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Une nouvelle fois, nous vous proposons de voyager, par la fiction ou le documentaire, de mêler les arts et les cultures, d’emprunter des sentiers peu fréquentés, des chemins de traverse, de chercher des points de vue inédits, des rues de Lisbonne à la Provence, en passant par la Grèce, le Sahel, ou les terres volcaniques de Lampedusa. Musiques, émotions et bonne humeur parsèmerons notre parcours qui – une fois n’est pas coutume – sera un peu plus long que les autres années et se terminera fin mai, en raison du 20ème anniversaire du Marché de Provence de Berre l’Étang. Avec l’éclairage d’intervenants, nous visiterons des chefs d’œuvre du 7ème Art et échangerons nos points de vue sur les films visionnés. En plus des fidèles de la première heure (que nous remercions vivement d’avoir été persévérants), vous êtes de plus en plus nombreux à participer à ces soirées et cela nous réjouit. Le label “patrimoine et répertoire” délivré par le Centre National du Cinéma qui nous a été attribué pour la première fois en 2012 nous encourage également à poursuivre dans cette voie. Mais la saison du Ciné 89, c’est aussi des rendez-vous entre amis, entre connaissances, les rencontres au cours d’une soirée, le partage d’un repas entre deux films ou après une animation. Que vous participiez régulièrement, que vous soyez présents à une soirée unique ou de temps en temps, vous êtes le moteur de ces soirées. Le cinéma reste un média à part, indépassable, car c’est dans le collectif que naissent les sentiments devant un grand écran. Le cinéma reste une des dernières occasions de partager ses émotions avec ses voisins… et avec des inconnus aussi…. Évidemment, toutes les animations ne sont pas incluses dans ce programme. Outre les Ciné goûters – qui proposent un film, de petites animations liées à la thématique et un goûter – et le Festival Résistances # 5 qui se déroulera du 30 avril au 19 mai 2013, de nombreuses animations sont programmées au gré des opportunités, des rencontres et des collaborations entre salles, proposées notamment par Cinémas du Sud. Pour ne rien rater, surveillez nos programmes, notre site et le blog du Ciné 89, ou inscrivez-vous à notre liste de diffusion (voir ci-dessous) pour découvrir au fur et à mesure les manifestations programmées.

Calendrier des Cinés goûters 2012/13 Dimanche 21 octobre 2012 Dimanche 25 novembre 2012 Dimanche 27 janvier 2013 Dimanche 17 mars 2013 Dimanche 05 mai 2013

Pour recevoir nos informations sur les animations du Ciné 89 tout au long de l’année, inscrivez-vous sur la liste de diffusion, en envoyant vos coordonnées mail à info@cine89.fr


Jeudi 11 octobre 2012 Soirée et débat animés par Marc Rosmini

18H30

New York – Miami Usa – 1934 – 1h45 – V.O. Réal. : FRANCK CAPRA Int. : Clark Gable, Claudette Colbert, Ward Bond

Ellie fuit son père millionnaire et décide de rallier New York. Elle rencontre Pete, un journaliste, dans le bus, qui comprend très vite qui elle est, son père ayant promis une récompense à qui la lui ramènerait. Peu à peu, alors que l'argent commence à leur faire défaut et qu'ils continuent de fuir en auto-stop, Ellie apprend à mieux connaître Pete. Pour la première fois dans l'histoire d'Hollywood, une même œuvre se voyait couronnée des cinq Oscars les plus prestigieux : Meilleurs film, réalisateur, scénario (de Robert Riskin), acteur et actrice. New York-Miami est un des films les plus connus de Frank Capra, qui enchaînait les chefs d'œuvre durant les années 1930-1940. Ici, c'est tout une base de la comédie romantique américaine moderne qui est posée. On a beau en avoir vu des dizaines, aucune ne peut atteindre le niveau des films de Capra. C'est drôle, c'est frais, c'est fin. Même si le film a été accusé d'encourager les relations sexuelles hors-mariage à l'époque, on constate paradoxalement que les deux acteurs principaux ne s'embrassent à aucun moment durant le film. New York-Miami a beau avoir presque 80 ans, son humour, son côté bon-enfant et l'universalité de ses sentiments font qu'il reste toujours aussi accessible. Clark Gable a un charisme fou, Claudette Colbert est charmante et ce film est un chef d'œuvre fondateur. Marc Rosmini est agrégé de Philosophie. Il enseigne l'esthétique à l'Université de Provence et l'analyse de films. Il est l'auteur de Road Movies, 227 fragments sur un genre introuvable (Images en manœuvre éditions, 2012). Cette soirée, organisée en collaboration avec Cinémas du Sud, Formule conclut le cycle “Road movies” qui s'est déroulé du 19 septembre au film + débat + repas : 10 octobre (Easy Rider de Dennis Hopper, Duel de Steven Spielberg 15 euros et Apportez moi la tête d'Alfredo Garcia de Sam Peckinpah). Places par correspondance avant le 02 octobre ou au guichet avant le 08 octobre, dans la limite des places disponibles


