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CHELLÉ Clara Portfolio

Architecte Diplômé d’Etat


Clara Chellé chelle.clara@orange.fr 06.11.50.03.10 (118 Rue de l’oradou 63000 Clermont Ferrand) Jusqu’en octobre 2018 :

6 bis chemin des jodonnes 63500 Issoire

https://chelleclara.wixsite.com/clarachelle-archi

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Préambule Ce texte a pour objectif de refléter les réflexions qui motivent mon travail de projet, et qui construisent ma posture de future architecte. Selon moi, l’architecture avec un grand “A“ n’est pas celle qui manifeste l’attention générale. Ce sont les « starchitectes » qui certes, donnent à voir l’architecture au monde, mais qu’en est il de tout le reste ? On estime souvent à tort que l’architecture ne s’exprime qu’a travers ces projets internationaux, je suis persuadée du contraire. C’est la réflexion qu’ont mené Obras et le collectif Ajap 2014 pour la Biennale d’architecture de Venise en 2016, qui reflète en beaucoup de point ma propre relation a l’architecture. « Les politiques publiques s’étiolent, l’urbanisme contemporain assemble des produits immobiliers dont le relookage façadier peine à masquer la standardisation étriquée et, çà et là, quelques centaines de millions de dollars donnent à deux ou trois grands couturiers de dispendieuses illusions. Nous voulons témoigner de tout le reste, moins visible, émergeant pourtant de partout, sur tous les territoires, et qui révèle des richesses insoupçonnées. » Extrait du Manifeste « Nouvelles Richesses » Pavillon Français Biennale d’architecture de Venise 2016, Obras et collectif Ajap 2014

Ces richesses insoupçonnées sont selon moi l’enjeu de l’architecture contemporaine : être une architecture raisonnée et consciente de son impact, sans basculer dans la protection extrême de son environnement qui revient à “muséifier“ des sites à fort potentiel, et figent des lieux qui parfois, pourraient être porteurs de renouveau. C’est aussi d’ouvrir le regard sur un site, d’inverser le regard de l’observateur sur une architecture davantage tournée sur le paysage dans lequel elle s’intègre et de raviver la curiosité des habitants sur leur propre territoire. L’important à mes yeux est de retrouver une certaine frugalité et une efficacité durable de la mise en œuvre en architecture. Une conception peut être minimaliste et épurée, mais qui présente une efficacité dans le dessin sans perdre de vue le confort de ses habitants, en supprimant le superflus et en ne retirant que l’essentiel. Ce n’est pas une démarche facile, il est plus difficile de faire simple et efficace, que d’accumuler les solutions pour palier aux problèmes les uns après les autres.

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Clara Chellé chelle.clara@orange.fr 06.11.50.03.10 118 Rue de l’oradou 63000 Clermont Ferrand Jusqu’en octobre 2018 :

6 bis chemin des jodonnes 63500 Issoire

Formation Juin 2018 Diplôme d’état Architecte Mention Bien

Master 2 ETEH Ecoconception des Territoires & des espaces Habités Ensacf

2016 - 2017

Master 1 ETEH ENSACF

2015 - 2016

Master 1 Université de Parme Italie Programme Eramus Plus

2015

Diplôme de Licence Ecole Nationale supérieure d’Architecture Clermont Ferrand

2011

Baccalauréat Scientifique Lycée Murat Issoire Permis B

Centre d’intêret Couture & Broderie Dessin Evenements Culturels Concerts Voyages Randonnées

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Expériences Professionnelles Octobre - Fevrier 2018 Monitrice Encadrante

UE 1.1 Projet Architectural avec Christian Drevet

Octobre - Janvier 2017 CRR Architecture Stagiaire Architecte Clermont Ferrand

Mars 2016 Participation au Workshop ATK Inter-écoles d’architecture

Janvier - Février 2015 Denu & Paradon Stagiaire Architecte Strasbourg

Janvier 2014 FR Architectes

Stagiaire Architecte Clermont Ferrand

2012 - 2015 Coopérative de Mai

Bénévole Equipe Factory Communication Organisation

Été 2012, 2013, 2014 Papeterie Bureau Service Responsable de vente

Compétences Langues Anglais Niveau C1 Italien

Niveau C1

Espagnol

Niveau B1

Informatique Photoshop Illustrator Indesign Autocad Archicad Sketchup 5


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Sommaire

Master 2 ETEH Ensacf

Stratégie Territoriale Les gorges de la Truyère : Grand site de France Paysages d’itinérances p.8 Projet de Fin d’Étude Le Bruit d’Alleuze Résidence Musicale p.12

