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Nouakchott

: citymag

Septembre 2012 - N° 56

INFOS LOCALES - PETITES ANNONCES - GRATUIT ! - 46 04 97 00

Crise alimentaire: le pire a été évité Reportage avec MSF dans le Brakna pp.8-12

Khally Diallo, homme de coeur p. 5 Sauver Nouakchott des eaux pp. 14-15


Arts de la table • Literie et linge de lit Hygiène et propreté • Décoration

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: Interview Khally Diallo

«La pauvreté n’a pas de couleur» On avait cru à un «simple» projet humanitaire, C’était mal connaître Khally Diallo, le fondateur et président de la Marmite du Partage (voir page 7). Car ce jeune homme, à l’instar d’un Martin Luther King mauritanien, nourrit de grands rêves pour son pays. Propos recueillis par Claire Jeannerat  Citymag: Tu as lancé la Marmite du Partage pratiquement seul, sans soutien financier au départ. Croyais-tu vraiment que le résultat allait être celui qu’on a vu? - Khally Diallo: J’en étais convaincu. Alors que tout le monde me prenait pour un con, j’étais convaincu que les Mauritaniens comprendraient. Aujourd’hui le résultat est là, et on est content de cet accueil, même si je ne vais pas dire qu’on est satisfait, parce que la Marmite est très loin encore de ses objectifs. Notre ambition c’est de rénover des écoles et des mosquées, d’aider ces pauvres, de leur trouver un emploi même. C’est quand toute la Mauritanie reconnaîtra à la Marmite ses mérites que je pourrai dire «Je suis satisfait».  Qu’est-ce qui te donne cette détermination assez extraordinaire? - L’amour que je porte à mon pays, d’abord et avant tout. Le fait que j’ai conscience qu’en Mauritanie il y a des dirigeants qui ne veulent pas que la jeunesse rêve, qui veulent nous faire croire qu’elle est morte alors qu’elle ne l’est pas. Et je sais que je suis crédible auprès de cette jeunesse, qu’elle me connaît et qu’elle me fait confiance. Et puis j’ai grandi dans les droits de l’homme et l’humanitaire. C’est mon père qui a installé Pharmaciens sans frontières en Mauritanie, et je suis un militant de l’Association mauritanienne des droits de l’homme de Me Fatimata Mbaye depuis 1996. J’ai été bercé par les droits de l’homme, aujourd’hui je ne peux pas y échapper.  Tu énumérais tout à l’heure les objectifs de la Marmite. Si je comprends bien, il y a, sinon une ambition politique, en tout cas un projet pour ce pays qui va au-delà de l’aide ponctuelle que vous apportez aux plus pauvres? - Il y a une ambition, mais pas politique. Notre ambition, c’est d’être le cordon ombilical de tous les Mauritaniens. Maintenant, les politiciens, ils sont les bienvenus, mais il faut qu’ils comprennent que s’ils nous soutiennent, il n’y aura pas de retour. Il n’y a pas de bétail électoral, la Marmite n’a pas de cartes d’identité à donner, ni de consignes de vote. En revanche si on nous appelle pour une action, l’Etat, l’opposition, le Programme alimentaire mondial ou autre, et qu’on nous demande notre aide parce qu’on connaît le terrain, on peut le faire.  Certains, dont moi je l’avoue, se sont fait la remarque que les volontaires de la Marmite étaient pratiquement sans exception tous négro-mauritaniens. Qu’est-ce que tu réponds à cela? - Ce que je dis toujours: s’il faut mettre 150’000 Noirs dans un projet et qu’ils sont capables de porter l’intérêt de tous les Mauritaniens, je n’y vois pas d’inconvénient. Et s’il faut mettre un million de Maures dans un projet qui fasse avancer toute la Mauritanie, allons-y! A part ça, il y a quand même quelques éléments dans la Marmite qui ne sont pas Chinois à ce que je sache: ils sont Maures, et ils sont là en tant qu’êtres humains et Mauritaniens. C’est un faux débat, et même pire: c’est cette question-là qui tue la Mauritanie et qui l’empêche de se développer. Il est temps qu’on dépasse la question de la couleur. Etre Mauritanien, ce n’est pas être blanc ou être noir, c’est avoir la Mauritanie dans le coeur.

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 Et tu as l’impression que ce discours-là est entendu? Estce que les mentalités ne sont pas verrouillées? - C’est clair que les barrières sont encore là. Mais ça ne nous fera pas baisser les bras, on est là pour bousculer tout ça, même

