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Geoffrey Clamour architecte DE- DSA urbaniste

06 76 09 42 35

geoffrey@clamour.eu


MĂŠmento


J’ai étudié dans 4 universités différentes, à Montpellier, Venise, Paris et enfin Marne-la-Vallée. Mon parcours n’est donc pas marqué par la constance mais par l’hétéroclite. Une spécificité que j’ai transformée en force. Chaque école ayant des enseignements différents, et même parfois contradictoire, chacun de mes transferts a été pour moi l’occasion d’une importante remise en question. D’abord attaché à une architecture courtoise, à l’échelle de l’ilot, j’ai ensuite été confronté à la grande échelle de la ville lors de mon voyage en Italie, durant lequel j’ai mesuré le paradoxe entre la volonté du devoir de mémoire d’un côté et la frénésie du tout écologique de l’autre. De retour en France, au sein du pôle Art Architecture et Philosophie dirigé par Chris Younès, j’ai été amené à confronter fabrique de la ville et pensée philosophique, ainsi qu’à réfléchir sur les stratégies territoriales et politiques des villes occidentales contemporaines. Cette ultime année a donc été l’opportunité d’un difficile mais très riche travail de synthèse. Il faut donc voir mes travaux comme une série d’expérimentations, de recherche d’un questionnement plutôt que comme une suite de réponses définitives à chaque situation. Diplômé en 2011, je m’intéresse aujourd’hui particulièrement à la problématique des rapports qu’entretiennent suburbia, centre-ville et infrastructures dans les quartiers en mutations, ainsi qu’à la transformation de la relation des villes avec leurs territoires. Il semble en effet qu’il est aujourd’hui indispensable d’inventer de nouveaux modes de vie, d’habitation et d’organisation de l’établissement humain, à l’intérieur de lieux complexes, constitués d’espaces résiduels, de zones industrielles et commerciales, de campagnes, qui cohabitent parfois simultanément dans un chaos urbain. Des territoires qui concentrent donc toute les thématiques contemporaines en chacun d’eux : mémoire, palimpseste, miniaturisation du territoire, paysages manufacturés, Nature, écologie, stratégies et politiques prospectives, intégration infrastructures, normes et bien sûr l’ Architecture qui est la formalisation d’un équilibre, d’une médiation entre tous les autres facteurs de la production de la ville. Dans ce contexte, et comme le rappelle Sébastien Marot, le temps est à l’extrapolation du territoire est de moins en moins à son exploitation. « Le siècle n’est plus à l’extension des villes mais à l’approfondissement des territoires. Pas plus que les simulacres de mémoire littérale, le nomadisme moderne ne parviendra à rendre supportable l’aplatissement des lieux et leur grandissante univocité. Le monde est devenu trop étroit pour que l’on puisse seulement songer à ne pas explorer partout sa quatrième dimension. Il est urgent d’extrapoler ». C.G.


Étudie à Montpellier, Venise puis Paris Diplômé de l’école nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette en 2011 Poursuit un Post Master en Urbanisme à l'école d'architecture de la ville et des territoires Passionné d’architecture, d'Arts, de littérature, de bande dessinée et de photographie

(11 février) NAISSANCE À ARLES BACCALAURÉAT Lycée Louis Pasquet, ARLES, série scientifique, AB

*ENSAM École Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier Licence sous la ditection de Michel Maraval

*IUAV Istituto Universitario Di Venezia master I spécialité Développement durable et Paysage (dir. Stefano Munarin) *ENSAPLV ÉÉcole Nationale Supérieure De Paris La Villette Master II Pôle Architecture Art Philosophie (Dir. Chris Younès) Diplôme (Dir. Eric Daniel Lacombe et Edouard Ropars): Europan 11 Clermont-ferrand: «Paysage désarticulé/Stratégie opportuniste»

EAVT école d'architecture de la ville et des territoires, Marne-la-Vallée DSA Architecte Urbaniste, sous la direction d'Yves Lion, Christophe Delmar, et Eric Alonzo


AGENCE LE CARRÉ Aix-en-Provence Stage "Habiter les coteaux" ILLUSION ET MACADAM Agence com’(Montpellier) Dessinateur/perspectiviste pour événementiel: "Printemps des lycéens" "Printemps des lycéens"

1987 2005 2007 YANN LIEBARD Sculpteur (Sète) Stage Artisanat "Mobiliers sculpturaux pour lycée agronomique"

2008

ITAR, Ingrid Taillandier Dessinateur/perspectiviste "Collège de Savigny, Logements sociaux"

