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ACTUALITÉ

TEMOIGNAGE

DÉTENTE

BAyONNE : UNE PREMIèRE EN FRANCE à LA CLINIqUE PAULMy (p.18)

CAMBO : « UNE NOUVELLE VIE S’OUVRE A MOI » (p.6)

4 PAGES DE JEUX POUR VOUS DIVERTIR (p. 20 à 23)

Osasuna

n°4

Le magazine de la santé au Pays basque - Novembre 2012

Pays basque

© Patrick Tohier/Photomobile.

On a besoin de votre sang © Patrick Tohier/Photomobile.

ASSISTANCE MÉDICALE A LA PROCRÉATION

BAYONNE : « C’EST D’ABORD UN TRAVAIL D’ÉQUIPE » ( P. 7 à 10)

à Bayonne, le laboratoire Bio-Océan est le service spécialisé dans l’assistance médicale à la procréation pour le Pays basque et le Sud Landes.


édito/sommaire le sommaire du mois

la désinformation rampante dont « bénéficie » le grand public, vient de démontrer de façon flagrante que l’objectivité reste un vœu pieux. a l’occasion des négociations sur l’évolution des secteurs d’activité des professionnels de santé, l’attaque rangée et orchestrée des médias contre le « milieu » des médecins et des chirurgiens fut indécente et pour le moins intolérable. Des prises de position partisanes voire dogmatiques ont alterné avec les non-dits, les poncifs et les exemples mal intentionnés. les syndicats médicaux n’ont jamais pu s’exprimer publiquement dans le respect des causes justes qu’ils défendent. les tables de négociation ressemblaient plus à des lieux de « torture » qu’à des réunions constructives. souhaitons que cela ne détériore pas, à l’avenir, la qualité et le sérieux de la médecine et de la chirurgie de notre pays. a propos de qualité et de sérieux, comment ne pas succomber au merveilleux parcours de l’assistance Médicale à la Procréation, créé il y a bientôt 30 ans à la clinique lafargue. un vrai exemple d’investissement et d’engagement d’un réseau de médecins, d’obstétriciens et de biologistes, mis en exergue dans ce numéro d’Osasuna Mag. un simple commentaire : pour ces actes, la rémunération de ces médecins est actuellement à peu de chose près la même qu’il y a 30 ans ; leurs frais ont, depuis, largement doublé. Comment ne pas s’inquiéter ? ■ Philippe Ducasse Président du Cluster Osasuna

Le magazine de la santé au Pays Basque

p. 3-5 // le saviez-vous ? ■ ■ ■ ■ ■

p. 6 // témoignage

Anglet : mobilisation pour le Téléthon Bayonne : du nouveau à l’hôpital Pays basque : les cliniques Capio sur Twitter Laboratoires Darrasse et Associés : vos résultats sur internet Bayonne : un accouchement en direct sur Skype

Claudine Baylacq : « Une nouvelle vie s’ouvre à moi »

© Patrick Tohier/Photomobile.

Qualité et sérieux

p. 7-10 // zoom sur... © Patrick Tohier/Photomobile.

éDITO

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L’AMP et l’équipe du laboratoire Bio-Océan Céline Teste : « l’important est d’être en confiance » Les différente techniques de conception Dr sylvain Bourrinet : « Penser à l’intérêt de l’enfant » Dr Hervé Campy : « Nous minimisons les risques »

p. 11/15 // dossier du mois

© Patrick Tohier/Photomobile.

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Établissement Français du sang : Convaincre les donneurs ■ Dr Christiane Zubeldia : « Nous avons une augmentation constante des besoins de sang » ■ Deux donneurs témoignent ■ Le parcours d’une poche de sang en 4 étapes. ■ Dr Frédéric Bauduer : « Notre collaboration est excellente » ■

mais aussi…

p. 16-17 // à votre service ■ ■

Bidart : le surf comme traitement Biarritz : le sport et la santé

p. 18 // actualité Bayonne : une première en France à la Clinique Paulmy.

p. 20-23 // détente Pages de jeux : mot caché, 5 erreurs, logique, sudoku…

ILS SONT MEMBRES DU CLUSTER (Cambo), Centre Médical Annie Enia (Cambo), Centre Médical ■ Clinique Delay (Bayonne) Grancher Cyrano (Cambo),  ■ Polyclinique Côte Basque Centre Médical Toki Eder Sud (Saint-Jean de Luz) (Cambo), Centre Médical  ■ CAPIO Pays basque : clinique Maison Basque (Cambo), Centre Saint-Étienne (Bayonne), Clinique Rééducation Fonctionnelle  Paulmy (Bayonne),  Marienia (Cambo) clinique Lafourcade (Bayonne), ■ Centre Rééducation Foncclinique Aguiléra (Biarritz) tionnelle Les Embruns (Bidart) ■ MEDICAMBO : Centre  ■ Centre Imagerie Médicale Médical Landouzy Villa Jeanne (Cambo), Centre Pneumo Les Ter- du Pays basque (Bayonne)

Membres adhérents

rasses (Cambo), Centre Médical Léon Dieudonne Franclet

Novembre 2012

n°4

■ Laboratoire Darrasse et Associés (Biarritz)

Centre d'Oncologie Pays Basque

■ Laboratoire Ax BioOcean ■ Santé Service Bayonne

et Région EPHAD du Pays basque (secteur 7) ■ Fondation Luro ■ Laboratoire Adour-Pyrénées

Membres associés OCP (l'Office Commercial Pharmaceutique) ■ CERS (Capbreton) ■ Etablissement Français du Sang ■

Direction de la publication : Philippe Ducasse Comité éditorial : Philippe Ducasse, Nicolas Bobet, Véronique Colombo, Sylvie Meyzenc, Pierre Lafargue, Bruno Loustalan Directeur de l’information : Bruno Loustalan : 06 77 04 95 83 bruno.loustalan@wanadoo.fr Réalisation : Valeurs du Sud. Tél. 05 59 140 140 Conception graphique : Valeurs du Sud. Sonia Saint-Jean : s.saintjean@cotepresse.com Régie publicitaire : Plus Médias – 05 35 53 60 50 contact@plus-medias.com Immatriculation : N°ISSN 2261-8783 Imprimeur : Zeroa Multimedia – Huarte (Navarre) Editeur : Osasuna magazine est une publication du cluster Osasuna : Estia 2, Technopole Izarbel, 64 210, Bidart, Tel : 05 59 43 54 51, mail : contact@osasuna.fr Photos : Fotolia sauf mentions Ne pas jeter sur la voie publique


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le saviez-vous ? 3 500

Recyclage des poches de perfusions

Adhap Services-ek bere bazkideak mobilizatzen ditu Téléthonaren alde Adineko pertsonei eskainia zaien aste urdinaren karietara, Adhap Servicesek, sorkuntza atelier bat antolatu du bere hartzedunekin. Bakoitzak bere moldean, haren gustu eta ahalen arabera, Eguberriko bola bat ala gehiago egin du, Téléthonaren alde salduak izateko. Jarduera jostagarri hau horrela, elkartze, trukatzea (belau-

BAyONNE

Un nouveau bâtiment… Le nouveau bâtiment en demi lune du Centre Hospitalier de la Côte Basque, sur le site de St Léon à Bayonne, est désormais  en  fonctionnement. Vous y trouverez les services de Neurochirurgie et de Neurologie au premier étage, les services  de  Chirurgie Vasculaire, de Chirurgie Viscérale et de  Chirurgie  Urologique  au second, l’Hôpital de semaine de Médecine, de Rhumatologie  ainsi  que  les  services d’Oncologie  et  de  Maladies Infectieuses au 3ème niveau.

du Dr O

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L

A  l’occasion  de  la  Semaine Bleue, dédiée aux personnes âgées,  Adhap  Services,  a  organisé un atelier créatif avec ses  bénéficiaires.  Chacun  à leur  manière,  selon  leurs goûts et leurs aptitudes, ont confectionné  une  ou  plusieurs boules de Noël, destinées à être vendues au profit du Téléthon. Cette activité ludique était ainsi placée sous le  signe  de  la  rencontre,  de l’échange  (intergénérationnel) et de la solidarité. Les personnes  ne  pouvant  se déplacer ont, elles aussi, eu la possibilité  de  s’associer  à cette action solidaire : des ateliers individuels ont été organisés à domicile dans le cadre des prestations de gardes actives déjà en place. Une  exposition  dans  les  locaux d’Adhap Services présente les créations des parti-

na su

Adhap Services mobilise ses adhérents pour le Téléthon

cipants. Chacune d’entre elles est vendue au profit du Téléthon. L’intégralité de la recette sera  reversée  à  l’AFM  pour soutenir la recherche et l’aide apportée aux malades. L’exposition se tiendra du 15 novembre  au  07  décembre prochains  dans  les  locaux Adhap Services : du lundi au vendredi  de  9h  à  12h  et  de 14h à 18h. 33 av Larochefoucauld - Anglet Tél. : 05 59 31 59 11

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ANGLET

naldiaren artekoa) eta elkartasunaren inguruan antolatua izan da. Mugitzen ahal ez diren pertsonek ere, elkartasunezko ekintza honetan parte hartzeko aukera izan dute: norbanako atelierak etxeetan antolatuak izan dira, jadanik lekuan diren zaintza aktibo zerbitzuen bitartez. Adhap Serviceseko aretoetan ezarri erakusketa batek parte hartzaileen sorkuntzak aurkezten ditu. Hauetariko bakoitza Téléthonen alde saldua da. Diru sarrera guziak AFM-i emanak izanen zaizkio, ikerketa eriei ekarri laguntza sustengatzeko.   Erakusketa, heldu diren azaroaren 15etik abenduaren 07ra iraganen da, Adhap Services aretoetan: astelehenetik ostiralera 9:00etatik 12:00etara eta 14:00etatik 18:00etara, 33 Larochefoucauld etorbidea Angelun, tel: 05 59 31 59 11

Osa Dr

© Adhap Services

LE CLUSTER OSASUNA participait dernièrement aux 24h de l‛innovation à l‛ESTIA à Bidart sur le projet : Recyclage des poches de perfusions. Le but était de développer, en équipe, des concepts et des productions créatives et innovantes. Concernant les poches à perfusion, 5 étudiants du CRED de Bordeaux ont étudié le sujet. Tous leurs résultats et découvertes seront présentés prochainement.

Rhume ou grippe ? 

Fièvre, maux de tête et fatigue, comment savoir si c'est une grippe ou un rhume ? Vous ne pouvez pas vous tromper. Dans la très grande majorité des cas, la grippe s'accompagne de tels symptômes que vous ne pouvez pas la confondre avec un rhume ou une autre infection hivernale. En cas de rhume, le nez coule, on se sent faible et fatigué. Parfois surviennent des douleurs musculaires, mais elles sont peu intenses. Ces symptômes sont peu marqués. A l'opposé, la grippe est beaucoup plus agressive. Les symptômes sont très intenses et d'apparition brutale (fièvre élevée, fatigue importante, grande faiblesse, douleurs musculaires, courbatures) avec un sentiment de malaise général intense. Ces symptômes clouent généralement au lit en quelques heures et pour plusieurs jours.

