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Club des Festivals de musiques actuelles en Wallonie et à Bruxelles. WWW.CIRCUITDESFESTIVALS.BE

#7 ÉTÉ 2011

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PAR MOIS À VIE

Tranquille la vie. 2

Le Circuit des Festivals - été 2011


Sommaire Le Circuit des Festivals, les nouvelles de la scène ................................................. 3 L’année passe, les disques tournent ....................................................................... 4 Le Concours Circuit Rock Dur 2011 se prépare… Flashback sur l’édition 2009 ........ 9 Mais pourquoi tant de bruit ? ................................................................................ 10 Il n’y a pas que l’électricité dans la vie ................................................................. 11 Clic’ avec ta tête ................................................................................................... 12 Archipel, l’autre histoire des musiques actuelles .................................................. 14 Osez tout les genres cet été ! ................................................................................ 15 Agenda et carte des festivals ................................................................................ 16 Billet d’humeur ..................................................................................................... 30

Les nouvelles de la scène UN BAIN DE MÉTAL Le vendredi 29 juillet 2011, Court-Circuit organise, à Bruxelles-les-Bains, une soirée concerts pour fêter la clôture des inscriptions au Concours. A l’affiche, un ancien lauréat du Concours Circuit Rock Dur et d’autres groupes métal. De quoi faire vibrer vos tongues le temps d’une soirée !!! LES FESTIVALS ONT AUSSI LEUR MANUEL DE SURVIE Quand on dit festival, on pense musique. Mais aussi camping, soleil, pluie, rencontres, alcool, argent, bouffe, … Latitude Jeunes présente la troisième édition de son « Manuel de survie en festival ». Des conseils et des anecdotes de festivaliers où presque tout est passé en revue pour un festival ou une sortie des plus réussis, sans prise de tête. Le manuel est disponible en ligne sur http://www.ifeelgood.be Latitude Jeunes est une organisation de jeunesse de la Communauté française et une asbl des Mutualités socialistes. DES FESTIVALS ÉCO DANS LES MAISONS DE JEUNES MJ-Music poursuit son projet d'acquisition de gobelets réutilisables. Chaque MJ peut ainsi les utiliser lors de leurs événements, concerts et festivals. Certaines ont fait le choix d'en acheter et les mettent à disposition d'autres organisations, comme le fait la Fédération des Maisons de Jeunes. Plus d'infos : http://www.mj-music.be CLUB PLASMA EN EUROPE Club Plasma fait désormais partie du réseau des lieux de diffusion de musiques actuelles en Europe à côté de ses partenaires français (La Fédurok), espagnols (Acces), portuguais (d'Orfeu), danois (Spillesteder), néerlandais (VNPF) et flamand (Clubcircuit). Info : http://www.livedma.eu DÉVELOPPE TON PROJET MUSICAL Les séances d'information organisées conjointement par Court-Circuit, ça Balance et Randstad reprennent à la rentrée, avec une nouvelle formule et encore plus de réponses à vos questions. Info et agenda : http://www.courtcircuit.be/rencontres

CRÉDITS LE CIRCUIT DES FESTIVALS - ETE 2011 WWW.CIRCUITDESFESTIVALS.BE RÉDACTEUR EN CHEF Court-Circuit asbl

REDACTION Nicolas Alsteen, Philippe Belligoi, J-P Bissot, David Dehard, Isabelle Delaby, Cédric Gervy, Nicolas Goffe, Amandine Vandermeir.

ÉDITEUR RESPONSABLE Lionel Detry, Court-Circuit asbl 39 rue Lebeau 1000 Bruxelles

ILLUSTRATION & GRAPHISME Circuit des Festivals : Deflower Prod. – www.deflower.be Club Plasma : iwantmorecolors .be

Réalisé avec l’aide du Ministère de la Communauté française – Service des Musiques non classiques.

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L’année passe, les disques tournent Applause

Cutie, la formation principautaire accorde sensibilités et émotions aux cordes des grattes électriques. Pour son entrée dans le stade, le groupe se fend même d’un tube en puissance (‘Without A Heart’). Ça mérite bien une petite ola, non ?

Where It All Began 3ème Bureau/Wagram/Pias

K-Branding

Monarchs JauneOrange Ce n’est pas une coïncidence si El National Quarterback emprunte son identité à l’histoire du football américain. À l’heure de la toute puissance du rock indé, les Liégeois ont su saisir la balle au bond et opter pour la solution offensive. Enregistrés par John Roo (Sharko, Bikinians, etc.) et mixés à San Francisco par le prolifique John Vanderslice, les six morceaux proposés sur le E.P. ‘Monarchs’ voient grand. Rêveur et mélancolique, le rock s’enroule ici dans la ouate pour entonner, au chaud et en équipe, des refrains épiques. Dans la lignée de Built To Spill, Modest Mouse ou Death Cab For

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El National Quarterback - Monarchs

El National Quarterback

Après une première salve salutaire (‘Facial’) où le rock répondait à ses pulsions tribales les plus primales, K-Branding réactive batterie, saxophone et guitare pour sceller ‘Alliance’. Ce nouvel album voit le trio bruxellois évoluer vers des contrées balisées de chants incantatoires. Si l’assise musicale reste répétitive, la dimension ethnique s’efface aujourd’hui au profit d’un bruissement électronique prégnant. Radical, K-Branding réaffirme ses visions : industrielles et futuristes. Le trio chatouille l’excellence à la pointe de l’exigence. Fort, très très fort.

Hoquets Belgotronics Crammed Discs À l’heure où la Belgique se cherche un avenir, un groupe d’ici agite des idées d’ailleurs pour danser sur les fastes du Royaume. Chez les Hoquets, la musique s’érige à l’aune d’un invraisemblable bric-à-brac où cannettes, bûchettes, cordelettes et autres cailloux impriment un rythme tapageur et innovateur. Avec humour et substance, François Schulz, McCloud Zicmuse et Maxime Lê Hùng rendent hommage à la complexité du pays. Pour parvenir à leurs fins, ils soudoient la pop alternative occidentale par la grâce d’une subtile révérence à l’inventivité forcée des musiciens tradi-modernes de Kinshasa (Konono N°1, Kasai

K-Branding - Alliance

Alliance Humpty Dumpty Records

Applause - Where It All Began

Après une série de prestigieuses premières parties (pour M, notamment), les Bruxellois d’Applause ont trouvé refuge en France, sur les rangs du label 3ème Bureau (Pony Pony Run Run). Sur son premier album, ‘Where It All Began’, Applause s’engage dans une veine creusée par Jeff Buckley puis totalement percée par Muse. Le quintette a toutefois le bon goût de tempérer ses ardeurs dans un bain nu soul apaisant. Téméraires, prêtes à tout pour plaire, les chansons se risquent à quelques numéros d’équilibriste, petits sauts de cabri qui voient régulièrement le groupe c h e v a u c h e r mélodies pop et orchestrations raffinées. Si le disque traverse des zones sensibles, il présente tous les atouts nécessaires pour briller. Ici ou ailleurs.


