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ÉLECTIONS MUNICIPALES HÉNIN-BEAUMONT M N CJ

«NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS» PAGE 6

EMPLOI, SALAIRES, SERVICES PUBLICS

CONTINUITÉ DU MOUVEMENT

Photos Liberté 62

6 Français sur 10 jugent mauvaise la politique gouvernementale.

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MAGRITTE EN SON MUSÉE DANS SA (BONNE) VILLE DE BRUXELLES

RÉALITÉS HALLUCINATOIRES 128, B OULEVARD B ASLY - 62300 LENS -T ÉL . 03.21.74.89.89- FAX 03.21.74.89.88 (e-mail : liberte.62@wanadoo.fr) - 1,30

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Événement BOSAL (ANNEZIN) : GRÈVE TOTALE DEPUIS LE 15 JUIN

LE COMBAT, C’EST L’EMPLOI !

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Conversations à plusieurs focales mais, avec un seul objectif, défendre lʼemploi et lʼoutil de travail. Le local de la CGT, à Bosal Annezin, ne désemplit pas. Et pour cause. Depuis le lundi 15 juin, 6 heures, cʼest la grève totale, à lʼappel de toutes les organisations syndicales, CGT, CFDT, UNSA, FO, CFTC, CFE-CGC. Le danger qui pèse sur les 435 salariés de cet équipementier automobile est permanent. Devant le flou orchestré par lʼadministrateur judiciaire, - lʼentreprise nʼa quʼun très bref sursis avant la nomination dʼun repreneur par le tribunal de commerce dʼArras - tous les syndicats après une brève concertation appellent à lʼarrêt de travail et au blocage de lʼusine. En fait, aucun camion ne peut sortir depuis lundi dernier. Aujourdʼhui, le dialogue social dans des conditions de définition du rôle de chacun est mis en avant. Huit grandes revendications recouvrent les modalités dʼaction. une pratique usitée par le patronat.” Ce vendredi 19 juin, une audience est programmée au tribunal dʼArras sur cet épineux dossier et la date du 6 juillet est avancée aussi comme date butoir... Les effets des allongements des audiences sont nuisibles au caractère social actuel. La grève à lʼunanimité des syndicats le confirme. Arnaud Buret revient sur lʼarrivée éventuelle de la société Cintrax, les éléments apportés paraissent solides mais, car il y a toujours un mais, “attendons de plus amples informations plus affinées ; la diversification des produits existe chez ce repreneur qui nʼest pas trop dépendant des constructeurs. La base se décline sur la quantité avec comme le veulent les actionnaires une certaine rentabilité”. “Lʼusine est nickel, dit-il, demain, le repreneur éventuel met ses machines et tout repart aussitôt. Avec des terrains disponibles et une bonne qualification des quais pour les camions, lʼusine dʼAnnezin est un modèle du genre. Cela, les syndicalistes le savent et savent aussi que lʼadministrateur judiciaire a toutes les cartes en mains. Pour la CGT, la vigilance est la plus grande détermination pour sauvegarder lʼoutil de travail et sauver le maximum dʼemplois”.

Grève totale depuis le 15 juin à Bosal, un seul but sauver le maxium d'emplois. Photo Liberté 62

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RNAUD BURET, délégué de la CGT, observe, avec précision, que “toute information distillée au cours des jours précédents peut changer la donne. Mais, la semaine dernière, à la CCI de Béthune, lʼadministrateur nʼa pas été convaincant ou plutôt indécis sur les noms de deux repreneurs ; M. Cassier, un cadre supérieur de lʼentreprise, (proche de lʼancien PDG Karel Bos), une société de tubes, la société Cintrax et deux entités moins crédibles. Que peut-on faire à lʼheure actuelle ? La réponse est dans lʼaction unanime pour faire pression sur les décideurs avec une approche sociale bien définie. Lʼemploi et les postes de travail sont une préoccu-

Édito

pation constante. Dans un cas, lʼon évoque 93 emplois maintenus, dans lʼautre, 141 voire plus... Lʼenjeu est déterminant, car le bâtiment et les machines ont un certain prix que certains voudraient acquérir à bon compte, dans le jeu de la spéculation immobilière. Pour nous, syndicalistes de la CGT, il sʼagit avant tout dʼexiger le maximum de postes de travail. Depuis le début de janvier 2009, tout est chamboulé avec le redressement judiciaire prononcé à Arras. Le combat, cʼest lʼemploi.” Lʼactivité du pot dʼéchappement, la spécialité de Bosal, battrait-elle de lʼaile ? Certes pas, mais le redéploiement pratiqué à outrances et une certaine forme de délocalisation ont amené des pertes énormes de production à partir du site dʼAnnezin. Les potentialités industrielles existent mais la filière est condamnée

OINS de dix jours après les Européennes, et le non-vote sanction de Sarkozy par le monde du travail, voilà les ministres du Gouvernement qui sortent du bois. Ici, pour annoncer que la privatisation de la Poste ne sera plus longtemps en panne ; là, pour prévoir la fin de la retraite à soixante ans. Là-bas, pour repousser toute

idée dʼun coup de pouce sérieux au S.M.I.C. au 1er juillet. Ou de ce côté, pour débloquer le projet Bachelot Hôpital, Patients, Santé, Territoires… ou encore sʼattaquer au statut de la Fonction publique, etc… Si la droite a fait main basse médiatique sur les résultats du scrutin européen, Sarkozy se sent pousser des ailes en convoquant, dans quelques jours, le congrès