Mémoire de fin d’étude

Hygiène et Intimité : architecture de la salle de bains dans l’habitat collectif contemporain p.26

Master 1 ETEH Ensacf Hébergement d’urgence Clermont Ferrand p.28

Master UNIPR Parme École Maternelle & Espaces partagés Parme p.32

Licence Ensacf Architecture en milieu rural Balbigny p.36 Projet Urbain & Logements Montpellier p.40 Réinventer la Place du Mazet Clermont Ferrand p.44

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Paysage d’Itinérance Les Gorges de la Truyère : Futur Grand site de France Avec : Manon Chanal, Noémie Desplans, Yuna Dusautiez

Comment l’intérêt touristique de Saint-Flour permet-il de valoriser les ressources de son territoire ? La stratégie à l’échelle du territoire vise à retourner Saint-Flour sur son paysage caractéristique. Les entités paysagères fortes (la Margeride, la Planèze, les Gorges de la Truyère) lui offrent un potentiel attractif intéressant. Saint-Flour a une position stratégique sur le réseau national puisque la ville est desservie par l’A75 et est aussi traversée par le GR4 (grande randonnée), ce qui en fait un site touristique important pour la région. À ce sujet, nous nous sommes intéressées à la candidature des Gorges de la Truyère pour obtenir le Label Grand site de France, appuyée par la présence du Viaduc de Garabit. A l’échelle de l’Auvergne il existe déjà deux grands sites de France qui sont le Puy de Dôme et le Puy Mary. Ces deux grands sites mettent en avant le paysage de Monts caractéristique de la région. Et l’intérêt de se pencher sur la situation de la Truyère permet de montrer que le paysage Auvergnate et Cantalien se dessine aussi grâce à un réseau hydrographique riche. Partant de l’hypothèse que les Gorges de la Truyère atteindront leur objectif de classification, notre intention est de créer un maillage, une mise en réseau des Grands Sites de France (à l’échelle nationale) en commençant par la liaison entre Les Gorges de la Truyère et le Puy Mary. Afin de créer cette mise en réseau, nous avons imaginé des parcours de randonnées qui se basent sur des entités paysagères, ce qui permettra de redécouvrir le territoire de différentes manières. Les parcours s’appuient entre autres sur des randonnées existantes et sont eux mêmes liés par le GR4 qui sert de fil conducteur, à l’image d’un collier de perle. Cette intervention a la volonté de redynamiser l’ensemble du territoire sans pour autant transformer l’esprit du lieu. Les parcours sont donc identifiés par 5 entités paysagères distinctes : La ville de Saint-Flour par sa richesse culturelle et son label art et histoire Les Lacs forment un paysage de plaines avec un rapport sensible à l’eau La Margeride faite de reliefs arborés. Les Puys permettent des situations de Co visibilité Le dernier parcours et celui de la Truyère qui constitue le point de départ de notre réflexion. Elle bénéficie de l’influence du Viaduc de Garabit et de sa proximité à l’aire d’autoroute. Le principe du parcours construit une nouvelle attractivité, d’autant plus par la classification en Grand Site de France qui implique sur la zone, un travail particulier sur ses capacités d’accueil. Chaque parcours est donc enclenché par une structure d’accueil qui invite les visiteurs à arpenter le territoire à pieds ou par différents modes de transport. Cette diversité de mobilités permet des visites plus ou moins longues suivant les parcours choisis. Sur le parcours de la Truyère nous avons identifiés des attraits paysagers, suivant la biodiversité, les différents rapports à l’eau que permet la topographie du site. On retrouve également des regroupements programmatiques qui montrent le potentiel d’accueil touristique déjà existant. Le croisement de ces données nous a permis d’identifier 4 situations caractéristiques du paysage, qui s’intéressent à la fois à ce rapport particulier à l’eau mais aussi au potentiel d’attractivité des bourgs alentours : le site du Viaduc de Garabit, le Cirque du Mallet (à proximité du barrage de Granval), et le village de Loubaresse. Parmi ces quatre sites emblématiques, le bourg d’Alleuze a été identifié comme site à fort potentiel pour répondre à la problématique et s’inscrire dans la stratégie à l’échelle du territoire.

