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Attention, très belle découverte qui a emballé toute l’équipe du Méliès ! Maîtrisé et intense, passionnant et émouvant, portée par de sublime comédiens : faites-nous confiance, ne passez pas à côté de Blackbird. Il a une gueule d’ange triste. La mèche rebelle qui lui mange le visage, comme tant d’ados. Un regard perçant qui observe le monde avec une distance prudente et l’air de se demander « j’y vais ou j’y vais pas ? » A défaut d’avoir vraiment trouvé une réponse, Sean est quelque part au milieu de cette drôle de route censée le mener vers l’âge adulte. Avec son blouson noir et ses ongles peints, son piercing, sa démarche discrète, il attire autant la curiosité que les moqueries. Il n’est pas dans les clous, il n’est pas dans la norme, il fait tache au milieu de ses congénères, une tache noire, comme un appel au vide, ce vide qui attire autant qu’il effraie. Ici, dans sa petite ville de Nouvelle Ecosse, les gars de son âge sont sportifs, sortent en bande,

ils portent des sweats de marque et font du hockey sur glace, pour affirmer leur virilité et leur appartenance à la communauté. Sean ne fait pas de hockey, Sean est souvent seul, Sean aime bouquiner et écouter du Métal, Sean n’est pas comme les autres et il assume. Mais à cet âge, il est encore bien tôt pour affirmer ses choix sans que cela ait des conséquences... Il faut dire qu’en plus de son allure « gothique », Sean s’est approché d’un peu trop près de la plus belle fille du lycée, la chérie attitrée du capitaine de l’équipe de hockey, le coq de la basse-cour. Il devient le souffre-douleur d’une bande d’andouilles prêtes à tout pour marquer leur territoire autant que leur identité de mâles en devenir. Sans réfléchir plus que ça, cédant à l’impulsion causée par l’humiliation, il va user des seules armes qui lui sont accessibles : des mots tapés sur son clavier d’ordinateur. Il se défoule, il déverse dans le monde virtuel des scénarios revanchards où il est question de

menace et de vengeance… Il y a quelques années, Sean aurait simplement noirci les feuilles de son journal intime. Mais aujourd’hui on écrit sur Internet, où tout se lit tout de suite, où tout se trace, où rien ne s’efface. Et quand on découvre, en plus de ces écrits imprudents, que le père de Sean est grand amateur de chasse et d’armes, les dés sont jetés : Sean est accusé d’avoir minutieusement préparé un massacre en bonne et due forme, un Colombine version Canada… Fable sombre comme le monde tel qu’il va, Blackbird se révèle surtout un film lumineux et porteur d’espoir. Au-delà du beau portrait d’un adolescent formidablement attachant, Blackbird est un miroir sans complaisance tendu à nos sociétés qui prônent la convivialité du grand village global mais s’enferment chaque jour un peu plus dans la peur de l’autre. Ce bel oiseau noir, loin d’être un mauvais présage, est un formidable appel à la tolérance et à l’intelligence.

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Les films

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Grand prix du dernier Festival de Marrakech, L’Attentat est l’adaptation ciné du célèbre roman de Yasmina Khadra, pseudonyme de l’écrivain algérien Mohammed Moulessehoul. Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu’elle dissimule sous sa robe de grossesse… A quelques kilomètres de là vit le docteur Amin Jaafari, un Arabe israélien complètement intégré à la société de Tel-Aviv. Marié à une femme qu’il aime et qui l’aime, il a réussi une brillante carrière de chirurgien, et ce jour-là il opère à la chaîne les nombreuses victimes de l’attentat… Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d’urgence pour examiner le corps déchiqueté de ce qui pourrait-être la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s’agit de sa propre femme… Amine rejette d’abord l’accusation, mais il se sent peu à peu envahi par le doute. Ses pires craintes sont confirmées quand il reçoit une lettre posthume de sa femme, lui confirmant son acte. Comment admettre l’impossible, comprendre l’inimaginable, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne dont on ignorait l’essentiel ? Brisé par cette révélation et désirant comprendre comment il a été incapable de déceler ses intentions, notre « bon » Dr Jaafari décide de se rendre dans les Territoires palestiniens pour tenter de comprendre. Mais pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien... Sera-t-il prêt à accepter une vérité qui le dépassera complètement ? Cette guerre était-elle finalement aussi la sienne, la nôtre ? L’Attentat est donc l’adaptation controversée du roman du même nom écrit par Yasmina Khadra, qui a connu un immense succès : il a été plébiscité par le public (600 000 exemplaires vendus) et la critique en 2005, a reçu le Prix des libraires en 2006 et a été traduit dans plus de 40 langues. Le livre L’Attentat est le second d’une trilogie consacrée au conflit entre l’Orient et l’Occident.

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Ed[F_[Y[P films japonais de Tatsuya Nagamine (2013 - 1h47min - VF et VOST) Z, un ancien amiral de la Marine, débarque avec son équipage sur une île du Nouveau Monde. Le but de leur voyage : dérober un minerai renfermant une énergie phénoménale. Mais Z et ses acolytes ont un autre objectif : l’extermination totale des pirates de toutes les mers du monde. Alors qu’il navigue dans les eaux du Nouveau Monde, l’équipage au chapeau de paille va croiser la route du terrible Z. 4

Oscar du Meilleur film documentaire

A Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue. Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des Etats-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers. Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics … « Un étrange feu d’artifice au ralenti, une téméraire installation de cinéma à base de sabres, de mythes et de psychanalyse. Un brûlot sous glacis. Une tuerie raffinée. » Télérama

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Ik]WhCWd Film britannique/suédois de Malik Bendjelloul (2012 - 1h25min - VOST) Au début des années 70, Sixto Rodriguez enregistre deux albums sur un label de Motown. C’est un échec, à tel point qu’on raconte qu’il se serait suicidé sur scène. Plus personne n’entendit parler de Rodriguez. Sauf en Afrique du Sud où, sans qu’il le sache, son disque devint un symbole de la lutte contre l’Apartheid. Des années plus tard, deux fans du Cap partent à la recherche de « Sugar Man ».

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CkZ Film américain de Jeff Nichols (2013 - 2h10min - VOST) avec Matthew McConaughey, Tye Sheridan... Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents.