Jeudi 22 novembre 2012

18H30

Fados Espagne / Portugal – 2001 – 1h25 – V.O. Inédit au Ciné 89 Réal. : CARLOS SAURA

Carlos Saura utilise la poésie et l'image d'une manière unique et originale pour décrire la naissance de cette musique des docks de la banlieue de Lisbonne, ce concentré de toutes les musiques nées à la fin du 19ème siècle et qui s'est étendu de l'Angola au Brésil. Il a également réintroduit au cœur du chant la danse qui, à l'origine de sa création, était présente. Fados mêle dans une symphonie unique de la voix et du corps les grands interprètes de ce style musical. Carlos Saura dresse un vibrant portrait de cette musique si singulière qui charrie avec elle la mémoire du Portugal. Véritable tour de force, Fados réussit à mettre en scène les principales figures qui ont porté cet art musical au sommet. On assiste à un panorama le plus complet des mythiques Fadistas dont Amália, Argentina Santos, Camané, Mariza, Cuca Roseta, ou encore, le porteur de l'âme du Portugal : Carlos do Carmo qui côtoient les grands noms de la chanson brésilienne tels que Caetano Veloso ou encore Chico Buarque. Un pur régal pour les aficionados du fado et une découverte inouïe pour les néophytes de ce genre musical. S'ajoutent aux figures majeures de nombreux anonymes qui contribuent à cultiver et à enrichir l'histoire du Fado. Ces voix incroyables vibrent d'une émotion rare, incarnant chacune à leur manière une facette du Fado et de ces gens connus pour chanter les yeux fermés. L'ingénieur son Daniel Beckrman a fait des merveilles en restituant au plus près le timbre, l'intensité et le velouté de chaque interprète.

21H30

Concert : António Zambujo

Ce qui frappe en écoutant Zambujo, c’est que sans chercher à s’imposer ni même à convaincre, il séduit immédiatement. Mais avant d’arriver à cette finesse expressive, l’enfant de Beja est passé par un chemin initiatique. Sa quête commence par le “Canto Alentejano” ce chant polyphonique d’accompagnement du travail, typique de sa région du sud-ouest portugais. En parallèle, il apprend la clarinette et s’initie donc au jazz. Il n’échappe pas non plus à l’ombre d’Amália avec son accompagnateur Mário Pacheco, qui remarque Antonio et le programme dans son illustre Clube do Fado au coeur du quartier de l’Alfama à Lisbonne. Ensuite, le chanteur est embarqué dans l’aventure Amália, une comédie musicale retraçant la vie de la chanteuse. Durant six années, il écume le moindre village du Portugal, quelques capitales européennes, parachevant ainsi sa formation de fadiste.

Formule film + repas + concert : 24

euros

Places par correspondance avant le 12 novembre ou au guichet avant le 18 novembre, dans la limite des places disponibles


LA GRÈCE Jeudi 06 décembre 2012

La Grèce, terre de lumière reportage (film) de JACQUES SANTOU (Images du Monde)

18H30

Athènes, de l'antiquité à nos jours - Le Cap Sounion - La plaine de Marathon - Le canal de Corinthe - Le théâtre d'Epidaure - Bûcherons et charbonniers de la Zagoria Kastoria, carrefour mondial de la fourrure et son carnaval dionysiaque…En Thrace, la marche sur le feu… Puis quelques-unes des 200 îles grecques habitées: Ithaque, l'île d'Ulysse - Céphalonie et les serpents sacrés - Zante - Tinos - Santorin… La Crète, entre Europe et l'Afrique. Tel est le parcours que nous propose Jacques Santou.