BIO EXPRESS

Né à Boghé en 1988, Khally Diallo quitte sa ville pour la France en 1994 lorsque, suite au décès de ses parents, il est adopté par un Français expatrié en Mauritanie. Durant plusieurs années, il partage son temps entre la France, le pays de son père, et la Mauritanie, le sien: «Je n’ai pas la nationalité française, et je ne la veux pas! C’est trop facile de jouer sur les deux tableaux, d’investir ici l’argent de la France sans que celle-ci en retire aucun bénéfice. Ce n’est pas compatible avec ma vision des choses et avec mon combat». Côté formation, c’est à Nouakchott que Khally Diallo effectue l’essentiel de sa scolarité jusqu’au BEPC. Puis il part à Dakar, où il décroche en 2009 un diplôme de technicien supérieur en audiovisuel au terme d’une formation accélérée de deux ans. Il est ensuite engagé comme journaliste-reporter d’images par le groupe de presse Raceco, qui collabore notamment avec TV5. Et c’est au début de cette année 2012 qu’il rentre à Nouakchott, appelé par la nouvelle chaîne privée Maurivision-Télévision du Sahel. Il y anime (ou peut-être fautil hélas écrire «animait») sa propre émission, «Buzz Music», fort d’une connaissance approfondie du milieu culturel mauritanien acquise au fil de dix années passées à écumer les scènes de Nouakchott dans son costume d’animateur-présentateur de spectacles sous le nom de DJ Khalzo. si on sait que ce ne sera pas facile. Mais la jeunesse qui est là, elle parle toutes les langues, elle a toutes les couleurs dans ses amitiés. Il y a un manque de volonté politique, eh bien nous on va essayer de combler le vide.  C’est donc clairement l’Etat que tu désignes comme responsable de cette situation? - L’Etat et également les politiciens. Parce que quand l’Etat tire sur la ficelle, les autres font la même chose, et c’est comme ça qu’on se retrouve avec des votes ethniques ou tribaux. Mais où elle va cette Mauritanie-là? Il est temps qu’on renverse la donne. Nos différences ne sont pas un danger quand même, elles sont une richesse! Si l’Etat mettait en place une plate-forme de communication, cette question de races ne se poserait même plus. C’est le rôle qu’on veut jouer à la Marmite. On a fait une sortie à Lemgheitty; ce sont surtout des Maures qui habitent là; mais on n’a pas cherché à savoir, parce que la pauvreté n’a pas de couleur.  Comment vois-tu la Marmite dans dix ans? - Je la vois comme Médecins sans frontières: totalement indépendante, avec un budget, et qui continue à rendre service mais de manière plus large. Comme un intermédiaire entre l’Etat et les populations les plus démunies. 

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: news

La Marmite du Partage, Un réalisateur mauritanien le succès du ramadan à Nottingham, Angleterre Pas moins de 100 nations, si l’on croit son site Internet, seront représentées au festival World Event Young Artists, qui se tiendra à Nottingham, en Grande-Bretagne, du 7 au 16 septembre. Parmi ces nations, la Mauritanie, grâce à Moustapha Elban et son court-métrage La mémoire de l’Est.

Natif de Tintane, ce jeune homme (26 ans) a déjà plusieurs films et deux prix à son actif: prix du scénario au Maroc pour Quadrichromie (2008) et prix d’Al Jazeera Documentaire à la Semaine

Lors de la dernière sortie de la Marmite, le 17 août à Kouva.

Beaucoup n’auraient pas parié un ouguiya sur la Marmite du Partage lorsque son initiateur Khally Diallo a lancé son projet au début du mois de juillet (voir Citymag n° 55). Eh bien, ils avaient tort, et l’association le leur a démontré d’éclatante manière.

demanderez-vous? Eh bien la réponse est la même, puisque pour la plus grande part ce sont les volontaires eux-mêmes qui l’ont collecté dans la rue et dans les marchés, faisant preuve, il faut quand même le souligner, d’un cran exemplaire.

A quatre reprises durant le ramadan, elle a offert le ftour (la collation de la rupture du jeûne) et des repas aux habitants des quartiers défavorisés de Lemgheitty, Tarhil, Marbaat et Kouva. Au total, 5200 repas ont été servis, sans compter les distributions de dattes, eau et lait effectuées à plusieurs reprises en différents endroits de Nouakchott.

Un tel succès ne pouvait pas rester sans suite, d’autant moins lorsqu’on connaît l’ampleur des besoins auxquels sont confrontés de nombreux Mauritaniens - ceux qui en doutaient ont pu le vérifier dans les quartiers où s’est rendue la Marmite. L’opération sera donc renouvelée, et étendue à plusieurs villes de l’intérieur, dont Rosso, Kaédi et Boghé, lors du prochain ramadan. Et en attendant, Khally Diallo et son équipe projettent d’aller distribuer des repas chauds en prison ainsi que des médicaments à l’hôpital national.

La clé du succès, outre l’extraordinaire détermination de Khally Diallo, c’est l’engouement de 277 jeunes volontaires qui se sont engagés corps et âme dans ce projet. Et l’argent,

Le 1er Salon mauritanien des arts plastiques se prépare Il aura lieu du 6 au 28 novembre 2012. Quoi donc? Le premier Salon mauritanien des arts plastiques, organisé par l’Institut français de Mauritanie et l’Union des artistes peintres de Mauritanie, sous le patronage du Ministère de la culture, de la jeunesse et des sports. D’accord, le 6 novembre, ce n’est pas tout de suite. Mais si l’on vous en parle dès à présent, c’est parce que les candidatures sont ouvertes jusqu’au 11 octobre. Le Salon des arts mauritaniens, ce sera en effet une exposition collective d’artistes sélectionnés par un jury. Mauritaniens et étrangers, amateurs et professionnels, qu’ils s’expriment par la peinture, la photographie ou le dessin, dans le figuratif ou l’abstrait, tou-te-s les candidat-e-s sont les bienvenu-e-s, pourvu’ils aient dépassé 18 ans. Le jury se réunira une première fois en octobre pour sélectionner les vingt artistes qui participeront au Salon. Il attribuera également durant l’exposition un Prix Delarozière, tandis qu’un prix Wane Bocar sera décerné par le public. Pour plus d’informations, consulter la page facebook de l’Institut français de Mauritanie.

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nationale du film à Nouakchott pour La mémoire de l’Est (2009). A Nottingham, son courtmétrage sera présenté à deux reprises au public lundi 10 septembre, en même tems qu’une dizaine d’autres films venus des quatre coins de la planète.

Retour sur le festival Images du Fleuve

Djibril Diaw.

