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Le

cinéma le Méliès présente les

20èmes Rencontres Cinématographiques Jeune Public

Du 8 au 29 Février 2012


P o u r to u t b a g a ge , on a 20 ans*

K

irikou, Wallace, Totoro, Charlot, U, Cow-Boy, Hulot, Mononoke, Buster... mais aussi un merle ou un crocodile, un oiseau et un roi, Asmar et son presque frère, les deux gosses de Tokyo, un certain Jacquot accompagné des sœurs de Rochefort, Mei et Satsuki, un baron ou une créature, et tant d’autres, tous assis dans notre salle du Méliès, tous réunis pour fêter les vingt ans de nos Rencontres Cinématographiques Jeune Public.

Vingt ans... déjà ! A peine le temps de s’en rendre compte que nos chères Rencontres ont déjà l’âge adulte. Ou plutôt l’âge éternel de la jeunesse. L’occasion pour nous de revisiter cette histoire, afin de la conserver en mémoire, ne pas l’oublier. Se replonger dans ces vingt années écoulées à travers certains de nos « coups de cœur ». Vingt années de partages, de découvertes, de passation, de passion, de films aimés, momentanément ou éternellement, parce que « Quand on aime c’est pour toute la vie / Cette vie qui dure l’espace d’un cri ! »* Vingt ans... seulement ! Nous voilà entrés dans l’âge de tous les possibles. L’occasion d’ouvrir une nouvelle page, d’écrire une nouvelle histoire, dans un nouveau lieu, implanté sur le quartier de Bonne. Alors, pour préserver intacte cette histoire, nous refermerons le livre de ces Rencontres, inscrites pleinement dans notre chère salle de la rue de Strasbourg, en vous donnant rendezvous pour un nouvel événement du côté du cinéma et de l’enfance... *Léo Ferré « Vingt ans »

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P rog ra m m e

De s XX èmes Re nc ontr es

Renc ont res ave c des films  : Chang de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack (dès 5 ans) Les chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger (dès 9 ans) La colline aux coquelicots de Goro Miyazaki (dès 6 ans) Eugénio de Jean-Jacques Prunès (dès 4 ans) Les folles inventions de Bricolo de Charley Bowers (dès 5 ans) Hugo Cabret de Martin Scorsese (dès 8 ans) L’île au trésor de Victor Fleming (dès 9 ans) Le jardinier qui voulait être roi programme de courts métrages (dès 5 ans) Le miroir de Jafar Panahi (dès 8 ans) La petite taupe de Zdenek Miler (dès 2 ans) Pompoko de Isao Takahata (dès 6 ans) U de Grégoire Solotareff et Serge Elissalde (dès 6 ans) Le voleur de bicyclette de Vittorio De Sica (dès 8 ans)

Les Renc ontres  : première sé que nce Le mercredi 8 février, les Rencontres s’ouvriront avec des marionnettes dans la salle du Méliès à l’occasion de la tournée du Jardiner qui voulait être Roi. La séance en avant-première de ce programme d’animation tchèque sera en effet l’occasion de découvrir les décors et les marionnettes du nouveau film proposé par le distributeur Cinéma Public Films. 14h : Le jardinier qui voulait être roi, présenté en avant-première par Valentin Rebondy et Jérémy Bois de Cinéma Public Film. 15h30 : goûter offert par le service du protocole de la ville de Grenoble.

47 99 31 Rés erv atio n c ons eill é e au 04 76

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Une s oiré e «  A nimatio n jap o na is e   »

Le vendredi 10 février, à partir de 19h30, les Rencontres seront l’occasion d’une soirée consacrée au cinéma d’animation japonais avec deux films d’auteur : 19h30 : La colline aux coquelicots de Goro Miyazaki 21h : collation aux saveurs du Japon proposée par l’association Franco Japonaise de Grenoble et de l’Isère, les parents d’élèves de l’Ecole Complémentaire de Japonais à Grenoble. 21h15 : Tatsumi de Eric Khoo

Des Renc ontres pleines d’ émervei l le me nt

Tar if spé cial soir ée : 9 eur os

Ces 20èmes Rencontres Cinématographiques seront émaillées de séances spéciales et festives. Vous trouverez le détail et les horaires de ces séances pleines de découvertes dans notre programme habituel : Mercredi 15 février, à 14h, séance spéciale Ciné-Conte en prélude au Jardinier qui voulait être roi, programme de courts métrages, proposée par Nathalie Thomas Guerraoui, conteuse. Mercredi 15 février, à 15h35, séance spéciale Ciné-Conte en prélude à Eugénio de Jean-Jacques Prunès, proposée par Nathalie Thomas Guerraoui, conteuse. Vendredi 17 février, à 14h, Ciné-Concert : projection des Folles aventures de M. Bricolo avec Charley Bowers, programme de courts métrages burlesques, accompagné dans la salle par le pianiste Jean-Marie Gonzales, accompagnateur danse au Conservatoire à Rayonnement Régional de Grenoble. Mardi 21 février, à 11h, Ciné-Concert : projection des Folles aventures de M. Bricolo avec Charley Bowers, programme de courts métrages burlesques, accompagné dans la salle par le pianiste Jean-Marie Gonzales, accompagnateur danse au Conservatoire à Rayonnement Régional de Grenoble. Mercredi 22 février, à 11h, séance spéciale Ciné-Conte en prélude au Jardinier qui voulait être roi, programme de courts métrages proposée par Sandrine Margaillan, diseuse d’histoires. Jeudi 23 février, à 11h : Ciné-Concert : projection de Chang de Cooper et Schoedsack, accompagnée dans la salle par le pianiste Jean-Marie Gonzales, accompagnateur danse au Conservatoire à Rayonnement Régional de Grenoble. Vendredi 24 février, à 14h : Ciné-Concert : projection de Chang de Cooper et Schoedsack, accompagnée dans la salle par le pianiste Jean-Marie Gonzales, accompagnateur danse au Conservatoire à Rayonnement Régional de Grenoble.

99 31 , rés ervatio n con seil lée  : 04 76 47 les cia spé s nce séa les tes tou r Pou

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C ar t e Blanche à Jea n–P ierre Tho rn Pour ces 20èmes Rencontres placées sous le signe des coups de cœur, le cinéaste Jean-Pierre Thorn (cf. page 36), invité d’honneur, viendra présenter aux spectateurs du Méliès trois films de son choix, qui correspondent à ses yeux à des œuvres incontournables du cinéma, notamment en direction du public jeune. Le mercredi 22 février, à 20h15, Jean-Pierre Thorn présentera le film de Jafar Panahi, Le miroir. La projection sera suivie d’un échange avec la salle. Le jeudi 23 février, à 14h, Jean Pierre Thorn présentera le film de Vittorio De Sica, Le voleur de bicyclette. La projection sera suivie d’un échange avec la salle. Le jeudi 23 février, à 16h, Jean-Pierre Thorn présentera le film de Michael Powell et Emeric Pressburger, Les chaussons rouges.

e : 04 76 47 99 31 Bla nch e », rés erv atio n con seil lé Pou r tou tes ces séa nce s « Ca rte

En partenariat avec l’association Cultur’Act, Jean-Pierre Thorn présentera son film On n’est pas des marques de Vélo, jeudi 23 février à 20h30, dans la salle du Prunier Sauvage au 63 rue Albert Reynier à Grenoble. Réservation au 04 76 49 20 56.