Formule reportage + repas +

21H30

Stella, femme libre Grèce – 1955 – 1h40 – V.O. Inédit au Ciné 89 Réal. : MICHAEL CACOYANNIS Int. : Melina Mercouri, George Foundas, Alekos Alexandrakis

film : 19

euros

Places par correspondance avant le 28 novembre ou au guichet avant le 02 décembre, dans la limite des places disponibles

Stella donc, héroïne accompagnée par ses sœurs Maria et Anneta, parce qu’il faut des contrepoints à cette “femme libre”, effectivement. Truculente, impertinente, en pleine possession de son corps, la jeune femme se produit au cabaret Paradis, fait monter l’excitation de toute la gent masculine locale… Mais point de poupée mollassonne : “Aime-moi comme je suis, ou on tire un trait” prévient la jeune femme à ses prétendants. Melina Mercouri, dont c’est le premier rôle, prête ses traits à un personnage qui évoque celui des débuts de Belmondo : une attitude débonnaire, un discours qui colle aux badinages mouvementés des amants, qui se glisse entre deux bouffées de cigarette pour mieux imposer sa liberté individuelle. Difficile de croire que le film soit sorti en 1955, sans être inquiété par la censure. Avec Stella, c’est “où je veux, où j’en ai envie”, comme elle le rappelle à Miltos, un joueur de football pourtant pas en reste au niveau exubérance. Michael Cacoyannis n’oublie pas de rendre à la tragédie son inévitable dénouement, mais il le remet à la hauteur du formidable souffle progressiste grec, qui sera brusquement stoppé par la dictature des colonels, dès 1967. La volonté d’autodétermination de Stella ne supporte pas la contradiction : dans un duel digne de l’Ouest américain, Stella détourne le châtiment en un choix de vie, d’amour, de mort.


Jeudi 24 janvier 2013

18H30 Ali Farka Touré France – 2002 – 1h33. Inédit au Ciné 89 Réal. : MARC HURAUX

Grand seigneur, magicien, phénix, légende vivante, autodidacte de génie, John Lee Hooker africain... aucun mot ne semble assez fort pour qualifier l'aura mystique qui entoure le personnage d'Ali Farka Touré, surnommé le “bluesman du désert”... Ce film est un voyage. Les musiques ont beau être dites “du monde”, elles ont un pays. Celle d'Ali a grandi là, parmi ces maisons en pisé, dans ces allées ocre rouge qu'il parcourt aujourd'hui, sexagénaire et sans âge, tel un prince drapé de noir. A Niafunké, il y a des sorciers et des studios d'enregistrement. Le film évoque la vie d'Ali plutôt qu'il ne la raconte. Il progresse en cercles concentriques vers son cher sujet, aimé à distance respectueuse, et dont la parole est livrée avec une attention presque parcimonieuse, tout comme sa musique. Toujours, Ali Farka Touré a frotté les traditions de son pays aux sons “exotiques” de la soul et du blues américains (voir ses collaborations avec Taj Mahal et Ry Cooder), ses instruments rustiques à l'électricité. L'ouverture sereine du personnage se propage dans tout ce documentaire, qui écoute, patiente et partage, avec une belle humilité, à l'unisson d'une musique à la gravité joyeuse.

21H30

Concert : Fatoumata Diawara

Cette déesse malienne est l’un des secrets les mieux gardés de l’Afrique de l’Ouest. Elle expérimente dans sa musique une subtile alchimie entre jazz et influences mandingues. Ayant grandi au Mali et résidant en France, Fatou a 29 ans est passée de comédienne (elle est, entre-autres la voix de la sorcière de Kirikou) à musicienne. Cette auteurecompositrice-interprète a collaboré avec les plus grands noms du continent noir Damon Albarn, Toumani Diabaté, Herbie Hancock et John Paul Jones sont quelques-uns des musiciens les plus connus qui ont succombé à son charme musical évident, sa présence ayant illuminé le projet “Imagine” de Hancock. Jonglant malicieusement entre guitare sèche et kamele n’goni, elle possède une voix douce et feutrée, pleine de retenue. Un joyau de subtilité et de tendresse. Formule film + repas + concert : 24

euros

Places par correspondance avant le 14 janvier ou au guichet avant le 20 janvier, dans la limite des places disponibles


SOIRÉE ITALIENNE Vendredi 08 février 2013

18H30

En collaboration avec l’association Berre-Meolo

Terraferma Italie – 2011 – 1h12 – V.O. Réal. : EMANUELE CRIALESE Int. : Filippo Pucillo, Donatella Finocchiaro, Mimmo Cuticchio