Nicola Testa Wanderland WNA Records

Bikinians Follow the D.O.T.S WNA Records

Nox

Sous l’impulsion du violon de Catherine Graindorge, Nox immortalise son second album. Cinématographique et hautement atmosphérique, ‘Freaks’ épouse scrupuleusement les lois édictées par Efrim Menuck sous l’armure de Godspeed You! Black Emperor. Grinçantes et hypnotisantes, les plages instrumentales orchestrées par le trio bruxellois se construisent au long cours sans peur de flancher. Sinueuses, les compositions se cramponnent aux frottements des cordes, aux lignes de basse ou aux percussions qui, des bas-fonds, boxent la mesure. Nox projette sa vision du post-rock : rouge et noire, mystérieuse et pleine d’espoir.

Nox - Freaks

Freaks dEPOT214 Records

Nicola Testa - Wanderland

Entre grâce et exubérance, quiétudes et turbulences, Nicola Testa dévoile sa collection printemps / été 2011 : du prêt-à-danser riche en couleurs et en émotions. En vingt minutes chrono, l’artiste consigne cinq chansons obnubilées par l’âge d’or des eighties. Sur ‘Wanderland’, le synthé a définitivement la cote. Théâtrale, sautillante, stylée, sa musique évoque à la fois Bronski Beat, Patrick Wolf et Talk Talk. Les morceaux proposés ici affichent un goût immodéré par la new wave à paillettes, bizarre et un peu baroque qui, une fois les lumières tombées, continue de se déhancher. Encore et encore. Énergique ou à fleur de peau, en 2011, le synthétique reste chic.

des morceaux aguicheurs, un brin poseurs. Pour mener ses mélodies à bon port, l’entreprise familiale peut s’appuyer sur les lignes de basse dégourdies d’Hadrien Lavogez et sur les irréprochables rythmiques de Giacomo Panarisi (Romano Nervoso). Pour façonner le son de la bête, les Bikinians ont posté deux John derrière les manettes : à droite, le Belge John Roo (The Experimental Tropic Blues Band, Piano Club, etc.), à gauche, l’Américain John Congleton (The Walkmen, Clinic, etc.). À l’autopsie, le disque sonne comme une jam entre Hollywood Porn Stars et Cold War Kids en résidence chez Supergrass. Si, ça, c’est pas sexy !

Bikinians - Follow the D.O.T.S

Hoquets - Belgotronics

Allstars, etc.). Entre un ‘Stoemp’, un ‘Chaud Boulet’, un détour par ‘Bruges’ et ‘Cha-ChaCharleroi’, l’album ‘Belgotronics’ joue la carte chanson sans passer par la case surréaliste : le comble pour un groupe belge !

Le rock est souvent une affaire de famille. Et, pour l’heure, la fratrie Lontie en fait son affaire. Biberonnés à la pop anglaise et aux riffs binaires, Jean-Yves et Vincent plantent le décor de ‘Follow the D.O.T.S’. Sur ce premier album des Bikinians, les frangins emballent onze brûlots joués à l’énergie,

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Après une période d’intense activité promotionnelle sur la toile, Thot libère ses pulsions physiques sous la forme d’‘Obscured by the wind’. Cet album bat le fer et la matière pour débiter des hymnes mélancoliques réchauffés au chalumeau industriel. Autoproclamée «Vegetal Noise», cette musique-là louvoie, effectivement, entre la noise et l’indus avec une attraction quasi viscérale pour les ambiances inquiétantes. Exercice sidérurgique de haute précision, ‘Obscured by the wind’ ne se contente pas de rouler des mécaniques. Le disque prend le temps d’installer ses ambiances et de véhiculer ses histoires, vecteurs de narrations sans fard. Au croisement du triptyque Young Gods-Nine Inch Nails-Ministry, Thot s’invente un monde à part où, le temps de quelques plages introspectives, la quiétude interrompt le grésillement violent des machines.

Thot - Obscured by the wind

Obscured by the wind White Leaves Music

s’abreuve de son temps et des continents. On songe immanquablement aux charpentes euphoriques orchestrées par les Australiens d’Architecture in Helsinki, à la voix d’ogre farceur de l’Ecossais Malcolm Middleton (Arab Strap) ou aux mélodies limpides des Américains de Bishop Allen. Dévoué à la cause du rock indépendant, Fastlane Candies a de la suite dans les idées et le potentiel de briller sur la longueur d’un album.

Pale Grey Put Some Colors JauneOrange Rêveuses, ouatées comme un cumulus en suspension sous un ciel bleu, les mélodies éthérées de Pale Grey imprègnent ‘Put Some Colors’ : huit chansons aux titres colorés (‘White’, ‘Red’, ‘Yellow’, ‘Black’, ‘Orange’, etc.) regroupées sous la coupe d’un premier EP façonné par correspondance. Gilles Dewalque (basse, claviers, programmations) et Maxime Lhussier (guitare, voix) ont longtemps travaillé à distance pour greffer leurs idées et leurs envies. Souvent pop et électroniques, elles s’envolent désormais de concert vers les hauteurs de notre paysage musical.