Un ju r y c omp o sé d’ enfa nts Sur la base d’une participation artistique (dessin, poème, texte...) 7 à 9 enfants de l’agglomération grenobloise ont été choisis pour composer un jury encadré par des professionnels.

Un ju r y de structures so cio cultu rel le s Parallèlement au « Jury Enfants », de nombreux jeunes de structures socioculturelles de Grenoble et agglomération seront invités à découvrir et analyser les films de la programmation.

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Un ju r y Mo dernes En partenariat avec la librairie Les Modernes, le Méliès accueille un jury spécial, composé de 8 à 10 enfants, dans le cadre d’un stage proposé par la librairie et se déroulant du 13 au 17 février 2012. Inscriptions et renseignements : contact@lesmodernes.com ou au 04 76 27 41 50.

La dern ière sé quence

Pour clore en beauté ces 20èmes Rencontres, nous proposerons le mercredi 29 février 2012 une après-midi festive, dès 14h :

Ré se rva tio n c on sei llé e au 04 76 47 99 31

Remise des prix des jurys Séance spéciale de Hugo Cabret de Martin Scorsese Goûter offert par le service du protocole de la ville de Grenoble

Des par t ena ires

Le Conservatoire à Rayonnement Régional de Grenoble Les Bibliothèques de Grenoble L’Association franco-japonaise de Grenoble et de l’Isère, les parents d’élèves de l’Ecole L’association Les petits débrouillards Complémentaire de Japonais à Grenoble. L’association des Arts du Récit L’association Cultur’act (Le Prunier Sauvage) Trans Tourisme Isère La librairie Les Modernes – Grenoble Le Service du protocole de la ville de Grenoble

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M N C É O N T L O I U R È N A S B L

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Chang

st B. Sc ho ed sa ck De Me ria n C. Co op er et Er ne

LE GÉ NÉRIQU E Etats-Unis – 1927 – Noir et blanc – sans paroles – 1h08 Réalisation : Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack / Scénario : Achmed Abdullah / Avec : Kru, Chantui, Nah, Ladah, le singe Bimbo et cinq cents chasseurs, quatre cents éléphants, tigres, léopards et autres habitants de la jungle / Musique : Bruce Gaston / Titre original : Chang a drama of the wilderness.

L’HIST OIRE

Une clairière au nord est du Siam, où vivent Kru et sa famille. Un matin, au réveil il retrouve son champ de riz piétiné. Le coupable est capturé : c’est un petit éléphanteau, Chang. Sa mère furieuse vient récupérer son petit et détruit la hutte de Kru. Réfugiés au village, Kru et sa famille aperçoivent dans les brouillards de la jungle, non plus un, mais des centaines de Chang. Trop tard le trouert Séa nce spé cia le Cin é-C onc peau est déjà en marche et , 11h à ier, févr 23 i jeud sur le village. ven dre di 24 févr ier à 14h . Acc om pag nem ent au pia no par Jea n-M arie Gon zale s. Rés erv atio n con seil lée : 04 76 47 99 31

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Dè s 5 an s


ire – Co ule ur/ no ir et bla nc Le xiq ue  : Fic tio n – Do cu me nta LE R É ALISATEU R Au début des années 1930, Ernest B. Schoedsack s’associe à Merian C. Cooper pour tourner plusieurs documentaires exotiques. Après Chang, ils réalisent ensemble King Kong (1933). Cooper est surtout un producteur, la partie artistique des films qu’ils tournent en commun est assurée par Schoedsack.

L’HIST OIR E D’ U N CHEF-D’ŒU VRE PERDU… Pendant soixante ans, Chang fut considéré comme un film « perdu ». Des copies existaient mais les droits du film avaient disparu, tandis que grandissait l’intérêt porté à M. Cooper et E. Schoedsack, grâce au succès de King Kong. En 1988, Pierce et Doros constituent la société Milestone Film and Vidéo pour distribuer et promouvoir les films oubliés de l’époque du muet. Ils choisissent pour première mission de retrouver Chang. Obstiné, Pierce découvre en fait que C.V. Whitrtey, personnage mythique de l’histoire industrielle américaine et passionné de cinéma, possède droits et copie du négatif 35 mm, parfaitement conservé. Le film que M. Cooper avait toujours considéré comme sa plus grande réussite, est de nouveau visible. Chang exerça une influence très grande sur les films ultérieurs, notamment Tarzan l’homme singe. Il fut surtout une préfiguration de King Kong. La scène du sauvetage du bébé face aux éléphants dans Chang se retrouve dans King Kong. King Kong est un des premiers exemples où un cinéaste fait référence à un de ses films antérieurs. En effet, près d’une des stations de métro détruites par le singe géant, on remarque une publicité pour un film : une affiche de Chang....

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M N C É O N T L O I U R È N A S B L

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L e s c h au s s o n s ro u ge s Pr es sb urge r de Mi ch ae l Po we ll et Em eri c

LE GÉ NÉRIQU E

Dè s 9 an s

Carte blanche à Jean-Pi erre Thorn

Grande-Bretagne – 1948 – VOST – couleur – 2h13 Réalisation et scénario : Michael Powell, Emeric Pressburger d’après le conte de Hans Andersen / Photo : Jack Cardiff / Effets spéciaux : F. George Dunn, D. Hague / Montage : Reginald Milles / Décors et costumes : Hein Heckroth / Direction artistique : Arthur Lawson / Musique : Brian Easdale (enregistrée par le Royal Philarmonic Orchestra) / Chanteuse : Margherita Grandi / Chorégraphie : Robert Helpmann / Son : Charles Poulton / Titre original : The red shoes. Avec : Marius Goring (Julian Craster), Anton Walbrook (Boris Lermontov), Moira Shearer (Vicky Page), Jean Short (Terry), Gordon Littman (Ike)

L’HIST OIRE

Lermontov dirige une troupe de ballet. Il engage une danseuse, Vicky Page, et un jeune compositeur, Julian Craster. Tyran admiré et détesté à la fois, il va tenter d’obliger Vicky à tout sacrifier à la danse, même son amour pour Julian. Vicky tombe sous l’emprise de Lermontov. Elle s’identifie ainsi aux « Chaussons Rouges », ballet dont elle est la vedette et où l’héroïne, prisonnière des chaussons ensorcelés, danse à en mourir.