Du 11 au 14 juillet dernier, la ville de Boghé a abrité le festival Images du Fleuve (FIF). Retour sur cet événement avec Djibril Diaw, promoteur et initiateur de la manifestation, ravi du succès de cette 2ème édition. - Citymag: Quel est l’intérêt d’organiser un festival du film dans une petite ville comme Boghé? - Djibril Diaw: C’est une façon pour moi de délocaliser le cinéma des villes vers la campagne. Cette année la caravane du festival s’est même déplacée dans deux villages voisins, Thidé et Sarandogou. - Parlez-nous de l’organisation sur le terrain. Comment ça se passe concrètement? - Nous travaillons de concert avec les associations sportives et culturelles locales. Elles envoient des représentants que nous formons au métier de projectionniste. Ainsi, ils peuvent gérer la projection dans des lieux choisis par eux-mêmes. Notre équipe ne fait qu’apporter le matériel de projection. - Avez-vous obtenu du soutien de la part des autorités?

- Le seul soutien que j’ai obtenu est celui de l’ambassade des États-Unis qui a financé 90% des activités. Le reste a été pris en charge par la municipalité de Boghé. Je profite de les remercier, ainsi que la Maison des Cinéastes qui nous a prêté les films et le matériel de projection. - Comment êtes-vous entré dans le milieu du 7e art? - Par hasard. Je suis diplômé en réseau informatique et gestion de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. A mon arrivée à Nouakchott en 2008, je devais continuer sur le Maroc pour faire un second cycle. J’ai eu la chance de rencontrer Abderrahmane Ahmed Salem, le directeur de la Maison des Cinéastes, qui m’a ouvert les portes de son établissement. Je n’avais jamais imaginé que le cinéma se faisait dans mon pays! J’ai réalisé mon premier documentaire en 2009. Il avait pour titre 1989 et a remporté le 2e prix du film documentaire de la SENAF. - Qu’est-ce qui manque au cinéma mauritanien? - Les infrastructures. Nous n’avons pas d’école de cinéma, encore moins de salles de cinéma. On souffre beaucoup puisqu’on est obligés de chercher des financements hors du pays, ce qui n’est pas toujours évident. - Un mot de la 3e édition? -Elle aura lieu en 2013 et aura pour thème la place de la femme dans la société musulmane. Mamadou Oury Diallo

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: À LA UNE

Comme toutes ces dernières semaines, l’affluence est modeste ce matin-là au Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle ambulatoire de Regba. La plupart des enfants sont suivis depuis plusieurs semaines par l’infirmier-superviseur de MSF Vincent Massala et son équipe. Plusieurs d’entre eux ont retrouvé un poids normal et sortiront donc aujourd’hui du programme.

Au centre nutritionnel ambulatoire de Regba, à une heure de route de Boghé, une assistante mesure le périmètre brachial de cette fillette. Avec un résultat «jaune», son état nutritionnel est considéré comme «à risque».

Crise alimentaire, non. Malnutrition, oui. En octobre dernier, l’alerte était lancée: faute de saison des pluies, la Mauritanie, comme tous les pays du Sahel, était menacée d’une grave crise alimentaire. Dix mois plus tard, on respire: le pire a été évité. Pronostics trop alarmistes ou anticipation réussie? Pour essayer de comprendre, Citymag s’est rendu sur le terrain, à Boghé et Magta Lahjar, où Médecins sans frontières a ouvert deux programmes nutritionnels. Texte et photos: Claire Jeannerat 8

Mesure du poids et de la taille, entretiens avec l’infirmier et le médecin (ici le Dr Victorien Kouame, avec le polo gris): les enfants admis dans les programmes nutritionnels de MSF bénéficient d’un suivi individualisé tant qu’ils n’ont pas récupéré et stabilisé leur poids. A droite, cette maman emporte une ration de nourriture thérapeutique pour deux semaines, ainsi que du riz et du sucre pour le reste de la famille.

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: À LA UNE

L’équipe de Médecins sans frontières en discussion devant le Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle intensive (CRENI) de Magta Lahjar, avec le médecin du poste de santé de la ville (en boubou): Arnauld Salita, coordinateur du projet de Magta Lahjar; Stéphanie Gruttadauria, coordinatrice finances et ressources humaines à Nouakchott; Pierre-Vincent Jacquet, chef de mission à Nouakchott. A droite, le Dr Bruno Kaba examine un enfant hospitalisé au CRENI.

