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Les tarifs du cinéma toutes les infos : www.cine32.com Programmes : 05 62 60 61 04 Bureaux : 05 62 60 61 11

Attention, la hausse de la TVA nous oblige à quelques ajustements tarifaires. (détail à l'intérieur)

À l’affiche

Ciné32

le programme

Cinémas Alsace/Lafayette du 22 février au 06 mars 2012

Cycle Cinéma Documentaire

Vend 2 mars 2012 à 21h Entre les Bras, la cuisine en héritagee

De Paul Lacoste. France/1h30.

En 2009, Michel Bras, à la tête d’un des meilleurs restaurants au monde (3 étoiles, 19,5/20), décide de passer la main à son fils Sébastien. Un père et son fils. Tous les deux à un moment crucial de leur carrière. Est-il possible de transmettre l’œuvre d’une vie ? Est-il si facile pour un fils de se faire un prénom ? Ce film est à la fois un magnifique hommage à l’un des plus grands chefs de France et une belle réflexion sur la transmission d’un savoir-faire, d’un héritage. Pour le film Entre les bras, Paul Lacoste a suivi les Bras pendant une année et raconte ce moment crucial de leur vie. Séance précédée d’une dégustation en partenariat avec le Lycée Pardailhan et suivie d’un débat avec le réalisateur.

Tahrir, place de la libération De Jafar Panahi, Mojtaba Mirtahmasb. Iran/1h15.

« La plus belle rencontre peut-être à Locarno cette année, la plus impressionnante, la plus cinéma aura sans doute été avec ce film entièrement tourné au Caire durant les événements de janvier et février 2011, jusqu’au départ du président Hosni Moubarak. Il a été réalisé par un homme seul, Stefano Savona, armé de ce fameux appareil photo Canon 5D Mark II. Au centre du film : des personnes, des humains, et la parole. Y compris quand le réalisateur retrouve le souffle des grandes chorégraphies de masse, de Eisenstein à Kurosawa lors d’impressionnantes scènes d’affrontements. Ni journalistique ni historien, son geste proprement artistique est exemplaire des possibilités de penser le présent grâce aux ressources spécifiques du cinéma. » J-M FrodonLe Monde.

La désintégration

De Philippe Faucon. France/2011/1h18. Avec Rashid Debbouze, Yassine Azzouz, Perset Ymanol. Présenté au Festival Ciné32 Indépendance(s) et création.

Une cité dans l’agglomération Lilloise, aujourd’hui. Ali, Nasser et Hamza sont de jeunes diplômés musulmans et français, qui ne trouvent pas de travail à la hauteur de leurs diplômes. Ils tapent en vain à la porte de la France et finissent par se décourager, vulnérables à un discours d’endoctrinement qui les isole de leur famille et les entraîne dans un repli communautaire radical. Dans La désintégration, Faucon (Dans la vie ; La trahison) décortique les ressorts psychologiques, suivant jusqu’à l’irrémédiable les étapes de ce bourrage de crâne sur quelques gosses perdus, dont Ali, remarquablement interprété par le petit frère de Jamel, Rashid Debbouze. Une réflexion toute en finesse qui bat en brêche les notions trop souvent galvaudées d’intégration et de désintégration sans faire l’économie d’une critique radicale d’une France qui exclut et d’intégristes à l’affut.

Sur la planche

De Leila Kilani Maroc/2011/1h46. Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes et au Festival Ciné32 Indépendance(s) et création.

