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500 ÈME ANNIVERSAIRE DE LA RÉFORME Mercredi 18 Janvier

20h

Fais de beaux rêves

Marco Bellochio Italie, France, 2016, 2h10 Avec : Bérénice Bejo, Valerio Mastandrea, Guido Caprino… Cannes 2016 : Quinzaine des Réalisateurs.

Luther

Eric Till Allemagne, USA, 2008, 2h00 Avec : Joseph Fiennes, Alfred Molina, Bruno Ganz, Peter Ustinov

À l’âge de 22 ans, Martin Luther, étudiant en droit, manque de périr foudroyé lors d’un orage. Y voyant un signe de la divine Providence, il se tourne vers la philosophie et la théologie, puis rejoint la confrérie des Augustins d’Erfurt. Il constate vite que la hiérarchie ecclésiastique ne respecte guère les pratiques et préceptes religieux qu’elle est censée défendre. Révolté par le trafic des Indulgences et le commerce des reliques, il s’attelle à une étude minutieuse de la Bible et en tire les fameuses 95 thèses de Wittenberg, publiées en 1517. Elles proclament notamment que l’Église n’a pas à intervenir dans la relation entre le croyant et Dieu, remettant aussi en cause certains dogmes, comme celui du purgatoire. Luther doit dès lors argumenter à la fois contre le pouvoir spirituel du pape Léon X et contre le pouvoir temporel de l’empereur Charles Quint. Invité à se rétracter, il fait preuve d’une extraordinaire pugnacité, ce qui lui vaudra d'être excommunié en 1522. Le film traite de questions éminemment modernes, de la liberté de culte aux inégalités sociales en passant par l'arrogance des puissants ou les écrits jetés au feu…

Turin, 1969. Massimo, un jeune garçon de neuf ans, perd sa mère dans des circonstances mystérieuses. Quelques jours après, son père le conduit auprès d’un prêtre qui lui explique qu’elle est désormais au Paradis. Massimo refuse d’accepter cette disparition brutale. Plus tard en 1990 Massimo est devenu un journaliste accompli, mais son passé le hante. Alors qu’il doit vendre l’appartement de ses parents, les blessures de son enfance tournent à l’obsession… Ce récit, adapté d’un roman autobiographique de Massimo Gramellini devenu un best-seller en Italie, n’est pas seulement bouleversant par ce qu’il raconte. Il l’est aussi, et peut-être surtout, par la manière dont il le raconte, et qui s’appelle au cinéma la mise en scène. Depuis les années 2000 et les chefsd’œuvre de la maturité La Nourrice, Le Sourire de ma mère, Vincere…, Bellocchio semble être passé maître dans cet art, et plus précisément dans la capacité du cinéma à faire tenir ensemble l’imaginaire et la réalité, la fiction et le document, la cristallisation des sentiments et le passage du temps. Jacques Mandelbaum

Primaire

Hélène Angel France, 2016, 1h45 Avec : Sara Forestier, Vincent Elbaz, Patrick d'Assumçao…

Florence est une professeure des écoles dévouée à ses élèves. Quand elle rencontre le petit Sacha, un enfant en difficulté, elle va tout faire pour le sauver, quitte à délaisser sa vie de mère, de femme et même remettre en cause sa vocation… Elle a une pêche d'enfer Florence, et le charisme décapant et sauvage de Sara Forestier ! Une vitalité, une présence, une imagination débordantes, à faire craquer des hordes de gamins indisciplinés. Enseigner est pour elle un engagement, un émerveillement, un défi permanent qu’elle n’a de cesse de réinventer, de nourrir, puisant son énergie et ses idées dans la relation avec ces bambins qu’elle accompagne et pour lesquels elle est prête à tout donner : son temps, son talent, son empathie. Primaire est un film généreux, bouillonnant comme une cour d’école, lumineux comme le regard d’un enfant quand il comprend que des lettres alignées font des mots et que ces mots ont un sens. Si ce film ambitieux peut sembler dense, tant le métier et le monde qu’il décrit sont riches et intenses, il n’est en rien simpliste et introduit moult nuances. Ni tract ni complainte, c’est simplement un formidable hommage à un métier formidable qui a tant à offrir et qui est paradoxalement toujours malmené par les gouvernements successifs.


à d éc o

ami n f ll

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American Pastoral

Ewan McGregor USA, 2016, 1h48 Avec : Ewan McGregor, Jennifer Connelly, Dakota Fanning…

USA 1960. Autrefois champion de sport de son lycée, Seymour Levov, dit « le Suédois », est devenu un riche homme d’affaires marié à Dawn, ancienne reine de beauté. Mais les bouleversements sociopolitiques de l’époque font bientôt irruption dans la vie bourgeoise, en apparence idyllique, de Seymour. Lorsque sa fille, Merry, disparaît après avoir été accusée d’acte terroriste, il part à sa recherche pour que sa famille soit de nouveau unie. Profondément ébranlé par ce qu’il découvre, il doit affronter le chaos qui secoue la société américaine et jette les bases d’un nouveau monde. Moins un pamphlet anti-américain qu’une véritable mise en lumière des heures sombres d’une Amérique pourtant en proie à l’euphorie et à l’optimisme de l’après-Guerre et des Swinging Sixties, le roman de Philip Roth, Prix Pulitzer 98, devenu film, se promène au gré des décennies fastes d’une Amérique dominante. Peu à peu, la narration complexe efface le sourire radieux d’une famille presque parfaite, un jeune couple qui va connaître tristesse et désarroi, face à l’évolution chaotique de leur seule enfant, qui bégaye. Rapidement, le trouble langagier va devenir annonciateur d’une rébellion irrationnelle, signe de maux et troubles psychologiques eux-mêmes révélateurs de l’arrière-plan social et culturel d’une Amérique face à son Histoire. Frédéric Mignard

Manchester by the sea

Kenneth Lonergan USA, 2016, 2h18 Avec : Casey Affleck, Michelle Williams, Kyle Chandler

Après le décès soudain de son frère Joe (Kyle Chandler), Lee (Casey Affleck) est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick (Lucas Hedges). Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi (Michelle Williams) et de la communauté où il est né et a grandi. A travers le récit d’un homme brisé qui doit prendre en charge son neveu orphelin, Kenneth Lonergan déploie une splendide chronique de l’Amérique déclassée, servie par un Casey Affleck sidérant de violence contenue. Mélodrame déchirant sur le deuil, qui avance masqué par sa construction intelligente entrelaçant passé traumatique et présent mélancolique au moyen de flash-back. Autant de souvenirs qui distillent progressivement les indices de la tragédie du personnage et orchestrent une montée en puissance émotionnelle dévastatrice grâce à la précision du montage et la finesse de l’écriture. Une structure narrative habile et subtile conjuguée au réalisme des situations et des rapports humains : impossible dans ce récit élégant et digne de deviner ce qu’il va advenir de cet homme anéanti incarné par un acteur extraordinaire.

