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Edition Mars 2019

Collège st Exupéry

Terr’exup Nos collégiens se changent en journalistes

L’équipe de direction du journal


Les garçons en tablier, La révolution moderne Les garçons en tablier armés de leur spatule battent la crème avec vaillance et bravoure, pendant cette épreuve difficile. On les comprend ! Malgré leur ténacité, ce sont les filles dont la preuve de la dextérité n’est plus à faire, qui ont, elles, facilement obtenu le bon beurre qui a réveillé nos papilles. Merci à Gilberte et Marie-Claude pour leur accueil et leur gentillesse. Les bénévoles de la ferme de la Bretonnière nous ont accueillis dans un endroit caractéristique du bocage, qui évoque la campagne, la sérénité et la vie d’autrefois. « Il y a une véritable forge, c’est impressionnant ; beaucoup de fumée en sortait ». Ils expliquent qu’au XIXème siècle, il y a eu une plus grande utilisation du fer et du métal, ce qui a permis aux machines d’être plus autonomes. Lors de la visite, on a découvert des objets anciens : des rouets, des landaus, des trotteurs, une écrémeuse, etc. En cette journée ensoleillée et grâce à un accueil remarquable, nous avons appris sur notre passé. Nous remercions l’association Patrimoine et Savoir du Bocage, André, Marcel, Bernard, MarieClaude, Gilberte et les autres bénévoles.

Décorticage d’un téléphone

Comment traiter les déchets électriques et électroménagers ? Le 25 mars 2019, François Xavier Richard, un intervenant de la Cicadelle nous parle des D3E (déchets d’équipement électrique et électroménager) donc des éléments électroniques non recyclables qu’on trouve par exemple dans un réfrigérateur, un grille-pain, etc. Il existe 72 installations de traitement implantées en France pour les déchets électroniques. L’animateur nous explique le trajet des déchets après leur utilisation et comment ils sont transformés. Nous avons démonté des objets électroniques et séparé les différents matériaux pour après les peser afin de comparer ce qui est recyclable ou non. Il nous a sensibilisés pour trier nos déchets et respecter la planète et la maintenir propre. L’activité s’est déroulée en deux temps : en premier, l’explication de l’intervenant puis après, le démontage des objets électroniques. Nous avons démonté un téléphone, un baby phone, une télécommande, un réveil et plusieurs objets de ce genre. Cette intervention nous a fait comprendre que trier les matériaux peut être amusant et surtout utile pour l’environnement. Par Emilien, Victor, Mathéo et Mikey


Une ferme durable zéro déchet, Est-ce possible ?

DONC UNE FERME ZERO DECHET C’EST POSSIBLE !

La ferme du Cou Chapon se trouve à Treize-Vents. Et comme son nom ne l’indique pas, elle fabrique de la spiruline grâce à la méthanisation. Étron, bouse, fumier, matières fécales et les déchets agro-alimentaires servent à faire de l’électricité grâce au gaz (le biogaz). A proximité de la ferme est produite aussi de l’électricité avec des éoliennes et dix-sept mille panneaux solaires. Connaissez-vous ce procédé ? Celui dont le but est de faire de l’électricité avec des excréments de vaches et de taureaux ? Le personnel de la ferme déplace ce fumier dans des dômes avec des machines automatisées et laisse les bactéries faire le reste du travail. Tout ce fumier transformé (malodorant, le nez des participants s’en souvient encore) se retrouve dans un dôme (au nombre de trois) automatisé très moderne qui a une valeur de quarante mille euros ; sont ainsi déplacées cinquante tonnes de fumier par jour. Toutes ces machines leur ont coûté deux millions cinq cent mille euros. Les dômes produisent douze mille kilos watts en un seul jour alors qu’une maison consomme quatre mille kilos watts par an. Ces deux moteurs tournent vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Mais des fermes comme celle-ci, il n’y en a que six cents en France alors qu’il y en a six mille en Allemagne. Par Enzo, Ilan et Lucien