AU TO-BIO GRA PHIE DE L’A RT I ST E « J’ai grandi avec le cinéma, l’ai quitté et y suis revenu, j’ai vieilli avec lui. » « Je ne suis pas un grand homme. Je ne suis pas un homme brillant. Je ne suis pas un homme du tout mais un petit garçon combatif et rêveur bien décidé à imposer sa vision du monde à qui veut l’entendre. »

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scè ne – Ba nd e-s on Le xiq ue  : Cin éa ste – Mi se en U N SPEC TAC LE T O TA L Imprégné d’une insaisissable magie, ce grand classique fait figure de référence pour la génération des Scorsese, Coppola, Spielberg et autres De Palma, lesquels ont tous déclaré que leur envie de faire du cinéma n’aurait pas été aussi définitive sans ce film. Entremêlant mélodrame enflammé et représentation théâtrale du monde, Powell et Pressburger ont conçu un spectacle total, oeuvre d’art plurielle, parabole amère sur la création artistique et ses destins sacrifiés. Les Chaussons rouges est aussi resté célèbre pour sa séquence de ballet qui scinde le film en deux parties aux mouvements antagonistes, véritable morceau de bravoure au coeur du drame, reprenant avec grâce et fantaisie le conte d’Hans Christian Andersen. La singularité artistique du film est due au talent conjugué des membres de son équipe, du Technicolor torrentueux du chefopérateur Jack Cardiff aux interprétations hantées de Moira Shearer et d’Anton Walbrook. Récit d’un amour dévoré par une passion encore plus grande pour l’art, Les Chaussons rouges est une oeuvre à la liberté vertigineuse dont cette version restaurée préserve toute la modernité.

D’AU T RES ŒU VRES DES M ÊM ES AU T EU RS À DÉC OU VRI R  Le voleur de Bagdad (1940), Colonel Blimp (1943), Le narcisse noir (1947), Les contes d’Hoffman (1951).

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M O É U L V E I A È U S T

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L a c o ll in e au x c o q u e li c o ts de Go ro Miya za ki

Dè s 6 an s

LE GÉ NÉRIQU E Japon – 2011 – animation – couleur – VF – 1h31 Réalisation : Goro Miyazaki / Scénario : Hayao Miyazaki et Keiko Niwa, d’après l’oeuvre de Testuro Samaya et Chizuro Takahashi / Musique : Satoshi Takebe / Production : Studio Ghibli / Titre original : Kokuriko zaka kara.

L’HIST OIRE Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer...

LE RÉA LISATEU R Né en 1967, Goro Miyazaki est le fils du réalisateur japonais Hayao Miyazaki. Refusant, dans un premier temps, de suivre les traces de son père, il étudie l’agriculture et les sciences des forêts à l’université Shinshù, Il réalise son premier film d’animation au studio Ghibli en 2006 : Les Contes de Terremer.

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ub lag e – Stu dio Le xiq ue  : De ssi n an im é – Do

L A SUBLIMATION DU QUOTIDIEN Dans la pure tradition du Studio Ghibli, La Colline aux coquelicots met en scène d’une manière poétique et inattendue les différents moments du quotidien, comme les repas ou encore le ménage. De très jolis instants qui en disent souvent long sur les personnages et leurs valeurs. Ainsi, on peut apercevoir tour à tour un bol de riz bien chaud, des œufs au plat au petit-déjeuner, des croquettes chaudes vendues par le boucher ou encore le poisson frit du dîner. Autant d’éléments qui nous donnent le surprenant sentiment d’être aux côtés des personnages. A noter que ce procédé a souvent été utilisé par un des plus grands maîtres du cinéma japonais, Yasujiro Ozu.

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M N C É O N T L O I U R È N A S B L

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E u gé n io de Jea n- Jac qu es Pr un ès

Dè s 4 an s

LE GÉNÉRIQU E France – 1999 – couleur – durée : 26 min - durée totale : 37 min. Réalisation : Jean-Jacques Prunès / Adaptation : Catherine Taillefer d’après le livre de Lorenzo Mattoti / Décors : Amarisa Musy et Lionel Charpy / Musique : Michel Billiez


ule ur urt mé tra ge – Bu rle squ e – Co Le xiq ue  : De ssi n an im é - Co

L’HIST OIR E Eugénio est un clown devenu célèbre dans le monde entier grâce à son rire extraordinaire. Chaque jours, des centaines d’enfants le fêtent et le réclament. Pourtant, un soir, à la fin de son numéro, Eugénio ne revient pas malgré les cris des enfants. Son rire unique et irrésistible a disparu. Ses amis du cirque, Motus le ventriloque, Rocco et son rhinocéros, Fabulino le magicien... vont alors l’aider à retrouver son rire...

COMPLÉMENT DE PRO GRA MME La Pie Voleuse de G. Gianini et E. Luzzati sur une musique de Rossini Italie – 1964 – film d’animation en papier découpé – durée : 11 min. Trois rois décident de faire la guerre aux oiseaux. Une pie leur résiste et sauve le droit des oiseaux à demeurer dans la forêt. Une interprétation colorée de l’ouverture de La pie Voleuse de Gioacchino Rossini.

DU LIV R E À L’ ÉCRA N

Eugénio est une adaptation du livre, portant le même titre et réalisé par un grand illustrateur italien : Lorenzo Mattoti. Jean-Jacques Prunès nous explique pourquoi il a souhaité adapter ce livre à l’écran : « Un jour, j’ai eu la joie de découvrir un magnifique album Eugénio et il m’a semblé qu’il y avait là matière à faire un moyen métrage de qualité en animation. J’avais été particulièrement séduit par la poésie des formes et des couleurs, par la tendresse et la simplicité de l’histoire : la recherche d’un bonheur perdu. (...) A cela s’ajoute une formidable invention dans les décors dont les lignes Séa nce spé cial e Cin é-C onte sont à la fois rondes et puissantes et les teintes tour à tour joyeuses en pré lude à Eug énio , mer cre et mélancoliques comme l’histoire même d’Eugénio le clown qui di 15 févr ier à 15h 35, pro pos ée a perdu son rire. Mon ambition était de respecter l’œuvre originale par Nat hali e Tho mas Gue rrao tout en l’enrichissant de ce que peut apporter le dessin animé : ui, con teus e. le mouvement, le rythme, les effets sonores et la musique. » Rés erva tion con seil lée : 04 76 47 99 31

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M N C É O N T L O I U R È N A S B L

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lo o c ri B . M e d s n o ti n e v in s Les folle we rs Bo 3 co ur ts mé tra ge s de Ch arl ey

LE GÉNÉRIQU E

Dè s 5 an s

Etats-Unis – 1927 – noir et blanc – sans paroles – 1h08 Réalisation : Charley Bowers / Musique : Neil Brand Programme de trois courts métrages : Non tu exagères (Now you tell one), Bricolo inventeur (Many a slip), Le Roi du Charleston (Fatal footsteps)

L’HISTOIRE Bricolo, génial inventeur loufoque, nous entraîne dans des aventures rocambolesques ! Ses nouvelles trouvailles ? Un révolutionnaire procédé de greffe pour se débarrasser des souris, la peau de banane antidérapante, des chaussures automatiques pour danser le Charleston...