Louise en Hiver

Jean-François Laguionie France, Canada, 2016, 1h15 Sélection officielle Annecy 2016

C'est la fin de l'été et la station balnéaire de Biligen-sur-Mer va bientôt se vider de ses touristes. Louise, une retraitée discrète, est assise sur la plage. Elle regarde les enfants jouer et profiter de leurs vacances. En prenant des notes dans son journal, elle se rappelle l'hiver dernier, quand la ville était déserte. C'est alors qu'elle se rend compte qu'elle a manqué le dernier train… Sensible et délicate, la mise en scène de Louise en hiver s'abandonne aux pensées et rêveries de sa protagoniste. Cet héritier de Paul Grimault peint comme on respire et capte l'essence d'une existence et d'un décor avec des pastels et de la gouache. Grains du papier, grains de sable, vie égrenée en jaune soleil d'hiver et en bleus qui se grisent par vagues : chaque image vibre. Avec Louise en hiver, l’imaginaire de Laguionie se libère de toutes les contraintes du passé pour s’envoler vers des cieux devenus intimes et plonger dans sa propre mer intérieure. Louise a décidé d’expérimenter l’hiver et de se laisser aller à la robinsonnade, bientôt rejointe par un vagabond de chien qu’elle finit par appeler Pépère, plutôt que Vendredi. Tous les deux se comprennent à demi-mots, et savent ce que le temps leur réserve : un peu de douceur et de sérénité, au sein d’une nature aquarellée qui frémit de couleur, de lumière, et de chants d’oiseaux. Jean-Pierre Lemouland, producteur


BISTROT – PHILO

Religion(s) et laïcité.

Jeudi 26 Janvier

Soirée animée par Vladimir Biaggi (Philosophe et Ecrivain)

19h

EN PARTENARIAT AVEC LA LIBRAIRIE L’ALINEA ET LA MÉDIATHÈQUE LOUIS ARAGON Les religions organisent la vie de centaines de millions de femmes et d'hommes, les accompagnant souvent dans les moindres gestes du quotidien. Elles sont riches de culture, de spiritualité, de promesses concernant le sens de la vie, la signification de la souffrance et de la mort. Mais, il faut bien le confesser, ces mêmes religions contribuent à embraser les esprits, à exciter les passions les plus noires, à provoquer et justifier horreurs et crimes. Comment comprendre ce paradoxe  ? Ne peut-on pas  envisager une société apaisée dans laquelle l'homme aurait entière liberté de croire, de ne pas croire, de changer de croyance ? L'idéal laïque, unissant spiritualité et tolérance, est-il l'une des réponses aux déchirements de notre temps ?

Le Ciel Attendra

Marie-Castille Mention-Schaar France, 2016, 1h44 Avec : Sandrine Bonnaire, Noémie Merlant, Clotilde Courau

Sonia, 17 ans, a failli commettre l'irréparable pour "garantir" à sa famille une place au paradis. Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l'école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d'un "prince" sur internet…. Le décryptage qu’effectue la cinéaste s’effectue sur le mode d’une dramaturgie puissante. Elle est servie par deux actrices impliquées, Sandrine Bonnaire et Clotilde Courau, avec deux jeunes comédiennes qui ne le sont pas moins. Les figures paternelles sont soit trop autoritaires pour toucher leur fille, soit absentes, dilettantes. Il faut souligner le discours porté par les deux intervenants de l’association musulmane de protectionnisme à l’enrôlement djihadiste, dont la portée, comme le film, est un véritable acte de salubrité publique. Jacky Bornet

CONFÉRENCE, BUFFET, FILM : TARIF UNIQUE : 8 €

Neruda

Pablo Larrain France, Chili, Espagne, Argentine, 2016, 1h48 Avec : Gael Garcia Bernal, Alfredo Castro Luis, Gnecco…

1948, la Guerre Froide s’est propagée jusqu’au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l’arrestation du poète. Il s'agit moins de montrer les faits que l'effet : l'imaginaire de Neruda, son impact sur tout un peuple, des enfants perdus aux femmes pâmées, sa puissance créative. Sur ce tableau fantasque et libre d'une époque où les poètes étaient plus grands que la vie, où ils promettaient, avec une confiance effrontée, des lendemains fraternels, plane aussi l'ombre de la dictature. A la poursuite de l'artiste, mystère immense, à la fois grandiose et facétieux, le film lance un drôle de flic. Raide comme la mort, d'une sinistre drôlerie, Gael Garcia Bernal le rend à la fois pathétique et inquiétant, presque un méchant de bande dessinée. Il s'appelle Oscar Peluchonneau, qui commente en voix off l'étrange jeu de cache-cache qui se déploie des coulisses du pouvoir de Santiago aux espaces infiniment blancs de la Cordillère des Andes. Partout Neruda laisse son sillage de magie et de fascination, et aussi un livre, quelques miettes de mots pour narguer son poursuivant. Quelque part, un certain Pinochet, qu'on aperçoit à la tête d'un camp de prisonniers, attend son heure. Celle de tuer la poésie. Cécile Mury


CINÉ-MUSÉE Vendredi 27 janvier

17h

EN PARTENARIAT AVEC L’AAMM (ASSOCIATION POUR L’ANIMATION DU MUSÉE DE MARTIGUES)

Le Divan de Staline

Fanny Ardant France, Portugal, 2017, 1h32 Avec : Gérard Depardieu, Emmanuelle Seigner, Paul Hamy…

Staline vient se reposer trois jours dans un château au milieu de la forêt. Il est accompagné de sa maîtresse de longue date, Lidia. Dans le bureau où il dort, il y a un divan qui ressemble à celui de Freud à Londres. Il propose à Lidia de jouer au jeu de la psychanalyse, la nuit. Durant le jour, un jeune peintre, Danilov attend d’être reçu par Staline pour lui présenter le monument qu’il a conçu à sa gloire. Un rapport trouble, dangereux et pervers se lie entre les trois. J’ai voulu raconter une fable sur les rapports entre le pouvoir et l’art, ce que le pouvoir fait naître chez celui qui l’exerce et celui qui le subit. J’ai voulu m’éloigner du documentaire, la vérité m’intéresse plus que la réalité. Pendant les repérages, j’ai cherché une demeure aristocratique. Toute nouvelle autorité s’installe dans les signes du pouvoir qu’elle a évincé. La République prend les châteaux des rois et de l’aristocratie. Les bolchéviques réquisitionnent les signes de la puissance et de la richesse. Je suis arrivée au Château de Buçaco et tout de suite, j’ai su que ce serait le décor parfait. C’était exactement un lieu en dehors de tout contexte. Je voulais raconter l’histoire dans une unité de temps de lieu et d’action. Les grilles du château s’ouvrent au début, comme « il était une fois » et se referment à la fin de l’histoire. Entre le conte et la fable. Fanny Ardant

Born To Be Blue

Robert Budreau USA, 2017, 1h37 Avec : Ethan Hawke, Carmen Ejogo, Callum Keith Rennie…