Dômes de méthanisation

Vous prendrez bien un smoothie aux algues ? Nous sommes accueillis ensuite par Bénédicte Dubin et Anne Tricot (des spirulinières) dans la même ferme. La spiruline est aussi appelée Arthrospira platensis, c’est une micro-algue venue du Pérou. Nous avons commencé notre visite par l’explication du processus de méthanisation. Puis, nous avons découvert les bassins de spiruline. Des vertus bienfaisantes La spiruline est l’aliment le plus complet après le lait maternel. La spiruline est l’une des plantes à l’origine de la production de l’oxygène sur terre. La production de spiruline se passe dans une ferme aquacole à partir d’énergies renouvelables, il n’y a aucune production de déchets. La spiruline fait aussi partie de la 5ème saveur : salé, sucré, acide, amer et umami, peu connue de nos papilles.


Une récolte de l’écume verte Il y a trois fermes de spiruline en Vendée et bientôt sept. Pour la production, on utilise des bassins chauffés par la méthanisation (des sols chauffants). Il y a une récolte deux fois par semaine, les spirulinières récoltent une espèce de crème qu’elles pressent pour obtenir un jus qu’elles laissent ensuite sécher à l’air libre. Elles étalent le jus en forme de spaghettis puis les coupent pour obtenir comme des petites paillettes. Un des nouveaux aliments de demain La spiruline est riche en minéraux: Phosphore, Potassium, Magnésium, Fer… en vitamines : vitamine A, B1, B2, B3, B6, B9, B12, E. La spiruline peut aider pour la perte de poids. Pour une cure de spiruline, il faut prendre 3 grammes par jour pendant un mois. Toutes les personnes peuvent consommer de la spiruline : les sportifs, les personnes fatiguées, en manque de fer, les végétariens, les personnes âgées, les femmes enceintes (attention à la provenance de la spiruline) et s’utilise aussi pour les soins des animaux. La spiruline peut être très utile pour les futurs voyages dans l’espace. On a eu un accueil très chaleureux, Bénédicte et Anne ont été très sympathiques et très souriantes. Ce fut une visite très agréable avec un petit smoothie à la fin (qui était délicieux) et on a pu goûter la spiruline, au goût étonnant mais bon. Nous avons passé un moment très agréable en leur compagnie. Par Charline, Alicia et Eugénie

Bassins de production de spiruline

Spiruline sous forme de paillettes, de poudre et de comprimés


correspondances avec des pyramides de bouteilles d’eau et enfin, une activité sur le tri sélectif et la gestion des déchets. Nous avons trouvé cet après-midi très intéressant et instructif. La maison de la vie rurale : préserver notre planète avec des méthodes issues de l’héritage de nos anciens et des savoirs modernes. Par Aël Le jardin de la maison de la vie rurale

La vie rurale en force. D’une vieille grange datant du XIXe siècle, l’association de la Maison de la Vie Rurale a créé un grand jardin qui sert de lieu de détente. Les bocages sont très riches en paysages et en plantes. Le thème de la visite qui nous est proposée est l’écocitoyenneté : Faire en sorte que nos gestes du quotidien s’inscrivent dans un respect de l’environnement et en prendre conscience. Cette grange rénovée est un lieu où l’on peut découvrir les légumes oubliés (au Moyen–Age le pissenlit était considéré comme un légume) et où l’on protège la biodiversité et les pratiques respectueuses de l’environnement, ainsi que les savoirs d’antan. C’est pour tout cela qu’ils sont labellisés CPIE. Retour vers le passé pour les 4eme. Cet après-midi-là, nous avons fait un réel retour dans le passé : entre les tritons rayés et les tomates violettes, nous sommes bien loin de la modernité et des nouvelles technologies. Nous avons fait trois activités dans une démarche éco-citoyenne : le bouturage de plantes comme la sauge, une activité sur la consommation de l’eau et les

Tous nos remerciements à la Cicadelle, à la CPIE Sèvre Bocage (et la maison de la vie rurale), à l’association Patrimoine et Savoir du Bocage, à la ferme du Cou Chapon, pour leur accueil et leur disponibilité ainsi qu’à Monsieur Guesdon pour avoir permis ce projet.

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