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Prix d’interprétation féminine Cannes 2013

Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d’Ahmad pour tenter d’améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé… Ce nouveau film du réalisateur d’Une Séparation impressionne, remue, brille jusqu’à son plan final, d’une beauté, d’une délicatesse et d’une intensité inouïes.

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C’est l’été à Rome et la cité éternelle brille d’une beauté insaisissable et définitive. Jep Gamberdella (génial Toni Servillo !) a soixante-cinq ans, il continue de dégager un charme sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise. Auteur dans sa jeunesse d’un seul roman, L’Appareil humain, il n’a plus rien écrit depuis. Il est devenu un très grand journaliste qui fréquente la haute société romaine et les mondanités. Sa vie est une succession de rendez-vous et de fêtes excentriques dont il est le protagoniste. Jep, cynique, désabusé et souffrant, assiste à la crise d’une société qui semble avoir transformé les hommes en monstres. Seul le souvenir de l’amour innocent de sa jeunesse sortira Jep de la résignation qu’il semble avoir choisie comme existence. Peutêtre est-il temps pour lui de se remettre à écrire… Après L’Uomo in più, Les Conséquences de l’amour et Il Divo, auréolé du Prix du Jury à Cannes en 2008, Paolo Sorrentino revient à Rome avec son acteur fétiche Toni Servillo pour ce film qui comme son nom l’indique s’annonce d’une grande beauté. Les premières images vues du film sont tout simplement magiques, comme toujours chez Sorrentino, il y a d’abord ces mouvements de caméra virtuoses ainsi qu’un sens inouï du montage et du spotting musical. Il y a aussi, surtout, la frime à l’italienne. Les costards blancs impeccables, les fêtes décadentes sur les terrasses romaines avec l’alcool qui coule à flots, le madison endiablé au milieu des filles à demi nues. Et ces égéries callipyges, tout droit sorties d’un film de Fellini. Au milieu de ce cortège de visions folles, de ces embardées opératiques et de ces décrochages sensuels : Jep Gambardella. C’est l’extraordinaire Toni Servillo (acteur fétiche de Sorrentino qui collabore ici pour la quatrième fois avec son pygmalion), imprimant une fois de plus sa mélancolie ironique à un personnage complexe. Tel Virgile et Dante parcourant les cercles de l’Enfer, Jep/Servillo se promène sur les ruines encore fumantes d’une civilisation moralement dévastée, arpentant les rives du Tibre ou les lieux cultes de la capitale italienne comme autant de stations de son errance existentielle… Derrière le fard et les fêtes, derrière le clinquant et l’excès se cache une profonde mélancolie... Evidemment, on ne pourra s’empêcher de penser à La Dolce Vita, en plus rutilant…

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Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit de fêtes mondaines, de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

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Le cinéma allemand est en pleine forme ! Voici une petite pépite d’outre-Rhin signée par un jeune cinéaste qui avait fait ses armes comme assistant sur l’excellent Good Bye, Lenin ! et qui, après quelques court-métrages, aura mis dix ans pour peaufiner et amener cette excellente comédie douce-amère à maturité. Niko, Berlinois presque trentenaire, éternel étudiant et rêveur incorrigible, s’apprête à vivre les vingt-quatre heures les plus tumultueuses de son existence : sa copine se lasse de ses indécisions, son père lui coupe les vivres et un psychologue le déclare « émotionnellement instable ». Si seulement Niko pouvait se réconforter avec une bonne tasse de café ! Mais là encore, le sort s’acharne contre lui... Comme nous vous l’annoncions en préambule, cette comédie allemande est une très belle découverte, un film drôle et rêveur, avec un juste équilibre entre l’humour et la tragédie, l’ombre et la lumière, qui nous livre une vision décalée et humoristique d’une période qui ne l’est pas forcément. Tournant en noir et blanc dans les rues de Berlin, Jan Ole Gerster s’attache aux pas de Niko qui rencontre, le temps d’une journée, des gens supposés « normaux » qui vont se révéler être dix fois plus siphonnés que lui, dont le mode de vie est pourtant totalement bohème. Amoureux de Truffaut et des Quatre cents coups, le cinéaste berlinois filme ses personnages avec la même affection que le réalisateur français. Et il a trouvé en Tom Schilling/Niko, son interprète principal qu’il connaît depuis plusieurs années, son double de cinéma, exactement comme Truffaut l’avait fait avec Jean-Pierre Léaud. Dans ce road movie qui ne quitte jamais la ville, le réalisateur a su trouver le rythme juste, pour aiguiser en permanence la curiosité du spectateur. Filmant à la perfection la trentaine, cette période de la vie où l’on se rend compte que l’on n’a plus toute la vie devant soi, il donne une légèreté romantique à son film, avec une très grande maîtrise formelle et scénaristique. D]7dnVgVӂaVb^hZVjm»AdaVh¼aZh8‚hVghVaaZbVcYhZcgZbedgiVci+AdaVh/ "BZ^aaZjgÒab "BZ^aaZjgg‚Va^hViZjgedjg?VcDaZ<ZghiZg "BZ^aaZjghX‚cVg^d "BZ^aaZjgVXiZjgedjgIdbHX]^aa^c\ "BZ^aaZjgZbjh^fjZYZÒab "BZ^aaZjghZXdcYgaZbVhXja^cedjgB^X]VZa<l^hYZ`

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Voici le premier essai hollywoodien du coréen Park-Chan Wook réalisateur de Old Boy. Sur une BO sublime, son Stoker est aussi élégant que sulfureux, c’est un thriller diaboliquement efficace, envoûtant et mystérieux à souhait qui rend un bel hommage à Hitchcock le maître incontesté du suspense. Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi… « Entre érotisme déviant et promenade macabre, « Stoker » a tout d’un bonbon à la menthe poivrée : dérangeant et subtil, il met les papilles en fête par son charme sophistiqué. » 20 minutes « L’auteur coréen de Old Boy réussit un film à la fois spectaculaire, gothique et pervers. Une première incursion à Hollywood dans le sillage d’Hitchcock.» Les Inrocks