Le Mystère Jérôme Bosch

José Luis Lopez-Linares Espagne, France, 2016, 1h26

500 ans après sa disparition, Jérôme Bosch, continue à intriguer. À travers « Le Jardin des Délices », historiens de l’art, philosophes, psychanalystes en cherchent le sens et rendent un hommage vibrant à un artiste qui défie le temps. Ce documentaire se veut avant tout une invitation au voyage dans une oeuvre aux énigmes inépuisables. Plus on s'approche, plus le tableau devient complexe, vestige du Moyen Age et d'un « monde pré-cartésien », où l'on s'accommodait de multiples significations contradictoires pour un même élément… Le foisonnement inouï du Jardin des Délices prête, à force de motifs agrandis et analysés, à une jubilation qui tient aussi de l'incertitude totale. Même un expert, familier de l'œuvre , se laisse soudain happer par tel détail et se perd en conjectures devant un lapin surdimensionné dont le regard exprimerait « un mélange d'indifférence et de malveillance » à l'égard des humains. Eloge de la polysémie... Louis Guichard

L'histoire vraie, et tragique, du trompettiste de jazz Chet Baker, depuis son comeback dans les années 70 jusqu'à sa disparition brutale... Au-delà de l’ode magnifique sur le rapport suicidaire qu’entretiennent l’art et l’artiste, Budreau trouve un astucieux moyen de raconter l’histoire de Baker à partir de son come-back dans les années 1970. C’est par une mise en abyme cinématographique – Baker tourne un film en noir et blanc sur sa propre histoire – que ses principaux démons ressurgissent (la drogue, les femmes, sa rivalité avec Miles Davis, le fait d’être le seul blanc trompettiste de l’époque…)... Le film décrit une lente plongée en enfer, une longue chute qui ne s’arrêtera finalement jamais. Et alors que l’on pensait sa rencontre avec Jane (Carmen Ejogo) précurseur d’une seconde jeunesse, ce besoin maladif de jouer, et de bien jouer pour retrouver cette gloire d’antan qui lui échappe, réduit à néant ces premières intentions de rédemption. Born to be blue – titre d’une chanson que jouait le père de Baker à son fils – vire peu à peu à la grande tragédie, celle qui vît la grandeur du héros comme une impossible énigme à résoudre, pour luimême et pour les autres. Antoine Gaudé


rir en

famille

à d éc o

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Your name Nocturnal Animals

Tom Ford USA, 2017, 1h57 Avec : Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Michael Shannon Venise 2016 : Grand Prix du Jury Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Susan Morrow, une galeriste d’art de Los Angeles, s’ennuie dans l’opulence de son existence, délaissée par son riche mari Hutton. Alors que ce dernier s’absente, encore une fois, en voyage d’affaires, Susan reçoit un colis inattendu : un manuscrit signé de son ex-mari Edward Sheffield dont elle est sans nouvelles depuis des années. Une note l’accompagne, enjoignant la jeune femme à le lire puis à le contacter lors de son passage en ville. Seule dans sa maison vide, elle entame la lecture de l’oeuvre qui lui est dédicacée. Dans ce récit aussi violent que bouleversant, Edwards se met en scène dans le rôle de Tony Hastings, un père de famille aux prises avec un gang de voleurs de voiture ultraviolents, mené par l’imprévisible Ray Marcus. Susan trouve une analogie entre le récit de fiction de son ex-mari et ses propres choix cachés derrière le vernis glacé de son existence. Au fur et à mesure de la progression du roman, la jeune femme y décèle une forme de vengeance, qui la pousse à réévaluer les décisions qui l’ont amenée à sa situation présente, et réveille une flamme qu’elle croyait perdue à jamais… Nocturnal Animals est à la fois un thriller et un mélo. Dans cet entrelacs de textures narratives hétérogènes, Ford découpe un brillant trois pièces sur la noirceur des sentiments. Culpabilité et désir de vengeance s'y propagent par échos et mises en abîme en un même paysage mental dévasté, d'une vénéneuse beauté.

Makoto Shinkai Japon, 2016, 1h47

à partir de 9/10 ans en V.O et en V.F Imaginons deux personnages qui ne se connaissent pas, vivant dans deux endroits différents mais qui viennent à se rencontrer. Pas dans la réalité, mais sous une forme différente. Si l'on y réfléchit bien, c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui. Une jeune fille venant de la campagne va sans doute rencontrer dans le futur un jeune homme qui habite en ville. L'inspiration est venue grâce aux mots de la poétesse Ono no Komachi (Xe siècle) : «  C'est parce que tu as pensé à lui dans ton sommeil qu'il est apparu dans ton rêve. Et si tu avais su qu'il s'agissait d'un rêve, tu ne te serais pas réveillée ». Makoto Shinkai Pour Your name, outre la réalisation, Makoto Shinkai a écrit le scénario et le script ainsi que le storyboard. Il a également écrit l'adaptation en roman, déjà publiée au Japon. Enfin il a réuni autour de lui des talents d'animateurs réputés  : le directeur de l'animation du film Le voyage de Chihiro réalisé par Miyazaki. Shinkai se révèle un formidable peintre de l’âme adolescente : ses ciels entre chien et loup, ses crépuscules brumeux, ses soleils rasants, ses sources qui éclatent dans le champ et l’inondent de leur luminosité. La lumière, restituée par un splendide travail de décoration, n’est autre que le vecteur de l’âme et semble transporter les sentiments des personnages. Avec plus de 16 millions d'entrée au Japon, le film a donné lieu à un impressionnant phénomène de société au Japon, où les fans se rendent en pèlerinage sur les lieux réels qui ont inspiré les plans du film.


24 IMAGES / SECONDE

Un Cycle Cinéma Renoir / Cinémathèque Gnidzaz

Pour bien commencer, révisons notre histoire ! EN PARTENARIAT AVEC LA LIBRAIRIE L’ALINEA ET LA MÉDIATHÈQUE LOUIS ARAGON

Vendredi 3 Février Cycle inauguré par

18h30

Bertrand Tavernier en sa présence

Voyage à travers

le cinéma Français Bertrand Tavernier France, 2016, 3h15

PHOTO ETIENNE GEORGE © LITTLE BEAR PATHE PRODUCTION GAUMONT

Ce travail de citoyen et d’espion, d’explorateur et de peintre, de chroniqueur et d’aventurier qu’ont si bien décrit tant d’auteurs, de Casanova à Gilles Perrault, n’est-ce pas une belle définition du métier de cinéaste que l’on a envie d’appliquer à Renoir, à Becker, au Vigo de l’Atalante, à Duvivier, aussi bien qu’à Truffaut ou Demy. A Max Ophuls et aussi à Bresson. Et à des metteurs en scène moins connus, Grangier, Gréville ou encore Sacha, qui, au détour d’une scène ou d’un film, illuminent une émotion, débusquent des vérités surprenantes. Je voudrais que ce film soit un acte de gratitude envers tous ceux, cinéastes, scénaristes, acteurs et musiciens qui ont surgi dans ma vie. La mémoire réchauffe : ce film, c’est un peu de charbon pour les nuits d’hiver. L'homme qui aimait les films ! Nul documentaire au ton professoral ici, mais bien plutôt une forme d’autobiographie pudique, où une existence de cinéphile se révèle dans les plis de pellicules anciennes, et s’illumine à la lueur d’images oubliées et tremblotantes. Avec sa voix haut perchée, traversée d’aigus enthousiastes ou se voilant souvent d’un timbre grave vibrant d’émotion, Tavernier abandonne un instant sa fébrilité d’artiste engagé pour revoir se dérouler les films de sa vie comme on regarde couler un fleuve à la tombée du jour, dans une invite lancée aux spectateurs de s’asseoir à ses côtés, et laisser les fantômes de Julien Duvivier, Jean Sacha, Claude Sautet et tant d’autres venir à leur rencontre. Emmanuel Raspiengeas On est emporté dans ce voyage comme par un grand film d'amour, l'amour du cinéma et ce qu'il peut nous révéler du monde, de nous-mêmes et de notre histoire. Xavier Giannoli

TARIF UNIQUE : COLLATION FILM : 7 €


CINÉ-ALTERNATIVE Mardi 7 Février EN PARTENARIAT AVEC ALTERNATIBA

20h

Alternatiba est un collectif qui fédère

citoyens et associations pour lutter contre le réchauffement climatique. Il s'adresse à tous ceux qui veulent s'engager pour préserver l'avenir et contribuer à populariser les alternatives existantes.