Fastlane Candies

Pale Grey - Put Some Colors

Thot

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Taïfun Trondheim Honest House En 2008, un E.P. (‘Helmets on !!! it’s raining scalpels’), jeté à l’improviste comme un pétard pirate dans une boîte aux lettres, nous avait remis les idées en place. De cette rencontre initiale avec Taïfun, on garde le souvenir d’une solide déflagration, savamment orchestrée, à rebrousse-poil des tendances et convenances

Taïfun - Trondheim

Voilà un moment que le nom de Fastlane Candies circule sur les tablettes. Les six titres du EP ‘Cold Cold Carribean’ a m o r c e n t aujourd’hui les présentations officielles. Le trio liégeois sort donc du bois, emportant au passage quelques copeaux, composante élémentaire d’un folk bucolique joué le sourire aux lèvres et la joie au corps. Imaginée entre deux guitares et un clavier, la pop exaltée de Fastlane Candies

Fastlane Candies - Cold Cold Carribean

Cold Cold Carribean JauneOrange


d’un rock belge parfois trop poli, voire policé. Ici, la prise de risque était indépendante, l’indiscipline providentielle. Aujourd’hui, le quatuor liégeois remet ça sur la longueur d’un album. Baptisé ‘Trondheim’ comme un clin d’oeil aux bulles et aux dessins de Lewis, ce premier album esquisse des lignes claires raturées de stridences saturées. Dans sa façon d’entortiller les mélodies dans les six cordes ou de laisser surnager les émotions à la surface accidentée de ses compositions aventureuses, Taïfun évoque aussi bien les envolées de Motorpsycho que les prises de Karate. Enregistré au New Ground Studio d’Utrecht et masterisé par l’insatiable Alan Douches (Akron/Family, Oneida, Polvo, Kurt Vile, etc.), ‘Trondheim’ affiche, sans ambages, ses prétentions internationales. Fidèle à une certaine esthétique nineties, le groupe renoue même avec la tradition de la chanson cachée. Sur ce, on ne trouve rien à redire.

The Vogues

Volt Voice

Actif depuis une demi décennie, Volt Voice applique ses formules mathématiques au rock expérimental pour délivrer un premier album tendu comme la peau d’un tambour. Le quatuor hutois aime les zigzags, les crochets, les parcours insolites. Pour titiller la mélodie, c’est simple, ceux-là préfèrent y aller par quatre chemins. De toute façon, c’est ça ou rien. Les rythmiques sont complexes, les guitares nerveuses : le pouls s’accélère, Volt Voice monte dans les tours. Jouées à l’énergie, les chansons doivent autant à The Ex qu’à 31Knots et Fugazi. Le discours est indépendant, remarquablement pertinent. Si, à force, l’agressivité primale des morceaux est susceptible d’user, Volt Voice a le bon goût d’écourter les hostilités. Après dix morceaux, la bataille est terminée. Tout le monde rentre à la maison. Épuisé, mais heureux.

Volt Voice - Volt Voice

Volt Voice Honest House

Le cuivre élimé et la Converse trouée, The Vogues ouvre la porte du garage et ravive la flamme chancelante du rock, celui-là même dont on annonça le retour, début des années 2000. Dans la lignée de The Strokes ou The White Stripes, The Vogues expose fièrement son « The », symbole ultime du dévouement à la cause. C’est, en quelque sorte, la stricte observance du serment prophétisé par le Black Rebel Motorcycle Club (‘Whatever Happened to My Rock’N’Roll’). Comme d’autres – The Ramones ou, plus récemment, The Datsuns –, les membres du groupe bruxellois sont unis par les liens sacrés de la famille. Mais Denis Vogue, Fabrice Vogue, Guillaume Vogue, Ian Vogue et Nico Vogue se situent davantage du côté anglais du spectre, quelque part entre The Clash, The Libertines et The Cribs. Aiguisés et athlétiques, les riffs coursent la mélodie. Sur ‘My Tailor is Rich’, toutes les surfaces sont bonnes pour taper un sprint. Jouées en pleine course ou, à bout de souffle, sur les rotules, les chansons de The Vogues ne se dégonflent jamais. Mis en son par Julien Paschal (Sharko, Piano Club), l’album traduit parfaitement l’énergie adolescente qui anime ces trublions en perfecto.

The Vogues - My Taylor is Rich

My Taylor is Rich Fakto/Music Shock

Nicolas Alsteen

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INSCRIPTIONS [ Rock Dur ]: Heavy Metal, Trash, Speed Metal, Death, Doom, Metal Gothic, Hardcore, Emo-core, Neo-metal, Industriel, Black Metal… et toutes autres combinaisons.

CONDITIONS 1 Au moins un des membres du groupe doit être domicilié en Communauté française de Belgique 2 L’artiste doit être en autoproduction (fonds propres à l’artiste) 3 L’artiste doit présenter un répertoire original 4 L’artiste ne doit pas avoir atteint le stade de la finale lors de l’édition précédente du Concours Rock Dur

Date limite : 21 juillet 2011 L’inscription au Concours Circuit est gratuite. Informations sur www.concourscircuit.be et 02 550 13 33 Réalisé avec le soutien de la Communauté française Direction Générale de la Culture Service des Arts de la Scène, Service des Musiques Non-Classiques Artwork : Matthieu hendrick © 2k11

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Le Concours Circuit Rock Dur 2011 se prépare… Flashback sur l’édition 2009 Douze décembre 2009. The Link se produisait à l’Orangerie du Botanique... et remportait, par la même occasion, la deuxième place du Concours Circuit Rock Dur. Deux ans plus tard, le groupe continue d’écumer les scènes belges mais, surtout, prépare un nouvel album pour septembre. L’occasion de revenir sur leur parcours, boosté par les prix remportés lors du concours. Avant votre participation au Concours Circuit, aviez-vous participé à d’autres concours? On a participé au concours Emergenza, mais on l’a regretté car le processus de vote et l’organisation ne nous semblent pas très pertinents. Et cela ne nous a absolument rien apporté. On s’était donc dit qu’on ne participerait plus à aucun concours. Mais plusieurs personnes nous ont parlé du Concours Circuit. On en a entendu beaucoup de bien et finalement on s’est laissé tenter par l’aventure. Et on est très content de tout le cheminement et de l’aboutissement du Concours Circuit. Pas de regret, cette fois. Qu’est-ce que le Concours Circuit a apporté à votre carrière musicale ? A-t-il servi de tremplin ? On a ressenti immédiatement les bienfaits du concours : le soir de la finale, outre les prix qu’on avait remportés, on est reparti avec six dates de concert. Les professionnels présents ce soir-là sont venus vers nous. Il y a vraiment quelque chose qui s’est passé. C’était valorisant et important pour notre développement. Après, le Concours Circuit est un aussi label de qualité. Quand tu dis que tu y as participé et fini dans les finalistes, on te prend plus au sérieux. Du moins, c’est ce qu’on a ressenti. Les professionnels doivent se dire qu’on a fait nos preuves. Quels sont les prix qui ont été les plus bénéfiques pour vous ? En remportant le prix coup de cœur de Pure FM, on estime qu’on a gagné le plus beau prix, à savoir la première partie de Channel Zero à l’AB. On était tous fans de Channel Zero quand on avait 15 ans, donc pour nous c’était un aboutissement de se dire qu’on allait faire leur première partie. Ca a été incroyable, un highlight dans notre petite

