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CASSE DE L’EMPLOI M N CJ

dans le Nord/Pas-de-Calais : LES ÉLUS COMMUNISTES EN PRÉFECTURE DE RÉGION POUR DES PROPOSITIONS ALTERNATIVES (PAGE 4)

ÉLECTIONS MUNICIPALES (28 JUIN, 5 JUILLET)

"Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont" Le vote pour la liste de rassemblement de Pierre Ferrari, une garantie pour l'avenir

PAGE 5 À 48 heures du premier tour des élections municipales, au local de campagne de Pierre Ferrari. (Photo Liberté 62)

128, B OULEVARD B ASLY - 62300 LENS -T ÉL . 03.21.74.89.89- FAX 03.21.74.89.88 (e-mail : liberte.62@wanadoo.fr) - 1,30

€ - N°867 DU V ENDREDI 26 J UIN AU J EUDI 2 J UILLET 2009


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Événement

VERDICT CE VENDREDI 26 JUIN AU CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE NANTERRE

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UN JUGEMENT POUR L'HISTOIRE ? Après les grèves de 1948, les anciens mineurs attendent toujours réparation

N avait loué leur patriotisme en 1941 pour s'être dressés contre l'occupant allemand, on leur avait attribué le titre de meilleurs ouvriers de France en 1944 pour avoir aidé au relèvement de la France d'après-guerre en s'engageant dans la bataille du charbon, on va les réprimer dans la violence en 1948 pour avoir voulu défendre leur statut. Soixante ans après, cʼest une véritable partie de bras de fer que se livrent les mineurs grévistes et leurs familles et leurs avocats face à lʼintransigeance de Charbonnage de France, de lʼAgence nationale de garantie des droits des mineurs et des représentants du patronat. En effet, le 15 décembre 2009 le président du conseil de prudʼhommes de Nanterre (section industrie) M. Guyonnet ne pouvait que déplorer lʼabsence de majorité dans cette douloureuse affaire. Deux voix pour, deux voix contre, (celle des employeurs, fidèles à leur esprit de revanche et de hargne) et donc le renvoi du procès face à un magistrat professionnel. Jugement ce 26 juin. Il y aura forcément une décision mais vers quel sens penchera lʼavis du juge nommé pour la cause ? Tout est dans la question. Norbert Gilmez est catégorique : “il y a soixante ans, cʼest lʼÉtat qui exercait en notre encontre un refus délibéré de nous réintégrer dans notre travail. Militant syndical CGT, jʼai connu les pires souffrances après une grève de deux mois. Aujourdʼhui, lʼÉtat patron est toujours là.” Aujourdʼhui, 17 familles attendent toujours réparation. Me Emmanuelle Boussard-Verrechia sʼétonne dʼune telle attitude. Tout cela sʼapparente à une méthode de grande hypocrisie. Le 19 novembre 2009, elle plaidait pour lʼHistoire, la bataille pour le pain, la grève patriotique en 1941, le parallèle à défendre le statut du mineur en 1948. Après les grèves de 1948 dans tous les bassins miniers de France et principalement dans ceux du Nord et du Pas-de-Calais, la répression fut féroce avec 3000 licenciements et lʼimpossibilité pour ces derniers de retrouver du travail. Les mineurs sont persuadés que l'ère des compagnies minières qui les traitaient comme des esclaves est à jamais révolue, que la mine est devenue plus humaine, qu'ils ont acquis le respect de tous, qu'ils verront leur métier reconnu et rémunéré en fonction de la dureté et

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Édito

U fil du progrès des connaissances, notre planète - que l'on croyait centre de l'univers - s'est transformée en vaisseau spatial, merveilleux et fragile, plus merveilleux et plus fragile qu'on ne le croyait auparavant. Quand on demande aux astronomes leur point de vue sur notre avenir et celui de la planète, peu le voient en rose, peu le voient en noir, beaucoup ont confiance en l'avenir, mais à certaines conditions : 1ère condition : un vaisseau spatial, ce n'est pas «La croisière s'amuse», avec ses diverses classes, de l'économique à la super-luxe (avec dans le passé, ses galériens-esclaves). Au

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de leur dangerosité. Avec les circulaires et décrets Robert Lacoste (ministre de lʼindustrie) ils tombent de haut. Leur rêve s'effondre, leurs illusions s'envolent. Ils voient revenir les méthodes des Compagnies minières et... les CRS et lʼarmée dans les cités minières. La répression est terrible. Le gouvernement s'enfonce alors de plus en plus dans la répression. Le 22 octobre 1948, un Conseil des ministres, réuni d'urgence dans la soirée, autorise les CRS à ouvrir le feu sur les grévistes, rappelle des réservistes, interdit toutes les réunions mêmes privées, annonce l'expulsion des étrangers participant aux manifestants et donne pouvoir aux préfets de censurer et de suspendre la parution de journaux. La presse communiste est particulièrement visée. Infatigable Norbert Gimez

Et Norbert Gilmez, infatigable, de répondre aux sollicitations des médias et de nous faire part de son exaspération :

“Le 16 décembre 2005, j'ai pris connaissance de la déclaration du procureur général de la Cour d'assises de Douai au procès de Lionel Dumont, et je cite - Vouloir imposer ses idées par la force cela s'appelle du terrorisme - Alors je vous demande : Jules Moch en utilisant l'appareil d'État pour empêcher la grève, n'a-t-il pas instauré un terrorisme d'État contre les mineurs ? Peut être serez-vous étonnés de savoir que les mineurs licenciés attendent toujours l'application de la loi d'amnistie d'août 1981, alors que dans toutes les branches professionnelles nationalisées les travailleurs sanctionnés pour faits de grève et actions syndicales avaient obtenu réparation depuis au moins avril 1982. Ils étaient environ 300 en 1982, il n'en reste que 17 à ce jour, moi compris. Notre situation est toujours suspendue au jugement du conseil de prud'hommes de Nanterre.” Quatre avocats, tous membres du syndicat des avocats de France, ont

par lʼentremise de lʼaide juridictionnelle, assisté les anciens mineurs et leurs familles. Pour Me Slim Ben Achour “la dénégation totale, cela sʼappelle la déloyauté. La jonction des deux accusés (CDF et ANGDM) est une jonction politique. Car la cause est la même et lʼobjet est le même. Il ne peut en être autrement. Aujourdʼhui, le tribunal des prudʼhommes est le dernier rempart pour sʼélever pour la dignité des travailleurs et lever lʼhumiliation subie pendant des décennies complètes. Les licenciés de 1948 sont en droit dʼobtenir réparation.”

Norbert Gilmez au conseil des prud’hommes de Nanterre... (Photo Liberté 62)

Un décret antisocial

“Suspendre la garantie d'application des salaires statutaires ainsi que les dispositions complémentaires concernant le minimum vital et la prime à la production. Les salaires, tant pour les ouvriers à la journée que pour les ouvriers à la tâche, seront réduits en tenant compte de la perte d'activité constatée”, voilà en résumé

le sens du décret du ministre Lacoste en septembre 1947 adressé à la direction des Charbonnages de France ; cette dernière nʼavait quʼà exécuter. Ce quʼelle fit. Soixante ans après, le patronat, via le collège des employeurs, ne veut rien savoir. Il est dans la même logique répressive. Depuis des années, les mineurs et leurs familles sont unis pour faire reconnaître comme discriminatoires ou abusifs les licenciements car le droit de grève est reconnu par la Constitution. Les mineurs licenciés attendent toujours l'application de la loi d'amnistie d'août 1981. “Lʼaffaire, précise le président du conseil prudʼhomal, a été jugée sur le fond, cʼest un premier pas”. Certes insuffisant, très insuffisant. CDF voulait jouer la montre. A-t-elle en partie gagné ? Les employeurs du conseil de prudʼhommes de Nanterre, eux, bloquent toute avancée, jugement ce 26 juin ... Soixante et un an après, la guerre aux gueules noires continue ! P.P.

SOS, VAISSEAU SPATIAL... EN DÉTRESSE ?

milieu du siècle dernier, il y avait trois classes dans les trains. Dans le TER d'aujourd'hui, c'est classe unique. Ce ne l'est pas encore dans les TGV, mais on y viendra, en l'exigeant et par nécessité, un wagon surchargé, près d'un wagon à moitié vide, ça n'a pas de sens ni économique ni humain. Dans un vaisseau spatial, ça aurait encore moins de sens ! Sarko, Ségo, Bayrou, Dany ex-rouge aujourd'hui blanc rosé, le conseil européen, le G8, le G20, le FMI comme l'OMC, tous fonctionnent encore sur la logique de «La croisière s'amuse», la logique libérale. Erreur de diagnostic, erreur grave, erreur dangereuse pour l'humanité.