Elles s’appellent Badia, Imane, Nawal, Asma. Elles habitent à Tanger et tentent de s’inventer un quotidien qui ressemble à quelque chose. Travailleuses le jour pour gagner de quoi survivre, elles traînent la nuit dans la ville, ignorent le sommeil, et semblent agitées par une urgence sans objet. Elles ont vingt ans et ce n’est pas forcément le plus bel âge de leur vie... Oubliez les poncifs touristiques et les images décoratives ! Dans Sur la planche, son premier film de fiction, Leïla Kilani met en scène Tanger en dynamitant les représentations coutumières. Réalisatrice de plusieurs documentaires remarqués (Tanger, le rêve des brûleurs, Nos lieux interdits...), la cinéaste suit aux plus près les errances nerveuses de ses héroïnes et, à travers leurs destins contrariés, donne à voir une certaine réalité marocaine d’aujourd’hui. Sur la planche, âpre, singulier et porté par de jeunes actrices sidérantes de vitalité, s’impose comme l’une des belles surprises du moment. À découvrir.

Star Wars 3d

De George Lucas. E.U/1999/2h13. Avec Liam Neeson, Ewan McGregor, Natalie Portman

Star Wars : Episode I inaugure cette année une ressortie tous les ans d’un épisode de la saga intergalactique converti en 3D. A découvrir ou à redécouvrir... C’est le quatrième opus de la saga Star Wars par sa date de sortie, mais le premier dans l’ordre chronologique de l’histoire. Sorti plus de quinze ans après Le Retour du Jedi, il ouvre une nouvelle trilogie centrée sur Anakin Skywalker et la manière dont le jeune Jedi deviendra le sinistre Dark Vador.

A la une du New York Times De Andrew Rossi. 1h28. EU. 1h28.

Les chiffres font frémir... Depuis dix ans, 2 800 journaux américains ont cessé leur publication, victimes de la crise, de la révolution numérique et de la chute vertigineuse des ressources publicitaires. Même des institutions comme le New York Times ont dû revoir de fond en comble leur politique éditoriale et économique pour affronter la nouvelle donne avec des armes inédites. Andrew Rossi, un jeune documentariste américain, a installé de longs mois sa caméra dans la rédaction du quotidien new-yorkais, histoire d’observer au plus près les mutations en cours. Documentaire sérieux et efficace qui, en outre, propose le portrait d’un authentique personnage de cinéma : David Carr.

Les nouveaux chiens de Qu’ils reposent en révolte De Sylvain George. France. 2h33. « C’est un film essentiel et hors norme. Entre 2007 et 2010, Sylvain George a séjourné à Calais, observé garde De Gilles Balbastre, Y. Kergoat. Fr. 1h44. Les médias se proclament «contre-pouvoir». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des télés appartiennent à des groupes industriels ou financiers liés au pouvoir, au sein d’un périmètre idéologique minuscule. En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché. Sur le mode sardonique, ce film dénonce cette presse se revendiquant indépendante et pluraliste. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels.

les quais, les parcs, les voies de chemin de fer, lieux quotidiens des clandestins du port. Il a passé du temps avec eux, écouté leurs histoires et regardé leurs photos de famille. Quand le gouvernement a envoyé les CRS détruire « la jungle », le triste refuge des migrants de Calais, le cinéaste a su déceler les volontés intactes sous la violence aveugle et les regards de détresse. Dans un noir et blanc contrasté, le film donne un visage et une voix aux parias de l’Occident. A l’opposé des reportages d’actualité, il prend le temps de nous familiariser avec la terrible réalité de leur (sur)vie - des nuits passées face contre terre, des doigts brûlés pour effacer les empreintes digitales - tout en laissant affleurer de poignants instants de grâce - des chants d’Erythréens autour d’un brasero, une scène de bain solaire...» Télérama

The Black Power Mixtape De Göran Hugo Olsson. 1h33. Suède.

Les archives de la télévision suédoise contiennent plus de documents sur l’agitation politique américaine des années 60-70 que les États-Unis eux-mêmes ! Le cinéaste Göran Olsson, après de longs mois de recherche dans les archives des télévisions de son pays, a exhumé ces images. Résultat : Black Power Mixtape, un documentaire impeccable, unanimement salué dans les festivals internationaux sur l’histoire du mouvement des Black Panthers. Le film associe musique et reportages (des rushs en 16mm restés au fond d’un placard), ainsi que des interviews de différents artistes, activistes ou musiciens. En utilisant merveilleusement les images d’archives (souvent d’une exceptionnelle qualité formelle) et en confrontant les témoins d’hier à ceux d’aujourd’hui, le cinéaste signe un documentaire passionnant sur l’histoire récente des États-Unis. À découvrir...


