de réduire les risques de complications. Pour soutenir  les  patients,  l’Assurance Maladie a créé sophia, le service  d’accompagnement pour mieux vivre avec une maladie  chronique.  Les  personnes ayant un diabète sont les premières concernées. Près de 140 000 adhérents bénéficient  déjà  de  l’accompagnement  sophia.  L’inscription  au

service est gratuite et sans incidence sur la prise en charge des soins. sophia est sans engagement : chaque adhérent est libre de quitter le service à tout  moment  sur  simple  demande. Au Pays basque, le service sera mis en place début février. (Texte basque page suivante)

En savoir plus : www.ameli-sophia.fr

Cluster Osasuna

© Patrick Tohier/Photomobile.

2 500

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Des échanges  fructueux

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ernièrement, à la brasserie de l’Aviron Bayonnais, le cluster Osasuna a réuni l’ensemble de ses adhérents pour faire le point sur ses actions et tracer les grandes lignes à venir de l’association de la filière santé du Pays basque et du Sud Landes. Ce fut l’occasion pour Philippe Ducasse, président du cluster et Sylvie Meyzenc, directrice, de présenter les résultats des enquêtes de mutualisation des moyens dans les secteurs de la téléphonie, de la gestion des déchets médicaux et de la surveillance. Pour l’occasion, le groupe d’étudiants du cluster qui a participé aux 24 heures de l’innovation de l’Estia sous le label Osasuna, est venu présenter les résultats de leur travail (voir page 10), et, ensuite, les représentants de Samsug ont présenté toute une gamme de téléphones et tablettes interactives. Côté information et échanges, il a été décidé d’organiser régulièrement des petits déjeuners thématiques. Le premier s’est tenu en décembre dernier dans les locaux de l’Estia Bidart sur le thème des risques psychosociaux. Les échanges fructueux ont ensuite continué autour du verre de l’amitié.

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le saviez-vous ? 12

Ou trouver de l’aide pour arrêter de fumer ? UN ANNUAIRE DES CONSULTATIONS de tabacologie et

d’aide à l’arrêt du tabac est accessible sur internet : www.ofta-asso.fr. Vous y trouverez toutes les adresses utiles et de nombreuses informations pratiques. Il est mis à jour régulièrement. Vous pouvez aussi demander à votre médecin référents qui vous apportera toutes les informations.

Aviron Bayonnais

L

L’Aviron Bayonnais Surf Club est à l’initiative d’un projet baptisé « des vagues et des enfants » créé en 2008 sur la plage de Marinella à Anglet. L’association a pour but de faire partager les plaisirs du surf à des enfants atteints d’autisme. Dernièrement aux Sables d'Or, malgré le froid, une quinzaine d'enfants autistes et trisomiques du Pays basque et du Béarn ont pu vivre leur première expérience surf grâce à Jean-Marc Saint-Geours, des moniteurs de surf, des éducateurs spécialisés et les marraines « Des vagues et des enfants » : les surfeuses professionnelles Amandine Sanchez et Pauline Ado. Les deux surfeuses ont autant pris de plaisir que les enfants ! L’initiative sera renouvelée.

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En savoir plus : 05 59 48 23 23 ou euskara@hendaye.com

n°5

Eritasuna hobeki ezagutzeak eta usaiak egokitzeak egunerokoa hobetzea eta zailtasun arriskuak murriztea ahalbidetzen dute. Eriak sostengatzeko, Eritasun Segurantzak, sophia, eritasun kroniko batekin hobeki bizitzeko laguntza zerbitzua sortu du. Diabetes bat pairatzen duten pertsonak, hunkituak diren lehenak dira. 140 000 kidek kasik sophia laguntza eskuratzen dute. Zerbitzuari izen ematea urririk da eta ez du eraginik batere artatzeen gain hartzeari dagokionez. Sophiak ez du engaiamendurik eskatzen : kide bakoitzak zerbitzua edonoiz utz dezake sinpleki galdeginez gero.

HENDAYE

Le basque a la santé La  quatrième  édition  de  « HENDAIA EUSKARAZ » s’intéressera au secteur de la santé Cela fait maintenant 3 ans que la  Commission  Municipale Euskara organise au mois de

© CDT64 / Ph. Laplace

Sophia, diabetesarekin hobeki bizitzeko

Surf et autisme

C’est le nombre d’années gagnées en espérance de vie pour le Français entre 1950 et 2010

mars  « Hendaia  Euskaraz,  le mois  de  la  langue  basque  à Hendaye ». Après avoir abordé « L’Euskara  dans  les  services municipaux »  en  2010,  « Le basque dans Hendaye, à travers ses associations » en 2011, et « A Hendaye, commerçons en  basque»  en  2012,  la  quatrième édition de cette manifestation  s’intéressera  à  la langue basque (son utilisation, sa place, comment la promouvoir…)  dans  le  milieu  de  la santé, et aura pour slogan : « A Hendaye,  le  basque  a  la santé ».  La  Commission compte sur une large participation,  et  remercie  d’avance les  professionnels,  associations  et  services  municipaux qui  s’impliqueront  pour  que l’euskara  soit  à  nouveau  à l’honneur en mars 2013.

“HENDAIA EUSKARAZ” ekitaldiaren Badu orain hiru urte Udal Euskara Batzordeak “Hendaia Euskaraz, euskararen hilabetea” antolatzen duela martxoan. 2010ean “Euskara herriko zerbitzuetan”, 2011n “Euskara karrikan, Hendaiako elkarteen bidez” eta 2012an “Hendaiako saltegietan ere, euskaraz” gaien inguruan lan egin ondoren, ekitaldi horren 4. aldiak euskara osasun arloan (horren erabilpena eta tokia, nola bultzatu… ) hartuko du gaitzat, “Hendaian, euskaraz osasuntsu” lemapean. Batzordeak parte hartze zabalarekin kontatzen du, eta aitzinetik eskertzen ditu 2013ko martxoan berriz euskararen alde arituko diren profesional, elkarte eta herriko zerbitzuak. Xehetasun gehiago nahi izanez geroz, Euskara zerbitzuarekin sar zaitezkete harremanetan : 05 59 48 23 23 edo : euskara@hendaye.com


ils témoignent

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Réseau des EHPAD du Pays basque

« Nous coopérons pour progresser »

Le réseau des EHpAD du secteur 7 fédère 25 établissements du pays basque. Carine Iribarren, présidente du réseau et directrice de l’EHpAD Bon Air à Cambo et Véronique Etcheverria, coordonnatrice, témoignent de l’action de cette association au service des personnes âgées. Pyrénées  Atlantiques  et  l'ARS  tion, le réseau des EHPAD du sec(Agence  Régionale  de  Santé) teur 7. sont associés, en tant que financeurs,  sans  compter  un  reste  à Quels sont les objectifs du charge important pour les rési- réseau des EHPAD du secteur 7 ? dants  eux-mêmes  et  leurs  fa- Le réseau des EHPAD du secteur milles En effet, une convention, 7,  association  loi  1901,  est  une signée pour cinq ans, définit les structure à laquelle adhèrent à ce conditions  de  fonctionnement jour 25 EHPAD, publics – privés de  l’établissecommerciaux  – ment, tant sur le privés associatifs, « tisser des liens » plan  financier représentant que  sur  celui  de 1 600 lits. Chaque la qualité de la prise en charge structure  est  autonome  et des personnes hébergées et des l’adhésion à l’association via une soins  qui  leur  sont  prodigués. cotisation annuelle, se fait sur la Malgré des budgets de plus en base  du  volontariat.  Le  réseau Comment fonctionnent les plus serrés, les structures ont au- des  EHPAD  couvre  le  territoire EHPAD de manière générale ? jourd’hui beaucoup évolué dans Navarre/ Côte Basque allant de la Pour  accueillir  des  personnes l’accompagnement  des  per- Basse Navarre (Iholdy – Garazi – âgées dépendantes, la structure sonnes âgées de par notamment Baigorry) en passant par Cambo, doit entrer dans une démarche les formations proposées à leurs Souraïde, Ustaritz et toute la Côte d’amélioration  des  pratiques. personnels, les activités d’anima- Basque. Les missions de notre asC’est  un  processus  continu  tion mises en place, la spécialisa- sociation sont : auquel  le  Conseil  général  des  tion  de  certaines  unités  (unité ■ le  développement  de  réspécialisée dans la prise en flexions sur des problématiques charge de personnes at- communes entre structures, teintes  de  la  maladie ■ la  coordination  et  l’échange d’ALZHEIMER et de trou- autour de pratiques professionnelles  au  bénéfice  de  la  perbles apparentés). Les  établissements sonne âgée, souhaitent  effacer ■ la promotion d’actions de parl’image  stéréoty- tenariats entre adhérents notampée de « mouroir, ment  en  termes  de  formation, d’hospice »  qui d’échanges de compétences, de leur  est  souvent mutualisation  d’achats,  de  réassociée.  Les flexions  partagées  autour  de structures  multi- procédures communes, plient  les  initia- ■ le développement de partenatives  pour  ouvrir riats  avec  des  structures  extéleurs portes, tisser rieures  comme  le  Centre des liens (avec les Hospitalier  de  la  Côte  Basque, écoles, les crèches, ALMA  64,  BVE  64,  le  cluster  les associations lo- OSASUNA,… cales..)  et  s’ouvrir L’objectif commun de notre assoégalement  aux  au- ciation  est  de  « coopérer  pour tres  structures progresser en faveur de la prise Carine Iribarren, présidente du réseau et directrice comme elles le font au en charge des personnes âgées de l’EHPAD Bon Air à Cambo et Véronique sein  de  notre  associa- de notre territoire ! » ■ Etcheverria, coordonnatrice.