carrière musicale ! On a joué devant 2.000 personnes, dans de très bonnes conditions sonores. A la fin de la soirée, Channel Zero est venu nous dire qu’on avait été la meilleure première partie des six dates qu’ils avaient faites à l’AB. Ils sont restés en contact avec nous, le batteur est venu nous voir plusieurs fois en concert, est devenu notre ami. Il s’est passé un truc qu’on n’aurait jamais imaginé. Vous aviez aussi remporté une place à l’affiche du Spot Festival au Danemark Oui. Là aussi, ça a été une bonne expérience. Les danois sont vraiment très accueillants et on a joué devant un public très réceptif, là aussi dans de très bonnes conditions. C’était étrange car le public nous parlait pendant le set, juste pour nous montrer qu’il appréciait notre concert. C’était une belle date. Et en plus, on a eu pas mal d’interviews de journalistes, dont des anglais qui en ont fait des articles dans des revues de renom. Jouer au Danemark, c’est aussi une belle opportunité de toucher les pays scandinaves non ? Ce qui n’est pas négligeable quand on sait les difficultés que peuvent rencontrer les groupes en Belgique. En Belgique, se développer me semble très difficile, encore plus pour le métal, car il y a un manque de structures conçues pour faire sortir des artistes. En Flandre, il y a une scène qui est en train de se développer, mais, côté francophone, c’est moins évident. Ce n’est pas facile, en Belgique, d’obtenir l’aide qui manque pour atteindre un niveau supérieur. A cela s’ajoute les difficultés liées aux aprioris qui persistent depuis les années ‘80. Ce n’est pas évident de briser les clichés dont souffrent le métal. Un manque de structures et des médias aussi peut-être? En Belgique, il n’y a plus que les webzines et quelques magazines spécialisés français qui parlent de métal. Ce n’est donc pas évident de se faire connaître et de toucher un nouveau public. Il faut retrousser ses manches et oser puiser dans son compte en banque pour aller distribuer ses flyers, placarder ses affiches soi-même dans les concerts, etc. Il y a quelques radios locales, comme Radio Campus et Radio Panik et l’émission de Pompon, mais pas grand-chose. (A.V.)

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Mais pourquoi tant de bruit ? Petit tour d'horizon des représen tants du noise rock dans nos contrées. Un des premiers groupes auxquels on pense est le fameux duo limbourgeois batterie-guitare Vandal X, qui,depuis ses débuts en 94, n'a cessé de radicaliser son son, toujours plus agressif et lourd, lorgnant finalement sur le métal. D'autres se sont d'ailleurs inspirés de cette formule comme GraffenVölder ou les délirants Petula Clark, bien que ces derniers soient bien plus cartoonesques et moins heavy que leurs homologues flamands. Mais si certains choisissent la simplicité et la spontanéité, voyant surtout dans la noise un moyen de faire la nique à une production trop propre ou formatée, d'autres s'attachent aussi à complexifier la manière de composer, donnant dans le math rock ou math core dans sa version plus dure. Des exemples? Mutiny on the Bounty, El Dinah, Volt Voice ou encore Frank Shinobi. Cela dit, ces «mathématiciens» du rock sont encore assez sages si l'on considère les extrémités dans lesquelles s ' a v e n t u r e n t Raxinasky avec leur grind jazz-core ou la précision instrumentale quasi maniaque mêlée d'onomatopées d'un autre impressionnant duo nommé Zoft. N'oublions pas non plus Blutch ou Ultraphallus, deux beaux fleurons de la scène wallonne en matière de sludge metal noise déviant, lent et lourd s'acoquinant avec le non-sens et autres références bizarroïdes.

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Et que dire de ceux qui selon moi trônent tout en haut de cette scène émergente, j'ai nommé K-Branding. Mélangeant transe, noise, tribalisme ancestral et pulsations industrielles dans un grand chaudron, leurs prestations live sont à ne louper sous aucun prétexte tout comme l'album «Facial» sur le label Humpty Dumpty, qui sortira également le prochain opus de Zoft cité plus haut. Enfin n'oublions pas les demoiselles via deux duos formés autour d'une diabolique suffragette, la bien nommée Diabolita, chanteuse charismatique de Keiki et Baby Fire dont les albums sont parus chez Cheap Satanism Records, label dirigé par Vincent Satan. Celui-ci s'occupe aussi d'organisation de concerts principalement au Magasin 4, tout comme Ben Zoulk, un des principaux activistes bruxellois en matière de concerts noise qui possède son émission radio, «Runderground», sur les ondes namuroises. Niveau radio, on épinglera aussi «Kool Strings» animé par Eric Lénart du côté liégeois sur les ondes de 48FM et on termine en cité Ardente avec le sympathique et dynamique label/tourneur Honest House qui abrite et promeut Volt Voice, Frank Shinobi, Taïfun,... Make some noise!