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dans sa forme actuelle. Lʼancienne entité a vécu. Deux domaines dʼactivités existent, la “première monte”, pour lʼindustrie automobile, principalement pour Renault (propriétaire des presses et de nombreuses machines), Peugeot et “lʼafter market”, pour les pièces de rechanges. Aussi, Renault et Peugeot ont un rôle à assumer dans le redéploiement de lʼactivité de Bosal. Cʼest une conviction partagée par tous les syndicalistes. Il nʼest pas question de faire entrer le loup dans la bergerie, mercredi dernier, devant la grille principale, les salariés sont excédés devant tout ce gâchis, à lʼimage de Georges Marchetti, 14 ans dʼancienneté, qui doute sur son avenir dans lʼusine. “Jʼen veux énormément à Sarkozy qui ne parle que défense de lʼemploi et ne fait strictement rien. Je suis en colère et

beaucoup plus que cela. LʼÉtat ne fait rien pour nous.” Depuis 1978 Bosal existe dans le paysage industriel du Pas-de-Calais depuis 1978 ; dans les années 2000, intérimaires compris, on comptait plus de 700 personnes, aujourdʼhui ce chiffre est ramené à 437 salariés, (tous collèges confondus). Et Didier Beauchet, secrétaire de la CGT, de constater les anomalies de management : “Notre parole nʼest pas pour conforter le patronat. Les enjeux sont précis, cʼest le sauvetage du site dʼAnnezin et lui seul qui nous intéresse ; la discussion sur les primes de départ existe, néanmoins chez les salariés. On ne peut rien occulter mais refuser le fatalisme, cʼest avancer vers un avenir avec des emplois. Diviser les salariés est

Le soutien des élus et militants du PCF Mercredi matin, Jacques Delelis, au nom des communistes du Béthunois, a rencontré les délégués syndicaux. Il apporte son expérience et ses appréciations politiques et économiques. Jeudi matin, une large délégation dʼélus et de militants communistes est venue saluer lʼaction des salariés de Bosal et proposer des pistes de réflexion à partir du rôle des élus du Conseil régional qui a désormais la compétence économique. La défense et la promotion de l'industrie automobile doivent figurer en première place dans le schéma de développement régional. “Toute la clarté, précisent-ils, doit être faite avec la volonté de maintenir cette usine, nécessaire à lʼindustrie automobile du Nord/Pas-de-Calais.” Pierre Pirierros

Pour aujourd’hui et pour demain… du Parlement pour programmer de nouvelles réformes antisociales. Raison de plus, pour mesurer et faire mesurer lʼampleur de la sanction du 7 juin par lʼabstention massive chez les jeunes, dans les milieux populaires et le monde du travail. Une vraie manifestation de colère face au pouvoir, de doute aussi sur lʼutilité du vote quand reste en mémoire vive le non-res-3-

pect de la victoire du NON en mai 2005, ou le vote des directives européennes ultralibérales par les députés européens socialistes avec la droite à Bruxelles ou à Strasbourg. Dans le vote du 7 juin, il y avait aussi un message fort en direction de la Gauche, de ses blocages à vouloir construire une alternative vraie et crédible au libéralisme et prenant en compte les périls qui

menacent la planète humaine. Cʼest bien le moment de redire que cʼest à construire cela que le P.C.F. veut être utile. Pour créer les conditions dʼun rassemblement populaire majoritaire, répondre à lʼurgence sociale et combattre la crise. Claude Vanzavelberg


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Social AFR-DOUAI

QUE L'ÉTAT ENTRE DANS LE CAPITAL COMME IL L'A FAIT POUR ALSTOM !

FAUVET RBEL RAIL, RAIL à Douai, détenait et détient une position de choix dans le marché européen avec des wagons en circulation sur lʼensemble des réseaux européens (SNCF, SNCB, DB, RENFE) et des agréments internationaux, cette position doit se traduire par le maintien de lʼemploi dans lʼentreprise. Cela aussi fait partie dʼune stratégie dʼensemble. C'est le sens de l'intervention des syndicalistes de la CGT et, notamment, celle de Jean-Jacques Baron, secrétaire du comité d'entreprise. Des repreneurs sont aujourd'hui en lice ; le tribunal de commerce de Paris avait à trancher ce 16 juin. Les salariés redoutent avec anxiété un plan de licenciements. C'est la dernière entreprise de matériel ferroviaire en France. Quel rôle joue le pôle de compéti-

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tivité ferroviaire pour la pérennité du site et des emplois ? Arbel Fauvet Rail unique fabricant français de wagons de fret est en cessation de paiement. Cette situation, dramatique pour lʼemploi, est un énième exemple de la casse de lʼoutil de travail. Arbel Fauvet Rail avait tout son rôle à jouer à partir de ses ateliers de Douai. Maintenir et développer lʼemploi dans un environnement industriel favorable, telle est la position des élus communistes du Conseil régional. Ces derniers ont voté pour des avances remboursables tout en exigeant une lisibilité de reprise par IGF Industrie (qui remonte à juin 2007). Mais les aides publiques ne sont pas faites pour payer les salaires, elles existent pour le maintien de l'emploi. En se rendant, à plusieurs reprises, sur place, Alain Bruneel, a rencontré les syndicalistes et Jean-Jacques Baron. Ils sont d'ac-

cord pour que l'État entre dans le capital comme il l'a fait pour Alstom. Matériel roulant

Lʼobjectif pour la direction dʼArbel Fauvet Rail fut, il nʼy a pas si longtemps, dʼexternaliser le maximum de services vers les pays à faible de main dʼœuvre. coût “Aujourdʼhui, précisent les syndicalistes, nous nous interrogeons sur le pôle de compétitivité ferroviaire, mis en place par le gouvernement, dans le Valenciennois et ses réelles prérogatives”. Alors quelle est la place du Pôle de compétitivité ferroviaire dans ce contexte ? Lʼobjectif déclaré du gouvernement au travers des pôles de compétitivité est de relancer lʼemploi industriel mais entre les intentions affichées et les pratiques sur le terrain social, il y a tout un monde. Le renouvellement

du matériel roulant a généré un engagement financier des régions françaises de 3,7 milliards dʼeuros entre 1997 et 2003 et cʼest le patronat ferroviaire régional qui a bénéficié de ces commandes. Les financements issus de lʼimpôt du contribuable doivent se traduire par des créations dʼemplois dans la région, lʼaugmentation des salaires et la création de nouvelles unités de production de travail en opposition totale aux délocalisations. Il y a des signes évidents de production délocalisée dans les pays de lʼEurope de lʼest, lʼassemblage nécessite des matériaux précis. Lʼécart entre ce que dit la direction et la réalité est énorme. Ce qui laisse perplexes les syndicalistes. La direction se sert de chiffres pour ne pas répondre directement aux véritables questions que sont la production, la stratégie industrielle et, bien sûr, lʼemploi.