© Patrick Tohier/Photomobile.

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À qui s’adressent les EHPAD ? Les  EHPAD  « Établissement  d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes » sont des établissements médico-sociaux, habilités  à  recevoir  des  personnes âgées en perte d’autonomie. Ces structures médicalisées anciennement  appelées  « maisons  de  retraite »  peuvent  accueillir  des  personnes autonomes  mais  aussi  très  dépendantes  notamment  s’agissant des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies dégénératives.

1er rang de gauche à droite : Marie Laure LACAZE, secrétaire de l'association et directrice EHPAD OSTEYS, Bayonne, Frédérique HARIVONGS, trésorière et directrice EHPAD HARAMBILLET et CARADOC, Bayonne, Maryse LACOSTE, administrateur et directrice EHPAD MARIE CAUDRON, Bayonne, Véronique ETCHEVERRIA, coordonnatrice de l'association, Francis MICHELOT, secrétaire adjoint et directeur EHPAD RAMUNTCHO, Bidart. 2ème rang de gauche à droite : Jean louis BELMAR, administrateur et directeur EHPAD EGOA, Bassussarry, Anne marie BRUTHE, administrateur, directrice EHPAD GOXA LEKU (Iholdy) et PAUSA LEKUA (Isturits), Carine IRIBARREN, présidente et directrice EHPAD BON AIR, Cambo.

40 nouveaux postes pour les EHpAD Chaque année, le conseil général des Pyrénées-Atlantiques consacre près de 100 millions d’euros à l’aide aux personnes âgées. Pour répondre à une demande toujours plus importante, il a décidé lors de sa dernière assemblée de l’année, la création de près de 40 nouveaux postes d’aides-soignants dans l’ensemble des EHPAD du département.  Cette  nouvelle  enveloppe  budgétaire  représente  un montant de plus de 900 000 euros. Pour Georges Labazée, président du Conseil général : « l’amélioration des conditions de vie des personnes âgées dépendantes au sein des établissements demeure l’une de nos priorités ». Il est également à noter que cette collectivité accorde une aide sociale aux personnes âgées sous réserve de remplir les conditions financières légales d’attribution. Mise en œuvre et financée par le Conseil général, elle a pour objet de prendre en charge les frais d’hébergement des résidents à faibles ressources. La demande s’effectue auprès de votre centre communal d’action sociale. En savoir plus : www.cg64.fr

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zoom sur…

Saint-Jean-de-Luz, centre d’excellence

B. Braun en pleine croissance Implantée à Saint-Jean-de-Luz, l’usine de production de poches de recueil, classée « centre d’excellence mondial » du groupe allemand en stomathérapie, investit 16 millions d’euros d’ici 2015.

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ous  sommes  en  1973. Trop  à  l’étroit  dans  son usine de production de poches et de pansements à Paris et très attachée au Pays basque, Denise Simonet fonde Surgitec, filiale de la société française Biotrol, à Saint-Jean-de-Luz, sur le site de l’actuel centre de dialyse. Au début des années 90, à plus de 80 ans, elle souhaite vendre l’usine à une entreprise familiale et choisit donc B. Braun. Le géant allemand, spécialisé dans le développement de produits et de services médicaux pour les hôpitaux et les particuliers, rachète donc Biotrol et Surgitec en 1992 et décide de spécialiser le site de Saint-Jean-de-Luz dans la fabrication de poches de recueil pour personnes  stomisées,  c’est-àdire  qui  portent  une  stomie(1). Denise  Simonet  a  quant  à  elle laissé son nom à la rue qui mène à l’usine…

Michel Fabre, directeur de B. Braun Saint-Jean-de-Luz : « Nous sortons une nouvelle gamme de produits tous les 3 à 4 ans. C’est pour cela que nous avons autant de modèles de poches : en stomie, on arrête très rarement une gamme de produits ! Aujourd’hui, nous continuons par exemple à fabriquer des poches lancées ici en 1984. Un patient stomisé s’habitue à sa poche et peut garder le même modèle tout au long de sa vie. »

produits vont alors approvisionner les pharmacies. Classé  «  centre  d’excellence Près de 40 ans plus tard, 40 milmondial » du groupe B. Braun en lions de poches sortent chaque stomathérapie au début des anannée du site luzien. « Cela fait nées 2000, le site de Saint-Jean200 000 poches par jour et quade-Luz  assure  à  ce  titre  la siment 10 000 par heures » prérecherche  et  développement cise son directeur Michel Fabre. (voir page 9), la production et la Près de 70 % de ses poches sont commercialisaexportés  dans tion des disposi70 pays, en ma« Cette dynamique tifs  de  jorité  en  Euest créatrice stomie.  L'usine, rope  et  en d'emplois » qui  emploie Russie.  L’usine quelque 220 perfournit  ses sonnes, dont près de 140 pour la poches aux filiales de distribuseule fabrication, a été repensé tion du groupe B. Braun, qui les et agrandi(2) afin d’atteindre un vendent ensuite aux sociétés de objectif  de  croissance  de  25  à distribution  pharmaceutique  30 % de la production. Ce sont ou  grossistes  répartiteurs.  Les Le magazine de la santé au Pays Basque

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ainsi 10 millions de produits supplémentaires  qui  sortiront  des ateliers à l’horizon 2015.

Performance et haute qualité «  Sur  les  16 millions  d’euros  investis  par  le  groupe  sur  la  période  2010-2015,  précise  Michel Fabre, quatre millions ont permis  de  financer  les  travaux des  bâtiments,  un  million  est dédié à la recherche et développement,  et  les  11 millions  restants  serviront  à  l’achat  de nouvelles  machines,  quatre ayant  déjà  été  acquises.  Cette dynamique  est  créatrice  d’emplois, mais nous ne savons pas

encore combien de postes cela pourrait représenter. » Au-delà  de  la  croissance  et  du développement de l’exportation dans de nouveaux pays, la méta-

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40 millions de poches par an

morphose du site vise à améliorer son efficience, en associant performance  et  haute  qualité. Pour  mieux  percer  à  l’export, l’entité  luzienne  de  B.  Braun,  qui  détient  5 %  d’un marché  mondial  estimé  à 1,3 milliard d’euros, prône donc une approche « qualité-prix » indispensable  pour  lutter  contre ses  concurrents,  les  mastodontes  Convatec  et  Hollister (États-Unis) ou encore Coloplast (Danemark). « Chacun d’eux est à peu près dix fois plus gros que nous » sourit Michel Fabre. ■ (1) Une stomie est une déviation chirurgicale d’un conduit naturel qui ne peut plus remplir son rôle, à la suite d’un traumatisme,  d’une  maladie  (cancer  du colon,  maladie  de  Crohn…)  ou  d’une ablation.  Les  selles  ou  les  urines  sont donc recueillies dans une poche de recueil collée sur la peau par un système adhésif  ou  mécanique.  On  estime  à 800 000 le nombre de personnes stomisées en France. (2)  L’extension  de  3 000 m2 des  bâtiments a été inaugurée le 16 décembre 2011.  Le  site  s’étend  désormais  sur  2 hectares avec une surface développée de 11 000 m2.