Alternatiba Martigues s'inscrit dans

un réseau national de 120 collectifs sous l'égide: "changeons le système, pas le climat!"

Qu'est ce qu'on attend?  Marie-Monique Robin France, 2016, 1h59

Vous avez furieusement besoin d’un souffle d’humanité et d’espoir, d’un peu de lumière en ces temps moroses, déprimants et fatalistes ? Vous pensez qu’il n’y a pas d’alternative au thatchérisme, au chacun pour soi et au sacrifice des hommes et de l’environnement sur l’autel de l'ultra-capitalisme débridé ? Courez donc voir le documentaire de Marie-Monique Robin. Il fait un bien fou, loin, si loin, du cynisme ambiant. Car les alternatives existent, on peut faire autrement et dans tous les domaines. Ce film en fait la démonstration implacable. Un laboratoire du «mieux vivre» qui rentre dans le concret des solutions alternatives.

Harmonium

Kôji Fukada Japon, France, 2017, 1h58 Avec : Tadanobu Asano, Mariko Tsutsui, Kanji Furutachi… Cannes 2016  Un Certain Regard : Prix du Jury

Une petite famille japonaise. Le père tient une toute petite entreprise d’aciérie de précision. Déboule un jour un de ses vieux amis (filmé comme un fantôme qui revient du passé) qui sort de prison. Le père l’embauche aussitôt. La mère ne comprend pas trop pourquoi, mais elle s’occupe de sa fille. Très vite, l’ami tout de blanc vêtu, toujours obéissant, poli, travailleur, gentil avec la fille, s’intègre dans la famille. Au point de séduire la mère, pourtant profondément protestante. Et puis, soudain, la fille est victime d’un accident (d’une agression). Huit ans passent. La fille est paralysée, ne peut plus s’exprimer. La mère est devenu obsessionnelle compulsive. Le père s’acharne à poursuivre les recherches. Personne ne sait où est passé le fantôme, quand son double positif (son fils) apparaît dans l’univers de la petite famille. C’est lui qui va faire tomber les non-dits qui règnent entre les deux membres du couple et les rongent. Car la vérité est encore bien plus effroyable qu’on ne le suspectait : les masques tombent, et les visages derrière sont cauchemardesques. Policier travaillé par le fantastique, le film impressionne par la maîtrise de sa mise en scène, qui s’acharne à démolir le cliché de la retenue nippone, son hypocrisie, son incapacité bien évidente à refouler indéfiniment les pulsions de mort insoupçonnables des individus, sa force destructrice pour les êtres…

La Communauté

Thomas Vinterberg Danemark, Hollande, Suède, 2017, 1h51 Avec : Trine Dyrholm, Ulrich Thomsen, Helene Reingaard Neumann… Berlin 2016 : Meilleure Actrice

Années 70. Couple solide et Rock’n roll, Erik, architecte et Anna, journaliste TV décident de changer leur vie quand Erik hérite de son père d’une grande maison dans un quartier bourgeois. Afin d’épicer leur vie, ils décident de vivre avec leur fille de 14 ans, Freja, en « communauté ». Ils appellent un de leurs meilleurs amis pour les aider à concocter une maison ouverte et peuplée aux règles démocratiques. Mais la famille et le couple se noient un peu dans ce bain chaleureux et hyper-occupé qu’est la communauté. L’utopie risque ainsi de saper ce qui fait la force même du couple et de la famille qu’ils forment…. Mettant en scène toute une société à travers une petite communauté humaine et liant avec maestria les sphères du couple, de la famille et de l’utopie sociale, Thomas Vinterberg réalise avec La Communauté un film puissant, rigoureux et d’une grande maturité. Les personnages sont attachants et les paysages, même circonscrits, absolument fascinants. Sans voir un seul téléphone portable poindre son antenne, on s’identifie parfaitement avec l’action de ce film fort et brut.


PAGE BLANCHE/ECRAN NOIR Le géographe dans sa ville Autour du livre de Marcel Roncayolo et Sophie Bertran de Balanda (Ed Parenthèses)

Jeudi 9 Février

Soirée animée par

Sophie Bertran de Balanda

19h

EN PARTENARIAT AVEC LA LIBRAIRIE L’ALINEA ET LA MÉDIATHÈQUE LOUIS ARAGON

Corniche Kennedy

Dominique Cabrera France, 2017, 1h34 Avec : Lola Creton, Aïssa Maïga, Kamel Kadri, Alain Demaria…

Corniche Kennedy. Dans le bleu de la Méditerranée, au pied des luxueuses villas, les minots de Marseille défient les lois de la gravité. Marco, Mehdi, Franck, Mélissa, Hamza, Mamaa, Julie : filles et garçons plongent, s'envolent, prennent des risques pour vivre plus fort. Suzanne les dévore des yeux depuis sa villa chic. Leurs corps libres, leurs excès. Elle veut en être. Elle va en être. Corniche Kennedy, on ne saurait le nier, voilà un titre flamboyant, c’est celui du dernier film de Dominique Cabrera, adapté du beau roman éponyme de Maylis de Kerangal. Mais que signifie, dans ce cas, adapté ? Ne faudrait-il pas dire avec plus de justice : rendu à sa source ? Car enfin, cette mer qui va être mise sans cesse au défi, elle est ici, sur l’écran, visible dans les innombrables reflets de sa surface. Car enfin, ce ciel, le voilà saturé de son azur étincelant. Et les minots qui jouent aux héros, n’entend-on pas leurs expressions si imagées exploser aux couleurs de leur inimitable accent ? Dominique Cabrera a su diriger cette petite troupe de sorte qu’elle habite sa langue, ses coutumes à la manière dont elle dompte les rochers. Jean-Pierre Rehm

La ville est toujours la ville de quelqu’un… Au terme d’une carrière d’historien et de géographe de l’urbain, Marcel Roncayolo refait un parcours introspectif de son Marseille natal propre à mieux révéler la composante humaine, sensible et biographique de ses lectures de ville. Observateur de la ville contemporaine, longtemps marcheur inconditionnel, le géographe, accompagné de Sophie Bertran de Balanda (architecte et urbaniste) invitent, au fil de leurs promenades urbaines, à partager la tension vécue entre prégnance des héritages et choc des mutations.