Le contrôle des fonds publics versés aux entreprises est une exigence qui, en période de casse de lʼemploi, gagne du terrain et pas seulement chez les syndicalistes et les salariés concernés. Aussi, la plus grande des transparences est une garantie pour avoir toutes les cartes en mains et toutes les données économiques afin dʼobtenir une information des plus fiables. Les subventions publiques doivent servir uniquement à créer des emplois et des emplois pérennes. Il ne sʼagit en aucun cas dʼune remise à flots des entreprises. Alors quʼil y avait 800 emplois en 1987, on en compte aujourdʼhui 310 avec une moyenne dʼâge de 52 ans, dont une centaine de CDD. La réalisation du wagon polyarticulé, une véritable prouesse technologique, est mise, de fait, à lʼencan. P.P.

Alain Bruneel, président de la commission de développement économique du Conseil régional :

"UN COMBAT SANS RELÂCHE POUR SAUVER L'EMPLOI"

EPUIS longtemps, Alain Bruneel, président de la commission de développement économique du Conseil régional, mène la bataille pour sauver le site d'Arbel-Fauvet-Rail et les emplois inhérents. Ses diverses démarches auprès des pouvoirs publics vont dans le sens des interventions directes des salariés pour sauver l'emploi, comme ce fut le cas le 16 juin dernier à Paris au tribunal de commerce de Paris. Un "sursis" de six mois a été accordé aux AFR pour sortir d'une impasse financière destructrice des emplois.

"Depuis 2004, souligne Alain Bruneel, je mène un combat sans relâche avec les forces syndicales de l'entreprise AFR pour pérenniser et sauvegarder votre industrie qui possède un savoir-faire unique en Europe tout en disposant d'un potentiel recherche-développement important en capacité d'anticiper les innovations nécessaires pour accroître les capacités de production et ainsi préserver les emplois existants. C'est pourquoi, le Conseil régional a soutenu par le biais de subventions conséquentes votre entreprise victime de problèmes de tréso-

rerie et d'une sous-capitalisation. Cette situation résulte en partie des choix stratégiques décidés par les directions successives qui n'ont pas su appréhender au mieux un marché du fret ferroviaire en constante évolution. Certes, la crise financière et économique actuelle n'a fait que complexifier la situation délicate de votre entreprise. Au delà de ce constat, M. Maxime Laurent, président du directoire d'AFR, a confirmé par voix de presse sa volonté de tout mettre en oeuvre pour créer les conditions d'un second souffle en faveur -4-

de votre entreprise afin d'éviter sa liquidation judiciaire définitive. Dans cette dynamique, je suis intervenu auprès de Madame Lagarde, ministre de l'Économie, pour soutenir l'idée de créer une filière industrielle du fret ferroviaire en mutualisant les activités de deux entreprises françaises agissantes sur le même secteur d'activité. Il s'agit en l'occurence des entreprises A.B.R.F. - Région Pays de la Loire et L.O.H.R. industries Région Alsace - qui de surcroît rencontrent, elles aussi, des difficultés économiques.

Cette proposition de constituer une filière me semble pertinente et permettrait d'avoir une réelle synergie en capacité de relever le défi d'un développement d'une activité, évoluant au sein d'un marché de biens et de services estimé à trente millions d'euros sur le plan mondial. D'autre part, dans cette configuration, l'État pourrait faire jouer un rôle éminemment important par le biais d'une intervention du Fonds Stratégique d'Investissement qui a pour objectif de soutenir les secteurs industriels ayant de réelles potentialités de développement." Liberté 62 n°866 - Le 19 Juin 2009


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Social 13 JUIN : MANIFESTATIONS INTERSYNDICALES À LILLE, ARRAS, CALAIS

CONTINUITÉ DU MOUVEMENT

Lille, Arras, Calais, (lire également page 9) des milliers de personnes ont répondu, le 13 juin, à lʼappel de la CGT et des autres syndicats comme la CFDT, FO ou la FSU à poursuivre la continuité du mouvement social, entamé le 29 janvier pour imposer d'autres solutions à la crise actuelle. Dans notre région, les plans de restructurations se succédent les uns aux autres. Le dernier en date Michelin près de Lille et la menace permanente sur Bosal pèsent sur les salariés. Lʼemploi est au coeur des préoccupations des syndicalistes et des salariés. Alors ce 13 juin ? Certes en-deçà des mobilisations précédentes mais précise la CGT "ce résultat doit sʼapprécier alors que la plupart des médias ont fait lʼimpasse sur ce rendez-vous revendicatif et quʼune voix syndicale a contribué, ces derniers jours, à semer le doute sur la pertinence de cette mobilisation." Un autre paramètre est à prendre en compte, celui d'un récent sondage qui indique que plus de 6 Français sur 10 jugent mauvaise la politique économique du gouvernement. Le secteur des équipementiers automobiles se trouve fragilisé actuellement devant une concurrence exacerbée alors que les délocalisations dʼactivités entières sont légion. Dans les usines automobiles du Pas-de-Calais, la mobilisation est au diapason des revendications nationales pour dire non à la crise et à tout fatalisme. Les exigences des actionnaires ont conduit à lʼaccroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de lʼinvestissement. Les retraités étaient également dans la rue pour leurs droits. Les pouvoirs publics jettent de lʼhuile sur le feu des restructurations dʼentreprises et autres redéploiements en mettant tout sur le dos de la crise financière. Quel est lʼavenir du secteur industriel automobile, si prometteur et annonciateur dʼun avenir radieux ? Lorsque des fusions se concrétisent, les postes de travail diminuent. Des “mises en concurren-