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zoom sur… Recherche et développement

B.Braun en France

« Notre objectif : garantir la qualité »

Groupe allemand fondé il y a plus de 170 ans à Melsungen par Bernhard Braun, B. Braun Medical,  qui  compte  aujourd’hui  46 000  collaborateurs  à  travers  le  monde, développe des produits et services  médicaux  dans  le  but d’améliorer toutes les étapes du traitement du patient, de l’hôpital au domicile.

Avec l’efficience, le développement durable et l’innovation constituent les valeurs fondamentales du groupe B. Braun. Le site luzien en est le parfait exemple.

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surtout de garantir la qualité. » Les ingénieurs de B. Braun planchent donc constamment sur la sécurité, le confort et l’ergonomie  d’utilisation  des  poches. L’usine de Saint-Jean-de-Luz ne compte pas moins d’un millier de  références !  L’objectif  est d’améliorer  les  fonctionnalités de ces « appendices » qui rythment le quotidien des stomisés. L’usine de Saint-Jean-deLuz ne compte pas moins d’un millier de modèles de poches de recueil !

tion est en général sous-traitée ». Des machines, souvent uniques, dont  le  coût  peut  varier  entre 600 000 et 2 millions d’euros ! « Faire une poche est très simple, notre défi est de la produire en trois secondes, poursuit le directeur du site luzien. Notre objectif est  donc  d’avoir  des  cadences de production assez élevées et

Une attention toute particulière est par exemple portée sur les adhésifs  des  poches,  qui  sont collées directement sur la peau. « Il faut que cela adhère très bien et très vite et que cela ne fasse pas mal quand on l’enlève, explique  Michel  Fabre.  Nous  faisons  des  progrès  grâce  à  de nouveaux matériaux. Mais nos formules  restent  confidentielles… » ■

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© Patrick Tohier/Photomobile.

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.  Braun  a  été  l’une  des premières entreprises de la région Aquitaine certifiées ISO 14001. « Le développement  durable  chez  B.  Braun, c’est déjà avant tout continuer à exister », souligne pourtant Michel Fabre, le directeur du site de Saint-Jean-de-Luz. Groupe familial de 5ème génération, non-côté en  bourse,  l’entreprise  allemande met tout en œuvre pour pérenniser ses activités à travers le monde. Le tout en limitant au maximum son impact sur l’environnement. « Si on ne peut pas faire grandde la sécurité de ses salariés, le chose  sur  le  recyclage  des groupe est engagé dans une dépoches, qui sont souillées par les marche  de  certification  à  la selles et l’urine, nous essayons norme  britanen  revanche  de nique  OHSAS, limiter  nos  dé« Limiter nos déchets un modèle de chets à la source, à la source » Système  de explique  Michel Management Fabre.  Dans  le de la Santé et de la Sécurité au domaine du conditionnement, Travail, autrement dit de prévennous  tâchons  par  exemple  de tion de risques professionnels. remplacer  le  plus  possible  les emballages  plastiques  par  des emballages en carton. » Le site « Produire une poche basque veille par ailleurs à élimien trois secondes » ner  toutes  les  substances  qui À Saint-Jean-de-Luz, une vingpourraient  être  dangereuses taine de salariés travaillent dans pour  ses  salariés,  mais  aussi  à la recherche et développement consommer le moins d’énergie sur les produits et au cœur du possible  et  à  ne  rien  relâcher bureau d’études dédié au dévedans  l’environnement.  « Notre loppement des phases de fabriusine  est  une  usine  d’assemcation. « On ne peut pas acheter blage  et  n’est  donc  pas  poldes  machines  pour  faire  ces luante », rappelle son directeur. poches,  ça  ne  se  trouve  pas Afin de limiter ses nuisances socomme  un  tour  ou  une  frainores, B. Braun a investi ces derseuse, indique Michel Fabre. La nières années dans de nouveaux conception  des  machines  est compresseurs, beaucoup moins donc assurée ici et leur réalisabruyants. Soucieux de la santé et

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En France, le groupe, fort de 1 500 collaborateurs, compte cinq sites : son siège social à Boulogne,  sa  plate-forme  de distribution pour l’Hexagone à  Ludres  (Meurthe-et-Moselle), et ses sites de production de la gamme perfusion et urologie à Nogent-Le-Rotrou (Eure-et-Loire),  de  chambres implantables et implants endovasculaires  à  Chasseneuil (Vienne),  de  prothèses  de genou  à  Chaumont  (HauteMarne) et donc de poches de recueil  pour  stomie  à  SaintJean-de-Luz.

La Fondation d’entreprise B. Braun En  France,  B.  Braun  soutient des associations (Association Petits  Princes,  Enfants  de  la Terre,  Vaincre  la  Mucoviscidose  et  SPARADRAP)  et  des projets  caritatifs  depuis  de nombreuses  années.  Afin  de donner  une  dimension  supplémentaire  à  ses  engagements,  le  groupe  a  créé  en 2008  sa  Fondation  d’entreprise  pour  une  durée  minimale  de  5  ans.  Elle  a  mis  en place  un  programme  d’actions  pluriannuel  de 750 000 euros afin d’améliorer la qualité de vie des patients dans  les  établissements  de soins.  Elle  propose  ainsi  des expositions d’art itinérantes et a lancé en 2010 le Prix « Soin et  Bientraitance »,  ouvert  à tous, établissements de soins, professionnels de santé, association ou particuliers.

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zoom sur… Recyclage

Les 24h de l’Innovation

Créée par l’école d’ingénieurs ESTIA en 2007, la manifestation « Les 24h de l’Innovation » est basée sur une rencontre autour de la créativité et de l’innovation en 24 heures chrono. Le but est de développer en équipe des concepts et des productions créatifs  et  innovants  (produits,  logiciels,  services,  créations  artistiques, campagnes de communication et marketing, nouvelles organisations…) à partir de thèmes et de sujets proposés par des entreprises, des laboratoires, des créateurs… Les équipes, composées d’étudiants de différentes écoles et universités en France et à l’étranger, ainsi que de professionnels, salariés, freelance, consultants et���artistes se forment librement le jour J et ont 24 heures pour travailler sur le sujet de leur choix. Les équipes présentent le lendemain leurs résultats en trois minutes sous forme d’un show effectué en public et devant un jury ou en envoyant une vidéo pour les équipes à distance.

L’équipe du CRED

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« Perf’ect  Team » : c’est  le  nom  que nos  cinq  étudiants ont  choisi  pour baptiser leur équipe – comme le veut la tradition  -  lors  des 24h de l’Innovation.  « Perf », pour rappeler les poches à perfusion, objet de leur recherche pendant une  journée  non stop ! Ces cinq étudiants, âgés de 18 à 35 ans, sont en dernière année de Licence professionnelle « Gestion de projets innovants » au Centre de Recherche Etude et Développement (CRED) de l’IUT de Bordeaux 1. Ils ont pour point commun d’être issus de cursus bien différents : Véronique Boutaric, salariée d’EADS, suit cette formation en alternance dans le cadre de la Validation des acquis professionnels (VAP), Kessiah Deschamps a suivi une filière de gestion,  Benoît  Darrieutort  était  souffleur  de  verre  dans  un laboratoire, Amaury Desplat a suivi des études de Sciences et Génie des matériaux et Aurélien Gérault de Génie mécanique. Des compétences et des expériences variées qui ont permis au projet de broyeuse décontaminante par micro-ondes de voir le jour. Il leur reste maintenant à mettre en pratique leurs cours sur la propriété industrielle !