«

Il n'y a pas de crise alimentaire, du moins pas comme on l'attendait. Et c'est tant mieux pour les populations! Par contre il y a de l'insécurité alimentaire, ça oui». Dans les dîners en ville entre expatriés, cette déclaration d'une ancienne cheffe de mission de Médecins sans frontières en Mauritanie est accueillie par des hochements de tête: on ne le crie pas sur les toits, mais c'est vrai, la crise n'a pas atteint l'ampleur que l'on redoutait en octobre dernier, lorsque sont sortis les premiers chiffres annonciateurs de la catastrophe à venir. Ce qui ne signifie pas, qu'on nous comprenne bien, que chacun mange à sa faim une nourriture de qualité dans ce pays. D'ailleurs MSF, qui a ouvert ce printemps deux programmes nutritionnels dans le Brakna, à Boghé et Magta Lahjar, n'est pas resté les bras croisés: des enfants en état de malnutrition sévère, l'ONG en avait suivi, au moment de notre reportage fin août, 1661 depuis l'ouverture des projets, dont environ 177 ont dû être hospitalisés. Pour une ONG habituée à oeuvrer sur toutes les grandes catastrophes naturelles, guerres, famines, etc, de cette planète, c'est une activité modeste. A l'échelle de la Mauritanie, c'est grave. Une matinée au centre de Regba Ce matin-là devant le poste de santé de Regba, à une heure de route de Boghé, une petite dizaine de mamans, leur enfant sur les genoux, sont assises sur une natte devant la porte. C'est le jour de la consultation dans ce Centre de récupération et d'éducation nutritionnelle ambulatoire, CRENA dans le jargon MSF. Des centres comme celui-là, l'ONG en a ouvert six dans la région de Boghé et autant dans la zone de Magta Lahjar. Toutes les semaines ou tous les quinze jours, elle y reçoit ses petits patients. A Regba, ils ne sont plus que quinze; ce jour-là, une seule maman manquera à l'appel. C'est la troisième fois consécutive, le dossier de son enfant sera donc classé parmi les abandons. Une autre maman arrivera à midi: elle habite à 20 kilomètres de là, elle a passé la matinée à attendre une «occasion», une voiture de passage. Il y a deux semaines elle n'a pas pu venir, les pluies abondantes avaient coupé la route. Mais c'est une bonne nouvelle qui l'attend aujourd'hui: son fils Aboubakry, un an tout juste, a atteint son poids-cible. Admis dans le programme le 14 juillet avec 6 kilos 200, il pèse aujourd'hui 700 grammes de plus. Il sera considéré comme guéri s'il dépasse encore son poidscible la prochaine fois. Le médecin du projet MSF de Boghé, le Dr Victorien Kouame, a ainsi validé six sorties ce jour-là. La maman d'Aboubakry, elle, rentre à la maison avec la ration de Plumpy Nut, un aliment thérapeutique à base d'arachides, de

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son fils pour deux semaines; elle emporte aussi un kilo de riz et un kilo de sucre, la «ration de motivation» distribuée par MSF aux familles pour les inciter à suivre le programme. Objectif: la réduction de la mortalité Parmi les nouveaux venus, un seul a été admis dans le programme: les autres ne répondaient pas aux critères. MSF prend en charge exclusivement les enfants âgés de 6 à 59 mois atteints de malnutrition sévère aiguë, un état qui se détermine grâce au test du périmètre brachial (la mesure du tour du biceps) et au rapport poids-taille. «L'objectif prioritaire, explique Pierre-Vincent Jacquet, chef de mission de MSF en Mauritanie, c'est la réduction de la mortalité». L'ONG a mené une mission d'exploration au mois de mars en Mauritanie, et a donc décidé d'intervenir dans le Brakna, qui apparaissait comme l'une des régions du pays les plus menacées. Le projet de Boghé a été ouvert à la mi-avril, celui de Magta Lahjar le 20 mai. «Un enfant est décédé ce jour-là à l'admission», se souvient Arnauld Salita, coordinateur du projet de Magta Lahjar. Pour beaucoup d'autres, le pire a heureusement été évité, grâce aux efforts conjoints de MSF, mais aussi de l'UNICEF, qui fournit les rations de nourriture thérapeutique au Ministère de la santé, du Programme alimentaire mondial, qui a distribué de la nourriture aux enfants malnutris modérés, etc.

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Outre ses douze CRENA, MSF a ouvert à Boghé et Magta Lahjar deux Centres de récupération et d'éducation nutrionnelle intensive (CRENI) dotés de quinze lits chacun. C'est là que sont hospitalisés les enfants dont l'état exige un suivi médical constant, en général parce qu'ils souffrent d'une pathologie associée: infection respiratoire ou diarrhée la plupart du temps. Les cas de paludisme, contrairement à ce que l'on pourrait penser, sont pratiquement inexistants (2 cas positifs sur 1421 enfants testés à la fin août). Lors de notre visite, chacun des deux CRENI n'accueillait qu'une demi-douzaine de patients, accompagnés de leur maman à laquelle MSF fournit également nourriture, couverture et moustiquaire. La malnutrition au Sahel, «un problème de santé publique» Les chiffres de cette fin de mois d'août sont éloquents: l'activité des projets de MSF est en déclin. La pluie est tombée en abondance sur le Brakna, aujourd'hui vert comme la Suisse. Les familles disposent à nouveau de lait, le spectre de la crise alimentaire s'éloigne. Mais pour combien de temps? Et s'il n'est plus question de crise ni d'urgence pour le moment, combien de familles, combien d'enfants continueront-ils néanmoins à souffrir de malnutrition? «La malnutrition au Sahel est un problème de

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: À LA UNE

4 vols par semaine au départ de

Nouakchott

Le bétail s’en donne à coeur joie cette année dans le Brakna, où l’herbe et l’eau abondent après d’importantes chutes de pluie. La sécheresse de l’année dernière appartient bel et bien au passé.

santé publique, qui demande des solutions à long terme», écrit MSF dans un communiqué diffusé à la mi-juillet. Les équipes de MSF sur le terrain ont fait le même constat. La sécheresse incriminée n'est en réalité qu'une cause parmi d'autres: la pauvreté et l'absence quasi-totale d'agriculture ou de maraîchage dans une zone pourtant fertile sont des facteurs de risque tout aussi sérieux. «Les protocoles de MSF disent qu'il faut soigner la malnutrition et son origine, mais ici l'origine elle n'est pas soignable, ou bien alors il faudrait y mettre des moyens énormes», observe Arnauld Salita, qui a sillonné toute la région de Magta Lahjar. Hélas, la présence de Médecins sans frontières en Mauritanie sera peutêtre encore nécessaire.  Au CRENI (l’hôpital MSF) de Boghé.