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ce” dans des mêmes entreprises aboutissent à des licenciements collectifs. LʼAutomobile est devenue le premier employeur dans le Nord/Pas-de-Calais : “nous ne voulons pas que ce secteur connaisse le même sort que le Textile”, disent les syndicalistes de la CGT. Ces derniers multiplient les initiatives pour porter très haut la construction dʼun grand mouvement de refus de la liquidation des entreprises. Lʼinvestissement dans la lutte a pour but dʼamener un changement du rapport de force. comme le précise la CGT. Emploi, Pouvoir dʼachat, services publics

à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes dʼemplois. Des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses dʼactivité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires. Emploi, Pouvoir dʼachat, services publics : tout cela amène syndicalistes, responsables dʼorganisations dʼunités locales à se concerter en profondeur et à préparer la

De nombreuses entreprises du Nord/Pas-de-Calais mettent la pression sur les sous-traitants et les fournisseurs faisant supporter

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riposte devant tous les mauvais coups qui tombent et qui vont tomber. “La face obscure, soulignent les syndicalistes de l'Automobile est ce qui se trame avec les fonds de pension et les donneurs dʼordre qui dictent leurs missions, mais à condition que ça rapporte. Les financiers sont redoutables, leur proie est toute trouvée. Il y a un mal être dans l'entreprise et l'ambiance s'en ressent, personne ne peut dire le contraire Les inquiétudes pour lʼavenir sont réelles, plasturgie compris. De Faurecia à STA-Ruitz et de Bridgestone et à

la Française de Mécanique. Arcelor-Mittal n'est pas en reste”. Les enjeux dans cette branche automobile sont énormes : le travail à flux tendu est une forme de disparité dʼune véritable programmation de production. La colère sʼexprime au quotidien. Cette logique, cʼest celle de la baisse du coût du travail, baisse des charges, pour permettre aux entreprises dʼêtre concurrentielles sur le marché mondial. Les travailleurs trinquent, comme dʼhabitude. P.P.


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LE RSA, UNE AUBAINE POUR LES EMPLOYEURS

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Entré en vigueur le 1er juin, le dispositif complexe du revenu de solidarité active remplace le RMI sans l'augmenter et institue une subvention aux bas salaires.

N 1988, le gouvernement Rocard instituait le RMI (revenu minimum d'insertion). Ce dispositif que les plus optimistes décrivaient comme un coup de pouce provisoire, visait à «réinsérer» ceux que la crise de la fin des années 1970 et le chômage massif avaient poussés vers les «marges de la société». Non seulement le RMI n'a pas permis de «réinsérer» les bénéficiaires mais parallèlement ceux qui travaillaient et notamment les plus bas salaires, ont vu leurs revenus pressurés par la politique du MEDEF et des gouvernements successifs. Aujourd'hui le RSA, qui remplace désormais le RMI et l'allocation de parent isolé (API), va inclure également les travailleurs gagnent moins de 880 euros par mois. Ceux-ci percevront un complément de salaire. Au total, près de 4 millions de ménages sont concernés. D'emblée, on peut constater que le RSA est emblématique d'une époque où le travail a été tellement dérégulé qu'il ne permet même plus de porter au niveau du «seuil de pauvreté» une fraction de plus en plus importante du monde du travail. En 2006, la caisse nationale des allocations familiales a identifié plus de 8 millions de personnes vivant avec moins de 871 euros par mois, ce qui correspond à plus de 15% de la population de moins de 65 ans. On imagine ce que donneront les prochains chiffres quand auront été pris en compte les effets de la crise actuelle. Certes, la flambée du chômage peut laisser penser qu'il était temps de prendre une mesure pour améliorer le revenu des plus pauvres. Sauf que le RSA entérine l'idée qu'il est normal que les ex-Rmistes ou les bénéficiaires de l'API en capacité de travailler doivent accepter n'importe quel emploi. Ainsi le RSA repose sur l'idée que, si les demandeurs d'emplois ne travaillent pas, c'est parce qu'ils

n'y ont pas intérêt. Ce ne serait donc non à cause des plans de licenciement en série et des milliers de suppressions de postes dans la fonction publique. On va donc inciter les gens à chercher du travail alors que celui-ci fond comme neige au soleil. Pôle emploi, déjà débordé par les dossiers établis par la multitude de salariés licenciés actuellement, est chargé de recevoir les «bénéficiaires» du RSA. L'application des directives gouvernementales dans le cadre de l'offre raisonnable d'emploi représente une pression sur les chômeurs pour qu'ils acceptent n'importe quel travail. Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas déclaré début 2009 que «la personne au RSA qui refuse deux fois un emploi, on coupe tout !»