2ème conclusion : «Les hommes naissent libres et égaux en droits». Au cours des siècles passés, plusieurs prétendus penseurs ont classé les humains en races supérieures pour les unes, inférieures pour les autres, aboutissant aux horreurs de la colonisation et du nazisme. Le libéralisme, autre forme du colonialisme, fonctionne sur les mêmes schémas de pensée du passé : il tue d'ailleurs plus de 10 millions d'être humains chaque année, plus que chaque année de la 2ème guerre mondiale (aujourd'hui un milliard d'êtres humains ont faim et n'ont pas accès aux médicaments à l'eau... alors qu'il est totalement possible de faire -3-

autrement). Le libéralisme de «La croisière s'amuse» nous renvoie par paliers, au temps des galère ; le libéralisme ne sait pas penser «vaisseau spatial», 21ème siècle, avenir. 3ème condition : Dans un vaisseau spatial, il y a coopération, coopération internationale planétaire. La Station Spatiale Internationale (ISS) en est la meilleure preuve. Et il n'y a pas de concurrence entre l'eau de Véolia, de Suez ou l'eau publique, entre l'électricité de Direct énergie, de Powéo ou l'électricité publique ; la question ne se pose même pas, elle serait ridicule ! Un vaisseau spatial, ça poursuit un rêve... et pour satisfaire ses rêves, on accepte certaines

exigences et on les accepte parce que tous les cosmonautes sont à la même enseigne, même le commandant de bord ! Un vaisseau spatial, c'est classe unique : chacun a sa part de travail, chacun a sa part de rêve, de merveilleux ! «chacun en a sa part et tous l'ont en entier» disait Victor Hugo. Aujourd'hui, notre planète est en détresse libérale. Changeons ensemble sa gouvernance et notre vaisseau spatial n'aura plus à lancer de SOS. Au contraire, notre vaisseau solidaire pourra même s'amuser dans sa croisière inter-sidérale ! Daniel Dewalle


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Politique Dramatique dégradation de la situation de l’emploi dans le Nord/Pas-de-Calais

ÉLUS ET PARLEMENTAIRES COMMUNISTES EN PRÉFECTURE DE RÉGION POUR DES PROPOSITIONS ALTERNATIVES

ÉGRADATION très importante de la situation de lʼemploi dans la région, baisse du pouvoir d'achat, contrôle strict des fonds publics versés aux entreprises par les élus et les salariés, propositions alternatives, les élus et parlementaires du PCF du Nord/Pas-deCalais devant l'ampleur des problèmes économiques et sociaux interviennent auprès des pouvoirs publics. Ce qu'ils ont fait mardi dernier en préfecture de région. Lʼutilisation de lʼargent public apporté par lʼEtat «pour soutenir lʼemploi», en prenant l'exemple des 6 milliards versés pour lʼindustrie automobile. doit se faire dans la transparence. Depuis un an, 23 762 emplois ont été supprimés dans notre région et 972 emplois sont directement menacés dans le cadre de redressements judiciaires dʼentreprises. 2 000 postes ont été supprimés dans la Fonction Publique dont une majorité dans lʼEducation Nationale. La situation

actuelle est le reflet général de lʼéconomie, les fermetures dʼentreprises concernent tous les secteurs dʼactivités et toutes les zones géographiques. Le modèle proposé ne remet rien en cause et les quelques avancées sont à mettre sur le compte des mobilisations engagées et des négociations qui ont suivi. Mais tout cela est insuffisant, trop insuffisant encore pour rester lʼarme au pied. Les bénéfices des banques succèdent - invariablement - aux propos de communication du chef de lʼÉtat qui prend une imposture de sauveur tout en gardant une logique intrinsèque : maintenir le cap du libéralisme avec lʼinjonction de travailler le plus possible. Pour cela, priorité doit être donnée au pouvoir dʼachat avec lʼaugmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux. Mais il faut également sʼattaquer résolument à la casse de lʼemploi qui sacrifie les salariés au nom des profits. Les inquiétudes des élus et parlementaires communistes

CASSE DE L’EMPLOI :

✔ ARC INTERNATIONAL – Verrerie – Plan social : 560 emplois supprimés à lʼhorizon 2010 venant sʼajouter au plan social de 2004 qui prévoyait 2 659 suppressions dʼemplois (actuellement 6 000 salariés sont au chômage technique pour une période qui pourrait être reconductible). ✔ FAURECIA Auchel – équipementier automobile – Plan social : 179 emplois supprimés. ✔ WAGON AUTOMOBILE Douai – équipementier automobile – Plan social : 90 emplois supprimés ✔ LA REDOUTE Roubaix VPC – Plan social : 672 emplois supprimés ✔ ARCELOR MITTAL Isbergues – Métallurgie – Plan social : 200 suppressions dʼemplois ✔ 3 SUISSES Croix – VPC – Plan social : 674 emplois supprimés ✔ La Compagnie Maritime Transmanche SEA FRANCE Calais – Plan social : 650 emplois supprimés ✔ BRAMPTON-SCHAEFFLER Calais – Equipementier automobile – Plan social : 115 suppressions dʼemplois ✔ VISTEON Gondecourt – équipementier automobile – Plan social : 150 suppressions dʼemplois ✔ CONFORAMA – Grande Distribution Seclin — Plan social : 42 emplois supprimés ✔ FILARTOIS Douvrin – Textile Plan social : 254 emplois supprimés ✔ I.B.T. Hénin-Beaumont – fabricant de fours boulangerie Plan social : 65 emplois supprimés ✔ FRANÇAISE DE MÉCANIQUE Douvrin — Plan social : 180 suppressions de postes ✔ SODEMECA Noyelles les Seclin – Groupe Michelin — Plan social : 276 suppressions dʼemplois ✔ 2 000 emplois supprimés dans la Fonction Publique dʼEtat pour lʼannée 2009. ✔ BOUSSOIS (ex Gaverbel) Sambre-Avesnois – Verrerie –

Plan social : 60 emplois supprimés ✔ SEVELNORD Hordain – Equipementier automobile – Plan social : 350 emplois supprimés ✔ PPG Marly – Saultain – Groupe Américain spécialisé dans la chimie – Plan social : 240 emplois supprimés ✔ Lʼemploi intérimaire a perdu en moins dʼun an 14 000 emplois dont 5 000 au sein de lʼindustrie automobile. ✔ Cascades Blendecques – Papetier – Plan social : 102 emplois supprimés ✔ CAMIF Ronchin – VPC – Plan social : 52 emplois supprimés ✔ SAVERGLASS Saint-Omer – Verrerie – 302 salariés en chômage partiel ✔ BOSAL Béthune – équipementier automobile – 435 emplois menacés dans le cadre du redressement judiciaire de lʼentreprise ✔ARBEL FAUVET RAIL Douai – Ferroviaire – 235 emplois menacés dans le cadre dʼun redressement judiciaire

rejoignent celles des salariés (privé et public) ; les mécontentements apparaissent de plus en plus au grand jour. "Cette crise, rétorquent-ils, nous la combattons avec notre mission dʼélus du peuple. Lʼemploi, la formation, les salaires, la reconnaissance des qualifications, les conditions de travail, les services publics restent les préoccupations convergentes des salariés. Nous sommes à leurs côtés. Comment relancer la consommation sans réelle augmentation du pouvoir d'achat ?” On connaît l'origine de la crise, elle est dans la matrice des richesses produites par le travail ; richesses qui sont allées prioritairement à la spéculation au lieu d'aller aux salaires, à la recherche, à l'éducation, à la production durable. Il n'y a pas de véritables mesures, ni sur le Smic, ni sur les salaires, ni sur le maintien de l'emploi dans la fonction publique. Pierre Pirierros

RELANCER L’ÉCONOMIE DANS NOTRE RÉGION

DIX PROPOSITIONS

1- Interdire tout licenciement sans motif économique réel et les licenciements boursiers en interpellant les pouvoirs publics pour lʼobtention de moratoires suspensifs aux plans sociaux. Réunion de tables rondes sur des projets alternatifs, action pour la revitalisation des activités et lʼobtention de véritables moyens de reclassements efficaces avec le recours à des études et des expertises à la disposition des comités dʼentreprises. Stopper lʼhémorragie sans précédent que subit lʼemploi public que ce soit dans lʼEducation Nationale, la santé, etc… Il est insupportable que lʼEtat soit aujourdʼhui le plus important exterminateur dʼemplois sur le territoire (notamment par le non-remplacement dʼun départ en retraite sur deux.)

2- Création dʼun pôle public financier régional par la fusion des outils financiers existants en région (Batixia, Batinorest, Finorpa…) en y associant la Caisse des Dépôts et Consignations, ainsi que les banques mutualistes..

3- Renégocier avec lʼEtat le Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013, afin dʼobtenir un volet

spécifique santé dans la perspective de rendre lʼoffre médicale du territoire régional accessible à tous. Notamment en sʼopposant fermement au projet gouvernemental «plan hôpital» dont les seuls objectifs sont : rentabilité et profit sur le dos des malades. 4- Reconsidérer lʼaide publique apportée aux entreprises.

5- Création dʼun fonds régional pour la promotion de lʼemploi LʼEtat a décidé de consacrer des moyens financiers pour le soutien de lʼactivité des PME-TPE. Dans ce cadre la Région doit revendiquer la décentralisation dʼune partie de ces moyens pour le développement économique et la réindustrialisation de nos territoires.

6- Création dʼune Agence Régionale de Notation Sociale, Economique et Environnementale afin dʼavoir une lisibilité sur les choix stratégiques des actionnaires des entreprises mais aussi pour valoriser les bonnes pratiques de nos entreprises régionales et lutter efficacement contre lʼéconomie financiarisée.

7- Maintenir et moderniser les Services Publics en ouvrant un véritable débat et une véritable concertation avec tous les acteurs (personnels, collectivités, élus, syndicats, usagers etc..) pour assurer lʼavenir du Service Public dans lʼintérêt de la population et de lʼaménagement du territoire (pour lʼégalité des citoyens).