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Lors des dernières 24h de l’Innovation de Bidart, une équipe d’étudiants du CRED de l’IUT de Bordeaux a planché sur le projet porté par le cluster Osasuna sur le recyclage de poches à perfusion. Dans le monde de la santé, les poches  à  perfusion  occupent une  place  prépondérante.  En effet, nombreux sont les médicaments,  calmants  ou  autres, qui sont transmis aux patients par perfusion. Après  utilisation,  comme  tout contenant, ces poches à perfusion  deviennent  des  déchets. Sur le site de Bayonne, ce sont  1 500 tonnes qui sont incinérées par  an.  Coût  estimé  du  traitement : 1 000 euros la tonne. Or ce  type  de  déchets,  appelé  Déchets  d’activités  de  soins  à L’équipe du Cluster Osasuna aux 24h de l’Innovation de l’Estia. risque infectieux (DASRI), représente un gisement théorique de serait  dans  un  premier  temps pole Izarbel de Bidart (voir par 163 000 tonnes, soit 10 % des broyé,  avant  d’être  décontaailleurs). déchets  infectieux  dans  les miné  par  micro-ondes,  les  coquantités  totales  de  déchets paux  métalliques  de  l’aiguille Décontamination médicaux. L’enjeu est donc de servant de catalyseurs. Le propar micro-ondes recourir  à  d’autres  techniques duit final, constitué de granulés « C’est  l’une  des  nos  missions que l’incinération, jugée parfois - devenus des déchets banalisés d’impulser  des  projets  pour dangereuse  pour  la  santé  pu-, donnerait ainsi une seconde améliorer  la  vie  et  les  usages blique, et à limiter le coût du dévie aux poches. « Il s’agit d’un quotidiens des établissements placement et du traitement des projet  innovant,  souligne  Pade santé », explique Sylvie MeyDASRI à Bordeaux. trick Muller, professeur de geszenc, diProposer  un  protion  de  projet  au  CRED  et rectrice cédé  de  recyclage « Une de nos « parrain »  de  l’équipe.  Nous du clusdes poches à perfumissions est d’impulser avons  désormais  la  possibilité ter. sion,  c’est  donc  la les projets » d’adapter cette machine aux caAprès mission qu’a confié pacités  de  traitement  les  plus avoir le  cluster  Osasuna adaptées aux besoins des memplanché pendant 24 heures, nos les 19 et 20 octobre derniers à bres du cluster Osasuna. » ■ des  étudiants  du  Centre  de  cinq  étudiants  (voir  ci-contre) © Patrick Tohier/Photomobile.

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Une seconde vie pour les poches à perfusion

Recherche Etude et Développement  (CRED)  de  l’IUT  de  Bordeaux  1  lors  des  dernières 24h de l’Innovation, à la Techno-

ont donc présenté un projet de broyeuse  décontaminante  par micro-ondes. L’ensemble du dispositif, poche, tube et aiguille,

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dossier du mois

s e d n a L d u S le t Pays basque e

  e l a c i d é m   L’imagerie N O I T A V O N N I   ’ L   E D   E T N A LA POI

Les radiologues du pays basque et du Sud Landes ont mis en place un réseau informatique à la pointe de l’innovation. p.12

Dr Saint-Amon : « C’est un outil essentiel ».

p.13

Dr philippe Arramon-Tucoo : « C’est un vrai plus pour les patients et les praticiens »/ La liste des établissements et des cabinets de radiologie qui constituent la réseau d’images numériques du pays basque/Sud Landes.

p.14

Le nouveau scanner de la clinique Aguiléra à Biarritz/ des images d’une précision étonnantes.

p.15

Les urgentistes et de la polyclinique de Saint-Jean-de-Luz et d’Aguilera témoignent.

Q

ui  n’a  pas  chez  lui,  au  fond d’une  armoire  de  grandes enveloppes marron, bleu ou blanche  contenant  des  clichés radiographiques ? Pourtant,  qui  ne  s’est  pas  retrouvé  dans l’impossibilité de fournir d’anciens clichés lors de nouveaux examens ? Depuis deux ans, grâce à la numérisation des images dans le cadre du projet PACS (Picture Archiving  &  Communication  System),  ce problème ne se pose plus aux patients du Pays basque et du Sud Landes. En  2007,  un  groupe  de  radiologues  du Pays basque a lancé une réflexion sur le passage à l’archivage en images numériques. L’idée était de les rendre accessibles par internet aux médecins traitant et de les stocker sur une plateforme sécurisée  dans  le  cadre  d’un  projet  pilote  en France.  Aujourd’hui,  15  sites  du  Pays basque et du Sud Landes sont en réseau sécurisé et réalisent plus de 280 000 dossiers par ans qui sont stockés sur la plateforme  d’hébergement  de  données numériques Aditu d’Izarbel à Bidart .

«  Nous  avons  pu  lancer  cette  opération grâce à l’adhésion de la grande majorité des radiologues du territoire » expliquent les Dr Philippe Arramon-Tucoo et Jean-Charles Brichaux, responsables du projet. « Sans cette volonté de travailler ensemble, d’utiliser et de partager un système commun, rien n’aurait pu être fait. Cette mutualisation nous a permis  de  réaliser  cet  investissement  de 1,5 millions d’euros sur 5ans. » Le Dr JeanCharles Brichaux précise « Ce sont de lourds investissements, mais ils sont indispensables pour avoir un territoire de santé performant et adapté au contexte que nous connaissons. L’important est que les médecins gardent la responsabilité du système pour en certifier l’éthique et apporter leurs expertises aux patients et aux praticiens. »

Une volonté de travailler en commun Outre l’acquisition de nouveaux matériels d’imagerie, il a fallu construire un réseau sécurisé permettant de faire circuler les images en toute sécurité et avec fluidité. Les réseaux internet  classique  type  ADSL  ne  suffisant

pas, le choix s’est porté sur la fibre optique qui relie aujourd’hui la majorité des 15 établissements  et  la  plateforme  de  stockage des images. Ce système High-Tech a un triple avantage. D’abord il rend les images accessibles  presque  en  direct  ou  que  l’on  se trouve. Cela permet d’établir un diagnostic rapidement et donc de traiter le patient avec une plus grande efficacité. C’est aussi la possibilité d’obtenir un avis spécialisé à distance et une partie de la réponse aux problèmes de désertification médicale sur certains territoires. Ensuite, la numérisation  permet  de  stocker  une  quantité presque infinie d’images qui deviennent consultables à tout moment. C’est un vrai plus pour le suivi des patients en particulier en oncologie. Enfin, la disparition des films et du papier à terme, représente de vraies sources d’économies et contribue à la préservation de l’environnement.  Cette mise en réseau en est encore à ses débuts et les potentiels sont vastes. Sans nul doute, elle représente l’avenir. Vous allez le découvrir en lisant ce dossier.■

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n°5


12 Dr Alain Saint-Amon

« C’EST L’ESSENTIEL »

© Patrick Tohier/Photomobile.

dossier du mois

Le Dr Alain Saint-Amon, radiologue à la polyclinique Côte Basque Sud de Saint Jean-de-Luz, est un des pilotes du réseau d’images numérisées mis en place sur le territoire pays Basque/Sud Landes. Quel est pour vous l’intérêt du système PACS Pays basque/Sud Landes ? C’est bien sûr, le partage des données avec l’accès rapide aux examens antérieurs pour comparaison. Pour nous, radiologues, c'est un outil essentiel pour interpréter et poser les bons diagnostics. Nous avons accès à des outils permettant de retravailler les données numériques, de zoomer, de travailler le fenêtrage, d'effectuer des reconstructions volumiques, de comparer, et donc de rechercher l'information la plus pertinente. Les médecins et les urgentistes ont accès instantanément aux images et à notre compte-rendu, dès l’examen et l'interprétation réalisés. Ils peuvent ainsi prendre les décisions plus ra« Cela offre pidement. Plus globalement, ce partage raune meilleure pide des informations avec les prescripteurs qualité de soins » ou des spécialistes sans limite de distance, offre aux patients une meilleure qualité de soins. Ces derniers n’ont plus à stocker les films chez eux et à les rechercher lors de futurs examens. Une fois son examen fait, nous leur donnons une adresse internet sécurisée avec un mot de passe pour qu’ils puissent avoir accès à ces examens. Enfin, l’archivage numérisé nous donne une base de donnée exceptionnelle. Nous avons à disposition l’intégralité des informations, ce qui permet de suivre les évolutions sous traitement de diverses pathologies. Cette mise en réseau est très positive pour l’ensemble de la filière santé.