Une petite île au large de la Sicile, à proximité de l’Afrique. Filippo, sa mère et son grand-père n’arrivent plus à vivre de l’activité traditionnelle de la pêche. L’été arrivant, ils décident de louer leur maison aux touristes, qui arrivent de plus en plus nombreux chaque année. Un jour Filippo et son grand père sauvent des eaux un groupe de clandestins africains malgré l’interdiction des autorités locales. Les familles de pêcheurs, jeunes et anciens, se confrontent alors sur l’attitude à tenir : faut-il les dénoncer aux autorités pour la quiétude des touristes ou respecter les valeurs morales de solidarité héritées du travail de la mer ? Terraferma, c'est avant tout le plaisir de retrouver l'île de Lampedusa, petit bout de paradis sur laquel Valeria Golino nous avait envoûtés il y a 10 ans avec Respiro. Emanuele Crialese a donc décidé de revenir en terre connue pour parler de son pays à travers un film qui respire le cinéma et la liberté. Entre les immigrés africains et l'arrivée des touristes des grandes métropoles, Terraferma est un jeu de décalage et de contraste. Il oppose deux styles de vie (les pêcheurs luttant pour leur survie et les vacanciers en mode détente), confronte deux peuples et délimite les frontières entre deux générations. Au final, tous sont empêtrés dans les mêmes fêlures humaines et les choix cornéliens. Le long-métrage est autant un constat d'échec qu'un message d'espoir. En une décennie, le réalisateur fait le point sur le temps qui a passé et sur la transformation de l'île. Le vent balaie toujours les paysages désertiques mais le goût du sable n'est plus le même. Terraferma est un nouvel hymne à la liberté, à l'ailleurs et à l'océan.

20H30 Repas italien

21H30

Concert Italien “jazzy” de Marco Campo Offert par l’association Berre Meolo Marco Campo : chant, guitare Gérard Guérin : contrebasse

Formule film + repas + concert :

19 euros

Places par correspondance avant le 29 janvier ou au guichet avant le 03 février, dans la limite des places disponibles


Jeudi 14 mars 2013 Soirée et débat animés par un intervenant

18H30

French cancan France – 1955 – 1h45 Réal. : JEAN RENOIR Int. : Jean Gabin, Françoise Arnoul, Philippe Clay

Danglard est le directeur d’une salle de spectacle à Montmartre, le Paravent Chinois. Sa maîtresse, une comédienne nommée la Belle Abbesse, en est la vedette. Pour attirer une clientèle de bourgeois, il décide de relancer une danse passée de mode, le cancan, et de faire construire un nouvel établissement, le Moulin Rouge. Nini, une petite blanchisseuse, deviendra la nouvelle étoile grâce, notamment, aux sentiments du prince Alexandre. Avec French Cancan, Renoir revient en France après quinze années passées aux Etats-Unis. Pour fêter son retour, a t-il voulu avec ce film trouver une histoire typiquement française ? “French Cancan correspondait chez moi à un grand désir de faire un film dans un esprit très français, et qui puisse être un contact facile et commode, un pont agréable entre moi-même et le public français”. Mais à travers l’évocation de la naissance du Moulin rouge, Renoir, qui retravaille complètement un scénario destiné à Yves Allégret, fait du film un prolongement évident des réflexions sociales présentes de La Règle du jeu à La Grande illusion en peignant un microcosme enfermé sur lui-même, avec ses règles, ses codes, sa hiérarchie. C’est également pour lui l’occasion de renouer avec l’évocation du monde du spectacle, un monde chatoyant et coloré qui illumina quelques années auparavant son Carrosse d’or. Il se passe toujours quelque chose à l’image, les arrières plans fourmillent d’activité et le cabaret ressemble à une ruche s’agitant au gré des chants et des danses. Maître de cette cérémonie enchanteresse, Gabin est impérial, magistral, tout comme Françoise Arnoul qui trouve ici son plus beau rôle. Si l’on est emporté dans ce tourbillon, si l’on reste interdit devant les compositions picturales qui nous sont offertes, on est également ballotté d’un sentiment à l’autre, enivré par ces constants mouvements de l’âme. Le cinéaste excelle à nous faire passer du rire aux larmes, et derrière la nostalgie se cache toujours une part de noirceur dans laquelle on craint de s’engouffrer. Film sensuel, French Cancan est un délice pour le cœur et l’esprit. Un des chefs d’œuvre de Renoir. Formule film + débat + repas :