8- Création dʼun Pass reconversion régional (qui garantit le salaire et la formation) pour les salariés et les demandeurs dʼemploi fragilisés dans leur parcours professionnel, en mutualisant les moyens financiers des entreprises, de lʼEtat et de la Région.

9- Mise en œuvre dʼun Pôle Public régional de Formation en lien avec lʼAFPA et les organismes de formation pour contribuer à élever le niveau de compétence des salariés et des demandeurs dʼemploi et éviter la «marchandisation» du secteur éducatif. 10- Se mobiliser, résister, proposer pour une autre politique nationale et européenne.

Jacky Hénin, Alain Bocquet, Jean-Claude Danglot, Hervé Poly, Bertrand Péricaud, Éric Corbeaux, Alain Bruneel, Cathy Apourceau, Charles Beauchamp, Lucien Andriès, Maurice Distinguin, Bernard Debreu, Pierre Demessine, composaient la délégation des élus, responsables et parlementaires communistes qui s'est rendue en préfecture de région. (Photo Liberté 62) -4-

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Politique ÉLECTIONS MUNICIPALES (28 JUIN, 5 JUILLET)

"UN NOUVEL ÉLAN POUR HÉNIN-BEAUMONT"

Le vote pour la liste de rassemblement de Pierre Ferrari, une garantie pour l'avenir

A principale caractéristique de la liste “Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont” est incontestablement le large rassemblement dʼhommes et de femmes. Ce rassemblement, à lʼheure où paraissent les sondages, est marqué par un rapprochement sensible avec les citoyens. Nous avons rencontré, à quelques jours du premier tour des élections municipales (ce 28 juin), Pierre Ferrari, tête de la liste, MJS, et David Noël, PCF. Le sentiment général qui se dégage, tout au long de lʼentretien, est la dynamique créée pour le renouveau et le changement de politique et la façon de faire de la politique. “Nous sommes confiants, dit dʼemblée, Pierre Ferrari, la liste “Un nouvel élan pour HéninBeaumont” existe effectivement pour répondre clairement aux aspirations des Héninois et des Beaumontois à vivre, enfin, dans la sérénité. Quoi de plus normal... Mais, le fait que nous soyons unis, avec une équipe solide, loin dʼêtre lʼaffaire dʼun seul homme, est bien perçu chez nos concitoyens. Hénin-Beaumont doit absolument retrouver le calme avec une autre image de marque. Le système Dalongeville, cʼest fini. Certains veulent faire du malheur dʼune situation nauséabonde un laboratoire pour consolider la place de numéro un du parti frontiste et cela est insupportable. Marine Le Pen veut incarner sa place de chef de parti et a besoin dʼune assise municipale avec la pression médiatique que lʼon connaît.”

déposées. Sur le marché du mardi matin, les membres de la liste “Un nouvel élan pour HéninBeaumont” répondent inlassablement aux interrogations de la population et Pierre Ferrari dʼobserver que “la confiance dans la volonté de changement est un thème porteur et nécessaire. Effectivement, beaucoup de personnes se posent des questions et sont écoeurés sur la gestion de Dalongeville ; elles sont en attente dʼautre chose. Cʼest autre chose que nous construisons et que

David Noël analyse avec sérieux la situation dʼHénin-Beaumont : “Nous avons obtenu le soutien du PS et de ses instances à notre liste ; ça n'a pas été de tout repos. Cʼest une étape importante car sur le plan local, il y a toujours des individualités, certains barons locaux, qui veulent perpétuer le pêché originel. Ils ne veulent pas de la nouvelle génération. Pierre Ferrari et moi-même, sommes des gens de terrain et les centaines de personnes rencontrées, dans tous les quartiers et de tous milieux nous apportent, au quotidien, leur confiance. Cʼest un appel dʼair frais, un signe dʼoptimisme. Nous connaissons parfaitement tous les aléas de la vie politique de notre commune (26 000 habitants avec une forte majorité de jeunes). Agir pour une vie meilleure, sʼopposer aux choix dangereux de lʼextrême droite, chasser les démons du passé, il nʼy a aucune ambiguïté à avoir. Lʼélection municipale est un moment clé de la vie politique et cʼest lʼoccasion de défendre des revendications fondamentales en partant dʼune idée formatrice "tout le monde nʼest pas à mettre dans le même sac.” La campagne électorale a été de courte durée et neuf listes ont été

nous avons à construire pour tourner définitivement la page dʼune époque délétère. La population a besoin dʼêtre rassurée, le “tous pourris” est quelque chose dʼagressif. Hénin-Beaumont ne doit pas être, ne doit plus être, une ville stigmatisée aux quatre coins de lʼhexagone. Le coup de balai ne signifie rien si les habitants de notre ville ne sont pas derrière nous. Les sondages sont un signe évident de lʼinstantané de cette élection si particulière.”

Sur le terrain

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plus grande transparence de la vie publique. Nous nous sommes battus avec Pierre Ferrari et bien dʼautres contre tout un système et nous avons été exclus de nos postes dʼélus, lʼalternative existe aujourdʼhui. Nous apportons la sérénité - avec la force de notre rassemblement - à tous nos concitoyens en étant en quelque sorte, les “réveilleurs de conscience”. La probité veut dire beaucoup de choses, ce nʼest pas une réplique pour une quelconque tribune éphémère.”

Atouts majeurs

Leurs compétences de militants politiques sont des atouts majeurs pour aller au devant des électeurs et affirmer les valeurs de gauche. Ce sont aussi des valeurs dʼhumanité, de justice sociale, à lʼopposé de tout système clientéliste qui a fait son temps. On lʼa compris, le combat mené par les hommes et les femmes de la liste “Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont” sʼinscrit dans une dynamique avec un espace politique redéfini à desseins.

Succès de la réunion publique de soutien à Pierre Ferrari et à sa liste, mardi dernier ; Jean-Claude Danglot et Jacky Hénin y ont notamment pris la parole. Photos Liberté 62

Valeurs, compétences

Au local, rue Victor Mathé, c'est une véritable ruche autour des candidats d'"Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont" ; en rassemblant le matériel électoral, AnneSophie Taszarek, directrice de campagne, sʼarrête un instant pour répondre au téléphone ; cette dernière passe le combiné à David Noël pour un énième rendez-vous de quartier, “Cʼest un pari audacieux, dit-il, notre campagne a comme objectif précis de sʼadresser au monde du travail, aux populations des quartiers, à ceux et celles qui souffrent de la politique désastreuse actuelle, pour une

Pierre Ferrari est sur la même ligne,“nous avons beaucoup à faire, nous le savons, mais il faut absolument changer lʼimage de la politique et changer aussi la façon de faire de la politique. Nous sommes responsables. Ces responsabilités, ce sont celles de la nouvelle génération. La pédagogie est un acte difficile, cela fait partie dʼun renouveau total pour de nouvelles pratiques politiques. La vie de tous les jours en a besoin et nous en avons tous besoin !” -5-

Transparence, vérité, espoir, ne sont pas que des mots, bien évidemment. Ainsi, MJS, PCF, Modem, MRC, représentants de la société civile, syndicalistes (Samsonite, Faurecia, Éducation nationale), écologistes, divers gauche, sont unis autour dʼune notion de défense dʼun territoire et de ses habitants. Ce territoire a une entité, composée de deux villes avec des quartiers distincts, Hénin et de Beaumont. Souvent, lʼopposition entre les deux parties a fait le lit de propos hai-

neux, attisés par le FN, sur “une ville riche Beaumont et une ville pauvre Hénin. LʼUMP dans cette configuration nʼa pas joué son rôle, les derniers résultats des municipales de 2008 lʼattestent. Le rôle de chevaliers blancs que veulent jouer les représentants du Front national ne repose que sur des ficelles qui ont fait leur temps à Dreux, à Vitrolles ou à Orange. Lʼabstention est une autre réalité dans toute élection partielle quʼil faut combattre”. Neuf listes sont en lice ; la droite traditionnelle est divisée, lʼUMP Nesredine, Ramdani, dʼun côté, Laurent Bocquet, de lʼautre. Diverses figures refont leur apparition sur la scène électorale comme lʼancien édile Pierre Darchicourt ; lʼAlliance républicaine est conduite par Daniel Duquenne. Les Verts et le NPA ont aussi leur liste. Au cours de cette campagne électorale, lʼexercice de proximité a été pratiqué avec constance par tous les colistiers dʼ“Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont” dans un souci dʼefficacité et de dialogue avec toute la population. Aller le plus loin possible dans les engagements pris est inséparable de la sérénité totale et cela est possible. Cʼest une force indéniable apportée par les 35 candidats de cette liste dʼespoir pour toute une ville qui en a tant besoin et cet espoir sʼest désagrégé au fil dʼun temps récent. En ce qui concerne cette élection municipale, cʼest lʼapproche dʼune autre donnée politique qui est mise en avant par des élus de terrain et dʼexpériences, tels que Pierre Ferrari, Christiane Coget, David Noël, Emmanuelle Boutillier, JeanPierre Policante, etc… Des hommes et des femmes qui ont devant eux de lourdes responsabilités ; le rassemblement voulu pour Hénin-Beaumont existe, au-delà des logiques dʼappareil. Cela nʼa pas été facile. Rien nʼest automatique. Aujourdʼhui, les Héninois et les Beaumontois ont la parole. “Notre singularité, ici, dit encore David Noël, cʼest de disposer dʼune équipe soudée, et à chaque initiative, dans les quartiers, nous nous retrouvons, unis et nous nous adressons directement aux habitants.” Les engagements pris concernent la fiscalité directe et les baisses des indemnités d'élus, plus que des symboles. Rassembler tout le monde, cʼest cela une véritable pratique politique. "On n'est pas là pour se compter, laissons cela à d'autres. HéninBeaumont est une ville d'avenir, changer les choses en profondeur est la priorité des priorités avec des politiques foncières et urbanistiques cohérentes. Nous offrons à la population un véritable projet de ville. Les possibilités de rayonnement de notre ville sont réelles" résume Pierre Ferrari. La garantie pour l'avenir n'est pas une hypothèse, elle existe ! Verdict des urnes, ce dimanche 28 juin. Second tour, le 5 juillet. Pierre Pirierros


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Département

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Le programme de la prochaine édition départementale de la Journée des Oubliés des Vacances a été présenté à la presse mardi dernier dans le cadre du parc d'Olhain.