Les tarifs du cinéma

Attention, la hausse de la TVA nous oblige à quelques ajustements...

Programme d’Auch du 22 au 28 février

Le Tarif plein : 7 € Le Tarif réduit : 5,50 € (lundi toute la journée et à 18h30 mardi et mercredi, sauf jours fériés) + étudiant, lycéen, - 15 ans, demandeur d’ emploi : 5,5 € (sur justificatifs ) Tarif adhérent : 5 € (sur justificatifs ) La Carte JLC (Jeunes Lycéens au Cinéma) : 3 € Ecrans Enchantés (- 12 ans, 6ème place offerte) : 4 € Tarif RSA : 3 € (6ème place offerte) Carnet de 10 tickets : 55 € Pass Culturel : 5,5 € (sur présentation du Pass) Adhésion : 20 € ; Adhésion couple : 35 €

3D : supplément de 2 € 12h15 : séances bébés (volume sonore plus bas) 4 €

Le jardinier qui voulait être roi Programme de courts métrages. République Tchèque/2010/65min. Soutenu par l’AFCAE Jeune Public Conseillé à partir de 4 ans

La dame de fer De Phyllida Lloyd. France, G.B/2012/1h44.

Avec Meryl Streep, Jim Broadbent, Susan Brown.

Margaret Thatcher, première et unique femme Premier ministre du Royaume-Uni (de 1979 à 1990), autrefois capable de diriger le royaume d’une main de fer, vit désormais paisiblement sa retraite imposée à Londres. Agée de plus de 80 ans, elle est rattrapée par les souvenirs. De l’épicerie familiale à l’arrivée au 10 Downing Street, de succès en échecs politiques, de sacrifices consentis en trahisons subies, elle a exercé le pouvoir avec le soutien constant de son mari Denis aujourd’hui disparu, et a réussi à se faire respecter en abolissant toutes les barrières liées à son sexe et à son rang. Entre passé et présent, ce parcours intime est un nouveau combat pour cette femme aussi bien adulée que détestée.

La mer à boire De Jacques Maillot. France/2011/2h. Avec Daniel Auteuil, Maud Wyler, Alain Beigel, Yann Tregouet

Avec son nouveau film La Mer à boire, Jacques Maillot (réalisateur des Liens du sang) s’attèle à la question de la fermeture d’usine et de la restructuration sociale. George, un patron de chantier naval, est lâché par sa banque et doit licencier une partie de son personnel qui se met aussitôt en grève et occupe l’usine. Il devra se battre jusqu’au bout pour tenter de sauver l’entreprise qu’il a passé sa vie à construire. Daniel Auteuil incarne avec force cet homme pris au piège, et le septième art devient un miroir de la société actuelle.

Après L’Ours et le magicien et Capelito le Champignon Magique, ce programme de 2 films d’animations de marionnettes nous propose de découvrir un univers inspiré de l’auteur Jan Werich (fondateur du théâtre tchèque d’avant garde) sur le thème de la vie de château et des intrigues qui l’accompagnent. Avec deux nouvelles oeuvres, aux univers drôles et colorés, la nouvelle génération talentueuse des réalisateurs tchèques, renoue avec une longue tradition de films d’animation de marionnettes. La relève d’auteurs ausi reconnus que Jiri Trnka, Hermina Tyrlova ou encore Jan Svanmajer est ainsi assuré avec brio,pour le plus grand plaisir de nos cinéphiles en herbe. Le film est proposé en 3D (et 2D). C’est la première fois qu’un film d’animation de marionnettes est proposé en relief !