Les effets pervers

Pour la CGT, «le RSA n'est donc plus un droit à percevoir un revenu minimum d'existence mais une prestation subsidiaire conditionnée au respect des obligations liées au contrat». La confédération syndicale craint que ces conditions soient de réelles contraintes pour les plus pauvres et ceux qui ont le plus de problèmes pour retrouver un emploi : «il y a un risque fort qu'ils restent cantonnés dans des emplois de courte durée, de faible qualification, de faible rémunération sans pouvoir se projeter dans une carrière professionnelle et une amélioration de leurs conditions de vie et de travail». L'autre effet pervers que pointe nombre de spécialistes c'est l'en-

couragement supplémentaire aux pratiques patronales de bas salaires et de temps partiel subi. Et pour cause ! Sous couvert d'un supplément de revenu pour les personnes reprenant un emploi, le RSA dispense une fois de plus le patronat de payer correctement les salariés. Il conforte l'argument sur le coût du travail, qui serait trop élevé, laissant à l'État la charge de compléter les bas salaires. Les chômeurs ou salariés éligibles gagneront en moyenne 100 euros de plus : quelle provocation, alors que des millions de travailleurs galèrent chaque jour pour boucler leurs fins de mois. Le RSA ne va donc pas réduire la pauvreté mais les chiffres de la pauvreté : il permettra de dépasser le seuil de pauvreté (882 euros), sans pour autant offrir un

revenu permettant de vivre correctement. Mais Sarkozy pourra dire que la pauvreté a baissé, et le tour sera joué. En même temps, le RSA va augmenter ce qu'on appelle le sousemploi (1,4 million de personnes en 2007). Au même titre, par exemple, que les politiques d'encouragement aux «services à la personne» que Christine Lagarde montre en exemple, en oubliant de dire que la durée hebdomadaire moyenne de travail est de dix heures. Le temps partiel court comme horizon des politiques de l'emploi,le «travailler peu pour gagner peu», voilà ce qu'encourage et subventionne ce gouvernement, y compris avec le RSA. Jean-Michel Humez

«Les conseillers généraux communistes s'inquiètent des conséquences financières des politiques sociales liées au RSA», souligne Dominique Watrin.

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I les avis des élus divergent sur l'efficacité du RSA, ils sont par contre nombreux à s'inquièter des conséquences financières sur les budgets des départements. Les dettes laissées par l'État pour le RMI n'incitent pas en effet à l'optimisme et les premiers bilans de l'expérimentation engagée depuis 2007 dans 34 départements (dont le Pas-deCalais) appellent à la réflexion. C'est ainsi que Dominique Watrin, président du groupe communiste au Conseil général, a tenu à marquer le vote positif des élus communistes des réserves très fortes qu'ils avaient déjà eu l'occasion d'exprimer à plusieurs reprises et notamment lors de la candidature du département à l'expérimentation du RSA. «Que l'ancien président d'Emmaus, Martin Hirsch, le veuille ou non, le RSA s'inscrit bel et bien

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LES DÉPARTEMENTS TRÈS SOLLICITÉS

dans la stratégie globale du gouvernement de la droite libérale de précarisation massive de l'emploi et de casse du droit du travail. Le RSA sous couvert d'aide au retour à l'emploi est en fait un nouveau dispositif qui, après la prime pour l'emploi, après les exonérations de charges patronales sur les bas salaires, après les divers contrats aidés dont le CIRMA, vient, à son tour, favoriser le recours aux CDD, au temps partiel, aux petits boulots mal payés. Loin d'inscrire les bénéficiaires sur une dynamique positive, le RSA risque au contraire de leur boucher durablement la perspective d'un emploi stable et correctement rémunéré» souligne Dominique Watrin. L'élu communiste met en avant quelques craintes sur le comportement du patronat vis à vis du RSA: «Car qui peut croire ici que le

patronat ne va pas s'engouffrer dans ce dispositif miraculeux pour lui : un dispositif qui va lui permettre de continuer de recourir massivement à une main d'œuvre sous payée, sans avoir à augmenter le salaire minimum puisque la collectivité viendra le suppléer financièrement en taxant l'épargne populaire. La boucle est bouclée ! On l'a vu ces derniers mois, le grand patronat s'est emparé de la crise pour poursuivre ses délocalisations et accélérer les licenciements. De la même manière, il va s'emparer du RSA pour intensifier la déréglementation du monde du travail et légaliser en quelque sorte un statut du travailleur pauvre». Dominique Watrin illustre son propos qui inscrit le RSA dans une politique globale nationale et européenne par de récentes mesures allant dans ce sens : -7-

«N'oublions pas la loi de cohésion sociale de 2005 et son arsenal de sanctions contre les demandeurs d'emplois : n'oublions pas en 2007 la décision de fusionner ANPE et ASSEDIC pour mieux contrôler et réprimer les chômeurs et, plus proche de nous encore en 2008 la mise en place de l'offre valable d'emploi qui contraint les chômeurs d'accepter des salaires toujours plus bas en dessous de leurs qualifications. C'est notamment pour cela que je me suis élevé en commission contre la procédure de tirage au sort proposée dans ce rapport pour désigner les représentants des bénéficiaires du RSA au sein d'équipes pluridisciplinaires». Le président du groupe communiste propose l'organisation d'une élection pour désigner les représentants des bénéficiaires du RSA. Les représentants pourraient être issus du mouvement syndical et

associatif car ils auront à s'appuyer sur la connaissance du monde du travail pour se prononcer sur des radiations, des suspensions, des amendes liées au non respect des contrats. Alors que 3000 emplois sont supprimés chaque jour, Dominique Watrin estime que «pour lutter résolument et durablement contre cette pauvreté qui s'installe il faut avoir le courage de s'attaquer aux vrais responsables de la crise, du chômage et des difficultés des gens : les spéculateurs, les boursicoteurs, les lois qui permettent les délocalisations massives et les licenciements boursiers». En conclusion de son propos, le président du groupe communiste appelle à une rupture avec ces règles libérales mais également avec tous les traités européens qui font primer la concurrence sur l'intérêt général.


