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Collège au cinéma Ciné 32 / 2011-2012

BRENDAN ET LE SECRET DE KELLS Un film d’animation de Tomm Moore I Irlande I 2009 I 1h15

L’histoire C'est en Irlande au IXème siècle, dans l'abbaye fortifiée de Kells, que vit Brendan, un jeune moine de douze ans. Avec les autres frères, Brendan aide à la construction d'une enceinte pour protéger l'abbaye des assauts réguliers des Vikings. Sa rencontre avec Frère Aidan, célèbre maître enlumineur et gardien d'un livre inachevé, va lui ouvrir de nouveaux horizons sur le monde, sur la nature et sur lui-même. Tomm Moore crée un nouveau genre : l’enluminure animée. Avec ses spirales raffinées et ses effusions colorées aux mille nuances, l’iconographie luxuriante de son film transforme un récit d'apprentissage classique en une épopée fabuleuse où se croisent les influences spirituelles et picturales du christianisme primitif et de la mythologie païenne.

Une île à la croisée des cultures, un film à la croisée des techniques À la croisée des lignes de navigation reliant le nord de la Scandinavie et le sud de l’Europe, la position stratégique de l’Irlande va faire de l’île le lieu privilégié de rencontre des coutumes et des croyances. Au christianisme se greffe les traditions philosophiques, graphiques et esthétiques des cultures celtes et vikings ; un condensé d’influences dont Tomm Moore fera grand usage. • L’Irlande chrétienne du IXème siècle, « l’île des saints et des savants » Alors que de nombreuses régions européennes comme la Gaule sont conquises par Rome et intégrées à son empire, l'Irlande antique reste indépendante, préservant sa langue, ses mythes et sa culture. D’autre part, à partir du 5èmesiècle, alors que le continent Européen vit une période troublée avec la chute de l'Empire romain et les invasions barbares, l'Irlande, à l'abri, se christianise progressivement et accueille de nombreux érudits chrétiens. Ces saints et ces savants participent à l'éclosion d'une vie spirituelle intense grâce à plusieurs monastères. Dès le 7ème siècle, l'île connaît un véritable âge d'or religieux et artistique dont témoigne entre autres le Livre de Kells. De part le monde, les érudits apportent avec eux les outils et techniques qui serviront à la fabrication des manuscrits (le papier est une invention chinoise transmise par les Arabes, les encres sont fabriquées à partir de matériaux rares et précieux rapportées d’Asie Mineure comme le lapis-lazuli ou l’indigo). Grâce aux manuscrits recopiés et superbement enluminés, les monastères préservent l'héritage latin et chrétien et deviennent de véritables centres intellectuels. Ils le resteront jusqu’au 8ème siècle, date des invasions vikings qui marqueront une profonde régression économique et culturelle de l’île. ▪ Des techniques d’animation hybrides au service d’une poésie graphique À l’instar de ses personnages (les frères Tang, Assoua et Leonardo qui participent au travail d’enluminure), Tomm Moore propose une œuvre qui agrège les connaissances et les compétences d’animateurs venus du monde entier, dans une coproduction internationale qui


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n’hésite pas à mêler et fusionner les techniques d’animation, épousant par là même l’esprit du livre de Kells. Brendan et le secret de Kells est ainsi le résultat du travail conjugué du dessin artisanal et numérique. Les personnages sont dessinés à la main avec des lignes claires et épurées très réalistes, tandis que les images de synthèses animent les arrières plans. Les scènes de foule sont ainsi composées grâce aux images de synthèse qui permettent de dupliquer les personnages pour un effet spectaculaire (l’attaque des vikings dans la séquence finale). D’autres arrières plans sont composés à l’aquarelle (le triptyque final qui voit Brendan passer par les trois temps de la vie) tandis que la mise en image du monde intérieur des personnages utilise un trait graphique stylisé (le cauchemar de Brendan). ▪ Animateur et enlumineur Tout comme ces motifs blancs qui virevoltent grâce aux effets spéciaux numériques (la pluie, la neige, les symboles géométriques qui animent les enluminures), l’animation fait le choix de l’hybridation au service de la poésie. Jamais la technologie n’étouffe la vibration et l’artisanat du trait, bien au contraire. Pour Tomm Moore, les dessins à la main sont un aspect indispensable, le film contant lui même le travail d’artisans. Dans de nombreuses interviews, il s’amuse d’ailleurs à mettre en abîme le travail laborieux du dessinateur contemporain, penché sur sa planche à dessin, avec celui des enlumineurs, courbés au dessus de leur table. La persévérance (6 ans de travail), l’aspect collectif et minutieux de l’exécution artisanale, le foisonnement des nationalités (France, Belgique, Irlande, Hongrie et Brésil) et des compétences confirment cette belle réflexion.