2009

*FRANÇOIS SCALI Concepteur 3d/collaborateur: "Logements sociaux à Bezons, Crèches à Sevran et Elbeuf, Musée du Titanic à Cherbourg" WWW.CLAMOUR.EU Réalisation du site internet

2010

Dormoy Et Potet Archi. Collaborateur

Atelier Cité Architectures Collaborateur " étude urbaine pour un quartier durable à Billy-Sur-Aisne, restructuration des espaces publics de Trois Épis"

2011 2012

2013

Workshops: "Como manejar l'agua" Santiago du Chili "Archéologie des techniques de construction à la chaux" Campiglia Maritima (Toscane)


PROJET: SCÉNOGRAPHIE FICTIVE TYPE: INSTALLATION TEMPORAIRE ÉCHELLE: NC LIEU: MARGHERA (Venise, Italie) 2009

Dans la très vaste zone industrielle de Marghera, à la sortie du «ponte delle liberta» qui rejoint Venise à la terre ferme, un paysage très particulier mêle industrie métallurgique, sidérurgique en activité, et usines laissées à l’abandon. La scénographie fictive est un exercice libre qui questionne la limite du recyclage des friches à la périphérie des villes en lieux de Culture. Entièrement réalisé avec des matériaux empruntés au site, l’installation nouvelle semble avoir subit les même dommages du temps, transformant ainsi la perception de la mémoire du lieu. Ici rien ne se perd, rien ne se crée...


1- UNE SCÉNOGRAPHIE QUI CULTIVE L’AMBIGUÏTÉ ENTRE LE NOUVEAU ET LE DÉJÀ LÀ


Ci-dessus: Plan masse de la scénographie dans le site industriel à gauche: Perspective de l'entrée de l'exposition


PROJET: MAISON DE L’ARCHITECTURE DU LANGUEDOC-ROUSSILLON TYPE: ÉQUIPEMENT ÉCHELLE: 5000 m² LIEU: MONTPELLIER 2007

La maison de l’architecture du Languedoc-Roussillon est un projet en forme de question, dont l’ambiguïté nous pousse à réfléchir sur le devenir de la ville contemporaine, de ses limites qui s’urbanisent anarchiquement, mais aussi à l’évolution du rapport entre une ville où la consommation a remplacé l’habitation et une nature qui n’existe plus, remplacée physiquement et symboliquement par l’agriculture et l’exploitation industrielle.


2- UN ÉQUIPEMENT PUBLIC COMME PARASITE DANS LE TISSU INDUSTRIEL


Ci-dessus: Coupe longitudinale du projet, du sombre vers la lumière


PROJET: Marché URBAIN SAINT ROCH TYPE: EQUIPEMENT ECHELLE: 5000 m² LIEU: MONTPELLIER 2007

Un projet qui tente de démontrer comment un équipement de quartier de taille relativement modeste peut articuler des espaces stratégiques à l’échelle de la ville tout en remplissant une fonction de proximité. Passerelles, carreaux, parvis, jardin suspendu et espaces commerciaux s’associent en un seul objet, qui résout à la fois les problèmes liés aux ruptures topographiques et typologiques provoqué par le faisceau ferroviaire, en s’appuyant sur les potentialités présente sur le site, point de départ des mobilités de la ville (tram, train, bus...), plate-forme nodale idéale pour un équipement commercial. Comme au judo, le projet se sert de la force du problème pour le tirer à son avantage.


3- UN MARCHÉ URBAIN, UN LIEU DE RE CONNEXIONS


Ci-dessus: Coupe longitudinale du projet, la transparence entre le jardin suspendu et le marchĂŠ urbain est permise par une sĂŠrie d'oculus qui rythment l'espace intĂŠrieur


PROJET: «AD HOC» 27 LOGEMENTS TYPE: LOGEMENTS COLLECTIF ÉCHELLE: 2500 m² LIEU: MONTPELLIER 2008

La problématique principale de ce projet d’habitation est la mutation du quartier Gambetta de Montpellier, qui tend à passer d’un statut périphérique à celui de centre ville. Comment penser l’espace habitable et urbain dans une parcelle situé dans un tissu très hétérogène, composé d’habitation XIXème, d’autre fin XXème, de commerces, de garages, d’un parking sous-terrain, et enfin d’un aménagement urbain en cours de transformation (remise en valeurs des places et des espaces de circulation) ?