Les triplettes de Belleville

De Sylvain Chomet. France/2003/1h18. Conseillé à partir de 8 ans

L’idée de génie qu’eût madame Souza en offrant un vélo à son neveu alla bien au-delà de ses espérances. L’entraînement, une alimentation adaptée et le Tour de France n’était pas loin… La « mafia française » non plus qui, repérant le futur champion cycliste, l’enlève. Madame Souza, accompagnée de trois vieilles dames, les Triplettes, devenues ses complices, devra braver tous les dangers dans une course poursuite ébouriffante. Plein d’inventivité, de poésie, de drôlerie, Les triplettes de Belleville est un bijou finement ciselé, plein d’humour et de fantaisie.

Programme d’Auch du 29 fevrier au 06 mars


CinéRetro

Cycle Stanley Kubrick 2001, l’odyssée de l’espace De Stanley Kubrick. Royaume Uni / E-U / 1968 / 2h11.

Mardi 28 février 2012 à 20h.Séance présentée par Guillaume Thos et Florian Lévêque, élèves de l’option Cinéma Audiovisuel du Lycée du Garros d’Auch.

À la faveur d’une apparition, celle d’un monolithe noir, l’humanité se démarque de la condition animale en devenant capable d’intelligence technique. Une ellipse foudroyante nous conduit d’un outil rudimentaire tournoyant dans le ciel à un vaisseau spatial en rotation. La redécouverte du monolithe amènera l’homme à entamer un voyage vers Jupiter et vers le mystère de sa propre origine. Transcendant le genre science-fiction, Stanley Kubrick propose une méditation sur le devenir de l’humanité. Par son ampleur historique et poétique, par ses ruptures temporelles et narratives, le film laisse le spectateur comme débordé par ce qu’il voit. Refusant tout compromis explicatif, ce long poème visuel rappelle à chaque plan la puissance philosophique, esthétique et sensorielle du 7éme art. Et laisse sur nous la trace indélébile d’une expérience hors du commun.

Eyes Wide Shut

De Stanley Kubrick. Royaume-Uni/E.U/1999/ 2h30.

Mardi 6 mars 2012 à 20h30. Séance présentée par Lisana Derognard et Sébastien Zannier, élèves de l’option Cinéma Audiovisuel du Lycée du Garros d’Auch.

Bill et Alice Harford forment un couple modèle : ils sont jeunes, beaux, vivent dans un grand appartement new-yorkais et ont une charmante petite fille de 7 ans. Un soir, Alice révèle à son mari qu’elle a songé à le quitter l’été précédent pour un séduisant officier de marine. Bouleversé par cet aveu, Bill erre dans New York, happé par la ville et ses fantasmes. Une fois de plus, c’est l’humain, ses failles et ses débordements, qui se trouve au centre de la dernière œuvre de Stanley Kubrick. Réunissant un couple de stars hollywoodiennes alors mariées (Tom Cruise et Nicole Kidman), le cinéaste les plonge avec un brin de perversité dans les fantasmes et les errances du désir conjugal. Dans ce rêve éveillé, le parcours intérieur de Bill va le conduire à dépasser ses certitudes étriquées et sa panique devant le désir de son épouse. Décédé juste après la fin du montage, Kubrick clôt une carrière unique et magistrale par une odyssée de l’amour conjugal, qui pourrait aussi s’appeler, comme son tout premier opus en 1953, Fear and desire, « peur et désir ».

Nuit des Oscars

A l’occasion de la cérémonie des Oscars, The Artist et Hugo Cabret seront sur vos écrans à Auch.

Tatsumi

D’Eric Khoo. Japon/2011/1h36. Avec Tetsuya Bessho, Yoshihiro Tatsumi, Motoko Gollent . Présenté en Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes.