Philippe Belligoi


Il n’y a pas que l’électricité dans la vie A la traine voici quelques années encore, notre chère et tendre Wallonie semble rattraper son retard en matière de folk. Et sans que l’on puisse mettre cela sur le compte du Plan Marshall. Si dans un premier temps, des formations comme les Tellers (aux Francos le 23/07 et au Play’stival le 03/09) et Lucy Lycy! (au Dour Festival le 14/07 et aux Francos le 22/07) semblent avoir montré le chemin à suivre, avant de davantage orienter leur répertoire vers la pop, il ne faut pas omettre ceux qui restèrent fidèles à une certaine tradition, des bricolages sonores de Lionel Solveigh à l’introspection d’Elvy. Aujourd’hui, il suffit de mentionner la victoire de Kiss & Drive (au LaSemo le 9/07) lors de la dernière édition du Concours Circuit pour comprendre que la ‘folk attitude’ est désormais bien entrée dans les mœurs. Une guitare, un ukulélé et une loopstation, il n’en faut pas davantage à cette jeune Italienne résidant à Bruxelles pour nous plonger dans un univers légèrement anti n’ayant rien à envier à celui de la comète Soko. Cependant, la demoiselle n’est pas la seule à porter haut l’étendard : n’oublions pas la folk poppy des Liégeois de Dan San (au Wead Festival le 13/08) et la voix cristalline de la Bruxelloise Clare Louise (au Gaume Jazz le 12/08), dont les premiers albums respectifs sont attendus pour l’automne. A leurs côtés, on retrouve d’autres prétendants, à commencer par Faustine Hollander, dont on attend toujours les premiers faits d’armes discographiques, et le très jeune duo Monday Morning (au Play’stival le 3/09), qui semble marcher tout droit dans les traces des Français de Cocoon. Au rayon acoustique, sans que l’on puisse toutefois les affubler du qualificatif folk, Hoquets (au LaSemo le 8/07, aux Ardentes le 9/07, au Dour Festival le 17/07 et à Esperanzah! le 6/08) est sans conteste le véritable ovni 2011. Avec leur ‘Belgotronics’, le trio belgo-franco-américain offre une ode digne de ce nom à notre pays, tout en faisant un clin d’œil à la série ‘Congotronics’, chère à leur label Crammed. De Liège à Dour, en passant par Hotton et Floreffe, on dansera le ‘chaud boulet’ tout l’été ! Et sans que cela requière une forte dose d’électricité.

Nicolas Goffe

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Clic' avec ta tête,

une campagne de téléchargement légal Quelles sont les principales difficultés que rencontre actuellement le secteur musical ? Fadila Laanan : La principale difficulté est la forte baisse des ventes de disques. En Belgique, les ventes de CD ont chuté de 60% en six ans. C’est considérable ! Et l’actuelle crise économique qui réduit le pouvoir d’achat de la population n’arrange rien. Ce recul des ventes met en péril les labels musicaux un peu partout dans le monde, et a fortiori ceux de Wallonie et de Bruxelles qui, compte tenu de leur petite taille et du marché réduit sur lequel ils travaillent, sont menacés de disparition. Il a d’ailleurs déjà causé la fermeture de magasins spécialisés, avec des centaines d’emplois perdus. Ce phénomène est lié essentiellement à la dématérialisation des supports culturels, avec l’essor de l’écoute en ligne, du streaming, et du téléchargement sur Internet. Internet, c’est un formidable outil de diversité culturelle. Et s’il y avait, pour les professionnels de la musique, un transfert des recettes issues des ventes de disques vers les recettes générées sur Internet, le problème ne serait pas aussi grave. Malheureusement, s’il y a bien une révolution des métiers de la musique liée à Internet, les recettes ne suivent pas : selon les estimations qui circulent, un milliard de fichiers musicaux auraient été échangés illégalement en 2008 ! Selon vous, renforcer l’interdiction des téléchargements illégaux sur le modèle de la loi Hadopi en France, représente une bonne solution pour pallier ces difficultés ? Fadila Laanan : En tant que Ministre de la Culture, je plaide évidemment avec force et vigueur pour que les artistes – tout artiste – soient rémunérés correctement. Mais le système Hadopi n’est pas une solution. Son approche est simpliste : elle pénalise davantage les petits usagers que les réseaux de criminalité organisée ; elle nie tous les aspects liés à l’information, à la sensibilisation, à l’éducation des jeunes et, en plus, elle délègue au privé un rôle de police et de justice lié aux sanctions à travers la régulation de l’accès à Internet. Ce n’est pas admissible ! Que proposez-vous alors ? Fadila Laanan : J’ai la conviction que la question ne peut être réglée dans le cadre d’un État et, a fortiori, d’une Communauté. Une réflexion est en cours au sein de la Commission européenne. Pour moi, les éléments requis pour

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une solution équilibrée sont de cinq ordres : préserver l’accessibilité de la culture via Internet ; réguler les échanges d’œuvres sur Internet plutôt que simplement autoriser ou interdire ; garantir aux ayants droit la faculté de s’opposer au téléchargement de leurs œuvres sans autorisation ; assurer aux acteurs de la chaîne culturelle une juste rémunération pour l’exploitation de leur travail ; mener une action didactique pour éduquer les utilisateurs d’Internet, surtout les plus jeunes, afin de prévenir le téléchargement illégal. Par contre, que ce soit clair, ceux qui transforment le téléchargement illégal en un véritable commerce illicite, voire en une activité de criminalité organisée, ceux-là doivent évidemment être considérés comme des criminels et être traités comme tels par les autorités policières et judiciaires. Mais pour ça, des règles existent déjà : il faut les utiliser. Quelle direction prendra cette campagne en faveur du téléchargement légal ? Fadila Laanan : La campagne « Clic’ avec ta tête » se veut percutante, didactique et informative. Il me semble indispensable que les internautes saisissent les conséquences que peut engendrer le téléchargement illégal. Je veux amener les jeunes et les moins jeunes à s’interroger sur cette question. C’est pourquoi la campagne ne se décline pas uniquement en affiches, en tracts ou en banderoles. Par exemple, je réfléchis avec les Jeunesses musicales à des actions ciblées dans les écoles. Dans ce cadre, il faut que les artistes et les responsables des labels alternatifs soient impliqués et puissent débattre avec leur public. Cette campagne moralisateur ?

aura-t-elle

un

côté

Fadila Laanan : Absolument pas. La grande majorité des « digitale native », la génération qui a toujours vécu avec Internet, a développé une conception nouvelle de ce qu’est la musique en tant qu’œuvre d’art, délaissant par exemple la notion d’album au profit de titres extraits de ces albums. L’accès dématérialisé et facilité à l’écoute de la musique rend difficile d’imaginer l’importance du travail accompli par les maisons de disques. Comment, dans ce cadre, réaliser le coût important de la production musicale, de la composition des morceaux jusqu’à leur enregistrement définitif, du rôle essentiel d’accompagnement et d’encadrement des artistes ? Plus globalement, se pose la question


pour ces internautes de s’interroger sur l’utilité d’acheter ce que l’on peut obtenir gratuitement. Conscientiser les internautes est un acte nécessaire, mais je ne considère pas les jeunes comme des pirates.

auxquelles je suis attachée. Sans négliger évidemment la présence accrue de nos artistes en radio et en télévision et surtout le soutien au spectacle par la mise en place de manière intensive de résidences encadrées.