LE SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS DU PAS-DE-CALAIS PRÉPARE LE TRENTIÈME ANNIVERSAIRE DE LA JOURNÉE DES OUBLIÉS DES VACANCES

La Journée des Oubliés des Vacances organisée par le Secours Populaire Français du Pas-de-Calais sera fêtée en grand cette année. Le mercredi 26 août prochain, près de 3 000 personnes sont attendues au parc d'Olhain pour participer à une journée de plein air mêlant spectacles, activités sportives et de loisirs. Pour que «les droits de l'enfant grandissent les hommes», cet anniversaire est associé à celui de la signature de la Convention Internationale des Droits de lʼEnfant qui souffle, en 2009, ses vingt ans.

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E programme de la prochaine édition départementale de la Journée des Oubliés des Vacances (JOV) a été présenté à la presse mardi dernier dans le cadre du parc d'Olhain où elle sera organisée avec le soutien du Conseil Général du Pas-de-Calais, sur 110 hectares, le 26 août prochain. Un programme impressionnant

Un programme et un objectif - faire participer pas moins de 3000 personnes à cette journée de vacances - impressionnants. La liste des activités sportives et de loisirs proposées parle d'elle même : piscine, parcours VTT, speed ball, tir à l'arc, parcours d'orientation, boxe, athlétisme, mini-moto, multisport, mini-golf, poney, acrobranche, tennis... Encadrées par des moniteurs de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, elles feront la joie des enfants et des parents... courageux.

Parce que «les droits de l'enfant grandissent les hommes», tout au long de l’année et dans tout le département, le Secours Populaire Français du Pas-de-Calais célèbre le vingtième anniversaire de la signature de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. La JOV 2009 s'inscrit dans cette démarche. Le SPF organisera les Etats Généraux Populaires de la Solidarité pour les Droits de l’Enfant à l’occasion de son congrès départemental qui se déroulera à Drocourt le 24 octobre prochain.

Spectacles de qualité et tournoi de chevalerie

Pour souffler un peu, spectacles et animations scanderont cet événement depuis la séance de -6-

maquillage pour les enfants au concert de variété de Dorys Verdy en passant par un bal musette. Une animation déambulatoire de sculpture de ballons, de jonglage, de bulles de savon et de tours de magie sera assuré par la compagnie Elixir Spectacles. Autres moments forts de la future JOV : deux spectacles de la Compagnie Art Questro qui feront se plonger familles et enfants dans l'atmosphère, en vrai, des joutes chevaleresques du Moyen-Age. Des enfants pris au hasard parmi le public seront initiés à l'art de la chevalerie. Tous pouront assister, en toute sécurité, à la reconstitution d'un véritable tournoi avec chevaux au galop et chevaliers en armure. Les droits de l'enfant mis à l'honneur

Associée au vingt ans de la signature de la Convention Internationale des Droits de lʼEnfant, la trentième édition de la JOV organisée par le SPF du Pasde-Calais, mettra les droits de l'enfant au premier plan de sa démarche éducative dans le cadre d'ateliers «Copain du Monde», «pour que les enfants deviennent acteurs de la solidarité». Cette démarche s'inscrit dans la

préparation des Etats Généraux Populaires de la Solidarité pour les Droits de lʼEnfant qui auront lieu en octobre prochain. Cette journée, qui se déroulera de 10 à 18 heures, sera précédée par la distribution d'un panier piquenique et d'un goûter. Le transport sur les lieux sera effectué par bus depuis de nombreuses villes du département. Les inscriptions pour l'édition 2009 de la JOV s'effectuent auprès des Permanences d'Accueil et de Solidarité du SPF du Pas-deCalais. J.S.

Pour toute information complémentaire, consulter le site du SPF du Pas-de-Calais ou téléphoner au siège de la Fédération du SPF du Pas-de-Calais. Secours Populaire Français Fédération du Pas-de-Calais 38 Rue Baudimont BP 60557 62008 Arras Cedex Tél : 03 21 71 43 19 Fax : 03 21 51 58 23 email : contact@spf62.org http://www.spf62.org/

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Social

VICTOIRE DE LA GRÈVE DES SALARIÉS DE RETTIG-FINIMÉTAL

Après quatre jours de mobilisation contre la remise en cause de leurs accords sur les 35 heures par la direction de leur entreprise, les salariés de Rettig-Finimétal de BiachesSaint-Vaast ont obtenu satisfaction sur leurs revendications.

l'appel de la CGT, le mouvement de grève et de mobilisation des salariés de l'entreprise Finimétal de Biaches-Saint-Vaast contre la remise en cause de leur accord sur les 35 heures par leur direction s'est engagé lundi 15 juin à 14h00. Il a mobilisé plus de 90 % des 200 employés et ouvriers de cette entreprise du groupe finlandais Rettig spécialisée dans la fabrication de chauffages et de sècheserviettes. Jeudi 18 juin dans l'après midi, il s'est achevée sur une victoire totale des salariés avec un accord de fin de conflit donnant entière satisfaction aux revendications portées par les personnels en grève. Une victoire totale

Pratiquement, la dénonciation de l'accord local sur les 35 heures par la direction de Rettig-Finimétal se ramenait à «reprendre» 31 jours de travail aux salariés. Dans le détail, à faire passer la journée de travail de huit à sept heures et vingt minutes en supprimant la rémunération des vingt minutes de pause déjeuner. A la clef, selon la CGT de Rettig-Finimétal, la suppression programmée d'une tren-

taine d'emplois. «Au terme de ce mouvement, les grandes lignes de nos acquis sociaux sont conservés explique Christian Orlowiez, délégué syndical CGT chez Finimétal : «Nous continuerons à faire des journées de huit heures de travail, nous conservons nos RTT, nous repartons sur la base de 200 jours de travail dans l'année, nous gardons notre pause payée, nous conservons nos trois jours de repos compensateur et notre lundi de ducasse [férié ndlr].» Un mouvement est allé crescendo

Au cours de ces quatre jours de mobilisation, le mouvement est allé crescendo avec arrêt des unités de production, arrêt de l'activité des dépots, piquet de grève et action de masse. Sur les lieux, militants de l'Union Départementale CGT, de l'Union Locale CGT ainsi que de l'USTMCGT sont venus manifester leur solidarité auprès des grèvistes. Mercredi, une manifestation était organisée devant les bureaux de la direction pour réclamer une réunion et l'ouverture de négociations. A ce moment, pour la direction, une réunion n'était envisageable que pour le 3 juillet. «Le lendemain, nous avons remis la

pression explique Christian Orlowiez. La direction a fini par accepter de nous recevoir et après plusieurs rencontres organisées

au cours de la journée nous avons abouti, jeudi soir, à un protocole de fin de conflit.» Satisfaits par la réussite de leur

mouvement, les salariés et la CGT de Rettig-Finimétal restent vigilants. Jérôme Skalski

BAISSE DU PRIX DU LAIT

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en croire son bruit médiatique actuel, la mobilisation des producteurs contre la baisse du prix du lait semble être retombée. En fait, la colère des producteurs de lait reste entière. Engagée dans un processus d'interpellation de l'opinion publique et de structuration sur le long terme du mouvement, la Confédération Paysanne organise un peu partout en France réunions et conférences de presse. Pour le Nord et le Pas-de-Calais, Antoine Jean, porte parole régional de la Confédération Paysanne répond aux questions de Liberté 62.

— Liberté 62 : «Récemment de nombreux producteurs de lait se sont mobilisés pour dénoncer publiquement la baisse du prix du lait. Quelle est l'origine de cette situation ?» Liberté 62 n°867 - Le 26 Juin 2009

«Les producteurs européens de lait sont mis en concurrence les uns contre les autres et toujours sur le principe du moins disant»

• Antoine Jean : «La question du prix du lait n'est pas un problème franco-français. La baisse du prix du lait d'aujourd'hui est d'abord due à la politique engagée par la Commission Européenne avec l'aval des ministres français de l'agriculture. Depuis quelques années, une libéralisation de la production agricole en général, mais surtout de la production du lait avec en ligne de mire l'arrêt des quotas laitiers pour coller à un marché mondial tantôt à la hausse tantôt à la baisse, tire l'ensemble des produits agricoles et en particulier des produits laitiers vers le bas. Nous, notre message, c'est qu'il faut maîtriser la production, adapter l'offre à la demande sur le long terme c'est-à-dire à la réalité de la consommation européenne et arrêter de baser une politique complète sur le marché.» — Liberté 62 : «En quoi la politique de l'Union Européenne est-elle en cause ?»