Médecins sans frontières, la force de l’indépendance Nombreux sont ceux qui savent que Médecins sans frontières a été fondée (notamment) par Bernard Kouchner, médecin et ancien ministre français. Plus rares sont ceux qui connaissent les spécificités de cette association créée en 1971. La mission de MSF est d’apporter une assistance médicale à des populations dont la vie ou la santé est menacée en cas de conflits armés, d’épidémies, de pandémies (une épidémie présente sur une large zone géographique), de catastrophes naturelles ou encore d’exclusion des soins. Médecins sans frontières se veut indépendante de tout pouvoir politique, religieux et militaire. La garantie de cette indépendance, c’est son mode de financement: les ressources de l’association proviennent presque exclusivement de dons privés. A titre d’exemple, moins de 7% des revenus de la section française sont d’origine institutionnelle (Union européenne notamment). En 2011, les dépenses de MSF se sont élevées à près de 600 millions d’euros pour l’ensemble du mouvement. La quasi-totalité des ressources est affectée aux missions sur le terrain, les frais de fonctionnement étant réduits au minimum indispensable. MSF est présent près de 70 pays à travers le monde, y compris la France où elle apporte depuis 2007 un soutien médical et psychologique ainsi qu’un accompagnement social à des migrants demandeurs d’asile. En Mauritanie, outre les projets nutritionnels de Boghé et Magta Lahjar, l’association intervient dans l’Assaba et au camp de réfugiés maliens de Mbera. Médecins sans frontières a reçu le prix Nobel de la paix en 1999. 

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: en ville

Piège à sable Le cordon dunaire qui sépare Nouakchott de l’océan s’effrite. Ce n’est plus une nouvelle, mais un fait connu de tous depuis longtemps déjà. Comment parer une soudaine montée des eaux qui menacerait la capitale? S’inspirant d’un modèle tunisien, Mohamed Ould Chah et son ONG, l’Organisation mauritanienne pour le développement durable (OMDD), ont mis en place un «piège à sable» sous forme de nattes en palmes. Aujourd’hui, le résultat est là: le cordon s’est reconstitué, et le modèle ne demande qu’à être répété. Claire Jeannerat

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’est au sud du port artisanal de Nouakchott. Une grande plaque porteuse de plusieurs logos annonce l’emplacement du projet. On gare la voiture, on grimpe sur le cordon dunaire... mais on n’aperçoit pas grand-chose. C’est justement là la bonne nouvelle, la preuve de la réussite du projet initié par l’Organisation mauritanienne pour le développement durable (OMDD) et soutenu financièrement par le Small Grant Programm (SGP), le programme de microfinancement du Fonds pour l’environnement mondial. «Avant c’était plat ici», souligne le président de l’OMDD Mohamed Ould Chah. Aujourd’hui le cordon dunaire est reconstitué, le sable s’est accumulé le long des ganivelles dressées quelques dizaines de mètres en retrait de l’océan, comblant la brèche creusée par le vent et les hommes. Ganivelles? En principe, c’est une barrière formée par l’assemblage de lattes de bois, généralement du châtaignier. Le châtaignier étant plutôt rare à Nouakchott, et l’importation coûteuse ainsi qu’a pu le vérifier Mohamed Ould Chah à Mahdia, la ville tunisienne où se trouve le projet qui a inspiré le sien, le président de l’OMDD a opté pour un matériau local, la palme. La matière première a été achetée à Ksar Torchane et les ganivelles confectionnées sur place. «Montrer que c’est faisable»

Ancien fonctionnaire des douanes, Mohamed Ould Chah a créé en 2005 l’OMDD, ONG spécialisée en environne-

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ment, changements climatiques et biodiversité. Elle a notamment participé au projet de «ceinture verte» de Nouakchott, et mène en ce moment un projet de reboisement à Benichab financé par les sociétés minières Tasiast et MCM. Mais revenons à nos ganivelles. «La hauteur initiale est de 1 mètre 20», précise Mohamed Ould Chah. A l’heure actuelle, c’est à peine si quelques centimètres sont encore visibles: les ganivelles ont pleinement joué leur rôle de piège à sable. «C’est un petit projet, mais c’est pour montrer que c’est faisable», explique modestement le président de l’OMDD. Cette première expérience-pilote a également été porteuse d’enseignements: la longueur des claies gagnerait à être plus courte, leur orientation devrait dans certains cas être modifiée. «Et idéalement il faudrait un mètre de plus en hauteur», autrement dit il faudrait renouveler l’opération au même endroit pour que la brèche soit réellement sécurisée. Et finalement, le tout devrait être couronné de plantations qui stabiliseraient l’ensemble. Le 5 juin 2009, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, le Ministère du même nom s’était déplacé sur le lieu du projet, témoignant son intérêt pour le projet de l’OMDD. Mohamed Ould Chah souhaite à présent que cet intérêt se matérialise, c’est-à-dire que son idée soit reprise et répliquée ailleurs. Le cordon dunaire de Nouakchott compte de nombreuses brèches critiques (entre 11 et 16 selon les interlocuteurs). Il n’y a donc que l’embarras du choix.  > www.omdd.mr

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: sortir à nouakchott INSTITUT FRANÇAIS DE MAURITANIE

contemporains.

Tél: 45 29 96 31.