© Patrick Tohier/Photomobile.

Pensez-vous que ce genre de système va se développer dans l’avenir ? Oui, sans aucun doute. Un territoire sans film, avec une dématérialisation totale des dossiers qui seront accessibles de partout, via des interfaces avec internet, est l’avenir. Cette mutualisation avec un partage des informations ne peut qu’améliorer la qualité des soins. Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire. Les réseaux vont continuer de grossir et permettre une circulation plus fluide. La télé-radiologie est une partie de la réponse au problème de désertification médicale que l’on constate dans certains territoires. Nous devons aussi continuer à progresser en matière de mutualisation pour avoir un outil commun facilement accessible, tout en protégeant la sécurité des informations. Il reste encore à intégrer ces données dans le Dossier Médical Personnel (DMP). La politique de diffusion et d'accès aux données doit être définie : qui peut avoir accès à quelle information? Comment attribuer au patient un identifiant  totalement  personnalisé  ne  pouvant  pas faire doublon avec un autre? Notre système d'information doit être capable d'enregistrer  des  données  non  radiologiques  tel  que  les symptômes du patient ou de faire  le  lien  avec  d'autres bases ( biologie, histologie ) pour  enrichir  le  dossier  et nous présenter ces informations lors de notre interprétation. Voilà quelques uns des points sur lesquels nous travaillons actuellement. ■

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n°5

Dr Philippe Arramon-Tucco

« C’est un vrai plus les patients et les p Le Dr philippe Arramon-Tucoo est radiologue et l’un des pilotes du projet pACS (picture Archiving & Communication System) mis en place au pays basque et dans le Sud Landes.

Q

uel est l’intérêt du projet ? Il n’y en a pas un, mais plusieurs. Avant, une fois la radio faite, nous devions d’abord développer  les  films  pour  pouvoir  faire  un compte rendu. Aujourd’hui, grâce à la numérisation des images, elles arrivent  directement  sur  notre  écran permettant une interprétation en direct. C’est un gain de temps important  pour  le  patient  et  pour  nous. Ensuite, ces images numérisées peuvent être visualisées à distance. Nous avons donc mis en place un réseau de fibres optiques sécurisé qui permet  aux  radiologues  du  projet  de pouvoir consulter à distance les radios  de  leurs  patients  presque  en temps réel. C’est donc là aussi un gain de temps précieux et surtout la possibilité de poser un diagnostic plus

rapidement et donc d’une meilleure prise en charge des patients.  Enfin, ces images sont sur un serveur sécurisé. Elles sont donc consultables à n’importe quel moment. Ainsi, lors d’examens  ultérieurs,  le  patient  n’a plus à apporter les films de ses radios antérieures. C’est un vrai plus dans le cadre de soins oncologiques. J’ajouterais qu’aujourd’hui, on parle de plus en plus de désertification médicale des territoires, il y a là une véritable  réponse  au  problème  en  ce qui concerne la radiologie. N’y a-t-il pas un risque de perte de données et qu’en est-il de la confidentialité des informations ? Ces deux points ont été au cœur de nos réflexions. Bien entendu, il était hors de question pour nous de lancer

ce projet sans avoir un réseau performant, fluide et sécurisé. C’est pourquoi nous avons créé avec l’aide de la Caisse des Dépôts et Consignation, un  réseau  privé  de  fibres  optiques qui  permet  de  faire  circuler  les images dans un environnement sécurisé  et  sans  risque  d’encombrement. Nous avons également étudié les  différentes  possibilités  de stockage. Notre choix s’est porté sur Aditu,  une  plateforme  mutualisée d’hébergement de données numériques qui est à Bidart et qui a toutes les garanties en matière de sauvegarde et de sécurisation des informations. Nous sommes engagés dans le déploiement  du  DMP  (Dossier Médical Personnel et surtout Partagé) avec création de DMP dans

© Pa


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dossier du mois FICHE TECHNIQUE Historique

Objectifs Protéger, partager et diffuser les dossiers d'imagerie numérique afin d’offrir aux  patients  du  territoire  une  plus grande  qualité  de  soins  en  matière d’urgences, de permanence des soins et  au  praticiens  une  plus  grande  qualité de travail.

Points forts Un  même  outil  pour  l’ensemble  de la filière. ■ Une  haute  qualité  d’images  archivées et partagées par l’ensemble de la filière. ■ Une partie de la réponse à la désertification médicale. ■ Une  participation  aux  actions  de  développement durable avec la disparition à terme des films et du papier. ■

pour praticiens » un premier temps sur le scanner de Saint  Jean  de  Luz.  Nous  espérons pouvoir  très  bientôt  y  déposer  le compte rendu des examens et donc permettre  également  par  ce  biais, l’accessibilité aux images. Tout ceci représente de lourds investissements, comment avez-vous fait pour les financer ? Simplement en travaillant ensemble. Comme on le sait, on est plus fort ensemble  que  seul !  Les  15  centres d’Hendaye à Capbreton qui représentent  24  radiologues ont donc mis en commun leurs forces. Ils ont accepté une gestion globale et se sont mis d’accord  sur  un  même outil  performant et accessible. Nous  ne  voulions  pas monter  une « usine  à gaz »  seule-

atrick Tohier/Photomobile.

ment abordable par certains spécialistes. Notre système demande peu de formation, il est ouvert sur l’extérieur vers les médecins traitants. Comme je vous l’ai dit, la Caisse des Dépôts et des Consignations nous a aidé sur la réalisation du réseau de fibres  optiques  entre  les  établissements.  Pour  le  reste  de l’investissement,  c’est  la  mutualisation des différentes structures qui a permis de financer l’ensemble. Cela représente  un  réel  effort  de  tous, mais il est indispensable si l’on veut répondre  à  une  meilleure  prise  en charge des patients du territoire tout en maitrisant les dépenses. Nous  avons  été  les  premiers  en France à nous lancer dans cette aventure sur un territoire de santé. C’est bien  sûr  un  motif  de  satisfaction, mais  l’important  n’est  pas  là.  Nous devons continuer ce développement qui  modifie  en  profondeur  nos modes de travail et apporte un vrai plus à l’ensemble de la filière santé du Pays basque et du Sud Landes. ■

« Nous sommes une sorte de coffre-fort informatique » ÉRIC PIERRE-SALA, est le directeur général de la plateforme numérique Aditu d’Izarbel à Bidart qui stocke les images du réseau des radiologues. Il explique : « Nous sommes une sorte de coffre-fort informatique mais avec une notion d’intelligence ». Née en 2005, cette société propose aux entreprises ainsi qu’aux acteurs publics des solutions informatiques de stockage et d’archivage, accessibles à distance par Internet et installées dans une salle blanche sécurisée. Aujourd’hui, plus de 3 500 entreprises utilisent ses quelques 70 services numériques. Une large majorité d’entre eux exerce en Pays-Basque.

performance, qualité, évolutivité E-TERA, est l’opérateur de télécommunications qui intervient sur le réseau des radiologues du Pays basque-Sud Landes. Née d’une initiative publique en mai 2000, e-téra répond aux besoins en Internet, téléphonie, interconnexion de sites, infrastructure et sécurisation de réseau en développant des solutions télécoms qui allient performance, qualité, évolutivité et compétitivité. Cette infrastructure offre une très large couverture aussi bien en France qu’à l’international avec de multiples interconnexions aux réseaux opérateurs nationaux et internationaux.

1 500 000 280 000 C’est le poids de l’investissement en euros sur 5 ans pour mettre en place et faire fonctionner le réseau qui va de Capbreton à Hendaye.