L’Heure exquise

René Allio 1981, France, 1h05 Copie Numérique Restaurée

Dans les rues de Marseille, René Allio retrouve les lieux de son enfance (des années 1920 aux années 1950). Dans ce film qui évite avec grâce le pittoresque, Allio déploie une géographie subjective, refaisant les trajets de son enfance, traversant les quartiers aux noms mythiques : SaintGabriel, Belle-de-Mai, Bon-Secours, dessinant une archéologie poétique croisée avec la généalogie familiale : la famille piémontaise, du côté du grand-père paternel, et la Provence, du côté de la famille maternelle. Le film démontre avec évidence une chose absolument incontournable, c’est que Marseille est une ville incroyablement “filmable”, faite pour le cinéma, à condition de bien en connaître la topographie secrète, ses traverses et ruelles, ses impasses et ses chemins campagnards dont les vues plongent sur la méditerranée. Allio connaît la ville comme sa poche, il y a vécu, y a grandi, y a laissé des souvenirs. Son travail de mémoire lui permet de revisiter toute l’histoire culturelle et artistique de la ville, depuis les années 20… Surtout, L’Heure exquise raconte l’histoire d’une ville faite de mélange, une association de quartiers ou d’anciens villages où vécurent des populations diverses, locales ou venues d’ailleurs, qui peu à peu ont été absorbées par la ville. L’hétérogénéité et la mixité sont à la base de Marseille, ville d’accueil où les trajets convergent vers le centre et le vieux Port. Magnifique travail du souvenir. Serge Toubiana

CONFÉRENCE, BUFFET, FILM : TARIF UNIQUE : 8 €


Live by Night

Gimme Danger

Les Confessions

Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l'alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d'un peu d'ambition et d'audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l'éducation très stricte de son père pour mener une vie de criminel. Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d'honneur que Joe n'hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s'imposer au sein de la mafia de Tampa… Live By Night est l’adaptation du roman que Dennis Lehane a publié en 2012. Maître du thriller US, cet auteur très cinématographique a déjà vu nombre de ses ouvrages être portés à l’écran. On pense par exemple à Shutter Island, par Scorsese, au Mystic River d’Eastwood ou à Gone, Baby, Gone, long métrage qui a initié la carrière de cinéaste de Ben Affleck. Depuis le sacre d’Argo, ce dernier est particulièrement reconnu en tant que cinéaste. Preuve que cette adaptation lui tient à cœur, il prend à la fois les manettes de la réalisation, du scénario et de la production, tout en se réservant le rôle principal.

Apparu pour la première fois à Ann Arbor, Michigan, au cours d’une révolution contreculturelle, le style de rock’n’roll puissant et agressif des Stooges a fait l’effet d’une bombe dans le paysage musical de la fin des années 60. Soufflant le public avec un mélange de rock, de blues, de R&B et de free jazz, Gimme Danger raconte comment les Stooges ont émergé musicalement, culturellement, politiquement, historiquement et retrace leurs aventures et mésaventures en montrant leurs inspirations et les raisons de leurs premiers défis commerciaux, jusqu’à leur arrivée au Panthéon du rock. Dans ce portrait compilé sur une douzaine d’années, Jim Jarmusch documente avec intensité l’histoire d’Iggy & The Stooges… Iggy Pop lui-même se trouve à l’initiative du projet. Ouverte et close par deux versions forcément toutes aussi sublimes de la chanson qui donne son titre au film, la plus déchirante et déchirée qui soit, sa vision vaut toutefois pour tous, ne serait-ce qu’au nom de la prodigalité d’anecdotes qui s’y disséminent sur la forge de la persona de l’Iguane (de la musique noire aux avantgardes, du clown télévisuel Clarabell à l’iconographie égyptienne et ses pharaons topless) et, par-dessus tout, de la superbe giclée d’images finale qui rend la puissance mi-reptilienne et mi-éruptive des Stooges à son éternité. Julien Gester

À l’occasion d’un sommet de chefs d’état destiné à éradiquer définitivement la pauvreté dans le monde, un moine est convoqué par Daniel Roché, président du sommet, qui souhaite se confesser. Mais le lendemain de leur rencontre, Roché est retrouvé mort. Protégé par le secret de la confession, le moine refuse de livrer le contenu de ses entretiens avec Roché, malgré la pression exercée par les autorités. Et si l’on remettait un peu d’humanité au cœur d’une réunion du G8 ? Andó insuffle un petit côté Agatha Christie à son récit, avec une dizaine de coupables potentiels : les représentants des principales puissances économiques, un prêtre, une romancière pour ados, un chanteur engagé… Tout ce petit monde cohabite, s’espionne, complote pour tenter de percer la vérité et, pour certains, éviter qu’elle n’éclate au grand jour. Il ne s’agit jamais pour Andò de prétendre au réalisme. Les Confessions sera donc une farce ludique mais très noire, qui dépeint l’état du monde actuel, où les hommes politiques ne sont que les pantins, plus ou moins complices, d’une idéologie dominante, celle des marchés financiers. Lesquels se comportent, comme l’explique le ministre italien des Finances, comme "une mafia moderne, intouchable car invisible". Hubert Heyrendt

Ben Affleck USA, 2017, 2h08 Avec : Ben Affleck, Zoe Saldana, Elle Fanning…

Jim Jarmusch USA, 2017, 1h48 Avec : Iggy Pop, Ron Asheton, Scott Asheton…

Roberto Andó Italie, France, 2017, 1h40 Avec : Toni Servillo, Daniel Auteuil, Connie Nielsen…


Jackie La La Land

Damien Chazelle USA, 2017, 2h08 Avec : Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend… Venise 2016 : Prix d’Interprétation Féminine Toronto 2016 : Prix du Public

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent… Le destin va réunir ces doux rêveurs. Véritable explosion de saveurs, de magie, de grâce et de beauté, La La Land est un chef-d’œuvre, unique et majestueux, un film vibrant auquel aucun superlatif ne pourrait vraiment rendre justice. Damien Chazelle s’affirme en tant qu’artiste génial, capable de toutes les prouesses. Avec son sens inné de l’énergie tonitruante, du rythme qui swingue, du rêve qui repousse les limites de l’écran, Damien Chazelle accomplit un miracle précieux. La La Land est du grand cinéma en lettres dorées et majuscules, un cinéma bercé par une tendre naïveté où la méchanceté n’a pas sa place, où l’art du conte prévaut sur le cynisme, où « l’autant » en emporterait presque le vent. La La Land, c’est deux heures de poésie, d’émotion, de rire, deux heures d’amour, de danses et de chansons, le tout filmé avec une virtuosité fabuleuse entre plansséquences virevoltants et idées de mise en scène incroyables. Chaque image est une composition fourmillant de mille détails, chaque scène est une création maladivement pensée, chaque minute est un accomplissement portant haut la bannière d’un enchantement féerique. Dans cette galaxie lointaine et imaginaire, le cinéma est un bonheur absolu, où les seules larmes que l’on connaisse, sont celles qui coulent sur nos joues devant tant de merveilleuse beauté. Nicolas Rieux

Pablo Larrain USA, 2017, 1h30 Avec : Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Greta Gerwig … Venise 2016 : Meilleur Scénario