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LES SALARIÉS DE FINIMÉTAL MOBILISÉS Depuis lundi, 90 % des salariés de Finimétal à Biaches-Saint-Vaast sont en grève pour sauvegarder les acquis de leur accord 35 heures. Jeudi matin, ils restaient toujours plus déterminés dans leur revendication.

CONTRE LA DÉNONCIATION DE LEUR ACCORD 35 HEURES

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EUX mouvements sociaux massifs en moins de quatre mois chez Finimétal, entreprise du groupe finlandais Rettig installée à Biache-Saint-Vaast et spécialisée dans la production de sècheserviettes et de chauffages. En février, ils étaient 90% des 200 salariés de l'usine à se mobiliser contre le gel des augmentations de salaire «proposé» par la direction dans le cadre des négociations salariales annuelles (voir Liberté 62 n°849). Depuis lundi, ils sont la

visé, c'est une trentaine de postes dans l'entreprise.» «Mercredi matin, nous avons organisé une action de masse devant les bureaux de la direction continue-t-il. Dépôt et production sont à l'arrêt. Pour le moment, la direction refuse de nous recevoir et affirme qu'elle ne négociera que si nous cessons notre mouvement, exactement ce qu'elle nous disait en février.» Changement d'ambiance chez Finimétal Pourquoi un tel changement d'ambiance chez Finimétal, entreprise qui jusque récemment

même proportion et le même nombre d'employés et d'ouvriers à faire grève à l'appel de la CGT contre la dénonciation par la direction de l'accord local sur les 35 heures. «Pratiquement ce sont 31 jours sur 200 dans l'année que la direction veut nous reprendre» «Pratiquement, explique Christian Orlowiez délégué syndical CGT chez Rettig, ce sont 31 jours sur 200 dans l'année que la direction veut nous reprendre et, à terme, ce qui est

n'avait pas connu de tel mouvement de masse de ses salariés ? Pas de problème du côté des commandes, pas de problème du côté de la «santé» du groupe Rettig, multinationale familiale florissante. Ici, pas de «crise» mais, confient ouvriers et employés de Finimétal sur le piquet de grève, l'arrivée récente d'un «nettoyeur» à la DRH. Bref, des appétits de profits du côté de la direction du groupe qu'une mobilisation déterminée entend faire plier. Jérôme Skalski

Marche campagnarde, visite d'un élevage de cochons, stands associatifs, interventions politiques, repas en plein air, débat, concerts... Le programme de la première fête du journal La Terre organisée par la cellule Marc Lanvin de la section d'Arras se voulait placé sous le signe de la convivialité et d'un militantisme ouvert sur les questions environnementales dans leur articulation aux questions sociales. Pari tenu. Une première qui est appelée à renouveler son succès.

LES CH'TIS FÊTENT LA TERRE

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LS étaient près de 150 à participer, ce samedi 13 juin, à la journée festive du journal La Terre organisée dans la campagne arrageoise par la cellule Marc Lanvin de la section d'Arras. Près de 150 personnes sous le soleil, soit une cinquantaine en plus de celles attendues. Ce succès explique sans doutes certaines difficultés rencontrées au cours de l'événement, difficultés heureusement surmontées grâce au dévouement des militants communistes de la section arrageoise engagés sur le pont et, il faut aussi le souligner, de ceux venus en nombre du Nord, pour le coup de main.

La Terre et à L'Humanité, par Daniel Dewalle, maire PCF de Houdain ainsi que par Xavier Compain, ex-président du Modef et responsable national sur les questions de lʼagriculture et de la pêche au PCF.

Une fête en musique...

En soirée, c'est en musique et avec un concert de Jef Kino que s'est achevée la première fête de La Terre, événement qui a été, en outre, l'occasion de clôturer la

campagne électorale européenne et de saluer la réélection de Jacky Hénin, tête de liste communiste du Front de Gauche au Parlement de l'UE pour la région Nord-Ouest.

J.S.

SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS UNE CENTAINE D’ENFANTS BIÉLORUSSES ACCUEILLIS DANS LES FAMILLES DU PAS-DE-CALAIS Le soleil était au rendez-vous

Le soleil était au rendez-vous. Avec, entre autres, deux biaux cochons grillés pour de bielles assiettes, la joie des papilles aussi. Mais l'aspect convivial de la première fête Ch'ti du journal La Terre tenait aussi à ses ambitions politiques. Outre la présence militante de Colère du Présent et de l'AFPS, pendant près de deux heures et demi, ce sont près de 60 personnes qui ont participé au débat organisé autour du livre Planète Alimentaire, l'agriculture française face au chaos mondial de Gérard le Puill. Ce débat était animé par son auteur, rédacteur à

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ETTE année encore plus d'une centaine d'enfants originaires de la région de Moguilev en Biélorussie seront accueillis dans des familles du Pas-de-Calais pendant les grandes vacances dʼété. Cette initiative organisée par le Secours Populaire Français pour ces enfants victimes des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl est l'occasion dʼun séjour prophylactique. Mardi, des familles d'accueils ont été reçues au siège de la fédération du SPF du Pas-de-Calais pour une réunion d'information. -8-

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Calais CITÉ INTERNATIONALE DE LA DENTELLE ET DE LA MODE….

UNE MAIRE U.M.P. ENCORE RIDICULISÉE !