L’IFM rouvre ses portes au public dimanche 9 septembre. La programmation culturelle reprend le 18 septembre avec: EXPOSITION La route Par Isabel Fiadeiro Du 18 septembre au 11 octobre Vernissage le mardi 18 septembre à 19h Dans cette série de peintures de paysages qui parcourent la route reliant Nouakchott à Atar, Isabel Fiadeiro met en évidence le désert. Espaces ouverts à l’infini où la nature n’est pas clémente et où seul le nomade peut survivre suivant une façon de vivre transmise et répétée depuis des siècles. La modernité se manifeste uniquement à travers la présence des antennes de télécommunication qui depuis quelques années se répandent un peu partout dans ces zones presque inhabitées. D’origine portugaise, Isabel Fiadeiro vit en Mauritanie depuis 2004. Installée à Nouakchott, elle part régulièrement à l’intérieur du pays pour dessiner et remplir ses carnets de voyage.

L’initiateur italien du projet, Gian Andrea Rolla, nous présentera les projets similaires qu’il a déjà réalisés au Burkina Faso, et, en compagnie d’une des coordinatrices du projet, Olivia Lloze, sa mise en place à Nouakchott. Les auteurs nous conteront quant à eux l’histoire de leur texte et de leur participation au projet.

CINÉMA Lundi 24 septembre à 20h30 Projection en avant-première des dix nouveaux courts-métrages tournés à l’IFM lors de la troisième édition des Ateliers HOLPAC 2012.

Isabel Fiadeiro, on la connaît bien à Citymag: c’est elle qui nous offre chaque mois des instantanés de vie mauritanienne qu’elle a captés du bout de son crayon. Alors bien sûr, on sera à l’Institut français de Mauritanie le 18 septembre pour le vernissage de son exposition «La route», et on espère, chers lecteurs, que vous serez nombreux à nous emboîter le pas, sinon le jour même, du moins tout le temps que durera cette exposition, c’est-à-dire jusqu’au 11 octobre. Pas juste pour nous faire plaisir, non, mais aussi parce qu’Isabel est une artiste de valeur et une véritable amoureuse de la Mauritanie dont elle met en valeur avec passion l’artisanat traditionnel et les artistes contemporains dans son activité de galeriste. troupe Beug Fallou dirigée par Birom Fall, percussion niste et danseur professionnel

VILLAGE DE LA BIODIVERSITE

Jeudi 20 septembre Scène ouverte: soirée musicale ouverte à tous les artistes désireux de partager.

En vacances tout le mois de septembre, reprise des activités début octobre avec la nouvelle SENAF, «Nouakshort»

ZEINART CONCEPT

Tél: 46 51 74 65 Jeudi 4 octobre à 18h

CIMAN (Conservatoire

Jeudi 20 septembre à 18h Quand la sève devient lait: un projet de recueil de littératures mauritaniennes contemporaines. Invités: Gian Andrea Rolla, Olivia Lloze (concepteurs), Djibril Hamet Ly, Abdel Vetah Ould Mohamed (auteurs) Un projet original: l’édition d’un recueil de textes en français, arabe et pulaar d’auteurs mauritaniens

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CENTRE CULTUREL MAROCAIN Tél: 45 29 47 45

Réouverture de la bibliothèque dimanche 2 septembre, reprise des activités culturelles début octobre.

international de la musique et des arts de Nouakchott) Tél: 46 85 51 61

Session 2012-2013: les inscriptions débuteront le 10 septembre de 8h à 20h.

ESPACE CULTUREL DIADIE CAMARA

LITTÉRATURE

Paroles d’écrits Avec toujours trois verres de thé et des lectures d’extraits. Animé par Manuel Bengoéchéa

Tél: 36 31 76 15

: LIRE La plume dans les plaies On espérait son roman chez Gallimard, annoncé pour cette rentrée littéraire. Mais ce sera pour... plus tard. Pour patienter, Mamoudou Lamine Kane, journaliste, rédacteur en chef du site électronique d’informations www.noorinfo.com et poète, nous offre son troisième recueil de poésie, Les musulmans d’Inal, à paraître dans le courant de ce mois de septembre. «Des tortionnaires sans âme ont tué Puis s’en sont allés faire leurs ablutions». S’il fallait extraire une phrase de ce recueil qui en résume l’esprit, ce serait peut-être celle-là, tirée du texte éponyme, Les musulmans d’Inal. Ces musulmans, ce sont ces hommes, coreligionnaires de l’auteur, qui le 28 novembre 1990 ont tué 28 officiers et soldats négro-mauritaniens (et donc musulmans aussi) au seul motif qu’ils étaient noirs. Ce qu’il fait ici sur ce thème douloureux, Mamoudou Lamine Kane le fait ailleurs sur d’autres sujets: il enfonce sa plume dans les plaies de son pays et de sa société, et tourne, tourne... «L’auteur, écrit Manuel Bengoéchéa dans une superbe préface, n’a de cesse de s’insurger contre les faux bigots, les vrais tartuffes, les corrompus, les trop repus, les vermicelles infatués, les tout-puissants à déplumer. (...) Et si la fausse piété est un thème qui revient dans plusieurs poèmes, c’est que la foi l’accompagne, celle qui ne demande de comptes à personne, celle qui ne demande à personne de rendre des comptes». Si l’on doutait encore que la plume peut être une arme, la poésie de Mamoudou Lamine Kane saurait nous en convaincre. : Les musulmans d’Inal, Mamoudou Lamine Kane, Acoria Editions, septembre 2012 (à paraître).