Un film puisé dans les origines littéraires et picturales de l’Irlande historique et mythique L’Irlande médiévale du IXième siècle dans laquelle se déroule Brendan et le secret de Kells est au cœur de différentes cultures et civilisations. Dans la continuité de cet esprit universaliste, Tomm Moore assimile et retranscrit cette richesse dans des choix narratifs et graphiques. Le foisonnement de ses influences répond totalement au cadre historique propre à cette île et à cette époque charnière, entre la fin des cultes païens et l’avènement du christianisme. ▪ Le livre de Kells et l’Irlande historique Rédigé au 8ème siècle après JC, le Livre de Kells contient les quatre évangiles du Nouveau Testament ornés des plus belles enluminures. Commencé à Iona, une île située dans l’archipel des Hébrides à l’ouest de l’Ecosse, on suppose que le Livre a été transporté en Irlande pour être préservé des attaques Vikings. Conservé pendant des siècles dans la ville de Kells, il est exposé actuellement au Trinity Collège de Dublin. Sa grande beauté et l’excellence de son exécution en font l’un des plus remarquables vestiges de l’art religieux médiéval et une source d’inspiration prolifique pour les animateurs du film. Les lieux historiques et mythiques sont cités (le frère Aidan arrive de l’abbaye de l’île de Iona) ou représentés (l’abbaye de Kells, Croms Cave qui est une tombe mégalithique du comte de Meath) ainsi que la vie quotidienne dans les abbayes et le travail minutieux des moines enlumineurs. ▪ Hommage aux traditions graphiques et picturales du moyen age


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 vision à plat et absence de perspective Dans la tradition médiévale de la représentation, la dimension des personnages et des constructions n’obéit pas à la vision naturelle. Tomm Moore va utiliser ce style graphique de l’aplat et d’absence de perspective dans de nombreuses séquences au sein de l’abbaye (échafaudage, animaux, maisons au sein de la forteresse), dans le scriptoruim et dans la tour de l’abbé Cellach. Cette dernière pièce, quasiment nue est à l’image de l’ascétisme du personnage qui l’habite. Rigide, cernée de symboles et de calculs mathématiques, elle rappelle l’antre du grand sombre, tandis que l’absence de lumière et l’étroitesse de la fenêtre évoquent l’absence de perspective et la vision étroite et méfiante qu’entretient l’abbé vis-à-vis du monde extérieur.  un monde enluminé dynamique L’enluminure est une technique artistique définie comme l'art de décorer et d'illustrer les manuscrits. La plupart des livres du Moyen Age sont des reproductions de textes anciens et religieux réalisés dans les monastères. Les moines copistes y écrivent sous la dictée avant de céder la page aux enlumineurs dont le travail doit conférer à l’œuvre sa splendeur pour conquérir le cœur du profane. Hommage aux enlumineurs, le film l’est doublement : dans son sujet, qui pose l’acte de création et de préservation de l’œuvre enluminée comme rempart ultime à la barbarie ; dans sa forme, qui adopte sans cesse les dessins végétaux ou géométriques (motifs en étoile, combinaisons complexes de courbes) et les frises ornées propres aux enluminures médiévales, mis en mouvement par la magie de l’animation.  jeu d’échelle et jeu d’espace Autre référence picturale médiévale, l’emploi à plusieurs reprises du triptyque qui prend ici la forme du split screen, un procédé cinématographique qui divise l’image en trois cadres pouvant être trois lieux, trois temps ou trois points de vues d’une même situation. Dans le triptyque final, sur fond d’aquarelle animée, Brendan et Aidan traversent les trois temps de la vie. De saison en saison, le maître transmet son savoir à son disciple jusqu’à ce plan qui voit disparaître ses pas sur la plage, laissant Brendan seul et aguerri, au terme de son parcours initiatique. Dans cette séquence, le split screen a une fonction elliptique, l’écran se divisant en trois espaces temps. Il peut également mettre côte à côte trois points de vue sur un même événement pour en amplifier la violence (lors de l’attaque de l’abbaye par les vikings). Plus tôt, lorsque Brendan en compagnie de Aisling escalade le chêne pour récupérer les baies nécessaires à la fabrication des pigments, le split screen divise l’écran cette fois ci en trois cadre de plusieurs valeurs. Le jeu d’échelle (gros plan/ plans d’ensemble) illustre alors le vertige du petit moine, bouleversé par la découverte de ce monde extérieur luxuriant. ▪ La mythologie celtique Etroitement liés à la nature, la spiritualité et les motifs de la mythologie celtique nourrissent le film de Tomm Moore. Commençons par le personnage d’Aidan, le maître enlumineur. Voici un moine à l’apparence de druide qui possède une agilité de chat. Sa chevelure ondulante et blanche le rapproche de son félin aux yeux verrons, Pangur Ban. Moinedruide et homme-chat, ce personnage opère la fusion entre le christianisme des origines et la mythologie païenne. Sa gestuelle et ses couleurs douces rappellent le personnage d’Asling, fille louve dont le nom signifie en gaélique vision et rêve. Protectrice de la forêt, elle incarne les anciennes croyances religieuses et n’est pas sans évoquer une autre fille louve, plus enfant sauvage que fée, la Princesse Mononoke de Hayao Miyazaki. Comme elle, elle évolue dans une forêt préservée des hommes et habitée par le magique et le divin. Célébrant le caractère