LE R ÉA LISATEU R Charley Bowers commence par le cinéma d’animation dans les années 20, alors que le cinéma burlesque rencontre un grand succès avec ses trois vedettes : Buster Keaton, Charlie Chaplin et Harold Lloyd. La particularité de Charley Bowers aura été de mêler le cinéma burlesque avec l’animation, ce qui créait à l’époque un effet tout à fait nouveau. Tout à coup il était possible de faire pousser des salières aux arbres ou d’inventer les oeufs incassables, ou la peau de banane antidérapante...

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nc rle squ e – Co ule ur/ no ir et bla Le xiq ue  : Co urt mé tra ge – Bu

Séa nce spé cia le Cin é-C onc ert ven dre di 17 fév rier , à 14h et ma rdi 21 fév rier , à 11h . Acc om pag nem ent au pia no par Jea n-M arie Go nza les. Rés erv atio n con seil lée : 04 76 47 99 31

LIBE RTÉ, E XTRAVAGA NCE, IMAGI NAT ION Ce programme réunissant trois films de Bowers est incroyablement moderne et laisse croire à une imagination sans bornes, ces courts métrages sont placés sous le signe de la liberté totale. Au fond, on peut considérer que Charley Bowers est considéré comme un précurseur de Wallace et Gromit dans lequel on retrouve des inventions farfelues, cette folie et cette poésie des situations absurdes.

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H u go C a b re t de Ma rti n Sc ors es e Dè s 8 an s LE GÉ NÉRIQU E Etats-Unis – 2011 – couleur – 2D – VOST – 2h07 Réalisation : Martin Scorsese / Scénario : John Logan d’après l’oeuvre de Brian Selznick Superviseur des effets spéciaux : Joss Williams Musique : Howard Shore Avec : Asa Butterfield, Chloë Grace Moretz, Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Jude Law, Christopher Lee...

Séa nce spé cia le et uniq ue en clô ture des Ren con tres Cin ém ato gra phiq ues , . le me rcre di 29 févr ier, à 14h : lée  seil con Rés erv atio n 04 76 47 99 31

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ne – Eff ets spé cia ux Le xiq ue  : VO ST – Mi se en scè

L’HIST OIR E Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure...

LE R É ALISATEU R

Américain d’origine italienne, Martin Scorsese est né à New York en 1942. A vingt ans il obtient son diplôme de réalisateur. Aujourd’hui Scorsese est à la fois producteur, réalisateur et scénariste, et a tourné plus d’une vingtaine de films.

GEOR GE S M ÉLIÈS, L’ ENCHA NTEU R Hugo Cabret rend hommage à Georges Méliès, inventeur, dessinateur, magicien et illusionniste. Avec ses films qui mêlent trucages, illusions et effets spéciaux (plus de cinq cents films réalisés entre 1896 et 1912, dont le célèbre Voyage dans la lune, en 1902), Méliès a été le premier à ouvrir au cinéma les portes du rêve, de la magie et de la fiction.

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pti ble Pr og ra m m e de s se an ce s  (su sce

de mo difi cat ion s, se réf ére r

liès ) au progra mm e rég ulie r du Mé Mercredi 8

Jeudi 9

Vendredi 10

Samedi 11

19H30*

17H

Dimanche 12

Lundi 13

Mardi 14

Mercredi 15

Jeudi 16

15H35*

16H45 15H45

Chang Les chaussons rouges La colline aux coquelicots

14H 16H

Eugénio Les folles inventions de M. Bricolo Hugo Cabret

17H

L’île au trésor Le jardinier qui voulait être roi

16H45

14H

16H40 14H*

15H45

16H

10H

14H*

Le miroir La petite taupe

16H

16H

Pompoko U

11H 14H

Le voleur de bicyclette

* Séances spéciales (voir détails page 2 à 5 de la plaquette)

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sp éc ial es : 04 76 47 99 31 s ce an sé les ur po lée eil ns Ré se rvat ion co

Vendredi 17 Samedi 18 Dimanche 19 Lundi 20

Mardi 21

Mercredi 22

Jeudi 23

11H* 16H* 17H10 15H45

Vendredi 24 Samedi 25

14H*

Lundi 27

Mardi 28 Mercredi 29

14H* 17H45

14H 15H30

Dimanche 26

17H10

10H 11H* 14H*

15H30 16H45

16H35 14H

15H45 14H

11H 10H 16H30 14H*

14H 16H 17H20

11H* 20H15 10H 15H45

9H30

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L’î le au tr é s o r de Vic to r Fle mi ng

Dè s 9 an s

LE GÉ NÉRIQU E Etats-Unis – 1934 – noir et blanc – VOST – 1h45 Réalisation : Victor Fleming / Scenario : John Lee Mahin / d’après le roman de : Robert Louis Stevenson / Musique : Herbert Stohart / Montage : Blanche Sewell / Avec : Wallace Beery, Jackie Cooper, Lionel Barrymore, Otto Kruger, Nigel Bruce / Titre original : Treasure island

L’HIST OIRE En 1765, le jeune Hawkins dont la mère tient la taverne « l’Amiral Benbow », s’est pris d’amitié pour un vieux capitaine ivrogne, Billy Bones qui, à sa mort, lui lègue une carte donnant l’emplacement du trésor du pirate Flint... Accompagné de Trelawney, le châtelain du pays, du docteur Livesey et du capitaine Smollett, Jim s’embarque à bord de « l’Hispaniola » à la recherche de l’île mentionnée sur la carte. Trelawney engage pour l’aventure un curieux cuisinier à la jambe de bois, Long John Silver...

LE RÉA LISATEU R Né en 1883, Victor Fleming, ancien coureur automobile, entre dans l’industrie cinématographique en gravissant patiemment les échelons. D’abord technicien, puis réalisateur et enfin producteur, le parcours exhaustif de Victor Fleming explique certainement son succès à Hollywood et la postérité de son œuvre phare (Le Magicien d’Oz, Autant en emporte le vent...). Son premier film date de 1920.

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ir et bla nc – Ho lly wo od Le xiq ue  : VO ST – Co ule ur/ no U N E ADAPTATION AU PLUS PRÈ S DU ROM A N L’île au trésor est la première adaptation parlante du roman de Robert Louis Stevenson, elle succède à de nombreuses versions parlantes. La version de Victor Fleming est la plus fidèle à la trame et à l’esprit du roman. La direction artistique reconstitue au plus près l’univers de Stevenson : ses ambiances sombres et pittoresques des auberges peuplées de pirates menaçants, le souffle de l’aventure en mer puis l’exotisme inquiétant de l’île. On peut déceler chez Victor Fleming un goût prononcé pour l’aventure et une sensibilité particulière au monde de l’enfance.

D’AUTR E S ŒU VRES DU MÊME AU T EU R À DÉC OU VRI R  Le Magicien d’Oz (1939), Capitaine courageux (1937), L’Aventure (1945), Autant en emporte le vent (1950)...