: city guide - Numéros utiles

Gendarmerie Etat major 45 25 21 16 Brigade mixte 45 25 25 18 Brigade douanière 45 25 21 22 Police Aéroport 45 25 21 83 Tevragh Zeina 45 25 23 10 Arafat 45 25 10 13 El Mina 45 25 12 97 Sebkha 45 25 38 21 Voie publique 45 25 29 65 Services publics Aéroport de NKT 45 25 83 19 Ch. de commerce 45 25 22 14 C.I.M.D.E.T. 45 29 28 82 C.N.S.S. 45 25 16 29 Douanes 45 25 63 04 Etat civil 45 25 75 44

Mauripost Somelec S.N.D.E. Université de NKT

45 25 72 27 45 25 23 08 45 25 22 48 45 25 39 77

Algérie Allemagne Afrique du Sud Chine Egypte Espagne Etats-Unis France Japon Mali Maroc Russie Sénégal

45 25 40 07 45 25 17 29 45 24 55 90 45 25 20 70 45 25 21 92 45 25 20 80 45 25 11 41 45 29 96 99 45 25 09 77 45 25 40 78 45 25 14 11 45 25 19 73 45 25 72 90

Ambassades

Syrie Tunisie Rép. dém. Congo Délégation CE

Consulats

45 25 27 54 45 25 21 24 45 25 28 36 45 25 27 24

45 25 49 70 45 25 24 82 45 29 26 98 45 25 15 56 45 29 96 99 45 25 56 56 45 25 11 11 45 25 22 02 45 24 28 66 Compagnies aériennes Air Algérie 45 25 20 59 Air France 45 25 18 08 Mauritania Airlines 45 25 47 67 Autriche Belgique/Pays-Bas Canada Côte d’Ivoire France Italie Mexique Royaume Uni Suisse

Sénégal Airlines Royal Air Maroc Tunisair Régatours

45 29 63 63 45 25 35 64 45 25 87 62 45 24 04 22

Hôpital national Hôpital militaire

45 25 21 35 45 25 70 15

IFM (ex-CCF) C.C. marocain Lycée Th. Monod DHL

45 29 96 31 47 13 69 20 45 25 18 50 45 25 47 06

Com. de police Aéroport

45 46 43 22 45 46 50 08

Brigade douanière

45 74 51 49

Hôpitaux Divers

Atar

Nouadhibou

Tél: 47 51 48 92 Cette année le CIMAN propose des cours particuliers et collectifs d’initiation et de perfectionnement en:  Musique : chant - guitare – piano – clarinette – batterie – djembé.  Danse : danse africaine – danse contemporaine  Arts plastiques : dessin – peinture Une rencontre parents-professeurs est prévue le lundi 17 septembre à 18h au CIMAN. Les cours débutent le 18 septembre. Jeudi 6 septembre à 21h Soirée de chants et de danses africaines avec la

Ouverture de la nouvelle galerie zeinart concept avec une exposition dédiée à la décoration d’intérieur «Made in Mauritania». Avec Maguela Tara Mi, kkdlvkpk, MK-textiles, atelier zeinart, Yahya Ould Hassene et d’autres.

Programme non communiqué

Jeudi 11 octobre de 17h à 20h et samedi 13 octobre de 10h à 13h et de 15h30 à 20h: Jacquie Bijoux, bijoux ethniques et accessoires de mode d’une jeune créatrice togolaise autodidacte.

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: city guide Distances de ville à ville NKC <> Nouadhibou 525 NKC <> Cap Tafarit 245 NKC <> Akjoujt 256 NKC <> Atar 451 Atar <> Chinguetti 120 Atar <> Ouadane 240 Atar <> Zouérate 322 NKC <> Boutilimit 154 NKC <> Aleg 263 NKC <> Tidjikja 610 NKC <> Kiffa 604 NKC <> Ayoun 819 NKC <> Nema 1099 NKC <> Bassikounou 1299 NKC <> Rosso 204 NKC <> Boghé 332 NKC <> Kaédi 437 NKC <> Sélibaby 672 NKC <> Saint Louis 299 NKC <> Dakar 580 NKC <> Bamako (v.Nioro) 1477 NKC <> Dakhla 850

BAC DE ROSSO Tous les jours de 8h30 à 12h et de 15h à 18h. Gratuit pour les passagers. Tarif indicatif pour une voiture: • Aller simple: 5000 UM • Douane: 1000 UM •Taxe communale 500 UM • Police sénégalaise: 2000 FCFA • Passavant: 2500 FCFA

quelques tarifs (au 4 septembre 2012)

1 euro 377 UM 1 dollar 299 UM 1 dirham marocain 34 UM 1000 CFA 574 UM 1 taxi (course moyenne) 200 UM 1 taxi-brousse / bus pour Atar 4’500 UM 1 location 4x4 Hilux (jour) 15’000 UM 1 litre de gasoil 369 UM 1 sandwich chawarma 600 UM 1 salaire mensuel d’ouvrier 30’000 UM

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Les numéros d’urgence Police secours : Pompiers: Urgences hôpital: Médecin: Dr Cherif Médecin: Dr Hanna Gynéco: Dr Tandia-Diagana Opht.: Dr Kansao Dent.: Dr Hoballah Pharmacie: Kennedy Vétérinaire: Dr Ba

Horaires des marées

17 18 45 25 21 35 45 25 15 71 45 25 23 98 45 29 27 27 45 25 24 33 45 25 14 48 45 25 36 93 45 25 68 88

Les marées indiquées sont valables au niveau de Tiwilit, 80 km au nord de Nouakchott, en horaire GMT. Pour Nouadhibou, ajoutez une heure (+ 1h). Pour Saint Louis (Sénégal), retranchez une heure.