Les

3500 de pièces ont été trouvées par les archéologues de l’Inrap sur les fouilles du site du Prissé qui accueillera la nouvelle clinique de Bayonne en 2015. Certaines remontent à 200 000 ans. Elles seront prochainement exposées au public.

certaines affections chroniques de longue durée prédisposant à des formes graves de la grippe, d'asthme ou de BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive). Depuis l'an dernier, la gratuité du vaccin est étendue aux femmes enceintes à partir du 2e trimestre de grossesse et aux personnes obèses ayant un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 30. Les personnes concernées par la gratuité du vaccin contre la grippe reçoivent un bon de l'Assurance maladie, avec lequel, elles peuvent obtenir leur vaccin directement en pharmacie, sans avoir besoin d'une ordonnance de leur médecin. Ensuite, l'acte vaccinal peut être soit réalisé par le médecin, soit par une infirmière libérale. Mais le vaccin s'adresse à tout le monde. Si l'on veut rester actif et ne pas prendre le risque de rester cloué au lit pendant une semaine, il est fortement recommandé de se faire vacciner, même si l'on n'appartient pas aux populations à risque.

Pensez à vous faire vacciner Consultez vite

Les personnes à risque sont invitées à se faire vacciner le plus tôt possible contre la grippe saisonnière. La grippe saisonnière touche 2 à 7 millions de personnes en France chaque hiver, causant de 2 500 à 3 000 décès (et 500 000 dans le monde !). La vaccination représente le seul moyen de se prémunir contre le virus de la grippe. Il est pris en charge à 100% par l'Assurance maladie (il est donc gratuit) pour les personnes de 65 ans et plus et pour celles qui souffrent de

Si vous n’êtes pas vacciné, il est important de consulter vite, dès les premiers symptômes. En effet, s'il n'existe aucun traitement contre le rhume, en revanche, il existe un médicament antiviral contre la grippe. Ce traitement, s’il est pris rapidement, permet de guérir une grippe en un à deux jours ou d'atténuer fortement les symptômes. Il est donc primordial de consulter très rapidement son médecin pour qu'il vous prescrive ce traitement.

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le saviez-vous ? à partir de 50 ans, c’est tous les deux ans AU COURS DE SA VIE, près d'une femme sur huit sera confrontée au cancer du sein qui

met en général plusieurs années à se développer. Il est donc essentiel, dès 50 ans, de participer régulièrement au dépistage organisé afin de pouvoir traiter au plus vite d'éventuelles anomalies. Le centre Pyradec adresse tous les deux ans une invitation à toutes les femmes de 50 à 74 ans. Si vous ne l'avez pas reçue, parlez-en à votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre radiologue ou contactez le centre PYRADEC au numéro vert : 0 800 77 99 58 (appel gratuit depuis un poste fixe).

Pays basque

Eraikin berri bat… Baionako St Léon gunean dagoen Euskal Kostako Ospitaleko eraikin berria, borobil erdian emana, engoitik ibiltzen da. Lehen solairuan neurokirurgia eta Neurologia zerbitzuak aurkituko dituzue, bigarrenean Erraietako Kirurgia eta Urologia Kirurgiakoak, eta hirugarren mailan, Medikuntzako asteko, Errumatologia bai eta Onkologia eta Infekzio Eritasunenak.

DES ACTIONS  INNOVANTES

BAyONNE

…Et nouveaux stationnements

L

a CPAM de Bayonne assiste depuis 2009 les futures mamans grâce à un “parcours d’accompagnement de la maternité”. Ce parcours a pour but de simplifier les échanges entre la CPAM et les futures mamans et leur donner accès à un bouquet complet de droits, de services pratiques et d’offres de prévention. Parmi les temps forts du “parcours maternité”, la CPAM et la CAF de Bayonne animent chaque mois des réunions collectives à Bayonne, Saint-Palais et Saint-Jean-de-Luz, dans lesquelles sont délivrées des informations précises et pratiques (indemnisation du congé maternité, paternité, allocations familiales versées, modes de garde...). Ces réunions sont très appréciées par les participantes : 96 % des femmes qui y participent se déclarent très satisfaites des informations transmises. Le “parcours maternité” s’enrichit d'autres services, comme le programme d'accompagnement du retour à domicile pour les femmes venant d'accoucher. Il est proposé depuis cet été aux mamans qui accouchent au Centre Hospitalier de la Côte Basque et depuis septembre dans la clinique Lafourcade à Bayonne. En savoir plus : www.ameli.fr/assures/votre-caisse-bayonne/index_bayonne.php

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La  nouvelle  organisation  du stationnement  est  en  place au CHCB de Bayonne afin de fluidifier le stationnement et d'améliorer  les  conditions d'accès  des  patients,  des  familles  et  des  visiteurs.  Les Parking P1 et P2 sont gratuits pour  un  stationnement  de courte  durée.  Le  parking  relais P3 de la Floride reste gratuit  pour  un  stationnement de  longue  durée  et  une  na-

5 C’est le nombre de lits de soins palliatifs reconnus à la clinique Paulmy de Bayonne.

vette gratuite « Express'HO » est  à  votre  disposition  pour rejoindre le site de St Léon.

…Eta aparkaleku berriak Aparkalekuaren antolaketa berria plantan da Baionako EKO-n, aparkatzea arindu eta eri, famili eta bisitarien sarbide baldintzak hobetzeko gisan. P1 eta P2 aparkalekuak urririk dira epe laburreko aparkatze baterako. Floridako P3 bitarteko aparkalekua urririk gelditzen da iraupen luzeko aparkatze baterako eta « Express'HO » dohaineko nabeta bat aurkituko duzue bertan St Léon gunera hurbiltzeko.

PAyS BASqUE

Twitter pour être informé Pour que les patients restent informés sur le regroupement des  cliniques  de  Bayonne avec la construction du nouvel  établissement  sur  le  site du Prissé (voir Osasuna Magazine du mois de septembre),

le groupe Capio Pays basque a créé un compte sur Twitter : @CapioBayonne. Vous y trouverez  aussi  l’actualité  médicale  des  différents  services des établissements.

Twitatu informatua izateko Eriek, Baionako klinika eta Prissé guneko establimendu berriaren arteko batzeari buruzko berri izan dezaten (ikus iraileko Osasuna Magazine), Capio Euskal Herri taldeak kontu bat ireki du Twitter-en: @CapioBayonne. Establimendu zerbitzu desberdinetako mediku aktualitatea ere aurkituko duzue bertan.

PAyS BASqUE

Résultats d’analyses sur Internet Les laboratoire Darrasse et Associés viennent de mettre en place un serveur qui permet aux  patients  de  pouvoir consulter  directement  leurs résultats d’analyses sur internet d’une manière sécurisée avec une clé de cryptage.  Le principe  est  simple,  lors  de


le saviez-vous ? 70% C’est le pourcentage des infections transmises par l’intermédiaire des mains. Il est donc important de se laver régulièrement les mains, en particulier en hiver.

DAx Portes ouvertes du thermalisme Les portes-ouvertes du thermalisme se dérouleront sur le Grand Dax les 22, 23 et 24 novembre prochain. Cette opération, initiée par le cluster thermal aquitain AQUI O Thermes, est menée en collaboration avec les Offices de tourisme de Dax et SaintPaul-Lès-Dax, la Communauté d’Agglomération du Grand Dax et les établissements thermaux. L’occasion pour tous de découvrir ce qui fait du Grand Dax la 1ère destination thermale de France. La station thermale du Grand Dax, c’est une histoire, un lieu symbolique du thermalisme avec 18 établissements thermaux et environ 70 000 curistes chaque année. Au programme, visite de TerDax, le centre de fabrication du péloïde de Dax, expositions, découvertes des établissements thermaux, café thermalisme… En savoir plus : www.aquiothermes.fr

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Navarre-Cote basque en tête SELON UNE ETUDE de l’observatoire régional de la Santé en Aquitaine, le territoire de Navarre-Côte basque regroupe près de 360 médecins généralistes libéraux, soit 133 pour 100 000 habitants. Cette densité, nettement supérieure à la valeur française, est la plus forte d’Aquitaine. Il en est de même pour les infirmiers et les chirurgiensdentistes libéraux. Concernant le dispositif en faveur des personnes âgées, le territoire se caractérise par une capacité d’accueil supérieure à la moyenne régionale dans les établissements médicalisés. En savoir plus : www.ors-aquitaine.org

l’enregistrement de votre dossier,  un  code  confidentiel vous  est  remis.  Une  fois  le dossier terminé , donc signé par  le  biologiste,  vous  êtes prévenus par une alerte mail que vos résultats sont disponibles. À l'aide de votre code confidentiel,  vous  accédez alors  au  serveur  du  laboratoire  et  vous  pouvez  les consulter.  Une  procédure  différente permet à votre médecins prescripteur d’accéder à ces informations. Ainsi, le déplacement au laboratoire est supprimé et les résultats sont plus rapidement accessibles.

BAyONNE

Accouchement sur Skype Première à la maternité de la clinique  Lafourcade  de Bayonne : le papa en déplacement professionnel au Tchad a pu assister à l’accouchement de sa femme à Bayonne grâce à  internet  et  une  connexion

Azterketa emaitzak Interneten Darrasse et Associés laborategiek, eriei haien azterketa emaitzak molde segurtatuan eta kriptatze gako baten bitartez zuzenki kontsultatzea ahalbidetzen dien zerbitzari bat plantan ezarri dute. Printzipioa sinplea da, zuen dozierra hartzen delarik, isilpeko kode bat ematen zaizue. Dozierra bukatua delarik, eta beraz biologoak izenpetua duelarik, zuen emaitzak eskuragarri direla mail alerta batek abisatzen zaituzte. Zuen isilpeko koderen bitartez orduan, laborategiko zerbitzarira helduko zarete eta kontsultatzen ahalko dituzue. Beste mota bateko prozedura bati esker zure etxeko sendagilea informazio hauetara hel daiteke.   Honela, ez da gehiago laborategira joaterik eta emaitzak fiteago lor daitezke. 

skype. Le personnel médical a en effet installé une webcam dans  la  salle  de  travail  et  le père  a  eu  les  images  de  son bébé en direct sur son ordinateur. Félicitations aux parents.

Erditzea Skype-n Lehen aldia Baionako Lafourcade klinikan: Tchaden lana-

rengatik zegoen aita batek haren emaztearen erditzea zuzenean segitu ahal izan du internet eta skype konexio bati esker. Mediku langileek webcam bat ezarri dute lan gelan eta aitak haren niniaren irudiak bere ordenagailuan zuzenki eskuratu ditu. Goresmenak gurasoei.

t a b é d e c n e r é f n o C

L

LIR » IL IE  V E  L E R IV  V BIARRITZ : «

a Senior compagnie de Biarritz organise le jeudi 29 novembre prochain au Colisée une conférence-débat ouverte à tous sur : « Vivre le vieillir : la dépendance Alzheimer et ses conséquences chez la personne âgée à domicile ». Cette soirée débat a pour objectif d’apporter aux professionnels en charge des personnes âgées à domicile et en institution de nouveaux éclairages sur les questions liées au vieillissement (dépendance Alzheimer, perte d’autonomie, qualité de vie du couple âgé à domicile…). Elle est également ouverte gratuitement au public, afin d’informer les familles sur la nécessité d’une prise en charge encadrée et coordonnée d’un patient âgé vivant à son domicile.