Avec ses histoires sombres et tragiques, Yoshihiro Tatsumi a inventé un nouveau genre de manga dans les années 1950 : le «gekiga». Totalement respectueux du style graphique de l’auteur, le Singapourien Eric Khoo adapte en dessin animé cinq de ses oeuvres dans une création ponctuée d’extraits de sa biographie, Une vie à la dérive. Soit : un photographe de guerre est envoyé sur les ruines d’Hiroshima, un ouvrier est obligé de se séparer de son singe, un retraité sombre dans la débauche, une prostituée tente de s’en sortir, un dessinateur pour enfants s’adonne aux graffitis salaces. Les historiettes n’ont rien de drôle, loin de là. Pour autant, elles imposent un regard cruel sur la vie au Japon à cette époque, et éclairent le parcours passionnant de cet artiste à découvrir d’urgence. A la fois biographie, recueil de courts-métrages, commentaire de texte et dessin animé pour adultes, le film devient une oeuvre curieuse et magnifique.

Cheval de guerre

De Steven Spielberg. E.U/2011/2h27. Avec Emily Watson, David Thewlis, Peter Mullan.

Cheval de Guerre, le nouveau film des studios DreamWorks réalisé par Steven Spielberg, est une aventure à grand spectacle, une odyssée épique et historique au message résolument pacifiste. L’histoire nous entraîne de la campagne anglaise aux contrées d’une Europe alors plongée en pleine Première Guerre mondiale. Une amitié exceptionnelle unit un jeune homme, Albert, au cheval qu’il a dressé et entraîné, Joey. Lorsqu’ils sont séparés, l’histoire suit le périple du cheval, en plein conflit. Cet animal hors du commun va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route – soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille, jusqu’au point culminant de l’intrigue qui se déroule dans les terres désolées… À travers l’épopée de ce cheval, c’est aussi la Première Guerre mondiale que l’on découvre. Adapté du best-seller pour enfant, devenu pièce de théâtre Cheval de Guerre.

Bruegel, le moulin et la croix De Lech Majewski. Pologne, Suède/2011/1h32.

Avec Rutger Hauer, Charlotte Rampling, Michael York.

« Qui n’a jamais eu envie de plonger la tête la première dans une toile de maître ? Un cinéaste polonais nous en donne l’occasion avec Le Portement de croix, peint en 1564 par Pieter Bruegel. Adapté d’un essai (The Mill and the Cross, de Michael F. Gibson), son film en reprend la question principale : pourquoi le Christ du Flamand est-il situé dans un paysage Renaissance, encadré par des cavaliers rouges et dissimulé parmi une foule de paysans ? Pour éclairer le sens et la symbolique du tableau - chronique foisonnante des Flandres sous occupation espagnole -, le réalisateur imagine la journée d’une douzaine de personnages parmi les cinq cents qui le composent. Mélange de prises de vues réelles, d’imagerie de synthèse et de 3D, le film est d’une beauté plastique indéniable. Mais le plus étonnant reste qu’une expérience de cinéma radicale, où règnent mutisme et contemplation, puisse aussi apporter un éclairage précis sur l’histoire de l’art.» Télérama.

Le cheval de Turin

De Bela Tarr. Françe, Suisse, Hongrie, Allemangne /2011/2h26. Avec Erika Bok, Mihály Kormos, Janos Derzsi.

A Turin, en 1889, Friedrich Nietzsche sombre dans la folie après avoir porté secours à un cheval battu par son maître. Tout le monde a fait grand cas du philosophe, mais personne ne s’est demandé ce qu’était devenu l’animal. Personne sauf Béla Tarr. Le cinéaste hongrois, dont c’est le dernier film, dit-il, met donc en scène un paysan, sa fille et le cheval dans une ferme perdue au milieu de terres arides. Noir et blanc (magnifique), longs plansséquences (admirables), péripéties réduites au minimum (se lever, s’habiller, manger, aller chercher de l’eau, regarder par la fenêtre...) pour une œuvre contemplative et peu aimable, mais qui fascine à force de rudesse et de partis pris assumés. Béla Tarr filme la fin d’un monde comme s’il s’agissait, pour lui, de la fin d’un cinéma, celui de la modernité, bouffé par un trop-plein d’images. Un véritable testament cinématographique.