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Programmes & Surfaces Surface totale bâtie : 1080 m2

1. Bâtiment principal 4

Rez de chaussée Café concert (capacité : 50 pers. assises) 110 m2 Épicerie 70 m2 Terrasse 52 m2 Niveau inférieur Salle commune 70 m2 Studios d’enregistrement 60 m2 Grand Studio 75 m2 Locaux techniques et stockage 41 m2 2. Hébergements Auberge Réception et cuisine 70 m2 Salon partagé 40 m2 Suite n°1 et 2 20 m2 Suite n°3 30 m2

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Cococation Logement 3 chambres (6 pers.) 170 m2

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3. Les Studios Studio n°1 40 m2 Studio n°2 50 m2 Studio n°3 40 m2 4. Parking : 70 places

Plan masse Alleuze

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Projet de Fin d’étude La Bruit d’Alleuze Residence Musicale

Globalement le site d’Alleuze a un potentiel pour réamorcer l’attraction paysagère du territoire, c’est un symbole de la région qui possède un caractère spécial comme une “lanterne“ dans les gorges de la Truyère. Cependant, le village ne montre pas toutes ses richesses et tourne le dos à son paysage : venant de Saint-Flour aucun indice ne laisse deviner la présence d’un château médiéval ou la richesse des promenades qui le traversent. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont poussé à choisir le village d’Alleuze comme sujet d’étude pour ce projet architectural. Deux enjeux principaux ont alors amorcé ce projet : - Réorienter le village sur le paysage qui le construit et qui le caractérise. - Réactiver les “lieux communs“ du village (requalifier les parcours de la mairie au chemin de croix). J’ai choisi de m’appuyer sur le passé culturel et musical du village pour développer ma posture personnelle. La capacité culturelle d’une région compte beaucoup pour son attractivité, les événements tels que des festivals par exemple amènent un nouveau public qui découvre au passage le territoire. Et la qualité d’accueil tient au fait de pouvoir gérer ce public et à lui offrir des espaces de qualité. Pour reconstruire une présence culturelle à Alleuze, j’ai alors choisi d’y implanter un lieu de résidence et de représentation musicales. Cette notion de résidence est primordiale, il ne s’agit pas seulement de recevoir un public ponctuellement mais plutôt d’instaurer un rituel sur une plus longue période où des musiciens viennent et habitent le village quelques jours et terminent leur séjour par une représentation. La résidence s’organise en plusieurs bâtiments : Le bâtiment principal du projet accueille un café concert, une épicerie de proximité ainsi que tous les espaces dédiés à la pratique musicale en groupe : studios d’enregistrement, salle d‘écoute, et salle de réunion. Ce bâtiment s’installe en continuité de la place principale au cœur du village, et distribue l’ensemble des autres entités du projet, y compris les poches de stationnement (une juste à côté qui réinvestit les places déjà présentes vers la mairie et la plus importante au nord du village qui permet aussi de requalifier les abords du cimetière). En plus des espaces de travail en groupe, la résidence propose aux musiciens solistes de pratiquer leur instrument dans des studios individuels tous trois orientés selon des cadrages différents qui offrent une spatialité et un rapport à la pente propres. Enfin, un hébergement est proposé pour les artistes qui désirent passer plusieurs jours sur place : une colocation pouvant accueillir 6 personnes ainsi qu’une partie Auberge avec 3 suites individuelles où chacun est indépendant. Cette structure de résidence serait prise en charge par une association, ou une personne privée et mise en place en différentes phases.