DérouLEMEnt DE LA SoIréE : 19h : Accueil des participants. 19h30 : introduction de la conférence par Julien Servat, Gérant Senior Compagnie Biarritz et par Juliette Séguéla, adjointe à la mairie de Biarritz en charge de l’action sociale. 19h40 : Bernard Duperrein, Maître de conférence en sociologie et anthropologie : « Vieillir chez soi, vieillir ailleurs ». 20h40 : Dr Zapata, Gériatre praticien hospitalier chargé de l’équipe mobile de gériatrie du Centre Hospitalier intercommunal de la Côte Basque interviendra sur « l’évaluation gériatrique ». 21h10 : Dr Azanza, Médecin Gériatre et Mr Gibert, psychologue, fondateurs et animateurs du café Alzheimer à Bayonne témoigneront de leur expérience. 21h40 : table ronde, Questions/Réponses. 22h buffet de clôture. Le débat sera animé par Benoît Goblot, consultant Seniors

Pour tout renseignement et confirmer votre présence : Julien SErVAt / Christine SALLABErrY téléphone : 05 59 26 79 76 ou 06 20 26 15 08 ; julien.servat@senior-compagnie.fr

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ils témoignent Claudine Baylacq, patiente

TOkI EDER Au cœur d’un parc boisé centenaire

« Une nouvelle vie s’ouvre à moi »

Toki Eder, association à but non lucratif, régie par la loi de 1901, accueille à Cambo au cœur d’un parc  boisé  centenaire,  des adultes des deux sexes. L’établissement spécialisé en pneumologie et cardiologie compte 151 lits dont 4 places d’hospitalisation à temps partiel et 7 lits Médecine, répartis en chambres double ou particulière. ■ Pneumologie : rééducation et réadaptation respiratoire dans le cadre d’asthme, bronchite chronique,  emphysème,  dilatation des bronches, fibroses, suites de chirurgie  thoracique,  suite  de réanimation  respiratoire  suite d'infections  broncho-pulmonaires, tous types d'insuffisance respiratoire,  tumeurs  bronchopulmonaires, assistance respiratoire (y compris par trachéotomie). ■ Cardiologie : suites de chirurgie  cardiaque  (pontages,  prothèses valvulaires) et vasculaire, traitement  et  surveillance  des troubles du rythme, rééducation et  réadaptation  du  coronarien, réadaptation  de  l'insuffisance cardiaque, surveillance de cardiopathies sévères, réadaptation de l'artérite des membres inférieurs. ■ Le plateau technique est constitué d’un  service  respiratoire,  d’un  service  cardiaque, d’un service de radiologie. ■ Rééducation et réhabilitation cardio-respiratoire : le cadre de santé kinésithérapeute coordonne votre programme individualisé de kinésithérapie en collaboration avec votre médecin.  Son  équipe  (9  kinésithérapeutes et 1 éducateur d'activités physiques  adaptées)  prend  en charge votre rééducation : drainage,  ventilation  dirigée,  stretching,  relaxation,  travail musculaire. Le réentraînement à l'effort avec ou sans oxygène se fait sur bicyclettes, sur tapis roulant et musculation segmentaire. 3  salles  de  rééducation  et  une  salle  de  relaxation  sont  à  disposition.

© Patrick Tohier/Photomobile.

Claudine Baylacq a été hospitalisée un mois au centre cardio-respiratoire Toki Eder de Cambo. Témoignage.

Pourquoi avez-vous été hospitalisée au centre médical Toki Eder à Cambo ? C’est mon pneumologue qui a  décidé  cette  hospitalisation. En effet, je fume depuis l’âge de 15 ans et depuis un an  j’étais  victime  d’une  sévère diminution de ma capacité  respiratoire.  Ainsi,  alors que j’étais plutôt sportive, je ne  pouvais  plus  monter  un étage  à  pied.  C’était  réellement  invalidant  puisque même la marche sur le plat me demandait un réel effort.

www.toki-eder.com Tél : 05 59 93 56 00 Le magazine de la santé au Pays Basque

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cile tous les jours, mais avec l’aide des équipes toujours à votre écoute et prêtes à vous motiver  et  vous  remettre dans les rails quand arrive un coup de mou, le programme est très bien fait.

Vous avez passé 15 jours en hospitalisation complète et 15 jours en hospitalisation de jour. Quel type de séjour avez-vous préféré ? Bien  entendu  l’hospitalisation  de  jour.  Le  soir,  on  est évidemment mieux chez soi que  dans  un  établissement de soins même si dans mon cas,  l’hospitalisation  complète  ces  15  premiers  jours était indispensable. On bénéficie d’un vrai savoir-faire et « J’ai bénéficié d’un programme adapté d’une  réelle  motivation  veet les progrès ont été fulgurants ». nant  des  personnels  mais aussi des autres patients. Cet de  kiné,  je  faisais  difficileJ’étais tout le temps fatiguée, environnement vous met en il  fallait  vraiment  faire ment  20  minutes  de  vélo confiance et vous aide à proquelque chose. puis, je suis passée progressigresser. vement  à  30,  40  et  mainteMaintenant, je ne fume plus, Comment s’est passé nant 50 minutes. De jour en je  respire  bien  mieux  et  je votre séjour ? jour j’ai pu peux  vivre  à  nouTrès bien. En un mois, grâce constater « le programme veau normalement concrète- est très bien fait » aux médecins, aux kinésithéen  reprenant  mon ment  les rapeutes, aux infirmières, à la travail et mes activiaméliorations et aujourd’hui psychologue, et à l’ensemble tés. C’est une nouvelle vie qui des personnels, j’ai pu bénéje peux monter à pied dans s’ouvre à moi ! ■ ficier  d’un  programme ma chambre qui est au 3ème ➜ En savoir plus : adapté  et  commencer  à  étage. Les résultats sont là et www.toki-eder.com c’est  vraiment  motivant  de retrouver ma capacité respiretrouver une vie normale. Je ratoire.  Les  progrès  ont  été ne dis pas que cela a été fafulgurants. Au début, en salle


zoom sur...

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Laboratoire Bio-Océan : service d’Assistance Médicale à la Procréation

« C’est d’abord un travail d’équipe »

L

e  premier  « bébé  éprouvette » français a aujourd’hui 30 ans ! Amandine se porte très bien et ses parents sont comblés.    En  1987,  le  Centre  Fivete Côte Basque (C.F.C.B.) a été créé sous  l’impulsion  des  Drs  Pierre Molia et Jean Louis Clavère, à la clinique  Lafargue  de  Bayonne. L’équipe s’est peu à peu étoffée et accueille aujourd’hui 7 praticiens. Situé maintenant à Lafourcade, il est  le  seul  centre  agréé  d'assistance  médicale  à  la  procréation (ou AMP) sur la Côte Basque et les Landes. Plusieurs milliers de couples ont déjà fait appel à ce service,  donnant  naissance  à plusieurs centaines d’enfants depuis  1990.    C’est  un  centre  de proximité, à taille humaine  et « même si nous sommes satisfaits des résultats, il faut toujours rester humble devant le défi que représente l'obtention d'une grossesse

» précise le Dr Sylvain Bourrinet. En France, l’infertilité constitue un véritable problème de santé publique puisque 15% des couples consultent un médecin au moins une fois pour un problème d'infertilité.  Un des facteurs influençant la fertilité du couple est l'âge de la femme. Il joue un rôle très important  puisqu’à  partir  de  37  ans, d’une  part  les  chances  de  grossesses s’amenuisent de façon très importante et d’autre part il y a une  augmentation  des  fausses couches.

15% des couples consultent Le nombre d’AMP est en augmentation, et elle est plus importante au niveau local que national : en France, le nombre d’AMP est passé de 101 644 à 113 964 (+12%) en 5 ans,  pendant  qu’à  Bayonne,    le nombre  est  passé  de  288  à  436

Une filière performante Début 2009, les maternités de Capio Bayonne (Lafargue et Lafourcade)  ont  été  réunies  sur  le  site  de  la  Clinique  Lafourcade  pour conserver les atouts de chaque établissement, tout en renforçant la qualité et le professionnalisme des équipes. Cette nouvelle maternité de Capio avec 20 lits, assure à chaque patiente une prise en charge personnalisée tout au long de sa grossesse et un suivi individualisé au cours du séjour. L’établissement dispose d’un plateau technique complet, intégré au bloc chirurgical. Sa proximité avec la maternité représente un gage de sécurité autant pour la mère que pour l’enfant. Chaque années, 1350 bébés voient le jour à la clinique Lafourcade ou 6 obstétriciens et 15 sage-femmes assurent la qualité de la prise en charge. C’est donc en toute logique que le centre d’AMP s’est installé à la clinique Lafourcade en janvier dernier afin de bénéficier de cette filière performante mère-enfant réalisée par le groupe Capio Pays basque. A noter que la maternité est membre du réseau périnatal d’Aquitaine. A ce titre, elle bénéficie de conventions avec les établissements  de  niveau  II  et  III  pour  assurer  la  continuité  des  soins  de réanimation néonatale.

© Patrick Tohier/Photomobile.

Pour avoir un enfant, de plus en plus de couples font appel à l'assistance médicale à la procréation. A Bayonne, le seul service spécialisé, aujourd’hui à la clinique Lafourcade avec le laboratoire Bio- Océan, est actif depuis 25 ans.

L’équipe du Centre Fivete Cote Basque (C.F.C.B.) de Bayonne. C’est le seul centre agréé d'assistance médicale a la procréation (AMP) sur la Cote Basque et les Landes.

(+51%). Ainsi, l’année dernière, au centre  de  Bayonne,  plus  de  300 couples ont été pris en charge et près de 100 bébés sont nés grâce au  travail  des  Dr  Pierre  Molia, Marie  Hélène  Harran,  Roland Briend et Hervé Campy ainsi que des biologistes du laboratoire Ax Bio Océan, les Dr Sylvain Bourrinet, Geneviève Cous et Jean-Louis Clavère.  A titre de comparaison, en  2007,  les  chiffres  étaient  de  57 enfants pour 235 couples.

D’énormes progrès Le  Dr  Pierre  Molia  explique :  «  cette  augmentation  est  due  à deux raisons principales. D’abord les couples veulent des enfants de plus en plus tard et on sait bien qu’une femme voit sa fertilité diminuer dès l’âge de 30 ans, et de façon beaucoup plus nette après 37 ans. Ensuite, on constate une infertilité accrue en raison de nos modes de vie et de notre environnement. »  Ces  trente  dernières  années,  les connaissances en matière de reproduction  ont  fait  d’énormes progrès.  De  nouveaux  examens

biologiques et de nouvelles techmener une vie normale » précise niques de pointe ont permis une le Dr Hervé Campy. meilleure  compréhension  des Un service d ‘AMP, c’est d’abord un mécanismes d’infertilité et de la travail d’équipe. Un gynécologue prise en charge des couples. Mais, ne  pourrait  rien  faire  comme l’explique le Dr Marie-Hésans  un  biologiste  et  vice lène  Harran  :  «  il  n’en  reste  pas versa. Quand un couple fait appel moins qu’un couple qui fait appel au C.F.C.B, toute l’équipe se réunit à une procédure pour  étudier  le d'assistance médans « aider les couples dossier  dicale  à  la  protoutes  ses  dia avoir des création,  part mensions  et  les enfants, n’est pas pour un véritable décisions  sont un acte anodin » parcours,  une prises  en  comaventure  ».    En mun. Plus globaeffet, outre le bilan d'infertilité qui lement, il faut savoir que tous les est déjà une épreuve pour le coucentres  travaillent  en  réseau  et ple, il faudra ensuite se rendre diséchangent  régulièrement  leurs ponible pour les consultations, les expériences au niveau régional et examens  et  les  protocoles,  avec national.  «  Aider  des  couples  à en cas de fécondation in vitro, des avoir des enfants n’est pas un acte contrôles échographiques et bioanodin. C’est un réel engagement logiques  fréquents  durant  une pour le couple et pour l’ensemble quinzaine de jours.  des équipes médicales » conclut le Dr Sylvain Bourrinet. ■

Un réel engagement Voilà pourquoi une psychologue fait également partie du service. « Ceci  étant  dit,  nous  arrivons  à adapter les traitements pour que le  couple  puisse  continuer  à

➜ En savoir plus : http://www.bioocean64.com/accueilFIV.html Téléphone : 05 59 52 78 78

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zoom sur...