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sacré de la nature, ce panthéisme correspond aux croyances spirituelles de la mythologie celtique, mélange d'animisme et de chamanisme.

L’affrontement de deux mondes Le film s’organise dans la tension de notions contradictoires (monde réel/ monde imaginaire, création/ destruction, courbe/angle, religion/animisme) qui traduisent à la fois le parcours des personnages et leur intériorité, tout en révélant la lutte fondamentale qui anime le récit, entre lumière et obscurité. ▪ L’esthétique de la courbe : harmonie et fantaisie Ornement graphique privilégié dans l’art celte, le cercle est omniprésent dans Brendan. On retrouve ainsi ce motif sous toutes ses variantes : rond, rosace, spirales, clairière, œil de Colomba, cercle dessiné à la craie par Brendan pour contenir Crom Chruach. Dans la forêt dévoilée par Aisling, tout n’est que courbe, volutes et cercles, du vol des abeilles à la position des branches sur lesquelles Brendan prélève les baies. La figure du cercle domine également dans le scriptorium jusqu’à ce que la disposition frontale voulue par Cellach brise l’harmonie circulaire des pupitres organisée par Aidan. Présenté dans un fatras d’objets, de couleurs et de lumières, à l’opposé de l’intérieur de la tour anguleuse et ordonnée de Cellach, ce lieu de création abrite en son antre une cheminée en demi cercle qui, refermée par des escaliers dessinés en aplat, forme un cercle protecteur pour le Livre. Figure de l’harmonie, de la fantaisie et de l’imagination, le cercle donne également sa forme à la structure scénaristique du film puisqu’au terme de son initiation, Brendan reviendra à l’abbaye. ▪ L’angle, l’autorité et la dévastation  les décors : l’abbaye de Kells et la tour de l’abbé Cellach L’abbaye est un lieu clôt par d’immenses remparts. Son architecture rigide est conforme à la physionomie de l’abbé Cellach dont le corps en forme de fenêtre en ogive et la grande taille traduisent la position sociale. Débordant du cadre, il est obligé de se courber pour parler avec ses interlocuteurs. Il loge dans une tour mirador, centrale et panoptique, autant pour surveiller l’ennemi extérieur que les activités à l’intérieur de l’abbaye. Comme une ligne tranchante au milieu d’un cercle, la tour reflète l’intériorité du personnage avec ces murs blanchis de formules mathématiques qui donnent la mesure de l‘obsession de Cellach, jusqu’à la folie.  les personnages : Crom Cruach et les Vikings Opposés à la symbolique du cercle, Crom Cruach et les Vikings sont les représentants des forces obscures et dévastatrices dont l’une, sous forme d’Ourobos1, finira par s’autodévorer, emprisonnée dans le cercle dessiné à la craie par Brendan. Dans ses visions prémonitoires, Brendan se représente les Vikings comme des ombres chinoises menaçantes apparentées à des démons sans traits ni visages. Outre leurs actes, ce sont leurs voix déformées, leurs yeux incandescents et leur force prodigieuse qui illustrent leur inhumanité. Incarnation de la destruction, c’est pendant la saison morte (l’hiver) qu’ils attaquent l’abbaye. Dans un silence morbide, les plans s’étirent, donnant la pleine mesure de l’angoisse des habitants qui savent l’attaque inéluctable. Un temps suspendu précède l’invasion des 1