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Terrasse accessible

Les escaliers

Les stationnements

Le seuil

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Principes et implantation

Ce projet s’installe sur le versant sud du relief, et vient investir les terrains libres à l’entrée du village, puis traverse ce champ pour construire un parcours jusqu’à la chapelle haute. La notion de parcours est évidente, d’abord puisque l’idée d’itinérance est omniprésente de par la dispersion des éléments architecturaux ; mais c’est aussi une notion originelle pour le village d’Alleuze avec l’imaginaire de la procession et le chemin de croix qui le caractérise. Au delà du travail de conception architecturale de chacune des entités bâties, il sera donc aussi question d’un travail sur les parcours et les espaces publics qui les ponctuent. Ces intentions se manifestent aujourd’hui par un projet qui est d’abord un projet de sol, qui lie l’ensemble des événements qui ponctuent le projet. Chacun de ses événements nécessite un travail précis des séquences de sol qu’il dessine, comme on peut le voir sur ces coupes. On pourrait imaginer ce projet comme un parcours, qui relierait des plateformes conçues pour accueillir une architecture, mais qui en attente de cette architecture, pourrait servir de lieux éphémères (comme des belvédères, des scènes improvisées ou des terrasses). Ces lieux peuvent se relier par le parcours dans le village existant, ou alors par un “itinéraire bis“ qui vient longer le flan de la vallée par des petits sentiers paysagers. Cet itinéraire, le visiteur en a une vision globale grâce aux vis à vis que permet la pente, mais aussi grâce à un sol qui garde une unité de matière sur tout le projet, et j’ai choisi de traiter ces chemins en briques concassées (en gravier de briques). Qui par sa couleur particulière donne à lire l’itinéraire et fabrique aussi une identité visuelle au site. C’est là qu’intervient la notion de phasage introduit plus tôt : le projet consiste à d’abord dessiner ces parcours, il peut fonctionner en premier lieu comme un projet paysager, sans architecture bâtie, puis au fur et à mesure les différentes parties peuvent se construire. Les petits studios en tant que “petite architecture“ peuvent servir d’amorce par exemple, dans l’attente des structures plus grandes.

1 . Construire des plateformes

2 . S’approprier l’espace

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3 . Construire l’Architecture


La seconde problématique a été d’appréhender un site à la topographie très marquée, en pente forte puisque creusé par une rivière. En mettant en place des postures fortes de rapport à la pente comme le surplomb, l’enfouissement ou l’escalier, cela m’a permis d’en ressortir deux résolutions formelles : l’expression de la masse ou du squelette. La masse qui correspondra aux volumes enterrés dans la pente, et le squelette pour les volumes qui s’en détachent.

Enfouissement

Escalier

Le Squelette

La Masse

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Surplomb


Les trois studios individuels sont comme un manifeste de ses principes fondateurs, chaque architecture exprime un rapport Ă la pente et une rĂŠsolution formelle propres.

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Café concert, Epicerie et Studios

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1 Salle de bar 2 Espace personnel et Reserve 3 Sanitaires 4 Backstage 5 Espace de Vente 6 Remise 7 Espace Personnel

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8 Salon 9 Salle de Réunion 10 Sanitaires 11 Local Rangement 12 Prise de son 2 13 Régie 14 Prise de son 2 15 Vestiaires Sanitaires 16 Local Stockage 17 Local technique 18 Regie Salle d’écoute 19 Grand Studio

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Le Grand Studio

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La salon des Musiciens

Le CafĂŠ

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Un soir de concert


L’Hébergement

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4 3 2

1 Recepetion 2 Espace de Coworking 3 Espace de stockage logistique auberge 4 Local chaufferie / Rangement

Façade Sud

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La Grande Suite

La Cuisine de la Coloc

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L’Auberge


Maquette du village Echelle 1:500

Projet Echelle 1:200

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La Masse, Le Studio Echelle 1:50

La Squelette, l’Auberge, Echelle 1:50

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Hygiène et Intimité : architecture de la salle de bain dans l’habitat collectif contemporain - La conception de Vincen Cornu Architecte - Clara CHELLÉ

HYGIÈNE ET INTIMITÉ Architecture de la salle de bains dans l’habitat collectif contemporain La conception de Vincen Cornu Architecte

Clara CHELLÉ

Ecole Nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand Domaine d’études ETEH (Eco conception des Territoires et Espaces Habités) 2017/2018

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Mémoire de Fin d’étude Hygiène et Intimité : architecture de la salle de bains dans l’habitat collectif contemporain