L’équipe du C.F.C.B Témoignage

« L’important, c’est la confiance » © Art & Lumières

Après un traitement suivi au C.F.B.C. de Bayonne, Céline Teste est aujourd’hui la mère de deux superbes jumelles de 22 mois.

Premier centre agréé d’AMP sur la Côte Basque et des Landes, le C.F.C.B. regroupe les compétences d'une équipe pluridisciplinaire. Le centre a d’abord été basé à la clinique Lafargue, puis à la clinique Lafourcade depuis début 2012. Les buts du C.F.C.B. sont de résoudre les problèmes d'infécondité en menant à terme des grossesses normales, mais aussi de donner l'assurance aux couples inféconds que tout a été fait, raisonnablement, pour obtenir une grossesse. Faustine et Garence apportent un vrai bonheur à leurs parents

Le centre comprend : ■ Une unité clinique constituée de médecins gynécologues, obstétriciens : Marie-Hélène Harran, Pierre Molia, Roland Briend et Hervé Campy. Un laboratoire de biologie de la reproduction (Ax Bio Ocean) qui s'occupe des aspects biologiques des AMP : dosages hormonaux, dosages sérologiques de sécurité sanitaire d'infertilité avant toute AMP, surveillance de l'induction d'ovulation, préparation des gamètes, fécondation, micro-injection, culture des embryons, congélation et conservation des embryons. Les locaux comprennent deux laboratoires, une salle de conservation des embryons, deux pièces réservées au recueil de sperme.

L’équipe est constituée de 3 médecins et pharmaciens biologistes : Geneviève Cous, Sylvain Bourrinet, et Jean-Louis Clavère, et de 3 techniciennes : Dominique Taraffo, Christelle Lannemayou et Sandrine Pérez..

Une psychologue, Amaïa Montes.

Des correspondants gynécologues, radiologues, urologues sur la Côte Basque et les Landes.

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Comment s’est passé votre Durant le traitement, aveztraitement ? vous pu continuer à vivre Finalement plutôt bien car cela a normalement ? duré 2 ans, ce qui est relativement Oui, en particulier grâce à la proxicourt  pour  une  AMP.  En  fait,  la mité  du  centre  et  à  l’humanité première tentative a été la bonne, des équipes médicales et des bionous avons donc été très chanlogistes.  Malgré  la  lourdeur  du ceux. Ceci étant dit, d’un point de traitement,  on  arrive  à  adapter vue psychologique, l’attente a été son emploi du temps. J’ai donc pu plus difficile à supporter pour moi continuer  à  travailler  et  à  vivre que pour mon mari. normalement.  Le Je  me  suis  découservice est à taille « J’ai pu vert des sentiments continuer à vivre humaine,  on  est de jalousie que je ne normalement » vraiment  pris  en me connaissais pas.  charge en bénéfiJe ne supportais plus mes amies ciant  d’une réelle écoute. On est qui avaient des enfants ou étaient en confiance et c’est le plus imenceintes.  L’image  même  de  la portant. maternité  chez    les  autres  était Vous avez monté l’association pour moi très douloureuse.  Mais Espoir d’enfant 64.40 (1), la  disponibilité  des  équipes  du pourquoi ? centre de Bayonne et les discusIl faut savoir que l’échange de pasions  avec  des  couples  qui roles  est  primordial.  Il  faut  être avaient  eu  le  même  traitement passé par là pour comprendre ce m’ont vraiment aidé.

que c’est. C’est un parcourt long et  difficile.  Les  confrontations d’expériences  apportent  beaucoup car on parle le même langage. Le but de l’association est de libérer la parole en mettant en relation ceux qui ont vécu le traitement et ceux qui sont en train de le vivre. Comment se portent vos deux jumelles ? Merveilleusement bien. Elles sont joyeuses, gourmandes et parfois espiègles...  C’est un vrai bonheur. ■ (1) L’association « Espoir d’enfant 64.40 » tient une permanence tous les 1er vendredis de chaque mois à partir de 19h30. Salle Ferdinand Darrière Rue Pierre Lacouture à Boucau Renseignements : 06 61 49 69 19  ou 06 43 62 48 23,  Mail : espoirdenfant64.40@hotmail.fr


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zoom sur... Différentes techniques

De la conception in vitro au transfert d’embryons L’AMP s’entend des pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, la conservation des gamètes et des embryons, le transfert d’embryons et l’insémination artificielle.

L

Voici les différentes techniques

➜ Insémination artificielle (IAC) : c’est la technique d’AMP la  plus  simple  et  la  plus  ancienne. Le plus souvent, un traitement de stimulation préalable est prescrit à la femme afin d’ob-

© Patrick Tohier/Photomobile.

a fertilité ou fécondité est définie comme l’aptitude à obtenir une grossesse. Un couple est donc dit fertile ou fécond s’il a obtenu une grossesse. Dans le cas contraire il est dit infertile ou infécond, et l’on parle d’infertilité.  La fécondabilité est la probabilité mensuelle d’obtenir une grossesse. Dans l’espèce humaine elle est d’environ 25%. De nouvelles techniques de pointe ont permis une meilleure compréhension Toutefois  elle  est  très  variable des mécanismes d’infertilité et de la prise en charge des couples. dans  la  population.  Lorsque cette  probabilité  est  nulle,  on ■ 2ème étape : la ponction follitenir le développement d’un ou parle de stérilité (incapacité toculaire (nécessitant une courte deux  follicules  (structure  ovatale de procréer naturellement). hospitalisation).  rienne qui contient l’ovule). Le Lorsqu’elle  est  faible  (<5%)  on ■ 3ème étape : la préparation des développement folliculaire est parle  d’hypofertilité.  De  cette gamètes (cellule reproductrice : suivi par échographie et prise de notion découle celle de délai néovocyte ou spermatozïde) au lasang  (dosages  hormonaux). cessaire pour concevoir, c’est-àboratoire.   Lorsque le ou les follicule(s) sont dire le temps qui s’écoule entre ■ 4ème étape : la mise en féconmatures, l’insémination est prol’arrêt de toute contraception et dation.  grammée. L’IAC consiste à dépol’obtention de la grossesse. Il est ■ 5ème étape : le  développeser  des  spermatozoïdes en  moyenne  de  6  mois  et  l’on  préparés en laboratoire dans la ment embryonnaire.  ne  considère  pathologique ■ 6ème étape : le transfert emcavité utérine, le jour de l’ovula(anormal) bryonnaire. tion.  Elle  est qu’un délai suréalisée  sans ➜ Fécondation in vitro avec périeur à 2 ans. « il faut attendre 2 ans hospitalisaICSI : la fécondation in vitro avec avant d’envisager Ce n’est en gétion. La féconICSI consiste en l’injection d’un néral  qu’à  ce un traitement » dation  se  fait seul spermatozoïde dans l’ovoterme que sont selon  le  procyte. Elle s’adresse aux infertiliréalisés  les  explorations  et  les cessus  naturel,  «  in  vivo  » tés  d’origine  masculine.  L’ICSI traitements de l’infertilité. puisqu’elle se passe à l’intérieur impose  une  préparation  spédu corps de la femme. ciale des ovocytes. Pour chacun

➜ Fécondation in vitro (FIV) : ces  techniques  sont  dites  «  in vitro » puisque la fécondation se passe à l’extérieur du corps de la femme.  Cette  technique s’adresse aux infertilités inexpliquées ou d’origine féminine.  ■ 1ère étape : la stimulation. 

des ovocytes, un spermatozoïde est choisi en fonction de son aspect  et  de  sa  mobilité.  Cette micro-injection est renouvelée pour chaque ovocyte fécondable.  Les  étapes  suivantes  sont identiques à celles de la fécondation in vitro classique.

Quelques chiffres Il faut être vigilant sur les résultats des centres d’AMP et savoir exactement  de  quoi  l’on  parle :  une grossesse peut être uniquement biologique (prise de sang positive, mais  aucune  image  embryonnaire  à  l’échographie),  échographique,  évolutive  ou  non…  les résultats peuvent donc être exprimés de multiples façons : taux de grossesse par tentative, par transfert d’embryon, taux d’accouchement, taux d’enfants nés vivants, taux de retour à la maison avec au moins un enfant, etc… Il est important de connaître également  le  pourcentage  de  grossesses multiples qui est un reflet de  la  qualité  des  pratiques  des équipes, le but étant d’en avoir le moins possible. Les comparaisons entre les résultats des centres sont difficiles car les pratiques peuvent varier d’une équipe à l’autre, et les populations traitées ne sont pas toujours équivalentes  (âge  des  patientes  notamment). Néanmoins,  à  titre  informatif,  le C.F.C.B obtient des résultats largement en accord avec les résultats nationaux. Par  ailleurs,  le  C.F.C.B  est  le  premier  centre  d’Aquitaine  a  avoir mis en œuvre les techniques les plus  modernes  de  congélation

embryonnaire  dès  septembre 2011 ; ces techniques n’étant autorisées par la loi que depuis juillet  2011.  Les  premiers  résultats sont  spectaculaires,  puisqu’en 2012,  sur  16  transferts  d’embryons congelés, 5 patientes ont démarré une grossesse évolutive, ce  qui  est  nettement  supérieur aux résultats des techniques plus anciennes. 70%  des  couples  qui  se  lancent dans un programme d’assistance médicale à la procréation de type FIV aboutissent à leur projet parental que ce soit grâce aux techniques médicales intraconjugales, à une grossesse spontanée, à des dons de gamètes ou à l’adoption. Près  d’un  enfant  sur  30  nait  aujourd’hui grâce à ces techniques d’AMP, soit environ 3% des naissances. Depuis  fin  2006,  les  professionnels de santé ont l’obligation de déclarer à l’Agence de la biomédecine tous les événements indésirables qui peuvent survenir au cours  du  processus  d’AMP. L’Agence a donc mis en place un dispositif  spécifique,  l’AMP  vigilance,  pour  recueillir  et  analyser ces  déclarations  dans  un  but d’évaluation et d’amélioration des pratiques. Elle réalise un bilan annuel  des  déclarations  d’événements indésirables. ■

% de grossesses échographiques % accouchements

% enfants nés vivants

CFCB 2011

France*

CFCB 2011

France*

CFCB 2011

France*

20,4%

12,6%

16,5%

12,6%

20,4%

10,6%

FIV

26,0%

24,1%

20,7%

19,5%

23,1%

21,7%

ICSI

29,3%

25,5%

Transfert d’embyons congelés

23,3%

18,3%

13,3%

13,2%

13,3%

13,9%

IAC

(Insémination Artificielle avec sperme du Conjoint)

*rapport 2011 de l’agence de la biomédecine

➜ Congélation des embryons surnuméraires : La congélation embryonnaire est une méthode habituelle  pour  conserver  les embryons  par  refroidissement et conservation à basse température. Ils peuvent être alors décongelés à une date ultérieure et  transférés  dans  l’utérus,  offrant  une  chance  supplémentaire de concevoir. Au cours du processus normal de  FIV,  de  multiples  ovocytes peuvent  être  stimulés,  ponc-

tionnés et fécondés. Ceci peut permettre  d’obtenir  des  embryons  supplémentaires  par rapport au nombre que le couple désire voir transférer en une fois  dans  l’utérus.  Si  ces  embryons supplémentaires sont de bonne  qualité  pour  pouvoir supporter les procédés de cryoconservation, celle-ci peut être réalisée. ■

➜ En savoir plus : www.agence-biomedecine.fr

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zoom sur...