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M O É U L V E I A È U S T

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i ro e tr ê it la u o v i u q r ie in rd ja Le ati on tch èq ue s tra ge s d’a nim Pr og ram me de de ux co ur ts mé

Dè s 5 an s

L’HISTOIRE DU CHA PEAU À PLUM E DE GEA I de Vlasta Pospisilova République Tchèque – 2010 – animation de marionnettes – VF - couleur – 30 min Avec la voix d’André Wilms. Un vieux roi avait trois fils. Il leurs confia pour mission de lui rapporter un petit chapeau qu’il avait oublié, voici fort longtemps, dans une auberge des Terres Lointaines. La récompense pour celui qui y parviendrait : être à son tour couronné roi. Aussitôt, ils se lancèrent sur les routes avec de drôles de bolides de course...


Co urt mé tra ge – Bru ita ge Le xiq ue  : Fil m d’a nim ati on –

L A R AIS ON ET LA CHA NCE de David Sùkup République Tchèque – 2010 – animation de marionnettes –VF - couleur – 35 min Avec la voix d’André Wilms Monsieur Raison croise un beau jour un jeune homme prénommé Chance sur un pont. L’un et l’autre ne voulant pas se céder le passage, ils se disputent et finissent par se lancer un défi, pour démontrer que l’on ne peut vivre sans raison, ni sans un peu de chance.

UN C IN É MA DE MA RIONNETTES Ici ce ne sont ni des dessins, ni des personnages en pâte à modeler qui s’animent sur l’écran mais... des marionnettes. Différentes de celles que l’on utilise pour le théâtre, ces marionnettes ont une armature de fil de fer souple que l’on peut articuler et qui permet de les faire bouger et se déplacer comme de vrais êtres humains. Ce « squelette » est ensuite recouvert de mousse, pour lui donner sa forme, puis il est habillé. Enfin, les décorateurs lui fixent sa tête, puis posent la marionnette terminée dans le décor, face à la caméra. Le réalisateur va alors filmer une image de la marionnette devant son décor. Puis les animateurs modifient légèrement la position du personnage (la tête, les mains, les pieds...) et des détails du décor. Une autre image est prise... Et ainsi de suite. Séa nce spé cia le Cin é-C ont e en pré lud e au Jar din ier qui vou lait être roi, me rcre di 15 fév rier à 14h , pro pos ée par Nat hal ie Tho ma s Gu erra oui , con teu se. Séa nce spé cia le Cin é-C ont e en pré lud e au Jar din ier qui vou lait être roi, me rcre di 22 fév rier à 11h , pro pos ée par San drin e Ma rga illa n, dise use d’h isto ires . Rés erv atio n con seil lée : 04 76 47 99 31

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M I É N L E I D È I S T

L e m ir o ir de Jafar Pa na hi

LE GÉ NÉRIQU E Iran – 1997 – couleur – VOST – 1h34 Scénario, réalisation, montage : Jafar Panahi / Directeur de la photographie : Farzad Jadat / Ingénieur du son : Yadollah Najafi / Avec Mina Mohammad Khani, Kazem Moidehi... / Titre original : Ayneh

L’HIST OIRE

Mina, une petite écolière, attend comme tous les jours sa mère à la sortie de l’école. Mais cette fois, celle-ci tarde à venir... Mina décide alors de rentrer chez elle par ses propres moyens. Mais elle ne connaît pas son adresse ! Durant son périple, dans la ville bouillonnante, elle va croiser de nombreux adultes auxquels elle tiendra tête...

LE RÉA LISATEU R Né en 1960, Jafar Panahi a grandi dans les quartiers déshérités de Téhéran. Alors que ses films sont systématiquement primés dans les grands festivals internationaux, ils sont aujourd’hui interdits dans son propre pays.

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Dè s 8 an s


Mi se en scè ne Le xiq ue  : VO ST – Cin éa ste –

U N R EGAR D D’ ENFA NT SUR L A S O CIÉTÉ I R AN IEN N E Le Miroir est un film fort, qui pose un regard critique sur la société iranienne à travers les yeux d’une enfant obstinée. Dans ce long métrage au réalisme si déroutant qu’il paraît parfois à la limite du genre documentaire, Jafar Panahi évoque la condition de la femme et celle de la jeunesse. Il témoigne avec lucidité des difficultés impliquées par la société iranienne mais son message est cependant porteur d’espoir. La mise en scène de Jafar Panahi nous fait confondre la réalité du tournage et celle dont le film cherche à rendre compte. Il nous fait comprendre combien, dans son pays, cet art est dans une situation fragile, évoquant également son propre combat à travers celui de Mina. Tourné dans la semiclandestinité et interdit en Iran, Le Miroir est un film exigeant et insolent qui mérite d’être largement découvert par le public français.

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L a p e ti te taup e De Zd en ek Mi ler

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LE GÉ NÉRIQU E Tchécoslovaquie – 1968/1975 – couleur – sans paroles – 47 min Réalisation : Zdenek Miler / Scénario : Zdenek Miler et Ivan Klima d’après une idée de Hana Sekyrkova et J.A. Novotny / Montage : K. Maskova et M. Latalova / Son : A. Ripa et A. Jedlicka / Musique : Milo Vacek, Lubos Fiser et Vadim Petrov / Production : Kratky Films - Prague / Titre original : Kretk

L’HIST OIRE La petite taupe vit au milieu de la forêt entourée de nombreux animaux. Sa curiosité et sa joie de vivre l’entrainent dans des aventures rocambolesques auxquelles elle fait face grâce à la complicité de ses amis. Ce programme est constitué de six courts métrages réalisés entre 1968 et 1975 : La petite taupe et l’étoile verte, La petite taupe et la radio, La petite taupe au zoo, La petite taupe peintre, La petite taupe et le bulldozer et La petite taupe photographe.

LE RÉA LISATEU R Peintre et illustrateur, Zdenek Miler est né le 21 février 1921 à Kladno (Tchécoslovaquie) et mort en novembre 2011. Sa carrière d’animateur, scénariste, plasticien et metteur en scène est alors lancée. Son premier film s’appelle Le millionnaire qui a volé le soleil (1948). Le succès de ce personnage conduit Zdenek Miler à l’adapter également dans des livres pour enfants. Dans les années 70, il réalise en parallèle une nouvelle série dont un criquet est le héros.

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ita ge – De ssi n an im é Le xiq ue  : Co urt mé tra ge – Bru

UN SUC C ÈS INTERNATIONA L Après le premier épisode intitulé Comment la petite taupe a confectionné son pantalon (1957), Zdenek Miler décide de reprendre le personnage de la petite taupe et de lui faire vivre de multiples aventures. Ainsi, entre 1957 et les années 2000, une cinquantaine d’épisodes seront réalisés. Le succès remporté par cette série a fait du personnage de la petite taupe une véritable star dans son pays d’origine. Mais les films connaissent également un grand succès en Allemagne, en Pologne, au Japon, en Chine, et dans plus de quatre vingt pays à travers le monde.