• Antoine Jean : «La Commission Européenne a engagé l'arrêt des quotas pour 2015 avec une augmentation progressive de la production depuis deux ans. A peine engagée, cette politique produit des dégats considérables. Le prix actuel pour 1000 litres de lait tourne autour des 240 euros. Nous, nous disons qu'il n'est pas possible de vivre à ce niveau de

prix. Pour l'Institut de l'Elevage aujourd'hui, 1000 litres de lait coûtent entre 320 et 350 euros à produire. L'accord signé par la branche laitière de la FNSEA établit le prix du lait à 280 euros les 1000 litres. C'est scandaleux ! C'est comme si un syndicat de salariés signait un SMIC négatif.»

— Liberté 62 : «Comment interprétez-vous l'attitude de la FNSEA qui, d'une part, signe un tel accord et qui, d'un autre côté, se retrouve dans les mobilisations ?»

• Antoine Jean : «La FNSEA a signé cet accord au niveau de l'interprofession, interprofession sur laquelle ils continuent de garder la main sans partage. Pour eux, il s'agissait de se maintenir en place et de donner un coup de main à Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et candidat à la veille des élections européennes. Ce n'est pas nouveau de la part de la FNSEA : engager des gens sur le terrain et signer des avis contraires. Apparemment, leur base syndicale a très mal pris cette attitude et bon nombre de producteurs sont venus sur des barrages à l'appel de la Confédération Paysanne ou de la Coordination Rurale pour dénoncer cet accord qui nous mène droit dans le mur.» -7-

— Liberté 62 : «Quel est l'état de la mobilisation actuellement ?»

• Antoine Jean : «La mobilisation dans le Nord et le Pas-de-Calais, actuellement, est assez faible. En déplaçant le problème sur la grande distribution, la FNSEA a réussi à désorienter les producteurs de lait du fait qu'elle avait signé un mauvais accord. Mais, de ce point de vue, il n'y avait rien de nouveau. Pour ce qui nous concerne, cela fait 20 ans que nous dénonçons les marges scandaleuses faites par la grande distribution sur le dos des producteurs et des salariés. Sur le terrain, nous sommes engagés dans un processus d'information. Des conférences de presse ont été organisées un peu partout dans la région. Dans d'autres départements, dans la Loire par exemple ou dans l'ouest, régions plus spécialisées dans la production laitière que le Nord, le terrain reste occupé. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, c'est plus difficile. L'Association des Producteurs de Lait Indépendants organise actuellement des réunions un peu partout en France pour proposer une grève du lait début juillet afin de destabiliser la collecte et obliger les collecteurs de lait à négocier. Pour ce qui nous concerne, nous n'y croyons pas trop du fait de la situation des producteurs de lait

déjà confrontés à d'énormes problèmes de trésorerie. Mais, si une grève du lait s'engage effectivement, pour nous, il faudra bloquer les grosses unités laitières. Derrière toute la politique actuelle du lait en effet, il y a un processus de restructuration important et de concentration en faveur des grandes unités de production avec de gros troupeaux qui se créent et derrière chaque crise comme celle que nous vivons en ce moment, ce sont des produteurs qui disparaissent. Pour nous, il faut insister sur ce point : le problème doit se régler au niveau européen. Il ne peut pas se régler uniquement au niveau français. Récemment, nous avons eu écho d'une grosse coopérative laitière qui faisait venir du lait d'Allemagne parce qu'il était encore moins cher. Tous les producteurs européens de lait sont mis en concurrence les uns contre les autres et toujours sur le principe du moins disant. Cette semaine, au niveau de la Confédération Paysanne, une commission «lait» se réunit au niveau national. Une autre réunion se déroule à Paris avec la Via Campesina européenne pour discuter des actions à mettre en oeuvre et faire des propositions au niveau de la Commission européenne pour la faire changer de politique.» Propos recueillis par Jérôme Skalski


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Département

LES SALARIÉS DE FINIMÉTAL MOBILISÉS Depuis lundi, 90 % des salariés de Finimétal à Biaches-Saint-Vaast sont en grève pour sauvegarder les acquis de leur accord 35 heures. Jeudi matin, ils restaient toujours plus déterminés dans leur revendication.

CONTRE LA DÉNONCIATION DE LEUR ACCORD 35 HEURES

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EUX mouvements sociaux massifs en moins de quatre mois chez Finimétal, entreprise du groupe finlandais Rettig installée à Biache-Saint-Vaast et spécialisée dans la production de sècheserviettes et de chauffages. En février, ils étaient 90% des 200 salariés de l'usine à se mobiliser contre le gel des augmentations de salaire «proposé» par la direction dans le cadre des négociations salariales annuelles (voir Liberté 62 n°849). Depuis lundi, ils sont la

visé, c'est une trentaine de postes dans l'entreprise.» «Mercredi matin, nous avons organisé une action de masse devant les bureaux de la direction continue-t-il. Dépôt et production sont à l'arrêt. Pour le moment, la direction refuse de nous recevoir et affirme qu'elle ne négociera que si nous cessons notre mouvement, exactement ce qu'elle nous disait en février.» Changement d'ambiance chez Finimétal Pourquoi un tel changement d'ambiance chez Finimétal, entreprise qui jusque récemment

même proportion et le même nombre d'employés et d'ouvriers à faire grève à l'appel de la CGT contre la dénonciation par la direction de l'accord local sur les 35 heures. «Pratiquement ce sont 31 jours sur 200 dans l'année que la direction veut nous reprendre» «Pratiquement, explique Christian Orlowiez délégué syndical CGT chez Rettig, ce sont 31 jours sur 200 dans l'année que la direction veut nous reprendre et, à terme, ce qui est

n'avait pas connu de tel mouvement de masse de ses salariés ? Pas de problème du côté des commandes, pas de problème du côté de la «santé» du groupe Rettig, multinationale familiale florissante. Ici, pas de «crise» mais, confient ouvriers et employés de Finimétal sur le piquet de grève, l'arrivée récente d'un «nettoyeur» à la DRH. Bref, des appétits de profits du côté de la direction du groupe qu'une mobilisation déterminée entend faire plier. Jérôme Skalski

Marche campagnarde, visite d'un élevage de cochons, stands associatifs, interventions politiques, repas en plein air, débat, concerts... Le programme de la première fête du journal La Terre organisée par la cellule Marc Lanvin de la section d'Arras se voulait placé sous le signe de la convivialité et d'un militantisme ouvert sur les questions environnementales dans leur articulation aux questions sociales. Pari tenu. Une première qui est appelée à renouveler son succès.

LES CH'TIS FÊTENT LA TERRE

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LS étaient près de 150 à participer, ce samedi 13 juin, à la journée festive du journal La Terre organisée dans la campagne arrageoise par la cellule Marc Lanvin de la section d'Arras. Près de 150 personnes sous le soleil, soit une cinquantaine en plus de celles attendues. Ce succès explique sans doutes certaines difficultés rencontrées au cours de l'événement, difficultés heureusement surmontées grâce au dévouement des militants communistes de la section arrageoise engagés sur le pont et, il faut aussi le souligner, de ceux venus en nombre du Nord, pour le coup de main.

La Terre et à L'Humanité, par Daniel Dewalle, maire PCF de Houdain ainsi que par Xavier Compain, ex-président du Modef et responsable national sur les questions de lʼagriculture et de la pêche au PCF.

Une fête en musique...

En soirée, c'est en musique et avec un concert de Jef Kino que s'est achevée la première fête de La Terre, événement qui a été, en outre, l'occasion de clôturer la

campagne électorale européenne et de saluer la réélection de Jacky Hénin, tête de liste communiste du Front de Gauche au Parlement de l'UE pour la région Nord-Ouest.

J.S.

SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS UNE CENTAINE D’ENFANTS BIÉLORUSSES ACCUEILLIS DANS LES FAMILLES DU PAS-DE-CALAIS Le soleil était au rendez-vous

Le soleil était au rendez-vous. Avec, entre autres, deux biaux cochons grillés pour de bielles assiettes, la joie des papilles aussi. Mais l'aspect convivial de la première fête Ch'ti du journal La Terre tenait aussi à ses ambitions politiques. Outre la présence militante de Colère du Présent et de l'AFPS, pendant près de deux heures et demi, ce sont près de 60 personnes qui ont participé au débat organisé autour du livre Planète Alimentaire, l'agriculture française face au chaos mondial de Gérard le Puill. Ce débat était animé par son auteur, rédacteur à

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ETTE année encore plus d'une centaine d'enfants originaires de la région de Moguilev en Biélorussie seront accueillis dans des familles du Pas-de-Calais pendant les grandes vacances dʼété. Cette initiative organisée par le Secours Populaire Français pour ces enfants victimes des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl est l'occasion dʼun séjour prophylactique. Mardi, des familles d'accueils ont été reçues au siège de la fédération du SPF du Pas-de-Calais pour une réunion d'information. -8-

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Calais

PROJET CALAIS PORT 2015… connaissait pas quand lʼÉtat était aux commandes. Dans la contribution au débat que je remettrai début août à la Commission du Débat public, je ferai part de nos remarques, quelque part «visionnaires», émises depuis la décentralisation forcée à laquelle vous nous avez engagés, même si ce débat est clos désormais. Cela restera écrit dans les comptes rendus de nos réunions : nos avertissements et le paiement de lʼimpôt par le contribuable de la Région ! 1. Nous sommes pour la démocratie participative mais pas celle «bidon». avec les crédits dont disposent la Commission, il y a certainement moyen de sʼadresser à tous les salariés portuaire et au minimum aux habitants de lʼAgglomération. Lʼenjeu mérite ce minimum… 2. Quand nous constatons lʼefficacité des patrons de la C.C.I. de Calais pour juguler, ici, la crise dentellière provoquée par ses propres membres (et sans revenir sur les démêlés financièrs quʼelle a connu il y a quelques années), permettez moi de douter (autant que la DF.N.C.G. sur les comptes du C.R.U.F.C.) sur certaines véracités comptables. Dʼoù notre demande dʼun audit financier pour la C.C.I. de Calais et celle de Boulogne. Cʼest, à notre avis, la moindre des choses, et surtout que cet audit nous soit communiqué…

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À

lʼoccasion de la réunion du Conseil régional, hier à Lille, nous publions lʼintervention de Claude Vanzavelberg au nom du groupe communiste et républicain : «Je voulais tout dʼabord vous remercier pour la qualité de votre intervention lors de la récente

inauguration de la Cité internationale de la Dentelle et de la Mode à Calais. Cʼest le troisième grand équipement local de ce mandat régional après le Channel, scène nationale, le stade de lʼÉpopée et donc avant la mise en marche espérée de calais Port 2015. Ça, cʼest pour le côté positif et vous voyez bien quʼon en est capables !

Côté négatif, et notamment sur la gestion portuaire, il y a toutes les non-réponses à nos interrogations. Quʼelles soient formulées ici, en Plénière, ou en Commission permanente, nous le regrettons dʼautant que le niveau financier des investissements sur nos ports est plus que conséquent et nous est demandé (par les C.C.I.) avec un empressement quʼon ne leur

3. Toujours au regard des enjeux (ce sera 500 millions dʼeuros !), il est navrant de constater lʼ«efficacité» des C.C.I. à se constituer en société portuaire, délibération pourtant prise, ici même, il y a un an… les lamentables interventions hier sur le sujet de la Maire de calais et des Présidents des C.C.I. se passent de commentaires, outre les «effets de manche» qui ne trompent personne ! 4. Enfin, et pour aller vite, quand les salariés portuaires calaisiens manifestent au port de Boulogne, ou ceux du transmanche, est-ce que cela veut dire quʼil nʼy a pas de problèmes et quʼil est normal que la dernière Conférence annuelle sur laquelle vous (et le Conseil régional) sʼétaient engagés remonte à plus de deux ans alors que 600 emplois du pavillon français sont en jeu…tout cela, est-ce bien normal pour la nouvelle Autorité portuaire ? LD Lines, après bien dʼautres, sʼest installé à Boulogne sans nous demander notre avis. Il y a de la place pour le transmanche là-bas et pourquoi pas SeaFrance ? 5. Jʼen arrête là non sans indiquer que les études économiques fournies en complément du dossier nous semblent écrites comme sʼil nʼy avait pas la crise capitaliste. Faire un copié collé à ce prix me semble très léger.

Jacky Hénin réélu Député au Parlement européen Ça se fête lors dʼune réception campagnarde Vendredi 26 juin à 18 heures 30 Camping la Belle Pêche, route de Guînes à Hames Boucres

☛ Alors que la municipalité de droite a voté une augmentation des impôts locaux dʼau moins 8%, Madame Bouchart donne une aide exceptionnelle de 450 000 euros au club de foot, le C.R.U.C.F. coupable dʼune gestion calamiteuse sous lʼère de son ex Président Puissesseau, également Président de la Chambre de commerce et dʼIndustrie… les contribuables apprécieront le geste ! de même les associations locales à qui on coupe les subventions et aides diverses, voire interdites de salle pour leurs activités !

Un de nos lecteurs nous a transmis copie de ce quʼil a adressé, lundi, au service après vente du magasin B… En ces moments de crise où on liquide des emplois, des sociétés sont incapables de répondre aux légitimes demandes de leurs clients…

DROIT DU CONSOMMATEUR, PARLONS EN !

« Monsieur le Directeur, Jʼai acheté, comptant (628 €), le 10 mars 2006, un lave-linge Brandt en votre magasin de Calais, aujourdʼhui fermé. À lʼoccasion de cet achat comptant, jʼai réglé une extension de garantie de ce matériel (5 ans) donc valable jusquʼen mars 2011… Ayant constaté que les vêtements mis au lave-linge ne ressortaient pas propres et y compris avec des tâches, jʼai appelé votre service après vente en communiquant toutes mes coordonnées et celles du matériel acheté. Cʼétait le mercredi 10 juin 2009. Un réparateur Liberté 62 n°867 - Le 26 Juin 2009

sʼest présenté à mon domicile 48 heures plus tard, le vendredi 12 juin, comme lʼindique le bon en votre possession. Le tambour étant «hors service avec des tâches marrons qui correspondent aux trous du tambour», il a été écrit sur le bon de «réparation» quʼil fallait un retour à vos ateliers et quʼon allait me prêter dans lʼattente de la réparation un lave-linge. On devait me rappeler le soir-même… Sans nouvelles de votre part, jʼappelle le samedi 13 juin vers 14 heures, on me répond quʼon doit mʼappeler pour régler, comme convenu, le problème.

Toujours sans nouvelles de votre part, jʼappelle le samedi 13 juin à 19 heures 20 (plus 20 minutes de conversation où on me balade de service en service). Il est trop tard car cʼest samedi soir et donc on va quand même mʼappeler lundi 15 juin pour régler tout cela… Toujours rien ! Jʼappelle à nouveau le mercredi 17 juin à 13 heures 45. On sʼexcusera de ne pas mʼavoir appelé, mais ça va se faire ! Excédé, jʼappelle une fois encore ce vendredi 19 juin à 15 heures 10. Après dix bonnes minutes dʼattente («vivons la happy technologie», on recherche votre cor-9-

respondant, merci de bien vouloir rester en ligne, etc…). Pour la première fois on me dit : «mais on vous avait prévenu, vous ne serez pas dépanné avant le 26 juin car on ne passe sur Calais que le vendredi !» Je rappelle une fois de plus (15 minutes plus tard) et pour une fois jʼai la même personne au bout du fil qui, bien entendu, dit me comprendre (10 jours sans lave-linge, on fait comment ?) etc... etc… finalement on me promet la venue de quelquʼun ce mardi 23 juin après-midi (15 jours après !). On devrait (jʼutilise le conditionnel) me reprendre mon

lave-linge pour le réparer sans me dire quand on me le ramène en état de fonctionnement… et peut-être quʼon pourra me laisser un lave-linge en prêt (peut-être et dans ce cas avec un chèque de caution !!!) De qui se moque-ton ? Je transmets copie de ce courrier à lʼU.F.C Que choisir dont je suis adhérent, à la presse locale et régionale. Et jʼattends quʼon me répare mon-lave linge pour lequel jʼai payé comptant (assurance comprise). Avant mon départ en congés début juillet et en vous demandant de prévoir une indemnisation et des excuses conséquentes.»


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Monde ISRAËL-PALESTINE M N CJ

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OBAMA ET LE CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN

Benjamin Netanyahu, le premier ministre israëlien était mercredi à Paris pour défendre ses options concernant le règlement du conflit israélo-palestinien. La veille, il était en Italie et avait obtenu l'appui de Berlusconi. IX JOURS après le retentissant discours du Président américain, Barak Obama au Caire, Netanyahu, a, dans un discours, répondu aux demandes américaines en faveur de la paix. La diplomatie israëlienne s'est montrée particulièrement active après le 4 juin, jour où B. Obama a prononcé son discours. Le ministre des affaires étrangères israélien, l'extrémiste de droite Lieberman s'est rendu en Europe, allant même à Moscou pour obtenir des soutiens. Les 22 et 23 juin, Netanyahou se rendait en italie et en France. La rencontre, qui devait avoir lieu jeudi à Paris entre Netanyahu et l'envoyé spécial d'Obama pour le Proche Orient, a été reportée. En effet, le ministre de la défense israélien Ehud Barak doit se rendre à Washington la semaine prochaine, sans doute sur les mêmes sujets. Comme sur les événements d'Iran, B. Obama se montre prudent. Mais cette prudence est toute relative et l'on finit par distinguer plus clairement ses orientations, lesquelles quoi qu'on en dise ne sont pas si différentes de celle de G.W. Bush même si l'idéologie de la tolérance qu'il a développée s'oppose à l'idéologie du «choc des civilisations» de son prédécesseur. Le discours d'Obama et la question israëlo-palestinienne

Lors de son discours à l'Université du Caire le 4 juin, B. Obama a ainsi présenté ses intentions. «Je suis venu chercher un nouveau commencement avec le monde musulman». D'emblée, Obama se situe donc sur le plan religieux, vantant l'Islam et son rapport à la civilisation, citant le Coran, prêchant la tolérance. «L'Islam, dit-il, fait partie de l'Amérique» compte tenu des 7 millions de musulmans qui y vivent. Il va jusqu'à rappeler son histoire personnelle : fils d'un musulman ayant passé son enfance en Indonésie, le plus grand pays musulman. Comme le dit le linguiste de renom international, Chomsky, «Obama a cherché à atteindre l'âme du monde musulman.» A-t-il réussi ? Son nom est devenu une référence alors que le drapeau américain était brûlé sous la présidence de G.W. Bush. Est-il sincère ? ou bien n'est-il qu'un habile diplomate, un maître dans la communication ? L'essentiel est d'examiner ses positions précises, et au delà des phrases d'humilité et de compassion, les questions politiques réelles.