Concrètement, en-dehors de cette campagne, envisagez-vous d’autres mesures de soutien aux labels indépendants ?

Quand ces mesures seront-elles effectives ?

Fadila Laanan : Mon ambition est de soutenir tous les maillons de la chaîne musicale de la Communauté française d’une manière adaptée à son environnement et à ses évolutions. A mon sens, il convient de mieux cibler le soutien à l’enregistrement sonore et à la promotion, de renforcer les aides aux labels indépendants et aux agences artistiques et de reconnaître enfin le métier de manager. Par ailleurs, l’amélioration des réseaux de diffusion des différentes esthétiques musicales comme le renforcement du service de prêt de matériel (sonorisation, éclairage, scènes…) assuré par le Centre de la Communauté française situé à Naninne sont des mesures indispensables

Fadila Laanan : En fait, certaines le sont déjà : elles ont été prises depuis 2004 et sont constamment ajustées si nécessaire. Je constate qu’elles ont déjà donné de très bons résultats et qu’une série d’artistes soutenus ont percé, y compris au niveau international. D’autres mesures entreront en vigueur cette année encore. Certaines font l’objet de discussions avec les professionnels du secteur. J’ai lancé tout un dispositif depuis 2004 ; je veille à poursuivre l’effort ; et aujourd’hui, c’est un peu comme si je lui donnais un bon coup d’accélérateur à l’approche d’une côte un peu raide.

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Archipel, l’autre histoire des musiques actuelles C’est à la fois une collection permanente (en médiathèque), un site internet et une exposition itinérante qui proposent une exploration intuitive des musiques aventureuses apparues depuis le début du XXe siècle, entre le classique contemporain, le rock, l’électronique, les musiques improvisées et la poésie sonore. Là, où de nouvelles formes émergent. Celles-ci sont devenues possibles grâce aux nouvelles techniques d’enregistrement et de modification des sons et des images inventées dès la fin du XIXe siècle et se sont développées en s’inspirant et en détournant l’évolution des connaissances sur le monde, les technologies du vivant et du social. Visant clairement au décloisonnement des genres et montrant comment les arts sont liés plutôt que segmentés, Archipel regroupe ces musiques et ces films par « îlots ». Chaque îlot replace l’écoute de la musique en lien avec un élément qui parle à la sensibilité de tout un chacun : le silence, le corps, le temps, le bruit, le recyclage, l’utopie, l’aléa... Sur l’îlot « corps », les œuvres utiliseront des éléments corporels, organiques ; sur l’îlot « temps », les créations interrogeront l’évolution des notions temporelles dans notre société ; dans l’îlot « bruit », l’importance croissante du bruit dans notre environnement sera mise en scène… Avec Archipel, on revient à l’essentiel. La grande majorité des musiques archipéliennes tissent des liens entre plusieurs îlots et inspirent des trajets, des associations et des combinaisons inédites entre les œuvres, leurs contextes, leurs esthétiques. Les îlots fonctionnent comme des rouages qui élaborent peu à peu un regard neuf sur les expressions artistiques. Ces musiques dites expérimentales apparaissent alors comme un vivier d’inventions passionnantes indispensables à une bonne perception des musiques mainstream. Et on y fait des rencontres qui marquent : un orchestre de métronomes, des dunes qui chantent, la musique d’un lac sibérien au dégel, un fils qui enterre son père au Salvador, l’empreinte

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sonore d’une grande ville, l’histoire d’un trajet en train, le drone le plus long du monde, le portrait de Chantal la villageoise, de l’électro ménager qui parle … Bref, des larmes, du sang, de l’amour, du sexe, de la poésie. Une réalisation de la Médiathèque de la Communauté française de Belgique.

Archipel est à découvrir : sur www.archipels.be dans les médiathèques de Bruxelles (centre), Louvain-laNeuve, Charleroi, Namur, Liège et de l’ULB (Ixelles).

Isabelle Delaby


Osez tous les genres cet été! Osez le jazz … Après l’ambiance d’un festival rock, techno ou électro, en plus des envolées d’un festival world, pourquoi pas un détour auprès d’un festival de jazz. Ils existent, ils sont de qualité et, pour la plupart, ont des accents émergents bien surprenants ! Plus que toute autre expression musicale, le jazz est un art qui n’est jamais autant apprécié qu’en live. Mais pour diverses raisons, il est très fragilisé auprès du public. Pourtant, cette forme musicale est l’invention la plus originale du 20ième siècle : elle jette un pont entre les cultures occidentales et africaines, réconcilie les musiques écrites et celles de tradition orale, s’allie aux cultures du monde entier, du Brésil aux Balkans, d’Inde au Portugal, … Elle concerne toutes les générations, les peuples, les pays, … Le jazz souffre des clichés qui circulent dans l’esprit populaire, principalement à cause de son manque de médiatisation. Quand on écoute peu de jazz, on peut répandre les erreurs les plus injustes sur cette musique : Le jazz, c’est la musique à papa. Faux ! Ou du moins, pas plus que le rock (celui des années ‘50 – ‘60). Lorsqu’on écoute le jazz actuel, on s’aperçoit que, contre vents et marrées, il continue à se développer, à progresser et n’en finit pas d’explorer de nouveaux territoires. Il n’est certainement plus ce terrain un peu « étroit » réservé à des musiciens sur le retour pour un public nostalgique. Le jazz, c’est toujours la même chose. Faux ! Tentez l’expérience d’accepter les nouveaux chemins fréquentés par les jeunes leaders professionnels de Belgique ou d’ailleurs. Vous découvrirez une musique émergente, baignant dans l’actualité la plus branchée (rock, funk, électro, hip hop, musiques du monde, …) développée avec une modernité bouleversante tout en contraste avec les clichés conventionnels. Le jazz, c’est réservé à une élite. Faux ! De nos jours, les festivals de jazz veillent à proposer des musiques de qualité, mais on constate que le public quel qu’il soit se montre sensible sans distinction ….quand il est présent. Par contre, cette théorie convient particulièrement à ceux qui excluent des médias le jazz de manière très stratégique, mais pas toujours innocente, car entretenue souvent au profit de musiques moins élaborées, mais certainement plus lucratives (pour eux).