D ’AUTR E S ŒU VRES DU MÊME AU TEU R  Le Criquet (1978) et Les Nouvelles aventures de la petite taupe (1963-1974).

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P o mp o k o de Isa o Ta ka hata

Dè s 6 an s

LE GÉ NÉRIQU E

Japon – 1994 – dessin animé – VF – 1h59 Réalisation et scénario : Isao Takahata / Idée originale : Hayao Miyazaki / Production : Toshio Suzuki / Directeur graphique : Yoshiyuki Momose / Décor : Kazuo Oga / Musique : Koryu Manto Watanobe / Directeur du son : Yasuo Urakami / Titre original : Hesei tanuki gassen Pompoko

L’HIST OIRE Jusqu’au milieu du vingtième siècle, les tanukis, vivaient paisiblement. Ils mangeaient (beaucoup), jouaient (beaucoup), se reposaient (beaucoup). La vie était belle. Mais en 1967, le gouvernement japonais amorce la construction de la ville de Tama. Forêts et fermes sont détruites. Il n’y a plus assez de place pour tous les tanukis. Que faire ? Tous les chefs de tribus de tanukis se réunissent. Ils décident d’organiser une riposte collective. Il faut étudier les humains et retrouver les facultés de transformations. Finie la paresse...

LE RÉA LISATEU R

Né au Japon en 1935, Isao Takahata commence par étudier la littérature française à l’université de Tokyo. Compagnon de longue date de Hayao Miyazaki, c’est avec ce dernier qu’il a débuté dans le monde de l’animation durant les années 1960. Ensemble ils ont fondé le studio Ghibli en 1985.

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– Fil m d’a nim ati on Le xiq ue  : Cin éa ste – Co ule ur LES TAN UK IS  ?

Pompoko met en scène des tanukis. Les tanukis sont des petits animaux de la même famille que les loups, renards, et chiens... On les trouve principalement en Chine, en Corée et au Japon. Souvent confondus avec le raton laveur ou le blaireau, ils font intégralement partie du folklore japonais où ils sont le centre de nombreux contes. Selon la légende, le tanuki peut changer de forme à volonté et modeler les objets environnants selon ses désirs.

D ’AUTR E S ŒU VRES DU MÊME AU T EU R À DÉC OU VRI R 

Horus, prince du soleil (1968), Panda, Petit Panda (1972) Kié la petite peste (1981), Goshu le violoncelliste (1982), Le Tombeau des lucioles (1988), Souvenirs goutte à goutte (1991), Mes Voisins les Yamada (1999)...

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Eli ss ald e de Gr égoir e So lot are ff et Se rge LE GÉ NÉRIQU E France – 2006 – dessin animé – couleur – 1h15 Réalisation : Serge Elissalde / Scénario : Grégoire Solotareff / Création graphique : Grégoire Solotareff / Story Board : Serge Elissalde / Décors : Grégoire Solotareff en collaboration avec Serge Elissalde / Chef décorateur : Geneviève Gratien / Animateurs : Antoine Dartigue, Julien Dexant, Xavier Dujardin, Lionel Marchand et Olivier Perrault / Animations de référence : Serge Elissalde / Coloristes : Patricia Barbazan et Marie Elizabeth Bonjean / Musique et Chansons originales : Sanseverino. Avec les voix de : Isild Le Besco (Mona), Vahina Giocante (U), Sanseverino (Kulka), Guillaume Gallienne (Lazare), Maud Forget (Mimi), Bernadette Lafont (Mama)...

L’HIST OIRE

Mona est une princesse dont aucune fille n’envierait le sort. Depuis la disparition de ses parents, elle vit seule dans un château avec deux personnages sinistres et repoussants, Goomi et Monseigneur. Un jour, le son de ses pleurs fait apparaître une licorne, qui s’appelle U, et qui dit être là pour la réconforter et la protéger tant qu’elle en aura besoin. U devient donc la compagne de Mona, sa petite et sa grande soeur à la fois, sa confidente et son inséparable amie... Et la vie est plus douce. Mona grandit et se transforme en une très jolie princesse, alors que s’installe dans la forêt voisine une troupe de Wéwés, des êtres pacifiques, pleins de charmes et de fantaisie. Ils n’ont aucun pouvoir particulier, et pourtant leur présence va tout changer. Et surtout il y a Kulka, un musicien rêveur...

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ule ur – Do ub lag e Le xiq ue  : De ssi n an im é – Co PETIT ES PERLES DIA LO GU ÉES « Et vous êtes sa... Comment dit-on déjà en français euh oh... baby-sitter ? » Lazare « J’aime pas quand tu traînes, ça fait oisif ! » Goomi « Quand on discute on dit toujours « ouais, ouais par exemple, ouais ça va ? Tu vas bien il fait beau. Ouais, d’accord ? Bon ouais, ouais ! » Kulka « Lazare ! Le fils d’Eléazar !! Lui-même lézard et de Lisa lézarde aussi, et oui !! » Lazare « La musique ça s’apprend pas !! Je veux dire ça s’apprend tout seul !! » Kulka « Un amoureux... tu m’as dit que c’est quelqu’un qui t’manque même quand il est là, c’est çà ? » Mona

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e L e vo le u r d e b ic yc– Noleir tt et bl an c – Ci né as te De Vit to rio De Sic a

Le xi qu e  : VF

Dè s 8 an s LE GÉ NÉRIQU E

Italie – 1948 – noir et blanc – VF – 1h25 Réalisation : Vittorio De Sica / Scénario : Vittorio De Sica, Cesare Zavattini, Suso Cecchi d’Amico, d’après le roman de Luigi Bartolini. Image : Carlo Montuori / Décors : Antonio Traverso / Montage : Eraldo da Roma / Production : Vittorio De Sica / Musique : Alessandro Cicognini / Avec : Lamberto Maggioran, Enzo Staiola, Lianella Carell... / Titre original : Ladri di biciclette

L’HIST OIRE Antonio Ricci a quarante ans et vit dans une banlieue populaire de Rome avec sa femme et ses deux enfants. Au chômage depuis deux ans, il trouve finalement un emploi de colleur d’affiche, à condition qu’il ait une bicyclette. Le lendemain matin, il se rend à son travail et, alors qu’il a commencé sa tournée, sa bicyclette lui est volée, anéantissant d’un coup tous ses espoirs.

LE RÉA LISATEU R Né en 1901 à Sora, en Italie, Vittorio De Sica étudie d’abord la comptabilité, mais se dirige ensuite vers le cinéma et le théâtre en commençant sa carrière comme comédien. En 1939 il se tourne vers la réalisation, avec son premier film Roses écarlates.