Les infidèles

De Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Emmanuelle Bercot, Michel Hazavicius Eric Lartigau, Alexandre Courtès, Fred Cavayé . France/2011/1h49. Avec Jean Dujardin, Gilles Lelouche, Alexandra Lamy, Géraldine Nakache, Guillaume Canet, Isabelle Nanty, Sandrine Kiberlain, Manu Payet. Après les péripétie de l’affiche interdite dans les métros parisiens, voici le film : L’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs. «Ce projet est la conjonction d’envies et d’idées que j’avais depuis longtemps. Il y avait d’abord la volonté de faire un film à sketchs, avec la variété que cela permet dans un format cinéma. Le thème m’est venu à la suite d’une histoire entendue au sujet d’un homme qui, pour tromper sa femme, allait au cinéma, achetait un ticket et coupait son téléphone avant d’aller batifoler. Lorsque sa femme le questionnait, il sortait son ticket en guise de preuve… Le thème de l’infidélité offrait un terrain de jeu passionnant. Le dernier élément est venu du titre, qui s’est imposé quand, apercevant du coin de l’œil la jaquette du DVD du film de Scorsese Les Infiltrés, j’ai lu par erreur Les Infidèles… J’avais la forme, le thème et le titre...» Jean Dujardin

Extrèmement fort et incroyablement près

De Stephen Daldry. E.U/2011/2h09. Avec Tom Hanks, Thomas Horn, Sandra Bullock.

Le cinéaste britannique de Billy Elliot adapte ici un scénario d’Eric Roth (L’Etrange Histoire De Benjamin Button de David Fincher), à partir d’un livre éponyme de Jonathan Safran Foer. Un enfant de neuf ans découvre une clé laissée par son père mort à New York durant les attentats du 11 septembre 2001. Le jeune garçon doué et touche-à-tout n’aura ensuite de cesse de rechercher la serrure capable d’accueillir la clé. Se sentant délaissé par sa mère en deuil et guidé par un esprit bouillonnant Oskar part explorer New York. Son voyage dans les cinq boroughs lui permet de dépasser son propre chagrin pour acquérir une meilleure compréhension du monde qui l’entoure. Le 11 septembre par le regard d’un enfant, une belle idée pour dynamiter les silences, les non-dits, les mensonges, qui entourent les catastrophes. Un film cathartique, une aide, un médicament, une bouffée d’oxygène au-dessus de la poussière du 11 septembre.


Le programme du Gers

Les animations dans le département

L’ISLE JOURDAIN Dim. 26 février à 16h

Y’a pire ailleurs En avant-première, le 3ème volet de la trilogie sur NAJAC. Vend. 24 février à 21h - Les nouveaux chiens de garde.

CONDOM - samedi 25 février

Et Carreteras et Le fou de Beaucourt

Ciné rencontre avec Fabrice MARQUAT suivie du pot de l’amitié

Ciné-débat en partenariat avec le collectif «L’Appel des appels».

Jeudi 1er mars 20h30 Bruegel, le moulin et la croix.

3 CinéRencontres avec Xavier Denamur

Dans le cadre du festival «DIAM» Des Images Aux Mots».

Republique de la malbouffe CONDOM : Lundi 5 mars à 20h30 MASSEUBE - mardi 6 mars 20h30 SAMATAN - mercredi 7 mars 20h

En partenariat avec la Conservation Départementale du Patrimone et des musées , l’abbaye de Flaran et le lycée Bossuet.

MARCIAC - Mercredi 22 février à 20h30 En secret MIRANDE - Jeudi 23 février 20h30 Beginners

Directeur de publication : Ciné 32 - 17, rue Lafayette 32000 Auch - tél : 05 62 60 61 11 - Courriel : cine32@cine32. com Création : nikodeco design Impression : S3G imprimerie 47130 Estillac - ne pas jeter sur la voie publique


Programme Auch Ciné