Ouroboros désigne le dessin d'un serpent qui se mort la queue et représente le cycle de la nature. Lové sur lui-même comme Crom Cruach, il incarne la notion même de l’infini et de l’éternité.


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corbeaux et des flèches dont la première touchera Cellach, laissant un filet de sang sur la neige immaculée. Lors de l’assaut final, le rouge inonde progressivement l’écran, le calme de l’attente laisse place à la fureur. À l’issue de cette scène apocalyptique, rehaussée par un chant liturgique, la caméra désemparée s’élève alors vers le ciel. ▪ La connaissance contre l’obscurantisme Aisling la fée nous l’a chuchoté à l’oreille : «J’ai vu le livre qui a transformé les ténèbres en lumière». Rappelant l’importance des enluminures, cette allégorie est un mantra qui donne son parcours au film, du premier plan noir où Aisling chuchote son secret jusqu’au plan ultime avec le dévoilement de la page chrisme qui inonde l’écran de lumière. C’est aussi la lumière de la connaissance (l’écriture, l’enluminure), de la culture (le livre, la nature), de la magie (la forêt) et de l’imagination (le dessin à la craie pour combattre Crom Cruach) qui guidera l’initiation du petit moine.

UN RECIT D’APPRENTISSAGE ▪ Une double transmission Brendan est élevé pour prendre la suite de son Oncle, mais sa rencontre avec l’enlumineur et la fille louve, chacun porteur d’une tradition complémentaire, va bouleverser sa destinée. Auprès d’Aidan, Brendan fait l’apprentissage de l’enluminure et de ses techniques ; auprès d’Aisling, celui du merveilleux et de la nature comme source d’inspiration. Fort de cette double transmission, l’enfant va transgresser les interdits, s’émanciper de la tutelle paternelle représentée par l’abbé Cellach et surmonter ses peurs dans la forêt. Éduqué dans la crainte du monde extérieur, Brendan doit en passer par l’épreuve de ce monde pour grandir. Il le fera à deux reprises : en pénétrant dans la foret pour chercher des baies nécessaires à la fabrication de pigments, en combattant Crom Cruach pour lui dérober son œil de cristal. ▪ La forêt lieu initiatique Interdite, méconnue, mystérieuse, la forêt est le lieu d’initiation par excellence. Celui dans lequel Brendan va expérimenter un nouveau rapport au monde, se confronter à l’autre, à ses peurs et à lui-même. Lieu de rencontres magiques (Aisling la fille louve et le Grand Sombre) elle est, avec ses motifs ronds et magiques, la source d’inspiration qui va alimenter l’imagination du petit moine dans ses enluminures. L’accès est y est aussi formellement interdit que difficile. Pour y pénétrer, il faut échapper à la vigilance de Cellach et traverser des échafaudages alambiqués qui marquent la frontière entre le monde des hommes et celui des légendes. La découverte de cette forêt interdite illustre l’idée d’une nature divine propre à la mythologie celte. Elle porte aussi la part de conte de fée et de merveilleux du film. ▪ L’épreuve de la peur : le combat contre Crom Cruach Pas de légende sans monstre, pas de conte sans ogre, pas de récit d’aventure sans combat à mort. Et quel combat ! Pour permettre à frère Aidan de réaliser la page chrisme, Brendan doit s’emparer de l’œil de cristal du Grand Sombre. Après une première chute qui rappelle son rêve prémonitoire, le petit moine est attiré dans les profondeurs de la caverne du monstre, immense serpent anguleux flottant dans un environnement aquatique dépourvu de tout ornement, aussi sombre qu’étouffant.