J.P. Bissot 13 > 14/05 21/05 27 > 29/05 18/06 24/06 9 > 10/07 2 > 03/07 14 > 22/07 5 > 07/08 12 > 14/08 16 > 17/09

Alors, pourquoi ne pas profiter des festivals de l’été pour oser le jazz, pour dénicher le jazz là où il est, là où il s’épanouit, là où il vous surprendra : dans les festivals de l’été, de Bruxelles à Rossignol, de Tournai à Comblain.

… ou d’autres genres ! Des événements électroniques Transcultures, le Centre interdisciplinaire des cultures électroniques et sonores, fête ses quinze ans d'existence. Initiateur du festival City Sonic et des Transnumériques, Transcultures donne aussi une attention particulière aux artistes « électroniques » de la Communauté française et collabore avec des labels indie amis, dont Sub Rosa, mais aussi Musiques Nouvelles dirigé par Jean-Paul Dessy et bien d'autres compagnonnages. City Sonic, son festival, invite aux plaisirs de l'écoute active et de la ballade découvreuse à travers un parcours sonore, mais aussi une "Sonic garden party", des ateliers "sonic kid" pour les plus jeunes et une radio web éphémère Radio Sonic. 27/08 > 11/09

Mons – City Sonic www.citysonic.be - www.transcultures.be

Les festivals chanson française Alors que les Francofolies accueillent les incontournables du moment, l'Abbaye de Stavelot propose également, un festival intimiste dédié aux auteurs-créateurs de la chanson francophone, qui fêtera sa 10ième édition cette année. Les Bruxellois ne seront pas en reste avec le Rallye Chantons français.

20 > 24/07 23 > 25/09 15 > 31/10

Spa – Francofolies de Spa www.francofolies.be Bruxelles – Rallye Chantons français ! www.rallyechantonsfrancais.be Stavelot – 1 chanson peut en cacher une autre www.1chanson.be

Musique contemporaine 23 > 25/05 01/10 20 > 23/10 1 > 03/12

Bruxelles - Trois visages de la musique électroacoustique www.musiques-recherches.be Bruxelles - What’s next www.whats-next.be Bruxelles - Festival l’Espace du Son www.musiques-recherches.be Bruxelles - Festival LOOP 4 www.compositeurs.be

Liège - Jazz à Liège – www.jazzaliege.be Liberchies – Django à Liberchies – www.django-liberchies.be Bruxelles – Brussels Jazz Marathon – www.brusselsjazzmarathon.be Jette – Jazz Jette June – www.jazzjettejune.be Estaimbourg – Wapi Jazz Night – www.wapijazznight.be Théâtre de Verdure du Parc d'Osseghem – Brosella Folk & Jazz – www.brosella.be Comblain-la-Tour : Festival international de jazz – www.comblainjazzfestival.be Dinant – Dinant Jazz Nights – www.dinantjazznights.org Gouvy - Gouvy Jazz & Blues Festival – www.gouvy.eu/madelonne/festival.html Rossignol-Tintigny – Gaume Jazz Festival – www.gaume-jazz.be Bruxelles - Saint-Jazz-Ten-Noode Festival – http://saintjazz.be

+ d’infos : www.jazzinbelgium.com

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&

5

4

3

2

1

Bruxelles

MAGASIN 4

Bruxelles

ATELIER 210

Bruxelles

RECYCLART

Namur

BELVÉDÈRE

Huy

ATELIER ROCK

POP, ROCK, ELECTRO,WORLD

Carte des Clubs Festivals 2011

9

8

7

6

BRUGGE

16

MONS

Louvain-La-Neuve

BRUXELLES

28

8

25 18

13

2

NAMUR

3 4 5 20 LEUVEN 1 7 8 11 2 WAVRE 29 6 9 19 27 4 5

FERME DU BIÉREAU

Charleroi

COLISEUM

Arlon

ENTREPÔT

Liège

ARDENTES CLUB

GENT

ANTWERPEN

12

22

21

15

9

26

3

7

ARLON

23

LIÈGE 10 6 14 19 1 24

HASSELT

17


9

8

7

6

5

4

3

2

1

13 > 14 mai Durbuy

DURBUY ROCK

10 > 29 mai Bruxelles

NUITS BOTANIQUE

14 mai Jette

JAM'IN JETTE

6 > 8 mai Incourt

INC'ROCK

29 avril > 1er mai Villers-la-Ville

UN SOIR AUTOUR DU MONDE

24 avril Pont-à-Celles

PAC ROCK

23 avril > 1er mai Arlon

ARALUNAIRES

06 avril Louvain-La-Neuve

WELCOME SPRING

16 > 19 février Bruxelles

BOUTIK ROCK

6 août Liège

19 MICRO FESTIVAL

5 > 7 août Floreffe

18 ESPERANZAH !

20 > 24 juillet Spa

17 FRANCOFOLIES

14 > 17 juillet Dour

16 DOUR FESTIVAL

8 > 10 juillet Hotton

15 LASEMO

7 > 10 juillet Liège

14 LES ARDENTES

25 juin Namur

13 VERDUR ROCK

24 juin Andenne

12 BEAR ROCK

24 > 26 juin Bruxelles

11 COULEUR CAFE

17 > 19 juin Flémalle

10 FIESTA DU ROCK

13 > 14 août Havelange

WEAD FESTIVAL

23 > 24 septembre Nil-Saint-Vincent

29 JYVA'ZIK

9 > 10 septembre Couvin

28 NATURA MUSIC

10 septembre Braine-le-Comte

27 AUTUMN ROCK

9 > 10 septembre Ferrières

26 BUCOLIQUE

3 septembre Rêves

25 OPENFIELDS

2 > 3 septembre Saint-Georges

24 PLAY'STIVAL

2 > 3 septembre Bastogne

23 WARDIN ROCK

20 août Méan

22 METAL MEAN

21

12 > 21 août Bruxelles

20 BRUSSELS SUMMER FESTIVAL


4

DAYS

200 BANDS

7

STAGES

dourfestival.be

4-Day Ticket : € 100 l 1-Day Ticket : € 50

Photo : www.davidwidart.be l Lettres : www.twodesigners.be l Design : www.amandinedupont.be