Or, sur la question palestinienne, il est bien difficile de trouver une rupture d'avec la politique de G.W. Bush. Certes il s'était prononcé pour l'existence d'un État palestinien mais G.W. Bush est ainsi l'inven-

déclare : «Les pays arabes doivent reconnaître que l'initiative de paix arabe a constitué un début important mais non la fin de leurs responsabilités». Et pour que tout soit clair : «il faut reconnaître la légitimité d'Israël».

Mercredi 24 juin, Sarkozy reçoit Netanyahu à Paris.

teur de la «feuille de route» et de la rencontre d'Anapolis. De manière générale, il a demandé le gel de la colonisation. Rappelons quand même qu'il a déclaré avant son élection que Jérusalem, une et indivisible, était la capitale d'Israël. «L'Amérique a des liens très forts et historiques avec Israël» a-t-il reconnu. «Menacer Israël de destruction est un obstacle à la paix». À l'égard des Palestiniens, il a montré sa compassion : «Mais il est indéniable que les Palestiniens musulmans et chrétiens ont souffert car cela fait 60 ans qu'ils vivent sans terre et sans patrie». Le 14 décembre 1998, dans un discours prononcé y Gaza, B. Clinton était allé plus loin : «Je connais les souffrances terribles qui ont résulté de la violence et de la séparation des familles... et je comprends votre préoccupation devant la colonisation, la confiscation des terres et la démolition des maisons». Rien de concret de la part d'Obama à part cette recommandation : «Les Palestiniens doivent renoncer à la violence, la résistance par la violence et le meurtre est mauvaise... La violence est une impasse». Il demande au Hamas de mettre fin à la violence : (ne plus tuer d'enfants et de civils innocents). Cela est dit après les bombardements israéliens sur Gaza, il fallait oser. Rien n'est dit sur le mur de séparation... À l'encontre des pays arabes, il

Quant à l'action des États-Unis ? «Nous ne pouvons pas imposer la paix». La réponse israëlienne

Après un temps de réflexion, Israël a régi : «le gouvernement israëlien a exprimé son espoir que l'important discours de B. Obama conduira de facto à une réconciliation entre le monde arabo-musulman et Israël». «Israël veut la paix tout en prenant en considération son intérêt national et sa sécurité». Dix jours plus tard, B. Netanyahu prononçait un discours à l'Université de Bar Ilan, près de Tel Aviv. Il acceptait le principe d'un État palestinien mais... «À chacun son drapeau, son hymne, le territoire alloué aux Palestiniens sera sans armée, sans contrôle de l'espace aérien, sans entrée d'armes sans la possibilité de nouer des alliances avec l'Iran ou le Hezbollah libanais». Il affirmait aussi vouloir le contrôle du Jourdain. Il affirmait ensuite ne pas souhaiter «faire construire de nouvelles colonies ou confisquer les terres au profit d'implantations existantes mais il faut permettre aux habitants des implantations de vivre normalement». Or auparavant, B. Netanyahu avait autorisé 120 colonies nouvelles en plus des 130 illégales, exigé à 60.000 Palestiniens de Jérusalem Est de détruire leur maison confisquée sans peine d'amende. - 14 -

Dans son discours, il a appelé à une reprise immédiate des pourparlers sans conditions préalables et les États arabes à conclure la paix avec Israël. «Je ne veux pas la guerre»... Mais «la condition préalable est que les Palestiniens reconnaissent de façon sincère et publique qu'Israël est le pays du peuple juif». «Le cœur du conflit dit-il a toujours été le refus des Arabes de l'existence d'un État juif». Selon lui, «l'Autorité palestinienne doit éliminer le Hamas. S'agissant des réfugiés, leur problème doit être réglé» hors des frontières de l'État juif». «Leur retour va à l'encontre du maintien d'Israël comme état juif». Or la reconnaissance de l'État d'Israël comme État juif pose non seulement le problème des réfugiés mais aussi celui des Arabes vivait en Israël et qui constituent plus de 20 % de la population. Auparavant Netanyahu avait déclaré : «la vérité c'est que dans l'espace de la patrie juive vit maintenant une large population de Palestiniens». En fait, par cette phrase, Netanyahu revendiquait l'ensemble des territoires occupés. Inversant la réalité historique à savoir que ce sont les juifs qui ont immigré vers la Palestine où habitaient les Palestiniens. La réponse palestinienne

L'Autorité palestinienne avait assez bien accueilli le discours d'Obama, estimant qu'il était «un bon début». Le Hamas, reconnu de fait par Obama dans son discours, estimait de son côté : «C'est un discours qui joue sur le sentiment et il est rempli de civilités. Il vise à embellir l'image de l'Amérique dans le monde». Le premier ministre palestinien. Salem Fayyad a lui aussi prononcé un discours à l'Université Al Qods à Jérusalem Est. Il a proposé la création d'un État palestinien dans les 2 ans fondé sur l'union des Palestiniens, avec des institutions communes. Il compte sur la Communauté internationale pour amener Israël à la paix «Jérusalem Est a-t-il dit sera la capitale éternelle de notre État indépendant». La réponse du Hamas qui contrôle Gaza depuis 2007 ne s'est pas fait attendre. Il refuse la proposition estimant que le premier ministre collabore avec Israël. Mais le discours de Netanyahu a fait l'unanimité contre lui chez les Palestiniens, comme chez les États arabes même les plus modérés (c'est à dire les alliés des ÉtatsUnis). Pour le président égyptien H. Moubarak : «Les paroles de Netanyahu font capoter tout espoir de paix, l'appel à corriger l'initiative arabe. Éliminant le droit au retour

des réfugiés ne conduira pas au compromis avec l'Égypte ni avec aucun autre pays arabe». Pour la Syrie, «le plan est tout sauf la paix». Le palestinien qui a négocié les accords d'Oslo a déclaré : «Président Obama, la balle est dans votre camp, vous devez choisir entre traiter Netanyahu comme un premier ministre qui se place au dessus des lois, qui clot le chemin de la paix et guide la région vers la violence, le chaos et l'extrémisme ou le forcer à accepter la feuille de route». Pour l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) «le discours de Netanyahu c'est zéro et pour Yasser Abed Rabbo, son porte parole, Netanyahu c'est «un escroc, un imposteur, un menteur qui monte des coups contre la réussite de la paix». Les réactions des Occidentaux

L'Union européenne avait applaudi au discours d'Obama. Elle a aussi réagi positivement au discours de Netanyahu qui aurait accepté pour la première fois l'existence d'un état palestinien. L'Union européenne a sans doute mauvaise mémoire car elle semble ignorer que Netanyahu a déjà été premier ministre en 1996 et qu'il n'avait pas alors dénoncé le processus d'Oslo devant conduire à un état palestinien, il l'avait seulement dynamité en dévbeloppant les colonies. Le président tchèque de l'Union européenne a déclaré que le discours de Netanyhu constituait «des pas dans la bonne direction». Plus modeste, le suédois Carl Bildt (la Suède prendra la présidence de l'Union européenne le 1er juillet) a découvert «un petit pas dans la même direction». Berlusconi a semble-t-il soutenu Netanyahu à Rome mardi, surtout dans la condamnation de l'Iran. Aucune déclaration n'a été faite par Sarkozy ce mercredi. Il aurait demandé le gel des colonies. La réponse d'Obama a très certainement déçu les Palestiniens et montre assez les limites de son discours du 4 juin. En effet, son porte parole R. Gibbs a déclaré : «le Président accueille favorablement un pas important. Le président se félicite du consentement de cet objectif (NDLR : l'existence d'un État palestinien) par le premier ministre Netanyahu». Dans ces conditions, la proposition du président russe Medevedev lundi au Caire de la tenue d'une conférence sur le Proche Orient fin 2009 à Moscou a peu de chance d'aboutir à un résultat favorable aux Palestiniens, Israël ayant déjà déclaré qu'il n'irait pas, si le Hamas y participait et si ses conditions n'étaient pas retenues. Liberté 62 n°867 - Le 26 Juin 2009


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Société

ACTES RACISTES ET XÉNOPHOBES

À ESTEVELLES M N CJ

L

A section cantonale de Harnes, Estevelles et Pont à Vendin du Parti communiste français condamne les actes racistes et xénophobes qui ont été perpétrés sur la commune d'Estevelles le week-end dernier. Elle assure la communauté musulmane particulièrement visée de son plus profond soutien. Elle assure également le Maire, son conseil municipal, les présidents d'association et l'ensemble de sa population progressiste de sa solidarité dans ce combat contre le facisme. Ces actes interviennent peu de temps après la profanation de 57 tombes musulmanes au cimetière de Notre-Dame de Lorette, preuve que le facisme et le racisme sont encore bien présents dans notre région. Ils sont l'écho d'une campagne d'embrigadement du Front national sur notre bassin minier. Ils sont le reflet aussi d'une politique gouvernementale attaquant la laïcité en remettant à l'ordre du jour le débat sur le voile.