Dr Sylvain Bourrinet

« Penser à l’intérêt de l’enfant » En quoi consiste votre travail ? Le travail d’un biologiste d’AMP est multiple : il y a la partie diagnostique  avec  les  dosages  et l’interprétation des bilans sanguins d’infertilité, la réalisation des spermogrammes. Une fois le  bilan  d’infertilité  analysé, nous décidons avec les gynécologues, de la conduite à tenir et de la technique la plus appropriée.  Vient  ensuite  la  partie thérapeutique  avec  la  participation du laboratoire à la mise en place et à la réalisation des techniques  d’AMP  :  inséminations intra utérine, fécondation in vitro avec ou sans microinjection (ICSI), congélation de gamètes  et  d’embryons.  Il  y  a enfin  une partie plus administrative avec la réalisation des bilans individuels et annuels que nous  devons  soumettre  à l’agence de la biomédecine, organisme dépendant du ministère  de  la  santé  :  les informations  détaillées  de chaque  tentative  de  chaque

couple  sont  envoyées  à l’agence (c’est obligatoire) ainsi que le récapitulatif annuel des résultats des tentatives. Le ministère  connaît  ainsi  les  pratiques  et  les  résultats  de  tous les centres. En France, aucune pratique  médicale  n’est  aussi encadrée que l’AMP.

questions que se pose en permanence  notre  profession : peut-on traiter tout le monde ? Y  a  t’il  des  limites  morales  et déontologiques à cette prise en charge, et si oui, lesquelles ? Les réponses  sont  à  la  fois  individuelles et collectives car notre activité  est  pluridisciplinaire. Par exemple, quelle est la limite d’âge de prise en charge chez la Quelle est l’éthique en matière femme ? Chez l’homme ? Y a t' de procréation assistée ? il une limite ? Doit-on traiter des C’est une question fondamenpatients atteints de pathologies tale : la loi de bioéthique, votée chroniques  lourdes?  Nous  ne en  1994,  définit  un  cadre devons jamais oublier que la loi éthique et règlementaire pour a été pensée dans la  prise  en l'intérêt  de  l'encharge  des  cou- « la loi ne fant  à  naître,  et ples en AMP : par se discute pas, non  dans  celui exemple, un couelle s’applique » des  futurs  paple ne peut être rents... pris  en  charge Au delà de ces questions, la raaujourd'hui que s'il est constipidité  de  l'éclosion  de  noutué  d'un  homme  et  d'une velles  connaissances,  et  de femme,  vivants  et  en  âge  de l'évolution des mœurs, nécesprocréer.  La  loi  ne  se  discute site une révision régulière de la pas, elle  s'applique. loi : en juillet 2011, la loi a été Néanmoins, ce cadre législatif révisée, mais déjà le débat sur ne  suffit  pas  à  répondre  aux

Dr Hervé Campy

« Nous minimisons les risques » Le Dr Hervé Campy est un des quatre gynécologues obstétricien accrédité AMP de la Clinique Lafourcade de Bayonne.

Quels sont les risques d’une grossesse médicalement assistée ? Le premier risque est celui d'une grossesse multiple de haut rang (supérieur à 2 fœtus évolutifs) et il concerne toutes les techniques d'AMP.  Le  second  ne  concerne que la FIV , il s'agit du risque d'hyperstimulation ovarienne en relation  directe  avec  les traitements de stimulation. Il se manifeste à divers degrés mais le

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plus  grave,  heureusement  très rare,  expose  la  femme  à  des risques médicaux réels. Bien sûr, tout est fait pour minimiser ces deux risques liés au traitement médical.

© Patrick Tohier/Photomobile.

Le Dr Sylvain Bourrinet est un des 3 médecins et pharmaciens biologistes du centre de Bayonne.

Le Dr Sylvain Bourrinet : « L’AMP est au coeur de l’actualité depuis plusieurs années. Elle devrait y rester encore longtemps tant les questions médicales, sociales, morales et sociétales restent nombreuses ».

l'accès  des  couples  homosexuels  à  l'AMP  va  se  poser  à l'assemblée nationale...  De nombreuses associations réclament des évolutions supplémentaires en ce qui concerne les  dons  d'ovules,  les  mères porteuses, les transferts ou inséminations  post  mortem…Il faut  également   prendre  en considération nos voisins européens qui ont des  cadres législatifs différents ; ce qui favorise

le « tourisme procréatif », dont nous sommes témoins chaque jour à Bayonne. L’AMP est au cœur de l’actualité depuis plusieurs années, particulièrement  cette  année  avec l’anniversaire (30 ans !) de notre premier  bébé  éprouvette  français. Elle devrait y rester encore longtemps tant les questions  médicales,  sociales, morales  et  sociétales  restent nombreuses. ■

AMP, le suivi de la grossesse sera voir de ne pratiquer que les techidentique  à  celui  d'un  enfant niques nécessaires à l'aboutisseconçu  naturellement.  Cepenment  du  projet  parental.  Les dant le débat médifférences  à  la dical sur ce le suivi de la naissance sont les sujet  reste mieux  connues grossesse se fait encore  à car  déjà  répertoExiste-t-il des différences étudier de normalement riées  depuis  pluentre un enfant issu d’une façon  plus sieurs années. Les grossesse naturelle et détaillée  et  plus différences à plusieurs années de un enfant conçu exhaustif.  D'une vie de ces enfants issus de l'AMP grâce à l’AMP ? certaine logique sont peu documentées pour un C'est une des quesplus la technique problème de suivi . tions  abordées employée Nous  attendons  beaucoup  du avec  les  couples s'éloigne de la retour des informations qui sont lors  d'une  réunature plus le maintenant  collectées  par nion  d'informarisque  théol'agence de biomédecine auprès tion  proposée  avant rique de difféde  tous  les  couples  pris  en le début de leur prise rence  peut charge en FIV de façon anonyme en charge. Lorsqu'un enexister.  Nous ou  nominative,  le  choix  étant fant  est  conçu  par  une © Patrick Tohier/Photomobile. avons  le  delaissé au couple. ■


11 © Patrick Tohier/Photomobile.

dossier du mois

g n a s u d s i a ç n a r Établissement F

r u e j a m   r u e t c a   n U e u q i l b u p   é t n a s   a l   de

Convaincre les donneurs de sang et le grand public qu’il faut donner et redonner son sang est le défi quotidien de l’Etablissement Français du Sang (EFS), qui dispose d’un site à Biarritz.

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Dr Christiane Zubeldia : « Nous avons une augmentation constante des besoins de sang »

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Deux donneurs témoignent

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Le parcours d’une poche de sang en quatre étapes. Dr Frédéric Bauduer : « Notre collaboration est excellente »

C

réé  le  1er janvier 2000  et  placé  sous la  tutelle  du  ministère en charge de la Santé,  l’Etablissement Français du Sang (EFS) est l’opérateur  civil  unique  de  la transfusion sanguine en France. Il a pour mission d’assurer l’autosuffisance  de  la  France  en produits  sanguins,  avec  un souci permanent de qualité et de sécurité.  Composé de 17 établissements, régionaux  ou  inter-régionaux, dont 14 en métropole, ce service public gère les activités de collecte,  de  préparation,  de qualification et de distribution des  produits  sanguins  labiles, c’est-à-dire  à  usage  thérapeutique, et fournit plus de 1 900

établissements de santé (hôpitaux  et  cliniques)  partout  en France.  L’EFS  est  en  effet  présent sur l’ensemble du territoire avec ses 151 sites fixes de collecte et ses 40 000 collectes mobiles organisées chaque année. 

Un million de malades traités Son  activité  principale  concerne le don de sang, le don de plasma et le don de plaquettes. Grâce à la générosité des donneurs, au professionnalisme de son  personnel  et  l’implication d’un vaste réseau de bénévoles, il répond chaque année aux besoins d’un million de malades. Il assure également l’approvisionnement en plasma du Labora-

toire  Français  du  Fractionnement  et  des  Biotechnologies (LFB) pour la fabrication de médicaments dérivés du sang. Fidèle aux principes fondateurs de  la  transfusion  sanguine, l’anonymat, le bénévolat, le volontariat et l’absence de profit, l’EFS  dispose  pour  le  Pays basque de son site de Biarritz, l’un des dix de la région Aquitaine-Limousin. ■

➜ En savoir plus : Établissement Français du Sang Site de Biarritz (64200) 10 rue Manuel Jaudel Mercredi et jeudi : ouvert de 8h30 à 14h Les autres jours : sur RDV www.dondusang.net

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12 Dr Azzedine Assal

« GéNéROSITé ET SOLIDARITé »

© Patrick Tohier/Photomobile.

dossier du mois

Médecin biologiste, le Dr Azzedine Assal dirige l’Établissement Français du Sang Aquitaine-Limousin. quel est le rôle des sites de Bayonne et de Biarritz de l’EFS ? Les sites de Biarritz et de Bayonne fonctionnent ensemble, Biarritz s’occupant des prélèvements, Bayonne de la biologie, c’està-dire des analyses que l’on fait sur les malades receveurs de produits sanguins. C’est ce que l’on appelle les analyses d’immuno-hématologie, qui consistent à déterminer leur groupe sanguin, un « tout le monde certain nombre de phénotypes et à peut tomber rechercher des anticorps, afin s’assumalade » rer la sécurité de la transfusion sanguine. L’hôpital envoie donc les tubes de ces malades à transfuser au laboratoire de Bayonne, qui réalise ces analyses et choisit le produit adapté. C’est ce que l’on appelle la délivrance.

© Patrick Tohier/Photomobile.

Comment gérez-vous les stocks de produits sanguins ? Pour être dans une situation de confort, il faut que, quotidiennement, nous puissions compter entre 12 et 14 jours de stock en France. Je reçois chaque jour l’état de ces stocks. Aujourd’hui par exemple (le 2 octobre, ndlr), il y a près de 92 000 concentrés de globules rouges en stock, prêts à être délivrés, ce qui correspond à 13,3 jours de délivrance, et 2,6 jours de stock en cours, c’est-à-dire qu’ils sont en train d’être préparés, avant de rejoindre le premier stock. Nous sommes donc dans une situation plutôt  confortable.  En  Aquitaine-Limousin,  nous  nous  sommes fixés l’objectif  de 14 jours et de ne pas descendre en-dessous de 9 jours. Et nous sommes à ce jour à 16,2. Grâce à une cellule de régulation nationale, nous pouvons  donc  venir  en  aide  aux  régions « déficitaires ». Comment encourageriez-vous un futur donneur ? Je  le  sensibiliserai  aux  besoins des malades qui, eux, ne prennent pas de vacances ! Tout le monde peut tomber malade  et  avoir  besoin  de produits sanguins ! Nous faisons  donc  appel  aux principes de citoyenneté, de générosité et de solidarité. ■

Dr Christiane Zubeldia

« Une augmentatio des besoins de san Le Dr Christiane Zubeldia est responsable des collectes pour le site de Biarritz de l’Etablissement Français du Sang, au plus près des donneurs.