C’est le nombre d’examens effectués par les sites de radiologie du réseau PACS Côte basque.

ILS FORMENT LE RÉSEAU Voici la liste des établissements et des cabinets de radiologies du réseau d’images médicales pACS Côte Basque/Sud Landes : Saint Jean de Luz Polyclinique Cote Basque Sud Le service de radiologie de la Polyclinique Côte Basque  Sud  est  constitué  des  Docteurs  B. Menuet, A. Saint-Amon, L. Desloques. Biarritz ■ Polyclinique d’Aguiléra Le  service  de  radiologie  de  la  Polyclinique Aguiléra est constitué des Docteurs O. Helie,  B. Hecquet, P. Monteiro, D. Vavasseur. ■ Cabinet du Docteur M. HOCQUET Bayonne ■ Clinique Lafourcade Le  service  de  radiologie  de  la  clinique  Lafourcade  est  constitué  des  Docteurs  P. Casenave, L. Charuau, C. Haget. ■ Clinique Saint Etienne Le service de radiologie de la clinique Saint Etienne  est  constitué  des  Docteurs  JC Brichaux, J.-F. Harran, R. Lecesne. ■ Bayonne Imagerie médicale

© Patrick Tohier/Photomobile.

Lancé  en  2007,  le  projet  PACS  Côte basque a commencé à fonctionner en 2010.  Aujourd’hui  le  réseau  fibres  optiques d’images médicales numérisées  regroupe  15  sites  et  près  de  30 radiologues.

L’équipe du service de radiologie de la Polyclinique Côte Basque Sud à Saint-Jean de Luz.

Le cabinet de Bayonne Imagerie Médicale est constitué  des  Docteurs  P.  Arramon-Tucoo,  E. Dallet, O. Delmer, B. Elicagarray, P. Garms Saint Martin de Seignanx Le cabinet du Docteur P. Goyeneix Capbreton Le cabinet du Docteur JM. Darrigade Hendaye Le cabinet du Docteur JM. Howa

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dossier du mois

Clinique Aguilera

Un scanner dernière génération Le scanner dernière génération de la clinique Aguilera de Biarrtiz vient compléter l’offre de soins du territoire. 12 000 patients par an en profitent. des soins. Aujourd’hui, cet équipement  innovant  de  dernière génération  est  un  réel  confort pour les patients et offre de nouvelles performances à la clinique.

tés sur un autre site. » De plus, les usagers ont aussi la possibilité  de  se  connecter  sur internet  pour  visualiser  leurs examens et les médecins correspondant  peuvent  accéder  aux images  natives  de  très  haute Connecté à internet qualité en temps réel. En effet, la mise en service de ce dispositif d’imagerie répond tout Pour les radiologues exerçant à d’abord aux besoins des patients la clinique Aguilera, dont l’effectif a été renforcé, avec  un  examen l’arrivée  de  ce rapide et confor« C’est une scanner  permet table  associé  à amélioration de la une amélioration un temps d’expoprise en charge » de  la  prise  en sition  réduit  au charge  des  paminimum.  Entients, de la pratique d’intervensuite, comme l’explique le Dr Didier Vavasseur : « Il permet aux tions sous guidage radiologique praticiens d’améliorer et d’aug- et d’une meilleure diffusion des menter  les  capacités  diagnos- informations. tiques ainsi que de sécuriser la Pour compléter l’offre de soins, prise  en  charge  des  patients un nouveau centre de radiologie venus pour une consultation ex- ultra  moderne,  doté  d’équipeterne  ou  hospitalisés  à  la  Cli- ments de dernières générations nique  (y  compris  les  urgences) a  été  ouvert  juste  à  côté  de  la qui n’auront plus à être transpor- clinique.■

Quelques exemples des images du scanner qui sont d'une qualité surprenante.

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Didier Borotra, maire de Biarritz, s’est fait expliquer par les radiologues les performances du nouveau scanner d’Aguilera.

© Patrick Tohier/Photomobile.

I

nauguré  dernièrement  en présence  de  Didier  Borotra, maire de Biarritz, de Peyuco Duhart, maire de Saint-Jean-deLuz et de l’ensemble des intervenants de la filière santé du Pays basque, le nouveau scanner implanté sur le site de la Clinique Aguilera de Biarritz apporte un complément important à l’offre de soins du territoire. Cet équipement, très attendu par la communauté  médicale  comme  par les  usagers,  a  pour  objectif  de continuer à structurer l’offre de santé  sur  Biarritz  et  le  Pays Basque qui compte 5 scanners. Né  d’une  collaboration  étroite entre les radiologues du Centre d’Imageries  Médicales  du  Pays Basque (CIMPB), société regroupant la majorité des radiologues du pays basque et la direction de la  Clinique  Aguilera  du  groupe Capio, ce projet s’intègre dans le Schéma Régional d’Organisation


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dossier du mois Urgences et imagerie médicale numérisée

« NOUS GAGNONS UN TEMPS PRÉCIEUX »

L

a  mise  en  réseau  des images numérisées par les radiologues,  consultables en direct où que se trouve le praticien est un vrai progrès pour les services d’urgences. En effet cela permet aux urgentistes de poser un diagnostic plus rapidement et donc d’agir plus vite.

Qualité de l’information « C’est pour nous un réel progrès qui nous permet d’être plus performants et donc d’apporter une

meilleure  qualité  de  soins  aux patients », explique de Dr Brice Lefèvre, responsable du service des urgences de la polyclinique Sud Côte Basque de Saint-Jeande-Luz. Il précise : « Avant il fallait attendre que les films soient développés  et  que  le  radiologue pose  son  compte  rendu.  Aujourd’hui, les images sont visibles de plusieurs postes de travail et cela nous évite de nombreux déplacements et nous fait gagner du temps. Leur qualité est bien

meilleure et le traitement informatique nous permet d’aller plus loin  dans  la  visualisation,  donc d’apporter une réponse plus performante. »

Le service des Urgences de la Polyclinique Cote Basque Sud de Saint-Jean-de-Luz avec à droite le Dr Brice Lefêvre.

© Patrick Tohier/Photomobile.

pour les services d’urgences, la mise en réseau des images numérisées est un progrès fondamental. Témoignages des Dr Emmanuelle Ansart de Biarritz et Brice Lefèvre de Saint-Jean-de-Luz.

Une réelle amélioration La mise en réseau des données est aussi une réelle amélioration. Le Dr Emmanuelle Ansart, médecin coordonnateur des urgences de la clinique Aguiléra à Biarritz explique : « Que ce soit le jour, la nuit  ou  les  jours  fériés,  avoir

accès en direct sur nos écrans à des images de haute qualité est un progrès extraordinaire. Nous gagnons un temps précieux et, en cas de doute, nous pouvons échanger  instantanément  sans

problème de distance avec le radiologue ou un spécialiste pour certifier le diagnostic. C’est pour nous capital et cela apporte aux patients une réelle amélioration de la prise en charge. » ■

Homeperf en attente de réponse

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à votre service Dons du sang

OU DONNER SON SANG ?