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Ca rte bla nc he à Jea n- Pi er re Th or n


L ex iq ue  Avant-première : C’est la projection d’un film ou la représentation d’un spectacle avant sa sortie officielle. Bande-son : Dans une bande-son on trouve : la parole (les dialogues...), la musique, les bruitages...Le cinéma a tout d’abord été muet. Seul un accompagnement de piano rythmait les projections et, selon les films, des légendes ou des dialogues apparaissaient de temps à autre, dans des cadres, pour situer l’action. Le premier film parlant fut réalisé en 1927 par Alan Crosland et s’intitule Le chanteur de jazz. Burlesque : Provoque le rire par des effets comiques inattendus et fulgurants : les gags. Ceux-ci surgissent sans qu’on s’y attende tout au long du film. Ils créent un univers absurde et irrationnel. Bruitage : La bande son d’un film est composée des bruits proprement dits (bruits de pas, chute d’objets...) et des sons d’ambiance (vent, pluie, brouhaha...). Certains bruits, trop forts ou trop faibles, ne peuvent être enregistrés «en direct». Ils sont la plupart du temps fabriqués en studio par des techniciens, à l’aide d’objets divers. Cadrage et cadre : On appelle cadrage la manière d’installer le personnage ou l’objet que l’on veut filmer dans la fenêtre, le viseur de la caméra. Le cadre, c’est l’espace que le caméraman voit dans son viseur et que l’on voit à l’écran. Tout ce qui apparaît dans le cadre est voulu par le réalisateur. Selon le cadrage choisi, l’image va communiquer des impressions différentes au spectateur.

Champ / contre champ / hors champ : Le champ est la portion d’espace que filme la caméra. C’est donc l’image que l’on voit ensuite sur l’écran. Le hors champ est ce qui n’y figure pas mais que l’on devine ou que l’on croit (à tort ou à raison) deviner. On parle de contre champ lorsque la caméra, et donc la prise de vue, est à l’opposé du plan précédent (exemple : la prise de vue se fait devant un personnage puis derrière, au plan suivant). Carton (ou intertitre) : Dans le cinéma muet, des textes apparaissent entre deux séquences d’images pour expliquer l’action ou pour écrire les dialogues échangés entre deux personnages. Cinéaste : Terme inventé par le critique Louis Delluc en 1921 et lié à la revendication de reconnaitre le cinéma comme un Art. Au départ ce terme désignait toutes personnes appartenant à la corporation du Septième art, c’est à dire tous ceux qui participaient à la création d’un film. Aujourd’hui il désigne seulement le réalisateur et le définit comme artiste. Cinéma  : On appelle cinéma le procédé permettant d’enregistrer photographiquement des images à l’aide d’une caméra, et de les projeter en vues animées. C’est en 1895 que les frères Lumière inventent le cinématographe, appareil capable de restituer le mouvement par une suite de photographies. Cinémascope : Procédé de prise de vues et de projection et, par extension, format d’images larges. Grâce à un objectif déformant, dit anamorphoseur, l’image est

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comprimée deux fois dans le sens horizontal lors de la prise de vue ; elle est étirée dans les mêmes proportions lors de la projection, ce qui permet de retrouver une image panoramique. Ce procédé a été inventé dés 1927 par le français Henri Chrétien mais exploité au cinéma seulement a partir de 1953, avec La tunique de Henry Foster. Comédie musicale : Sous le double signe de la comédie et de la musique, se mêlent dialogue parlé, chant et ballet dans des fictions alertes et oniriques. Ce fut un genre très développé dans le cinéma hollywoodien des années 1930 à 1950. On le trouve aujourd’hui très présent notamment dans les productions indiennes réalisées à Bombay (Mumbaï) que l’on dénomme « Bollywood ». Couleur / Noir et Blanc : A ses débuts le cinéma était en noir et blanc. La couleur ne pouvait être obtenue qu’en coloriant la pellicule ou par des teintures monochromes. En 1932, l’invention américaine du procédé Technicolor permet le tournage et la projection des premiers films en couleurs. Ce dispositif, bien que très coûteux et complexe, disposait d’une très large palette de colorants. La couleur au cinéma ne se généralisera que dans les années 50 par un procédé physico-chimique : la pellicule couleurs est composée de trois couches, chacune sensible à l’une des trois couleurs primaires. Court / Moyen / Long métrage : Le court métrage est un film de cinéma dont la durée ne dépasse pas 30 - 40 minutes alors que la durée moyenne d’un long métrage est d’1 heure 30 (lorsque la durée du film est plus proche d’une heure, on parle de moyen métrage). Les publicités,

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les clips, les petits feuilletons télé ne sont donc pas des courts métrages car ce ne sont pas des films de cinéma. Dessin animé : Chaque plan, chaque mouvement des personnages est représenté par un dessin différent et minuté très précisément. Tous les dessins de personnages ou d’objets sont réalisés sur une feuille transparente de celluloïd, ou « cellulo », qui permet, en les superposant, de se rendre compte des déplacements d’un dessin à l’autre. Une fois les personnages dessinés et minutieusement peints par les gouacheurs, ils sont placés sur le dessin du décor qui lui n’est dessiné généralement qu’une seule fois. Documentaire : C’est un film qui se base totalement sur des documents, des personnes, des événements authentiques, réels et non élaborés pour l’occasion. Doublage : Technique consistant à substituer aux voix des comédiens d’un film, les voix de comédiens s’exprimant dans une autre langue. Cela afin de diffuser le film dans des pays ne parlant pas la langue dans laquelle il a été tourné. Ce terme est également employé lorsqu’il s’agit de donner une voix aux personnages dans des films d’animation*. Effets spéciaux : Ce sont des procédés qui permettent d’obtenir la réalisation d’un phénomène qui n’existe pas dans la réalité. Le premier trucage est la destruction et reconstruction d’un mur par inversion du sens de la pellicule par Louis Lumière.* Film d’animation : Le film d’animation consiste à filmer image par image des objets, des poupées, des dessins,


et donner l’impression qu’ils bougent tout seuls. Entre chaque prise, le réalisateur et les animateurs changent le dessin ou modifient les objets. Pour réaliser un film d’animation et donner l’illusion du mouvement, au moins 12 images par seconde sont nécessaires. Fiction  : Toute œuvre (écrite ou filmée) qui relève de l’imagination. Dans une fiction, les personnes filmées interprètent un rôle. Elles deviennent alors des personnages joués par des acteurs. Flash-back : Un flash-back est un plan, une scène ou une séquence qui interrompt la chronologie de la narration en évoquant un moment du passé. Fondu : Utilisé pour signifier qu’un laps de temps s’est écoulé, le fondu est une disparition ou une apparition progressive de l’image, normalement suivie ou précédée d’un noir (fondu au noir / ouverture en fondu). Le fondu au blanc est la disparition progressive de l’image jusqu’au blanc. Le fondu enchaîné est la surimpression d’un fondu au noir et d’une ouverture en fondu : une image disparaît tandis qu’une autre se forme.* Générique  : Déroulant indiquant le titre du film et les participants à la production, la réalisation, la diffusion, les interprètes. Il peut être totalement neutre (seulement du texte) ou accompagné de musique et d’images en lien avec la teneur du film. Hollywood : Ville des Etats-Unis (Californie) où s’installent les professionnels du cinéma au début du XXème siècle. C’est un lieux où il fait beau presque tout le temps, on y trouve l’océan, le désert, des montagnes... On peut