C

omment organisez-vous les collectes au Pays basque ?

Nous élaborons un planning annuel afin d’atteindre les objectifs qui nous sont fixés. Nous avons ainsi un planning régional pour l’EFS Aquitaine-Limousin,  qui  est  ensuite  réparti  en fonction de la population sur les différents  sites,  dont  celui  de  Biarritz  et donc  du  Pays  basque.  Ces  objectifs correspondent  aux  poches  de  sang qui  ont  été  délivrées  l’année  précédente. Il faut savoir que, depuis 10 ans, les besoins en produits sanguins ont augmenté  chaque  année  d’environ 2%. Cette année, j’ai par exemple un objectif de prélèvement d’environ 18 500 poches. L’année prochaine, il en faudra un bon millier de plus.  Pourquoi une telle augmentation annuelle ?

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On peut tout d’abord l’expliquer par le vieillissement  de  la  population.  Ces personnes âgées sont malades, sont opérées  par  exemple  pour  la  pose d’une prothèse de hanche ou d’une valve cardiaque… Et tout cela nécessite des transfusions ! Par ailleurs, les protocoles de greffes, les traitements pour  les  cancers,  qui  sont  efficaces mais très agressifs, ont beaucoup évolué. Les patients concernés ont donc eux aussi besoin de transfusions. Il y a donc  une  augmentation  constante des besoins de sang. Et ces besoins de plus en plus importants sont-ils satisfaits ? C’est notre travail de faire en sorte de disposer de suffisamment de sang ! Il faut pour cela en parler et que les gens « passent à l’acte ». Il faut surtout que les gens qui viennent donner pour la première fois redonnent par la suite !

C’est la problématique à laquelle nous sommes confrontés. Si une personne donnait son sang deux fois par an, cela serait  suffisant.  Mais  nous  ne  manquons jamais de sang parce que nous faisons en sorte de ne jamais en manquer !  Le Pays basque est-il un bon « donneur » ? L’intérieur du Pays basque est culturellement très donneur, c’est-à-dire qu’il s’agit presque d’une affaire de famille ! Si  la  plus  grosse  collecte  se  situe  à Bayonne, parce que le fichier est très fourni, la deuxième la plus importante a  lieu  à  Mauléon  et  ses  alentours. Quand  nous  y  effectuons  des  collectes, nous y restons quatre jours ! Mauléon a valeur d’exemple, mais les collectes de Saint-Palais, Saint-JeanPied-de-Port,  Hasparren  ou  Cambo rencontrent également un franc suc-


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dossier du mois FICHE TECHNIqUE Historique

Points forts le  cap  des  2,5  millions  de  dons  de sang total franchi en 2011 ■ un fondement éthique : anonymat, volontariat, bénévolat et non-profit  ■ des activités à la pointe des thérapies innovantes et de la recherche ■ le soutien d’un réseau de partenaires bénévoles : associations de donneurs de sang, clubs Rotary, clubs Lions, association Laurette Fugain…

on constante ng » cès. Les donneurs se mobilisent également sur la Côte basque mais, rapporté à la population, l’intérieur est en tête lors de nos collectes. quel est, justement, le parcours du donneur lors de vos collectes ? Accueilli par une secrétaire, il remplit avec elle un questionnaire listant notamment les éléments sur son état de santé, les opérations qu’il a pu subir, les voyages qu’il a faits… Après son enregistrement, il va ensuite voir un médecin qui, à l’issue de l’entretien, décide s’il est apte ou non à donner son sang. En effet, tout le monde ne peut pas le faire, en fonction de certains facteurs de risques. Donner son sang n’est pas un droit. Si sa candidature est acceptée, le donneur s’oriente vers une infirmière qui va prélever son sang.  Le  prélèvement,  entre  420  et 480 ml en fonction du sexe, du poids et de la taille, va durer entre 5 et 8 minutes selon l’état veineux. Après cinq minutes de repos sur le lit de prélèvement, le donneur bénéficie d’une col-

© Patrick Tohier/Photomobile.

lation. Pendant dix minutes, sous la surveillance du personnel médical, il va manger et se réhydrater.   Comment convaincre de l’importance du don de sang ? On ne donne pas une simple poche, on donne plusieurs produits. Quand on donne son sang, la poche n’est jamais « re-transfusée » telle quelle. Elle va aller à l’EFS de Bordeaux et elle va subir  une  transformation  en  une poche  de  concentré  de  globules rouges, une poche de plasma et éventuellement une petite poche de plaquettes.  Cela  veut  dire  qu’un  seul donneur peut contribuer à sauver la vie de plusieurs personnes : le plasma va par exemple servir à un malade, un concentré de globules rouges à une femme qui a saigné pendant l’accouchement et les plaquettes à quelqu’un soufrant d’une leucémie...  ■

obile .

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« Je vais inciter mes amis à donner leur sang » JULENE ESCLAmADON (20 ans, étudiante en 1ère année d’infir-

mière :) « Le hasard veut que j’effectue mon premier don de sang le jour de mon anniversaire ! Cela fait un moment que j’y pensais parce que je sais que c’est utile et que ça ne coûte rien, sauf un peu de temps… C’est une affiche placardée dans mon école qui m’a convaincu de franchir le pas. Une infirmière m’a vraiment mis à l’aise avant le prélèvement. Et souhaitant moi-même devenir infirmière, je ne crains forcément pas les piqures ! En tout cas, la collecte s’est très bien passée. Je pense même que je vais redonner mon sang et que je vais inciter mes amis à le faire ! »

obile .

L’EFS a pour mission d’assurer la sécurité transfusionnelle et la satisfaction des besoins en produits sanguins labiles sur tout le territoire national. C’est l’autosuffisance. Au-delà de son cœur de métier, l’EFS s’investit également dans d’autres domaines médicaux : laboratoires d’analyses de biologie médicale, banques de tissus et de cellules, greffe de moelle osseuse. L’EFS a par ailleurs le projet de créer un centre d’appels aux donneurs.

ChRISTIAN LAVIGNASSE (60 ans, retraité ) : « Je donne mon sang tous les deux mois, tous les 56 jours pour être précis, depuis une vingtaine d’années ! Aujourd’hui, c’est donc mon 54e don. Mais cela n’a rien d’extraordinaire : je connais des bénévoles qui l’ont déjà fait plus de 150 fois ! C’est d’ailleurs un bénévole qui m’a convaincu de donner mon sang parce que des gens en ont tout simplement besoin. Il ne faut surtout pas que cela soit une contrainte. Il faut avoir le temps et je l’ai. Je dis souvent que ça ne coûte rien, que ça ne fait pas mal et que ça peut sauver des vies. C’est un geste de solidarité ! Et puis l’ambiance lors des collectes est très conviviale. J’ai réussi à convaincre des membres de ma famille, notamment l’un de mes fils, de donner leur sang. »

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Objectifs

« Ca ne coûte rien, ça ne fait pas mal et ça peut sauver »

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L’Etablissement Français du Sang a été créé le 1er janvier 2000 par la loi du 1er juillet 1998 et placé sous la tutelle du ministère en charge de la Santé. Plus de 600 personnes travaillent pour l’EFS Aquitaine-Limousin. 

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4 %

18 279

En France, seules 4% des personne en âge de le faire (il faut être âgé d’au moins 18 ans) donnent leur sang.

C’est le nombre de prélèvements sanguins effectués en 2011 par le site de Biarritz de l’EFS (17 564 en 2010, 15 325 en 2005). Au total, l’EFS AquitaineLimousin en a réalisé 183 155 en 2011.

DU DONNEUR AU RECEVEUR Les règles de fonctionnement sont très strictes afin d’assurer la sécurité et la qualité transfusionnelles.

U

ne fois le produit sanguin prélevé, chaque poche est enregistrée avec toutes les données indispensables à sa traçabilité codées et mémorisées. Elle est ensuite  dirigée  vers  un  plateau  technique  régional  de préparation – à l’EFS de Bordeaux pour les régions Aquitaine  et  Limousin  –  où  elle sera déleucocytée afin de filtrer les globules blancs, vecteurs  de  virus  et  certaines bactéries, puis centrifugée en vue d’en séparer les différents

composants. Simultanément, s’effectue la qualification biologique  du  don  (QBD).  En effet,  pendant  le  prélèvement, un peu de sang est recueilli  auprès  du  donneur dans les tubes transmis à un plateau technique de QBD. 

Durée de vie différente Ces  échantillons  subissent également une série de tests : immunologiques,  sérologiques,  virologiques  et  de biologie  moléculaire,  afin

d’écarter tout risque de transmission  de  maladie  (SIDA,  hépatites, syphilis…). Préparé et qualifié, le produit est à présent disponible pour la distribution aux établissements de santé qui en font la demande.  Chaque  produit sanguin  labile  possède  une durée  de  vie  différente :  5  jours  pour  les  plaquettes,  42 jours pour les concentrés de  globules  rouges  et  plusieurs  mois  pour  le  plasma congelé. ■

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dossier du mois

Le parcours d’une poche de sang en quatre étapes Quel que soit le lieu où il est collecté, le sang suit une procédure identique qui le conduit en toute sécurité du donneur au receveur.