Courrier d'Yvan Druon, conseiller général, à René Poivre, maire d'Estevelles et à Lahoucine Jitte, président de la mosquée d'Estevelles

"Par ce courrier, je condamne fermement les actes perpétués sur la commune d'Estevelles et visant la communauté musulmane en particulier. De tels événements sont intolérables car ils touchent à la liberté de culte mais aussi parce qu'ils nous renvoient à un passé peu glorieux pour l'État français. La loi sur la laïcité faisant débat actuellement, tout comme la campagne haineuse du Front national à Hénin Beaumont, ne font que raviver des esprits néofascistes. Je vous assure de mon plus profond soutien en ces moments difficiles et m'associe à tous ceux qui réprouvent de tels actes".

UNE AUTRE INFORMATION EST POSSIBLE

LE SYNDICAT NATIONAL DES JOURNALISTES CGT EN ALERTE

Pendant que le président de la République et les patrons, profitant de la crise, continuent à casser les acquis sociaux et à faire payer les salariés, les grands groupes continuent de faire main basse sur lʼinformation et en réduisant encore le pluralisme.

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N premier lieu, les concentrations continuent dans la presse écrite. LʼYonne Républicaine et le Courrier Picard ont abandonné leur statut de coopérative pour être rachetés respectivement par La Montagne et la Voix du Nord. Ce sont deux des derniers quotidiens indépendants qui sont absorbés par de puissants groupes régionaux. La Nouvelle République du Centre-Ouest modifie, elle aussi, son statut, pour sʼoffrir au même groupe de la Montagne. Le Figaro, de son côté, vient dʼabsorber les publications du Particulier. On est tenté de se poser la question : à qui le tour demain ? Les patrons de lʼaudiovisuel privé ne restent pas inactifs non plus. Cʼest ainsi que TF1 a définitivement pris le contrôle des chaînes du groupe AB pour investir la TNT. La profession de journaliste est sinistrée : les suppressions dʼemplois et les dénonciations dʼaccords sociaux se multiplient. Le statut des pigistes est mis en cause par les patrons de presse et quelques syndicats. Le droit dʼauteur est menacé. La Liberté 62 n°867 - Le 26 Juin 2009

convention collective est dans le champ de tir des amis des grands groupes de Nicolas Sarkozy. LʼEtat montre dʼailleurs lʼexemple à France Télévisions, à France 24 ou à RFI. Il asphyxie financièrement les sociétés du service public et il tente de mener à bien la privatisation rampante de lʼAFP sous prétexte de moderniser son statut. Dans ces entreprises, mais aussi dans les groupes privés comme Wolters Kluwer, Hachette, Tests, etc., les mouvements sociaux se multiplient pour faire échec aux politiques du gouvernement et du patronat. Même à TF1, les journalistes ont dénoncé les méthodes de la chaîne du BTP. Curieusement, alors que lʼinformation est en danger, on remarque que les rubriques «médias» se réduisent à la portion congrue, comme si une consigne avait été donnée de taire ce véritable hold-up sur la démocratie. Par exemple, la récente manifestation commune des salariés de France Télévisions, de RFI, de France 24 et de lʼAFP a été quasiment passée sous silence.

Les journalistes précaires sont les premières victimes des politiques patronales de réduction des budgets rédactionnels. Mais les journalistes permanents voient leurs conditions de travail se dégrader au détriment de la qualité de lʼinformation. Enfin, les perquisitions se poursuivent dans les rédactions, comme récemment à lʼEquipe. Bref, la presse écrite et audiovisuelle est en crise comme dʼautres secteurs de lʼéconomie. La concurrence dʼInternet est mise en avant pour justifier tous les mauvais coups, alors que les nouvelles technologies sont une formidable opportunité pour donner aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs une information plus complète grâce à la complémentarité des différents supports. Le SNJ-CGT, solidaire de tous les journalistes en lutte pour la qualité de lʼinformation et leurs emplois, appelle à une vigilance de tous les instants. Il est à la disposition de ceux qui pensent comme lui quʼune autre information est possible. - 15 -

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MAINTIEN DE FLORENCE CASSEZ EN PRISON :

SURPRISE ET DÉCEPTION DANS NOTRE RÉGION

'ANNONCE par le président mexicain Felipe Calderon du maintien en détention au Mexique de Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour complicité d'enlèvement qu'elle nie, a provoqué mardi surprise et déception en France. "La France exprime sa profonde déception" devant ce rejet "unilatéral" par Mexico, a déclaré dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères. La Française de 34 ans, détenue depuis décembre 2005, a toujours clamé son innocence. Elle a été condamnée à 96 ans de prison, peine ramenée en appel à 60 ans, pour avoir participé à des enlèvements en compagnie de son compagnon mexicain de l'époque, Israel Vallarta. Présenté comme le chef d'une bande de ravisseurs, ce dernier a reconnu des enlèvements tout en niant l'implication de la Française. Lundi soir, lors d'une allocution spéciale radio-télévisée, le président Calderon a déclaré que "les conditions ne sont pas réunies qui permettraient de donner son consentement au transfert de Florence Cassez en France". "En conséquence elle purgera sa condamnation à 60 ans de prison au Mexique pour les crimes commis", a-t-il ajouté. Selon l'ambassadeur du Mexique à Paris, Carlos De Icaza, le transfèrement en France a été refusé à Mme Cassez parce que le pays n'a pas obtenu la garantie qu'elle y purge la totalité de sa peine. Cela "pourrait constituer une violation des droits des victimes."

Annonces légales AVIS DE LIQUIDATION

SARL «JUMPCLASS» SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE AU CAPITAL DE 8.000 EUROS. SIÈGE SOCIAL : 12 RUE E. BASLY 62410 HULLUCH RCS : 454 004 920 (2004 B 381)

Aux termes dʼune AGO du 30-06-2008 les associés ont approuvé les comptes définitifs de liquidation et déchargé Philippe TONOLO de son mandat de liquidateur puis donné quitus de sa gestion et ont constaté la clôture de liquidation à compter du jour de ladite assemblée. La société sera radiée du RCS ARRAS. Pour avis et mention, Philippe TONOLO, liquidateur. ---------

AVIS D'APPEL PUBLIC À LA CONCURRENCE

Dénomination et adresse de la collectivité passant le marché : Monsieur le Maire - Hôtel de Ville - place Jean Jaurès 62680 Méricourt Tél : 03.21.69.92.92 - Fax : 03.21.40.08.96 Mode de passation : Procédure adaptée Objet du marché : AFFAIRE 09S0026 Marché de restauration pour les écoles et les centres de loisirs. Lot unique. Les dossiers de consultation où sont indiqués les critères et pièces à produire doivent être retirés à l'Hôtel de ville de Méricourt par voie postale, fax ou contre récépissé, ou sur le site Internet de la commune : http://www.mairiemericourt.fr Date limite de réception des offres : Lundi 13 juillet 2009 à 10H00 Date d'envoi de l'avis à publication : Mardi 23 juin 2009. ---------

AVIS DE DISSOLUTION

SARL «JUMPCLASS» SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE AU CAPITAL DE 8.000 EUROS. SIÈGE SOCIAL : 12 RUE E. BASLY 62410 HULLUCH RCS : 454 004 920 (2004 B 381)

Aux termes dʼune AGE en date du 20-12-2007, les associés ont décidé la dissolution anticipée. Philippe TONOLO - 12 rue E. Basly 62410 HULLUCH est

L'avocat Frank Berton a estimé que sa cliente était devenue "un otage politique". Selon lui, le président Calderon se sert de Florence comme d'un "argument de campagne électorale pour montrer qu'il lutte contre la délinquance" à deux semaines des élections législatives au Mexique. Les derniers sondages sont défavorables au Parti d'action nationale (Pan) de M. Calderon, menacé d'être devancé par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Le père de Florence Cassez a indiqué qu'il allait continuer à se battre. "On espère qu'il y aura une réaction de notre président (Nicolas Sarkozy) en qui on garde toute notre confiance." Le président français avait évoqué le dossier de Florence Cassez avec M. Calderon lors de sa visite d'Etat au Mexique début mars et annoncé qu'un groupe de juristes des deux pays devrait régler la question de son retour en France. Initialement, "les autorités mexicaines avaient exprimé leur disponibilité à examiner la possibilité d'un transfert" selon les dispositions de la Convention de Strasbourg, traité international prévoyant le transfèrement des détenus dans leur pays d'origine, a rappelé le ministère français des Affaires étrangères. Mais cette éventualité a suscité de vives protestations dans la presse mexicaine et l'opinion publique, dans un pays où les enlèvements font chaque année plus de 8.000 victimes. nommé liquidateur. Le siège de la liquidation est fixé au 12 rue E. Basly 62410 HULLUCH. Cʼest à cette adresse que la correspondance devra être adressée et que les actes et documents devront être notifiés. Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au RCS de Arras. Pour avis et mention, Philippe TONOLO, liquidateur.

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