22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des ÉtatsUnis, vient d’être assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut. Et ce en se concentrant sur une période particulière de sa vie : les heures et les jours qui ont suivi l'assassinat de son mari JFK qu'elle a vécu, à son corps défendant, aux premières loges. Larrain s'empare du scénario de Noah Oppenheim. Sa caméra n'a de cesse d'aller chercher en gros plan le visage de Jackie comme pour essayer de percer ses secrets, qu'elle livre avec parcimonie au journaliste venu l'interviewer dans ce qui constitue la colonne vertébrale du récit. A la manière de ce qu'il avait déjà brillamment réussi avec No, le cinéaste joue à merveille avec les images d'archives dans lesquelles il propulse son héroïne campée par Natalie Portman. L'interprétation de cette dernière est littéralement saisissante. Bien que jamais dans l'imitation, elle campe une Jackie Kennedy plus vraie que nature. Une mère louve tentant de protéger ses enfants. Une femme déchue qui pleure un monde qui s'écroule. Pablo Larrain ne la juge jamais. Mais l'accompagne par la superbe musique de Mica Levi qui aide à créer cet halo de psychose permanente semblant entourer cette femme auquel ce film - et ce n'est pas la moindre de ses qualités ! - ne vole jamais la part de mystère qui la constitue pleinement. Thierry Chèze


American Honey Moonlight

Barry Jenkins USA, 2017, 1h51 Avec : Mahershala Ali, Alex R. Hibbert, Janelle Monáe…

Le passage à l'âge adulte d'un jeune homme, Chiron, pendant l'ère de la guerre contre la drogue à Miami. Découpée en trois époques (l’enfance, l’adolescence et la jeunesse), l’histoire de Chiron, souffre-douleur des enfants d’un quartier où la violence physique est l’un des moyens de communication les plus employés, passe au-delà des clichés, grâce à une mise en scène et un découpage d’une élégance poétique à la fois onirique et précise. Alors qu’on croit d’abord tenir un énième film à gros plans et gros message, comme il s’en fabrique à la chaîne dans les usines de Sundance, Moonlight prend une direction et une ampleur inattendues dans sa deuxième partie, pour finalement tout emporter sur son passage dans la troisième. Barry Jenkins n’a qu’une idée de cinéma, mais elle est magnifique et il s’y tient : accrocher sa caméra au visage mutique de Chiron, visage qu’on voit s’épaissir à la faveur des tragédies de sa communauté (drogue, violence, mauvaise éducation), mais qui surtout, irrémédiablement, se ferme, par une incapacité à dire. Dire simplement ce qu’il est, ce qu’il veut, ce qu’il peut. Lorsqu’enfin il y parvient, aidé par la musique (une des plus belles BO entendue cette année), il devient difficile d’empêcher les larmes de couler.

Andrea Arnold Angleterre, USA, 2017, 2h44 Avec : Sasha Lane, Shia LaBeouf, Riley Keough… Cannes 2016 : Prix du Jury, Prix du Jury Oecumenique.

Star, une adolescente, quitte sa famille dysfonctionelle et rejoint une équipe de vente d'abonnements de magazines, qui parcourt le midwest américain en faisant du porte à porte. Aussitôt à sa place parmi cette bande de jeunes, dont fait partie Jake, elle adopte rapidement leur style de vie, rythmé par des soirées arrosées, des petits méfaits et des histoires d’amour… American Honey, c’est le titre d’une pop-song mielleuse du groupe Lady Antebellum, un hymne pour l’Amérique blanche et bigote qui connut son petit succès en 2010. Et c’est aujourd’hui le même titre que reprend ironiquement Andrea Arnold (Fish Tank) pour son nouveau film, un road-movie fascinant qui explore la face B du pays d’Obama. La cinéaste raconte les misères d’une bande d’ados marginaux filmée telle une meute de loups à la tête de laquelle règne un hors-la-loi flamboyant (Shia LaBeouf dans son meilleur rôle, celui qui aura le mieux capté ses tensions schizophrènes). La force du film, outre sa photogénie hypersensuelle, qui délaisse très vite les ornières naturalistes au profit d’un torrent d’images pulsatiles et tripées, tient dans son portrait singulier d’une jeunesse américaine encore peu documentée. Ici, Andrea Arnold filme la génération d’après le sida, le punk et la colère. Elle met en scène une jeunesse hébétée, flottante, sexuellement et psychologiquement indéterminée. La jeunesse du trap, en somme, ce courant froid du rap issu d’Atlanta qui scande le film telle une ritournelle incessante et lui donne son flow envoûtant, vénéneux, absolument irrésistible. Romain Blondeau


LE GRAND ÉCRAN t ir d e 5

an s

à par

DES PETITS...

ceur out en dou t e m m a r g Un pro urs ! s spectate pour petit

à par

Michel Ocelot France, 2016, 53 mn

Tous les soirs, une fille, un garçon et un vieux projectionniste se retrouvent dans un cinéma qui semble abandonné, mais plein de merveilles. Les trois amis inventent, dessinent, se déguisent et s’imaginent les héros de contes merveilleux. Des profondeurs de la terre, aux confins de l'orient, ils rivalisent d'imagination pour incarner princesses et aventuriers : « La Maitresse des Monstres», « L’Ecolier-Sorcier », « Le Mousse et sa Chatte » et « Ivan Tsarévitch et la Princesse Changeante ». Commencée avec  Princes et princesses,  poursuivie en beauté avec  Les Contes de la nuit, sa précieuse collection de courts métrages animés façon théâtre d'ombres s'enrichit aujourd'hui. Monstres fabuleux, arbres chargés de fruits d'or, sorciers et pirates, rois et reines, chats, rats et chevaux : les silhouettes délicatement ciselées des personnages se découpent sur des décors fastueux, lumineux comme des vitraux.

an s

Ivan Tsarevitch et la Princesse Changeante

t ir d e 2

A deux c'est mieux

Russie, Allemagne, Pays-Bas, République Tchèque 2016 - 38mn

A deux, c’est tellement mieux pour partager ses jeux, ses peines ou ses expériences... Une balade sur le thème de l’amitié, tout en douceur et spécialement conçue pour les plus jeunes spectateurs. Les deux moutons, La taupe et le ver de terre, Pas facile d'être un moineau, L'heure des chauve-souris, Une histoire au zoo, Mais où est Ronald ?, Pawo.

!

Les Ateliers du Ciné-goûter !