FESTIVAL DURABLE


7>10 JULY // 7>10 JULY // 7>10 JULY LIEGE >> CORONMEUSE >> LIEGE • LUIK • LÜTTICH >> PARC ASTRID >> LIEGE

present

MIKA SNOOP DOGG LIMP BIZKIT WU-TANG CLAN KATERINE AYO ARNO OZARK HENRY KELIS SUM 41 SELAH SUE STAFF BENDA BILILI STROMAE CAKE THE HUMAN LEAGUE KATE NASH PUGGY ZIGGY MARLEY MR. OIZO COCOON DR.LEKTROLUv KELE GOOSE AGNES OBEL SUAREZ KEZIAH JONES THE SUBWAYS CARL BARÂT SExY SUSHI JOAN AS POLICE WOMAN THE KRAYS (YUKSEK & BRODINSKI) ASIAN DUB FOUNDATION AN PIERLE & WHITE vELvET THE SUBS AGORIA JORIS vOORN THESE NEW PURITANS FLORENT MARCHET TECHNASIA ADRIAN LUx FLUx PAvILION SOPHIE HUNGER DISCODEINE AvI BUFFALO LILLY WOOD & THE PRICK JUNIP IS TROPICAL BRAIDS DARKSTAR CONNAN MOCKASIN GREAT MOUNTAIN FIRE GABLÉ BEN KLOCK DJ KOZE AKS HIGHBLOO ART DEPARTMENT JAKWOB MUMBAI SCIENCE LUCY LOvE MONDKOPF CHAPEL CLUB THE BIKINIANS SINUS GEORGES 1995 FUSTY DELIGHTS CHICKFIGHT EL NATIONAL QUARTERBACK HOQUETS and many many more…

coordination graphique

pierreyvesjurdant11


Randstad Belgium nv/sa, VG. 458/BUOSAP,W.INT.017/W.RS.17,B-AA04.053

VOTE FOR FRESH TALENT AND WIN FESTIVAL TICKETS

WWW.FRESHTALENT.BE


Le 10 septembre 2011 - 11h30 Parc du Champ de la Lune - Braine-le-Comte

18 Groupes 2 Scènes

NROCK.BE WWW.AUTUM


Le Fond de l’air est french :

le webzine belge critique sur la chanson francophone La Médiathèque se lance aujourd’hui avec bonheur dans ce nouveau webzine et s’engage à faire découvrir de nombreux talents issus de toute la francophonie, tout en accordant une importance particulière à ce qui se fait de plus intéressant en la matière en Belgique. Seuls quelques magazines français qui ne sont pas distribués chez nous donnent des avis critiques sur la chanson francophone. Et sur le web, si peu de blogs belges traitent de ces matières. C’est ce déficit qu’entend atténuer la Médiathèque en lançant ce webzine consacré à toutes les manières de chanter en français. Le Fond de l’air est french témoigne qu’il existe en chanson beaucoup plus d’artistes créatifs qu’on ne le croit, qui cherchent à (se) surprendre, tant sur la forme que sur le fond, avec de réelles ambitions artistiques. Ce serait dommage de passer à côté d’artistes belges comme Cloé du Trèfle, Daniel Hélin, Guillaume Ledent, Carl, Le Yéti ou encore Ivan Tirtiaux.

www.fondairfrench.be

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Billet d'humeur He He les Jeunes, J’ai la lourde tâche (c’est parce que je pèse mes mots) de vous écrire un petit billet d’humeur sur les festivals en Belgique, du Nord au Sud du pays… Mais donc essentiellement au sud évidemment, dans un pays à deux vitesses, on est vite mis en boîte ! De l’orientation métal au Caribou ou à Durbuy (Faites Durbuy :-) !!!) aux relents plus baba cool bikini(ans ?) du Lasemo, d’un Soir Autour du Monde ou d’Esperanzah, il y en aura pour tous les goûts (ou pour tout l’égout, pour peu qu’on ne soit qu’à niveau)… D’Andenne et leur alternatif Bear-Rock (que les vrais initiés prononcent évidemment « Beerrock » !) au Pacrock de Pont-à-Celles (à la progra pas que rock !), de l’Inc’Rock au Rock Bless You en passant par les Ardentes, l’été sera chaud ! Est-ce que tu braises ?

Y aura donc notamment du soleil et du reggae à Couleur Café (normal, c’est pas ma tasse… de thé !), des grosses machines (pumpkins) à RockWerchter, beaucoup de français aux Francos (n’est-spa ?), et quand tous les styles ont été abordés, il reste pukkel’pop :-) D(o)ur d(o)ur d’en faire le tour, et si vous voulez ne froisser personne… Ben il faudra repasser les voir :-) De toute façon, les mauvaises langues (dont je suis :-)) se consoleront en disant que plusieurs groupes similaires trustent (Antisocial !) les affiches de plusieurs festivals ce printemps et cet été…. Ainsi, si vous êtes indécis(deur), vous serez au moins sûr de passer une bonne suarez :-)… En bout de course, comme d’habitude, on se régale pendant des mois de bières tièdes et de durums pas très catholiques (voire même halal !) et on s’étonne de gonfler du bide et de chanter « Alors on Panse » :-) … Bon amusement, on s’y croisera sûrement ! Cédric Gervy

Concept eli asbl présente

5€ Projection

&

en plein air

by

20h00

y’s a l p

02 & 03 septembre

St-Georges Espace Communal - Rue Albert Ier - 4470

www.playstival.be

d’un film MAX’PARTY

pop-corn & nachos

Plusieurs DJ’s

Gratuit - 12 ans

Samedi

Concerts

l it va

Vendredi

Préventes FNAC | 16 € sur place 5 € - 12 ans & animations gratuites

14€

16h00

MONDAY MORNING - JALI

THE TELLERS PALE GREY - Dj YAN SWINEN

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© photos istockphoto, sxc.hu

LA SABAM SOUHAITE PLEIN DE BONS MOMENTS MUSICAUX AUX FESTIVALIERS DE L’ÉTÉ

CONTACT : T. 02 286 82 11 > FRONTOFFICE@SABAM.BE WWW.SABAM.BE SABAM - RUE D’ARLON 75/77 - 1040 BRUXELLES



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