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EUX qui ont eu la chance dʼêtre invités à lʼinauguration de la Cité de la dentelle et ont assisté aux différents discours en rient encore. Après le discours sobre et concis de Dominique Dupilet, président du Conseil général du Pas-deCalais, cʼest Daniel Percheron, président du Conseil régional Nord/Pasde-Calais qui prenait la parole. Sans la moindre note, il a une nouvelle fois impressionné lʼauditoire avec un discours politique très documenté. Un discours marqué aussi, il faut bien le préciser, par ses félicitations à lʼactuelle maire, ainsi… quʼà lʼancien maire de Calais, Jacky Hénin, quʼil a tenu à féliciter devant lʼassemblée pour sa réélection à la députation européenne. Chapeau ! Dʼautant quʼil sera le seul à souligner le rôle de

Jacky Hénin dans cette magnifique réalisation. Classe ! Et pas fort glorieux pour les autres… Venait ensuite Natacha Bouchart. Et là, tenezvous bien ! On passe sur son incapacité à lire correctement le discours qui lui avait été préparé (ceux qui étaient présents ont jugé de sa fadeur…) pour revenir sur son «dérapage». Au beau milieu de son discours, Natacha Bouchart sʼest arrêtée de parler, sʼest adressée au public et lʼa prié vertement de bien vouloir être attentif et dʼécouter les discours. Du jamais vu ! Vexée de nʼavoir pas réussi à captiver son auditoire, elle nʼa rien trouvé de mieux que de jouer lʼadjudant de service. Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Les invités nʼen sont pas revenus dʼun tel comportement. Et ce nʼest pas fini ! Après

L’ACTUALITÉ DE LA SEMAINE VUE PAR BABOUSE

avoir remercié les élèves du L.P. qui lui avaient confectionné sa tenue…, et avoir remis un cadeau à Christine Albanel, elle invitait tout le monde à commencer la visite. Oubliant au passage de donner la parole à la ministre. Éclats de rire dans lʼassemblée. Ou et comment on arrive à se ridiculiser 2 fois en 5 minutes. Quand on vous disait que le fauteuil était trop grand pour elle…

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NO BORDER ET INTOX SÉCURITAIRE DE LA MAIRIE U.M.P.

N vent de panique très organisé médiatiquement au plan local par la Maire U.M.P. et les services de la Préfecture… la «communication» sʼest mise en place, une fois de plus, par le quotidien Nord Littoral, devenu agence de communication de la Maire de droite… mon Dieu, il va y avoir une manifestation des anarchistes de No Border réclamant la liberté de circulation des migrants et lʼabolition des contrôles migratoires en Europe, le tout durant une semai-

ne à Calais…. Les Calaisiens avaient déjà vécu lors du week end de lʼAscension la présence dʼhélicoptères de la Gendarmerie sur la Ville et de brigades C.R.S. pour une manif de 50 personnes ! Cette fois, on annonce quasiment une ville bouclée par les forces de lʼordre et du désordre ! Ce nʼest plus Hortefeux mais lʼexP.S. Besson aux commandes pour une manœuvre de plus. Attendons-nous au pire et on vous aura prévenu !

Jacky Hénin réélu Député au Parlement européen Ça se fête lors d’une réception campagnarde Vendredi 26 juin à 18 heures 30 Camping la Belle Pêche, route de Guînes à Hames Boucre

COMME NOUS, SOUTENEZ ROMAIN !

E mardi 10 mars, dans le cadre du mouvement des universités, Romain étudiant en deuxième année dʼHistoire, est présent devant le lycée Branly pour appeler les élèves et enseignants à manifester le lendemain mercredi 11 mars :

“POUR LA DÉFENSE DE L’ÉCOLE DE LA MATERNELLE À L’UNIVERSITÉ”

Un échange sʼensuit entre le proviseur adjoint du lycée, celui-ci esti-

mant que Romain nʼa pas à diffuser dʼinformation sur le perron du lycée, situé en dehors de lʼenceinte du lycée. Romain, convoqué par la Police, est retenu 5h30 en garde à vue et fait lʼobjet de poursuites judiciaires ! Après plusieurs tentatives infructueuses de conciliation avec lʼadministration du lycée, des citoyens et organisations ont mis en place un collectif de soutien. Nous ne pouvons accepter cette entrave à lʼexercice du droit dʼexpression syndicale !

La liberté dʼexpression est un droit pour tous, un droit pour Romain !

Contact : soutenonsromain@gmail.com Pétition disponible : http://wwwsnesup.univ-littoral.fr/Petitions Organisations boulonnaises signataires : PC, ATTAC, CGT, CFDT, Coordination ULCO, PCPE du boulonnais, FO, FSU, LDH, Les Verts, LO, MODEM, NPA, PS, UNEF, Syndicats Solidaires, Parents dʼélèves indépendants.

Soutenons Romain ! LE MARDI 23 JUIN à 14 HEURES par un rassemblement devant le

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE BOULOGNE-SUR-MER (vieille ville)

▲ Organisée en soixante douze heures, et malheureusement sans démarche unitaire, le rassemblement de la C.G.T., samedi dernier, a permis la manifestation de 400 personnes où seuls les Élus et militants communistes étaient, une fois de plus, présents. Liberté 62 n°866 - Le 19 Juin 2009

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Région SALLAUMINES

DES NOCES D'OR DIGNEMENT FÊTÉES M N CJ

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'EST en présence de Gilbert Rolos, maire et de nombreux élus municipaux que la famille Cambray/Vigneron a assisté aux noces d'or de Jaurès et Marcelline qui se sont mariés le 30 mai 1959 à Billy-Montigny. Ils eurent ensuite trois enfants. Jaurès Cambray, né le 16 juillet 1938 à Montigny-en-Gohelle, sera mineur de fond de novembre 1952 à juin 1984, où il obtiendra sa retraite anticipée. Il sera conseiller municipal de 1965 à 1977, pour ensuite être adjoint au maire de 1977 à 2008. Jaurès Cambray est membre de la

CGT des mineurs depuis 57 ans avec comme responsabilité trésorier de la Fédération de Courrières. Il est également présdent de la section syndicale CGT de Sallaumines. Adhérent au Parti communiste français de 1956 à ce jour. Habitant dans la même rue, ils se voyaient régulièrement dans leur jardin respectif, et puis un jour, Jaurès a invité Marcelline pour aller danser. Marcelline Cambray, née le 27 mars 1932 à Billy-Montigny, travaillera à la lainière de Roubaix, puis interrompra son activité pro-

fessionnelle pour se consacrer à sa vie de mère et d'épouse. Elle reprendra le travail au foyer Gérard Philipe, puis dans les écoles maternelles Barbusse et Centre le 1er avril 1973 pour s'arrêter le 31 décembre 1989. Les loisirs de ce couple sont pour Marcelline le jardinage, la cuisine et être entourée de sa famille et pour Jaurès ses activités lui prennent beaucoup de temps, mais il aime la télévision, jouer avec son petit fils Adrien à la playstation, se retrouver en famille, comme aujourd'hui pour fêter ses noces d'or.

