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LE JOURNAL

LES 2 ET 3 AVRIL 2016 A PARIS, PORTE DE VERSAILLES, HALL 3

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LA PHARMACIE AU CŒUR DU LIEN VILLE-HÔPITAL Maillon essentiel dans la coordination des soins et dans l’observance des traitements, le pharmacien d’officine joue aussi un rôle de pivot dans le transfert d’informations entre la ville et l’hôpital. Son expertise en fait un acteur incontournable de l’amélioration du parcours de soins.

L

a loi HPST de 2009 a fait évoluer le rôle du pharmacien de ville en inscrivant ses missions d’acteur de premier recours dans le code de la santé publique. La loi de modernisation de notre système de santé encourage aujourd’hui le développement des soins de proximité et le « virage ambulatoire ». Avec pour corolaire, une nouvelle évolution du métier de pharmacien. « L’enjeu actuel des pharmaciens est de fluidifier le parcours du patient entre la ville et l’hôpital et entre l’hôpital et la ville, notamment en déployant la pharmacie clinique », explique Muriel Dahan, pharmacien de santé publique. Cette discipline pharmaceutique, ou plutôt ce mode d’exercice de la pharmacie, est déjà déployé dans de nombreux établissements. Et pour cause : il permet d’optimiser les traitements médicamenteux et d’éviter les accidents iatrogènes. Les pharmaciens hospitaliers sortent désormais de leur pharmacie. Grâce à la pharmacie clinique, ils se rapprochent non seulement des équipes soignantes et des patients en se déplaçant jusqu’au lit du malade, mais également de leurs confrères de ville, notamment à travers la conciliation médicamenteuse à l’entrée et à la sortie de l’hôpital.

L’INDISPENSABLE CONCILIATION MÉDICAMENTEUSE Ce processus interactif, qui garantit la continuité des soins en intégrant à une nouvelle prescription tous les traitements pris ou à prendre par le patient, repose en effet sur le partage d’information. « Pour le pharmacien d’officine, il s’agit de faire le lien entre la ville et l’hôpital, en amont de l’hospitalisation pour fournir une vision exhaustive des prises médicamenteuses des patients en prescription et hors prescription, mais aussi de travailler en aval de l’hospitalisation sur le bon usage des traitements prescrits », résume Muriel Dahan. L’un de ses principaux buts est d’éviter les accidents médicamenteux, de nombreuses études soulignant qu’ils surviennent surtout à l’entrée et à la sortie de l’hôpital (« transition thérapeutique »). C’est aussi de rendre le parcours de soins du patient plus efficace en améliorant la pertinence des prescriptions. Certains outils de liaison, comme le dossier pharmaceutique (DP), favorisent ces conciliations: leur développement est accompagné par les Observatoires du Médicament et des Innovations Thérapeutiques (OMEDIT) et les Agences Régionales de Santé (ARS) sur la base des bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de la Santé (HAS) et la Société française de pharmacie clinique (www.sfpc.eu). Un kit de formation SFPC sera

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bientôt proposé. Par ailleurs un service public d’information sur les produits de santé (SPIPS), tel qu’il en existe depuis longtemps au Canada, en Grande-Bretagne ou en Suisse, est en cours d’expérimentation dans quatre régions.

LES EXPÉRIMENTATIONS SE MULTIPLIENT Sur le terrain, les expérimentations se multiplient et les retours d’expériences publiés ou en cours sont plutôt encourageants. Ainsi, l’expérimentation de la conciliation médicamenteuse menée dans 9 hôpitaux français pendant 5 ans dans le cadre du projet MedRec (Medication Reconciliation) a permis d’intercepter 46.188 divergences médicamenteuses sur 27 447 patients conciliés. Idem du côté de la fluidification du parcours de soins avec, par exemple, le dispositif PAERPA, expérimenté par 9 ARS et destiné à améliorer la prise en charge des personnes âgées de plus de 75 ans en évitant un recours excessif à l’hospitalisation, souvent dommageable pour leur autonomie, et en facilitant, le cas échéant, le retour à domicile. « L’expertise des pharmaciens sur les médicaments et produits de soins, leur disponibilité, la répartition des pharmacies sur le territoire de même que l’étendue des horaires d¹ouverture rendent les officinaux incontournables dans la coordination des soins ville-hôpital, insiste Anne Delorme-Mariannie, pharmacien, directrice des rédactions du Moniteur des

Pharmacies. A ce titre, poursuit-elle, la conciliation médicamenteuse est un champ auquel ils doivent s’intéresser afin qu’il ne reste pas l¹apanage des pharmaciens hospitaliers. » Quitte à développer leurs connaissances sur la prise de certains médicaments, via des outils de formation comme ceux sur la chimiothérapie orale que la Société française de pharmacie oncologique (SFPO) finalise à leur attention et qui seront présentés à PharmagoraPlus 2016. Quitte, aussi, à adopter de nouveaux moyens de communication (comme les messageries sécurisées ou les piluliers électroniques) et à investir sur de nouveaux marchés (les objets connectés en particulier).

AMÉLIORATION DU LIEN VILLE-HÔPITAL: QUEL APPORT DE LA CONCILIATION MÉDICAMENTEUSE? Par Muriel Dahan et Pr Benoît Allenet Date : Dimanche 3 avril Horaire : 9h45 – 11h15 Salle : Forum de la profession

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