15 euros Places par correspondance avant le 04 mars ou au guichet avant le 10 mars, dans la limite des places disponibles


Jeudi 04 avril 2013 Soirée et débat animés par un intervenant

Gens de Dublin

18H00

Usa / Irlande – 1987 – 1h23 – V.O. Réal. : JOHN HUSTON Int. : Anjelica Huston, Donal McCann, Helena Carroll

Au début du siècle dernier, à Dublin, un groupe d’amis et de connaissances se réunissent pour fêter le Nouvel An. Tout semble se dérouler selon un rituel bien précis : les convives apportent, les uns après les autres, leur petite contribution musicale ou poétique. Chacun écoute avec plus ou moins d’attention, et tolère avec une bienveillance navrée les frasques bruyantes de Freddy, vieux garçon un peu trop porté sur la bouteille, accompagné ici de sa vieille mère. John Huston, qui avait une prédilection pour les adaptations, exploite ici à merveille le format particulier de la nouvelle (The Dead, dernière nouvelle du recueil de James Joyce intitulé The Dubliners), laissant affleurer sous l’apparente simplicité du récit un monde frémissant d’images, de souvenirs, de musiques oubliées et de gens disparus. De ce point de vue, on regrette que les traducteurs français aient Formule choisi en guise de titre, pour plus film + débat + repas : de lisibilité sans doute, celui du 15 euros célèbre recueil de Joyce plutôt Places par correspondance que celui de la nouvelle elle- avant le 25 mars même. Car si le film dans sa ou au guichet avant le 30 mars, dans la limite des places disponibles langue originale s’appelle The Dead, c’est bien que l’ultime œuvre de John Huston porte la marque d’hantises essentielles : hantise d’images, de mélodies et de mots, que le cinéaste semble traquer à la surface de chacun de visages sur lesquels il s’arrête, visages tendus dans une écoute fébrile. À cette incertitude exprimée par le titre, le film appose tout un jeu de correspondances entre le temps linéaire et le temps anachronique. Cette dichotomie trouve également une résonance spatiale, à travers le confinement de la maison où se déroule la fête que vient troubler et comme désordonner le sentiment d’une immensité affleurant. Si John Huston filme ici le monde avec minutie, c’est en tant que ce monde laisse deviner, sous la matière lisse et palpable des apparences, une infinité de réalités impalpables, gardées sous silence par ceux qu’elles investissent, susceptibles d’éclater à tout instant pour finalement prendre un corps fugace à l’usage des mots, de la musique, et finalement, du cinéma. Avec Gens de Dublin, John Huston laissait donc en guise d’adieu un ultime opus en forme de manifeste de la survivance, cartographie des formes immatérielles de la trace, d’une beauté à couper le souffle.


LA PROVENCE

Jeudi 30 mai 2013

18H30

Dans le cadre du 20ème anniversaire du Marché de Provence

Provence, les chemins de l’eau reportage (film) de JEAN-JACQUES HOREM (Cap Monde)

Jean Giono écrivait : “La Provence dissimule ses secrets derrière leur évidence”. Des glaciers des Alpes du Sud aux calanques de Cassis, des pentes du Ventoux aux marais de Camargue et du Luberon à Marseille, cette région est un poème qui s'écrit avec la lumière et le chant des fontaines. Dans ce pays aride, où les villages perchés sont des oasis, les hommes ont développé tel un art, la maîtrise d'une eau fuyante, car pour eux, “l'eau, c'est de l'or”. Jean-Jacques Horem vous convie à une balade intime au cœur de cette Provence qui est devenue sa terre d'accueil.