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Interdit aux moins de 12 ans Une école transformée en dortoir, la nuit. Des militants pacifistes y sont réunis. Hommes et femmes. Des jeunes étudiants, des syndicalistes septuagénaires, mais aussi des journalistes. Soudain, des centaines de policiers harnachés et casqués surgissent après avoir brisé les portes. Les occupants de l’école lèvent immédiatement les mains en signe de paix, mais les matraques s’abattent sur eux avec méthode, de manière répétée, non pas pour neutraliser mais bien pour briser. Personne n’y échappe, quel que soit le sexe ou l’âge ; la carte de presse brandie ne permet pas non plus de se prémunir de la furie policière. Où cela se passe-t-il ? Dans une quelconque dictature d’Amérique latine ? Sous le joug d’un tyran arabe ? Dans la Russie autocratique de Poutine ? Ben non… Nous sommes en 2001, à Gênes, dans l’Italie berlusconienne, dans un Etat prétendument démocratique, alors que s’achèvent les manifestations anti-G8 qui ont vu la mort par balle du jeune autonome Carlo Giulani. Ce qui se déroula à l’Ecole Diaz et dans les jours qui suivirent est, selon Amnesty International, « la plus grave atteinte aux droits démocratiques dans un pays occidental depuis la Seconde Guerre mondiale ». Le premier film de fiction réalisé (il a fallu attendre douze ans) sur ces événements décrypte avec brio et avec l’efficacité d’un thriller haletant l’enchaînement des événements qui ont permis à l’impensable de se produire : l’inaptitude des services de sécurité humiliés par les actions coup-de-poing des Black Blocks radicaux et violents qui réussirent à paralyser la ville, la montée de la haine parmi des policiers en sous-effectif et pas préparés au combat de rue, le montage approximatif de l’action sur la base d’informations délibérément erronées (les Black Blocks localisés à Diaz étaient déjà prudemment repartis dans leur pays d’origine avant l’assaut de la police) pour combler le vide médiatique et la honte politique infligée à Berlusconi qui accueillait le G8. Et quand l’horreur de la situation crève trop les yeux grâce aux caméras qu’on n’a pas pu empêcher de filmer les brancards portant des militants salement amochés, le mensonge d’Etat s’installe, on invente des preuves de rébellion, on trouve mystérieusement des armes. La terreur ne s’arrêtera pas là, puisque ceux qui ont eu le « malheur » de ne pas avoir besoin d’une hospitalisation immédiate seront transférés dans une caserne où ils subiront trois jours durant des exactions dignes des grandes heures de la répression mussolinienne : maintien debout face au mur sous peine de recevoir des coups de matraque, privation de sommeil, nudité forcée pour certaines femmes et obligation de faire leurs besoins devant les geôliers hilares… A la suite des témoignages des 93 personnes arrêtées, un procès a bien eu lieu, au cours duquel 27 des policiers ont été condamnés pour coups et blessures aggravées et diffamation. Mais, de recours en appel, ces faits ont fini par être prescrits. Seuls 44 policiers, gardiens et infirmières ont été légèrement condamnés « pour abus de pouvoir et d’autorité » pour leurs méfaits à la caserne, sans que jamais ne soit fait état de torture, ce crime ne figurant pas dans le Code pénal italien. Mise en scène au cordeau, galerie de personnages excellemment croqués (aussi bien du côté des flics que des altermondialistes dont le réalisateur a l’intelligence de souligner les divergences), Diaz s’avère un indispensable film d’alerte à tous les Etats démocratiques qui, face à la contestation de rue, peuvent basculer en quelques jours dans des pratiques totalitaires. L’Italie est plus que gênée aux entournures de cet épisode peu reluisant, d’ailleurs le producteur du film, Domenico Proracci (il a aussi produit Gomorra, Habemus Papam…), a dû se passer de chaîne de télévision et distribuer lui-même le film dans son pays. (merci Utopia !) 10


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Vous rêvez depuis toujours de bousiller une réception mondaine ? Peter Sellers le fait pour vous, dans The Party. Comédien indien sans avenir, il commet gaffe sur gaffe, perturbant le rituel guindé d’une soirée snob : système électrique déréglé, décor explosé, inondation générale... Pour ce prodigieux pastiche de La Nuit d’Antonioni, le génial Blake Edwards fait de l’acteur de ses Panthère rose un cataclysme à turban et rend un bel hommage à Tati, dont il reprend le credo : chacun d’entre nous est source de gags. Résultat: un chef-d’œuvre de burlesque minimaliste et l’un des films les plus drôles de tous les temps !

Hd^g‚Z JEKJB;CED:;?B;IJ8;7K `[kZ_')`k_d à partir de 19h30 au Café : Mix avec CHACHA GUITRY + repas « INDI FOOD » 22h au Ciné : projection de The Party

pass soirée : mix + repas + film = 8h

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C’est plutôt rare : voilà un scénario qui n’est pas adapté d’un roman, ni d’une nouvelle, ni d’une pièce, mais d’un article de Vanity Fair. Titre du papier, paru en 2010 : « Les suspects portaient des Louboutin ». Tout est dit ou presque, délinquance et fashion. Le « bling ring » est le surnom d’un gang d’adolescent(e)s – un seul garçon dans leurs rangs – ayant bel et bien cambriolé tout un tas de villas de « stars » domiciliées à Los Angeles, de Megan Fox à Lindsay Lohan. But principal : voler, pour les porter, ces fringues et ces accessoires de grandes marques hors de prix possédés et arborés par lesdites stars. But secondaire : devenir, à son tour, célèbre… Que Sofia Coppola s’empare d’un tel sujet semble absolument logique. Depuis le merveilleux Virgin Suicides, et sa brochette de jeunes sœurs romantiques, elle est l’une des meilleures cinéastes de l’adolescence, qui irrigue tous ses films. D’autre part, avec Somewhere (2010), elle avait déjà signé un grand portrait de Los Angeles – vue du palace Château-Marmont – comme la capitale mondiale de la superficialité et du vide. Elle s’en donne donc à cœur joie avec cette bande lycéenne (dominée par Emma Watson, ex-Harry Potter girl, et par un juvénile clone de Roman Coppola, Israel Broussard), se renseignant sans cesse sur les voyages des célébrités, pour pouvoir se précipiter chez elles en cas d’absence. Fidèle à son refus de juger ses personnages, la cinéaste les montre décérébrés à l’extrême, mais raccord avec leur environnement et leur époque. Au sommet du n’importe quoi, mais ni plus ni moins, en fait, que la téléréalité, les blogs people, les parents et, bien sûr, les stars cambriolées – Paris Hilton, victime réelle de la bande en 2010, a prêté sa villa kitchissime pour le tournage… La neutralité de Sofia Coppola devrait encore renforcer notre malaise face à la vacuité abyssale de ce petit monde. Or l’effet est plus mélangé. Le film est si séduisant, si cool, parfois si drôle, qu’il devient lui-même symptôme délibéré de la décadence qu’il montre. L’humanité s’évapore, c’est à la fois vertigineux et normal, presque indifférent… (merci Télérama !) 12