septembre

Tous les vols depuis Nouakchott Tunisair

• Nouakchott → Tunis: lundi, mercredi, vendredi et samedi Départ de NKC: 00h30 - arrivée à Tunis: 5h45 • Tunis → Nouakchott: dimanche, mardi, jeudi et vendredi Départ de Tunis: 19h45 - arrivée à Nouakchott: 23h40 Renseignements et réservations au 45 25 87 62 Sénégal Airlines • Nouakchott → Dakar: Di et ve: départ de NKC: 11h15 - arrivée à Dakar: 12h15 Ma, me et je: départ de NKC: 21h50 - arrivée à Dakar: 23h • Dakar → Nouakchott: Di et ve: départ de Dakar: 9h30 - arrivée à NKC: 10h30 Ma, me et je: départ de Dakar: 20h10 - arrivée à NKC: 21h20 Renseignements et réservations au 45 29 63 63 / 45 29 53 53

Air Algérie • Nouakchott → Alger: tous les jeudis Départ de NKC: 2h45 - arrivée à Alger: 7h30 • Alger → Nouakchott: tous les mercredis Départ d’Alger: 22h - arrivée à Nouakchott: 1h25 Renseignements et réservations au 45 29 09 92 Royal Air Maroc • Nouakchott → Casablanca: tous les jours Départ de NKC: 7h10 - arrivée à Casablanca: 9h50 • Casablanca → Nouakchott: tous les jours Départ de Casablanca: 20h45 - arrivée à NKC: 23h45 Renseignements et réservations au 45 25 35 64 / 45 25 30 94

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Air France • Nouakchott → Paris: lundi, jeudi et samedi Départ de NKC: 23h05 - arrivée à Paris: 6h

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• Paris → Nouakchott: lundi, jeudi et samedi Départ de Paris: 10h30 - arrivée à NKC: 13h45 Renseignements et réservations au 45 25 18 08 Mauritania Airlines • Nouakchott → Dakar: dimanche et jeudi à 12h (continuation sur Conakry et Abdijan) • Dakar → Nouakchott: dimanche et jeudi à 18h (arr. à 18h50)

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Le tout

• Nouakchott → Casablanca: dimanche et jeudi à 9h30 • Casablanca → Nouakchott: di et je à 16h30 (arr. à 19h20)

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• Nouakchott → Bamako: lundi, mercredi et vendredi à 7h (continuation sur Abidjan, Cotonou et Brazzaville) • Bamako → Nouakchott: mardi, jeudi et samedi à 17h20 (arr. à 18h50) Renseignements et réservations au 45 25 67 47 Regatours

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Régatours Location d’avions à la demande: évacuations sanitaires / avion médicalisé, relève de personnel, vols VIP. Disponibilité 24h/24h. 640, avenue Charles de Gaulle, Nouakchott Tél: 45 24 04 22 Mobile: 36 33 14 07. Fax: 45 24 04 25 Email: resa@regatours.com Class Aviation Toutes destinations / Disponibilité opérationnelle 24h/24h. Transport de passagers - Location d’avion avec équipage Affrètement aérien - Evacuation sanitaire. Ilot C 479, BP 776, Nouakchott Tél/fax: 45 29 50 90. Mobile: 36 32 57 90 / 22 02 06 64 / 36 35 30 69 / 22 35 30 69. E-mail: raiseyni@yahoo.fr

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: Citymag Magazine édité par Seaside Media RCS 51200 Villa 61 Socogim Tevragh Zeina BP 2731 Nouakchott citymag@citymag.mr

Tél: 46 04 97 00 Directeur de la publication: Patrick Flouriot Rédactrice en cheffe: Claire Jeannerat A collaboré à ce numéro: Mamadou Oury Diallo Publicité: 46 04 97 00 Imprimé à La Rochette, Dakar (Sénégal)

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• Nouakchott<>Bamako (changement de bus à Aïoun): dimanche, mardi et jeudi. Tarif: 15’000 UM. Réservations: 25.02.81.45. Salam Transports • Nouakchott<>Nouadhibou: tous les jours, matin et soir. Tarif: 5000 UM. Réservations: 22.08.00.67 (Nouakchott) / 22.61.05.06 (Nouadhibou) • Nouakchott<>Kaédi: tous les jours, matin et soir. Réservations: 22.08.00.67 (Nouakchott) / 22.28.14.07 (Kaédi)

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Bureaux

BUROPLUS

Devinette mauritanienne

Quel est cet arbre singulier? La réponse sera dans notre édition du mois prochain.

Musique

Contact : Domi 22 44 67 81 domibernard@gmail.com

Attention: Pour les trajets vers Bamako, les bus mauritaniens déposent les passagers à la frontière; ils sont ensuite pris en charge par un bus malien. Les tarifs indiqués ci-dessus sont non contractuels mais vérifiés régulièrement.

La devinette de ce mois, qui nous provient du président de l’association Les conteurs du désert Yahya Ould Rajel, est plutôt destinée à nos jeunes lecteurs. La voici: «C’est un arbre qui a 12 branches. Chaque branche a 30 feuilles.»

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«Je suis le 18ème de mes frères et je me trouve seul au milieu de la forêt. Qui suis-je?». C’était la devinette du dernier numéro de Citymag, dont la réponse est la lettre R, bien sûr. Le R qui est la 18e lettre de l’alphabet et qui se trouve au milieu du mot «forêt»

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Mohamed Sibi est gardien à Tevragh Zeina. Il parle très peu français, mais néanmoins on réussit toujours à communiquer. A ses heures perdues, il répare des téléphones portables. Il les ouvre entièrement, touche ici et là, change quelques pièces, referme le tout sans qu’aucune pièce ne soit perdue et les met à charger. Cet après-midi, il en avait trois à réparer. Mais Mohamed Sibi s’est fixé un nouvel objectif maintenant: il va essayer de réparer un ventilateur. Je lui ai demandé s’il savait comment faire, et il m’a répondu que «dedans, ça doit être un peu pareil»...

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