Ou donner son sang au Pays basque et Sud des Landes ? Voici les dates et les lieux de collectes de sang au Pays basque et dans le Sud des Landes pour le mois de novembre et le début du mois de décembre. Vendredi 9 à Bayonne : de 15h à 19h, siège de l'Aviron Bayonnais, Garage de la Nive, rue Owen Roe ■ Samedi 10 à Bayonne : de 9h30 à 13h, Siege de l'Aviron Bayonnais, Garage de la Nive, rue Owen Roe ■ Mardi 13 à Bayonne : de 9h à 12h30 et de 13h30 à 16h, Grande Halle B2-1er Etage-Salles 129 131, Ufr Plurid. Bayonne-8 Allee des Platanes ■ Mercredi 14 à Mouguerre : de 15h30 à 19h30, salle du Complexe Haitz Ondoan, Rd 712 ■ Jeudi 22 à Souston : de 15h30 à 19h30, au Foyer Club des Retraites, Av de Labouyrie ■ Vendredi 23 à Souston : de 15h30 à 19h30, au Foyer Club des Retraites, Av de Labouyrie ■ Mardi 27 à St Jean-de-Luz : de 7h30 à 11h30, aux anciens Tennis Couverts, 1 chemin de Chingaletenia ■ Mercredi 28 à St Jean-de-Luz : de 15h à 19h30, aux anciens Tennis Couverts, 1 chemin de Chingaletenia ■ Jeudi 29 à St Jean-de-Luz : de 15h à 19h30, aux anciens Tennis Couverts, 1 chemin de Chingaletenia ■ Vendredi 30 à Biarritz : de 15h à 19h, Efsal-Site de Biarritz, 10 rue Manuel Jaudel ■ Lundi 3 décembre à Bayonne : de 9h à 12h, collecte réservée à l’Université des Métiers, Salle Baiona, Route d'Arritxague ■ Mardi 4 décembre à Hendaye : de 7h30 à 11h30, Salle de l'Autoport, Z I des Joncaux ■ Mercredi 5 décembre à Hendaye : de 7h30 à 11h30, Salle de l'Autoport, Z I des Joncaux ■ Vendredi 7 décembre : Vincent De Tyrosse : de 9h15 à 13h45, Salle Burry, Rue des Genets ■

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dossier du mois Dr Frédéric bauduer

« NOTRE COLLAbORATION EST ExCELLENTE » Le Dr Frédéric Bauduer, du service d’hématologie du Centre Hospitalier de la Côte Basque, à Bayonne, travaille au quotidien avec l’Etablissement Français du Sang. un traitement, par exemple pour les patients souffrant de myélodysplasie, c’est-à-dire d’un vieillissement accéléré de la moelle osseuse.  Nous  les  transfusons

A quoi servent ces produits sanguins ? Il  y  plusieurs  types  de  pathologies qui nécessitent des transfusions  sanguines.  Ici,  nous utilisons  essentiellement  les

donc  pour  pallier  le  manque d’oxygène.  Pour  les  patients  souffrant  de leucémie, parfois aigüe, qui subissent un traitement chimiothérapique  très  intensif,  il  faut procéder  à  des  transfusions  de globules rouges et de plaquettes. Ces  dernières  servent  à  réaliser l’hémostase, c’est-à-dire à éviter les hémorragies. Vos besoins en produits sanguins sont-ils importants ? Il faut vraiment inciter les gens à donner leur sang. La population étant  en  constante  augmentation  sur  notre  territoire,  nous avons  en  effet  des  besoins  de plus en plus importants en produits  sanguins.  Nous  réalisons également des traitements beau-

© Patrick Tohier/Photomobile.

concentrés de globules rouges et les plaquettes. Les concentrés de globules  rouges  sont  destinés aux patients anémiques. Il y a notamment l’anémie consécutive à

© Patrick Tohier/Photomobile.

Comment travaillez-vous avec l’EFS ? Notre  collaboration  est  excellente. L’EFS est très à l’écoute de nos demandes. A partir d’ordonnances,  nous  lui  commandons des  produits  sanguins,  concentrés de globules rouges (ou « culots globulaires ») et plaquettes. Il existe pour cela deux circuits : ces commandes sont faxées au site de Bayonne de l’EFS, situé au cœur  de  l’hôpital,  ou  c’est  un coursier qui les transmet et qui ramène les produits sanguins.

coup  plus  intensifs.  Nous sommes  plus  « volontaristes  » pour  aller  chercher  la  guérison des maladies graves, ce qui entraîne des consommations plus importantes de plaquettes et de globules rouges. ■

Les autres activités thérapeutiques Soins ambulatoires, analyses biologiques diverses, ingénierie des tissus et des cellules, prélèvement de sang de cordon ombilical… à côté de ses activités traditionnelles de transfusion sanguine, l’EFS a développé de nombreuses « activités associées ».

C

réées pour répondre à une demande  croissante  des malades et des professionnels  de  santé,  92  structures  de soins  agréées  existent  aujourd’hui  au  sein  de  l’Établissement Français du Sang. Présentes partout en France, ces structures s’inscrivent  au  sein  d’un  réseau de santé publique auquel participent, outre l’EFS, médecins généralistes et spécialistes. Les  soins  qui  y  sont  prodigués vont des plus « simples » - transfusions  ambulatoires,  saignées, perfusions  lentes  –  aux  plus  sophistiqués – échanges plasmatiques ou érythrocytaires, prélè-

vement de cellules souches hématopoïétiques…

22 banques de tissus en France On  ne  transplante  pas  que  des organes : la cornée, les ligaments, la peau, les vaisseaux, les membranes  amniotiques,  les  valves cardiaques – ce qu’on appelle les tissus – peuvent également être greffés. Après leur prélèvement et dans l’attente d’une des milliers de greffes effectuées chaque année,  ils  sont  conservés  dans une  «  banque  ».  Sur  les  42 banques  de  tissus  existant  en

France, 22 appartiennent à l’EFS. Hormis le stockage des greffons, elles  assurent  la  réception  et  la préparation, la vérification et la recherche  de  contre-indication au don, la surveillance bactériologique et histologique, l’élimination des tissus non utilisables

La greffe de moelle osseuse Dans  la  continuité  du  rôle  joué par la transfusion sanguine dans la mise au point et le développement de la greffe de la moelle osseuse, l’EFS est associé à l’Agence de  la  biomédecine  afin  de  promouvoir  les  techniques  de

greffe  de  moelle  osseuse  et  les  recherches  fondamentales  ou appliqués en matière de thérapie cellulaire. L’établissement participe également  au  recrutement  des  donneurs  volontaires  de  moelle osseuse et à leur inscription sur le Registre France Greffe de Moelle, qui  comprend  aujourd’hui  près de 140 000 volontaires.

Les banques de sang placentaire En  France,  7  à  8  %  de  malades ayant  besoin  d’une  greffe  de moelle osseuse ne trouvent pas

de donneurs compatibles. Pour eux,  une  solution  alternative existe : la greffe de sang placentaire,  pour  laquelle  une  stricte compatibilité donneur/receveur n’est pas nécessaire. Depuis 1999, un Réseau français de sang placentaire existe, articulé autour de 3 centres de thérapie cellulaire, les EFS de Bordeaux et Besançon et le centre AP-HP de Paris SaintLouis. Au total, 4 000 greffons de sang  placentaire  sont  actuellement  stockés  au  site  d’Annemasse (EFS Rhône-Alpes). Depuis 1994,  plus  de  180  patients  ont reçu,  en  France,  un  greffon  de sang placentaire. ■

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à votre service

Centre de Rééducation Fonctionnelle « Les Embruns »

Le surf comme traitement

L’activité physique et sportive est un des traitements reconnus pour la prise en charge des maladies chroniques. Exemple avec le surf à Bidart. quel que soit le handicap. C’est pour cette activité liée aux hand’ailleurs dans ce cadre-là que dicaps présentant des patholole  Dr  Nicolas  Wolff,  médecin gies complexes et lourdes. Pour spécialisé  en  médecine  phyles handicaps plus légers, des sique  et  réadaptative,  interlongboards  ou  paddle  sont viendra  le  vendredi  21 fournis. novembre proAinsi,  entre  fin chain  lors  des juillet  et  la  mitables  rondes septembre, 6 sor- ils sont tous des  «Renconties  surf  ont  été prêts à renouveler tres de Biarritz organisées  pour l’expérience 2012  »,  sur  le 4  patients  relethème « l’activité physique et vant  de  pathologies  neurolosportive, un des traitements regiques  et  3    relevant  de connus pour la prise en charge pathologies orthopédiques ou des maladies chroniques ». ■ traumatiques. C’est là une preuve de plus que ➜ En savoir plus : «  sport  et  santé  »,  aident  à  la www.lesembruns.com prévention et à la reconstrucwww.bidarteko.com tion  psychique  et  physique,

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epuis 2 ans, Le Centre de  Rééducation  Fonctionnelle  «  Les  Embruns » à Bidart, propose aux patients hospitalisés une activité de rééducation/loisir très particulière : le surf ! En étroite collaboration avec le bidartéko surf club, les professionnels de santé proposent, sur prescription  médicale,  cette  activité aux patients. Grâce  à  l’impulsion  de  Sylvie Violier Fears, kinésithérapeute aux Embruns et pilote du projet, cette activité s’est mise en place et remporte un vif succès. Sylvie  accompagne  toujours les patients pour cette activité très spéciale. Elle explique : « Le résultat est très positif. Les patients sont tous ravis d’avoir eu la  possibilité  d’aller  surfer quelques vagues dans le cadre de  leur  rééducation.  C’est  un aboutissement  des  efforts qu’ils fournissent  pendant des semaines. Ils rencontrent leurs Le magazine de la santé au Pays Basque

thérapeutes dans un  contexte autre que médical et paramédical.  Le  fait  de  se  baigner  à nouveau  leur  procure    également  une  grande  joie.  Tous sont prêts à renouveler l’expérience ». Petit plus, à la fin des séances, un CD avec les photos et les vidéos de la session est remis aux patients.

ment de l’activité au regard des capacités  physiques  et  psychiques  du  patient.  Un  masseur  kinésithérapeute  et parfois un étudiant kiné se rajoutent  à  cet  encadrement pour assurer un maximum de sécurité et « encourager » le patient  dans  cette  activité  qu’il découvre ou re-découvre. Tout cela est possible grâce à Rachel, éducatrice sportive du Bidartéko  Surf  Club.  Elle  apporte  toute  sa  compétence technique de sportive afin de faire bénéficier les patients des meilleurs conseils et sensations de glisse possible. Cet été, avec une  météo  très  clémente  et une  température  de  la  mer montant jusqu’à 23°, les conditions ont été parfaites.

En présence d’un médecin Un médecin de l’établissement, spécialisé  en  médecine  physique et réadaptative est systématiquement présent. Il veille à la sécurité et au bon déroule■

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Des planches adaptées Bien entendu, pour le bon déroulement  de  ces  sessions,  le Bidarteko Surf Club met à disposition une planche adaptée

LES EMBRUNTS EN CHIFFRE ➜ Les Embruns reçoivent chaque année 1200 patients dont 80% viennent du BAB. Les séjours vont de plusieurs jours à plusieurs mois avec une durée moyenne de 24 jours. Equipé de 80 lits d’hospitalisation complète avec des chambres domotiques et de 25 places de jour, l’établissement compte environ 130 salariés. C’est le deuxième employeur de la commune. Dans un souci de développement durable sur le plan social, Jocelyne Roche fait appel majoritairement aux prestataires, entreprises et artisans locaux.

➜ L’équipe disponible 24h sur 24 est composée de médecins spécialistes en médecine physique et réadaptative, de kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, diététiciennes, psychologue, éducateurs sportifs, infirmières et assistantes sociales.

➜ Les plateaux techniques s’articulent autour de deux plateaux de kinésithérapie, une balnéothérapie eau de mer ( la nouvelle balnéothérapie sera inaugurée en février  2013), d’un service de posturologie et d’analyse de la marche, d’une salle d’ergothérapie, d’un plateau de rééducation orthophonique, d’une salle dédiée à la rééducation par l’outil informatique, d’un atelier cuisine et d’éducation thérapeutique, d’un plateau de rééducation neuropsychologique, d’une salle d’activité et de sport adapté (à noter qu’un partenariat a été noué avec le Bidarteko pour l’handisurf), d’un parcours de marche extérieur et d’un atelier d’appareillage ( prothèses, orthèses ). 

➜ En 2013, un atelier de conduite automobile avec possibilité de passer le permis de conduire ainsi que la création d’un plateau de kinésithérapie « en plein air » verront le jour.


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à votre service

communiqué

Biarritz, un colloque ouvert à tous

Le sport, c’est la santé ! Le vendredi 23 novembre prochain, un colloque ouvert à tous sur les activités physiques et la santé se tiendra au Casino de la Grande Plage de Biarritz avec la participation de praticiens reconnus. L’entrée est libre.