Les premiers films de Walt Disney datent des années 1920. Voici 4 épisodes de Alice Comedies, la première série de Walt Disney – qu'il réalise de 1923 à 1927 et invente à l’âge de 21 ans. Elle compte 57 épisodes et précède la série du célèbre Mickey Mouse. Trésors d’inventivité, de drôlerie et de poésie, les Alice Comedies sont de petites histoires menées tambour battant par Alice, une jeune héroïne en chair et en os qui évolue dans un univers de dessin animé. D’une virtuosité technique déjà impressionnante pour l’époque, ce programme inédit contient quatre burlesques en noir et blanc restaurés et sonorisés. Le distributeur Malavida a enrichi le travail de restauration fait à partir des bobines nitrates par Eye, la Cinémathèque néerlandaise, d'une restauration numérique effectuée par TITRA Film. Malavida a choisi l'Orchestre de Chambre d'Hôte pour la création d'une bande originale 2016 drôle et décalée. Prix des places : 5,50 € Projections 3D + 1€ (lunettes) + de 60 ans : 4,50 € Adhérents, demandeurs d'emploi, étudiants : 4 € enfants (-14 ans) : 3,50 € / Carnets 10 séances : 45 € Abonnement 10 séances : 40 € (sur présentation de la carte) Pass jeune (- 25 ans) 8 films : 28 € / RSA : 3,50 €

N’oublie pas de t’inscrire au 04 42 44 32 21 Tarif 5,50 euros (film + atelier + goûter) t ir d e 5 an s

Walt Disney USA,1924/1926, 42 min avec : Virginia Davis, Margie Gay

à par

Alice comedies

Mercredi 15 Février ATELIER

LA PETITE FABRIQUE

14h

A partir du film Une journée à la mer, fabrique ton zootrope, jouet optique ancêtre du cinéma, pour découvrir comment animer des images.

Pense à amener une boîte de camembert !!

Le Pestacle de Far West, 1924 – 12 mn, sans paroles Un véritable western féministe ! La Maison hantée, 1924 – 9 mn, sans paroles Une Alice téméraire et intrépide, dans un court métrage plein d’inventivité ! Alice, chef des pompiers, 1926 – 8 mn, sans paroles Un cocktail burlesque de gags et de situations loufoques ! Une journée à la mer, 1924 – 11 mn, sans paroles Une plongée onirique dans l’univers magique des cartoons.

Plus d’informations sur les films :

cinemartigues.comm

Le cinéma Jean Renoir est financé majoritairement par la Ville de Martigues, par le Conseil Départemental 13, le CNC, la région PACA, la DRAC PACA.

CINÉMA JEAN

RENOIR

rue Jean Renoir Martigues cinéma 09 63 00 37 60 adminis. 04 42 44 32 21

e-mail : administration.renoir@sfr.fr


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!!CINEMATHEQUE GNIDZAZ !!!!!!!!!! ! !!cinemartigues.com

24 IMAGES / SECONDE Un Cycle Cinéma Renoir / Cinémathèque Gnidzaz

En écho à la soirée du Vendredi 3 Février en présence de Bertrand TAVERNIER Cinéaste, producteur, scénariste et écrivain

DE L’AUTRE CÔTE DU PERIPH’

- LE CŒUR DE LA CITÉ (1)

Nils Tavernier, Bertrand Tavernier, 1997, 85' En 1997, soixante-six cinéastes, dont Bertrand Tavernier, se révoltent contre la loi Debré sur l’immigration qui prévoit un fichage auprès des mairies des personnes étrangères séjournant chez un français. «  L’appel des 66 cinéastes  » parut conjointement dans Le Monde, Libération et Les Inrockuptibles le mercredi 12 février 1997. Le ministre de l'intégration, Éric Raoult, demande alors à chacun des signataires de passer un mois dans une cité. Bertrand Tavernier et son fils Nils vont rester trois mois à Montreuil pour questionner cette fameuse notion d’« intégration ». Ils rencontrent les habitants et leur donnent l’occasion de s’exprimer sur leurs conditions de vie. Objectif : "Démontrer que l'intégration ce n'est pas du cinéma." En ayant su écouter et dialoguer avec ces habitants, les deux cinéastes, qui signent là leur premier film en commun, ont réalisé un documentaire important, sincère et engagé. Les Inrocks

Jean AURENCHE Ecrivain

DE L’AUTRE CÔTE DU PERIPH’

- LE MEILLEUR DE L'ÂME (2)

Nils Tavernier, Bertrand Tavernier, 1997, 64' Un gardien s'est fait molester et les policiers quadrillent la cité. Les contrôles incessants relèvent, selon le maire luimême, "de la provocation".

JEAN AURENCHE, ECRIVAIN DE CINEMA

Deuxième partie du documentaire réalisé par Bertrand et Nils Tavernier à la cité des Grands Pêchers à Montreuil. À la fois chronique de la vie d’une cité et dénonciation politique des carences de l’État, cette vision, confrontant de nombreux témoignages, évite les clichés sur la banlieue et pose un regard humaniste sur ses habitants. Télérama

Alexandre Hilaire, Yacine Badday, 2010, 51' Le nom de Jean Aurenche reste encore aujourd’hui associé à celui de son collaborateur Pierre Bost et à l’article de François Truffaut "Une certaine tendance du cinéma français", qui prenait le duo pour cible. Le documentaire redonne toute sa place au scénariste grâce à des extraits de films et des interviews de son fils, Philippe Aurenche, du critique Alain Riou et de réalisateurs tels Bertrand Tavernier, Paul Vecchiali ou Jean-Pierre Mocky. Jean Aurenche a écrit pour plusieurs générations de cinéastes, de Jean Delannoy à Bertrand Tavernier. Selon Paul Vecchiali, le scénariste était un véritable écrivain dont l’inventivité a souvent été bridée par les metteurs en scène. Si Truffaut lui reproche l’artifice des dialogues des enfants dans Jeux interdits de René Clément (1952), Aurenche est inspiré par des comédiens inventifs comme Danièle Darrieux dans Occupe-toi d’Amélie (1949) de Claude Autant-Lara, ou Philippe Noiret dans L’Horloger de Saint-Paul (1974) de Bertrand Tavernier. Portrait complet du scénariste, lauréat du César du meilleur scénario en 1976 pour Que la fête commence de Bertrand Tavernier.


Atelier Cinéma!

FICTION ET DOCUMENTAIRE : FRONTIÈRES ET PASSAGES

René ALLIO

Atelier porté par La Compagnie d’Avril dans le cadre du dispositif Passeurs d’Images, en partenariat avec l’AACS, l’Association pour le Développement Local du Pays, la MJC et la ville de Martigues, la Région et la DRAC Paca.

Cinéaste, scénariste, décorateur et scénographe

René Allio, 1990, 60'

DU 17 AU 21 JANVIER DE L’AUTRE CÔTE DU PERIPH’- LE COEUR DE LA CITÉ (1) DU 24 AU 28 JANVIER DE L’AUTRE CÔTE DU PERIPH’- LE COEUR DE LA CITÉ (1) DU 31 JANVIER AU 04 FEVRIER DE L’AUTRE CÔTE DU PERIPH’- LE MEILLEUR DE L'ÂME (2) DU 07 AU 11 FEVRIER DE L’AUTRE CÔTE DU PERIPH’- LE MEILLEUR DE L'ÂME (2)

Inscription et renseignements à La Cinémathèque Gnidzaz.