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Poème filmé, invitation au voyage, dédale mémoriel, film noir, La dernière fois que j’ai vu Macao est tout cela à la fois, ce qui en dit long sur sa puissance dramatique. Le film conte les aventures d’un Portugais qui revient sur les lieux de son enfance, à la demande expresse de son amie Candy, une artiste en danger de mort. Mais, après plusieurs rendez-vous manqués dans la foisonnante ville de Macao, Candy disparaît, tuée par des voyous. Sourd aux menaces des malfrats qui l’enjoignaient de rentrer au Portugal, le héros est pris dans un engrenage délétère… Racontée au moyen d’images documentaires filmées entre le Portugal et la Chine, cette odyssée métaphysique prend ses origines dans le cinéma hollywoodien. Le clin d’œil à Macao (1952), de Josef von Sternberg, se fait jour dès la séquence d’ouverture, où Candy interprète le renversant You Kill Me, initialement chanté par la voluptueuse actrice Jane Russell. João Pedro Rodrigues (souvenez-vous des superbes Odete et Mourir comme un homme) et João Rui Guerra da Mata (assistant-réalisateur de Rodrigues sur plusieurs de ses documentaires) rendent ainsi hommage, avec finesse, aux flamboyances du film noir, ses mafieux, ses femmes fatales. Superbement narré, le film distille un trouble continu. Cette capacité d’envoûtement tient notamment à la voix off, douce, traînante et mélancolique – magie de la langue portugaise –, porteuse de tout ce que les hommes ont perdu avec la rétrocession de Macao à la Chine en 1999 : une mémoire, une identité. Le sous-texte politique affleure au détour de chaque plan. Le narrateur, dont on ne verra au mieux que la silhouette, raconte la disparition de la culture portugaise, après quatre cents ans de présence à Macao. La fiction, qui se noue par le truchement d’un montage précis, tend elle aussi vers l’effacement. Les personnages disparaissent les uns après les autres et le récit lui-même semble se dissoudre, sous le coup d’une amnésie contagieuse. La dernière fois que j’ai vu Macao est comme un film-cerveau qui se viderait de ses souvenirs, pour se transformer en rêve de cinéma.

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Les Beaux Jours est une superbe comédie romantique qui en troublera plus d’un tout en apportant la preuve éclatante que les dés ne sont pas jetés sous prétexte qu’on entame « la dernière ligne droite »… Fanny Ardant incarne ici Caroline, chirurgienne-dentiste mariée à Philippe, qui exerce le même métier, et qui prend enfin une retraite bien méritée. Mais quand on a été très active toute sa vie, quand on a tenu un rôle social important dans une petite ville de province (ici Dunkerque), voyant défiler toute la ville sous sa fraise, que faire de ce temps devenu soudain libre pour qu’il ne devienne pas un trou béant ? D’autant que le mari, lui, continue d’exercer… Alors pour ne pas devenir accro aux mots fléchés ou spectatrice obsessionnelle des « Chiffres et des Lettres » et de « Question pour un champion », Caroline se laisse convaincre par son entourage, son mari et ses filles en tête, et vient s’inscrire à un club de retraités au nom qui fait rêver : « Les Beaux Jours » (rien de tel que la méthode Coué). Et elle y découvre une joyeuse bande de retraités plutôt truculents qui partagent leur journée entre cours de théâtre, atelier de poterie aux résultats éventuellement catastrophiques et initiation à l’informatique. Parlons-en d’informatique, car c’est bien cette discipline qui va changer la vie de Caroline : Julien, son séduisant professeur trentenaire à la réputation confirmée d’homme à femmes, va s’intéresser à elle de très près. Il l’invite à déjeuner, elle (re)découvre le plaisir de boire un peu trop… Et elle se retrouve rapidement à batifoler avec le Julien en question dans la réserve des « Beaux Jours »… Marion Vernoux et sa co-scénariste romancière montrent avec intelligence et sensibilité la transformation de Caroline qui, audelà du plaisir qu’elle prend avec Julien, redécouvre le désir dans le regard d’un homme, retrouve à plus de 60 ans une forme de bienheureuse insouciance, avec en même temps la lucidité de l’expérience qui l’amène à se concentrer sur le temps présent et les petits bonheurs qu’il apporte. La réussite du film réside aussi dans l’observation de la relation entre Fanny Ardant et Patrick Chesnais, cocu magnifique qui souffre, sans pour autant céder ni à la colère ni à la résignation. Une relation riche et complexe, car Caroline sait bien au fond d’elle-même que Philippe – qu’elle aime toujours et qui sait la faire rire comme personne – reste envers et contre tout l’homme de sa vie. Ce film drôle, tendre, profond et irrévérencieux (les habitués des « Beaux Jours » balancent des vérités peu politiquement correctes sur la vieillesse) bénéficie de son formidable duo d’acteurs mais aussi de sa belle mise en scène qui magnifie Dunkerque, son souffle océanique et ses paysages désolés, bien évocateurs des amours de Julien et Caroline (et Philippe qui, comme les brunes, ne compte pas pour des prunes)… Chaque dernier mardi du mois, après la séance, au

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Mélies Café, viens échanger autour d’un verre et voir ce qui nous reste du film....

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Rendez-vous le 25/06 après la séance de 20h10


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Londres, 1958, Paul Raymond ouvre le « Raymond Revue Bar », théâtre et club privé où apparaissent des femmes dénudées au grand dam de l’Angleterre conservatrice. Producteur de revues dansantes, il devient éditeur de Men Only, magazine pour adultes qui connaît un succès instantané. Roi de Soho, il acquiert un à un les immeubles du quartier, jusqu’à devenir l’homme le plus riche du Royaume en 1992. S’il mène sa carrière avec brio, sa vie personnelle n’est pas à la fête : Paul Raymond est partagé entre Jean, sa femme jalouse, Fiona, sa maîtresse et star de sa revue, et sa fille Debbie qui aimerait suivre les traces de son père… Paul Raymond c’est un peu le Larry Flint anglais, et si Michael Winterbottom ne sera jamais Milos Forman, son biopic irrévérencieux sur ce self made men provocateur est un film fun, sex, drugs & rock’nroll. Les 70’s : quelle époque formidable !