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’après la revue médicale britannique  «  The  Lancet», 10 % des décès dans le monde sont dus à l’inactivité physique.  La pratique d’une activité physique et sportive n’est pas  un  remède  miracle  mais constitue,  et  c’est  déjà  beaucoup, un moyen de préserver sa santé et aussi, un des traitements reconnus pour la prise en charge des maladies chroniques. C’est le sujet du colloque organisé vendredi 23 novembre 2012 à l’Auditorium du Casino de la Grande Plage à Biarritz.

Prévenir c’est guérir aussi Des  praticiens  reconnus  viendront décrire les bienfaits qu’un malade  atteint  de  maladies 

cardiovasculaires, neuromusculaires,  de  l’appareil  locomoteur ou d’un cancer,  peut attendre de la  pratique  d’une  activité  physique. «Prévenir c’est aussi guérir», ils indiqueront également ce qu’il faut faire pour diminuer, autant que faire se peut, le risque d’être atteint d’une de ces maladies. Les ateliers qu’ils animeront à la suite des tables rondes, per-

mettront aux participants qui le souhaitent d’échanger avec eux, d’obtenir les réponses aux questions qu’ils se posent. N’oublions  pas  qu’à  l’heure  actuelle,  seul  un  français  sur  dix pense qu’il y a une relation entre activité physique et santé ! Ajoutons  que les 2/3 de la population sont considérés comme étant sédentaires  !  Nous  sommes  tous concernés  par  le  sujet.  Venez vous  informer  le  23  novembre prochain. Le Colloque démarrera à 9h30 et l’entrée  est  libre  (voir  programme ci-dessous). ■ ➜ En savoir plus : http://biarritzenforme.fr/

rotra, Maire  de  Biarritz,  le  Professeur Gérard Saillant, Président de l’Association Biarritz Sport Santé et Président de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière,  Jacques Saury,  Président  du CISSA Aquitaine (Collectif Inter-associatif sur la Santé en Aquitaine) et le docteur Alfred Spoerry,  responsable  du Centre d’Examen de Santé de la CPAM de Bayonne.

➜ 10h : table ronde sur « Activités physiques et maladies cardio vasculaires » avec : le docteur Philippe Tarabbia, cardiologue et spécialiste de la réadaptation,  clinique  Paulmy  à Bayonne  et  le  docteur Jérémie Jaussaud, chef de clinique - Unité de maladie  coronarienne  et  réadaptation  du CHU de Bordeaux.

d’Oncologie médicale de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière, Professeur de cancérologie à l’Université Pierre et Marie Curie et le docteur Frédéric Bauduer, Service d’hématologie du Centre Hospitalier de Bayonne-Côte basque, Professeur d’Anthropobiologie    à  l’Université  de Bordeaux Ségalen.

➜ 12h-13h : Ateliers interactifs pour

➜ 10h45 : table ronde « Activités

en savoir plus,  à l’Auditorium : échanges avec le Professeur Khayat et le Docteur Bauduer avec la participation de Geneviève Eguimendya, Secrétaire Générale de la Ligue contre le cancer. Salle 1 : échanges avec le Docteur Tarabbia et le Docteur Jaussaud

physiques et cancer » avec : le professeur David khayat, Chef  du  service

➜ 14h15 : table ronde « Activités

1 av. Léon Bonnat 64100 BAYONNE Tél. 05 59 59 77 48 Fabrication de semelles orthopédiques sur mesures , par 2 orthésistes diplômés. Semelles traditionnelles et thermoformées : correctrices  et de conforts, pieds sensibles, pieds diabétiques... Consultation non facturée. Déplacement à domicile.

PRATIQUE ■ Les numéros d’urgences

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3624

SAMU

Police Gendarmerie

Pompiers

SOS Médecin 24H/24

Comment trouver un médecin de garde ? ■

Essayez tout d'abord de téléphoner à votre médecin traitant, il y a souvent un message vocal mentionnant le nom et le numéro du médecin de garde aux horaires de fermeture du cabinet. Gardez un papier et un crayon à côté du téléphone pour noter. Autrement, composez le 112 et demandez à connaître le nom, le numéro de téléphone et l'adresse du médecin de garde le plus proche. Enfin, et en dernier recours, rendez-vous aux urgences les plus proches. Si vous ne savez pas où elles se trouvent, une recherche rapide sur Internet ou en composant le numéro des renseignements vous aidera (118 008, 118 218, 118 712, etc.)

Comment trouver une pharmacie de garde ? physiques et maladies neuromusculaire avec le professeur André Thévenon,  Chef  de  Service  de  Médecine Physique et de Réadaptation CHUR de Lille,  Responsable  du  Lille  Université Club et le docteur Nicolas Wolff, Médecin spécialisé en médecine physique de réadaptation au Centre de rééducation des Embruns à Bidart.

➜ 11H30 : discussion avec la participation des intervenants des deux tables rondes sur « Les maladies cardiovasculaires et cancer, une même approche de l’activité physique comme mode de prévention et thérapie ? »

Maison Couderc Orthopédie

Au programme ➜ 9h30 – ouverture avec : Didier Bo-

SERVICES

➜ 15h : table ronde « Activités physiques et maladies de l’appareil locomoteur avec le professeur Pierre Rochcongar, Chef de Service Médecine du  Sport  au  CHU  de  Rennes,  Société Française de Médecine de l’Exercice et du  Sport  (SFMES)  et  le  docteur  Ingrid Lescarret, gériatre au Centre Hospitalier de Bayonne- Côte Basque.

➜ 16h-17h Atelier interactif pour en savoir plus à l’Auditorium : échanges avec le professeur Rochcongar et le docteur Lescarret. Salle  1  :  échanges  avec  le  professeur Thévenon et le docteur Wolff.

Week-end et jours fériés : vous pouvez demander au médecin qui vous délivre l’ordonnance ou consulter l’affichage sur la vitrine de votre pharmacie ou son répondeur téléphonique, faire une recherche sur des sites web spécialisés (3915, 3237.fr, pharmaciesdegarde.com …) ou appeler votre commissariat (Police Secours au 17) ou votre gendarmerie. La nuit en semaine : après 19h, voire 20h, votre pharmacie sera fermée. Uniquement en cas d’urgence, une officine assurera la délivrance de vos médicaments. Pour la connaître, composez le 15 (Samu) ou rendez-vous directement à votre commissariat ou gendarmerie avec l’ordonnance et votre carte vitale. Ce service est réservé aux impératifs absolus et vous devrez alors téléphoner à l’officine indiquée avant de vous y rendre.

Comment joindre une infirmière ? ■

Pour joindre une infirmière vous pouvez : - chercher dans les pages jaunes de l’annuaire téléphonique - demander à votre médecin traitant - vous pouvez aussi composer le 15 uniquement en cas d’urgence vitale.

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actualité

Prothèse totale de hanche en ambulatoire

Bayonne : une première en France à la Clinique Paulmy La pose d’une prothèse totale de hanche en ambulatoire a été réalisée dernièrement par le Dr Grégory Biette à la clinique Paulmy de Bayonne. Une première en France. cal avec la mise en place d’une prothèse totale de hanche (PTH). Cette  PTH  va  permettre  au  patient  souffrant  de  lui  restituer une articulation fonctionnelle et non douloureuse. Dans le cadre de  cette  prise  en  charge,  une première vient d’être réalisée en France  à  la  Clinique  Paulmy  à Bayonne par le Docteur Grégory Biette.

1 heure 30 d’opération

En  effet,  ce  dernier  a  réalisé  la pose  d’une  prothèse  totale  de Retrouver hanche en ambulatoire le 5 sepune articulation tembre 2012. Un patient a pu béfonctionnelle néficier de l’implantation d’une Récemment, le Docteur Grégory prothèse  totale  de  hanche  au Biette a réalisé une première en cours  d’un  séjour  en  ambulaFrance : implanter une prothèse toire.  Pour  mémoire,  l’ambulatotale de hanche au cours d’un toire  permet  à  un  patient  séjour en ambulatoire. Lorsqu’un de regagner son domicile le jour patient est affecté par l’usure du même de l’intervention chirurgicartilage  articucale.  Cette  pralaire  de  sa tique  est  com« J’ai l’impression hanche,  il  subit mune  pour  les une douleur à la actes  diagnosde ne pas avoir marche,  mais tiques comme la été opérée » possiblement au coloscopie  ou repos.  Cette  pades  gestes  chithologie  entraîne  ce  que  l’on rurgicaux  peu  invasifs  et  de nomme  une  boiterie,  ainsi courte durée comme l’arthroscoqu’une réduction du périmètre pie du genou. de  marche,  des  activités  phyOr le Dr Biette a réalisé une intersiques et donc un quotidien diffivention chirurgicale prothétique cile  et  avec  un  degré  de complexe  et  longue  (environ contrainte variable selon la dé1h30). À ce jour, la majorité des pendance et l’âge du patient. patients opérés de la hanche resBien qu’il puisse exister un traitetent 4 à 5 jours dans l’établissement médical, il n’est parfois plus ment.  Si  cette  modernisation efficace, et si un patient n’a auradicale de la prise en charge est cune  contre-indication  opérapossible c’est grâce à une techtoire,  un  médecin  pourra  lui nique  opératoire  mini  invasive, proposer un traitement chirurgiune prise en charge de la douLe magazine de la santé au Pays Basque

en ambulatoire, explique-t-elle, « m’a permis de garder mes repères  du  quotidien,  dans  mon environnement habituel et d’être entourée  de  ma  famille.  J’étais libre dans mes mouvements ce qui a grandement facilité ma rééducation.  J’ai  même  abandonné  spontanément  mes béquilles 4 jours après l’intervention ! Au final j’ai l’impression de ne pas avoir été opérée ! ». Le Dr Biette insiste sur « l’importance primordiale  de  l’information donnée  au  patient  à  chaque étape des soins, depuis la consultation pré opératoire jusqu’aux consultations  de  contrôle.  Si cette  innovation  est  possible, c’est  aussi  grâce  au  travail  en équipe ». 

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L’information du patient est primordiale

© Patrick Tohier/Photomobile.

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haque  année  dans  le monde  des  services  de chirurgie  orthopédique réalisent de nombreuses opérations sur des patients affectés de pathologies diverses. Ces traitements chirurgicaux peuvent être parfois  contraignants  pour  les patients  et  de  nombreuses équipes s’efforcent de faire évoluer  la  qualité  des  prises  en charge  afin  d’optimiser  sans cesse la qualité de soin et la récupération rapide.

leur innovante de type LIA (infiltration locale de produits antalgiques  pendant  l’intervention chirurgicale),  une  information renforcée du patient en amont et en  aval  ainsi  qu’une  collabora-

Le Dr Grégory Biette

tion accrue entre les professionnels médicaux et paramédicaux pour optimiser chaque étape de la prise en charge avant, pendant et après le séjour à la clinique. D’après la patiente, être opérée

Mise  en  confiance  par  le  Dr Biette,  la  patiente  connaissait parfaitement  les  différentes étapes de sa prise en charge. À ce jour, il s’agit d’une première dans le cadre du développement de  la  médecine  moderne  dans les  cliniques  du  groupe  Capio. Cette  première  permet  de  démontrer  la  faisabilité,  dans  un cadre précis et sécurisé, de réaliser  des  interventions  chirurgicales  majeures  avec  des modalités  organisationnelles nouvelles. Un des principes essentiels  étant  l’information  du patient afin de permettre son implication totale dans sa prise en charge. ■


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