21H30

Les 4 saisons d’Espigoule France – 1999 – 1h37 Réal. : CHRISTIAN PHILIBERT

La France entière semble envahie par la morosité. Toute la France ? Non... Dans le Sud de la France, il existe un village d'irrésistibles provençaux, perché dans les collines, où les habitants résistent à l'invasion de mélancolie. Grâce leur potion magique le Poussi-Miel, l'envahisseur est stoppé aux murs du village... Avec Les 4 saisons d'Espigoule, Christian Philibert nous emmène dans un endroit imaginaire au rythme des quatre saisons de l'année, où la caméra suit pas à pas les joies quotidiennes d'une communauté de provençaux espiègles et chaleureux. Véritable apologie de l’authenticité et du naturel, cette comédie provençale d’une gaîté très fraîche nous entraîne au cœur d’un petit village provençal, pour flâner – en compagnie d’un réalisateur-guide natif du pays – à la limite du reportage et du documentaire, entre réalisme cru et autodérision sympathique. Quatre saisons pour faire le tour d’Espigoule, de ses habitants, de ses coutumes, de ses fêtes – entre bals, mariages, foires aux bestiaux, élection du meilleur civet de lièvre ou élections municipales – et découvrir un quotidien paisible dans toute sa spontanéité. Grâce à un nombre de fans sans cesse grandissant, Les 4 saisons d’Espigoule Formule a acquis un véritable statut de film culte. reportage + repas + film : De nombreux spectateurs affirment 19 euros l’avoir vu plusieurs dizaines de fois et, Places par correspondance chaque année, des centaines d’entre avant le 20 mai ou au guichet eux se rendent “en pèlerinage” sur les avant le 26 mai, dans la limite lieux du tournage. des places disponibles


adresser vos chèques à Forum, Section Ciné 89 - Cours Mirabeau - 13130 Berre l'Etang. Réservation par correspondance Veuillez Vous recevrez vos billets par retour de courrier (dans la limite des places disponibles).

NEW YORK-MIAMI – JEUDI 11 OCTOBRE 2012 Formule film + débat + repas : 15 euros

Nom, prénom : Adresse : Nb de places : x 15 € =

€. Chèque à l’ordre du Forum des Jeunes et de la Culture. A nous faire parvenir avant le 02 octobre

LES VOIX D’ANGE DU FADO – JEUDI 22 NOVEMBRE 2012 Formule film + repas + concert : 24 euros

Nom, prénom : Adresse : Nb de places : x 24 € =

€. Chèque à l’ordre du Forum des Jeunes et de la Culture. A nous faire parvenir avant le 12 novembre

LA GRÈCE – JEUDI 06 DÉCEMBRE 2012 Formule reportage + repas + film : 19 euros

Nom, prénom : Adresse : Nb de places : x 19 € =

€. Chèque à l’ordre du Forum des Jeunes et de la Culture. A nous faire parvenir avant le 28 novembre

LES VOIX DU SAHEL – JEUDI 24 JANVIER 2013 Formule film + repas + concert : 24 euros

Nom, prénom : Adresse : Nb de places : x 24 € =

€. Chèque à l’ordre du Forum des Jeunes et de la Culture. A nous faire parvenir avant le 14 janvier

SOIRÉE ITALIENNE – VENDREDI 08 FÉVRIER 2013 Formule film + repas + concert : 19 euros

Nom, prénom : Adresse : Nb de places : x 19 € =

€. Chèque à l’ordre du Forum des Jeunes et de la Culture. A nous faire parvenir avant le 29 janvier

FRENCH CANCAN – JEUDI 14 MARS 2013 Formule film + débat + repas : 15 euros

Nom, prénom : Adresse : Nb de places : x 15 € =

€. Chèque à l’ordre du Forum des Jeunes et de la Culture. A nous faire parvenir avant le 04 mars

GENS DE DUBLIN – JEUDI 04 AVRIL 2013 Formule film + débat + repas : 15 euros

Nom, prénom : Adresse : Nb de places : x 15 € =

€. Chèque à l’ordre du Forum des Jeunes et de la Culture. A nous faire parvenir avant le 25 mars

LA PROVENCE – JEUDI 30 MAI 2013 Formule reportage + repas + film : 19 euros

Nom, prénom : Adresse : Nb de places : x 19 € =

€. Chèque à l’ordre du Forum des Jeunes et de la Culture. A nous faire parvenir avant le 20 mai


Jeudi 11 octobre 2012 Une Saison de répertoire : New York – Miami

Jeudi 22 novembre 2012 Les Voix d’ange du Fado

Jeudi 06 décembre 2012 La Grèce

Jeudi 24 janvier 2013 Les Voix du Sahel

Vendredi 08 février 2013 Soirée italienne avec Berre-Meolo

Jeudi 14 mars 2013 Une Saison de répertoire : French cancan

Jeudi 04 avril 2013 Une Saison de répertoire : Gens de Dublin

Jeudi 30 mai 2013 La Provence

Forum des Jeunes et de la Culture, section Ciné 89 Cours Mirabeau – 13130 Berre l’Etang – Tél. : 04 42 74 00 27 Mail : info@cine89.fr – Internet : www.cine89.fr <http://www.cine89.fr>

Saison du Ciné 89  

Programme de la saison 2012 2013 d'animations au Ciné 89

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