4- QUARTIER DENSE, PROJET EN COMPRESSION


à droite: Coupe transversale du projet à gauche: Coupe technique de la facade sur boulevard


PROJET: ECO-QUARTIER AVEC VUE TYPE: 150 LOGEMENTS ÉCHELLE: 15000 m² LIEU: ISPICA (Sicile, Italie) 2009

Sur un terrain agricole, entre la vieille ville d'Ispica et une plaine qui s'ouvre au loin sur la mer méditerranée, une commande de 150 logements éco-conçus est lancé par la commune. La parcelle, ni réellement connecté à la ville, ni complètement fondue dans le paysage agricole, représente un entre-deux, une poche indéfinie, dont les seules limites sont administratives. Une ambiguïté de la commande auquel le projet répond par un exercice théorique, qui synthétise en un lieu toute les données du problème: écologie, performance énergétique, orientation, contexte paysager, sociabilité. Il en ressort une proposition, entièrement ouverte sur le grand paysage, dont l'organisation des typologies d'habitat permet à la fois de créer une transition entre nature et urbain, en dégageant des places, des espaces de maraîchage, des belvédères. Une réflexion sur la densité, sur la limite, sur le thème de l'entre-deux.


5- DE LA VILLE DENSE A LA RURALITÉ


Ci-dessus: Elévation générale du nouveau quartier, la skyline comme réinterprétation de la silouhette du village ancien


PROJET: TOURS STRATÉGIQUE TYPE: ÉQUIPEMENT, BUREAUX, LOGEMENTS ÉCHELLE: 50000 m² LIEU: TOURS 2010

Entre Paris et Bordeaux, la nouvelle ligne LGV qui s’ouvre pourra à terme relier Londres à Bilbao. Cette liaison, encore embryonnaire commence déjà à façonner la ville, nous montrant le pouvoir énorme des infrastructures sur les territoires. Après un longue étude urbaine, un site a été choisi pour installer un nouveaux nœud urbain. Coupé en 4 part une intercommunalité, l’autoroute, le train et un futur tram, il est le lieux par excellence de la ville contemporaine et de ces espaces conflictuels, l’occasion de démontrer que de la déchirure peut naître le lien.


6- RADIOGRAPHIE ARCHEOLOGIQUE DU SITE D'AQUILEIA: L'IMPORTANCE DE LA RUINE


Ci-dessus: Plan masse du traitement paysager du site à gauche: Principe stratégique de l'implantation des tours d'hotels à droite: Différentes typologies de tours


PROJET: TOURS STRATÉGIQUE TYPE: ÉQUIPEMENT, BUREAUX, LOGEMENTS ÉCHELLE: 50000 m² LIEU: TOURS 2010

Entre Paris et Bordeaux, la nouvelle ligne LGV qui s’ouvre pourra à terme relier Londres à Bilbao. Cette liaison, encore embryonnaire commence déjà à façonner la ville, nous montrant le pouvoir énorme des infrastructures sur les territoires. Après un longue étude urbaine, un site a été choisi pour installer un nouveaux nœud urbain. Coupé en 4 part une intercommunalité, l’autoroute, le train et un futur tram, il est le lieux par excellence de la ville contemporaine et de ces espaces conflictuels, l’occasion de démontrer que de la déchirure peut naître le lien.


7- L’INFRASTRUCTURE COMME GÉNÉRATEUR DE L’URBAIN


Ci-dessus: Coupe longitudinale du projet; donner un rapport Ă  l'infrastructure


PROJET: E11: PAYSAGE DÉSARTICULÉ/ STRATÉGIE OPPORTUNISTE TYPE: PROJET URBAIN ÉCHELLE: 20 Ha LIEU: CLERMONT-FERRAND 2011

Au sein du quartier Saint-Jean, le site est une enclave de près de 20 hectares, coincé entre un faisceau TGV, une départementale et un boulevard très fréquenté, dans un environnement bâtit particulier, constitué d’entrepôts de tôles, de briques mâchefer, de locaux commerciaux aux surfaces dantesques. Stratégiquement situé entre Clermont et Montferrand, entre la plaine, l’aéroport et la chaîne des Puys, entre «Hyper-centre» et suburbain, le site en forme de chaos urbain est un condensé des grand thèmes de l’aménagement urbain actuel et à venir, à savoir comment habiter ce qui est aujourd’hui inhabitable.