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Surprise : ce n’est pas avec une épée mais avec une craie que Brendan terrasse le monstre, d’abord par le trait, ensuite par le cercle jusqu’à lui arracher son œil et retrouver la lumière du jour. Mais qu’a-t-il terrassé au juste ? Le monstre mythologique2, une illusion, un cauchemar? En s’emparant de la craie pour le combattre et le cerner, l’enfant va surpasser sa peur. On peut dès lors imaginer que ce serpent n’est rien d’autre que l’incarnation des peurs et des murs intérieurs du futur enlumineur qui, en écrasant le monstre, va libérer son imagination. ▪ La plume contre le glaive Transgressant la frontière interdite, Brendan va découvrir et s’initier à l’inspiration des formes rondes et magiques d’une nature panthéiste et s’initier à la culture universelle. En ce sens, Brendan ne propose pas tant une réflexion sur le livre sacré que sur les livres, en tant qu’objet spirituel, objet d’art et de culture. Dans la dernière séquence, tandis que la mer efface les traces de pas d’Aidan sur la plage, l’initiation de Brendan se termine. Parachevant le cercle scénaristique, Brendan revient des années plus tard à l’abbaye. Sous une pluie battante, dans une atmosphère sombre, Cellach confond d’abord son neveu avec l’ange des ténèbres avant que le jeune homme ne s’approche, ramenant avec lui la lumière. Un plan nous dévoile alors la source de toute les émotions, la page chrisme3 enfin achevée, sur laquelle dansent des motifs circulaires entrelacés et animés comme dans un engrenage magique et radieux. Les lumières de l’enluminure, de l’art et de la connaissance ont définitivement vaincu l’obscurité.

Documents pédagogiques et sites utiles • Site officiel du film (en anglais) : http://newvideo.com/secretofkells/ • Livre du film : Brendan et le secret de Kells, Editions Milan, 2009. • BD du film : Brendan et le secret de Kells, Tome 1, Editions Glénat, 2009. • Site français dédié à l’histoire du livre de Kells : http://bookofkells.free.fr/fac-simile.php • Images du Livre de Kells en accès libre : http://www.snake.net/people/paul/kells/thumbnails • La base enluminures du CNRS http://www.enluminures.culture.fr/documentation/enlumine/fr/ • Des fiches élèves sur l’histoire de l’Irlande, les couleurs, le graphisme, la musique, la structure du récit en forme de conte initiatique et les personnages sont disponibles sur le site de l’Académie de Poitiers : http://ww2.ac-poitiers.fr/daac/spip.php?article783.

Travail en classe avant la projection Littérature Le conte et le récit merveilleux, la poésie du Moyen Age, le récit initiatique Anglais /Géographie Découvrir l’Irlande, remarquer sa position maritime stratégique, situer la ville de Kells et l’île de Iona sur une carte. Anglais / Histoire L’Irlande du IXième siècle, les Vikings, la vie dans un monastère Arts plastiques Découvrir le métier d’enlumineur, travailler sur la notion de représentation au Moyen-âge, découvrir le Livre de Kells dont les images sont en accès libre sur le site http://www.snake.net/people/paul/kells/thumbnails. Musique La musique celtique et les instruments traditionnels. Bande originale composée par Bruno Coulais disponible sur le Label Tôt ou tard. Histoire des arts Arts mythe et religion : travailler sur l’histoire des religions (l’animisme, le polythéisme), la mythologie celtique et sa tradition graphique.

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Crom Cruach est un serpent cornu issu de la mythologie celtique, réputé pour ses sacrifices humains et vaincu par Saint Patrick

La page Chrisme (les deux premières lettres en grec de Christos, X et P) qui introduit le récit de la Nativité par Matthieu est considéré comme le plus belle et la plus complexe des page du Livre de Kells. La richesse de ses détails et la finesse de son ornementation (entrelacs, volutes, triskèles, des motifs trifoliolés ) ne peut être discernée que grâce à l’utilisation d’une loupe


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