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FICHE ENSEIGNANT UN FILM POUR TOUS 2010/11 - Cycle 2 KOMANEKO LE PETIT CHAT CURIEUX Un film d’animation de Tsuneo Goda, Japon, 2006, 1h

"Komaneko" veut dire "chat qui prend des images". Armé d’un crayon, d’une caméra et de son imagination, Koma prépare son premier film d’animation. Elle dessine chez elle les costumes, fabrique les décors et les personnages, règle l’éclairage, et tourne quelques plans, avec plus ou moins de difficulté. En fait, Koma dévoile au spectateur les secrets techniques de sa propre existence à l’écran : tout comme Tsuneo Goda, son créateur, elle s’apprête à réaliser un film en stop-motion , c'est-à-dire un film d’animation de marionnettes, tourné image par image. Le film est composé de 5 petites histoires qui suivent notre jeune apprentie cinéaste. Jouant sur la notion créateur/créature (la petite chatte est une créature de film d’animation tout en étant elle-même la créature du réalisateur), Komenako illustre avec douceur le plaisir ludique de faire du cinéma, entre art de la bricole, travail collectif et pouvoir de l’imagination.

Les films du programme Tout d’abord Le premier pas dans lequel Koma réalise dans son grenier son premier film d’animation avec des personnages faits de bric et de broc, qui prendront vie de façon inattendue. Dans Caméra à la main, Koma se transforme en documentariste animalier et part à l’aventure. Arrive ensuite son ami Radi-bo, fan de robot et de technologie qui lui prêtera main forte dans son travail dans Koma et Radi-Bo et La bataille de Radi-Bo . Enfin, dans De vrais amis, notre petite Koma va nouer une amitié avec un étrange Yéti qui n’est autre qu’un petit chien déguisé en monstre.

«Premier pas » : la réalisation d’un film d’animation Faire un film d’animation demande travail et précision. Il faut non seulement se servir de ses mains mais aussi de son imagination afin de donner vie à des histoires. Premiers pas , qui met en scène toutes les étapes du processus de réalisation d’un film d’animation, permettra de sensibiliser les élèves à la création cinématographique et à son vocabulaire . ▪ Avant le tournage, la préparation Avant le tournage, Koma rassemble ses idées et met ses histoires sur papier en dessinant le storyboard, c'est-à-dire une représentation illustrée de son film avant sa réalisation. Ces dessins vont lui permettre d’anticiper les plans et la position de la caméra avant le tournage. Une fois le storyboard dessiné, Koma fabrique ses personnages avec des bouts de tissus, de la laine, des boutons et dessine ses décors en coloriant de grandes feuilles avec des crayons pastel. ▪ Le tournage Après la préparation (ce que l’on nomme la pré-production) vient le moment de la prise de vue image par image. Koma obscurcit alors la pièce, éclaire son décor avec une lampe, cherche l’inspiration et déplace les objets et les marionnettes. Entre chaque infime déplacement, elle prend une photo. Mises bout à bout, ces images produiront l’impression du mouvement. On pourra expliquer aux plus grands la mise en abîme du film à savoir que Koma utilise la même technique d’animation que le réalisateur Tsuneo Goda. Lui aussi a du exécuter les mêmes étapes : construite ses figurines avec différentes matières, crée les décors, animer c'est-à-dire donner une âme par le mouvement à tous ses personnages,


Koma, Radi-Bo, les deux papas, le Yéti, rassembler ces photos qui mises bout à bout donnent naissance au mouvement. Il faut 24 images par secondes pour créer le mouvement. Et surtout, il faut compter sur un effet optique magique que l’on nomme la persistance rétinienne. Notre œil a une mémoire. Il possède cette formidable capacité de conserver une image vue superposée aux images que l'on est en train de voir et ainsi de créer l’illusion de la continuité (le principe du folioscope et du thaumatrope dévoile très bien ce procédé). ▪ Après le tournage, la projection Koma, réalisatrice, devient spectatrice de ses propres réalisations, avec un projecteur et sur grand écran s’il vous plait ! On pourra comparer cette séquence de projection dans le grenier avec la propre expérience des élèves spectateurs en salle de cinéma et travailler avec eux sur le vocabulaire (l’écran, le projecteur, le projectionniste, la pellicule, le ticket de cinéma)

« Caméra à la main » : après la fiction, le documentaire Dans le second film, accompagné d’une musique jazz tonique, Koma s’empare de la caméra et filme à la volée, fleurs, arbres et animaux en tous genres. Le personnage est le même mais nous ne sommes plus dans l’univers du volume (la trois dimensions) ; nous sommes dans celui de l’aplat avec des marionnettes « écrasées », c'est-à-dire sans volume sur un décors en 2 dimensions en feutrine découpée. On perçoit avec humour toute la patience du réalisateur de documentaire qui doit attendre que l’action surgisse. L’œil rivé à son objectif, Koma ne voit rien en dehors de son cadre. Tout ce qui est hors champ n’existe pas pour elle. Elle est plongée dans son monde, dans sa création et ne se rend même pas compte qu’un horrible fantôme essaie de la terrifier…en vain.