Un acte de Générosité

Voici les dates et les lieux des collectes de sang au Pays basque et dans le Sud Landes jusqu’à la fin du mois de mars. Mercredi 30 janvier à Bayonne au siège de l’Aviron Bayonnais  de 7h à 11h30 ■ Jeudi 31 janvier à Bayonne au siège de l’Aviron Bayonnais  de 15h à 19h ■ Vendredi 1er février à Bayonne  au siège de l’Aviron Bayonnais  de 15 h à 19 h. ■ Samedi 2 février à Bayonne au siège de l’Aviron Bayonnais  de 9h30 à 13 h ■ Lundi 4 février à Saint-Jeande-Luz aux Anciens Tennis Couverts  de 15h à 19h30 ■ Mardi 5 février à Saint-Jeande-Luz aux Anciens Tennis Couverts  de 15h à 19h30 ■ Jeudi 7 février à Saint-Jean-de-Luz aux Anciens Tennis Couverts  de 7h30 à 11h30 ■ Vendredi 8 février à Ispoure,  salle Bentaberry de 7h30 à 11h30 ■ Samedi 9 février à Ispoure,  salle Bentaberry de 8h30 à 12h30 ■ Mardi 12 février à Hendaye,  salle de l’Autoport de 7h30 à 11h30 ■ Mercredi 13 février à Hendaye, salle de l’Autoport de 7h30 à 11h30 ■ Jeudi 14 février à Bidache,  salle Polyvalente de 15h30 à 19h ■ Vendredi 15 février à SaintMartin de Seignanx, salle Camiade  de 15h30 à 19h30 ■ Lundi 18 février à Mouguerre,  salle Haitz Ondoan de 15h30 à 19h30 ■ Mardi 19 février à Biarritz, sous la tribune Kampf Aguilera de 15h à 19h30 ■ Jeudi 21 Février à Hasparren,  maison des services publics Elgar,  de 7h30 à 11h30 ■ Vendredi 22 février à Hasparren, maison des services publics Elgar,  de 15h à 19h ■ Mercredi 27 février à Boucau,  salle Joseph Prudet, de 15h à 19h. ■ Jeudi 28 février à Salies de Béarn, pavillon Saleys-Ravel Rotonde,  de 15 à 19h. ■ Vendredi 1er mars à Tarnos,  salle de la maiie de 15h à 19h ■ Mardi 5 mars à Ispoure, salle Bentaberry de 15h à 19h ■ Mercredi 6 mars à Saint-Jeande-Luz, aux anciens tennis couverts  de 15h à 19h30 ■ Jeudi 7 mars à Saint Palais,  salle Hitz Argi de 15h à 19h ■ Samedi 9 mars à Saint Palais,  salle Hitz Argi de 8h à 12h ■ Mardi 12 mars à Bayonne au siège de l’Aviron Bayonnais de 15h30 à 19h30 ■ Mercredi 13 mars à Bayonne au siège de l’Aviron Bayonnais de 15h30  à 19h30 ■

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10 000 dons sont nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins des malades. Seulement 4 % de la population en âge de donner, donne leur sang. Il est donc important de donner.

L

e sang est indispensable au fonctionnement  du  corps humain.  Rien  ne  peut  le remplacer, c’est pourquoi le don de  sang  est  si  important.  Composé  de  globules  rouges,  de plasma, de plaquettes et de globules blancs, il permet à l’EFS de fabriquer  et  distribuer  des  produits sanguins labiles. Les dons de sang  permettent  de  soigner chaque année un million de malades. L’Etablissement Français du Sang collecte  tous  les  types  de  don : don  de  sang  total,  don  de  plaquettes, don de plasma, et don de sang placentaire. Il participe aussi au  prélèvement  de  moelle  osseuse.  Le  don  de  sang  dit  « total » est le don le plus courant. Après  le  prélèvement,  les  trois principaux composants sanguins don de sang placentaire sont uti-  globules  rouges,  plaquettes, lisés pour la thérapie cellulaire. plasma - sont séparés. Les  plaquettes  et  les  globules Vraies et fausses idées rouges sont utilisés, en cas de leuVoici  quelques  vraies  et  fausses cémie  ou  toute  autre  forme  de idées sur le don du sang : cancer, lorsque la chimiothérapie ➜ Je peux donner mon sang a détruit les cellules de la moelle quand je veux : faux, il faut resosseuse. pecter  un  délai  de  8 Le Plasma est utisemaines entre 2 dons lisé  sous  deux Il existe plus de  sang  total.  Il  faut formes :  par avoir  entre  18  et  70 de 150 sites transfusion  (lors ans (jusqu’à la veille du d’hémorragies, 71ème  anniversaire), de  brûlures un homme peut donner 6 fois par graves) ou sous forme de médicaan et une femme, 4 fois par an. ment  chez  les  malades  hémo➜ Il faut être à jeun avant un philes  ou  ayant  des  troubles don : faux, être à jeun augmente graves de l’immunité. les risques d’hypoglycémie. Les globules rouges sont égale➜ On peut être contaminé lors ment utilisés pour compenser la d’un don : faux,  le  matériel  est perte sanguine en cas d’hémorrastérile et à usage unique. gies  importantes  lors  d’un  acci➜ On peut donner son sang à dent  ou  d’une  opération une personne précise : faux, le chirurgicale. Pour les personnes don de sang est anonyme, le donatteintes de drépanocytose, on a neur et le receveur ne se connaîégalement recours aux globules tront jamais. rouges  pour  prévenir,  éviter  ou sortir les patients d’une crise. ➜ Il suffit d’être en bonne santé pour donner son sang : Le  don  de  moelle  osseuse  et  le ■

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cevra après son premier don un courrier lui précisant son groupe.

Quelques vérités

faux, pour donner son sang il faut être reconnu médicalement apte au don par un médecin de l’EFS et ne pas avoir été dans une situation considérée à risque. ➜ Il suffit de donner son sang une fois par an : faux, pour assurer l’autosuffisance de la France en  produits  sanguins,  chaque donneur devrait donner son sang 2 fois par an. ➜ Après un détartrage, je peux donner mon sang : faux,  il convient d’attendre 7 jours pour éviter tout risque de transmission de bactéries. ➜ Le receveur reçoit une poche de sang telle que je l’ai donnée : faux, le sang est séparé en ses différentes  composantes.  La  personne  malade,  ne  reçoit  que  ce dont elle a besoin. ➜ Les jeunes ne donnent pas leur sang : faux, 30 % des donneurs ont moins de 30 ans. ➜ Je ne connais pas mon groupe sanguin, donc je ne peux pas donner : faux, le volontaire peut donner son sang, il re-

➜ Les besoins des malades en produits sanguins augmentent plus vite que le nombre de dons : vrai, l’EFS a besoin de 10 % de dons supplémentaires par an pour assurer des produits sanguins à toutes les personnes malades. ➜ Il existe plus de 150 sites fixes pour donner son sang : vrai, il y a 178 sites fixes partout en France. Pour le Pays basque il se situe à Biarritz, 10 rue Manuel Jaudel. ➜ Il n’existe aucun produit capable de se substituer au sang humain : vrai, le sang humain est irremplaçable et présente des caractéristiques  trop  complexes pour être substitué par un autre produit. ➜ Après un tatouage, je dois attendre 4 mois avant de donner mon sang : vrai, tout passage de la barrière cutanée représente un  risque  de  transmission  de virus. ➜ Il faut peser 50 kg pour donner son sang : vrai. On ne peut prélever plus de 13 % du volume sanguin alors que l’on doit prélever  450 ml  de  volume  sanguin pour obtenir un bénéfice thérapeutique. ➜ Si une anomalie est détectée dans mon sang, je serai averti : vrai, le donneur reçoit une lettre pour  effectuer  des  tests  de contrôle nécessaires. ➜ Quand je donne mon sang, je donne aussi des plaquettes : vrai, les plaquettes sont l’une des composantes  du  sang  avec  les globules rouges et le plasma. ■

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sormais  diffusée  par  toutes  les caisses  d'Assurance-maladie. Cette  diffusion  progressive concerne  aujourd'hui  les  personnes qui n'ont pas de carte Vitale  (nouveaux  bénéficiaires, jeunes de 16 ans) et celles qui  ont  besoin  de  remplacer  leur carte  Vitale actuelle (carte  Vitale perdue, volée ou  défectueuse). Vous n'avez aucune démarche à faire, c'est votre caisse d'Assurance-maladie  qui  vous contactera.

