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Explosion d’objets circassiens en tout genre sur la Grand-Place de Bruxelles, en apothéose d’une Convention de Jonglerie.

DES PROJETS POUR BRUXELLES Et si l’enthousiasme d’une ville pour un art se mesurait aussi en mètres carrés ? Trois projets s’apprêtent à sortir de terre en Région bruxelloise dans les toutes prochaines années… → Transformation des 3.000m2 de l’ancienne chaufferie du Céria, à Anderlecht, pour accueillir l’Esac (Ecole Supérieure des Arts du Cirque), actuellement située à Auderghem. Prévision : 2016-2017. Stade du projet : permis d’urbanisme déposé. → Construction d’un nouveau bâtiment de 2.500m2 à Koekelberg pour accueillir l’Espace Catastrophe, actuellement installé dans les anciennes glacières de Saint-Gilles. Prévision : 2017. Stade du projet : désignation du bureau d’architecture. → Réaménagement de l’ancien Hippodrome de Boitsfort, un projet de V.O.-Group : parmi ses multiples activités, le futur parc récréatif « Droh!me » prévoit d’accueillir ou de coproduire des spectacles de « nouveau cirque ». Prévision : 2018-2019. Durant les travaux, un chapiteau permanent pourra accueillir du cirque actuel dès le printemps 2015. Stade du projet : travaux de première phase entamés en août 2014. 12 | C!RQ EN CAPITALE

en plein processus de développement. En dix ans, l’aura internationale de l’Esac s’est sans cesse renforcée, par la qualité de son enseignement évidemment, mais aussi par des partenariats qui ont augmenté son rayonnement, notamment avec la Villette, à Paris, en 2010. Le travail de la Fedec (Fédération européenne des Ecoles de Cirque, basée à Bruxelles) apporte à cet égard la force de la collaboration internationale.

Un visa pour le monde ?

Bruxelles grandit sur la carte du monde. Les tournées de nos artistes y sont bien sûr pour beaucoup. Dans le secteur de la création, l’Espace Catastrophe soutient et accompagne les compagnies depuis 1995, année de son lancement dans les anciennes glacières de Saint-Gilles. « On compte de plus en plus de compagnies et elles sont surtout de plus en plus professionnelles, avec des objectifs de création et de diffusion clairement tournés vers l’international », observent les directeurs Catherine Magis et Benoît Litt. Un « boom » encouragé par la reconnaissance des disciplines circassiennes au sein du Décret sur les Arts de la Scène (1999) et par les aides à la création (subventions publiques) qui ont peu à peu suivi. « Le défi aujourd’hui est de répondre à cet essor par des moyens d’accompagnement renforcés et une politique publique adaptée », prévient le duo. Le « boom » des spectacles ? « On parle d’explosion et c’est parfaitement le cas », confirme Anne Kumps, responsable de la programmation « cirque » aux Halles de Schaerbeek. « Les propositions abondent, pas seulement à Bruxelles mais un peu partout dans le monde. De plus en plus de compagnies créent de plus en plus de spectacles ! Des jeunes qui sortent de l’Esac restent à Bruxelles et fondent leur compagnie, encouragés (ou pas) par le soutien à la création des pouvoirs publics. Le vrai combat, à mes yeux, c’est d’amener ces spectacles à circuler ».

© NOËL MAGIS

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C!RQ en CAPITALE - Numéro 1 - Oct.-Déc. 2014  

Parmi les amateurs, comme les professionnels, la vie circassienne à Bruxelles est à l’aube d’un ‘boom’, qui touche tous les secteurs : spect...

C!RQ en CAPITALE - Numéro 1 - Oct.-Déc. 2014  

Parmi les amateurs, comme les professionnels, la vie circassienne à Bruxelles est à l’aube d’un ‘boom’, qui touche tous les secteurs : spect...

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