8- QUARTIER SAINT-JEAN: UNE STRATÉGIE A L’ÉCHELLE DU TERRITOIRE


Ci-dessus: Plan masse stratégique du projet; la naissance d'un nouveau quartier en dialogue avec infrastructures et équipements existants à droite: Miniaturisation du grand territoire; recréer un parc ouvert à tous


QUATRE VARIATIONS POUR UN Situé à l’est de la métropole parisienne sur le plateau de Chessy, le territoire du Val d’Europe est historiquement marqué par une forte empreinte humaine: une terre d’abord dessinée par l’agriculture, fortement remodelée à partir de 1965 lorsqu’elle devient une partie de CAMPUS URBAIN

la ville nouvelle de Marne-La-Vallée, puis lorsque Disney installe son Magic Kingdom; un territoire sous-tendu par une superposition de PROJET URBAIN, 20 Ha (commande) logiques politiques, économiques et idéologiques; une ville à plusieurs visages qui se confondent en une juxtaposition d’espaces commercommande Marne-la-Vallée, 2012, ciaux, ludiques, agricoles, domestiques, voire historiques, tous empreints d’une certaine utopie. Cette étude esquisse quatre propositions, avec Camille Bauve-Pyz, Nicolas quatre variations pour un quartier universitaire à Val d’Europe. Besse, Alexandre Clerc, Clémence Nicolas


8 - VARIATION N°IV: Une promenade piétonne, 12 minutes de marches, 10 univers urbains traversés


QUATRE VARIATIONS POUR UN CAMPUS URBAIN AU VAL D'EUROPE (II): VARIATION N°IV: Séquences urbaines et exrience cinétique Cette quarrième variation du projet fait écho à la contribution de Pierre Chabard dans «Le territoire des signes»1. Il y évoque le manifeste de Coney Island2, qui montre comment les premiers parc à thème, à l’image de Lunapark, ont généré la forme de New York. Appliquée au territoire de Marne-la-Vallée, c’est cette même réflexion qui sous-tend l’organisation de la proposition suivante: penser le campus urbain comme résultante de la logique territoriale du parc Disney et de l’urbanisme qui en a découlé. Réinterprétant le phénomène de thématisation actif sur le Val d’Europe,le projet caractérise le site d’intervention comme un parc, partitionné en une série d’univers paysagés très contrastés. Un référence directe à «l’imagineering» développée par Disney pour contrôler l’environnement visuel dans ses parcs, jusqu’à créer des scénario urbain: la «Gate experience».


8 bis- VARIATION N°IV, 3ème séquence: les docks du campus


FAIRE LA VILLE SUR LE TISSUS PAVILLONNAIRE

étude URBAINE, 2013, 20 Ha SAINT-ORENS DE GAMEVILLE, Toulouse Métropole (commanditaire) avec Amélie Noury et Jacques Ippoliti

Au sein du quartier Saint-Jean, le site est une enclave de près de 20 hectares, coincé entre un faisceau TGV, une départementale et un boulevard très fréquenté, dans un environnement bâtit particulier, constitué d’entrepôts de tôles, de briques mâchefer, de locaux commerciaux aux surfaces dantesques. Stratégiquement situé entre Clermont et Montferrand, entre la plaine, l’aéroport et la chaîne des Puys, entre «Hyper-centre» et suburbain, le site en forme de chaos urbain est un condensé des grand thèmes de l’aménagement urbain actuel et à venir, à savoir comment habiter ce qui est aujourd’hui inhabitable.


9- DE PLAINE COMMERCIALE à PLAINE DE LOISIRS, LA VILLE PAVILLONNAIRE RéSILIENTE


FAIRE LA VILLE SUR LE TISSUS PAVILLONNAIRE (II): QUATRE HYPOTHèSES POUR UNE NOUVELLE ALTERNATIVE Se basant sur le postulat que la ville doit orienter son développement dans son épaisseur plutôt que de continuer à se dynamiser exclusivement sur l'axe qui la relie historiquement à Toulouse, l'étude montre à travers quatre scénarii comment la ville pourrait composer densification, logiques géographiques, foncières et métropolitaines. La nature particulière de la commande qui concerne un site très localisé, dont la maîtrise échappe à la municipalité nous a poussé à travailler conjointement à toute les échelles, du 20000ème au 200ème. Articulation de la ville à son territoire, rapport entre architecture et géographie, complémentarité entre espaces publics et contexte naturel, et enfin compatibilité entre équation financière et intérêt public ont guidé la réflexion de l'équipe de projet. Une étude ayant permis de construire un outils de négociation entre municipalité et promoteurs immobiliers qui achètent et densifient peu à peu la ville sans prise en compte des contrainte territoriales. Un outils enfin pour exprimer d'autres manière d'habiter la ville pavillonnaire.