Mise à jour D’autre  part,  mettre  à  jour  sa carte Vitale,  chaque  année,  est un  réflexe  indispensable.  Cette opération actualise vos droits en tant qu'assuré à l'Assurance-maladie  et  garantit  la  prise  en

charge efficace de vos dépenses de santé. Vous pouvez mettre à jour votre carte Vitale  dans  les  bornes  de mise à jour installées dans toutes les caisses d'Assurance-maladie, les pharmacies et  dans  certains établissements  de santé.  C'est très  simple  à réaliser et cela ne vous prendra  qu'une minute. Si vous ne pouvez pas vous déplacer,  il  vous  suffit  d'envoyer votre carte Vitale à votre caisse d'Assurance-maladie, accompagnée d'une demande de mise à jour. Une fois celle-ci effectuée, votre  carte  Vitale  vous  sera  renvoyée  dans  les  plus  brefs  délais. ■ ➜ En savoir plus : www.ameli.fr

Attention aux faux courriels Le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé alerte les internautes sur l'envoi de courriels frauduleux utilisant abusivement le nom du ministère. Prétextant une vérification de données, ces courriels invitent les assurés sociaux à communiquer leur numéro de carte Vitale et de carte bancaire. Sachez qu’en aucun cas, le ministère ne demande en ligne ce genre d'informations. Soyez vigilants ! Il s'agit en fait d'une technique d'escroquerie en ligne intitulée hameçonnage (ou "phishing"). Elle est utilisée par des escrocs pour

obtenir des renseignements personnels. La technique consiste à faire croire que vous êtes bien sur le site du ministère de la Santé, afin de vous soutirer votre numéro de carte bancaire. Si vous avez reçu ce courriel frauduleux, n'y répondez surtout pas et supprimez-le de votre boîte de messagerie.  Si  vous  avez  déjà  communiqué  vos données bancaires (n° de carte bleue par exemple), prévenez rapidement votre banque pour faire opposition.

pRATIqUE ■ Les numéros d’urgences

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17

18

3624

SAMU

Police Gendarmerie

Pompiers

SOS Médecin 24H/24

Comment trouver un médecin de garde ? ■

Essayez tout d'abord de téléphoner à votre médecin traitant, il y a souvent un message vocal mentionnant le nom et le numéro du médecin de garde aux horaires de fermeture du cabinet. Gardez un papier et un crayon à côté du téléphone pour noter. Autrement, composez le 112 et demandez à connaître le nom, le numéro de téléphone et l'adresse du médecin de garde le plus proche. Enfin, et en dernier recours, rendez-vous aux urgences les plus proches. Si vous ne savez pas où elles se trouvent, une recherche rapide sur Internet ou en composant le numéro des renseignements vous aidera (118 008, 118 218, 118 712, etc.)

Comment trouver une pharmacie de garde ? ■

Week-end et jours fériés : vous pouvez demander au médecin qui vous délivre l’ordonnance ou consulter l’affichage sur la vitrine de votre pharmacie ou son répondeur téléphonique, faire une recherche sur des sites web spécialisés (3915, 3237.fr, pharmaciesdegarde.com …) ou appeler votre commissariat (Police Secours au 17) ou votre gendarmerie. La nuit en semaine : après 19h, voire 20h, votre pharmacie sera fermée. Uniquement en cas d’urgence, une officine assurera la délivrance de vos médicaments. Pour la connaître, composez le 15 (Samu) ou rendez-vous directement à votre commissariat ou gendarmerie avec l’ordonnance et votre carte vitale. Ce service est réservé aux impératifs absolus et vous devrez alors téléphoner à l’officine indiquée avant de vous y rendre.

Comment joindre une infirmière ? ■

Pour joindre une infirmière vous pouvez : - chercher dans les pages jaunes de l’annuaire téléphonique - demander à votre médecin traitant - vous pouvez aussi composer le 15 uniquement en cas d’urgence vitale.

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actualité Record européen

Ces maladies qui guérissent sans antibiotiques

BON à SAVOIR

Quels documents pour une hospitalisation ? Vous êtes admis à la suite d'une urgence : les formalités seront  réduites  au  minimum, vous  ou  l'un  de  vos  proches devrez toutefois présenter les documents nécessaires au bureau des Admissions dans les meilleurs délais. Vous êtes admis à la suite d'une consultation ou d'un rendez-vous, dans ce cas, munissez-vous : ➜ de votre carte d'identité, ou de votre carte de séjour ; ➜ de votre carte Vitale et de l'attestation papier l'accompagnant, ou à défaut, des pièces répertoriées plus loin ; ➜ d'un justificatif de domicile (facture  EDF,  quittance  de loyer) ; Munissez vous aussi des documents relatifs à votre couverture santé complémentaire : ➜ de votre carte d'adhérent à une mutuelle. ➜ de  votre  attestation  CMU (couverture  maladie  universelle) complémentaire ; ➜ de votre attestation d'aide médicale État ; ➜ de la feuille de suivi de la maternité. Dans  le  cas  d'un  accouchement, n'oubliez pas la feuille de suivi de la maternité. Sachez  également  que,  dans tous les cas, vous devez communiquer  au  service  des  admissions  les  coordonnées  du médecin traitant que vous avez déclaré à la sécurité sociale. Dans le cas d'une hospitalisation programmée, et si vous n'avez pas déjà un dossier au sein de l'hôpital, pensez à apporter toutes les informations médicales  même  anciennes, en votre possession :

➜ votre carnet de santé ; ➜ les  ordonnances,  résultats d'analyses, radiographies, électrocardiogrammes,  carte  de groupe  sanguin,  la  lettre  de votre médecin ;

La France détient le record européen de consommation d'antibiotiques, derrière la Grèce. Victimes de leur succès, les antibiotiques sont trop souvent considérés comme un remède qui soigne tout.

➜ la lettre de votre médecin traitant. Dès votre arrivée, pensez également à indiquer à l'infirmière si vous suivez un traitement. Si vous n’avez pas de carte Vitale, voici  les  documents qu'il faudra remettre au bureau des admissions selon votre situation. ➜ si vous êtes salarié(e) : votre dernier bulletin de salaire ; ➜ si  vous  êtes  chômeur  indemnisé, votre dernière attestation Assedic ; ➜ si  vous  êtes  retraité(e) : votre titre de retraite ; ➜ si vous êtes ressortissant de l'Union  européenne  (U.E.), votre carte européenne d'Assurance-maladie ou le formulaire E111 ou E112 ; ➜ si  vous  venez  d'un  autre pays,  en  dehors  de  l'U.E.,  la prise  en  charge  délivrée  par votre  organisme  de  sécurité sociale. Si  vous  ne  pouvez  fournir aucun de ces documents, votre caisse  d'Assurance-maladie peut  établir,  sous  certaines conditions, une attestation en urgence de la C.M.U. de base ou  une  attestation  de  l'Aide médicale de l'État. Cette procédure se fera à votre demande ou  à  l'initiative  de  l'établissement  hospitalier  dans  lequel vous êtes admis.

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ertaines maladies courantes  font  souvent l’objet  de  consommation  d’antibiotiques,  alors qu’elles  sont  d’origine  virale dans la majorité des cas. Faites le  point  sur  les  maladies  qui guérissent  naturellement  en quelques  jours  sans  antibiotiques !

La grippe : d’origine virale, la grippe saisonnière est une infection respiratoire aiguë très contagieuse.  L’épidémie  revient chaque automne et dure jusqu’au printemps. La rhinopharyngite : débute par  une  fièvre  (souvent  inférieure  à  39  °C)  et  un  mal  de gorge. Ce dernier persiste sou-

vent de un à trois jours. Le nez se bouche puis coule pendant deux à dix jours. Les sécrétions sont  d'abord  claires  puis  deviennent  épaisses,  jaunes  ou verdâtres. Une toux peut également  apparaître  et  durer quelques jours.

due à une bactérie le plus souvent un « streptocoque». Elles nécessitent chacune des traitements différents.

La bronchite aiguë est une inflammation des bronches causée,  le  plus  souvent,  par  un virus. Elle se manifeste par une toux, de la fièvre, des  difficultés  à Les antibiotiques respirer  ou  un ne soignent essoufflement. pas tout

L’angine est  le plus souvent une maladie  sans gravité. L’angine est  une  inflammation des amygdales situées au fond de la gorge. Chaque année en France, environ neuf millions d’angines sont diagnostiquées.  Il  existe  deux types d’angine : l’angine virale, la  plus  courante,  due  à  un virus, et l’angine bactérienne

La bronchiolite sévit chaque hiver  auprès  des  plus  petits. Mais  n'ayez  crainte,  il  s'agit d'une maladie bénigne ! Pour la reconnaître, sachez qu'elle débute généralement par un simple rhume ou par une rhinopharyngite. ■


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