! Gratuit - sur inscriptions Ciné-goûter !

t ir d e 6 ans

Dans les rues de Marseille, René Allio retrouve les lieux de son enfance (des années 1920 aux années 1950). Promenade souvenir dans les quartiers du Vieux Port, du Panier, de la Belle de Mai, d’où descend le tramway et qui sert de toile de fond à l’auteur pour raconter l’histoire de sa famille, immigrés italiens, venus travailler sur les chantiers marseillais. René Allio signe avec ce documentaire un chant d’amour envers la ville de Marseille qui saisit le spectateur par sa capacité d’évocation. A la fois émouvant et pertinent… D’une incroyable modernité, L’heure exquise est une œuvre à redécouvrir d’urgence. Avoir-Alire

à par

L’HEURE EXQUISE

Les participants assisteront à six séances de programmation de films documentaires. A l’issue de chaque projection, un temps de parole et d’échange est proposé, favorisant la réflexion sur le travail de réalisation et le point de vue du réalisateur. Un travail de réalisation documentaire, de quatre séances permettra aux participants de prolonger leur réflexion par une mise en pratique collective.

Jeudi 23 Février

IL ÉTAIT UNE FOIS... LE CINÉMA !

Parcours ludique et jeux découverte autour de l'invention du cinéma.

MAR. 17

MERC. 18

JEU. 19

VEN. 20

15h

15h

15h

15h

JEU. 26

VEN. 27

MAR. 24 MERC. 25

JEAN AURENCHE, ECRIVAIN DE CINEMA L’HEURE EXQUISE DU 21 AU 25 FEVRIER JEAN AURENCHE, ECRIVAIN DE CINEMA CINÉ-GOÛTER IL ÉTAIT UNE FOIS... LE CINÉMA !

SAM. 21

15h SAM. 28

15h

15h

15h

15h

MAR. 31

MERC. 01

JEU. 02

VEN. 03

15h

15h

15h

15h

15h

MAR. 07

MERC. 08

JEU. 09

VEN. 10

SAM. 11

15h

15h

15h

15h 16h30

15h 16h30

MAR. 14

MERC. 15

JEU. 16

VEN. 17

SAM. 18

15h 16h

15h 16h

15h 16h

15h 16h

15h 16h

MAR. 21

MERC. 22

JEU. 23

VEN. 24

15h

fermée

16h 14h30

15h

L’HEURE EXQUISE DU 14 AU 18 FEVRIER

14h30

15h SAM. 04

SAM. 25

15h

TOUTES NOS SÉANCES SONT PUBLIQUES, GRATUITES ET NON-COMMERCIALES. La Cinémathèque Gnidzaz présente un espace muséal sur les évolutions techniques du cinéma des premières images animées à nos jours, ainsi qu’une collection « film » et « non-film. » Sous la direction du Cinéma Jean Renoir, elle est un lieu de conservation, de diffusion et d’éducation à l’image.

MARDI, JEUDI, VENDREDI : 14H/18H MERCREDI & SAMEDI : 10H/12H 14H/18H 4 rue du Colonel Denfert- Martigues O4 42 10 91 30 espacinema@gmail.com ENTREE LIBRE


PROGRAMME DU 18 JANVIER AU 28 FEVRIER 2017

Tous les films non francophones, sont diffusés en Version Originale sous-titrée. MERC. 18

MERCREDI 18 AU MARDI 24 JANVIER

500 ANNIVERSAIRE DE LA RÉFORME : LUTHER20h30 20h00 FAIS DE BEAUX RÊVES PRIMAIRE 16h00 AMERICAN PASTORAL 18h00 MANCHESTER BY THE SEA LOUISE EN HIVER

JEU. 19

VEND. 20

20h30

18h50 17h00 21h00

SAM. 21

DIM. 22

LUN. 23

MAR. 24

ÉME

YOUR NAME

14h00 / VF

MERCREDI 25 AU MARDI 31 JANVIER

MERC. 25

BISTROT- PHILO : LE CIEL ATTENDRA20h30 CINÉ-MUSÉE : LE MYSTÈRE JÉRÔME BOSCH LE DIVAN DE STALINE NERUDA 20h45 MANCHESTER BY THE SEA 16h00 NOCTURNAL ANIMALS 18h30 YOUR NAME 14h00 / VF MERC. 01

MERCREDI 01 AU MARDI 07 FEVRIER

18h00

JEU. 26

19h00 17h15

JEU. 02

VOYAGE À TRAVERS LE CINÉMA FRANÇAIS20h30 ALTERNATIBA : QU'EST CE QU'ON ATTEND ? BORN TO BE BLUE HARMONIUM LA COMMUNAUTÉ NOCTURNAL ANIMALS IVAN TSAREVITCH ET LA PRINCESSE CHANGEANTE

MERC. 08

MERCREDI 08 AU MARDI 14 FEVRIER

MERCREDI 15 AU MARDI 21 FEVRIER

18h30 16h15 20h30

MERCREDI 22 AU MARDI 28 FEVRIER

MERC. 15

20h30 16h30 18h30 14h00

MERC. 22

MOONLIGHT20h30 18h45 AMERICAN HONEY JACKIE 17h00 LA LA LAND 20h45 ALICE COMEDIES 15h00/16h00 Vacances Scolaires + férié

17h00 18h45 20h50

JEU. 09

19h00 17h15

VEND. 03

DIM. 29

17h30 19h10 16h45 19h30 21h00 15h00 / VF 15h30 / VO

Evénements

JEU. 16

19h00 16h30 20h45 14h30 15h30 JEU. 23

16h00 18h00 20h50 15h00

20h50 17h30 19h00 / VO

LUN. 30

MAR. 31

19h00

19h00 17h00

20h45

LUN. 06

20h45

SAM. 04

DIM. 05

18h30

20h00

16h00

16h30 20h30 15h30

18h00 16h00 15h00

VEND. 10

SAM. 11

DIM. 12

LUN. 13

MAR. 14

21h00 18h45

17h00 20h45 18h45

19h00 16h45

16h15 20h00

15h00 16h00

15h00 16h00

18h00 14h30 15h30

17h00 18h45 21h00 14h30 16h00

SAM. 18

DIM. 19

LUN. 20

MAR. 21

19h00 20h45 17h00

17h15 19h00

15h00 16h00

16h15 15h30

16h45 20h50 19h00 15h00 16h00

SAM. 25

DIM. 26

LUN. 27

20h00

18h30

18h15 16h00 15h00

20h30

17h00

14h30 15h30

JACKIE20h30 LA LA LAND GIMME DANGER LES CONFESSIONS ALICE COMEDIES A DEUX C'EST MIEUX

17h00 19h00 20h45

SAM. 28

20h45

18h30 15h00 17h00 19h00 21h00 14h00

LE GEOGRAPHE DANS SA VILLE / L'HEURE EXQUISE20h30 CORNICHE KENNEDY LIVE BY NIGHT LA COMMUNAUTÉ BORN TO BE BLUE IVAN TSAREVITCH ET LA PRINCESSE CHANGEANTE A DEUX C'EST MIEUX

VEND. 27

19h45 17h10 19h00 17h20 21h00 14h00 14h00 15h20 / VO 15h20 / VF

18h30

VEND. 17

18h45 21h00 17h00 15h00 16h00 VEND. 24

21h00 18h15 16h00 14h30 Jeune Public

20h30 16h30 18h15 15h30

MAR. 07

20h00 20h30

18h00

18h30

19h00 20h45 17h00 14h30 15h30 MAR. 28

20h40 18h30


Cinema Renoir Martigues Fevrier 2017