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les musiques que vous entendez en salLes 3 & 4 ont été sélectionNées par MéliMélodie et Le Bar de Lyon

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Les nouveautés de la semaine : Oh Boy ; Diaz ; La fille du 14 juillet ; One Piece Z

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Les nouveautés de la semaine : Blackbird ; The Bling Ring ; The Party ; Petit Corbeau

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Le Méliès fête ses 30 ans


Semaine festive #1

mercredi 26 juin

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[dfhƒi[dY[Z[dejh[cWhhW_d[ bWhƒWb_iWjh_Y[H[X[YYWPbejemia_ > 20h : avant-première de Grand Central > 21h30 : rencontre avec la réalisatrice Rebecca Zlotowski animée par Christophe Chabert (critique cinéma au Petit Bulletin) > 22h15 : Belle épine

jeudi 27 juin

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samedi 29 juin

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> 21h15 : Le Péril Jeune projection du film culte de Cédric Klapisch (le 1er rôle de Romain Duris) > 22h00 : After au Méliès Café avec concert de ARTFKT (cf. page 28)

vendredi 28 juin Cƒ]Wj[k\WkCƒb_„i

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Wayne’s World 1 et 2 Pass 2 films : 10 euros (ou 6,50 euros pour 1 film) / popcorn à volonté / nombreuses surprises & animations prévente des places à partir du 19 juin

(cf. page 24)

dimanche 30 juin 9oYb[b[i?dZecfjƒi' 7ddW>Wbfh_d > 19h : projection des films Anna Halprin / le souffle de la danse et de Seniors Rocking de Ruedi Gerber suivie d’une rencontre avec le réalisateur Ruedi Gerber (sous réserve) (cf. page 26)

lundi 30 juin mardi 2 juillet

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> 19h30 : intégrale Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa + saké offert à l’entracte (cf. page 28)

> 20h : projection du film Quadrophenia de Frank Roddam suivie d’une BATTLE DJ « Mods V.S. Rockers » au Méliès Café - Mix 100% vinyls avec Evil Jesus et The Big Lebowski (cf. page 27)

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les musiques que vous entendez en salLes 3 & 4 ont été sélectionNées par MéliMélodie et Le Bar de Lyon Les nouveautés de la semaine : A very Englishman ; Les Beaux Jours ; La Dernière fois que j’ai vu Macao

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Réservez votre soirée pour cette belle avant-première de l’un de nos coups de cœur cannois 2013 sur lequel plane l’ombre de Jacques Audiard. Après Belle Epine, son brillant premier film (coup de cœur du Méliès en novembre 2010), la jeune cinéaste française Rebecca Zlotowski revient sur nos écrans avec Grand Central, son nouveau long-métrage qui vient d’avoir les honneurs d’une sélection officielle cannoise et qui sortira le 28 août prochain partout en France. Tahar Rahim y incarne Gary, un jeune homme agile, frondeur, un mec qui s’en sort comme il peut en sautant d’un boulot saisonnier à un autre et qui en ce début d’été va atterrir dans l’envers du décor d’une centrale nucléaire, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes et dangereuses. Là, où le danger est constant, il va trouver ce qu’il cherchait, de l’argent, une équipe à défaut d’une famille (on ne verra de sa vraie famille qu’une sœur dont le conjoint le rejette visiblement) même si elle le deviendra presque, mais aussi Karole (Léa Seydoux), la femme de son collègue Toni (Denis Menochet). Tandis que les radiations le contaminent progressivement, une autre forme de chimie (ou d’alchimie), l’irradie, puisqu’il tombe amoureux de Karole. Chaque jour, la menace, de la mort et de la découverte de cette liaison dangereuse, plane un peu plus… C’est sur le mode du thriller(s) que la cinéaste nous entraîne : Thriller amoureux évidemment avec une superbe histoire d’amour aussi sensuelle que romanesque, dans laquelle le désir est toujours plus fort que le danger. Thriller fantastique également, tant l’univers de la centrale dans lequel des hommes côtoient le danger et la mort chaque jour est terrifiant. La réalisatrice parvient d’ailleurs parfaitement à retranscrire le climat anxiogène de la centrale notamment par un habile travail sur le son, des bruits métalliques assourdissants qui nous font presque ressentir les vibrations du danger (on pense parfois à Alien de Ridley Scott). Thriller d’investigation enfin, puisqu’entre autres atouts, Grand Central se révèle être aussi une véritable plongée au plus près des conditions de vie des employés de la centrale nucléaire. Plongée quasi documentaire puisque tournée dans une vraie centrale autrichienne pas encore en service et conseillée techniquement par Claude Dubout, cet ouvrier qui avait écrit le récit autobiographique Je suis décontamineur dans le nucléaire. Mais Grand Central reste avant tout une superbe histoire d’amour, de désirs dont la force est renforcée par la proximité d’un double danger. C’est un film sensuel, presque animal, qui pratique une économie de dialogues et qui repose sur de beaux parallèles et contrastes. Parallèle entre l’amour de Gary pour Karole qui se laisse irradier par elle et pour rester auprès d’elle. Parallèle entre le sentiment amoureux, presque violent, impérieux, qui envahit lentement et irrémédiablement celui qui l’éprouve comme la centrale qui contamine. Parallèle entre les effets du désir amoureux et les effets de la centrale : cette dose qui provoque « la peur, l’inquiétude », les jambes « qui tremblent », la « vue brouillée » comme le souligne Karole lors de la scène du bistrot. Parallèle entre ces deux dangers que Gary défie, finalement malgré lui. Contraste entre cette centrale clinique, carcérale, bruyante, et la nature dans laquelle s’aiment Gary et Karole et que Rebecca Zlotowski filme comme une sorte d’Eden, ou comme dans Une Partie de campagne de Renoir, même si, telle une Ken Loach française, elle n’élude rien des difficiles conditions de vie des ces ouvriers/héros qui habitent dans des mobile-homes près des centrales. 22