9 bis -DéTAIL SUR UNE HYPOTHèSE DE DENSIFICATION: L'ARCHITECTURE ENTRE LIGNE DE CRÊTE ET PLAINE HABITéE


COMO MANEJAR EL AGUA DE OTRA MANERA

Santiago en tant que capitale du Chili se cherche une dynamique métropolitaine. Située au pied de la cordilière des Andes, elle profite d'une situation unique entre le Pacifique par l'intermédiaire de Valparaiso, et l'Argentine proche de 80 kilomètres. Fortement dépendante énergétiquement des pays frontaliers, mais profitant d'une croissance très forte, elle attend depuis plusieurs décennie la construction d'une étude URBAINE, SANTIAGO DU CHILI, 2013, workshop en collabora- nouvelle ligne ferroviaire qui la relierai en quelques heures à l'ensemble du continent sud-américain. La vision que propose l'étude tend tion avec l'université Diego Portales plutôt à favoriser une dynamique locale, qui permettrait d'un seul tenant de revaloriser les grands vides, sites de projets à venir tout en créant les conditions d'une fédération des différents territoires du Grand Santiago, à travers une nouvelle gestion de l'eau, aujourd'hui 641,4 km2 très fragmentée. avec Nicolas Besse, Antonin Amiot, Renaud Laferrière, Jacques Ippoliti


10- LA GESTION DE L'EAU COMME UN VECTEUR DE REQUALIFICATION PROGRESSIVE ET COMMUNE DES ESPACES PUBLICS ET DE PROJETS à VENIR DE SANTIAGO DU CHILI


MEMOIRE MASTER II PÔLE ART ARCHITECTURE PHILOSOPHIE: "CRITIQUE DE LA CONTEMPORANEITé" sous la direction de CHRIS YOUNèS "ARLES: de dubaï A BILBAO" Ce travail propose une analyse critique du projet du PARC LUMA à Arles signé Franck GEHRY. Une réflexions sur un projet, comme un reflet de la politique actuelle de la fabrique de la ville par la culture, un projet révélateur de nombreux aspects propre à notre époque (sociétaux, architecturaux, politiques et philosophiques). A travers une relecture iconographique et symbolique de la ville, il s’agit de retrouver l’essence du projet et de sa formulation, puis en s’appuyant sur des références transversales, de Roland Barthes à Sébastien Marot, ou encore de François Ascher à Olivier Dolfus, l’étude tente de mettre au jour et de décrypter les mouvements qui sous-tendent implicitement le projet urbain. D’une manière générale, l’analyse du Parc Luma tente, à travers l’étude d’un projet local, de tirer une analyse élargie sur les tendances urbaines en œuvre et à venir, en faisant intervenir un large corpus de références extérieures.

Consultable sur: www.clamour.eu/#/theorie


Le projet LUMA révèle le positionnement des villes dans un paysage mondialisé. Le pouvoir des territoires s’exprime de moins en moins par l’Etat Nation, les villes ont pris leurs destins en main. L’industrie classique, matérielle est peu à peu en train de quitter le vieux continent. Les villes pour exister doivent donc développer de nouvelles industries, basées sur l’information, les idées et la culture. Leurs économies sont de plus en plus basées sur des productions immatérielles et le départ de l’industrie lourde laisse derrière d’énormes emprises foncières, souvent placées stratégiquement, aux abords des villes. Parallèlement, la communication et l’image prennent une importance capitale dans l’attractivité des territoires, devenant des arguments aussi importants que l’économie ou la politique. [...]

L’analyse du projet est riche en ce qu’elle nous montre un exemple de cohabitation entre programme global, et problématiques locales. Le résultat consiste en un campus artistique, intégré à un parc paysager, le tout prenant la forme d’une interprétation du paysage environnant, voire d’une miniaturisation des différents territoires à la croisée desquels se trouve le site du projet. [...] En recréant un condensé de la Provence dans un site saturé de strates historiques, le projet risque d’en effacer une partie de sa mémoire, en bâtissant un parc à thème, un « dysneyland » local. Le projet LUMA est sans aucun doute porteur d’une nouvelle image pour la ville d’Arles, d’une nouvelle économie de la connaissance peut être, lui donnant un avantage décisif dans la compétition que mènent les villes entre elles. Une image qui se veut une représentation fidèle du local, peut-être trop fidèle. [...] C’est finalement un projet qui danse, où comme dans un Tango, la mélancolie dispute le désir (et vice-versa), mais toujours dans l’équilibre, ne faisant qu’un. Ici c’est la mémoire qui résiste contre une modernité gourmande. L’histoire nous dira si, comme dans la danse, l’équilibre ne sera pas rompu, entre le simulacre et le conservatisme aveugle.


geoffrey@clamour.eu 06 76 09 42 35


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Porfolio Clamour Geoffrey 2013