« Koma et Radi-Bo » : travailler ensemble Nouvelle ambiance (western, cette fois ci, avec duel et banjo) pour ce troisième court métrage et retour dans le grenier. Koma et son ami Radi-Bo vont mettre en commun leur savoir faire : l’un artisanal (papier découpé, feutrine) et l’autre mécanique et robotique. Il en résulte la construction d’un incroyable plateau de tournage, alors qu’au même moment leurs pères respectifs s’échinent à réparer un vieux poste radio. Dans les deux cas, le travail se fait ensemble, chacun apportant sa sensibilité et ses connaissances. Koma et Radi Bo apprennent à mettre de coté leur divergence pour construire ensemble. C’est exactement ce qui se passe dans la réalité d’un plateau de tournage, le cinéma étant par essence un art collectif.

« La bataille de Radi Bo » L’ingénieux Radi-Bo fait voler son avion télécommandé mais un oiseau s’est mis en tête de le contrarier. Qu’à cela ne tienne, Radi Bo a plus d’une idée pour se débarrasser de l’oiseau moqueur : il ajoute une main mécanique à son avion, il y greffe un appareil photo puis le transforme en lance balle, en filet et enfin en massue ! Rien n’y fait, l’oiseau est plus malin ! Ce petit sketch qui utilise la même technique de l’aplat que Caméra à la main est un condensé burlesque. On y retrouve le jeu des oppositions, la démesure, la vitesse, le gag et la destruction propres au genre illustré l’année dernière pour le cycle 2 dans les 5 mésaventures d’Harold Lloyd.

« De vrais amis » : aller vers l’autre La peur, l’affabulation, le courage, la différence et le jeu des apparences sont convoqués dans la dernière partie du film, certainement la plus émouvante. Effrayée par un drôle de Yéti, notre petite Koma va surmonter sa peur et nouer une amitié avec cette créature qui n’est autre qu’un enfant chien déguisé. Ce petit enfant chétif ne sort jamais sans son déguisement de monstre et son passe temps favori consiste à effrayer les créatures de la forêt. Il est donc extrêmement surpris de voir que Koma ne tremble pas en sa présence mais au contraire l’invite à pique niquer. Une amitié se noue entre le petit chat curieux et le faux monstre…jusqu’à l’arrivée du véritable yéti. Au terme d’une somme d’expériences, Koma fait l’apprentissage des relations sociales et du rapport à l’autre. On retrouve dans ce dernier film les motifs du conte : la forêt, un lieu de rencontre (Les contes de l’Horloge magique, Les trois brigands), peuplée d’étranges créatures (Les contes de l’Horloge magique, Mon voisin Totoro) parfois sympathiques, parfois effrayantes (les serpents invisibles terrorisant Franz dans Franz et le chef d’orchestre) et qui est toujours un lieu d’apprentissage.


Mon premier film

Son titre : _____________________________________ Son réalisateur : ________________________________ Je l’ai vu le : ____________________________________ Au cinéma : ____________________________________ Se souvenir des personnages


A partir des images ci-dessous, essaye de retrouver : - Qui sont les personnages? - Dans quelle(s) histoire(s) apparaissent-ils? - Que font-ils? Avec des mots simples, essaye de “dessiner” leurs caractères.

Koma

Le grand-père de Koma

Les poupées


Radi Bo

Le YĂŠti

Le petit chien


Deux réalisateurs Voici le réalisateur du film. Te souviens-tu de son nom ? T_ _ _ _ _

G_ _ _

Quel est son pays d’origine ? _______________________ _______________________ Et voici son petit personnage : Koma. Lui aussi est réalisateur de films d’animation. Que tient-il dans sa main ? Colorie-le.


Comme au cinéma Indique avec une flèche sur cette image où se trouvent : l’écran ■ l’appareil de projection ■ la caméra ■ les spectateurs ■ Réaliser un film d’animation

Pour faire un film d’animation, il faut créer les décors, fabriquer les marionnettes et enfin tourner le film image par image, c'est-à-dire prendre 24 photos pour faire une seconde de film. Que fait Koma sur ces deux images? ____________________________________________________ ____________________________________________________ ____________________________________________________ ____________________________________________________ ____________________________________________________


La fabrication des marionnettes Tout comme Koma, le réalisateur Tsuneo Goda a dû créer ses marionnettes avec une armature en fer et en liège recouverte de feutre. Sur la photo, montre l’armature en fer et en liège. A quelles parties du corps correspondent-ils ? _______________________________ _______________________________ _______________________________

Et voici Radi-Bo et son papa . Que va-t-il réparer avec sa boite à outils ? ________________ ________________ ________________ ________________ _________

Voici deux marionnettes créées par Koma pour faire des films d’animation. Avec quelle matière ont telles été fabriquées ? Le robot _____________________ _____________________ _____________________ _____________________ La poupée _____________________ _____________________ _____________________ _____________________ N’oublie pas de colorier les personnages!


Komaneko le petit chat curieux