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Prudence Friedman a 17 ans. Soudain livrée à elle-même dans l’appartement familial, elle rencontre Marilyne, une frondeuse du lycée qui lui fait découvrir le circuit sauvage de Rungis, où tournent dangereusement grosses cylindrées et petites motos trafiquées. Fascinée par la bande du circuit, Reynald, Franck et les autres, Prudence tente d’y gagner sa place, en essayant de faire passer sa solitude pour de la liberté. Selon le journal Le Monde : « le cinéma de Rebecca Zlotowski se focalise sur des images denses, contrastées, électriques et une construction basée sur des moments, des sensations, des ambiances qui sont autant de miracles de justesse, de force et de sensibilité. »

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Rebecca Zlotowski est née en 1980 à Paris. Normalienne et agrégée de lettres, elle entre au début des années 2000 à la Fémis en section scénario (une pensée pour la 18e promo). Elle y rencontre un autre professeur de lettres, également élève, Teddy Lussi-Modeste, avec qui elle écrit un courtmétrage puis le long-métrage Jimmy Rivière, autour de l’imprégnation de l’évangélisme parmi la communauté des gens du voyage. Une autre collaboration fructueuse, cette fois avec Cyprien Vial, débouche sur Dans le rang, court-métrage primé à la Quinzaine des réalisateurs 2006. Auprès de Lodge Kerrigan, son tuteur, elle rend son travail de fin d’étude, un scénario de long-métrage : Belle Epine. Elle tourne deux courts-métrages et quelques clips, et passe au statut de réalisatrice. En 2010, elle adapte ainsi son travail de fin d’étude, dirigeant pour l’occasion Léa Seydoux (nommé pour le rôle aux Césars) et Anaïs Demoustier. Belle Epine, son premier long-métrage en tant que réalisatrice, est présenté en compétition lors de la 49e Semaine de la critique et reçoit quelques mois après sa sortie en salles le prix Louis-Delluc du meilleur premier film. Grand Central, son second long-métrage en tant que réalisatrice, était présenté cette année en sélection officielle à Cannes et sortira au Méliès le 28 août prochain. Rebecca est trentenaire, c’est pour nous LA jeune cinéaste à suivre et elle nous a fait l’honneur d’accepter d’être la marraine de nos 30 ans.

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Dans un village fondamentaliste mormon de l’Utah, Rachel, 15 ans, découvre que l’assistant du chef de la communauté cache une cassette audio (l’ancêtre du mp3 et du cd) avec du rock n’roll. Elle qui n’a jamais entendu de musique voit sa curiosité piquée et se faufile en douce le soir venu pour écouter ladite K7 sur un vieux magnéto. N’ayant jamais entendu une telle musique, Rachel vit ce moment comme une expérience exceptionnelle, mystique et sensuelle. Alors que ses parents tentent de la marier de force, Rachel s’enfuit à Las Vegas, à la recherche de l’homme chantant sur la cassette et dont elle est persuadée qu’il est lié à sa mystérieuse grossesse… Ce premier film de la très belle cinéaste Rebecca Thomas arrive à point nommé dans le contexte idéologique américain actuel, où les références déistes gagnent de plus en plus de terrain dans le discours politique. Présenté en compétition au dernier festival de Deauville Electrick Children est une œuvre aussi intrigante que lumineuse qui pointe du doigt l’Amérique puritaine au travers d’une adolescente mormone persuadée d’immaculée conception, après avoir découvert le rock. La réalisatrice a ellemême été élevée dans la religion mormone. Non fondamentaliste pour sa part, elle a beaucoup étudié cette communauté (ses grands-parents étaient eux-mêmes fondamentalistes) et a donc voulu réaliser un long métrage sur ce sujet qu’elle connaît bien. Certains lieux du film sont même très proches d’elle puisqu’une des maisons n’est autre que celle de son voisin.

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Wayne et Garth ont transformé une cave en studio de télévision et y animent chaque nuit une émission musicale diffusée sur un réseau câblé local. Un ambitieux producteur de télévision, séduit par leur style débridé, décide de leur donner leur première grande chance.

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On retrouve nos deux étudiants rockers en Angleterre, où ils sont venus réaliser un rêve : monter le plus grand concert rock de la décennie. 24

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Une île grecque, une villa magnifique, en plein mois d’août. Céline, son mari Jesse et leurs deux filles passent leurs vacances chez des amis. On se promène, on partage des repas arrosés, on refait le monde. La veille du retour à Paris, surprise : les amis offrent au couple une nuit dans un hôtel de charme, sans les enfants. Les conditions sont idylliques mais les vieilles rancœurs remontent à la surface et la soirée en amoureux tourne vite au règlement de comptes… Bienvenue donc dans cette intelligente comédie humaine, plus profonde que la bluette pour laquelle certains (ils se reconnaîtront…) aimeraient la faire passer. Pour ma part, ce n’est donc pas un péché mignon ou un plaisir coupable, c’est du plaisir tout court. Dix-huit ans après Before Sunrise (Ours d’argent Berlin 1995), neuf ans après Before Sunset, Céline/Julie Delpy et Jesse/Ethan Hawke se retrouvent dans un troisième volet intitulé Before Midnight (qui peut se voir indépendamment des deux autres). Curieux objet de cinéma que cette trilogie fabriquée à six mains (Linklater, Delpy et Hawke), suivant le parcours amoureux d’un couple sur 18 ans et en temps réel comme Truffaut suivait son Antoine Doinel. A quarante balais passés, où en sont Céline et Jesse ? Des problèmes de gosses, des problèmes d’ex-femme, des concessions de couple, etc. Les ingrédients d’une sinistre comédie française générationnelle ne sont pas si éloignés mais on en est pourtant, et heureusement, à des milliers de kilomètres. Que reste t-il des amours de Sunset et Sunrise ? Du romantisme exacerbé qui date d’il y a des années ? Ce n’est pas un hasard si Céline et Jesse visitent un endroit éternel et des chapelles qui ont mille ans. On compte combien les grands-parents ont passé de temps ensemble. On s’y compare, on guette le coucher du soleil en redoutant une fin inéluctable. Au désir à fleur de peau d’un Before Sunset (la montée de l’escalier, le fondu final) répondent les doutes de Before Midnight. Ecrits et interprétés avec cette véracité qui transperce déjà les premiers volets. Comment réinventer et recommencer ? Before Midnight n’est ni angélique, ni fataliste, mais quelque part entre deux où la vie se faufile… Vivement la suite... rendez-vous dans 9 ans ?