PAS-DE-CALAIS :

LE PROGRAMME EPODE VEUT VENIR À BOUT DE L'OBÉSITÉ DES ENFANTS DÉFAVORISÉS

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U jeu, du plaisir : il faudra davantage que les programmes de prévention classiques pour endiguer l'épidémie d'obésité chez les plus pauvres, comme le montre le programme Epode mené depuis 5 ans dans dix villes pilotes et qui implique aujourd'hui 225 communes en France. "Globalement la prévalence de l'obésité infantile n'augmente plus, sauf dans les classes défavorisées", souligne Monique Romon, nutritionniste au CHU de Lille. Surpoids et obésité concernent 18% des enfants de 3 à 17 ans, dont 3,5% sont considérés comme obèses. Le Pr Romon a présenté jeudi à la presse les résultats d'une étude lancée en 1992 dans deux petites villes du Pas-de-Calais, Fleurbaix et Laventie. L'étude, dont le programme Epode est le prolongement, visait à évaluer l'impact sur le poids des enfants d'actions de prévention impliquant l'ensemble de la communauté (enseignants, médecins, élus locaux, associations sportives et de loisirs, commerçants...). En 2004, il y avait nettement moins d'enfants obèses ou en surpoids dans ces deux villes par rapport à deux villes témoins où aucune action n'avait été menée : 8,8% contre 17,8%. Le même succès était constaté pour les enfants des classes sociales les plus défavorisées :

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15,2% contre 26,9% dans les villes témoins. "Quand il y a une implication de toute la communauté, les choses bougent, même pour les familles qui ne sont pas touchées par les campagnes de prévention classiques", commente le Pr Romon. Des résultats encourageants - ils seront publiés en 2010 - semblent aussi se dessiner dans les villes pilotes du programme Epode, avec "une baisse globale de 10 à 15% de la prévalence de l'obésité chez les enfants", indique JeanMichel Borys, co-directeur du programme. "Nous avons tranché pour une approche globale et surtout non stigmatisante", explique-t-il, avec la famille comme cible et pas seulement les enfants. Avec Epode, "on ne parle pas santé, on parle plaisir", on n'incite pas "à bouger", mais "à jouer". Par exemple à la marelle à la récré. Avec un budget de 300 euros, on aménage une cour de récréation, indique Sandrine Raffin co-directrice du programme.

Annonces légales AVIS DE LIQUIDATION «A À Z IMMOBILIER»

Société à Responsabilité Limitée au capital de 8.000 euros. Siège social : 66 rue Roger Salengro 62160 Bully les Mines SIREN : 488 051 525 00019 RCS ARRAS TGI 488 051 525 N° de gestion 2006 B 37

Les petites rivières font les grands fleuves : la dame de la cantine qui coupe la pomme de l'enfant en quartiers, le club de foot qui propose des activités aux parents pendant l'entraînement des petits... Le programme vise aussi à lever les freins qui empêchent les familles défavorisées d'adhérer aux messages traditionnels de prévention. "Pour éviter de ressentir la culpabilité, les mères se bloquent complètement aux messages de santé", explique Sandrine Raffin. "La nourriture est le dernier endroit où elles ont le sentiment de faire plaisir aux enfants", ajoute-t-elle. Le coût est un frein à la pratique du sport, mais aussi le manque de sécurité dans les espaces de loisirs ou l'absence d'offre d'activité sportive hors compétition. Sur les 225 villes françaises impliquées dans le programme, 200 sont dans le Nord-Pas-de-Calais, région particulièrement touchée par l'excédent de poids. Le programme a également essaimé en Europe (Espagne, Belgique, Grèce) et sera lancé la semaine prochaine en Australie. Par décision en date du 13 juin 2009, lʼassocié unique, se basant sur le rapport du liquidateur a: - approuvé les comptes de liquidation - donné quitus au liquidateur - déchargé le liquidateur de son mandat - décidé dʼune affectation du solde de liquidation - prononcé la clôture des opérations de liquidation Le dépôt légal de cette liquidation sera effectué au greffe du Tribunal de commerce dʼArras.

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AVIS DE CONSTITUTION

Suivant acte sous seing privé en date à Liévin du 12 juin 2009, a été constituée une société ayant les caractéristiques suivantes : Dénomination : PELLECOʼPRESS Forme : Société par actions simplifiée Siège social : 18 rue Henri Wallon 62800 Liévin. Objet : Production et commercialisation de combustibles pour tous types de chaudières à bois. Durée : 99 ans. Capital : 10.000 euros Agrément : les cessions dʼaction sont soumises

à lʼagrément de la collectivité des associés. Admission aux assemblées et droit de vote : tout associé peut participer aux assemblées sur justification de son identité et de lʼinscription en compte de ses actions. Chaque action donne le droit de participer aux décisions collectives des actionnaires et donne droit à une voix. Président : Monsieur David Danquigny, demeurant à Liévin, 18 rue Henri Wallon. Immatriculation : registre du commerce et des sociétés dʼArras. Pour avis

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