Ce mémoire représente pour moi l’occasion d’approfondir un sujet qui a été présent tout au long de mes études, y compris lors de mon année passée en Italie : l’Habitat. En effet, il en a été question à chaque semestre que ce soit en atelier de projet ou en cours théorique, et il me semblait tout à propos de consacrer ce travail de recherche à ce qui a été la base même de l’architecture : bâtir un abri, se protéger des intempéries et ainsi, construire son chez soi. Le logement est un thème qui est omniprésent dans nombre de recherches architecturales et son évolution ne fait aucun doute. Une curiosité toute personnelle m’a poussé à traiter d’un aspect peu abordé, peut être encore un peu tabou. Une partie de notre habitation, où pourtant chacun débute et termine sa journée : la salle de bains. Je suis persuadée que l’architecture se lit d’avantage dans les gestes et les habitudes quotidiennes, que dans les grandes infrastructures ou les grands projets aux ambitions souvent démesurées. Ce mémoire a pour but de remettre en lumière un espace quelque peu mal-aimé et malmené par les architectes : la salle de bains. Souvent de surface réduite (3,5 m2 en moyenne) elle est pourtant la pièce du logement ou chaque français débute et termine sa journée. La pièce la plus intime de l’habitation bénéficie cependant d’un regain d’intérêt de la part de ces utilisateurs depuis quelques années. Regain d’intérêt qu’il est intéressant d’observer au travers de la posture de future architecte que je suis. Ainsi, des espaces communs aux carreaux de carrelage des murs de la salle de bains, ce travail montrera comment l’architecture répond et s’adapte aux besoins de la société française actuelle. Illustration couverture : Fabiola Morcillo Mots clés : INTIMITÉ - HYGIÈNE - SALLE DE BAINS - COLLECTIF - VINCEN CORNU

Encadrants : Rémi Laporte, Sharham Abadie, Amelie Flamand

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N 28


Projet d’hébergement d’urgence

De l’extérieur, le bâtiment s’exprime comme un hangar habité : peu de percement et d’ouvertures, une finition de façade simple (un crépis de couleur neutre claire) , ainsi que des pignons totalement aveugles. L’intérieur quant a lui, possède une toute autre identité visuelle. La finition en bois des murs apporte une ambiance différente, qui appelle l’imaginaire de la cabane et son balcon dans les arbres. Ce volume de rue intérieure n’est pas isolé : la toiture est constituée d’un revêtement polycarbonate qui laisse passer la lumière pour réchauffer l’espace en hiver. Les 38 studios possèdent chacun un espace extérieur de balcon, qui au rez de chaussée se poursuit en un jardin continu qui fait le tour de l’édifice. Une des volontés premières et de donner une identité à chaque logement malgré l’aspect répétitif du plan. La rue centrale comme espace de vie communautaire, s’accompagne d’un jardin ombragé à l’ombre d’une pergola (structure métallique rapportée) partagé entre les habitants. Ce dispositif de pergola permet en premier lieu d’atténuer le rayonnement solaire trop important de l’ouest, et conserver un confort thermique dans les studios. L’espace du studio n’est que très peu cloisonné. En effet, l’ensemble des éléments de la salle d’eau sont “indépendants“ et visible depuis l’espace de vie commune. Cette disposition permet une perspective visuelle beaucoup plus profonde et un luminosité supérieure. Cet espace de salle d’eau peut se fermer à l’aide d’un rideau en pvc translucide, laissant passer la lumière tout en préservant l’intimité. Le plan s’organise en “îlots“ spécifique à une des fonctions du logements : un entrée qui dispose de nombreux rangements, les usages humides de WC et d’éléments de salle d’eau, un îlot de cuisine regroupant plan de travail et table à manger, le lit qui collé au mur peut aussi faire office de canapé; Enfin une épaisseur “d’extension“ qui comprend le balcon et une surface supplémentaire d’où, l’habitant peut entrevoir l’extérieur sans être vu.

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42,5 8,3 5,8

22,5

8,3

N

Plan du Rez de Chaussée

1m

Plan détaillé d’un studio

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Vue depuis l’entrée du studio

Vue sur l’entrée

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N 32


École Maternelle et Espaces Partagés Campus Universitaire de Parme Italie Master 1 Università degli studi di Parma

Sur le campus scientifique de Parme, le projet s’implante entre le département d’architecture et celui de physique. Le terrain est entrecoupé par un large talus, contrainte qui a motivé la forme architecturale du bâtiment: deux dalles de béton qui se soulèvent à sa hauteur pour libérer un passage couvert qui marque l’entrée principale. Tous les espaces intérieurs s’articulent autour de la cour intérieur qui sécurise les enfants et permet l’intimité que demande un tel programme. Chaque façade accueille une partie du programme: crèche, école, lieux partagé, bureaux et espaces techniques. Les espaces largement ouverts s’adaptent à l’enfant dont le regard peut entrer partout, ou il peut s’épanouir sans se sentir enfermé dans un complexe pédagogique.