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Un film sur la vie exceptionnelle d’Anna Halprin, icône et pionnière américaine de la danse contemporaine. Une femme qui a redéfini la notion de l’art avec la conviction que la danse peut nous apprendre, nous guérir et nous transformer à tous les âges de la vie. Un aller-retour permanent entre l’art et la vie dont le souffle prend son origine dans un message simple que répète Anna Halprin sans cesse : « dansez votre vie ». «Anna Halprin, l’héroïne de ce beau documentaire, n’est pas (...) célèbre de ce côté de l’Atlantique. Son oeuvre, sa démarche, sa philosophie sont pourtant bouleversantes.» Le Monde

8N8A:A:H>C9DBEIwH&$6CC6=6AEG>C 9^bVcX]Z(%_j^c|&.] Le Cycle Les Indomptés a pour vocation de faire découvrir les pionniers de la danse au travers de films, de danses et bien sûr de rencontres avec ces artistes qui, loin des effets de mode et des trajectoires éphémères, creusent leur chemin au fil du temps, pour partager regards sur le monde, pensées et émotions au travers du mouvement. Des moments précieux à ne pas rater, que l’on soit novice ou connaisseur... - Anna Halprin : le souffle de la danse (cf. ci-dessus) - Seniors Rocking film de Ruedi Gerber (2010 - 29min) (sous réserve) Vous avez aimé le documentaire sur le travail de Pina Basuch avec les seniors, vous allez adorer Seniors Rocking. Réalisé pendant le tournage de Breath Made Visible, ce court métrage dévoile le processus artistique à l’origine de la performance exceptionnelle de Anna Halprin avec des personnes âgées du Redwood Retirement Center, en Californie. - Skype Me if you Can avec Ruedi Gerber (sous réserve) tarif normal : 6 euros tarif réduit* : 4 euros (*écoles de danse)

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www.desartsdescines.org


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Londres, 1965 : Comme beaucoup d’autres jeunes, Jimmy déteste sa vie, ses parents et son job sans avenir. Ses virées dans Londres à scooter avec ses amis «Mods» en écoutant les Who sont la seule solution pour échapper à son morne quotidien. Détruit par la drogue, il se rend à Brighton pour participer aux combats entre Mods et Rockers, éternels ennemis… Les Who chantaient Talking About my Generation, le réalisateur Franc Roddam reprend les ambitions du groupe de rock mythique au travers de ce film social anglais qui met en image la vie, les ambitions et les malaises de la génération Who. A travers 10 titres des Who, Roddam met en scène à la sauce sexe, drogue et rock’n’roll, le personnage de Jimmy (Phil Daniels) dans le Londres du milieu des années 60. A cette époque, c’est la guerre entre les Mods et les Rockers. Deux bandes de jeunes qui s’affrontent régulièrement pour savoir qui a la meilleure vision de la vie. C’est en fait une vraie crise identitaire. L’identité de groupe prévaut sur l’identité personnelle. Jimmy, un véritable Mod, prend alors conscience de son identité personnelle. Mais il est jeune, et ne sait pas encore comment réagir face à cette nouvelle idée : « I don’t wanna be the same as everyone else. That’s why I’m a Mod, see ? ». Face au malaise social de l’époque, les ambitions de carrière des jeunes sont réduites à néant. Et pour répondre à ce malaise, la seule réponse possible vient des rixes urbaines. Quadrophenia est donc un film extrêmement moderne.

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Dans la cour dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcole dâ&#x20AC;&#x2122;un paisible village japonais, quatre fillettes sont tĂŠmoins du meurtre dâ&#x20AC;&#x2122;Emili, leur camarade de classe. Sous le choc, aucune nâ&#x20AC;&#x2122;est capable de se souvenir de lâ&#x20AC;&#x2122;assassin. Asako, la mère dâ&#x20AC;&#x2122;Emili, dĂŠsespĂŠrĂŠe de savoir le coupable en libertĂŠ, convie les quatre enfants chez elle pour les mettre en garde : si elles ne se rappellent pas du visage du tueur, elles devront faire pĂŠnitence toute leur vie. Quinze ans après, que sont-elles devenues ? Sae et Maki veulent se souvenir.

AjcY^&Zg_j^aaZi|&.](%/>CIw<G6A:H=D@JO6>E6GI&'Ÿ Projection des 2 films de Kiyoshi Kurosawa dans le cadre des 30 ans du MÊliès

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Il y a quinze ans, quatre fillettes ĂŠtaient tĂŠmoins du meurtre dâ&#x20AC;&#x2122;Emili, leur camarade de classe. Incapables de se souvenir du visage du tueur, elles ĂŠtaient menacĂŠes de pĂŠnitence par Asako, la mère de la disparue. Contrairement Ă  Sae et Maki, Akiko et Yuka veulent oublier. Et la mère dâ&#x20AC;&#x2122;Emili, que cherche-t-elle encore après tout ce temps ? ÂŤ Shokuzai est un choc cinĂŠmatographique, un film-monstre, un film-monde, oĂš sâ&#x20AC;&#x2122;affirme (...) la toute-puissance dâ&#x20AC;&#x2122;un dĂŠsir de dĂŠtruire autrui pour simplement ĂŞtre. Âť Le Monde

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Au pied de collines rocheuses, Faik mène une vie de fermier solitaire avec son mĂŠtayer et sa femme. Quand arrivent de la ville son deuxième fils et ses petits-enfants, il les met en garde contre les nomades qui traversent la rĂŠgion. Tandis que se dĂŠroulent les vacances, la menace rĂ´de, silencieuse et invisibleâ&#x20AC;Ś Lâ&#x20AC;&#x2122;insĂŠcuritĂŠ sâ&#x20AC;&#x2122;installe Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;image, mais provient-elle en rĂŠalitĂŠ des nomades, de la paranoĂŻa, de la folie des personnagesâ&#x20AC;Ś ou bien le danger vient-il des ressentiments quâ&#x20AC;&#x2122;ils ont les uns pour les autres ? Largement inspirĂŠ par les Ĺ&#x201C;uvres de son compatriote Nuri Bilge Ceylan pour sa description dâ&#x20AC;&#x2122;une Turquie malade dâ&#x20AC;&#x2122;elle-mĂŞme,