donc tourner des films tous les jours de l’année et dans plusieurs décors ! Hollywood est devenu le principal centre de l’industrie américaine du cinéma. Mise en scène : C’est, au cinéma, l’art d’organiser le temps, l’espace, mais également de diriger les acteurs. Plan et séquence : Un plan est une partie du film enregistrée au cours d’une même prise, c’est-à-dire du mot « moteur » à « couper ». Une séquence est généralement constituée de plusieurs plans et forme une scène de l’histoire. Mais une séquence peut n’être formée que d’un seul plan : c’est ce qu’on appelle un plan-séquence. Un film est donc constitué de nombreuses séquences, elles-mêmes formées d’un ou plusieurs plans. Ralenti  : Il s’agit d’un trucage temporel obtenu en projetant à vitesse normale (24 images par seconde) des images enregistrées à une vitesse supérieure. (≠ accéléré) Réalisateur ou Metteur en scène : C’est celui qui dirige la préparation et la fabrication d’un film. Il « transforme » le scénario en film. Il est en quelque sorte le technicien en chef. Son : L’enregistrement des sons peut relever de procédés magnétiques, optiques ou numériques. Il peut aussi être stéréophonique [Dolby]. Il peut être enregistré sur le tournage, en synchronisme avec l’image, surtout en extérieur depuis l’utilisation du Nagra, magnétophone portable à piles, au début des années soixante (son direct). Il peut être postsynchronisé.

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Story-Board : C’est le film en bande dessinée, plan par plan. Il permettra à tous les techniciens qui élaboreront le film de voir comment le film doit se dérouler. C’est un élément primordial du cinéma d’animation. Sans lui personne ne saurait que faire. Studio  : 1. Ensemble de bâtiments et complexes techniques nécessaires au tournage d’un film. 2. Grandes sociétés de productions hollywoodiennes comportant des acteurs, scénaristes, réalisateurs, techniciens sous contrat exclusif. Exemple : les studios Ghibli. Synopsis : Résumé de l’action, l’histoire d’un projet, d’un scénario et présentation de ses principaux personnages en quelques lignes. 3D : La « trois dimensions » c’est notre propre perception de l’espace à travers la hauteur, la largeur et la profondeur. Le cinéma en relief (3D) permet de voir en trois dimensions par l’intermédiaire de procédés techniques qui trompent notre vision de spectateur et donne l’illusion de la profondeur. Certains dessins d’animation sont en trois dimensions grâce aux images de synthèse. V.F. : Version Française, les dialogues sont doublés et exprimés en français. V.O.S.T : Version Originale Sous-Titrée, les dialogues sont exprimés dans la langue utilisée pendant le tournage, et sous-titrés dans la langue du pays où le film est présenté. * définitions tirées de : Vocabulaires du cinéma, Joël Magny édition

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Les personnalités à l’honneur cette année

Léo Ferré (Monaco 1916 - Toscane 1993) Auteur, compositeur et interprète, épris de grande musiqu e, il rêvait de devenir chef d’orchestre. En 1946 il se lance avec ses premières chansons dans les caves de Saint-Germain. Il a interpr été des chansons tendres, amères (« Avec le temps »), de tonalité anarchiste (« Jolie Môme », « Graine d’Ananar », « Thank you Satan ») mais aussi de grands poètes comme Aragon, Baudel aire, Rimbaud, Verlaine et Apollinaire. Il est aussi l’auteur de la chanso n « Vingt ans » dont est extrait le titre de nos vingtièmes Rencon tres Jeune Public : « Pour tout bagage on a vingt ans ». Poète et musicien, Ferré a mêlé le lyrisme à l’argot, l’amour à l’anarch ie. Il occupe une place centrale dans le monde de la chanson françai se et est sans doute une des références absolues dans ce domain e.

Jean-Pierre Thorn Jean-Pierre Thorn réalise son premier court métrage en 1965 et son premier long métrage en 1968, Oser lutter, Oser vaincre, au cœur de l’usine occupée de Renault-Flin. En 1969, il abandonne le cinéma pour s’embaucher comme ouvrier à l’usine métallurgique Alsthom de St-Ouen. En 1978, retour au cinéma. Il est co-animateur de la distribution du programme de 10 films intitulé Mai 68 par lui-même. En 1980, il réalise son second long-métrage Le Dos au mur, témoignage de l’intérieur sur son expérience ouvrière, puis de nombreux films d’entreprises et émissions syndicales. Depuis 1995, il collabore avec le mouvement hip hop et réalise 3 films, devenus emblématiques de cette culture : Génération Hip Hop (1993), Faire kiffer les anges (1996) et On n’est pas des marques de vélo (2003). En 1993 il signe un documentaire sur la lutte des femmes, des deux côtés de la Méditerranée, contre l’intégrisme religieux, Allez Yallah (2006). Son dernier film, sorti en 2010, 93, la belle rebelle, est l’histoire d’une résistance musicale en SeineSaint-Denis, une culture née du béton et de la révolte.


NOUS TENONS À REMERCIER : Le Conservatoire à Rayonnement Régional de Grenoble, Les bibliothèques municipales de Grenoble, Trans Tourisme Isère, la Librairie Les Modernes, l’Association franco-japonaise de Grenoble et de l’Isère, les parents d’élèves de l’Ecole Complémentaire de Japonais à Grenoble. Les directeurs et animateurs des structures socioculturelles partenaires. Valérie le Garroy, Ben Bert & Emmanuel Passieux (Graphistes & Illustrateurs), Jean-Marie Gonzales (pianiste), Brahim Rajab (Cultur’act), Jean-Christophe Houde, Valentin Rebondy et Jérémy Bois de Cinéma Public Films, Jean-Pierre Thorn (réalistateur). Et les distributeurs :

Action Gitanes, Artédis, Carlotta Films, Ciné Tamaris, Cinéma Public Films, Gebeka Films, Les Films du Préau, Les Films du Paradoxe, Metropolitan Filmexport, Walt Disney Company.

DIRECTION DEPARTEMENTALE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS DE L'ISERE


Conception graphique et Illustration : Valérie le Garroy, Ben Bert, Emmanuel Passieux - Impression : imprimerie des Eaux-Claires

3 , r u e d e S t r a s b o u r g - 3 8 0 0 0 G r e n o b l e - t é l . ( r é s e r v a t i o n s ) : 0 4 7 6 4 7 9 9 3 1 - w w w. f a c e b o o k . c o m / c i n e m a . m e l i e s


Plaquette des 20èmes Rencontres Jeune Public au Cinéma Le Méliès à Grenoble