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Vue AxonomĂŠtrique du projet

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Cour intĂŠrieure

EntrĂŠe principale

Salle de classe depuis couloir

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N 36


Logement en Territoire Rural Commune de Balbigny, Loire Semestre 6 ENSACF

Ce semestre a été l’occasion de travailler en relation avec les élus et responsables de communes rurales, pour développer un projet avec des contraintes qui se rapprochent de celles de notre futur métier. Suite à de longues recherches sur l’ensemble du département faites en collaboration avec tout l’atelier, chaque binôme a eu à sa charge un thème architectural à adapter à un contexte. Ici l’objectif était de répondre à la problématique de l’habitat rural sur la commune de Balbigny: 3000 habitants, 20 km2 au sud de Roanne. Dans un contexte d’étalement urbain dû à la construction massive de quartiers pavillonnaires le programme à été projeté sur une des friches industrielles du village. L’idée était de sensibiliser les élus et les habitants sur la situation de leur commune en proposant un bâtiment volontairement provocateur: la tour d’habitation, nuancée par les habitats intermédiaires et les ateliers à ses pieds; pour démontrer que d’autres modes d’habité sont possibles. Les étages d’habitation de la tour sont entrecoupés d’étages partagés qui offrent une vie communautaire à ses habitants.

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Plan des maisons

Façade sur rue

Rez de chaussée

Étage Courant

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Place Publique

Le Projet

Plan de Masse

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Logements collectifs

Parc dans une ancienne base militaire

Suite à un travail de stratégie urbaine de groupe, visant à réinvestir une ancienne base militaire en parc urbain, le projet de logement collectif prend place sur l’ancienne place d’armes de la caserne. Le bâtiment se complète en rez de chaussée et en partie enterré sous la place, d’un musée sur l’histoire du site. Il reprend l’implantation historique des bâtis en délimitant les limites de la place. La mise en place d’une trame stricte en poteaux/poutres béton permet une grille qui définit facilement les différents types de logements et duplex. Cette trame s’exprime beaucoup en façade par la présence de loggias au sud, et par le dessin en panneaux préfabriqués au nord.

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Faรงade Sud

Faรงade Nord

Coupe transversale

Plan du Niveau 3

Plan du Niveau 2

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Logement avec 3 chambres 90 m

2

Logement avec 1 chambre Duplex 50 m2

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Vue axonométrique du Projet

COU

Le ré tègre place de 15 exist raît c

Coupe Transversale Marché Echelle 1/50

Vue axonométrique du Projet

Fontaine historique conservée

Banc Granite Fil d’eau connecteur

Dallage Granite identique

Dallage Granite

Coupe Transversale Marché Echelle 1/50 Modéle de Banc en Granite

La fontaine Place du Marché aux Poissons

Acier Rouge

Fontaine historique conservée

PL Evacuation d’eau Banc Granite Fil d’eau connecteur

Bardage Bois

Dallage Granite identique

Dallage Granite

Detail Toiture des pergolas du Marché

Modéle de Banc en Granite

La fontaine Place du Marché aux Poissons

Acier Rouge

Evacuation d’eau

44 Bardage Bois

Pla à


Réinventer un espace public

Place du Mazet & Place du marché aux poissons Clermont Ferrand

Ces deux places historiques de Clermont ne forment en réalité qu’une entité dans la ville. Cependant elle est découpée en deux plateaux. L’idée est d’assumer cette dualité en dessinant clairement un espace de marché en partie haute avec des échopes couvertes, et de conserver un espace plus libre en place basse. La présence de l’eau unit les deux partie : la fontaine historique et conservée en haut, et l’eau vient se jeter dans un bassin au pied des escaliers. Enfin, les mobiliers et les toitures du marché sont marqués par une couleur rouge très présente qui marque l’identité visuelle de la nouvelle place.

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Clara Chellé chelle.clara@orange.fr 06.11.50.03.10 (118 Rue de l’oradou 63000 Clermont Ferrand) Jusqu’en octobre 2018 :

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