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L’été. Un lieu de drague pour hommes, caché au bord d’un lac. Franck tombe amoureux de Michel. Un homme beau, puissant et mortellement dangereux. Franck le sait, mais il veut vivre cette passion… Ambitieux, honnête, courageux, L’Inconnu du lac est un film qui se jette à l’eau. Ça fait des éclaboussures (qui pourraient refroidir des spectateurs un peu frileux), et ça fait du bien. On aurait voulu voir ce film dans la compétition cannoise. Parce qu’y triomphent la mise en scène, l’amour du cadre et tout ce qui fait le cinéma dans sa belle noblesse. Et aussi parce qu’on aurait bien rigolé, comme me le dit une amie taquine, en imaginant Spielberg devant ces fesses d’hommes nus, ces paires de valseuses et ces verges en érection, ce triomphe du sexe ! Car il y a tout ça dans L’Inconnu du lac, le grand art et des trucs un peu cochons, où qui pourraient l’être s’ils n’étaient pas, justement, filmés par Alain Guiraudie avec un talent bluffant. Qui d’autre pourrait réussir, aujourd’hui, à combiner ces registres a priori si éloignés ? Ce cinéaste qui n’a peur de rien, et ne triche pas avec ses désirs, nous entraîne au bord d’un lac, peut-être dans le Sud de la France. C’est l’été, splendide, parfait. Au bord de l’eau, il n’y a que des hommes et la plupart sont entièrement nus. Parfois, on les voit s’éloigner dans le petit bois derrière la plage : là, dans une jungle verte, les plaisirs se partagent librement, crûment, un peu sauvagement. Mais au beau milieu de cet été de drague, l’amour va surgir. Et puis, aussi, la solitude. La peur et la mort. (merci Télérama !)

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Du côté des enfants B[F[j_jhe_[jWkjh[iYedj[i

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3 ans

Laissez-vous guider par le plus petit des hommes devenu roi ! Voici un petit tour d’horizon des contes et légendes de Hongrie remplis de mystère, d’ensorcellement, de ruse, de courage et de bien d’autres histoires magiques...

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6 ans

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Z, un ancien amiral de la Marine, débarque avec son équipage sur une île du Nouveau Monde. Le but de leur voyage : dérober un minerai renfermant une énergie phénoménale capable de rivaliser avec la puissance des armes antiques. Mais Z et ses acolytes ont un autre objectif : l’extermination totale des pirates de toutes les mers du monde. Alors qu’il navigue dans les eaux du Nouveau Monde, l’équipage au chapeau de paille va croiser la route du terrible Z. Mais ce n’est pas le seul danger que vont devoir affronter Luffy et ses compagnons : leur vieil ennemi Aokiji et la Marine sont également sur leurs traces. Le sort du Nouveau Monde est désormais entre leurs mains et une bataille d’une ampleur sans précédent est sur le point d’éclater !

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3 ans 30

Chaussette, le petit corbeau, aime avant tout les spaghettis et bien sûr sa chaussette rayée mais c’est surtout un sacré coquin, jamais à court de bêtises ! Un peu poule mouillée, il réussit toujours à attirer ses amis dans des aventures qui tournent souvent... mal, il faut bien le reconnaître ! Le jour où il endommage malencontreusement le barrage qui menace d’engloutir toute la forêt et la maison qui l’abrite, Chaussette craint de devoir s’expliquer encore une fois avec Mme Blaireau qui prend soin de lui et de tous les autres animaux. Il décide alors de réparer son erreur et accompagné de Frisouille le petit mouton et de l’ours Eddie, il part à la recherche de la colonie des castors, les mieux placés pour remettre le barrage en état...

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Hector, qui a rencontré Truquette au Louvre le 14 juillet, n’a qu’une préoccupation : séduire cette fille qui l’obsède. Le meilleur moyen, c’est encore de foncer l’emmener voir la mer et Pator ne saurait lui donner tort, surtout si elle est accompagnée de sa copine Charlotte… Flanqués de l’inévitable Bertier, ils empruntent les petites routes de France dont les caisses sont vides. Car c’est la crise ! Il faut remettre la France au boulot et, en plein été, le gouvernement décide d’avancer la rentrée d’un mois. Un chamboule-tout et quelques liasses de billets plus tard, le groupe se disloque à l’image d’une France coupée en deux, entre juillettistes et aoûtiens jaloux. Mais rouler en sens inverse du travail n’effraie pas le trio restant, bien décidé à retrouver la fille du 14 juillet et à vivre un été débraillé. Depuis combien de temps attendait-on cela ? Pas seulement une comédie française drôle – il y en a de temps en temps, si ce n’est régulièrement. Pas seulement une comédie belle, ciselée dans le grain éblouissant du 16mm en fin de carrière. Pas seulement une comédie politique, qui coupe les doigts, les bras, les têtes des affameurs... Non, La Fille du 14 juillet est encore plus que cela : un film de victoire. Antonin Peretjatko, valeur sûre du court-métrage depuis une dizaine d’années, fait partir un groupe d’amis sur les routes de France, loin de Paris (qu’il filme cependant remarquablement), pour les vacances d’été. Dans la voiture, conduite par le chef de bande Vincent Macaigne (hirsute comme jamais) et propulsée par l’électrique Truquette (Vimala Pons, retenez ce nom), les amours affleurent, tandis que les flots de champagne tentent de faire oublier la crise. Mais en route, par les manigances de l’un d’entre eux, la troupe se sépare en deux, et rien ne va plus… Il n’y a rien de plus barré, bizarre, absurde, dingo que ce film-là ; et pourtant, rien de plus réaliste. C’est la force de Peretjatko : réussir à dresser le portrait le plus juste qui soit de la France contemporaine, de ses étouffements et de ses étranglements, tout en nous refourguant le remède. Nommons-le : euphorie. Convoquant Rozier, Tati, Godard (A bout de souffle, et surtout Week-end), en plus d’un certain esprit comique propre aux années 70 (de Darry Cowl à Max Pecas), dont on sent bien qu’il constitue un âge d’or fantasmé pour le réalisateur, celui-ci malaxe toutes ces références dans un grand chaudron magique et, tel Panoramix, nous les reverse par louchées. Allons enfants de la Patrie, le jour de gol-ri est arrivé. (merci les Inrocks !)

Le Méliès cinéma indépendant 10 place Jean Jaurès 42000 Saint-Etienne

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Gazette #83 juin 2013